Vous êtes sur la page 1sur 2

Devoir surveillé n°4

Durée : 4H

Ce devoir est constitué d ′ un exercice et d ′ un problème à trois parties dépendantes.


Tout raisonnement doit être précis et rigoureux, et le résultat de toute question résolue ou non pourra
être utilisé dans la suite du problème à condition de le mentionner clairement.
L ′ exercice et le problème sont indépendants.

Exercice
Pour tout entier naturel n ≥ 2, on définit le polynôme : Q n X  1  X 2n − 1 − X 2n .
1) Préciser le degré de Q n et ses termes de plus haut degré et de plus bas degré.
2) Factoriser Q n X en facteurs irréductibles dans ℂX et dans X.
n−1 n−1 n−1
3) En déduire les valeurs de : C  cos  2 k
2n
 et T  tan  2 k
2n
 et S  sin 2  k
2n
.
k1 k1 k1
4) Dans cette question t est un réel strictement positif.
n−1
a) Exprimer U n  1 t2
k
à l’aide de Q n .
4n 2 tan 2 2n
k1
n−1
b) En déduire la limite quand n tend vers  de U n  1 t2
k
en fonction de t et de
4n 2 tan 2 2n
k1
e t −e −t
sht  2
.

Problème
k−1
Soient k ∈ ℕ ∗ et le polynôme P  kX k − X k−1 −. . . −X − 1  kX k −∑ X j .
j0

Partie 1
On se propose dans cette partie d’étudier les racines du polynôme P.
1) Soit z ∈ ℂ tel que |z|  1.
k−1
a) Montrer que |z k−1 . . . z  1|  ∑ z j  k|z| k .
j0
b) En déduire que les racines de P sont de module inférieur ou égal à 1.
2) Soit z ∈ ℂ tel que |z|  1 et z ≠ 1.
a) Montrer que |z  1|  2.
k−1
b) Montrer que si k ≥ 2 alors |z k−1 . . . z  1|  ∑ z j  k.
j0
c) En déduire que les racines de P différentes de 1 sont de module strictement inférieur à 1.
3) Soient Q  X − 1P et z ∈ ℂ.
a) Expliciter Q.
b) Montrer que si Qz  Q ′ z  0 alors z  1.
c) En déduire les ordres des multiplicités des racines de Q.
d) Montrer que toutes les racines de P sont simples.
Partie 2
On note  1 ;  2 ; ... ;  k les racines de P, et on pose :
k k
S  X −  i  et ∀i  1, . . , k S i  X −  j   S
X− i 
.
i1 j1
j≠i
n
Soient n ∈ ℕ, et la fraction rationnelle R n  XS .
a) Justifier l’existence et l’unicité d’un polynôme E n ∈ ℂX et de k nombres complexes  1 ,  2 , ..., k
k
i
tels que : R n  E n ∑ X− i
.
i1
b) Discuter la valeur de degE n  en fonction de n.
c) Exprimer les  i en fonction des  i et S i et en suite en fonction des  i et S ′ .

Partie 3
Soit E l’ensemble des suites à valeurs complexes.
Le n ème terme d’une suite u ∈ E est noté u n .
On rappelle que E est un ℂ-espace vectoriel pour les lois :
∀u, v ∈ E ∀n ∈ ℕ u  v n  u n  v n
∀u ∈ E ∀ ∈ ℂ u n  . u n
N
Pour tout A ∑ a p X p ∈ ℂX et tout u  u n  n∈ℕ ∈ E ; on définit la suite : A ∗ u par :
p0
N
∀n ∈ ℕ A ∗ u n ∑ a p u np .
p0
1) On fixe A dans ℂX et on définit l’application  A : E → E par : ∀u ∈ E  A u  A ∗ u.
a) Montrer que  A est une application linéaire.
b) En déduire que l’ensemble F des suites u de E vérifiant :
∀n ∈ ℕ ku nk  u nk−1 . . . u n1  u n .
est un sous espace vectoriel de E.
Indication : Penser au noyau de  A .
c) Soit l’application  : F → ℂ k définie par : ∀u ∈ F u  u 0 , u 1 , . . . , u k−1 .
Montrer que  est un isomorphisme de ℂ-espaces vectoriels.
d) Montrer que pour chaque i  1, . . . , k ; la suite  ni  n∈ℕ appartient à F.
2) Montrer que la famille  n1  n∈ℕ ,  n2  n∈ℕ , . . . ,  nk  n∈ℕ  est libre dans le ℂ-espace vectoriel F.
3) Soient A, B ∈ ℂX ;  ∈ ℂ ; et u ∈ E, Montrer que :
(i) A ∗ u  A ∗ u.
(ii) A  B ∗ u  A ∗ u  B ∗ u.
(iii) AB ∗ u  A ∗ B ∗ u.
Indication pour (iii) : commencer par faire le cas A  X i et B  X j pour i, j ∈ ℕ.
4) Déduire de ce qui précède que pour tout u ∈ E et pour tout n ∈ ℕ, on a :
k
 ni
a) X n ∗ u  E n ∗ S ∗ u ∑ ′ 
S i ∗ u.
S i
i1
k
S i ∗u 0
b) u n ∑  ni .
S ′  i 
i1
5) Montrer que la famille  n1  n∈ℕ ,  n2  n∈ℕ , . . . ,  nk  n∈ℕ  est une base du ℂ-espace vectoriel F.
6) Trouver le terme génèral de la suite u  u n  n∈ℕ définie par :
u0  4
u1  1
u n1 u n
∀n ∈ ℕ u n2  2