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Maryem REZGUI

Le management existait depuis des décennies et occupait une grande importance.

Mais, la révolution industrielle, l’avènement de l’ère digital et la multiplication des innovations


technologiques... sont autant de facteurs qui ont amplement bouleversé le processus de prise de
décision et d’exécution et qui ont laissé émerger des nouvelles formes de management.

En effet, face à un monde complexe qui évolue de plus en plus, a apparut la nécessité de gouverner
autrement, d’actualiser les stratégies de leadership pour s’adapter aux nouvelles réalités.

Aujourd’hui, les entreprises sont en croissance exponentielle, l’environnement économique est


devenu plus concurrent et les aspirations des individus ont changés. Ce qui oblige d’échapper du
modèle managérial pyramidal traditionnel vers un nouveau modèle fondé sur l’innovation et
l’autonomie.

En effet, l’entreprise dite traditionnelle, où existait un manager de type « contrôler et commander >
qui ne créé lui-même aucune valeur ajoutée, ne séduit plus les jeunes. Sa stratégie de travail se
caractérise par un manque d’autonomie des équipes, freinage de l’innovation et de la prise de
l’initiative ce qui impacte négativement la productivité. C’est pour cela, continuer à suivre le modèle
managérial fordiste risque de conduire l’entreprise droit à l’échec.

Par contre, on parle de plus en plus de l’entreprise moderne libérée, consiste en une organisation
plus souple où les hiérarchies ont été supprimées au maximum. Ce modèle de management
contemporain, qui a permis l’expansion d’immenses empires industriels, est basé sur la coupure avec
les automatismes, l’idée de « on ne pense pas, on applique » et donne lieu à l’initiative personnelle
qui engendre à son tour beaucoup de réactivité et de créativité indispensables dans une société qui
ne cesse d’accélérer.

Donc, le management traditionnel est condamné à mort pour cela on doit sortir du cadre de travail à
l’ancienne pour réussir. Pour le faire, A.Maitland a évoqué dans son article « les cinq conseils pour
en finir avec le management à l’ancienne » des guidelines que je trouve très utiles :

Premièrement, l’entreprise moderne doit créer un climat de confiance réciproque entre le manager
et ses collaborateurs. Cela se traduit par le fait de donner à chaque membre de l’équipe
l’opportunité d’être responsable et autonome.

En effet, un bon manager doit oser déléguer les taches, donner des responsabilités et lancer des
challenges ce qui permettra à chaque membre de l’équipe de booster la confiance. Cette dernière
aidera chacun des collaborateurs à exprimer son potentiel et à donner le meilleur de lui-même et
par conséquent aidera à augmenter la productivité au sein de l’organisation.

Deuxièmement, le leader d’aujourd’hui ne doit pas se focaliser sur les heures ou les modes de travail
mais plutôt sur les performances individuelles.

Avoir des horaires de travail chargés, rester tout une journée derrière son bureau c’est contre
productif pour les membres d’une équipe. Il faut opter pour un changement en allant vers un
environnement de travail plus flexible au niveau des horaires et des lieux et en se concentrant sur les
pratiques mises en œuvre et l’énergie consacrée pour atteindre les objectifs .

Finalement, l’employé sera rémunéré lorsqu’il obtient des résultats sans prendre en considération le
comment et quand le travail a été réalisé.

Troisièmement, face à une société en perpétuelle transformation, l’entreprise doit développer ses
pratiques de travail, à travers des interactions transversales, en vue d’atteindre son objectif
commercial.

Cependant, l’entreprise ne doit pas se préoccuper seulement du développement sur le plan


commercial et financier mais aussi et surtout de s’assurer que les membres de l’équipe en tirent
profit en vue de sortir de l’idée que les employés ne sont que des exécutants. En fait, les employés
doivent être placés au centre de toute démarche visant à améliorer la performance de l’entreprise.

Quatrièmement, comme mentionné ci-dessus (au deuxième point), la nouvelle entreprise implique
de finir avec le micro management où un supérieur surveille et contrôle chaque petite tache d’une
manière obsessionnelle, et de donner la confiance aux collaborateurs, le droit à l’erreur et la
permission de progresser tout en apprenant de ses erreurs.

Cinquièmement, une entreprise avec un bon modèle managérial ne signifie pas une grande distance
hiérarchique, un excès de formalisme et un amour à la bureaucratie. Au contraire, dans le concept du
management contemporain, l’hiérarchie cède sa place à une sorte de réseau transversal, à une
proximité entre les collaborateurs et le manager. Ce dernier doit donner lieu à la communication
permettant à chacun de sortir de son sphère de responsabilités, tout en mettant en place un système
de partage d’informations.

De plus, un bon leader veille à comprendre les motivations de ses collaborateurs et leurs apporter du
soutien. Ceux- Ci créent un cadre de travail positif qui aura également une influence sur la
performance de l’entreprise.

Je cite l’exemple de ma première expérience professionnelle qui, à mon avis, s’est déroulé au sein
d’une entreprise moderne. En fait, chaque membre de l’équipe est responsable des taches bien
définis et autonome. De plus, il y avait un modèle de rémunération, autre que le salaire et le prime,
basé sur la classification des employés selon leurs performances ce qui engendre un environnement
de motivation et de compétitivité. Aussi , l’entreprise est muni d’un bon système de partage de
l’information et de communications qui consiste en un tableau informatif , des réunions
hebdomadaires et des réunions de 10 minutes à la fin de chaque journée de travail pour partager les
idées et les informations .

Pour finir, je vais citer quelques points pour complémenter ceux qui ont été mentionné dans
l’article : d’abord, le manager doit mettre en évidence les points forts de ses collaborateurs et
ressortir le meilleur de chacun. De plus, un fort leader doit demander des feedbacks, accepter les
critiques et tirer leçon de ses échecs. Aussi, il est indispensable de créer des espaces de travail qui
permettra de favoriser les échanges entre les équipes tel que les Open-space.

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