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Gestion de l’entreprise et législation

Ce cours a pour objectif général de vous familiariser avec les principes de la


gestion de d’entreprise et La législation.
La logique de notre cours s’articule autour de dix grands thèmes :

1- Définition de l’entreprise

2- Les objectifs de l’entreprise

3- Les produits de l’entreprise

4- Classification des entreprises

5- L’environnement de l’entreprise

6- Le rôle de gestionnaire ou gérant de l’entreprise

7- Les formes juridiques des sociétés

8- Le Bilan de l’entreprise

9- Compte de résultat (C.P.C)

10- Les étapes de création d’entreprise

11- Les exercices


1- Définition de l’entreprise
Avant de définir l’entreprise il est important d’abord de savoir la signification
du terme entreprise dans :
Sens large: l’entreprise C’est une idée qui se traduit en une activité planifiée et
mise en œuvre
Sens plus restreint : l’entreprise C’est une opération ou une structure
économique qui rapporte des bénéfices

Selon G.BRESSY et C.KONKUYT,


« L’entreprise est une unité économique autonome disposant de moyens
humains et matériels qu’elle combine en vue de produire des biens et services
destinés à la vente. »

Nous pouvons donc définir l’entreprise comme :


- une structure économique et sociale qui regroupe des moyens humains,
matériels, immatériels (service) et financiers, qui sont combinés de
manière organisée pour fournir des biens ou des services à des clients
dans un environnement concurrentiel (le marché) ou non concurrentiel
(le monopole) avec un objectif de rentabilité.
- une structure légale : forme juridique (Société).

A noter : Précisions terminologiques


- L’organisation et l’entreprise: L’organisation est définie comme étant une
unité sociale organisée pour atteindre un certains objectifs. Elle suppose un
but formel, une division des tâches et une attribution des rôles, un système de
communication, un mécanisme de prise de décisions, un ensemble de règles
d’évaluation de l’activité. Cette définition s’applique aux administrations,
clubs, associations, partis politiques, entreprises …
Donc toutes les entreprises sont des organisations mais pas l’inverse.
- L’entreprise et l’établissement : quelle différence ?
Un établissement peut être une usine, une agence commerciale, un laboratoire,
un entrepôt, etc. … qui ne constituent pas a eux seuls des entreprises mais de
simple unité technique par contre L’entreprise regroupe ces établissements.
L’entreprise et les administrations : quelle différence ?
L’entreprise réalise une production marchande, les administrations publiques
(ministères, collectivités locales) et les administrations privées (association,
syndicats) produisent des services non marchands.

2- Les objectifs de l’entreprise

Une entreprise a besoin d'avoir des objectifs pour pouvoir se développer et


générer des profits. Mais encore faut-il savoir comment planifier des objectifs
réellement utiles à l'entreprise. Comment définir correctement un objectif ?
Pour définir correctement les objectifs, vous pouvez utiliser par exemple la
méthode SMART qui indique qu'un objectif doit être Spécifique, Mesurable,
Accessible, Relié et Temporel. Autrement dit, posez-vous les questions
suivantes :

 Est-ce que l'objectif est suffisamment précis ? (Spécifique)


 Comment on peut mesurer la réussite ou l'échec de l'objectif ?
(Mesurable)
 Comment être sûr que c'est un objectif réaliste ? (Accessible)
 Est-ce que l'objectif est relié à la vision de l'entreprise ? (Relié)
 Quelle est la période sur laquelle on tente de réaliser l'objectif ?
(Temporel)
Eviter de fixer de faux objectifs

L'erreur que commet souvent les nouvelles entreprises c'est de définir des
objectifs incomplets qui n'aideront pas évaluer l'entreprise ni à l'aider à
évoluer. Voici des exemples d'objectifs incomplets :

 avoir plus de clients


 créer une usine
 avoir un revenu de 3 00000MRU /mois

Ces objectifs sont beaucoup trop vagues, pas définie dans le temps et pas
mesurable.

Après avoir planifié ses objectifs d’une façon générale, le but central de
l’entreprise c’est d’atteindre l’efficacité maximale afin de minimiser les coûts et
de réaliser des profits. Pour cela elle recherche la meilleure combinaison
possible des facteurs de production.

Les finalités économiques donc de l’entreprise sont de créer de la valeur


ajoutée afin de dégager un profit et assurer sa pérennité.
Les richesses créées ou les valeurs ajoutées servent par la suite à rémunérer
l’ensemble des agents économiques ayant participé à l’activité de production
de l’entreprise.
Agents rémunérés Type de rémunération

Richesses Le personnel Salaires

créées par L’Etat et les Impôts et cotisations sociales


organismes sociaux

l’entreprise
Les prêteurs Intérêts

Les apporteurs de Dividendes


capital

L’entreprise Revenus non distribués

3- Les produits de l’entreprise

L’entreprise cherche avant tout à satisfaire un besoin solvable.


Pour ce faire, elle peut produire :
- des biens, c'est-à-dire une production tangible, que l’on peut stocker ; Un
bien est un produit ou objet réalisé. Ceux sont des biens de consommation
comme les produits alimentaires, papier, carburant …Ou des produits
d’équipement, tels que voitures, réfrigérateurs, machines ...
- des services, c’est-à-dire une production immatérielle, que l’on ne peut pas
stocker ; Un service est le résultat d'une activité qui ne se traduit pas par un
support matériel mais qui a une valeur économique.

Ces biens et services correspondent à un BESOIN. Ils constituent une OFFRE,


qui doit répondre à la DEMANDE.

La vente de cette production de biens ou services a pour but de satisfaire les


besoins des consommateurs.
4- Classification des entreprises
Une entreprise se définit par : - Son nom qui est sa raison sociale.
- Son adresse qui est son siège social.
Mais plusieurs critères peuvent être retenus pour classer les entreprises.
Généralement On peut classer les entreprises en fonction de plusieurs critères.

- Selon le secteur
Traditionnellement, on distingue 3 secteurs:
- Le secteur primaire: représentant toutes les activités économiques
Productives de matières premières/ l’agriculture, la pêche, l’extraction
des ressources naturelles.
- Le secteur secondaire: couvrant l’ensemble des activités économiques
destinées à transformer des matières premières en biens productifs ou
en biens de consommation/ l’industrie y compris le bâtiment.
- Le secteur tertiaire: il s’agit, en général des services/ administration,
banques, assurances…

- Classification Selon la Taille

Les entreprises peuvent être également classées en fonction de leur effectif.


- artisanale moins de 10 salariés
- petite de 10 à 49 salariés
- moyenne de 50 à 499 salariés
- grande plus de 500 salariés
Les petites et moyennes entreprises sont regroupées sous le sigle PME

- Classification Selon l’activité

Généralement on distingue six catégories selon l’activité de l’entreprise :


- Entreprises agricoles
- Entreprises industrielles
- Entreprises Commerciales
- Entreprises prestataires de services
- Etablissements de crédit
- Entreprises d’assurance

5- L’environnement de l’entreprise

Regroupe tous les éléments qui peuvent avoir une incidence directe ou
indirecte, positive ou négative, sur l'entreprise.
L’entreprise pour fonctionner et atteindre ses objectifs, elle entreprend des
relations avec plusieurs parties qui elles aussi s’intéressent au fonctionnement
de l’entreprise et à son efficacité e.
 Clients : le marché de l’entreprise dépend des ventes qu’elle réalise donc
les achats de ses clients. P Drucker qualifie le client de « pilier de
l’affaire dans la mesure où il est le seul à donner du travail à l’entreprise
». il considère que le seul but de l’entreprise est de satisfaire les besoins
du client et à travers lui les besoins de la société toute entière.
 Les autres entreprises : peuvent être fournisseurs dont le prix d’achats
des matières premières , prix d’énergie fournie, installations, services
conditionnent le prix de vente des produits de l’entreprise, ou bien
concurrents que l’entreprise prend en compte( prix appliqués par les
concurrents, caractéristiques de leurs produits).
 Les salariés (syndicats) : la charge salariale représente un élément
important du prix de revient du produit de l’entreprise mais aussi la
qualité du travail et la productivité de ses salariés. Les salariés et leurs
syndicats suivent de près le développement de l’entreprise et les
décisions prises par cette dernière.
 Banques et institutions de crédit : l’entreprise obtiennent des crédits
auprès des banques et verse des intérêts qui représentent un élément de
coût.
 Administrations : Etat et les collectivités locales qui lui réclament des
impôts et des taxes ainsi que les organismes sociaux à qui elle doit
verser des cotisations sociales.
 Autres acteurs : investisseurs, public , associations ( protection de
l’environnement, associations culturelles …)

Une fois les objectifs définir c’est quoi donc le rôle de gérant ou le
gestionnaire ?

6- Le rôle de gestionnaire ou gérant de l’entreprise


Le rôle des gestionnaires est toujours le même; s'assurer que:
 Les objectifs et stratégies sont bien définis = c'est la planification
 Le travail entre les individus de son unité est coordonné = c'est
l'organisation
 Ces individus travaillent avec efficacité = c'est la direction
 le travail est conforme aux buts et aux plans = c'est le contôle
La gestion suit un processus appelé PODC (planification, organisation,
direction, contrôle).
- Phase de Planification
La planification est " un processus systématique et continu de préparation de
l'avenir ". C'est une réflexion sur le " quoi faire " et le " comment faire ? ".
Pour ce faire, le gestionnaire:
Décide des objectifs et choisit les personnes qui vont contribuer à l'atteinte des
objectifs;
Réalise des prévisions pour fixer un objectif.
La fixation des objectifs dépend:
 des moyens techniques, humains et financiers,
 de l'environnement constitué par des éléments moteurs, contraignants
ou stables, de l'aspiration des dirigeants.
La planification consiste donc à déterminer les grandes orientations qui
permettront à l'entreprise d'atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés.

- Phase d'Organisation
L'organisation consiste à faire la répartition fonctionnelle et équitable des
tâches individuelles et le regroupement des activités selon un arrangement
ordonné afin de s'assurer qu'il existe des relations harmonieuses entre les
individus et les groupes de travail.
La conception d'une organisation efficace nécessite la mise en place d'une
structure bien étudiée.
- Phase de Direction
La direction est l'orientation et l'animation des Hommes en vue de la
réalisation des résultats. La direction vise ainsi à influencer positivement les
membres d'un groupe de travail afin de s'assurer que les buts visés sont
atteints.
Cette phase impose au gestionnaire d'avoir des compétences
interpersonnelles. Il doit savoir communiquer avec tous ceux qui œuvrent à
l'atteinte des objectifs.
Il doit les:
- diriger,
- motiver,
- inspirer,
- encourager.

- Phase de Contrôle
Le contrôle permet d'évaluer les progrès réalisés afin de les comparer aux
objectifs, aux plans établis et de remédier, éventuellement, aux situations
défavorables de façon à ce que les résultats correspondent aux plans. Des
écarts négatifs ou positifs, entre le prévu et le réalisé, peuvent être dégagés
qu’il s'agit de communiquer au responsable concerné pour qu'une action
correctrice soit entreprise.

Vu les caractéristiques de l'environnement actuel, MINTRBERG identifie trois


Types de compétences que devrait avoir le gestionnaire aujourd'hui, à savoir:
 Rôle Interpersonnel ou Compétences reliées aux Relations Humaines
- Capacité de motiver;
- Capacité de communiquer;
- Capacité d'être leader c'est à dire le fait d'occuper une position
dominante au sein d'un groupe et d'en exercer la direction.
Le leader est caractérisé par les mots suivants: vision, confiance, capacité
Créative, courage, communication, prise de risque, visibilité, absence
d'égoïsme.
 Rôle Informationnel ou Compétences reliées à la Recherche et à la
Diffusion de l'Information
- Capacité de chercher l'information;
- Capacité de trier et filtrer l'information;
- Capacité de transmettre l'information.
 Rôle Décisionnel ou Compétences reliées à la Prise de Décision
- Capacité d'initier des projets;
- Capacité de répartir les ressources;
- Capacité de négocier

7- Les formes juridiques des sociétés


Généralement on distingue deux types de sociétés

a- Sociétés des personnes :


Sont essentiellement :
- Société en nom collectif (SNC)

Il s’agit d’une société commerciale constituée entre deux ou plusieurs


personnes, tenues personnellement et solidairement de toutes les dettes
sociales, c'est-à-dire la responsabilité illimitée.
Les parts sociales ne peuvent être cédées qu’avec le consentement unanime
des associés.
Il n’y a pas de capital social minimum. Il peut être constitué d'apports en
numéraire (apport d’une somme d’argent), en industrie (mise à disposition de
la société son travail, ses connaissances techniques ou ses services) ou en
nature (apports en matériels, brevets, marques …).
Elle comporte au moins deux associés personne physique ou personne
morale . Les associés ont obligatoirement la qualité de commerçants.
Les associés répondent indéfiniment (au-delà de leurs apports) et
solidairement à l’égard des tiers . Cette responsabilité facilite l’obtention des
crédits. Mais il s’agit d’un engagement très important. Les associés peuvent
être poursuivis, sur leur patrimoine personnel, par les créanciers de la société
après une simple mise en demeure infructueuse adressée à celle-ci.
Résumé
Nombre de partenaires et d'associés : Pas de limitation sur le nombre de
partenaires.
Capital minimum et/ou maximum : Pas de montant de capital minimum
requis.
Responsabilité des associés : Leur responsabilité est solidaire et indéfinie des
dettes de la société
Fonctionnements de la société en nom collectif
Sauf clause particulière dans les statuts, tous les associés sont gérants. Les
gérants engagent la société par les actes entrant dans l’objet social.
Les décisions dépassant les pouvoirs des gérants sont prises à l’unanimité,
sauf si les statuts en disposent autrement. Les parts sociales ne sont cessibles
qu’à l’unanimité.
La société est dissoute par le décès d’un associé, sauf si les statuts prévoient
expressément sa continuation (par exemple avec les seuls associés survivants).
Pourquoi choisir la Société en Nom Collectif (SNC) ?
La Société en Nom Collectif (SNC) est basée sur les relations personnelles
entre les associés. Elle convient à de petites entreprises souvent familiales.
Elle apporte aux tiers un engagement important des associés (responsabilité
solidaire et indéfinie) et donc une réelle garantie financière.
Elle offre une grande stabilité à la gérance car les gérants associés ne peuvent
être révoqués qu’avec l’accord unanime des associés. Elle se caractérise par
une grande liberté rédactionnelle des statuts : une personne morale peut être
gérante

- Société en commandite simple


Il s’agit d’une société de personnes composée de deux groupes d’associés : les
commandités, assimilables aux associés d'une Société en Nom Collectif
(commerçants, personnellement et solidairement responsables de tout le passif
social) et les commanditaires, qui ne sont pas commerçants et ne sont
responsables des dettes sociales que dans la limite de leurs apports. Les parts
sociales ne peuvent pas être cédées ou transmises librement, sauf dispositions
contraires des statuts.
Cette différence de régime s’explique notamment par le fait que si les
commandités sont les associés qui vont porter personnellement le projet, les
commanditaires, ne vont que le financer en vue de percevoir des dividendes.
La société est toujours commerciale quel que soit son objet.
Elle comporte au moins deux associés : un commandité et un commanditaire.
Il n’y a pas de capital social minimum. Les apports des associés commandités
peuvent être en espèces, en nature ou en industrie. En revanche, l'apport en
industrie est interdit pour les associés commanditaires.
Les commandités : Ils sont indéfiniment et solidairement responsables des
dettes sociales. Leur statut juridique et fiscal est comparable à celui de l’associé
d'une société en nom collectif : ils sont commerçants.
Les commanditaires : Ils sont associés et ont un droit d'information. Mais, à la
différence des commandités, ils n'ont pas la qualité de commerçant (un mineur
ou un majeur protégé peut être commanditaire). Leur responsabilité est limitée
à leurs apports. Leur statut est similaire à celui des associés d’une Société à
responsabilité Limitée (SARL).
L'associé commanditaire ne peut accomplir aucun acte de gestion externe
même avec une procuration . Si cette règle n’est pas respectée, l'associé
commanditaire est tenu, solidairement avec les associés commandités, des
dettes et engagements de la société.

Fonctionnements de la société en commandite simple


Les statuts doivent indiquer :
- la part dans les apports de chaque associé commandité ou commanditaire
ainsi que la nature de leurs apports. Précisions d’ailleurs que l’associé
commanditaire ne peut pas effectuer d’apport en industrie.
- la part globale des associés commandités et la part de chaque associé
commanditaire dans la répartition des bénéfices.
Sauf disposition statutaire différente, tous les associés commandités sont
gérants.
Les décisions modifiant les statuts nécessitent le consentement unanime de
tous les associés commandités et la majorité en nombre et en capital des
commanditaires. Les autres décisions sont prises dans les conditions fixées par
les statuts.
Toutes les cessions des droits sociaux détenus par les commandités doivent
être autorisées par décision unanime des associés (commandités et
commanditaires). Mais les statuts peuvent prévoir d'autres modalités
d'agrément des cessions. Ils peuvent même prévoir que les parts des associés
commanditaires sont librement cessibles entre associés.
La société continue malgré le décès d’un commanditaire. Mais, le décès d'un
commandité met fin à la société sauf clause différente des statuts.
S’il est prévu qu’en cas de décès d’un associé commandité, la société continue
avec les héritiers, les héritiers mineurs deviennent commanditaires car les
mineurs ne peuvent pas être commerçants. Si l’associé décédé était le seul
commandité et si ses héritiers sont tous mineurs, il faut procéder à son
remplacement par un nouvel associé commandité ou à la transformation de la
société. Ce remplacement doit intervenir dans le délai d’un an à compter du
décès.

Pourquoi choisir la société en commandite simple ?

Elle présente un intérêt notamment pour les entreprises regroupant peu


d’associés. Certains d’entre eux acceptent d’assumer à titre personnel la
responsabilité de la gestion en contrepartie d’une stabilité de leurs fonctions et
d’une plus grande part dans les bénéfices sociaux. Les autres prennent un
risque plus limité : ils ont un droit de contrôle sur la gestion et perçoivent des
dividendes. Mais cette structure est complexe et la dualité d'associés
contraignante.
- Société en partic ipation

La plupart des sociétés, qu’elles soient civiles ou commerciales, sont


immatriculées au registre du commerce. Elles sont alors dotées de la
personnalité morale et disposent d’un patrimoine propre distinct de celui de
leurs associés. Toutefois, il arrive en pratique que des personnes ayant décidé
de constituer une société choisissent délibérément de ne pas l’immatriculer au
RC : on parle alors de société en participation.

À noter : la société en participation sert régulièrement de cadre à des


coopérations interentreprises ponctuelles (réalisation de chantiers de travaux
publics ou particuliers, par exemple), généralement de courte durée. Elle est
également utilisée comme forme de collaboration entre des professionnels
libéraux, ou encore pour gérer un bien indivis (c’est-à-dire un bien
appartenant à parts égales à deux ou plusieurs personnes).
N’étant pas immatriculée au RC, la société en participation n’a pas d’existence
juridique ni de patrimoine propre. Par conséquent, l’associé qui contracte avec
des personnes extérieures à la société (les tiers) n’engage que lui-même.
Attention : la société en participation ne doit pas être utilisée pour échapper à
certaines obligations légales, notamment fiscales ou sociales. Par ailleurs, le
recours à cette forme de société peut être interdit : tel est le cas pour certaines
activités réglementées (l’exploitation d’une pharmacie par exemple) ou
financières (banque, assurance).
Constitution d’une société en participation
La constitution d’une société en participation implique obligatoirement la
réunion des conditions suivantes :
– la présence d’au moins deux associés ;
– la réalisation d’apports par chacun des associés ;
Précision : les apports peuvent être des apports en numéraire (apport de
sommes d’argent), en nature (apport de biens autres qu’une somme d’argent)
ou – et c’est souvent le cas dans une société en participation – en industrie
(apport d’un savoir-faire, d’une connaissance technique, de services…).
– la participation de tous les associés aux pertes et aux bénéfices ;
– l’existence d’une volonté des associés de collaborer ensemble sur un pied
d’égalité à l’exploitation.
La réunion de ces quatre conditions suffit à la constitution d’une société en
participation, aucune formalité particulière n’étant requise.
En pratique, il est cependant fortement recommandé d’établir par écrit les
statuts de la société, dans la mesure où l’essentiel des modalités de
fonctionnement interne de la société en participation dépend de leurs
stipulations.
Durée de vie de la société
La société en participation peut être constituée pour une durée déterminée,
fixée dans les statuts (précision d’un nombre d’années ou d’une date). Elle
prend alors fin par l’arrivée du terme convenu.
Mais il est également possible de faire correspondre le terme de la société à la
survenance d’un événement (la réalisation d’une opération particulière par
exemple).
Contrairement aux sociétés immatriculées, dont la durée de vie ne peut
excéder 99 ans, aucune durée maximale n’est imposée à la société en
participation. Elle peut donc être conclue pour une durée indéterminée ou
illimitée.

Les conditions de fonctionnement de la société en participation entre associés


dépendent pour une large part des stipulations des statuts.
Comme dans toute société, les associés d’une société en participation
bénéficient d’un droit à l’information qu’il convient, là aussi, d’organiser dans
les statuts.
La cession des parts sociales nécessite, elle, sauf stipulation contraire des
statuts, l’accord unanime des associés.
Pour ce qui concerne la gérance, les statuts peuvent l’organiser librement
(prévoir un ou plusieurs gérants). Ils peuvent fixer les conditions de
nomination et de révocation du gérant, prévoir une rémunération et délimiter
ses pouvoirs. À défaut, le gérant peut prendre toute décision de gestion dans
l’intérêt de la société.
Pourquoi choisir la société en participation ?

Cette forme de société offre trois principaux avantages :


– la simplicité, puisque sa constitution n’est, en principe, soumise à aucune
formalité ;
– la souplesse, car ses règles de fonctionnement dépendent largement des
stipulations de ses statuts ;
– la discrétion enfin, puisque les associés (on parle de « participants ») peuvent
garder secrète leur association.

- Société à responsabilité limitée (SARL) ?


La société à responsabilité limitée (SARL) est une société commerciale dans
laquelle la responsabilité financière des associés est limitée au montant de
leurs apports respectifs. Les associés ne sont tenus au passif social que dans la
limite du montant de leurs apports.
Le capital social est divisé en parts sociales qui ne sont cessibles qu’à certaines
conditions. Chaque associé possède un nombre de voix égal à celui de ses
parts sociales.
Cette société est commerciale mais les associés ne sont pas obligatoirement
commerçants.
Activités interdites : Toute activité économique peut être exercée par une
SARL mais certains secteurs d’activité lui sont interdits : entreprise
d'assurance, bureau de tabac, entreprise de capitalisation et d'épargne,
exploitation d'un laboratoire de biologie médicale,...
Activités réglementées : Certaines activités ne peuvent être exercées par une
SARL que sous certaines conditions relatives notamment à la qualification
professionnelle des associés ou des gérants, par exemples : pharmacie,
expertise comptable, architecte

La SARL doit avoir au moins un associé. Dans ce cas, elle s'appelle EURL :
Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée.

Une SARL ne peut comprendre plus de 50 associés.

Capital : 1000000 MRO, VN 5000 MRO

Elle n’a pas de capital social minimum est de 1000000 MRO

Fonctionnement de la SARL

La SARL doit être gérée par un ou plusieurs gérants, personnes physiques,


associés ou non.
Le gérant est nommé soit dans les statuts soit lors d’une assemblée générale.
Le gérant est révocable à tout moment par décision par les associés
représentant plus de la moitié des parts sociales prise en assemblée générale
ou par décision de justice.
Les pouvoirs des gérants sont déterminés par les statuts. Le gérant engage la
société même pour les actes qui ne relève pas de l’objet social, sauf si la société
justifie que le tiers avec lequel son gérant s’est engagé savait qu’il dépassait ses
pouvoirs.
Les associés ont un droit d'information sur la marche de l'entreprise (moins
étendu que dans d’autres sociétés car leur responsabilité est limitée), ils
participent aux assemblées pour voter les décisions collectives (par exemple :
approbation des comptes).
La vente des parts sociales par un associé doit être constatée par écrit. Elle
peut être soumise à l’accord des autres associés que l’on appelle l'agrément.

Pourquoi choisir l’EURL ?

Les entrepreneurs individuels préfèrent souvent exercer leur activité


professionnelle sous la forme d’une EURL car elle permet de distinguer
leur patrimoine personnel de leur patrimoine professionnel.
En effet, l’EURL est une société et. A ce titre, elle est dotée de la personnalité
morale. L’entrepreneur n’est responsable des dettes générées par sa société
qu’à concurrence de ses apports

b- Société des Capitaux

Société Anonyme (SA)

La société anonyme est une société constituée entre cinq actionnaires au


moins qui ne sont responsables des dettes sociales qu’a concurrence de leurs
apports.

Le capital social doit être de 20.000.000 MRO au moins si la société fait


publiquement appel à l'épargne et de 5.000.000 MRO au moins dans le cas
contraire.

Une SA est soumise à l’impôt sur la société et elle est créée pour une durée
prolongeable de 99 ans, à l’instar de tout autre type de société. La constitution
de la société est officielle dès son inscription au Registre du commerce.
Le capital peut être apporté en numéraire (chèque, virement) ou en nature, à
travers des biens dont la valeur devra être évaluée par un professionnel, le
commissaire aux apports. Les actionnaires ont la possibilité de n’apporter que
50% de leur capital lors de la constitution de la Société Anonyme, et d’apporter
le reste dans les cinq ans. Pour modifier le montant du capital, il est nécessaire
de modifier les statuts de l'entreprise.

8- Le Bilan de l’entreprise

Le bilan est donc un document de synthèse qui représente la situation du patrimoine


de l’entreprise, à une certaine date.

Un bilan comptable donc représente, à un instant « t » donné,


une photographie du patrimoine de l’entreprise, c’est-à-dire :

• D’une part, ce qu’elle possède (des « actifs »)


• D’autre part, ce qu’elle doit (des « passifs »)

Le bilan est un tableau divisé en deux parties, coté gauche appelé l’actif et coté
droite appelé passif

a- Actif ou les emplois

« Un actif est un élément identifiable du patrimoine ayant une valeur


économique positive pour l’entité, c’est-à-dire un élément générant une
ressource que l’entité contrôle du fait d’évènements passés et dont elle
attend des avantages économiques futurs. »

Une immobilisation corporelle est un actif physique détenu soit pour


être utilisé dans la production ou la fourniture de biens ou de services,
soit pour être loué à des tiers, et dont l’entité attend qu’il soit utilisé au-
delà de l’exercice en cours.

 Actif immobilisé.

Immobilisations incorporelles :
- frais d’établissement : engagés lors de la création ou du développement de
l’entreprise.
- frais de recherche appliquée et de développement (frais de conception, d’essais
de nouveaux produits, de nouveaux logiciels,
- brevets, licences, procédés, logiciels, … acquis ou produits par l’entité.
Immobilisations corporelles :
- terrains : propriété du sol, du sou-sol, du sur-sol.
- agencements et aménagements des terrains.
- constructions : bâtiments, leurs installations, leurs agencements.
-installations techniques, matériel et outillage industriels.
-autres immobilisations corporelles (matériel de transport, matériel de bureau et
d’informatique, mobilier, …).
Immobilisations financières :
- titres de participations et créances rattachées à des participations.
- prêts (accordés par l’entreprise à des tiers).

 Actif circulant
- Stocks et en-cours : «Un stock est un actif détenu pour être vendu dans
le cours normal de l’activité ou en cours de production pour une telle
vente ou destiné à être consommé dans le processus de production ou
de prestation de services,sous forme de matières premières ou de
fournitures.».
- matières premières : objets et substances plus ou moins élaborés
destinés à entrer dans la composition de produits traités ou fabriqués.
- matières consommables et fournitures : objets et substances consommés
au premier usage et qui concourent au traitement, à la fabrication ou à
l’exploitation sans entrer dans la composition des produits traités ou
fabriqués.
- produits en cours de production de biens ou de services.
- produits : produits finis, produits intermédiaires, produits résiduels,
sous produits.
- marchandises : que l’entreprise achète pour les revendre en l’état.
- emballages : emballages perdus ou livrés avec leur contenu sans
consigne ou reprise, emballages récupérables conservés provisoirement
par des tiers et que l’entreprise
- Créances clients et comptes rattachés : créances liées à la vente de biens
ou de services et effets de commerce à recevoir.
- Autres débiteurs et autres créances diverses : créances sur cessions de
valeurs mobilières de placement ou d’immobilisations, créance fiscale.
- Disponibilités : dépôts de fonds sur des comptes en banques, espèces en
caisse

b- Passif

« Un passif est un élément du patrimoine ayant une valeur économique négative


pour l’entité, c’est à dire une obligation de l’entité à l’égard d’un tiers dont
il est probable qu’elle provoquera une sortie de ressources au bénéfice de ce
tiers, sans contrepartie au moins équivalente
 Capitaux propres
- Capital : apports effectués à la société par les actionnaires ou associés,
apport réalisé par l’entrepreneur individuel au début ou en cours
d’activité.
- Réserves : bénéfices affectés durablement à l’entreprise.
- Report à nouveau : reliquat de résultat d’exercice en + ou en -.
- Subventions d’investissement : aides de l’Etat ou des collectivités
territoriales dont bénéficie l’entreprise en vue d’acquérir des
équipements.
- Résultat de l’exercice (Bénéfice en + ou Perte en -).
- Provisions réglementées
- Provisions pour risques et charges
 Dettes
- Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit : prêts obtenus
par l’entité et remboursables à terme, crédits bancaires et Concours
Bancaires Courants.
- Emprunts et dettes financières diverses.
- Dettes fiscales et sociales
- Dépôts et cautionnements reçus : fonds versés par des tiers à
l’entreprise.
- Dettes fournisseurs et comptes rattachés : dettes auprès de tiers à
l’occasion d’achats de biens de services et effets de commerce à payer.
Bilan de l’entreprise b 01/01/2012

Actif Monta Passif Montan


nt t

Actif Capitaux
immobilisé propres
terrain Capital
construction Résultat
aménagements del’exercice
matériel de Sous total
transport Dettes
matériel de emprunt
bureau fournisseur
Sous-total Sous-total
Actif circulant
Stock de
marchandises
disponibilités
Sous-total

Total Total

9- Compte de résultat (C.P.C)

Le compte de résultat est un état de synthèse comme le bilan qui décrit en


termes de produits et de charges les composantes du résultat final .Le C.P.C
constitue en quelque sorte le film de l’activité de l’entreprise pendant une
période donnée

 les comptes de produits sont en 3 types

- Produits d’exploitation : ventes de marchandises ; ventes de biens et


services ; subventions d’exploitation reçues ; autres produits
d’exploitation
- Produits financiers : produit des titres ; gain de change ; escomptes
obtenus ; intérêts reçus ; autres produits financiers

- Produits non courants : produits de cession des immobilisations ; Dons


reçus ; autres produits non courants

• Les charges sont de 3 catégories :

- Charges d’exploitation : Achats revendus de marchandises ; achats


consommés de matières et fournitures ; location et charges locatives ;
prime d’assurance ; entretien et réparation ; impôts et taxes ; charges de
personnel ; achat non stockés ( eau, gaz, électricité ) ; transport et
déplacement, frais postaux ; autres charges d’exploitation

- Charges financières : intérêts des emprunts ; pertes de change ;


escomptes accordés ; autres charges financières

- Charges non courantes : Subventions accordées par l’entreprise ; dons


accordés : pénalités et infractions ; autres charges non courantes

Compte de résultat 31/12/2010 de la société X

Charges Produits
Charges d’expolio Produits d’explio
Achats revendus de marchandises ; ventes de marchandises ;
achats consommés de matières et fournitures ventes de biens et services ;
prime d’assurance ; subventions d’exploitation reçues ;
entretien et réparation ; autres produits d’exploitation
impôts et taxes ; Produits financiers
charges de personnel ; produit des titres ;
achat non stockés ( eau, gaz, électricité ) ; gain de change ;
transport et déplacement, escomptes obtenus ;
frais postaux ; intérêts reçus ;
autres charges d’exploitation autres produits financiers
Charges financières Produits non courants
intérêts des emprunts ; produits de cession des immobilisations ;
pertes de change ; Dons reçus ;
escomptes accordés ; autres produits non courants
autres charges financières
Charges non courantes
Subventions accordées par l’entreprise ;
dons accordés :
pénalités et infractions ;
autres charges non courantes

= =
10- Les étapes de création d’entreprise

a- Trouver une idée de création d'entreprise

Un projet de création d’entreprise nécessite d’avoir une idée, une envie


particulière de créer quelque chose. Il existe plusieurs moyens pour trouver
une idée :

• via votre boulot : c’est surement le secteur que vous connaissez le mieux
et qui s’avère être rassurant pour vous. Attention cependant à connaître
l’évolution de votre métier, ainsi que du secteur dans lequel vous êtes.

• en s'intéressant aux nouvelles tendances : c’est souvent en cherchant


les nouvelles tendances, que l’on peut dénicher la bonne idée, l’activité
qui n’a pas encore été exploitée.

C’est souvent dans le lancement des nouveaux produits, des nouveaux


modes de consommation, des tendances écologiques, alimentaires, qu’une
nouvelle tendance peut émerger.

Cependant il n'est pas forcément nécessaire de trouver une idée nouvelle pour
créer une entreprise. La reprise d'une idée est parfois aussi un bon moyen
pour créer son entreprise.

Qu'est-ce qui vous motive ?

Après avoir recensé les secteurs que vous connaissiez ainsi que les
nouvelles tendances, il faut essayer de conjuguer cela tout en répondant
à plusieurs problématiques. Ces questions auxquelles il va falloir
répondre sont plus subjectives et personnelles. Il s’agit de savoir :

Qu’aimez-vous faire ? Lors de la création d’une entreprise, il y a


tellement d’énergie et de temps à consacrer, qu’il est préférable que ce
soit dans un domaine que vous affectez particulièrement.

Quelles sont vos compétences ? Que savez-vous faire ? Il est en effet


important de savoir où est-ce que vous pourriez mettre à profit vos
compétences lors de la création d’une entreprise.

Il s’agit aussi de répondre à une question, qui parait simple dans un


premier temps mais qui est réellement plus compliquée : “Pourquoi est-
ce que je veux créer une entreprise ?” Cette question permet de
mesurer réellement votre motivation et votre implication dans votre
projet

b- Tester l’ idée de création

Une fois l’idée trouvée, il reste encore à la challenger. imaginez les questions
qu’il pourrait vous poser pour savoir si votre idée d’entreprise est rentable et
exploitable à long terme :

• En quoi votre idée est-elle nouvelle et différente de ce qui existe déjà ?

• Votre idée répond-elle à un vrai besoin ou problème ?

• Vos futurs clients ont-ils conscience de ce besoin ou de ce problème ?

• Sont-ils prêts à payer pour le résoudre ?

• Et enfin peut-être la question la plus importante de toutes : comment


pourriez-vous tester votre idée avant même de créer votre entreprise ?

b- L’importance de la réalisation l’étude de marché

Faire une étude de marché est plus que nécessaire avant de se lancer
dans la création d’une entreprise. L’étude de marché permet de
répondre à certaines questions telles que :

• Quelle Où se positionne votre future activité en fonction des tendances


actuelles du marché ?

• s sont les contraintes attachées au marché ?

• Y a-t-il des concurrents ? Si oui, quels sont-ils ? Quel est leur


positionnement actuel, ou encore leur perspective d’avenir ?

• Quel est le profil de vos futurs clients / consommateurs ?

• Quel est l’environnement de votre secteur ? Il s’agit de connaître la


législation attachée à votre future activité.

Au delà de ces questions, dont la liste est exhaustive, il faut aussi


pouvoir en tirer des conclusions et être capable de fixer des chiffres et
des stratégies, qui seront par la suite intégrer dans votre business plan.
c- L’importance du business plan

Avant la rédaction de votre business plan, il est nécessaire de se poser


les bonnes questions. Le business plan est un document important,
lors de sa rédaction, il vous forcera à vous poser les bonnes questions :

- Qui sont vos clients et comment allez-vous leur faire connaître votre
produit/vos services ?
- Quels volumes de clients devez-vous avoir atteint à la fin de votre
première année ? A la fin de la deuxième année ? De la cinquième ?
- Quelles sont les ressource dont vous aurez besoin pour démarrer la
création de votre entreprise ?
- Quels sont les éventuels obstacles que vous pourriez rencontrer ?
Comment les surmonter ? Quel est votre plan ?

Le business plan doit ainsi être parfaitement adapté à votre entreprise, à


sa structure, à son contenu et à vos attentes pour le développement de
votre entreprise.

Le créateur doit ainsi envisager dans un premier temps les coûts de sa


future activité et ainsi faire un plan prévisionnel des financements de
son activité. Puis après avoir chiffré tout cela, il faudra s’attacher à la
recherche de financements.

Comment prévoir le financement de son activité ?

Grâce à l’étude de marché, vous avez pu examiner la faisabilité et la


viabilité de votre activité.

Vous devez ainsi monter un plan prévisionnel financier. Cela va


consister dans un premier temps à prévoir l’ensemble des dépenses et
des gains de votre activité.

A côté de l’étude de marché que vous aurez réalisé, le plan prévisionnel


financier va mettre en avant la viabilité financière de votre projet ainsi
que sa rentabilité économique.

Cette étude financière va mettre en avant les besoins de


financement de votre activité. Il s’agit ici de faire ressortir les
financements dont vous aurez besoin.

d- le choix de la forme sociale de société


Il est souvent compliqué de choisir parmi toutes les formes juridiques
existantes. Le choix d’une structure juridique va engendrer un certain
nombre de conséquences en terme de régime social, fiscalité,
rémunération ou encore responsabilité

e- La rédaction des statuts :

L’étape de la rédaction des statuts est une étape cruciale lors de la


création de votre entreprise. Les statuts sont le squelette de votre
entreprise, car l’ensemble des règles la concernant y sont posées : la
détermination des pouvoirs, son objet social, les apports, le montant du
capital social, le siège social, sa dénomination sociale ...

f-Commencer les démarches pour créer votre entreprise

11- Les exercices

 Exercice 01

Le bilan de Sté X comporte au 31/12/N les éléments suivants

Banque 20 000

Caisse 1 000

Construction 6 000

Emprunt 130 000

Fournisseur 2 000

Terrain 30 000

Stock de marchandises 50 000

Matériel de transport 20 000

Matériel de bureau 5 000

Aménagements 60000

1°) Indiquer la place de chaque apport au bilan (actif ou passif).


2°) Compléter le bilan de l’entreprise lors de la création. Calculer la valeur
nette de l’entreprise à sa création. Quel est le montant du capital

 Exercice 02

Le 31 décembre N, les comptes de l’entreprise IMAN se présentent ainsi :

- Matériel industriel 118 200 €

- Banque (solde débiteur) 92 800 €

- Dettes fiscales et sociales 14 720 €

- Caisse 10 550 €

- Créances clients 115 762 €

- Dettes fournisseurs 54 000 €

- Capital 160 000 €

- Stock de matières premières 14 850 €

- Mobilier de bureau et d’informatique 9 372 €

- Stock de produits finis 118 000 €

- Emprunt bancaire 127 000 €

• TRAVAIL A FAIRE :

1°) Préciser la place de chaque compte dans le bilan (actif ou passif).

2°) Compléter le bilan de l’entreprise à la fin de l'exercice N. Quel est le


montant du résultat de l’exercice de cette entreprise ?

 Exercice 03

L’entreprise X a la fin de l’exercice N vous communique les renseignements


suivants :

- Intérêts de l’emprunt :18600


- Ventes de marchandises : 995000
- Salaires et charges sociales : 380000
- Stock de marchandises au debut de l’exercice 275000
- Fourniture de bureau :5000
- Revenues de titres :12600
- Publicité : 90000
- Amende fiscale :1000
- Prestations de services :25000
- Stock de marchandise a la fin de l’exercice :260000
- Achat de marchandise :440000

TRAVAIL A FAIRE : Etablir le compte de résultat

Exercice 04

1 juin 2018 l’entreprise Maha est créée par

- Des apports de 1000 000


- Un emprunt de 5000 00
Les fonds sont virés au compte bancaire de l’entreprise

3/06/2018 : l’entreprise acquiert au comptant, par chèque bancaire :

- Un bâtiment à usage commercial : 600 000


- Du matériel de bureau : 45000
- Du mobilier de bureau 15000
- De l’outillage divers 115000

05/06/2018 : l’entreprise achète à crédit des marchandises pour 12000 à Sidi

08/06/2018 : Retrait d’espèce de la banque pour alimenter la caisse :5000

10/06/2018 : l’entreprise vend à crédit des marchandises pour 3700 à Ahmed


et pour 4500 à Aly

12/06/2018 :l’entreprise règle sa campagne publicitaire par chèque bancaire


d’un montant de 18500

13/06/2018 : le client Aly envoi un chèque de 4500 pour regler sa dette


15/06/2018 :l’entreprise règle son fournisseur Sidi pour solde, par virement
bancaire

19/06/2018 : le client Ahmed expédie un chèque de 1700 pour régler sa dette

22/06/2018 : l’entreprise achète de marchandise à crédit à Diallo pour 8200 et


à Omar pour 6500

24/06/2018 :l’entreprise règle en espèces l’achat de 300 de timbre-poste

30/06/2018 :l’entreprise vend à crédi pour 8900 de marchandise au client


M’bareck.

Etablir le journal, le grand livre Et présenter la balance générale au


30/06/2018