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Cahier de méthodologie

Volume 3
Classe de TS3
Méthodologie de l'étude des fon tions

A  Cal uler une intégrale


Point de méthodologie 1 Cal ul d'une intégrale
Se rappeler que si F est une primitive de f sur [a; b℄, alors
Z b
f (x )dx = F (b) F (a)
a

Conseil 1 Méthode de al ul
Une fois que la primitive F est expli itée, an d'éviter les erreurs de signe, on peut al uler F b ()
()
d'une part et F a d'autre part puis faire la diéren e des deux résultats. C'est parti ulièrement
approprié lorsque les fon tions ont des expressions ompliquées.

Conseil 2 Primitives dans un exer i e de ba alauréat


Très généralement, la primitive d'une fon tion donnée dans l'énon é est donnée. Il sut alors
de vérier que l'on a bien une primitive en dérivant la andidate proposée. Lorsqu'au une
andidate n'est proposée, primitiver la fon tion de départ ne doit pas être très ompliqué !

1 Cal uler les intégrales suivantes :

(x 3x + 2)dx
3 1
e x dx
Z Z
1. 4. 2
2 1

ex
(2x 1)(x x + 4) dx
2 1
dx
Z Z
2. 5.
2
2 3
1 ex 0
Z e2
1 dx 6.
Z 2
p x dx
3.
e x 2 x2 + 1

2 Soit f
la fon tion dénie sur [0 ;1℄ par f x xe x . ( )=
On désigne par C la ourbe représentative de f dans le plan muni d'un repère orthogonal O ~{;~| . ( ; )
Soit a un nombre réel appartenant à l'intervalle [0 ;1℄.
Sur la ourbe C , tra ée en n d'exer i e, on a pla é les points A et B d'abs isses respe tives
1
a et . On a tra é les segments [OA℄ et [AB℄. On a ha huré la partie du plan délimitée par les
segments [OA℄ et [AB℄ et la ourbe C . On a pla é les points A0 a et B0 . ( ;0) (1;0)
Le but de l'exer i e est de déterminer la valeur du nombre réel a pour laquelle l'aire de la partie
du plan ha hurée sur la gure en n d'exer i e est minimale.

Partie A

1. Démontrer queZ la fon tion F dénie sur [0;1℄ par F (x ) = (x 1)e x est une primitive de
xe x dx = 1.
1
f . En déduire
0
2. a. Donner l'aire du triangle OAA0 et montrer que l'aire du trapèze ABB0 A0 est égale à
1( a2 e a + ae a ae + e ).
2
b. En déduire que l'aire de la partie du plan ha hurée est égale à
1 (ae a ae + e 2).
2
2
Partie B
Soit g la fon tion dénie sur [0;+1[ par
g (x ) = x (e x e ) + e 2
1. Soit g 0 la fon tion dérivée de la fon tion g . Cal uler g 0 (x ) pour tout réel x de [0;+1[.
Vérier que la fon tion dérivée se onde g 00 est dénie sur [0;+1[ par g 00 (x ) = (2 + x )e x .
2. En déduire les variations de la fon tion g 0 sur [0;+1[.
On admettra que l'équation g 0 (x ) = 0 admet une solution unique dans l'intervalle
[0;+1[.
Déterminer une valeur appro hée de à 1
10
près.
3. En déduire les variations de la fon tion g sur [0;+ [
1.
4. En utilisant les réponses aux questions des parties A et B, montrer qu'il existe une valeur
de a pour laquelle l'aire de la partie du plan ha hurée est minimale. Donner ette valeur
de a.
y
B
2;5

2;0

1;5
C
1;0 A

0;5
A0 B0
O 0;2 0;4 0;6 0;8 1;0 x

3 Une image numérique en noir et blan est omposée de petits arrés (pixels) dont la ouleur
va du blan au noir en passant par toutes les nuan es de gris. Chaque nuan e est odée par un
réel x de la façon suivante :
=0
 x pour le blan ;
=1
 x pour le noir ;
= 0 01 ; = 0 02 = 0 99
 x ; x ; et ainsi de suite jusqu'à x ; par pas de ; pour toutes les 0 01
nuan es intermédiaires (du lair au fon é).
L'image A, i-après, est omposée de quatre pixels et donne un é hantillon de es nuan es ave
leurs odes.
Un logi iel de retou he d'image utilise des fon tions numériques dites  fon tions de retou he .
Une fon tion f dénie sur l'intervalle [0 ;1℄ est dite  fon tion de retou he  si elle possède les
quatre propriétés suivantes :

3
 f (0) = 0 ;  f est ontinue sur l'intervalle [0 ;1℄ ;
 f (1) = 1 ;  f est roissante sur l'intervalle [0 ;1℄.

()
Une nuan e odée x est dite assombrie par la fon tion f si f x > x , et é lair ie, si f x < x .()
( )=
Ainsi, si f x 02 0 2 = 0 04
x 2, un pixel de nuan e odée ; prendra la nuan e odée ; 2 ; . L'image
A sera transformée en l'image B i-dessous.
( )=
Si f x
px , la nuan e odée ; prendra la nuan e odée p ;  ; . L'image A sera
02 0 2 0 45
transformée en l'image C i-dessous.

0,20 0,40 0,04 0,16 0,45 0,63

0,60 0,80 0,36 0,64 0,77 0,89

Image A Image B Image C


Partie A
1. On onsidère la fon tion f1 dénie sur l'intervalle [0 ;1℄ par :
f1(x ) = 4x 3 6x 2 + 3x
a. Démontrer que la fon tion f1 est une fon tion de retou he.
b. Résoudre graphiquement l'inéquation f1 (x ) 6 x , à l'aide du graphique donné i-après
en faisant apparaître les pointillés utiles.
Interpréter e résultat en termes d'é lair issement ou d'assombrissement.

1;0

0;5 Cf1

0;5 1;0
2. On onsidère la fon tion f2 dénie sur l'intervalle [0 ;1℄ par :
f2(x ) = ln[1 + (e 1)x ℄
On admet que f2 est une fon tion de retou he.
On dénit sur l'intervalle [0 ;1℄ la fon tion g par g (x ) = f2(x ) x .
a. Établir que, pour tout x de l'intervalle [0 ;1℄ : g 0 (x ) =
(e 2) (e 1)x ;
1 + (e 1)x
b. Déterminer les variations de la fon tion g sur l'intervalle [0 ;1℄.
e 2
Démontrer que la fon tion g admet un maximum en
e 1 , maximum dont une valeur
arrondie au entième est 0; 12.
On admettra que l'équation g (x ) = 0; 05 admet sur l'intervalle [0 ;1℄ deux solutions
et , ave < .
On admettra que : 0; 08 < < 0; 09 et que : 0; 85 < < 0; 86.

4
Partie B

On remarque qu'une modi ation de nuan e n'est per eptible visuellement que si la valeur
absolue de l'é art entre le ode de la nuan e initiale et le ode de la nuan e modiée est
0 05
supérieure ou égale à ; .
1. Dans l'algorithme dé rit i-dessous, f désigne une fon tion de retou he.
Quel est le rle de et algorithme ?

Variables : x (nuan e initiale)


y (nuan e retou hée)
E (é art)
( ompteur)
k
Initialisation : prend la valeur 0
Traitement : Pour k allant de 0 à 100, faire
x prend la valeur 100
k
y prend la valeur f (x )
E prend la valeur jy x j
Si E > 0; 05, faire
prend la valeur + 1
Fin si
Fin pour
Sortie : A her

2. Quelle valeur a hera et algorithme si on l'applique à la fon tion f2 dénie dans la


deuxième question de la Partie A ?

Partie C
Dans ette partie, on s'intéresse à des fon tions de re-
tou he f dont l'eet est d'é lair ir l'image dans sa globa-
lité, 'est-a-dire telles que, pour tout réel x de l'intervalle
1;0
()
[0 ;1℄, f x 6 x .
On dé ide de mesurer l'é lair issement global de l'image
en al ulant l'aire Af de la portion de plan omprise entre 0;5
l'axe des abs isses, la ourbe représentative de la fon tion
f , et les droites d'équations respe tives x =0
et x . =1
Entre deux fon tions, elle qui aura pour eet d'é lair ir le
plus l'image sera elle orrespondant à la plus petite aire.
On désire omparer l'eet des deux fon tions suivantes, 0 0;5 1;0
dont on admet qu'elles sont des fon tions de retou he :
f1(x ) = xe (x 2 )
1
f2 (x ) = 4x 15 + x 60
+4
1. a. Cal uler Af .
1

b. Cal uler Af2

2. De es deux fon tions, laquelle a pour eet d'é lair ir le plus l'image ?

5
B  Déterminer la limite d'une fon tion
Point de méthodologie 2 Limite d'une fon tion
On rappelle i i la méthode générale d'étude d'une limite de fon tion :
 AU BROUILLON étudier la limite dire tement.
 S'il n'y a au une forme indéterminée, rédiger la raisonnement sur la opie.
 S'il y a une forme indéterminée, pré iser sur la opie la forme indéterminée trouvée, et
introduire la stratégie au orre teur :
 Soit en ee tuant une fa torisation for ée.
 Soit en re onnaissant une roissan e omparée.
Conseil 3 Formes indéterminées
Dire qu'il y a une forme indéterminée n'est pas la n du raisonnement ! Il faut lever l'indéter-
mination pour trouver la limite !

Conseil 4 Réda tion


Il ne faut pas se ontenter de donner le résultat de la limite mais bien d'é rire toute la démar he
sur la opie !

4 Déterminer les limites suivantes :

 lim e x + x
x! 1
2
 xlim 3 x 2

! x 1
lim x + e x
+

 x !lim1 x3 + x2

1

x! 1 2
2

 lim ln(x ) 3x
 x !lim1 1 3x 3+ 6
+
x!
lim 1 3x +51x
0


 x !lim1 x + 1 x 3 7
x! 3 2

+ 2

5 Après avoir identié la forme indéterminée, déterminer les limites suivantes par fa torisation
for ée, ou par une transformation d'é riture :
p
 lim x 3x + 2
x! 1
3
 lim
x! 1
9x + x 3x
2

lim 2x 1 lim x 5x + 4
+ +

  x! 1
2

x ! 1 3x + 2
x +1 x 3x + 4
lim
2

 lim 2 +
2
 x! 1 xp 2
x! 1
+ 1 4x 
+

lim x 1+x
3

 lim
x! 1
+
x 4
2x + 5 2
x! 1
+
2

6 Après avoir identié la forme indéterminée, déterminer les limites suivantes en utilisant les
roissan es omparées, en menant au préalable les opérations né essaires :

 x !lim1 x e x
2
 x !lim1 ln 2x x
 x !lim1 ln(xx ) ln(1 + x )
+

 xlim
2

+
! x2
 x !lim1 e x + 3x  x !lim1 e x ln(x ). Démontrer au préalable que
0
3

ln(x) x
+

e ln(x ) = e 1
!

x  ex .
x x

6
7 Pour tout entier naturel non nul n, on onsidère la fon tion gn dénie sur R par
gn (x ) = e nx nx
On note Cn la ourbe représentative de la fon tion gn dans un repère du plan.

Partie A  Étude des fon tions gn


1. Justier que toutes les ourbes Cn passent par un même point, dont on pré isera les
oordonnées.
2. Déterminer la limite de gn en 1.
X
X = nx , on peut é rire gn sous la forme gn (x ) = e X 1
!
3. Justier qu'en posant .
eX
En déduire la limite de gn en +1.
4. En justiant, dresser le tableau de variations omplet de gn sur R.
Partie B  Étude d'une suite d'intégrales
Pour tout entier naturel non nul n, on note In 20
C6 C5 C4

l'intégrale
C3

In = gn (x )dx:
Z 1

0 15

1. Justier que la fon tion Gn dénie sur R


e nx nx 2
par Gn (x ) = est une primitive
n
de la fon tion gn .
2 10

2. En déduire que, pour tout entier naturel


= en n1 n2 .
n C2
non nul n, In
5

C1
3. À l'aide de la formule pré édente et des
ourbe tra ées i- ontre, onje turer le
0:2 0:4 0:6 0:8 1:0
sens de variation et la limite éventuelle
de la suite In . On ne demande pas de
démontrer es résultats.

C  Prouver l'existen e de solutions à une équation du type f (x ) = k


Point de méthodologie 3 Théorème des valeurs intermédiaires (TVI)
Si f est une fon tion ontinue et stri tement monotone sur un intervalle fermé a b , alors, [; ℄
() ()
pour tout réel k ompris entre f a et f b , l'équation f x ( )=
k a une solution unique dans
[; ℄
a b.

Conseil 5 Re onnaître la question


Dans les exer i es qui ont pour trame une étude de fon tion, dès que l'on lit une question qui
se formule de la manière suivante :
Démontrer que l'équation f (x ) = : : : admet une unique solution sur l'intervalle :::
il faut utiliser SANS HÉSITATION le théorème des valeurs intermédiaires.

7
Conseil 6 Apprendre la réda tion-type
Ces questions sont assez fa ile à traiter. il sut d'apprendre la réda tion-type par ÷ur et de
l'appliquer. On rappelle les onditions d'appli ation, qui servent de trame à la réda tion :
 f est ontinue.
 f est tristement monotone.
() lim ( ) ()
 Le nombre k est ompris entre f a (ou x !a f x ) et f b (ou x !b f x ). lim ( )
 Con lure.
8 Soit f la fon tion dénie sur ℄0;+1[ par f (x ) = e x + ln(x ).
1. Déterminer lim f (x ) et x !lim
+1
f (x ).
x !0
2. Étudier les variations de f sur ℄0;+1[.
3. Dresser le tableau de variations omplet de f sur ℄0;+1[.
4. a. Justier que f est ontinue sur ℄0;+1[.
b. À l'aide des questions pré édentes, démontrer que l'équation f (x ) = 0 admet une
unique solution 2 ℄0;+1[.
. Déterminer un en adrement de d'amplitude stri tement inférieure à 10 2
.

9 Soit f la fon tion dénie sur ℄0;+1[ par f (x ) = ln(x ) x .


1. Déterminer lim f (x ) et x !lim f (x ).
x !0 +1

2. Étudier les variations de f sur ℄0;+1[.


3. Dresser le tableau de variations omplet de f sur ℄0;+1[.
4. a. Justier que f est ontinue sur ℄0;+1[.
f (x ) = 3 admet deux
b. À l'aide des questions pré édentes, démontrer que l'équation
sur ℄0;1[, la deuxième notée sur ℄1;+1[.
solutions, la première notée
. Déterminer un en adrement de et de d'amplitude stri tement inférieure à 10 2 .

10 On onsidère les fon tions f et g dénies pour tout réel x par :

f (x ) = ex et g (x ) = 1 e x
Les ourbes représentatives de es fon tions dans un repère orthogonal du plan, notées respe -
tivement Cf et Cg , sont fournies en n d'exer i e.

Partie A

Ces ourbes semblent admettre deux tangentes ommunes. Tra er aux mieux es tangentes sur
la gure en n d'exer i e.

Partie B

Dans ette partie, on admet l'existen e de es tangentes ommunes.


On note D l'une d'entre elles. Cette droite est tangente à la ourbe Cf au point A d'abs isse a
et tangente à la ourbe Cg au point B d'abs isse b.
1. a. Exprimer en fon tion de a le oe ient dire teur de la tangente à la ourbe Cf au
point A.

8
b. Exprimer en fon tion de b le oe ient dire teur de la tangente à la ourbe Cg au
point B.
. En déduire que b =
a.
2. Démontrer que le réel a est solution de l'équation

2(x 1)ex + 1 = 0
Partie C
On onsidère la fon tion ' dénie sur R par
'(x ) = 2(x 1)ex + 1
1. a. Cal uler les limites de la fon tion ' en 1 et +1.
b. Cal uler la dérivée de la fon tion ', puis étudier son signe.
. Dresser le tableau de variation de la fon tion ' sur R. Pré iser la valeur de '(0).
2. a. Démontrer que l'équation '(x ) = 0 admet exa tement deux solutions dans R.
b. On note la solution négative de l'équation '(x ) = 0 et la solution positive de
ette équation.
À l'aide d'une al ulatri e, donner les valeurs de et arrondies au entième.
Partie D
Dans ette partie, on démontre l'existen e de es tangentes ommunes, que l'on a admise dans
la partie B.
On note E le point de la ourbe Cf d'abs isse et F le point de la ourbe Cg d'abs isse (
est le nombre réel déni dans la partie C).
1. Démontrer que la droite (EF) est tangente à la ourbe Cf au point E.
2. Démontrer que (EF) est tangente à Cg au point F.
5
4
Cf
3
2
1 Cg

5 4 3 2 1 O 1 2 3 4 5
1
2
3

9
11 Sur le graphique i-dessous, on a tra é, dans le plan muni d'un repère orthonormé (O;~{;~|),
la ourbe représentative C d'une fon tion f dénie et dérivable sur l'intervalle ℄0;+1[.
C B

C
|

O {
#» A

On dispose des informations suivantes :


 les points A, B, C ont pour oordonnées respe tives (1 ;0), (1 ;2), (0 ;2) ;
 la ourbe C passe par le point B et la droite (BC) est tangente à C en B ;
 il existe deux réels positifs a et b tels que pour tout réel stri tement positif x ,
a + b ln x
f (x ) = x
1. f (1) et f 0 (1).
a. En utilisant le graphique, donner les valeurs de
b. Vérier que pour tout réel stri tement positif x; f 0 (x ) =
(b a) b ln x .
x2
. En déduire les réels a et b.
2. a. Justier que pour tout réel x appartenant à l'intervalle ℄0;+1[; f 0 (x ) a le même
signe que ln x .
b. Déterminer les limites de f en 0 et en +1. On pourra remarquer que pour tout réel
2 ln x
x stri tement positif, f (x ) = x + 2 x .
. En déduire le tableau de variations de la fon tion f .
3. a. Démontrer que l'équation f (x ) = 1 admet une unique solution sur l'intervalle ℄0;1℄.
b. Par un raisonnement analogue, on démontre qu'il existe un unique réel de l'intervalle
℄1;+1[ tel que f ( ) = 1.
Déterminer l'entier n tel que n < < n + 1.
4. On donne l'algorithme i-dessous.
Variables : a; b et m sont des nombres réels.
Initialisation : Ae ter à a la valeur . 0
Ae ter à b la valeur 1.
Traitement : Tant que b a > ; 01
Ae ter à m la valeur a b .
1( + )
2
( ) 1
Si f m < alors Ae ter à a la valeur m.
Sinon Ae ter à b la valeur m.
Fin de Si.
Fin de Tant que.
Sortie : A her a.
A her b.

10
a. Faire tourner et algorithme en omplétant le tableau i-dessous que l'on re opiera
sur la opie.

Étape 1 Étape 2 Étape 3 Étape 4 Étape 5


a 0
b 1
b a
m
b. Que représentent les valeurs a hées par et algorithme ?
. Modier l'algorithme i-dessus pour qu'il a he les deux bornes d'un en adrement
de d'amplitude 10 1
.
5. Le but de ette question est de démontrer que la ourbe C partage le re tangle OABC en
deux domaines d'aires égales.
f (x ) dx = 1.
Z 1
a. Justier que ela revient à démontrer que 1

2 + 2  1  ln x , terminer la
e

b. En remarquant que l'expression de f (x ) peut s'é rire x x


démonstration.

11
Méthodologie des probabilités

A  Déterminer le paramètre d'une loi exponentielle

Point de méthodologie 4 Paramètre d'une loi exponentielle


En étudiant l'énon é, en tirant les informations né essaires, s'il est dit que P X > ( a) = p ,
0
ave a > et p 2 [0;1℄
, alors déterminer la valeur de  revient à résoudre l'équation

e a =p
La solution de ette équation vaut =
ln(p) .
a

B  Cal uls lorsque X , ! E ( )


Point de méthodologie 5 Probabilités et espéran e
En onsidérant , d , h trois réels positifs, si X suit une loi exponentielle de paramètre , il est
bon de se souvenir que :
 Sa fon tion de densité f est dénie sur [0;+ [ ( )=
1 par f t e t .
( )=
 P 6 X 6 d e  e d .
(
 P X6 )=1 e  .
(
 P X> e .)= 
( + )= ( )
 PX> X > h P X > h (Propriété de durée de vie sans vieillissement).
1
 E (X ) =  .

Conseil 7 Apprentissage
Apprendre les formules peut être un gain de temps. Mais si vous n'y arrivez pas, apprenez à
retrouver les résultats. À for e de répétition, les formules deviendront naturelles.

12 Dans et exer i e, on s'intéresse au mode de fon tionnement de deux restaurants : sans


réservation ou ave réservation préalable.

Partie A

Le premier restaurant fon tionne sans réservation mais le temps d'attente pour obtenir une table
est souvent un problème pour les lients.
On modélise e temps d'attente en minutes par une variable aléatoire X qui suit une loi ex-
ponentielle de paramètre  où  est un réel stri tement positif. On rappelle que l'espéran e
mathématique de X est égale à .
1

Une étude statistique a permis d'observer que le temps moyen d'attente pour obtenir une table
est de 10 minutes.
1. Déterminer la valeur de .
2. Quelle est la probabilité qu'un lient attende entre 10 et 20 minutes pour obtenir une
table ? On arrondira à 10 4
.

12
3. Un lient attend depuis 10 minutes. Quelle est la probabilité qu'il doive attendre au moins
5 minutes de plus pour obtenir une table ? On arrondira à 10 4
.

Partie B

Le deuxième restaurant a une apa ité d'a ueil de 70 pla es et ne sert que des personnes ayant
réservé au préalable. La probabilité qu'une personne ayant réservé se présente au restaurant est
08
estimée à ; .
On note n le nombre de réservations prises par le restaurant et Y la variable aléatoire orres-
pondant au nombre de personnes ayant réservé qui se présentent au restaurant.
On admet que les omportements des personnes ayant réservé sont indépendants les uns des
autres. La variable aléatoire Y suit alors une loi binomiale.
1. Pré iser, en fon tion de n, les paramètres de la loi de la variable aléatoire Y , son espéran e
mathématique E (Y ) et son é art-type (Y ).
2. Déterminer le nombre minimal de réservations né essaires pour que la probabilité qu'au
moins un lient se présente soit supérieure à 0,99.

13 On estime que les han es de survie d'une personne disparue deux jours après son enlè-
vement sont de 10% . Pour t un nombre réel positif, on pose X la variable aléatoire donnant
la probabilité que la personne disparue soit toujours vivante t jours après sa disparition. On
supposera don qu'il existera un nombre réel  tel que X suive la loi exponentielle de paramètre
, 'est-à-dire que t
P (X 6 t ) = e x dx
Z

1. Cal uler la valeur de .


2. Dans toute la suite, on supposera que  = 1; 15
a. Démontrer qu'une personne n'a qu'en théorie 0; 32% de han es d'être retrouvée en
vie trois jours après sa disparition.
b. Sa hant qu'une personne disparue a déjà survé u deux jours, al uler la probabilité
qu'elle survive un troisième jour.
. Fait Divers : F. F. a été portée disparue le 12 Mai 2013 près de Clermont. Un mois
après sa disparition, elle n'avait toujours pas été retrouvée. Cal uler la probabilité
qu'elle était en ore en vie le 12Juin 2013
.
d. On estime, dans la poli e s ientique, qu'une personne est dé larée  morte  lorsque
la probabilité de la retrouver est inférieure à 12
10
. Cal uler le nombre de jours à partir
duquel on estime une personne disparue  morte , et onvertir e résultat en jours,
heures et minutes.
3. Cal uler E (X ) et interpréter le résultat obtenu.

14 Une entreprise de jouets en pelu he souhaite ommer ialiser un nouveau produit et à ette
n, ee tue divers tests permettant de rejeter les pelu hes ne répondant pas aux normes en
vigueur. D'expérien e, le on epteur sait que 9 % des nouveaux jouets ne répondent pas aux
normes.
À l'issue des tests, il est noté que
 96 % des pelu hes répondant aux normes sont a eptées par les tests ;
 97 % des pelu hes ne répondant pas aux normes ne sont pas a eptées à l'issue des tests.
On prélève une pelu he au hasard dans la produ tion de l'entreprise. On note

13
 N l'événement :  la pelu he répond aux normes en vigueur  ;
 A l'événement :  la pelu he est a eptée à l'issue des tests .
Partie A

1. Construire un arbre pondéré représentant la situation exposée pré édemment.


2. Démontrer que la probabilité qu'une pelu he soit a eptée à l'issue des tests est 0,8763.
3. Cal uler la probabilité qu'une pelu he qui a été a eptée à l'issue des tests soit véritable-
ment aux normes en vigueur. Arrondir le résultat au dix-millième.

Partie B

On onsidère que la vie d'une pelu he se termine lorsqu'elle subit un dommage majeur (dé hirure,
arra hage...). On admet que la durée de vie en années d'une pelu he, notée D, suit une loi
exponentielle de paramètre .
1. On sait que P (D 6 4) = 0; 5. Interpréter e résultat dans le ontexte de et exer i e.
Cal uler la valeur exa te de .
2. On prendra i i  = 0; 1733.
Le jour de ses trois ans, un enfant qui joue ave ette pelu he depuis sa naissan e dé ide,
voyant qu'elle est en ore en parfait état, de la donner à sa s÷ur qui vient de naître.
Cal uler la probabilité pour que sa s÷ur la garde sans dommage majeur au moins inq
années supplémentaires. Arrondir le résultat au dix-millième.

14
Méthodologie des suites

A  Prouver qu'une suite est onvergente


Point de méthodologie 6 Convergen e d'une suite numérique
( )
Généralement, pour prouver qu'une suite un est onvergente, on utilise le fait que :
 Elle est roissante et majorée.
 Elle est dé roissante et minorée.
Très souvent, l'étude de la onvergen e est détaillée dans les énon és. Elle se déroule en deux
temps :
1. Monotonie de la suite (Généralement étudiée dans une question au préalable, ave le
signe de un+1 un ).
2. Cara tère bornée (ou à défaut majorée et/ou minorée) : Se fait possiblement par ré ur-
ren e surtout si la suite est dénie de manière ré urrente.

Conseil 8 Énon és d'exer i es


La plupart du temps, le raisonnement menant à prouver la onvergen e d'une suite est détaillé
dans une même question. Par exemple, ela pourrait être :
a. Cal uler un+1 un et en déduire le sens de variation de la suite (un ).
b. Démontrer que, pour tout entier naturel n, 0 6 un 6 3.
. En déduire que la suite (un ) est onvergente.
Puis :
( ) 3
 Si un est roissante, omme elle est majorée par , elle est onvergente.
( ) 0
 Si un est dé roissante, omme elle est minorée par , elle est onvergente.

B  Déterminer la limite d'une suite onvergente


Point de méthodologie 7 Limite d'une suite onvergente

Méthode 1 : Si la suite est dénie de manière expli ite, étudier la limite dire tement.
Méthode 2 : Si la suite est dénie de manière ré urrente, résoudre l'équation ` = f (`).
Méthode 3 : Il se peut que dans ertains as, on ait re ours au théorème de omparaison ou
au théorème des gendarmes.

15 Soit a un nombre réel vériant


p a > 1. On onsidère la suite (vn ) dénie, pour tout entier
naturel n par v0 = 1 et vn+1 = avn .
1. Démontrer par ré urren e que, pour tout entier naturel n, vn 6 a.
2. Démontrer que, pour tout entier naturel n, vn+1 vn = pn
v (a vn ) . En déduire que (v )
avn + vn n
est dé roissante.
3. Déduire des questions pré édentes que (vn ) est onvergente.
4. Déterminer la valeur de la limite ` de la suite (vn ), en fon tion du réel a.

15
16 Soit la suite
p (un ) dénie par u = 1 et un = p1 + un , pour tout entier naturel n. On
0 +1

pose ' =
1 + 5.
2
1. Démontrer que ' 2 = 1 + '.
2. Démontrer que pour tout entier naturel n, 1 6 un 6 '.
3. a. Cal uler un+1 un et démontrer que
u2 + u + 1
un+1 un = p1n+ u n+ u
n n

b. Étudier le signe de la fon tion f dénie par f (x ) x 2 + x + 1 sur [1; '℄.


. En déduire que la suite (un ) est roissante.
4. Déduire des questions pré édentes que la suite (un ) onverge vers une limite réelle `, et
que ` > 0.
5. Déterminer la valeur de `.

ex
17 Pour tout entier naturel n on onsidère la fon tion fn dénie sur R par fn (x ) =
e nx (1 + e x ) .
L'objet de et exer i e est d'étudier la suite (In ) dénie pour tout entier naturel n par
In = fn (x )dx
Z 1

1. Démontrer que I0
1
= ln 2

+ e .
2. Démontrer que, pour tout réel x 2 [0;1℄, f0 (x ) + f1(x ) = 1. En déduire que I0 + I1 = 1,
puis al uler I1 .
3. Démontrer que, pour tout réel x 2 [0;1℄, fn (x ) > 0. En déduire que la suite (In ) est
positive, pour tout entier naturel n.
4. a. Démontrer que, pour tout entier naturel n et tout réel x 2 [0;1℄,
fn+1(x )
1 ex
fn (x ) = e nx (1 + e x )

In+1 In 6 0, pour tout entier naturel n.


b. En déduire que
. En déduire que la suite (In ) est dé roissante.
5. a. Démontrer que, pour entier naturel n > 2,

+ In = 1 e (n +1)
In 1
n 1
b. En déduire la valeur de I2 .
6. On pose, pour tout entier naturel n > 2, vn =
In 1+ In .
2
a. Cal uler la limite de vn .
b. Démontrer que, pour tout entier naturel n > 2, 0 6 In 6 vn .
. En déduire la limite de (In ).

16
18 On onsidère la suite (un ) dénie pour tout entier naturel n par u0 = 4 et un =
1 un + 2 .
+1

2 un
f ℄0;+1[ par f (x ) = 12 x + x2 , si bien que un = f (un ).
 
On pose la fon tion dénie sur +1

1. Étudier les variations de la fon tion f sur ℄0;+1[. En déduire que la fon tion f admet un
minimum.
p
2. Démontrer par ré urren e que, pour tout entier naturel n, un
p >p 2.
3. Justier que, pour tout entier naturel n, un+1 un =
( 2 un )( 2 + un ) . En déduire que
2un
(un ) est dé roissante pour tout entier naturel n.
4. En déduire que (un ) est onvergente.
5. La limite de (un ) est solution de l'équation ` =
1 ` + 2 . Cal uler la valeur de `.
2 `
p 1 (un p2)
2 = 2 un .
2
6. Démontrer que, pour tout entier naturel n, un +1

7. On dénit la suite (an ) par


a = 1 et an = 2 an
0
1 +1
2

p
a. Démontrer par ré urren e que, pour tout entier naturel n, un 2 6 an .
b. Voi i un algorithme :
Variables : N et P sont des entiers naturels
A est un nombre réel
Entrée : Demander la valeur de P
Initialisation : A prend la valeur 1
N prend la valeur 0
Traitement : Tant que A> 10 P
| Ae ter à A la valeur 0,5A2
| Ae ter à N la valeur N+1
Fin Tant que
Sorties : A her N
En entrant la valeur 9, l'algorithme a he 5 en sortie.
Quelle inégalité peut-on en déduire pour d5 ?p
Prouver que u5 est une valeur appro hée de à 9
2 10
près.

19 Il est possible de traiter la partie C sans avoir traité la partie B.

Partie A

On désigne par f la fon tion dénie sur l'intervalle [1;+1[ par


1 x 
f (x ) = x + 1 + ln x + 1


1. Déterminer la limite de la fon tion f en +1.


2. Démontrer que pour tout réel x de l'intervalle [1;+1[, f 0 (x ) =
1 .
x (x + 1)2
Dresser le tableau de variation de la fon tion f .
3. En déduire le signe de la fon tion f sur l'intervalle [1;+1[.

17
Partie B

Soit (un ) la suite dénie pour tout entier stri tement positif par
un = 1 + 12 + 31 + : : : + 1n ln n
1. On onsidère l'algorithme suivant :

Variables : i et n sont des entiers naturels.


u est un réel.
Entrée : Demander à l'utilisateur la valeur
de n.
Initialisation : Ae ter à u la valeur 0.
Traitement : Pour i variant de 1 à n.
+ 1i

Ae ter à u la valeur u


Sortie : A her u .

Donner la valeur exa te a hée par et algorithme lorsque l'utilisateur entre la valeur
n .=3
2. Re opier et ompléter l'algorithme pré édent an qu'il a he la valeur de un lorsque
l'utilisateur entre la valeur de n.
3. Voi i les résultats fournis par l'algorithme modié, arrondis à 10 3 .
n 4 5 6 7 8 9 10 100 1000 1500 2000
un 0,697 0,674 0,658 0,647 0,638 0,632 0,626 0,582 0,578 0,578 0,577
À l'aide de e tableau, formuler des onje tures sur le sens de variation de la suite un et ( )
son éventuelle onvergen e.

Partie C

Cette partie peut être traitée indépendamment de la partie B.


Elle permet de démontrer les onje tures formulées à propos de la suite (un ) telle que pour tout
entier stri tement positif n,

1 1
un = 1 + 2 + 3 + : : : + n
1 ln n
1. Démontrer que pour tout entier stri tement positif n,

un+1 un = f (n)
où f est la fon tion dénie dans la partie A.
En déduire le sens de variation de la suite un . ( )
2. a. Soit k un entier stri tement positif.
Justier l'inégalité
1
Z k +1 
1 
dx > 0.
k k x
En déduire que
Z k
1 dx 6 1 .
+1

k x k
Démontrer l'inégalité ln(k + 1) ln k 6
1 (1).
k
18
b. É rire l'inégalité (1) en remplaçant su essivement k par 1, 2, . . . , n et démontrer
que pour tout entier stri tement positif n,

ln(n + 1) 6 1 + 21 + 13 + : : : + n1
. En déduire que pour tout entier stri tement positif n; un > 0.
3. Prouver que la suite (un ) est onvergente. On ne demande pas de al uler sa limite.

19