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RÉUSSIR

L’ÉPREUVE

DE MATHÉMATIQUES

Baccalauréat 2015

Faire rentrer l’école dans l’ère du numérique


Le mot candidat fait référence aux deux sexes (Masculin et Féminin)

Réussir l’épreuve de mathématiques au baccalauréat.

1- Durée et coefficient
 L’épreuve dure 4 heures, son coefficient est 3 pour les candidats inscrits en philo
C et 2 pour ceux inscrits en A et D.

2- Composition de l’épreuve
 L’épreuve écrite de mathématiques comporte 3 parties se rapportant à tous les
domaines du programme et l’une d’entre-elles, la première partie le plus souvent,
est composée d’une série de questions à réponses objectives qui englobe tous les
domaines (thèmes) du programme.

3- Structure de l’épreuve (Philo C-D)


 La partie A :
La première partie notée dans le texte d’examen partie A est constituée d’une
série de 10 questions objectives de type : à compléter ou à choisir la bonne
réponse. Cette partie compte pour 30% de la note globale et fait appel aux
capacités du candidat à effectuer des calculs sur les fonctions logarithme et
exponentielle surtout (dérivées, domaine, limite, primitive, intégration ……), la
probabilité de réalisation d’un événement au cours d’un lancement de dé, la
forme matricielle d’un nombre complexe, les conditions liées au comportement
d’une suite réelle, les coordonnées de l’isobarycentre d’un ensemble de points
du plan, les conditions de supplémentarité de deux sous-espaces vectoriels d’un
espace vectoriel donné etc…

 La partie B :
La partie B également sur 30% de la note globale, mais obligatoire, se rapporte à
la résolution d’un exercice d’Analyse sur les fonctions (logarithmique et
exponentielle par exemple). Le candidat est appelé à faire l’étude de cette
fonction, de la détermination du domaine de définition (s’il n’est pas donné) à la
représentation graphique. Le candidat peut éventuellement répondre à d’autres
questions se basant sur des inéquations, des calculs d’aire, etc….

 La partie C :
La partie C qui traite de la résolution de deux exercices proposés sur quatre (4),
renvoie à des éléments de contenus sur les suites numériques, la géométrie, les
nombres complexes et la probabilité. Le candidat a le choix de traiter deux (2) des
quatre (4) exercices comptant chacun sur 20% de la note globale; ce qui donne
une représentation de 40% pour cette partie de l’épreuve des mathématiques.
Structure de l’épreuve (Philo A)
L’épreuve écrite de mathématiques en philo A comporte deux parties.

 La partie A ou première partie


La partie A, constituée d’une série de dix (10) questions objectives (analyse, suites
réelles, probabilité) comme en philo C-D est comptée pour 30% de la note globale avec 3
points par question.

 La partie B :
La partie B comptant pour 70% de la note globale, invite le candidat à résoudre
obligatoirement trois (3) exercices portant sur l’analyse, les suites numériques et la
probabilité.

Pour réussir les épreuves de mathématiques pour les sections A, C, D et le NS4


(Quelques conseils)

I- Gestion du temps
1.1.Analyser le libellé
Le MENFP invite chaque candidat à gérer son temps en deux (2) étapes.
 à lire le libellé deux fois
 faire une lecture intégrale du texte pour voir les concepts du programme
utilisés puis décrypter le texte.
1.2.Comprendre un exercice.
Un exercice est un tout, les questions sont liées entre elles. Par exemple, quand
une question commence par « En déduire que….. », on doit tenir compte de la
question précédente ou des questions précédentes.

II- Réponse à une question ou résolution des problèmes.

2.1. Le candidat n’est pas obligé de répondre aux questions l’une après l’autre ou de
résoudre les problèmes l’un après l’autre. Il doit d’abord répondre aux questions ou
résoudre des problèmes qu’il maitrise.
2.2. Un candidat doit garder son calme tout au long de la durée du test. S’il n’arrive
pas à répondre convenablement à une question qu’il ne se laisse pas dépasser par cette
situation. Il n’a qu’à laisser un espace et revenir plus tard là-dessus, si le temps ne lui
fait pas défaut.
2.3. Méthode liée à un exercice.
A chaque fois qu’un candidat résoud un exercice; il doit s’assurer qu’on ne lui impose
pas une méthode.
2.4. Les calculs
 Un candidat n’a aucun intérêt à faire tous ses calculs au brouillon pour des
exercices qu’il comprend.
 Un candidat doit vérifier que ses calculs sont sensés; par exemple la probabilité
d’un événement est un nombre compris entre 0 et 1; une distance est un nombre
positif; etc..
 Un candidat doit encadrer ses réponses pour faciliter la correction de sa copie.

III- Rédaction
Un candidat doit
1) éviter de faire des ratures
2) être précis dans ses raisonnements.
3) Séparer les questions en sautant au moins une ligne.

Toutes ces dispositions tendent à améliorer grandement la qualité de la rédaction et de la


présentation de la copie.

« CE QUE TOUT CANDIDAT DOIT SAVOIR POUR REUSSIR L’EXAMEN DE


MATHÉMATIQUES »

Modules Pré-requis
I.- Suites numériques. Notions d’analyse combinatoire.
II.- Probabilités 1.- Factorielle.
III.- Analyse. 2.- Arrangement.
IV.- Géométrie. 3.- Permutation.
V.- Nombres complexes. 4.- Combinaison.
5.- Formule du binôme de Newton.
Définitions et vocabulaire des évènements. . Formule des probabilités totales.
. Espace probabilisé. . Epreuves de Bernoulli
. Equiprobabilité . Variables aléatoires discrètes.
. Probabilité conditionnelle. . Variables aléatoires Binomiales et de
. Evènements indépendants. Bernoulli
Nombres Complexes 8.- Equations du 1er degré dans ℂ
Sommaire
a) Equations ne contenant que ℤ.
1.- Ensemble des nombres complexes.
2.- Opérations sur les nombres complexes. b) Equations contenantℤ et ̅ .
3.- Conjugué d’un nombre complexe. 9.- Equations du 2nd degré dans ℂ.
4.- Module d’un nombre complexe.
a) Equations à coefficients réels.
5.- Forme trigonométrique d’un nombre
b) Equations à coefficients
complexe.
complexes.
6.- Forme exponentielle d’un nombre
10.- Equations du troisième degré ou plus dans
complexe.
ℂ.
7.- Racines carrés d’un nombre complexe.
11.- Linéarisation.
a) Forme algébrique.
12.- Similitude
b) Forme trigonométrique.
a) Similitude plane directe.
c) Racines nième d’un nombre
b) Similitude plane indirecte.
complexe.
ANALYSE SUITES RÉELLES
1. Fonctions numériques 1.- Généralités.
Limite. 2.- Suites arithmétiques
- Approche et définition.
Continuité
- Terme général d’une suite arithmétique.
Dérivabilité - Somme de termes consécutifs d’une suite
2. Primitive arithmétique.
3. Intégrale 3.- Suites Géométriques
- Approche et définition.
4. Fonction logarithme népérien.
- Terme général d’une suite géométrique.
5. Fonctions exponentielles.
- Somme des termes consécutifs d’une
suite géométrique.
- Limite d’une suite géométrique de raison
strictement positive.
4.- Suite arithmético-géométriques.
GÉOMÉTRIE (TERMINALES) 8.- Espaces Affines.
1.- Structure d’espace vectoriel et sous espace - Barycentre.
vectoriel. - Applications affines.
2.- Sous-espaces vectoriels supplémentaires. - Translation affine,
3.- Applications linéaires. - Homothétie affine,
4.- Noyau et Image d’une application linéaire. - Projection affine,
5.- Homothétie vectorielle et translation - Symétrie affine
vectorielle. 9.- Affinités
6.- Matrice et opérations sur les matrices. Transformations orthogonales.
7.- Projection vectorielle et symétrie 10.- Isométries vectorielles.
vectorielle. 11.- Espaces vectoriels euclidien
12.- Isométries Vectorielles.

Les petits trucs utiles

Rappels : Quel modèle choisir? (Probabilité)


 Si l’énoncé contient le mot successif, il faut tenir compte de tous les ordres dans lesquels
on peut obtenir un événement donné.
On doit souvent multiplier par le nombre d’ordres possibles le résultat trouvé pour un
ordre déterminé.
 Si l’énoncé contient les mots successif et avec remise, cela signifie que l’ordre dans
lequel on considère les éléments a de l’importance et qu’un élément peut éventuellement
être répété.
Le modèle mathématique est la p-liste.
 Si l’énoncé contient les mots successif et sans remise, cela signifie que l’ordre dans
lequel on considère les éléments a de l’importance mais que tous les éléments considérés
sont distincts (ou qu’il n’y a pas de répétition d’éléments).
Le modèle mathématique est l’arrangement.
 Si l’énoncé contient le mot simultanément, cela signifie que l’ordre dans lequel on
considère les éléments n’a pas d’importance.
Le modèle mathématique est la combinaison.
 Il ne s’agit que d’indications, elles admettent des exceptions.
Comment étudier les limites de fonctions?
Comment trouver la limite d’une fonction f en l’infini.

 On compare la fonction f à des fonctions plus simples dont on connait la limite à l’infini.
 On utilise les théorèmes relatifs à la limite d’une somme, d’un quotient.
Astuce : Penser lors d’une forme indéterminée, à mettre en facteur le terme de plus haut
degré.

Comment interpréter la limite d’une fonction?


 Si lim f ( x)  L (ou lim f ( x)  L ) alors la droite d’équation y = L est asymptote
x x

horizontale à la courbe représentative de f.


 Si lim f ( x)   (ou lim f ( x)   ) alors la droite d’équation x = a est asymptote
xa xa

verticale à la courbe représentative de f.


 Si lim [ f ( x)  (ax  b)]  0 (ou lim [ f ( x)  (ax  b)]  0, ) alors la droite d’équation
x x

y = ax + b est asymptote oblique à la courbe représentative de f en   (ou en   ).

Les suites : Fiche Méthode


I- Monotonie
 On étudie le signe de U n1  U n après l’avoir exprimé en fonction de n.
U n1
 Si Un > 0 pour tout n (et seulement dans ce cas), on peut comparer à 1
Un
(méthode conseillée lorsque Un s’écrit sous forme d’un produit ou d’un quotient).

II- Suites arithmétique


 On montre que (Un) est arithmétique en calculant U n1  U n , et en vérifiant que cette
quantité ne dépend pas de n.
 Pour exprimer Un en fonction de n, il est préférable de retenir la formule
U n  U p  (n  p)r, valable quel que soit le premier terme de la suite arithmétique.
 Retenir que la somme les n premiers termes d’une suite arithmétique est donnée par
Sn = (nombre de termes) x premier terme + dernier terme
2
(tester sur une ou deux valeurs de n en cas de doute)

III- Suites géométriques


U n1
 On montre que (Un) est géométrique en calculant (si U n  0 ) et en vérifiant
Un
que cette quantité ne dépend pas de n.
 Retenir que : U n  U p q n p
 Retenir que si q  1, alors : Sn = (premier terme) x 1 – qnombre de terme
1–q

IV- Limites
 Si Un s’écrit f(n), se ramener aux théorèmes sur les limites de fonctions en  .
 Comparer le plus souvent possible Un à des suites connues, grâce aux théorèmes de
comparaison suivants :
Si, à partir d’n certain rang, U n  l  Vn et si lim Vn  0, alors (Un) converge vers l
n

et on note : lim U n  l.
n

- Si, à partir d’un certain rang, U n  Vn et si lim Vn  , alors lim U n  .
n n

- Si, à partir d’un certain rang, U n  Vn et lim Vn  , alors lim U n  .
n n

et du théorème suivant :
Si, à partir d’un certain rang, U n  Vn  Wn et si : lim U n  lim Wn  l , alors
n n

lim Vn  
n

V- Tout ce qu’il faut savoir sur les nombres complexes


1) Calculer le module et un argument d’un nombre complexe écrit sous forme algébrique.
2) Donner l’écriture trigonométrique ou l’écriture exponentielle d’un nombre complexe.
3) Donner le conjugué d’un nombre complexe : sous forme algébrique, sous forme
exponentielle.
z
4) Module et argument d’un produit zz′ et d’un quotient .
z
5) Résoudre une équation du second degré avec a, b et c réels.
6) Différentes caractérisations du fait que z est réel.
a) avec l’écriture algébrique.
b) avec l’argument.
c) Avec le conjugué.
7) Différentes caractérisations du fait que z est imaginaire pur.
a) avec l’écriture algébrique.
b) avec l’argument.
c) avec le conjugué.
8) Calculer une longueur avec des complexes : AB =

9) Calculer des angles avec des complexes : ( AB; CD) 


10) Montrer que deux droites (AB) et (CD) sont perpendiculaires.
11) Montrer que trois points A, B et C sont alignés.
12) Traduire que ABC est rectangle et isocèle en B.
13) Traduire que ABC est équilatéral.
14) Écriture complexe des transformations.
a) translation.
b) rotation.
c) homothétie.
Réponse :
1) Calculer le module et l’argument d’un nombre complexe écrit sous forme algébrique.
z = a + ib (avec a et b deux nombres réels)
a a b b
z  a 2  b 2 et un argument de z est donné par : cos    et sin   
z a b
2 2 z a b 2
2

2) Donner l’écriture trigonométrique ou l’écriture exponentielle d’un nombre complexe.


z   (cos   i sin  ) et z  ei avec   z
3) Donner le conjugué d’un nombre complexe : sous forme algébrique, sous forme exponentielle.
z  a  ib et z  e i
z
4) Module et argument d’un produit zz′ et d’un quotient .
z
z z
zz  z  z et 
z z
z
arg zz  arg z  arg z(2 ) et arg   arg z  arg z(2 )
 z 
5) Résoudre une équation du second degré avec a, b et c réels.
Soit l’équation az 2  bz  c  0, avec a, b et c réels.
  b2  4ac
b 
 si ∆ > 0, alors l’équation admet deux solutions réelles distinctes : z1  et
2a
b 
z1 
2a
b
 si ∆ = 0, alors l’équation admet une solution : z 
2a
bi 
 si ∆ < 0, alors l’équation admet deux solutions complexes conjuguées : z1 
2a
bi 
et z1 
2a
6) Différentes caractérisations du fait que z est réel :
a) avec l’écriture algébrique : z = a (donc b = 0) [ou encore z    cos  ]
b) avec l’argument : z ℝ  (z = 0 ou arg( z)  0( ) )
c) avec le conjugué : ̿
7) Différentes caractérisations du fait que z est imaginaire pur :
a) avec l’écriture algébrique : z = ib ou encore z  i  sin 

imaginaire pur  Re(z) = 0 ou arg z  ( )
2
b) avec l’argument :
c) avec le conjugué : ̿
8) Calculer une longueur avec des complexes :
AB  z B  z A  ( xB  xA ) 2  ( yB  y A ) 2
9) Calculer des angles avec des complexes :
z z
( AB; CD)  arg D C (2 )
zB  z A
10) Montrer que deux droites (AB) et (CD) sont perpendiculaires.
Si l’argument du rapport vaut pi / 2 (mod pi) (ou si le rapport appartient à i . ℝ).
On montre que AB CD  0
11) Montrer que trois points A, B et C sont alignés :
Si l’argument du rapport vaut 0 (mod pi) (ou si le rapport appartient à ℝ).
Donc si il existe un réel k tel que AB  k  BC , alors les vecteurs AB et BC sont colinéaires.
12) Traduire que ABC est rectangle et isocèle en B :

z A  zB i
On montre que BA  BC  0 et que BA  BC ou encore que  e 2 dans le cas où ABC
zC  z B
est un triangle rectangle direct en B.
13) Traduire que ABC est équilatéral :

z  zA i
On montre que z B  z A  zC  z B  zC  z A ou encore que C  e 3 dans le cas où ABC est
zB  z A
un triangle équilatéral direct.

14) Écriture complexe des transformations :


a) Translation de vecteur u non nul, d’affixe  : z  z  
b) Rotation de centre Ω(w) et d’angle  : z  w  ei ( z  w) ou encore z  ei ( z  w)  w
c) Homothétie de centre Ω(w) et de rapport k (réel non nul) : z  w  k ( z  w) ou encore
z  k ( z  w)  w
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
MODELE DE TEXTE
PHILO C-D
MATHÉMATIQUES

Consignes : 1. L’usage de la calculatrice programmable est interdit 2. Le téléphone est interdit dans les salles 3. Le silence est obligatoire.
4. L’épreuve comporte deux parties. Durée de l’épreuve : 4 heures
5. Le candidat est invité à faire figurer sur la copie toute trace de recherche, même incomplète ou non fructueuse, qu’il aura développée.
La qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.

Partie A.- Recopier sur la feuille de mise au net la


question accompagnée de la réponse jugée correcte.
7- Soit E un espace vectoriel euclidien rapporté à une
(30 pts : 3 pts / question).
base orthonormée (i , j, k ) et soit D une droite
1- On considère la fonction g définie par g(x) = ln(lnx). euclidienne engendrée par a  2i  j  3k.
L’ensemble de définition de la fonction g est : L’orthogonal de D est :
 ]0,  [  [1,  [  ]e,  [  ]1,  [  le plan vectoriel d’équation 2 x  y  3z  0
2- Dans un plan muni d’un repère orthogonal (O; i , j ), x z
 la droite vectorielle d’équation  y  .
si l’on prend i  3cm et j  2cm, alors l’aire de 2 3
 la droite vectorielle d’équation x  2 y  3z
la région définie par 0  x  1 et 0  y  x 2 vaut :  aucune des réponses
 6 cm 2  3 cm 2  2 cm 2  5 cm 2 8- Soit E un espace vectoriel de base (i , j ). F, sous-

3- Trois nombres – 2, a et b sont les termes consécutifs, espace vectoriel de E engendré par a  2i  j et G,
dans cet ordre, d’une suite géométrique de raison sous-espace vectoriel d’équation 3x  4 y  0
positive. On sait de plus que : a + b = –84. Nous f, symétrie vectorielle de E par rapport à F
déduisons que a et b valent. parallèlement à G.
 a  28 et b  56  a  12 et b  72 L’image du vecteur (–4, 3) par f est le vecteur de
 a  14 et b  98  a  12 et b  96 composantes :
4- On considère une suite numérique (Un) telle que, pour  (2; 1)  (3; 4)  (4;  3)  (4; 3)
2
tout entier naturel n  1; on a 0  U n  . On peut 9- Une expérience aléatoire a trois issues possibles :
n
1
affirmer que la suite (Un) est : 2; 3 et t (où t est un réel). On sait que p(2)  ;
 décroissante  convergente de limite 0 2
 lim U n    aucune des réponses 1
p(3)  et
1
p(t )  ; de plus l’espérance
n
5- Soit n un entier naturel, le nombre complexe 3 6
mathématique associée est nulle. On a alors :
(1  i 3 ) n est réel si n est égal à :  t  12 t  6
 3k  1  3k  2  3k  6k (k  ℕ*)  t  5  aucune des réponses
6- La forme exponentielle du nombre complexe
4i  4 10- Une expérience aléatoire est représentée par l’arbre
z est :
1  i 3 ci-dessous où A et B sont deux événements, A et
7 7 7 
i i i i B leurs événements contraires :
 2 2e 12
 4 2e 12
 4e 12
 2 2e 12
B
d) On désigne par M0, M1 et M2 les images des
racines de l’équation P(z) = 0.
A 0,8
1) Déterminer les coordonnées du point G du
B
 3 
B système S   M 0 , ; M 1 , 2; M 2 , 1
0,4
0,9  2 
A
2) Calculer les distances :
B GM0; GM1 et GM2.
3) Donner l’ensemble des points M du plan affine
 PB ( A)  0,4  PB ( A)  0,24
P rapporté à un repère orthonormé tels que :
 PB ( A)  0,1  PB ( A)  0,25 3
MM 02  2MM 12  MM 22  40.
2
Partie B.- Obligatoire ( 30 pts).
2- Soit la suite numérique (Un) définie sur
Soit la fonction f définie sur ]0 ,  [ par
l’ensemble des entiers naturels ℕ par
f ( x)  x  ln( x  1)  ln x
U 0  2
Soit Cf la courbe représentative de f dans un repère 
 1
U n1  5 U n  3  0,5
n
orthonormal (O; i , j ).
1) Donner une écriture de f (x) avec un seul
symbole « ln ». 1) À l’aide d’une calculatrice, recopier et
2) Calculer les limites aux bornes de Df. compléter ce tableau des valeurs de la suite (Un)
3) a) Montrer que la droite D d’équation y = x est approchées à 10–2 près.
asymptote oblique à la courbe Cf. n 0 2 3 4
b) Étudier la position de Cf par rapport à la Un 2
droite D. 2) En observant ce tableau, énoncer une hypothèse
4) Étudier les variations de f. sur le sens de variation de la suite (Un).
5) calculer f(0,8) et f(0,9). Que peut-on en 3) a) Démontrer, par récurrence, que pour tout
déduire? 15
naturel n normal, on a : U n   5n
6) Construire Cf et D dans le repère (O; i , j ). 4
b) En déduire que, pour tout entier naturel n
7) Écrire l’équation de la tangente au point
d’abscisse x = 5. non nul, U n1  U n  0.
c) Étudier la convergence de la suite (Un).
Partie C.- Traiter deux (2) des quatre exercices.
4) Soit la suite (Vn) définie sur ℕ par
40 pts. 20 pts / exercice.
Vn  U n  10 0,5n
1- On désigne par C le corps des nombres a) Démontrer que la suite (Vn) est une suite
complexes. Soit P la fonction définie par : 1
géométrique de raison . On précisera le
P( z)  (1  i) z 3  2 z 2  (1  5i) z  10(1  i) er
5
a) Montrer que l’équation P(z) = 0 admet une 1 terme de la suite (Vn).
racine imaginaire pure z0 que l’on b) En déduire Vn et Un en fonction de n.
précisera.
b) Déterminer un polynôme du second degré
Q(z) à coefficients complexes sachant que 3- Soit E un espace vectoriel de dimension 3 sur ℝ
P( z )  ( z  z0 )  Q( z ) de base (i , j, k ). On considère les sous-espaces
c) Résoudre l’équation P(z) = 0 vectoriels F et G tels que :
 F : défini par : 2 x  3 y  z  0 a) Donner la loi de probabilité de S.
x z b) Calculer l’espérance mathématique de S et
 G : définie par :   y  interpréter le résultat.
3 2
c) Déterminer et représenter la fonction de
1) Préciser la nature de F et G.
répartition de S.
2) Montrer que F et G sont supplémentaires
dans E.
3) Définir analytiquement l’endomorphisme
f, projection vectorielle de E sur F
parallèlement à G.
4) a) En déduire l’expression analytique de
l’endomorphisme g, symétrie vectorielle
de E par rapport à G de direction F.
b) Vérifier que A x A = I, où A est la
matrice associée à g et I, la matrice unité.

4- Dans une ville comportant 12 000 ménages, une


enquête portant sur les habitudes des ménages en
matière d’écologie a donné les résultats suivants.
 8 400 ménages pratiquent le tri sélectif.
 parmi les ménages pratiquant le tri sélectif,
40% consomment des produits bio.
 Parmi les ménages pratiquant le tri sélectif,
360 consomment des produits bio.
On choisit un ménage au hasard (tous les
ménages ont la même probabilité d’être
choisi) et on note T l’événement « le ménage
pratique le tri sélectif » B l’événement « le
ménage consomme des produits bio »
1) Déterminer :
P(T); P(T  B) et P(T  B)
2) Justifier que P(B) = 0,31
3) Cette ville décide de favoriser les
ménages ayant un comportement éco-
citoyen. Pour cela, elle donne chaque
mois un chèque de $50 aux ménages
qui pratiquent le tri sélectif et un
chèque de $20 à ceux qui consomment
des produits bio (les deux montants
peuvent être cumulés). Soit S la somme
d’argent reçue par un ménage choisi au
hasard.
a) Donner les différentes valeurs que
prendre S.
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
CLÉ DE CORRECTION
PHILO C-D
MATHÉMATIQUES

1- Soit g(x) = ln (lnx)  3 3 


g existe ssi lnx > 0 => lnx > ln1 => x > 1 4 2  cos  i sin 
z  4 4 
Dg = ]1,  [
 4 4 
2 cos  i sin 
2-
1 1 1
A   x 2 2 x  U  a  (6cm 2 )  2cm 2  3 3 
3 3   3 4   3 4 
0

 z  2 2 cos    i sin  
3- –2, a, b étant des termes d’une suite géométrique   4 3   4 3 
 a  2q et b = aq ou b = –2q2. En effet a + b = –
  7   7 
84  z  2 2 cos    i sin  
 2q 2  2q  84  0  q 2  q  42  0   12   12 
 7 
Donc q = 6 ou q = –7. On retient q = 6; ainsi i  

a  12 et b  72  z  2 2e car cos  i sin   ei


 12 

2 2 7- Soit D une droite euclidienne engendrée par


4- Soit 0  U n  . Nous avons lim  0
n n n a  2i  j  3k
D’après le théorème des gendarmes lim U n  0 L’orthogonal de D est le plan vectoriel d’équation :
n
Donc on peut affirmer que (Un) est une suite 2 x  y  3z  0
convergente de limite 0. 8- L’image du vecteur (–4, 3) par f est le vecteur de
n composantes (4, –3).
 1 3 
5- Soit z  (1  i 3 ) 2  z  2  i 
2  9- La loi de probabilité de la variable aléatoire X est
  2  donnée par ce tableau.
n Xi 2 3 t
    
z  2 cos  i sin  Pi 1 1 1
  3 3 
2 3 6
  
 z  2 n  cos n  i sin n  3

 3 3 Nous avons E(X) = 0 => x p


i 1
i i 0
 
 z  2 n cos n  i 2 n sin n 1 1 1
3 3 2   3   t    0  t  12
2 3 6
 
z est réel  2 n sin n  0  sin n 0 10- Soit p( B)  p( A  B)  p( A  B)
3 3

n  k  n  3k , (k  ℕ*) 1
3 p( B)  0,48 , p B ( A)   0,25
4
  
4 2   cos  i sin 
 4  4i  4 4 Partie B.- Obligatoire ( 30 pts).
6- Soit z  
1  i 3   
2  cos  i sin  Solution
 3 3 1) Donnons une écriture de f(x) avec un seul
symbole « ln » .
f ( x)  x  ln( x  1)  ln x 
 U  U V
x Rappel :  ln   
 f ( x)  x  ln  V U V
x 1
1 1  x2  x 1
a  f ( x)  1      f ( x ) 
Car ln a  ln b  ln  x x 1 x( x  1)
b 2
2) Calculons les limites aux bornes En effet x > 0 => N = x + x + 1 > 0 et
N
 x  x D = x (x +1) > 0, donc le rapport  0 ou encore
lim f ( x)  lim
 
ln   car lim 0 et
x  1
D
0 
0  0
x 1
f ( x)  0.
lim ln x  
0  Dans ce cas f est strictement croissante sur
 x  l’intervalle ]0 ,  [.
lim f ( x)  lim  
x  ln  
0 
0  x  1 Calculons f(0,8) et f(0, 9)
 lim f ( x)   la droite x = 0 est asymptote x  0,8  f (0, 8)  0,01
x  0,9  f (0, 9)  0,26

0
verticale à Cf . Voyant que f(0, 8) . f(0, 9) < 0 => l’équation
f(x) = 0 a une solution et une seule dans l’intervalle
 x 
b) lim f ( x)  lim  x  ln   car [0, 8; 0, 9]; c’est-à-dire il existe un réel
 
 x  1  [0, 8; 0,9] tel que f(x) = 0
x x x
lim ln  lim ln  lim ln  ln 1  0 Dressons le tableau de variation de f
 x  1  x  x 1
lim f ( x)   x 0 0,8 0,9 5 

Montrons que la droite D d’équation y = x est f (x)    
asymptote oblique à la courbe Cf. 
4,82
La droite D est asymptote oblique à Cf si
f (x)
lim [ f ( x)  y]  0 0,26
x
 0,01
 x 
lim [ f ( x)  y]  lim ln
x x
 x  1 
 x
lim [ f ( x)  y]  lim ln   ln 1  0 5
x x
 x
4
Donc D est asymptote oblique à Cf en  
3
b) Étudions la position de la courbe Cf par rapport à
2
la droite D.
Nous avons x > 0 et x + 1 > 0 : 1
x x
en ayant x < x + 1   1  ln  0, donc
x 1 x 1 4 3 2 1 1 2 3 4 5
on obtient f(x) – y < 0; cela traduit que la droite est
au-dessus de la courbe Cf.
3) Étudions les variations de f.
x D
Soit f ( x)  x  ln
x 1 Cf
Exercice 1 Les solutions de l’équation P(z) = 0 sont
z0 = 2i ou z1 = –2 + i ou z2 = 1 – 2i
a) Montrons que l’équation P(z) = 0 admet une b) Déterminons les coordonnées du barycentre G
racine imaginaire z0 = Bi  3 
 (1  i)( Bi )3  2( Bi ) 2  (1  5i) Bi  10(1  i)  0 du système S   M 0 , ; ( M 1 , 2); ( M 2 , 1)
 2 
 B 3i  B 3  2B 2  Bi  5B  10  10i  0 Nous avons :
( B 3  2B 2  5B  10)  ( B 3  B  10)i  0 M0 image de z0 = 2i => M0 (0, 2)
Par identification M1 image de z1 = –2 + i => M1(–2, 1)
 M2 image de z2 = 1 – 2i => M2(1, –2)
B  2 B  5B  10  0 (1)
3 2



  B  B  10  0
3
(2)  3
En essayant on trouve B = 2 dans (1). D’après la  xM 0  xM 1  xM 2 2  0  2(2)  1(1)
méthode de Horner l’équation (1) s’écrit :  xG  
    3
 2 1
( B  2)( B 2  5)  0  B  2  2

ou B   5 ou B  5 En portant ces trois valeurs  3
(2)  2(1)  1(2)
dans (2); on retient que B = 2. Donc la racine y   yM   yM   yM 2
 G
0 1 2

imaginaire est z0 = 2i.    3
 2 1

b) Déterminons un polynôme du second degré  2
Q(z) à coefficients complexes.
Dressons le tableau de Horner.
 3 2
1+ i 2  1 5i 10 + 10i  xG   9   3
z0 = 2i 2i – 2 4  10i  10 
 2  2 2
1+i 2i  5  5i 0   G  , 
Factorisons P(z) y  3  2  3 3
P( z)  ( z  2i)[(1  i) z 2  2iz  5  5i]  G
9 3

 2
Donc le polynôme du second degré Q(z) à
coefficients complexes est : 2) Calculons les distances mentionnées
Q( z )  (1  i) z 2  2iz  5  5i
2 2
 2  2
GM 0  ( x0  xG ) 2  ( y0  yG ) 2   0     2  
a) Résolvons dans ℂ l’équation P(z) = 0  3  3
P( z)  0  ( z  2i)[(1  i) z 2  2iz  5  5i]  0 2 5
 GM 0 
 z  2i  0 ou (1  i) z  2iz  5  5i  0
2
3
Considérons l’équation 2 2
 2  2
(1  i) z 2  2iz  5  5i  0 GM 1  ( x1  xG )  ( y1  yG )    2    1  
2 2

 3  3
a  1 i b  2i c  5  5i
Calculons   GM 1 
17
  b2  ac  (i) 2  (1  i)(5  5i)    9 3
   3.
Calculons z1 et z2.
 b     b   
z1  ou z 2 
a a
i 3
 z1  ou z = 1 – 2i
1 i
2 2 Exercice 2
 2  2
GM 2  ( x2  xG )  ( y 2  yG )  1      2  
2 2

 3  3 Thème abordé : Suites réelles


89
 GM 2  Solution
3
1) a) Recopions et compléter le tableau proposé
Déterminons l’ensemble des points M tels que :
n 0 1 2 3 4
3
MM 02  2MM 12  MM 22  40 Un 2 3,4 2,18 1,19 0,61
2
Nous avons : 2) d’après le tableau précédent, on peut
MM 0  MG  GM 0  MM 02  MG 2  2GM 0  GM 02 conjecturer que la suite (Un) est décroissante à
3 3 3 partir du rang 1.
 MM 02  MG 2  3MG  GM 0  GM 02 3) Démontrons, par récurrence, que pour tout
2 2 2
15
MM 1  MG  GM 1  naturel n non nul, on a : U n   0,5n
4
MM 12  MG 2  2MG  GM 1  GM12 15
Soit P(n) la position U n   0,5n
 2MM12  2MG 2  4MG  GM 1  2GM12 4
a) Initialisation
MM 2  MG  GM 2  Pour n = 1; on a U1 = 3, 4 et
MM 22  MG 2  2MG  GM 2  GM 22 15
 0,5  1,875; donc P(1) est vraie.
4
MM 22  MG 2  2MG  GM 2  GM 22
b) Hérédité
3 Supposons que, pour un certain entier
MM 02  2MM 12  MM 22
2 naturel k non nul, la proposition P(n) est
9 3 15
 MG 2  GM 02  2GM 12  GM 22 vraie, c’est-à-dire P(n) : U n   0,5n
2 2 4
c) Démontrons que la proposition P(n)
On a 3MG  GM 0  4MG  GM 1  2MG  GM 2 entraine la proposition P(n + 1); c’est-à-dire
15
3  que U n1   0,5n1
 2MG GM 0  2GM 1  GM 2  0. 4
2 
Étudions la convergence de la suite (Un).
Finalement :
15
3 9 Pour tout n  ℕ*; on a : U n   0,5n  0
MM 02  2MM 12  MM 22  MG 2  17 4
2 2 Cela veut dire que la suite est minorée.
Donc nous obtenons
La suite (Un) étant décroissante et minorée,
9 46 46 donc elle est convergente.
MG 2  17  40  MG 2   MG 
2 9 3
L’ensemble des points M est un cercle de centre G
46 4) a) Démontrons que la suite (Vn) est une suite
et de rayon R  . géométrique.
3 (Vn) est une suite géométrique s’il existe un réel
V
q tel que Vn1  qVn ou q  n1 (1)
Vn
Vn  U n  10  0,5n  Vn1  U n1  10  0,5n1
1 1
 Vn1  U n  3  0,5n  10  0,5n1 U n1  U n  3  0,5n
5 5
1 1
Vn1  U n  2  0,5n  U n1  U n  U n  3  0,5n  U n
5 5
Portons Vn et Vn + 1 dans (1) 4
 U n1  U n  3  0,5n  U n
1 U n  10  0,5n 5
U n  2  0,5 n

q 5 q 5 4  15 
U n  10  0,5 n
U n  10,05n U n1  U n    0,5n  U n 
5 4 
1 15
q  U n1  U n  0 car U n   0,5n
5 4
Donc (Vn) est une suite géométrique de raison
1 Exercice 3
q
5
Son premier terme vaut V0  U 0  10 0,50 Méthode
1- l’équation d’un plan vectoriel s’écrit sous la
V0  2  10  V0  8
forme ax  by  cz  0, où a  0 ou b  0 ou
b) (Vn) étant une suite géométrique, donc
n
c0
1  On écrit l’équation d’une droite vectorielle
Vn  V0  q  Vn  8 
n

5 x y z
n
sous forme d’égalités   , où (m, n, p)
1 m n p
Comme Vn  U n  10  0,5  U n  8   10  0,5n
n
représente les composantes du vecteur base.
5
2- La dimension de E est 3.
15
D’après l’hérédité : U n   0,5n  On montre que G n’inclut pas dans F, puis on
4 conclut que F et G sont supplémentaires
1 dans E.
Multiplions par
5 3- On choisit un vecteur quelconque non nul u de
1 3
U n   0,5n ajoutons 3 0,5n à chaque membre E et on calcule son image u  f (u ).
5 4
1 3  Le couple (u, u ) vérifie :
U n  3  0,5n   0,5n  3  0,5n
5 4 u   F
15  , puis on en déduit la définition
U n1   0,5n u  u   G
4
analytique de f.
En effet : 0,5n  0,5n1 on en déduit que :
15
U n1   0,5n1 et la proposition P(n) est Solution
4
héréditaire. F : sous-espace vectoriel défini par :
Conclusion : La proposition P(n) est initialisée et 2x  3 y  z  0
héréditaire, elle est donc vraie pour tout n  ℕ*. G : sous-espace vectoriel défini par :
b) Déduisons que : U n1  U n  0 ( n  ℕ*) x z
 y 
15 3 2
Soit U n1   0,5n1 1- Nature de F et G
4
 F est un plan vectoriel
 G est une droite vectorielle engendrée par un b) On écrit la matrice A associée à la symétrie g. On
vecteur de composantes (3, –1, –2) calcule le produit A x A, puis on vérifie que
2- Montrer que F et G sont supplémentaires A x A = I, matrice unité.
dans E.
 Les composantes du vecteur a de G ne Solution
vérifient pas l’équation de F, donc G  F . 4- a) En déduire l’expression analytique de
On conclut que F et G sont supplémentaires l’endomorphisme g, symétrie vectorielle de E par
dans E. rapport à G de direction F.
3- Définir analytiquement l’endomorphisme f, f : projection vectorielle de E sur F // G
projection vectorielle de E sur F //G. g : symétrie vectorielle de E par rapport à
 Pour tout vecteur u ( x, y, z ) de E d’image G // F
La relation est :
u( x, y, z )  f (u), on a : Symétrie = Identité – 2 (projection) c’est-à-dire :
u   F et u  u  G g  Id  2 f et u  E,
 u  F  2 x  3 y  z   0 (1) g (u)  Id (u)  2 f (u)  u  2 f (u)
 u  u  G   t ℝ tel que u  u  t a c’est-  x  x  9 y  3z 
  2 
 x    3   x  x  3t   y     2x  4 y  z 
      z  7  4x  6 y  9z 
à-dire  y  y    t   1    y   y  y (2)    
 z  z    2   z   z  2t
      5 x  18 y  6 z 
1 
 Cherchent t en remplaçant x´, y´ et z´ dans (1). g (u )    2 x  4 y  z ,
On a : 7 
  8 x  12 y  11z 
 2( x  3t )  3( y  t )  z  2t  0 telle est l’expression analytique de g, symétrie
1
2 x  3 y  z  7t  t  (2 x  3 y  z ) vectorielle de E par rapport à G de direction F.
 7 4-b) Vérifier que A x A = I, où A est la
 Remplacer t dans (2) matrice associée à g.
  3   1  5 18 6   5  18 6 
 x  x  7 (2 x  3 y  z )  x  7 ( x  9 y  3z ) 1  1 
  A    4 1  2     4 1  2 
 1  1 7  7   8 12  11
  y   y  (2 x  3 y  z )   y   (2 x  4 y  z )   8 12  11  
 7  7
   25  72  48  90  18  72 30  36  66 
2 1  
 z   z  7 (2 x  3 y  z )  z   7 (4 x  6 y  9 z )  49 49 49 
   20  4  16 72  1  24  24  2  22 
A A  
Telle est la définition analytique de f, projection  
49 49 49
vectorielle de E sur F // G.   40  48  88 144  12  132  48  24  121 
 
4- a) On écrit la relation entre une projection et  49 49 49 
une symétrie vectorielles de directions 1 0 0
 
différentes : A A   0 1 0  I.
Symétrie = Identité – 2 (projection). 0 0 1
On en déduit l’expression analytique de la  
symétrie vectorielle g.
Exercice 4 b) Donnons d’abord la loi de probabilité de la
Représentons cette situation par un arbre pondéré variable aléatoire S.
B(3 360) si 0 20 50 70
P(S = si) 0,27 0,03 0,42 0,28
T (8 400) c) Calculons l’espérance mathématique de la
B(5 040) variable aléatoire S.
V (12 000) 4

B(360) E ( S )   si Pi  s1 P1  s2 P2  s3 P3  s4 P4
T (3 600) i 1
E ( S )  0  0,27  20  0,03  50  0,42  70  0,28
B(3 240)
E ( S )  41,2
Soit T l’événement le ménage pratique le tri Définissons une fonction F où pour tout réel s; on
sélectif. a : F(s) = P(S  s)
cardT 8400
P(T )    P(T )  0,7 Pour s < 0 : on a
card 12000 F (s)  P(S  s)  F (s)  P( )  0
Soit T  B l’événement « le ménage ne pratique Pour 0  s  20
pas le tri sélectif, mais consomme des produits on a
bio » F (s)  P(S  s)  F (s)  P(S  0)  F (s)  0,27
3600 360 Pour 20  s  50 :
P(T  B)  P(T )  PT ( B)  
12000 3600 on a
 P(T  B)  0,03 F (s)  P(S  s)  F (s)  P(s  0)  P(S  20) .
Soit T  B l’événement « le ménage pratique le F (s)  0,27  0,03  F (s)  0,30
tri sélectif et consomme des produits bio » Pour 50  s  70 : on a
F (s)  P(S  s)  F (s)  P(s  0)  P(s  20)  P(s  50)
P(T  B)  P(T )  PT ( B)  0,7 
3600
 0,28 F (s)  0,27  0,03  0,42  F (s)  0,72
8400 Pour s  70 : on a F (s)  P(S  s)
 P(T  B)  0,28
 F (s)  P(S  0)  P(S  20)  P(S  50)  P(S  70)
Prouvons que P(B) = 0,31. F (s)  0,27  0,03  0,42  0,28  F (s)  1
Nous avons parmi les ménages qui pratiquent le
tri collectif, 3 360 qui consomment des produits Graphe de la fonction de répartition F.
bio, ensuite parmi les ménages ne pratiquant pas
le tri, 360 consomment des produits bio.
On a CardB = 3 360 + 360 = 3 700 1
CardB
 P( B) 
Card 0,8
Donc P(B) = 0,31.
3) a) Toute observation de l’arbre permet de 0,6
comprendre qu’un ménage peut recevoir
$ 0 (pas de tri et pas de consommation bio) 0,4
$ 20 (Pas de tri, mais consommant des produits
bio) 0,2
$ 70 (pratiquant le tri et consommant des
produits bio)
Donc l’ensemble des valeurs prises par S est 0 20 50 70
{0, 20, 50, 70}
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
TEXTE MODELE
PHILO A
MATHÉMATIQUES

Consignes : 1 . L’usage de la calculatrice programmable est interdit 2. Le téléphone est interdit dans les salles 3. Le silence est obligatoire.
4. L’épreuve comporte deux parties. Durée de l’épreuve : 4 heures
5. Le candidat est invité à faire figurer sur la copie toute trace de recherche, même incomplète ou non fructueuse, qu’il aura développée.
La qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.

Partie A.- Recopier sur la feuille de mise au net la  E( X )  0  aucune des réponses
question accompagnée de la réponse jugée correcte.
7- Soit g la fonction définie sur ]2,  [ par
(30 pts : 3 pts / question).
g ( x)  ln(3x  6). Pour tout x ]2,  [:
1- Soit la fonction f définie par f ( x)  ln(1  x 2 ). On 1 3
 g ( x)   g ( x) 
note Cf la courbe représentative de f dans un 3x  6 ln(3x  6)
repère orthonormé. 1
 g ( x)   aucune des réponses
Le point A d’abscisse 1 a pour ordonnée : x2
2 8- On considère la suite numérique (Un) définie
1 1
 ln  ln 1  ln  ln 3  2 ln 2 pour n  0 par U n1  5U n . On peut conclure
2 4
que la suite (Un) est :
 Aucune des réponses
 arithmétique  géométrique
2- La somme des 10 premiers termes d’une suite  arithmético-géométrique
géométrique de premier terme V0 = 2 et de raison
 aucunes des réponses
3 équivaut à
 1 310  310  1 310 9- A et B étant deux événements indépendants
 aucune des réponses associés à une expérience aléatoire tels que
1
3- A et B sont deux événements indépendants et on P( A)  0 et P( B) 
2
sait que p(A) = 0,5 et p(B) = 0,2.
 P( A  B)  P( A)  P( B)
La probabilité de l’événement A B est égale à :
 P( A  B)  P( A)  P( B)
 0,1  0,7  0,6
1
 aucune des réponses  PA ( B)   aucune des réponses
2
4- Dans ℝ, l’équation e x  5  0 admet pour 10- x est un réel strictement positif. La limite de
solution : x  1 ln x en 0+ est :
 e5  ln 5  5e  aucune des réponses  1  
5- On considère la suite géométrique (Un) de raison    aucune des réponses
positive q (q > 0) telle que U0 = 256 et U8 = 1, la
raison q de cette suite est Partie B.- Obligatoire ( 70 pts).
1 3 1
 2  
2 2 2 1- On considère la fonction f définie sur ]0 ,  [
6- Voici la loi de probabilité d’une variable ex
aléatoire X. par f ( x)  2
x
xi –10 0 10 1) Calculer f (x) et étudier son signe.
Pi 0,2 0,3 0,5
 E( X )  3  E ( X )  3
2) Donner le tableau de variations de f pour
1 
x   , 3.
4 
3) Écrire l’équation de la tangente au point
d’abscisse x0 = 2.
4) Tracer la courbe C représentative de f pour
1 
x   , 3 dans un repère orthonormé d’unité
4 
2 cm. (30 pts)

2- Une urne contient 10 boules : cinq vertes, trois


rouges et deux noires. Un joueur tire
successivement, avec remise, deux boules de
l’urne. S’il obtient deux boules vertes, il gagne 4
gourdes. Sinon, il perd 2 gourdes pour deux
boules rouges, 5 gourdes pour deux boules
noires et 1 gourde pour deux boules de couleurs
différentes.
On note G la variable aléatoire qui indique le
gain algébrique du joueur.
1) Définir la loi de probabilité de G.
2) Calculer l’espérance et l’écart-type de G. Ce
jeu est-il équitable?
3) Définir la fonction de répartition de G.
(20 pts)

3- Soit (Un) et (Vn) les suites définies, pour toute


1
entier naturel n, par : U0 = 9, U n1  U n  3 et
2
Vn  U n  6.
1) a) Montrer que (Vn) est une suite
géométrique à termes positifs.
b) Calculer la somme S n  V0  ...  Vn
en fonction de n et en déduire la
somme S n  U 0  ...  U n .
2) On définit la suite (Wn) par Wn = lnVn pour
tout entier n.
Montrer que (Wn) est une suite arithmétique.
Calculer S n  W0  ...  Wn en fonction de n.
3) Calculer Pn  V0 V1  ... Vn en fonction de n.
(20 pts)
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
CLÉ DE CORRECTION
PHILO A
MATHÉMATIQUES

1- Le point A d’abscisse 1 a pour ordonnée : Commentaires


2 1) f ( x)  0 pour x ]0, 1[
ln 3  2 ln 2
2) f ( x)  0 pour x ]1,  [
2- La somme des 10 premiers termes d’une suite 3) f ( x)  0 pour x = 1
géométrique de premier terme V0 = 2 et de raison 3
équivaut à  1  310 Donnons le tableau de variations de f pour
3- La probabilité de l’événement A B est égale à 0,7 1 
x   , 3
4 
4- Dans ℝ, l’équation e x  5  0 admet pour
solution ln 5 ex
Soit f ( x)  2
1 x
5- La raison q de cette suite est 1

1 e
1
2 4
 f   2  4e 4  2  3,14
6- E( X )  3 4 1
4
1
g ( x) 
1
7- e
x2 f (1)   2  e  2  0,72
1
8- On peut conclure que la suite (Un) est géométrique.
e3
1 f (3)   2  4,70
9- PA ( B)  3
2 1
10- La limite de x  1 ln x en 0+ est   x 1
4 3
f (x)  0 
Partie B.- Obligatoire ( 70 pts). 1
4e  2 e3
2
4
f
Exercice 1 3
1) a) Calculons la dérivée première e 2
ex (e x ) x  ( x)e x
f ( x)   2  f ( x)  0 Écrivons l’équation de la tangente au point x0 = 2.
x x2 y  f ( x0 )( x  x0 )  f ( x0 ) (1)
(e x ) x  1  e x Cherchons f (2) et f(2)
 f ( x) 
x2
( x  1)e x (2  1)e 2 1 2
( x  1)e x f ( x)   f ( 2)   e  1,85
Donc f ( x)  x2 22 4
x2 x 2
e e
b) Étudions le signe de la dérivée f ( x)   2  f (2)   2  1,7
Pour tout x ]0,  [ on a ex > 0 et x2 > 0; x 2
donc f (x) est du signe de x – 1. Revenons dans (1)
y  1,85( x  2)  1,7  y  1,85x  3,70  1,7
x 0 1  Donc y = 1,85x – 2

x 1  0 
Traçons la courbe (C ) représentative de f pour Solution
1 
x   , 3 1) Loi de Probabilité de G :
4  Urne : 10 boules. 5 v, 3r, 2 noires
4 1ère boule 10 choix. 2ème boule 10 choix
C’est l’ensemble des couples (gi, pi) avec
3 pi  p(G  g i )
 Une issue est un couple de boules donc,
2 l’univers Ω contient 10 x 10 = 100 issues,
cardΩ = 100.
 Les boules sont tirées soient
1 équiprobables.

 G prend les valeurs :
4, –2, –5, et –1
2 1 1 2 3 4 2v 2R 2N 2 boules couleurs différentes
 p(G = 4) correspond à la probabilité de
l’événement V : « 2 boules vertes »
Donc V contient 5 x 5 = 52 = 25 issues
favorables. Card V = 25
25
D’où p(G  4)   0,25
100
Exercice 2 32
 De même, p(G  2)   0,09 et
Méthode 100
22
1- On définit l’univers Ω associé à ce modèle p(G  5)   0,04
100
de tirage. Les choix à chaque tirage sont trop
Les issues favorables à l’événement « deux
nombreux pour que l’on dessine un arbre.
boules de couleurs différentes » sont-elles qui
On utilise alors le système des cases.
n’ont pas encore été comptabilisées.
 On vérifie l’équiprobabilité des
100  (52  32  2 2 )
événements élémentaires. D’où p(G  1)   0,62
 On détermine les valeurs prises par G. 100
 On dénombre les issues qui réalisent D’où la loi de probabilité de G :
l’événement « G = 4 » Ga . n´gi –5 –2 –1 4
 On calcule p(G = =4) pi  p(G  g i ) 0,04 0,09 0,62 0,25
 On détermine de même les probabilités
des autres événements. 2) Espérance de G
 On définit la loi de probabilité de G. 4

2- On calcule l’espérance et l’écart-type E (G )   g i pi  5(0,04)  (2)(0,09) 


i 1
k k
E (G)   g i pi ; V (G)   g pi  E (G) (1)(0,62)  4(0,65)
2 2
i
i 1 i 1
E(G) = 0, le jeu est équitable
3- On définit la fonction de répartition ℝ→ [0; 1]

F : g  F ( g )  p(G  g ) Variance de G
4 On exprime le terme général de la suite (Un) en
Var (G)   g i2 pi  5,95 fonction de celui de la suite (Vn), puis on déduit la
i 1
somme des (n + 1) premiers termes de la suite
D’où  (G)  Var (G)  2,45 gourdes récurrente (Un).

3) Fonction de répartition de G : 2- On utilise la définition de la suite arithmétique.


F (G)  p(G  g ) On utilise les propriétés du logarithme, puis on
en déduit la raison r.
   g  5, F (G )  0
Solution
 5  g  2, F (G )  p(G  5)  0,04
 2  g  1, F (G )  0,04  p(G  2)  0,04  0,09  0,13 1
(Un) : U0 = 9, U n1  U n  3 et
 1  g  4, F (G )  0,13  p(G  1)  0,13  0,62  0,75 2
 4  g  , F (G )  0,75  p(G  4)  0,75  0,25  1 (Vn ) : Vn  U n  6, n  ℕ
La fonction de répartition F est résumée par le
1) a) Montrer que (Vn) est une suite géométrique à
tableau suivant :
termes positifs.
g   –5 –2 –1 4  (Vn) suite géométrique ssi q  ℝ* tel
F(G) 0 0,04 0,13 0,75 1 que n  ℕ, Vn1  qVn
1 1
 Vn1  U n1  6  U n  3  6  U n  3
Modèle de tirage; Avec remise 2 2
1 1
 Pour dénombrer les issues possibles : Vn1  (U n  6)  Vn
2 2
dessiner un arbre ou utiliser le système par 1
cases. On en déduit que q  .
 Thèmes : variable aléatoire, Espérance – 2
Variance – Écart-type  Exprimons Vn en fonction de n.
n
1
Vn  V0 q  Vn  15  ,
n
Loi de probabilité Fonction de répartition 2
(car V0  U 0  6  15 )
V0 > 0 et q > 0
Exercice 3
n  ℕ, Vn > 0
Méthode Donc, la suite (Vn) est une suite géométrique de
1
1- a) On utilise la définition de la suite géométrique, premier V0 = 15 > 0 et de raison q   0
2
on exprime Vn + 1 en fonction de Vn, puis on en
déduit la raison q. Les termes de la suite (Vn) sont tous positifs.

On calcule le 1er terme V0. On remarque V0 et b) Expression de la somme S n  V0  ...  Vn


q sont tous deux positifs, donc, pour tout entier   1  n1 
naturel n , Vn > 0. 151    
S n 

V0 1  (q) n1   
  2  
b) On écrit la formule donnant la somme des 1 q 1
1
(n + 1) premiers termes d’une suite géométrique, 2
puis on effectue.
  1 n 1  1
n

 301       30  15 
  2  2  2  Expression de S n  W0  ...  Wn en fonction de n
15 (W  Wn )(n  1) (2 ln 15  n ln 2)(n  1)
S n  30  ... S n  0 
2n 2 2
3) Calculer Pn  V0 V1  ... Vn en fonction de n
 Expression de Sn = U0 + …+Un
 Pn  V0 V0 q V0 q 2  ...V0 q n
On a : Vn  U n  6  U n  Vn  6
n ( n 1)
n n n 1 1 2... n n 1
V q V q
U  V   6  S   6(n  1)
2
0 0
i i n
i 0 i 0 n ( n 1)
1 2
15
 30  n  6n  6 Pn  15 n1   
2 2
n
15

i 0
U i  24  6n  n  S n  .....
2
2) (Wn) est tel que : Wn = lnVn, n  ℕ
Montrer que (Wn) est une suite arithmétique
(Wn) suite arithmétique ssi  r  ℝ tel que
n  ℕ : Wn1  Wn  r
 On écrit la formule donnant la somme des
(n + 1) premiers termes d’une suite
arithmétique et, on effectue.
On exprime V1, V2, …, Vn en fonction du premier
terme V0 et de la raison q. On groupe et, on déduit
l’expression de Pn en fonction de n.

Wn1  ln(Vn1 )

La différence : Wn1  Wn  ln(Vn1 )  ln(Vn )


V  1
Wn1  Wn  ln  n1   ln( q)  ln     ln 2
 Vn  2
(Wn) est une suite arithmétique de raison r   ln 2
et de premier terme W0  ln V0  ln 15.
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
CLÉ DE CORRECTION
FIN D’ÉTUDES SECONDAIRES
MATHÉMATIQUES
Consignes : 1. L’usage de la calculatrice programmable est interdit 2. Le téléphone est interdit dans les salles 3. Le silence est obligatoire.
4. L’épreuve comporte deux parties. Durée de l’épreuve : 4 heures
5. Le candidat est invité à faire figurer sur la copie toute trace de recherche, même incomplète ou non fructueuse, qu’il aura développée.
La qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.

Partie A.- Obligatoire (40 pts: 8 pts / question)


Partie B.- (20 pts / problème)
Recopier sur la feuille de mise au net la question Traiter trois (3) des cinq (5) problèmes.
accompagnée de la réponse jugée correcte en la
justifiant. 1- A. f est la fonction définie sur ]0;  [ par :
1  ln x
f ( x) 
1- L’inéquation ln(2  x)  ln(2  x)  ln x  ln(3) : x
 est définie sur ]  2; 2[ a) Calculer la dérivée de f et étudier le signe de
 n’a pas de solution cette dérivée.
 a pour ensemble de solutions ]0; 1] Dresser le tableau de variation de f sur ]0; 5]
 aucune des réponses b) Résoudre l’équation f(x) = 0
 c) En déduire le signe de f(x) sur ]0; 5]
2i
2- On considère le nombre complexe j tel que j  e 3
.
2007
B. Un entreprise qui fabrique des ustensiles de
La forme algébrique de j est : cuisine sait qu’elle peut en produire jusqu’à 5 000
1  i i  1 par jour et que son bénéfice exprimé en milliers par :
3- L’espace est muni d’un repère orthonormal direct 1  ln q
B(q)  10  , où q est le nombre d’unités
(O; i , j, k ). Soit les points A(4, 6,  1), B(1, 2, 2) q
et C (1, 4, 3). produites en milliers.
L’aire du triangle ABC est : a) Déterminer le nombre minimal d’unités à
15 45 produire pour que l’entreprise atteigne le seuil
15   30 
2 2 de rentabilité.
4- Un véhicule coûte 15 000 € en 2009. Il se déprécie de b) Déterminer le nombre d’unités à produire pour
10% par an (c’est-à-dire son prix de revente baisse de que l’entreprise obtienne un bénéfice
10% par an). Sa valeur à la vente au bout de 5 ans sera maximum, ainsi que la valeur de ce bénéfice
de : en dollars
 7 500€  5 000€
 8 857,35€  aucune des réponses 2- Le secteur de production d’une entreprise est
5- Un capital de 5000 gourdes est placé au taux annuel composé de trois catégories de personnel : les
de 3,5% à intérêts composés. On note C0 le capital ingénieurs (I), les techniciens de production (T)
initial et Cn celui disponible au bout de n années. Le et les agents de maintenance (M).
terme Cn en fonction de n est égal à : Il y a 8% d’ingénieurs et 82% de techniciens de
 Cn = 5000 + 1,035n  Cn = 5000 (1,035)n production. Les femmes (F) représentent 50%
 Cn = 5000 n
 aucune des réponses des ingénieurs, 25% des agents de maintenance
et 60% des techniciens de production.
On interroge au hasard un membre du
personnel de cette entreprise.
a) Construire un arbre pondéré qui représente cette
expérience.
b) Quelle est la probabilité que la personne
interrogée soit un homme?
c) Si la personne est une femme, quelle est, à
10–2 près, la probabilité qu’elle soit ingénieur?

3- Soit (E) l’équation différentielle y  2 y  5 y  0


a) Résoudre (E) sur ℝ.
b) Trouver la solution de (E) vérifiant y(0) = 1
et y(0)  3
c) Démontrer que, pour tout réel x,
 
y( x)  e x  2 cos 2 x  
 4
4- n est un entier naturel non nul. On pose
a  n(n 2  5)
a) Démontrer que, pour tout entier naturel n
non nul, a est divisible par 3.
b) Déterminer les entiers n pour lesquels a est
divisible par 7.

5- On considère la série double statistique suivante :


xi 2 3 5 1 4
yi 4 9 11 3 8
a) Représenter le nuage de points associés à la
série statistique double (xi, yi) dans un
repère orthogonal adapté aux données.
b) Déterminer le point moyen de ce nuage de
points.
c) Calculer :
1) la covariance de y et x.
2) la variance de x.
d) Déterminer une équation de la droite de
régression de y en x
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
CLÉ DE CORRECTION
FIN D’ÉTUDES SECONDAIRES
MATHÉMATIQUES

1
( x)  1(1  ln x)
1- L’inéquation ln(2  x)  ln(2  x)  ln x  ln(3) x 1  1  ln
a f ( x)  2

pour ensemble de solutions ]0, 1]. ( x) x2

 ln x
f ( x) 
2i
2- Soit j  e 3
; la forme algébrique de j 2007 est 1.
x2
3- L’aire du triangle ABC est 7,5 U.A  Signe de la dérivée
Dénominateur : x2 > 0
4- Sa valeur à la vente au bout de 5 ans sera de 7 500€ Num = 0 <=> – lnx = 0 => x = 1
Tableau de la dérivée.
5- Le terme Cn en fonction de n est égal à Cn = C0(1 + I)n x 0 1 +
ou Cn = 5000 (1,035)n  ln x + 0 –
Partie B.- (20 pts / problème) x2 + +
f (x) + 0 –
Traiter trois (3) des cinq (5) problèmes.
0  x  1,f ( x)  0
A- Méthode
1  x  , f ( x)  0
1- On utilise la dérivée de la fonction x 
U
,  Tableau de variation de f sur ]0, 5].
V lim

f ( x)  , x  0 est (AV) à Cf.
la dérivée de la fonction x  ln x 0

1  ln 5
 On étudie le signe de la dérivée qui lim f ( x)   0,52
est celui de – lnx sur ]0,  [ . 5
5

 X = 1 => f(x) = 1, la courbe (C) de f admet


 On dresse le tableau de variation sur
au point d’abscisse 1 un maximum égal à 1.
]0, 5].
D’où le tableau de variation sur ]0; 5]
 On résoud l’équation f(x) = 0 c’est-à- x 0 1 5
dire le signe de f(x) sur l’intervalle 
f (x) + 0 –
considéré.
f (x) 1
Solution
 0,52
2) Résoudre l’équation f(x) = 0
A- f définie sur ]0,  [ par :
f ( x)  0  1  ln x  0
1  ln x
f ( x)  1  1
x  x  e 1  , S  e 1  
e  e
1) Dérivée de f.
3) Signe de f(x) sur ]0; 5]
U U V  V U
f ( x)   f ( x)  1
V V2 x 0 1
e 5
1
U  1  ln x  U   f (x)   0 
x 1
V  x V  1 f (x)
0

0,52
1 Exercice 2
 f ( x)  0, qd 0  x 
e
Méthode
1
 f ( x)  0, qd  x  5.
e 1- On traduit l’énoncé en repérant les
B- Méthode probabilités conditionnelles.
 On utilise la répartition du personnel :
1) L’entreprise atteint le seuil de rentabilité
p(I) + p(M) + p(T) = 1
pour q = 5 000.
 On utilise la loi des nœuds.
2) On calcule la dérivée du bénéfice pour  Lors de la réalisation de l’arbre, les probabilités
obtenir le nombre d’unités et le bénéfice sur les branches du deuxième niveau sont des
maximum s’en déduit. probabilités conditionnelles. Pour démarrer
l’arbre, deux choix sont à priori possibles : la
Solution catégorie ou le sexe or, on connaît la
probabilité de chaque catégorie, donc on
1  ln q démarre par I, M et T.
B(q)  10  , q nombre d’unités produites
q
en milliers. 2- On repère tous les chemins qui mènent à la
réalisation de cet événement.
1) Nombre minimal d’unités à produire
Pour cela l’entreprise atteigne le seuil de 3- On utilise la définition de la probabilité
rentabilité, elle doit produire au minimum conditionnelle d’un événement.
5 000 unités.  On applique la loi des chemins.

2) Nombre d’unités à produire pour obtenir Solution


un bénéfice maximum.
 10 ln q 1) Construisons un arbre pondéré
B(q)  On note H l’événement « la personne est un
q2 homme ». D’après l’énoncée.
B(q)  0  10 ln q  0  p(I) = 0,08 et p(T) = 0,82, donc
 q 1 p(M )  1  p( I )  p(T )  0,1.
B(1)  10  pI ( F )  0,5 pM ( F )  0,25 et
Pour obtenir un bénéfice maximum, pT ( F )  0,6; donc
l’entreprise doit produire 1000 unités. Le pI ( H )  0,5, pM ( H )  0,75 et
bénéfice correspondant est de 10 000 dollars. pT ( H )  0,4
B(q)
D’où l’arbre pondéré représentant
l’expérience :

10 0,5 F
I H
0,5
q 0,08 F
0,25
0,1 M H
0,75
0 0,82 0,6
q T F
0,4 H
On divise : y( x)  ex ( cos 2 x   sin 2 x) par
2) Probabilité que la personne interrogée soit
un homme. 2   2 . On en déduira la forme demandée.
On calcule p(H).
Trois chemins – I – H, – M – H, – T – H mènent Solution
à H, donc p(H) est la somme des probabilités y  2 y  5 y  0 ( E)
des événements associés à ces chemins.
p( H )  p( I  H )  p(M  H )  p(T  H ) a) Résoudre (E) sur ℝ
 p( I )  p I ( H )  p( M )  pM ( H )  p(T )  pT ( H ) Cherchons l’équation caractéristique :
r  2r  5  0
2
 0,08  0,5  0,1 0,75  0,82  0,4
Calcul du discriminant :   4  20  16  0
Donc, p(H) = 0,443
Une racine carrée de ∆ est 4i.
p( I  F ) Les solutions de l’équation caractéristique
3) Il s’agit de calculer p F ( I ) 
p( F ) sont : r1  1  2i et r2  1  2i (2 racines
Or, F  H ; d’où p(F) = 1 – p(H) complexes conjuguées)
p(F) = 0,557  Les solutions de (E) sont les fonctions
De plus, p( I  F )  0,08  0,5  0,04 de la forme :
0,04 y : x  ex ( cos x   sin x)
Donc, p I ( I )   0,072
0,557 Pour   1 et   2, on a :
y( x)  e x ( cos 2 x   sin 2 x)
Thèmes : Probabilités conditionnelles
b) Solution de (E) vérifiant y(0) = 1 et
 Loi des nœuds y(0)  3
 Formule des probabilités totales Il s’agit de trouver  et .
 Loi des chemins.  y(0)  1  1  e 0 ( cos 0   sin 0)
  1
Exercice 3  Décrivons y(x)
Méthode y( x)  e x (  2 ) cos 2 x  (  2 ) sin 2 x
y(0)  3  3    2 ,   1
a) On cherche l’équation caractéristique de (E) et  La solution particulière vérifiant les
on calcule son discriminant. conditions est :
 ∆ < 0, les solutions de (E) sont les
y( x)  e x (cos 2 x  sin 2 x)
fonctions
y : x  ex ( cos x   sin x) c) Démontrer que, x  ℝ,
b) On utilise les conditions imposées pour  
y( x)  e x  2 cos 2 x  .
trouver  et  . On dérive y(x). On trouve  4
donc  et  . On écrit la solution particulière ∆ < 0, une autre expression de y(x) est
de (E). y( x)  ex  R  cos(x   )
c) On utilise une autre expression des solutions
  1, R  (1) 2  (1) 2  2
(∆ < 0) :
y : x  ex  R  cos(x   ),  ,  , R et  sont En divisant y( x)  e x (cos 2 x  sin 2 x) par
des constantes réelles. y ( x) e x
2 , on a :  (cos 2 x  sin 2 x)
2 2
R  2   2
 1 1  n 0 1 2
 ex  cos 2 x  sin 2 x  4 1
 2 2  n 
2 0 1
n 5 
2 52 60 60
   
 e x  cos cos 2 x  sin sin 2 x  n(n  5) 
2 0 0 0
 4 4 
Pour tout entier naturel n non nul :
y ( x)    
 e x cos 2 x   n(n 2  5)  (mod 3), donc 3 divise a ou a est
2   4 
divisible par 3.
 
D’où y( x)  e x  2  cos 2 x   2) Déterminons les entiers n pour lesquels a est
 4
divisible par 7.

R  2 ,   2 et   . Dans la division euclidienne de n par 7, les
4 restes possibles sont :
Thème : Équations différentielles – Complexes 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6. D’où :
Équations trigonométriques n 0 1 2 3 4 5 6
n 
2 0 1 4 2 2 4 1
n 5 
2 5 6 2 0 0 2 6
Exercice 4 n(n  5)  0
2 6 4 0 0 3 1
 D’après ce tableau : a  0(mod 7) ssi
Méthode
n  0(mod 7) ou n  3(mod 7) ou
1- On souhaite montrer que a  0(mod 3). n  4(mod 7)
Donc, on s’intéresse aux restes de la division  Donc les entiers n cherchés sont les
euclidienne de n par 3. entiers : n = 7k, n = 7k + 3, n = 7k + 4
 On dresse le tableau des restes dans la avec k  ℕ*.
congruence modulo 3. On applique les
règles de calcul sur les congruences. Thème : Congruence
 On conclut.
 Entiers congrus modulo m
2- Comme dans le cas précédent, on s’intéresse aux  Propriété des congruences.
restes de la division de n par 7, et on dresse le
tableau des restes dans la congruence modulo 7.
 Dans le tableau, on identifie les cas pour Exercice 5
lesquels a  0(modulo 7)
 On conclut. Solution

Solution 1) Le nuage des points correspondant est


représenté par le graphique ci-dessous :
1) Démontrons que, n  ℕ*, a est divisible par 3. 10 
 Les restes de la division euclidienne de n par 
3 sont : 0, 1 ou 2. Donc 
n  0(mod 3), n  1(mod 3) ou 5
n  2(mod 3) 

 Dressons un tableau des restes dans la
congruence modulo 3.
0 1 2 3 4 5 6
2) Déterminons le point moyen de ce nuage de points.
Soit G( x, y) ce point
Nous avons :
 1 5 1 1
 x  n  xi  5 ( x1  x2  x3  x4  x5 )  5 (2  3  5  1  4)  x  3
 i 1
   ; donc G (3, 7)
y  1 5
1 1 
 
 n 
y 7
yi  ( y1  y2  y3  y 4  y5 )  (4  9  11  3  8)
i 1 5 5
3) a) Calculons la covariance de y et x.
1 n
cov(x, y) =  xi yi  x  y
n i 1
cov(x, y) =
1
( x1 y1  x2 y2  x3 y3  x4 y4  x5 y5 )  x y
5
cov(x, y) =
1
(2  4  3  9  5 11  1 3  4  8)  3  7
5
cov(x, y) = 4
b) Calculons la variance de x.
1 n 1 5
V ( x)   ( xi  x) 2 ou V ( x)   ( xi  x) 2
n i 1 5 i 1
1

V ( x)  ( x1  x) 2  ( x2  x) 2  ( x3  x) 2  ( x4  x) 2  ( x5  x) 2
5
1

V ( x)  (2  3) 2  (3  3) 2  (5  3) 2  (1  3) 2  (4  3) 2 V(x) = 2
5

4) déterminons une équation de la droite de régression de y en x.


y  ax  b (1)
cov( x, y) 4
Le coefficient directeur a est donné par la formule : a   a2
V ( x) 2
L’ordonnée à l’origine équivaut à b  y  a x  b  7  2  3  b  1
D’où y =2x + 1