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UNIVERSITE MOULAY ISMAIL

ECOLE SUPERIEURE DE

TECHNOLOGIE

RAPPORT DE STAGE DE FIN


D’ETUDE
SOUS LE THEME :
LES MARCHES PUBLICS AU
MAROC
Effectué au sein de la Trésorerie Générale du Royaume -Trésorerie
Provincial de TAZA

2016/2017

REALISE PAR : ENCADRE PAR :


LAMRINI Otmane M.DAMOUM Hamid
Département (TCC)
Techniques de Ventes et Services Clients
Dédicace

J’ai le plaisir d’offrir ce modeste travail à tous ceux qui, de près ou


loin, ont aidé à sa réalisation :

A notre familles, pour l’inspiration de ma vivacité, et la motivation de


notre efforts.

A nos chers parents pour leur générosité et leur présence


permanentes.

A nos professeurs pour leur aide et soutien pendant toute la période


de formation.

A nos chers amis pour témoigner de la fraternité qui nous ont associé.

1
REMERCIEMENT

Avant d’entamer le vif de ce travail,


j’aimerai adresser mes sincères
Remerciements à :
➢ Mon encadrant M.Damoum Hamid
pour sa patience, soutien et son conseil.
Je tiens aussi à présenter mes

chaleureux remerciements à :

• Trésorier provincial :EL ALLAM

HASSAN

• M.EL GHAZI MOHAMMED


➢Je remercie enfin toute l’équipe de
l’administration pour leur
disponibilité, Leur gentillesse et
pour tout temps qu’ils m’ont
consacré.

2
Table des matières
INTRODUCTION.......................................................................................................................3

Chapitre 1- la présentation de la Trésorerie Générale du Royaume (TGR)......................................4

Section 1 : vue historique ....................................................................................................................4


1. Présentation de la TGR..................................................................................................................4

2. Présentation de la TP de Taza........................................................................................................8
Section 2 : les services de la Trésorerie Provincial de Taza..............................................................10
1 Le guichet.......................................................................................................10

a) Service Pension ...................................................................................................................... 10


b) la banque..................................................................................................................................11

2 Services de comptabilités...............................................................................................................12

3 Régie...................................................................................................................................12

4 Le Service de dépense –visa .........................................................................................................13


Section 3 : les taches effectuées au sein de la trésorerie …………………………………...................15
Conclusion ..........................................................................................................................................15

Chapitre 2 : les marchés publics au Maroc............................................................................................16


Section 1 : le cadre générale des marchés publics..............................................................................16
1. Définition .................................................................................................................................16
2: Type des marchés.......................................................................................................................16
Section 2 : passation des marchés publics ..........................................................................................18
1- Dossier d'appel d'offres............................................................................. ....18
2- Publicité de l'appel d’offres...........................................................................19
3- Information des concurrents et demande des éclaircissements ........................21
4- Réunions ou visites des lieux.........................................................................22
5- Présentation des dossiers des concurrents..................................................................................22
6- Dépôt des plis des concurrents...................................................................................................23
7- Retrait des plis............................................................................................................................24
8- Dépôt et retrait des échantillons, prototypes, prospectus, notices ou autres documents
technique...................................................................................................................................24
9- Ouverture des plis des concurrents en séance publique............................................................25
10- Ouverture des enveloppes contenant les offres financières en public....................28

3
11- Evaluation des offres des concurrents à huis clos.....................................................................29

Section 3 : le rôle de la Trésorerie Générale du Royaume dans la passation des marchés publics ....32
1 Lutte contre la corruption................................................................................................33

2 Renforcer la responsabilité et le contrôle .......................................................................33


3 Garantir la bonne gestion dans les marchés publics ......................................................34
4 Assurer l’égalité d’accès des soumissionnaires a l’information..................................... 35

4
Introduction
La Trésorerie Générale du Royaume constitue l’une des administrations les plus importantes
du Ministère des Finances et de la Privatisation et à travers laquelle transite l’ensemble des
flux financiers et comptables de l’Etat et des collectivités locales.

Elle est également au centre d’un maillage institutionnel constitué d’administrations


publiques, d’établissements publics, de collectivités locales et d’autres grandes institutions
financières tous concernés par la gestion des deniers publics.

Pour que la TGR satisfaire les besoins de la population marocaine ; il a crié un vaste réseau
des trésoreries, perceptions… comme la Trésorerie provinciale de Taza ou j’ai effectués mon
stage.

La Trésorerie Générale du Royaume a été désignée gestionnaire du portail des marchés de


l’Etat et chargée principalement à :

La publication des textes législatifs et réglementaires relatifs aux marchés de l’Etat et de tous
autres documents, circulaires ou décisions, se rapportant au même objet.

Le marché public s'applique en principe à l'état. Il s’agit des services centraux, des services
extérieurs et des services de l’Etat gérés de manières autonomes. Vient s'ajouter à cette liste
tout établissement public qui a la personnalité morale et l’indépendance financière mais à
condition que son statut l’énonce expressément de respecter le décret des marchés publics
applicable à l’Etat. Dans le cas contraire, ce genre d’établissement n’est tenu que par le
respect des principes de la transparence, de l’égalité d’accès et de la concurrence.

Mon rapport constitué de deux chapitres :

Le premier chapitre se concentre sur la présentation de la TGR et la TP de Taza et les tâches


que j’ai effectuées au sein de ce dernier.

Et le deuxième chapitre sur les marchés publics au Maroc et le rôle de la TGR dans la
passation des marchés publics.

Et j’ai choisi comme problématique : quelle est la position de la Trésorerie Générale du


Royaume dans le processus de passation des marchés publics ?

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Chapitre 1- la présentation de la Trésorerie Générale du Royaume (TGR)
Section 1 : vue historique
2. Présentation de la TGR
La TGR est constitué sous le règne du sultan Moulay Slimane (1792-1822), le corps des
oumana fut organisé et structuré sous le règne du sultan Moulay El Hassan et comprenait une
administration centrale et une Administration locale. Les oumana assuraient le recouvrement
des impôts, le paiement des dépenses publiques et octroyaient des avances à l'Etat.

Au niveau local, il existait toute une variété d'oumana : les ournana des douanes, les oumana
el mostafad et les oumana el khers.

Au niveau central, on distinguait l'amin des rentrées, l'amin des dépenses, l'amin des comptes
et l'amin el oumana.

A compter de 1907, le rôle de trésorier général de l'Empire fut confié à la banque d'Etat du
Maroc, par l'acte d'algésiras en vertu duquel elle devait remplir à la fois de fonctions de "
trésorier général de l'Empire " et d'agent financier du Gouvernement ".

A partir de 1916, la Banque d'Etat du Maroc Perdit ses fonctions de Trésorier général de
l'Empire. C'est désormais le trésorier général du Maroc qui fut chargé, dans la zone
d'influence française, de centraliser les opérations de recettes et de dépenses de l'Etat,
d'assurer le paiement des dépenses publiques et le mouvement de fonds et de gérer les
réserves du trésor.

Cette situation a prévalu jusqu'à l'indépendance du Maroc, en 1956.

La mise en places des premiers jalons de l’activité bancaire de la Trésorerie Générale été en
1950.

Les années 1970, 1973, 1986, 1998, 2003, 2010 sont les date de la nomination des monsieur
Yahia Toumert , Ahmed Bensalem, Salah Hamzaoui, Abdelfatah Benmansour, Said Ibrahimi,
Noureddine BENSOUDA à la tête de la TGR.

Mai 2002 la restriction de l’administration centrale avec création des services déconcentrés
opérationnels à compétence national, Trésorier Principale, la paierie Principale, des
Rémunérations et de la Trésorerie des chancelleries Diplomatiques et consultatives.

6
2004 la date de mise en place d’une nouvelle organisation et lancement du projet de
modernisation de la TGR

Enfin, en 2006 du rapprochement stratégique entre la TGR et CED

Dans le cadre de sa stratégie de modernisation et de professionnalisation, la Trésorerie


Générale du royaume a procède à la création des directions régionales et des trésoreries
ministérielles.

La Trésorerie Générale du royaume assure un système d’accompagnement et d’assistance


dédié aux entités constituant le réseau, et ce afin de faciliter et e simplifier l’accompagnement
des taches qui leurs sont confiées. Ainsi, le réseau de la Trésorerie Générale du royaume est
constitué actuellement de :

• 6 Directions régionales ;
• 10 Trésoreries Ministérielles ;
• 51 Trésoreries préfectorales ou provinciales ;
• 8 Trésorerie communales ;
• 195 Perceptions – recettes communales ;
• 2 Perceptions spécialisées ;
• 3 Agences bancaires.

LES MISSIONS DE LA TRESORERIE GENERALE DU ROYAUME


1- Le recouvrement des créances publiques

La TGR assure, par le biais de son vaste réseau de comptables publics, la perception des
recettes fiscales et non fiscales, à travers notamment :

· La gestion du contentieux administratif et judiciaire relatif au recouvrement et


l’assistance des percepteurs en la matière ;

· La prise en charge des ordres de recettes au titre du budget général de l’Etat, des
budgets annexes et des comptes spéciaux du Trésor;

· la centralisation des prises en charges et des recouvrements au titre des amendes et


condamnations pécuniaires ;

· la gestion des comptes de prêts et d’avances accordées par le trésor et de «fonds de


roulement» consentis par des organismes de financement des projets publics ;

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L’élaboration des statistiques concernant la situation du recouvrement de créances
publiques;

2-Le contrôle et le paiement des dépenses publiques

La TGR assure le contrôle et le règlement des dépenses publiques. Ainsi, le réseau de la TGR
est chargé de contrôler la régularité des engagements de la quasi-totalité des dépenses de
l’Etat. Elle assure à travers son réseau de comptables, le règlement desdites dépenses. En
effet, au vu des propositions d’engagement et des ordres de paiement transmis par les
ordonnateurs accrédités, les services de la TGR procèdent au règlement des créances de l’Etat.

La Trésorerie Générale assure également par le biais de la Paierie Principale des


Rémunérations (PPR), le contrôle et le traitement de la paie de prés 650.000 fonctionnaires.

3-La gestion des finances locales

A travers son réseau de trésoriers et receveurs communaux, la TGR assure la gestion des
budgets de 1659 collectivités locales, de 86 groupements et de 41 arrondissements,

En effet, la TGR procède au recouvrement de leurs créances, au règlement des leurs dépenses
et à la paie de leur personnel.

La TGR met à contribution également son expertise en offrant le conseil et l’assistance


nécessaire aux collectivités locales .Ce conseil qui est de nature juridique et financière,
concerne, entre autres, la modernisation des procédures comptables, l’analyse financière et
l’élaboration des tableaux de bord.

4- La gestion des dépôts au Trésor

La TGR assure la mission de gestion des dépôts au Trésor. Elle participe à travers cette
activité au financement de la trésorerie de l’Etat. A ce titre, elle gère les comptes des
entreprises et établissements publics qui sont soumis à l’obligation de dépôt de leurs fonds au
trésor. Cette activité est étendue également à la gestion des dépôts d’autres personnes morales
ou privées.

5-La production de l’information financière et comptable

La TGR assure la centralisation des opérations comptables de l’Etat et des collectivités


locales et de ce fait elle constitue une référence en matière de production et de valorisation de
l’information comptable de l’Etat et des collectivités locales.

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La production de l’information comptable permet ainsi de :

- décrire précisément les opérations budgétaires et financières.

- restituer rapidement une information fiable et indispensable à la prise de décision.

- préparer les documents relatifs à la reddition des comptes.

3. Présentation de la TP de Taza
La trésorerie provincial T.P de TAZA a été créé le 1er janvier 1963 et mise en services le
même moi par le trésorier français Michel Lambert.

De même la T.P s’intéresse aux services effectués par les quatre perceptions et une recette
communale implantée dans la province de TAZA (TAZA ville nouvelle, Aknoul, Tahla, Ouad
Amlil)

La Trésorerie Générale du Royaume constitue l’une des administrations les plus importantes
du Ministère des Finances et de la Privatisation et à travers laquelle transite l’ensemble des
flux financiers et comptables de l’Etat et des collectivités locales.

Elle est également au centre d’un maillage institutionnel constitué d’administrations


publiques, d’établissements publics, de collectivités locales et d’autres grandes institutions
financières tous concernés par la gestion des deniers publics.

Afin de réduire l’impression sur les services de la Trésorerie à la population le ministère de


finance a criés plusieurs Perceptions et Recettes Communales sous le drapeau de Taza qui
sont :

➢ La perception Tahla
➢ La perception Oued Amilil
➢ Perceptions Aknoul
➢ Perceptions Taza Ville Nouvelles

Les activités de la Trésorerie provinciale de Taza

Ce comptable assume la responsabilité de plusieurs métiers :

Il assure la centralisation comptable des recettes et des dépenses effectuées par les
percepteurs.

Il gère l’activité bancaire.

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Il collecte des recettes particulières.

Il effectue des opérations de paiement de dépenses par la gestion des crédits de sous
ordonnateurs.

Enfin il gère le paiement des dépenses.

Organigramme

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Section 2 : les services de la Trésorerie Provincial de Taza
1 Le guichet :

Le guichet est une ouverture qui permet une communication entre les membres internes et
externes de la trésorerie, alors, il présente l’image de la trésorerie provinciale ;

Le guichet sert à satisfaire deux types de demandes, soit :

➢ Un retrait d’argent : nommé dépense


➢ Un versement d’argent : nommé recette

On distingue trois services à ce niveau :

Service pension
la banque
Service caisse

Service Pension
On entend par les pensions, allocation périodique qui ne sont pas la rémunération Immédiate
de service rendu et dont le paiement est garanti aux bénéficiaires Durant leur vie.

Ces pensions peut être soit :

1. Pension de retraite
2. Pension d’invalidité
3. Pension d’ayant cause

1. Pension de retraite :
Il s’agit d’un somme d’argent bénéficié après avoir être retraiter auprès de la CMR.
Le responsable de service pension est obligé d’avoir pour chaque pensionné un
Dossier contient des pièces à savoir :

• Brevet d’inscription
• Etat de liquidation
• Carte d’émargement
• Quittance de paiement

Le vingt de chaque mois, le pensionné se présente au guichet pour paiement, alors, il


Dépose sa carte d’émargement qui permet au guichetier de savoir la nature de pension et le
code Porté sur cette carte afin d’avoir sa quittance.

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Exemples :

➢ Pension des retraits forces auxiliaires

➢ Pension des retraits militaires

2. Pension d’invalidité :
Cette pension est fournie au fonctionnaire qui se trouve dans l’incapacité d’exercer son
travail, cette invalidité doit être due à un accident autre que l’accident de travail ou maladie
professionnelle, elle est ajoutée éventuellement à la pension de retraite.

3. Pension d’ayants causes :


La veuve, ou les veuves du pensionné ainsi que son orphelin ayant droit à une pension
D’ayant cause.
A la fin de chaque mois, le service pension reçoit de Barid Almaghrib et des
Perceptions, à ce niveau une vérification faite entre les quittances payées et impayées.

La Banque :
Au sein de ce poste le responsable effectue deux type d’opération sont subdivisé selon 2
compte.

✓ Le compte de débit qui concerne les opérations (ou les dépenses) fait par les chèques
les effets, les mandats.
Pour les chèques il y a deux méthodes pour effectuer l’opération

Opération effectuée au guichet : ça veut dire s’effectuer par le propriétaire de chèque ou


d’autrui au sein de la caisse de la TP de Taza

Opération effectuée hors guichet : ça veut dire les opérations accomplies dans d’autre
trésorerie du royaume.

Pour les effets sont maintenant dépassée comme les billets a ordres les lettres de change.

✓ Le compte de crédit ça concerne les versement de l’argent en numéraire ou des avis de


crédits :
Versement en numéraire c’est direct de la main du client au responsable.

Versement par avis de crédit cette opération s’effectue par les chèques des autres
établissements bancaires.

Pour Les avis et de débit s’accomplie a l’aide de la chambre de compensation anciennement,


mais actuellement le TP de Taza repose sur le système de télé compensation pour s’assurer
des comptes des clients.

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2 Services de comptabilités :
La comptabilité de l’Etat a pour objet la description et le contrôle des opérations ainsi que
l’information des autorités de contrôle et de gestion.
La comptabilité traite différentes opérations :

✓ Les opérations de trésorerie générale ;


✓ Les opérations faites avec des tiers
✓ Les opérations budgétaires

LE ROLE DU COMPTABLE PUBLIC :
Les comptables publics assurent la direction des postes comptables. Qui doit confier
À un seul comptable.
Les comptables peuvent déléguer leur pourvoir à un ou plusieurs fondé de pouvoir,
Ayant qualité pour agir en leur nom et sous leur responsabilité.
Ils ont des rôles :
• En matière, de recettes, le contrôle de la régularité de l’ordre de recette
• En matière de dépense le contrôle de la disponibilité de crédits
• Conservation des pièces justificatives des opérations et des documents de
Comptabilité…
Après avoir réalisé les opérations au niveau des autres services, le comptable reçoit
toutes les pièces justificatives de chaque service afin de les vérifiées, et les classées en terme
de débit et de crédit en tenant compte la méthode de la partie double.
La comptabilité est tenue conformément à un plan comptable établi par le Ministre
de Finance.

Plan Comptable de L’Etat

La nouvelle comptabilité de l’Etat est fondée sur le principe de la constatation des


droits et des obligations, qui énonce que les opérations sont prises en compte au titre de
l’exercice auquel elles se rattachent, indépendamment de leur date de paiement ou
d’encaissement.
Ainsi les principes comptables fondamentaux sont ceux retenus par les principaux
référentiels comptables, après leur adaptation aux spécificités de l’Etat.

3 Régie :
C’est une procédure particulière de paiement de dépense publique sans ordonnancement
préalable. Les dépenses par vois de régie facilitent la satisfaction des besoins de
l’administration dans des meilleur délais.

Création de la régie :

La régie est créée par arrêté conjoint du ministère de finance et du ministère


Concerné .cet arrêté doit fixer le service auprès duquel la régie a été créée, la nature des

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dépenses payables par voie de régie, ainsi que l’imputation budgétaire, le montant maximum
de l’encaisse du régisseur et le comptable de rattachement.

Nomination des régisseurs


Le régisseur est nommé par arrêté conjoint du ministère concerné et du ministère de
finances .cet arrêté doit être individuel (nominatif) et indique : nom et prénom, grade, date de
son affectation, adresse de son bureaux et la caisse du comptable de rattachement, il indique
également : nom et prénom et la grade de son suppléants.
On distingue deux types de régies : l’une de dépenses et l’autre de recettes.

La régie de dépenses :
La régie de dépense est l’une des procédures traditionnelles de la dépense publique.
Elle permet de mettre des fonds à la disposition des régisseurs à condition qu’ils doivent
établit une demande de fonds conjoint d’un bordereau justifiant l’emploi de ces fonds
qui doivent être soumis au visa du contrôleur d’engagement de dépenses, ensuite le régisseur
la transmet au comptable de rattachement.

La régie de recettes:
Pour faciliter les opérations d’encaissement de certains Produits, il peut être institué
des régies de recettes. Le montant total des recettes encaissées par voie de régie doit être versé
dans les caisses de Trésor.
La régie de recettes est créée par un arrêté conjoint du ministère intéressé et du ministre
de Finance.

LE SERVICE DE DEPENSE –VISA


Le service dépense visa joue un rôle très important au sien de la trésorerie, à cause de la
charge soumise à lui en ce qui concerne le nombre des sous ordonnateurs, et des dépenses

soumises au visa.
-Séparation fonctionnelle entre les responsables sur l’exécution des dépenses publiques :

Les opérations financières et comptables résultant de l’exécution des budgets ou des états
prévisionnels de recettes et de dépenses de l’état incombent aux trois principaux acteurs du
circuit budgétaire :

➢ Aux Ordonnateur qui gèrent directement les opérations financières selon leur sphère
De compétence
➢ Contrôleurs financiers, appelés autrement contrôleurs des engagements de dépenses
(CED) qui exercent un contrôle a priori sur la gestion des ordonnateurs

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➢ Les comptables publiques qui prennent en charge le contrôle de la régularité des
recettes et leur recouvrement, ainsi que le contrôle de la validité des dépenses et leur
paiement.

(Voir deuxième chapitre LES MARCH2S PUBLICS)

Section 3 : les taches effectuées au sein de la trésorerie


J’ai effectué plusieurs taches comme ci-dessus :

♦ L’ouverture du compte

♦ Versement ou retrait du fonds

♦ Compensation des chèques

♦ Correction des erreurs des chèques

♦ Décaissement (Calcul de solde de la journée)

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Conclusion
Cette période de stage fût pour moi l’occasion de découvrir le monde du
management et d’avoir aussi un contact avec le monde professionnel, contact
plutôt positif puisque le stage s’est déroulé sans problèmes majeurs.
J’ai appris énormément de choses aussi bien au niveau humain qu’au niveau
technique. J’ai pu rencontrer des gens formidables qui m’ont accueilli
chaleureusement et m’ont suivi pas à pas.

Tout d’abord, j’ai appris qu’un projet ne pouvait aboutir qu’avec un réel travail
d’équipe, une bonne communication et une bonne organisation et que si une de
ces conditions venait à manquer, cela affecterait directement la réussite et l’état
d’avancement du projet.

Du point de vue technique, ce stage m’a permis de renforcer mes connaissances


dans le domaine du management. J’ai assimilé pas mal de concepts qui me
serviront dans ma future vie professionnelle.
Les objectifs de départ ont été atteints tout en respectant le planning qui avait été
prévu

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Chapitre 2 : les marchés publics au Maroc
Section 1 : le cadre générale des marchés publics
1 : Définition
Marché : contrat à titre onéreux conclu entre, d'une part, un maître d'ouvrage et, d'autre part,
une personne physique ou morale appelée entrepreneur, fournisseur ou prestataire de services
ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la réalisation de
prestations de services.

Les marchés sont des contrats écrits dont les cahiers des charges précisent les conditions de
leur passation et de leur exécution. Les cahiers des charges comprennent les cahiers des
clauses administratives générales (CCAG), les cahiers des prescriptions communes (CPC) et
les cahiers des prescriptions spéciales (CPS).

CCAG : Les cahiers des clauses administratives générales fixent les dispositions
administratives applicables à tous les marchés de travaux, fournitures ou services ou à une
catégorie particulière de ces marchés. Ces cahiers sont approuvés par décret.

CPC : - Les cahiers des prescriptions communes fixent essentiellement les dispositions
techniques applicables à tous les marchés portant sur une même nature de travaux, de
fournitures ou de services ou à tous les marchés passés par un même département ministériel
ou par un même service spécialisé ou par un établissement public.

CPS : Les cahiers des prescriptions spéciales fixent les clauses propres à chaque marché et
comportent la référence aux textes généraux applicables et l'indication des articles des cahiers
des prescriptions communes et, le cas échéant, de ceux des cahiers des clauses administratives
générales auxquels il est éventuellement dérogé en vertu des dispositions desdits cahiers sans
toutefois, reprendre les clauses du cahier des clauses administratives générales ou du cahier
des prescriptions communes auxquelles ils ne dérogent pas. Les cahiers des prescriptions

17
spéciales sont signés par le maître d’ouvrage avant le lancement de la procédure de passation
du marché. Cette signature prend la forme d’une signature scannée ou électronique pour le
cahier des prescriptions spéciales publié dans le portail des marchés publics.

2: Type de marchés
• Marchés-cadre

Il peut être passé des marchés dits "

marchés-cadre " lorsque la quantification et le rythme d'exécution d'une prestation, ayant un

caractère prévisible et permanent, ne peuvent être entièrement déterminés à l'avance.

Les marchés-cadre ne portent que sur le minimum et le maximum des prestations, arrêtés en

valeur ou en quantité, susceptibles d'être commandés au cours d'une période déterminée

n'excédant pas l'année en cours de leur passation. Ces minimum et maximum doivent être

fixés par le maître d'ouvrage avant tout appel à la concurrence ou toute négociation.

Le maximum des prestations ne peut être supérieur à deux fois le minimum.

• Marchés reconductibles

Il peut être passé des marchés dits " marchés reconductibles " lorsque les quantités peuvent

être déterminées, aussi exactement que possible, à l'avance par le maître d'ouvrage et

présentent un caractère prévisible, répétitif et permanent.

Les marchés reconductibles doivent déterminer notamment les spécifications, la

consistance, les modalités d'exécution et le prix des prestations susceptibles d'être réalisées au

cours d'une période n'excédant pas l'année en cours de leur passation.

• Marchés à tranches conditionnelles

Les marchés à tranches conditionnelles sont des marchés pour lesquels il est prévu une

tranche ferme couverte par les crédits disponibles et que le titulaire est certain de réaliser, et

une ou plusieurs tranches conditionnelles dont l'exécution est subordonnée, d'une part, à la

disponibilité des crédits et, d'autre part, à la notification d'un ou plusieurs ordres de service

18
prescrivant son (ou leur) exécution, dans les délais prévus par le marché.

La tranche ferme et les tranches conditionnelles constituent chacune un ensemble de

prestations cohérent, autonome et fonctionnel.

Les marchés à tranches conditionnelles portent sur la totalité de la prestation et définissent la

consistance, le prix et les modalités d'exécution de chaque tranche.

• Marchés allotis

Les travaux, fournitures ou services peuvent faire l'objet d'un marché unique ou d'un

marché alloti.

Le maître d'ouvrage choisit entre ces deux modalités de réalisation des prestations en fonction

des avantages financiers ou techniques qu'elles procurent ou lorsque l'allotissement est de

nature à encourager la participation des petites et moyennes entreprises.

Dans le cas où plusieurs lots sont attribués à un même concurrent, il peut être passé avec ce

concurrent un seul marché regroupant tous ces lots.

Le maître d'ouvrage peut le cas échéant, limiter le nombre de lots pouvant être attribués à un

même concurrent pour des raisons liées

- à la sécurité de l'approvisionnement.

- à la capacité des prestataires à réaliser le marché.

- au délai d'exécution

- au lieu d'exécution ou de livraison.

• Marchés de conception-réalisation

Le marché de conception-réalisation est un marché unique passé avec un prestataire ou un

groupement de prestataires et qui porte à la fois sur la conception du projet et l'exécution des

travaux ou sur la conception, la fourniture et la réalisation d'une installation complète.

Lorsque la réalisation de projets d'infrastructure d'un type spécifique ou des prestations

19
particulières nécessitent des procédés spéciaux et des processus de fabrication étroitement

Intégrés et exigeant dès le départ l'association du concepteur et du réalisateur de la prestation.

Le maître d'ouvrage peut recourir à des marchés de conception-réalisation.

Section 2 : passation des marchés publics


1- Dossier d'appel d'offres :

Les marchés publics sont passés après mise en concurrence par voie d’adjudication ou d’appel
d’offre

Tout appel d'offres fait l'objet d'un dossier préparé par le maître d'ouvrage qui comprend :

a. copie de l'avis d'appel d'offres ou de la circulaire


b. un exemplaire du cahier des prescriptions spéciales.
c. les plans et les documents techniques, le cas échéant.
d. le modèle de l'acte d'engagement
e. les modèles du bordereau des prix et du détail estimatif lorsqu'il s'agit d'un
marché à prix unitaires.
f. le modèle du bordereau des prix pour approvisionnements, lorsqu’il est prévu
par le cahier de prescriptions spéciales ;
g. pour les marchés à prix global, le modèle du bordereau du prix global et de la
décomposition du montant global par poste avec indication ou non des
quantités forfaitaires.
h. le modèle du cadre du sous-détail des prix le cas échéant.
i. le modèle de la déclaration sur l'honneur.
j. le règlement de consultation.

2 - Publicité de l'appel d'offres :

A) L'appel d'offres ouvert doit faire l'objet d'un avis qui fait connaître

➢ l'objet de l'appel d'offres avec indication, le cas échéant, du lieu d'exécution.


➢ le maître d'ouvrage qui procède à l'appel d'offres.
➢ le (ou les) bureau (x) et l'adresse du maître d'ouvrage où l'on peut retirer le dossier
d'appel

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➢ d'offres.
➢ le bureau et l'adresse du maître d'ouvrage où les offres sont déposées ou adressées.
➢ le lieu, le jour et l'heure fixés pour la tenue de la séance d'ouverture des plis en
précisant
➢ que les concurrents peuvent remettre directement leurs plis au président de la
commission
➢ d'appel d'offres à l'ouverture de la séance.
➢ la référence à l'article du règlement de la consultation qui prévoit la liste des pièces
➢ justificatives que tout concurrent doit fournir.
➢ le montant en valeur du cautionnement provisoire, lorsque ledit cautionnement est
exigé.
➢ l'estimation du coût des prestations établie par le maître d'ouvrage éventuellement, le
lieu, le jour et l'heure limites pour la réception des échantillons
➢ prospectus et notices.
➢ la date de la réunion ou de la visite des lieux que le maître d'ouvrage envisage
d'organiser à l'intention des concurrents, le cas échéant. Cette date doit se situer au
cours du deuxième tiers du délai qui court entre la date de publication de l'avis dans le
portail des marchés publics et la date prévue pour l'ouverture des plis.
➢ le cas échéant, l'adresse électronique du site utilisé pour la publication de l'avis d'appel
d'offres.

l) le prix d'acquisition des plans et/ou des documents techniques, le cas échéant.

2. L'avis d'appel d'offres ouvert est publié dans le portail des marchés publics et dans deux

journaux à diffusion nationale au moins choisis par le maître d'ouvrage, dont l'un est en

langue arabe et l'autre en langue étrangère. L'avis d'appel d'offres ouvert est publié dans la

langue de publication de chacun des journaux.

Il peut être parallèlement porté à la connaissance des concurrents éventuels et, le cas échéant,

des organismes professionnels, par publication dans le Bulletin officiel des annonces légales,

judiciaires et administratives, par des publications spécialisées ou par tout autre moyen de

publicité notamment par voie électronique.

Le délai de publicité de l'avis d'appel d'offres ouvert dans les journaux et dans le portail des

21
marchés publics est de vingt et un (21) jours au moins avant la date fixée pour la séance

d'ouverture des plis. Ce délai court à partir du lendemain de la date de publication de l'avis au

portail des marchés publics et de la date de publication dans le journal paru le deuxième.

Le délai de vingt et un (21) jours prévu ci-dessus est porté à quarante (40) jours au moins
pour:

- les marchés de travaux passés pour le compte de l'Etat, des collectivités territoriales et des

établissements publics dont le montant estimé est égal ou supérieur à soixante-trois millions

(63.000.000) de dirhams hors taxes

- les marchés de fournitures et de services passés pour le compte de l'Etat dont le montant

estimé est égal ou supérieur à un million six cent mille (1.600.000) dirhams hors taxes ;

- les marchés de fournitures et services passés pour le compte des établissements publics et

des régions, des préfectures, des provinces et des communes dont le montant estimé est égal

ou supérieur à huit millions sept cents milles (8.700.000) dirhams hors taxes.

Ces seuils peuvent être modifiés par arrêté du ministre chargé des finances après avis de la

commission des marchés.

Lorsque le marché est alloti, les seuils mentionnés ci-dessus sont appréciés au titre du montant

cumulé de l'ensemble des lots composant la prestation.

3- Information des concurrents et demande des éclaircissements :

Tout concurrent peut demander au maître d'ouvrage, par courrier porté avec accusé de

réception, par lettre recommandée avec accusé de réception, par fax confirmé ou par voie

électronique de lui fournir des éclaircissements ou renseignements concernant l'appel d'offres

ou les documents y afférents. Cette demande n'est recevable que si elle parvient au maître

d'ouvrage au moins sept (7) jours avant la date prévue pour la séance d'ouverture des plis.

Le maître d'ouvrage doit répondre à toute demande d'information ou d'éclaircissement reçue

dans le délai prévu ci-dessus.

22
Tout éclaircissement ou renseignement, fourni par le maître d'ouvrage à un concurrent à la

demande de ce dernier, doit être communiqué le même jour et dans les mêmes conditions aux

autres concurrents ayant retiré ou ayant téléchargé le dossier d'appel d'offres et ce par lettre

recommandée avec accusé de réception, par fax confirmé ou par voie électronique. Il est

également mis à la disposition de tout autre concurrent dans le portail des marchés publics et

communiqué aux membres de la commission d'appel d'offres.

Les éclaircissements ou renseignements fournis par le maître d'ouvrage doivent être

communiqués au demandeur et aux autres concurrents dans les sept (7) jours suivant la date

de réception de la demande d'information ou d'éclaircissement du concurrent. Toutefois,

lorsque ladite demande intervient entre le dixième et le septième jour précédant la date prévue

pour la séance d'ouverture des plis, la réponse doit intervenir au plus tard trois (3) jours avant

la date prévue pour la séance d'ouverture des plis.

4- Réunions ou visites des lieux :

Lorsqu'il est procédé à une réunion ou visite des lieux, le maître d'ouvrage dresse un procès-
verbal mentionnant les demandes d'éclaircissement et les réponses formulées lors de cette

réunion ou visite. Ce procès-verbal est publié dans le portail des marchés publics et
communiqué à l'ensemble des concurrents ainsi qu'aux membres de la commission d'appel

d'offres et ce par lettre recommandée avec accusé de réception, par fax confirmé ou par tout

autre moyen de communication donnant date certaine.

Les concurrents qui n'ont pas assisté à la réunion ou qui n'ont pas participé à la visite des lieux

ne sont pas admis à élever de réclamation sur le déroulement de la réunion ou de la visite des

lieux tels que relatés dans le procès-verbal qui leur a été communiqué ou mis à leur
disposition par le maître d'ouvrage.

5- Présentation des dossiers des concurrents


➢ le nom et l'adresse du concurrent.
➢ l'objet du marché et, éventuellement, l'indication du ou des lots en cas de marché alloti

23
➢ la date et l'heure de la séance d'ouverture des plis.
➢ l'avertissement que "le pli ne doit être ouvert que par le président de la commission
d'appel d'offres lors de la séance publique d'ouverture des plis".

Ce pli contient deux enveloppes distinctes lorsque l'offre technique n'est pas exigée ou

trois enveloppes distinctes lorsque la présentation d'une offre technique, incluant ou non une

offre variante, est exigée :

a) la première enveloppe contient les pièces des dossiers administratif et technique, le cahier

des prescriptions spéciales paraphé et signé par le concurrent ou la personne habilitée par lui à

cet effet ainsi que le dossier additif, le cas échéant. Cette enveloppe doit être fermée et porter

de façon apparente la mention "dossiers administratif et technique" ;

b) la deuxième enveloppe contient l'offre financière. Elle doit être fermée et porter de façon

apparente la mention "offre financière".

c) la troisième enveloppe contient l'offre technique. Elle doit être fermée et porter de façon

apparente la mention " offre technique ".

Les trois (3) enveloppes visées ci-dessus indiquent de manière apparente :

- le nom et l'adresse du concurrent ;

- l'objet du marché et, le cas échéant, l'indication du ou des lots concernés ;

- la date et l'heure de la séance d'ouverture des plis.

6- Dépôt des plis des concurrents

Les plis sont, au choix des concurrents :

1 -soit déposé, contre récépissé, dans le bureau du maître d'ouvrage indiqué dans l'avis

d'appel d'offres.

2 - soit envoyés, par courrier recommandé avec accusé de réception, au bureau précité ;

3 - soit remis, séance tenante, au président de la commission d'appel d'offres au début de la

24
séance, et avant l'ouverture des plis.

Le délai pour la réception des plis expire à la date et à l'heure fixée par l'avis d'appel d'offres

pour la séance d'ouverture des plis.

Les plis déposés ou reçus postérieurement au jour et à l'heure fixés ne sont pas admis.

A leur réception, les plis sont enregistrés par le maître d'ouvrage dans leur ordre d'arrivée, Le
numéro d'enregistrement ainsi que la date et l'heure d'arrivée sont portés sur le pli remis.

Les plis doivent rester fermés et tenus en lieu sûr jusqu'à leur ouverture

Le pli contenant les pièces produites par le concurrent auquel il est envisagé d'attribuer le

Marché, doit rester fermés et tenus en lieu sûr jusqu'à leur ouverture

7- Retrait des plis

Tout pli déposé ou reçu peut être retiré antérieurement au jour et à l'heure fixée pour la séance

d'ouverture des plis.

Le retrait du pli fait l'objet d'une demande écrite et signée par le concurrent ou son

représentant dûment habilité et adressée au maître d'ouvrage. La date et l'heure du retrait sont

enregistrées par le maître d'ouvrage sur le registre spécial

Les concurrents ayant retiré leurs plis peuvent présenter de nouveaux plis dans les conditions

1- soit déposés, contre récépissé, dans le bureau du maître d'ouvrage indiqué dans l'avis
d'appel d'offres.
2- soit envoyés, par courrier recommandé avec accusé de réception, au bureau précité.
3- soit remis, séance tenante, au président de la commission d'appel d'offres au début de
la séance, et avant l'ouverture des plis.

Le délai pour la réception des plis expire à la date et à l'heure fixée par l'avis d'appel d'offres
pour la séance d'ouverture des plis.

8- Dépôt et retrait des échantillons, prototypes, prospectus, notices ou a utres


documents technique

Le règlement de consultation peut prévoir le dépôt d'échantillons ou prototypes et/ou la

25
présentation de prospectus, notices ou autres documents techniques.

Le dépôt d'échantillons ou de prototypes n'est demandé aux concurrents que si la nature des

prestations l'exige et en l'absence de tout autre moyen en mesure de décrire et de définir, de

manière claire et suffisamment précise, les caractéristiques techniques et les spécifications de

la prestation requise.

Les échantillons, prototypes, prospectus, notices ou autres documents techniques sont


déposés au plus tard le jour ouvrable précédant la date fixée pour la séance d'ouverture des
plis dans l'avis d'appel d'offres contre délivrance par le maître d'ouvrage d'un accusé de
réception.

A leur réception, les échantillons, prototypes, prospectus, notices ou autres documents

techniques sont enregistrés par le maître d'ouvrage dans leur ordre d'arrivée, en y indiquant le
numéro d'enregistrement ainsi que la date et l'heure d'arrivée.

Aucun échantillon, prototypes, prospectus, notices ou autre document technique n'est accepté

au-delà de la date et heure limites prévues ci-dessus.

Les échantillons, prototypes, prospectus, notices ou autres documents techniques déposés ou

reçus peuvent être retirés au plus tard le jour ouvrable précédant le jour et l'heure fixés pour

l'ouverture des plis.

Le retrait des échantillons, prototypes, prospectus, notices ou autres documents techniques fait

l'objet d'une demande écrite et signée par le concurrent ou son représentant dûment habilité.

La date et l'heure du retrait sont enregistrées par le maître d'ouvrage dans le registre spécial

prévu ci-dessus. Les concurrents ayant retiré leurs échantillons, prototypes, prospectus,

notices ou autres documents techniques peuvent présenter de nouveaux échantillons,

prospectus,

Après la désignation de l'attributaire du marché, le maître d'ouvrage restitue les échantillons

ou prototypes à leurs auteurs, sauf s'ils ne sont pas restituables.

9- Ouverture des plis des concurrents en séance publique

26
-La séance d'ouverture des plis des concurrents est publique.

Elle se tient au lieu, au jour et à l'heure prévus par le règlement de consultation ; si ce jour est

déclaré férié ou chômé, la réunion se tient le jour ouvrable suivant à la même heure.

- Le président de la commission ouvre la séance et invite les concurrents présents qui

n'auraient pas déposé leurs plis à les remettre séance tenante. Il invite ensuite, les concurrents

qui se sont rendus compte que leurs dossiers sont incomplets, à produire les pièces

manquantes sous enveloppe fermée précisant la nature des pièces manquantes et arrête

définitivement la liste des plis reçus. Aucun dépôt ou retrait de pli ou de complément de

pièces n'est accepté après l'accomplissement de cette formalité.

Il s'assure de la présence des membres dont la présence est obligatoire. En cas d'absence de
l'un de ces membres et après avoir accompli les formalités visées à l'alinéa premier du présent
paragraphe, le président invite les membres présents à parapher les plis reçus à cheval sur les
rabats et sur les parties sur lesquelles ils s'appliquent, ces plis doivent rester fermés et mis en
lieu sûr jusqu'à leur ouverture.

Le président reporte la séance d'ouverture des plis de quarante-huit (48) heures et informelles

concurrents et les membres de la commission du lieu, de la date et l'heure prévus pour la

reprise de la séance publique de l'ouverture des plis. Il demande au maître d'ouvrage de

convoquer, par écrit, le ou les membre (s) absent (s), en précisant le lieu, la date et l'heure de

la reprise de la séance publique de l'ouverture des plis.

- Le président annonce, à haute voix, les journaux, les références de publication au portail

des marchés publics et, le cas échéant, les autres supports dans lesquels l'avis d'appel d'offres

a été publié.

- Le président demande aux membres de la commission de formuler leurs réserves ou

observations sur les vices éventuels qui entachent la procédure. A cet effet, s'il s'assure du

bienfondé de ces réserves ou observations, il met fin à la procédure et avise à haute voix les

27
concurrents. Si le président estime que lesdites réserves ou observations ne sont pas fondées,

il demande de poursuivre la procédure sous sa responsabilité et d'inscrire les réserves ou

observations dans le procès-verbal de la séance.

- Le président ouvre les plis des concurrents et vérifie l'existence des enveloppes

- Le président ouvre ensuite l'enveloppe portant la mention "dossiers administratif et

technique" et annonce, à haute voix, les pièces contenues dans chaque dossier et dresse un état

des pièces fournies par chaque concurrent.

Cette formalité accomplie, la séance publique prend fin, le public et les concurrents se retirent

de la salle.

a) les concurrents qui n'ont pas présenté les pièces exigées ;

b) les concurrents qui sont représentés par la même personne dans le cadre du marché ;

c) les concurrents qui, lorsque la présentation du cautionnement est exigée, ont produit le

récépissé du cautionnement provisoire ou l'attestation de la caution personnelle et solidaire en

tenant lieu, non original ou dont l'objet n'est pas conforme à celui de l'appel d'offres, dont le

montant est inférieur à la somme demandée ou qui comporte des réserves ou des restrictions

- Lorsque la commission constate des erreurs matérielles ou des discordances dans les

pièces du dossier administratif, elle admet l'offre du concurrent concerné.

- La séance publique est reprise, le président donne lecture de la liste des concurrents

admissibles, sans faire connaître les motifs des éliminations des concurrents non retenus.

Le président rend, contre décharge, aux concurrents écartés présents leurs dossiers sans ouvrir

les enveloppes contenant les offres techniques et financières et les invite, le cas échéant, à

récupérer les échantillons, prototypes, prospectus, notices et documents techniques, à

l'exception des documents ayant été à l'origine de l'élimination de ces concurrents.

- Lorsque ni l'offre technique ni l'offre variante, ni le dépôt d'échantillons ne sont exigés, la

28
commission poursuit ses travaux et procède à l'ouverture et à l'examen des offres financières

des concurrents.

- Lorsque le dépôt des échantillons, des prototypes, des prospectus, des notices ou autres

documents techniques et/ou la présentation d'une offre technique incluant ou non une offre

variante sont exigés :

a) le président ouvre, selon le cas, les enveloppes contenant les prospectus, notices ou autres

documents techniques et / ou les enveloppes contenant les offres techniques des concurrents

admis. Il donne lecture des pièces contenues dans chaque enveloppe.

b) les membres de la commission paraphent les enveloppes contenant les offres financières

des concurrents à cheval sur les rabats et sur les parties sur lesquelles ils s'appliquent.

c) le président fixe, en concertation avec les membres de la commission, selon le cas, la date

et l'heure de :

- la séance d'examen des échantillons, prototypes, prospectus, notices ou autres documents

Techniques. La reprise de la séance publique qu'il communique aux concurrents et au public


présent

- Cette formalité accomplie, il est mis fin à la séance publique et les concurrents et le

public se retirent de la salle.

- A l'issue de cette séance, le président demande au maître d'ouvrage de procéder à

l'affichage dans ses locaux de la date et de l'heure retenues pour la prochaine séance publique.

10- Ouverture des enveloppes contenant les offres financières en public .

La séance publique est reprise à l'issue de l'examen des pièces des dossiers administratif,

technique et additif.

A la reprise de la séance publique, le président donne lecture, à haute voix, de la liste des

concurrents admissibles ainsi que celle des concurrents non retenus sans énoncer les motifs de

leur élimination et rend, contre décharge, aux concurrents écartés présents leurs dossiers sans

29
ouvrir les enveloppes contenant les offres financières.

Le président ouvre ensuite les enveloppes portant la mention "offre financière" des

concurrents admissibles et donne lecture, à haute voix, du montant des actes d'engagement et

des détails estimatifs.

Les membres de la commission paraphent les actes d'engagement et, selon le cas, les

bordereaux des prix, les détails estimatifs, les bordereaux des prix-détails estimatifs, les

bordereaux du prix global, les décompositions du montant global ainsi que les bordereaux des

prix pour approvisionnements, le cas échéant.

Cette formalité accomplie, la séance publique prend fin ; le public et les concurrents se

retirent de la salle.

11- Evaluation des offres des concurrents à huis clos

1 - La commission d'appel d'offres poursuit ses travaux à huis clos. Elle peut consulter tout

expert ou technicien qui pourrait l'éclairer sur des points particuliers des offres présentées.

Elle peut également, avant de se prononcer, charger une sous-commission pour analyser les

offres présentées, les conclusions de l'expert, du technicien ou de la sous-commission sont

consignées dans des rapports qu'ils établissent et signent.

2 - La commission écarte les concurrents dont les offres financières :

➢ ne sont pas conformes à l'objet du marché.


➢ ne sont pas signées.
➢ expriment des restrictions ou des réserves.
➢ présentent des différences dans les libellés des prix, l'unité de compte ou les quantités
par rapport aux données prévues dans le descriptif technique, dans le bordereau des
prix et le détail estimatif.

3 - La commission vérifie ensuite le résultat des opérations arithmétiques des offres

financières des concurrents retenus. Elle rectifie s'il y a lieu les erreurs de calcul et rétablit les

montants exacts des offres concernées.

30
4 - La commission procède ensuite au classement des offres des concurrents retenus en vue de

proposer au maître d'ouvrage l'offre la plus avantageuse, sachant que l'offre la plus

avantageuse s'entend :

a) de l'offre la moins-distante pour :

- les marchés de travaux ;

- pour les marchés de fournitures, en tenant compte, le cas échéant, de la combinaison du prix

d'acquisition et l'évaluation monétaire du coût d'utilisation et/ou de maintenance pendant une

durée déterminée.

- les marchés de services autres que les études

b) de l'offre ayant obtenue la meilleure note technico-financière dpour les marchés de services
portant sur des prestations d'études.

Dans le cas où plusieurs offres jugées les plus avantageuses sont tenues pour équivalentes,

tous éléments considérés, la commission, pour départager les concurrents, procède entre eux à

un tirage au sort.

Elle vérifie si l'offre du concurrent classé le premier n'est pas anormalement basse ou

excessive et ne comporte pas un ou des prix excessifs ou anormalement bas et ce dans les

conditions prévues à l'article 41 ci-après.

5 - La commission invite par lettre recommandée avec accusé de réception ou par fax
confirmé ou par tout autre moyen de communication pouvant donner date certaine, le

concurrent ayant présenté l'offre la plus avantageuse à :

- produire les pièces du dossier administratif.

- confirmer les rectifications des erreurs matérielles relevées, le cas échéant ;

- régulariser les discordances constatées entre les diverses pièces de son dossier .

Elle lui fixe à cet effet, un délai qui ne peut être inférieur à sept (07) jours à compter de la
date de réception de la lettre d'invitation.

31
6 - Le président de la commission suspend la séance et fixe la date et l'heure pour poursuivre

ses travaux ;

7 - Les éléments de réponse du concurrent doivent être produits dans un pli fermé. Ce pli
doit

comporter de façon apparente les mentions suivantes :

- le nom et l'adresse du concurrent ;

- l'objet du marché et, éventuellement, l'indication du lot en cas de marché alloti

- l'avertissement que " le pli ne doit être ouvert que par le président de la commission d'appel

d'offres " et porter la mention apparente " complément de dossier et éléments de réponse ".

Ce pli doit être soit déposé, contre récépissé, dans le bureau du maître d'ouvrage indiqué dans

la lettre d'invitation, soit envoyé, par courrier recommandé avec accusé de réception, au

bureau précité.

8 - La commission se réunit au lieu et au jour et à l'heure fixés. Toutefois, le président peut

inviter les membres de la commission pour reprendre ses travaux dès la réception de la

réponse du concurrent concerné.

Elle s'assure de l'existence du support ayant servi de moyen d'invitation du concurrent

concerné et procède à la vérification des pièces et de la réponse reçues.

Après examen des pièces et de la réponse reçue, la commission décide :

a) soit de proposer au maître d'ouvrage de retenir l'offre du concurrent concerné s'il satisfait

les observations qui lui sont demandées, et notamment s'il produit les pièces exigées ou s'il

confirme les rectifications demandées ou régularise les discordances constatées ou s'il justifie

son offre jugée anormalement basse ou le ou les prix anormalement bas ou excessifs ;

b) soit d'écarter le concurrent concerné lorsque celui-ci :

- ne répond pas dans le délai imparti ;

- ne produit pas les pièces exigées ;

32
- ne confirme pas les rectifications des erreurs matérielles demandées ;

- ne régularise pas les discordances constatées entre les diverses pièces de son dossier ;

- produit une offre financière signée par une personne non habilitée à l'engager au regard de la

ou des pièces justifiant les pouvoirs conférés ;

- ne justifie pas son offre anormalement basse ou les prix jugés anormalement bas ou

excessifs.

9 -Si la commission ne retient pas le concurrent concerné, elle invite le concurrent dont l'offre

est classée la suivante et examine les pièces et la réponse reçues, dans les même conditions

fixées ci-dessus jusqu'à l'aboutissement de la procédure ou la déclaration de l'appel d'offres

infructueux.

Section 3 : le rôle de la Trésorerie Générale du Royaume dans la passation


des marchés publics
• Lutte contre la corruption :
Le Plan d’action de lutte contre la corruption du Maroc, qui a été approuvé par le
gouvernement en 2005, inclut un axe spécifique pour le renforcement de la transparence dans
les marchés publics. Cette mesure entre dans le cadre plus global des efforts du gouvernement
marocain pour la moralisation de la vie publique. Ces efforts ont culminé avec la ratification
de la Convention des Nations Unies contre la Corruption par le Maroc en mai 2007.
Sur le plan législatif, les normes générales en matière de prévention et de lutte contre la
corruption sont définies plus particulièrement dans le Statut général de la Fonction Publique,
la Loi sur la Déclaration du Patrimoine et le Code Pénal. Par ailleurs, le Maroc a adopté des
normes spécifiques afin de prévenir la corruption et de promouvoir l’intégrité dans la
passation des marchés publics. Définir des normes d’éthique dans les marchés publics
constitue un élément de base pour l’intégrité du système. Le Décret de 2007 introduit des
dispositions spécifiques pour prévenir la corruption dans les marchés publics. Il s’agit là d’un
pas important afin d’assurer l’intégrité du système. Tandis que le Décret de 1998 ne faisait
aucune référence à la lutte contre la corruption, le Décret de 2007 rend explicite l’exigence
d’intégrité dans la passation des marchés publics. Les obligations à cet égard concernent à la
fois les soumissionnaires et le maître d’ouvrage.

Obligation pour les soumissionnaires

33
Les soumissionnaires doivent certifier l’exactitude des informations contenues dans leurs
offres, et sont obligés de s’engager – par une déclaration sur l’honneur – à ne pas recourir à
des pratiques de fraude ou de corruption dans la passation des marchés. Le maître d’ouvrage,
pour sa part, doit s’abstenir de toute relation et de tout acte pouvant compromettre son
indépendance.

Obligation pour le maître d’ouvrage

De son côté, le maître d’ouvrage doit s’abstenir de toute relation ou de tout acte qui puisse
compromettre son indépendance. Il peut s’agir d’intérêts particuliers, par exemple la réception
de cadeaux, avantages et d’autres intérêts économiques et financiers, de rapports personnels
ou familiaux, d’affiliation à une organisation, ou d’un futur emploi.

• RENFORCER LA RESPONSABILITÉ ET LE CONTRÔLE


Au Maroc, les marchés publics sont soumis à de nombreux contrôles dont les dispositions
sont définies notamment par le Décret de 2007 sur les marchés publics, le Dahir sur la
responsabilisation des ordonnateurs et les textes réglementaires sur la réforme du contrôle de
la dépense publique. La passation des marchés publics est vérifiée par :

• Les contrôleurs de l’engagement des dépenses relevant de la Trésorerie Générale


(trésoriers ministériels et trésoriers provinciaux),
• Les Inspecteurs des finances ;
• Les magistrats de la Cour des Comptes.

Le rôle du contrôleur de la Trésorerie Générale

La Trésorerie Générale (TRG) est le point focal pour la conception et la mise en oeuvre de la
réforme de 2007. Depuis l’intégration du Contrôle des Engagements de Dépenses (CED),
décidée en janvier 2006 par décret du Premier Ministre, la Trésorerie Générale est l’institution
en charge du contrôle de l’engagement et du paiement des dépenses relatives aux marchés
attribués. En parallèle avec la fusion du CED-TRG au niveau national, des Trésoreries
Ministérielles sont en cours de mise en place, comprenant à la fois les contrôleurs de
régularité et de validité de la dépense.

• GARANTIR LA BONNE GESTION DANS LES MARCHÉS PUBLICS

34
L’organisation des marchés publics est au cœur de la gestion stratégique des deniers publics
afin de promouvoir l’utilisation optimale des ressources et de contribuer à la prévention de la
fraude et de la corruption.

Planification

La planification des marchés publics et des dépenses correspondantes est essentielle pour
traduire une vision stratégique à long terme des besoins des administrations. Le Décret de
1998 rend obligatoire la publication des programmes prévisionnels des achats dans au moins
un journal à diffusion nationale pour les services de l’administration centrale. Toutefois il a
été indiqué durant les entretiens que cette disposition n’a pas été systématiquement appliquée
en pratique. Cela s’explique notamment par un manque de planification général, qui se traduit
au niveau budgétaire par des dépenses s’intensifiant en juin et à la fin de l’année budgétaire et
par des retards dans les paiements. Afin de renforcer le système, le Décret de 2007 rend
obligatoire la publication de ces programmes sur le site du portail des marchés publics et
aussi, d’une façon optionnelle, sur les sites internet du Ministère concerné, ce qui devrait
faciliter le travail des fournisseurs potentiels.

Responsabilité des ordonnateurs

La décision sur l’engagement des dépenses est prise par les ordonnateurs, qui sont en général
des ministres. La responsabilité des ordonnateurs, décrite par le Dahir de 2002, modifié en
2005, exige que l’ordonnateur soit personnellement responsable des ordres de réquisition en
matière de dépenses publique. Il s’agit d’un pas en avant important dans le cadre de la mise en
place d’une culture de responsabilité au sein de l’administration. Toutefois, lorsque
l’ordonnateur se trouve être un ministre, il n’est pas légalement responsable devant la Cour de
discipline budgétaire et financière, même s’il est auteur d’un ordre de réquisition.

• ASSURER L’ÉGALITÉ D’ACCÈS DES SOUMISSIONNAIRES À L’INFORMATION

Le renforcement de la transparence dans l’ensemble du processus de passation des marchés


publics est un principe déjà présent dans le Décret de 1998. Plusieurs précisions et
modifications viennent s’ajouter dans le Décret de 2007 pour renforcer la concurrence,
notamment en favorisant l’égalité d’accès à l’information des soumissionnaires.

Une transparence renforcée dans la phase allant de la soumission à l’attribution du


marché

35
Le maître d’ouvrage est chargé de tenir informé les soumissionnaires durant toute la
procédure (publication des offres, examens des propositions, choix du titulaire du contrat,
information des candidats non-retenus).

Publication des appels d’offres

L’appel d’offre doit être publié, au minimum, dans deux journaux nationaux dont au moins un
en langue arabe, et également sur le portail des marchés de l’État. Par rapport à l’ancien
Décret de 1998, le délai de publication pour les appels d’offres ouverts a été augmenté pour
les projets impliquant des montants financiers importants à un minimum de 40 jours8, à
définir par le maître d’ouvrage, et à 21 jours pour les autres projets.

L’attribution du marché

L’attribution du marché est le résultat d’une décision collective de la Commission, basée sur
le choix de l’offre économiquement la plus avantageuse par rapport aux critères prédéfinis
(Art. 44). Toutefois, le décret n’indique pas de hiérarchie ou d’ordre de priorité pour ces
critères (Art. 18). Le maître d’ouvrage avertit le soumissionnaire retenu ainsi que ceux non-
retenus; il communique aussi la décision au public :

Un élément important du Décret de 2007 est l’obligation de fournir, par écrit, aux
soumissionnaires non-retenus, les raisons qui justifient leur élimination ;

Par ailleurs, le maître d’ouvrage affiche les résultats de l’examen des offres dans ses locaux
et il doit la publier également sur le portail national des marchés de l’État et sur le site
électronique ayant servi à la publication le cas échéant, dans les vingt quatre heures suivant
l’achèvement des travaux de la commission et pendant une période d’au moins quinze jours.

• Les garanties d’intégrité pour les fournisseurs dans le cadre des différentes
procédures de marchés
La réglementation marocaine impose la procédure de l’appel d’offres ouvert comme règle
générale de passation des marchés publics. Cela contribue à l’ouverture à la concurrence dans
la passation des marchés publics et plus généralement à la transparence. Toutefois, un défi
important pour les pouvoirs publics est de concilier les impératifs d’ouverture avec ceux
d’efficacité administrative, car les procédures d’appel d’offres à la concurrence ouverte
peuvent s’avérer contraignantes en fonction de la valeur et la nature du contrat. Dans ce cadre,
le gouvernement dispose d’un éventail de procédures en plus de l’appel d’offre ouvert,
notamment les procédures de l’appel d’offres restreint, de l’appel d’offres avec présélection,

36
de la procédure négociée, ainsi que des marchés-cadre, des concours et des bons de
commandes. Un cas particulier est celui des marchés d’études.

Webographie
 http://www.unilim.fr/tempus-modegov/partenaires/universite-marocaines/universite-
sidi-mohamed-ben-abdellah-fes-fstfes/

 http://ekladata.com/s-zDFZfs7J-fKtLsZQNoLlOfmgk.pdf
 http://olivier-moch.over-blog.net/article-l-evenementiel-pourquoi-comment-
99970585.html

 http://www.equation-sud.fr/organiser-evenementiel-03-les-outils-de-communication-
142

 http://lesjeuneco.com/les-nouvelles-techniques-de-trésorerie
 http://www.pixeltravelling.free.fr/travaux-ejcm/.../pdf/
 http://www.toltek.fr/ejcm-com/
 http://www.generali.fr/professionnel/nos-services-pro/actualites/faire-connaitre-
entreprise

 http://www.bblome.com/index.php?option=com_content&view=article&id=83&Itemi
d=64

 http://www.aviron-rhone-alpes.org/fichiers/
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Trésorerie
 http://www.lematin.ma/journal/-/162519.html

37
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