Vous êtes sur la page 1sur 10

INTRODUCTION

Les rivières présentent le long de leur linéaire un certain nombre d’ouvrages


hydrauliques aux fonctions très diverses, mais qui sont, entre autres, des singularités
hydrauliques, c’est-à-dire des obstacles physiques qui perturbent l’écoulement.

Trois grandes classes d’ouvrages hydrauliques, considérés comme des singularités


hydrauliques, sont fréquemment rencontrées : les vannes, les barrages et les déversoirs.
Les ouvrages hydrauliques sont nombreux et génèrent des phénomènes particuliers,
difficilement maîtrisables sans une connaissance approfondie de leurs caractéristiques et de
leurs fonctions hydrauliques précises.

 Un barrage permet de réguler un plan d’eau en fonction du débit (qui varie lui-
même en fonction du temps). Il peut être mobile ou fixe, il sert alors de réservoir.
 Une vanne permet de réguler le débit qui la traverse, de manière ponctuelle, tandis
que l’orifice (cas particulier de vanne) laisse passer un débit constant pour une
totale emprise de sa section d’écoulement.
 Un déversoir est un ouvrage hydraulique permettant de contrôler ou de mesurer le
débit s’écoulant au-dessus de l’ouvrage. Il contracte plus ou moins la section
 d’écoulement et peut permettre de stopper les érosions régressives (évolution de la
rivière à l’aval de ponts ou de digues), de stabiliser la rivière ou de relever la ligne
d’eau (éventuellement pour l’alimentation de canaux en dérivation).

Ce TP a pour but de décrire le fonctionnement hydraulique des singularités de type


« déversoir » et de recenser l’ensemble des travaux qui leur a été consacré, formules de
débit notamment, afin de faciliter la compréhension de l’utilisation de ces ouvrages et de leur
dimensionnement, ainsi que l’évaluation de leurs impacts.

1
Description du canal hydraulique

I. Principe de fonctionnement :
Un canal hydraulique à pente variable permet d’étudier des écoulements en canal
ouvert. L’eau est pompée dans une réserve d’eau et envoyée au travers du canal ouvert. Les
utilisateurs peuvent visualiser les écoulements dans le canal et placer des obstacles afin de
voir l’impact sur l’écoulement. La pente du canal est réglable afin de pouvoir créer différents
types d’écoulement (fluvial ou torrentiel) La conception robuste de cet équipement le rend
parfaitement adapté pour une utilisation en milieu scolaire. Sa structure en aluminium
anodisée sur roues avec freins lui confère une très grande robustesse ainsi qu’une grande
souplesse d’intégration dans vos locaux. La fabrication de cet équipement répond à la
directive machine européenne.

II. Illustration :

1 Canal ouvert 6 Vanne de réglage du débit

2 Emplacement pour déversoirs 7 Pompe de circulation

3 Cuve de tranquillisation amont 8 Cuve de tranquillisation avale

4 Système mécanique d’inclinaison 9 Coffret électrique comprenant

5 Débitmètre 10 Banc d’alimentation hydraulique

2
Procède

I. Condition préalable :
1. Protocole de prise de mesure :

La mesure de la hauteur d’eau en amont du déversoir par rapport à la crête du seuil doit
être effectuée à une distance d’environ 3 à 4 fois la hauteur d’eau maximale que peut
évacuer le déversoir dans les conditions d’utilisation. La nature et la facilité des accès pour
cette prise de mesure peuvent toutefois influer sur cette préconisation.
La mesure de la hauteur d’eau amont est, en effet, très aléatoire, on essaie en pratique
de prendre la mesure là où la ligne d’eau est hors d’influence du déversoir.

3
1. Condition d’aération :

a. Pourquoi doit-on aérer un déversoir à crête mince ?

Outre la raison environnementale (besoin des êtres vivants en oxygène), un déversoir doit
être aéré du fait d’endommagements de l’ouvrage susceptibles de se produire sans cette
aération. En effet, le déversement de la lame d’eau au-dessus du seuil à crête mince
provoque l’emprisonnement de l’air situé sous la nappe déversante. La fluctuation de la
pression de l’air piégé entre la lame déversante et le seuil peut alors entraîner des
vibrations dommageables à l’ouvrage du fait de l’apparition du phénomène de cavitation.
C’est pourquoi, pour rétablir la pression atmosphérique sous la lame déversante, il est
nécessaire de prévoir des dispositifs d’aération.

b. Comment aérer un déversoir à crête mince ?

Pour assurer l’aération indispensable de la lame déversant, divers dispositifs peuvent


être réalisés selon l’épaisseur de la lame d’eau. Ainsi, pour les lames d’eau épaisses, il
peut être envisagé de : ‚" créer symétriquement dans les parois du canal des orifices
mettant en communication la surface inférieure de la lame avec l’atmosphère, ‚" rétrécir
la lame d’eau déversant afin de mettre en communication l’air extérieur avec celui
emprisonné sous la nappe Pour les lames d’eau faibles, il peut être envisagé d’ajouter des
becs de fractionnement sur la crête du déversoir.

4
I. Protocole :
Le canal est d’abord mis à l’horizontale, cette position peut être vérifiée facilement
en utilisant les jauges de profondeur à chaque extrémité du canal. La hauteur du
déversoir est mesurée à l’aide de règle en acier. Il est alors placé verticalement dans le canal
à environ 0.5m en amant de la sortie.

Par la suite on place une jauge de profondeur sur le déversoir à paroi mince et on
utilise la valeur lue comme référence.

L’eau est alors admise dans le canal en ouvrant la vanne de commande


progressivement, jusqu’à ce que le débit maximum possible soit contenu. Le débit est alors
déterminé en chronométrant le remplissage d’un poids connu d’eau dans le réservoir de
pesée.

Pendant l’intervalle de temps chronométré, la charge hydraulique sur le déversoir


est mesurée en utilisant la jauge de profondeur à une distance de 0.3m en amant du
déversoir. Pour obtenir une bonne précision, il est nécessaire de mesurer la charge à
plusieurs reprises sur l’intervalle de temps et d’enregistrer la valeur moyenne. Le débit est
alors diminué par étapes et à chaque étape l’on mesurera la charge et le débit.

Il est important qu’à tout moment pendant les mesures, les conditions citées ci-
dessus soient vérifiées.

5
Partie pratique

I. Notion :
H : charge hydraulique : (m)

a : la hauteur de la Crète du lit du canal (m)


P : pression (Pa)

Q : débit écoulé (L /s)

𝜌: Masse volumique (kg/m3)

S : section d’écoulement (m2)

B : largeur du canal d’amenée en amont du déversoir (m)

L : largeur d’écoulement sur le seuil (m)

C : débit adimensionnel

g : la vitesse d’accélération (m/s²)

V : la vitesse d’écoulement (m/s)

∆𝑃 ∶ la différence de pression (Pa)

6
II. Résultats :
Le calcul de la hauteur y
Selon les observations lors du travail pratique on trouve les valeurs suivantes pour –

ESS1
pent % y(mm)
0,2 114,3
0,4 120,18
0,6 132,1
0,8 147,48
1 149,2
1,2 150,8

ESS2
pent % y(mm)
0,2 117,1
0,4 118,2
0,6 122,4
0,8 142,38
1 144,33
1,2 145,8

ESS3
pent % y(mm)
0,2 108,2
0,4 114,5
0,6 129,6
0,8 139,75
1 142,81
1,2 143,9

7
Calcule
SM =Ly
PM=L+2Y
RH=SM/PM
Le calcul du débit d’écoulement Q :

D’après ces valeurs, on peut calculer le débit pour obtenir C.

Q(m^3/s)=Q(m^3/h)/3600 On sait que :

Q=V.S

On peut calculer les valeurs de C selon l’équation :

C=Q/S.( √RH.I)
Avec :
S=Largeur du canal x la hauteur avant l’obstacle

o Calculons la vitesse :

V=Q/SM

 Le calcul de la charge hydraulique H :

On sait que la formule de la charge hydraulique s’écrit sous la forme :

HS=Y+V^2/2g

 Le calcul LE NOMBRE FROUDE :

Fr=v/√gy

8
 Le calcul n :
n=1/C RH^(1/6)

RESULTATS DES CALCULES


ESS1
pent % y(mm) FROUDE C n Hs
0,2 114,3 0,3521 38,06 0,04 0,055
0,4 120,18 0,422 31,15 0,017 0,0056
0,6 132,1 0,664 37,048 0,014 0,0076
0,8 147,48 1,64 51,63 0,009 0,04
1 149,2 1,9 71,63 0,007 0,047
1,2 150,8 0,003 40,95 0,014 0,052

ESS2
pent % y(mm) FROUDE C n Hs
0,2 117,1 0,55 58,13 0,009 0,056
0,4 118,2 0,002 42,26 0,012 0,05
0,6 122,4 0,0021 37,56 0,013 0,053
0,8 142,38 0,003 72,79 0,008 0,55
1 144,33 1,9 74,75 0,007 0,06
1,2 145,8 0,07 72,62 0,007 0,06

ESS3
pent % y(mm) FROUDE C n Hs
0,2 108,2 0,51 57,01 0,009 0,07
0,4 114,5 0,61 30,66 0,02 0,06
0,6 129,6 1,02 67,42 0,007 0,06
0,8 139,75 1,7 76,17 0,07 0,06
1 142,81 2 89,6 0,006 0,07
1,2 143,9 2,16 77,83 0,004 0,022

9
CONCLUSION
L’objectif de ce travail pratique était de pouvoir comprendre et
calculer les phénomènes
présents en hydraulique sur le canal hydraulique pédagogique à
surface libre à pente
variable de 5 mètres de longueur. Ceci nous a permis d'étudier les
principes sur les
écoulements uniformes dans un canal à surface libre en faisant
varier les débits ainsi que
les déversoirs.
Lors de ce TP, nous avons pu acquérir une assez bonne connaissance
du fonctionnement
d’un canal hydraulique. C’était aussi une opportunité d’améliorer
nos compétences
acquises dans les cours des écoulements.

10