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PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

SECRETARIAT GENERAL
-----------------------
COMITE NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA
SECRETARIAT EXECUTIF
-----------------------

PLAN STRATEGIQUE NATIONAL


DE LA RIPOSTE MULTISECTORIELLE
AUX IST, VIH ET SIDA
2018 – 2022
Préface
Viser à « mettre fin au sida à l’horizon 2030 » représente une des composantes de l’Objectif de Développement Durable
3 relatif à « la santé et le bien-être » adopté par les Etats membres des Nations Unies. Madagascar n’est pas en reste. Le
pays s’est aligné à la Déclaration Politique de l’assemblée Générales des Nations Unies en juin 2016 pour « accélérer
la riposte au VIH d’ici 2020 afin de parvenir à l’élimination de l’épidémie de sida d’ici à 2030 ». Madagascar remplit
effectivement son rôle de membre du Comité de Coordination de Programme (CCP) du Programme Conjoint des Nations
Unies contre le Sida (ONUSIDA) pour la période 2017 à 2019. Ainsi, la grande Ile renouvelle-t-elle son engagement à
faire de la riposte au sida et des autres épidémies, un agenda essentiel du développement national.
Depuis le dépistage du premier cas de VIH en 1987, le pays enregistre des progrès significatifs dans le domaine de la
prévention, des soins et des traitements de l’infection à VIH. De plus en plus de personnes vivant avec le VIH bénéficient
de la prise en charge globale et des traitements antirétroviraux. Les activités de sensibilisation, de prévention de la
transmission du VIH, principalement de la mère à l’enfant, sont continuellement renforcées et étendues.
Le présent Plan stratégique national de la riposte multisectorielle aux Infections sexuellement transmissibles, VIH et
sida, couvrant la période 2018 à 2022, est bâti autour de la vision « l’accès universel à la prévention, au traitement, au
soutien à Madagascar est assuré dans un respect strict des Droits Humains ». Il oriente les interventions prioritaires en
lien avec cet engagement national, étant étendu que la vision retenue se base sur la stratégie mondiale de l’ONUSIDA
visant les 90-90-90.
Ainsi, en ma qualité de Président du Comité National de Lutte contre le Sida, j’exhorte tous les acteurs de la vie nationale,
secteur public, secteur privé, ministères, organisations de la société civile, organisations confessionnelles, réseaux
des populations clés, réseaux des personnes infectées et affectées par le VIH, organisations non gouvernementales
et partenaires au développement à collaborer dans une symbiose parfaite pour garantir la mise en œuvre efficace des
stratégies convenues.
En tant que Nation, déployons tous les efforts et les ressources nécessaires pour assurer la « santé pour tous » avec « la
couverture santé universelle », afin qu’aucun Malagasy ne soit laissé pour compte dans la réponse nationale au sida et
pour que toute la population puisse contribuer de manière effective à l’émergence de Madagascar.
Remerciements

L’élaboration du Plan Stratégique National (PSN) de la riposte multisectorielle aux IST, VIH et sida 2018-2022 résulte de l’adhésion
de toutes les parties prenantes au cycle de planification et de mise en œuvre du programme national de lutte contre le sida à
Madagascar. La démarche de révision et d’actualisation du PSN marque la volonté de tous les acteurs à concrétiser la vision de la
Politique Générale de l’Etat Malagasy.
Les concertations ont permis de capitaliser ensemble les acquis dans les domaines de la prévention et de la prise en charge tout
en considérant les nouvelles avancées scientifiques, afin d’adapter les nouvelles stratégies internationales et d’accélérer la réponse
nationale au sida.
Au terme de ce processus largement participatif, inclusif et consensuel, au nom du Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte
contre le Sida, je tiens à exprimer ici, toute ma profonde reconnaissance à tous les acteurs qui ont contribué de près ou de loin
au développement de cet ouvrage, depuis la revue finale du précédent PSN, l’analyse de la performance du programme sida et la
révision du plan stratégique national.
Mes vifs remerciements s’adressent particulièrement :
à Son Excellence Monsieur le Président de la République de Madagascar, la Première Dame de Madagascar qui est la
marraine de la santé de la mère et de l’enfant et le Gouvernement tout entier de la République de Madagascar pour leur
appui significatif à travers l’allocation des ressources et leur implication de haut-niveau dans la réponse nationale au sida ;
aux hauts responsables des structures territoriales d’interventions pour leur disponibilité et leur assiduité aux différentes
étapes planifiées ;
au Ministère de la Santé Publique de Madagascar à travers toutes ses directions centrales et régionales ainsi que ses
équipes techniques ;
à tous les membres de la société civile, des organisations non gouvernementales nationales et internationales, des
associations, des réseaux de populations clés et de personnes infectées et affectées par le VIH ;
à l’Instance de Coordination Nationale pour ses précieux conseils et son encouragement continuel ;
à tous les partenaires du développement qui ont déployé tous les efforts pour assurer un accompagnement technique de
qualité ainsi que l’appui financier nécessaire. Qu’il me soit permis de citer les Agences du Système des Nations Unies
sous la mobilisation de l’ONUSIDA à travers ses bureaux régional et national ; le Fonds Mondial de Lutte contre le Sida, la
Tuberculose et le Paludisme ; le Gouvernement Français à travers l’Ambassade de France ;
à toutes les personnes ressources avec les experts nationaux et internationaux ainsi que les membres du comité de lecture
qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour produire un travail de qualité.

Les acteurs de la riposte comptent encore sur l’engagement et l’implication de tous pour l’atteinte des résultats en termes d’impacts
et d’effets du PSN de la riposte multisectorielle aux IST, VIH et sida 2018-2022.
Le PSN 2018-2022 ne prétend pas être un document exhaustif. Sur la base des données et des informations disponibles, il oriente
la réflexion stratégique des acteurs de la riposte avec les collaborateurs, pour adapter au mieux les interventions conformément à
la dynamique de l’épidémie, dans le but d’une meilleure efficience des actions. Par ailleurs, dans cet esprit, il est prévu une revue
à mi-parcours de sa mise en œuvre pour une optimisation des dites interventions, à l’éclairage des nouvelles évidences issues des
études et enquêtes nationales.

L’accès universel de toute la population Malagasy à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien dans l’équité, le respect du
genre, et des droits humains demeure notre impératif à Madagascar.

Docteur ANDRIANIAINA Harivelo Rijasoa

Secrétaire Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida


Sigles et acronymes
ARV Antiretroviral
CCC Communication pour le Changement de Comportement
CDV Centre de Dépistage Volontaire
CDT Centre de Diagnostic et de Traitement
CICLD Comité Interministériel de Coordination de Lutte contre la Drogue
CIP Communication Inter Personnelle
CPN Consultation Prénatale
CTRLS Comité Technique Régional de Lutte contre le Sida
CNLS Comité National de Lutte contre le Sida
CSB Centre de Santé de Base
DEP Direction des Études et Planification
DIHS2 District Health Information Software 2
DLIS Direction de la Lutte contre les IST et Sida
EDS Enquêtes Démographiques et Sanitaires
ESBC Enquête de Surveillance Biologique et Comportementale
FFOM Forces- Faiblesses-Opportunités- Menaces
GAM Global Aids Report
GESIS Gestion de l’Information Sanitaire
IO Infections opportunistes
GT-PSN Groupe Technique - Plan Stratégique National
IST Infections Sexuellement transmissibles
JICA Coopération Internationale Japonaise
MSANP Ministère de la Santé Publique
MSM Man have Sex with Man
OEV Orphelins et Enfants Vulnérables
OMD Objectifs du Millénaire sur le Développement
OMS Organisation Mondiale de la Santé
ONG Organisation Non Gouvernementale
ONUSIDA Programme des Nations Unies dans la lutte contre le Sida
PCPER Populations Clés les Plus Exposées aux Risques
PEC Prise En Charge
PPE Prophylaxie Post Exposition
PSE Plan de Suivi Évaluation
PSI Population Service International
PSN Plan Stratégique National
PTME Prévention de la Transmission Mère-Enfant
PUDR Progress Update Disbursment Request
RDS Respondent Driven Sampling
RGPH Recensement General de la Population et de l’Habitation
SADC Southern African Development Community
CNLS Comité National de Lutte contre le Sida
RMA Rapport Mensuel d’Activités
UNICEF United Nations International Children’s Emergency Fund
VIH Virus de l’Immunodéficience Humaine
TABLE DES MATIÈRES

SIGLES ET ACRONYMES 8
PRÉFACE 9
REMERCIEMENTS 10
RÉSUMÉ EXÉCUTIF 11

PARTIE 1 - CONTEXTE DE L’EPIDEMIE DE VIH A MADAGASCAR 14

1. Madagascar, grande île de l’Océan IndIen 14


1.1 Géographie, administration et démographie 14
1.1.1 Société, économie, éducation et culture 15
1.1.2 Santé 15
1.1.3 Cadre de la réponse nationale aux IST, VIH et sida 17
1.2 Epidémiologie du sida à Madagascar 18
1.2.1 Surveillance épidémiologique 18
1.2.2 Cartographie programmatique et estimation des tailles des populations clé 18
1.2.3 Prévalence du VIH 20
1.2.4 Prévalence des infections sexuellement transmissibles 22
1.2.5 Transmission du VIH à Madagascar 22
1.2.6 Co-infection tuberculose VIH 23
1.2.7 Analyse des nouvelles infections au VIH 23
1.2.8 Estimations et projections 24
1.2.9 Risques d’exposition au VIH analysés à Madagascar 24
1.2.10 Déterminants majeurs de l’épidémie du sida à Madagascar 27
1.2.11 Populations clés pour l’épidémie et pour la riposte à Madagascar 30
1.2.12 Autres populations plus à risque d’infection à VIH 32

PARTIE 2 - EVALUATION DU PSN 2013 – 2017 ET ELABORATION DU PSN 2018 - 2022 34

2. revue fInale du plan stratégIque natIOnal 2013-2017 34


2.1 Méthode de l’évaluation 34
2.2 Bilan de la réponse nationale de 2013 à 2017 34
2.2.1 Acquis majeurs 34
2.2.2 Renforcements nécessaires pour une réponse plus efficace 35
2.2.3 Défis majeurs à relever 36
2.3 Elaboration du PSN 2018-2022 37
PARTIE 3 - PLAN STRATEGIQUE NATIONAL 2018-2022 39

3. vIsIOn 39
3.1 Impacts et effets 39
3.2 Alignement 40
3.3 Principes directeurs 40
3.4 Priorités 41
3.4.1 Actions prioritaires 41
3.4.2 Cibles prioritaires 42
3.5 Cadre des résultats 44
3.6 Stratégies de mise en œuvre 54
3.7 Cadre de mise en œuvre du PSN 2018-2022 58
3.7.1 Coordination 58
3.7.2 Dispositif 58
3.7.3 Acteurs et partenaires 58
3.8 Suivi évaluation de la mise en œuvre du PSN 2018-2022 58
3.9 Cadre budgétaire 59
3.9.1 Budget prévisionnel 59
3.9.2 Budget prévisionnel par résultat d’effet et de produit 60
3.9.3 Analyse des gaps 62
3.9.4 Analyse et gestion des risques 63
3.9.5 Stratégies de gestion des risques 63
3.10 Conditions de succès 63

ADDENDUM 64

ANNEXES 66

Annexe 1 : Types d’épidémie de l’infection à VIH et du sida 66


Annexe 2 : Récapitulation des étapes de l’évaluation du PSN 2013-2017 et de l’élaboration
du PSN 2018-2022. 67
Annexe 3 : Liste des consultants ayant appuyé l’élaboration du PSN 2018-2022 68
Liste des participants à l’élaboration du PSN 2018-2022 68
Annexe 4 : Liste des participants à l’atelier de validation du PSN 2018-2022 75
Membres du comité de lecture du PSN 2018-2022 78
Liste des tableaux

Tableau 1 : Projection de la population

Tableau 2: Population par tranches d’âge 14

Tableau 3 : Principaux indicateurs sanitaires 16

Tableau 4 : Les grandes étapes de la riposte nationale au sida 17

Tableau 5 : Tailles des populations clé à Madagascar selon les catégories de sites de la cartographie
programmatique et estimation des tailles des populations clés en 2014. 19

Tableau 5 : Récapitulatif des principaux indicateurs de lutte contre le sida 24

Tableau 6 : Indicateurs de la réponse au sida chez les CDI 26

Tableau 7 : Proportion des populations clés ayant fait le test VIH et qui en connaissent le résultat 29

Tableau 8 : Résultats d’impact et résultats d’effet 40

Tableau 9 : Tailles estimées des populations cibles pour PSN 2018-2022. 43

Tableau 10 : Cadre des résultats 44

Tableau 11 : Stratégies de mise en œuvre du PSN 2018-2022 54

Tableau 12 : Répartition du budget du PSN 2018-2022 59

Tableau 13 : Répartition du budget détaillé du PSN 2018-20223.10.3 Analyse des gaps 60

Tableau 14 : Répartition des ressources disponibles pour le financement du PSN 2018-2022 par source
de financement. 62

Tableau 15 : Mesures de gestion des risques 63


Liste des figures

Figure 1 : Carte de Madagascar 14


Figures 2 et 3 : Organisation du système de santé et des soins à Madagascar 16
Figure 4 : Les communes vulnérables au VIH et au sida Madagascar, SE/CNLS 2012 18
Figures 5, 6 et 7 : Tailles des PCPER estimées en 2017. 19
Figure 8 : Evolution de la prévalence du VIH dans la population générale de 15 à 49 ans au cours du PSN 2013-2017. 20
Figure 9 : Evolution de la prévalence du VIH chez les professionnelles de sexe entre 2012 et 2016 selon les villes de résidence. 20
Figure 10 : Analyse de la prévalence du VIH chez les HSH en 2012 et en 2014 selon les tranches d’âge. 21
Figure 11 : Mode de transmission du VIH à Madagascar 22
Figure 12 : Evolution des besoins en PTME et de la séropositivité chez les femmes enceintes au cours du PSN 2013-2017. 23
Figure 13 : Proportion des nouveaux cas de VIH par populations à risque selon le mode de transmission. 23
Figure 14 : Proportion de HSH qui a eu des rapports anaux protégés au cours du dernier rapport sexuel selon les villes. 25
Figure 15 : Age aux premiers rapports sexuels des jeunes garçons et jeunes filles 26
Figure 16 : Proportion de Consommateurs de drogues injectables qui ont utilisé du matériel d’injection lors de leur
consommation de drogue au cours des 30 derniers jours 27
Figure 17 : Evolution de la prévalence du VIH et de la syphilis chez les Professionnels de sexe. 31
Figure 18 : Evolution de la prévalence du VIH, de la syphilis et des hépatites chez les CDI. 31
Figure 19 : Evolution de la prévalence du VIH et de la syphilis chez les HSH. 32
Figure 20 : Concept général du PSN 2018-2022 de la riposte multisectorielle au sida à Madagascar 39
Figure  21: Schéma des cibles prioritaires du PSN 2018-2022 43
Figure 22 : Répartition du budget du PSN 2018-2022 59
Résumé exécutif

Madagascar se classe parmi les pays ayant une épidémie de VIH à faible prévalence, estimée à 0,3% dans la population de 15 à 49
ans en 2017. Grâce aux efforts du programme national, la prévalence a été toujours maintenue à moins de 1% dans la population
générale. Cependant, l’épidémie présente une concentration chez les populations clés ayant des comportements qui les exposent
plus au risque de transmission du virus. Les études ayant utilisé la méthode d’échantillonnage dirigé par les répondants (RDS) ont
rapporté la prévalence du VIH au niveau de trois populations : 14,8% chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes,
8,4% chez les consommateurs de drogues injectables et 5,6% chez les professionnels de sexe.
L’analyse des données disponibles décrit que la transmission sexuelle est la voie de propagation du VIH la plus importante à
Madagascar. En effet, 94,7% des nouvelles infections à VIH proviendraient des pratiques et comportements favorisant la transmission
sexuelle du VIH. Les résultats de la mise à jour du mode de transmission affichent qu’un peu plus de la moitié des nouvelles infections,
56,8% proviendraient des populations clés les plus exposées au risque. D’après les estimations réalisées avec l’outil Spectrum en
2017, le nombre de personnes vivant avec le VIH (PVVIH) chez les adultes de 15 à 49 ans à Madagascar est estimé à 32 000 dont
environ 28 000 PVVIH, c’est-à-dire 88% ont besoin du traitement ARV. Parmi ces patients ayant besoin de thérapie antirétrovirale, le
nombre de femmes enceintes est estimé à 960.
S’agissant des 90-90-90 en 2017, des approches novatrices doivent être adoptées car seulement 8,2% des personnes estimées
vivant avec le VIH connaissent leur statut. Parmi 2914 PVVIH suivies au niveau des centres de référence, 80%, 2321 bénéficient du
traitement ARV. Une proportion de 30% des patients sous ARV ont une charge virale indétectable.
Le processus d’élaboration du PSN 2018-2022 est étayé par les résultats de la revue finale du PSN 2013-2017. Des acquis majeurs
ont été enregistrés au cours de la mise en œuvre de la riposte jusqu’en 2017.
L’Etat Malagasy s’est engagé dans la réponse en participant activement à l’Assemblée Générale des Nations Unies en juin 2016 et
en adoptant la Déclaration Politique de la Réunion de Haut Niveau relative à l’accélération de la réponse au VIH afin de parvenir à
l’élimination de l’épidémie de sida d’ici 2030. Le décret numéro 2017-071 du 02 février 2017 portant « réorganisation du Comité National
de Lutte contre le Sida » a été approuvé en Conseil des Ministres. La proportion des dépenses provenant de l’Etat Malagasy dans
la réponse au sida pour l’année 2017 s’élève à 5,5%. Le Gouvernement a appuyé considérablement la mobilisation des ressources
nécessaires pour assurer la riposte multisectorielle nationale. Le montant total des dépenses en 2017 est de 16 776 315 094 Ariary.
Sur la base des trois axes du PSN 2013-2017 les progrès enregistrés sont multiples.
Par rapport à la prévention, un très net progrès dans la réponse ciblant les populations clés avec une amélioration des connaissances
ainsi que des pratiques pour prévenir la transmission du virus est constaté.
Concernant les piliers de la prévention de la transmission de la mère à l’enfant, 70% des grossesses attendues sont vues en
consultation pré natale (CPN). Le dépistage du VIH est intégré dans le paquet de CPN. L’option B+ a été adoptée officiellement. En
2017, 499 242 femmes enceintes ont été vues en CPN, 172 954, soit 35% d’entre elles ont réalisé le dépistage du VIH et ont reçu le
résultat. Enfin, 176 femmes enceintes vues en CPN ont été dépistées positives au VIH et 60% d’entre elles ont bénéficié des ARV
pour prévenir la TME du virus.
Dans la prise en charge globale, l’intégration et la coordination des services d’éducation thérapeutique, de traitement ARV ainsi que
le soutien psychosocial s’avèrent effectives. Cela a engendré une amélioration de la qualité des soins, de la gestion rationnelle des
produits médicaux et pharmaceutiques liés aux IST, VIH et sida. En effet, en 2017 la proportion de PVVIH encore sous traitement à
12 mois après le début de la thérapie antirétrovirale est de 92,23%, si elle a été de 86,42% en 2016.
Pour le suivi évaluation de la réponse, le système national dirigé par le Groupe Technique de Suivi Evaluation utilisant des outils avec
un circuit unique est bien fonctionnel.
Malgré les nombreux points positifs relevés par l’évaluation du programme de réponse, plusieurs aspects essentiels nécessitent un
renforcement pour une réponse plus performante dans l’atteinte des objectifs du PSN 2018-2022 et l’élimination de l’épidémie en
2030. En effet, plusieurs déterminants identifiés expliqueraient la propagation du VIH, notamment le faible niveau de connaissance
sur la prévention, de l’utilisation de préservatifs, d’accès aux services de dépistage et de prise en charge.
Ainsi, les stratégies retenues dans le PSN 2018-2022 visent-elles à renforcer :
la coordination des interventions de la riposte à tous les niveaux pour une meilleure atteinte des objectifs ;
la communication sur l’infection à VIH afin que le niveau de connaissance de la population générale et des populations clés
soit meilleur pour parvenir à une bonne prise de conscience du risque. Il sera nécessaire de cibler les jeunes scolarisés et
non scolarisés de la tranche d’âge de 10 à 24 ans qui sont retrouvés en proportion importante au niveau des populations
clés ;
la couverture en offre et en utilisation des services de dépistage et de prise en charge de l’infection à VIH pour parvenir aux
objectifs 90-90-90 d’ici 2020 et 95-95-95 d’ici 2030 ;
la prévention de la transmission de la mère à l’enfant du VIH. Madagascar devrait être plus ambitieux en ciblant l’élimination
de la transmission de la mère à l’enfant du VIH ;
la mise en application des nouvelles stratégies de dépistage du VIH et des recommandations récentes de l’OMS dans la prise
en charge des patients.
Les défis stratégiques à relever face à ces points à améliorer concernent l’implication toujours plus forte des autorités politiques pour
maintenir la riposte au sida dans l’agenda du développement national, la mobilisation des ressources suffisantes afin de réaliser
les interventions planifiées et la performance du système de suivi évaluation qui devra garantir une surveillance permanente des
indicateurs ainsi que l’atteinte des valeurs cibles du cadre de performance.
Bâti autour de la vision « L’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien à Madagascar est assuré dans un
respect strict des Droits Humains », le plan stratégique national de riposte multisectorielle aux IST, VIH et sida 2018 -2022 s’aligne à
la stratégie mondiale de l’ONUSIDA relative aux 90-90-90, pour permettre à Madagascar d’accélérer la riposte au VIH d’ici 2020 afin
de parvenir à l’élimination de l’épidémie de sida d’ici à 2030.
Sa mise en œuvre sera dictée par les trois principes d’unicité recommandant un seul cadre d’action contre le sida, une seule instance
de coordination de la riposte et un seul système de suivi évaluation.
Les résultats suivants sont attendus au terme de la réalisation du PSN 2018-2022 :
Impacts :
) Impact 1 - Réduire d’au moins 75% les nouvelles infections dans les populations clés, les jeunes de 10 à 24 ans et la population
générale d’ici 2022 ;
) Impact 2 - La proportion des nouveau-né(es) infectés par le VIH nés de mères séropositives au VIH et celle des nouveau-né(es)
atteints de la syphilis congénitale sont réduites à moins de 5% d’ici fin 2022 ;
) Impact 3 - La mortalité due au Sida est réduite de 4,4 décès à 1,5 décès en 2022 pour 100 000 habitants.

Effets :
) Effet 1.1. - Les risques de transmission par voie sexuelle du VIH sont réduits d’au moins 75% chez les PCPER d’ici fin 2022 ;
) Effet 1.2. - 80% des jeunes de 10 à 24 ans possèdent les compétences, les connaissances et la capacité de se protéger des
IST/VIH d’ici fin 2022 ;
) Effet 1.3. - 80% des adultes de 25 à 49 ans possèdent, les connaissances et la capacité de se protéger des IST/VIH d’ici fin
2022 ;
) Effet 1.4. - Les risques de transmission sanguine du VIH sont réduits d’au moins 75% (de 0.27% à 0.06%), d’ici fin 2022 ;
) Effet 1.5. - Les inégalités entre les sexes, toutes les formes de violence envers les femmes et les filles et de discrimination des
personnes vivant avec le VIH et les populations clés sont réduites de 50% d’ici 2022 ;
) Effet 2.1. -Au moins 80% des femmes enceintes vivant avec le VIH bénéficient du paquet de services visant à réduire la
transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici 2022 ;
) Effet 2.2. - Au moins 80% des femmes enceintes vivant avec le VIH bénéficient du paquet de services visant à réduire la
transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici 2022 ;
) Effet 3.1. - Au moins 80% des adultes et enfants vivant avec le VIH reçoivent de l’ARV dans le cadre d’une prise en charge
globale médicale, psycho sociale de qualité d’ici 2022 ;
) Effet 3.2. - Au moins 80% des adultes et enfants dépistés positifs au VIH mis sous ARV ont une charge virale indétectable d’ici
2022 ;
) Effet 3.3. - Au moins 80% des OEV par le sida et leurs parents PVVIH bénéficient de services sociaux de base d’ici fin 2022.
Les principes directeurs suivants vont guider l’élaboration et la mise en œuvre des plans opérationnels et sectoriels pour
l’opérationnalisation du PSN (i) multisectorialité, (ii) intégration des services, décentralisation, (iii) normes de qualité, (iv) respect des
« trois principes d’unicité », (v) implication active des PVVIH et des populations clés les plus exposées au VIH et des communautés,
(vi) considération particulière des jeunes de 10 à 24 ans, (vii) tester, traiter et retenir, (viii) bonne gouvernance, (ix) Droits Humains,
genre et équité.
Les cibles prioritaires du PSN 2018-2022 sont les (a) populations infectées et affectées par le VIH, (b) populations clés les plus
exposés aux risques d’infection VIH et (c) populations en contexte de vulnérabilité.
Le coût total des besoins pour la réalisation du PSN 2018-2022 est estimé à 130 023 683 dollar américain.
PARTIE 1 - CONTEXTE DE L’EPIDEMIE DE VIH A MADAGASCAR
1. Madagascar, Grande île de l’Océan Indien
1.1 Géographie, administration et démographie
Les 22 Régions
Madagascar, pays d’Afrique Australe, dans le Sud-Ouest de Administratives de
l’Océan Indien, séparé du continent Africain par le canal de Madagascar DIANA
Mozambique, est localisé entre le 11°57’ et 25°30’ de latitude
Sud et entre 43°14’ et 50°27’ de longitude Est, à cheval sur le
Tropique du Capricorne. SAVA

Couvrant une superficie de 587 401 Km2, la Grande Ile s’étend


sur une longueur de 1 500 Km, près de 500 Km dans sa SOFIA

plus grande largeur. Elle comprend plus de 5 000 Km de


côtes baignées (Canal de Mozambique à l’Ouest, et Océan BOENY
ANALANJIROFO

Indien à l’Est). Le territoire de Madagascar comprend de


petites îles dont les plus importantes sont Nosy Be et Sainte- ALAOTRA
Marie. BETSIBOKA MANGORO
MELAKY
Sur le plan administratif, Madagascar est subdivisé en
6 provinces autonomes, 22 régions, 119 districts, 1693 BONGOLAVA
ANALAMANGA
ATSINANANA
communes et 18 251 fokontany (FKT). Les régions et les
ITASY
communes sont des collectivités territoriales décentralisées
organisées au niveau des provinces autonomes. VAKINANKARATRA

Plus des trois quarts de la population (80%) vivent en zone MENABE


rurale où le taux de pauvreté est beaucoup élevé. AMORON'I MANIA

HAUTE MATSIATRA VATOVAVY FITOVINANY

IHOROMBE

ATSIMO ANDREFANA
ATSIMO ATSINANANA

ANOSY
N

ANDROY W E

Figure 1 : Carte de Madagascar


Tableau 1 : Projection de la population Tableau 2: Population par tranches d’âge

Année Population totale Tranche d’âge Proportion


2017 24 940 644 Moins de 15 ans 46,6%
2018 25 614 041 Jeunes de 10 à 24 ans 1
32%
2019 26 305 620 Adultes de 15 à 49 ans 42,8%
2020 27 015 872 Femmes de 15 à 49 ans 21,5%

2021 27 716 787 Hommes de 15 à 49 ans 21,3%

2022 29 329 933

Populations GESIS, MSANP, 2016

1 Source : Projections INSTAT et MSANP


La densité de la population au niveau national est de 21 habitants au Km². La population Malagasy se caractérise par une fécondité
élevée, avec un indice synthétique de fécondité de 4,8 enfants par femme (EDS 2009). Le taux estimé de croissance démographique
annuel est de 2,6% en 20162.

1.1.1 Société, économie, éducation et culture


Avec un Indice de Développement Humain (IDH) de 0,512 en 2015, Madagascar se classe parmi les pays à « développement humain
faible » et se trouve à la 158ème position sur 188 pays3.
Selon le cadre de partenariat entre Madagascar et la Banque Mondiale pour la période 2017-2021, l’agriculture est la principale
source de revenus du pays. L’exploitation minière est également devenue un pilier important de l’économie Malagasy et pourrait
catalyser énormément le développement. Par ailleurs, le secteur privé est et sera le moteur de la croissance dans les années à
avenir. Avec une proportion de 91% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté (à moins de 2USD par jour), le taux de
pauvreté dans le milieu urbain est de 48% contre 77,3% dans le milieu rural4.
Dans la population active, les femmes représentant 53% de la population agricole et 21% des pêcheurs, sont confrontées à des défis
liés au genre. Leurs capacités à diriger des entreprises à forte productivité, à trouver du travail en ville et à bénéficier d’un salaire
identique à celui des hommes sont parfois entravées.
Malgré des améliorations dans le système éducatif, le taux d’achèvement du niveau primaire demeure bas. Il était de 69% en 2012 et
de 66% en 2015. L’augmentation de ce niveau d’achèvement du primaire constitue le principal challenge à relever par l’enseignement.
Pour faire face à ses défis socio-économiques, Madagascar s’est doté d’un Plan National de Développement (PND) couvrant la
période 2015-2019. Les cinq axes stratégiques de développement sont : axe 1 - Gouvernance, Etat de droit, sécurité, décentralisation,
démocratie et solidarité nationale, axe 2 - Préservation de la stabilité macroéconomique et appui au développement, axe 3 -
Croissance inclusive et enracinement local du développement, axe 4 - Formation d’un capital humain adéquat pour le processus de
développement et axe 5 - Valorisation du capital naturel et renforcement de la résilience face aux catastrophes naturelles.
Pour le financement de la mise en œuvre du PND, Madagascar a organisé avec succès en décembre 2016 une Conférence des
Bailleurs et des Investisseurs (CBI). Ce fut une occasion pour les partenaires au développement d’annoncer un appui d’un montant
de 6,4 milliards USD pour la période 2017-2020, dont 2,1 milliards USD d’engagements non décaissés et 4,3 milliards USD de
nouveaux engagements. En outre, les opérateurs du secteur privé ont avancé des projets d’investissement de 3,5 milliards USD.

1.1.2 Santé
Sous le leadership du Ministère de la Santé Publique, Madagascar met en œuvre un Plan de Développement du Secteur Santé
(PDSS) pour le quinquennat 2015-2019. Les axes prioritaires et les objectifs du PDSS se basent sur les six piliers (1) le leadership et
la gouvernance, (2) les prestations de services, (3) le système d’informations sanitaires, (4) les ressources humaines, (5) les intrants,
les infrastructures et les équipements et (6) le système de financement.
En définitive, l’analyse de chaque pilier du système de santé démontre que des défis importants doivent être relevés pour l’atteinte
des objectifs du PDSS en termes de :
i) équité dans l’accès aux soins préventifs et curatifs de qualité, notamment en matière de lutte contre les maladies transmissibles et
dans le cadre de la survie de la mère et de l’enfant ;
ii) renforcement des capacités des acteurs à tous les niveaux ;
iii) implication soutenue de la communauté, des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), de la Société Civile (SC) et des
Partenaires Techniques et Financiers (PTF) et ;
iv) financement équitable, partagé et durable des coûts de développement du secteur santé.

2 Source : Banque Mondiale, 2016


3 Rapport sur le développement humain 2016, UNDP, page 27
4 Contexte de Madagascar 2016, UNDP Madagascar website
Organisation du système de santé Organisation des soins
Figures 2 et 3  : Organisation du système de santé et des soins à
Définition de la Politique Nationale de Santé (PNS)
Central Appui stratégique (CHU/CHRR)
Centre Hospitalier
Universitaire/
Coordination de la mise en oeuvre de la PNS de Réference Régionale

Régional Appui technique aux districts


(CHRD)
Centre Hospitalier
Appui technique aux formations sanitaires de Référence du District
District Mise en oeuvre opérationnelle de la PNS

Promotion de la santé (CSB)


Commu Gestion des structures sanitaires de base Centre de Santé de Base
nautaire

Madagascar
Le réseau d’offre de services de santé est composé de 3260 formations sanitaires de base publiques et privées dont 2634 CSB
publics, 141 hôpitaux de districts, 16 centres hospitaliers de référence régionale et 22 centres hospitaliers universitaires. Le reste est
constitué par les centres de santé privés. Le Ministère de la Santé Publique dispose en outre de structures spécialisées intervenant
directement dans la réponse nationale au sida :
Laboratoire National de Référence (LNR) pour le contrôle de la qualité des examens biologiques pratiqués dans le réseau
des laboratoires du pays ;
Institut Pasteur de Madagascar (IPM) pour les travaux de recherche appliquée ;
Direction de la Transfusion Sanguine (DTS) pour assurer la disponibilité des produits sanguins sécurisés sur l’ensemble
du territoire national ;
Centrale d’Achats des Médicaments Essentiels et de Matériel Médical (SALAMA) pour l’approvisionnement en
médicaments essentiels génériques, en produits pharmaceutiques et en produits médicaux à Madagascar ;
Office National de Lutte Anti-Tabac (OFNALAT) pour coordonner les programmes nationaux multisectoriels de lutte
antitabac.
Le budget de l’Etat alloué au secteur de la santé était de 8,7%5 du budget national en 2011et 5,29%6 en 2017. En effet, une
reprogrammation au niveau national a dû être réalisée pour couvrir des dépenses liées aux dégâts causés par le cyclone ENAWO.
Actuellement, les efforts du Ministère de la Santé Publique convergent vers l’amélioration de l’accessibilité de la population à des
offres de soins de qualité et à coût abordable, à travers la Couverture Santé Universelle (CSU).
Le tableau ci-après récapitule les principaux indicateurs sanitaires pour Madagascar.
Tableau 3 : Principaux indicateurs sanitaires
# Indicateurs Valeur
1 Taux d’utilisation de la contraception (moderne chez les femmes en union) 33,3 pour mille

2 Couverture des soins prénataux (consultation par un personnel qualifié) 82,1 pour cent
3 Proportion d’accouchements assistés par du personnel de santé qualifié 44,3 pour cent
4 Ratio de mortalité maternelle pour 100 000 naissances 478
5 Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans 62 pour mille
6 Connaissance de la tuberculose 82 pour cent

Source : INSTAT/ENSMOND 2012-2013, pages 47 et 53.

5 Loi des Finances 2011.


6 Loi # 2017-009 du 04 juillet 2017, CODE 71, page 89
1.1.3 Cadre de la réponse nationale aux IST, VIH et sida 7

Les étapes clés de la riposte nationale au sida à Madagascar depuis les années 80 a suivi les échéances suivantes relatives aux
différentes PSN.
Tableau 4 : Les grandes étapes de la riposte nationale au sida

PERIODE 1987 1988-1999 2000 2001 2001-2006 2007-2012

ETAPES Dépistage 1 plan à court Initialisation Déclaration PSN 2001-2006 PSN 2007-2012 VISION
du premier terme et 2 plans à de la première d’engagement OBJECTIFS «
D’ici 2015, Madagascar sera un pays
cas de VIH à moyen terme planification des Nations Unies Maintenir le taux où tous les malgache et en particulier
Madagascar stratégique de la «
Tenir sa promesse» de prévalence en les jeunes sont conscients des
réponse au sida dessous de 1% risques personnels, s’impliquent avec
Assurer le bien-être de la l’engagement des leaders dans la lutte
personne vivant avec le contre le VIH Sida. Chaque individu
VIH grâce à leur prise en accèdera facilement aux méthodes de
charge psychosociale et prévention appropriées et les utilisera de
médicale façon responsable. Individu, famille et
communauté apporteront soins et soutien
aux personnes infectées et affectées par
le VIH.»

PERIODE 2018 2013-2017 2016 2018-2022 2023 2030


ETAPES Déclaration politique PSN 2013-2017 Déclaration politique PSN 2018-2022 PSN 2030-2027 PSN 2028-2032
du mois de juin 2011 à VISION «Madagascar du mois de juin 2011 à VISION «
L’accès VISION VISION
l’AG des Nation Unies est un pays avec zéro l’AG des Nation Unies universel à la prévention, «
Vers l’élimination du «
Élimination du sida à
«
Intensifier nos efforts nouvelle infection à VIH, «
Accélérer la riposte aux soins, aux traitements sida…» Madagascar»
pour éliminer le VIH/ zéro décès liés au sida, pour que le VIH ne soit et aux soutiens est assuré à
SIDA» zéro discrimination et plus un problème de Madagascar dans le respect
stigmatisation» la santé publique d’ici strict des Droits humains»
2030 et éliminer le sida
d’ici 2030»

Etant bien en ligne avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies stipulant dans l’objectif 3.3 que « d’ici à
2030, mettre fin à l’épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées et combattre l’hépatite, les
maladies transmises par l’eau et autres maladies transmissibles »8, Madagascar dispose de la loi 2005-040 du 20 février 2006 portant
« lutte contre le VIH/sida et la protection des droits des personnes vivant avec le VIH »9 et de son décret d’application. Cette loi régit
toutes les actions de la riposte au sida sur tout le territoire national. Pour une meilleure opérationnalisation des engagements, la
riposte nationale au sida est amarrée au Plan National de Développement (PND) 2015-2019 et la Politique Générale de l’Etat (PGE)
à travers l’objectif 4.1.2 « lutter contre les épidémies, les maladies émergentes et non émergents »10 dans le programme 4.1 « santé
aux normes de qualité et accessible à tous ». Ce cadrage général se décline dans le Plan de Développement du Secteur Santé
(PDSS) 2015-2019 pour une contribution effective à la lutte contre les maladies transmissibles et au décret 2017-071 du 03 février
2017 portant « réorganisation du Comité National de Lutte contre le Sida ». Ce dernier décrit la structure de la riposte multisectorielle
au sida du niveau central jusqu’aux structures territoriales d’intervention.
Dans un cadre d’épidémie concentrée chez les populations clés : hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH),
professionnelles de sexe (PS) et consommateurs de drogues injectables (CDI), pour se pencher sur tous les aspects juridiques de
la réponse, le Ministère de la Santé Publique et le Ministère de la Justice, en collaboration avec toutes les parties prenantes ont
officialisé le décret portant réorganisation et fonctionnement de la « Commission Droits et VIH ».
Enfin, parmi les opportunités pour la réponse nationale, le bureau de coordination de l’ONUSIDA pour Comores, Madagascar,
Maurice et Seychelles siège à Andraharo, Maison Commune des Nations Unies, Antananarivo.

7 Les symptômes de la maladie ont été découverts chez les premiers sujets en 1981, le nom SIDA a été adopté en 1982, mais ce n’est qu’en 1983 que le virus responsable du SIDA
a pu être identifié.
8 http://www.who.int/topics/sustainable-development-goals/targets/fr/, page 1/3
9 Journal Officiel de Madagascar # 3029 du 15 mai 2006, page 2784
10 Plan National de Développement 2015-2019, page 65
1.2 Epidémiologie du sida à Madagascar
1.2.1 Surveillance épidémiologique
Dans la mise en œuvre des « trois principes d’unicité (three ones) »11, le SE/CNLS assure périodiquement et en fonction des
besoins spécifiques, les réunions du Groupe Technique de Suivi Evaluation (GTSE) national. Ce dernier regroupe les experts en suivi
évaluation ainsi qu’en recherches et assure la revue, le suivi et la validation des données de routine ainsi que des rapports d’études
nationales sur les IST, VIH et sida à Madagascar. Les informations analysées au niveau du GTSE sont issues (1) du système « SIG –
RMA12 » utilisant le logiciel GESIS13, (2) du progiciel GeDC14 et (3) des rapports d’études. Le MSANP à partir de l’année 2017 a lancé
la mise en place effective du DHIS215. Le GTSE appuyé techniquement par les expertises de tous les acteurs de la santé et de la
riposte au sida, produit périodiquement les résultats des analyses stratégiques : estimations, projections, modes de transmission et
modélisations utilisant Spectrum. Ces résultats offrent une meilleure connaissance de l’épidémie.
Depuis 2016-2017, de nombreux acteurs de la réponse au sida entre autres Population Services International (PSI) Madagascar,
Institut National de Santé Publique et Communautaire (INSPC), Médecins du Monde (MdM), Aides et Soins aux Malades (ASM), etc,
investissent davantage dans les études nationales sur le VIH et le sida. Les grandes enquêtes nationales dirigées par le Ministère de
l’Economie et du Plan et l’Institut National de la Statistique (INSTAT) à Madagascar intègrent également le volet VIH et sida.
Compte tenu de l’épidémie du VIH de type concentré, les enquêtes nationales sont focalisées sur les trois groupes PS, HSH et CDI,
au cours de la période du PSN 2013-2017. En 2012, une étude nationale de surveillance des OMD a été réalisée. La prochaine étude
de démographie et de santé à Madagascar est prévue après la réalisation du recensement général de la population et de l’habitat
(RGPH) en 2018.
De manière globale, Madagascar possède une « épidémie du VIH à faible prévalence dans la population générale de 15 à 49 ans,
car estimée à 0,3% en 2017 et concentrée chez les populations clés les plus à risques ».

1.2.2 Cartographie programmatique et estimation des tailles des populations clé


1.2.2.1 Communes vulnérables.

A la veille de l’adoption du PSN 2013-2017, une étude intitulée


« mise à jour de la vulnérabilité des communes de Madagascar CLASSEMENT DES COMMUNES A MADAGASCAR
à la propagation du VIH/SIDA » a démontré que parmi un total de
1549 communes, 178 soit 11,5% étaient des communes fortement
vulnérables (CFV), 763 soit 49,2% des communes moyennement
DIANA

vulnérables (CMV) et 608 soit 39,2% des communes faiblement SAVA

vulnérables (CfV). La répartition des communes vulnérables dans


toute l’île est présentée dans la figure 5. Les résultats de ladite
SOFIA

étude ont permis d’identifier les communes considérées comme BOENY


ANALANJIROFO

étant prioritaires pour le renforcement de la réponse. BETSIBOKA


MELAKY
ALAOTRA
MANGORO

ANALAMANGA

BONGOLAVA
ATSINANANA
ITASY

VAKINANKARATRA

AMORON'I MANIA
MENABE

HAUTE_MATSIATRA VATOVAVY FITOVINANY

IHOROMBE
ATSIMO ATSINANANA

ATSIMO ANDREFANA Limite de région

ANOSY Communes fortement vulnérables


Communes moyennement vulnérables
ANDROY Communes faiblement vulnérables

0 50 100 200 300 Sources : SE/CNLS, FTM


Kilomètres

Figure 4 : Les communes vulnérables au VIH et au sida


Madagascar, SE/CNLS 2012
11 Un cadre d’action unique (PSN), une instance de coordination unique et un système de suivi évaluation unique pour la réponse multisectorielle au sida ;
12 Système de suivi évaluation du secteur santé à Madagascar « Système d’informations pour la gestion - Rapport mensuel d’activité » ;
13 GESIS est un logiciel pour la gestion des informations sanitaires dans les systèmes de santé ;
14 Outil informatisé pour la gestion des données communautaires de la réponse multisectorielle au sida à Madagascar ;
15 District Health Information Software 2
1.2.2.2 Sites fréquentés par les PCPER.

Les populations clés qui pourraient être sources des nouvelles infections à VIH résident plus dans les localités où elles développent
leurs activités professionnelles. Les résultats de l’enquête « cartographie programmatique et estimation des tailles des populations
clés » conduite en 2014 au niveau de 37 villes prioritaires16 affichaient que les types de sites fréquentés par les PCPER identifiés
sont : bar, rue, restaurant, boîte de nuit, karaoké, maison close, salle de vidéo, marché, terrain (foot, basket, pétanque), parking,
plage, casino, salle de massage. Concernant les sites où sont réalisés les actes à risque (actes sexuels, usage de drogues) l’étude
rapporte les hôtels, chambres de passe, maisons familiales, tapis verts.

1.2.2.3 Estimation des tailles des populations clés.

Selon la méthode de dénombrement recommandée par l’ONUSIDA, l’étude réalisée en 2014 a permis d’avoir une estimation plus
proche de la réalité des populations clés au niveau des sites identifiés et validés. Selon la catégorisation des localités, le nombre
estimé des PS, HSH et CDI dans chaque ville est récapitulé dans le tableau numéro 4. L’étude a été conduite au niveau de 37 villes
prioritaires conformément au PSN 2013-2017.
Tableau 5 : Tailles des populations clé à Madagascar selon les catégories de sites de la cartographie programmatique et
estimation des tailles des populations clés en 2014.

Villes ou Groupes de villes PS min estimée PS max estimée HSH min estimé HSH max estimé CDI min estimé CDI max estimé
Groupe 1: Antananarivo 28,925 35,021 4,126 6,985 1,277 1,781
Groupe 2 31,736 79,396 1,911 5,285 68 181

Groupe 3 18,737 48,454 928 2,425 24 71

Groupe 4 1,72 4,485 67 224

Groupe 5 : Ranomafana 24 76

Ensemble 81,142 167,44 7,032 14,919 1,369 2,033

Une deuxième édition de l’étude de « cartographie programmatique et estimation des tailles des populations clés » a été entreprise
en 2017. La même méthode de dénombrement au cours de la première étude en 2014 a été adoptée au cours de cette deuxième
étude au niveau de 42 communes. D’une manière générale, dans ces 42 Communes d’étude, 2380 sites ont été validés dont 1806
sites PS, 1019 sites HSH et 919 sites CDI. En tout, 128 166 PCPER ont été recensés dont 114 116 (89,03%) PS, 10 941 (8,54%)
HSH et 3109 (2,43%) CDI.
ESTIMATION MAXIMALE DES PS ESTIMATION MAXIMALE DES HSH ESTIMATION MAXIMALE DES CDI
DANS LES 42 COMMUNES DANS LES 42 COMMUNES DANS LES 42 COMMUNES
ANTSIRANANA ANTSIRANANA ANTSIRANANA

N N N
NOSY BE AMBILOBE NOSY BE AMBILOBE NOSY BE AMBILOBE
W E W E W E
AMBANJA AMBANJA AMBANJA

S SAMBAVA
S SAMBAVA
S SAMBAVA

ANTSOHIHY ANTALAHA ANTSOHIHY ANTALAHA ANTSOHIHY ANTALAHA


BAFANDRIANA NORD BAFANDRIANA NORD BAFANDRIANA NORD

MAHAJANGA MANDRITSARA MAHAJANGA MANDRITSARA MAHAJANGA MANDRITSARA

MAROVOAY MAROVOAY MAROVOAY

MAEVATANANA SAINTE MARIE MAEVATANANA SAINTE MARIE MAEVATANANA SAINTE MARIE


FENERIVE EST FENERIVE EST FENERIVE EST

MAINTIRANO AMABATONDRAZAKA FOULPOINTE MAINTIRANO AMABATONDRAZAKA FOULPOINTE MAINTIRANO


AMABATONDRAZAKA FOULPOINTE
TOAMASINA TOAMASINA TOAMASINA
TSIROANOMANDIDY
TSIROANOMANDIDY
ANTANANARIVO ANTANANARIVO
TSIROANOMANDIDY
MIARINARIVO
ANDASIBE MIARINARIVOANDASIBE MIARINARIVO ANDASIBE
MORAMANGA MORAMANGA MORAMANGA
AMBATOLAMPY AMBATOLAMPY AMBATOLAMPY
BELOTSIRIBINA ANTSIRABE BELOTSIRIBINA BELOTSIRIBINA ANTSIRABE
ANTSIRABE
MORONDAVA MORONDAVA MORONDAVA
AMBOSITRA AMBOSITRA AMBOSITRA

RANOMAFANA MANANJARY RANOMAFANA MANANJARY RANOMAFANA MANANJARY


FIANARANTSOA FIANARANTSOA FIANARANTSOA
MOROMBE Légende MOROMBE Légende MOROMBE Légende

MANAKARA Estimation des PS IHOSY MANAKARA MANAKARA Estimation des CDI


IHOSY Estimation des HSH IHOSY
ILAKAKA ILAKAKA ILAKAKA
SAKARAHA FARAFANGANA <1000 SAKARAHA FARAFANGANA SAKARAHA FARAFANGANA
<200 <100
MANGILY 1000 - 2000 MANGILY
MANGILYTOLIARA 200 - 400 TOLIARA 100 - 300
TOLIARA
2000 - 3000 400 - 600 300 - 600
3000 - 4000 600 - 800 >= 600
AMBOASARY AMBOASARY TAOLAGNARO AMBOASARY TAOLAGNARO
TAOLAGNARO >= 4000 Limitation de la région
>= 800 AMBOVOMBE
AMBOVOMBE AMBOVOMBE
Limitation de la région
100 0 100 Km 100 0 100 Km Limitation de la région 100 0 100 Km

Figures 5, 6 et 7 : Tailles des PCPER estimées en 2017.


16 Référence : Annexe 6 de la Cartographie programmatique et estimation des tailles des populations clés, SE/CNLS, 2014
1.2.3 Prévalence du VIH
1.2.3.1 Population générale de 15 à 49 ans.

Madagascar possède une épidémie à prévalence faible dans la population générale de 15 à 49 ans, estimée à 0,2% en 2016 et 0,3%
en 2017. La méthode d’estimation a utilisé l’outil Spectrum version 5.63. La prévalence du VIH au niveau de la population générale
de 15 à 49 ans a toujours été maintenue à moins de 1%. Au cours de la période 2013-2017, force est de constater que la prévalence
du VIH est restée plus élevée chez les hommes que chez les femmes au niveau de la tranche d’âge de 15-49 ans.
Par ailleurs, les dernières études confirment une épidémie de type concentré chez les populations clés les plus exposées au risque
au niveau desquelles la prévalence dépasse le seuil de 5%.

Evolution de la prévalence du VIH dans la poplulation générale


0,5
0,4 0,4 0,4
Prévalence (%)

0,4
0,3 0,3 0,3 0,3
0,3
0,2 0,2 0,2 0,2
0,2
0,1
0,1

0,0
2013 2014 2015 2016 2017
Année

15-49 ans Hommes 15-49 ans Femmes 15-49 ans

Figure 8 : Evolution de la prévalence du VIH dans la population générale de 15 à 49 ans au cours du PSN 2013-2017.

1.2.3.2 Populations clés les plus exposées aux risques de transmission.

Professionnelles de sexe. En 2016, la prévalence est une fois et demie plus élevée chez les PS adultes que chez leurs homologues
plus jeunes, 6,3% versus 4,5%, sans différence significative. Il est enregistré des variations de prévalence entre les villes où exercent
les PS allant de 0,0% à Antsirabe à 22,7% à Mahajanga. Par ailleurs, de 2012 à 2016, une hausse significative de la prévalence du
VIH chez les PS est enregistrée à Mahajanga, 3% versus 23%; à Taolagnaro 0% versus 4,1% en 2016 et à Antsiranana 0% versus
2,9%.
Ensemble 1,3
5,5

Antsirabe 0,0
0,0
Moramanga 0,6
0,3 1,2
Fianarantsoa 0,9
Antananarivo 1,8
0,2
2,7
Toliara 6,5 An 2016
Antsiranana 2,9

Taolagnaro 4,1 An 2012


0,0
Toamasina 1,8
5,4

Morondava 0,0
6,2

Nosy Be 9,5

Mahajanga 22,7
1,2

0,0 5,0 10,0 15,0 20,0 25,0

Figure 9 : Evolution de la prévalence du VIH chez les professionnelles de sexe entre 2012 et 2016 selon les villes de résidence.
Dans la majorité des villes abritant les points chauds où exercent les professionnelles de sexe, la prévalence augmente avec le
temps.
Hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. Selon les deux études réalisées à ce jour, les adultes HSH de plus
de 25 ans restent plus infectés que les moins de 25 ans: 9,4% versus 19,9% en 2012 et 9,0% versus 28,9% en 2014. Si entre 2012
et 2014, il n’y a pas de variation significative de prévalence chez les jeunes HSH de moins de 25 ans, il est observé un accroissement
de 45,2% chez les adultes.
Il est également noté une variation selon les villes de résidence des HSH. En effet, Antananarivo et Toamasina sont les villes les plus
touchées en 2014. Mais en 2016, la situation devient plus critique à Mahajanga où la prévalence du VIH chez les HSH est passée
de 9,3% à 24,0%.

35,0% An 2010
28,9 An 2014
30,0%

25,0%
19,9
Prévalence VIH (%)

20,0%
14,7 14,8
15,0%
9,4 9,0
10,0%

5,0%

0,0%
<25 ans >=25 ans Ensemble

Figure 10 : Analyse de la prévalence du VIH chez les HSH en 2012 et en 2014 selon les tranches d’âge.
Consommateurs de Drogues par Injection. Chez ce groupe des variations de la prévalence du VIH ont été observées selon le
sexe, l’âge et le milieu de résidence. En effet, en 2012 et en 2016, les hommes sont sensiblement plus infectés avec 10,1% et 9,3%
respectivement, que les femmes avec 4,4% et 0,2%. Selon l’âge, la prévalence du VIH chez les CDI adultes est plus élevée que chez
les jeunes. Il est également important de noter l’augmentation de 99,7% enregistrée chez les jeunes de 15 à 24 ans entre les deux
années, avec 8,1% versus 3,1% en 2012, tandis que 8,6% versus 9,5% en 2016.
Une augmentation significative de la prévalence du VIH est observée chez les CDI résidant à Antananarivo, allant de 8,3% en 2012 à
61,7% en 2016. A Antsiranana, une régression significative de la prévalence du VIH est constatée, de 1,4% en 2012, à 0% en 2016.

1.2.3.3 Autres populations

Femmes enceintes. La présente situation a pris en compte les données de l’enquête de surveillance biologique chez les femmes
enceintes âgées de 15 ans ou plus réalisée en 2010 car aucune autre n’a été faite depuis. En effet, dans le contexte d’épidémie
concentrée, les études ont été réalisées chez les populations clés du PSN. Tandis que la surveillance chez les femmes a été faite
au niveau des sites sentinelles sur la base des données de routine selon la méthode recommandée par l’ONUSIDA. L’enquête de
2010 rapporte une prévalence du VIH chez les femmes enceintes à 0,09% [0 ; 0,2]. Elle est statistiquement non différente de celle
observée en 2007, 0,18% et en 2005, 0,15%. Aucune disparité selon les régions et les tranches d’âge n’a été enregistrée. Toutefois,
la prévalence du VIH la plus élevée a été observée chez les femmes enceintes âgées de 20 à 24 ans : 0,16% [0,1 ; 0,4].
Adolescents et jeunes : Aucune étude de séroprévalence n’a été réalisée auprès de ce groupe. Les données disponibles proviennent
de l’exercice Spectrum qui donne des détails selon les tranches d’âge.
Donneurs de sang. Selon les données du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), le taux de séropositivité au VIH
chez les donneurs bénévoles de sang est de 0,55% sur la base de 148 146 poches testées au VIH en 2017. Celle de la syphilis
est de 0,70% en septembre 2017. Au total 6% des poches de sang collectées se sont révélées douteuses après les tests VIH et
Syphilis. Elles ont toutes été détruites. Il est important de mentionner que 4,7% des nouvelles infections à VIH proviendraient de la
transmission sanguine à Madagascar.
1.2.4 Prévalence des infections sexuellement transmissibles
La prévalence de la syphilis à Madagascar a été estimée à 15,8% avec la prévalence la plus élevée, à 23% rapportée à Antananarivo.
En 2009 une forte prévalence des IST parmi les PS cachées a constaté à Antananarivo. Selon les résultats de leur recherche, trente-
deux pour cent des PS (32,0%) ont été infectées par Trichomonas vaginalis et 27 % par Neisseria gonorrhoeae. Les facteurs de
risque d’IST rapportés étaient le jeune âge, le faible niveau d’éducation, les rapports sexuels précoces et les antécédents d’IST.

1.2.5 Transmission du VIH à Madagascar


1.2.5.1 Transmission sexuelle

Les données disponibles affichent que la transmission sexuelle est la voie de propagation du VIH la plus fréquente à Madagascar.
En effet, 94,7% des nouvelles infections à VIH proviendraient des pratiques et comportements favorisant la transmission sexuelle du
VIH. Parmi les pratiques sexuelles sans protection concernées, il est identifié les rapports hétérosexuels et les rapports sexuels chez
les individus de même sexe hommes.
1.2.5.2 Transmission sanguine
Mode de Transmission du VIH à
La transmission sanguine du VIH selon Madagascar
les études réalisées actuellement résulte
particulièrement de la consommation de
drogues par voie injectable. Selon le rapport 5,10%
de la commission mondiale pour la politique
des drogues, en 2012, « le combat contre
le VIH est gagné quand la dépendance est
traitée comme un problème de santé ». Selon
le mode de transmission mis à jour, 5,10% des
nouvelles infections à VIH proviendraient des
injections de drogues.
En ce qui concerne la médecine 94,70%
transfusionnelle, les poches de sang sont
testées systématiquement au VIH et à la
syphilis avant d’être mis à disposition des
services pour transfusion.

Transmission sexuelle Transmission sanguine

Figure 11 : Mode de transmission du VIH à Madagascar

1.2.5.3 Transmission verticale du VIH de la mère au nouveau-né

Etant une activité essentielle pour parvenir à zéro nouvelle infection, le dépistage du VIH est offert aux femmes enceintes dans le
paquet d’activité de la consultation prénatale. La surveillance au niveau des sites sentinelles a permis de disposer de la séropositivité
au cours de la période de mise en œuvre du PSN 2013-2017.
Evolution des besoins en PTME et du taux de séropositivité chez les femmes enceintes

Nombre estimé de femmes enceintes 2000 1800 0,10%

Séropositivité au VIH
0,09%
1400 0,08%
1500 0,07% 0,07%
1100 1100
0,06% 950 0,06%
1000
0,04%
0,04%
500
0,02%

0 0,00%
2013 2014 2015 2016 2017
Année

Nombre estimé de femmes ayant eu besoin de PTME

Séropositivité au VIH des femmes enceintes rapportés par le système national


Figure 12 : Evolution des besoins en PTME et de la séropositivité chez les femmes enceintes au cours du PSN 2013-2017.

1.2.6 Co-infection tuberculose VIH


Selon les données du « Global Tuberculosis Report 2015 » pour le profil pays de l’OMS, la prévalence du VIH chez les patients
tuberculeux à Madagascar est constamment basse, 0,9% depuis 2000. L’incidence de la tuberculose est de 236 pour 100 000
habitants. L’incidence de la co-infection tuberculose VIH est de 15 pour 100.000 habitants. La mortalité due à la tuberculose est en
diminution régulière depuis 2000 pour se situer à 49 pour 100 000 habitants. En 2015, la co-infection tuberculose VIH a engendré
une augmentation de 6,3 pour 100 000 habitants, ce qui ramène la mortalité à 55,3 pour 100 000 chez les tuberculeux. Et encore en
2015, seuls 33% des tuberculeux connaissaient leur statut sérologique au VIH.

1.2.7 Analyse des nouvelles infections au VIH


La modélisation des modes de transmission selon l’outil développé par l’ONUSIDA fournit les nouvelles infections au VIH à
Madagascar. Les résultats de la modélisation en 2017 sont présentés dans la figure suivante.
Proportion des nouveaux cas (N=2150) selon les groupes à risque

Partenaires des CDI 0,2


Injections médicales 0,2
Partenaires femmes des HSH 2,3
Consommateurs de Drogues Injectables (CDI) 4,7
Partenaires des IRHO 5,2
Partenaires des clients PS 5,4
Professionnelles de Sexe (PS) 6,9
Individus ayant des Rapports Hétérosexuels Occasionnels (IRHO) 9,1
Clients des PS 10,2
Couples Hétérosexuels stables (CHS) 10,4
Hommes ayant des rapports Sexuels avec les Hommes (HSH) 45,2
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Taux d’incidence (%)

Figure 13 : Proportion des nouveaux cas de VIH par populations à risque selon le mode de transmission.
Un peu plus de la moitié des nouvelles infections, 56,8% proviendraient des populations clés les plus exposées au risque. Une
proportion relativement importante concernerait les HSH et leurs partenaires femmes, 47.8% des nouvelles infections, soit 1023
nouveaux cas.
Il est à noter que lors de l’enquête biologique et comportementale chez les HSH en 2014, la proportion des HSH déclarant être un
professionnel de sexe est de 6.4%. La même étude a aussi montré que 76,1% des HSH ont eu au moins deux partenaires sexuels
hommes durant les douze derniers mois.

1.2.8 Estimations et projections


Les estimations à partir de Spectrum17 donnent des tendances sur l’évolution de l’épidémie de sida. Actuellement, la prévalence du
VIH chez les populations clés : PS, HSH et CDI est supérieure à 5%. Une tendance à la hausse de cette prévalence sera à craindre
si aucune innovation n’est apportée dans la réponse nationale. D’après les projections à partir de Spectrum, la prévalence du VIH
dans la population générale (masculine et féminine) de 15 à 49 ans demeure à moins de 1% jusqu’en 2022.
Suite à l’analyse des données générées par Spectrum, si le plan stratégique national est mis en œuvre de manière efficace dans
la réponse au sida, de 2018 à 2022, 927 infections seraient évitées par la PTME, 5135 décès seraient évités grâce à la thérapie
antirétrovirale.
Selon les projections de Spectrum de 2017 à 2022, la situation de l’infection à VIH se présentera comme ci-après à Madagascar :

Tableau 5 : Récapitulatif des principaux indicateurs de lutte contre le sida


Indicateurs 2017 2018 2019 2020 2021 2022

Prévalence estimée du VIH chez la population générale de 15 à 49 ans (en%) 0,26 0,28 0,3 0,33 0,35 0,37

Nombre estimé de nouveaux cas de PVVIH chez la population général de 15 à 49 ans 4946 5482 5329 5460 5572 5611

Nombre estimé de PVVIH chez la population général de 15 à 49 ans 32060 36189 40302 44523 48773 52993
Nombre estimé pédiatrique de 0 à 14 ans 1280 1381 1493 1636 1814 2020

Nombre estimé total de PVVIH ayant besoin de traitement antirétroviral 33909 38315 42787 47426 52190 57003

Proportion estimée de la couverture de la population éligible au traitement antirétroviral (ARV) (en %) 6,68 26,96 35,21 43,48 51,74 60

Source : Spectrum 2017, SE/CNLS/DLIS/ONUSIDA, 2017-2018

1.2.9 Risques d’exposition au VIH analysés à Madagascar


Le risque d’exposition au VIH est la probabilité qu’une personne puisse contracter le VIH. Il est lié en fait aux comportements, et non
l’appartenance à un groupe, qui mettent les individus dans des situations pouvant les exposer au VIH, et certains comportements
créent, augmentent ou perpétuent ce risque.

1.2.9.1 Rapports sexuels payants et non utilisation systématique du préservatif

Sur la base du mode de transmission mis à jour, en considérant les PS et leurs clients, les rapports sexuels payants seraient
responsables de 17,1% des nouvelles infections en 2017. C’est-à-dire qu’environ deux rapports sexuels payant sur dix seraient à
l’origine des nouveaux cas de VIH +. Le faible taux d’utilisation des préservatifs s’avère un facteur aggravant. D’après l’étude en
2016, 6 PS sur 10 (62,7%) indiquent avoir utilisé un préservatif avec leur dernier client. Par ailleurs, seulement 4 PS sur 10 (44,20%)
déclarent utiliser systématiquement le préservatif au cours des rapports sexuels avec leur client au cours des 30 derniers jours. Ce
taux de protection systématique avec les clients est significativement plus élevé à Antananarivo (96%), moyen à Antsirabe (56%) et
très faible à Nosy Be (7%). Par rapport à une étude précédente chez les PS, une régression de 5,4% sans différence significative
a été constatée concernant les activités liées au commerce du sexe. Peu de PS connaissent leur statut sérologique au VIH car en
2012, 49,5% ont fait le test VIH et connaissent le résultat. Cette proportion a été de 40,2% en 2016. Egalement en 2016, 48,1% des
PS ont présenté un épisode d’IST et ont eu recours aux soins adaptés.

17 Version Spectrum 5,63


1.2.9.2 Rapports homosexuels masculins

L’étude en 2014 reflète que l’utilisation systématique du préservatif, quel que soit le type de partenaire et de rapports sexuels, n’est
pas entrée complètement dans les habitudes des HSH. En effet, un peu plus de la moitié, 57,2% ont eu des rapports anaux protégés
en 2014.
Par ailleurs, l’usage de préservatif au cours du dernier rapport anal est quasi systématique à Antsiranana chez les HSH, 97%. Tandis
que dans la capitale, Antananarivo, seulement 65,2% parmi les HSH ayant eu des rapports sexuels anaux (43,5%) ont fait usage de
préservatif (figure n°12).

A eu rapports anaux 12 derniers mois A eu usage de préservatif au cours dernier rapports anal

43,5 65,2 Antananarivo

IBSS 2014

49,2 97 Antsiranana

60,3 87,1 Mahajanga

53 81,9 Toamasina

65,2 90,1 Toliara

80 60 40 20 0 20 40 60 80 100 120

Figure 14 : Proportion de HSH qui a eu des rapports anaux protégés au cours du dernier rapport sexuel selon les villes.
Le niveau de connaissance de l’infection à VIH chez les HSH est faible, environ à 50% en 2014, il a été constaté une régression
considérable de l’ordre de 27% entre 2010 et 2014 (26,6% versus 19,3%). La situation rapportée est plus critique en ce qui concerne
le dépistage du VIH avec une régression de 70,6% entre les deux années (56,1% versus 16,5%) en termes de HSH ayant fait le test
et ayant retiré les résultats.

1.2.9.3 Multi partenariat sexuel et utilisation du condom

Selon le mode de transmission mis à jour, les personnes ayant des rapports sexuels occasionnels et leurs partenaires seraient
à l’origine des 9,1% des nouvelles infections à VIH.
Selon les résultats de l’EDS 2009, 14,6% des hommes et 2,1% des femmes ont eu deux partenaires sexuels ou plus au cours des
12 derniers mois, dont seulement 7,4% des hommes et 7,6% de femmes ont utilisé un préservatif au cours du dernier rapport.
Les résultats de l’ENSOMD en 2012 affichent que la proportion d’hommes de 15-49 ans qui ont déclaré avoir eu, au moins, 2
partenaires sexuelles au cours des 12 derniers mois est beaucoup plus élevée que celle des femmes (5% contre 1%) (16 % contre
2 % lors de l’EDSMD IV). En effet, parmi les hommes et les femmes de 15 à 49 ans ayant déjà eu des rapports sexuels, 4,6% des
hommes et 0,6% des femmes ont déclaré avec eu au moins deux (2) partenaires sexuels au cours des 12 derniers mois. Parmi ces
derniers groupes, 8,3% des hommes et 9,3% des femmes ont rapporté avoir utilisé un préservatif au cours du dernier rapport sexuel.

1.2.9.4 Age au premier rapport sexuel

La figure suivante retrace l’évolution de l’âge des jeunes garçons et filles de 15 à 24 ans ayant eu des rapports sexuels avant 15 ans
et 18 ans exacts. Il est clair que les rapports sexuels précoces, surtout sans utilisation de préservatifs augmente le risque d’infection
au VIH chez les jeunes.
Evolution de l’âge aux premiers rapports sexuels
70,00%
64,70%
60,00%
53,80% 53,30%
50,60%
50,00%

40,00%

30,00%

20,00% 17,60%
15,00%
9,30% 9,10%
10,00%

0,00%
Garçons Filles Garçons Filles

Sexe avant 15 ans Sexe avant 18 ans

EDS 2009 ENSOMD 2012

Figure 15 : Age aux premiers rapports sexuels des jeunes garçons et jeunes filles

1.2.9.5 Partage de seringues souillés

Le partage de seringues souillées intervient au niveau des groupes de consommateurs de drogues injectables principalement. Le
terrible impact de l’utilisation de la drogue sur la santé peut être observé chez les patients du VIH, de l’hépatite et de la tuberculose.
En 2013, l’ONUDC a estimé à 11,8% la prévalence générale du VIH chez les consommateurs de drogues injectables. La prévalence
de l’infection par le virus de l’hépatite C est également très élevée chez les usagers de drogues par injection, estimée à 51% à
l’échelle mondiale en 201118.
Selon les résultats de la modélisation des modes de transmission mis à jour, la consommation des drogues par injection est
responsable de 5,1% des nouvelles infections à Madagascar. La séroprévalence de l’infection au VIH est passée de 7,1% en 2012 à
8,4% en 2016 pour l’ensemble des consommateurs de drogues injectables. Une augmentation significative de la prévalence du VIH
est cependant observée chez les consommateurs de drogues injectables habitant la ville d’Antananarivo, allant de 8,3% en 2012 à
61,7% en 2016 (ESBC 2016) Les résultats de l’enquête de surveillance épidémiologique (2012) indiquent que, (i) 21,5% des CDI ont
utilisé des aiguilles/seringues déjà utilisées par d’autres, (ii) 81,3% ont eu des partenaires sexuels multiples au cours des 12 derniers
mois, parmi lesquels 48,9% ont déclaré avoir utilisé un préservatif au cours du dernier rapport sexuel, (iii) 25,2% des CDI ont des
rapports sexuels avec des hommes, (iv) 19,3% des CDI n’ont pas utilisé du matériel d’injection stérile lors de leur dernière injection.
S’agissant du programme ciblant ce groupe, quatre déterminants relatifs à (1) l’utilisation d’un matériel d’injection stérile, (2) l’usage
systématique du préservatif lors des rapports sexuels à risque, (3) les connaissances complètes sur l’infection à VIH et (4) la
connaissance du statut sérologique au VIH sont suivis au cours des études. En comparant les résultats des recherches en 2012 et
en 2016, il est noté une diminution considérable des valeurs pour l’ensemble des 4 indicateurs concernés. En effet, le programme
de réduction des risques très spécifique représente un défi important pour la réponse au sida compte tenu des aspects légaux et
juridiques liés à l’utilisation des stupéfiants à Madagascar.
Tableau 6 : Indicateurs de la réponse au sida chez les CDI

Indicateurs Résultats de l’étude en 2012 Résultats de l’étude en 2016

Usage de matériel stérile lors de la dernière injection 80,7% 68,4%


Usage systématique du préservatif lors des rapports sexuels à risque 41,8% 41,9%
Connaissance complète de l’infection 34,2% 21,5%
Connaissance du statut sérologique 22,3% 20,9%

La figure numéro 14 démontre que le programme d’échanges de seringues stériles présente une amélioration de son efficacité à
Antananarivo et à Toamasina entre 2012 et 2016.
18 Rapport mondial sur les drogues 2013, UNODC, page 31.
Injection drogue 30 jours ayant précédé l’étude A utilisé du matériel d’injection stérile

31,9 Antsiranana

IBSS 2016 82,9 Toamasina

97,1 Antananarivo

96 72,2 Antsiranana

IBSS 2012 87,2 65,3 Toamasina

76,5 92,0 Antananarivo

150,0 100,0 50,0 0,0 50,0 100,0 150,0

Figure 16 : Proportion de Consommateurs de drogues injectables qui ont utilisé du matériel d’injection lors de leur consommation de
drogue au cours des 30 derniers jours

1.2.9.6 Facteurs de risque de la transmission du VIH chez les populations vulnérables

De manière générale, les connaissances, attitudes et pratiques des autres populations vulnérables par rapport à l’infection à VIH
demeurent encore faibles selon les résultats des recherches.
Adolescents et jeunes non mariés de 15 à 24 ans. La connaissance sur l’infection à VIH est relativement faible quel que soit
le type de jeunes. En 2012, seulement 27,4% des jeunes connaissent les moyens de prévention et 16,3% rejettent les idées fausses
sur l’infection à VIH. Seulement 3 adolescents et jeunes sur 10 (29,5%) utilisent de manière systématique le préservatif au cours des
rapports sexuels à risque. Une proportion de 15,7% des jeunes ont fait le test VIH et ont retiré le résultat.
Hommes en uniforme (Militaires). Dans l’ensemble, 17% des militaires ont déclaré avoir utilisé le préservatif lors du dernier
rapport sexuel. La ville d’Antsirabe enregistre le taux le plus élevé avec 24%, suivie par Antsiranana avec 22%. Ce taux est le plus
faible à Mahajanga, 6%. Toutefois, les hommes de troupes affichent une proportion plus importante avec 22% comparés aux deux
grades supérieurs dont 13% rapportent l’utilisation de condom lors du dernier rapport sexuel.

1.2.10 Déterminants majeurs de l’épidémie du sida à Madagascar


Sont décrits dans cette partie, les déterminants de l’épidémie à VIH et du sida dont l’impact a déjà été analysé par des auteurs tels
que Over (1992), Bonnel (2000), Stillwaggon (2000, 2006) ou Nattrass (2006). Ils peuvent être ainsi groupés en trois catégories :
socio-économiques, socioculturels et épidémiologiques.
1.2.10.1 Déterminants socio-économiques

Niveau d’éducation
Le niveau d’éducation de la population influence considérablement les connaissances de la population sur la prévention du VIH et
du sida. Selon l’ESNOMD2012-2013, parmi les femmes sans instruction, 7% (contre 5%, lors de l’EDSMD-IV) ont une connaissance
considérée comme « complète » contre 71 % (contre 44%, lors de l’EDSMD-IV) chez les plus instruites.
Par ailleurs, c’est parmi les hommes du milieu urbain (47%), y compris ceux de la capitale (47%), parmi les plus instruits (70% contre
46%, lors de l’EDSMD-IV) que la proportion de ceux qui ont une connaissance considérée comme « complète » est la plus élevée.
En termes d’utilisation des services de dépistage du VIH, la proportion de femmes ayant déjà effectué le dépistage et ayant reçu le
résultat varie de 2% parmi celles sans instruction à 36% pour celles qui ont le niveau supérieur.
De manière générale, les populations hommes et femmes, sans instruction possèdent moins de connaissance sur le VIH et le sida.
Une très faible proportion parmi elles seulement connaît leur statut.
Chez les professionnelles de sexe, l’étude en 2016 affichent qu’un peu moins de la moitié d’entre elles 46,8% a atteint le niveau de
secondaire premier cycle et 7,7% n’ont jamais fréquenté l’école. Très peu, 0,3% ont atteint le niveau universitaire.
Parmi les HSH, une faible proportion, 1,1% déclare être sans instruction et un eu plus de la moitié, 51% ont atteints le niveau
secondaire premier cycle.
S’agissant des CDI, tous les CDI déclarent avoir fréquenté l’école. En effet, seulement 0,7% est sans instruction. Environ 45,7% ont
atteint le niveau secondaire premier cycle.
Discrimination et stigmatisation
D’après les résultats de l’ENSOMD 2012-2013, 70% de femmes ont déclaré qu’elles seraient prêtes à s’occuper chez elles d’un
membre de la famille ayant contracté le VIH. Par ailleurs, seulement 35% achèteraient des légumes frais à un commerçant vivant
avec le VIH et dans seulement 30% des cas, les femmes ont déclaré qu’un(e) enseignant(e) vivant avec le VIH et qui n’est pas
malade devrait être autorisé(e) à continuer d’enseigner. Enfin, il ressort de l’étude que 37 % des femmes pensent qu’il n’est pas
nécessaire de garder secret le statut d’un membre de la famille vivant avec le VIH.
Globalement, une très faible proportion de femmes (4% contre 5 % pour EDSMD IV) ferait preuve de tolérance dans les quatre
situations particulières citées plus haut.
En effet, quelle que soit la situation, la proportion d’hommes tolérants est légèrement plus élevée que celle des femmes : environ 5%
des hommes de 15-49 ans contre 4% des femmes se montreraient tolérants dans les mêmes quatre situations précitées.
Le problème de stigmatisation et de discrimination demeure un défi majeur à relever pour le pays. Rares sont les hommes et les
femmes pouvant être considérés comme ayant une attitude positive vis-à-vis des PVVIH si l’on considère de façon simultanée les
quatre différentes situations.
Chez les populations clés, en analysant le rapport de l’ESBC 2016 chez les professionnelles de sexe, les formes de discrimination
les plus fréquemment rapportées sont les insultes à leur personne ou à leur famille pour 75,3% ; le refus de les côtoyer 51,4% et le
harcèlement de leurs enfants à l’école 22%. Par ailleurs, seulement 1% ont rapporté la discrimination par les professionnelles de
santé.
Pauvreté des individus
Les données de référence les plus récentes proviennent de l’ENSOMD 2012-2013 réalisée par l’INSTAT. Voici quelques résultats
importants à retenir de cette étude.
C’est parmi les femmes et les hommes du quintile le plus pauvre que les proportions de ceux qui ont entendu parler du sida sont les
plus faibles.
La proportion de femmes ayant déjà effectué le dépistage du VIH et ayant reçu le résultat varie en fonction des quintiles de bien-être
économique. Les proportions correspondantes varient entre 21% et 4% chez les femmes vivants dans les ménages les plus pauvres
à 63% et 20% dans la catégorie des femmes les plus riches.
S’agissant de la PTME, le niveau de connaissance des trois moyens de transmission du VIH de la mère à l’enfant est nettement
beaucoup plus élevé en milieu urbain (59% des femmes et 58% des hommes) qu’en milieu rural (39% et 42% respectivement). Il
augmente avec le niveau d’instruction et le niveau de vie des ménages.
Par ailleurs, la majorité (63%) des HSH de l’ensemble des sites d’enquête serait sans emploi. Les trois-quarts (75%) des HSH de
l’ensemble des sites d’enquête ayant un emploi déclarent avoir un revenu mensuel inférieur à 150 000 Ariary, Une minorité de 3,3%
des HSH de l’ensemble des sites d’enquête gagnerait plus de 300 000 Ariary par mois.
Par ailleurs, 78,8% des HSH déclarent avoir reçu de l’argent en contrepartie de rapport sexuel anal avec un homme. Tandis que 6,4%
déclarent être un professionnel du sexe.
Chez les CDI, 26,1% déclarent avoir un revenu mensuel inférieur à 100 000 Ariary, 50,8% gagnent entre 100 000 Ariary tous les mois
et 7,6% ont un revenu mensuel supérieur à 300 000 Ariary.
Accès aux informations
Par rapport à l’EDS IV, il est constaté au cours de l’ENSOMD une diminution de la proportion de la population ayant des connaissances
sur le VIH et le sida.
(1) la limitation des rapports sexuels à un(e) seul(e) partenaire fidèle non infecté(e) et (2) l’utilisation du condom demeurent les deux
principaux moyens de prévention du VIH dont la connaissance a été testée. C’est en milieu urbain (78% des femmes et 82% des
hommes, respectivement 81% et 84% lors de l’EDSMD-IV), parmi les plus instruits (91% et 89%) et les plus riches (75% et 77%) que
les proportions de femmes et d’hommes qui connaissent ces deux moyens de prévention du VIH sont les plus élevées.
S’agissant des connaissances approfondies sur le sida, parmi les jeunes âgés de 15-24 ans sans instruction, seulement près de 5%
aussi bien des filles que des garçons ont une connaissance considérée comme «complète» contre 66% et 73% respectivement chez
les plus instruits de ce groupe.
Par ailleurs, les résultats selon l’état matrimonial font apparaître des écarts de connaissance relativement importants. En effet,
les proportions des jeunes ayant une connaissance « complète » varient d’un maximum de 28% (célibataires) à un minimum de
14% (en rupture d’union) chez les filles, tandis que ces proportions varient d’un maximum de 28% (célibataires) à un minimum de
12% (enrupture d’union) chez les garçons. Enfin, les jeunes qui vivent en milieu urbain ont une connaissance « complète » du sida
nettement meilleure que leurs homologues ruraux, avec une différence de l’ordre de plus de 20 points de pourcentage.
La connaissance de la transmission du VIH de la mère à l’enfant est importante pour encourager les femmes à faire le dépistage du
VIH lorsqu’elles sont enceintes afin d’éviter l’infection du bébé. C’est ainsi que lors de l’ENSOMD, des séries de questions ont été
posées à tous les enquêtés entre autres s’ils savaient que le VIH peut être transmis durant la grossesse, pendant l’accouchement et
à travers l’allaitement. En somme, les pourcentages des femmes et des hommes connaissant tous les trois moyens de transmission
du virus de la mère à l’enfant sont respectivement de 43% et 39%. Dans l’ensemble, près des deux tiers des femmes (66%) et des
hommes (71%) ont connaissance que le virus peut être transmis de la mère à l’enfant.
Les résultats de l’ENSOMD ont permis de faire ressortir que les niveaux de connaissance des IST et du VIH à Madagascar se sont
dégradés au cours de la période 2009-2012.
Accès aux services de santé
Toujours sur la base des résultats de l’ENSOMD 2012--2013, parmi les jeunes de 15-24 ans ayant eu des rapports sexuels au cours
des 12 derniers mois, 4% des filles et 2 % des garçons ont déclaré avoir effectué un test du VIH au cours des douze mois ayant
précédé l’enquête et en avoir reçu le résultat. Une nette diminution est enregistrée par rapport à 2008-2009. Les proportions sont
davantage plus faibles pour les plus jeunes âgées de 15-19 ans, notamment chez les garçons.
L’application de l’article 5 de la loi 2005-04019, sur le dépistage chez un enfant nécessitant le consentement d’un de ses parents ou
d’une personne ayant autorité lui, pourrait constituer un blocage aux prestataires de santé pour effectuer le dépistage du VIH.
En parlant des services proprement dits, la proportion des centres de santé pouvant offrir le dépistage du VIH est actuellement de
49,1 %, 1558 sur un total de 3173 formations sanitaires20.
Tableau 7 : Proportion des populations clés ayant fait le test VIH et qui en connaissent le résultat

Pourcentage ayant fait le test VIH au cours des 12 derniers mois et qui en
Populations clés Source
connaisse le résultat
Professionnelles de sexe 40,6% ESBC 2016
Hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes 19,3% ESBC 2014
Usagers de drogues injectables 20,3% ESBC 2016

Environ 46,3% des centres de diagnostic et traitement de la tuberculose intègrent le counseling et dépistage volontaire du VIH. Ce
qui a pour conséquence de retarder le diagnostic des cas de coïnfection Tuberculose-VIH.
De même pour la PTME, une faiblesse de l’offre des services est imputable d’une part à la faible proportion des formations sanitaires
offrant le dépistage du VIH au cours des CPN et à une insuffisance de la qualité du counseling expliquant une proportion de refus du
dépistage par les femmes enceintes.
Madagascar ne fait pas partie des Nations où le « fast-track » de la réponse au sida est suivi de près par l’ONUSIDA. Toutefois, le
pays a adopté la déclaration politique de 2016 visant à accélérer la riposte pour parvenir à l’élimination de l’épidémie du sida d’ici
2030.
Ainsi, par rapport aux objectifs de 90-90-90 de l’ONUSIDA, la situation de Madagascar pour le compte de l’année 2017 fait état de
9% pour le premier 90, 80% pour le deuxième 90 et 30% pour le dernier 9021.

1.2.10.2 Déterminants socioculturels

Pratiques traditionnelles et culturelles


Certaines pratiques au niveau d’environnements bien définis pourraient favoriser ou faciliter la transmission du virus au niveau de la
population Malagasy. Elles comprennent :
 La tradition sociale de permissivité sexuelle, autrement dit la « licence sexuelle », lors des événements annuels de bain des
reliques ou « Fitampoha » à Mahajanga dans la Région Boeny, l’équivalent qui est le « Fanompoambe » à Belo-sur-Tsiribihina
dans la région de Menabe et enfin le grand festival musical et culturel « Donia » à Nosy Be dans la Région Diana. Selon
certaines doctrines, ces pratiques entrent dans une stratégie sociale permettant d’avoir des descendances ;
 Dans certaines régions du Sud, la pression des parents pour l’indépendance des jeunes femmes ou « ampelatovo » favorise
la pratique du commerce de sexe ;
 Dans les communes rurales de Madagascar, le phénomène de « lumière rouge » ou « jiromena » en Malagasy, qui est
l’organisation de fêtes villageoises sans aucun contrôle de l’âge des participants ;
 Le pacte de sang ou « fati-drà » également favorise une transmission sanguine du VIH ;
 Dans l’ensemble du pays, l’union polygame ou la polygamie est fréquente dans les Régions de Melaky, d’Atsimo Andrefana
19 Loi 2005-040 de février 2006 régissant la lutte contre le sida à Madagascar et la protection des droits des personnes vivant avec le VIH.
20 Source : GESIS intégré, DLIS/MSANP, novembre 2017.
21 1er et 2ème 90 : RMA/GSIS, DLIS/MSANP, 2017 – 3ème 90 : CICM/Faculté de médecine, 2017.
(8% de la population dans les deux cas), d’Anosy (10 % de la population), et surtout d’Androy (18% de la population) concerne
globalement environ 3 % des femmes de 15-49 ans et 1 % des hommes de la même tranche d’âges.
 Le multipartenariat de l’homme qui est culturellement plus toléré dans la société Malagasy.

1.2.10.3 Déterminants épidémiologiques

Traitement des IST


Les résultats de la présente enquête montrent que 2% de femmes ayant déjà eu des rapports sexuels ont déclaré avoir eu une IST
au cours des 12 derniers mois. La prévalence déclarée est un peu plus élevée chez les hommes ayant déjà eu des rapports sexuels
; 4% ont déclaré avoir eu une IST et, en tenant compte des symptômes, cette prévalence atteint 6%. Par ailleurs, chez les femmes,
certaines enquêtées qui n’ont pas déclaré avoir eu une IST, ont cependant déclaré avoir eu des symptômes (perte vaginale/plaie ou
ulcère) qui peuvent être révélateurs d’IST, la prévalence passe de 2% à 3%.
Utilisation des préservatifs
Par rapport à la dernière EDSMD- IV 2008-2009, l’ESNOMD 2012-2013 a enregistré une diminution non négligeable des proportions
de femmes et d’hommes qui savent que le condom est un moyen de prévention du VIH.
L’utilisation du condom au cours du premier rapport sexuel est davantage très faible chez les jeunes. Parmi les femmes et les hommes
de 15-24 ans qui ont déjà eu des rapports sexuels, seuls 2% des jeunes filles et 4% des jeunes garçons (3 % et 6 % respectivement
lors de l’EDSMD-IV 2008-2009) ont déclaré avoir utilisé un condom lors de leur premier rapport sexuel. Ce sont les jeunes vivant
en milieu urbain (5% des femmes et 10% des hommes pour ceux qui vivent dans les villes autres que la capitale), les plus instruits
(7%des femmes et 10 % des hommes) et ceux vivant dans un ménage du quintile le plus riche (3% des femmes et7%des hommes)
qui sont un peu plus nombreux à avoir eu des premiers rapports sexuels protégés, mais ces proportions ont diminué par rapport à
celles enregistrées lors de l’EDSMD-IV.
Il convient de noter que l’utilisation du condom lors du premier rapport sexuel est influencée par la connaissance d’un endroit où se
procurer des condoms.

1.2.11 Populations clés pour l’épidémie et pour la riposte22 à Madagascar

Avec une prévalence faible à toujours moins de 1% dans la population générale depuis le début de l’épidémie à VIH, l’analyse23 du
profil épidémiologique initiée en 2008 a donné des orientations pour la réalisation d’enquêtes plus spécifiques. Ainsi, il a été démontré
au cours des études comportementales et biologiques menées périodiquement que les certaines populations ayant un comportement
plus à risque sexuel et sanguin avaient une prévalence plus élevée : professionnelles de sexe, hommes ayant des rapports sexuels
avec les hommes et consommateurs de drogues injectables. Des analyses de triangulation des informations disponibles : données
de routine, études de surveillance comportementale et biologique ainsi que les études démographique et sanitaire ont démontrées
que les jeunes de 15 à 24 ans constituaient une proportion très importante parmi les populations clés de l’infection à VIH. Tous ces
résultats ont précisé que l’épidémie à VIH est de type concentré à Madagascar.
Selon les résultats de l’étude de « cartographie programmatique et estimation des tailles des populations clés en 2017 »24 les PS à
Madagascar sont retrouvées au niveau de sites très diversifiés qui sont :
) les lieux publiques avec une grande fréquentation de la population - bar, bar-restaurant, épi-bar, restaurant, discothèque/boîte
de nuit, casino/salle de jeux, karaoké, salle de vidéo, stationnement et gare, simple rue, marché et lycée, et
) les lieux privés avec des fréquentations moins importantes – hôtel, chambre/maison de passe, simple maison/domicile et salon
de massage.

1.2.11.1 Professionnelles de sexe

Sont classés dans ce groupe, les adolescents et adultes de sexe féminin qui reçoivent des biens ou de l’argent en échange
de services sexuels, soit régulièrement soit occasionnellement, et qui peuvent ou non définir consciemment ces activités comme
génératrices de revenus. A Madagascar, les hommes qui reçoivent des biens ou de l’argent contre des rapports anaux, sont classés
dans le groupe des HSH.
La prévalence du VIH chez les PS est de 5,6% et celle de la syphilis 12,9%.

22 Guide de terminologie de l’ONUSIDA, référence, 2015, page 33


23 Madagascar, Vers la connaissance de son épidémie, septembre 2008
24 Résultats préliminaires de l’étude cartographie programmatique et estimation des tailles des populations clés au niveau de 42 villes à Madagascar, 2017
1.2.11.2 Hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes

Sont classés dans ce groupe, les personnes de sexe masculin ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes indépendamment
du fait qu’ils soient homosexuels ou bisexuels.
La loi malagasy n’interdit pas explicitement les rapports sexuels entre personnes de même sexe. Cependant, il est constaté à travers
les nouvelles quotidiennes que les HSH font l’objet de violences et de stigmatisation.
La prévalence du VIH auprès de ces populations est de 14,8% selon la dernière étude comportementale et biologique réalisée en
2014. La prévalence de la syphilis chez les HSH est de 6,2%.

1.2.11.3 Consommateurs de drogues par injection

Il s’agit des adultes de sexe masculin ou féminin qui ont eu recours à des drogues injectables au courant des 12 derniers mois en
dehors de toute prescription médicale. La prévalence du VIH chez les usagers de drogues injectables en 2016 est de 8,4%, tandis
que celle de la syphilis est de 12,9%, hépatite B 5,4% et hépatite C 1,6%.
Depuis l’année 2010, la méthode utilisée pour les études comportementales et biologiques chez les populations clés a été le
« respondent-driven sampling (RDS)»25.

Prévalence chez
les Professionnelles de sexe (PS)
15,6% 15,8%
12,9%
Pourcentage

5,6%
1,3%

2010 2012 2016


Année

VIH Syphilis

Figure 17 : Evolution de la prévalence du VIH et de la syphilis chez les Professionnels de sexe.
Prévalence chez les Consommateurs de drogues injectables (CDI)

7,7% 8,4%
7,1%
Pourcentage

5,1% 5,4%
4,0% 3,2%
1,6%

2012 2016
Année

VIH Syphilis Hépatite B Hépatite C

Figure 18 : Evolution de la prévalence du VIH, de la syphilis et des hépatites chez les CDI.

25 La méthode de « respondent-driven sampling » est probabiliste et utilise un logiciel spécifique qui est le « respondent-driven sampling analysis tool » (RDSAT).
Prévalence chez les Hommes ayant des rapports sexuels avec les Hommes (HSH)
14,7% 14,8%

Pourcentage
5,1% 6,2%

2010 2014
Année
VIH Syphilis
Figure 19 : Evolution de la prévalence du VIH et de la syphilis chez les HSH.

1.2.12 Autres populations plus à risque d’infection à VIH

Certaines populations sont susceptibles d’avoir des rapports sexuels non protégés avec des personnes dont le risque d’exposition
au virus est plus élevé26. C’est ce comportement plus à risque dont il est ici question. Il s’agit notamment des populations suivantes :
) Clients des professionnelles du sexe ;
) Partenaires féminins des HSH ;
) Personnes ayant des rapports sexuels occasionnels :
) Jeunes 15-24 ans scolarisés et non scolarisés ;
) Populations mobiles : exploitants miniers, camionneurs, jeunes recrues militaires, etc.;
) Personnes détenues ;
) Travailleurs des secteurs public et privé.

26 Référence : Guide de terminologie de l’ONUSIDA, 2015, page 10


PARTIE 2 - EVALUATION DU PSN 2013 – 2017 ET ELABORATION DU PSN 2018 - 2022
Le processus d’élaboration du PSN 2018-2022 a été précédé d’une évaluation du PSN 2013-2017. Le GT-PSN a été appuyé par
une équipe de trois experts en programmation, suivi-évaluation et budgétisation. Il est essentiel de mentionner que l’élaboration des
documents de stratégie de la réponse nationale au sida pour 2018-2022 a bénéficié de l’appui de deux consultants internationaux
additionnels spécialisés en suivi évaluation/analyse d’informations stratégiques et en prévention de la transmission mère enfant.

2. Revue finale du plan stratégique national 2013-2017


2.1 Méthode de l’évaluation
A travers un processus participatif, inclusif et consensuel, les acteurs de la réponse nationale au sida, appuyés par une équipe ont
observées plusieurs étapes. Ces dernières comprennent des réunions, des missions de terrain au niveau des régions, des entrevues
avec des personnes ressources et clés et des ateliers de travail. La rédaction a été réalisée avec des échanges à distance avec les
consultants.
2.2 Bilan de la réponse nationale de 2013 à 2017
Cette analyse est réalisée au regard des résultats attendus selon les objectifs fixés du PSN 2013 -2017. Dans une première partie
elle portera sur l’atteinte des produits. Dans une seconde partie elle examinera le niveau d’atteinte des impacts et des effets décrits
dans le cadre des résultats.
2.2.1 Acquis majeurs
Plusieurs progrès ont été enregistrés avec la mise en œuvre du PSN 2013 – 2017 à Madagascar. Dans les aspects programmatiques
de la riposte, ils sont considérables.
Dans le domaine de la prévention du VIH, il est noté les améliorations suivantes :
meilleure connaissance des populations clés les plus exposés aux risques du VIH et des déterminants de l’épidémie de sida
auprès des populations clés ;
meilleure couverture en interventions de communication pour le changement de comportement chez les populations les plus
à risque, comme les Professionnelles de Sexe, les adolescents et jeunes non scolaires ;
amélioration de la prévention du VIH chez les consommateurs de drogues injectables (CDI), avec les progrès du programme
de réduction des risques ;
communication et veille informationnelle ciblant la population générale renforcées ;
information et éducation axée sur l’infection à VIH permettant aux individus de se prévenir de l’infection ;
meilleure prise en charge des femmes victimes de violences, en particulier de violences sexuelles, grâce aux activités des
programmes de lutte contre les violences basées sur le genre au niveau national ;
promotion de l’utilisation accrue du préservatif masculin ;
dépistage et prise en charge des IST chez la population en générale ainsi que les populations clés en particulier ;
accès amélioré au conseil et au test volontaires du VIH avec une meilleure application des principes de confidentialité et du
consentement ;
assurance de la sécurité transfusionnelle.
Concernant la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, les progrès enregistrés comprennent :
bonne couverture en consultation prénatale et en dépistage du VIH chez les femmes enceintes, ainsi que la disponibilité de
la prophylaxie antirétrovirale (ARV) pour prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant ;
politique de mise en œuvre de l’option B+ pratiquée dans des sites pilotes en vue d’une mise à l’échelle ultérieure.
S’agissant de la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH, des avancées importantes sont également enregistrées,
entre autres :
intégration des services de prévention dans les centres de référence pour le traitement de l’infection à VIH ;
mise en place de centres pilotes TTR (test, treat and retain) pour une prise en charge immédiat des PVVIH identifiées ;
meilleure qualité des soins et du suivi des PVVIH à travers la disponibilité des médicaments nécessaires ;
prise en charge effective de la co-infection tuberculose VIH par les médicaments antituberculeux et les antirétroviraux ;
coordination plus efficace de la gestion rationnelle des intrants de santé avec i) l’intégration dans le système national
d’approvisionnement, ii) la mise en place de l’Unité Technique de Gestion Logistique (UTGL) et du comité de Gestion
Logistique (CGL), iii) l’utilisation du logiciel Channel ;
amélioration de l’acheminement par la Centrale d’Achats SALAMA, des produits de santé liés aux IST, VIH et sida du niveau
national au niveau district du système de santé ;
implication des membres de la société civile (réseaux, associations et ONG) dans l’accompagnement psychosocial des
personnes infectées et/ou affectées par le VIH ;
renforcement des campagnes et des activités de plaidoyer dans la lutte contre la discrimination et la stigmatisation liées au
VIH ;
activités génératrices de revenu (AGR) en faveur des femmes et enfants affectés par le VIH ainsi que des PS ;
réorganisation et fonctionnement de la commission « Droits et VIH » conjointement par le Ministère de la Santé Publique
et le Ministère de la Justice pour assurer les droits des PCPER et pour trouver les mesures facilitant leur accès aux soins.
En ce qui concerne le suivi et évaluation et la coordination nationale qui sont des domaines très importants dans la gestion de la
riposte, il convient de noter les progrès suivants :
effectivité du suivi et évaluation des activités communautaires sous la diligence de PSI Madagascar ;
système de veille épidémique fonctionnel fournissant des données couvrant plusieurs domaines et permettant aux acteurs
de mieux comprendre l’épidémie de sida à Madagascar;
système unique de suivi et évaluation fonctionnel décrit dans le Plan National de suivi et évaluation pour réaliser tous les
indicateurs de la réponse multisectorielle ;
opérationnalisation du Groupe Technique de Suivi Evaluation VIH (GTSE) sous la coordination du SE/CNLS ;
disponibilité d’une base de données sur les différentes études réalisées pendant la période couverte par le PSN et pour une
meilleure gestion de la réponse nationale au sida;
réalisation de manière régulière des rapports nationaux et internationaux de la réponse au sida à Madagascar : GAM pour
l’ONUSIDA, rapport annuel pour la SADC et PUDR pour le FM ;
implication des responsables au plus haut niveau dans la riposte nationale au sida ;
implication effective des organisations de la société civile (OSC) dans plusieurs aspects dans la réponse nationale ;
collaboration efficace entre la DLIS/MSANP, le programme national de lutte contre la tuberculose et le SE/CNLS dans la
gestion des données ;
organisation claire des structures déconcentrées du SE/CNLS intégrées au niveau du bureau des Régions ;
approbation par le Conseil des Ministres du décret 2017-071 du 03 février 2017 portant « réorganisation du comité national
de lutte contre le sida (CNLS) » pour la gestion de la riposte au sida.
En dépit des acquis précités, des contraintes et difficultés importantes doivent être observées au cours de la prochaine période de
mise en œuvre de la réponse, surtout face aux défis ainsi que les enjeux d’une riposte efficace pour parvenir à l’accès universel à la
prévention, aux soins et soutiens.

2.2.2 Renforcements nécessaires pour une réponse plus efficace


Toujours dans une approche participative, inclusive et consensuelle, les analyses par les membres du GT-PSN participants au
processus d’élaboration du PSN 2018-2022 ont identifié les points faibles dans la situation actuelle. A partir de ces constats, ont
été avancés des besoins et des pistes de renforcements pour des actions plus efficaces dans l’accélération de la riposte au sida à
Madagascar.
S’agissant de la prévention, de manière générale, plusieurs actions prioritaires ont été suggérées :
 renforcer la communication sur le VIH ciblant la population générale ainsi que la CCC auprès des prestataires de services/soins
et la coordination de la riposte à différents niveaux : réseaux des PCPER, système de santé… ;
 explorer la prévalence du VIH au niveau d’autres populations ;
 augmenter la couverture des interventions ciblant les HSH, les CDI ainsi que les personnes détenues ;
 plaidoyer pour mettre fin aux répressions policières à l’encontre des CDI dans le cadre du programme de réduction des risques;
 assurer une égalité des genres et une intégration du VIH dans la stratégie de lutte contre la Violence Basée sur le Genre ;
 augmenter la couverture en structures pouvant offrir les counseling et dépistage du VIH dans le pays ;
 mettre en œuvre des innovations pour augmenter la proportion de la population générale et des populations clés ayant fait le
dépistage du VIH ;
 améliorer la couverture en services de prévention du VIH pour les jeunes scolarisés ;
 garantir l’intégration du volet VIH dans les actions relatives à la Santé de la Reproduction ;
 renforcer le plateau technique au niveau des sites d’offres de soins pour une meilleure qualité des services.
En vue de l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, des actions essentielles sont avancées pour la réponse au
cours des cinq prochaines années :
 contribuer à l’augmentation de la couverture en CPN dans le pays ;
 améliorer l’accessibilité des services de PTME par les femmes (femmes enceintes, jeunes filles…) ;
 assurer l’accessibilité géographique des femmes enceintes et des nouveaux nés séropositifs au VIH aux médicaments
antirétroviraux ;
 mettre à l’échelle de manière accélérée l’offre de services chez les femmes suivant l’option B+ et le « traiter tous »;
 renforcer le plateau technique pour permettre le diagnostic précoce de l’infection à VIH chez les nouveau-nés nés de mères
séropositives.
Dans le domaine de la prise en charge globale des PVVIH, les actions proposées visent à améliorer l’accès des patients à des
services complets disponibles:
 assurer l’accès financier et géographique des PVVIH démunis aux services de PEC pour une meilleure adhérence au traitement ;
 prévenir les risques de rupture de stock en intrants de santé liés aux IST, VIH et sida, principalement les ARV ;
 assurer la disponibilité continue des analyses de laboratoire pour le suivi biologique des PVVIH en opérationnalisant le système
de référence ;
 rechercher et mettre en œuvre des approches innovatrices pratiques pour limiter les perdus de vue, réaliser une recherche
active des patients perdus de vue primaires, secondaires ;
 plaidoyer pour une meilleure implication des autorités politico-administratives et des collectivités locales pour une intégration
effective des interventions pour compléter le paquet de soutien fourni aux PVVIH (nutrition, juridique…).
Enfin, en considérant une réponse complète au sida, des suggestions concrètes ont été fournies pour un renforcement du suivi
évaluation et de la gouvernance :
 renforcer la capacité des acteurs communautaires au niveau périphérique en termes de suivi évaluation et la coordination des
activités ;
 identifier des actions efficaces pour assurer la remontée des données et des rapports venant du niveau périphérique ;
 améliorer le taux de complétude des rapports et la qualité des données collectées ;
 mettre en œuvre des procédures de contrôle de la qualité des données à tous les niveaux du système de santé et à toutes les
étapes du circuit de transmission des rapports ;
 assurer une base de données périodiquement mise à jour au niveau du SE/CNLS ;
 plaidoyer et mobiliser les donateurs pour une meilleure contribution financière par la partie nationale ;
 mobiliser toutes les OSC pour une meilleure redevabilité concernant leur implication dans la réponse nationale au sida ;
 assurer une gestion rationnelle des insuffisances pour une meilleure coordination et une harmonisation de la réponse nationale;
 renforcer la capacité des prestataires de santé pour une meilleure qualité des services notamment liés à l’accueil, le counseling,
le respect des protocoles;
 assurer un système efficace de gestion des achats et des stocks des produits liés aux IST, VIH et sida depuis le niveau central
jusqu’au niveau périphérique pour garantir la disponibilité permanente des intrants nécessaires;
 améliorer la capacité des responsables nationaux dans le domaine de la définition, la quantification et la gestion logistique des
besoins en intrants de santé liés aux IST, VIH et sida.

2.2.3 Défis majeurs à relever


En dépit des efforts fournis, la dynamique de l’épidémie et la performance de la réponse actuelle font apparaître de nombreux
défis à relever. Les interventions pour un meilleur impact sur les populations méritent d’être renforcées tout en réduisant les gaps
programmatiques et financiers. Les points forts et les points à améliorer sus mentionnés expliquent le niveau de mise en œuvre de
la stratégie de lutte et l’importance des problèmes auxquels la réponse est confrontée. Aussi, pouvons-nous citer les principaux défis
suivants.
Paquet de services et de surveillance auprès des populations clés :
) estimation la proche de la réalité des tailles des populations clés par des études nationales pour une meilleure connaissance des
déterminants de l’épidémie et pour une planification adéquate des interventions ciblées ;
) développement et mise en œuvre de stratégies de prévention les plus efficaces pour une effectivité de la prévention combinée.
Elimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant :
) augmentation de la couverture en offre, amélioration de l’accessibilité ainsi que de la qualité de l’offre des services intégrés pour
les femmes enceintes dans un contexte d’effectif faible des personnels de santé ;
) sensibilisation de toutes les femmes Malagasy pour l’acceptation et l’utilisation du paquet de services complets de prévention du
VIH et de la syphilis pour parvenir à l’élimination de l’épidémie de sida et de la syphilis congénitale.
Traitement, soins et soutien aux personnes vivant avec le VIH :
) mise à l’échelle des sites de « tester, traiter et retenir » pour une meilleure couverture en services de dépistage du VIH, reflet de
l’atteinte du premier 90 de la stratégie préconisée par l’ONUSIDA ;
) accélération des actions dans la mise en œuvre des nouvelles stratégies recommandées car ayant fait leur preuve au niveau
international, en vue de l’élimination de l’épidémie de sida d’ici à 2030.
Système de santé et système communautaire :
) partenariat efficace à travers une synergie réelle des actions menées par les organisations de la société civile et les responsables
ministériels de la santé publique ;
) intégration de la gestion des données de routine et des rapports d’activités des acteurs communautaires et ceux du ministère
de la santé.
Système de suivi évaluation unique :
) assurance et contrôle qualité des données à toutes les étapes du circuit des rapports avec un renforcement de l’utilisation des
informations aux fins d’analyses tant au niveau opérationnel que stratégique ;
) planification des enquêtes et recherches au niveau national prenant en compte tous les paramètres ainsi que les conditions
nécessaires à leur bonne réalisation (financement, méthodologie, assistance technique, comité de pilotage…) et enfin la
pertinence des choix des études à mener
Gouvernance et coordination :
) forte mobilisation pour les ressources et/ou l’intégration nécessaires à la bonne mise en œuvre du PSN 2018-2022 à travers des
mécanismes de financement innovateur afin que Madagascar puisse mettre en œuvre une réponse au sida avec les innovations
souhaitées ;
) mobilisation des autorités nationales et de tous les acteurs au développement pour que la riposte multisectorielle au sida figure
au niveau des priorités nationales et bénéficie de l’implication requise pour contribuer à l’essor de la Nation Malagasy.

2.3 Elaboration du PSN 2018-2022


A partir de l’année 2017 a commencé le développement du plan stratégique pour la prochaine période de cinq ans. Ledit Plan
Stratégique National (PSN) de lutte contre les IST, le VIH et le sida 2018-2022 a été élaboré suivant un processus largement
participatif, inclusif et consensuel par l’ensemble des acteurs de la riposte nationale avec l’appui effectif des partenaires techniques et
financiers. Les acteurs ont pris en considération les directives internationales relatives aux échéances mondiales liées aux Objectifs
de Développement Durable (ODD) et en ligne avec la Déclaration Politique de l’Assemblée Générale des Nations Unies en juin 2016
ainsi que la vision de l’ONUSIDA, 90-90-90.
Son développement a respecté les étapes essentielles suivantes :
A. Comité de pilotage et mobilisation :
Après sa mise en place, un comité de pilotage composé de techniciens nationaux a lancé les travaux de planification des activités
et de mobilisation des ressources auprès des partenaires. Ainsi, l’ONUSIDA et le Fonds Mondial ont supporté les experts venus en
mission pour appuyer l’équipe nationale.
B. Revue documentaire, consultation et collecte d’informations :
Les informations collectées au cours de cette phase ont permis d’évaluer les réalisations du précédent PSN, les obstacles ainsi que
des données pour fixer les priorités pour la période du prochain PSN. Les données regroupées comprennent des sources primaires
et secondaires avec des revues documentaires, des questionnaires et outils d’entretien, « focus group discussions ». La revue
des réalisations a également été faite au niveau des structures territoriales et a permis d’identifier les réels goulots d’étranglement
auxquels Madagascar fait face.
C. Développement du plan stratégique national de la riposte multisectorielle aux IST, VIH et sida ;
Au cours de la phase de développement proprement dit, plusieurs réunions de travail et ateliers ont été tenus avec la participation
de tous les acteurs de la réponse nationale ainsi que des consultants. L’objectif des ateliers était de convenir des orientations
stratégiques. Ce processus a retracé la vision et les impacts, a identifié des défis stratégiques, a formulé les analyses FFOM et
proposé les objectifs ainsi que les interventions. Les ateliers ont été une opportunité aussi pour le renforcement de capacité de
certains acteurs.
D. Revue, validation technique et adoption nationale.
Durant cette phase de finalisation du PSN, les informations analysées et les éléments consolidés au cours des étapes précédentes
ont été compilées pour dresser le draft du PSN 2018-2022. Plusieurs versions ont été ainsi revues et révisées à travers un processus
de validation comprenant une revue interne par les responsables des programmes, les acteurs de terrain et une présentation au
« forum des partenaires ». Les « inputs » de cette procédure de validation ont servi à produire la version finale du PSN. Le résultat
final est un PSN clairement articulé avec des étapes clés dont la mise en œuvre servira à contribuer effectivement à l’atteinte des
objectifs zéro dans la riposte multisectorielle au sida à Madagascar.
PARTIE 3 - PLAN STRATEGIQUE NATIONAL 2018-2022

Vision :
L’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au
soutien à Madagascar est assuré dans un respect strict des Droits

Impact 2 :
Impact 1 : Impact 3 :
La proportion de nouveau-né
infectés par le VIH nés des mère
Réduire d’au moins 75% les nouvelles inféctions La mortalité due au sida
séropositive au VIH et celles de
dans les populations clés, les jeunes de 10 à est réduitede 4,4 décès à 1,5
nouveau-néatteints de la syphilis
24 ans et la population générale, d’ici à 2022. décès en 2022 pour
congénitale sont réduites
100 000 habitants
à moins de 5% d’ici fin 2022

Effet 1.1 Effet 2.1 Effet 3.1


Les risques de transmission para voie sexuelle Au moins 80% des femmes Au moins 80% des adultes Bonne gouvernance
Multisectorialité du VIH sont réduits d’au moins 75% chez les PCPR Enceintes vivant avec le VIH et enfants vivant
D’ici fin 2022; Bénéficient du paquet de avec le VIH reçoivent de
Services visant à réduire la l’ARV dans le cadre d’une
Effet 1.2 Transmission du VIH de la mère prise en charge globale
80% des jeunes de 10 à 24 ans possèdes les à l’enfant d’ici 2022; médicale, psycho sociale Respect des «three
Décentralisation Compétences, les connaissances et la capacité de qualité d’ici 2022; ones»
De se protéger des IST/VIH d’ici fin 2022; Effet 2.2
Au moins 95% des femmes Effet 3.2
Effet 1.3 Enceintes ont bénéficié du Au moins 80% des adultes
80% des adultes de 25 à 49 ans possèdent les dépistage de la syphilis en et enfants dépistés
Connaissances et la capacité de se protéger consultation prénatale et ayant positifs au VIH mis Jeunes de 10 à 24 ans
Intégration des IST/VIH d’ici fin 2022; un traitement de façon sous ARV ont une
adéquate charge virale indétectable
Effet 1.4 d’ici 2022;
Les risques de transmission sanguine du VIH
Sont réduits d’au moins 75% (de 0,27% à 0,06%), Effet 3.3
Normes de qualité d’ici fin 2022; Au moins 80% des OEV «
Test, Treat and Retain»
par le sida et leurs
Effet 1.5 parents PVVIH
Les inégalités entre les sexes, toutes les bénéficient des services
formes de violence envers les femmes et les sociaux de base d’ici
Implication PVVIH filles et de discrimination des personnes fin 2022 Genre, Droits Humains
PCPER vivant avec le VIH et les populations clés sont et Equité
réduites de 50% d’ici 2022;

Figure 20 : Concept général du PSN 2018-2022 de la riposte multisectorielle au sida à Madagascar


3. Vision
Le plan stratégique national de riposte multisectorielle aux IST, VIH et sida 2018 -2022 de Madagascar est conçu autour de la vision
suivante :

«
L’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien à Madagascar est assuré dans un
respect strict des Droits Humains ».

Cette vision s’aligne à la stratégie universelle de l’ONUSIDA relative aux 90-90-90 pour permettre à Madagascar d’accélérer la
riposte au VIH d’ici 2020 afin de parvenir à l’élimination de l’épidémie de sida d’ici à 2030.

3.1 Impacts et effets


A travers le PSN 2018-2022, les membres du GT-PSN visent à mettre à la disposition de toutes les parties prenantes de la riposte
multisectorielle au sida à Madagascar, un document de référence national fixant les objectifs communs à atteindre au cours de la
période de mise en œuvre et décrivant les stratégies pour parvenir à l’accélération effective de la réponse au VIH.
Au terme des cinq années, les impacts attendus du PSN portent sur :
(1) la réduction des nouvelles infections à VIH chez les populations clés, les jeunes de 10 à 24 ans et dans la population générale ;
(2) la réduction de la proportion de nouveaux nés infectés par le VIH nés de mères séropositives et celle des nouveaux nés atteints
de syphilis congénitale ;
(3) la réduction de la mortalité due au sida.
Les effets escomptés des activités à réaliser, selon chaque impact, sont décrits dans le tableau ci-après :
Tableau 8 : Résultats d’impact et résultats d’effet
Impact 1 : Réduire d’au moins 75% les nouvelles infections dans les populations clés, les jeunes de 10 à 24 ans et la population
générale.
Effet 1.1 Les risques de transmission par voie sexuelle du VIH sont réduits d’au moins 75% chez les PCPER d’ici fin 2022.
Effet 1.2 80% des jeunes de 10 à 24 ans possèdent les compétences, les connaissances et la capacité de se protéger des IST/VIH d’ici fin 2022.
Effet 1.3 80% des adultes de 25 à 49 ans possèdent, les connaissances et la capacité de se protéger des IST/VIH d’ici fin 2022.
Effet 1.4 Les risques de transmission sanguine du VIH sont réduits d’au moins 75% (de 0.27% à 0.06%), d’ici fin 2022.
Effet 1.5 Les inégalités entre les sexes, toutes les formes de violence envers les femmes et les filles et de discrimination des personnes vivant
avec le VIH et les populations clés sont réduites de 50% d’ici 2022.
Impact 2 : La proportion des nouveau-nés infectés par le VIH nés de mères séropositives au VIH et celle des nouveau-né(es)
atteints de la syphilis congénitale sont réduites à moins de 5% d’ici fin 2022.
Effet 2.1 Au moins 80% des femmes enceintes vivant avec le VIH bénéficient du paquet de services visant à réduire la transmission du VIH de la
mère à l’enfant d’ici 2022.
Effet 2.2 Au moins 95% des femmes enceintes ont bénéficié du dépistage de la syphilis en consultation prénatale et ayant un traitement de façon
adéquate.
Impact 3 : La mortalité due au Sida est réduite de 4,4 décès à 1,5 décès en 2022 pour 100 000 habitants.
Effet 3.1 Au moins 80% des adultes et enfants vivant avec le VIH reçoivent de l’ARV dans le cadre d’une prise en charge globale médicale, psycho
sociale de qualité d’ici 2022.
Effet 3.2 Au moins 80% des adultes et enfants dépistés positifs au VIH mis sous ARV ont une charge virale indétectable d’ici 2022.
Effet 3.3 Au moins 80% des OEV par le sida et leurs parents PVVIH bénéficient de services sociaux de base d’ici fin 2022.

3.2 Alignement
Plusieurs conventions et textes adoptés par Madagascar ainsi que des références officielles nationales régissent la mise en œuvre
du PSN 2018-2022 et dont les plus importants sont :
i. les Objectifs de Développement Durable (ODD) convenus par les pays membres des Nations Unies dont Madagascar en
septembre 2015, et qui représentent les objectifs mondiaux pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité
pour tous. La riposte au sida se place dans la cible 3.3 qui vise d’ici 2030 à mettre fin à l’épidémie de sida, la tuberculose, le
paludisme et les maladies tropicales négligées et à combattre l’hépatite, les maladies transmises par l’eau et les autres maladies
transmissibles. De par son caractère multisectoriel, elle s’intègre également dans les objectifs 3, 5, 10, 16 et 17 ;
ii. la Déclaration Politique sur le VIH/sida adoptée par la 70ème session de l’Assemblé Générale des Nations Unies en juin 2016
qui vise à « accélérer la riposte pour lutter contre le VIH et mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030 » ;
iii. la loi N°2005-040 du 20 février 2006 sur « la lutte contre le VIH/sida et la protection des droits des personnes vivant avec le
VIH » à Madagascar (J.O. numéro 3029 du 15 mai 2006, page 2784) avec son décret d’application numéro 2006-902 du 19
décembre 2006 ;
iv. la Politique Nationale de Santé qui a, entre autres objectifs de maintenir la prévalence du VIH à moins de 1% et assurer le bien-
être des PVVIH ;
v. le décret 2017-071 du 02 février 2017 portant « réorganisation du Comité National de Lutte contre le Sida ».
vi. la politique de réponse au VIH et au sida en milieu de travail à Madagascar.

3.3 Principes directeurs


Le plan stratégique national de la riposte multisectorielle aux IST, VIH et sida 2018-2022 sera opérationnalisé à travers des plans
nationaux annuels de la réponse et également des plans sectoriels.
L’élaboration et la mise en œuvre de ces plans sont dictées par les principes directeurs suivants :
Multisectorialité : les effets néfastes du VIH et du sida ne se limitent pas seulement au secteur santé, mais impactent l’ensemble
des secteurs du développement et de la vie de la nation. De ce fait, tous les acteurs doivent unir leurs efforts, sous la coordination
du CNLS, pour lutter contre cette pandémie.
Intégration des services : assurant la complémentarité des actions et offrant des prestations efficientes et efficaces. Elle conduira
à une approche participative et un partenariat augmentant la qualité ainsi que la pertinence des politiques et des programmes.
Décentralisation : la mise en œuvre du PSN 2018-2022 sera faite sur une base et une approche décentralisées. Les structures
de coordination de la réponse multisectorielle au sida au niveau régional seront renforcées. L’élaboration et la mise en œuvre des
plans régionaux favorisant la participation effective et inclusive de tous les acteurs, sera le fondement de cette décentralisation.
Les conditions permettant le transfert des compétences, des ressources et l’accompagnement des différentes parties prenantes au
niveau de chaque région, seront renforcées.
Normes de qualité : un accent particulier sera mis sur la qualité de tous les services qui seront fournis afin d’en garantir l’efficacité.
Des normes de qualité seront ainsi définies et suivies, et un programme de développement des compétences des ressources
humaines mis en place.
Respect des «three ones» : il s’agit de renforcer les mécanismes nationaux de coordination et de développer la concertation avec
tous les acteurs en vue de renforcer l’appropriation, l’alignement, l’harmonisation, la gestion axée sur les résultats, la responsabilité
mutuelle.
Implication active des PVVIH et des populations clés les plus exposées au VIH : Il est essentiel d’assurer la participation
des PVVIH ainsi que celle des populations clés dans la planification et la mise en œuvre des interventions pour garantir leur conformité
avec les besoins des bénéficiaires. L’implication des PVVIH reste essentielle surtout dans la mise en œuvre des volets relatifs à la
santé positive.
Considération particulière des jeunes de 10 à 24 ans : la tendance universelle à une mortalité augmentant en nombre et une
ascension de la prévalence du VIH chez la population des jeunes de 10 à 24 ans, révèle le besoin d’une attention particulière à leur
endroit. Dans le contexte Malagasy, une grande majorité de la population, 32%, est concernée par cette tranche d’âge. Les études
réalisées démontrent que la proportion de jeunes parmi les populations clés est importante.
Tester, traiter et retenir : Conformément aux recommandations de l’OMS en 2014 , cette approche basée sur une analyse de la
27

cascade de traitement permettra aux pays d’augmenter la couverture en offre de services du continuum de soins et accélérer ainsi
la riposte de manière effective, conformément aux 90-90-90 de l’ONUSIDA.
Bonne gouvernance : A travers ce principe, le pays doit avoir la capacité à planifier et à mettre en œuvre une réponse performante
dans un environnement favorable. La bonne gouvernance reposera sur le leadership et l’engagement soutenu des acteurs à tous
les niveaux en vue d’une gestion rationnelle et transparente des ressources allouées à la réponse au sida.
Droits Humains, Genre et Equité : la protection, la promotion et le respect de ces concepts aussi bien fondamentaux qu’essentiels
dans la riposte au sida conduiront à la réduction des inégalités, à combattre la discrimination, la stigmatisation, les divers types de
violences ainsi que les insuffisances pouvant constituer un frein à l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et au
soutien nécessaires.

3.4 Priorités
3.4.1 Actions prioritaires
Les priorités du PSN 2018-2022 ont été dictées principalement par trois processus complémentaires et légitimes : l’application de la
stratégie mondiale de l’ONUSIDA, l’analyse des résultats de la revue finale relative à la mise en œuvre du PSN 2013-2017 et la prise
en considération des nouvelles recommandations internationales. A ce juste titre, ont été considérées dans le contexte national, les
nouvelles stratégies de dépistage : test rapide à orientation diagnostic (TROD), autotest, dépistage communautaire, ainsi que les
nouvelles approches de prise en charge : traiter tous, vulgarisation de la mesure de la charge virale…
Afin d’anticiper une éventuelle explosion de l’épidémie à Madagascar, l’option a été résolument prise d’intervenir prioritairement dans
les zones de forte vulnérabilité et d’intervenir auprès des populations clés les plus exposées aux risques, les jeunes de 10 à 24 ans
qui se retrouvent en proportion importante au niveau des populations clés et enfin les autres populations vulnérables.
Ainsi, considérant le contexte national, les évidences disponibles, le profil de l’épidémie et la cartographie de vulnérabilité ont-ils
permis aux membres du GT-PSN de Madagascar de convenir des priorités à retenir.
Promotion davantage de la prévention de l’infection à VIH visant à (1) l’adoption des comportements et pratiques sexuels
à moindre risque chez les populations clés, les jeunes de 10 à 24 ans et les autres populations vulnérables (personnes détenues,
camionneurs, hommes en uniforme…), (2) le changement social, (3) une meilleure prise en charge (qualitative et quantitative) des cas
d’IST par l’approche syndromique et (4) la réduction des risques de transmission du virus chez les usagers de drogues injectables.
Accroissement de la couverture (qualité, accessibilité et disponibilité) en offres de services cliniques et
communautaires, pour un continuum des soins prenant en considération les dernières recommandations de l’OMS en vigueur ainsi
27 HIV test-treat-retain cascade analysis, Guide and tools, WHO, 2014
que les nouvelles stratégies internationales : TROD, dépistage démédicalisé du VIH, autotest, option B+, couvrant le paquet complet
de : counseling et dépistage du VIH, PTME, prise en charge globale des PVVIH (médicale et psychosociale), transfusion sanguine,
prise en charge des accidents d’exposition aux liquides biologiques (violences sexuelles, piqure accidentelle des prestataires de
santé).
Création d’un environnement favorable à la riposte multisectorielle au sida dans les domaines essentiels : gouvernance,
mobilisation des partenaires et des ressources tant externes que domestiques, culture de redevabilité, lutte contre la discrimination
et la stigmatisation, respect des Droits Humains, genre…permettant une accélération effective des actions de lutte contre l’épidémie
de sida.
Renforcement du système de suivi évaluation et de la coordination de la réponse multisectorielle en officialisant (a)
le mécanisme d’assurance et de contrôle qualité des données, des rapports, (b) la planification pluriannuelle des études et recherches
nationales spécifiques sur les IST, VIH et sida ou intégrées dans les études nationales dans d’autres secteurs du développement. Le
renforcement de la coordination concernera la mise en application effective du décret 2017-071 portant « réorganisation du Comité
National de Lutte contre le Sida ».
Renforcement du système de gestion des achats et des stocks des intrants de santé liés aux IST, VIH et sida à travers
la formation des responsables concernés à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement, l’augmentation de la capacité de
stockage des magasins aux niveaux central et périphériques, la mise en place d’outils de gestion utilisant les nouvelles technologies
de l’information et de la communication permettant une gestion rationnelle ainsi qu’une disponibilité pérenne des intrants… Tout cela
devra s’accompagner d’un renforcement adéquat du système d’information logistique.

3.4.2 Cibles prioritaires


3.4.2.1 Populations infectées et affectées
Personnes vivant avec le VIH : adultes, enfants, nourrissons
Orphelins et enfants vulnérables

3.4.2.2 Populations clés les plus exposés aux risques d’infection VIH
Professionnelles de sexe
Hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes
Consommateurs de drogues injectables

3.4.2.3 Populations en contexte de vulnérabilité


Femmes enceintes et nouveau-nés
Patients IST
Patients tuberculeux
Jeunes scolarisés et non scolarisés de 10 à 24 ans
Personnes détenues
Clients des professionnelles de sexe
Femmes et enfants victimes de violence sexuelle
Hommes et femmes de 15 à 49 ans
FEMMES
ENCEINTES
et NOUVEAUX-NES POPULATIONS
Patients IST, TB, CLES
hépatites
Personnes
détenues JEUNES
10-24 ANS

POPULATION GENERALE

Figure  21: Schéma des cibles prioritaires du PSN 2018-2022

Le tableau 9 présente les estimations des tailles des populations cibles principales des interventions du PSN 2018-2022. Les données
de base proviennent des saisies réalisées dans le logiciel HAPSAT. Une projection linéaire a ensuite été réalisée pour la période
couverte par le PSN 2018-2022 en gardant les mêmes hypothèses de calcul.
Tableau 9 : Tailles estimées des populations cibles pour PSN 2018-2022.
Tailles estimée
Population cibles
en 2017 en 2018 en 2022
HSH 54 072 55 434 60 882
CDI 17 549 17 991 19 759
PS 76 466 78 884 88 556
Femme enceinte vivant avec le VIH 1 473 1 359 902
Adulte et enfants vivant avec le VIH 35 553 34 369 29 632
Patients tuberculeux 33 502 34 987 40 926
Personnes détenues 20 653 21 173 23 254
Jeunes scolarisés et non scolarisés 787 787 807 631 887 007
Femmes en âge de procréer 5 394 906 5 530 802 6 074 384
Femmes et enfants victimes de violences sexuelles 2 170 2 225 2 444
Orphelins par le sida et autres enfants vulnérables 12 756 13 077 14 362
3.5 Cadre des résultats
Tableau 10 : Cadre des résultats
Donnée
Impact / Effet / Produit Indicateurs Année Source 2018 2019 2020 2021 2022
de base
Impacts:
Impact 1 : Le nombre de Prévalence du VIH chez les 5,6% 2016 ESCB 5,1% 4,6% 4,2% 3,8% 3,5%
nouvelles infections à VIH professionnelles du sexe (PS)
est réduit d’au moins 75 %
(de 29.000 soit à 7.250) dans
Prévalence du VIH chez les 14,8% 2014 ESCB 14,2% 12,3% 10,6% 8,5% 8,1%
les populations clés les plus
Hommes ayant des rapports
exposées aux risques d’infection
sexuels avec les hommes
à VIH, chez les jeunes de 10 à 24
(HSH)
ans et la population générale d’ici
fin 2022 Prévalence du VIH chez les 8,5% 2016 ESCB 8,3% 7,3% 5,7% 4,9% 3,8%
consommateurs de drogues
injectables (CDI)

Prévalence du VIH chez les 0,2% 2016 Estimation <1% <1% <1% <1% <1%
jeunes de 10-24 ans Spectrum

Prévalence du VIH chez les 0,2% 2016 Estimation <1% <1% <1% <1% <1%
adultes de 15-49 ans Spectrum
Impact 2 : La proportion des Pourcentage estimé d’enfants 35,70% 2015 Estimation 10,0% 8,0% 8,0% <5% <5%
nouveau-né(e)s infectés par le ayant été nouvellement Spectrum
VIH nés de mères séropositives infectés par le VIH dans le
au VIH et celles des nouveau- cadre de la transmission de
né(e)s atteints de la Syphilis la mère à l’enfant chez les
congénitale sont réduites à moins femmes séropositives ayant
de 5% d’ici fin 2022 accouché au cours des 12
derniers mois
Impact 3 : La mortalité due au Proportion de personnes qui 4,40% 2016 Spectrum 1,5%
Sida est réduite de 4,4 décès en sont décédées d’une maladie
2018 à 1,5 décès en 2022 pour due au sida sur un habitant de
100.000 habitants 100 000 personnes
Impact / Effet / Produit Indicateurs Donnée de Année Source 2018 2019 2020 2021 2022
base
Impact 1: Le nombre de nouvelles infections à VIH est réduit d’au moins 75 % dans les populations clés les plus exposées aux risques d’infection à VIH, chez les jeunes de 10 à
24 ans et la population générale d’ici fin 2022

Effets:
Effet 1.1 : Les risques de Pourcentage de HSH qui déclare avoir 57,2% 2014 ESCB 75,0% 80,0% 90,0%
transmission par voie sexuelle du utilisé un préservatif au cours de leur
VIH sont réduits d’au moins 75 % dernier rapport anal avec un partenaire
chez les PCPER, d’ici fin 2022. masculin
Pourcentage de CDI qui déclarent 41,9% 2016 ESCB 65,0% 75,0%
avoir utilisé un préservatif lors de leur
dernier rapport sexuel
Pourcentage de professionnelles du 62,7% 2016 ESCB 80,0% 90,0%
sexe qui déclarent avoir utilisé un
préservatif avec leur dernier client
Proportion de jeunes de 10-24 ans M: 7,3% 2012 EDS M: 15% M: 21%
ayant eu plus d’un partenaire sexuel
au cours des 12 derniers mois et qui F: 8,5% F: 16% F: 20%
déclarent avoir utilisé un préservatif
lors de leur dernier rapport sexuel
Proportion des femmes et enfants ND Fiches 80% 90% 100% 100% 100%
victimes de violences sexuelles d’exposition au
bénéficiant d’un traitement sang
prophylactique de la transmission du ou
VIH parmi ceux répertoriés Registre des
associations
de prise en
charge psycho
des personnes
victimes de
violences
sexuelles
Effet 1.2: 80 % de jeunes de Proportion de jeunes âgés de M: 25,5% 2012 EDS M: 35% M:51%
10 à 24 ans possèdent les 10 - 24 ans possédant tout à la fois F: 22,9%
compétences, les connaissances les connaissances exactes sur les F: 34% F: 50%
et la capacité de se protéger des moyens de prévenir la transmission
IST/VIH d’ici fin 2022 sexuelle du VIH et qui rejettent les
principales idées fausses concernant
la transmission du VIH
Effet 1.3: 80 % des adultes Proportion d’adultes âgés de 25 - 49 M: 9,5% 2012 EDS M: 45% M:73%
de 25 à 49 ans possèdent les ans ayant eu plus d’un partenaire F: 12,3%
compétences, les connaissances sexuel au cours des 12 derniers F: 44% F: 70%
et la capacité de se protéger des mois et qui déclarent avoir utilisé un
IST/VIH d’ici fin 2022 préservatif lors de leur dernier rapport
sexuel

Effet 1.4 : Les risques de Proportion de poches de sang soumis 100% 2017 Rapport CNTS 100% 100% 100% 100% 100%
transmission sanguine du VIH à un dépistage de qualité du VIH
sont réduits d’au moins 75% (de
0,27% à 0,06%) d’ici fin 2022 Pourcentage de personnes qui 68,4% 2016 ESCB 80% 90%
s’injectent des drogues qui déclarent
avoir utilisé du matériel d’injection
stérile lors de leur dernière injection
Proportion des cas d’accidents 100% 2017 Rapport DLIS 100% 100% 100% 100% 100%
d’exposition au sang en milieu de
soins bénéficiant d’un traitement
prophylactique parmi ceux répertoriés
Effet 1.5: Les inégalités entre Proportion de femmes âgées de 15 à 65% 2016 Rapport d’étude 25%
les sexes, toutes les formes de 49 ans qui sont ou ont été mariées ou (ENDA Océan
violence envers les femmes et sont en couple, et qui ont été victimes Indien et l’IRD)
les filles et de discrimination des de violences physiques ou sexuelles
personnes vivant avec le VIH et de la part d’un partenaire masculin au
les populations clés sont réduites cours des 12 derniers mois
de 50% d’ici 2022

Pourcentage d’adultes de 15 à 49 M: 47,5% 2012 EDS M: 57%


ans qui expriment des attitudes
discriminatoires à l’encontre des F: 49,1% F: 59%
personnes vivant avec le VIH
IMPACT 2 : La proportion des nouveau-né(e)s infectés par le VIH nés de mères séropositives au VIH et celles des nouveau-né(e)s atteints de la Syphilis congénitale sont
réduites à moins de 5% d’ici fin 2022
Effet 2.1 : Au moins 80% des Pourcentage de femmes enceintes qui 23% 2016 RMA 32,4% 38,8% 45,3% 51,7% 59,9%
femmes enceintes vivant avec connaissent leur statut sérologique à
le VIH bénéficient du paquet l’égard du VIH
de services visant à réduire la
transmission du VIH de la mère à Pourcentage de femmes enceintes 7% 2016 RMA 49,1% 53,7% 57,7% 61,2% 66,6%
l’enfant d’ici fin 2022. vivant avec le VIH qui ont reçu des
médicaments antirétroviraux en vue
de réduire le risque de transmission
mère-enfant (TME)

Pourcentage de nourrissons nés ND RMA 49,1% 53,7% 57,7% 61,2% 66,6%


de femmes vivant avec le VIH qui
subissent des tests virologiques dans
les deux mois suivant la naissance
Pourcentage de femmes en âge 33,3% 2012 EDS 55%
de procréer (15 à 49 ans) dont la
demande en matière de planification
familiale est satisfait avec des
méthodes modernes
Effet 2.2: Au moins 95% des Pourcentage de femmes enceintes 28% 2017 RMA 50% 60% 70% 80% 90%
femmes enceintes ont bénéficié bénéficiant de services de
du dépistage de la syphilis en consultations prénatales qui ont fait
consultation prénatale et ayant un l’objet d’un dépistage de la syphilis
traitement de façon adéquate (Couverture du dépistage de la syphilis
parmi les femmes enceintes en CPN)

Pourcentage de femmes enceintes 4% 2017 RMA 2,5% 1,9% 1,5% 1,2% 0,9%
bénéficiant de consultations prénatales
présentant une sérologie positive pour
la syphilis
Pourcentage de femmes consultant 45% 2017 RMA 23,8% 32,0% 40,0% 51,6% 64,3%
pour des soins prénatals présentant
une sérologie positive pour la syphilis
et soignées correctement avec une
dose de Benzathine Pénicilline en vue
de réduire la TME avant le quatrième
mois en vue de prévenir la syphilis
congénitale

IMPACT 3 : La mortalité due au Sida est réduite de 4,4 décès en 2018 à 1,5 décès en 2022 pour 100.000 habitants
Effet 3.1: Au moins 80% des Pourcentage d’adultes et d’enfants 7% 2016 RMA 9,3% 11,7% 13,9% 15,5% 17,0%
adultes et enfants vivant avec recevant un traitement antirétroviral
le VIH reçoivent de l’ARV dans parmi tous les adultes et les enfants
le cadre d’une prise en charge vivant avec le VIH à la fin de la période
globale médicale, psychosociale de rapport
de qualité d’ici 2022
Pourcentage d’adultes et d’enfants 86,1% 2016 RMA 90,0% 93,0% 95,0% 98,0% 98,0%
vivant avec le VIH connus pour suivre
un traitement antirétroviral 12 mois
après avoir commencé

Pourcentage de cas incidents est imés 22% 2016 Cohorte 26,0% 28,9% 31,8% 34,7% 37,6%
de tuberculose (TB) liée au VIH qui ont des patients
bénéficié d’un traitement tuberculeux
à la fois contre la tuberculose et contre Cohorte des
le VIH PVVIH sous ARV
Effet 3.2: Au moins 80% des Pourcentage de personnes vivant 1,2% 2016 RMA 8,3% 10,5% 12,5% 13,9% 15,3%
adultes et enfants dépistés avec le VIH dont la charge virale a
positifs au VIH mis sous ARV ont été supprimé à la fin de la période de
une charge virale indétectable référence
d’ici 2022

Effet 3.3: Au moins 80% des OEV Proportion d’enfants rendus orphelins 3,9% 2017 Registre des 6,0% 7,0% 8,0% 9,0% 10,0%
par le sida et leurs parents PVVIH par le Sida et enfants de parents associations
bénéficient de services sociaux de vivant avec le VIH les plus vulnérables travaillant avec
base d’ici fin 2022 dont le ménage reçoit un soutien l’EOV et enfant
extérieur gratuit pour leur prise en vivant avec le
charge VIH

Impact/ Effet/Produit Indicateurs Donnée de Année Source 2018 2019 2020 2021 2022
base
IMPACT 1 : Le nombre de nouvelles infections à VIH est réduit d’au moins 75 % dans les populations clés les plus exposées aux risques d’infection à VIH, chez les jeunes de 10
à 24 ans et la population générale d’ici fin 2022
Effet 1.1 : Les risques de transmission par voie sexuelle du VIH sont réduits d’au moins 75 % chez les PCPER, d’ici fin 2022.
Produit 1.1.1.1: 112 136 Nombre de HSH couverts par 19 327 2017 Rapport SE/ 20 293 21 308 22 373 23 492 24 667
HSH reçoivent des paquets les paquets de service CCC CNLS
complets de CCC d’ici 2022
Produit 1.1.2.1 : 9 860 CDI, Nombre de CDI couverts par 1 158 2017 1 932 1 952 1 972 1 992 2 012
812276 PS reçoivent des les paquets de service CCC
paquets complets de CCC
d’ici 2022

Produit 1.1.3.1 : 812 276 Nombre de PS couverts par 97 000 2017 159 106 160 780 162 456 164 130 165 804
PS reçoivent des paquets les paquets de service CCC
complets de CCC d’ici 2022
Produit 1.1.4.1: 194 437 Nombre d’appels reçus et 28 953 2016 Rapport SE/ 31 848 35 033 38 536 42 390 46 629
appels relatifs à des questions traités par la ligne verte 511 CNLS
sur le VIH traités par la ligne relatifs à des questions sur
verte 511 d’ici 2022 le VIH

Produit 1.1.5.1 : 400 cas Nombre de femmes et ND 80 80 80 80 80


de victimes de violences enfants victimes de violences
sexuelles bénéficiant d’une sexuelles ayant bénéficié des
PPE au VIH services de PPE au VIH
Effet 1.2: 80 % de jeunes de 10 à 24 ans possèdent les compétences, les connaissances et la capacité de se protéger des IST/VIH d’ici fin 2022
Produit 1.2.1.1 : 3 094 371 Nombre de jeunes non- 320 696 2017 Rapport SE/ 589 378 605 291 621 634 633 234 644 834
jeunes de 10 à 24 ans scolarisés et déscolarisés CNLS
scolarisés et non scolarisés, couverts par le paquet de
particulièrement les jeunes services de CCC
filles et les jeunes PCPER,
sont couverts par les services
d’information et éducation sur
les IST/VIH d’ici 2022
Produit 1.2.1.2 :Au moins 90% Nombre de jeunes ayant fait 206 122 2017 RMA - GESIS 530 440 544 762 559 471 569 911 580 351
soit 2 784 934 jeunes les plus le test de dépistage du VIH et
vulnérables sont dépistés et retiré les résultats
connaissent leur statut d’ici
2022

Effet 1.3: 80 % des adultes de 25 à 49 ans possèdent les compétences, les connaissances et la capacité de se protéger des IST/VIH d’ici fin 2022
Produit 1.3.1.1 : 117 Nombre d’entreprises ayant 2017 117
entreprises et 21 ministères mis en œuvre au moins 50% 77 87 100 117
mettent en œuvre la politique des activités inscrites dans
de lutte contre le sida en leur plan d’action annuel
milieu de travail
Nombre de ministères publics 2017
autres que celui de la santé, 15 17 19 21 21
ayant mis en œuvre au moins
50% des activités inscrites
dans leur plan d’action annuel
Produit 1.3.1.2 : 1 579 379 Nombre de personnes ND 285 828 300 119 315 125 330 881 347 425
adultes du secteur informel adultes de 25 - 49 ans
sont couvertes par le paquet couverts par le paquet de
de services CCC sur les IST/ services de CCC
VIH d’ici 2022

Produit 1.3.1.3 : 157 938 Nombre de personnes ND 28 583 30 012 31 513 33 088 34 743
adultes du secteur informel adultes de 25 - 49 ans ayant
particulièrement les femmes fait le dépistage du VIH et
sont dépistés pour les IST/VIH retiré les résultats
d’ici 2022
Produit 1.3.1.4 : 58 019 Nombre de personnes 8 603 2016 Rapport SE/ 10 500 11 025 11 576 12 155 12 763
personnes détenues reçoivent détenues couvertes par le CNLS
des paquets complets de CCC paquet de services de CCC
d’ici 2022
Produit 1.3.1.5 : 126 425 449 Nombre de préservatifs 15 500 2017 Rapport SE/ 20 252 22 598 25 228 27 858 30 488
de préservatifs masculins masculins distribués /vendus CNLS
et 252 861 depréservatifs (en miliers)
féminins distribués ou vendus
Nombre de préservatifs 214 900 2017 Rapport SE/ 405 044 451 962 504 565 557 168 609 770
féminins distribués /vendus CNLS
Produit 1.3.1.6 : 883 134 Nombre de personnes ayant 355 406 2017 Rapport DLIS 686 582 729 117 780 456 831 795 883 134
personnes ont fait leur test fait le test de dépistage et
VIH et retiré leur résultats retiré les résultats (femmes
(non compris les femmes enceintes exclues)
enceintes)
Produit 1.3.1.7: 1 422 444 cas Nombre de cas d’IST traités 211 812 2017 Rapport DLIS 232 993 256 293 281 922 310 114 341 125
d’IST dépistes et traités selon selon l’approche syndromique
l’approche syndromique en
vigueur au plan national

Produit 1.3.1.8: 1 491 496 Nombre de population a ND 244 303 268 734 295 607 325 168 357 684
personnes de la population ayant participé à des activités
générale sensibilisées de sensibilisation sur le sida
Effet 1.4 : Les risques de transmission sanguine du VIH sont réduits d’au moins 75% (de 0,27% à 0,06%) d’ici fin 2022

Produit 1.4.1.1: 168 163 Nombre de poches de 40 000 2016 Rapport CNTS 58 000 60 900 63 945 67 142 70 499
poches de sang sécurisées sang sécurisées aux quatre 2016
aux quatre marqueurs de marqueurs de maladies
maladies transmissibles transmissibles distribuées.
distribuées
Produit 1.4.2.1: 9 860 CDI Nombre de CDI qui reçoivent 1 158 2017 Rapport SE/ 1 932 1 952 1 972 1 992 2 012
reçoivent du matériel stérile du matériel stérile d’injection. CNLS 2017
d’injections en quantités
adaptées à leurs besoins

Produit 1.4.3.1: 150 cas Nombre de cas d’exposition 22 2017 Rapport DLIS
d’exposition au VIH en milieu au VIH en milieu de soins 2017 30 30 30 30 30
de soins bénéficient d’une ayant bénéficié d’une PPE
PPE au VIH au VIH.
Effet 1.5: Les inégalités entre les sexes, toutes les formes de violence envers les femmes et les filles et de discrimination des personnes vivant avec le VIH et les populations
clés sont réduites de 50% d’ici 2022
Produit 1.5.1.1 : 90 000 Nombre de la population ND 18 000 18 000 18 000 18 000 18 000
personnes sensibilisées sur ayant participé à des séances
la violence basée sur le genre de sensibilisation sur la
faites aux femmes et aux violence basée sur le genre
jeunes filles faites aux femmes et aux
jeunes filles
Produit 1.5.2.1 : 10 secteurs Nombre de secteur clé ND
clés intégrant la sensibilisation intégrant des activités 2 4 6 8 10
sur le thème spécifique sur la de sensibilisation sur
discrimination et stigmatisation le thème spécifique
à l’encontre des personnes sur la discrimination et
vivant avec le VIH et des stigmatisation à l’encontre
populations clés des PVVIH et des PCPER

IMPACT 2 : La proportion des nouveau-né(e)s infectés par le VIH nés de mères séropositives au VIH et celles des nouveau-né(e)s atteints de la Syphilis congénitale sont
réduites à moins de 5% d’ici fin 2022

Effet 2.1 : Au moins 80% des femmes enceintes vivant avec le VIH bénéficient du paquet de services visant à réduire la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici fin 2022.

Produit 2.1.1.1 : 3 959 Nombre de femmes en âge 585 637 2016 Rapport SE/ 745 764 765 900 786 579 806 987 853 954
184 de femmes en âge de de procréer couvertes par les CNLS 2016
procréer sont couvertes par activités d’information sur le
les informations sur le VIH et VIH et la PTME
la PTME.

Produit 2.1.1.2 : 768 559 Nombre de femmes 221 257 2016 Rapport DLIS 372 882 459 540 550 605 645 589 768 559
femmes enceintes effectuent enceintes faisant la démarche 2016
le dépistage volontaire au de dépistage volontaire au
cours de la CPN et retirent cours de la CPN et retirant
leurs résultats. leurs résultats
Produit 2.1.2.1 : 1 537 femmes Nombre de femmes 117 2017 Rapport DLIS 1 101 1 291 1 537
enceintes séropositives qui enceintes vivant avec le VIH 2017 746 919
reçoivent des ARV pour ayant reçu des ARV pour
réduire la transmission du VIH réduire la transmission du
à leur enfant. VIH de la mère à l’enfant

Produit 2.1.2.2 : 1 537 enfants Nombre de nouveau-nés de 41 2017 Rapport DLIS 1 101 1 291 1 537
nés de mères vivant avec le mères séropositives ayant 2017 746 919
VIH reçoivent des ARV. reçu des ARV pour réduire
la transmission du VIH de la
mère à l’enfant

Produit 2.1.3.1 : 1 537 Nombre d’enfants nés ND 1 101 1 291 1 537


enfants nés de mères vivant de mères vivant avec le 746 919
avec le VIH bénéficient VIH ayant bénéficié d’un
d’un diagnostic précoce de diagnostic précoce de
l’infection à VIH et d’une l’infection à VIH dans les 12
prophylaxie au cotrimoxazole. mois suivant leur naissance.

Produit 2.1.4.1 : 2 152 Nombre de femmes vivant ND 1 470 1 615 1 794 1 973 2 152
femmes vivant avec le VIH avec le VIH ayant reçu
reçoivent des conseils sur des contraceptifs ou des
le planning familial et des préservatifs pour prévenir les
contraceptifs en vue de grossesses non désirées
prévenir les grossesses non
désirées
Effet 2.2: Au moins 95% des femmes enceintes ont bénéficié du dépistage de la syphilis en consultation prénatale et ayant un traitement de façon adéquate

Produit 2.2.1.1 : 2 797 176 Nombre de femmes 192 800 2016 Rapport DLIS 372 882 459 540 550 605 645 589 768 559
femmes enceintes effectuent enceintes effectuent le 2016
le dépistage de la syphilis au dépistage de la syphilis au
cours de la CPN1. cours de la CPN1

Produit 2.2.2.1 : 40 950 Nombre de femmes 7 267 2016 Rapport DLIS 9 397 8 616 8 259 7 505 7 173
femmes enceintes sont enceintes dépistées positives 2016
dépistées positives à la à la syphilis au cours de la
syphilis au cours de la CPN1. CPN1

Produit 2.2.3.1 : 16 Nombre de femmes 1 025 2016 Rapport DLIS 2 237 2 757 3 304 3 874 4 611
783 femmes enceintes enceintes moins de 4 mois 2016
séropositives à la syphilis de grossesse vue en CPN1
reçoivent au moins une dose séropositives à la syphilis
de Benzathine Pénicilline pour reçoivent au moins une dose
réduire la transmission de la de Benzathine Pénicilline
mère à l’enfant avant le 4ème
mois en vue de prévenir la
syphilis congénitale

Produit 2.2.4.1: 50 349 Nombre de femmes 4 316 2016 Rapport DLIS 6 712 8 272 9 911 11 621 13 834
de femmes enceintes enceintes séropositives à la 2016
séropositives à la syphilis syphilis ayant reçu 3 doses
traitées avec les trois doses de benzathine pénicilline
de Benzathine pénicilline

IMPACT 3 : La mortalité due au Sida est réduite de 4,4 décès en 2018 à 1,5 décès en 2022 pour 100.000 habitants

Effet 3.1: Au moins 80% des adultes et enfants vivant avec le VIH reçoivent de l’ARV dans le cadre d’une prise en charge globale médicale, psychosociale de qualité d’ici 2022

Produit 3.1.1.1 : 10 594 File active d’adultes vivant 2 244 2017 Rapport DLIS 3 874 5 509 7 234 8 869 10 594
adultes vivant avec le VIH avec le VIH sous ARV 2017
reçoivent des ARV

Produit 3.1.1.2 : 134 enfants File active d’enfants vivant 41 2017 Rapport DLIS 134
vivant avec le VIH reçoivent avec le VIH sous ARV 2017 107 109 114 120
des ARV
Produit 3.1.2.1 : 8 809 adultes Nombre d’adultes et d’enfants 261 2016 Rapport DLIS 2 666 3 702 5 337 7 201 8 809
et enfants séropositifs au VIH séropositifs au VIH et encore 2016
et encore sous traitement sous traitement 12 mois
12 mois après le début de après le début de la thérapie
la thérapie antirétrovirale au antirétrovirale au cours de la
cours de la période étudiée période étudiée

Produit 3.1.3.1 : 169 patients Nombre de patients co- 97 2016 Rapport DLT 169
co-infectés VIH-Tuberculose infectés VIH-Tuberculose 2016 117 130 143 156
reçoivent aussi bien les reçoivent aussi bien les
ARV que le traitement ARV que le traitement
antituberculeux antituberculeux
Effet 3.2: Au moins 80% des adultes et enfants dépistés positifs au VIH mis sous ARV ont une charge virale indétectable d’ici 2022
Produit 3.2.1.1 : 12 194 Nombre de personnes vivant ND 3 583 5 056 6 613 8 090 9 655
adultes et enfants vivant avec avec le VIH dont la charge
le VIH ont une charge virale virale a été supprimée au
indétectable cours de la période de
référence (≤1000 copies/mL)

Effet 3.3: Au moins 80% des OEV par le sida et leurs parents PVVIH bénéficient de services sociaux de base d’ici fin 2022
Produit 3.3.1.1 : 6 775 Nombre de PVVIH (adultes 2 152 2017 Rapport 2017 2 482 3 530 4 628 5 677 6 775
adultes et enfants vivant et enfants) ayant bénéficié
avec le VIH bénéficient du d’au moins un service de
paquet de service de soutien soutien psychologique, social
psychologique, social et et juridique
juridique.
Produit 3.3.1.2 : 5 099 enfants Nombre d’enfants rendus 452 2017 Rapport 933
rendu orphelins par le sida et orphelins par le Sida et Madaids 2017 683 769 837 889
leurs parents PVVIH vivent enfants de parents vivant
dans un ménage qui aura reçu avec le VIH, les plus
un soutien pour assurer leur vulnérables, qui vivent dans
accès à des services sociaux un ménage ayant reçu un
de base soutien extérieur gratuit en
vue d’assurer leur accès aux
services sociaux de base

Impact/ Effet/Produit Indicateurs Donnée de Année Source 2018 2019 2020 2021 2022
base

IMPACT 1 : Le nombre de nouvelles infections à VIH est réduit d’au moins 75 % dans les populations clés les plus exposées aux risques d’infection à VIH, chez les jeunes de 10
à 24 ans et la population générale d’ici fin 2022
Effet 1.1 : Les risques de transmission par voie sexuelle du VIH sont réduits d’au moins 75 % chez les PCPER, d’ici fin 2022.
Produit 1.1.1.1: 112 136 Nombre de HSH couverts par les 19 327 2017 Rapport SE/ 20 293 21 308 22 373 23 492 24 667
HSH reçoivent des paquets paquets de service CCC CNLS
complets de CCC d’ici 2022
Produit 1.1.2.1 : 9 860 CDI, Nombre de CDI couverts par les 1 158 2017 1 932 1 952 1 972 1 992 2 012
812276 PS reçoivent des paquets de service CCC
paquets complets de CCC d’ici
2022

Produit 1.1.3.1 : 812 276 PS Nombre de PS couverts par les 97 000 2017 159 106 160 780 162 456 164 130 165 804
reçoivent des paquets complets paquets de service CCC
de CCC d’ici 2022
Produit 1.1.4.1: 194 437 appels Nombre d’appels reçus et traités 28 953 2016 Rapport SE/ 31 848 35 033 38 536 42 390 46 629
relatifs à des questions sur le par la ligne verte 511 relatifs à des CNLS
VIH traités par la ligne verte 511 questions sur le VIH
d’ici 2022

Produit 1.1.5.1 : 400 cas de Nombre de femmes et enfants ND 80 80 80 80 80


victimes de violences sexuelles victimes de violences sexuelles
bénéficiant d’une PPE au VIH ayant bénéficié des services de
PPE au VIH
Effet 1.2: 80 % de jeunes de 10 à 24 ans possèdent les compétences, les connaissances et la capacité de se protéger des IST/VIH d’ici fin 2022
Produit 1.2.1.1 : 3 094 371 Nombre de jeunes non-scolarisés 320 696 2017 Rapport SE/ 589 378 605 291 621 634 633 234 644 834
jeunes de 10 à 24 ans et déscolarisés couverts par le CNLS
scolarisés et non scolarisés, paquet de services de CCC
particulièrement les jeunes
filles et les jeunes PCPER,
sont couverts par les services
d’information et éducation sur
les IST/VIH d’ici 2022
Produit 1.2.1.2 :Au moins 90% Nombre de jeunes ayant fait le 206 122 2017 RMA - GESIS 530 440 544 762 559 471 569 911 580 351
soit 2 784 934 jeunes les plus test de dépistage du VIH et retiré
vulnérables sont dépistés et les résultats
connaissent leur statut d’ici 2022

Effet 1.3: 80 % des adultes de 25 à 49 ans possèdent les compétences, les connaissances et la capacité de se protéger des IST/VIH d’ici fin 2022
Produit 1.3.1.1 : 117 Nombre d’entreprises ayant mis 2017
entreprises et 21 ministères en œuvre au moins 50% des 77 87 100 117 117
mettent en œuvre la politique activités inscrites dans leur plan
de lutte contre le sida en milieu d’action annuel
de travail
Nombre de ministères publics 2017
autres que celui de la santé, ayant 15 17 19 21 21
mis en œuvre au moins 50% des
activités inscrites dans leur plan
d’action annuel
Produit 1.3.1.2 : 1 579 379 Nombre de personnes adultes de ND 285 828 300 119 315 125 330 881 347 425
adultes du secteur informel 25 - 49 ans couverts par le paquet
sont couvertes par le paquet de de services de CCC
services CCC sur les IST/VIH
d’ici 2022

Produit 1.3.1.3 : 157 938 Nombre de personnes adultes de ND 28 583 30 012 31 513 33 088 34 743
adultes du secteur informel 25 - 49 ans ayant fait le dépistage
particulièrement les femmes du VIH et retiré les résultats
sont dépistés pour les IST/VIH
d’ici 2022
Produit 1.3.1.4 : 58 019 Nombre de personnes détenues 8 603 2016 Rapport SE/ 10 500 11 025 11 576 12 155 12 763
personnes détenues reçoivent couvertes par le paquet de CNLS
des paquets complets de CCC services de CCC
d’ici 2022

Produit 1.3.1.5 : 126 425 449 de Nombre de préservatifs masculins 15 500 2017 Rapport SE/ 20 252 22 598 25 228 27 858 30 488
préservatifs masculins et 252 distribués /vendus (en miliers) CNLS
861 depréservatifs féminins
distribués ou vendus
Nombre de préservatifs féminins 214 900 2017 Rapport SE/ 405 044 451 962 504 565 557 168 609 770
distribués /vendus CNLS
Produit 1.3.1.6 : 883 134 Nombre de personnes ayant 355 406 2017 Rapport DLIS 686 582 729 117 780 456 831 795 883 134
personnes ont fait leur test fait le test de dépistage et retiré
VIH et retiré leur résultats (non les résultats (femmes enceintes
compris les femmes enceintes) exclues)
Produit 1.3.1.7: 1 422 444 cas Nombre de cas d’IST traités selon 211 812 2017 Rapport DLIS 232 993 256 293 281 922 310 114 341 125
d’IST dépistes et traités selon l’approche syndromique
l’approche syndromique en
vigueur au plan national

Produit 1.3.1.8: 1 491 496 Nombre de population a ayant ND 244 303 268 734 295 607 325 168 357 684
personnes de la population participé à des activités de
générale sensibilisées sensibilisation sur le sida
Effet 1.4 : Les risques de transmission sanguine du VIH sont réduits d’au moins 75% (de 0,27% à 0,06%) d’ici fin 2022

Produit 1.4.1.1: 168 163 Nombre de poches de sang 40 000 2016 Rapport 58 000 60 900 63 945 67 142 70 499
poches de sang sécurisées aux sécurisées aux quatre marqueurs CNTS 2016
quatre marqueurs de maladies de maladies transmissibles
transmissibles distribuées distribuées.
Produit 1.4.2.1: 9 860 CDI Nombre de CDI qui reçoivent du 1 158 2017 Rapport SE/ 1 932 1 952 1 972 1 992 2 012
reçoivent du matériel stérile matériel stérile d’injection. CNLS 2017
d’injections en quantités
adaptées à leurs besoins
Produit 1.4.3.1: 150 cas Nombre de cas d’exposition au 2017 Rapport DLIS
d’exposition au VIH en milieu VIH en milieu de soins ayant 22 2017 30 30 30 30 30
de soins bénéficient d’une PPE bénéficié d’une PPE au VIH.
au VIH
Effet 1.5: Les inégalités entre les sexes, toutes les formes de violence envers les femmes et les filles et de discrimination des personnes vivant avec le VIH et les populations
clés sont réduites de 50% d’ici 2022
Produit 1.5.1.1 : 90 000 Nombre de la population ayant ND 18 000 18 000 18 000 18 000 18 000
personnes sensibilisées sur participé à des séances de
la violence basée sur le genre sensibilisation sur la violence
faites aux femmes et aux jeunes basée sur le genre faites aux
filles femmes et aux jeunes filles

Produit 1.5.2.1 : 10 secteurs Nombre de secteur clé intégrant ND


clés intégrant la sensibilisation des activités de sensibilisation 2 4 6 8 10
sur le thème spécifique sur la sur le thème spécifique sur la
discrimination et stigmatisation à discrimination et stigmatisation
l’encontre des personnes vivant à l’encontre des PVVIH et des
avec le VIH et des populations PCPER
clés

IMPACT 2 : La proportion des nouveau-né(e)s infectés par le VIH nés de mères séropositives au VIH et celles des nouveau-né(e)s atteints de la Syphilis congénitale sont
réduites à moins de 5% d’ici fin 2022

Effet 2.1 : Au moins 80% des femmes enceintes vivant avec le VIH bénéficient du paquet de services visant à réduire la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici fin 2022.

Produit 2.1.1.1 : 3 959 184 de Nombre de femmes en âge 585 637 2016 Rapport SE/ 745 764 765 900 786 579 806 987 853 954
femmes en âge de procréer sont de procréer couvertes par les CNLS 2016
couvertes par les informations activités d’information sur le VIH
sur le VIH et la PTME. et la PTME

Produit 2.1.1.2 : 768 559 Nombre de femmes enceintes 221 257 2016 Rapport DLIS 372 882 459 540 550 605 645 589 768 559
femmes enceintes effectuent le faisant la démarche de dépistage 2016
dépistage volontaire au cours de volontaire au cours de la CPN et
la CPN et retirent leurs résultats. retirant leurs résultats

Produit 2.1.2.1 : 1 537 femmes Nombre de femmes enceintes 2017 Rapport DLIS 746 919 1 101 1 1 537
enceintes séropositives qui vivant avec le VIH ayant reçu des 117 2017 291
reçoivent des ARV pour réduire ARV pour réduire la transmission
la transmission du VIH à leur du VIH de la mère à l’enfant
enfant.

Produit 2.1.2.2 : 1 537 enfants Nombre de nouveau-nés de 2017 Rapport DLIS 1 101 1 1 537
nés de mères vivant avec le VIH mères séropositives ayant 41 2017 746 919 291
reçoivent des ARV. reçu des ARV pour réduire la
transmission du VIH de la mère
à l’enfant

Produit 2.1.3.1 : 1 537 enfants Nombre d’enfants nés de mères ND 1 101 1 1 537
nés de mères vivant avec le vivant avec le VIH ayant bénéficié 746 919 291
VIH bénéficient d’un diagnostic d’un diagnostic précoce de
précoce de l’infection à VIH l’infection à VIH dans les 12 mois
et d’une prophylaxie au suivant leur naissance.
cotrimoxazole.

Produit 2.1.4.1 : 2 152 femmes Nombre de femmes vivant avec le ND 1 470 1 615 1 794 1 973 2 152
vivant avec le VIH reçoivent des VIH ayant reçu des contraceptifs
conseils sur le planning familial ou des préservatifs pour prévenir
et des contraceptifs en vue de les grossesses non désirées
prévenir les grossesses non
désirées

Effet 2.2: Au moins 95% des femmes enceintes ont bénéficié du dépistage de la syphilis en consultation prénatale et ayant un traitement de façon adéquate
Produit 2.2.1.1 : 2 797 176 Nombre de femmes enceintes 192 800 2016 Rapport DLIS 372 882 459 540 550 605 645 589 768 559
femmes enceintes effectuent le effectuent le dépistage de la 2016
dépistage de la syphilis au cours syphilis au cours de la CPN1
de la CPN1.

Produit 2.2.2.1 : 40 950 femmes Nombre de femmes enceintes 7 267 2016 Rapport DLIS 9 397 8 616 8 259 7 505 7 173
enceintes sont dépistées dépistées positives à la syphilis 2016
positives à la syphilis au cours au cours de la CPN1
de la CPN1.

Produit 2.2.3.1 : 16 783 femmes Nombre de femmes enceintes 1 025 2016 Rapport DLIS 2 237 2 757 3 304 3 874 4 611
enceintes séropositives à la moins de 4 mois de grossesse 2016
syphilis reçoivent au moins une vue en CPN1 séropositives à la
dose de Benzathine Pénicilline syphilis reçoivent au moins une
pour réduire la transmission dose de Benzathine Pénicilline
de la mère à l’enfant avant le
4ème mois en vue de prévenir la
syphilis congénitale

Produit 2.2.4.1: 50 349 de Nombre de femmes enceintes 4 316 2016 Rapport DLIS 6 712 8 272 9 911 11 621 13 834
femmes enceintes séropositives séropositives à la syphilis ayant 2016
à la syphilis traitées avec les reçu 3 doses de benzathine
trois doses de Benzathine pénicilline
pénicilline

IMPACT 3 : La mortalité due au Sida est réduite de 4,4 décès en 2018 à 1,5 décès en 2022 pour 100.000 habitants
Effet 3.1: Au moins 80% des adultes et enfants vivant avec le VIH reçoivent de l’ARV dans le cadre d’une prise en charge globale médicale, psychosociale de qualité d’ici 2022
Produit 3.1.1.1 : 10 594 adultes File active d’adultes vivant avec le 2 244 2017 Rapport DLIS 3 874 5 509 7 234 8 869 10 594
vivant avec le VIH reçoivent VIH sous ARV 2017
des ARV

Produit 3.1.1.2 : 134 enfants File active d’enfants vivant avec le 2017 Rapport DLIS
vivant avec le VIH reçoivent VIH sous ARV 41 2017 107 109 114 120 134
des ARV
Produit 3.1.2.1 : 8 809 adultes Nombre d’adultes et d’enfants 2016 Rapport DLIS 2 666 3 702 5 337 7 201 8 809
et enfants séropositifs au VIH et séropositifs au VIH et encore sous 261 2016
encore sous traitement 12 mois traitement 12 mois après le début
après le début de la thérapie de la thérapie antirétrovirale au
antirétrovirale au cours de la cours de la période étudiée
période étudiée

Produit 3.1.3.1 : 169 patients Nombre de patients co-infectés 2016 Rapport DLT
co-infectés VIH-Tuberculose VIH-Tuberculose reçoivent aussi 97 2016 117 130 143 156 169
reçoivent aussi bien les ARV bien les ARV que le traitement
que le traitement antituberculeux antituberculeux
Effet 3.2: Au moins 80% des adultes et enfants dépistés positifs au VIH mis sous ARV ont une charge virale indétectable d’ici 2022
Produit 3.2.1.1 : 12 194 adultes Nombre de personnes vivant avec ND 3 583 5 056 6 613 8 090 9 655
et enfants vivant avec le VIH ont le VIH dont la charge virale a été
une charge virale indétectable supprimée au cours de la période
de référence (≤1000 copies/mL)

Effet 3.3: Au moins 80% des OEV par le sida et leurs parents PVVIH bénéficient de services sociaux de base d’ici fin 2022
Produit 3.3.1.1 : 6 775 adultes Nombre de PVVIH (adultes et 2 152 2017 Rapport 2017 2 482 3 530 4 628 5 677 6 775
et enfants vivant avec le VIH enfants) ayant bénéficié d’au
bénéficient du paquet de service moins un service de soutien
de soutien psychologique, social psychologique, social et juridique
et juridique.

Produit 3.3.1.2 : 5 099 enfants Nombre d’enfants rendus 2017 Rapport 837
rendu orphelins par le sida et orphelins par le Sida et enfants 452 Madaids 683 769 889 933
leurs parents PVVIH vivent dans de parents vivant avec le VIH, les 2017
un ménage qui aura reçu un plus vulnérables, qui vivent dans
soutien pour assurer leur accès un ménage ayant reçu un soutien
à des services sociaux de base extérieur gratuit en vue d’assurer
leur accès aux services sociaux
de base
3.6 Stratégies de mise en œuvre
Tableau 11 : Stratégies de mise en œuvre du PSN 2018-2022
Impact/ Effet/Produit Indicateurs Stratégies
IMPACT 1 : Le nombre de nouvelles infections à VIH est réduit d’au moins 75 % (de 29.000 soit à 7 250) dans les populations clés les plus exposées aux risques d’infection à
VIH, chez les jeunes de 10 à 24 ans et la population générale d’ici fin 2022
Effet 1.1 : Les risques de transmission par voie sexuelle du VIH sont réduits d’au moins 75 % chez les PCPER, d’ici fin 2022.
Renforcement du CCC auprès des populations clés les plus exposés aux risques du VIH (HSH, PS, CDI)
Produit 1.1.1.1: 112 136 HSH reçoivent des Nombre de HSH couverts par les paquets
Renforcement du CCC auprès des HSH
paquets complets de CCC d’ici 2022 de service CCC
Produit 1.1.2.1 : 9 860 CDI reçoivent des paquets Nombre de CDI couverts par les paquets de
Renforcement du CCC auprès des CDI
complets de CCC d’ici 2022 service CCC
Produit 1.1.3.1 : 812 276 PS reçoivent des Nombre de PS couverts par les paquets de
Renforcement du CCC auprès des PS
paquets complets de CCC d’ici 2022 service CCC
Produit 1.1.4.1: 194 437 appels relatifs à des Nombre d’appels reçus et traitéspar la ligne
questions sur le VIH traités par la ligne verte 511 verte 511 relatifs à des questions sur le VIH Renforcement de la capacité de la ligne verte 511
d’ici 2022
Produit 1.1.5.1 : 400 cas de victimes de violences Nombre de femmes et enfants victimes de
sexuelles bénéficiant d’une PPE au VIH violences sexuelles ayant bénéficié des Amélioration de la prise en charge des femmes et enfants victimes de
services de PPE au VIH violences sexuelles

Effet 1.2: 80 % de jeunes de 10 à 24 ans possèdent les compétences, les connaissances et la capacité de se protéger des IST/VIH d’ici fin 2022
Renforcement de la connaissance, attitude et pratique des jeunes de 10 à 24 ans sur les IST/VIH et sida
Produit 1.2.1.1 : 3 094 371 jeunes de 10 à 24 ans Nombre total de jeunes non-scolarisés et Plaidoyer pour la distribution de préservatifs en milieu scolaire
scolarisés et non scolarisés, particulièrement les déscolarisés couverts par le paquet de Mise en œuvre effective de l’éducation sexuelle complète en milieu scolaire
jeunes filles et les jeunes PCPER, sont couverts services de CCC et extrascolaire, à travers les compétences de la vie (lifeskills)
par les services d’information et éducation sur les CCC sur les thèmes des droits humains, les grossesses précoces et non
IST/VIH d’ici 2022 désirées,les violences basées sur le genre, IST/VIH/Hépatites
Education par les pairs- Strat. 1.2.1.5. : Promotion de l’utilisation des
réseaux sociaux, lignes vertes pour le CCC en faveur des jeunes de 10 à
24 ans.
Renforcement des services amis des jeunes et des associations des jeunes
à tous les niveaux
Mise en réseau des services amis des jeunes
Renforcement des structures d’accompagnement de la jeunesse (maisons
des jeunes, espaces jeunes, coins jeunes)
Renforcement des écoles des parents au niveau communautaire
Produit 1.2.1.2 : Au moins 90% soit 2 784 934 Nombre total de jeunes ayant fait le test de Plaidoyer pour la révision des textes (dépistage pour les mineurs sans
jeunes les plus vulnérables sont dépistés et dépistage du VIH et retiré les résultats consentement des parents/tuteurs)
connaissent leur statut d’ici 2022 Education des parents
Promotion du dépistage du VIH à base communautaire et dans les écoles
Renforcement de la collaboration entre les acteurs œuvrant pour le
dépistage du VIH des jeunes
Effet 1.3: 80 % des adultes de 25 à 49 ans possèdent les compétences, les connaissances et la capacité de se protéger des IST/VIH d’ici fin 2022
Renforcement de la sensibilisation des populations cibles en vue d’une adoption d’un comportement à moindre risque
Nombre d’entreprises ayant mis en œuvre Renforcement et extension de l’implication du secteur du secteur privé dans
au moins 50% des activités inscrites dans la lutte contre le sida
leur plan d’action annuel CCC en matière de droits humains, IST/VIH/Hépatites, cancer du col et de
l’anus/vaccins
Dépistage du VIH
Dépistage et traitement des IST selon l’approche syndromique
Produit 1.3.1.1 : 117 entreprises et 21 ministères
mettent en œuvre la politique de lutte contre le Nombre de ministères publics autres que
sida en milieu de travail celui de la santé, ayant mis en œuvre au Renforcement et extension de l’implication du secteur du public dans la lutte
moins 50% des activités inscrites dans leur contre le sida
plan d’action annuel CCC en matière de droits humains, IST/VIH/Hépatites, cancer du col et de
l’anus/vaccins
Dépistage du VIH
Dépistage et traitement des IST selon l’approche syndromique

Produit 1.3.1.2 : 1 579 379 adultes du secteur Nombre total d’adultes de 25 - 49 ans CCC de masse ou CIP
informel sont couvertes par le paquet de services couverts par le paquet de services de CCC Distribution des condoms masculins et féminins
CCC sur les IST/VIH d’ici 2022
Produit 1.3.1.3 : 157 938 adultes du secteur Nombre d’adultes de 25 - 49 ans ayant fait Intensification du dépistage du VIH chez les adultes
informel particulièrement les femmes sont dépistés le dépistage du VIH et retiré les résultats Renforcement du dépistage des Hépatites (B et C) chez les adultes
pour les IST/VIH d’ici 2022

Produit 1.3.1.4 : 58 019 personnes Nombre total de personnes détenues Renforcement du CCC dans les maisons d’Arrêt, sensibilisation sur les
détenues reçoivent des paquets complets de couvertes par le paquet de services de thèmes des droits humains, violences basées sur le genre, IST/VIH/
CCC d’ici 2022 CCC Hépatites, cancer du col et de l’anus en milieu carcéral
Plaidoyer pour l’intégration de la prévention du VIH dans les interventions
des associations œuvrant en milieu carcéral
Nombre total de preservatifs masculins
distribués /vendus (en miliers) Renforcement du programme de distribution/vente des préservatifs
Produit 1.3.1.5 : 126 425 449 de préservatifs
masculins et féminins
masculins et 252 861 préservatifs féminins Nombre total de preservatifs féminins Promotion de la distribution à base communautaire des préservatifs
distribués ou vendus distribués /vendus

Produit 1.3.1.6 : 883 134 personnes ont fait leur Nombre total de personnes ayant fait le test Promotion la disponibilité et l’utilisation de services de CDV
test VIH et retiré leur résultats ( non compris les de dépistage et retiré les résultats (femmes Promotion du dépistage du VIH à base communautaire
femmes enceintes) enceintes exclues) Organisation de dialogues communautaires

Produit 1.3.1.7: 1 422 444 cas d’IST dépistes et Nombre total de cas d’IST traités selon
traités selon l’approche syndromique en vigueur l’approche syndromique Amélioration de l’offre et de l’utilisation adéquate des services de prise
au plan national en charge des IST conformément à la stratégie nationale d’approche
syndromique

Produit 1.3.1.8: 1 491 496 personnes de la Nombre total de population ayant participé Campagne médiatique d’information et éducation sur le VIH
population générale sensibilisées à des activités de sensibilisation sur le sida Veille informationnelle et surveillance sur le VIH

Effet 1.4 : Les risques de transmission sanguine du VIH sont réduits d’au moins 75% (de 0,27% à 0,06%) d’ici fin 2022
Renforcement de la protection, de la prévention des populations exposées aux risques de transmission sanguine
Produit 1.4.1.1: 168 163 poches de sang Nombre total de poches de sang sécurisées
sécurisées aux quatre marqueurs de maladies aux quatre marqueurs de maladies Intensifier la sensibilisation en faveur des donneurs bénévoles de sang
transmissibles distribuées transmissibles distribuées. Amélioration de la disponibilité des produits sanguins sécurisés

Produit 1.4.2.1: 9 860 CDI reçoivent du matériel Nombre total de CDI qui reçoivent du
stérile d’injections en quantités adaptées à leurs matériel stérile d’injection. Promotion et échange de matériel d’injection aux CDI
besoins
Produit 1.4.3.1: 150 cas d’exposition au VIH en Nombre total de cas d’exposition au VIH en Renforcement de prévention et prise en charge des accidents d’exposition
milieu de soins bénéficient d’une PPE au VIH milieu de soins ayant bénéficié d’une PPE au VIH en milieu de soins
au VIH. Renforcement de la CCC auprès des coiffeurs, tatoueurs, forazaza faobe et
traditionnel ainsi que la population
Effet 1.5: Les inégalités entre les sexes, toutes les formes de violence envers les femmes et les filles et de discrimination des personnes vivant avec le VIH et les populations
clés sont réduites de 50% d’ici 2022

Renforcement de la sensibilisation sur la discrimination et la stigmatisation envers les populations vulnérables


Produit 1.5.1.1 : 90 000 personnes sensibilisées Nombre total de la population ayant Renforcement des CCC auprès de la population générale en matière de lutte
sur la violence basée sur le genre faites aux participé à des séances de sensibilisation contre les violentes faites aux filles et aux femmes
femmes et aux jeunes filles sur la violence basée sur le genre faites aux Renforcement des centres d’écoute et de conseil juridique, clinique juridique
femmes et aux jeunes filles et autres associations œuvrant dans la lutte contre les violences basées sur
le genre
Mise en place d’écoles de parents
Produit 1.5.2.1 : 10 secteurs clés intégrant la Nombre de secteur clé intégrant des
sensibilisation sur le thème spécifique sur la activités de sensibilisation sur le thème
discrimination et stigmatisation à l’encontre des spécifique sur la discrimination et Intensification le plaidoyer en faveur de la lutte contre la stigmatisation et la
personnes vivant avec le VIH et des populations stigmatisation à l’encontre des PVVIH et discrimination à l’égard des PVVIH auprès des différents secteurs
clés des PCPER

IMPACT 2 : La proportion des nouveau-né(e)s infectés par le VIH nés de mères séropositives au VIH et celles des nouveau-né(e)s atteints de la Syphilis congénitale sont
réduites à moins de 5% d’ici fin 2022

Effet 2.1 : Au moins 80% des femmes enceintes vivant avec le VIH bénéficient du paquet de services visant à réduire la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici fin 2022.

Renforcement de la mise en œuvre du plan d’accélération de l’ETME


Produit 2.1.1.1 : 3 959 184 de femmes en âge de Nombre total de femmes en âge de Renforcement du dispositif de prestation en matière de CPN dans les
procréer sont couvertes par les informations sur le procréer couvertes par les activités maternités
VIH et la PTME. d’information sur le VIH et la PTME Conscientisation des communautés sur l’utilisation des services de soin
maternel et néonatal

Produit 2.1.1.2 : 768 559 femmes enceintes Nombre de femmes enceintes faisant la
effectuent le dépistage volontaire au cours de la démarche de dépistage volontaire au cours Renforcement et extension de l’intégration du CDV du VIH et du dépistage
CPN et retirent leurs résultats. de la CPN et retirant leurs résultats de la syphilis au cours de la CPN
Produit 2.1.2.1 : 1 537 femmes enceintes Nombre de femmes enceintes vivant avec
séropositives qui reçoivent des ARV pour réduire le VIH ayant reçu des ARV pour réduire la Amélioration de la prise en charge et du suivi des femmes enceintes vivant
la transmission du VIH à leur enfant. transmission du VIH de la mère à l’enfant avec le VIH

Produit 2.1.2.2 : 1 537 enfants nés de mères Nombre de nouveau-nés de mères


vivant avec le VIH reçoivent des ARV. séropositives ayant reçu des ARV pour Intensification de la prise en charge médicale des enfants infectés par le
réduire la transmission du VIH de la mère VIH nés des mères séropositives par le VIH
à l’enfant
Produit 2.1.3.1 : 1 537 enfants nés de mères Nombre d’enfants nés de mères vivant
vivant avec le VIH bénéficient d’un diagnostic avec le VIH ayant bénéficié d’un diagnostic
précoce de l’infection à VIH et d’une prophylaxie précoce de l’infection à VIH dans les 12 Dépistage précoce des enfants nés des mères vivant avec le VIH et la
au cotrimoxazole. mois suivant leur naissance. prophylaxie au cotrimoxazole

Produit 2.1.4.1 : 2 152 femmes vivant avec le Nombre de femmes vivant avec le VIH
VIH reçoivent des conseils sur le planning familial ayant reçu des contraceptifs ou des
Intégration du service de planification familiale dans les activités des centres
et des contraceptifs en vue de prévenir les préservatifs pour prévenir les grossesses
de référence PVVIH
grossesses non désirées non désirées

Effet 2.2: Au moins 95% des femmes enceintes ont bénéficié du dépistage de la syphilis en consultation prénatale et ayant un traitement de façon adéquate
Intensification de la prise en charge de la syphilis chez les femmes enceintes
Produit 2.2.1.1 : 2 797 176 femmes enceintes Nombre total de femmes enceintes
Renforcement et extension de l’intégration du counseilling et du dépistage
effectuent le dépistage de la syphilis au cours de effectuent le dépistage de la syphilis au
de la syphilis au cours de la CPN
la CPN1. cours de la CPN1
Produit 2.2.2.1 : 40 950 femmes enceintes sont Nombre total de femmes enceintes
Amélioration de la stratégie de dépistage de la syphilis des femmes
dépistées positives à la syphilis au cours de la dépistées positives à la syphilis au cours
enceintes au cours du CPN
CPN1. de la CPN1
Produit 2.2.3.1 : 16 783 femmes enceintes Nombre de femmes enceintes moins
séropositives à la syphilis reçoivent au moins une de 4 mois de grossesse vue en CPN1
dose de Benzathine Pénicilline pour réduire la séropositives à la syphilis recevant au
transmission de la mère à l’enfant avant le 4ème moins une dose de Benzathine Pénicilline Amélioration de la disponibilité des intrants
mois en vue de prévenir la syphilis congénitale

Produit 2.2.4.1 : 50 349 de femmes enceintes Nombre de femmes enceintes Intensification des activités de CCC pour une meilleure observance du
séropositives à la syphilis traitées avec les trois séropositives à la syphilis ayant reçu 3 traitement
doses de Benzathine pénicilline doses de benzathine pénicilline Amélioration de l’accès des nouveaux nés de mères séropositives à la
syphilis au diagnostic précoce et au traitement de la syphilis
Amélioration de l’accès des nouveaux nés de mères séropositives à la
syphilis au diagnostic précoce et au traitement de la syphilis
IMPACT 3 : La mortalité due au Sida est réduite de 4,4 décès en 2018 à 1,5 décès en 2022 pour 100.000 habitants
Effet 3.1: Au moins 80% des adultes et enfants vivant avec le VIH reçoivent de l’ARV dans le cadre d’une prise en charge globale médicale, psychosociale de qualité d’ici 2022
Renforcement de la mise en application de la stratégie Test and Treat and Retain
Produit 3.1.1.1 : 10 594 adultes vivant avec le VIH File active d’adultes vivant avec le VIH Révision du protocole national de PEC par rapport aux recommandations de
reçoivent des ARV sous ARV l’OMS
Renforcement et élargissement de l’accès aux ARV aux adultes vivant avec
le VIH dans le cadre de l’amélioration globale et de la qualité de l’offre de
services de prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH.
Introduction dans les formations médicales universitaires du module
approfondi sur la PEC globale du VIH pour généraliser la prescription des
ARV
Dotation des ARV au niveau des centres de prise en charge médicale des
PVVIH
Prise en charge des infections opportunistes
Produit 3.1.1.2 : 134 enfants vivant avec le VIH File active d’enfants vivant avec le VIH Renforcement et élargissement de l’accès aux ARV aux enfants séropositifs
reçoivent des ARV sous ARV au VIH dans le cadre de l’amélioration globale et de la qualité de l’offre de
services de prise en charge globale des enfants.
Prise en charge des infections opportunistes chez les enfants séropositifs
Produit 3.1.2.1 : 8 809 adultes et enfants Nombre d’adultes et d’enfants séropositifs
séropositifs au VIH et encore sous traitement 12 au VIH et encore sous traitement 12 mois
mois après le début de la thérapie antirétrovirale après le début de la thérapie antirétrovirale Amélioration de suivi de la rétention des patients PVVIH sous traitement
au cours de la période étudiée au cours de la période étudiée antirétroviral au moins jusqu’à 12 mois de traitement
Produit 3.1.3.1 : 169 patients coinfectés VIH- Nombre de patients coinfectés VIH-
Tuberculose reçoivent aussi bien les ARV que le Tuberculose reçoivent aussi bien les ARV Renforcement et extension du CDV dans les CDT
traitement antituberculeux que le traitement antituberculeux Amélioration de la PEC des patients co-infectés TB/VIH
Renforcement et extension du dépistage de la TB chez les PVVIH
Mise sous traitement anti-TB de tous les patients PVVIH dépisté TB
Mise sous INH de tous les patients PVVIH

Effet 3.2: Au moins 80% des adultes et enfants dépistés positifs au VIH mis sous ARV ont une charge virale indétectable d’ici 2022
Opérationnalisation du suivi des patients PVVIH sur la charge virale à 6 mois et à 12 mois
Produit 3.2.1.1 : 12 194 adultes et enfants vivant Nombre de personnes vivant avec le VIH
avec le VIH ont une charge virale indétectable dont la charge virale a été supprimée au Renforcement de mesure de la charge virale chez les adultes et les enfants
cours de la période de référence (≤1000 sous ARV
copies/mL)
Effet 3.3: Au moins 80% des OEV par le sida et leurs parents PVVIH bénéficient de services sociaux de base d’ici fin 2022
Renforcement de la capacité des intervenants dans la prise en charge psychosociale des PVVIH et des enfants rendus orphelins par le sida
Produit 3.3.1.1 : 6 775 adultes et enfants vivant Nombre de PVVIH (adultes et enfants) Renforcement de l’implication des ONG/OAC la prise en charge
avec le VIH bénéficient du paquet de service de ayant bénéficié d’au moins un service de psychosociale et nutritionnelle des PVVIH
soutien psychologique, social et juridique. soutien psychologique, social et juridique Accompagnement des structures de prise en charge psychosociale
Mise en place d’un mécanisme de rapportage des données de la prise en
charge psychosociale à tous les niveaux du système national de suivi et
évaluation
Produit 3.3.1.2 : 5 099 enfants rendu orphelins Nombre d’enfants rendus orphelins par le
par le sida et leurs parents PVVIH vivent dans un Sida et enfants de parents vivant avec le
ménage qui aura reçu un soutien pour assurer VIH, les plus vulnérables, qui vivent dans Renforcement de l’éducation et de la prise en charge nutritionnelle des
leur accès à des services sociaux de base un ménage ayant reçu un soutien extérieur adultes et des enfants rendu orphelins par le sida
gratuit en vue d’assurer leur accès aux Mise en place d’un mécanisme d’appui à la protection des droits des PVVIH
services sociaux de base

Interventions relatives à la gouvernance, coordination et suivi évaluation,


Concernant la gestion du programme, ci-après les interventions prioritaires de la gouvernance de réponse au Sida :
Stratégies/Interventions prioritaires Principales activités
Affermissement du niveau de l’engagement de l’Etat au Plaidoyer auprès du gouvernement pour une dotation budgétaire conséquente de l’Etat à la lutte contre le VIH/
financement de la lutte contre le Sida Sida
Plaidoyer au niveau du secteur privé pour le renforcement de leur engagement financier dans la lutte contre le
Sida
Plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers pour le financement de la lutte contre le Sida de façon
complémentaire à la contribution nationale
Conduire des audits réguliers afin de garantir l’effectivité de la bonne gestion des ressources destinées à la lutte
contre le Sida

Renforcement de toutes les structures de l’organe de Procéder au recrutement de personnel


coordination au niveau central et décentralisé en ressources
humaines qualifiées et en en quantité suffisante
Rendre opérationnel et efficace le système national de Renforcer la capacité des membres du GTSE
Suivi Evaluation en vue de produire à temps et de manière Réviser les outils de collecte des données non sanitaires
régulières les informations stratégiques Procéder au recrutement de personnel en suivi et évaluation de qualité
Organiser la collecte et le traitement des données conformément aux circuits définis
Elaborer et mettre en œuvre le plan de formation du personnel de l’unité suivi et évaluation du SE/CNLS
Elaborer et mettre en œuvre un plan de supervision, d’audit de qualité des données
Assurer la dotation des structures de coordination régionale, de la DLIS, et du SE/CNLS en moyens logistiques

Renforcement de la surveillance épidémiologique, Mener tous les deux ans l’enquête de surveillance biologique et comportementale chez les populations clés
comportementale et des recherches opérationnelles suivant Organiser régulièrement des études sur les autres thématiques de l’accès universel
le plan de recherche Elaborer et mettre en œuvre un plan de recherche sur le VIH en lien avec les besoins en informations
stratégiques de la réponse nationale

Renforcement et opérationnalisation des structures de Mettre en œuvre l’initiative de redynamisation de l’ensemble des organes de coordination régionale et nationale
coordination à tous les niveaux de la réponse
Conduire le processus participatif d’élaboration des plans opérationnels multisectoriels
Assurer le fonctionnement régulier du Forum des partenaires et des groupes techniques consultatifs
Appuyer le fonctionnement des réseaux d’organisations de la société civile et du CNT
Organiser des réunions trimestrielles de coordination entre le SE/CNLS et les CTRLS
Mobiliser les partenaires à travers des initiatives
structurelles/évènementielles
Renforcement de l’intégration des systèmes Renforcer la capacité technique et managériale des réseaux des OSC porte-voix des populations
communautaires de base de la riposte nationale Former les ressources humaines au sein des organisations communautaires et de la société civile en matière de
prévention du VIH au niveau communautaire, de référence des cas et d’adhérence au traitement.
Coordination efficace du système de commande, d’achats, Mettre en place un ensemble de procédure de gestion des achats et des stocks performant
de stockage des intrants et des médicaments ARV à tous Renforcer la capacité technique du comité de quantification
les niveaux Renforcer le circuit de distribution de SALAMA afin que les CSB soient servis régulièrement en réactifs et en ARV
et autres médicaments pour les IO suivant leurs commandes
Superviser et faire le recoupement sur base de rapport d’utilisation et registre confidentiel

Renforcement de la veille informationnelle de la population Organiser des séances continue de veille informationnelle
générale à travers différents canaux de communication Organiser avec les acteurs de la réponse des activités de communication de masse
Organiser la diffusion régulière des données et des résultats des recherches à travers les sites web
Faire la promotion du site web de la réponse et le développement de réseaux sociaux tels que twiter – face
book…

3.7 Cadre de mise en œuvre du PSN 2018-2022


3.7.1 Coordination
Selon le Décret N° 2017-071 du 05 février 2017 portant réorganisation du Comité national de lutte contre le VIH/SIDA, La mise
en œuvre du PSN 2018-2022 se fera dans un cadre organisationnel et institutionnel comportant des organes et structures (i)
d’orientation et de décisions, (ii) de coordination et de suivi, (iii) d’exécution, (iv) de concertation et d’appui technique.
Le Comité National de Lutte contre le VIH/SIDA est l’organe de pilotage stratégique, de délibération et de supervision des actions
rentrant dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA. Il est rattaché à la Présidence de la République.
Le Comité national de lutte contre le VIH/SIDA (CNLS) est notamment chargé de :
 Définir l’orientation politique et stratégique de la lutte contre le VIH/SIDA au niveau national ;
 Valider les documents nationaux de référence dans la lutte contre le VIH/SIDA ;
 Assurer la supervision de l’évaluation de la lutte contre le VIH/SIDA ;
 Valider les mesures proposées en vue de l’amélioration de la réponse nationale à la pandémie du SIDA ;
 Valider les rapports élaborés dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA ;
 Soutenir les actions de plaidoyer requises en vue de l’approbation des stratégies à mettre en œuvre et la recherche de tous
les moyens correspondants ;
 Délibérer sur toutes les questions qui lui sont soumisses pour approbation.

3.7.2 Dispositif
Les organes d’exécution sont les directions/services des ministères, formations sanitaires, les établissements scolaires, les
organisations de la société civile, les entreprises et les organisations de la société civiles, les organisations non gouvernementales.
Ces organes sont chargés de la mise en œuvre sur le terrain des programmes et projets de lutte contre le sida.

3.7.3 Acteurs et partenaires


Le Groupe Thématique des Nations Unies sur le VIH/Sida regroupe les Agences des Nations Unies et les autres partenaires
(ONUSIDA, PNUD, OMS, UNICEF, UNFPA, Banque Mondiale, UNESCO, FAO, PAM, HCR, Fonds Mondial).
Ce groupe est élargi au gouvernement représenté par le Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida et aux autres
partenaires bilatéraux.
Le Groupe Thématique des Nations Unies pour la lutte contre le VIH/Sida est l’instrument de choix pour le plaidoyer, la mobilisation
des ressources et se propose une coordination effective des interventions de l’ensemble des bailleurs de fonds et partenaires au
développement en matière de lutte contre le VIH/Sida.

3.8 Suivi évaluation de la mise en œuvre du PSN 2018-2022


Le PSN 2018 – 2022 est appuyé par un Plan national de Suivi et Evaluation pour la même période. Elaboré lors de plusieurs ateliers
avec toutes les parties prenantes, suite à une analyse ayant mis en exergue les forces, faiblesses, opportunités et menaces dans ce
domaine essentiel, il se base sur les 12 composantes du suivi et évaluation. Il affiche toutes les directives de suivi et évaluation et
décrit les indicateurs de suivi du PSN ainsi que le circuit des informations.
Par ailleurs, il fait état de l’agenda des recherches avec un accent particulier sur le renforcement de la capacité des acteurs nationaux
en suivi et évaluation.
3.9 Cadre budgétaire
3.9.1 Budget prévisionnel
Tableau 12 : Répartition du budget du PSN 2018-2022
IMPACT 2018 2019 2020 2021 2022 TOTAL (en
USD) Pourcentage
IMPACT 1 : Le nombre de nouvelles infections à VIH est
réduit d’au moins 75% (de 29.000 soit à 7250) dans les
populations clés les plus exposées aux risques d’infection 15 988 504 16 445 409 17 106 063 17 720 720 18 267 006 85 527 702 66%
à VIH, chez les jeunes de 10 à 24 ans et la population
générale d’ici fin 2022
IMPACT 2 : La proportion des nouveau-né s infectés
par le VIH nés de mères séropositives au VIH et celles
2 868 278 1 540 172 3 330 143 2 022 864 3 905 558 13 667 015 11%
des nouveau-né atteints de la Syphilis congénitale sont
réduites à moins de 5% d’ici fin 2022
IMPCT 3 : La mortalité due au Sida est réduite de 4,4
décès en 2018 à 1,5 décès pour 100.000 habitants 2 041 209 2 181 497 3 026 480 3 387 873 4 118 039 14 755 098 11%

Gestion du programme 4 455 441 3 529 238 2 635 073 2 903 435 2 550 682 16 073 869 12%
TOTAL GENERAL 25 353 432 23 696 316 26 097 759 26 034 892 28 841 285 130 023 684 100%

Budget total du PSN 2018 - 20222 :


130 020 683 USD

Gestion du programme; 16 073 869; 12%

Impact 3; 14 755 098; 11%

Impact 2; 13 667 015; 11%

Impact 1; 85 527 702; 66%

Prévention Prévention de la transmission Mère-Enfant Prise en charge Gestion du programme


Figure 22 : Répartition du budget du PSN 2018-2022
3.9.2 Budget prévisionnel par résultat d’effet et de produit
Tableau 13 : Répartition du budget détaillé du PSN 2018-20223.10.3 Analyse des gaps

COUTS (USD)
TOTAL
Impact/ Effet/Produit (USD)
2018 2019 2020 2021 2022
IMPACT 1 : Le nombre de nouvelles infections à VIH est réduit d’au moins
75 % (de 29.000 soit à 7250) dans les populations clés les plus exposées
15 988 504 16 445 409 17 106 063 17 720 720 18 267 006 85 527 702
aux risques d’infection à VIH, chez les jeunes de 10 à 24 ans et la population
générale d’ici fin 2022

Effet 1.1 : Les risques de transmission par voie sexuelle du VIH sont réduits
8 200 432 8 236 914 8 378 127 8 414 722 8 556 193 41 786 388
d’au moins 75 % chez les PCPER, d’ici fin 2022.

Produit 1.1.1.1: 112 136 HSH reçoivent des paquets complets de CCC d’ici
84 847 88 980 93 280 97 754 102 459 467 319
2022

Produit 1.1.2.1 : 9 860 CDI , 812276 PS reçoivent des paquets complets de


8 300 8 417 8 486 8 555 8 624 42 382
CCC d’ici 2022

Produit 1.1.3.1 : 812 276 PS reçoivent des paquets complets de CCC d’ici
8 027 898 8 112 362 8 196 974 8 281 258 8 365 722 40 984 215
2022
Produit 1.1.4.1: 194 437 appels relatifs à des questions sur le VIH traités par
15 357 15 357 15 357 15 357 15 357 76 786
la ligne verte 511 d’ici 2022
Produit 1.1.5.1 : 400 cas de victimes de violences sexuelles bénéficiant
64 030 11 798 64 030 11 798 64 030 215 685
d’une PPE au VIH

Effet 1.2: 80 % de jeunes de 10 à 24 ans possèdent les compétences, les


3 033 649 3 114 478 3 197 493 3 256 548 3 315 374 15 917 543
connaissances et la capacité de se protéger des IST/VIH d’ici fin 2022

Produit 1.2.1.1 : 3 094 371 jeunes de 10 à 24 ans scolarisés et non


scolarisés, particulièrement les jeunes filles et les jeunes PCPER, sont
2 598 089 2 667 158 2 738 096 2 788 578 2 838 832 13 630 753
couverts par les services d’information et éducation sur les IST/VIH d’ici
2022

Produit 1.2.1.2 : Au moins 90% soit 2 784 934 jeunes les plus vulnérables
435 560 447 320 459 397 467 970 476 543 2 286 790
sont dépistés et connaissent leur statut d’ici 2022

Effet 1.3: 80 % des adultes de 25 à 49 ans possèdent les compétences, les


4 497 666 4 827 588 5 254 817 5 764 529 6 101 120 26 445 720
connaissances et la capacité de se protéger des IST/VIH d’ici fin 2022

Produit 1.3.1.1 : 117 entreprises et 21 ministères mettent en œuvre la


353 775 331 460 365 058 475 792 408 050 1 934 135
politique de lutte contre le sida en milieu de travail

Produit 1.3.1.2 : 1 579 379 adultes du secteur informel sont couvertes par le
982 231 1 031 138 1 082 730 1 136 970 1 193 728 5 426 796
paquet de services CCC sur les IST/VIH d’ici 2022

Produit 1.3.1.3 : 157 938 adultes du secteur informel particulièrement les


23 470 24 644 25 876 27 170 28 528 129 687
femmes sont dépistés pour les IST/VIH d’ici 2022
Produit 1.3.1.4 : 58 019 personnes détenues reçoivent des paquets
34 983 36 545 38 499 40 474 42 341 192 843
complets de CCC d’ici 2022
Produit 1.3.1.5 : 126 425 449 de préservatifs masculins et 252 861
2 083 134 2 324 443 2 594 969 2 865 495 3 136 021 13 004 061
préservatifs féminins distribués ou vendus
Produit 1.3.1.6 : 883 134 personnes ont fait leur test VIH et retiré leur
563 772 598 699 640 855 683 011 725 167 3 211 505
résultats ( non compris les femmes enceintes)
Produit 1.3.1.7: 1 422 444 cas d’IST dépistes et traités selon l’approche
237 920 261 712 287 883 316 672 348 339 1 452 526
syndromique en vigueur au plan national

Produit 1.3.1.8: 1 491 496 personnes de la population générale sensibilisées 218 379 218 947 218 947 218 947 218 947 1 094 168

Effet 1.4 : Effet 1.4 : Les risques de transmission sanguine du VIH sont
93 001 95 137 97 366 99 694 102 124 487 322
réduits d’au moins 75% (de 0,27% à 0,06%) d’ici fin 2022

Produit 1.4.1.1: 168 163 poches de sang sécurisées aux quatre marqueurs
37 419 39 290 41 255 43 318 45 483 206 766
de maladies transmissibles distribuées
Produit 1.4.2.1: 9 860 CDI reçoivent du matériel stérile d’injections en
25 582 25 846 26 111 26 376 26 641 130 556
quantités adaptées à leurs besoins
Produit 1.4.3.1: 150 cas d’exposition au VIH en milieu de soins bénéficient
30 000 30 000 30 000 30 000 30 000 150 000
d’une PPE au VIH

Effet 1.5: Les inégalités entre les sexes, toutes les formes de violence envers
les femmes et les filles et de discrimination des personnes vivant avec le VIH 163 756 171 292 178 260 185 227 192 195 890 730
et les populations clés sont réduites de 50% d’ici 2022

Produit 1.5.1.1 : 90 000 personnes sensibilisées sur la violence basée sur le


156 712 157 280 157 280 157 280 157 280 785 831
genre faites aux femmes et aux jeunes filles

Produit 1.5.2.1 : 10 secteurs clés intégrant la sensibilisation sur le thème


spécifique sur la discrimination et stigmatisation à l’encontre des personnes 7 044 14 012 20 980 27 947 34 915 104 898
vivant avec le VIH et des populations clés

IMPACT 2 : La proportion des nouveau-né (e)s infectés par le VIH nés de


mères séropositives au VIH et celles des nouveau-né (e)s atteints de la 2 868 278 1 540 172 3 330 143 2 022 864 3 905 558 13 667 015
Syphilis congénitale sont réduites à moins de 5% d’ici fin 2022

Effet 2.1 : Au moins 80% des femmes enceintes vivant avec le VIH
bénéficient du paquet de services visant à réduire la transmission du VIH de 2 586 704 1 194 028 2 916 009 1 537 928 3 328 769 11 563 439
la mère à l’enfant d’ici fin 2022.

Produit 2.1.1.1 : 3 959 184 de femmes en âge de procréer sont couvertes


1 758 156 395 303 1 779 222 416 509 1 813 996 6 163 186
par les informations sur le VIH et la PTME.
Produit 2.1.1.2 : 768 559 femmes enceintes effectuent le dépistage
405 176 499 338 598 291 701 501 835 120 3 039 425
volontaire au cours de la CPN et retirent leurs résultats.
Produit 2.1.2.1 : 1 537 femmes enceintes séropositives qui reçoivent des
288 407 133 464 340 023 187 498 403 323 1 352 715
ARV pour réduire la transmission du VIH à leur enfant.
Produit 2.1.2.2 : 1 537 enfants nés de mères vivant avec le VIH reçoivent
108 296 133 464 159 912 187 498 223 212 812 380
des ARV.

Produit 2.1.3.1 : 1 537 enfants nés de mères vivant avec le VIH bénéficient
d’un diagnostic précoce de l’infection à VIH et d’une prophylaxie au 24 469 30 156 36 132 42 365 50 435 183 558
cotrimoxazole.

Produit 2.1.4.1 : 2 152 femmes vivant avec le VIH reçoivent des conseils sur
le planning familial et des contraceptifs en vue de prévenir les grossesses 2 200 2 303 2 430 2 557 2 684 12 175
non désirées

Effet 2.2: Au moins 95% des femmes enceintes ont bénéficié du dépistage
de la syphilis en consultation prénatale et ayant un traitement de façon 281 574 346 144 414 133 484 936 576 789 2 103 576
adéquate
Produit 2.2.1.1 : 2 797 176 femmes enceintes effectuent le dépistage de la
271 553 334 662 400 981 470 154 559 707 2 037 057
syphilis au cours de la CPN1.
Produit 2.2.2.1 : 2 797 176 femmes enceintes effectuent le dépistage de la
2 752 2 524 2 419 2 198 2 101 11 994
syphilis au cours de la CPN1.

Produit 2.2.3.1 : 16 783 femmes enceintes séropositives à la syphilis


reçoivent au moins une dose de Benzathine Pénicilline pour réduire la 1 371 1 690 2 024 2 374 2 826 10 285
transmission de la mère à l’enfant avant le 4ème mois

Produit 2.2.4.1 : 71 275 de femmes enceintes séropositives à la syphilis


5 898 7 268 8 708 10 211 12 156 44 240
traitées avec les trois doses de Benzathine pénicilline
IMPACT 3 : La mortalité due au Sida est réduite de 4,4 décès en 2018 à 1,5
2 041 209 2 181 497 3 026 480 3 387 873 4 118 039 14 755 098
décès pour 100.000 habitants
Effet 3.1: Au moins 80% des adultes et enfants vivant avec le VIH
reçoivent de l’ARV dans le cadre d’une prise en charge globale médicale, 828 778 953 976 1 207 117 1 561 824 1 701 673 6 253 368
psychosociale de qualité d’ici 2022

Produit 3.1.1.1 : 10 594 adultes vivant avec le VIH reçoivent des ARV 796 323 919 293 1 169 785 1 521 739 1 657 740 6 064 879

Produit 3.1.1.2 : 134 enfants vivant avec le VIH reçoivent des ARV 15 465 15 828 16 554 17 426 19 386 84 660

Produit 3.1.2.1 : 8 809 adultes et enfants séropositifs au VIH et encore sous


traitement 12 mois après le début de la thérapie antirétrovirale au cours de la 0 0 0 0 0 0
période étudiée (PM 3.1.1.1)
Produit 3.1.3.1 : 169 patients coinfectés VIH-Tuberculose reçoivent aussi
16 990 18 855 20 777 22 659 24 547 103 828
bien les ARV que le traitement antituberculeux

Effet 3.2: Au moins 80% des adultes et enfants dépistés positifs au VIH mis
856 340 774 796 1 274 811 1 193 765 1 694 898 5 794 610
sous ARV ont une charge virale indétectable d’ici 2022

Produit 3.2.1.1 : 12 194 adultes et enfants vivant avec le VIH ont une charge
856 340 774 796 1 274 811 1 193 765 1 694 898 5 794 610
virale indétectable
Effet 3.3: Au moins 80% des OEV par le sida et leurs parents PVVIH
356 092 452 725 544 552 632 285 721 468 2 707 121
bénéficient de services sociaux de base d’ici fin 2022
Produit 3.3.1.1 : 6 775 adultes et enfants vivant avec le VIH bénéficient du
179 939 254 349 328 439 402 848 480 771 1 646 346
paquet de service de soutien psychologique, social et juridique.

Produit 3.3.1.2 : 5 099 enfants rendu orphelins par le sida et leurs parents
PVVIH vivent dans un ménage qui aura reçu un soutien pour assurer leur 176 152 198 375 216 114 229 436 240 697 1 060 774
accès à des services sociaux de base

Gestion du programme 4 455 441 3 529 238 2 635 073 2 903 435 2 550 682 16 073 869

Formation 225 625 225 625 225 625 225 625 225 625 1 128 124
Etudes et recherches, Suivi-Evaluation 2 164 408 1 241 068 346 903 615 266 262 512 4 630 157
Coordination et réunions 76 074 73 211 73 211 73 211 73 211 368 917
Supervision 488 500 488 500 488 500 488 500 488 500 2 442 499
Fonctionnement 1 344 786 1 344 786 1 344 786 1 344 786 1 344 786 6 723 930
Audit et assistance technique du programme 156 048 156 048 156 048 156 048 156 048 780 242
TOTAL GENERAL 130 023 683

3.9.3 Analyse des gaps


Par rapport aux besoins totaux estimés à 130 023 683 dollar américain (USD) pour la période de 2018-2022, le tableau suivant
présente la répartition des ressources déjà disponibles par source de financement avec le gap de financement qui reste à combler.
Le gap de financement de 97 086 196,87 USD correspond à une proportion de 74,67 % du budget nécessaire à la mise en œuvre
du PSN.
Tableau 14 : Répartition des ressources disponibles pour le financement du PSN 2018-2022 par source de financement.
Source de financement 2018 2019 2020 2021 2022 TOTAL
Gouvernement Malagasy $ 2574600,12 $ 4164007,46 $ 3971210,69 $ 3569939,43 $ 3569939,43 $ 17849697,13
Fonds Mondial SE/CNLS $ 1702485,00 $ 3023714,00 $ 2888904,00 $ 7615103,00
Fonds Mondial PSI/M $ 1864406,00 $ 2823558,00 $ 1633722,00 $ 6321686,00
USAID $ 51000,00 $ 51000,00
SNI/UBRAF $ 220000,00 $ 220000,00 $ 220000,00 $ 220000,00 $ 220000,00 $ 1100000,00
TOTAL $ 6412491,12 $ 10231279,46 $ 8713836,69 $ 3789939,43 $ 3789939,43 $ 32937486,13
3.10 Analyse et gestion des risques
3.10.1 Stratégies de gestion des risques
Les résultats de la mise en œuvre du PSN 2013 - 2017 amènent à mettre en place un mécanisme de gestion des risques qui pourra
permettre d’obtenir une meilleure mise en œuvre du présent PSN.

Tableau 15 : Mesures de gestion des risques

Risques identifiés Mesures préventives de mitigation Observations

Domaine de la prévention

Faible ciblage des interventions Edicter des directives d’interventions en faveur des populations clés tenant compte des paquets -
à délivrer
Impliquer les ONG, OBC et les populations clés dans l’élaboration des directives et la mise en
œuvre des interventions

Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant

Faible couverture des femmes enceintes Mettre en place un dispositif de sorte que les responsables de CSB puissent retirer le kit de -
séropositives prise en charge pour la gestante séropositive au niveau du Médecin-Référent

Domaine du traitement

Persistance et augmentation des perdus de Prendre des arrêtés pour la délégation de pouvoir de prescription aux paramédicaux sous la -
vue responsabilité du Médecin-Référent
Renforcer les compétences des paramédicaux en matière de prise en charge des malades par
les ARV
Difficulté d’approvisionnement en intrants Dynamiser le Plan d’approvisionnement en intrants VIH ; -
VIH (rupture fréquente d’ARV, des réactifs et Améliorer la gestion des stocks d’intrants dans les formations sanitaires.
consommables de laboratoire)

Domaine de la coordination et de la mobilisation des ressources

Insuffisance de leadership Renforcer les capacités de coordination du SE-CNLS et des structures décentralisées -
(départementales et communales)
Insuffisance de mobilisation des partenaires Elaborer un plan de mobilisation de ressources -
nationaux et internationaux Tenir la table ronde sectorielle des bailleurs de fonds ;
Faire le suivi du respect des engagements.

Domaine du suivi évaluation et de l’information stratégique

Faible qualité et disponibilité des données Renforcer les capacités des acteurs aux différents niveaux ; S’assurer que le suivi
Valider les données aux différents niveaux et instaurer la nécessité d’avoir une bonne évaluation dispose d’un
complétude et une bonne promptitude des données ; budget d’environ 10% du
Superviser et auditer régulièrement la qualité des données produites et transmises. budget total
Faible culture du suivi évaluation Sensibiliser les intervenants sur l’importance du suivi évaluation et l’inclure dans les contrats de -
performance.

3.11 Conditions de succès


Les quelques conditions énumérées ci-dessous s’avèrent indispensables à la réussite de la mise en œuvre du présent Plan
Stratégique National :
) implication effective des plus hautes autorités politiques et administratives du pays ;
) fort « leadership » dans la coordination nationale de la réponse multisectorielle ;
) synergie et bonne collaboration de tous les secteurs ;
) respect des engagements des acteurs, des autorités et responsables nationaux, ainsi que des partenaires techniques et
financiers ;
) bonne gouvernance dans la riposte multisectorielle aux IST, VIH et sida à tous les différents niveaux ;
) intégration effective du volet IST, VIH et sida dans tous les projets et programmes de développement national de tous les
secteurs d’activités ;
) redevabilité sans faille à tous les niveaux et de tous les secteurs impliqués dans la réponse ;
) mobilisation de ressources suffisantes.
ADDENDUM
Les objectifs globaux « 90–90–90 » constituent la pierre angulaire pour apprécier les efforts fournis afin d’évoluer vers la fin de
l’épidémie de sida en 2030.28 Mettre fin à l’épidémie de VIH et au sida nécessite un accès ininterrompu à un traitement à vie pour
des dizaines de millions de personnes, ce qui exige la prise en compte de la situation des populations clés qui constituent les
moteurs de l’épidémie, la mise en place de systèmes communautaires et sanitaires solides et flexibles, la protection et la promotion
des droits humains et des mécanismes de financement durables capables de soutenir des programmes de traitement à vie pour
les PVVIH. Pour accélérer la riposte au Sida en vue de l’élimination de la maladie en 2030, l’ONUSIDA a défini une stratégie en 10
cibles pour la période 2016-2021 qui s’aligne sur les Objectifs pour le Développement Durable 3, 5, 10, 16 et 17. Cette stratégie vise
à atteindre trois objectifs essentiels : i) les cibles « 90 – 90 – 90 », ii) la réduction des nouvelles infections à moins de 500 000 et iii)
la suppression de toutes formes de discrimination à l’horizon 202029.
Madagascar est un pays ayant une épidémie concentrée sur la base des données existantes, avec une réponse constituée
d’interventions plus ciblées vers les populations clés et une performance liée à plusieurs contraintes politiques, économiques,
géographiques et socio-culturelles. L’historique de la performance pour les différents programmes au cours de la mise en œuvre
du PSN 2013-2017 a objectivé des résultats pouvant être améliorés par rapport aux prévisions. L’analyse linéaire de l’historique
des performances du système, impose la fixation des cibles en tenant compte de l’évolution de la performance observée d’année
en année. Mais s’inscrivant dans le contexte régional et international qui invite à élaborer des documents normatifs ambitieux,
le Plan Stratégique National de riposte multisectorielle aux IST, VIH et sida 2018-2022 se fixe des objectifs raisonnables avec le
développement de stratégies novatrices et une mobilisation conséquente de ressources pour améliorer la performance du système.
Pour ce faire, les objectifs et cibles fixées dans le PSN 2018-2022 pour les indicateurs clés liés aux impacts 2 et 3 ont été revus de
manière plus ambitieuse, considérant que toutes les conditions nécessaires soient correctement remplies. Ainsi, sont recommandées
pour considération, les données présentées dans le tableau ci-dessous :
Donnée
Impact / Effet / Produit Indicateurs de base Année Source 2018 2019 2020 2021 2022

IMPACT 2 : La proportion des nouveau-né(e)s infectés par le VIH nés de mères séropositives au VIH et celles des nouveau-né(e)s atteints de la Syphilis congénitale sont
réduites à moins de 5% d’ici fin 2022
Effet 2.1 : Au moins 80% des femmes enceintes Pourcentage de femmes enceintes qui 23% 2016 RMA 32,4% 38,8% 45,3% 51,7% 59,9%
vivant avec le VIH bénéficient du paquet de connaissent leur statut sérologique à
services visant à réduire la transmission du VIH l’égard du VIH
de la mère à l’enfant d’ici fin 2022.
Pourcentage de femmes enceintes 7,0% 2016 RMA 23,6% 40,2% 56,8% 73,4% 90,0%
vivant avec le VIH qui ont reçu des
médicaments antirétroviraux en vue
de réduire le risque de transmission
mère-enfant (TME)
IMPACT 3 : La mortalité due au Sida est réduite de 4,4 décès en 2018 à 1,5 décès en 2022 pour 100.000 habitants
Effet 3.1: Au moins 50% des adultes et enfants Pourcentage d’adultes et d’enfants 7% 2016 RMA 17,6% 28,2% 38,8% 49,4% 60,0%
vivant avec le VIH reçoivent de l’ARV dans le recevant un traitement antirétroviral
cadre d’une prise en charge globale médicale, parmi tous les adultes et les enfants
psychosociale de qualité d’ici 2022 vivant avec le VIH à la fin de la période
de rapport
Pourcentage d’adultes et d’enfants 86,1% 2016 RMA 90,0% 93,0% 95,0% 98,0% 98,0%
vivant avec le VIH connus pour suivre
un traitement antirétroviral 12 mois
après avoir commencé
Effet 3.2: Au moins 50% des adultes et enfants Pourcentage de personnes vivant 1,2% 2016 RMA 11,0% 20,7% 30,5% 40,2% 50,0%
dépistés positifs au VIH mis sous ARV ont une avec le VIH dont la charge virale a
charge virale indétectable d’ici 2022 été supprimé à la fin de la période de
référence

Docteur ANDRIANIAINA Harivelo Rijasoa


Secrétaire Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida

28 ONUSIDA. 90-90-90 Une cible ambitieuse de traitement pour aider à mettre fin à l’épidémie du sida.
29 ONUSIDA. Stratégie 2016 – 2021 : Accélérer la riposte pour mettre fin à l’épidémie de sida.
ANNEXES

Annexe 1 : Types d’épidémie de l’infection à VIH et du sida

Épidémie faible Épidémie concentrée


(aucune prévalence > 5% dans aucune (VIH>5% dans le groupe à risque et
sous-population à risque) <1% en population générale urbaine)

Épidémie mixte
La transmission du VIH est portée par le
travail du sexe et par le multipartenariat eu sein
de la population générale

Épidémie généralisée Épidémie massive


(prévalence VIH>1% en (prévalence VIH>15% en
population générale) population générale)
Annexe 2 : Récapitulation des étapes de l’évaluation du PSN 2013-2017 et de l’élaboration
du PSN 2018-2022.
# des Daté/période Activités Livrables obtenus
étapes
1 7-août-17 Revue documentaire Liste des documents consultés

2 18-août-17 Mise en place du GT-PSN et des groupes thématiques de travail TDR des groupes

3 18-août-17 Définition de la méthodologie de travail micro-plans

Rapports des visites sur terrain avec les suggestions et


4 à partir du 18 août 2017 Consultation des acteurs clés et des partenaires
recommandations

5 à partir du 18 août 2017 Analyse de la situation de la réponse nationale Draft du rapport d’analyse de la réponse nationale

6 21 au 23 août 2017 Tests des outils par les équipes à Antananarivo et à Miarinarivo Rapport de mission et outils finalisés

Analyse de la réponse régionale au niveau des 22 Régions avec


7 5 au 8 septembre 2017 Rapports d’analyse de la réponse par les 22 Régions
l’organisation de mini-ateliers et mise ne place d’un système de coaching

Rapport de l’atelier sur l’analyse de l’évaluation finale du


8 6 au 9 septembre 2017 Atelier national d’évaluation du PSN 2013-2017
PSN 2013-2017

9 19 au 22 septembre 2017 Atelier national d’élaboration du cadre des résultats du PSN 2018-2022 Rapport de l’atelier d’élaboration du cadre des résultats

10 26-sept.-17 Réunion de finalisation du cadre des résultats Draft du cadre des résultats

11 26 et 27 septembre 2017 Atelier national d’élaboration du Plan de suivi évaluation 2018-2022 Indicateurs et cibles définis

12 du 4 au 18 décembre 2017 Élaboration du budget du PSN 2018-2022 Draft du budget du PSN 2018-2022

Draft amélioré du rapport de revue finale du PSN 2013-


13 du 4 au 18 décembre 2017 Finalisation des drafts des rapports d’évaluation et du PSN 2018-2022
2017 et draft du PSN 2018-2022

Finalisation des drafts du rapport de revue finale du PSN 2013-2017, du


14 du 4 au 18 décembre 2017 Drafts améliorés des documents
cadre des résultats, du PSN 2018-2022 et du PSE 2018-2022

Commentaires et suggestions des acteurs et des


15 20-déc.-17 Présentation des drafts aux membres du forum des partenaires
partenaires

Finalisation de la rédaction (avec prise en considération des commentaires


16 entre janvier à mars 2018 Drafts améliorés
des membres)

Drafts finalisés intégrant les commentaires et


17 23-mars-18 Draft des documents intégrant les commentaires et le budget suggestions des membres du forum des partenaires
ainsi que le budget

18 avril à juin 2018 Revue, relecture et rédaction finale du PSN et du PSE 2018-2022 Version finalisées des PSN et PSE 2018-2022

Formatage des documents et finalisation des préface, remerciements et


19 juil-18 Version intégrant les préface, remerciements et annexes
annexes

Version intégrant les commentaires des membres du


20 août-18 Soumission aux membres du Comité de Lecture
Comité de Lecture

PSN et PSE 2018-2022 partagés à toutes les parties


21 sept-18 Diffusion de la version finalisée des PSN et PSE 2018-2022
prenantes, acteurs et population générale
Annexe 3 : Liste des consultants ayant appuyé l’élaboration du PSN 2018-2022
Nom et prénoms Expertise Pays

AHOUSSINOU Clément Suivi Evaluation et Recherches Bénin

Prévention de la Transmission Mère Enfant


CONRAD TONOUKOUEN Bénin
du VIH

ISSA COULIBALY Malick Programmation Côte d’Ivoire

RAKOTOBE Andriamihantanoro Suivi Evaluation Madagascar

RANDRIAMANALINA Benja Analyses financières et budgétisation Madagascar

RATSIMBAZAFY Liva Tiana Budgétisation Madagascar

Liste des participants à l’élaboration du PSN 2018-2022


Nom et prénoms Fonction Entité
Séance : Réunion d’informations et de validation de la méthodologie d’évaluation du PSN 2013-2017 et élaboration du PSN 2018-2022

Lieu : Salle de réunion du Ministère de l’Economie et du Plan Anosy - 14 Mars 2017

RANDRIANASOLO H. Perle Responsable Suivi Evaluation SE ONG AINGA AIDES


RASOLOARIMANANA Andry Coordonnateur ONG Sisal
RATEFIHARIMANANA Andosoa Coordonnateur Aides et Soins aux Malades
MARIE Isabelle Présidente ONG réseau MAD AIDS
RAZAFIMBAHINY Jaonosy Coordonnateur Association SERASERA Fanantenana-Ligne 511
RANDRIAMANATENA Vololona Présidente OMASAVE
RANDRIANANTENAINA Hanta ET/Spros/ DEP/Ministère de la Santé Publique
RAKOTOARISON Herinirina CGP/MDN
RANDRIANARY Jean Marie MDN
ANDRIANOMENJANAHARY Josoa Assistant SG/Ministère de la Santé Publique
RAFAMANTANANTSOA A. Hasina RCSNA Office National de Nutrition
RAHAMEFY Bodomalala SCRI Ministère des Finances et du Budget
RANDRIA Mamy Directeur d’Etablissement Hôpital Joseph Raseta Befelatanana
RAVOMANANA Vincent Secrétaire Général Région Analamanga
ANDRIANARISOA Lalanirina Ministère de la Fonction Publique de la Réforme Administrative du Travail
DDPIA
et des Lois Sociales
RAKOTONIRINA Lova SPIS/DLIS Ministère de la Santé Publique
RAKOTOMANANTSOA Andrianaivo MSP Ministère de la Sécurité Publique
RABEANDALANA Sandrot Directeur des Ressources Humaines Ministère de l’Education Nationale
RAKOTOARINIVO Ando SMS Ministère de l’Education Nationale
RABEMAHERY Fiobiana Ministère de la Fonction Publique de la Réforme Administrative du Travail
DDPIA
et des Lois Sociales
RASOANIRINA Francia ACSR Population Services International Madagascar
RAHARISON Volahanta Responsable Technique Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RAKOTOMALALA Fara Assistante en Suivi Evalution Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
ANDRIANIAINA Harivelo Secrétaire Exécutif Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
ANDRIANJAFIMAHENINA Djeda Assistant Gestionnaire des SR Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RAZAFINJATO Minosoa Responsable Technique Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
Salvatore NIYONZIMA Directeur Pays ONUSIDA
RAZAORIALISOA Ophira Assistante en Passation des Marché
Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
et Logistique
RAKOTONIAINA Faniry Assistante en Communication Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RAKOTOJAONA Hajanirina Informaticien Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
ARAKAWA Aja Conseillère Technique JICA
RABEMANANTSOA Jocelyn Responsable Contrôle Interne Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RAZAFIMBAHINY Andriamandranto Chef d’Unité Coordination at Appui
Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
Technique
Séance : Mise en place du Groupe Technique « Plan Stratégique National 3G- 2018-2022»

Lieu : Salle de réunion B203 du SE/CNLS - 18 août 2017

RAMAROZATOVO Rado Nandrasana Trésorier Association Solidarité des MSM


RAFARALAHY Jonas Blanc Médecin Présidence de la République
RANDRIAMANANTANY Zely Arivelo Directeur Centre de Transfusion
Ministère de la Santé Publique
Sanguine
HERINOROTIANA Lalaonirina CA ONG Réseau MAD’AIDS
RAHARISON Volahanta Responsable Plaidoyer VIH Médecin du Monde
ANDRIAMAHENINA Hery Zo Technicien Médecin du Monde
AGNONA René Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de
Chef de Service Cellule VIH/Sida
la Femme
ANDRIANJAFY Vola Chef de Service Etudes et
CICLD
Documentation
ROBIARIVONY Josiane Coordinatrice CECM
RAKOTONIRINA Emmanuel Président Association Serasera Fanantenana
RAHATANIARIVO Noro Animatrice SISAL
RABARY Onja Chargée de Programme Adolescents
UNFPA
et Jeune, et VIH
RAKOTOSEHENO Noro Coordinatrice Nationale Programme
Ministère de la Jeunesse et des Sports
Jeunes
ANDRIANJATOVO Andriamiarizo SEP/DLIS Ministère de la Santé Publique
RABARIJAONA Voahangy Oliva Responsable Projet DRSP Analamanga
RAJERISON Irène Point Focal VIH OSTIE
RANDRIAMANALISOA l, Holiseheno Responsable Projet Santé Scolaire Ministère de l’Education Nationale
RARIVOHARILALA Esther Coordonnateur Technique AFSA
RASOANAIVO Balou Présidente Solidarité des MSM FIMIZORE
RABEMANANA André Secrétaire Exécutif Instance de coordination Nationale -CCM
RAOELISON Tantely Chargée de Programme VIH PSI
RAVELOSON Clarimond Chargé de Programme VIH ONUSIDA
ANDRIANIAINA Harivelo Secrétaire Exécutif Comité National de Lutte contre le Sida
ANDRIANOELINA Miaro Zo Chef de Projet SE/CNLS
RAKOTOMALALA Fara Assistante en Suivi Evaluation SE/CNLS
Séance : Evaluation PSN 2013-2017
Lieu : Salle de réunion du CHRD Itaosy -24 aout 2017

HERINOROTIANA Lalaonirina CA OGN Réseau MAD AIDS


RABOELINA Mamivololona Point Focal Région Analamanga
RANDRIAMILAHATRA Emma Assistante Technique /DLIS Ministère de la Santé Publique
RAZAFIMANDIMBY Andriamandranto Chef d’Unité Coordination et Appui
Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
Technique
RAVAONANDRASANA Iarisoa Assistante Technique CHRD-Itaosy
RASOAMANONTANY Jeritiana Bakoly Sage-femme Référente CHRD-Itaosy
HOUSSEN Nirina Médecin Référent Ministère de la Santé Publique
HAJASOA Sylvie Michelle Assistante Sociale Référente Ministère de la Santé Publique
RAZAFIMBAHOAKA Hanitra Responsable SIG /RMA Ministère de la Santé Publique
RAZAFINDRAMARY Gisèle Responsable GIS Ministère de la Santé Publique
Lieu : Salle de réunion du BMH Isotry -24 Aout 2017

RABESON Hervé Médecin Traitant BMH Commune Urbaine d’Antananarivo


RANDRIAMILAHATRA Emma Assistante Technique /DLIS Ministère de la Santé Publique
RAZAFIMANDIMBY Andriamandranto Chef d’Unité Coordination et Appui
Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
Technique
RASENDRANIRINA Voahangilalao Angéline Réalisateur Adjoint Responsable
SSDAR
IST/VIH
MARIE isabelle Présidente ONG réseau MAD AIDS
FIRINGA Johnson Directeur Exécutif ONG réseau MAD AIDS
RABOELINA Mamivololona Point Focal Région Analamanga
HERINOROTIANA Lalaonirina CA ONG réseau MAD AIDS
Séance : Réunion du Groupe Technique PSN

Lieu : Salle de réunion du SE/CNLS - 05 septembre 2017

TIANKAVANA Maxime Assistant Solidarité des MSM


RASAMIMANANA Nivo Nirina Coordonnateur Sampan’Asa Loteriana momba ny Fampandrosoana (SALFA)
RAHARISON Volahanta Responsable plaidoyer MDM
RAKOTONIAINA Faniry Assistante Communication Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RAKOTOMANGA Aina Assistante Aides et Soins aux Malades
RANDRIAMANANTENA Vololona Présidente OMASAVE
RAFARALAHY Jonas Blanc Médecin Présidence de la République
AGNONA René Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de
Responsable IST/VIH
la Femme
RAZAFINDRADIMY Patrick Responsable Suivi Evaluation Fianakaviana Sambatra- FISA
RAHANTANIARIVO Noro Responsable IEC ONG Sisal
RANDRIATSARA Haja SPEC/DLIS Ministère de la Santé Publique
RAOELISON Tantely Coordinateur de Projet VIH Population Services International Madagascar
RAZAFINJATO RAMINOSOA Responsable Technique Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RANDRIAMILAHATRA Emma Assistante Technique /DLIS Ministère de la Santé Publique
RABOELINA Mamivololona Point Focal Région Analamanga
RAJERISON Irène Point Focal OSTIE
RAKOTONIRINA Emmanuel Président FIFAFI Analamanga
HERINOROTINA Lalaonirina CA ONG réseau MAD AIDS
ANDRIANJAFY Vola Norosoa Chef SED Comité Interministériel pour la Coordination de la Lutte contre la Drogue
ROBIARIVONY Josiane Coordonnateur Technique Coalition des Entreprises Citoyenne de Madagascar
RARIVOHARILALA Esther Coordonnateur Technique AFSA
RAZAFIMANDIMBY Andriamandranto Chef d’Unité Coordination et Appui
Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
Technique
Serge Nyari RAMOS UNICEF
De Monge François Coordonnateur MDM
RAKOTOBE Andriamiantanoro Consultant National ONUSIDA
RAKOTOMALALA Fara Assistant Suivi Evaluation Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
Balou RASOANAIVO Présidente Solidarité des MSM
RAZAFINDRAVAO Germaine Présidente FIVEMITO
RANDRIANARY Lantonirina SSE/DLIS Ministère de la Santé Publique
RANOROMBOLATIANA Dina Chef d’Unité Suivi Evaluation Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RASOARIMALALANARIVO Franch B, Centre de Transfusion Sanguine Ministère de la Santé Publique
COULIBALY Malick Consultant International ONUSIDA
RAKOTOMALALA Aina Tantely Directeur de l’Humanisation des
Ministère de la Justice
Prisons
Séance : Evaluation et validation du Plan Stratégique National 3G- 2018-2022

Lieu: ESPACE DERA - 6 au 08 septembre 2017

RANDRIAMANDROSO Henri Paul Point Focal VIH Région Haute Matsiatra


RAKOTOMANGA Yves Marie Point Focal VIH Région Vakinakaratra
RAVAONOROLALA Voahangy Point Focal VIH Région Itasy
RATSARALAHY Arlette Point Focal VIH Région Atsimo Atsinanana
RAKOTONIRINA Lalasoa Point Focal VIH Région Analanjirofo
RAKOTONDRAMARINA R, Henintsoa Point Focal VIH Régon Bongolava
RANDRIANJATOVO Yves Christian Point Focal VIH Région Androy
VOLAZANDRY Priscilla Point Focal VIH Région Diana
RATIARAY Viviane Point Focal VIH Région Menabe
RAMANARIVO Lucien Secrétaire Général Région Ihorombe
RAVOKATRA Charles Point Focal VIH Région Amoron’Imania
Elisabeth MONCHAUSSE Point Focal VIH Région Atsimo Andrefana
RANDRIAMAHEFA Naina Point Focal VIH Région Vatovavy Fitovinany
HASSMANY Maholida Point Focal VIH Région Melaky
RABOELINA Mamivololona Point Focal VIH Région Analamanga
RATOVONONY Edmond Point Focal VIH Région Betsiboka
RAHANTA HARISOA Bako Point Focal VIH Région Alaotra Mangoro
RENE Secrétaire Général Région Sofia
FELACK Christian Point Focal VIH Région Atsinanana
RASOJIVOLA Emile Point Focal VIH Région Boeny
RASOLOFOARIMANANA Benjamina Point Focal VIH Région Anosy
TIANKAVANA Maxime Assistant Association Solidarité des MSM
RAHANTANIERIVO Noro Responsable IEC SISAL
RANDRIANASOLO Jean Bruno Vice-Président ASSOFRAMA
RANABOSON S Jianie Responsable ASOS Central
RATOVOMAHEFA Zo Ary Lalaina Représentant Association Solidarité des MSM
ANDRIAMANASINAVALONA Lalatiana Virginie Vice-Présidente Association Ezaka
RABESON Hervé Médecin BMH/CUA
RAKOTONIRINA Emmanuel Président Fifafi Analamanga
RAKOTOMANGA Aina Assistante Technique ASM Befelatanana
RAZAFIMBAHINY Jaonosy Coordonnateur Serasera Fanantenana-511
RARIVOHARILALA Esther Coordonnateur Technique AFSA
RAVELOSON Aurore Responsable CSRJ FISA Madagascar
HERINOROTIANA Lalaonirina CA ONG Réseau MAD’AIDS
RANDRIAMIALISOA Tanamasoandro Présidente ASSOFRAMA
RAZAFINDRAVAO Germaine Présidente FIVEMITO
ANDRIAMALALA Fenohasina Représentant ONG Madagascar SAVE
RAVONINJATOVO Aimée Responsable Technique SALFA
RASOANAIVO Balou Présidente FIMIZORE
AGNONA René Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de
Responsable VIH/Sida
la Femme
RANDRIANJATOY Elie Responsable SRA Ministère de l’Education Nationale
RANDRIAMILAHATRA Emma Assistante Technique DLIS Ministère de la Santé Publique
RABEMANANTSOA Alain Chef de Service SSPD Ministère de la Justice
RAZAFIMAHATRATRA E, Nicolas Chargé d’Etudes CICLD
RASOARIMALALANARIVO Franche Chef de Service Technique CNTS Ministère de la Santé Publique
RANDRIANTSARA Haja SPEC/DLIS Ministère de la Santé Publique
RAZAFINDRANAIVO Turibio Assistant Technique/DLP Ministère de la Santé Publique
ANDRIANIRINA Lovasoa Mbolamanana Chef de Service de la Prévention des
Ministère de la Santé Publique
IST/DLIS
RAJERISON Irène Point Focal VIH OSTIE
ROBIARIVONY Josiane Coordonnateur Technique CECM
RAZAFIMANDIMBY Andriamandranto CUCAT SE/CNLS
RAHARISON Volahanta Responsable Plaidoyer MDM
RAMAMONJY Misa SSE VHI PSI
RAVELOSON Clarimond Chargé de Programme VIH ONUSIDA
RAZAFITSIALONINA Paul Représentant CCM
RAZANAMAHEFA Feno Assistant Administrative SE/CNLS
RANOROMBOLATIANA Dina CUSE SE/CNLS
DE MONGE François Coordonnateur MDM
RAKOTOMALALA Fara Assistante Suivi Evaluation SE/CNLS
RAKOTONIAINA Faniry SE/CNLS
Séance : Atelier d’élaboration du Plan Stratégique National 3G- 2018-2022

Lieu: ESPACE DERA - 19 au 22 septembre 2017

RAKOTOMAHEFA Fetrarivo Navalona Responsable IST Sida Région Vatovavy Fitovinanay


RATOVONONY Edmond Point Focal VIH/Sida Région Betsiboka
RANDRIAMANDROSO Henri Paul Point Focal VIH/Sida Région Haute Matsiatra
RAVAONOROLALA Voahangy Point Focal VIH/Sida Région Itasy
RAKOTONIRINA Lalasoa Point Focal VIH/Sida Région Analanjirofo
RAKOTOMANGA Yves Marie Point Focal VIH/Sida Région Vakinakaratra
RAKOTONDRAMIARINA Henitsoa Point Focal VIH/Sida Région Bongolava
RATIARAY Viviane Point Focal VIH/Sida Région Menabe
RAMANARIVO Lucien Point Focal VIH/Sida Région Ihorombe
FELACK Christian Point Focal VIH/Sida Région Atsinanana
RAVOKATRA Charles Point Focal VIH/Sida Région Amoron’Imania
RATEFINANAHARY Mamy Point Focal VIH/Sida Région Sava
RAHANTAHARISOA Bako Point Focal VIH/Sida Région Alaotra Mangoro
RASOLOFOARIMANANA Benjamina Point Focal VIH/Sida Région Anosy
RASOJIVOLA Jean Emile Point Focal VIH/Sida Région Boeny
RABOELINA Mamivololona Point Focal VIH/Sida Région Analamanga
Elisabethe Monchaussé Point Focal VIH/Sida Région Atsimo Andrefana
VOLAZANDRY Priscilla Point Focal VIH/Sida Région Diana
TSARALAHY Arlette Point Focal VIH/Sida Région Atsimo Atsinanana
HASSMANY Maholida Point Focal VIH/Sida Région Melaky
RABENALA Haja Ambinintsoa Point Focal VIH/Sida Région Sofia
RANDRIANJATOVO Yves Christian Point Focal VIH/Sida Région Androy
AGNONA René Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de
Responsable VIH/Sida
la Femme
RASOARIMALALANARIVO Blanche Chef de Service au CNTS Ministère de la Santé Publique
RAVELONIRINA Anne Marie Ange Responsable IST/VIH Région Analamanga
RANDRIANJATOVO Elie Responsable VIH Ministère de l’Education Nationale
ANDRIANIRINA Lovasoa Mbolamanana DLIS Ministère de la Santé Publique
NORTON Nirina Responsable VIH Ministère de l’Education Nationale
RAHERIMAMPIONONA Hanitra Ministère de la Fonction Publique de la Réforme Administrative du Travail
Point Focal VIH
et des Lois Sociales
RAZAFIMAHATRATRA Eddy Chargé d’Etudes CICLD
RAKOTOMALALA Aina Tantely DHDPRS Ministère de la Justice
RAKOTOSEHENO Noro Coordonnateur National Ministère de la Jeunesse et des Sports
RAKOTOBE Andriamihatanoro Consultant ONUSIDA
RAZAFINJATO RAMINOSOA Responsable Technique Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RAKOTOMALALA Fara Assistant suivi évaluation Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RANOROMBOLATIANA Dina Chef d’Unité Suivi Evaluation Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
COULIBALY Malick Consultant ONUSIDA
RAZAFIMAFIMANDIMBY Andriamandranto Chef d’Unité Coordination et Appui
Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
Technique
RASOANARIVO Jasminah Responsable Technique Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
TONOUKOUEN Conrad Consultant SE/CNLS
RAKOTOJAONA Hajanirina Informaticien Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RAZAKARIVONY Bruno Magasinier Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
ANDRIANOELINA Miaro Zo Chef de Projet Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RAZANAMAHEFA Feno Assistante Administrative Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RAZAFINDRABE Herman Manutentionnaire Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
ANDRIANIAINA Harivelo Secrétaire Exécutif Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
ANDRIANJAFIMAHENINA Djeda Assistant Gestionnaire des SR Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida
RAVELOSON Clarimond Chargé de Programme VIH ONUSIDA
RASOLOARISON Ony Chargée de Programme PNUD
RAKOTOMAVO Mamy Technicien SALFA
RAKOTOMANGA Aina Technicien Aides et Soins aux Malades
TIANKAVANA Maxime Membre Solidarité des MSM
RAZAFIMANINTSONY Léa Coordinateur National Afriyan Madagascar
RAHARISON Volahanta Responsable Plaidoyer MDM
RANDRIAMANELINA Janie Présidente AFSA
RAKOTONIRINA Emmanuel Président Fifafi Analamanga
RARIVOHARILALA Esther Coordonnateur Technique AFSA
BEATO SIRVENT Béatrice Coordinatrice Générale MDM
DE MONGE François Coordonnateur VIH MDM
RAZAFIMBAHINY Jaonosy Coordonnateur Association SERASERA Fanantenana
RAVELOHANTA Mananarisoa Coordonnatrice AINGA AIDES
RAHANTANIERIVO Noro Responsable IEC ONG Sisal
RANDRIANA Zoé Responsable Technique IEC ECAR
HERINOROTIANA Lalaonirina CA ONG Réseau MAD AIDS
RANAIVOLOLONA Isabelle PEPS AFSA
TANAMASOANDRO ANDRIAMIALISOA Présidente ASSOFRAMA
RANDRIANASOLO Jean Bruno Vice-Président ASSOFRAMA
MASINJAKA Seheno Denisa Aimée PEPS AFSA
RAKOTOARISOA Mialy Nirina Valisoa Technicien TGT Tanà
ANDRIATSIRIMBOHITRA Lova Koloina Technicienne TGT Tanà
RAJERISON Irène Point Focal OSTIE
RAKOTONJANAHARY Nirinambinintsoa Technicien OSTIE
RAZAFIARISOA Jeannine Coordinatrice des Programmes
Centrale d’Achats - SALAMA
Verticaux
RAVELOSON Aurore Responsable CRS FISA Madagascar
ROBIARIVONY Josiane Coordonnateur Technique CECM
Annexe 4 : Liste des participants à l’atelier de validation du PSN 2018-2022
# Nom et prénoms Fonction Organisation

1 AGNONA René Technicien MPPSPEPF


2 ANDRIAMAHERILALA Jean Aimé Pair Educateur Projet AMBATOVY
3 ANDRIAMALALA Fenohasina Membre ONG Madagascar SAVE (OMASAVE)
Komitim-Pirenena Miady amin’ny Sida au
4 ANDRIAMOSE Lisiariso Vero Technicienne
FJKM (KPMS/FJKM)
5 ANDRIANARIVO Rado Technicien du SCLS/SG Ministère de la Santé Publique
Secrétariat Exécutif du Comité National de
6 ANDRIANIAINA Harivelo Secrétaire Exécutif
Lutte contre le Sida
ANDRIANIRINA Lovasoa
7 Chef SPIS/DLIS Ministère de la Santé Publique
Mbolamanana
Assistant en charge de la Gestion Secrétariat Exécutif du Comité National de
8 ANDRIANJAFIMAHENINA Djeda
des SR Lutte contre le Sida
Responsable de la Base des
9 ANDRIANJATOVO Andriamiarizo Ministère de la Santé Publique
Données de la DLIS
10 ANDRIATIANA Minosoa Ny Aina Technicien Société AIRTEL
11 BERNACH Hanta SAAES-DAT MID
12 BOURRASSEAU Anthony Consultant Expertise France
13 DE MONGE François Coordonnateur VIH Médecins Du Monde
14 Elisabeth TURK Technicienne KPMS/FJKM
Secrétariat Exécutif du Comité National de
15 FITIARIVONY Roberto Assistant Maintenance Informatique
Lutte contre le Sida
Comité Interministériel de Coordination de
16 HAMA Dimby Secrétaire Général
la Lutte contre la Drogue
17 HARIJAONA Henintsoa Adjoint Technique Direction de la Transfusion Sanguine
18 HARIMANANA Aina Technicien Institut Pasteur de Madagascar
19 HARRY ZO Jessica Assistante ONG Réseau MAD AIDS
20 INWOLEY André Consultant Expertise France
21 JUDE PADAYACHY Directeur Pays ONUSIDA
22 Justin Vuthanael Technicien Projet AMBATOVY
23 LEMANARINA Armand DPSR/MEP Ministère de l’Economie et du Plan
24 MAHAVANY Nicole Directeur/PLMT Ministère de la Santé Publique
25 MANANTSOA Yves MDN/DCSSM Ministère de la Défense
26 MARIE isabelle Président ONG Réseau MAD AIDS
Directeur de la Lutte contre les IST
27 MOSA Milasoa Ministère de la Santé Publique
et le sida
Secrétariat Exécutif du Comité National de
28 RABEARISOLO Andréa Assistante de Direction
Lutte contre le Sida
Secrétariat Exécutif du Comité National de
29 RABEMANANTSOA Jocelyn Responsable de Contrôle Interne
Lutte contre le Sida
30 RABENOELINA Noro Technicienne Société AIRTEL
31 RAFARAHANTA Vony SCST MFPRTLS
32 RAFARALAHY Jonas Blanc Médecin traitant Présidence de la République
33 RAFENOHARISOA Brigitte Adjoint Technique de la DVSSE Ministère de la Santé Publique
34 RAHANTAVELONANTENAINA Présidente ONG Madagascar SAVE (OMASAVE)
35 RAHARIMBOAHANGY Volatiana Technicienne de la DSFA Ministère de la Santé Publique
36 RAHARISON Volahanta Responsable Plaidoyer Médecins Du Monde
37 RAHARIZO Miarimbola Adjoint Technique du SG Ministère de la Santé Publique
Secrétariat Exécutif du Comité National de
38 RAHERIARISOA Gilbert Manutentionnaire
Lutte contre le Sida
39 RAHERIMAMPIONONA Hanitra SCPSST MFPRATLS
40 RAJERISON Irène Point focal VIH OSTIE
41 RAJOELINA Aro Directeur des Districts Sanitaires Ministère de la Santé Publique
Association des Femmes Samaritaines
42 RAKOTOARISOA Arthur Suivi Evaluation
(AFSA)
Secrétariat Exécutif du Comité National de
43 RAKOTOBE Liva Responsable Technique
Lutte contre le Sida
Secrétariat Exécutif du Comité National de
44 RAKOTOJAONA Hajanirina Informaticien
Lutte contre le Sida
45 RAKOTOMAHEFA Zo Ary Lalaina Technicien FIMIZORE
Secrétariat Exécutif du Comité National de
46 RAKOTOMALALA FARA Assistant suivi évaluation
Lutte contre le Sida
Comité Interministériel de Coordination de
47 RAKOTOMANAMISATA Naritiana Technicienne
la Lutte contre la Drogue
Responsable Passation des Secrétariat Exécutif du Comité National de
48 RAKOTONDRABE Nandonavalona
Marchés et Logistique Lutte contre le Sida
49 RAKOTONIRINA Emmanuel Président FIFAFI Analamanga
Assistante en Passation des Secrétariat Exécutif du Comité National de
50 RAKOTONIRINA Nomenjanahary
Marchés et Logistique Lutte contre le Sida
R A K O TO N O M E N J A N A H A RY
51 Technicienne Fondation TELMA
Mbola
Secrétariat Exécutif du Comité National de
52 RAKOTOSOA Herivola Chef de Projet
Lutte contre le Sida
Ministère de la Fonction Publique de la
53 RAKOTOSON Clairant Chef SSEPDS/DEP Réforme Administrative du Travail et des
Lois Sociales
54 RAKOTOVAO Cyril Adjoint Technique de la DLMNT Ministère de la Santé Publique
55 RAMAHAVONJY Jimmy Cellin Directeur de Programme SR PSI Madagascar
RAMAHEFARISON Danielle
56 Technicien Ministère de l’Education Nationale
Anselme
57 RAMAROZAKA Corinne Chargée d’étude Ministère des Finances et du Budget
58 RAMASY Rado Adjoint Technique du SG Ministère de la Santé Publique
Secrétariat Exécutif du Comité National de
59 RANDRIAMANALINA Benja Consultant
Lutte contre le Sida
60 RANDRIAMANANTENA Vololona Présidente ONG Madagascar SAVE (OMASAVE)
61 RANDRIAMIANDRISOA Edelin Président Instance de Coordination Nationale
62 RANDRIAMIHAMINA Mamitiana Secrétaire Général Société ORANGE
Chef de Service du Suivi de la
63 RANDRIAMILAHATRA Emma Ministère de la Santé Publique
Performance à la DLIS
Chef de la Surveillance
64 RANDRIANARILANTONIRINA Ministère de la Santé Publique
Epidémiologique à la DLIS
65 RANDRIATSARA Haja Chef de Service de la PEC à la DLIS Ministère de la Santé Publique
66 RASAMIMANANA Nivo Nirina Coordonnateur National SALFA
67 RASOAHARILALA NIRINA Coordonnateur National Voahary Salama
68 RASOANAIVO Balou Présidente FIMIZORE
Secrétariat Exécutif du Comité National de
69 RASOANARIVO Jasminah Responsable Technique
Lutte contre le Sida
RASOARIMALALANARIVO
70 Chef de la Sécurité Transfusionnelle Direction de la Transfusion Sanguine
Franche
71 RASOLOFOZAFY Hanitriniaina Adjoint Technique du DGEHU Ministère de la Santé Publique
Association Aide et Soins aux Malades
72 RASOLONJATOVO Ny Toky Responsable Technique
Befelatanana
Association Aide et Soins aux Malades
73 RATEFIHARIMANANA Ando Présidente
Befelatanana
74 RATOVONDRAHONA Christian Responsable Technique ONG Sambatra Izay Salama (SISAL)
75 RATSIFANDRIAMANANA Lanto Directeur d’Etablissement CHU Santé Mentale Anjamasina
Responsable de la Base de
76 RAVAOHARIMALALA Nadia Ministère de la Jeunesse et des Sports
Données
RAVELOJOELIANDRIAMBELO
77 Directeur OFNALAT Ministère de la Santé Publique
Haritafika A
78 RAVELONIRINA Anne Marie Ange Responsable IST, VIH et sida Région Analamanga
79 RAVELOSON Aurore Technicien FISA Madagascar
80 RAVELOSON Clarimond Chargé de Programme ONUSIDA
81 RAVOAVISON René Technicien KPMS/FJKM
82 RAZAFILALAINA Hyacinthe Technicien Ministère de la Santé Publique
83 RAZAFIMANANTSOA Tiana Chargée de Programme UNICEF
R A Z A F I M A N D I M B Y Chef d’Unité Coordination et Appui Secrétariat Exécutif du Comité National de
84
Andriamandranto Technique Lutte contre le Sida
Secrétariat Exécutif du Comité National de
85 RAZAFINDRABE Herman Manutentionnaire
Lutte contre le Sida
86 RAZAFINDRADAMA Masy Technicienne ECAR /CES
87 RAZAFINDRAKOTO Vio Technicien Fondation TELMA
88 RAZAFINISOA Nombana Chargée de Programme Bureau International du Travail
89 RAZAFINJATOVO Zohasina Technicien PNUD
90 RAZAFITSIAROVANA Responsable du Suivi Evaluation Office National de la Nutrition
Assistante Administrative et Secrétariat Exécutif du Comité National de
91 RAZANAMAHEFA Feno
Financière Lutte contre le Sida
92 RAZANAMANANA Edwige Technicienne de la DLMT Ministère de la Santé Publique
93 ROBINSON Liva Technicienne Société ORANGE
External Relations, Sustainability
94 WINIFRED FITZGERALD Projet AMBATOVY
Division
Secrétariat Exécutif du Comité National de
95 RANOROMBOLATIANA Dina Chef d’Unité Suivi Evaluation
Lutte contre le Sida

Membres du comité de lecture du PSN 2018-2022


Nom et prénoms Fonction Entité
RATSIMBASOA Arsène Secrétaire Général Ministère de la Santé Publique

RAMIHANTANIARIVO Herlyne Directeur Général Ministère de la Santé Publique

PADAYACHY Jude Directeur Pays ONUSIDA

DEZE Charlotte Conseillère en Santé Mondiale Ambassade de France

RAZAFINDRAFITO Hajarijaona Health Systems Strengthening Senior Advisor USAID Madagascar

RIBAIRA Yvette Chief of Party / Technical Director MAHEFA MIARAKA / USAID

NKURUNZIZA Emery Représentant Résident Adjoint PSI Madagascar

MARIE Isabelle Présidente Réseau MAD’AIDS