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Plan

I. Rappel anatomo-physiologique de l’appareil


respiratoire.
1) ANATOMIE DU SYSTÈME RESPIRATOIRE

A . LES VOIES RESPIRATOIRES SUPÉRIEURES

a) Les fosses nasales et le nez


b) Le pharynx
c) Le larynx

B.Les voies respiratoires inférieures


a) La trachée
b) Les bronches et bronchioles
c) Les poumons

2) PHYSIOLOGIE DU SYSTÈME RESPIRATOIRE

A. Les mécanismes de la respiration


B. Phénomènes mécaniques de la respiration
C. Différences entre rhume de saisons et rhume des foins
D. Cause du rhume
E. Complications du rhume
F. Conseils de prévention pour le rhume banal
G. Conseils pour guérir d’un rhume
H. Médicaments du rhume
I. Traitements phytothérapies contre le rhume
J. Traitements homéopathiques contre le rhume

II. Les rhinites allergiques


1) Différents types de rhinites
2) Symptômes de la rhinite allergique
3) Causes de la rhinite allergique

Mécanisme de l’allergie
4) Substances allergisantes
5) Que faire en cas de rhume des foins ?Complications de la rhinite
allergique
6) Que fait le médecin en cas de rhinite allergique ?
7) Préventions de la rhinite allergique
8) Traitements allopathiques
9) Traitements homéopathiques des rhinites allergiques
10) Traitements phytothérapiques des rhinites allergiques
11) Glossaire

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I.Rappel anatomo-physiologique de l’appareil
respiratoire
1) ANATOMIE DU SYSTÈME RESPIRATOIRE

A.
B.
C.
D.
E.
F.

A.
A. LES VOIES RESPIRATOIRES S
A. Les voies respiratoires supérieures

Elles comprennent :
a) les fosses nasales et le nez
b) le pharynx
c) le larynx

a) Les fosses nasales et le nez

L’intérieur du nez est recouvert d’un mucus collant et tapissé de poils et de cils
qui filtrent l’air inspiré, le débarrassent des poussières, l’humidifient et le
réchauffent.
La muqueuse respiratoire produit du mucus riche en enzymes
antibactériennes.
Les cellules ciliées de la muqueuse respiratoire envoient le mucus contaminé
vers la gorge où il est avalé et digéré par les sucs gastriques.

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b) Le pharynx

C’est un carrefour aéro-digestif. C’est un lieu de passage de l’air. Il fait


communiquer la bouche et l’oesophage d’une part et les fosses nasales et le
larynx d’autre part.
Le pharynx se divise en 3 sections :
• Le nasopharynx : Partie nasale du pharynx.
Pendant la déglutition, le palais mou et la luette s’élève pour fermer
cette partie et empêcher les aliments d’accéder aux cavités nasales.
Les trompes d’Eustache y débouchent.
Cette partie du pharynx abrite les amygdales pharyngiennes dont le rôle
est de protéger l’organisme contre les agents pathogènes.
• L’oropharynx : Partie orale du pharynx qui est située à l’arrière de la
cavité orale. Il débute au palais mou et prend fin à l’épiglotte.
Cette partie du pharynx abrite les amygdales palatines et l’amygdale linguale
Le laryngopharynx : Partie laryngée du pharynx

c) Le larynx

Il constitue l’ouverture de la trachée au niveau de laquelle il rejoint le


pharynx.
C’est aussi l’organe de la phonation. Si une autre substance que de l’air
pénètre dans le larynx, le réflexe de la toux se déclenche pour l’expulser

B. LES VOIES RESPIRATOIRES INFÉRIEURES

Elles comprennent :
a) La trachée
b) Les bronches et bronchioles
c) Les poumons

a) La trachée

C’est un tube qui descend en avant de l’oesophage. Elle part du


larynx et conduit l’air jusqu’aux 2 bronches souches.

b) Les bronches et les bronchioles

La trachée donne naissance à 2 grosses bronches : bronches


principales droite et gauche qui entrent chacune dans un poumon.

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Elles se ramifient en bronches lobaires, 3 à droite et 2 à gauche.
Ces bronches donnent naissance aux bronches segmentaires qui se
divisent à leur tour en bronches de plus en plus petites, puis en
bronchioles .
• Les bronches sont tapissées de cils vibratiles et de mucus
qui assurent une filtration de l’air.
• Les bronches atteignent les poumons au niveau du hile.

c) Les poumons

Organes mous, élastiques qui occupent avec le coeur la presque


totalité de la cage thoracique.
Les poumons ne sont pas des muscles. Ils sont au nombre de 2.
Chaque poumon est entouré d’une séreuse appelée la plèvre qui est
constituée de 2 feuillets :
• Le feuillet viscéral adhère au poumon
• Le feuillet pariétal adhère à la cage thoracique
• Entre les 2 feuillets, existe le liquide pleural qui joue le
rôle de
permet le glissement des 2 feuillets

Un lobe pulmonaire est formé d’un ensemble de lobules pulmonaires qui ont un
rôle très important car elles permettent des échanges entre l’air et le sang.

2) Physiologie du système respiratoire

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L’organisme a 2 types de respiration :

*La respiration pulmonaire caractérisée par les échanges gazeux entre le sang et
le milieu extérieur.
*La respiration tissulaire caractérisée par les échanges gazeux entre le sang et
les cellules.

A.Les mécanismes de la respiration

L’air est inspiré par le nez, il est filtré par les poils et suit le trajet des
voies respiratoires jusqu’aux poumons.
Arrivé aux alvéoles pulmonaires, l’air passe dans le système sanguin. Il y
a un « échange » entre l’O2 et le CO2.
Le sang entrant dans les poumons est riche en CO2 et pauvre en O2, alors
que le sang quittant les poumons est riche en O2 et pauvre en CO2

B.Phénomènes mécaniques de la respiration

• L’inspiration est la phase active de la respiration : le diaphragme


s’abaisse et refoule les viscères abdominaux, la cage thoracique
augmente de volume en se soulevant, les poumons se remplissent d’air.
• L’expiration est la phase passive de la respiration : le diaphragme
se soulève, la cage thoracique diminue de volume et les poumons se
visent d’air.

C.Différences entre rhume de saisons et rhume des foins

Rhume de saisons (coryza) Rhume des foins (rhinite allergique


Définition Affection qui entraîne une toux et Rhinite : inflammation de la
un écoulement nasal. muqueuse des fosses nasales.
Signes typiques Le rhume de saison et le rhume des
foins se caractérisent dans les 2 cas
par des symptômes tels que
congestion nasale, nez qui coule,
yeux rouges, fatigue et maux de
tête.
Le rhume de saison produit des Les symptômes apparaissent
symptômes qui apparaissent l’un ensemble.
après l’autre.
Durée des symptômes 7 à 10 jours La rhinite allergique peut durer le
temps de l’exposition à l’allergène,
C’est-à-dire d’une durée
indéterminée.
Ecoulement de mucus Ils peuvent causer des écoulements Ecoulements clairs et très liquides.
de couleur jaune quelques jours

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après le début du rhume et causer
de l’infection.
Eternuements Peu fréquents L’éternuement est un symptôme
typique du rhume des foins.
Période de l’année Plus fréquents les mois d’hiver Plus fréquents au printemps à cause
des pollens
Présence de fièvre Ils peuvent être accompagnés de Il n’y a pas de fièvre.
fièvre

D. Cause du rhume.

Le rhume (coryza) est d’origine virale

E. Complications du rhume
Lorsqu’un rhume traîne plusieurs jours, il peut se compliquer par une
pharyngite, une laryngite, une sinusite, une otite.
F. Conseils de prévention pour le rhume banal.
1) Se laver les mains
2) Ne touchez pas votre nez
3) Ne touchez pas votre visage
4) Buvez beaucoup de liquide
5) Respirez de l’air frais
6) Faites régulièrement de l’exercice
7) Mangez des fruits et légumes
8) Mangez des yaourts
9) Diminuez la consommation de tabac
10) Diminuez la consommation d’alcool
11) Relaxez-vous

G. Conseils pour guérir d’un rhume

1) Boire beaucoup, plus ou moins 1.5 L par jour, sous forme de jus de fruits,
de tisane ou de thé afin de « diluer » le virus, ce qui augmente son
élimination.2
2) Manger des aliments riches en vitamine C et/ou en zinc.
3) Dormir suffisamment
4) Humidifier la muqueuse nasale avec du sérum physiologique
5) Boire des boissons chaudes
6) Faire des inhalations de vapeurs chaudes (avec ou sans huiles essentielles)
ex : à base de thym
7) Parfois, dans un rhume, la muqueuse est très sèche, il faut dans ce cas
appliquer une
pommade nasale réhydratante

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H Médicaments du rhume

Vasoconstricteurs locaux :

- Nasa-rhinathiol
- Nasa-sinutab
- Nuso-san

DCI de ces médicaments : Xylométazoline


A utiliser sous forme de spray, lorsque le nez est bouché. Ne pas utiliser ce
spray pendant plus de 10 jours, sauf avis médical sinon le médicament lui-
même peut provoquer le rhume.

Vasoconstricteurs en prise orale :

- Rinomar pseudo-éphédrinum
- Vasocédine pseudo-éphédrine

DCI de ces médicaments : pseudo-éphédrine .


Attention en cas d’hypertension !

Médicaments composés de plusieurs molécules.


Pour soigner le rhume et les douleurs :

- Niocitran
- Sinutab

DCI de ces médicaments : paracétamol +pseudo-éphédrine

Rhinofébryl : DCI : chlorphénamine + paracétamol

L’’acide acétylsalicilique (dosage pour adulte : en comprimé de 500 mg 3


fois par jour)
Ce médicament agit comme antidouleur, anti-inflammatoire et fébrifuge.
ex : aspirine-aspégic-sédergine-asaflow-acenterine
cardio-aspirine.
Solutions salines à utiliser en lavage nasal, NaCl 0.9%

- Physiologica
- Physiorhine
- Physiomer-Stérimar

Pommades nasales pour réhydrater la muqueuse nasale qui est très sèche
après un rhume

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Homéoplasmine : tube de 18 g avec canule
Indications : Ce médicament contient des extraits de plantes et un
antiseptique.
Elle est utilisée pour apaiser les irritations de la peau et des
muqueuses (gerçures, brûlures de faible étendue, irritation du nez au cours
des rhinites).
Contre-indications :

- Lésions infectées ou suintantes


- Enfants de moins de 30 mois

Mode d’emploi et posologie du médicament :

1 à 2 applications par jour

Effets secondaires

En cas de dépassement de la posologie usuelle : rougeur intense et


persistante,
desquamation

H . Traitements phytothérapeuthique contre le rhume

• Citronnier : Jus de citron pour prévenir ou soigner un rhume, grippe,


angine, pharyngite ( en usage externe )
• Gargarisme : 2 cl de jus dans 2 cl d’eau chaude 3 ou 4 fois
par jour
-

• Nébulisation : pour parfumer et désinfecter l’air ambiant.

• Echinacée : indications : efficace en cas d’affaiblissement des défenses


de l’organisme
dans les rhinites, grippe, bronchite.
Elle est utilisée en usage interne :.
Gélules dosées à 325 mg de poudre de racine 1 à 3 par jour avec un grand
verre d’eau avant les repas.
En prévention : 2 gélules par jour.

• Eucalyptus : Antitussives, expectorantes et antiseptiques, les feuilles


d’eucalyptus sont utilisées pour soigner les affections
bronchiques, les maux de gorge, la toux, le rhume et le nez
bouché.

Pour le rhume, le nez bouché, les feuilles sont utilisées en usage externe :

• Inhalations à partir d’une infusion de feuilles ou de l’huile


essentielle
• Solutions pour pulvérisations nasales (teinture)

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• Menthe poivrée : Le menthol exerce le rôle de décongestionnant nasal.
La menthe poivrée est utilisée en usage externe pour le

Inhalations ou bain de bouche : 1 poignée de feuilles dans 1 bol d’eau


bouillante
.
• Pin sylvestre : L’huile essentielle d’aiguilles de pin est recommandée en
usage externe, sous forme de préparations
pharmaceutiques comme traitement complémentaire du
rhume.

Inhalations d’infusion : 3 ou 4 par jour


-
Bains : 250 g d’aiguilles de pin séchées dans un sachet en toile, à
plonger dans l’eau chaude du bain. Ou laisser infuser
environ 20 minutes 250 g d’aiguilles de pin pour 2 L d’eau
bouillante. Filtrer et ajouter au bain chaud

Serpolet : est utilisé en usage externe en cas de nez bouché ou de rhume,


ainsi que de rhumatisme et d’entorse.

Nez bouché, rhume :

Solution pour inhalation : 5 à 10 gouttes d’huile essentielle à parts égales


avec d’autres huiles essentielles comme
l’eucalyptus dans 1 bol d’eau chaude.
Inhaler 1 à 3 fois par jour.

J. Traitements homéopathiques :

Au moindre coup de froid :

Prendre : * oscillococcinum 200, 1 dose dès les premiers symptômes.


• Aconitum napellus composé, 3 granules toutes les heures après
avoir pris la dose ci-dessus.
Si le rhume est installé :

Prendre 3 granules par jour du ou des médicaments sélectionnés en fonction


des symptômes.

• Si le nez est très sec :

Aconitum napellus 9 CH

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• Si le nez coule comme de l’eau

Alium Cepa

• Ecoulements très irritants pour la lèvre supérieure

Arsenicum iodatum 9 CH

• Nez bouché par temps humide

Dulcamara 9 CH

• Ecoulements de mauvaise odeur

Hépar sulfuris calcareum 9 CH

• Emission de gros bouchons jaunes

Hydrastis canadensis 9 CH

• Avec oreilles bouchées, avec douleurs dans les sinus

Kalium iodatum 9 CH

• Ecoulement jaune verdâtre, croûtes dans le nez

Kalium bichromicum 9 CH

• Avec mauvaise haleine, rhume qui traîne, écoulement jaune et irritant

Mercurius solubilis 9 CH

• S’il y a beaucoup d’éternuements, si le nez est bouché la nuit et coulant


le jour

Nux vomica 9 CH

• En cas d’écoulement jaune non irritant, en cas de perte de goût et de


l’odorat pendant le rhume.

Pulsatilla 9 CH

• si le nez est bouché et sec

Sambucus Nigra 9 CH

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II Les rhinites allergiques

1) Différents types de rhinites

• la rhinite vasomotrice : la membrane de la muqueuse nasale enfle sous


l’effet de
l’augmentation du flux sanguin et provoque un écoulement et
une congestion du nez, mais pas de démangeaisons.
Il n’existe pas de cause particulière bien que la fumée, l’air sec,
le changement de température et les odeurs peuvent déclencher
des symptômes.

• la rhinite chronique : ce pourrait être un rhume banal qui se prolonge ou


un symptôme
d’une autre affection, comme une insuffisance thyroïdienne.

• la rhinite médicamenteuse : elle est provoquée par l’emploi abusif de


vaporisateurs
décongestionnants susceptibles d’accroître la congestion
s’ils sont utilisés plus de 5 jours.

2) Symptômes de la rhinite allergique

La rhinite allergique est souvent saisonnière.


Elle s’annonce par des picotements dans le nez, de fréquents
éternuements et un écoulement nasal clair. Les troubles s’accompagnent
souvent d’une conjonctivite.
Parfois des maux de tête accompagnés de fatigue augmentent la sensation
de malaise.
Tous les symptômes du rhume (sauf la fièvre) peuvent se manifester.
Dans les cas graves, des manifestations d’allergie respiratoire peuvent
apparaître : toux, difficultés respiratoires, crise d’asthme.

3) Cause de la rhinite allergique

L’allergie

Mécanisme de l’allergie

La rhinite allergique se caractérise par une réaction anormale de la


muqueuse nasale à un allergène. Ces allergènes engendrent une réaction
inflammatoire responsable des symptômes chimiques de la rhinite. C’est
une réaction allergique.

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Le mécanisme de la réaction allergique est composé de 2 phases :

*1°) Phase de sensibilisation .

Pour déclencher une allergie, il faut un premier contact avec un allergène.


Les allergènes ou antigènes (AG) sont pris en charge par des cellules
présentatrices d’antigènes, qui les présentent aux lymphocytes T. Ceux-ci
libèrent des interleukines qui activent les lymphocytes B. Ces globules
blancs fabriquent des anticorps ou immunoglobulines (IgA, IgD, IgG,
IgM, IgE). Les IgE dirigées contre l’allergène se fixent sur les
mastocytes.

*2°) La réaction allergique dans la rhinite

Lorsque l’allergène pénètre à nouveau dans l’organisme, il est reconnu


par les IgE présentes sur les mastocytes dans la muqueuse nasale, ce qui
déclenche la libération d’histamine et d’autres médiateurs chimiques. Ces
agents sont à l’origine des manifestations de l’allergie.

4) Complications de la rhinite allergique.

La rhinite allergique non traitée peut s’aggraver et conduire à une sinusite


chronique. Une rhinite persistante peut causer de l’asthme.
Chez les enfants, la rhinite allergique augmente le risque d’otite moyenne
.
5) Substances allergisantes.

Le plus souvent, le rhume des foins est une allergie saisonnière liée à la
production de pollen lors de la floraison.
Les pollens sont difficiles à éviter car ils flottent dans l’air et sont
transportés à distance.
Cependant, d’autres substances peuvent provoquer des rhinites
allergiques, tels les acariens, les poils d’animaux, ou certaines substances
chimiques.
L’allergie peut se manifester toute l’année, elle est dite perannuelle.
Les allergies ont souvent une origine familiale mais d’autres facteurs
peuvent favoriser son apparition : alimentation et conditions de vie
pendant la petite enfance, pollution, usage professionnel de matières
allergisantes.

L’allergie aux animaux.

En cas d’allergie aux animaux, les symptômes habituels de la rhinite


allergique peuvent s’accompagner d’urticaire avec rougeurs et
démangeaisons.

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Les animaux responsables d’allergie sont les chats et les rongeurs .
On rencontre également des allergies aux chiens, au cheval,…
Si l’allergie est provoquée par un animal qui vous appartient, il faut vous
en séparer car l’allergie peut s’aggraver en crises d’asthme

6) Que faire en cas de rhume des foins ?

Si vous soupçonnez un rhume de foins sans en avoir connu auparavant,


une consultation médicale s’impose.
Sinon, les personnes qui connaissent ce type de problème peuvent utiliser
les médicaments antihistaminiques disponibles sans ordonnance, selon
les conseils du médecin.
Il faut consulter un médecin dans la journée :
• si la langue gonfle
• s’il y a une gêne respiratoire

consulter un médecin dans les jours qui viennent :


• si un rhume dure plus de 10 jours et fait penser à une
rhinite allergique
• si les symptômes se manifestent en permanence au
cours de l’année
• si les sécrétions nasales présentent du sang de
manière répétée
• si des boutons ou des plaques rouges apparaissent
après démangeaison
• si la personne atteinte souffre d’asthme
.
Il est possible de s’auto-médiquer

7) Que fait le médecin en cas de rhinite allergique ?

Après un entretien et un examen approfondi, le médecin cherche dans les


cas sévères, à déterminer quelle substance allergisante peut être à
l’origine de la réaction : il oriente son patient vers un médecin
allergologue qui réalise une série de tests.
La méthode le plus souvent utilisée est le prick-test. L’allergène est
déposé sur la peau puis introduit dans l’épiderme.(Le nombre
d’allergènes testés varie selon l’âge du sujet, son lieu d’habitation et son
histoire clinique. Chez les jeunes enfants, un petit nombre peut suffire car
ceux-ci réagissent plus vite aux aliments, aux acariens, aux moisissures
ou aux poils d’animaux, qu’aux pollens.)
Les allergènes doivent séparés d’au moins 2 cm afin qu’ils ne se
mélangent pas. La couche superficielle de la peau est ensuite relevée avec
une fine aiguille présentée obliquement par rapport au plan cutané. La
taille de la papule est mesurée 10 à 20 min
après l’introduction de l’allergène dans la peau. On retient comme
positives les papules d’au moins 3 cm et les érythèmes d’au moins 1 cm.

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Lorsque la cause de l’allergie est identifiée, le médecin prescrit des
mesures d’éviction.
Lorsqu’il est impossible d’éviter la substance allergisante, l’allergologue
peut procéder à une désensibilisation plus ou moins efficace selon la
substance à l’origine de l’allergie.
Dans les autres cas, des médicaments sont prescrits pour soulager les
symptômes.

Désensibilisation ou immunothérapie

L’immunothérapie spécifique ou désensibilisation vise, par


l’administration de doses progressivement croissantes d’allergènes, à
induire un état de tolérance de l’organisme vis-à-vis de l’allergène.
Le traitement s’administre de 2 façons :
• Par voie sous-cutanée : Les
injections d’allergène doivent être
effectuées par un médecin spécialisé et sont
suivies d’une période de 30minutes
d’observation.
• Par voie sublinguale :
L’administration se fait chez
soi, le matin à jeûn, par le dépôt de gouttes
directement sur la langue, à garder 2
minutes avant d’aval

INDICATIONS CONTRE-
INDICATIONS

Allergies respiratoires Patients qui ne peuvent pas suivre


un traitement pendant plusieurs
années
Rhinites modérées à sévères, Patients atteints d’asthme mal
intermittentes à persistantes. stabilisé
Asthme léger Femmes enceintes
Eviction de l’allergène Enfants de moins de 5 ans
impossible ou difficile.
Contrôle insuffisant par le Adultes de plus de 50 ans dont les
traitement symptomatique symptômes sont anciens ou
prononcés
Traitements médicamenteux Sujets immunodéprimés ou atteints
symptomatiques symptomatique d’un cancer.
induisant des effets indésirables.

8. Prévention de la rhinite allergique :

La première chose à faire pour prévenir la rhinite allergique est d’éviter


l’allergène.

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Acariens : - Aérez votre maison afin de réduire l’humidité
- Utiliser des housses anti-acariens
- Laver régulièrement les textiles de la chambre ( les draps à
50-60°)
- Dépoussièrer régulièrement avec un chiffon hum
- Passer l’aspirateur régulièrement.

Pollens et moisissures : Il est impossible d’éviter totalement l’exposition aux


pollens, mais il existe certaines règles à respecter :

- Connaître les saisons polliniques du ou des pollens incriminés


- Fermer les fenêtres au moment des pics polliniques, dans la soirée
quand les grains de pollens redescendent à des altitudes basses.
- Porter des lunettes pour éviter le contact entre le pollen et vos yeux.
- Eviter les activités qui exposent à de grandes quantités de pollens et
de moisissures (tonte de pelouse, sarclage, fauchage).
- Eviter de faire sécher son linge dehors, car le pollen risque de s’y
déposer.
- Conserver le minimum de plantes et éliminer les pots en argile pour
limiter les moisissures.

Les animaux : - Eviter de garder des animaux dans la maison.


- Donner le bain à son animal chaque semaine
- Eliminer les poils d’animaux du sol le plus souvent possible
- Garder l’animal hors de la chambre à coucher

Les aliments : Certaines personnes qui souffrent d’allergies saisonnières sont


aussi allergiques à des fruits ou des légumes frais, ou à des
noix..
Ceci s’appelle un syndrome d’allergie orale. Selon le cas, l’ingestion de
l’aliment ou son contact avec la bouche provoque des démangeaisons sur les
lèvres, la langue, le palais et la gorge. Parfois, un gonflement des lèvres,
de la langue et de la luette survient.
Ces réactions croisées surviennent parce que les allergènes contenus dans
certains pollens et certains aliments se ressemblent chimiquement.
Les symptômes de ce type d’allergie alimentaire se produisent uniquement
avec des aliments crus. Il est conseillé de s’abstenir de les consommer,
surtout durant la saisons des allergies.

D’autres facteurs peuvent aggraver les symptômes : - la fumée de tabac et


des feux de foyer
- les parfums
- la pollution de l‘air
- le vent ou les courants
d’air.
- les changements de
température

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Mesures pour prévenir les complications

Traiter les symptômes de la rhinite allergique dès qu’ils se manifestent


contribuent à prévenir les complications, comme l’otite moyenne,
l’asthme et la sinusite chronique.

9) Traitements allopathiques

Vasoconstriteurs :

Pseudo-éphédrine :

Otrivine Nasa- Tab


Rinomar pseudo-éphédrinum
Vasocédine
pseudo-
éphédrine

La pseudo-éphédrine agit sur une partie de notre système nerveux. Elle


permet aux vaisseaux sanguins de se contracter.
En cas de nez bouché, la pseudo-éphédrine permet aux petits sanguins de la
muqueuse nasale qui sont dilatés de se contracter.
La prise de pseudo-éphédrine doit être de courte durée, de préférence pas
plus de 3 à 5 jours.

Les doses usuelles conseillées lors d’un nez bouchés sont :


Adultes et enfants de plus de 12 ans : 30-60 mg 3 fois par jour

Contre-indications :

- Grossesse, allaitement
- Hypersensibilité à la pseudo-éphédrine
- Hypertension, affections des coronaires
- Rythme cardiaque perturbé
- Hypertrophie de la prostate

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- Diabétiques
- Glaucome à angle fermé
- Hyperthyroïdie sévère
- Affections cardio-vasculaires

Effets secondaires :

- Hypertension
- Tachycardie, insomnie

Intéractions : IMAO

Pharmacodynamie :

Décongestionnants à usage systémique.


Ce médicament est un sympathicomimétique, décongestionnant nasal par
voie systémique.
Pharmacocinétique
Après administration par voie orale, la pseudo-éphédrine est excrétée par
voie rénale sous forme inchangée.
La demi-vie d’élimination est dépendante du Ph urinaire.

Beaucoup d’antihistaminiques H1 présents dans ces associations entraînent


des effets indésirables comme la somnolence.
Vasoconstricteurs + antihistaminiques H1

Actifed,
Cirrus
Clarinase
Rhinathiol antirhinitis
Rhinisa

Les antihistaminiques H1 bloquent la production d’histamine


Indications des antihistaminiques H1

• Rhinite allergique
• Conjonctivite allergique
• Urticaire, prurit
• Réactions anaphylactiques

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• Nausées, vomissements
• Sédation pour les autres antihistaminiques de première génération

Effets secondaires :

Ils peuvent provoquer une somnolence diurne et des troubles cognitifs de par
leurs effets anticholinergiques.

Contre-indications :

• Hypertrophie prostatique
• Obstruction du col vésical
• Insuffisance cardiaque grave
• Glaucome à angle fermé
• Obstruction gastro-intestinale

Effets secondaires :

• A dose thérapeuthique, ils induisent de la sédation


• A forte dose, ils provoquent de l’excitation et des convulsions

Intéractions :

Barbituriques, tranquillisants

Pharmacodynamie :

Les antihistaminiques H1 entrent en compétition avec l’histamine pour les


récepteurs à l’histamine au niveau des cellules effectrices.
Ils ont également des effets anti-sérotoninergiques et anti-cholinergiques
Pharmacocinétique :

Les antihistaminiques H1 peuvent être administrés par voie orale ou parentérale.


Par voie entérale, ils sont bien résorbés chez les mono-gastriques.

Vasoconstricteurs + paracétamol, anti-histaminiques

Niocitran Sinutab

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Rhinofébryl

Indications du paracétamol
:
- Douleur
- Fièvre

Contre-indications

- Problèmes au niveau du foie, hépatite


- Problème rénal

Effets secondaires

- Allergie au paracétamol
- Problèmes au niveau sanguin
- Complications gastro-intestinales
- Nécrose hépatique
- Nécrose tubulaire, complications rénales

Intéractions

- Alcool
- Isoniazide

Pharmacodynamie

C’est un antalgique d’effet rapide.


C’est un antipyrétique par un mécanisme hypothalamique.
Le paracétamol possède des propriétés anti-oxydantes qui pourraient être à
l’origine d’une réduction de l’oxydation des LDL, d’une diminution du risque
cardiovasculaire et d’un effet préventif sur la cataracte.

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Pharmacocinétique

Voie orale : résorption digestive rapide et complète.


diffusion dans l’organisme bonne
Pic de concentration plasmatique 30 à 60 minutes après la prise.
Demi-vie courte : 2 à 3 heures

Métabolisme hépatique :

Fabrication de métabolites réactifs par le cytochrome 450.


«Désintoxication » par le glutathion contenu dans les cellules hépatiques, de ces
métabolites réactifs, potentiellement hépato-toxiques.

Préparations nasales

Solutions salines :

Solution à base de chlorure de sodium 0.9 % pour le rinçage du nez :

Physiologica Physiorhine

Indications

Lavage des fosses nasales en cas de rhinite, sinusite et coryza.

Intéractions

Nettoyage des yeux : ne pas administrer simultanément un collyre à l’argyrol.

Vasoconstricteurs par voie nasale

21
Traitement de courte durée (5 à 7 jours maximum), car une utilisation
répétée provoque une atrophie de la muqueuse nasale

Ephedrine : Endrine gouttes nasales

Ephedroguent (pommade)

Pharmacodynamie de l’éphédrine

Sympathomimétique en association sauf aux corticoïdes.


Ce médicament est une association d’un sympathicomimétique indirect,
vasoconstricteur, décongestionnant par voie nasale et d’un antiseptique.

Pharmacocinétique

Administré par voie nasale, l’éphédrine est résorbée au niveau de la muqueuse


nasale, et au niveau gastro-intestinal après la déglutition.
La résorption au niveau de la muqueuse nasale est diminuée par la
vasoconstriction provoquée par l’administration de ce produit.

Naphazoline : Neusinol (spray nasal)

Deltarinathiol

Oxyméthazoline : Nésivine en gouttes ou en spray nasal chez


l’adulte.

22
Spray ou gouttes s
nasales Siné conservans chez l’ enfant
Tramazoline : Rhinospray (gouttes ou spray nasal)

Xylométhazoline : Nasa-rhinathiol

23
Nasasinutab

Otrivine anti-
rhinitis en
gouttes ou en spray chez l’adulte..
en
gouttes chez l’enfant.

Indications des vasoconstricteurs par voie nasale.

Traitement symptomatique local, décongestionnant des muqueuses


nasales et du rhino-pharynx : dans les congestions des muqueuses
accompagnant le rhume banal, le rhume des foins et autres allergies, la
rhinite aiguë ou chronique et la sinusite.

Contre-indications

Hypersensibilité à l’un des composants de la solution


Glaucome par fermeture de l’angle
Rhinite atrophique

Effets secondaires

24
Hypertension
Irritation de la muqueuse nasale en cas d’utilisation prolongée.

Intéractions

IMAO

Préparations contre la rhinite allergique

Anticholinergiques

Atronase (spray nasal) 180doses 20 micro-grammes. D

DCI : bromure d’ipratropium

Indications

Traitement symptomatique de la rhinorrhée dans la rhinite allergique et non


allergique.

Contre-indications

- Hypersensibilité à l’atropine, à ses dérivés ou à l’un des excipients


- Glaucome à angle fermé
- Rétention urinaire

Effets secondaires

- Epystaxis, sécheresse et irritations nasales

25
- Nausées et/ou sensation de brûlure
- Sécheresse de la bouche
- Troubles de la motilité gastro-intestinale
- Céphalées
- Tachycardie
- Réactions allergiques comme rash cutané, œdème de la langue, des
lèvres,
du visage, urticaire, laryngospasme.
- Augmentation de la pression intra-oculaire et mydriase.

Intéractions

Risque d’effet additif si d’autres médications anti-cholinergiques, même


inhalatoires sont administrées.

Posologie

Adulte : 2 pulvérisations successives dans chaque narine, à répéter 2 à


3 fois par jour.
L’atronase a pour but de traiter la rhinorrhée par un usage régulier. Une
amélioration apparaît généralement après 24 h de traitement.

Pharmacodynamie

Le bromure d’ipratropium est un antagoniste parasympathomimétique


muscarinique.
Il réduit les sécrétions des muqueuses des glandes nasales séreuses et
séro-muqueuses, lorsque leurs sécrétions sont accrues.
L’absorption au niveau du récepteur muscarinique local est très rapide.
Suite à l’application intra-nasale de l’atronase , il n’y a pas de concentration
plasmatique supérieure à 0.1 ng par ml.
La réaction sécrétoire de la muqueuse est maintenue.

Pharmacocinétique

L’entrée en action est rapide.


L’effet anti-sécrétoire se maintient pendant 6 à 8 h.

Corticostéroïdes

Avamys en spray nasal


120 doses 27,5 µg/dose

26
Flixonase aqua en spray nasal : 60 doses 50 µg/dose

DCI de ces 2 médicaments : Fluticasone furoate

Indications

Rhinite allergique

Contre-indications

Hypersensibilité aux produits

Effets secondaires

Troubles mentaux du comportement


Troubles du système immunitaire
Troubles du métabolisme
Troubles de l’état général
Troubles musculo-squelettiques

Posologie

2 doses dans chaque narine 1 fois par jour

Pharmacocinétique

Le furoate de fluticasone est partiellement absorbé par voie digestive et


subit un effet de premier passage hépatique et intestinal important qui
conduit à une exposition systémique négligeable.

27
La bio-disponibilité du furoate de fluticasone administré par voie nasale
est de 0,50 %, ce qui signifie que moins de 1µg de furoate de fluticasone
serait disponible au niveau systémique après l’administration de 110 µg par
voie nasale.

Distribution

La liaison du furoate de fluticasone aux protéines plasmatiques est


supérieure à 99 %. Le furoate de fluticasone est distribué avec un volume de
distribution qui atteint environ 608 h.

Métabolisme

Le furoate de fluticasone est rapidement éliminé de la circulation


systémique par métabolisation hépatique.

Elimination

Après administration par voie orale ou IV, l’élimination est surtout


fécale indiquant une excrétion du furoate de fluticasone et de ses métabolites
par la bile.

Béconase aqua en spray nasal


200 doses 50 µg/dose

l
DCI : Béclométasone

Indications

- Rhinites allergiques
- Rhinites inflammatoires

Contre-indications

- Hypersensibilité à l’un des constituants


- Troubles de l’hémostase , épystaxis
- Tuberculose pulmonaire
- Ulcère digestif
- Enfants de moins de 3 ans

28
- Herpès

Effets secondaires

Possibilité d’assèchement et d’irritation des muqueuses nasales et de la


gorge
Epistaxis, céphalées, goût et odeur désagréable
Infections à candidas albicans nasales et pharyngées

Pharmacodynamie

Le dipropionate de béclométasone possède une activité


anti-inflammatoire sur les muqueuses nasales.

Pharmacocinétique

Après administration par voie nasale, le dipropionate de


béclométasone est en partie absorbé par la muqueuse nasale et en
partie dégluti.
Il est métabolisé dans le foie en monopropionate et béclométasone
-alcool, puis excrété sous forme de métabolites inactifs dans la bile et
les urines.

Posologie

2 à 4 fois par jour, 1 à 2 doses dans chaque narine

Nasonex en spray nasal


140doses : 50 µg/dose

DCI : Mométasone furoate

Indications

- Rhinite allergique saisonnière ou perannuelle de l’adulte et de


l’enfant de plus de 3 ans.
- Traitement symptomatique de la polypose nasosinusienne chez
l’adulte.

29
Contre-indications

- Hypersensibilité à l’un des constituants


- Troubles de l’hémostase (épystaxis)
- Infection orobucconasale et ophtalmique par herpès simplex
virus
-Enfants de moins de 3 ans

Effets secondaires

- Epystaxis, irritation ou sensation de brûlure nasale, de


sécheresse de la muqueuse nasale.
- Céphalées, irritation pharyngée, sécheresse des muqueuses
- Infections à candida albicans nasales et pharyngées

Posologie

Rhinite allergique

Adulte et enfant de plus de 12 ans


200 µg/jour soit 2 pulvérisations de 50 µg dans chaque narine
1 fois/jour le matin.
Elle peut être diminuée à 100 µg/jour une fois
l’amélioration des symptômes.

Enfants entre 3 et 11 ans


100 µg/jour soit 1 pulvérisation de 50 µg dans chaque narine
1 fois/jour le matin.

Pharmacodynamie

Le furoate de mométasone est un glucocorticoïde.


Il exerce une action anti-inflammatoire locale.

Pharmacocinétique

La bio-disponibilité systémique du furoate de mométasone


solution aqueuse administré par voie nasale est inférieure à 0,1 %.
Le furoate de mométasone résorbé par voie digestive subit un
effet de premier passage hépatique.

Rhinocort en spray nasal


120 doses 64 µg/dose

Turbohaler (poudre pour usage nasal


200 doses 100 µg/dose

30
DCI : budésonide

Indications

Traitement de la rhinite allergique saisonnière ou perranuelle de l’adulte et


de l’enfant de plus de 6 ans.

Contre-indications

- Allergie à l’un des composants.


- Troubles de l’hémostase (épystaxis)
- Infection orobucconasale et ophtalmique par herpès virus

Effets secondaires

Epistaxis, irritation nasale, sécheresse de la muqueuse nasale


Infections nasales et pharyngées à candida albicans

Posologie – mode d’administration

Traitement de la rhinite allergique saisonnière ou perannuelle chez l’adulte


et l’enfant de plus de 6 ans
Dose initiale : 256 µg en 1 ou 2 prises/jour :
*soit 2 pulvérisations de 64 µg dans chaque narine 1 fois le matin
*soit 1 pulvérisation de 64 µg dans chaque narine 2 fois/jour
(matin et soir).

Le traitement sera poursuivi en s’efforçant d’abaisser progressivement


les doses dès l’amélioration des symptômes.
Une dose d’entretien de 64 µg (1 pulvérisation dans chaque narine le
matin est suffisante.

Pharmacodynamie

Le budésonide administré par voie nasale exerce une activité


anti-inflammatoire.

Pharmacocinétique

31
La bio-disponibilité systémique du budésonide administré par voie
nasale est de 33 %.
La concentration plasmatique maximale chez l’adulte après
administration de 256 µg de budésonide a été de 0,64 nmol/litre
Le budésonide subit un effet de premier passage hépatique avec
transformation en métabolites pratiquement dénués d’activités
glucocorticoïde.
Ces métabolites son excrétés dans les urines.

Syntaris en spray nasal


240 doses 25 µg/dose

DCI : Flunisolide

Posologie : 2 doses dans chaque narine 2 à 3 fois par jour.

Antihistaminiques H1

Allergodil en spray nasal


10 ml 1 mg/ml

Otrivine anti-allergie en spray nasal


10 ml 1 mg/ml

32
DCI de ces 2 médicaments : Azélastine

Indications

Traitement symptomatique des rhinites saisonnières et perannuelles


d’origine allergique.

Contre-indications

Hypersensibilité à l’un des constituants

Effets secondaires

Irritation de la muqueuse nasale


Modification du goût
Epistaxis

Intéractions

Alcool
Antidépresseurs du système nerveux central : dérivés
morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de
substitution)
Benzodiazépines, anxyolitiques
Hypnotiques, antidépresseurs sédatifs
Anti-hypertenseurs centraux, baclofène

Pharmacocinétique

Après administration nasale répétée (0,14 mg dans chaque narine


2 fois par jour, les taux plasmatiques d’azélastine sont d’environ
0,26 ng/litre.
Les taux du métabolite actif déméthylazélastine sont de l’ordre de la
limite de quantification (0,12 ng/ml) ou inférieur

Livostin en spray nasal


100 doses 50 µg/dose.

33
DCI : Lévocabastine

Posologie

2 doses dans chaque narine 2 fois/jour

Cromoglycate de sodium

Lomusol en gouttes nasales


13,5 ml 20 mg/ml
1 ml = 25 gouttes
ou
spray nasal
100 doses 5,2 mg/dose

34
Indications

Rhinite allergique

Contre-indications

- Allergie au cromoglycate ou à l’un des autres composants du produit


- Grossesse, allaitement

Effets secondaires

Réactions d’hypersensibilité au cromoglycate de sodium.


Brève irritation nasale en début de traitement
Risque de bronchospasme car présence de bromure de benzalkonium.

Posologie et mode d’administration

spray : 1 dose dans chaque narine 2 à 4 fois/jour


gouttes : 2 gouttes dans chaque narine 6 fois/jour

Pharmacodynamie

Le cromoglycate de sodium exerce une action locale directe au niveau des


muqueuses (bronchique, pituitaire, conjonctivale, digestive)
Il prévient la libération des médiateurs chimiques de l’anaphylaxie par
stabilisation de la membrane du mastocyte au niveau de laquelle il inhibe la
pénétration intracellulaire de Ca++, cet ion est indispensable à la dégranulation
des mastocytes.

Pharmacocinétique

Le cromoglycate de sodium n’est pas métabolisé.


La majeure partie est déglutie, l’absorption par la voie digestive étant
lente et très limitée. La partie absorbée est éliminée comme après une
intra-veineuse, sous forme inchangée à parts égales par voie biliaire et urinaire.

Divers :

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Dexarhinospray en spray nasal (125 doses)

DCI : dexaméthasone – tramazoline


(vasoconstricteurs + corticoïdes)

Otrivine duo en spray nasal (70 doses)

DCI : ipratropium + xylométazoline


(anti-cholinergique + vasoconstricteur)

Sofraline en gouttes nasales 15 ml


spray nasal 15 ml

DCI : framycétine + naphazoline


(antibiotique + vasoconstricteur)

Soframycine en gouttes nasales


15 ml 7800UI/ml
en spray nasal
15 ml 7800UI/ml

DCI : framycétine
(antibiotique)

Sofrasolone en gouttes nasales 10 ml


en spray nasal 10 ml

DCI : framycétine + naphazoline + prednisolone


(antibiotique + vasoconstricteur + corticoïdes)

Spraydil en spray nasal 10 ml

DCI : cétrimonium phénylédrine

Vibrocil en gel nasal 12 g


en gouttes nasales 15 ml
en spray nasal 15 ml
Préparations inhalées

Inhalo-rhinathiol (gouttes pour inhalation 20 ml)


Eucalyptol, menthol

Inopectol crème 50 g
camphre
eucalyptol
gaïacol
menthol
pin sylvestre essence

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Olbas gouttes pour inhalation 10 ml
cajeput essence
eucalyptol
eugénol
gaulthéria essence
menthe essence
menthol

Pulmex pommade 40 g
benzoate de benzyle
camphre
cinnamate de benzyle
eucalyptol
romarin essence
vanilline

Vicks vaporub en pommade 100 g


camphre
eucalyptus essence
menthol
térébenthine essence
thymol

Oligo-éléments

Granions de manganèse

Contre-indications

- Hypersensibilité à un des constituants


- Grossesse, allaitement

Posologie

1 à 2 ampoules/jour à diluer dans un verre d’eau en dehors des repas

Oligosole de manganèse

Contre-indications

Hypersensibilité à l’un des constituants de la solution


Grossesse, allaitement

Posologie et voie d’administration

Voie orale
L’administration par voie sublinguale est recommandée
Réservé à l’adulte

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1 à 2 ampoules/jour le matin à jeûn ou 15 min avant le repas ou
le soir au coucher.
Garder le contenu de l’ampoule 1 à 2 min sous la langue avant
d’avaler.

Oligostin de manganèse

Les oligo-éléments à base de manganèse sont utilisés comme modificateurs de


terrains dans le cadre du traitement des allergies.

10) Traitements homéopathiques des rhinites allergiques

2 à 3 mois avant le début du rhume des foins, il faut voir un homéopathe


pour qu’il détermine le traitement de terrain.

Les remèdes suivants peuvent être efficaces en prises rapprochées (toutes


les heures) pour traiter les symptômes aigus.
Leur effet ne sera durable que si un traitement de fond est associé.

Prendre systématiquement :

Galphimia Glauca 5 CH,


trois granules toutes les demi-heures ou toutes les heures , en
commençant dès le début des crises.

Ajouter, selon les symptômes :


*si les yeux sont irrités, en cas de gonflement des paupières, en cas
de gonflement du blanc de l’œil,

Apis melifica 9 CH

*en cas de démangeaisons du palais, en cas de démangeaisons dans


le nez,

Arundo mauritanica 9 CH

*en cas d’allergie à l’herbe coupée (tonte d’un gazon par


exemple,

Dulcamara 9 CH

*en cas d’asthme surajouté, en cas de toux allergique,

Ipeca 9 CH

*avec douleurs dans les os de la face,

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Kalium iodatum 9 CH

*écoulement ressemblant à du blanc d’œuf,

Natrum muriaticum 9 CH

*avec démangeaisons des ailes du nez, avec


démangeaisons dans l’arrière-nez, obligeant à racler le nez en faisant un
bruit ressemblant au grognement du cochon, allergie aux moisissures,

Natrum sulfuricum 9 CH

*si l’on éternue,

Nux vomica 9CH

*en cas de fatigue ou de bouffées de chaleur,

Sépia officinalis 9 CH

*éternuement par l’odeur des fleurs,

Sabadilla officinarum 9 CH

Localement, utiliser :
dans les yeux (une goutte 3 fois/jour), collyre au
Cineraria, et mettre des lunettes avant de sortir.
dans le nez ( un petit peu dans chaque narine chaque
fois que l’on sort), pommade au Calendula.

*nez bouché dans une pièce surchauffée,

Pulsatilla 9CH

*nez bouché et sec, pour l’enfant qui renifle tout le


temps,

Sambucus nigra 9CH

11) Traitements phytothérapiques

Plantain : antiallergique et anti-inflammatoire

Desmodium ascendens : inhibe l’action de l’histamine.


C’est un grand hémato-procteur.

Lapacho : renforce les défenses immunitaires et intervient en

39
bio-régulateur des mécanismes enzymatiques, important dans
les phénomènes de réactions allergiques.

La pétasite (petasis hybridus) à prendre sous forme de comprimés.


A utiliser lorsque les anti-histaminiques classiques
provoquent trop de somnolence.

La feuille d’ortie : à prendre sous forme de tisane, permettrait d’éviter


les éternuements, le nez bouché et les démangeaisons.

La camomille vraie : à prendre sous forme de tisane, cette plante


pourrait atténuer les inflammations nasales.

Aromathérapie

A réaliser dans un flacon roll-on ou un compte-gouttes :

- Huiles essentielles d’eucalyptus radié : 2 ml


- Huiles essentielles d’eucalyptus mentholé : 2 ml
- Huiles essentielles de menthe poivrée : 1 ml
- Huiles essentielles litsée citronnée : 1 ml

Mélanger les huiles dans un flacon.

Utilisation

3 à 4 gouttes/jour
Les huiles essentielles à éphédrine (HE de Niaouli, HE d’olive sont utilisées
pour soulager les symptômes.

Huiles essentielles de matricaire :


anti-inflammatoires, elle permet de décongestionner les muqueuses
irritées par les phénomènes allergiques.
Elle apaise les difficultés respiratoires
Déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes, aux enfants de moins de
12 ans et aux épileptiques.

Traitement préventif

3 gouttes d’huiles essentielles d’estragon sur un support 1 fois/jour


pendant 1 mois.
Stopper 3 semaines et recommencer pendant 1 mois.

Traitement curatif

3 gouttes d’huiles essentielles d’estragon sur un support 3 fois/jour


pendant 2 jours.
(support = miel, sucre, comprimé neutre).

40
-

12) Glossaire

Allergie : réaction anormale et spécifique de l’organisme au contact d’une


substance étrangère (allergène qui n’entraîne pas de trouble chez la
plupart des sujets.

Angine : inflammation des amygdales et/ou de l’oropharynx.

Asthme : affection inflammatoire chronique des bronches, caractérisée par


des crises de dyspnée paroxystique sifflante témoignant d’une contraction
brutale des muscles commandant l’ouverture et la fermeture des bronches
auxquelles s’associent un œdème et une hypersécrétion des muqueuses
des voies aériennes.

41
Bronchite : inflammation des bronches, pouvant être aiguë ou chronique

Cataracte : opacification partielle ou totale du cristallin, due à l’altération


du métabolisme des fibres cristalliniennes et responsable d’une baisse
progressive de la vision.

Choc anaphylactique : manifestation la plus sévère de l’allergie entraînant


une grave défaillance circulatoire et des difficultés respiratoires.

Conjonctivite : inflammation de la conjonctive, d’origine infectieuse, virale,


parasitaire ou allergique.

Corticoïde : hormone sécrétée par les glandes corticosurrénales à partir du


cholestérol.

Eczéma : syndrome caractérisant plusieurs maladies cutanées, d’origine


immunoallergique mais de mécanismes variables, se manifestant dans sa
forme aiguë, par des lésions rouges, suintantes et très prurigineuses.

Epistaxis : saignement de nez

Glaucome : maladie de l’œil caractérisée par une élévation de la pression


intra-oculaire avec atteinte de la tête du nerf optique et altération du
champ visuel, pouvant aboutir à la cécité.

Grippe : maladie infectieuse, très contagieuse, due au virus à ARN.

Herpès : maladie infectieuse, contagieuse et récurrente, due au virus herpès


simplex.

Mastocyte : cellule du tissu conjonctif qui sécrète des substances chimiques


participant aux réactions de défenses de l’organisme.

Nécrose : mort d’une cellule ou d’un tissu organique.


Œdème : rétention pathologique de liquide dans les tissus de l’organisme, en
particulier dans le tissu intersticiel.

Otite : inflammation des cavités de l’oreille moyenne, de la muqueuse qui


les tapisse et du tympan.

Papule : variété de lésion cutanée sèche, plus ou moins saillantes, de moins


de 5 mm de diamètre et de couleur variable.
Pharyngite : inflammation du pharynx

Plasmocyte : cellule qui produit et excrète les anticorps dans le plasma


sanguin.

Pollinose : toute affection allergique provoquée par les pollens dans les
étamines, disséminés soit par le vent, soit par les insectes.

42
Polype : tumeur le plus souvent bénigne, généralement pédiculées qui se
développe sur les muqueuses des cavités naturelles de l’organisme.

Polypose nasosinusienne : maladie caractérisée par la présence de multiples


polypes sur les muqueuses des cavités naturelles de l’organisme.

Prurit : sensation naissant dans la peau et entraînant une envie de se gratter

Rétention urinaire : impossibilité de satisfaire le besoin de vider la vessie.

Rhinite : inflammation de la muqueuse des fosses nasales.

Rhinite allergique : inflammation des muqueuses nasales d’étiologie


allergique, caractérisée par une rhinorrhée, une muqueuse tuméfiée, des
éternuements et un prurit, souvent accompagnés de conjonctivite.

Rhinorrhée : écoulement de liquide provenant des fosses nasales ou des


sinus.

Rhume : affection qui entraîne une toux et un écoulement nasal.

Sinusite : inflammation des sinus de la face.

Tuberculose pulmonaire : maladie infectieuse contagieuse due à une


bactérie, Mycobactérium tuberculosis, ou bacille de Koch.

Urticaire : maladie dermatologique caractérisée par l’apparition de plaques


rouges en relief, souvent très prurigineuse.

RÉFÉRENCES :

- http://www.creapharma
- cours de pharmacologie
- cours de microbiologie
- encyclopédie Larousse médical
- Editions Atlas : le corps humain
- Euréka santé avec Vidal
- Guide pratique de phytothérapie
L’essentiel de la santé par les plantes.
- La santé par les plantes (sélection de Readers digest)
- passeportsanté.net
- répertoire commenté des médicaments 2009
- se soigner par l’homéopathie. Dr Alain Horvilleur
- Vademecum clinique 2006 : du diagnostic au traitement

43
Fattorusso V, Ritter O.
- http://www.gsk.fr/gsk/Votre santé/rhinite_allergique

44
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