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Chapitre 1

La valeur et le temps
Application 1 ● Vrai-faux, p. 25
Répondez par « vrai » ou par « faux » aux affirmations ci-dessous.
1. Les intérêts simples sont utilisés dans le calcul d’un escompte commercial.
☒ Vrai
2. Les intérêts composés sont utilisés dans les opérations de durée supérieure
à une période.
☒ Faux
3. Le taux d’intérêt correspond toujours à une période d’un an.
☒ Faux
4. Le taux proportionnel est calculé pour les intérêts composés et le taux équiva-
lent pour les intérêts simples.
☒ Faux
5. Une rente économique peut être protégée, par exemple, par un brevet.
☒ Vrai
6. Une annuité constante correspond au versement ou au prélèvement d’une
somme identique sur plusieurs périodes.
☒ Vrai
7. Le taux de marché est le taux moyen attendu par l’ensemble des investisseurs
sur un marché.
☒ Vrai
8. Les intérêts composés suivent une progression arithmétique de raison (1 + i)
alors que les intérêts simples suivent une progression arithmétique de raison i.
☒ Faux
9. Un versement à échoir se fait en fin de période.
☒ Faux
10. Le taux d’intérêt équivalent est inférieur au taux d’intérêt proportionnel.
☒ Vrai

© Nathan Chapitre 1 • La valeur et le temps / 7


Application 2 ● Capitalisation, actualisation, p. 26
1. Que devient un capital de 10 000 € placé pendant 6 ans et 3 mois au taux
de 5,5 % l’an ?
𝐴𝐴 = 10 000 × (1,05)6,25 = 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗, 𝟐𝟐𝟐𝟐 €
2. Actualisez au taux de 5 % une somme de 75 000 € payable dans 5 ans
et 9 mois.
𝑎𝑎 = 75000 × (1,05)−5,75 = 𝟓𝟓𝟓𝟓 𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔, 𝟗𝟗𝟗𝟗 €
3. À quel taux une somme (a) quadruple-t-elle en 25 ans par capitalisation
annuelle ?
4 = 𝑎𝑎 × (1 + 𝑖𝑖)25
i = 5,709 %
4. Au bout de combien de temps (n) une somme double-t-elle au taux semes-
triel de 4 % par capitalisation semestrielle ?
2 = 1 × (1,04)𝑛𝑛
D’où un nombre de semestres égal à 17 semestres 2/3.
5. Calculez la valeur acquise par une suite de 12 annuités de fin de période
de 7 000 € au moment du versement de la dernière annuité et placées au
taux de 5,5 %.
(1,055)11 − 1
𝐴𝐴 = 7 000 × � � + 7 000 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 €
0,055
6. Calculez les taux proportionnels et les taux équivalents correspondant
au taux annuel de 3 % pour un semestre, pour un trimestre, pour un mois.

Semestriel Trimestriel Mensuel

2 2 2
Taux proportionnel = 1,5 % = 0,75 % = 0,25 %
3 6 12

1
(1,03)0,5 (1,03)0,25 (1,03)12
Taux équivalent
= 1,4889 % = 0,7417 % = 0,2466 %

7. Quelle est la valeur actuelle d’une suite de 8 annuités constantes de


10 000 €, la première venant à échéance immédiatement au taux de 5 % ?
1 − (1,05)−7
𝐴𝐴 = 10 000 × � � + 10 000 = 𝟔𝟔𝟔𝟔 𝟖𝟖𝟖𝟖𝟑𝟑, 𝟕𝟕𝟕𝟕 €
0,05

8 / Chapitre 1 • La valeur et le temps © Nathan


Application 3 ● Comparaison de placements, p. 26
Classez les valeurs acquises de la plus importante à la plus faible selon les
différentes modalités suivantes :

Proposition Calculs

Taux mensuel de 1 % en intérêts compo- Taux équivalent : 12,683 %


sés 100 000 × (1,12683)2 = 126 974,58 €

Taux mensuel de 1,1 % en intérêts simples (100 000 × 1,1 % × 24) + 100 000 =
126 400 €

Taux annuel de 12 % en intérêts compo- 100 000 (1,12)2 = 125 440 €


sés

Taux trimestriel de 3 % en intérêts simples (100 000 × 3 % × 8) + 100 000 = 124 000 €

Taux annuel de 10 % en intérêts simples [(100 000 × 10 %) × 2] + 100 000 = 120 000 €

Application 4 ● Annuités constantes, p. 26


1. Calculez le montant de chacune de ces annuités.
Montant de chacune des annuités :
𝟏𝟏 − (𝟏𝟏, 𝟎𝟎𝟎𝟎)−𝟏𝟏𝟏𝟏
𝟓𝟓𝟓𝟓 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 = 𝒂𝒂 × � � = 𝟔𝟔 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒, 𝟐𝟐𝟐𝟐 €
𝟎𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟎
1
Le taux trimestriel t équivalent à 5 % annuel est égal à : 𝑖𝑖 = 1,054 = 𝟏𝟏, 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 %
2. Est-ce vraiment intéressant pour l’entreprise ? Solutionnez ce problème
en calculant le taux trimestriel équivalent et en actualisant les 40 trimestres
à ce taux.
L’entreprise verse donc 50 930 € au lieu des 50 000 € prêtés, les deux montants
ne sont pas équivalents. Ce n’est pas intéressant pour l’entreprise.
𝑎𝑎
Puisque l’entreprise rembourse = 1 618,81 € chaque trimestre, la valeur actuali-
4
sée des 40 versements de remboursement est de :
𝟏𝟏 − (𝟏𝟏, 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎)−𝟒𝟒𝟒𝟒
𝟏𝟏 𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔, 𝟖𝟖𝟖𝟖 € × � � = 𝟓𝟓𝟓𝟓 𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗𝟗, 𝟏𝟏𝟏𝟏 €
𝟎𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎
Application 5 ● Taux de rentabilité actuariel, p. 27
1. Déterminez l’annuité constante.
L’annuité constante s’élève à :
𝟏𝟏 − (𝟏𝟏 + 𝟎𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟎)−𝟒𝟒
𝟒𝟒𝟒𝟒 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 = 𝐚𝐚 � � = 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖, 𝟏𝟏𝟏𝟏 €
𝟎𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟎

© Nathan Chapitre 1 • La valeur et le temps / 9


L’annuité constante est de 11 809,12 €.
Le montant versé sera diminué de 1 % du capital emprunté, soit 400 €.
2. Quel est le taux de rentabilité actuariel ?
Le taux de rentabilité actuariel égalise la valeur du capital initial et les valeurs
actuelles des remboursements futurs :
𝟏𝟏 − (𝟏𝟏 + 𝐢𝐢)−𝟒𝟒
𝟑𝟑𝟑𝟑 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 = 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖, 𝟏𝟏𝟏𝟏 � �
𝐢𝐢
Le taux de rentabilité actuariel est de 7,67 %, soit un taux supérieur de 0,67 point
à celui annoncé par la banque.

Application 6 ● Rentabilité d’un projet, p. 27


L’investisseur doit-il investir dans le projet ?

Année 1 Année 2 Année 3

Encaissements 100 000 € 120 000 € 150 000 €

Décaissements 80 000 € 90 000 € 100 000 €

Recettes nettes 20 000 € 30 000 € 50 000 €

Actualisons les recettes nettes au taux de 12 % :


A = 20 000 (1,12)−1 + 30 000 (1,12)−2 + 50 000(1,12)−3
=  17 857,14 + 23 915,82 + 35 589,01
= 77 361,97 €.

Au taux du marché, le projet est rentable puisqu’il dégage un flux de recettes


nettes actualisées (77 361,97 €) supérieur au montant de l’investissement
(75 000 €).

Application 7 ● Rente perpétuelle, p. 27


Quelle est la valeur de cette entreprise ?
Le nombre i étant plus petit que 1, lorsque le nombre n devient grand, i n +1 tend
vers 0.
𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒
𝑽𝑽𝟎𝟎 = = 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 𝐤𝐤€
𝟎𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟎

La valeur de l’entreprise est de 1 million d’euros.

10 / Chapitre 1 • La valeur et le temps © Nathan


Entraînement à l’examen, p. 28

Dossier 1
Renégociation d’emprunt
1. Déterminer les facteurs qui influent sur le taux d’intérêt. Sont-ils les
mêmes pour toutes les entreprises clientes de la banque ?
Les facteurs qui influent sur le taux d’intérêt sont le niveau de l’inflation, le coût de
fonctionnement de la banque et le risque client. Si les deux premiers éléments sont
les mêmes pour tous les clients de la banque, le dernier est spécifique à
l’entreprise.
2. Déterminer le montant des intérêts supportés par l’entreprise avec ses
deux emprunts.
Emprunt n° 1 = 𝟓𝟓𝟓𝟓 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 (𝟏𝟏, 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎)𝟒𝟒 = 𝟓𝟓𝟓𝟓 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟏𝟏𝟏𝟏 €
Emprunt n° 2 = 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 (𝟏𝟏, 𝟎𝟎𝟎𝟎)𝟒𝟒 = 87 739,39 €
Intérêts supportés par l’entreprise = 7 376,15 € + 12 739,39 € = 20 115,54 €
3. Calculer le coût de l’emprunt unique au taux annuel de 3 %.
Emprunt n° 3 = 125 000 (1,03)4 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔, 𝟔𝟔𝟔𝟔 €
Intérêts supportés par l’entreprise = 15 688,60 €
4. L’entreprise réaliserait-elle une économie ? Dans l’affirmative, de com-
bien ?
115,54 – (15 688,60 + 3 000) = 1 426,94.
L’entreprise réaliserait une économie de 1 426,94 €.
5. Définir le taux actuariel.
Le taux actuariel assure l’équivalence entre la somme placée ou empruntée
et la valeur actuelle des annuités futures reçues ou versées.
6. Quel est le taux actuariel du nouvel emprunt ?
140 688,6 (1+i)-4 =122 000 €
D’où i = 3,63 %.

Dossier 2
Crédit-bail ou emprunt
1. Définir le crédit-bail.
Le crédit-bail est un mode de financement très développé dans les entreprises.
C’est un contrat de location avec une option d’achat. Le bien financé en crédit-bail
ne fait pas partie des actifs de l’entreprise.
L’entreprise verse une redevance à la société propriétaire du bien.

© Nathan Chapitre 1 • La valeur et le temps / 11


2. Quel est le taux d’actualisation utilisé par la société de crédit-bail ?
Le taux d’actualisation est celui qui rend équivalentes les redevances actualisées
et la somme correspondant au financement.
1 − (1 + 𝑖𝑖)−5
300 000 € = 70 000 € × � �
𝑖𝑖
Le taux d’actualisation est de 5,37 %.
3. Quels conseils donner à l’industriel si sa banque lui propose un emprunt
d’un montant équivalent au taux de 4,5 % ?
Le taux d’intérêt proposé par la banque est plus avantageux de 0,87 point.
Cependant, rappelons que le crédit-bail fait partie des opérations d’externalisation
de certaines fonctions de l’entreprise. En effet, en ayant recours au crédit-bail,
l’entreprise n’a pas à mobiliser de ressources internes pour trouver l’actif à finan-
cer, à le commander, à le suivre en comptabilité (inscription en comptabilité dans
la classe 2, amortissement, suivi de l’inventaire…).
Le crédit-bail offre plus de garanties au financeur que l’emprunt, du fait qu’il de-
meure propriétaire du bien. Dans ces conditions, l’endettement de l’entreprise
et sa capacité de remboursement seront fortement analysés.

12 / Chapitre 1 • La valeur et le temps © Nathan


Chapitre 2
La valeur et le risque
CHAPITRE

Application 1 ● Vrai-faux, p. 39
Répondez par « vrai » ou par « faux » aux affirmations ci-dessous.
1. Un avenir aléatoire est un univers où il est possible d’affecter une distribution
de probabilités à des prévisions.
☒ Vrai
2. Une prime de risque ne peut jamais être supérieure au taux d’intérêt d’un actif
sans risque.
☒ Faux
3. Les emprunts de l’État français sont réputés être sans risque.
☒ Vrai
4. L’espérance mathématique mesure le risque d’un événement.
☒ Faux
5. La variance est la racine carrée de l’écart type.
☒ Faux
6. Le risque est mesuré par la dispersion de la variable par rapport à l’espérance
mathématique.
☒ Vrai
7. La diversification des placements permet une réduction du risque.
☒ Vrai
8. L’investisseur choisit toujours le projet le plus rentable, même s’il est plus risqué.
☒ Faux
9. Le β mesure la sensibilité de la rentabilité d’un titre aux fluctuations du marché.
☒ Vrai

© Nathan Chapitre 2 • La valeur et le risque / 13


10. Le MEDAF permet de déterminer la rentabilité attendue d’un titre en fonction
du taux de rémunération d’un placement sans risque et d’une prime de risque de
marché.
☒ Vrai

Application 2 ● Rentabilité de deux projets, p. 40


Déterminez le projet le plus rentable.
𝐸𝐸(𝑋𝑋1 ) = (1 000 × 0,2) + (1 500 × 0,6) + (2 000 × 0,2) = 𝟏𝟏 𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓 €
𝐸𝐸(𝑋𝑋2 ) = (1 000 × 0,1) + (1 500 × 0,4) + (2 000 × 0,5) = 𝟏𝟏 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕 €
Le second scénario est plus rentable, puisqu’il a une espérance mathématique
plus importante ; le directeur mise beaucoup plus sur l’hypothèse optimiste.

Application 3 ● Évaluation du risque, p. 40


Calculez l’espérance mathématique et l’écart type sans calculatrice.
> 1re méthode :
Xi Pi E(X) Xi-E(X) (Xi-E(X))² Pi(Xi-E(X))²
0 0,05 0,00 – 16,25 264,0625 13,203
5 0,10 0,50 – 11,25 126,5625 12,656
10 0,15 1,50 – 6,25 39,0625 5,859
15 0,20 3,00 – 1,25 1,5625 0,313
20 0,25 5,00 3,75 14,0625 3,516
25 0,25 6,25 8,75 76,5625 19,141
E(X) 16,25 Variance 54,688
Écart type 7,4
𝐸𝐸(𝑋𝑋) = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟐𝟐𝟐𝟐
𝑉𝑉(𝑋𝑋) = 𝟓𝟓𝟓𝟓, 𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔
𝜎𝜎 = �54,688 = 𝟕𝟕, 𝟒𝟒
> 2e méthode :
xi pi (x i )² p i (x i )²
0 0,05 0 0,00
5 0,10 25 2,50
10 0,15 100 15,00
15 0,20 225 45,00
20 0,25 400 100,00
25 0,25 625 156,25
1,00 318,75

𝑉𝑉(𝑋𝑋) = 318,75 − (16,25)2 = 𝟓𝟓𝟓𝟓, 𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔


𝜎𝜎 = �54,688 = 𝟕𝟕, 𝟒𝟒

14 / Chapitre 2 • La valeur et le risque © Nathan


La dispersion des ventes autour de l’espérance mathématique est de 7,4. Le
commercial peut donc espérer vendre en moyenne 16 machines par jour avec une
dispersion de 7,4 machines autour de 16 (16 +/– 7,4), ce qui représente un risque
important.

Application 4 ● Impact de la prise en compte d’une prime


de risque sur la rentabilité, p. 40
1. Quelle est la valeur actuelle de ces gains prévisionnels avec un taux
de 5 % ?
1 2 3 4 5 6 7 8
Résultat – 2 000 – 400 2 000 4 000 5 500 7 000 7 000 8 000
Résultat actua-
– 1 905 – 363 1 728 3 291 4 309 5 223 4 975 5 415
lisé (5 %)

En retenant un taux de 5 % comme taux de rémunération d’un placement sans


risque, nous obtenons une valeur actuelle de 22 673 €.
2. Si, compte tenu du secteur d’activité, une prime de risque peut être esti-
mée à 4 %, quelle sera la valeur actuelle des gains ?
Si la prime de risque peut être estimée à 4 %, nous obtenons un taux
d’actualisation de 9 %, et le résultat serait alors de 17 799 €, soit :
1 2 3 4 5 6 7 8
Résultat – 2 000 – 400 2 000 4 000 5 500 7 000 7 000 8 000
Résultat actua-
– 1 835 – 337 1 544 2 834 3 575 4 174 3 829 4 015
lisé (9 %)

Application 5 ● Rentabilité et risque de deux placements,


p. 41
Déterminez le placement le plus rentable et le plus risqué.
> Projet n° 1 :
Xi Pi E(X) Xi-E(X) (Xi-E(X))² Pi(Xi-E(X))²
5 1/3 1,67 – 2,5 6,25 2,08
7,5 1/3 2,50 0,0 0 0
10 1/3 3,33 2,5 6,25 2,08
E(X) 7,50 Variance 4,16
Écart type 2,03
𝐸𝐸(𝑋𝑋) = 𝟕𝟕, 𝟓𝟓
𝑉𝑉(𝑋𝑋) = 4,16 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝜎𝜎 = �4,16 = 𝟐𝟐, 𝟎𝟎𝟎𝟎

© Nathan Chapitre 2 • La valeur et le risque / 15


> Projet n° 2 :
Xi Pi E(X) Xi-E(X) (Xi-E(X))² Pi(Xi-E(X))²
5 0,1 0,50 – 3,50 12,25 1,225
7,5 0,4 3,00 – 1,00 1,00 0,400
10 0,5 5,00 1,50 2,25 1,125
E(X) 8,50 Variance 2,75
Écart type 1,66
𝐸𝐸(𝑋𝑋) = 𝟖𝟖, 𝟓𝟓
𝑉𝑉(𝑋𝑋) = 2,75 𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 𝜎𝜎 = �2,75 = 𝟏𝟏, 𝟔𝟔𝟔𝟔
Le projet n˚ 2 est le plus rentable et le moins risqué.

Application 6 ● Diversification du risque, p. 41


1. Déterminez le titre le plus rentable et le plus risqué.
Le titre B est le plus rentable et le plus risqué.
2. Si l’industriel décide d’investir la moitié de ses capitaux dans chacun
des titres, calculez la rentabilité et le risque total.
1 1
La moyenne pondérée des rentabilités donnerait : � × 7� + � × 11� = 𝟗𝟗, 𝟎𝟎 %
2 2
1 1
La moyenne pondérée des risques donnerait : � × 3� + � × 8� = 𝟓𝟓, 𝟓𝟓 %
2 2

1 2 1 2 1 2 2 2
V(portefeuille) = � � (𝜎𝜎𝜎𝜎)2 + � � (𝜎𝜎𝜎𝜎)2 = � � (3)2 + � � (8)2 = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟑𝟑𝟑𝟑 %
2 2 2 2

σ(portefeuille) =√18,3 = 4,3 %


La diversification du portefeuille réduit le risque puisqu’il est moindre que la simple
addition pondérée des risques de chacun des titres.
3. Faites un calcul identique avec 1/3 dans le titre A et 2/3 dans le titre B.
1 2
La moyenne pondérée des rentabilités donnerait : � × 7� + � × 11� = 𝟗𝟗, 𝟔𝟔𝟔𝟔 %
3 3
1 2
La moyenne pondérée des risques donnerait : � × 3� + � × 8� = 𝟔𝟔, 𝟑𝟑𝟑𝟑 %
3 3

1 2 2 2 1 2 2 2
V(portefeuille) = � � (𝜎𝜎𝜎𝜎)2 + � � (𝜎𝜎𝜎𝜎)2 = � � (3)2 + � � (8)2 = 𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟒𝟒 %
3 3 3 3

σ(portefeuille) = √29,4 = 𝟓𝟓, 𝟒𝟒 %

4. Faites un calcul identique si la proportion est inverse : 1/3 dans le titre A


et 2/3 dans le titre B.
2 1
La moyenne pondérée des rentabilités donnerait : � × 7� + � × 11� = 𝟖𝟖, 𝟑𝟑𝟑𝟑 %
3 3

16 / Chapitre 2 • La valeur et le risque © Nathan


2 1
La moyenne pondérée des risques donnerait : � × 3� + � × 8� = 𝟒𝟒, 𝟔𝟔𝟔𝟔 %
3 3

2 2 1 2 2 2 1 2
V(portefeuille) = � � (𝜎𝜎𝜎𝜎)2 + � � (𝜎𝜎𝜎𝜎)2 = � � (3)2 + � � (8)2 = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟏𝟏 %
3 3 3 3

σ(portefeuille) = √11,1 = 𝟑𝟑, 𝟑𝟑𝟑𝟑 %

5. Complétez le tableau récapitulatif faisant apparaître les compositions sui-


vantes du portefeuille :

Proportion Rentabilité Risque


100 % A 7,0 % 3,0 %
2/3 A et 1/3 B 8,3 % 3,3 %
50/50 9,0 % 4,3 %
1/3 A et 2/3 B 9,7 % 5,4 %
100 % B 11,0 % 8,0 %

Le risque le plus faible est sur le titre A, avec un écart type de 3 %, et le risque
plus fort est sur le titre B.
Quelle que soit la combinaison, le risque est toujours inférieur à la moyenne arith-
métique pondérée des risques.

Application 7 ● Portefeuille de titres, p. 42


1. Quel est le titre le plus rentable ? Le plus risqué ?
Rentabilité et risque :
𝐸𝐸(𝑋𝑋𝐴𝐴 ) = 2,8 + 1,2 + 6,0 + 1,6 − 2 = 𝟗𝟗, 𝟔𝟔 %
𝐸𝐸(𝑋𝑋𝐵𝐵 ) = 1,6 + 2,6 + 0,2 − 1,0 + 5,0 = 𝟖𝟖, 𝟒𝟒 %
Le titre A est plus rentable que le titre B.
Calculons les variances pour déterminer le risque :
> Titre A :
Xi Pi E(X) Xi-E(X) (Xi-E(X))² Pi(Xi-E(X))²
14 0,2 2,8 4,4 19,36 3,872
6 0,2 1,2 – 3,6 12,96 2,592
30 0,2 6 20,4 416,16 83,232
8 0,2 1,6 – 1,6 2,56 0,512
– 10 0,2 –2 – 19,6 384,16 76,832
E(X) 9,6 Variance 167,04
Écart type 12,92

© Nathan Chapitre 2 • La valeur et le risque / 17


> Titre B :
Xi Pi E(X) Xi-E(X) (Xi-E(X))² Pi(Xi-E(X))²
8 0,2 1,6 – 1,6 2,56 0,512
13 0,2 2,6 3,4 11,56 2,312
1 0,2 0,2 – 8,6 73,96 14,792
–5 0,2 –1 – 14,6 213,16 42,632
25 0,2 5 15,4 237,16 47,432
E(X) 8,4 Variance 107,68
Écart type 10,38
Le titre A est plus risqué que le titre B, mais plus rentable.
2. Sur les 20 000 € qu’il désire placer, il place 20 % sur le titre A et 80 % sur le
titre B. Quelle est la rentabilité de son placement ? Le risque est-il modifié ?
La moyenne pondérée des rentabilités donnerait :
(0,2 × 9,6) + (0,8 × 8,4) = 8,64 %
La moyenne pondérée des risques donnerait :
(0,2 × 12,92) + (0,8 × 10,38) = 10,89 %
V(portefeuille) = 0,22 (𝜎𝜎𝜎𝜎)2 + 0,82 (𝜎𝜎𝜎𝜎)2 = 0,22 (12,92)2 + 0,82 (10,38)2 = 𝟕𝟕𝟕𝟕, 𝟔𝟔 %
σ(portefeuille) = �75,6 = 8,7 %
Le risque serait plus faible que la moyenne pondérée des risques.
3. Aurait-il intérêt à réaliser la proportion inverse (80 % sur le titre A et 20 %
sur le titre B) ?
La moyenne pondérée des rentabilités donnerait :
(0,8 × 9,6) + (0,2 × 8,4) = 𝟗𝟗, 𝟑𝟑𝟑𝟑 %
La moyenne pondérée des risques donnerait :
(0,8 × 12,92) + (0,2 × 10,38) = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟒𝟒𝟒𝟒 %
V(portefeuille) = 0,82 (𝜎𝜎𝜎𝜎)2 + 0,22 (𝜎𝜎𝜎𝜎)2 = 0,82 (12,92)2 + 0,22 (10,38)2 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟏𝟏 %
σ(portefeuille) = √111,1 = 10,54 %
Le risque serait plus faible que la moyenne pondérée des risques.
4. Faites un tableau récapitulatif faisant apparaître la rentabilité et le risque
d’un portefeuille comprenant 100 % de titre A, 80 % A et 20 % B, 20 % A et
80 % B, 100 % de titre B.

Proportion Rentabilité Risque


100 % A 9,6 % 12,92 %
80 % A et 20 % B 9,36 % 10,54 %
20 % A et 80 % B 8,64 % 8,7 %
100 % B 8,4 % 10,3 %

18 / Chapitre 2 • La valeur et le risque © Nathan


Application 8 ● Le MEDAF, p. 42
1. Définissez le MEDAF.
Le MEDAF est un modèle qui a pour objectif de déterminer la rentabilité d’un titre
en retenant le seul risque systématique et le coefficient β. Ce modèle estime que le
risque spécifique peut être réduit grâce à la diversification des placements.
2. Il est fréquent de constater que, lorsque les gens vieillissent, ils placent
leur argent à la Caisse d’Épargne, dans des obligations et plus rarement sur
le marché boursier. Pourquoi ?
Lorsque les gens vieillissent, l’aversion au risque s’accroît puisque l’échéance où
la personne va recevoir les fonds se rapproche. Dans ces conditions, la jeune per-
sonne a le temps de constater un retournement de situation alors que c’est moins
le cas pour des personnes qui vieillissent.
3. Comment un trésorier d’entreprise doit-il gérer les excédents de trésore-
rie ? Pourquoi ?
Il doit gérer les fonds confiés temporairement avec prudence. Comme la trésorerie
doit être mobilisable à tout moment, il n’est pas question de la placer sur des titres
volatils. La trésorerie doit être placée sur des produits qui ne comportent aucun
risque.
4. Existe-t-il des placements sans risque ? Donnez un exemple.
La limite au placement sans risque est la capacité de l’emprunteur à rembourser.
Normalement, des établissements publics qui bénéficient de la garantie de l’État
ne comportent pas de risque, mais certains ont été jugés en faillite. Les difficultés
récentes du secteur bancaire et la mise en faillite de certaines banques internatio-
nales démontrent que le risque zéro n’existe pas.

Application 9 ● Le coefficient β, p. 42
1. Définissez le coefficient β.
Le coefficient β indique la sensibilité du titre aux variations du marché.
2. Quelle sera la rentabilité de chaque titre ?
Rentabilité du titre A = 1,5 % – 0,3 (5 % – 1,5 %) = – 0,45 %
Rentabilité du titre B = 5,0 %
Rentabilité du titre C = 1,5 % + 1,9 (5 % – 1,5 %) = 8,15 %
3. Quelle sera la rentabilité moyenne de son portefeuille ?
Rentabilité moyenne = (– 0,45 % + 5 % + 8,15 %) / 3 = 4,23 %

© Nathan Chapitre 2 • La valeur et le risque / 19


Entraînement à l’examen, p. 43
Dossier 1
Appréciation du risque
1. Définir le risque supporté par une action.
Le risque d’une action est mesuré par la dispersion par rapport à la rentabilité
moyenne exprimée par l’espérance mathématique. Plus la dispersion, mesurée
par le coefficient σ, est élevée, plus le risque est important.
2. Calculer la rentabilité moyenne et le risque moyen associé à l’action XWP.
La rentabilité moyenne de l’action XWP :
18,2 + 7,4 + 11,6
𝐸𝐸(𝑋𝑋𝑋𝑋𝑋𝑋) = = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟒𝟒
3
Le risque moyen de l’action XWP :
[(18,2−12,4)²+(7,4−12,4)²+(11,6−12,4²)]
𝑉𝑉(𝑋𝑋𝑋𝑋𝑋𝑋) = 𝑉𝑉(𝑋𝑋𝑋𝑋𝑋𝑋) = = 𝟓𝟓𝟓𝟓, 𝟐𝟐𝟐𝟐
3

𝜎𝜎(𝑋𝑋𝑋𝑋𝑋𝑋) = �59,28 = 𝟕𝟕, 𝟕𝟕 %

Dossier 2
Le MEDAF
1. Donner la formule complète du MEDAF.

E ( R x ) = R f + β × (E ( R m ) − R f )
2. Qu’appelle-t-on un actif sans risque ?
Un actif sans risque est un placement pour lequel la rémunération et le rembour-
sement du capital sont certains.
3. Comment le risque spécifique a-t-il été neutralisé dans cette approche ?
Le risque spécifique a été neutralisé du fait de la diversification du portefeuille.
Plus le nombre de titres détenus est important, plus le risque spécifique tend à
disparaître.
4. Que signifie le coefficient β ?
Le coefficient β représente la sensibilité du titre à une variation du marché.
5. En cas de hausse attendue du marché des actions, faut-il privilégier des
titres avec un β supérieur à 1 ou inférieur à 1 ?
Sur un marché haussier, il convient de favoriser les titres qui ont un β supérieur
à 1, puisque le titre amplifiera l’embellie du marché.
6. Quelle sera la rentabilité du titre XWP ?
Rentabilité du titre XWP : 2 % + 1,5 (9 % – 2 %) = 12,5 %

20 / Chapitre 2 • La valeur et le risque © Nathan


Chapitre 3
La valeur et l’information
Application 1 ● Vrai-faux, p. 58
Répondez par « vrai » ou par « faux » aux affirmations ci-dessous.
1. AMF signifie Association des marchés financiers.
☒ Faux
2. Le SRD permet à un investisseur d’investir sur le marché financier sans utiliser
ses propres liquidités.
☒ Vrai
3. Le marché secondaire est le seul marché qui procure un financement réel
à l’entreprise.
☒ Faux
4. Le marché obligataire est accessible aux seules grandes entreprises,
aux collectivités publiques et à l’État.
☒ Vrai
5. Alternext est un marché destiné à permettre aux PME un accès simplifié
au marché financier.
☒ Vrai
6. Le délit d’initié correspond à une prise illégale d’intérêt par une personne
possédant des informations non diffusées publiquement.
☒ Vrai
7. Les indices boursiers correspondent à des indicateurs de performances
pour des entreprises regroupées en fonction de leurs tailles.
☒ Vrai
8. Le taux actuariel d’une obligation tient compte des flux de revenus réellement
encaissés par l’investisseur.
☒ Vrai

© Nathan Chapitre 3 • La valeur et l’information / 21


9. L’obligation est toujours cotée avec le coupon attaché, c’est-à-dire intérêt couru
non échu inclus.
☒ Faux
10. Lorsqu’une obligation cote une valeur supérieure à 100, le taux d’intérêt actuel
est supérieur au taux d’intérêt de l’obligation.
☒ Faux

Application 2 ● Amortissement d’un emprunt obligataire,


p. 59
1. Déterminez le montant des intérêts annuels et le coût total de l’emprunt
dans le cas d’un remboursement in fine.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Total
Intérêts 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 200

2. Déterminez le montant des intérêts annuels et le coût total de l’emprunt


dans le cas d’un remboursement par amortissement constant.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Total
Intérêts 20 18 16 14 12 10 8 6 4 2 110

3. Déterminez le montant des intérêts annuels et le coût total de l’emprunt


dans le cas d’un remboursement par annuités constantes.
Annuités constantes qui amortissent un capital de 500 M€ en 10 ans à 4 % :
0,04
a= = 𝟔𝟔𝟔𝟔 𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔, 𝟓𝟓𝟓𝟓 €
1−1−(1,04)−10

Tableau d’amortissement de l’emprunt :


Capital avant Annuité Intérêt Amortissement Capital après
1 500,00 61,65 20,00 41,65 458,35
2 458,35 61,65 18,33 43,31 415,04
3 415,04 61,65 16,60 45,04 370,00
4 370,00 61,65 14,80 46,85 323,15
5 323,15 61,65 12,93 48,72 274,43
6 274,43 61,65 10,98 50,67 223,77
7 223,77 61,65 8,95 52,69 171,07
8 171,07 61,65 6,84 54,80 116,27
9 116,27 61,65 4,65 56,99 59,27
10 59,27 61,65 2,37 59,27 0,00
Total 616,46 116,45 500,00

22 / Chapitre 3 • La valeur et l’information © Nathan


4. Comparez les trois modalités d’amortissement.
– In fine : 200 M€
– Amortissement constant : 110 M€
– Annuités constantes : 116,50 M€
L’amortissement constant est le moins coûteux et l’amortissement in fine
le plus coûteux.

Application 3 ● Indices boursiers, p. 59


Retrouvez sur Internet les principaux indices boursiers mondiaux, en
Europe, en Asie et en Amérique du Nord : nombre d’entreprises, valeur
de l’indice…
Amérique Canada S&P/TSX
États-Unis DOW JONES INDUSTRIAL AVERAGE
Europe Europe Euro STOXX 50
Allemagne DAX PERFORMANCE-INDEX
Belgique BEL 20
Espagne IBEX 35
France CAC 40
Italie FTSE MIB
Pays-Bas AEX
Suisse SMI
Royaume-Uni FTSE 100
Norvège OSLO OBX INDEX
Russie RTS Index
Pologne Warschau WIG 20
Portugal PSI 20
Grèce Athex Composite
Asie Hong Kong HONG KONG HANG SENG INDIC
Japon Nikkei 225
Inde S&P BSE SENSEX
Chine SHANGHAI COMPOSITE
Taïwan TAIEX
Autres Australie All Ordinaries Idx
Israël TEL AVIV TA-100 IND

Application 4 ● PER, p. 59
1. Calculez le PER de la société.
38,4
Le PER de la société est de : 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃 = = 12,8
3

ce qui signifie que l’action vaut 12,8 fois son bénéfice.

© Nathan Chapitre 3 • La valeur et l’information / 23


2. Comparez le PER de la société et celui du secteur.
Le PER du titre est inférieur au PER moyen du secteur d’activité.
Si le PER est faible et inférieur à celui du secteur, alors la rentabilité du titre est
plus élevée que la rentabilité moyenne du secteur et l’action est sous-évaluée
(sous-cotée).
3. Quelle décision doit prendre logiquement l’investisseur ?
Lorsqu’une action est sous-cotée, la décision à prendre est d’acheter le titre. Ainsi,
le cours va diminuer et permettre un retour à l’équilibre.

Application 5 ● Portefeuille de deux actions, p. 59


1. Indiquez les composantes du risque global d’une action.
Le risque global se décompose en deux risques :
– le risque spécifique de l’action, lié à la stratégie de l’entreprise, sa croissance,
etc. Ce risque peut être réduit par la diversification ;
– le risque systématique, appelé risque de marché, dû au marché financier dans
son ensemble. Toutes les actions y sont soumises. Ce risque ne peut pas être
réduit par la diversification.
2. Définissez le flottant d’un titre.
Le flottant d'une société cotée en Bourse correspond à la partie des actions
susceptible d’être échangée en Bourse. Il est le plus souvent exprimé en
pourcentage de la capitalisation. Normalement, plus le flottant d'une société est
important, plus grande sera la liquidité de ses actions et plus faibles seront les
amplitudes de cours.
Le flottant du titre B est plus important, les cours devraient être plus stables.
3. Calculez le rendement de chaque action.
5
Titre A = × 100 = 𝟒𝟒 %
125

7
Titre B = × 100 = 𝟓𝟓 %
140

Le rendement du titre B est supérieur à celui du titre A.


4. Déterminez le PER de chaque action.
125
Titre A = = 𝟏𝟏𝟏𝟏
12,5

140
Titre B = = 𝟏𝟏𝟏𝟏
10

Le PER de l’action A est supérieur à celui du secteur, l’action est donc surcotée,
alors que le PER de l’action B est inférieur à celui du marché, elle est donc sous-
cotée.

24 / Chapitre 3 • La valeur et l’information © Nathan


5. Quel est l’intérêt de constituer un portefeuille comprenant les titres A et
B?
La constitution d’un portefeuille de deux actions de sociétés de secteurs non
corrélés va permettre de réduire le risque global du portefeuille par une diminution
du risque spécifique.

Application 6 ● Valeur d’une obligation, p. 60


1. Calculez le cours de l’obligation au pied du coupon le 1er mars N+3.
122 122 122
𝐴𝐴 = 50(1,07)−(365) + 50(1,07)−(1+365) + 50(1,07)−(2+365)

Année Durée Versements Actualisés à 7 %


1 122 / 365 50 € 48,88 €
2 1 + (122 / 365) 50 € 45,68 €
3 2 + (122 / 365) 1 050 € 896,60 €
991,16 €
991,16
Cours de l’obligation au pied du coupon : × 100 = 𝟗𝟗𝟗𝟗, 𝟏𝟏𝟏𝟏
1 000
2. Déterminez la valeur du coupon couru non échu à la même date.
Coupon = 1 000 × 0,05 = 𝟓𝟓𝟓𝟓
243
Coupon couru : 0,05 × × 100 = 𝟑𝟑, 𝟑𝟑𝟑𝟑
365
3. Calculez la valeur du portefeuille coupons inclus à la même date.
99,12 + 3,33 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟒𝟒𝟒𝟒
102,45
× 1 000 = 𝟏𝟏 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎, 𝟓𝟓𝟓𝟓 €
100

4. Refaites tous les calculs avec un taux d’intérêt au 1er mars N+3 de 3 %.
Cours de l’obligation au pied du coupon le 1er mars N+3 :
122 122 122
𝐴𝐴 = 50(1,03)−�365� + 50(1,03)−�1+365� + 50(1,03)−�2+365� = 𝟏𝟏 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎, 𝟓𝟓𝟓𝟓 €
1 077,58
Cours de l’obligation = = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟕𝟕𝟕𝟕
1 000

Valeur du coupon couru non échu : inchangée


243
Coupon = 1 000 × 0,05 = 𝟓𝟓𝟓𝟓 €. Coupon couru : 0,05 × � � × 100 = 𝟑𝟑, 𝟑𝟑𝟑𝟑
365

Prix de vente de l’obligation (obligation coupon attaché) :


107,76 + 3,33 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟎𝟎𝟎𝟎 €
111,09
× 1 000 = 𝟏𝟏 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟗𝟗𝟗𝟗 €
100

© Nathan Chapitre 3 • La valeur et l’information / 25


Application 7 ● Taux actuariel brut d’une obligation, p. 60
1. Quel est le flux financier perçu par la Banque Postale ?
La Banque Postale perçoit un flux de : 1 450 × 1 500 000 = 𝟐𝟐 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 €
2. Quel sera le montant du remboursement ?
Le remboursement sera de 1 520 × 1 500 000 = 𝟐𝟐 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 €
3. Quel est le coût total supporté par la Banque Postale ?
– Prime de remboursement : 20 × 1 500 000 = 𝟑𝟑𝟑𝟑 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 €
– Intérêts : 1 500 000 × 4% × 5 = 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 €
Le coût total est donc de 480 000 000 €.
4. Quel est le taux actuariel brut de cet emprunt ?
1 − (1 + 𝑖𝑖)−5
1 450 = 60 × + 1 500(1 + 𝑖𝑖)−5 = 𝟒𝟒, 𝟕𝟕𝟕𝟕
𝑖𝑖
Le taux actuariel est de 4,76 %.

Application 8 ● Risque et spéculation, p. 61


1. Quel est le risque, pour un particulier, d’acheter une obligation auprès
d’une entreprise comme EDF dans le cas où il la conserve jusqu’à la date
d’échéance ?
Si le risque de faillite est quasiment impossible, l’investisseur ne rencontrera ni le
risque lié aux intérêts qui lui seront versés régulièrement, ni le risque de non-
remboursement à échéance compte tenu de l’assise financière de l’entreprise.
2. Le risque est-il le même si l’investisseur décide de s’en séparer avant la
date d’échéance ?
En revanche, si l’investisseur veut céder son obligation avant la date d’échéance, il
encourt le risque d’une décote de l’obligation, si le taux d’indifférence est plus
avantageux.
3. Que se passe-t-il pour les obligations émises antérieurement sur le marché
obligataire, lorsque les taux d’intérêt sont orientés à la hausse ?
Lorsque le taux d’intérêt est orienté à la hausse, les nouvelles émissions d’emprunt
se font à des conditions plus avantageuses que celles des emprunts précédents.
Le cours des obligations anciennes a tendance à baisser.
4. À quoi sert la spéculation ?
La spéculation n’a pas d’intérêt économique pour l’ensemble de l’économie,
puisqu’elle est déconnectée de la réalité économique. Elle s’apparente au jeu de
hasard et a pour objectif de prendre des risques que la grande majorité de la
population ne veut pas prendre.

26 / Chapitre 3 • La valeur et l’information © Nathan


Application 9 ● Emprunt obligataire, p. 69
1. Que signifie « in fine » ? Quels sont les autres modes d’amortissement ?
In fine est une locution latine qui signifie en fin de période. L’amortissement
s’effectue en une seule fois, à la date d’échéance de l’emprunt.
Il existe deux autres modes d’amortissement : l’amortissement constant et l’annuité
constante qui correspondent à un amortissement progressif du capital.
2. Vérifiez le montant du coupon couru, sachant qu’il existe trois jours
de banque dans le décompte du nombre de jours.
Le coupon couru est toujours exprimé en pourcentage.
Nombre de jours entre le 1er avril et le 30 septembre :
183 + 3 jours ouvrés = 186 jours.
189
Coupon couru : 4,9% × = 𝟐𝟐, 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 €
365
3. Indiquez le prix payé pour cette obligation, le 1er octobre.
Le prix payé comporte la valeur de l’obligation + le coupon.
Prix payé = (98,76 + 2,497)% × 1 000 = 𝟏𝟏 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎, 𝟓𝟓𝟓𝟓 €
Ou
Prix payé = (98,76 + 2,457)% × 1 000 = 𝟏𝟏 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎, 𝟏𝟏𝟏𝟏 €
4. Pour quelle raison l’obligation pourrait-elle coter 97,06 ?
Si le cours de l’obligation baisse, c’est que les taux longs (taux d’indifférence)
ont augmenté.
5. Calculez au taux de 6 % la valeur théorique de marché.
Valeur théorique :
𝟏𝟏 − (𝟏𝟏, 𝟎𝟎𝟎𝟎)−𝟑𝟑
𝟒𝟒, 𝟗𝟗 + 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏(𝟏𝟏, 𝟎𝟎𝟎𝟎)−𝟑𝟑 = 𝟗𝟗𝟗𝟗, 𝟎𝟎𝟎𝟎
𝟎𝟎, 𝟎𝟎𝟎𝟎
Le taux étant passé à 6 %, le cours de l’obligation a reculé.
6. Indiquez ce que représente le taux de 6 %.
Le taux de 6 % représente le taux du marché obligataire ou le taux d’indifférence
ou le taux de rendement actuariel brut.

© Nathan Chapitre 3 • La valeur et l’information / 27


Entraînement à l’examen, p. 70

Dossier 1
Le marché des actions
1. Citer trois avantages pour une entreprise de s’introduire en Bourse.
– Se procurer des capitaux
– Accroître sa notoriété
– Élargir son actionnariat
2. À quels risques est soumise une action cotée sur le marché financier ?
– Risque systématique ou risque de marché qui concerne toutes les actions du
marché. Il ne peut pas être réduit par la diversification du portefeuille.
– Risque spécifique qui concerne uniquement le titre et qui peut être réduit par
diversification du portefeuille.
3. Définir les notions de marchés réglementé, organisé et libre. Citer un
exemple pour chaque catégorie sur le marché financier français.
Le marché libre est un marché non réglementé, très peu contrôlé et dont les cibles
sont les petites entreprises.
Le marché réglementé est soumis à autorisation pour accéder à un marché très
organisé et très contrôlé par l’AMF.
Le marché organisé est un marché intermédiaire, qui n’est pas réglementé mais
encadré et dont les conditions d’admission sont plus souples. En France, Alternex
est un marché organisé.
4. Quel est l’intérêt du PER ?
Le PER est un ratio qui mesure le nombre de fois que le bénéfice par action est
contenu dans le cours de l’action. Il permet des arbitrages et de guider la décision
d’achat ou de vente d’actions.
– Si le PER du titre est supérieur au PER du secteur d’activité, l’action est surcotée
et il sera conseillé de vendre le titre.
– Si le PER du titre est inférieur au PER du secteur d’activité, l’action est sous-
évaluée et il sera conseillé d’acheter le titre.
5. Calculer la rentabilité moyenne et le risque associé aux actions SIM
et TOM.
20 + 12 + 16
𝑅𝑅𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 = = 𝟏𝟏𝟏𝟏 %
3
16 + 13 + 16
𝑅𝑅𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇 = = 𝟏𝟏𝟏𝟏 %
3
L’action SIM est plus rentable que l’action TOM.

28 / Chapitre 3 • La valeur et l’information © Nathan


�(20−16)2 +(12−16)2 +(16−16)2 �
𝑉𝑉(𝑅𝑅𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆) = = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟔𝟔𝟔𝟔
3

𝜎𝜎(𝑅𝑅𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆) = �10,67 = 𝟑𝟑, 𝟐𝟐𝟐𝟐


�(16−15)2 +(13−15)2 +(16−15)2 �
𝑉𝑉(𝑅𝑅𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇) = = 𝟔𝟔
3

𝜎𝜎(𝑅𝑅𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆) = √6 = 𝟐𝟐, 𝟒𝟒𝟒𝟒


L’action SIM est plus risquée que l’action TOM.
6. Calculer le PER de chacune des actions.
40 50
𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆𝑆 = = 𝟖𝟖 𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑃𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇𝑇 = = 6,25
5 8

Comme le PER du secteur de l’action SIM est de 11, le PER de l’action SIM est
inférieur, donc le titre est sous-évalué.
Comme le PER du secteur de l’action TOM est de 5,25, le PER de l’action TOM
est supérieur, donc le titre est surévalué.
7. Indiquer l’intérêt de constituer un portefeuille de plusieurs titres
appartenant à des secteurs d’activité différents.
La constitution d’un portefeuille de plusieurs titres de sociétés appartenant à des
secteurs d’activité différents va permettre de réduire le risque global du portefeuille
par une diminution du risque spécifique.

Dossier 2
Le marché des obligations
1. Quels sont les modes de remboursement d’un emprunt obligataire ?
Il existe trois modes de remboursement : in fine (à la fin de la période), par
amortissement constant et par annuités constantes.
2. Que signifie le terme « coupon » ?
Le terme de coupon est ancien puisqu’il remonte au temps où les actions et les
obligations étaient matérialisées. Le coupon détachable était donc un ticket qui
donnait droit au dividende pour les actions et à l’intérêt pour les obligations.
3. Comment peut-on expliquer la variation du cours d’une obligation ?
Le cours de l’obligation et le taux du marché évoluent de façon contraire :
– si le taux d’intérêt (taux d’indifférence) augmente, le cours baisse ;
– si le taux d’intérêt baisse, le cours de l’obligation augmente.

© Nathan Chapitre 3 • La valeur et l’information / 29


4. Quel est le taux de rendement actuariel de l’obligation XXL ?
1 − (1 + 𝑖𝑖)−10
99,5 = 3,2 + 100(1 + 𝑖𝑖)−10
𝑖𝑖
Le taux actuariel est de 3,26 %.

30 / Chapitre 3 • La valeur et l’information © Nathan


Chapitre 4
Les éléments comptables
du diagnostic financier
Application 1 ● Vrai-faux, p. 77
Répondez par « vrai » ou par « faux » aux affirmations ci-dessous.
1. Le passif du bilan est classé par ordre d’exigibilité.
☒ Faux
2. La conception patrimoniale du bilan ne permet pas d’avoir une image fidèle
de l’entreprise.
☒ Vrai
3. Il est possible d’inscrire à l’actif de son bilan une marque créée par l’entreprise.
☒ Faux
4. La construction du bilan est fonctionnelle et fait apparaître deux cycles princi-
paux.
☒ Faux
5. La notion de dépréciation complète les notions d’amortissement et de provision.
☒ Vrai
6. Avec les titres de participation, l’entreprise augmente son chiffre d’affaires.
☒ Faux
7. Les écarts de conversion Actif ne concernent que les postes d’Actif.
☒ Faux
8. L’amortissement direct signifie que l’on porte directement dans le compte d’actif
le montant de l’amortissement.
☒ Vrai
9. Le compte de résultat anglo-saxon est présenté par nature, contrairement au
compte de résultat européen.
☒ Faux
10. L’annexe donne des informations sur certains mouvements de comptes.
☒ Vrai

© Nathan Chapitre 4 • Les éléments comptable du diagnostic financier / 31


Application 2 ● Le bilan, p. 78
1. Quelle est la valeur brute des clients et des stocks en N et en N-1 ?
En N, la valeur brute des clients est de 9 000 k€ ; il est impossible de connaître
celle de N-1, seule la valeur nette est affichée.

2. Que représentent des valeurs mobilières de placement par rapport


à des participations ?
Les VMP sont des placements de trésorerie alors que les titres de participation
permettent de prendre part aux décisions de l’entreprise détenue.

 3. Quel est le montant brut des immobilisations en N ?


Le montant brut des immobilisations est de 65 000 k€ en N.

 4. Quel est le montant des amortissements en N et en N-1 ?


Le montant des amortissements est de 14 500 k€ ; il est impossible de connaître
le montant de l’année N-1.

5. Dans quel cas l’entreprise peut-elle constater une provision financière ?


Lorsque la valeur comptable historique est inférieure à la valorisation du titre.

6. À condition qu’il n’y ait pas de provision en N-1, quelle est la variation
de stocks de marchandises ?
Stock initial – Stock final = 2 500 k€ – 2 700 k€ = –200 k€

7. D’où proviennent les réserves ?


Des résultats antérieurs non-distribués.

8. Donnez la signification d’un concours bancaire courant. Quel en est


le montant en N et en N–1 ?
C’est un découvert bancaire (solde créditeur de banque dans nos comptes) ;
le montant est de 1 200 k€ en N et de 400 k€ en N-1.

9. Quel est le montant des emprunts à terme en N ?


Le montant des emprunts à terme exclut le montant du découvert.
En N : 16 500 k€ – 1 200 k€ = 15 300 k€
En N-1 : 18 000 k€ – 400 k€ = 17 600 k€

32 / Chapitre 4 • Les éléments comptable du diagnostic financier © Nathan


Application 3 ● Le compte de résultat par nature, p. 79
1. Quelles sont les activités de l’entreprise ?
C’est une entreprise de négoce (vente de marchandises) et prestataire de services
(réparations).
2. Le chiffre d’affaires net est-il une donnée comptable ?
Non. C’est l’addition du chiffre d’affaires du négoce, de la vente de biens et de
services.
3. Quels sont les cinq niveaux de résultat en N et en N-1 ?

N N-1

Résultat d’exploitation 6 350 5 250

Résultat financier –2 350 –300

Résultat courant avant impôt 4 000 4 950

Résultat exceptionnel –300 –200

Résultat net 2 470 3 170

4. Énoncez, dans l’ordre de leur apparition, les charges et les produits


calculés en N et en N-1.

N N-1

Reprises sur provisions d’exploitation 200

Variation de stocks de marchandises –500 –2 500

Dotation aux amortissements d’exploitation 7 500 6 000

Dotation aux provisions d’exploitation 350 300

Reprises sur provisions financières 20

Dotation financière aux provisions 1 000

5. À quoi correspondent les salaires et traitements et les charges sociales ?


– Les salaires et traitements correspondent aux salaires bruts.
– Les charges sociales sont les charges patronales.
6. Les exercices ont-ils enregistré des cessions d’immobilisations ?
Non, il n’y a pas d’opérations en capital.

© Nathan Chapitre 4 • Les éléments comptable du diagnostic financier / 33


Application 4 ● Le compte de résultat différentiel, p. 80
1. Répartissez les charges entre charges fixes et charges variables unique-
ment pour l’année N.

Nature de charges Charges variables Charges fixes


Achats de marchandises 30 000
Variation de stocks de marchandises –500
Autres achats et charges externes 1 620 14 580
Impôts, taxes et versements assimilés 300
Salaires et traitements 1 155 6 545
Charges sociales 465 2 635
Dotations aux amortissements 7 500
Dotations aux provisions 350
Autres charges 75 75
Total des charges 32 815 31 985

2. Calculez le taux de marge sur coût variable (arrondir au dixième).


70 100 − 32 815
Taux de marge = = 53,2 %
70 100

3. Déterminez le seuil de rentabilité.


31 985
SDR = = 60 122 k€
0,532

Application 5 ● Le compte de résultat par destination, p. 81


1. Quels sont les différents coûts qui apparaissent dans le compte de résul-
tat ?
C’est une structure de coûts classique en comptabilité analytique avec un coût
de production des ventes, un coût de distribution et un coût administratif.
2. Que représente la marge opérationnelle ? Comment a évolué le taux
de marge ?
C’est une marge sur coût de production. Le taux de marge a baissé en passant
de 38,7 % à 36,3 %.
3. En quoi le résultat opérationnel peut-il être différent du résultat
d’exploitation de l’approche par nature ?
Le résultat opérationnel est issu de la comptabilité analytique, ce qui laisse
une grande liberté dans la détermination des coûts et des marges.

34 / Chapitre 4 • Les éléments comptable du diagnostic financier © Nathan


4. Quelle amélioration pourrait-on apporter à cette présentation ?
Adopter une approche par activités : activité de négoce et activité de service pour
déterminer la performance de chaque secteur d’activité.

Application 6 ● Les tableaux annexes, p. 81


1. Quelles sont les acquisitions réalisées en N ? Les cessions ?
Acquisition de matériel de bureau de 400 k€.
Aucune cession.
2. À quoi correspond le total des amortissements ?
Il correspond au total des dotations aux amortissements des années passées :
7 500 k€ en N et 6 000 k€ en N-1.
3. Retrouvez les dotations et les reprises sur provisions.
Dotations aux provisions exploitation : 350 k€ ; provisions financières : 1 000 k€.
Reprises sur provisions exploitation : 200 k€ ; provisions financières : 20 k€.
4. Que s’est-il passé au niveau des emprunts ?
Dans le tableau annexe des échéances des créances et des dettes, il est stipulé :
Nouvel emprunt : 200 k€
Remboursement d’emprunt : 2 500 k€
Les emprunts ont été diminués de 2 300 k€, car il faut prendre en compte
l’évolution des concours bancaires courants.

En k€ N N-1 Évolution N/N-1


Emprunt 16 500 18 000 1 500
CBC 1 200 400 – 800
Total 15 300 17 600 2 300

5. Quel est le montant brut des clients en N-1 ?


Le compte clients en valeur nette était de 6 700 k€ + 300 k€ de provisions en début
d’exercice, soit 7 000 k€.
6. Quel est le montant brut des VMP en N-1 ?
Le compte VMP en valeur nette était de 150 k€ + 50 k€ de provisions en début
d’exercice, soit 200 k€.
7. Le stock de marchandises a-t-il augmenté ou baissé ? Retrouvez la varia-
tion de stocks de N.
La valeur brute du stock de marchandises était de 2 500 k€ puisqu’il n’y avait pas
de provision en début d’exercice. Le stock a augmenté puisque la variation est
négative : Stock initial (2 500 k€) – Stock final (3 000 k€) = –500 k€

© Nathan Chapitre 4 • Les éléments comptable du diagnostic financier / 35


Application 7 ● Lecture de l’annexe, p. 83
1. Les taux d’amortissements pratiqués sont-ils cohérents, en particulier
pour les bâtiments ?
Les taux pratiqués relèvent d’usages constatés dans la profession et surtout
d’indications d’origine fiscale. Les bâtiments sont ici amortis sur vingt ans, ce qui
correspond à la durée traditionnellement constatée, alors que la durée de vie d’un
bâtiment est souvent supérieure.
L’approche par composants mise en place le 1er janvier 2006 modifie profondé-
ment cette pratique en posant le problème de la durée économique, c’est-à-dire
la durée réelle d’exploitation de l’actif.
2. Quelles sont les autres méthodes utilisées pour valoriser les stocks ?
Il existe différentes méthodes et les entreprises doivent choisir celle qui s’adapte
le mieux à leur activité afin d'optimiser la valorisation de leur stock :
– le coût moyen pondéré ;
– la méthode LIFO ;
– la méthode FIFO.
Chaque méthode aura un impact différent sur le résultat de l’entreprise.
3. Quels sont les documents que l’entreprise doit déposer aux greffes du
tribunal de commerce ?
Toutes les entreprises doivent déposer leurs comptes aux greffes du tribunal de
commerce : les sociétés à responsabilité limitée (SARL, EURL), les sociétés de
personnes (SNC, SCS), sous certaines conditions les sociétés en nom collectif,
les sociétés par actions (SA, SAS et SCA)…
Les informations déposées sont les suivantes : le bilan (actif, passif), le compte de
résultat, les annexes, le rapport de gestion, le procès-verbal de l'assemblée d'ap-
probation des comptes ou un extrait contenant la proposition votée d'affectation du
résultat, le cas échéant, le rapport du commissaire aux comptes.
4. Quel serait le montant qui devrait apparaître à l’actif et au passif du bilan
si l’entreprise était propriétaire du bien ? Quel serait le montant de la dota-
tion aux amortissements ?
Si l’entreprise était propriétaire du bien, le matériel serait inscrit à l’actif du bilan
pour sa valeur d’origine (50 000 €). Pour le financer, un emprunt aurait sans doute
été contracté : les dettes financières seraient majorées d’un montant identique.
Tous les ans, les amortissements seraient constatés en diminution de la valeur
brute et l’emprunt serait amorti d’un montant équivalent.
En retenant l’hypothèse que la durée du contrat correspond à la durée
d’amortissement du bien, le calcul de la dotation aux amortissements est le sui-
vant :
50 000 − 5 000
= 7 500 € par an
6

Les charges financières sont donc de 8 916,30 – 7 500 = 1 416,30 €.

36 / Chapitre 4 • Les éléments comptable du diagnostic financier © Nathan


Entraînement à l’examen, p. 84

Dossier 1
Diagnostic financier
1. Présenter le compte de résultat simplifié par nature des charges
et des produits.

Éléments En k€
Ventes de marchandises 970
Ventes de services 5 148
Total des produits d’exploitation 6 118
Achats de marchandises 460
Autres achats et charges externes 2 940
Impôts, taxes et versements assimilés 137
Frais de personnel 1 035
Dotation aux amortissements 1 093
Total des charges d’exploitation 5 665
Résultat d’exploitation 453
Charges financières 100
Résultat courant avant impôt 353

2. Construire le compte de résultat différentiel.


Charges variables :

Charges variables En k€ Charges variables Charges fixes


Achats de marchandises 460 460 0
Publicité 91 91 0
Frais de personnel 1 035 93 942
Location des films 2 197 2 197 0
Détermination des charges variables 3 783 2 841 942

Compte de résultat différentiel :

En k€ En %
Chiffre d’affaires 6 118 100,0
Charges variables 2 842 46,5
Marge sur coût variable 3 276 53,5
Charges fixes 2 923 47,8
Résultat 353 5,7

© Nathan Chapitre 4 • Les éléments comptable du diagnostic financier / 37


3. Quels sont les apports respectifs de ces deux présentations du compte
de résultat ?
Le compte de résultat par nature permet de suivre les postes identifiés par la nor-
malisation comptable des charges et des produits. Cette classification est très utile
pour suivre les dépenses budgétaires.
Le compte de résultat par variabilité permet de déterminer le taux de marge
sur coût variable, le niveau des charges de structure et le seuil de rentabilité.
4. Déterminer le prix de vente moyen du billet d’entrée.
Il suffit de diviser le chiffre d’affaires par le nombre de billets vendus :
4 639 k€ / 662 714 = 7,00 €
5. Déterminer le chiffre d’affaires confiserie par billet d’entrée.
970 k€ / 662 714 = 1,46 €
6. Calculer le taux de marge sur la vente de confiserie.
Marge = 970 k€ – 460 k€ = 510 k€ Taux de marge = 52,6 %
7. Calculer le prix moyen du billet toutes recettes confondues.
Il faut prendre en compte l’intégralité des recettes : 6 118 k€ / 662 714 = 9,23 €
8. En retenant ce prix moyen, déterminer le nombre d’entrées nécessaire
pour atteindre le seuil de rentabilité. Déterminer le nombre de places qu’il
convient de vendre en moyenne par jour.
La formule du seuil de rentabilité est la suivante :
Charges fixes = Taux de marge sur coût variable × Chiffre d’affaires
2 923 = 0,526x
x = 2 923 / 0,526 = 5 557 k€
Nombre d’entrées nécessaires : 5 557 k€ / 9,23 € = 602 058 entrées
Par jour : 602 058 / 365 = 1 650 billets par jour

Dossier 2
Optimisation d’un portefeuille
1. Déterminer le placement le plus rentable et le placement le plus risqué.
> Pour le titre X :
Xi Pi E(X) Xi-E(X) (Xi-E(X))² Pi(Xi-E(X))²
11 0,20 2,2 1 1 0,2
9 0,20 1,8 –1 1 0,2
25 0,20 5,0 15 225 45,0
7 0,20 1,4 –3 9 1,8
–2 0,20 –0,4 –12 144 28,8
E(X) 10,0 Variance 76,0
Écart-type 8,7

38 / Chapitre 4 • Les éléments comptable du diagnostic financier © Nathan


> Pour le titre Y :
Yi Pi E(X) Yi-E(Y) (Yi-E(Y))² Pi(Yi-E(Y))²
–3 0,20 –0,6 –11 121 24,2
15 0,20 3,0 7 49 9,8
2 0,20 0,4 –6 36 7,2
20 0,20 4,0 12 144 28,8
6 0,20 1,2 –2 4 0,8
E(X) 8,0 Variance 70,8
Écart type 8,4

Le titre X est plus rentable (10 %) et plus risqué que le titre Y.


2. Remplir le tableau des rentabilités et des risques en fonction de la compo-
sition du portefeuille (annexe 4).

Composition
du porte- Rentabilité Risque
feuille
100 % X 10,0 % 8,9 %
75 % X
(75 % × 10 %) + (25 % × 8 %) = 9,5 % (0,25² × 8,41²) + (0,75² × 8,4²) = 6,9 %
et 25 % Y
50 % X
(50 % × 10 %) + (50 % × 8 %) = 9,0 % (25 % × 10 %) + (75 % × 8 %) = 6,1 %
et 50 % Y
25 % X
(25 % × 10 %) + (75 % × 8 %) = 8,5 % (25 % × 10 %) + (75 % × 8 %) = 6,7 %
et 75 % Y
100 % de Y 8,0 % 8,4 %

En optant pour un portefeuille 50/50, l’investisseur maximise la rentabilité et mini-


mise le risque.

© Nathan Chapitre 4 • Les éléments comptable du diagnostic financier / 39


40 / Chapitre 4 • Les éléments comptable du diagnostic financier © Nathan
Chapitre 5
L’analyse des résultats
Application 1 ● Vrai-faux, p. 101
Répondez par « vrai » ou par « faux » aux affirmations ci-dessous.
1. La profitabilité et la rentabilité sont deux mots synonymes.
☒ Faux
2. La politique d’externalisation permet à l’entreprise de transformer des charges
fixes en charges variables.
☒ Vrai
3. La logique de construction du plan de comptes du PCG facilite le calcul des
soldes intermédiaires de gestion.
☒ Vrai
4. La valeur ajoutée est un indicateur de création de richesses.
☒ Vrai
5. Le taux de valeur ajoutée mesure le degré d’intégration de l’entreprise.
☒ Vrai
6. Le levier opérationnel permet d’amplifier une évolution du chiffre d’affaires.
☒ Vrai
7. Le personnel intérimaire a un contrat de travail avec l’entreprise et fait partie
des charges de personnel de l’entreprise.
☒ Faux
8. En situation d’IBE (insuffisance brute d’exploitation), l’entreprise peut rémunérer
le facteur capital.
☒ Faux
9. Pour les entreprises commerciales, la marge commerciale est proche de la no-
tion de marge sur coût variable.
☒ Vrai
10. La capacité d’autofinancement comprend les produits des cessions d’éléments
d’actifs.
☒ Faux

© Nathan Chapitre 5 • L’analyse des résultats / 41


Application 2 ● Soldes intermédiaires de gestion, p. 102
1. Définissez les notions de marge commerciale et de production de
l’exercice.
La marge commerciale est uniquement réservée aux activités de négoce. Elle cor-
respond à la différence entre les ventes de marchandises et le coût d’achat des
marchandises vendues.
La production de l’exercice intègre les ventes de biens et de services, la variation
de stocks de produits finis et d’encours, et la production immobilisée. C’est un indi-
cateur peu homogène car il regroupe des éléments valorisés au prix de vente et
d’autres au coût de production.
2. Établissez les soldes intermédiaires de gestion conformément au PCG.
> Regroupement des comptes (cette présentation n’est pas obligatoire) :
N° Intitulé En €
707 Ventes de marchandises 900 000
6037 Variation de stocks de marchandises 20 000
607 Achats de marchandises 610 000
Marge commerciale 270 000
701 Ventes de produits finis en France 3 147 594
702 Ventes de produits finis à l'étranger 600 000
708 Produits des activités annexes 50 000
7135 Variation des stocks de produits finis –2 300
Production de l'exercice 3 795 294
6011 Achats de matières premières 668 500
6021 Achats de matières consommables 200 000
6031 Variation de stocks de matières premières –8 500
6032 Variation de stocks de matières consommables –20 000
6081 Frais accessoires sur achats de matières 1 500
6082 Frais accessoires sur achats de consommables 500
6087 Frais accessoires sur achats de marchandises 8 000
611 Sous-traitance générale 851 220
6122 Crédit-bail mobilier 53 000
6132 Locations immobilières 65 695
615 Entretien et réparations 39 800
616 Primes d’assurance 23 100
6211 Personnel intérimaire 220 000
6226 Honoraires 38 800
6234 Cadeaux à la clientèle 2 478
6251 Voyages et déplacements 56 700
6262 Frais de télécommunication 21 075
627 Services bancaires et assimilés 10 190

42 / Chapitre 5 • L’analyse des résultats © Nathan


Consommations en provenance de tiers 2 232 058
Valeur ajoutée 1 833 236
74 Subvention d’exploitation 30 000
631 Impôts, taxes et versements assimilés 7 760
6411 Salaires, appointements, commissions de base 554 190
6451 Cotisations à l’URSSAF 198 600
6453 Cotisations aux caisses de retraite 33 800
6454 Cotisations aux ASSEDIC 22 000
EBE 1 046 886
751 Redevances pour concessions, brevets, licences 5 000
752 Revenus des immeubles locatifs 5 000
7555 Quote-part de bénéfice attribuée 15 000
78173 Reprises sur provisions, stocks 4 700
651 Redevances pour concessions, brevets, licences 40 000
653 Jetons de présence 30 000
6555 Quote-part de perte supportée 10 000
68111 Dotations aux amortissements, incorporelles 3 000
68112 Dotations aux amortissements, corporelles 92 956
6815 Dotations aux provisions pour risques et charges 2 000
68173 Dotations aux provisions, stocks 2 200
68174 Dotations aux provisions, créances 30 000
Résultat d'exploitation 866 430
764 Revenus des valeurs mobilières de placement 4 650
7865 Reprises sur provisions, financières 20 000
6611 Intérêts des emprunts et des dettes 36 800
6865 Dotations aux provisions, financiers 1 700
Résultat financier –13 850
Résultat courant avant impôt 852 580
771 Produits exceptionnels sur opérations de gestion 12 000
7752 PCEA, immobilisations corporelles 245 000
777 Quote-part des subventions virée au résultat 40 000
7872 Reprises sur provisions réglementées 8 000
6712 Pénalités, amendes fiscales et pénales 402
6752 VCEAC, immobilisations corporelles 190 000
6872 Dotations aux provisions réglementées 20 000
Résultat exceptionnel 94 598
691 Participation des salariés 100 000
695 Impôt sur les bénéfices 203 100
Résultat net 644 078

© Nathan Chapitre 5 • L’analyse des résultats / 43


> Soldes intermédiaires de gestion :

Éléments SIG

Marge commerciale 270 000


Production de l'exercice 3 795 294
Conso. en provenance de tiers 2 232 058
Valeur ajoutée 1 833 236
Impôts et taxes 7 760
Charges de personnel 808 590
EBE 1 046 886
Reprises sur provisions 4 700
Dotations aux amortissements et provisions 130 156
Autres produits et charges –55 000
Résultat d'exploitation 866 430
Produits financiers 24 650
Charges financières 38 500
Résultat financier –13 850
Résultat courant avant impôts 852 580
Résultat exceptionnel 94 598
Participation 100 000
Impôts sur les sociétés 203 100
Résultat net 644 078

44 / Chapitre 5 • L’analyse des résultats © Nathan


Application 3 ● Reclassements des comptes, p. 103
1. Faites les reclassements nécessaires et déterminez les soldes intermé-
diaires de gestion retraités.
SIG
Éléments SIG Reclassements
retraités
Marge commerciale 270 000 270 000
Production de l'exercice 3 795 294 + Subvention d'exploitation 3 825 294
Consommations en provenance de tiers 2 232 058 – Intérim – Crédit-bail 1 959 058
Valeur ajoutée 1 833 236 Valeur ajoutée corrigée 2 136 236
Impôts et taxes 7 760 7 760
Charges de personnel 808 590 + Intérim + Participation 1 128 590
EBE 1 046 886 EBE corrigée 999 886
Reprises sur provisions 4 700 4 700
Dotations aux amortissements et provisions 130 156 + DA Crédit-bail (200 000/5) 170 156
Autres produits et charges –55 000 –55 000
Résultat d'exploitation 866 430 779 430
Produits financiers 24 650 24 650
Charges financières 38 500 + Charges d'intérêt du crédit-bail (13 000) 51 500
Résultat financier –13 850 –26 850
Résultat courant avant impôts 852 580 752 580
Résultat exceptionnel 94 598 94 598
Participation 100 000 – Participation 0
Impôts sur les sociétés 203 100 203 100
Résultat net 644 078 644 078

2. À partir de la valeur ajoutée corrigée, effectuez la répartition de la valeur


ajoutée entre les différents acteurs.
En € En %
Valeur ajoutée corrigée 2 136 236 100,0 %
Personnel 1 128 590 52,8 %
État (Impôts & taxes et Impôts sur les sociétés) 210 860 9,9 %
Banque (charges d’intérêts) 51 500 2,4 %
Entreprise 745 286 34,9 %

Application 4 ● Valeur ajoutée et EBE, p. 104


1. Pourquoi tous les pays de l’Union européenne ont-ils adopté une classifi-
cation des comptes de charges et de produits par nature ?
Tous les pays de l’Union européenne ont adopté la TVA et seule la classification
par nature des charges et des produits permet de déterminer le montant de TVA.

© Nathan Chapitre 5 • L’analyse des résultats / 45


2. Entre un cabinet d’expertise comptable et un supermarché, lequel a le taux
de valeur ajoutée le plus important (valeur ajoutée/chiffre d’affaires) ? Pour-
quoi ?
La création de valeur ajoutée correspond à la mobilisation des facteurs de produc-
tion. Plus l’entreprise crée de valeur, plus elle utilise les facteurs de production. Le
cabinet d’expertise comptable crée de la valeur à partir du facteur de production
travail, qu’il convient naturellement de rémunérer, alors que l’entreprise de négoce
crée moins de valeur ajoutée du fait de l’absence de transformation, la seule créa-
tion de valeur correspondant à l’acheminement du produit et à sa mise à disposi-
tion.
3. Pour les entreprises industrielles, quelle est la raison invoquée pour justi-
fier les délocalisations de la production dans les pays à faible coût de main-
d’œuvre ?
En théorie, les entreprises industrielles sont amenées à délocaliser leur production
lorsque la valeur ajoutée produite est insuffisante pour rémunérer correctement les
deux facteurs de production. Ainsi, en délocalisant la production, elles rémunèrent
moins le facteur travail, ce qui permet de maintenir la rémunération du facteur capi-
tal.
4. Pourquoi, généralement, l’EBE est-il un indicateur qui intéresse fortement
l’actionnaire ?
C’est l’indicateur de rémunération du capital. L’EBE permet de mesurer la capacité
de l’entreprise à financer ses futurs investissements, à rembourser ses emprunts et
à rémunérer l’actionnaire et les banques. Il est l’indicateur clé de la finance que les
Anglo-Saxons nomment EBITDA.

Application 5 ● Évolution des SIG et de la CAF, p. 104


1. Quelle est l’évolution du chiffre d’affaires ? De la production de
l’exercice ? Pourquoi ces deux indicateurs n’évoluent-ils pas dans le même
sens ?
Le chiffre d’affaires a progressé de 0,9 %, alors que la production vendue a été
réduite de 2,2 %.
L’explication est contenue dans l’évolution des stocks de produits finis et
d’encours. Lorsque la production stockée est négative, cela signifie que l’entreprise
a déstocké, son stock final étant inférieur à son stock initial.
En période de déstockage, le stock se retrouve dans le chiffre d’affaires avec la
marge et devrait provoquer une forte augmentation de la valeur ajoutée, ce qui
n’est pas le cas.
2. Quelle est l’évolution du taux de valeur ajoutée ?
Le taux de valeur ajoutée est passé de 45,9 % à 45,1 %, soit une perte de 0,8
point de valeur ajoutée.

46 / Chapitre 5 • L’analyse des résultats © Nathan


3. Déterminez la capacité d’autofinancement par les deux méthodes.
> Méthode additive :
Éléments N-2 N-1 N
Résultat net 3 298 2 033 2 186
Dotations aux amortissements 1 875 1 686 1 198
Dotations exploitation 71 434 187
Dotations financières 0 334 164
Charges exceptionnelles en capital 3 0 10
Dotations exceptionnelles 1 158 765 242
Capacité d'autofinancement 6 405 5 252 3 987

> Méthode soustractive :


Éléments N-2 N-1 N
EBE 6 022 5 029 3 381
Autres produits d'exploitation 1 474 1 444 1 394
Autres charges d'exploitation 238 214 97
Produits financiers nets 465 62 161
Charges financières 100 38 444
Produits exceptionnels de gestion 490 90 688
Charges exceptionnelles de gestion 59 104 3
Impôts sur les sociétés 1 649 1 017 1 093
Capacité d'autofinancement 6 405 5 252 3 987

4. Commentez les résultats obtenus.


Alors que le résultat net s’améliore légèrement sur l’année N, la capacité
d’autofinancement se dégrade du fait d’une forte diminution de l’EBE.

© Nathan Chapitre 5 • L’analyse des résultats / 47


Application 6 ● Compte de résultat différentiel – Seuil de
profitabilité, levier d’exploitation, marge de sécurité, indice
de sécurité, p. 105
1. Quel est le montant des charges fixes d’exploitation pour les trois an-
nées ?
Le montant des charges fixes d’exploitation est de :
En k€ N-2 N-1 N
Charges fixes 28 930 29 667 29 632

2. Présentez le compte de résultat d’exploitation différentiel (trois années).

En k€ N-2 N-1 N
Production de l'exercice 57 548 56 606 55 377
Matières consommées 23 306 22 800 22 452
Marge sur coût variable 34 242 33 806 32 925
Taux de marge sur coût variable 59,5% 59,7% 59,5%
Charges fixes 28 930 29 667 29 632
= Résultat d'exploitation 5 312 4 139 3 293

3. Déterminez le seuil de profitabilité (trois années).


29 632
Seuil de profitabilité = = 49 801 k€ en N,
0,595

49 693 k€ en N-1, 48 621 k€ en N-2


Le seuil de profitabilité est atteint pour un chiffre d’affaires proche de 50 M€.
4. Calculez le levier d’exploitation (trois années).
32 925
Levier d′ exploitation = 10 en N,
3 293
8,2 en N-1 et 6,4 en N-2
Le levier d’exploitation ne cesse de régresser, ce qui réduit le risque d’exploitation.
5. Déterminez la marge de sécurité (année N).
Chiffre d’affaires – Seuil de profitabilité = 55 377 – 49 801 = 5 576 k€
6. Calculez l’indice de sécurité (année N).
5 576
Indice de sécurité = × 100 = 𝟏𝟏𝟏𝟏 %
55 377

48 / Chapitre 5 • L’analyse des résultats © Nathan


Application 7 ● SIG et CAF retraités, p. 105
1. Présentez sous forme de tableau, pour les deux années, la marge com-
merciale, la production de l’exercice, la valeur ajoutée, l’EBE, le résultat
d’exploitation, le résultat financier, le résultat courant, le résultat exception-
nel et le résultat net.

Éléments N N-1
Ventes de marchandises 52 300 39 616
– Achats de marchandises (24 058+841) 24 899 22 164
Marge commerciale 27 401 17 452
Production vendue (11 017+11 796) 22 813 32 687
Production stockée –161 320
Production immobilisée 0 0
Production de l’exercice 22 652 33 007
Production de l’exercice 22 652 33 007
+ Marge commerciale 27 401 17 452
– Consommations en provenance de tiers 27 593 28 227
Valeur ajoutée 22 460 22 232
+ Subvention d’exploitation 73 16
– Impôts et taxes 1 358 1 710
– Charges de personnel 17 930 18 193
Excédent brut d’exploitation 3 245 2 345
Autres produits 184 218
Reprises sur provision exploitation 1 604 2 641
Dotations aux amortissements 2 500 2 400
Dotations aux provisions 826 1 290
Autres charges 288 134
Résultat d'exploitation 1 419 1 380
Produits financiers 120 130
Charges financières 683 530
Résultat financier –563 –400
Résultat courant avant impôts 856 980
Reprises sur provisions exceptionnelles 900 1120
Charges exceptionnelles gestion 1 250 1 604
Dotations aux provisions exceptionnelles 280 230
Résultat exceptionnel –630 –714
Participation
Impôts 80 84
Résultat net 146 182

© Nathan Chapitre 5 • L’analyse des résultats / 49


2. Déterminez la capacité d’autofinancement par les deux méthodes.
> Méthode additive :

En k€ N N-1
Résultat net 146 182
Reprises sur provisions exploitation 1 604 2 641
DAP 3 326 3 690
Reprises sur provisions exceptionnelles 900 1120
Dotations aux provisions exceptionnelles 280 230
Capacité d'autofinancement 1 248 341

> Méthode soustractive :

En k€ N N-1
Excédent brut d'exploitation 3 245 2 345
Autres produits 184 218
Autres charges 288 134
Produits financiers 120 130
Charges financières 683 530
Charges exceptionnelles sur opérations de gestion 1 250 1 604
Impôts sur les bénéfices 80 84
Capacité d'autofinancement 1 248 341

3. Présentez pour l’année N les SIG et la CAF retraités en tenant compte du


fait que l’entreprise a supporté un coût de 13 000 k€ de frais d’intérim, et un
coût de 4 300 k€ de redevance pour un crédit-bail finançant un bien dont la
valeur d’origine est de 20 000 k€ amortissable sur cinq ans.

Éléments N N-1
Marge commerciale 27 401 17 452
Production de l’exercice 22 652 33 007
Subvention d'exploitation 73 16
Production de l'exercice retraitée (+ subvention) 22 725 33 023
Consommations en provenance de tiers 27 593 28 227
– Intérim – 1 300 – 1 000
– Crédit-bail – 4 300 – 4 300
Consommations en provenance de tiers retraités 21 993 22 927
Valeur ajoutée retraitée 28 133 27 548
Impôts et taxes 1 358 1 710
Charges de personnel retraitées (+ intérim) 19 230 19 193
EBE retraité 7 545 6 645

50 / Chapitre 5 • L’analyse des résultats © Nathan


Autres produits 184 218
Autres charges 288 134
RAP 1 604 2 641
DAP (+ DA de crédit-bail) 7 326 7 690
Résultat d'exploitation retraité 1 719 1 680
Produits financiers 120 130
Charges financières retraitées (intérêt crédit-bail) 983 830
Résultat financier retraité –863 –700
Résultat courant avant impôts 856 980
La CAF progresserait pour les deux années de l’impact de la dotation aux amortis-
sements calculée à partir du crédit-bail, soit 4 000 k€ en N et en N-1 :
N = 1 248 k€ + 4 000 k€ = 5 248 k€
N-1 = 341 k€ + 4 000 k€ = 4 341 k€

Application 8 ● Liasse fiscale (compte de résultat), p. 108


1. Présentez sous forme de tableau, pour les deux années, la marge com-
merciale, la production de l’exercice, la valeur ajoutée et l’EBE.

Éléments N N-1
Ventes de marchandises 67 466 56 629
– Achats de marchandises (52 702 – 576) 52 126 40 195
Marge commerciale 15 340 16 434
Production vendue (436 857 + 17 384) 454 241 495 938
Production stockée 1 420 –2 524
Production de l’exercice 455 661 493 414
Production de l’exercice 455 661 493 414
+ Marge commerciale 15 340 16 434
– Consommations en provenance de tiers 304 889 317 787
Valeur ajoutée 166 112 192 061
+ Subvention d’exploitation 380 356
– Impôts et taxes 12 040 12 213
– Charges de personnel (100 256 + 41 926) 142 182 143 256
Excédent brut d’exploitation 12 270 36 948

2. Répartissez la valeur ajoutée entre les acteurs.


N N-1
En k€ En % En k€ En %
Valeur ajoutée 166 112 100,0% 192 061 100,0 %
Personnel 142 182 85,6% 143 256 74,6 %
État 14 490 8,7% 20 933 10,9 %
Banque 2 508 1,5% 3 091 1,6 %
Entreprise 6 932 4,2% 24 781 12,9 %

© Nathan Chapitre 5 • L’analyse des résultats / 51


3. Déterminez la capacité d’autofinancement par les deux méthodes.

En k€ N N-1
Excédent brut d'exploitation 12 270 36 948
Autres produits 437 387
Autres charges 270 891
Produits financiers 518 133
Charges financières 2 508 3 091
Charges exceptionnelles sur opérations de gestion 19 5
Impôts sur les bénéfices 2 450 8 720
Capacité d'autofinancement 7 978 24 761

En k€ N N-1
Résultat net 8 140 16 363
Reprises sur provisions exploitation 7 188 7 819
DAP 6 801 9 339
Reprises sur provisions exceptionnelles 8 206 677
Dotations aux provisions exceptionnelles 8 431 7 555
Capacité d'autofinancement 7 978 24 761

4. Commentez l’évolution de la situation de l’entreprise.


L’activité commerciale est marginale par rapport à l’activité de production.
On peut noter une forte progression de l’activité de négoce qui s’est accompagnée
d’une dégradation de la marge commerciale.
L’activité mesurée par la production de l’exercice est en régression de 7,7 %. Cette
baisse d’activité est confirmée par une baisse plus que proportionnelle de la valeur
ajoutée.
En conséquence, du fait d’une certaine inertie des charges de structure et en parti-
culier des charges de personnel, le résultat d’exploitation est réduit de 63 %.
Le résultat financier est négatif, mais moins important que l’an dernier.
Au final, le résultat net est réduit de moitié.
La baisse de la valeur ajoutée a fortement réduit la part revenant à l’entreprise
puisque les charges de personnel sont demeurées quasiment stables. Elles repré-
sentent 85,6 % de la valeur ajoutée contre 74,6 % en N-1.
En ce qui concerne la capacité d’autofinancement, elle a été divisée par trois au
cours du dernier exercice comptable.

52 / Chapitre 5 • L’analyse des résultats © Nathan


Entraînement à l’examen, p. 109
Dossier 1
Diagnostic financier
1. Définir la valeur ajoutée et l’EBE.
La valeur ajoutée représente la création de richesses (valeur) par l’entreprise.
Dans la répartition de la valeur ajoutée, l’EBE est la rémunération du capital.
2. Que signifie IBE ?
Une entreprise en situation d’IBE ne crée pas suffisamment de valeur ajoutée pour
rémunérer les salariés. Cette situation est grave et ne peut pas perdurer.
3. Présenter, à partir des documents de synthèse et des informations com-
plémentaires, les soldes intermédiaires de gestion pour les deux années.

Éléments N N-1
Production vendue (2 649 + 2 800) 5 449 4 716
Production stockée 45 102
Production immobilisée 0 60
Production de l’exercice 5 494 4 878
– Consommations en provenance de tiers 4 437 3 864
Valeur ajoutée 1 057 1 013
+ Subvention d’exploitation 346 170
– Impôts et taxes 59 43
– Charges de personnel (809 + 212) 1 021 918
Excédent brut d’exploitation 323 222
Autres produits 6 20
Reprises sur provisions d’exploitation 60 10
Dotations aux amortissements 82 82
Dotations aux provisions 54 48
Autres charges 104 24
Résultat d'exploitation 148 98
Produits financiers 156 209
Charges financières 48 96
Résultat financier 108 113
Résultat courant avant impôts 257 211
Produits exceptionnels 379 152
Charges exceptionnelles 33 24
Résultat exceptionnel 346 128
Participation 18 17
Impôts 122 286
Résultat net 463 36

© Nathan Chapitre 5 • L’analyse des résultats / 53


4. Effectuer les reclassements/retraitements utiles et présenter les SIG corri-
gés pour la seule année N.

Éléments N
Production de l’exercice 5 494
Subvention d'exploitation 346
Production de l'exercice retraitée (+ subvention) 5 839
Consommations en provenance de tiers 4 437
Intérim –320
Crédit-bail –60
Consommations en provenance de tiers retraités 4 057
Valeur ajoutée retraitée 1 782
Impôts et taxes 59
Charges de personnel retraitées (+intérim + participation) 1 359
EBE retraité 365
Autres produits 6
Autres charges 104
RAP 60
DAP (+DA de crédit-bail) 186
Résultat d'exploitation retraité 140
Produits financiers 156
Charges financières retraitées (intérêt crédit-bail) 58
Résultat financier retraité 98
Résultat courant avant impôts 239
Résultat exceptionnel 346
Impôts sur les sociétés 122
Résultat net 463

5. Effectuer la répartition de la valeur ajoutée, en valeur et en pourcentage,


entre les différents acteurs à partir des SIG corrigés de l’année N.

En k€ En %
Valeur ajoutée retraitée 1 782 100,0 %
Personnel 1 359 76,3 %
État 181 10,1 %
Banque 58 3,2 %
Entreprise 185 10,4 %

54 / Chapitre 5 • L’analyse des résultats © Nathan


6. Calculer la CAF pour l’année N à partir des SIG retraités, avec les deux
méthodes.

En k€ N
Excédent brut d'exploitation retraité 365
+ Autres produits 6
– Autres charges 104
+ Produits financiers 34
– Charges financières 46
+ Produits exceptionnels sur opérations de gestion 45
– Charges exceptionnelles sur opérations de gestion 33
– Impôts sur les bénéfices 122
= Capacité d'autofinancement retraitée 145

En k€ N
Résultat net 463
– Reprises sur provisions exploitation 60
+ DAP 186
– Reprises sur provisions financières 122
+ Dotations aux provisions financières 12
– Produits exceptionnels sur opérations en capital 334
+ Charges exceptionnelles sur opérations en capital 0
= Capacité d'autofinancement retraitée 145

Dossier 2
Le marché obligataire
1. Que signifie « remboursement au pair » ?
Le remboursement au pair consiste à rembourser, à échéance, le nominal du titre.
2. Le marché obligataire est-il sans risque ?
Les obligations ne doivent pas être considérées comme des produits sans risques :
– Le coupon est fixe et identique jusqu’à l’échéance.
– Si l’investisseur attend le terme du remboursement, il n’encourt aucun risque :
son obligation sera remboursée à la valeur nominale.
– Mais, comme les actions, le cours de l’obligation à taux fixe évolue en fonction
de l’offre et de la demande des investisseurs.
– Le cours des obligations à taux fixe évolue en sens inverse des taux d’intérêt :
lorsque les taux montent, le cours des obligations émises antérieurement se dé-
précie et inversement.

© Nathan Chapitre 5 • L’analyse des résultats / 55


3. Vérifier le montant du coupon couru au 04/02/N.
Le montant du coupon couru est calculé prorata temporis en nombre de jours :
Nombre de jours qui séparent le 08/07/N-1 et le 04/02/N : 211 jours (Internet pro-
pose des éphémérides gratuits qui calculent précisément le nombre de jours) + 3
jours calendaires.
214
Coupon couru = 3,6 × = 2,11 %
365
4. Quel est le prix de l’obligation au 04/02/N ?
Prix = 104,5 + 2,11 = 106,61 €
5. Comment varie le cours d’une obligation ? Que s’est-il passé ces dernières
années ?
Le cours de l’obligation antérieurement émise évolue en sens inverse des taux
d’intérêt. Comme l’obligation a été cotée ces trois dernières années au-dessus de
100, le taux d’intérêt nominal a toujours été supérieur au taux du marché. Notons
cependant que la cote s’est réduite au cours de ces dernières années, les taux
longs se sont donc redressés.
6. Déterminer le cours de l’obligation en retenant un taux d’indifférence
de 4 %
1 − (1,04)−10
Cours de l′ obligation : 3,6 × + 100 (1,04)−10 = 𝟗𝟗𝟗𝟗, 𝟕𝟕𝟕𝟕
0,04

56 / Chapitre 5 • L’analyse des résultats © Nathan


Chapitre 6
L’analyse fonctionnelle du bilan
Application 1 ● Vrai-faux, p. 124
Répondez par « vrai » ou par « faux » aux affirmations ci-dessous.
1. Le bilan fonctionnel est construit en respectant trois cycles.
☒ Vrai
2. Les retraitements sont des déplacements de certains postes et les
reclassements modifient l’information comptable.
☒ Faux. C’est l’inverse, les retraitements modifient l’information…
3. Un allongement du délai de stockage provoque une amélioration du BFRE.
☒ Faux
4. Les intérêts courus non échus ne concernent que le passif du bilan.
☒ Faux, ils concernent également les prêts.
5. Les concours bancaires courants sont de la trésorerie passive.
☒ Vrai
6. Dans un bilan fonctionnel, tous les amortissements et toutes les provisions
pour dépréciation d’actif font partie des capitaux propres.
☒ Vrai, y compris les provisions figurant au passif.
7. Les effets escomptés non échus sont des engagements hors bilan que
l’on trouve dans l’annexe.
☒ Vrai
8. Si l’activité génère un BFR négatif (RFRE), il n’est pas nécessaire d’avoir
un fonds de roulement net global positif.
☒ Vrai
9. Le BFRE est souvent une fonction linéaire du chiffre d’affaires.
☒ Vrai
10. Le crédit-bail doit être retraité en analyse financière comme si l’entreprise
était propriétaire du bien.
☒ Vrai

© Nathan Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan / 57


Application 2 ● BFR, BFRE, BFRHE, p. 125
1. Présentez le bilan fonctionnel.
Actif Passif
AI (1 100+130 1 230 CP (1000+100+480) 1 580
DFS 500
ACE (265+360+425) 1 050 PCE 300
ACHE 50 PCHE 100
AT 150 PT
Total 2 480 Total 2 480

2. Calculez le fonds de roulement net global (FRNG).


FRNG = Capitaux propres + Dettes financières stables – Actifs immobilisés
FRNG = 2 080 – 1 230 = 850 k€
3. Déterminez le BFRE, le BFRHE et le BFR.
BFRE = 1 050 – 300 = 750 k€
BFRHE = 50 – 100 = –50 k€
BFR = 750 – 50 = 700 k€
4. Retrouvez la trésorerie par les deux méthodes.
TN = 150 k€
TN = FRNG – BFR : 850 – 700 = 150 k€

Application 3 ● Reclassements, retraitements, p. 125


À partir, des annexes 1 et 2 et pour l’année N seulement :
1. Faites tous les retraitements et reclassements utiles.

Actif Avant Retraitements/reclassements Après


Fonds commercial 3 600 3 600
Constructions 10 000 10 000
Installations techniques, matériel et outillage 80 000 Crédit-bail (+20 000) 100 000
Prêts 1 400 ICNE (–200) 1 200
Immobilisations brutes 95 000 Actif stable 114 800
Matières premières, approvisionnements 8 000 8 000
Clients et comptes rattachés 34 000 34 000
Charges constatées d’avance 1 000 1 000
EENE (+2 000) 2 000
Actif circulant d’exploitation 43 000 ACE 45 000
Autres créances 2 000 2 000
ICNE (+200) 200
Actif circulant hors exploitation 2 000 ACHE 2 200

58 / Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan © Nathan


Disponibilités 11 000 11 000
Actif de trésorerie 11 000 AT 11 000
Total général 151 000 173 000

Passif Avant Retraitements/reclassements Après


Capital social 30 000 30 000
Réserves 23 000 23 000
Résultat de l’exercice 6 000 6 000
Amortissements et provisions transférées 32 000 (+32 000) 32 000
Amort. crédit-bail (+4 000) 4 000
Emprunts et dettes financières 22 000 ICNE (–3 000) 19 000
Crédit-bail (20 000 – 4 000) 16 000
Passif stable 113 000 Passif stable 130 000
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 26 000 26 000
Dettes fiscales et sociales 8 000 8 000
Passif circulant d’exploitation 34 000 PCE 34 000
Autres dettes 4 000 4 000
ICNE (+3 000) 3 000
Passif circulant hors exploitation 4 000 PCHE 7 000
EENE 2 000
Trésorerie passive 0 PT 2 000
Total général 151 000 173 000

2. Établissez le bilan fonctionnel en grandes masses (actif stable, ACE,


ACHE, AT, passif stable, PCE, PCHE, PT).
Actif Passif
Actif stable 114 800 Passif stable 130 000
ACE 45 000 PCE 34 000
ACHE 2 200 PCHE 7 000
AT 11 000 PT 2 000
Total 173 000 Total 173 000

3. Déterminez le FRNG.
FRNG = 130 000 – 114 800 = 15 200 k€
4. Calculez le BFRE, le BFRHE et le BFR.
BFRE = 45 000 – 34 000 = 11 000 k€
BFRHE = 2 200 – 7 000 = –4 800 k€ (RFRHE)
FR = 11 000 – 4 800 = 6 200 k€

© Nathan Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan / 59


5. Mettez en évidence la trésorerie nette avec les deux méthodes.
TN = 11 000 – 2 000 = 9 000 k€
TN = 15 200 – 6 200 = 9 000 k€

Application 4 ● Analyse de bilans successifs, p. 127


À partir de l’annexe :
1. Donnez la signification de chacun des soldes de (1) à (5).

En k€ au 31/12 N-3 N-2 N-1 N


Fonds propres 10 415 10 138 11 764 10 647
+ Amortissements et provisions transférés 6 000 6 600 7 200 7 500
+ Dettes financières à plus d'un an 804 704 604 804
= (1) Passif stable 17 219 17 442 19 568 18 951
Immobilisations d'exploitation 5 136 4 283 4 733 5 488
+ Immobilisations financières 2 791 4 136 6 267 6 660
= (2) Actif stable 7 928 8 419 11 000 12 148
(1) – (2) = (3) FRNG 9 291 9 023 8 568 6 803
Stocks et travaux en cours nets 9 888 10 065 9 268 11 752
+ Encours clients nets 11 320 11 114 10 396 11 678
– Dettes fournisseurs nettes 6 518 7 431 6 834 9 204
– Autres dettes et créances nettes 9 040 6 739 6 227 6 348
= (4) BFR 5 650 7 009 6 602 7 878
+ Liquidités 4 386 2 891 3 050 883
– Concours bancaires courants 744 876 1 085 1 957
= (3) – (4) TN 3 642 2 015 1 965 –1 074

2. Calculez le BFRE en estimant que les autres créances et dettes sont hors
exploitation.
On applique la formule : BFR = BFRE + BFRHE
Les autres dettes et créances nettes constituent le BFRHE qui est ici une RFRHE.
Il convient donc d’ajouter au BFR le RFRHE :

En k€ au 31/12 N-3 N-2 N-1 N

= (4) BFR 5 650 7 009 6 602 7 878


+ Autres dettes et créances nettes 9 040 6 739 6 227 6 348
BFRE 14 690 13 748 12 829 14 226

60 / Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan © Nathan


3. Commentez la situation de l’entreprise en matière de BFR.
Cette entreprise enregistre un BFRE plus ou moins stable qui est
systématiquement compensé, en partie, par un RFRHE relativement stable
également.
Notons que le FRNG n’a pas été suffisant la dernière année pour couvrir le BFR,
d’où une trésorerie nette négative.

Application 5 ● Retraitements sur deux années, p. 128


À partir des annexes 1 à 3 et pour les deux années :
1. Détaillez le retraitement du crédit-bail pour N-1 et pour N.
Le crédit-bail doit être traité comme une acquisition avec emprunt. La première
année, l’emprunt est remboursé d’un quart (50 000 k€).
Pour N-1 :
– À l’actif : +200 000 k€ (valeur d’origine du bien)
– Au passif : emprunt de 150 000 k€ et amortissement du bien de 50 000 k€
Pour N :
– À l’actif : +200 000 k€
– Au passif : emprunt de 100 000 k€ et amortissement du bien de 100 000 k€
Notons que la somme est la même à l’actif et au passif. Avec le temps, la
répartition emprunt dû et amortissements cumulés évolue..
2. Faites tous les retraitements et reclassements utiles.

Actif Avant Retraitements/reclassements Après


Fonds commercial 20 000 20 000
Constructions 40 464 40 464
Installations techniques, matériel et
outillage
74 758 74 758
Autres immobilisations corporelles 585 271 585 271
Autres immobilisations financières 490 490
Crédit-bail (+200 000) 200 000
Actif stable 720 983 Actif stable 920 983
Matières premières, approvisionnements 445 774 445 774
Clients et comptes rattachés 1 375 252 1 215 287
Charges constatées d’avance 2 562 2 562
EENE (+250 000) 250 000
Actif circulant d’exploitation 1 823 588 ACE 2 073 588
Autres créances 82 613 82 613
Actif circulant hors exploitation 82 613 ACHE 82 613
Disponibilités 19 480 19 480
Actif de trésorerie 19 480 AT 19 480
Total général 2 646 664 3 096 664

© Nathan Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan / 61


Passif (en k€) N Retraitements/reclassements N
Capital social 200 000 200 000
Réserve légale 20 000 20 000
Résultat de l’exercice (bénéfice ou
perte)
79 998 79 998
Amortissements et provisions transférés 559 783 559 783
Emprunts et dettes financières 313 044 – ICNE (–464) – CBC (–267 580) 45 000
Crédit-bail (200 000 – 100 000) 100 000
Amort. c.-bail (50 000 + 50 000) 100 000
Passif stable 1 172 825 Passif stable 1 104 781
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 1 091 684 1 091 684
Dettes fiscales et sociales 226 266 226 266
Passif circulant d’exploitation 1 317 950 PCE 1 317 950
Autres dettes 155 889 155 889
ICNE (+464) 464
Passif circulant hors exploitation 155 889 PCHE 156 353
CBC (+267 580) 267 580
EENE (+250 000) 250 000
Trésorerie passive PT 517 580
Total général 2 646 664 3 096 664

Actif Avant Retraitements/reclassements Après


Fonds commercial 20 000 20 000
Constructions 40 465 40 465
Installations techniques, matériel et
outillage
66 298 66 298
Autres immobilisations corporelles 558 839 558 839
Autres immobilisations financières 490 490
Crédit-bail (+200 000) 200 000
Actif stable 686 092 Actif stable 886 092
Matières premières, approvisionnements 419 972 419 972
Clients et comptes rattachés 1 042 989 1 042 989
Charges constatées d’avance 36 472 36 472
EENE (+150 000) 150 000
Actif circulant d’exploitation 1 499 433 ACE 1 649 433
Autres créances 3 063 3 063
Actif circulant hors exploitation 3 063 ACHE 3 063
Disponibilités 23 440 23 440
Actif de trésorerie 23 440 AT 23 440
Total général 2 212 028 2 562 028

62 / Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan © Nathan


Passif (en k€) Avant Retraitements/reclassements Après
Capital social 200 000 200 000
Réserve légale 20 000 20 000
Résultat de l’exercice (bénéfice ou
perte)
40 061 40 061
Amortissements et provisions
transférés
377 613 377 613
Emprunts et dettes financières 138 314 – ICNE (–953) – CBC (–58 361) 79 000
+ Crédit-bail (200 000 – 50 000) 150 000
+ Amort. crédit-bail (50 000) 50 000
Passif stable 775 988 Passif stable 916 674
Dettes fournisseurs et comptes
rattachés
1 239 792 1 239 792
Dettes fiscales et sociales 187 683 187 683
Passif circulant d’exploitation 1 427 475 PCE 1 427 475
Autres dettes 8 565 8 565
ICNE (+953) 953
Passif circulant hors
8 565 PCHE 9 518
exploitation
CBC (+58 361) 58 361
EENE (+150 000) 150 000
Trésorerie passive PT 208 361
Total général 2 212 028 2 562 028

3. Établissez le bilan fonctionnel en grandes masses (actif stable, ACE,


ACHE, AT, passif stable, PCE, PCHE, PT).
> Année N :
Actif Passif
Actif stable 920 983 Passif stable 1 104 781
ACE 2 073 588 PCE 1 317 950
ACHE 82 613 PCHE 156 353
AT 19 480 PT 517 580
Total 3 096 664 Total 3 096 664

> Année N+1 :


Actif Passif
Actif stable 886 092 Passif stable 916 674
ACE 1 649 433 PCE 1 427 475
ACHE 3 063 PCHE 9 518
AT 23 440 PT 208 361
Total 2 562 028 Total 2 562 028

© Nathan Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan / 63


4. Mettez en évidence le FRNG.
N : 1 104 781 – 920 983 = 183 798 k€
N-1 : 916 674 – 886 092 = 30 582 k€
5. Calculez le BFRE, le BFRHE et le FR.
BFRE
N : 2 073 588 – 1 317 950 = 755 638 k€
N-1 : 1 649 433 – 1 427 475 = 221 958 k€
BFRHE
N : 82 613 – 156 153 = –73 740 k€ (RFRHE)
N-1 : 3 063 – 9 518 = –6 455 k€ (RFRHE)
FR
N : 755 638 – 73 740 = 681 898 k€
N-1 : 221 958 – 6 455 = 215 503 k€
6. Retrouvez la trésorerie nette par les deux méthodes.
N : 19 480 – 517 580 = –498 100 k€ (trésorerie négative)
183 798 – 681 898 = –498 100 k€ (trésorerie négative)
N-1 : 23 440 – 208 361 = –184 921 k€ (trésorerie négative)
30 582 – 215 503 = –184 921 k€ (trésorerie négative)

Application 6 ● Exploitation d’une liasse fiscale, p. 131


1. Faites tous les retraitements et reclassements utiles.

Actif Avant Retraitements/reclassements Après


Immobilisations incorporelles 13 200 13 200
Immobilisations corporelles 80 274 200 80 274 200
+ Crédit-bail (+1 400 000) 1 400 000
Immobilisations financières 11 800 – ICNE (–2 000) 9 800
Actif stable 80 299 200 Actif stable 81 697 200
Matières premières, approvisionnements 41 800 41 800
Clients et comptes rattachés 321 400 321 400
Charges constatées d’avance 28 100 28 100
Actif circulant d’exploitation 391 300 ACE 391 300
Autres créances 412 300 412 300
Valeurs mobilières de placement 7 026 400 – VMP (–7 026 400)
+ ICNE (+2 000) 2 000
Actif circulant hors exploitation 7 438 700 ACHE 414 300
Disponibilités 168 500 168 500
+ VMP (+7 026 400) 7 026 400
Actif de trésorerie 168 500 AT 7 194 900
Total général 88 297 700 89 697 700

64 / Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan © Nathan


Passif Avant Retraitements/reclassements Après
Capital social 34 000 000 34 000 000
Réserves –2 223 200 –2 223 200
Résultat de l’exercice (bénéfice ou perte) 1 075 800 1 075 800
Amortissements et provisions transférés 17 373 000 17 373 000
Emprunts et dettes financières 28 962 000 – ICNE (–340 000) 28 622 000
+ Crédit-bail (1 400 000 –
280 000)
1 120 000
+ Amort. crédit-bail (50 000) 280 000
Passif stable 81 039 800 Passif stable 82 099 800
Dettes fournisseurs et comptes rattachés 4 082 800 4 082 800
Dettes fiscales et sociales 1 290 200 1 290 200
Passif circulant d’exploitation 5 373 000 PCE 5 373 000
Autres dettes 1 884 900 1 884 900
ICNE (+340 000) 340 000
Passif circulant hors exploitation 1 884 900 PCHE 2 224 900
Trésorerie passive 0 PT 0
Total général 88 297 700 89 697 700

2. Établissez le bilan fonctionnel en grandes masses (actif stable, ACE,


ACHE, AT, passif stable, PCE, PCHE, PT).
Actif Passif

Actif stable 81 697 200 Passif stable 82 099 800


ACE 391 300 PCE 5 373 000
ACHE 414 300 PCHE 2 224 900
AT 7 194 900 PT 0
Total 89 697 700 Total 89 697 700

3. Déterminez le FRNG.
FRNG = 82 099 800 – 81 697 299 = 402 600 €
4. Calculez le BFRE, le BFRHE et le FR.
BFRE = 391 300 – 5 373 000 = –4 981 700 € (RFRE)
BFRHE = 414 300 – 2 224 900 = –1 810 600 € (RFRHE)
FR = –(4 981 700 + 1 810 600) = –6 792 300 € (RFR)
5. Retrouvez la trésorerie nette à partir du FRNG.
TN = 7 194 900 €
TN = 402 600 + 6 792 300 = 7 194 900 k€

© Nathan Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan / 65


Entraînement à l’examen, p. 135

Dossier 1
Analyse de la structure financière
1. Définir la notion de fonds de roulement net global.
Le fonds de roulement net global est le solde entre des ressources stables et des
emplois stables à plus d’un an. Il est en quelque sorte une marge de sécurité dans
le financement.
2. Faire tous les retraitements et reclassements utiles.

Actif Avant Retraitements/reclassements Après


Immobilisations incorporelles 5 209 5 209
Immobilisations corporelles 73 858 73 858
Crédit-bail (+2 100) 2 100
Immobilisations financières 4 810 – ICNE (–27) 4 783
Actif stable 83 877 Actif stable 85 950
Matières premières, approvisionnements 12 202 12 202
Avances et acomptes versés 294 294
Clients et comptes rattachés 39 540 39 540
Charges constatées d’avance 228 228
Écarts de conversion Actif 1 189 1 189
EENE (+1 550) 1 550
Actif circulant d’exploitation 53 453 ACE 55 003
Autres créances 4 215 4 215
+ ICNE (+27) 27
Actif circulant hors exploitation 4 215 ACHE 4 242
Disponibilités 174 174
Actif de trésorerie 174 AT 174
Total général 141 719 145 369

66 / Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan © Nathan


Passif (en k€) Avant Retraitements/reclassements Après
Capital social 6 000 6 000
Réserves 12 103 12 103
Résultat de l’exercice (bénéfice ou perte) 1 791 1 791
Provisions pour risques 1 100 – Prov. pour risques (–1 100)
Amortissements et provisions transférés 54 710 54 710
Emprunts et dettes financières 28 324 – ICNE (–33) – CBC (–14 952) 13 339
+ Crédit-bail (2 100 – 350) 1 750
+ Amort. crédit-bail (350) 350
Passif stable 104 028 Passif stable 90 043
Avances et acomptes reçus 7 099 7 099
Dettes fournisseurs et comptes
19 987 19 987
rattachés
Dettes fiscales et sociales 6 805 6 805
Passif circulant d’exploitation 33 891 PCE 33 891
Autres dettes 1 069 1 069
Dettes sur immobilisations 2 731 2 731
+ Prov. pour risques (+1 100) 1 100
+ ICNE (+33) 33
Passif circulant hors exploitation 3 800 PCHE 4 933
+ CBC (+14 952) 14 952
+ EENE (+1 550) 1 550
Trésorerie passive 0 PT 16 502
Total général 141 719 145 369

3. Établir le bilan fonctionnel en grandes masses (actif stable, ACE, ACHE,


AT, capitaux propres, dettes financières, PCE, PCHE, PT).
Actif Passif
Actif stable 85 950 Passif stable 90 043
ACE 55 003 PCE 33 891
ACHE 4 242 PCHE 4 933
AT 174 PT 16 502
Total 145 369 Total 145 369

4. Déterminer le FRNG.
FRNG = 90 043 – 85 950 = 4 093 k€
5. Calculer le BFRE, le BFRHE et le FR.
BFRE = 55 003 – 33 891 = 21 112 k€
BFRHE = 4 242 – 4 933 = –691 k€ (RFRHE)
FR = 21 112 – 691 = 20 421 k€

© Nathan Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan / 67


6. Retrouver la trésorerie nette à partir du FRNG.
TN = 174 – 16 502 = –16 328 k€ (trésorerie négative)
TN = 4 093 – 20 421 = –16 328 k€ (trésorerie négative)
7. À l’aide des annexes 7 et 8, retrouver les valeurs brutes des actifs en N-1.
Valeur Amort./Prov. Valeur
Actif
nette en début brute
Frais de R&D 50 50
Concessions 1 583 3 294 4 877
Fonds commercial
Terrains 175 68 243
Constructions 8 254 6 261 14 515
Installations 12 709 37 872 50 581
Autres immobilisations corporelles 779 1 661 2 440
Immobilisations en cours 69 69
Avances et acomptes 29 29
Autres titres immobilisés 4 076 4 076
Prêts 633 633
Autres immobilisations 7 7
Actif stable 28 314 45 794 74 108
Matières premières, approvisionnements 11 082 78 11 160
Avances et acomptes versés 1 215 1 215
Clients et comptes rattachés 40 503 472 40 975
Autres créances 1 748 1748
Disponibilités 64 64
Charges constatées d’avance 235 235
Actif circulant d’exploitation 54 847 550 55 397
Écarts de conversion Actif 1 159 1 159
Total général 84 320 46 344 130 664

Dossier 2
Analyse du compte de résultat
1. Définir la notion de profitabilité.
La profitabilité est un volume. Lorsque le résultat est positif, on dit que l’entreprise
est profitable, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit rentable. Les deux notions sont
différentes.
2. Présenter, pour les exercices N et N-1, la marge commerciale, la
production de l’exercice, la valeur ajoutée, l’EBE, le résultat d’exploitation
et la capacité d’autofinancement avant retraitements.

68 / Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan © Nathan


Éléments N N-1
Ventes de marchandises 7 713 9 371
– Achats de marchandises 6 690 6 473
Marge commerciale 1 023 2 898
Production vendue (110 566+2 350) 112 916 111 096
Production stockée 1 069 1 233
Production immobilisée 2 160 1 564
Production de l’exercice 116 145 113 893
Production de l’exercice 116 145 113 893
+ Marge commerciale 1 023 2 898
– Achats de matières premières 22 029 20 961
– Variations de stocks 27 –1 405
– Autres achats et charges externes 45 532 46 738
Valeur ajoutée 49 580 50 497
+ Subvention d’exploitation 436 138
– Impôts et taxes 2 953 2 770
– Charges de personnel (24 805+9 235) 34 040 33 984
Excédent brut d’exploitation 13 023 13 881
+ Autres produits 0 0
+ Reprises sur provisions d’exploitation 375 322
– Dotations aux amortissements 8 243 9 547
– Dotations aux provisions 586 250
– Autres charges 339 21
Résultat d'exploitation 4 230 4 385

3. Calculer la capacité d’autofinancement par les deux méthodes.


> À partir du résultat net :

Éléments N N-1
Résultat net 1 791 1 247
Reprises exploitation 375 322
Dotations exploitation 8 829 9 797
Reprises financières 0 0
Dotations financières 0 0
Reprises exceptionnelles 0 0
Dotations exceptionnelles 0 0
PCEA 841 670
VNC 226 515
Capacité d'autofinancement 9 630 10 567

© Nathan Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan / 69


> À partir de l’EBE :
Éléments N N-1
EBE 13 023 13 881
Autres produits 0 0
Autres charges 339 21
Produits financiers 280 457
Charges financières 2 041 2 854
Produits exceptionnels de gestion 0 6
Charges exceptionnelles de gestion 229 0
Participation 205 202
Impôts sur les sociétés 859 700
Capacité d'autofinancement 9 630 10 567

4. Faire les retraitements nécessaires pour la seule année N et présenter la


production de l’exercice corrigée, la valeur ajoutée corrigée et l’EBE corrigé.
Production de l’exercice = 116 145 + 436 (subvention d’exploitation)
Consommations en provenance de tiers = 67 588 – 5 532 (intérim) – 436 (crédit-
bail)
Charges de personnel = 34 040 + 5 532 (intérim) + 205 (participation)
Dotations aux amortissements = 34 040 + 350 (amortissement du crédit-bail)
Charges financières = 2 041 + 86 (charges financières du crédit-bail (436 – 350)
Soldes intermédiaires de gestion N
Marge commerciale 1 023
Production de l’exercice corrigée 116 581
Consommations en provenance de tiers 61 620
Valeur ajoutée corrigée 49 984
– Impôts et taxes 2 953
– Charges de personnel 39 777
EBE corrigé 10 207

5. Quel serait l’impact des retraitements sur la capacité d’autofinancement ?


L’impact est uniquement la dotation aux amortissements du bien financé en crédit-
bail, soit 350 k€ de plus en N ; la CAF serait de 9 630 + 350 = 9 980 k€.
6. Répartir la valeur ajoutée entre les acteurs en valeur et en pourcentage.
Soldes intermédiaires de gestion corrigés N N-1
Valeur ajoutée corrigée 49 984 100 %
Personnel 39 777 79,6 %
État (2 953 + 859) 3 812 7,6 %
Banque (1 741 + 86) 1 827 3,7 %
Entreprise 4 568 9,1 %

70 / Chapitre 6 • L’analyse fonctionnelle du bilan © Nathan


Chapitre 7
L’analyse de la rentabilité
Application 1 ● Vrai-faux, p. 153
Répondez par « vrai » ou par « faux » aux affirmations ci-dessous.
1. La rentabilité et la profitabilité sont deux synonymes.
☒ Faux
2. Le risque d’exploitation dépend de la capacité de l’entreprise à absorber
les charges de structure.
☒ Vrai
3. Les politiques d’externalisation ont pour objectif principal de transformer
des charges variables en charges fixes.
☒ Faux
4. Être efficace, c’est atteindre un objectif ; être efficient, c’est l’atteindre
en économisant les moyens.
☒ Vrai
5. L’amélioration de la rentabilité financière peut se faire par un recours plus
important à l’endettement.
☒ Vrai
6. Lorsque l’entreprise n’a aucun endettement, la rentabilité financière est égale
à la rentabilité économique.
☒ Vrai
7. Un effet de levier financier positif s’appelle un effet de massue.
☒ Faux
8. L’intensité capitalistique mesure l’importance des capitaux investis pour réaliser
le chiffre d’affaires.
☒ Vrai
9. Moins l’entreprise est capitalistique, plus elle est vulnérable à une variation
de l’activité.
☒ Faux

© Nathan Chapitre 7 • L’analyse de la rentabilité / 71


10. Les titres de participation n’apportent pas de chiffre d’affaires et de résultat à
l’entreprise qui les possède.
☒ Vrai

Application 2 ● Rentabilité financière, p. 154


1. Calculez la rentabilité d’exploitation.
1 300
Rentabilité d′ exploitation = × 100 = 20 %
6 500

2. Déterminez, avec la formule, la rentabilité financière.


1 000
Rentabilité financière = 0,20 + �(0,20 − 0,04) × � = 0,229, soit 22,9 %
5 500

3. Quel est le levier financier ?


1 000
Levier financier = = 0,18
5 500

4. Quelle serait la rentabilité financière avec un endettement de 2 500 k€ ?


2 500
Rentabilité financière = 0,20 + �(0,20 − 0,04) × � = 0,3, soit 30 %
4 000

5. Quelle serait la rentabilité financière avec un endettement de 4 000 k€ ?


Comment devrait réagir la banque ?
4 000
Rentabilité financière = 0,20 + �(0,20 − 0,04) × � = 0,456, soit 45,6 %
2 500
La banque prendrait des risques supérieurs à ceux de l’entrepreneur, ce qui
devrait l’inviter à augmenter le taux d’intérêt et/ou à refuser le montage financier.

Application 3 ● Rentabilité économique et rentabilité


financière d’un projet, p. 154
1. Calculez le résultat d’exploitation prévisionnel.

Chiffre d’affaires 1 500 000


Marge sur coût variable (40 %) 600 000
Charges fixes 510 000
Résultat d’exploitation 90 000

72 / Chapitre 7 • L’analyse de la rentabilité © Nathan


2. Déterminez les capitaux investis et le taux de rentabilité économique net
d’impôts.
96
Capitaux investis : 𝐴𝐴𝐴𝐴 + 𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵𝐵 = 400 000 + � × 1 500 000� = 800 000 €
360

90 000
𝑅𝑅𝑒𝑒 = = 0,1125 × (1 − 0,3333) = 0,075, soit 7,5 % net d′impôts
800 000

3. Mettez en évidence l’effet de levier avec un taux d’endettement de 50 %.


Sans endettement, la rentabilité financière est équivalente à la rentabilité
économique.
Avec un endettement à 50 % :
50
𝑅𝑅𝑓𝑓 = �0,01125 + (0,1125 − 0,06) × � (1 − 0,3333) = 0,11, soit 11 % net d′impôts
50

4. Déterminez la rentabilité financière nette d’impôts avec une baisse


du chiffre d’affaires de 10 %.
Chiffre d’affaires prévisionnel : 1 500 000 × 0,9 = 1 350 000
Résultat d’exploitation : (1 350 000 × 0,4) – 510 000 = 30 000
2
𝑅𝑅𝑒𝑒 = 𝑅𝑅𝑓𝑓 = 0,0375 × = 0,025, soit 2,5 % net d′impôts
3
Ce taux correspondrait à la rentabilité financière sans endettement.
50
𝑅𝑅𝑓𝑓 = �0,0375 + (0,0375 − 0,06) × � (1 − 0,3333) = 0,01, soit 1 % net d′ impôts
50
Le coût de l’endettement est supérieur à la rentabilité économique, d’où un effet
de massue.

Application 4 ● Hypothèses de rentabilités économique et


financière, p. 154
1. Trouvez le taux de rentabilité économique qui correspondrait à un taux
de rentabilité financière de 9 %.
Pour la première hypothèse, comme il n’y a pas d’endettement, le taux de
rentabilité financière est équivalent au taux de rentabilité économique.
Pour la seconde hypothèse, avec un taux de rentabilité de 9 %, application
à la formule de l’effet de levier :
800
0,09 = 𝑥𝑥 + (𝑥𝑥 − 0,06) × => 𝑥𝑥 = 0,078 => 𝟕𝟕, 𝟖𝟖 %
200
Pour la troisième hypothèse, avec un taux de rentabilité de 9 %, application
à la formule de l’effet de levier :
800
0,09 = 𝑥𝑥 + (𝑥𝑥 − 0,06) × => 𝑥𝑥 = 0,066 => 6,6 %
200

© Nathan Chapitre 7 • L’analyse de la rentabilité / 73


En conclusion, en cas de rentabilité économique élevée, plus l’endettement
est important, moins la rentabilité d’exploitation exigée est forte.
2. Faites un calcul identique pour un taux de rentabilité financière de 1 %.
Pour la première hypothèse, comme il n’y a pas d’endettement, le taux de
rentabilité financière est équivalent au taux de rentabilité économique.
Pour la seconde hypothèse, avec un taux de rentabilité de 1 %, application
à la formule de l’effet de levier :
400
0,01 = 𝑥𝑥 + (𝑥𝑥 − 0,06) × => 𝑥𝑥 = 0,03 => 𝟑𝟑, 𝟎𝟎 %
600
Pour la troisième hypothèse, avec un taux de rentabilité de 1 %, application
à la formule de l’effet de levier :
800
0,01 = 𝑥𝑥 + (𝑥𝑥 − 0,06) × => 𝑥𝑥 = 0,05 => 𝟓𝟓, 𝟎𝟎 %
200
En conclusion, en cas de rentabilité économique faible, plus l’endettement est
important, plus la rentabilité d’exploitation exigée doit être forte pour absorber
l’écart entre la rentabilité économique et le taux d’intérêt.
3. Dans ces deux hypothèses, comment appeler l’impact de l’endettement
sur la rentabilité financière ?
Dans le premier cas, la rentabilité financière souhaitée étant supérieure au taux
d’intérêt, il s’agit d’un effet de levier alors que dans le second cas, il s’agit d’un effet
de massue.

Application 5 ● Coefficient d’élasticité et indice de sécurité,


p. 155
Pour les deux hypothèses :
1. Quel est le montant de la perte maximale ?
La perte maximale est le montant des charges fixes, soit 800 k€ dans la première
hypothèse et 200 k€ dans la seconde hypothèse.
2. Déterminez le seuil de profitabilité (ou de rentabilité).
> Première hypothèse
Seuil de rentabilité : 800 = 0,9x, d’où x = 889 k€
> Deuxième hypothèse
Seuil de rentabilité : 200 = 0,2x, d’où x = 1 000 k€
3. Quel serait l’indice de sécurité en considérant un chiffre d’affaires
de 1 200 k€.
> Première hypothèse
1 200 − 889
Indice de sécurité : = 𝟎𝟎, 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐
1 200

74 / Chapitre 7 • L’analyse de la rentabilité © Nathan


> Deuxième hypothèse
1 200 − 1 000
Indice de sécurité : = 𝟎𝟎, 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏
1 200

Le risque est plus important dans la première hypothèse.


4. Calculez le chiffre d’affaires qu’il faudrait réaliser pour obtenir un bénéfice
de 100 k€.
> Première hypothèse
Il faudra couvrir les charges fixes + le résultat recherché, soit 800 + 100 = 900 k€
Chiffre d’affaires à réaliser : 900 = 0,9x, d’où x = 1 000 k€
> Deuxième hypothèse
Charges fixes + Résultat : 200 + 100 = 300 k€
Chiffre d’affaires à réaliser : 300 = 0,2x, d’où x = 1 500 k€
Le bénéfice est plus rapidement atteint dans la première hypothèse.
5. Déduisez-en le coefficient d’élasticité.
> Première hypothèse
𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 − 𝟎𝟎
𝒆𝒆 = = 𝟎𝟎, 𝟗𝟗
𝟏𝟏 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 − 𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖
Une augmentation ou une baisse de 10 % du chiffre d’affaires provoquera
une augmentation ou une baisse de 9 % du résultat.
> Deuxième hypothèse
𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 − 𝟎𝟎
𝒆𝒆 = = 𝟎𝟎, 𝟐𝟐
𝟏𝟏 𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓 − 𝟏𝟏 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎
Une augmentation ou une baisse de 10 % du chiffre d’affaires provoquera
une augmentation ou une baisse de 2 % du résultat.
La première situation est plus risquée dans la première hypothèse mais
l’espérance de gain est plus grande.

Application 6 ● Externalisation et diminution du risque,


p. 156
1. Déterminez le seuil de rentabilité.
Charges fixes = 2 762 + 2 253 = 5 015 k€
10 697
Seuil de rentabilité ∶ 5 015 = x, d′ où x = 𝟐𝟐𝟐𝟐 𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖𝟖 𝐤𝐤€
48 669

Le chiffre d’affaires à réaliser est de 22 817 k€.


2. Présentez les capitaux investis de deux façons.
AI + BFR = (13 810 + 23 015) + (6 096 + 13 388 – 14 177 – 4 490) = 37 642 k€
CP + DFS = (21 214 + 1 992) + 14 436 = 37 642 k€

© Nathan Chapitre 7 • L’analyse de la rentabilité / 75


3. Calculez le taux de rentabilité économique, le taux d’intérêt et la rentabilité
financière avant et après impôts.
5 682
𝑅𝑅𝑒𝑒 = = 0,151, soit 15,1 % avant impôts et 10,07 % après IS
37 642
1 731
𝑖𝑖 = = 0,12, soit 12 % avant impôts et 9 % après IS
14 436
23 200
𝑅𝑅𝑓𝑓 = 0,151 + (0,151 − 0,12) ×
14 436
= 𝟎𝟎, 𝟐𝟐, 𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬𝐬 𝟐𝟐𝟐𝟐 % 𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚 𝐢𝐢𝐢𝐢𝐢𝐢ô𝐭𝐭𝐭𝐭 𝐞𝐞𝐞𝐞 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟑𝟑𝟑𝟑 % 𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚𝐚è𝐬𝐬 𝐈𝐈𝐈𝐈
4. Si l’entreprise décide d’externaliser le gardiennage, les coûts fixes
diminueront de 1 000 k€, mais les charges variables augmenteront de
1 500 k€. Qu’en concluez-vous ?
Dans la situation d’origine, le taux de marge était de 21,98 % et le seuil de
rentabilité de 22 816 k€.
Avec une externalisation, les charges fixes passeraient de 5 015 à 4 015, mais
le taux de marge sur coût variable serait modifié :
Marge sur coût variable = 10 697 – 1 500 = 9 197 k€
Le taux de marge serait alors de 18,89 % et le seuil de rentabilité de 21 243 k€.
Avec un coût plus élevé qui aura une incidence de 500 k€ sur la profitabilité,
l’entreprise a réduit le risque puisque le seuil de rentabilité peut être atteint plus tôt.

Application 7 ● Culture financière, p. 157


1. La notion de profitabilité est-elle différente de la notion de rentabilité ?
La notion de profitabilité correspond à un volume de résultat alors que la rentabilité
résulte d’un rapport entre la profitabilité et les capitaux investis.
La profitabilité renseigne sur la capacité de l’entreprise à faire face à ses
engagements financiers : intérêts, dividendes, remboursement d’emprunts, etc.
La rentabilité permet de mesurer la performance d’un placement ou d’une
opération.
2. Définissez et illustrez les politiques d’externalisation.
La mise en œuvre des politiques d’externalisation correspond à la volonté pour
les dirigeants de variabiliser les charges fixes et de concentrer les efforts de
l’entreprise sur son savoir-faire et son cœur de métier. Cette notion englobe
naturellement la sous-traitance de volume ou de spécialité. Bon nombre
d’entreprises externalisent la gestion de leur parc immobilier avec le crédit-bail,
le nettoyage et la restauration, la maintenance de certains équipements, etc.
Les limites aux pratiques d’externalisation sont le coût et la perte de compétences
dans les opérations externalisées.

76 / Chapitre 7 • L’analyse de la rentabilité © Nathan


3. Dans quelles conditions l’effet de levier joue-t-il positivement ? Dans
quelles conditions s’inverse-t-il ?
L’effet de levier est d’autant plus important que la rentabilité économique de
l’entreprise est forte, par rapport au coût de l’endettement, et que l’entreprise est
très endettée. L’effet de levier s’inverse lorsque la rentabilité économique devient
inférieure au coût de l’endettement et, surtout, lorsque la politique de financement
a été mal prévue et que le coût de l’endettement se trouve brusquement très élevé,
soit parce que l’endettement n’a pas fait l’objet d’une négociation, soit parce que la
brutalité de survenance des difficultés financières a conduit à obtenir des taux
« d’enfer ».
4. Pourquoi, en cas de forte rentabilité d’exploitation, des actionnaires
refuseraient-ils l’endettement de leur société ?
Il arrive qu’une entreprise n’ait aucun endettement et que ce soit la volonté affichée
des actionnaires de l’entreprise de ne pas faire appel à l’emprunt. En effet, réduire
la part des actionnaires dans le financement, c’est poser la question de l’utilisation
des sommes dégagées. Si le taux de rentabilité financière est de 12 %, le recours
à l’emprunt améliorera la rentabilité des capitaux propres mais posera le problème
de l’utilisation des capitaux ainsi dégagés. Si l’offre de placement est, par exemple,
à 4 %, les actionnaires préféreront être rémunérés par l’entreprise et ne pas
recourir à l’emprunt.
5. Pourquoi certains secteurs d’activités économiques ont des taux de
rentabilité des capitaux propres très élevés ?
Comme il s’agit d’un rapport, le dénominateur, c’est-à-dire les capitaux investis,
ont une forte influence sur le taux de rentabilité.
Par exemple, le secteur de l’informatique Software crée beaucoup de valeur, mais
avec peu d’actifs. Le principal investissement est la main-d’œuvre qui ne peut pas
se trouver à l’actif des entreprises.
A contrario, le transport enregistre des taux de rentabilité assez faibles du fait de
la forte capitalisation des entreprises de transport : parc de camions, bâtiments
logistiques, etc.

© Nathan Chapitre 7 • L’analyse de la rentabilité / 77


Entraînement à l’examen, p. 158

Dossier 1
Diagnostic financier
Travail à faire (à partir des annexes 1 à 3) :
1. Définir les notions de profitabilité et de rentabilité.
La profitabilité est un volume de résultat alors que la rentabilité est un rapport entre
le résultat et les capitaux engagés.
2. Présenter, pour les exercices N et N-1, la marge commerciale, la
production de l’exercice, la valeur ajoutée, l’EBE, le résultat d’exploitation,
le résultat courant et le résultat net.
Seuls les soldes intermédiaires ne sont pas présentés dans le compte de résultat
de la société Laura.

N N-1
Production vendue 182 870 170 350
Production stockée –1 650 500
Production de l’exercice 181 220 170 850
– Achats de matières premières 56 960 52 145
– Variations de stocks –4 100 641
– Autres achats et charges externes 56 200 54 108
Valeur ajoutée 72 160 63 956
+ Subvention d’exploitation 200
– Impôts et taxes 7 062 5 914
– Charges de personnel (32 126+14 102) 46 228 41 525
Excédent brut d’exploitation 19 070 16 517
Autres produits 100
Reprises sur provisions d’exploitation 1 150 4 100
Dotations aux amortissements 14 737 12 510
Dotations aux provisions 1 012 527
Résultat d'exploitation 4 571 7 580

3. Calculer la capacité d’autofinancement par les deux méthodes.

N N-1
Excédent brut d’exploitation 19 070 16 517
+ Autres produits 100
+ Produits des placements 1 923 1 389
– Charges d’intérêt 2 306 2 430
+ Produits exceptionnels de gestion 290
– Charges exceptionnelles de gestion 411 324
– Participation 425 370
– Impôts sur les sociétés 2 620 2 490
Capacité d’autofinancement 15 621 12 292

78 / Chapitre 7 • L’analyse de la rentabilité © Nathan


Résultat net 2 335 –52
– Reprises sur provision exploitation 1 150 4 100
+ Dotations aux amortissements 14 737 12 510
+ Dotations aux provisions 1 012 527
– Produits exceptionnels en capital 2 120 610
– Reprises sur provisions exceptionnelles 412 215
+ Charges exceptionnelles en capital 1 115 4 232
+ Dotations sur provisions exceptionnelles 104
= Capacité d’autofinancement 15 621 12 292

4. Répartir la valeur ajoutée entre les acteurs en valeur et en pourcentage.

N En % N-1 En %
Valeur ajoutée 72 160 100,0 63 956 100,0
Personnel (46 228 + 425) et (41 525+370) 46 653 64,6 41 895 65,6
État (7 062 + 2 620) et (5 914 + 2 490) 9 682 13,4 8 404 13,2
Banque 2 306 3,2 2 430 3,8
Entreprise 13 519 18,7 11 227 17,6

5. Remplir l’annexe 3 pour le calcul de la rentabilité économique et de la


rentabilité financière.
N N-1
Capitaux propres 43 665 39 740
Dettes financières 42 896 50 219
Capitaux financiers = capitaux économiques 90 651 94 959
Résultat d’exploitation 4 571 7 580
Taux de rentabilité économique 5,04 % 7,98 %
Charges financières 2 306 2 430
Dettes financières 42 896 50 219
Taux d'intérêt 5,38 % 4,84 %

Levier (D/K) 0,98 1,26


Taux de rentabilité financière 4,71 % 11,95 %
Alors qu’en N-1, l’effet de levier était positif, en N, l’effet de levier est défavorable
(effet de massue) puisque la rentabilité économique est inférieure au coût du
financement :
𝑅𝑅𝑓𝑓 = 5,04 + [(5,04 − 5,38) × 0,98] = 𝟒𝟒, 𝟕𝟕𝟕𝟕 %
En N-1, l’effet de levier joue favorablement puisque la rentabilité économique est
supérieure au coût du financement :
𝑅𝑅𝑓𝑓 = 7,98 + [(7,98 − 4,84) × 1,26] = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟗𝟗𝟗𝟗 %

© Nathan Chapitre 7 • L’analyse de la rentabilité / 79


Dossier 2
Lancement d’un produit nouveau
Travail à faire (à partir des annexes 4 à 7) :
1. Définir la notion de levier financier.
Il ne faut pas confondre l’effet de levier financier et le levier financier. Le levier
financier est le rapport entre l’emprunt et les capitaux propres. Lorsqu’il est
supérieur à 1, la participation de la banque est supérieure à celle des actionnaires.
2. Présenter le compte de résultat prévisionnel avant IS relatif à la nouvelle
production, pour la première année de développement, dans l’hypothèse où
le projet serait autofinancé.
18 000 16 000
Montant des amortissements : � �+� � = 5 800 𝑘𝑘€
19 4

Montant des charges fixes : 5 800 + 13 000 + 4 700 + 6 000 = 29 500 k€

N N+1 N+2 N+3


Chiffre d’affaires 40 000 50 000 70 000 100 000
Marge sur coût variable 20 000 25 000 35 000 50 000
Charges fixes 29 500 29 500 29 500 29 500
Résultat d’exploitation –9 500 –4 500 5 500 20 500

3. Présenter le compte de résultat pour la période N à N+3, dans l’hypothèse


où la société emprunterait 50 % du capital nécessaire à la réalisation des
investissements envisagés (voir annexe 8).
Capital investi : 18 000 + 16 000 = 34 000 dont 17 000 empruntés
Intérêts : 17 000 x 0,06 = 1 020 k€

N N+1 N+2 N+3


Résultat d’exploitation –9 500 –4 500 5 500 20 500
Intérêts –1 020 –1 020 –1 020 –1 020
Résultat financier –10 520 –5 520 4 480 19 480

4. En retenant le résultat d’exploitation moyen sur quatre ans et le résultat


financier moyen, déterminer le taux de rentabilité économique moyen et le
taux de rentabilité financier moyen.

N N+1 N+2 N+3 Cumul


Résultat d’exploitation –9 500 –4 500 5 500 20 500 12 000
Intérêts –1 020 –1 020 –1 020 –1 020 –4 080
Résultat financier –10 520 –5 520 4 480 19 480 7 920
Capitaux investis 34 000 34 000 34 000 34 000
Taux de rentabilité économique –27,9 % –13,2 % 16,2 % 60,3 % 8,8 %
Taux de rentabilité financière –61,9 % –32,5 % 26,4 % 114,6 % 11,6 %

80 / Chapitre 7 • L’analyse de la rentabilité © Nathan


Profitabilité cumulée sur quatre ans : 12 000 k€.
12 000
𝑅𝑅𝑒𝑒 = = 0,353
34 000

Soit 35,3 % pour quatre années, ce qui correspond à une rentabilité économique
moyenne de 8,8 %.
7 920
𝑅𝑅𝑓𝑓 = = 0,466
17 000

Soit 46,6 % pour quatre années, ce qui correspond à une rentabilité financière
moyenne de 11,6 %.
L’effet de levier est positif puisque le taux de rentabilité économique est supérieur
au taux d’intérêt.
5. Retrouver la rentabilité financière en utilisant la formule.
Comme le capital emprunté ne se réduit pas tous les ans, le taux d’intérêt demeure
à 6 %.
17 000
𝑅𝑅𝑓𝑓 = 8,8 + �(8,8 − 6) × � = 11,6 %
17 000

© Nathan Chapitre 7 • L’analyse de la rentabilité / 81


82 / Chapitre 7 • L’analyse de la rentabilité © Nathan
Chapitre 8
L’analyse par les ratios
Application 1 ● Vrai-faux, p. 174
1. Les ratios doivent être comparés dans le temps et dans l’espace.
☒ Vrai
2. Le taux d’usure ne permet pas d’apprécier la politique d’investissement.
☒ Faux
3. Une entreprise qui investit le montant de la dotation aux amortissements réalise
des investissements de remplacement.
☒ Vrai
4. Une politique généreuse de dividendes ne diminue pas les capacités réelles
de financement internes de l’entreprise.
☒ Faux
5. Une entreprise qui dégage des pertes et qui distribue des dividendes diminue
ses réserves.
☒ Vrai
6. Un coût réel d’intérêt inférieur au taux de marché suppose que les emprunts
inscrits au passif du bilan sont inférieurs aux montants réellement empruntés tout
au long de l’année.
☒ Faux. Si le taux d’intérêt réel était supérieur au taux du marché, alors les
capitaux réellement empruntés seraient plus importants que ceux figurant au bilan.
7. La durée de stockage des matières dépend souvent des difficultés
d’approvisionnement.
☒ Vrai
8. La durée du crédit clients dépend de la volonté du comptable.
☒ Faux

© Nathan Chapitre 8 • L’analyse par les ratios / 83


9. Pour maintenir la rentabilité, en cas de baisse du taux de marge, il faut
compenser par une augmentation de la rotation de l’actif.
☒ Vrai
10. Les scores de la Centrale des Bilans sont obtenus à partir d’une analyse
discriminante des ratios.
☒ Vrai

Application 2 ● Étude des ratios d’une entreprise


commerciale, p. 175
1. Présentez les soldes intermédiaires de gestion.

Éléments N N-1

Ventes de marchandises 136 889 133 009


Achats de marchandises 108 918 99 014
Variation de stocks de marchandises –4 741 1 344
Marge commerciale 32 712 32 651
Autres charges externes 7 386 6 811
Valeur ajoutée 25 326 25 840
Impôts et taxes 1 284 1 156
Salaires et traitements 12 127 11 915
Charges sociales 5 061 4 996
EBE 6 854 7 773
Reprises sur provisions, exploitation 1 016 267
Dotations aux amortissements, exploitation 873 787
Dotations aux provisions, exploitation 1 424 867
Résultat d'exploitation 5 573 6 386
Produits financiers de placements 68 66
Charges d'intérêts 4 194 3 129
Résultat financier –4 126 –3 063
Résultat courant 1 447 3 323
Produits exceptionnels 623 546
Charges exceptionnelles 1 670 2 455
Résultat exceptionnel –1 047 –1 909
Impôts sur les bénéfices 103 471
Résultat net 297 943

84 / Chapitre 8 • L’analyse par les ratios © Nathan


2. Calculez la capacité d’autofinancement par les deux méthodes.

Éléments N N-1
Résultat net 297 943
Reprises sur provisions, exploitation 1 016 267
Dotations aux amortissements, exploitation 873 787
Dotations aux provisions, exploitation 1 424 867
CAF 1 578 2 330
EBE 6 854 7 773
Produits financiers de placements 68 66
Charges d'intérêts 4 194 3 129
Produits exceptionnels 623 546
Charges exceptionnelles 1 670 2 455
Impôts sur les bénéfices 103 471
CAF 1 578 2 330

3. Calculez les ratios suivants en accompagnant vos calculs d’un bref


commentaire :
– intensité capitalistique ;
– taux d’endettement à terme ;
– délai de remboursement des dettes ;
– taux de marge commerciale ;
– taux de profitabilité ;
– durées de stockage, de crédit clients et de crédit fournisseurs,
avec un taux de TVA normal.
Avant de calculer les ratios, il faut déterminer les valeurs brutes du bilan
fonctionnel.

Actif N N-1 Passif N N-1


Actif immobilisé 6 748 6 141 Capitaux propres 10 202 6 677
Stocks 25 005 20 408 Dettes financières 7 011 4 017
Clients 25 732 20 361 Fournisseurs 40 400 33 144

Ratio N N-1 Commentaire

Intensité 6 748 6 141 Très faible, peu de


= 0,050 = 0,046
capitalistique 136 889 133 009 barrières à l’entrée.
7 011 4 017
Taux d’endettement × 100 × 100 Endettement, en
à terme 7 011 + 10 202 4 017 + 9 377 progression.
= 40,7 % = 30,0%
Endettement
Délai de 7 011 4 017 remboursable en
remboursement = 4,4 = 1,7 4,5 ans contre
des dettes 1 578 2 330 moins de 2 ans en
N-1.

© Nathan Chapitre 8 • L’analyse par les ratios / 85


32 712 32 651 Dégradation de
Taux de marge × 100 × 100
commerciale 136 889 133 009 0,6 point du taux de
= 23,9 % = 24,5 % marge.

5 573 6 386 Dégradation du


Taux de profitabilité × 100 = 4,1 % × 100 = 4,8 % taux de profitabilité
136 889 133 009 de 0,7 point.
Le délai de
25 005 stockage est
× 360 20 408
Durée de stockage 108 918 × 360 = 74,2 𝑗𝑗 proche de 3 mois et
= 82,6 𝑗𝑗 99 014 s’est dégradé de
8,4 jours.
25 732 20 361
Durée de crédit × 360 × 360 Détérioration du
(136 889 × 1,2) (133 009 × 1,2) crédit clients de
clients
= 56,4 𝑗𝑗 = 45,9 𝑗𝑗 10,5 jours.

40 400 33 144 Allongement du


Durée de crédit × 360 × 360
(108 918 × 1,2) (99 014 × 1,2) crédit fournisseurs
fournisseurs
= 111,3 𝑗𝑗 = 100,4 𝑗𝑗 de 1,9 jour.

La profitabilité de l’entreprise s’est dégradée du fait d’un écrasement du taux de


marge. Le BFRE s’est dégradé du fait d’un allongement du délai de stockage et
du crédit clients, en dépit d’une augmentation du crédit fournisseurs qui est déjà
anormalement long.

Application 3 ● Étude des ratios d’une entreprise


industrielle, p. 176
1. Présentez les soldes intermédiaires de gestion et la CAF par les deux
méthodes.
Éléments N N-1
Production vendue 19 680 18 117
Production stockée 593 –28
Production de l'exercice 20 273 18 089
Achats de matières premières 4 379 4 005
Variation de stocks –158 33
Autres charges externes 3 871 2 779
Valeur ajoutée 12 181 11 272
Impôts et taxes 624 522
Salaires et traitements 6 150 5 655
Charges sociales 2 735 2 489
EBE 2 672 2 606
Autres produits 125 176
Dotations aux amortissements, exploitation 1 533 1 330
Dotations aux provisions, exploitation
Résultat d'exploitation 1 264 1 452

86 / Chapitre 8 • L’analyse par les ratios © Nathan


Produits financiers de placements 62 79
Charges d'intérêts 441 401
Résultat financier –379 –322
Résultat courant 885 1 130
Produits exceptionnels 550 36
Charges exceptionnelles 355 56
Résultat exceptionnel 195 –20
Impôts sur les bénéfices 360 370
Résultat net 720 740

CAF par les deux méthodes :

Éléments N N-1
Résultat net 720 740
Reprises sur provisions, exploitation
Dotations aux amortissements, exploitation 1 533 1 330
Charges exceptionnelles 355 56
Produits exceptionnels –550 –36
CAF 2 058 2 090
EBE 2 672 2 606
Autres produits 125 176
Produits financiers de placements 62 79
Charges d'intérêts –441 –401
Produits exceptionnels
Charges exceptionnelles
Impôts sur les bénéfices –360 –370
CAF 2 058 2 090

2. Déterminez les éléments du bilan fonctionnel indispensables au calcul


des ratios.
Pour calculer les ratios, il faut prendre les valeurs brutes du bilan fonctionnel.

Actif N N-1 Passif N N-1

Actif immobilisé 17 022 14 940 Capitaux propres 14 770 12 555


Stocks de matières 650 610 Dettes financières 5 417 5 191
Clients 2 720 2 223 Fournisseurs 1 170 850

Pour trouver les capitaux propres :


𝐸𝐸𝐸𝐸 𝑁𝑁 ∶ 8 000 + 1 360 + 720 + 4 580 + 110 = 14 770
𝐸𝐸𝐸𝐸 𝑁𝑁 − 1 ∶ 6 000 + 1 275 + 740 + 4 330 + 210 = 12 555

© Nathan Chapitre 8 • L’analyse par les ratios / 87


3. Calculez les ratios suivants :
– intensité capitalistique ;
– taux de vétusté ;
– taux d’endettement à terme ;
– coût réel de l’endettement ;
– délai de remboursement des dettes ;
– taux de profitabilité ;
– durées de stockage des matières, de crédit clients et de crédit
fournisseurs, avec un taux de TVA normal.
Attention ! Les éléments du bilan sont en valeurs nettes : il convient de retrouver
les valeurs brutes à partir des tableaux annexes.

Ratio N N-1 Commentaire

17 022 14 940 Intensité capitalistique


Intensité capitalistique = 0,86 = 0,82 importante. Existence
19 680 18 117 de barrières à l’entrée.
4 580 4 330
× 100 × 100 Faible vétusté. Les
Taux de vétusté 17 022 − 1 064 14 940 − 1 064 biens sont récents.
= 28,7 % = 31,2 %
Taux d’endettement 5 417 5 191 Endettement moyen en
× 100 = 36,7 % × 100 = 41,3%
à terme 14 770 12 555 diminution .

441 401 Taux d’intérêt, en


Coût réel endettement × 100 = 8,1 % × 100 = 7, % hausse, élevé dans
5 417 5 191 l’environnement actuel.
Délai de 5 417 5 191 Remboursement de
remboursement des = 2,63 = 2,5 l’emprunt en un peu
dettes 2 058 2 090 plus de 2 ans.

1 264 1 452 Dégradation du taux de


Taux de profitabilité × 100 = 6,4 % × 100 = 8,0 % profitabilité de
19 680 18 117 1,6 point.
Le délai de stockage
650 610 est proche de 2 mois et
Délai de stockage MP × 360 = 53,4 𝑗𝑗 × 360 = 54,8 𝑗𝑗
4 379 4 005 s’est amélioré
de1,4 jour.
2 720 2 223
× 360 × 360 Détérioration du crédit
Délai de crédit clients (19 680 × 1,2) (18 117 × 1,2)
clients de 4,7 jours.
= 41,5 𝑗𝑗 = 36,8 𝑗𝑗
1 170 850 Allongement du crédit
Délai de crédit × 360 × 360
(4 379 × 1,2) (4 005 × 1,2) fournisseurs de
fournisseurs
= 80,2 𝑗𝑗 = 63,7 𝑗𝑗 16,5 jours.

C’est une entreprise industrielle qui a une forte intensité capitalistique et est dotée
de biens d’équipement récents. Il y a des barrières à l’entrée sur le marché.
Le BFR n’évolue pas favorablement. L’entreprise est peu endettée et pourrait
rembourser ses dettes en moins de 3 ans. Sa profitabilité s’est dégradée alors
que le chiffre d’affaires a progressé ainsi que sa valeur ajoutée. Les charges
de personnel ont beaucoup augmenté.

88 / Chapitre 8 • L’analyse par les ratios © Nathan


Application 4 ● Ratios combinés, p. 179
1. Quel est l’intérêt de cette méthode ?
L’intérêt est de décomposer un ratio de rentabilité en trois ratios complémentaires.
2. Présentez le bilan fonctionnel condensé.
N N-1
Capitaux propres 16 600 14 000
+ Dettes financières nettes 8 400 7 100
= Capitaux investis 25 000 21 100
Actifs immobilisés 16 800 14 200
+ BFR 8 200 6 900
= Capitaux investis 25 000 21 100

3. Appliquez la formule en N et en N-1.


600 600 100 000 21 100
Année N-1 : = × ×
14 000 100 000 21 100 14 000

0,043 = 0,006 × 4,74 × 1,51 ou 4,3 % = 0,6 % × 4,74 × 1,51


1 100 1 100 110 000 25 000
Année N : = × ×
16 600 110 000 25 000 16 600

0,066 = 0,01 × 4,4 × 1,5 ou 6,6 % = 1,0 % × 4,4 × 1,5


4. Commentez.
En N-1, la rentabilité financière de 4,3 % a été obtenue avec un faible taux de
marge (0,6 %), avec une forte rotation de l’actif économique et un endettement
faible.
En N, la rotation de l’actif économique a été un peu ralentie et l’endettement est
resté le même. L’amélioration de la performance provient essentiellement de
l’amélioration du taux de marge.
En d’autres termes, l’amélioration de la performance provient d’un meilleur taux de
marge (1,0 % contre 0,6 % en N-1), mais d’une moins bonne rotation des capitaux
investis (4,4 fois contre 4,7 fois en N-1), le levier financier étant stable à 1,5.

Application 5 ● Normes sectorielles, p. 179


À partir des annexes 1 à 3, répondez aux questions suivantes :
1. Quelle est la principale cause de la baisse de la valeur ajoutée ?
La principale cause de la baisse de la valeur ajoutée est le renchérissement
des matières premières.
2. Comment s’appelle ce phénomène ?
Il s’agit d’un effet ciseaux, puisque le chiffre d’affaires régresse alors que le prix
des matières premières augmente.

© Nathan Chapitre 8 • L’analyse par les ratios / 89


3. Déterminez la CAF pour les années N et N-1.
Éléments N-3 N-2 N-1 N
Résultat net 1 143 190 2 217 –750
Dotations aux amortissements 1 875 1 686 1 198 1 325
Dot. nettes aux provisions exploit. 71 434 187 –634
Dot. nettes aux provisions fin. 0 334 –164 116
Dot. nettes aux provisions exc. 1 158 765 –242 144
Résultat sur opérations en capital –3 0 –10 –11
Capacité d’autofinancement 4 244 3 409 3 186 190

4. Remplissez le tableau (annexe 3) pour les années N et N-1.

Secteur Secteur
Ratios Société N Société N-1
N N-1

Activité – BFR

57 049 − 58 010 58 010 − 57 492


Variation du chiffre × 100 × 100
d’affaires en % 58 010 57 492 0,4 % 1,2 %
= −1,7 % = 0,9 %

3 000 2 900
Durée de stockage × 360 = 40 𝑗𝑗 × 360 = 46,5 𝑗𝑗 70 j 68 j
27 032 22 452

11 678 10 396
Durée de crédit × 360 × 360
clients 57 049 × 1,2 58 010 × 1,2 61 j 69 j
= 61,4 𝑗𝑗 = 53,8 j
6 204 3 834
Durée de crédit × 360 × 360
fournisseurs 27 032 × 1,2 27 032 × 1,2 72 j 67 j
= 68,9 𝑗𝑗 = 42,5 j

Intensité 52 148 51 000


= 0,91 = 0,88 1,1 1,0
capitalistique 57 049 58 010

Performances économiques

Taux de valeur 22 752 23 579


ajoutée (VA/CAHT) × 100 = 39,9 % × 100 = 40,6 % 44 % 46 %
en % 57 049 58 010

Taux de profitabilité −120 505


× 100 = −0,2 % × 100 = 0,9 % 0,5 % 2,0 %
(RE/CAHT) 57 049 58 010

−120 505
Taux de rentabilité × 100 × 100
(RE/capitaux investis) 52 148 + 7 878 51 000 + 6 602 0,3 % 1,0 %
= −0,2 % = 0,9 %

90 / Chapitre 8 • L’analyse par les ratios © Nathan


Financement

Taux d’endettement à 804 804


× 100 = 1,4 % × 100 = 1,3 % 35,2 % 33,1 %
terme 58 951 59 568

Délai de 804 804


remboursement des = 4,2 ans = 0,25 (4 mois) 4,5 4,2
dettes 190 3 186

5. Commentez l’évolution de chaque ratio.


L’entreprise se situe sur un secteur en faible croissance et enregistre une
performance inférieure au secteur, puisqu’elle a enregistré une baisse de son
chiffre d’affaires en N.
La durée de stockage des matières est nettement inférieure à celle du secteur
et s’est améliorée.
Le secteur n’est pas en position de force vis-à-vis du marché et le délai de
paiement des clients est de 60 jours en N, soit une dégradation de 6 jours par
rapport à N-1.
Le secteur obtenait en moyenne, une durée de crédit fournisseurs supérieure
à ce que l’entreprise obtenait, mais la situation s’est améliorée de 26 jours en N.
Le secteur est à forte intensité capitalistique avec quasiment 1 € d’actifs
immobilisés pour 1 € de chiffre d’affaires. L’entreprise a une intensité capitalistique
légèrement moins forte que le secteur.
L’entreprise intègre environ 40 % de la valeur ajoutée, ce qui est légèrement
inférieur au secteur. De plus, sa situation s’est dégradée.
Le secteur n’est pas très profitable et l’entreprise enregistre des performances
inférieures, en recul par rapport à N-1. L’entreprise a basculé dans le négatif.
La rentabilité est faible dans le secteur et l’entreprise enregistre une rentabilité
négative en N.
Le taux d’endettement de l’entreprise est très faible.
Compte tenu du faible endettement, il y a peu de problèmes liés
au remboursement des emprunts.

© Nathan Chapitre 8 • L’analyse par les ratios / 91


Entraînement à l’examen, p. 183

Dossier 1
Diagnostic financier
1. Rappeler la finalité d’un diagnostic financier.
Le diagnostic financier a pour finalité :
– de comprendre l’évolution passée de l’entreprise ;
– de juger des possibilités d’évolution futures au vu de sa situation financière ;
– de mesurer les forces et les faiblesses de l’entreprise.
2. Déterminer les valeurs brutes au bilan pour l’année N-1 et faire les
retraitements nécessaires pour les années N et N-1.
Éléments de l'actif N Explications N-1 Explications
Immobilisations incorporelles 1 280 1 030 Annexe 8 Total I
Immobilisations corporelles 53 210 52 040 Annexe 8 Total III
Immobilisations financières 1 300 5 050 Annexe 8 Total IV
Immobilisations en crédit-bail 7 000
Total des immobilisations 62 790 58 120
(1 700 + 850 + 5 660) + 1 050
Stocks 19 110 9 260
Annexe 10 ligne 6N
Clients et comptes rattachés 26 580 11 570 10 820 + 750 Annexe 10 ligne 6T
Charges constatées d'avance 80 60
Écarts de conversion actif 700
Actif circulant d'exploitation 45 770 21 590
Autres créances 850 2 680
Actif circulant hors
850 2 680
exploitation
Valeurs mobilières de
80 3 750
placement
Disponibilités 250 840
Actif de trésorerie 330 4 590
Total de l'actif 109 740 86 980

Éléments du passif N Explications N-1 Explications


Capitaux propres 35 460 38 190
Amortissements et provisions
18 600 10 440 8 640 + 1 050 + 750
transférés
Provisions pour risques et
3 190 3 320
charges
Capitaux propres 57 250 51 950
42 990 – 1 540 –
Emprunt 39 150 29 556 31 720 – 1 347 – 817
2 300
Financement par crédit-bail 7 000
Dettes financières 46 150 29 556

92 / Chapitre 8 • L’analyse par les ratios © Nathan


Dettes fournisseurs 2 150 1 600
Dettes fiscales et sociales 755 840 – 85 1 010 1 480 – 470
Écart conversion actif –600
Écart conversion passif 150
Produits constatés d'avance 40 50
Passif circulant
2 345 2 810
d'exploitation
Intérêts courus non-échus 1 540 817
Dettes d'IS 85 470
Autres dettes 70 30
Passif circulant hors
1 695 1 317
exploitation
Concours bancaires courants 2 300 1 347
Passif de trésorerie 2 300 1 347
Total bilan passif 109 740 86 980

3. Déterminer le FRNG, le BFRE, le BRHE, le BFR et la trésorerie nette.

Éléments N N-1
Capitaux propres 57 250 51 950
+ Dettes financières 46 150 29 556
– Immobilisations 62 790 58 120
= FRNG 40 610 23 386
Actif circulant d'exploitation 45 770 21 590
– Passif circulant d'exploitation 2 345 2 810
= BFRE 43 425 18 780
Actif circulant hors exploitation 850 2 680
– Passif circulant hors exploitation 1 695 1 317
– BFRHE –845 1 363
BFR (BFRE+BFRHE) 42 580 20 143
Actif de trésorerie 330 4 590
– Passif de trésorerie 2 300 1 347
= Trésorerie nette –1 970 3 243

4. Retrouver la trésorerie nette à partir du FRNG.

Éléments N N-1
FRNG 40 610 23 386
– BFR 42 580 20 143
= Trésorerie nette –1 970 3 243

© Nathan Chapitre 8 • L’analyse par les ratios / 93


5. Présenter les soldes intermédiaires de gestion retraités.

Comptes N Explications N-1 Explications


Production vendue 66 340 70 500
Production stockée 8 860 1 250
Production de l’exercice 75 200 71 750
Achats de matières premières 21 800 20 800
Variation de stocks –990 350
Autres achats et charges externes 1 485 4 200 – 615 – 2 100 1 200 1900–700
Valeur ajoutée retraitée 52 905 49 400
Impôts et taxes 2 230 1 500
25 560 + 9 320 +
Charges de personnel 35 495 615 36 800 34 100 + 700

EBE retraité 15 180 11 100


Reprises sur provisions 1 500 750
Dotations aux amortissements 6 910 5 510 + 1 400 4 700
Dotations aux provisions 4 880 4 480 + 400 1 060 720 + 340
Autres produits et charges 620 940 – 320 520 640 – 120
Résultat d’exploitation retraité 5 510 6 610
Résultat financier –6 500 –2 910
Intérêts sur leasing 700 2 100 – 1 400
Résultat courant avant impôt
–1 690 3 700
retraité
Résultat exceptionnel 530 1 810
Impôts sur les bénéfices 0 1 200
Résultat net –1 160 4 310

6. Calculer la capacité d’autofinancement retraitée.

Comptes N Explications N-1 Explications


Résultat net –1 160 4 310
+ Dotations aux
6 910 4 700
amortissements
+ Dotations aux provisions 7 520 4 480 + 400 + 2 100 + 540 4 040 720 + 340 + 2 700 + 280
– Reprises sur provisions 4 340 1 500 + 2 700 + 140 2 360 750 + 1 500 + 110
– Produits des cessions
2 200 720
d’éléments d’actif
+ VCN des éléments d’actif
1 220 50
cédés
CAF retraitée 7 950 10 020

94 / Chapitre 8 • L’analyse par les ratios © Nathan


7. Évaluer l’endettement de l’entreprise et sa capacité de remboursement.
> Taux d’endettement :
46 150
Taux d′ endettement N = × 100 = 44,6 %
46 150 + 57 250
29 556
Taux d′ endettement N − 1 = × 100 = 36,3 %
29 556 + 51 950
L’endettement de l’entreprise s’est nettement aggravé et tend vers le maximum
d’endettement (50 %).
> Capacité de remboursement :
46 150
Capacité de remboursement N = = 5,8 ans
7 950
29 556
Capacité de remboursement N − 1 = = 2,9 ans
10 020
La capacité de remboursement demeure acceptable mais il faudra à l’entreprise
quasiment 6 ans pour rembourser ses dettes financières, contre 3 ans auparavant.
8. Comment a évolué l’activité de l’entreprise ?
Le chiffre d’affaires de l’entreprise Savamal a baissé de 5,2 %.
En revanche, la production de l’exercice a progressé de 4,8 %.
L’entreprise a augmenté ses stocks de produits finis et la question de la présence
de ces stocks se pose : constitution de stocks stratégiques ou inadéquation de
l’offre de l’entreprise à la demande du marché ?
9. Comment a évolué sa profitabilité d’exploitation ?
Le résultat d’exploitation retraité a diminué en valeur et en taux avec un taux de
profitabilité de 7,3 % contre 9,2 % en N-1.
La valeur ajoutée de l’entreprise a progressé de 7,1 %, avec un taux de 70,4 %
contre 68,9 % en N-1.
Les charges de personnel ont baissé alors que la production a augmenté, d’où une
meilleure productivité du personnel.
En fait, ce sont les charges calculées (amortissements et provisions) qui ont
dégradé le résultat d’exploitation de l’entreprise.

Dossier 2
Besoin en fonds de roulement
1. Calculer le délai de stockage des matières premières et des produits finis
en N et en N-1.
3 740
Délai de stockage matières N ∶ × 360 = 60,4 jours
22 300
1 700 + 1 050
Délai de stockage matières N − 1 ∶ × 360 = 47,6 jours
20 800

© Nathan Chapitre 8 • L’analyse par les ratios / 95


14 450
Délai de stockage produits finis N ∶ × 360 = 77,8 jours
66 850
5 660
Délai de stockage produits finis N − 1 ∶ × 360 = 28,9 jours
70 500
Les délais de stockage se sont fortement alourdis, comme constaté précédemment
avec l’évolution de la production de l’exercice.

2. Déterminer la durée du crédit clients et du crédit fournisseurs pour les


années N et N-1.
26 580
Délai de crédit clients N ∶ × 360 = 60,4 jours
66 850 × 1,2
11 570
Délai de crédit clients N − 1 ∶ × 360 = 49,3 jours
70 500 × 1,2
Le délai de crédit clients a fortement augmenté, ce qui ne serait pas étranger
aux difficultés commerciales de l’entreprise.
2 150
Délai de crédit fournisseurs N ∶ × 360 = 29,6 jours
21 800 × 1,2
1 600
Délai de crédit fournisseurs N − 1 ∶ × 360 = 23,1 jours
20 800 × 1,2
Le délai de crédit fournisseurs s’est amélioré, mais demeure inférieur au délai
de stockage des matières premières.

3. Quels sont les moyens dont dispose l’entreprise pour réduire le BFRE ?
Pour une entreprise industrielle où les stocks sont importants, des mesures
peuvent être prises pour réduire :
– le stock de matières premières en mettant en place le juste à temps ;
– le stock d’encours en réduisant le cycle de fabrication ;
– le stock de produits finis en améliorant les flux logistiques.
Le délai du crédit clients est la résultante d’un rapport de force qu’il est possible
d’influencer favorablement :
– réduction du délai en accordant des réductions financières pour règlement
anticipé ;
– amélioration du recouvrement par un recours plus important à la monétique ;
– intéressement des commerciaux à la réduction du crédit clients sans impact
sur la marge.
Le délai du crédit fournisseurs est également la résultante d’un rapport de force :
intéressement des acheteurs à l’augmentation du crédit fournisseurs sans impact
sur les prix.
En fait, l’entreprise a un problème commercial et le BFRE s’en ressent
naturellement.

96 / Chapitre 8 • L’analyse par les ratios © Nathan


Dossier 3
Notation
1. Quel est le type de risque évalué par la Banque de France ?
La Banque de France évalue le risque de crédit d’une entreprise. Elle utilise deux
outils complémentaires : la cotation et le score. Ses études sont destinées à
l’entreprise et aux adhérents FIBEN.
2. Quelle est la différence entre la cotation et le score établi par la Banque
de France ?
La cotation est l’appréciation sur la capacité de l’entreprise à honorer ses
engagements financiers sur un horizon de trois ans. Elle est le résultat d’un
diagnostic financier réalisé par un expert.
Le score est établi à partir d’une étude statistique visant à déterminer une
probabilité de défaillance dans un secteur d’activité déterminé.
3. Si l’entreprise est cotée J4+, quelle en est la signification ?
Il s’agit de la cotation de l’entreprise : la lettre indique la taille de l’entreprise en
fonction de son chiffre d’affaires (compris entre 0,5 et 0,75 million d’euros) et la
cote 4+ correspond à une capacité assez forte de l’entreprise à honorer ses
engagements financiers sur un horizon de trois ans.

© Nathan Chapitre 8 • L’analyse par les ratios / 97


98 / Chapitre 8 • L’analyse par les ratios © Nathan
Chapitre 9
Le tableau de financement
Application 1 ● Vrai-faux, p. 208
Répondez par « vrai » ou par « faux » aux affirmations ci-dessous.
1. En France, le tableau de financement doit obligatoirement être publié par
toutes les entreprises.
☒ Faux
2. L’un des fondements de sa construction est la détermination de la variation
du fonds de roulement net global.
☒ Vrai
3. Un dégagement est le contraire d’une ressource.
☒ Faux
4. Le tableau comporte deux parties, la deuxième étant réservée à la variation
du besoin en fonds de roulement d’exploitation.
☒ Faux
5. La formule ∆ trésorerie = ∆ fonds de roulement (net global) – ∆ BFR est juste.
☒ Vrai
6. Dans le tableau de financement, les augmentations et les diminutions
d’emprunts se compensent.
☒ Faux
7. La capacité d’autofinancement ne comporte pas les cessions d’immobilisations.
☒ Vrai
8. Le tableau de financement est construit à partir de deux bilans fonctionnels.
☒ Vrai
9. En N, la distribution de dividendes concerne le résultat de l’année N-1.
☒ Vrai
10. En cas d’augmentation de capital par incorporation des réserves,
l’augmentation apparaît dans le tableau de financement.
☒ Faux

© Nathan Chapitre 9 • Le tableau de financement / 99


Application 2 ● Tableau de financement à partir de deux
bilans, p. 209
1. Présentez les soldes intermédiaires de gestion.

Production de l'exercice 22 720


Consommations en provenance de tiers –10 042
Valeur ajoutée 12 678
Impôts et taxes 582
Charges de personnel 9 200
EBE 2 896
Reprises sur provisions 64
Dotations aux amortissements et provisions 2 295
Autres produits et charges 0
Résultat d'exploitation 665
Produits financiers 36
Charges financières 925
Résultat financier –889
Résultat courant avant impôts –224
Résultat exceptionnel 60
Participation 0
Impôts sur les sociétés 0
Résultat net –164

2. Calculez la capacité d’autofinancement par les deux méthodes.

Résultat net –164 Excédent brut d’exploitation 2 896


Dotations exploitation 2 295 Autres produits 0
Reprises exploitation –64 Produits financiers 36
Dotations financières 40 Charges financières –885
Reprises financières 0 Produits exceptionnels 0
Dotations exceptionnelles 165 Charges exceptionnelles 0
Reprises exceptionnelles 0 Participation 0
PCEA –675 Impôts sur les bénéfices 0
VNC des éléments d’actif cédés 450
Capacité d’autofinancement 2 047 Capacité d’autofinancement 2 047

100 / Chapitre 9 • Le tableau de financement © Nathan


3. Présentez le tableau de financement (première et deuxième parties).
Tableau de financement (I)
Exercice Exercice
Emplois N Ressources N

Distributions mises en paiement 220 (3) Capacité d’autofinancement de 2 047 (1)


au cours de l’exercice l’exercice

Acquisitions d’éléments de l’actif Cessions ou réductions de l’actif


immobilisé :
immobilisé :
– immobilisations incorporelles 120 (7) – Cessions d’immobilisation

– immobilisations corporelles 4 038 (8) – incorporelles 100 (4)

– immobilisations financières 600 (4) – corporelles 575 (5)

– Cessions ou réductions
d’immobilisations financières 80 (6)
Augmentation des capitaux
propres :
Réduction des capitaux propres – Augmentation de capital 2 600 (2)

– Augmentation des autres capi-


taux propres
Remboursements des dettes 2 000 (4) Augmentation des dettes finan- 1 800 (9)
financières cières

Total : 6 978 Total : 7 202

Variation du FRNG (ressource) : 224 Variation du FRNG (emploi) :

Explications :
(1) Voir question n°2
(2) (20 000 × 130 / 1000) = (10 000 + 1 000) – (8 000 + 400)
(3) 520 – [(676 + 526 + 460 + 4) – (656 + 420 + 260 + 36)]
(4) Données de l’énoncé
(5) 480 + 95
(6) 80 – 0
(7) 270 – 150 ; VNC du brevet vendu : 130 – 60 = 70
(8) VNC ordinateur : 450 – 70 = 380 ; VO de l’ordinateur : 380 + 240 = 620
(19 818 + 1 246 + 1 620) – (16 460 + 966 + 1 840) + 620
(9) 5 800 – 6 000 + 2 000

© Nathan Chapitre 9 • Le tableau de financement / 101


Tableau de financement (II)
Exercice N

Variation du fonds de roulement net global Dégage-


Besoins Solde
ments
1 2–1
2
Variations « Exploitation »
Variations des actifs d’exploitation :
Stocks et en cours 30 (1)
Avances et acomptes versés sur com-
mandes
Créances clients, comptes rattachés et
284 (2)
autres créances d’exploitation
Variations des dettes d’exploitation :
Avances et acomptes reçus sur com-
mandes en cours
Dettes fournisseurs, comptes rattachés et
103 (3)
autres dettes d’exploitation
Totaux 387 30
A. Variation nette « exploitation » –357
Variation « hors exploitation »
Variations des autres débiteurs 234 (4)
Variations des autres créditeurs 290 (5)
Totaux 234 290
B. Variation nette « hors exploitation » 56
Total A + B
Besoin de l’exercice en fonds de roule-
–301
ment
Ou
Dégagement net de fonds de roulement
dans l’exercice
Variation « Trésorerie »
Variations des disponibilités 16 (6)
Variations des concours bancaires courants et
soldes créditeurs de banques 61 (7)
Totaux 77
C. Variation nette « Trésorerie » 77

102 / Chapitre 9 • Le tableau de financement © Nathan


Variation du fonds de roulement net global
(Total A + B + C)
Emploi net –224
ou
Ressource nette

Explications :
(1) (2 140 + 1 180) – (1 370 + 1 980)
(2) (2 230 + 2 640 + 138 + 190) – (2 170 + 2 420 + 144 + 180)
(3) (1 840 + 485) – (1 960 + 468)
(4) 446 – 212
(5) 420 – 130
(6) 194 – 210
(7) (64 + 2 640) – (223 + 2 420)

4. Rédigez un commentaire sur l’évolution de la situation de l’entreprise.


La perte affichée par la société Emballages SA ne provient pas de son exploitation
mais d’un résultat financier très négatif sans doute lié à un endettement excessif.
L’entreprise Emballages SA affiche une capacité d’autofinancement de 2 047 k€,
soit 9,1 % de son chiffre d’affaires.
Au cours de l’année N, elle a dû faire face à un lourd programme d’investissement
(4 758 k€), soit plus du double de sa capacité d’autofinancement.
Ce programme d’investissement s’est accompagné de cessions significatives
(755 k€) et d’une augmentation de capital de 2 600 k€, soit un peu plus de la moi-
tié du programme d’investissement.
Elle a distribué à ses actionnaires 220 k€.
Au niveau des emprunts, l’entreprise a remboursé 2 000 k€ et a emprunté
1 800 k€, soit pour profiter d’une baisse du taux d’intérêt, soit pour faire face à une
échéance de l’emprunt.
Sa politique d’investissement (4,7 M€) a été autofinancée en grande partie
(2,0 M€), à quoi se sont ajoutés des cessions et des remboursements de prêts
pour 0,8 M€ et une augmentation de capital de 2,6 M€.
L’entreprise Emballages SA finance correctement sa politique d’investissement
et dégage une ressource en FRNG de 224 k€.
Sa politique d’investissement s’est accompagnée d’un accroissement du BFRE,
que n’a pas compensé l’évolution du hors-exploitation.
Sa trésorerie s’est réduite légèrement (16 k€), avec un recours plus important aux
concours bancaires courants (61 k€), ce qui n’améliore pas les charges d’intérêt.

© Nathan Chapitre 9 • Le tableau de financement / 103


Application 3 ● Tableau de financement à partir d’un bilan
en valeurs nettes – immobilisations en cours, effets es-
comptés non échus, p. 210
1. Présentez les soldes intermédiaires de gestion.
Production de l'exercice 21 363
Consommations en provenance de tiers –7 855
Valeur ajoutée 13 508
Impôts et taxes 120
Charges de personnel 12 320
EBE 1 068
Reprises sur provisions 261
Dotations aux amortissements et provisions –703
Autres produits et charges 235
Résultat d'exploitation 861
Produits financiers 146
Charges financières –265
Résultat financier –119
Résultat courant avant impôts 742
Résultat exceptionnel –63
Participation –82
Impôts sur les sociétés –241
Résultat net 356

2. Calculez la capacité d’autofinancement par les deux méthodes.


Résultat net 356 Excédent brut d’exploitation 1 068
Dotations exploitation 703 Autres produits 235
Reprises exploitation –261 Produits financiers 88
Dotations financières 50 Charges financières –215
Reprises financières –58 Produits exceptionnels 66
Dotations exceptionnelles 49 Charges exceptionnelles –87
Reprises exceptionnelles –39 Participation –82
PCEA –290 Impôts sur les bénéfices –241
VNC des éléments d’actif 322
cédés
Capacité d’autofinancement 832 Capacité d’autofinancement 832

104 / Chapitre 9 • Le tableau de financement © Nathan


3. Présentez la première partie du tableau de financement.

Exercice Exercice
Emplois Ressources
N N

Distributions mises en paiement 128 (5) Capacité d’autofinancement de 832 (1)


au cours de l’exercice l’exercice
Acquisitions d’éléments de l’actif Cessions ou réductions de l’actif
immobilisé : immobilisé :
– immobilisations incorporelles 2 (6) – Cessions d’immobilisations

– immobilisations corporelles 472 (7) – incorporelles

– immobilisations financières 256 (8) – corporelles 290 (2)

– Cessions ou réductions
d’immobilisations financières 60 (3)
Augmentation des capitaux
propres :
Réduction des capitaux propres – Augmentation de capital 300 (4)

– Augmentation des autres capi-


taux propres
Remboursements des dettes 511 (9) Augmentation des dettes finan-
financières cières
Total : 1 284 Total : 1 482

Variation du FRNG (ressource) 113 Variation du FRNG (emploi)

Explications :
(1) Réponse à la question 2.
(2) Prix de cession des actifs cédés (énoncé et compte de résultat).
(3) Remboursement du prêt : 300 – 240 = 60.
(4) 2 900 – 2 600 = 300.
(5) 226 – (442 – 344) = 128.
(6) 2 – voir tableau des immobilisations (augmentations).
(7) 672 – 200 = 472 : voir tableau des immobilisations (augmentations). Atten-
tion ! Les immobilisations en cours ne constituent pas un flux, mais une écri-
ture d’activation.
(8) 256 – voir tableau des immobilisations (augmentations).
(9) Il faut retrancher les intérêts courus non échus et les concours courants
des dettes financières : (900 – 195 – 148) – (1 200 – 110 – 22) = 511.
(10) Valeurs brutes des postes d’actif de l’année N-1.

© Nathan Chapitre 9 • Le tableau de financement / 105


4. Retrouvez les valeurs brutes du bilan en N-1.

N N-1 Écart
Matières premières 692 714
Produits finis 1 736 1 410
Provision N-1 268
Stocks et en-cours 2 428 2 392 36 (1)
Clients 1 278 1 118
Provision N-1 50
Autres créances 368 382
Charges constatées d’avance 134 118
Effets escomptés non échus 192 140
Clients et comptes rattachés 1 972 1 808 164 (2)
Fournisseurs 1 392 1 554
Autres dettes 508 422
Produits constatés d’avance 232 236
Fournisseurs et comptes rattachés 2 132 2 212 –80 (3)
VMP 100 74
Provision N-1 10
Autres débiteurs 100 84 16 (4)
Fournisseurs d’immobilisations 124 428
Intérêts courus non échus 195 110
Autres créditeurs 319 538 219 (5)
Disponibilités 24 248 –224 (6)
Concours bancaires courants 148 22
Effets escomptés non échus 192 140
CBC et soldes créditeurs de banque 340 162 178 (7)

5. Présentez la deuxième partie du tableau de financement.

Exercice N

Variation du fonds de roulement net global Dégage-


Besoins Solde
ments
1 2–1
2

Variations « Exploitation »
Variations des actifs d’exploitation :
Stocks et en cours 36 (1)
Avances et acomptes versés sur com-
mandes

106 / Chapitre 9 • Le tableau de financement © Nathan


Créances clients, comptes rattachés et 164 (2)
autres créances d’exploitation
Variations des dettes d’exploitation :
Avances et acomptes reçus sur com-
mandes en cours
Dettes fournisseurs, comptes rattachés et 80 (3)
autres dettes d’exploitation

Totaux 280

A. Variation nette « exploitation » –280

Variation « hors exploitation »


Variations des autres débiteurs 16 (4)
Variations des autres créditeurs 219 (5)

Totaux 235

B. Variation nette « hors exploitation » –235

Total A + B :
Besoin de l’exercice en fonds de roulement –515
Ou
Dégagement net de fonds de roulement
dans l’exercice

Variation « Trésorerie » :
Variations des disponibilités 224 (6)
Variations des concours bancaires courants et
soldes créditeurs de banques 178 (7)

Totaux 402

C. Variation nette « Trésorerie » 402

Variation du fonds de roulement net global


(total A + B + C)
Emploi net –113
ou
Ressource nette

© Nathan Chapitre 9 • Le tableau de financement / 107


6. Commentez l’évolution de la situation de l’entreprise.
L’exercice se solde par un résultat net de 356 k€, soit 1,7 % de son chiffre
d’affaires. Le taux de profitabilité est de 4,0 %, ce qui est assez faible.
L’entreprise BIGA affiche une capacité d’autofinancement de 832 k€, soit 3,9 %
de son chiffre d’affaires.
Au cours de l’année N, elle a dû faire face à un programme d’investissement de
730 k€, soit 87,7 % de sa capacité d’autofinancement.
Elle a distribué auprès de ses actionnaires, 128 k€ et remboursé 511 k€ d’emprunt.
Ses politiques d’investissement et de désendettement ont été autofinancées en
grande partie, à quoi se sont ajoutés des cessions et des remboursements de
prêts pour 350 k€ et une augmentation de capital de 300 k€.
L’entreprise BIGA a assaini sa situation et dégage une ressource en FRNG de
113 k€.
Sa politique d’investissement s’est accompagnée d’un accroissement du BFRE,
compensé en grande partie par un recours plus important au crédit des fournis-
seurs d’immobilisations.
Sa trésorerie s’est réduite fortement (224 k€) avec un recours plus important
aux concours bancaires courants (178 k€).

108 / Chapitre 9 • Le tableau de financement © Nathan


Entraînement à l’examen, p. 214
Dossier 1
SIG, répartition de la valeur ajoutée et CAF
1. À partir de l’annexe 1, présenter les soldes intermédiaires de gestion.

Éléments N
Ventes de marchandises 41 290
– Achats de marchandises 32 249
– Variation de stocks 245
Marge commerciale 8 796
Production vendue 601 581
+ Production stockée –1 680
+ Production immobilisée 462
Production de l’exercice 600 363
+ Marge commerciale 8 796
– Consommations en provenance de tiers 401 840
Valeur ajoutée 207 319
+ Subvention d’exploitation
– Impôts et taxes 12 650
– Charges de personnel 139 896
Excédent brut d’exploitation 54 773
+ Autres produits 596
+ Reprises sur provision exploitation 4 617
– Dotations aux amortissements 14 469
– Dotations aux provisions 6 638
– Autres charges 1 684
Résultat d'exploitation 37 195
+ Produits financiers 752
+ Reprises sur provisions financières
– Charges financières 6 090
– Dotations aux provisions 7
Résultat financier -5 345
Résultat courant avant impôts 31 850
+ Produits exceptionnels sur opérations de gestion 40
+ Produits exceptionnels sur opérations en capital 33
+ Reprises sur provisions exceptionnelles 668
– Charges exceptionnelles sur opérations de gestion 220
– Charges exceptionnelles sur opérations en capital 7
– Dotations aux provisions 6 306

© Nathan Chapitre 9 • Le tableau de financement / 109


Résultat exceptionnel –5 792
– Participation 3 516
– Impôts 11 079
Résultat net 17 363

2. Répartir la valeur ajoutée entre les acteurs (personnel, État, banque


et entreprise).

En k€ En %
Valeur ajoutée 207 319 100,0 %
Personnel (139 896 + 3 516) 143 412 69,2 %
État (12 650 + 11 079) 23 729 11,4 %
Banque 6 038 2,9 %
Entreprise 34 140 16,5 %

3. Commenter.
La société Dolumpi a une activité de production et de négoce de façon marginale.
L’activité commerciale représente 6,4 % de l’activité totale.
Le taux de marge commerciale est de 21,3 %.Comme toutes les entreprises indus-
trielles, le taux de valeur ajoutée par rapport au chiffre d’affaires est important avec
31,4 %, et la répartition de la valeur ajoutée est favorable au personnel avec
69,2 % (ne pas oublier de prendre la participation dans la répartition).
L’État est destinataire à 11,4 % de la valeur ajoutée (ne pas oublier de prendre
l’impôt sur les bénéfices).
Elle affiche un taux de profitabilité de 5,8 %.
L’entreprise est peu endettée et les charges financières sont faibles.
Il reste à l’entreprise 16,5 % de la création de valeur.
4. Calculer la capacité d’autofinancement par les deux méthodes.

En k€ N
Excédent brut d'exploitation 54 773
+ Autres produits 596
+ Transfert de charges correspondant à un encaissement 6
– Autres charges 1 684
+ Produits financiers 752
– Charges financières 6 090
+ Produits exceptionnels sur opérations de gestion 40
– Charges exceptionnelles sur opérations de gestion 220
– Participation des salariés 3 516
– Impôts sur les bénéfices 11 079
Capacité d'autofinancement 33 578

110 / Chapitre 9 • Le tableau de financement © Nathan


En k€ N
Résultat net 11 463
– Reprises sur provisions exploitation hors transferts de
4 611
charges
+ DAP exploitation 21 107
– Reprises sur provisions financières 0
+ Dotations aux provisions financières 7
– Produits exceptionnels sur opérations en capital 33
+ Charges exceptionnelles sur opérations en capital 7
– Reprises sur provisions exceptionnelles 668
+ Dotations aux provisions exceptionnelles 6 306
Capacité d'autofinancement 33 578

Dossier 2
Construire et commenter un tableau de financement

1. Rappeler les obligations légales en matière de tableau de financement.


L’article R.232-2 du Code de commerce stipule que le tableau de financement est
un état financier prévu par le plan comptable général, dont l’établissement peut
être exigé pour les entreprises de plus de 300 salariés réalisant un chiffre d’affaires
supérieur à 18 millions d’euros.
Il n’y a pas d’obligation : il s’agit plutôt d’une recommandation.

2. Quels types d’informations ce document peut-il apporter ?


– Décrire comment l’entreprise est passée d’une situation initiale (bilan
d’ouverture) à une situation finale (bilan de clôture).
– Mettre en évidence les opérations d’investissement et de financement.
– Décrire l’évolution du besoin en fonds de roulement et de la trésorerie.
– Vérifier l’équilibre financier de l’entreprise avec des emplois stables financés
par des ressources stables.

© Nathan Chapitre 9 • Le tableau de financement / 111


3. Présenter le tableau de financement (première et deuxième parties).

Emplois Exercice Ressources Exercice


N N

Distributions mises en paiement 16 852 (4) Capacité d’autofinancement de 33 578 (1)


au cours de l’exercice l’exercice

Acquisitions d’éléments de l’actif Cessions ou réductions de l’actif


immobilisé :
immobilisé :
– immobilisations incorporelles 382 (5) – Cessions d’immobilisations
– immobilisations corporelles 17 227 (6) – incorporelles
– immobilisations financières 802 (7) – corporelles 33 (2)
– Cessions ou réductions
d’immobilisations financières 688 (3)
Augmentation des capitaux
propres :
Réduction des capitaux propres – Augmentation de capital
– Augmentation des autres capi-
taux propres
Remboursements des dettes 555 (8) Augmentation des dettes finan-
financières cières

Total 35 818 Total 34 299

Variation du FRNG (ressource) Variation du FRNG (emploi) 1 519

Explications :
(1) Réponse à la question 2.
(2) 33 – prix de cession des actifs cédés (compte de résultat, opérations en capi-
tal).
(3) 688 – remboursement du prêt 688 (tableau des immobilisations, diminutions).
(4) 19 035 – (6 605 – 4 422) = 16 852.
(5) 382 – voir tableau des immobilisations (augmentations).
(6) 21 015 – 382 – 802 – 2 604 = 17 227 : voir tableau des immobilisations (aug-
mentations). Attention ! Les immobilisations en cours ne constituent pas un
flux, mais une écriture d’activation.
(7) 802 – voir tableau des immobilisations (augmentations).
(8) Remboursement des emprunts : 1 597 – 2 152 = -555. Comme les comptes
courants n’étaient pas bloqués, on ne peut pas les considérer comme des
emprunts.

112 / Chapitre 9 • Le tableau de financement © Nathan


Exercice N

Variation du fonds de roulement net global Dégage-


Besoins Solde
ments
1 2–1
2
Variations « Exploitation »
Variations des actifs d’exploitation :
Stocks et en cours 6 467 (1)
Avances et acomptes versés sur commandes
Créances clients, comptes rattachés et autres 5 536 (2)
créances d’exploitation
Variations des dettes d’exploitation :
Avances et acomptes reçus sur commandes en
cours
Dettes fournisseurs, comptes rattachés et autres 7 485 (3)
dettes d’exploitation
Totaux 5 536 13 952
A. Variation nette « exploitation » 8 416
Variation « hors exploitation »
Variations des autres débiteurs 4 998 (4)
Variations des autres créditeurs 890 (5)
Totaux 5 888
B. Variation nette « hors exploitation » –5 888
Total A + B
Besoin de l’exercice en fonds de roulement
Ou
Dégagement net de fonds de roulement dans 2 529
l’exercice
Variation « Trésorerie »
Variations des disponibilités 1 009 (6)
Variations des concours bancaires courants et soldes
créditeurs de banques
Totaux 1 009
C. Variation nette « Trésorerie » –1 009
Variation du fonds de roulement net global
(Total A + B + C)
Emploi net
ou
Ressource nette 1 519

© Nathan Chapitre 9 • Le tableau de financement / 113


Explications :
(1) 56 640 – 63 107 = –6 467
(2) 92 196 – 86 660 = 5 536
(3) (101 155 + 33 606) – (88 969+38 307) = 7 485
(4) 17 745 – 12 747 = 4 998
(5) (23 321+2 053) – (1 163 + 23 101+ 2 000) = –890
(6) 22 485 – 21 476 = 1 009

4. Commenter les opérations réalisées en N.


La société DOLUNPI génère une capacité d’autofinancement de 33,6 M€ qu’elle
consacre pour moitié à la rémunération des actionnaires, l’autre partie étant réser-
vée à financer des investissements en majorité corporels.
L’entreprise est peu endettée et a de fait peu d’opérations financières. Elle rem-
bourse 0,6 M€ d’emprunt.
Le besoin en fonds de roulement d’exploitation a progressé de 8,4 M€, ce qui est
sans doute lié à une augmentation du chiffre d’affaires.
L’évolution est saine avec une diminution des stocks, une augmentation du poste
clients et comptes rattachés largement compensée par l’accroissement du poste
fournisseurs et comptes rattachés.
Le hors-exploitation a provoqué un besoin de 5,9 M€ qu’il convient de rapprocher
du remboursement des comptes courants d’associés (2 M€).
L’entreprise a augmenté sa trésorerie déjà très excédentaire.

114 / Chapitre 9 • Le tableau de financement © Nathan


Chapitre 10
Le tableau de flux de trésorerie
Application 1 ● Vrai-faux, p. 234
Répondez par « vrai » ou par « faux » aux affirmations ci-dessous.
Le tableau de l’Ordre des experts-comptables
1. Sa publication est obligatoire pour toutes les entreprises.
☒ Faux
2. Il est construit en présentant trois cycles distincts.
☒ Vrai
3. Sa construction ne comprend pas le retraitement du crédit-bail et des créances
cédées et non échues.
☒ Vrai
4. Un non-flux n’apparaît pas dans ce tableau.
☒ Vrai
5. Il est construit sur le principe que « + » signifie une sortie de liquidités.
☒ Faux
6. La marge brute d’autofinancement estime que les provisions d’exploitation
correspondent à des décaissements à court terme.
☒ Vrai
7. Le flux d’investissements ne tient pas compte de la variation du poste fournis-
seurs d’immobilisations.
☒ Faux
8. La trésorerie ne comprend pas les VMP sans risques significatifs.
☒ Faux

© Nathan Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie / 115


Le tableau de flux de trésorerie de la Centrale des Bilans
9. Sa publication est obligatoire.
☒ Faux
10. Il est construit pour donner des informations sur le risque de défaillance
de l’entreprise.
☒ Vrai
11. Sa construction ne comprend pas le retraitement du crédit-bail et des créances
cédées et non échues.
☒ Faux
12. Le flux de trésorerie issue de l’activité est obtenu selon la méthode directe.
☒ Vrai
13. Le flux de trésorerie interne (FTI) est le concept central du tableau.
☒ Vrai
14. Le FTI prend en compte la variation de stocks.
☒ Faux
15. Le flux de financement interne inclut le paiement des dividendes.
☒ Vrai

Application 2 ● Tableau de financement du PCG, tableau


de flux de trésorerie de l’OEC, p. 235
1. Indiquez l’intérêt et les limites du tableau de financement du PCG.
Le tableau de financement permet, à travers l'analyse des flux d'emplois et des
ressources, de dessiner l'évolution de la structure d'une entreprise. Il retrace
l’évolution des investissements, avec la capacité d’autofinancement comme princi-
pale source de financement.
Le tableau de financement permet de mettre en évidence comment a évolué le
fonds de roulement net global.

116 / Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie © Nathan


2. Présentez le tableau de financement du PCG de l’entreprise Savamal
(complétez l’annexe 1).
Tableau de financement (I)
Exercice Exercice
Emplois Ressources
N N
Distributions mises en paiement (6) Capacité d’autofinancement de (1)
4 000 6 550
au cours de l’exercice l’exercice
Acquisitions d’éléments de l’actif Cessions ou réductions de l’actif
immobilisé : immobilisé :
– immobilisations incorporelles 250 (7) – Cessions d’immobilisations
– immobilisations corporelles 3 120 (8) – incorporelles
– immobilisations financières – corporelles 2 200 (2)
– Cessions ou réductions
d’immobilisations financières 3 750 (3)
Augmentation des capitaux
Réduction des capitaux propres
propres :
– Augmentation de capital 2 500 (4)
– Augmentation des autres capi-
taux propres
Remboursements des dettes (9) Augmentation des dettes finan- (5)
4 556 14 150
financières cières
Total : 11 926 Total : 29 150
Variation du FRNG (ressource) 17 224 Variation du FRNG (emploi) :

Explications :
(1) La CAF ne tient pas compte du crédit-bail : CAF retraité :
7 950 – 1 400 (dotation aux amortissements sur CB) = 6 550.
(2) Voir compte de résultat, produits des cessions.
(3) Voir immobilisations, cadre B, total IV.
(4) Augmentation de capital : 20 000 – 17 500.
(5) Les nouveaux emprunts sont de 14 150 :
Emprunts N-1 29 556
Remboursements 4 556
Nouveaux emprunts X
Emprunts N 39 150
(6) 4 310 – [(2 000 + 1 320 + 3 210 + 9 840) – (1 750 + 1 540 + 2 930 + 9 840)]
= 4 000
(7) Voir immobilisations, cadre I, total I.
(8) Voir immobilisations : 3 520, somme à laquelle il faut retrancher les diminutions
des postes « immobilisations en cours » (220) et « avances et acomptes » (180) de
l’année N-1, qui correspondent à des mouvements de comptes sans impact finan-
cier : 3 520 – 220 – 180 = 3 120.
(9) 4 556 donné dans le sujet.

© Nathan Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie / 117


Tableau de financement (II)

Exercice N
Variation du fonds de roulement net global
Besoins Dégage- Solde
1 ments 2 2–1
Variations « Exploitation » :
Variations des actifs d’exploitation :
Stocks et en-cours 9 850 (1)
Avances et acomptes versés sur commandes
Créances clients, comptes rattachés et autres 14 330 (2)
créances d’exploitation
Variations des dettes d’exploitation :
Avances et acomptes reçus sur commandes
en cours
Dettes fournisseurs, comptes rattachés et 465 (3)
autres dettes d’exploitation
Totaux 24 645
A. Variation nette « exploitation » (24 645)
Variation « hors exploitation » :
Variations des autres débiteurs 5 500 (4)
Variations des autres créditeurs 378 (5)
Totaux 5 878
B. Variation nette « hors exploitation » 5 878
TOTAL A + B
Besoin de l’exercice en fonds de roulement (18 767) (6)
Ou
Dégagement net de fonds de roulement dans
l’exercice
Variation « Trésorerie » :
Variations des disponibilités 590 (7)
Variations des concours bancaires courants et 953 (8)
soldes créditeurs de banques
Totaux 1 543
C. Variation nette « Trésorerie » 1 543
Variation du fonds de roulement net global (total
A + B + C)
Emploi net (17 224) (9)
ou
Ressource nette

118 / Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie © Nathan


Explications :
(1) [3 740 + 920 + 14 450] – [1 700 + 850 + 5 660 + 1 050 (P)] = 9 850
(2) [26 580 + 80 (CCA)] – [10 820 + 750 (P) + 700 (ECA) + 60 (CCA)] = 14 330
(3) [2 150 + 840 – 85 (IS) + 40 (PCA) – 600 (ECA)] – [1 600 + 1 480 – 470
(IS) + 50 (PCA) + 150 (ECP)] = –465
(4) [850 + 80 (VMP)] – [2 680 + 3 750 (VMP)] = –5 500
(5) [70 + 1 540 (ICNE) + 85 (IS)] – [30 + 817 (ICNE) + 470 (IS)] = 378
(6) –24 645 +5 878 = –18 767
(7) 250 – 840 = 590
(8) 2 300 (CBC) – 1 347 (CBC) = 953
(9) –18 767 + 1 543 = –17 224

Avec les abréviations supplémentaires suivantes :


CCA : Charges constatées d’avance
ECA : Écart de conversion-actif
ECP : Écart de conversion-passif
IS : Dette d’impôt sur les sociétés
P = Provisions N-1
PCA : Produits constatés d’avance
3. Définissez les termes suivants du tableau de flux de trésorerie de l’OEC :
a) la marge brute d’autofinancement ;
b) le flux net de trésorerie généré par l’activité.
La marge brute d’autofinancement se rapproche de la notion de capacité
d’autofinancement. Contrairement à la capacité d'autofinancement, la MBA consi-
dère les dotations aux provisions sur actifs circulants (net des reprises) comme
une charge potentiellement décaissable.
Le flux net de trésorerie généré par l’activité représente le flux de trésorerie réel
issu de l’activité courante de l’entreprise. L’activité est une notion plus large que
l’exploitation dans la mesure où elle inclut les produits et les charges financiers, les
produits et les charges exceptionnels sur opérations de gestion ainsi que l’IS et la
participation des salariés.

4. Présentez l’intérêt, pour la gestion de l’entreprise, d’une approche en


termes de flux de trésorerie.
La trésorerie est un indicateur clé de la gestion et de l’analyse financière.
L’approche en termes de flux permet de raisonner non plus en termes de potentiel
mais en termes de flux de trésorerie réels.
Rappelons que les difficultés de trésorerie sont annonciatrices de faillite.

© Nathan Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie / 119


5. Complétez le tableau de flux de trésorerie de l’OEC de l’entreprise Savamal
(annexe 2).
Tableau de financement (OEC)
Exercice N
Flux de trésorerie liés à l’activité
Résultat net (1 160)
Réintégration des charges et des produits sans incidence sur la tréso-
rerie ou non liés à l’activité :
± Amortissements et provisions (dotations nettes de reprises) (1) 5 310 (1)
– Plus-value de cessions nettes d’impôt 653 (2)
– Quote-part des subventions d’investissement virée au compte de
résultat
= Marge brute d’autofinancement 3 497
– Variation du besoin en fonds de roulement lié à l’activité (19 057) (3)
Flux net de trésorerie généré par l’activité (A) (15 560)
Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement
Acquisitions d'immobilisations 3 370 (4)
– Cessions d'immobilisations, nettes d’impôt (5 623) (5)
Flux net de trésorerie liés aux opérations d’investissement 2 253
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement
Dividendes versés aux actionnaires (4 000) (6)
Augmentation de capital en numéraire 2 500 (7)
Émissions d’emprunts 14 150 (8)
Remboursements d’emprunts (4 556) (9)
Subventions d'investissement reçues
Flux net de trésorerie liés aux opérations de financement 8 094
Variation de trésorerie (A + B + C) 5 213
Trésorerie à l'ouverture (D) 3 243 (10)
Trésorerie à la clôture (A + B + C + D) –1 970 (11)
(1) À l’exclusion des dépréciations sur actifs circulants.

Explications :
(1) Il ne faut reprendre que les dotations aux amortissements et aux provisions
hors actifs circulants (voir tableau des provisions) :
5 510 + 70 + 3 020 – 140 – 3 150 = 5 310
(2) (2 200 – 1 220) × 2/3 = 653

120 / Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie © Nathan


(3)
Créances N 2 470 + 920 + 14 450 + 22 670 + 850 + 80 (CCA) 41 440
Dettes N 2 150 + 840 + 70 + 40 (PCA) + 1 540 (ICNE) – 600 (ECA) 4 040
BFR N 37 400
Créances N-1 1 700 + 850 + 5 660 + 10 820 + 2 680 + 60 (CCA) + 700 (ECA) 22 470
Dettes N-1 1 600 + 1 480 + 30 + 50 (PCA) + 817 (ICNE) + 150 (ECP) 4 127
BFR N-1 18 343
Variation BFR 19 057

(4) 250 + 3 120 = 3 370


(5) (2 200 – 327 (IS)) + 3 750 = 5 623
(6) 4 310 – [(1 320 – 1 290) + (3 210 – 2 930)] = 4 000
(7) 20 000 – 17 500 = 2 500
(8) 14 150 (voir tableau de financement PCG)
(9) 4 556 (voir tableau de financement PCG)
(10) 3 750 + 840 – 1 347 = 3 243
(11) 250 + 80 – 2 300 = –1 970

6. Commentez l’évolution de la société à partir du tableau de flux de trésore-


rie.
Au cours de l’année N, l’entreprise a dégagé un résultat net négatif de 1 160 k€ et
une marge brute d’autofinancement de 3 497 k€. Rappelons que la marge brute
d’autofinancement considère les dépréciations sur actif circulant comme des
charges, ce qui a un impact direct sur la trésorerie.
La variation du besoin en fonds de roulement a été particulièrement défavorable
avec une forte augmentation du poste clients alors que le chiffre d’affaires a dimi-
nué. Pour quelles raisons ? Rallongement du délai de paiement des clients ? Diffi-
cultés de règlement des clients ? Réalisation d’une partie importante du chiffre
d’affaires en fin d’exercice ?
L’entreprise a désinvesti (2 253 k€) puisque les cessions sont supérieures aux
acquisitions, et en particulier la réduction des immobilisations financières : volonté
de récupérer du cash placé compte tenu des difficultés de trésorerie ?
La politique de rémunération de l’actionnaire a été particulièrement généreuse
(4 000 k€), soit un montant quasiment équivalent au résultat net de l’année N-1.
Pour faire face à ses difficultés de trésorerie, l’entreprise s’est endettée à terme de
9 594 k€, a vendu ses valeurs mobilières de placement (2 300 k€) et eu recours à
des concours bancaires courants plus importants (953 k€).
L’entreprise se retrouve aux limites de l’endettement, mais bénéficie de créances
clients qui devraient se transformer en trésorerie au début de l’exercice N+1.

© Nathan Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie / 121


Application 3 ● Tableau de flux de la Centrale des Bilans
de la Banque de France, p. 238
1. Indiquez et justifiez les principaux retraitements des soldes intermédiaires
de gestion préconisés par la Centrale des Bilans de la Banque de France.
La Centrale des Bilans procède à deux retraitements principaux :
– Les charges de personnel et la participation des salariés aux fruits de l’expansion
correspondent au coût du facteur travail et doivent être reclassées en charges de
personnel. L’objectif de ce retraitement est de montrer, d’un point de vue écono-
mique, le coût réel du travail.
– Le contrat de crédit-bail doit être analysé en deux opérations : l’acquisition de
l’immobilisation et son financement à 100 % par un emprunt. Les redevances de
crédit-bail sont retirées des charges externes et reclassées en dotations aux amor-
tissements et en charges d’intérêts. L’objectif de ce retraitement est d’abandonner
une approche juridico-patrimoniale fondée sur la propriété au profit d’une approche
économique fondée sur l’utilisation des moyens de production indépendamment
de la propriété.
2. Quelle est la différence entre l’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE)
et l’excédent brut d’exploitation (EBE) ?
L’excédent brut d’exploitation représente les ressources potentielles de trésorerie
générées par les opérations d’exploitation indépendamment des politiques
d’amortissement et de financement. L’EBE est un flux de fonds alors que l’ETE
est un flux de trésorerie.
3. Complétez le tableau de flux de trésorerie de la Centrale des Bilans
de la Banque de France de l’entreprise Savamal, présenté en annexe.
La principale difficulté dans la construction de ce tableau est la prise en compte
du crédit-bail.
Dans la partie Activité, il convient de retirer des achats externes la totalité de la
redevance (2 100 k€) et d’ajouter les intérêts (700 k€) aux charges d’intérêts.
Dans la partie Investissement, le montant brut de l’immobilisation (7 000 k€) doit
être rajouté aux acquisitions.
Dans la partie Financement, l’emprunt est de 100 % du montant de l’opération
(7 000 k€) et un remboursement de 1 400 k€ a été réalisé au cours de l’exercice.
Tableau de flux de trésorerie (CdB)
N Explications
Activité
Chiffre d'affaires et autres produits d'exploita-
67 280 66 340 + 940
tion
– Variation Clients et autres créances d'ex- (26 580 + 850 + 80) – (10
12 500
ploitation 820 + 2 680 + 750 (P) + 60 + 700)
Encaissements sur produits d'exploitation
54 780
(a)

122 / Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie © Nathan


21 800 + 4 200 + 2 230 + 25 560 + 9 320 + 320
Achats et autres charges d'exploitation 61 330
– 2 100 (CB)
– Variation Fournisseurs et autres dettes (2 150 + 840 + 70 + 40 – 600 + 1 540) –
–87
d'exploitation (1 600 + 1 480 + 30 + 50 + 150 + 817)
Décaissements sur charges d'exploitation
61 417
(b)
Flux de trésorerie d'exploitation (a) – (b) –6 637
+ Flux liés aux opérations hors exploitation –950 (55 + 1 185 + 120 + 80) – (1 430 + 830 + 130)
– Charges d'intérêts –6 900 6 200 + 700 (CB)
– Impôt sur les bénéfices décaissé
– Flux affectés à la participation des salariés
– Distribution mise en paiement –4 000
Flux de trésorerie interne (A) –18 487
Investissement
+ Investissements d'exploitation hors produc-
10 370 3 120 + 250 + 7 000 (CB)
tion immobilisée
+ Acquisitions de participations et autres titres
immobilisés
+ Variation des actifs immobilisés hors
charges à répartir
– Subventions d'investissement reçues
– Variation des dettes sur immobilisations
– Encaissements sur cession d'immobilisa-
5 950 2 200 + 3 750
tions
Flux liés à l'investissement (I) 4 420
Financement
Augmentation ou réduction de capital 2 500
– Variation des créances sur capital appelé
non versé
= Flux lié au capital (c) 2 500
Nouveaux emprunts 21 150 14 150 + 7 000 (CB)
dont engagement location financement 7 000
– Remboursements d'emprunts 5 956 4 556 + 1 400 (CB)
= Variation des emprunts (d) 15 194
Variation des crédits bancaires courants 953 2 300 – 1 347
+ Variation des créances cédées non échues
= Variation de la trésorerie passif (e) 953
Flux liés au financement F = (c) + (d) + (e) 18 647
Variation de la trésorerie actif (A – I + F) –4 260
Variation des disponibilités –590 250 – 840
+ Variation des valeurs mobilières de place-
–3 670 80 – 3 750
ment
= Variation de la trésorerie actif –4 260

© Nathan Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie / 123


4. Démontrez l’intérêt de la notion de flux interne utilisée dans le tableau de
trésorerie de la Centrale des Bilans.
Le flux interne de trésorerie dégagé par l’activité au cours de l’exercice correspond
à la différence entre les produits réellement encaissés et les charges effectivement
décaissées, compte tenu des délais de paiement des clients et des fournisseurs.
Les flux d’encaissement et de décaissement sont mesurés directement.
5. Commentez le tableau de flux de trésorerie.
Le tableau de la Centrale des Bilans montre bien que les difficultés de trésorerie
de l’entreprise proviennent non pas des conditions de paiement des fournisseurs,
mais de la variation des encaissements (12 500 k€).
Ainsi, le flux de trésorerie d’exploitation est négatif de 6 637 k€ compte tenu du
retraitement du crédit-bail.
L’entreprise a réalisé un investissement net de 4 420 k€.
L’endettement souligné dans le commentaire du tableau de l’OEC est augmenté
du financement par crédit-bail. Le fort niveau d’endettement de la société est
d’autant plus élevé avec ce financement particulier.

Application 4 ● Commentaires d’un tableau de flux de tré-


sorerie de l’OEC, p. 239
1. Quel est le montant de la MBA dégagée par l’entreprise ?
1 263 M€ en N contre 1 163 M€ en N-1. Le montant est en légère progression. Il
s’agit de la capacité de l’entreprise à financer son exploitation indépendamment
des délais de règlement. Cette MBA n’est qu’une capacité car elle sera amputée
du montant des dividendes versés aux actionnaires.
Elle progresse de 100 k€ en dépit d’une baisse du résultat net. En fait, le résultat
net a diminué de 214 k€ en raison d’une croissance des dotations aux provisions
et amortissements qui n’ont aucune influence sur la trésorerie.
2. Quel était le flux de trésorerie dégagé par l’entreprise en N-1 ?
Le flux de trésorerie tient compte de l’évolution des délais de paiement. Pour obte-
nir la MBA, l’entreprise peut être amenée à accorder des délais de paiement plus
longs et ainsi détériorer sa trésorerie. Les flux de trésorerie liés à l’activité sont en
amélioration de 100 M€ par rapport à l’an dernier et proviennent tout simplement
de l’amélioration de la MBA. Il n’y a pas de variation sensible du BFR.
3. Quelle était la politique d’investissement de l’entreprise en N-1 et en N ?
Pour la deuxième année consécutive, la politique d’investissement de l’entreprise
est audacieuse puisqu’elle est supérieure au montant des amortissements : 1
492 M€ en N contre 934 M€.
Elle s’inscrit visiblement dans une politique de renouvellement – cessions et acqui-
sitions d’immobilisations corporelles – et dans une politique de croissance externe
par l’acquisition d’immobilisations financières.
Cette politique est la même qu’en N-1.

124 / Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie © Nathan


4. S’agit-il de croissance interne ou de croissance externe ?
L’entreprise acquiert à la fois des immobilisations corporelles et incorporelles
(croissance interne) et des immobilisations financières (croissance externe).

5. L’entreprise peut-elle financer de façon autonome ses investissements ?


L’entreprise est autonome dans le financement de sa politique d’investissement
puisque les flux de trésorerie dégagés par l’activité sont quasiment équivalents
pour N et supérieurs pour N-1 aux flux d’investissement. En théorie, l’entreprise n’a
pas besoin de faire appel aux actionnaires, ni aux financements extérieurs.

6. Comment l’entreprise se comporte-t-elle au niveau du financement ? Quel


est l’effort des actionnaires ?
En N-1, l’entreprise contracte de nouveaux emprunts et en rembourse d’anciens. Il
s’agit d’une pratique classique liée aux dates d’échéances. En période de baisse
des taux d’intérêt, l’entreprise a intérêt à cette opération. Comme sa trésorerie
d’exploitation est supérieure à sa politique d’investissement, l’entreprise peut rem-
bourser une partie de ses emprunts.
En N, l’entreprise fait appel aux actionnaires par une augmentation de capital, con-
tracte de nouveaux emprunts et en rembourse des anciens pour un montant net-
tement supérieur : 1 063 M€ d’anciens emprunts remboursés contre 683 M€ de
nouveaux emprunts.

7. Quelle est la politique de dividendes ?


La politique de dividendes était très généreuse en N-1 avec près d’un tiers du bé-
néfice net distribué (pour une plus juste appréciation, il faudrait connaître le résultat
de N-2). C’était sans doute pour préparer l’augmentation de capital de N.
En N, l’entreprise est moins généreuse puisqu’elle distribue 13 % du résultat net de
N et 9 % du résultat de N-1.

8. Pourquoi l’entreprise emprunte-t-elle et rembourse-t-elle simultanément ?


Première hypothèse : c’est le mécanisme des échéances. Des emprunts arrivent à
échéance et l’entreprise n’a pas la possibilité de tout rembourser sans faire appel à
de nouveaux emprunts.
Deuxième hypothèse : c’est le fruit d’une négociation. Les taux d’intérêt étant plus
avantageux, l’entreprise renégocie ses anciens emprunts auprès de sa banque.

9. Quelle est la position de trésorerie de l’entreprise fin N-1 et fin N ?


En N, la trésorerie a baissé de 265 M€. Les flux de trésorerie d’exploitation ont
financé la politique d’investissement. La trésorerie active a été utilisée pour rem-
bourser une partie des emprunts.

© Nathan Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie / 125


10. En cumulant les deux années, faites une représentation graphique du
tableau de flux de trésorerie et commentez.

Augmentation de
capital 236 M€

Investissements
2 565 M€

Trésorerie
d’exploitation
2 758 M€
Dividendes
261 M€

Rbt emprunts 246 M€

Trésorerie à Trésorerie à
l’ouverture la clôture
1 766 M€ 1 688 M€

Ce graphique a pour intérêt de décrire de façon dynamique ce qui s’est passé


dans l’entreprise au cours des deux dernières années.
Au début de l’année N-1, l’entreprise disposait d’une trésorerie de 1 766 M€.
L’activité a généré 2 758 M€ en deux ans, ce qui a permis d’autofinancer les inves-
tissements (2 565 M€) et de rembourser en partie les emprunts (246 M€). Notons
que l’entreprise a emprunté 1 467 M€ et fait face à 1 713 M€ de remboursement.
L’entreprise a dû bénéficier de la baisse des taux d’intérêt.
Enfin, les dividendes versés aux actionnaires (261 M€) ont été replacés dans
l’entreprise sous la forme d’une augmentation de capital (236 M€).
À la fin de la période, l’entreprise disposait d’une trésorerie de 1 688 M€.
11. Présentez un commentaire d’une dizaine de lignes sur l’entreprise.
L’entreprise autofinance pleinement sa politique d’investissement.
Sa politique de dividendes est très saine avec une rémunération de l’actionnaire
qui est réinvestie dans l’entreprise.
En revanche, tout dépend de son niveau d’endettement initial car peu d’emprunts
sont remboursés au cours des deux périodes.

126 / Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie © Nathan


Entraînement à l’examen, p. 241

Dossier 1
Diagnostic financier
1. Donner la définition de la valeur ajoutée et la calculer.
La valeur ajoutée est la création de richesse par l’entreprise.

N
Ventes de marchandises 751
Achats de marchandises 300
Variation de stocks de marchandises –15
Marge commerciale 466
Production vendue 1 340
Production immobilisée 10
Production de l'exercice 1 350
Consommations en provenance de tiers 1 056
Valeur ajoutée 760

2. Présenter le partage de la valeur ajoutée entre le personnel, l’État,


les prêteurs et la société.
Valeur ajoutée 760 100,0 %
Personnel 515 67,8 %
État 72 9,5 %
Banque 95 12,5 %
Entreprise 78 10,3 %

3. Calculer l’excédent brut d’exploitation (EBE) et rappeler la limite


de cet indicateur.

Valeur ajoutée 760


Subvention d'exploitation 50
Impôts et taxes 30
Salaires et traitements 340
Charges sociales 170
Excédent brut d'exploitation 270

C’est un excédent potentiel de trésorerie sur les opérations d’exploitation. Il ne tient


pas compte de l’impact de la variation des délais de paiement et de stockage.

© Nathan Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie / 127


4. Calculer la capacité d’autofinancement (CAF) pour l’année en cours.
Résultat net 45
Dotations aux amortissements et provisions 195
Reprises sur provisions 30
Charges exceptionnelles sur opérations en capital 15
Produits exceptionnels sur opérations en capital 12
Capacité d'autofinancement 213

Excédent brut d'exploitation 270


Autres produits 100
Autres charges 4
Autres intérêts 19
Intérêts sur emprunt et CBC 95
Différences de change 10
Charges exceptionnelles sur opérations de gestion 20
Participation des salariés aux résultats 5
Impôts sur les bénéfices 42
Capacité d'autofinancement 213

5. Indiquer l’utilité et la principale différence entre le tableau de financement


du PCG et les tableaux de flux de trésorerie.
Quelle que soit l’approche, il s’agit de comprendre comment les postes du bilan ont
évolué entre deux exercices. Le tableau de financement du PCG repose sur les
variations de flux de fonds alors que les tableaux de flux de trésorerie (CDB et
OEC) reposent sur les variations de flux de trésorerie.
6. Compléter le tableau de financement de l’Ordre des experts comptables
(modèle 1) en annexe 5A.
Tableau de flux de trésorerie OEC
N Explications
Flux de trésorerie liés à l'activité
Résultat net 45
Élimination des charges et des produits sans inci-
dence sur la trésorerie
* Amortissements et provisions (dotations nettes de
157 (134 + 15 + 38 – 30)
reprises) (1)
* Plus-values de cession (possible net d'impôt) 3 (12 – 15)
* Quote-part des subventions d'investissement
Marge brute d'autofinancement 205
(135 + 622 + 262 – 180 – 45 – 8 – 15) –
– Variation du BFR lié à l'activité –178
(105 + 480 + 220 – 150 – 42 – 10 – 10)
Flux de trésorerie généré par l'activité (A) 27

128 / Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie © Nathan


Flux de trésorerie liés aux opérations d'investis-
sement
Cessions d'immobilisations 12
Réductions d'immobilisations financières
(2 000 + 75 + 25) –
Acquisitions d'immobilisations –749
(1 420 + 75 + 5) + 149
Variation du BFR lié à l'investissement –12 (8 – 7) – (5 – 16)
Flux de trésorerie lié aux opérations d'investis-
–749
sement (B)
Flux de trésorerie liés aux opérations de finan-
cement
Augmentation ou réduction du capital 150
Dividendes versés –30 60 – (135 – 105)
Augmentation des dettes financières 565 (915 – 45 – 15) – (450 – 10) + 150
Remboursement des dettes financières –150
Subventions d'investissement reçues
Variation du BFR lié au financement
Flux de trésorerie lié aux opérations de finance-
535
ment (C)
Variation de Trésorerie (A + B + C) –187
Trésorerie à l'ouverture (D) 225 (120 + 105 –0)
Trésorerie à la clôture (A + B + C + D) 38 vérification : 75 + 8 – 45

(1) À l’exclusion des dépréciations sur actifs circulants.

Acquisitions d'immobilisations
Immobilisations brutes N-1 1 500
– V.O. Immobilisation corporelle cédée 149
+ Acquisitions d'immobilisations X
= Immobilisations corporelles et incorporelles brutes N 2 100
X = 749
Émission d'emprunt
Emprunt N-1 (450 – 10) 440
– Remboursement d'emprunt 150
+ Émission d'emprunt X
Emprunt N (915 – 45 – 15) 855
X = 565
Distribution de dividendes
Résultat N-1 60
Variation des réserves (135 – 105) 30
Dividendes versés 30

© Nathan Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie / 129


7. Compléter l’extrait du tableau de financement de l’Ordre des experts
comptables (modèle 2) en annexe 5B.
Extrait du tableau de flux de trésorerie OEC
N Explications
Flux de trésorerie liés à l'activité
Résultat d'exploitation 201
Réintégration des charges et élimination des pro-
157 (134 + 15 + 38 – 30)
duits sans incidence sur la trésorerie (1)
Résultat brut d'exploitation 358
(180 + 757 + 262 – 180 –
Variation du BFRE –191 27 – 8) – (150 + 607 + 220 –
150 – 32 – 10)
Flux de trésorerie d'exploitation 167
Autres encaissements et décaissements liés à l'acti-
vité
Produits financiers 19
Charges financières –105
± Charges et produits exceptionnels –20
Impôts sur les bénéfices –42
Participation des salariés –5
Variation du BFR lié à l'activité sauf BFRE 13 (–13 – 15 – 5) – (–8 – 10 – 2)
Flux de trésorerie généré par l'activité (A) 27
(1) À l'exclusion des dépréciations sur actifs circulants

8. À partir des résultats obtenus, identifier les principales forces et faiblesses


de la société Tresodeux.

Forces Faiblesses

Profitabilité issue principalement de l’activité


Entreprise profitable de négoce (466 k€ de marge sur 760 K€ de
valeur ajoutée)
Fortement utilisatrice de main-d’œuvre
(67,8 % de la valeur ajoutée) alors que la
Entreprise capitalistique (barrières à l’entrée)
profitabilité provient en grande partie du né-
goce
Confiance des actionnaires et augmentation Flux de trésorerie de l’activité insuffisant pour
de capital couvrir ses investissements
Niveau d’endettement élevé et recours à
Vétusté des équipements faible (41,2 %)
l’emprunt pour financer sa croissance (CBC)
Taux de marge sur négoce élevé (62,1 %) Forte croissance de la variation du BFRE

130 / Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie © Nathan


Dossier 2
Analyse de tableau de flux
1. Quels sont les retraitements opérés par la Centrale des Bilans de la
Banque de France ?
La Centrale des Bilans de la Banque de France :
– retraite le crédit-bail ;
– considère comme un financement à part entière les concours bancaires courants
alors que l’OEC les considère comme de la trésorerie passive ;
– rajoute les effets escomptés non échus (EENE) aux créances d’exploitation et les
intègre en trésorerie passive.
2. Calculer le flux de trésorerie interne du tableau de flux de trésorerie de la
Centrale des Bilans de la Banque de France en complétant l’annexe 5C.
Tableau de flux de trésorerie CdB
N Explications

Activité
Chiffre d'affaires et autres produits d'exploitation 2 241 (751 + 1 340 + 50 + 100)
(757 + 262 + 12 (EENE))-
–196
– Variation clients et autres créances d'exploitation (607 + 220 + 8 (EENE))
Encaissements sur produits d'exploitation (a) 2 045
(300 + 600 + 150 + 320 – 15
1 900
Achats et autres charges d'exploitation (CB) + 30 + 340 + 170 + 4)
– Variation fournisseurs et autres dettes d'exploitation –23 (180 + 27 + 8) – (150 + 32 + 10)
Décaissements sur charges d'exploitation (b) 1 877
Flux de trésorerie d'exploitation (a)-(b) 168
+ Flux liés aux opérations hors exploitation –11 (19 – 10 – 20)
– Charges d'intérêts –95 95 + 5(CB) – ((15) – (10)) (ICNE)
– Impôt sur les bénéfices décaissé –37 42 – ((13) – (8))
– Flux affectés à la participation des salariés –2 5 – ((5) – (2))
– Distribution mise en paiement –30 60 – ((135) – (105))
Flux de trésorerie interne (A) –7
Investissement
+ Investissements d'exploitation hors production 729 + 50 (CB) – 10 (Production immo-
769
immobilisée bilisée)
+ Acquisitions de participations et autres titres immo-
20 (25 – 5)
bilisés
+ Variation des actifs immobilisés hors charges à
répartir
– Subventions d'investissement reçues 0
– Variation des dettes sur immobilisations 9 (7) – (16)
– Encaissements sur cession d'immobilisations –9 12 – ((8) – (5))
Flux liés à l'investissement (I) 789

© Nathan Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie / 131


Financement
Augmentation ou réduction de capital 150
– Variation des créances sur capital appelé non versé 0
= Flux lié au capital (c) 150
(915 – 45 – 15) – (450 – 10) +
615
Nouveaux emprunts 150 + 50 (CB)
dont engagement location financement 50
– Remboursements d'emprunts 160 150 + 10 (CB)
= Variation des emprunts (d) 455
Variation des crédits bancaires courants 45 (45) – (0)
+ Variation des créances cédées non échues 4 (12) – (8)
= Variation de la trésorerie passif (e) 49
Flux liés au financement F = (c) + (d) + (e) 654
Variation de la trésorerie actif (A – I + F)
Variation des disponibilités –97 (8) – (105)
+ Variation des valeurs mobilières de placement –45 (75) – (120)
= Variation de la trésorerie actif –142

3. Montrer l’intérêt de la notion de flux interne utilisée dans le tableau de flux


de trésorerie de la centrale des bilans de la Banque de France.
Le flux interne utilisé par la Banque de France met en évidence le flux de trésorerie
dégagé par l’activité au cours de l’exercice. Il s’agit des produits réellement encais-
sés et des charges effectivement décaissées, compte tenu des délais de paiement
clients et fournisseurs et hors variation de stocks et production immobilisée.
Ce flux doit normalement être positif pour couvrir en toute indépendance le flux
d’investissement, au moins de renouvellement. À défaut, l’entreprise devra recourir
à des ressources externes pour financer le développement de l’entreprise.

132 / Chapitre 10 • Le tableau de flux de trésorerie © Nathan


Chapitre 11
La gestion du besoin
en fonds de roulement
Application 1 ● QCM, p. 261
Choisissez la ou les réponses exactes.
1. Le besoin en fonds de roulement est composé :
☒ des décalages issus de l’exploitation.
□ des décalages issus de l’activité.
☒ des décalages issus des fonctions investissement et financement.
2. Le besoin en fonds de roulement normatif correspond à :
☒ un besoin moyen exprimé en jours de chiffre d’affaires hors taxes.
□ un besoin moyen exprimé en jours de chiffre d’affaires toutes taxes comprises.
□ un besoin ponctuel exprimé en jours de chiffre d’affaires hors taxes.
3. Le besoin en fonds de roulement normatif permet :
☒ de prévoir la trésorerie en fonction du niveau d’activité futur et du FRNG.
☒ de mettre en évidence différents leviers pour réduire le BFRE.
□ de mesurer l’influence du FRNG sur le chiffre d’affaires.
4. Les entreprises en forte croissance connaissent souvent :
□ un accroissement de BFRE inférieur au chiffre d’affaires.
☒ un accroissement de BFRE supérieur au chiffre d’affaires.
□ un recul de BFRE malgré l’accroissement du chiffre d’affaires.
5. Un allongement du délai de stockage :
□ diminue le BFRE.
☒ augmente le BFRE.
□ n’a pas de conséquence sur le niveau global du BFRE.

© Nathan Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement / 133


6. Le coefficient de structure des encours de production :
□ est supérieur à celui des stocks de produits finis.
□ comprend une partie seulement des dotations aux amortissements.
☒ est le reflet de la structure du coût de production.
7. Les charges de personnel comprennent :
☒ les salaires bruts plus les charges sociales patronales.
□ les salaires nets plus les charges patronales.
□ les salaires bruts seulement.
8. Le calcul du besoin en fonds de roulement normatif n’intègre pas
les éléments hors exploitation car :
□ ils représentent souvent une ressource.
☒ ils ont un caractère acyclique.
☒ ils concernent l’investissement et le financement.
9. L’activité de la grande distribution :
☒ n’engendre pas de besoin en fonds de roulement.
☒ engendre une ressource en fonds de roulement.
□ engendre ni besoin, ni ressource en fonds de roulement.

Application 2 ● Besoin en fonds de roulement normatif et


prévision, p. 262
1. Calculez le besoin en fonds de roulement normatif en nombre de jours
de chiffre d’affaires hors taxes.

BFRN de la société Product En jours de CAHT


Postes TE CS Besoin Dégagement
Stock de matières premières 30 0,3000 9,0000
Stock de produits en cours 50 0,4000 20,0000
Stock de produits finis 20 0,8000 16,0000
Clients 30 1,2000 36,0000
TVA déductible 40 0,0800 3,2000
Fournisseurs de fournitures 15 0,1200 1,8000
Fournisseurs de matières premières 30 0,3600 10,8000
Personnel 15 0,2500 3,7500
charges sociales 30 0,1500 4,5000
TVA collectée 40 0,2000 8,0000
Total 84,2000 28,8500
BFRN 55,3500

134 / Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement © Nathan


2. Quel est le montant de ce besoin pour un CA HT de 6 000 k€ ?
Pour un CAHT de 6 000 k€, le BFRN serait de 6 000 × 55,35 / 360 = 922,5 k€.
3. Quel aurait été le BFR si le crédit fournisseurs de matières premières avait
pu être négocié à 60 jours ?
Un délai fournisseurs de matières premières à 60 jours au lieu de 30 jours
doublerait la ressource qui passerait ainsi de 10,80 jours de CAHT à 21,60 jours.
Le BFRN diminuerait d’autant et s’établirait à 44,55 jours, soit
6 000 × 44,55 / 360 = 742,5 k€.

Application 3 ● Relation entre la notion de flux et la notion


de stock, p. 262
1. Calculez les durées de rotation des éléments du bilan.
Stocks de marchandises : ((210 000 + 180 000) / 2) / (2 340 000 + 210 000 –
18 000) × 360 = 29,62 jours.
Clients : ((759 320 + 640 080) / 2) / (3 600 000 × 1,20) × 360 = 58,31 jours.
État, TVA déductible : ((82 400 + 78 280) / 2) / (2 340 000 × 0,20) × 360 = 61,80
jours.
Fournisseurs : ((361 800 + 343 710) / 2) / (2 340 000 × 1,20) × 360 = 45,23 jours.
État, TVA collectée : ((51 500 + 72 100) / 2) / (3 600 000 × 0,20) × 360 = 30,90
jours.
2. Calculez les coefficients de structure pour chaque élément.
Stocks de marchandises : (2 340 000 + 210 000 – 180 000) / 3 600 000 = 0,658.
Clients : (3 600 000 × 1,20) / 3 600 000 = 1,20.
États, TVA déductible : (2 340 000 × 0,20) / 3 600 000 = 0,13.
Fournisseurs : (2 340 000 × 1,20) / 3 600 000 = 0,78.
État, TVA collectée : (3 600 000 × 0,20) / 3 600 000 = 0,20.
3. Déterminez le besoin en jours de chiffre d’affaires et en valeur.
Stocks : 29,62 × 0,658 = 19,49 jours.
Clients : 58,31 × 1,20 = 69,97 jours.
État, TVA déductible : 61,80 × 0,13 = 8,034 jours.
Fournisseurs : 45,23 × 0,78 = 35,28 jours.
États, TVA collectée : 30,90 × 0,20 = 6,18 jours.
Le besoin en fonds de roulement normatif est de :
19,49 + 69,97 + 8,034 – 35,28 – 6,18 = 56,034 jours de chiffre d’affaires hors
taxes.
Soit 3 600 000 × 56,034 / 360 = 560 340 €, c’est-à-dire 15,57 % ou 56,034 jours
du chiffre d’affaires.

© Nathan Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement / 135


Application 4 ● Besoin en fonds de roulement normatif :
approfondissement, p. 263
1. Calculez le coût de production en pourcentage du CA HT.
Le coût de production est de 0,83, représenté par :
Matières premières : 0,50
Frais de personnel : 0,30
Autres charges d’exploitation : 0,03
2. Déterminez le fonds de roulement normatif pour l’année N.

BFRN de la société Norma En jours de CAHT

Postes TE CS Besoin Dégagement

Stock de matières
70 0,5000 35,0000
premières

Stock de PEC 10 0,4150 4,1500

Stock de produits finis 20 0,8300 16,6000

Clients 60 1,2000 72,0000

TVA déductible 40 0,1060 4,2400

Fournisseurs autres 30 0,0360 1,0800

Fournisseurs de matières
90 0,6000 54,0000
premières

Personnel 15 0,2204 3,3060

Charges sociales 30 0,1296 3,8880

TVA collectée 40 0,2000 8,0000

Total 131,9900 70,2740

BFRN 61,7160

Le BFRN serait de 428,583 k€ pour un CAHT de 2 500 000 €.

136 / Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement © Nathan


Application 5 ● Éléments variables et charges fixes, p. 263
Présentez dans un tableau les temps d’écoulement et les coefficients de
structure relatifs à chaque poste du bilan pour calculer le besoin en fonds de
roulement normatif en faisant la distinction entre les charges variables et les
charges fixes.
BFRN avec distinction charges variables / charges
En jours de CAHT
fixes de la société Mash
Dégage-
Postes TE CS Besoin
ment
BFRN variable
Stock de matières premières 30 0,3333 9,9990
Stock de produits finis 20 0,4444 8,8880
Clients 51 1,1600 59,1600
TVA déductible sur matières
36 0,0183 0,6588
premières
Fournisseurs de matières
45 0,3516 15,8220
premières
Personnel 16 0,0675 1,0800
Organismes sociaux 25 0,0437 1,0925
TVA collectée 36 0,1600 5,7600
Total 78,7058 23,7545
BFRN
54,9513
variable
BFRN fixe
Stocks de produits finis 3 800 000 × 20 / 360 = 211 111,11
TVA déductible (900 000 + 400 000) × 0,2
26 000,00
sur autres charges 0 × 36/360 =
Personnel 2 125 000 × 16 / 360 = 94 444,44
Organismes sociaux 1 375 000 × 25 / 360 = 95 486,11
Total 237 111,11 189 930,55
BFRN fixe 47 180,56

Le BFRE sera de 18 000 000 € × 54,9513/360 + 47 180,56 € = 2 794 745,56 €


Détail de certains calculs :
Crédit client : (30 × 30 %) + (60 × 70 %) = 51 jours.
Coefficient client : (1 × 20 %) + (1,20 × 80 %) = 1,16.
TVA déductible sur matières premières : 0,3333 × 5,5 % = 0,0183.
Fournisseurs de matières premières : 0,3333 × 1,055 = 0,3516.
Crédit fournisseurs de matières premières : 30 / 2 + 30 = 45 jours.
TVA collectée : 0,20 × 80 % = 0,1568.
Frais de personnel : 3 500 000 €.
Salaires bruts : 3 500 000 / 1,40 = 2 500 000 €.
Salaires nets : 2 500 000 × 85 % = 2 125 000 €.
Charges sociales : 2 500 000 × 55 % = 1 375 000 €.

© Nathan Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement / 137


Application 6 ● Besoin en fonds de roulement normatif et
structure financière, p. 264
1. Déterminez le besoin en fonds de roulement par la méthode normative
en distinguant les éléments variables et les éléments fixes.
En jours
BFRN de la société Lost Marc’h
de CAHT Partie fixe
Dégage en euros
Postes TE CS Besoin
ment
BFRN variable
Stock de matières premières 20 0,3727 7,4540 0,00
Stock de produits en cours 20 0,2409 4,8180 47 777,77
Stock de produits finis 30 0,4818 14,4540 143 333,00
Clients 36 1,2000 43,2000 0,00
TVA déductible/matières
36 0,0205 0,7380 0,00
premières
TVA déductible/autres frais 36 0,0218 0,7848 6 000,00 300 000 × 20 % × 36 / 360
Fournisseurs de matières
60 0,3932 23,5920
premières
Fournisseurs autres frais
20 0,1309 2,6180
variables
Fournisseurs autres frais fixes 12 –12 000,00 300 000 × 1,20 × 12 / 360
Personnel 10 –23 611,11 850 000 × 10 / 360
Organismes sociaux 30 –47 500,00 570 000 × 30 / 360
TVA collectée 36 0,2000 7,2000
Total 71,4488 33,4100 11 999,66
BFRN variable 38,0388 11 999,66

Détails de calculs du BFRN variable :


Crédit client : (30 × 40 %) + (60 × 40 %) = 36 jours.
TVA déductible/matières premières : 0,3727 × 5,5 % = 0,0205.
TVA déductible/autres frais : 0,1091 × 20 % = 0,0218.
Fournisseurs de matières premières : 0,3727 × 1,055 = 0,3932.
Crédit fournisseurs de matières premières : (30 / 2) + 45 = 60 jours.
Fournisseurs autres frais variables : 0,1091 × 1,20 = 0,1309.
Crédit fournisseurs v. autres : 20 jours.
Crédit fournisseurs F autres : 30 × 40% = 12 jours.
Crédit personnel : (30 / 2) – 5 = 10 jours.
Crédit TVA : (30 / 2) + 21 = 36 jours.
2. Valorisez le besoin pour un chiffre d’affaires probable en N de 8 800 k€.
Le BFR sera de : 8 800 000 € × 38,0388 / 360 + 113 999,66 € = 1 043 836,99 €.
Soit un montant arrondi à 1 050 000 €.

138 / Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement © Nathan


3. La société est entièrement financée par fonds propres à hauteur de
4 400 k€, et l’actif immobilisé s’élève à 3 260 k€ en valeur brute. À partir du
besoin trouvé en question 2, présentez la structure financière de la société
sous forme d’un bilan simplifié pour l’année N.
Structure financière N Bilan écrasé N en k€

AI = Actif immobilisé AI CP
CP = Capitaux propres 3 260 4 400
TN = Trésorerie nette
BFRE
1 050

TN
90

4 400 4 400

4. La structure financière est-elle équilibrée ? Répondez en rappelant les


concepts d’analyse financière classique de l’équilibre financier.
La structure financière de la société Lost Marc’h est équilibrée car le fonds de
roulement net global de 1 140 k€ (4 400 – 3 260) couvre le BFRE de 1 050 k€,
ce qui permet de dégager une trésorerie nette positive de 90 k€.
5. En N+1, la société prévoit de vendre 43 000 articles en maintenant son prix
de vente unitaire à 220 € HT, mais en allongeant le délai client de 30 à 40
jours. Les charges fixes seraient stables. Déterminez le besoin en fonds de
roulement pour N+1.
CAHT : 43 000 × 220,00 9 460 000,00
Charges variables : 43 000 × 106,00 4 558 000,00
Marge sur coûts variables 4 902 000,00
Frais fixe hors amortissements 1 720 000,00
Dotations aux amortissements 450 000,00
Résultat avant impôt 2 732 000,00
IS 910 666,67
Résultat net comptable 1 821 333,33
CAF 2 271 333,33
arrondie à 2 272 000,00
BFRN N+1
BFRN N 38,0388
Accroissement du besoin client 4,8000 4 jours supplémentaires × 1,20
BFRN N+1 42,8388
BFRE N+1 1 239 708,13 (43 000 × 220 × 42,8388/360 + 113 999,66)
arrondi à 1 240 000,00

© Nathan Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement / 139


6. Présentez la structure financière pour N+1.
Structure financière N+1 Bilan écrasé N+1 en k€
AI CP
3 260 4 400
CAF N+1
BFRE 2 272
1 240

TN
2 172

6 672 6 672
CAF 2 272
Variation de BFRE –190
Flux de trésorerie N+1 2 082
Trésorerie N 90
Trésorerie N+1 2 172

Application 7 ● Besoin en fonds de roulement et


modification de paramètres, p. 265
1. Déterminez les coefficients de structure des postes du besoin en fonds
de roulement.
2. Calculez le nombre de jours de chiffre d’affaires pour chaque poste.
3. Déterminez le besoin en fonds de roulement normatif en jours de chiffre
d’affaires hors taxes.
Société Pentrez En jours de CAHT
Postes TE CS Besoin Dégagement
Stocks de MP 45 0,3333 14,9985
Stocks de PEC 15 0,3356 5,0340
Stocks de PF 30 0,6711 20,1330
Clients 30 1,2000 36,0000
TVA déductible 40 0,0933 3,7320
Fournisseurs de matières premières 45 0,3986 17,9370
Fournisseurs autres 30 0,2134 6,4020
Personnel 15 0,1659 2,4885
Charges sociales 30 0,1452 4,3560
TVA collectée 40 0,2000 8,0000
Total 79,8975 39,1835
BFRN 40,7140

140 / Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement © Nathan


Stocks PEC 0,6711 / 2 = 0,3356

Stocks PF (150 + 40 + 112) / 450 = 0,67711

TVA déductible (0,3333 × 20 %) + (0,1778 × 15 %) = 0,0933 = 0,0667 + 0,0267

Salaires bruts 140 000 / 1,5 = 93 333,33


93 333,33 × 80 % = 74 666,67 soit un coefficient de
Salaires nets
74 666,67 / 450 000 = 0,1659
Organismes
140 000 – 74 666,67 = 65 333,33, soit un coefficient de 0,1452
sociaux

4. Valorisez ce besoin pour un chiffre d’affaires de 450 000 k€.


Soit un BFRE de 50 892,5 k€ pour un CA de 450 000 k€.
5. Afin de réduire le besoin, le directeur envisage de faire régler les clients
à 15 jours et de payer les fournisseurs de matières premières à 60 jours.
Calculez le nouveau besoin normatif.

Besoins Ressources
Clients –15 1,2 –18,0000
Fournisseurs de matières premières 15 0,3999 5,9985

Soit une ressource nette en jours de CAHT de 23,9190, donc un nouveau BFRN
de 16,7155 jours.
Soit, pour un CAHT de 450 000, un BFRE de 20 894,375 k€.
6. Précisez les avantages et les inconvénients de cette nouvelle politique
de règlement.
Cette nouvelle politique est avantageuse sur le plan financier puisqu’elle permet
de diviser par plus de deux le besoin qui passe de 51 M€ à 21 M€.
Cependant, elle est peu recommandable sur le plan commercial car certains clients
pourraient s’orienter vers de nouveaux fournisseurs pour obtenir des conditions de
paiement plus avantageuses (à qualité de produits identique).
Les fournisseurs de la société Pentrez seront également mis sous pression et le
strict aspect financier risque de dégrader les relations mises en place. Dans le
cadre de relations commerciales et de partenariats de sous-traitance ou
d’approvisionnement, il serait préférable de ne pas être radical uniquement pour
des motivations financières.
La mesure doit donc être graduée et prise en concertation avec les partenaires
de la société.

© Nathan Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement / 141


Entraînement à l’examen, p. 266

Dossier 1
BFR normatif
1. Déterminer le fonds de roulement normatif en jours de chiffre d’affaires
hors taxes en s’aidant du tableau proposé dans le chapitre.
BFRN société Pubaction (Kanatro) En jours de CAHT
Temps Coefficient Dégage-
Postes Besoin
d’écoulement de structure ment
Stock de matières premières 40 0,4000 16,0000
Stock de produits en cours 10 0,6250 6,2500
Stock de produits finis 20 0,8500 17,0000
Clients 60 1,2000 72,0000
TVA déductible 38 0,0900 3,4200
Fournisseurs de matières premières 30 0,4800 14,4000
Fournisseurs de fournitures 25 0,0600 1,5000
Personnel 15 0,3269 4,9035
Charges sociales 30 0,1731 5,1930
TVA collectée 38 0,2000 7,6000
Total 114,6700 33,5965
BFR normatif 81,0735
Coût de production des produits finis 0,40 + 0,05 + 0,40 = 0,85
Stock d’en-cours 0,40 + (0,85 / 2) = 0,625
TVA déductible/achats (0,40 + 0,05) × 20 % = 0,09
Fournisseurs de matières premières 0,40 × 1,20 = 0,48
Fournisseurs de fournitures 0,05 × 1,20 = 0,06
Délai clients 45 jours + 30 / 2 = 60 jours
Délai TVA 30 / 2 + 23 jours = 38 jours
Personnel Salaires nets dus :
Salaires bruts = (0,40 + 0,10) / 1,30
SB = 0,3846
Salaires nets = SB × 0,85 = 0,3269
Organismes sociaux Charges sociales dues :
Frais de personnel – salaires nets
0,50 – 0,3269 = 0,1731

2. Valoriser le besoin pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 550 000 €


en N+1.
Pour un chiffre d’affaires de 520 000 €, le BFRN est de :
520 000 × 81 / 360 = 117 000 €.
Pour un CA de 550 000 €, le BFRN serait de : 550 000 × 81 / 360 = 123 750 €.

142 / Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement © Nathan


Dossier 2
Optimisation du BFR
1. Sans refaire l’intégralité du tableau permettant de calculer le besoin
en fonds de roulement normatif, mesurer l’impact de cette décision.
Une réduction de 10 jours du délai de stockage des matières premières entraîne
une réduction du besoin de 10 × 0,40 = 4 jours.
Le nouveau BFRN serait alors de 81 jours – 4 jours = 77 jours de CAHT.
Soit : 550 000 × 77 / 360 = 117 369 €.
2. Quelles sont les actions à sa disposition pour réduire le besoin en fonds
de roulement ? Mettre en évidence les actions ayant un impact direct sur le
résultat.
BFRE :
– besoin constaté au bilan,
– besoin statique à un moment donné,
– peut représenter un besoin conjoncturel.
BFRN :
– besoin moyen ;
– besoin structurel représenté par une droite d’équation y = ax + b ;
– car variant en fonction du chiffre d’affaires (en grande partie).
La méthode des experts-comptables exprime le besoin en jours de chiffre d’affaires
HT.
Pour cela, chaque poste du besoin est décomposé en temps d’écoulement et en
coefficient de structure. Cette méthode permet d’établir des prévisions.

Dossier 3
Marché boursier
1. Donner la signification du PER.
Le PER correspond au délai de récupération d’un placement dans une action,
pour autant que le bénéfice par action (BPA) demeure stable.
2. Que se passe-t-il si le bénéfice par action (BPA) évolue favorablement
ou défavorablement ?
Si le BPA augmente, le délai de récupération effectif sera inférieur au PER.
Si le BPA se réduit, le délai de récupération effectif sera supérieur au PER.
3. De quoi dépend le PER ?
Le PER dépend étroitement de trois variables :
– Le taux de croissance estimé du BPA : plus celui-ci est élevé, plus l’investisseur
sera prêt à payer le titre sur la base d’un multiple élevé de ses bénéfices actuels,
sachant que ceux-ci doivent fortement croître à l’avenir.

© Nathan Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement / 143


– Le risque perçu sur les BPA : plus ceux-ci sont volatils, moins l’avenir est visible
et plus le risque est fort, donc plus le PER est faible.
– Le taux de rentabilité exigé sur un placement sans risque puisque plus le taux
d’intérêt est élevé, plus le PER sera faible.
4. Que signifie un PER moyen de 10 ?
Un PER de 10 correspond à un délai de récupération de 10 ans sur la base du
BPA actuel.
5. Une action est cotée 555 € au 15 avril N. Le bénéfice par action pour
l’année N-1 a été de 30 €. Le PER moyen du secteur d’activité est de 12.
Quelles conclusions ?
Le PER de la société est de 18,5 (555 / 30), ce qui signifie que l’action vaut 18,5
fois son bénéfice actuel. Comme le PER moyen du secteur d’activité (10) est
nettement inférieur, on peut en déduire que cette action vaut très cher. Cela dit, le
prix de l’action peut être justifié par des perspectives économiques prometteuses
(contrats, carnets de commandes, etc.) qui n’ont pas encore d’effet sur les
résultats actuels.

Dossier 4
Retraitements et reclassement de l’information comptable
1. Quelle est la différence entre un retraitement et un reclassement ?
Un reclassement est un déplacement de compte pour lui donner plus de sens dans
l’analyse, alors qu’un retraitement est une modification ou un complément
d’information fourni par la comptabilité.
2. Pour chaque opération, expliquer le travail à faire.
Tableau à compléter et à rendre avec la copie

Opérations Explications sur le travail à faire

Compte de résultat
Sous-traitance Retraitement. Considérée comme une réduction de la production :
de capacité diminuer la production de l’exercice et diminuer les consommations en
provenance de tiers.
Redevance de Retraitement. Considéré comme un bien propre : augmenter la valeur
crédit-bail ajoutée pour la redevance complète et augmenter le résultat
d’exploitation des charges financières.
Personnel Retraitement. Considéré comme des charges de personnel : augmenter
intérimaire les charges de personnel et diminuer les consommations en provenance
de tiers.

144 / Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement © Nathan


Bilan
Actionnaires, capital Retraitement. Considéré comme un non-flux financier : réduire le
souscrit non appelé capital du montant du capital non appelé.
Intérêts courus des Reclassement. Les ICNE doivent être extraits des comptes de
prêts prêts : ICNE en moins des prêts et ICNE en plus de l’actif hors
exploitation.
Primes de Retraitement. Seul le montant net perçu doit être pris en
remboursement des considération : différence entre le nominal et la prime de
obligations remboursement : réduire le montant de l’emprunt du montant de la
prime de remboursement.
Concours bancaires Reclassement. Les CBC sont intégrés dans le poste Emprunts alors
courants que ce sont des dettes de trésorerie : réduire le montant de
l’emprunt du montant du CBC et ajouter le CBC aux dettes de
trésorerie.
Effets escomptés non Retraitement. Il s’agit d’un financement bancaire de trésorerie :
échus ajouter les EENE aux clients et aux dettes de trésorerie.
Dettes fiscales et Reclassement. Il s’agit de déterminer les dettes hors exploitation et
sociales exploitation : les dettes liées au cycle d’exploitation sont
d’exploitation, les autres sont hors exploitation.

© Nathan Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement / 145


146 / Chapitre 11 • La gestion du besoin en fonds de roulement © Nathan
Chapitre 12
Les projets d’investissement
Application 1 ● QCM, p. 281
Choisissez la ou les réponses exactes.
1. La décision d’investir est motivée par :
☒ le respect des orientations stratégiques de développement de l’entreprise.
☒ la satisfaction d’une demande commerciale et la nécessité de réaliser des
bénéfices.
☒ la volonté de créer de la valeur pour les actionnaires.
2. La notion d’investissement correspond :
□ à l’ensemble des actifs immobilisés et circulants figurant au bilan.
☒ aux capitaux investis en valeur brute.
□ aux immobilisations incorporelles, corporelles et financières.
3. Les investissements matériels :
☒ sont représentatifs de croissance interne.
☒ doivent engendrer des flux futurs de profits.
□ sont réalisés en complément d’investissements financiers.
4. L’investissement stricto sensu d’un projet est constitué du montant :
□ des immobilisations toutes taxes comprises (TTC).
☒ des immobilisations hors taxes, remise et valeur résiduelle déduites.
□ des immobilisations hors taxes, remise déduite.
5. Préalablement à la décision d’investir, il faut procéder à :
☒ la distinction des phases de conception, d’étude technique et d’étude financière.
□ l’étude du financement afin de déterminer le coût du financement.
☒ la cession des immobilisations obsolètes ou usagées.

© Nathan Chapitre 12 • Les projets d’investissement / 147


6. L’amortissement des immobilisations génère :
□ des charges décaissables.
☒ des charges calculées.
☒ des économies d’impôt.
7. Les capitaux investis pour le projet en début de période 1 comprennent :
□ les immobilisations.
□ les immobilisations et le besoin en fonds de roulement d’exploitation.
☒ les immobilisations et l’accroissement du besoin en fonds de roulement.
8. La CAF du projet est calculée :
☒ hors financement.
□ hors impôt sur le résultat.
□ hors charges fixes.
9. La cessation supposée de l’activité en fin de projet entraîne :
□ un décaissement des immobilisations.
☒ une ressource en fonds de roulement d’exploitation.
□ un besoin en fonds de roulement d’exploitation.
10. Les flux de trésorerie du projet sont actualisés :
☒ au coût du capital.
□ au coût du marché monétaire.
□ au coût de l’inflation.
11. Le coût du capital représente :
□ le coût des capitaux propres déterminé selon le MEDAF.
□ le montant des capitaux propres plus le montant des dettes financières.
☒ la moyenne pondérée des capitaux propres et des dettes financières.
12. Le coût d’un emprunt indivis correspond :
☒ a. au taux actuariel calculé d’après les flux de trésorerie.
☒ b. au taux pour lequel la recette équivaut aux dépenses de contrepartie
actualisées.
☒ c. au taux nominal net d’impôt.
13. Le coût d’un emprunt obligataire intègre :
☒ les économies d’impôt sur l’amortissement des primes de remboursement.
☒ les frais d’émission réalisés au comptant.
☒ le paiement annuel des intérêts et les économies d’impôt correspondantes.
14. Les pertes d’économies d’impôt sur les amortissements, dans le cadre
du coût du crédit-bail, correspondent :
□ aux amortissements que l’entreprise pratique annuellement sur ses
immobilisations.
☒ aux amortissements que pratiquerait l’entreprise si elle possédait le bien loué.
□ aux amortissements que pratique le bailleur chaque année.

148 / Chapitre 12 • Les projets d’investissement © Nathan


15. Le coût du crédit-bail est calculé selon une méthode :
☒ analogue au TRI.
☒ reposant sur l’actualisation de flux annuels de trésorerie.
☒ consistant à déterminer le taux pour lequel dépenses et recettes actualisées
sont égales.
16. La méthode de Gordon et Shapiro considère que :
□ les dividendes sont constants sur un horizon infini.
□ les dividendes sont constants sur un horizon fini.
☒ les dividendes progressent sur un horizon infini.

Application 2 ● Coût d’un emprunt indivis, p. 282


1. Démontrez que le taux actuariel de l’emprunt correspond au taux nominal
net d’impôt.
Tableau d’emprunt
Emprunt 12 000 € sur 6 ans à 4,5 % annuités constantes fin de période
Années Capital restant Annuités Intérêts Remboursements
1 12 000,00 2 326,54 540,00 1 786,54
2 10 213,46 2 326,54 459,61 1 866,93
3 8 346,53 2 326,54 375,59 1 950,95
4 6 395,58 2 326,54 287,80 2 038,74
5 4 356,84 2 326,54 196,06 2 130,48
6 2 226,36 2 326,54 100,19 2 226,35
12 000,00

Calcul du taux actuariel de l’emprunt net d’impôt sur les sociétés (IS)
Économie d’IS
Annuités Décaissements
/ intérêts
2 326,54 180,00 2 146,54
2 326,54 153,20 2 173,34
2 326,54 125,20 2 201,34
2 326,54 95,93 2 230,61
2 326,54 65,35 2 261,19
2 326,54 33,40 2 293,14

Taux actuariel :
12 000 = 2 146,54(1 + 𝑖𝑖)−1 + 2 173,34(1 + 𝑖𝑖)−2 + 2 201,34(1 + 𝑖𝑖)−3
+ 2 230,61(1 + 𝑖𝑖)−4 + 2 261,19(1 + 𝑖𝑖)−5 + 2 293,14(1 + 𝑖𝑖)−6 = 𝟑𝟑 %
Le taux actuariel de l’emprunt correspond bien au taux d’intérêt net d’impôt sur les
sociétés (IS) : 4,5 % × (1 – 33,33 %) = 3 %.

© Nathan Chapitre 12 • Les projets d’investissement / 149


2. La règle est-elle la même si l’emprunt est remboursable par
amortissements constants ? Justifiez la réponse par un calcul démontrant
le résultat.
Années Capital restant Annuités Intérêts Remboursements
1 12 000,00 2 540,00 540,00 2 000,00
2 10 000,00 2 450,00 450,00 2 000,00
3 8 000,00 2 360,00 360,00 2 000,00
4 6 000,00 2 270,00 270,00 2 000,00
5 4 000,00 2 180,00 180,00 2 000,00
6 2 000,00 2 090,00 90,00 2 000,00
12 000,00

Économie d’IS
Décaissements
/ intérêts
2 540,00 180,00 2 360,00
2 450,00 150,00 2 300,00
2 360,00 120,00 2 240,00
2 270,00 90,00 2 180,00
2 180,00 60,00 2 120,00
2 090,00 30,00 2 060,00

12 000 = 2 360(1 + 𝑖𝑖)−1 + 2 300 (1 + 𝑖𝑖)−2 + 2 240(1 + 𝑖𝑖)−3 + 2 180(1 + 𝑖𝑖)−4


+ 2 120(1 + 𝑖𝑖)−5 + 2 060(1 + 𝑖𝑖)−6 = 𝟑𝟑 %
Le taux actuariel net d’impôt est de 3 %, soit le taux d’intérêt net d’impôt. Les
modalités d’emprunt ne changent donc pas le raisonnement sur les économies
d’impôt relatives aux charges financières. Un amortissement in fine aurait donné
le même résultat.

Application 3 ● Coût du crédit-bail, p. 283


1. Calculez le taux actuariel du crédit-bail.
Économie Pertes d’économie
Années Redevances Décaissements
d’IS d’IS
1 37,075 12,358 10,000 34,717
2 37,075 12,358 10,000 34,717
3 37,075 12,358 10,000 34,717
4 37,075 12,358 10,000 34,717
5 37,075 12,358 10,000 34,717

150 / Chapitre 12 • Les projets d’investissement © Nathan


Économie d’impôt = 37,075 k€ × 33,33 %.
Pertes d’économie d’impôt sur dotations aux
amortissements = 150 k€ × 1 / 5 × 33,33 %.
Coût actuariel du crédit-bail : 150 = 34,717 × [1 – (1 + i)^ – n] / i = 5,07 %.
2. Le travail à faire est le même, avec des redevances payées en début
de période.
Économie Pertes d’économie
Années Redevances Décaissements
d’IS d’IS
0 37,075 12,358 24,717
1 37,075 12,358 10,000 34,717
2 37,075 12,358 10,000 34,717
3 37,075 12,358 10,000 34,717
4 37,075 12,358 10,000 34,717
5 10,000 10,000

Économie d’impôt = 37,075 k€ × 33,33 %.


Pertes d’économie d’impôt sur dotations aux
amortissements = 150 k€ × 1/5 × 33,33 %.
Coût actuariel du crédit-bail : 150 – 24,717 = 34,717 × [1 – (1 + i) ^ –
4 / i] + 10 × (1 + i) ^ – 5 = 6,81 %.
Le fait de payer les redevances de crédit-bail en début de période renchérit le coût
du financement.
3. Le travail à faire est identique à celui de l’hypothèse 1 en supposant que
les redevances sont payables en fin de période (hypothèse 1) mais que la
société lève une option d’achat en fin de contrat pour une valeur de 15 k€.
Le bien ainsi acquis serait alors amorti l’année suivante.
Présentation avec périodes en colonnes et montants versés négatifs
0 1 2 3 4 5 6
Loyers –37,075 –37,075 –37,075 –37,075 –37,075
Économie d’IS / loyers 12,358 12,358 12,358 12,358 12,358
Perte d’IS / amortissement –10,000 –10,000 –10,000 –10,000 –10,000
Économie / achat 150,000
Achat fin contrat –15,000
Économie d’IS /
5,000
amortissements
Flux de trésorerie 150,000 –34,717 –34,717 –34,717 –34,717 –49,717 5,000

Le coût du crédit-bail est de :


150 = 34,717(1 + i) ^ – 1 + 34,717(1 + i) ^ – 2 + 34,717(1 + i) ^ –
3 + 34,717(1 + i) ^ – 4 + 49,717(1 + i) ^ – 5 – 5(1 + i) ^ –6 = 6,93 %

© Nathan Chapitre 12 • Les projets d’investissement / 151


Application 4 ● Coût du capital, p. 283
1. Calculez le coût des fonds propres et rappelez quel est celui des dettes
financières.
Le coût des fonds propres évalué selon le modèle actuariel est de :
20,40 / 255 × 100 = 8 %.
Le coût des dettes financières est de 3 % selon les résultats de l’application 2.
2. Quel est le coût du capital ?
Le coût du capital est de : (12 000 × 3 %) + (24 000 × 8 %) / 36 000 = 6,33 %.
3. À quoi sert le taux trouvé dans la question 2 ?
Le coût du capital correspond au taux d’actualisation à retenir pour déterminer la
rentabilité des projets d’investissement et notamment la valeur actuelle nette
(VAN). Il correspond à la moyenne pondérée des différentes sources de
financement du projet.
4. Répondez à la même question qu’en 2 mais en considérant que le
dividende progresse à un taux de 2 %.
Si les dividendes progressent à un taux de 2 %, le coût des fonds propres, selon
Gordon et Shapiro, est de : ((20,40 / 255) + 0,02) × 100 = 10 %.
Le coût du capital est alors de : (3 % × 1/3) + (10 % × 2/3) = 7,67 %.

Application 5 ● Choix de financement et coût du capital,


p. 283
1. Calculez le coût de l’emprunt après IS.
Coût de l’emprunt après IS : 7 % × 2/3 = 4,67 %.
2. Calculez le taux actuariel du crédit-bail.
0 1 2 3 4 5
Loyers –150,00 –150,00 –150,00 –150,00
Économie d’IS / loyers 50,00 50,00 50,00 50,00
Perte d’IS / amortissement –33,33 –33,33 –33,33 –33,33 –33,33
Économie / achat 500,00
Achat fin contrat –20,00
Économie d’IS / amortissement 6,67
500,00 –133,33 –133,33 –133,33 –153,33 –26,66
Taux actuariel 5,82 %

La fonction TRI de la calculette donne un taux de 5,82 %.


3. Calculez le coût du capital pour chacun des types de financement.
Coût du capital pour le financement par emprunt (350 k€) et capitaux propres
(150 k€) :
k = ((350 × 4,67 %) + (150 × 10 %)) / 500 = 6,27 %.

152 / Chapitre 12 • Les projets d’investissement © Nathan


Coût du capital pour le financement par crédit-bail :
k = ((500 × 5,82 %) + (0 × 10 %)) / 500 = 5,82 %.
Le financement par crédit-bail est moins onéreux que le financement mixte par
fonds propres et par endettement.

Application 6 ● Méthodologie de choix d’investissement,


p. 284
1. Calculez le montant immobilisé servant de base de calcul aux
amortissements.
La valeur d’entrée dans le patrimoine correspond au coût d’achat hors taxes, soit :
304,98 / 1,196 = 255,00 k€ HT.
Base de calcul des amortissements : 255 – 15 = 240 k€.
Dotations aux amortissements : 240 / 5 = 48 k€.
2. Dressez les comptes de résultat prévisionnels sur 5 ans et calculez la CAF.

Compte de résultat 1 2 3 4 5
CAHT 300,00 315,00 330,00 360,00 390,00
Charges variables (CV) 180,00 189,00 198,00 216,00 234,00
Marge/CV 120,00 126,00 132,00 144,00 156,00
Frais fixes 60,00 60,00 60,00 60,00 60,00
Dotations aux amortissements 48,00 48,00 48,00 48,00 48,00
Résultat d’exploitation 12,00 18,00 24,00 36,00 48,00
Produits de cession 15,00
Valeur comptable nette 0,00
Résultat avant impôt 12,00 18,00 24,00 36,00 63,00
Impôt sur les bénéfices 4,00 6,00 8,00 12,00 21,00
Résultat après impôt 8,00 12,00 16,00 24,00 42,00
CAF 56,00 60,00 64,00 72,00 75,00

3. Réalisez un tableau faisant apparaître le BFRE et son accroissement pour


les 5 années.
Suivi du BFRE 0 1 2 3 4 5
BFRE 37,50 39,38 41,25 45,00 48,75
Variation du BFRE 37,50 1,88 1,88 3,75 3,75 –48,75

BFRE début de période : 300 × 45 / 360 = 37,50 k€.


BFRE début d’année 2 : 315 × 45 / 360 = 39,38 k€.

© Nathan Chapitre 12 • Les projets d’investissement / 153


4. À l’aide d’un tableau présentant les flux liés à l’investissement et ceux de
l’activité, déterminez les flux de trésorerie du projet pour chaque année.

Cash-flows 0 1 2 3 4 5

Investissements corporels –255,00

Valeur résiduelle 15,00

CAF 56,00 60,00 64,00 72,00 75,00

Accroissement du BFRE –37,50 –1,88 -–1,88 –3,75 –3,75 48,75

Flux de trésorerie –292,50 54,13 58,13 60,25 68,25 138,75

154 / Chapitre 12 • Les projets d’investissement © Nathan


Entraînement à l’examen, p. 285

Dossier 1
Calcul des flux nécessaires à l’étude d’un projet
d’investissement
1. Présenter les différents plans d’amortissement des biens amortissables,
en prenant soin d’appliquer :
– la règle de l’amortissement par composant pour le bâtiment ;
– la règle de calcul de détermination de la base amortissable en fonction
de la valeur résiduelle.
Bâtiment industriel par composant
Base Valeur nette
Dotation
Murs de calcul comptable
N 75 000,00 5 000,00 70 000,00
N+1 75 000,00 5 000,00 65 000,00
N+2 75 000,00 5 000,00 60 000,00
N+3 75 000,00 5 000,00 55 000,00
N+4 75 000,00 5 000,00 50 000,00
Base Valeur nette
Dotation
Toiture de calcul comptable
N 30 000,00 3 000,00 27 000,00
N+1 30 000,00 3 000,00 24 000,00
N+2 30 000,00 3 000,00 21 000,00
N+3 30 000,00 3 000,00 18 000,00
N+4 30 000,00 3 000,00 15 000,00
Base Valeur nette
Dotation
Agencements de calcul comptable
N 10 000,00 2 000,00 8 000,00
N+1 10 000,00 2 000,00 6 000,00
N+2 10 000,00 2 000,00 4 000,00
N+3 10 000,00 2 000,00 2 000,00
N+4 10 000,00 2 000,00 0,00

Chaîne de montage
Chaîne de Base Valeur nette
Dotation
montage de calcul comptable
N 60 000,00 21 000,00 39 000,00
N+1 39 000,00 13 650,00 25 350,00
N+2 25 350,00 8 872,50 16 477,50
N+3 16 477,50 8 238,75 8 238,75
N+4 8 238,75 8 238,75 0,00

© Nathan Chapitre 12 • Les projets d’investissement / 155


Matériel d’assemblage
Valeur nette Valeur nette
Base de
Matériel Dotation comptable Valeur brute comptable
calcul
d’assemblage interne externe
N 41 000,00 8 200,00 32 800,00 45 000,00 36 800,00
N+1 41 000,00 8 200,00 24 600,00 45 000,00 28 600,00
N+2 41 000,00 8 200,00 16 400,00 45 000,00 20 400,00
N+3 41 000,00 8 200,00 8 200,00 45 000,00 12 200,00
N+4 41 000,00 8 200,00 0,00 45 000,00 4 000,00
41 000,00
Base amortissable : 45 000 – 4 000 = 41 000
Dotation annuelle : 41 000 / 5 = 8 200

2. Calculer le résultat de cession du matériel d’assemblage.


Lors de la cession en N+4, la société ne supporte ni plus-value ni moins-value car
le prix de vente correspond à la valeur comptable nette dans les comptes.
Le total des amortissements à la date de cession est de : 41 000.
3. Dresser le compte de résultat sur cinq ans afin de calculer la capacité
d’autofinancement.

Années N N+1 N+2 N+3 N+4

Chiffre d’affaires (en €) 458 000,00 840 000,00 970 000,00 1 230 000,00 1 150 000,00

Compte de résultat N N+1 N+2 N+3 N+4

CAHT 458 000,00 840 000,00 970 000,00 1 230 000,00 1 150 000,00

Charges variables 343 500,00 630 000,00 727 500,00 922 500,00 862 500,00

Marge/CV 114 500,00 210 000,00 242 500,00 307 500,00 287 500,00

Frais fixes 50 400,00 50 400,00 53 200,00 53 200,00 61 100,00

DAP 39 200,00 31 850,00 27 072,50 26 438,75 26 438,75

Résultat d’exploitation 24 900,00 127 750,00 162 227,50 227 861,25 199 961,25

Prix de cession 4 000,00

Valeur nette comptable 4 000,00

Résultat avant IS 24 900,00 127 750,00 162 227,50 227 861,25 199 961,25

IS 8 300,00 42 583,33 54 075,83 75 953,75 66 653,75

Résultat après IS 16 600,00 85 166,67 108 151,67 151 907,50 133 307,50

CAF 55 800,00 117 016,67 135 224,17 178 346,25 159 746,25

156 / Chapitre 12 • Les projets d’investissement © Nathan


4. Établir le tableau de suivi du BFRE et de son accroissement.
Suivi du BFRE Début N N N+1 N+2 N+3 N+4

BFRE 35 000,00 105 000,00 121 250,00 153 750,00 143 750,00
Variation du
35 000,00 70 000,00 16 250,00 32 500,00 –10 000,00 –143 750,00
BFRE

5. Présenter le tableau permettant de calculer les flux de trésorerie nets du


projet.
Début N N N+1 N+2 N+3 N+4 TRI
Investissement –220 000,00
Prix de cession 4 000,00
CAF 55 800,00 117 016,67 135 224,17 178 346,25 159 746,25
BFRE –35 000,00 –70 000,00 –16 250,00 –32 500,00 10 000,00 143 750,00
Flux de trésorerie –255 000,00 –14 200,00 100 766,67 102 724,17 188 346,25 307 496,25 12,73 %

Dossier 2
Coût du capital
1. Présenter le tableau d’emprunt sur les cinq années, ainsi que les
décaissements correspondants, compte tenu des économies d’impôt
que peut réaliser l’entreprise.
Économies
Années Intérêts Amortissements Annuités Décaissements
d’impôt
1 4 950,00 20 107,08 25 057,08 1 650,00 23 407,08
2 4 045,18 21 011,90 25 057,08 1 348,39 23 708,69
3 3 099,65 21 957,43 25 057,08 1 033,22 24 023,86
4 2 111,56 22 945,52 25 057,08 703,85 24 353,23
5 1 079,01 23 978,07 25 057,08 359,67 24 697,41
110 000,00

2. Calculer à partir du tableau précédent le taux actuariel de l’emprunt.


Taux actuariel de l’emprunt :
110 000 = 23 407,08(1 + i)–1 + … + 24 697,41(1 + i)–5
i=3%
3. Vérifier votre calcul par une méthode plus simple.
4,5 % (100 % – 33,33 %) = 3 %
4. Déterminer le coût du capital.
[(230 000 × 8 %) + (110 000 × 3%)] / 340 000 = 6,38 %

© Nathan Chapitre 12 • Les projets d’investissement / 157


5. Préciser ce que représente ce taux et l’intérêt de son calcul.
Ce taux représente la moyenne pondérée des sources de financement.
Il servira de taux d’actualisation pour sélectionner les projets d’investissement.

Dossier 3
Fonds de roulement normatif
1. Déterminer le fonds de roulement normatif pour l’année N.
BFRN de la société Kermous En jours de CAHT
Postes TE CS Besoin Dégagement
Stock de matières premières 40 0,4000 16,0000
Stock de produits en cours 10 0,6250 6,2500
Stock de produits finis 20 0,8500 17,0000
Clients 60 1,1960 71,7600
TVA déductible 38 0,0882 3,3516
Fournisseurs de matières premières 30 0,4784 14,3520
Fournisseurs de fournitures 25 0,0598 1,4950
Personnel 15 0,3269 4,9035
Charges sociales 30 0,1731 5,1930
TVA collectée 38 0,1960 7,4480
Total 114,3616 33,3915
BFRN 80,9701

Explications
Coût de production des PF : 0,40 + 0,05 + 0,40 = 0,85
En cours : 0,40 + (0,85 / 2) = 0,625
TVA déductible/achats : (0,40 + 0,05) × 0,196 = 0,0882
Fournisseurs de MP : 0,40 × 1,196 = 0,4784
Fournisseurs de fres : 0,05 × 1,196 = 0,0598
Délai clients : 45 jours + 30 / 2 = 60 jours
Délai TVA : 30 / 2 + 23 jours = 38 jours
Personnel : Salaires nets dus :
Salaires bruts = (0,40 + 0,10) / 1,30
SB = 0,3846
Salaires nets = SB × 0,85 = 0,3269
Organismes sociaux : Charges sociales dues :
Frais de personnel – salaires nets
0,50 – 0,3269 = 0,1731
Pour un chiffre d’affaires de 330 k€, le BFRN est de :
81
330 000 × = 74 250
360

158 / Chapitre 12 • Les projets d’investissement © Nathan


2. Valoriser le besoin pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 400 k€ en
N+1.
81
400 000 × = 90 000
360
3. Quel serait l’impact sur le BFRE d’une réduction du délai de stockage des
matières de 10 jours ?
Une réduction de 10 jours du délai de stockage des matières premières entraîne
une réduction du besoin de 10 × 0,40 = 4 jours.
Le nouveau BFRN serait alors de : 81 jours – 4 jours = 77 jours de CAHT.

(81 − 4)
400 000 × = 𝟖𝟖𝟖𝟖 𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓
360

© Nathan Chapitre 12 • Les projets d’investissement / 159


160 / Chapitre 12 • Les projets d’investissement © Nathan
Chapitre 13
Les critères de choix
d’investissement
Application 1 ● QCM, p. 298
1. La valeur actuelle nette d’un investissement constitue :
☒ le critère de sélection prioritaire d’un projet.
☒ une valeur créée par différence entre flux futurs actualisés et capitaux investis.
□ un critère de risque financier du projet.
2. Le taux de rendement interne représente :
☒ le taux de rejet d’un projet.
☒ le taux maximal de financement du projet.
□ le taux minimal de financement du projet.
3. Le délai de récupération du capital investi :
☒ est un indicateur de risque.
☒ mesure le temps de retour sur investissement.
□ doit être long pour laisser le projet devenir rentable.
4. L’indice de profitabilité :
□ est obligatoire dans les entreprises de plus de 50 personnes.
☒ est un indicateur exprimé en valeur relative.
□ se calcule à partir du chiffre d’affaires.
5. Des projets d’investissement aux durées de vie différentes :
□ ne peuvent jamais être comparés.
☒ font l’objet du calcul d’une annuité constante équivalente pour être comparés.
□ doivent toujours prendre pour référence le projet le plus long.

© Nathan Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement / 161


6.  L’amélioration de la rentabilité économique peut être réalisée par :
☒ l’accroissement des marges d’exploitation.
□ l’accroissement du besoin en fonds de roulement.
□ la diminution de l’endettement.
7.  La notion de développement économique durable instituée dans la loi NRE
est :
□ une contrainte pour toutes les entreprises françaises.
☒ une opportunité pour communiquer et se développer.
☒ une source de profit dans certains cas.
8. La VAN et le TRI global :
☒ s’opposent à l’hypothèse de réinvestissement des flux au taux d’actualisation.
☒ utilisent un taux exogène de réinvestissement des flux.
□ ne sont utilisés que dans le cadre de projets non rentables.
9. Un investissement rentable est un investissement qui :
□ génère un résultat bénéficiaire.
□ engendre des flux de trésorerie positifs.
☒ dégage une valeur actuelle nette positive.

Application 2 ● Valeur actuelle nette et taux d’actualisation,


p. 299
1. Déterminez la VAN du projet sans actualiser.
2. Calculez la VAN avec des taux d’actualisation de 8 %, 9 %, 10 % et 11 %.
Période 0 1 2 3 4 TRI
Investissement –80,00
CAF 25,00 25,00 25,00 25,00
Cash-flows –80,00 25,00 25,00 25,00 25,00 9,56 %
VAN (0 %) 20,00 VAN (8 %) 2,80 VAN (9 %) 0,99
VAN (10 %) –0,75 VAN (11 %) –2,44
3. Représentez sur un graphique les VAN en fonction du taux d’actualisation.

162 / Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement © Nathan


4. Déterminez le TRI par interpolation linéaire et vérifiez la cohérence du taux
sur le graphique.
TRI : 9 % + (10 % – 9 %) × (0,99 / 1,74) = 9,57 %.

Application 3 ● Méthodologie de choix d’investissement,


p. 299
1. Calculez le montant immobilisé servant de base de calcul aux
amortissements.
La valeur d’entrée dans le patrimoine correspond au coût d’achat hors taxes, soit :
304,98 / 1,196 = 255,00 k€ HT.
Base de calcul des amortissements : 255 – 15 = 240 k€.
Dotations aux amortissements : 240 / 5 = 48 k€.
2. Dressez les comptes de résultat prévisionnels sur cinq ans et calculez
la CAF.

Compte de résultat 1 2 3 4 5
CAHT 300,00 315,00 330,00 360,00 390,00
Charges variables (CV) 180,00 189,00 198,00 216,00 234,00
Marge/CV 120,00 126,00 132,00 144,00 156,00
Frais fixes 60,00 60,00 60,00 60,00 60,00
Dotations aux amortissements 48,00 48,00 48,00 48,00 48,00
Résultat d’exploitation 12,00 18,00 24,00 36,00 48,00
Produits de cession 15,00
Valeur comptable nette 0,00
Résultat avant impôt 12,00 18,00 24,00 36,00 63,00
Impôt sur les bénéfices 4,00 6,00 8,00 12,00 21,00
Résultat après impôt 8,00 12,00 16,00 24,00 42,00
CAF 56,00 60,00 64,00 72,00 75,00

3. Réalisez un tableau faisant apparaître le BFRE et son accroissement pour


les cinq années.

Suivi du BFRE 0 1 2 3 4 5
BFRE 37,50 39,38 41,25 45,00 48,75
Variation du BFRE 37,50 1,88 1,88 3,75 3,75 –48,75

BFRE début de période : 300 × 45 / 360 = 37,50 k€.


BFRE début d’année 2 : 315 × 45 / 360 = 39,38 k€.

© Nathan Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement / 163


4. À l’aide d’un tableau présentant les flux liés à l’investissement et ceux
de l’activité, déterminez les flux de trésorerie du projet pour chaque année.

Cash-flows 0 1 2 3 4 5
Investissements corporels –255,00
Valeur résiduelle 15,00
CAF 56,00 60,00 64,00 72,00 75,00
Accroissement du BFRE –37,50 –1,88 –1,88 –3,75 –3,75 48,75
Cash-flows –292,50 54,13 58,13 60,25 68,25 138,75

5. Le projet doit-il être retenu si la société fixe un taux d’actualisation


de 9 % ?
–292,50 + 54,13(1,09)–1 + 58,13(1,09)–2 + 60,25(1,09)–3 + 68,25(1,09)–4 +
138,75(1,09)–5 = –8,87 k€
Le projet n’est donc pas rentable au taux d’actualisation de 9 %.
6. Calculez le TRI du projet.
Avec une calculette financière, le TRI est de 7,99 %.
Méthode de l’interpolation linéaire (complément) : avec un taux d’actualisation de
7 %, la VAN est de 9,03 k€. Ce qui nous permet d’obtenir une borne positive pour
procéder à l’interpolation linéaire. Rappelons qu’avec un taux de 9 %, la VAN est
négative à –8,87 k€. Le TRI se situe donc entre 7 % et 9 %.
Réalisons l’interpolation linéaire pour trouver le TRI :
TRI : 7 % + (9 % – 7 %) × (9,03 / 17,90) = 7,99 %.
TRI : 7,99 %.
7. Que représente le taux de rendement interne ?
Le TRI est le taux de rendement économique du projet. Il représente donc le taux
maximal auquel la société peut se procurer les fonds pour financer l’investissement
afin de dégager de la valeur.

Application 4 ● Comparaison de projets de montants


différents, p. 300
1. Déterminez la VAN des projets A et B au taux d’actualisation de 15 %.
VAN du projet A au taux de 15 % :
–150 + 45(1,15)–1 + 60 (1,15)–2 + 75(1,15)–3 + 32(1,15)–4 = 2,11 k€
VAN du projet B au taux de 15 % :
–375 + 112,50(1,15)–1 + 150(1,15)–2 + 187,50(1,15)–3 + 80(1,15)–4 = 5,27 k€
2. Quel est le projet le plus intéressant ?
Le projet le plus intéressant est le projet le plus rentable, c’est à dire celui qui
maximise la VAN, soit le projet B.

164 / Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement © Nathan


3. Calculez l’indice de profitabilité des deux projets.
IP A : 1 + 2,11 / 150 = 1,014.
IP B : 1 + 5,27 / 375 = 1,014.
4. Qu’en conclure ?
La rentabilité relative de chaque projet est identique. Les deux projets se valent sur
ce critère et dégagent chacun 1,4 k€ pour 100 k€ investi, soit 1,4 centime d’euro
pour 1 euro investi. Cependant, la VAN doit être privilégiée lorsqu’il faut choisir
entre plusieurs projets : si l’entreprise trouve les moyens d’investir 375 k€ au lieu
de 150 k€, elle doit retenir le projet B qui présente l’avantage absolu le plus élevé.
5. Quel est le délai de récupération du capital investi de ces projets ?
Projet A 0 1 2 3 4
Cash-flows actualisés –150,00 39,13 45,37 49,31 18,30
Cash-flows cumulés –150,00 –110,87 –65,50 –16,19 2,11
Le projet est rentable au cours de la quatrième année.
Soit au bout de : 3 ans + 12(16,19 / 18,30) = 3 ans + 10,62 mois.
Soit au bout de : 3 ans + 10 mois + 19 jours.
Projet B 0 1 2 3 4
Cash-flows –375,00 97,83 113,42 123,28 45,74
Cash-flows cumulés –375,00 –277,17 –163,75 –40,47 5,27
Le projet est rentable au cours de la quatrième année.
Soit à l’issue de : 3 ans + 12(40,47 / 45,74) = 3 ans + 10,62 mois.
Soit à l’issue de : 3 ans + 10 mois + 19 jours.

Application 5 ● Périodes différentes et réinvestissement


des flux de trésorerie, p. 300
1. Déterminez la VAN et le TRI des projets A et B sur leurs horizons
respectifs et indiquez le projet à retenir.

Projet A 0 1 2 3 4 5
Investissement –2 000,00
Cash-flows 640,00 640,00 640,00 640,00 640,00
Total –2 000,00 640,00 640,00 640,00 640,00 640,00

VAN (6 % ; 5 ans) : 695,91

Projet B 0 1 2 3 4 5 6 7
Investissement –2 000,00
Cash flows 500,00 500,00 500,00 500,00 500,00 500,00 500,00
Total –2 000,00 500,00 500,00 500,00 500,00 500,00 500,00 500,00

© Nathan Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement / 165


VAN (6 % ; 7 ans) : 791,19
2. Refaites les calculs en raisonnant sur un horizon de cinq ans.

Projet B 0 1 2 3 4 5
Investissement –2 000,00
Cash-flows 500,00 500,00 500,00 500,00 500,00
Valeur résiduelle 570,00
Total –2 000,00 500,00 500,00 500,00 500,00 1 070,00

VAN (6 % ; 5 ans) : 532,12


3. Déterminez une annuité pour chaque projet en prenant comme capital
initial la VAN à 6 % calculée sur la durée initiale des projets. Vous retiendrez
alors le projet ayant l’annuité constante (dite équivalente) la plus élevée.
Selon cette méthode, on cherche l’annuité (a) qui permettrait d’amortir un emprunt
égal à la VAN dont le taux est le coût du capital (i) et la durée, celle du projet.
Projet A : a = 695,91 × (0,06 / (1- (1,06) ^ – 5) = 165,21.
Projet B : a = 791,19 × (0,06 / (1- (1,06) ^ – 7) = 141,73.
Selon le critère de l’annuité constante équivalente, le projet A est à retenir car
aA > aB.
4. Finalement, c’est le projet A qui sera retenu, mais la direction de la société
Nolosso estime que les flux de trésorerie pourront être réinvestis à un taux
de 8 % annuel. Calculez la VAN globale de chaque projet. Qu’en concluez-
vous ?
Valeur capitalisée de A : 640 × ((1,08)5 – 1) / 0,08 = 3 754,62 k€.
VAN globale de A : 3 754,62 × (1,06)–5 – 2 000 = 1 024,53 k€.
Valeur capitalisée de B : 500 × ((1,08)7 – 1) / 0,08 = 4 461,40 k€.
VAN globale de B : 4 461,40 × (1,06)–7 – 2 000 = 967,09 k€.
Le projet A doit être retenu car sa VAN globale est la plus élevée.

Application 6 ● Critères financiers divergents, p. 300


1. Calculez la VAN au taux de 10 % pour chacun des projets.
Voir corrigé de la question 2.
2. Calculez le TRI pour les deux projets. Que constatez-vous ?
Coût du capital = 10 %
Projets 0 1 2 3 VAN TRI
Projet A –500,00 450,00 100,00 100,00 66,87 20,41 %
Projet B –500,00 50,00 100,00 650,00 116,45 18,85 %
Différentiel 0,00 400,00 0,00 –550,00

La VAN donne le projet B plus intéressant alors que le TRI favorise le projet A.

166 / Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement © Nathan


3. Quel critère privilégier ? Pourquoi ?
Il faut privilégier le critère de la VAN qui mesure l’avantage absolu, donc la valeur
la plus importante, soit ici le projet B qui permet de rapporter 116,45 k€ vs 66,87 k€
pour le projet A.

Application 7 ● Rentabilité d’un projet de création


d’entreprise, p. 301
1. Présentez un tableau faisant apparaître les quantités vendues, les prix
de vente unitaires hors taxes et le chiffre d’affaires annuel correspondant
pour les années N à N+3.

Années N N+1 N+2 N+3


Quantités 600 670 740 820
Prix unitaire 110,00 115,00 123,00 132,00
Chiffre d’affaires 66 000,00 77 050,00 91 020,00 108 240,00

2. Réalisez sous forme de liste les comptes de résultat annuels permettant


de mettre en évidence la marge sur coût variable, les frais fixes, les dotations
aux amortissements, le résultat d’exploitation ainsi que les différents
éléments servant à calculer la capacité d’autofinancement annuelle du projet.

Compte de résultat N N+1 N+2 N+3


CAHT 66 000,00 77 050,00 91 020,00 108 240,00
Charges variables
29 700,00 34 672,50 45 510,00 54 120,00
(CV)
Marge/CV 36 300,00 42 377,50 45 510,00 54 120,00
Frais fixes 42 000,00 42 000,00 42 000,00 42 000,00
Dotations aux
1 000,00 1 000,00 1 000,00 1 000,00
amortissements
Résultat d’exploitation –6 700,00 –622,50 2 510,00 11 120,00
IS –2 233,33 –207,50 836,67 3 706,67
Résultat après IS –4 466,67 –415,00 1 673,33 7 413,33
CAF –3 466,67 585,00 2 673,33 8 413,33

3. Calculez le besoin en fonds de roulement annuel et sa variation.

Suivi du BFRE Début N N N+1 N+2


BFRE 5 500,00 6 420,83 7 585,00 9 020,00
Variation du BFRE 5 500,00 920,83 1 164,17 1 435,00

© Nathan Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement / 167


4. Établissez, à l’aide d’un tableau, les flux annuels de trésorerie du projet.

Cash-flows Début N N N+1 N+2


Investissement –4 000,00
Subvention 1 500,00
CAF –3 466,67 585,00 2 673,33
BFRE –5 500,00 –920,83 –1 164,17 –1 435,00
Flux de trésorerie –8 000,00 –4 387,50 –579,17 1 238,33

5. Calculez la valeur actuelle nette (VAN) au taux de 10 % et au taux de 20 %


et le taux de rendement interne (TRI).
VAN (10 % ; 5 ans) : 370,29.
VAN (20% ; 5 ans) : –2 934,54.
Le projet est rentable à 10 % et son TRI est de 10,92 %.
6. En fonction des critères VAN et TRI, faut-il retenir le projet ?
Seules les années 3 et 4 sont fortement bénéficiaires.
Il faut donc améliorer la marge et maîtriser le besoin.
7. Finalement, M. Dossen accepterait de percevoir un salaire de 1 500 € brut
la première année. Chiffrez les avantages de ces mesures et concluez.
Un salaire mensuel de 1 500 € entraîne 1 500 × 1,5 × 12 = 27 000 € de frais de
personnel annuels.
Ajoutés aux 500 €/mois d’autres frais fixes hors dotations aux amortissements,
les frais fixes sont de 33 000 € en année N.

Compte de résultat N N+1 N+2 N+3


CAHT 66 000,00 77 050,00 91 020,00 108 240,00
Charges variables (CV) 29 700,00 34 672,50 45 510,00 54 120,00
Marge/CV 36 300,00 42 377,50 45 510,00 54 120,00
Frais fixes 33 000,00 42 000,00 42 000,00 42 000,00
DAP 1 000,00 1 000,00 1 000,00 1 000,00
Résultat d’exploitation 2 300,00 –622,50 2 510,00 11 120,00
IS 766,67 –207,50 836,67 3 706,67
Résultat après IS 1 533,33 –415,00 1 673,33 7 413,33
CAF 2 533,33 585,00 2 673,33 8 413,33

Suivi du BFRE Début N N N+1 N+2 N+3


BFRE 5 500,00 6 420,83 7 585,00 9 020,00
Variation du BFRE 5 500,00 920,83 1 164,17 1 435,00 –9 020,00

168 / Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement © Nathan


Cash-flows Début N N N+1 N+2 N+3 TRI
Investissement –4 000,00
Subvention 1 500,00
CAF 2 533,33 585,00 2 673,33 8 413,33
BFRE –5 500,00 –920,83 –1 164,17 –1 435,00 9 020,00
Flux de trésorerie –8 000,00 1 612,50 –579,17 1 238,33 17 433,33 27,96 %

VAN (30 % ; 5 ans) : –434,78. VAN (20 % ; 5 ans) : 2 065,46.


La baisse de salaire la première année permettrait de dégager un résultat
bénéficiaire.
La CAF participerait alors de manière accrue au financement de l’activité.
Cet effort améliorerait la rentabilité globale du projet (TRI = 28 %).

Application 8 ● Approches comptable et financière


de choix d’investissement, p. 302
1. Présentez les différents plans d’amortissement des biens amortissables,
en prenant soin d’appliquer :
– la règle de l’amortissement par composant pour le bâtiment ;
– la règle de calcul de détermination de la base amortissable en fonction
de la valeur résiduelle.
Bâtiment industriel par composant
Base de Valeur nette
Murs Dotation
calcul comptable
N 75 000,00 5 000,00 70 000,00
N+1 75 000,00 5 000,00 65 000,00
N+2 75 000,00 5 000,00 60 000,00
N+3 75 000,00 5 000,00 55 000,00
N+4 75 000,00 5 000,00 50 000,00
Base de Valeur nette
Toiture Dotation
calcul comptable
N 30 000,00 3 000,00 27 000,00
N+1 30 000,00 3 000,00 24 000,00
N+2 30 000,00 3 000,00 21 000,00
N+3 30 000,00 3 000,00 18 000,00
N+4 30 000,00 3 000,00 15 000,00
Base de Valeur nette
Agencements Dotation
calcul comptable
N 10 000,00 2 000,00 8 000,00
N+1 10 000,00 2 000,00 6 000,00
N+2 10 000,00 2 000,00 4 000,00
N+3 10 000,00 2 000,00 2 000,00
N+4 10 000,00 2 000,00 0,00

© Nathan Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement / 169


Chaîne de montage
Chaîne de Base de Valeur nette
Dotation
montage calcul comptable
N 60 000,00 21 000,00 39 000,00
N+1 39 000,00 13 650,00 25 350,00
N+2 25 350,00 8 872,50 16 477,50
N+3 16 477,50 8 238,75 8 238,75
N+4 8 238,75 8 238,75 0,00
Matériel d’assemblage
Valeur nette
Matériel Base de
Dotation comptable Valeur brute
d’assemblage calcul
interne
N 41 000,00 8 200,00 32 800,00 45 000,00
N+1 41 000,00 8 200,00 24 600,00 45 000,00
N+2 41 000,00 8 200,00 16 400,00 45 000,00
N+3 41 000,00 8 200,00 8 200,00 45 000,00
N+4 41 000,00 8 200,00 ,00 45 000,00
41 000,00
Base amortissable : 45 000 – 4 000 = 41 000.
Dotation annuelle : 41 000 / 5 = 8 200.
2. Calculez le résultat de cession du matériel d’assemblage.
Lors de la cession en N+4, la société ne supporte ni plus-value ni moins-value car
le prix de vente correspond à la valeur comptable nette dans les comptes. Le total
des amortissements à la date de cession est de 41 000.
3. Dressez le compte de résultat sur cinq ans afin de calculer la capacité
d’autofinancement.
Années N N+1 N+2 N+3 N+4
Chiffre d’affaires (en €) 458 000,00 840 000,00 970 000,00 1 230 000,00 1 150 000,00

Compte de résultat N N+1 N+2 N+3 N+4


CAHT 458 000,00 840 000,00 970 000,00 1 230 000,00 1 150 000,00
Charges variables (CV) 343 500,00 630 000,00 727 500,00 922 500,00 862 500,00
Marge/CV 114 500,00 210 000,00 242 500,00 307 500,00 287 500,00
Frais fixes 50 400,00 50 400,00 53 200,00 53 200,00 61 100,00
DAP 39 200,00 31 850,00 27 072,50 26 438,75 26 438,75
Résultat d’exploitation 24 900,00 127 750,00 162 227,50 227 861,25 199 961,25
Prix de cession 4 000,00
Valeur nette comptable 4 000,00
Résultat avant IS 24 900,00 127 750,00 162 227,50 227 861,25 199 961,25

170 / Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement © Nathan


IS 8 300,00 42 583,33 54 075,83 75 953,75 66 653,75
Résultat après IS 16 600,00 85 166,67 108 151,67 151 907,50 133 307,50
CAF 55 800,00 117 016,67 135 224,17 178 346,25 159 746,25

Suivi du BFRE Début N N N+1 N+2 N+3 N+4


BFRE 35 000,00 105 000,00 121 250,00 153 750,00 143 750,00
Variation du BFRE 35 000,00 70 000,00 16 250,00 32 500,00 –10 000,00 –143 750,00

4. Établissez le tableau permettant de calculer les flux de trésorerie du projet.

Cash-flows Début N N N+1 N+2 N+3 N+4 TRI


Investis-
–220 000,00
sement
Prix
4 000,00
de cession
CAF 55 800,00 117 016,67 135 224,17 178 346,25 159 746,25

BFRE –35 000,00 –70 000,00 –16 250,00 –32 500,00 10 000,00 143 750,00
Flux de
–255 000,00 –14 200,00 100 766,67 102 724,17 188 346,25 307 496,25 12,73 %
trésorerie

5. Déterminez la valeur actuelle nette au taux de 10 % et au taux de 20 %.


VAN (10 % ; 5 ans) : 21 190,36.
VAN (20% ; 5 ans) : –46 579,07.
6. Calculez le taux de rendement interne par interpolation linéaire
et faites la vérification à l’aide de votre calculette.
10 % + 10 % × 21 190 / 67 769 = 13,13 %
Le projet ne doit pas être retenu car le TRI est de 12,73 %, ce qui est inférieur
au coût du capital de 15 %.
7. Sachant que le coût du capital est de 15 %, précisez ce que représente
ce taux et indiquez si le projet doit être retenu.
Le coût du capital représente le coût des fonds propres dans un projet autofinancé.
C’est le coût des ressources.
Ce coût étant supérieur au taux de rendement économique du projet, celui-ci ne
doit pas être retenu.

© Nathan Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement / 171


Entraînement à l’examen, p. 303

Dossier 1
Méthodologie et calcul de la VAN et du TRI d’un projet
principal
1. Déterminer la capacité d’autofinancement (CAF) en dressant des comptes
de résultat prévisionnels pour les cinq années.
Années 1 2 3 4 5
Chiffre d’affaires (en €) 230 000 230 000 245 000 320 000 350 000
Comptes de résultat
Années 1 2 3 4 5
CAHT 230 000 230 000 245 000 320 000 350 000
Charges variables (CV) 138 000 138 000 147 000 192 000 210 000
Marge/CV 92 000 92 000 98 000 128 000 140 000
Frais fixes 59 000 59 000 59 000 59 000 59 000
Dotations aux amortissements 30 000 30 000 30 000 30 000 30 000
Résultat d’exploitation 3 000 3 000 9 000 39 000 51 000
IS 1 000 1 000 3 000 13 000 17 000
Résultat après IS 2 000 2 000 6 000 26 000 34 000
CAF 32 000 32 000 36 000 56 000 64 000

2. Présenter un tableau de suivi de BFRE faisant apparaître le BFRE annuel


et sa variation.
Suivi du BFRE
Années 0 1 2 3 4 5
BFRE 28 750 28 750 30 625 40 000 43 750
Variation du BFRE 28 750 0 1 875 9 375 3 750 –43 750
Flux de trésorerie
Années 0 1 2 3 4 5
Investissement –150 000
CAF 32 000 32 000 36 000 56 000 64 000
BFRE –28 750 0 –1 875 –9 375 –3 750 43 750
Flux de trésorerie –178 750 32 000 30 125 26 625 52 250 107 750

3. Calculer la VAN au taux de 5 % et de 15 %.


VAN (5 %) : 29 461,28 €.
VAN (15 %) : –27 193,82 €.
4. Déterminer le TRI à l’aide de la calculatrice.
TRI : 9,62 %.

172 / Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement © Nathan


Dossier 2
VAN et TRI d’un projet alternatif
1. Rappeler ce que recouvre la notion de capitaux investis et comment
utiliser celle-ci pour effectuer le calcul de rentabilité du projet.
Les capitaux investis représentent les dépenses réalisées dans le cadre d’un projet
d’investissement ou, plus généralement, le montant des immobilisations et du
BFRE apparaissant au bilan.
2. Présenter le tableau des flux de trésorerie actualisés correspondant au
projet.
Années 0 1 2 3 4 5 TRI
Capitaux investis –120 000
CAF + variation du BFRE 25 000 27 000 29 500 32 000 43 000
Flux de trésorerie –120 000 25 000 27 000 29 500 32 000 43 000 8,72 %

3. Calculer la VAN aux taux de 5 % et de 15 %.


VAN (5 %) : 13 800,63 €.
VAN (15 %) : –18 773,56 €.
4. Déterminer le TRI par interpolation linéaire et à l’aide d’une calculette.
13,8
TRI = 5 % + ((15 % − 5 %) × ) = 𝟖𝟖, 𝟕𝟕𝟕𝟕 %
32,6

5. Sachant que le coût du capital est de 9 %, faut-il retenir ce projet ?


Le coût du capital étant supérieur au taux de rendement économique du projet,
celui-ci ne doit pas être retenu.

Dossier 3
Fonds de roulement normatif
1. Préciser l’intérêt de la méthode normative d’analyse du besoin en fonds
de roulement.
Le principal intérêt de la méthode normative réside en la possibilité de décomposer
le besoin afin d’actionner les différents leviers pour le réduire (durée et structure
des charges). C’est également un outil de gestion à court terme pour effectuer des
prévisions en fonction des hypothèses retenues.
2. Déterminer les coefficients de structure des postes de l’exploitation afin de
mettre en évidence le besoin en fonds de roulement.
Voir corrigé de la question 4.
3. Calculer le nombre de jours de chiffre d’affaires pour chaque poste.
Voir corrigé de la question 4.

© Nathan Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement / 173


4. Déterminer le BFRE normatif en jours de chiffre d’affaires hors taxe.

En jours de CAHT
Postes TE CS Besoin Dégagement
Stock de matières premières 45 0,3333 14,9985
Stock de produits en cours 15 0,3356 5,0340
Stock de produits finis 30 0,6711 20,1330
Clients 30 1,1960 35,8800
TVA déductible 40 0,0920 3,6800
Fournisseurs de matières premières 45 0,3986 17,9370
Fournisseurs autres 30 0,2045 6,1350
Personnel 15 0,1659 2,4885
Charges sociales 30 0,1452 4,3560
TVA collectée 40 0,1960 7,8400
Total 79,7255 38,7565
BFRN 40,9690
Explications :
Stock PEC : 0,6711 / 2 = 0,3356.
Stock PF : (150 + 40 + 112) / 450 = 0,67711.
TVA déductible : (0,3333 × 19,6%) + (0,1778 × 15 %) = 0,0920 = 0,0653 + 0,0267.
Salaires bruts : 140 000 / 1,5 = 93 333,33.
Salaires nets : 93 333,33 × 80% = 74 666,67, soit un coefficient de
74 666,67 / 450 000 = 0,1659.
Organismes sociaux : 140 000 – 74 666,67 = 65 333,33, soit un coefficient de
0,1452.
5. Valoriser ce besoin pour un chiffre d’affaires de 450 000 k€.
41
BFRE = × 450 000 = 𝟓𝟓𝟓𝟓 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝐤𝐤€
360

6. Le directeur envisage de faire régler les clients à 15 jours et de payer les


fournisseurs de matières premières à 60 jours. Calculer le nouveau besoin en
fonds de roulement normatif.
Besoin Ressource
Clients –15 1,196 17,9400
Fournisseurs de matières premières 15 0,3986 5,9790

Soit une ressource nette en jours de CAHT de : 23,9190.


(41 − 24)
BFRE = × 450 000 = 𝟐𝟐𝟐𝟐 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝐤𝐤€
360

174 / Chapitre 13 • Les critères de choix d’investissement © Nathan


Chapitre 15
Le financement externe
Application 1 ● QCM, p. 322
Choisissez la ou les réponses exactes.
1. L’emprunt indivis est appelé ainsi car il est :
☒ réalisé auprès d’un seul créancier.
☒ indivisible.
□ toujours à taux fixe.
2. Le financement par endettement est une forme :
☒ désintermédiée de financement.
□ intermédiée de financement.
☒ externe de financement.
3. L’emprunt indivis est généralement contracté auprès :
☒ d’une banque.
□ d’un syndic de banque.
□ du public.
4. Le coût réel d’un emprunt pour l’entreprise intègre :
□ seulement les annuités.
□ seulement l’intérêt et l’amortissement du capital.
☒ les annuités et les économies d’impôt sur intérêts.
5. Le taux de rendement actuariel brut intéresse :
□ l’entreprise émettrice d’un emprunt obligataire.
□ l’Autorité des marchés financiers.
☒ le porteur d’une obligation.

© Nathan Chapitre 15 • Le financement externe / 185


6. Les modalités d’un emprunt obligataire sont généralement :
□ par annuités constantes.
□ par amortissements constants.
☒ remboursables in fine.
7. L’emprunt obligataire, contrairement à l’emprunt indivis, permet :
☒ de lever des fonds plus importants.
□ d’obtenir des fonds de plusieurs banques.
□ de financer des projets refusés par les banques.
8. Le financement par crédit-bail est généralement motivé par :
☒ sa facilité d’obtention.
☒ la capacité apparente d’endettement qu’il permet.
□ la possibilité de rompre le contrat avant son terme.
9. Les redevances annuelles de crédit-bail :
☒ permettent une réduction d’impôt pour leur montant total.
☒ diminuent le résultat net comptable de la période.
☒ sont considérées comme une annuité d’emprunt.

Application 2 ● Emprunt indivis, p. 323


1. Établissez le tableau d’emprunt.
Capital
Périodes Annuités Intérêts Amortissement Capital fin
début
1 250 000 62 614,11 20 000 42 614,11 207 385,89
2 207 385,89 62 614,11 16 590,87 46 023,24 161 362,65
3 161 362,65 62 614,11 12 909,01 49 705,1 111 657,55
4 111 657,55 62 614,11 8 932,60 53 681,51 57 976,04
5 57 976,04 62 614,11 4 638,08 57976,03 0

2. En utilisant un taux proportionnel, refaites le calcul d’emprunt sur la même


période avec des paiements trimestriels (présentez uniquement les quatre
premières lignes d’emprunt).
Taux annuel 8 %
Taux proportionnel = = = 2 % par trimestre
𝑘𝑘 4
avec k, le nombre de périodes.
Sur cinq ans, il y a : 5 × 4 trimestres, soit 20 trimestres.
Avec des paiements trimestriels :
0,02
Montant trimestriel = 250 000 × = 𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟏𝟏𝟏𝟏 €
1− (1,02) −20

186 / Chapitre 15 • Le financement externe © Nathan


Tableau d’amortissement
Périodes Capital début Annuités Intérêts Amortissement Capital fin
1 250 000,00 15 289,18 5 000,00 10 289,18 239 710,82
2 239 710,82 15 289,18 4 794,22 10 494,96 229 215,86
3 229 215,86 15 289,18 4 584,32 10 704,86 218 511,00
4 218 511 15 289,18 4 370,22 10 918,96 207 592,04

Application 3 ● Emprunt indivis et calculs financiers, p. 323


1. Calculez l’annuité.
0,08
𝑎𝑎 = 2 000 × = 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐, 𝟔𝟔𝟔𝟔 €
1 − (1,08)−15

2. Décomposez la première annuité en amortissement du capital et intérêt.


Première annuité : Intérêt = 2 000 × 8 % = 160,00 k€
Amortissement = 233,66 – 160,00 = 73,66 k€
3. Calculez le montant du capital restant dû au début de la huitième année
de l’emprunt.
Le capital restant dû après annuité de rang p est égal à la valeur acquise du capital
initial à date p à laquelle on retranche la somme des valeurs acquises des annuités
à la date p.
(1,08)7 − 1
(2 000 × (1,08)7 ) − (233,66 × ) = 𝟏𝟏 𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑𝟑, 𝟕𝟕𝟕𝟕 𝐤𝐤€
0,08
4. Quelle est la part du capital remboursée dans la huitième annuité ?
Le montant de l’amortissement de l’emprunt suit une progression de raison 1,08.
73,66(1,08)7 = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟐𝟐𝟐𝟐 𝐤𝐤€

Application 4 ● Emprunt obligataire, p. 323


1. Rappelez ce qu’est une émission au pair et précisez si l’emprunt est émis
au pair.
Une émission au pair est une émission réalisée à la valeur nominale des
obligations. L’emprunt n’est pas émis au pair, mais à une valeur inférieure.
2. Quel est le produit brut de l’émission ?
Le produit brut de l’émission est le montant obtenu en multipliant le nombre
d’obligations par le prix d’émission, soit ici :
20 000 × 4 990 = 𝟗𝟗𝟗𝟗 𝟖𝟖𝟖𝟖𝟎𝟎 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 €

© Nathan Chapitre 15 • Le financement externe / 187


3. Calculez le montant de la prime de remboursement.
La prime de remboursement est la différence entre le prix de remboursement
et le prix d’émission, soit :
20 000 × (5 050 − 4 990) = 𝟏𝟏 𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐𝟐 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 €
4. Lors de l’émission, quels sont les montants apparaissant au passif
et à l’actif du bilan ?
Lors de l’émission, le montant apparaissant au passif dans le compte 163 Emprunt
obligataire correspond au montant à rembourser, soit :
20 000 × 5 050 = 101 000 000 €.
Le montant à l’actif correspond au compte 169 Prime de remboursement. À l’actif
figurent également en charges à répartir les frais d’émission d’emprunt obligataire
(compte 4816).
5. Calculez le montant des intérêts courus au 31/12/N, date de fin d’exercice
comptable.
2
Intérêts courus au 31/12/N : 20 000 × 5 000 × 9 % × = 𝟏𝟏 𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 €
12

6. Qu’appelle-t-on une prise ferme ?


Une prise ferme est l’engagement par la banque de verser à la société émettrice
le montant brut de l’émission moins les frais.
7. Si la moitié des obligations est remboursée en N+4, quelle sera la base
de calcul des intérêts au 31/12/N+4 ?
Si la moitié des obligations est remboursée en N+4, l’intérêt porte sur les
obligations vivantes (c’est-à-dire celles restant à rembourser) :
10 000 × 5 000 × 9 % = 𝟒𝟒 𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 €

Application 5 ● Crédit-bail, p. 323


1. Dressez les avantages et inconvénients de ce type d’opération.
Le crédit-bail est un mode de financement externe au même titre que l’emprunt.
Plus facile à obtenir, il finance l’intégralité du projet et est particulièrement adapté
aux investissements n’ayant pas de caractère stratégique, comme le matériel de
bureau, le matériel de transport ou encore les locaux administratifs et techniques.
Sa facilité d’octroi peut cependant mettre l’entreprise dans une situation de
surendettement car, dans ce cas, peu de contrôle s’exerce sur la société
(contrairement à un emprunt auprès d’une banque).
2. Contextualisez la réponse sur le matériel que le directeur désire financer.
La location en crédit-bail de photocopieurs est couramment pratiquée et permet
d’avoir du matériel récent et maintenu régulièrement sans qu’il soit nécessaire de
mettre en place un service interne à l’entreprise dédié.

188 / Chapitre 15 • Le financement externe © Nathan


Application 6 ● Emprunt obligataire et financement obtenu,
p. 324
1. Calculez l’annuité constante de l’emprunt.
0,06
𝑎𝑎 = 15 000 000 = 𝟐𝟐 𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒𝟒 𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓, 𝟏𝟏𝟏𝟏 €
1 − (1,06)−8
2. Présentez les deux premières années du tableau en faisant apparaître le
capital à rembourser, l’intérêt annuel, l’amortissement théorique, le nombre
d’obligations amorties, l’amortissement effectif et le nombre d’obligations
vivantes.
Nombre
Capital Amortissement Amortisse Obligations
Années Intérêts d’obligations
restant dû théorique ment vivantes
amorties
N 15 000 000,00 900 000,00 1 515 539,14 1 516 1 516 000,00 13 484
N+1 13 484 000,00 809 040,00 1 606 499,14 1 606 1 606 000,00 11 878

3. Quelles sont les modalités de remboursement des obligations émises par


la société Pips ?
La société Pips rembourse les obligations par tirage au sort chaque année.
La première année, 1 516 obligations seront remboursées sur les 15 000 émises.
4. Présentez le montant brut et le montant net des fonds levés par la société
Montant brut = 15 000 000 €
Montant net levé = 15 000 000 € − (15 000 × 2€) = 14 970 000 €
5. Comptablement, comment les emplois et les ressources de cet emprunt
se présentent-ils si la totalité des frais est enregistrée en charge ?
Les ressources (passif) présentent le montant à rembourser (ie capital restant dû),
soit 15 000 000 €, et les emplois (actif) mentionnent la prime de remboursement
(ie : 15 000 × 1 000 – 980) : 300 000 €.

Application 7 ● Endettement d’un groupe de société, p. 324


1. Expliquez les termes « endettement financier net » et « notation ».
Endettement financier net : montant des emprunts de tout type et de toute
échéance moins actifs de trésorerie (placements financiers à court terme et
disponibilités).
Notation : fait d’attribuer une note à une entreprise qui émet des titres de créance
sur un marché.
Billet de trésorerie : titre de créance négociable à court terme (moins d’un an) émis
par les sociétés.
Ligne de crédit : crédit autorisé par une banque dans la limite d’un plafond,
pendant une période fixée.

© Nathan Chapitre 15 • Le financement externe / 189


2. Décrivez l’évolution de l’endettement financier net du groupe.
L’endettement financier de Vivendi devrait diminuer régulièrement de l’automne N
à N+1. Il passerait de 9,4 à 6 milliards d’euros (Md€).
3. Cette évolution est-elle favorable ? Pourquoi ?
Cette évolution est favorable au groupe car elle renforce sa structure financière et
diminue son risque financier. Sa flexibilité financière serait ainsi plus importante.
4. Comment les lignes de crédit évoluent-elles ? Est-ce favorable
financièrement ?
Les lignes de crédit correspondent au financement disponible octroyé par les
banques. Les lignes de crédit Vivendi progressent (de 5,2 à 5,5 Md€), ce qui est
favorable car elles devraient permettre de financer des projets d’investissement.
5. À quoi correspond la durée moyenne économique de la dette ?
La durée moyenne économique de la dette est de quatre ans. Cette durée
correspond à une durée moyenne de maturité, c’est-à-dire au temps restant pour
le remboursement des dettes.
6. Fin N+1, le groupe décide de lever 1,4 milliard d’euros (Md€) de fonds
par emprunt obligataire, soit :
– 0,7 Md€ à échéance de N+5 avec coupon de 5,75 % ;
– 0,7 Md€ à échéance de N+10 avec coupon de 6,625 %.
Expliquez les termes « levée de fonds », « emprunt obligataire », « coupon »
et « appel public à l’épargne ». Ce type de financement renforce-t-il la
structure financière du groupe ? Expliquez.
Levée de fonds : fait d’obtenir un financement sur un marché public par capital
ou par emprunt.
Emprunt obligataire : emprunt réalisé auprès de plusieurs personnes (les
souscripteurs) qui détiennent des obligations, c’est-à-dire des titres de dette
rapportant des intérêts.
L’intérêt s’appelle un coupon.
Appel public à l’épargne : levée de fonds auprès du public sur un marché.
L’emprunt obligataire renforce la structure financière dans le sens où il apporte
un financement à long terme permettant d’investir et donc de créer de la valeur.
De plus, les dettes financières augmentent le fonds de roulement net global et
participent à l’équilibre financier.
Ce type de financement renforce la structure financière car il s’agit de financement
à long terme ayant un impact favorable sur le fonds de roulement net global. Il peut
également générer un effet de levier positif. Cependant, il expose la société à un
risque financier et fait peser le poids des charges financières sur sa profitabilité
courante.

190 / Chapitre 15 • Le financement externe © Nathan


Application 8 ● De nouvelles modalités de financement,
p. 328
1. Expliquez ce qu’est le financement participatif en quelques lignes.
Le financement participatif (crowdfunding) est une technique de financement de
projets de création d’entreprise utilisant Internet comme canal de mise en relation
entre les porteurs de projets et les personnes souhaitant investir dans ces projets.
2. Quel est son mécanisme ?
Il s’agit d’une rencontre sur Internet d’un investisseur et d’un porteur de projet via
une plateforme dédiée. Les investisseurs décident librement de ce qu’ils souhaitent
investir.
Le financement participatif s’intéresse à toutes sortes de projets : projets culturels,
sociaux, environnementaux, innovants, numériques, etc.
3. Citez les formes d’apports financiers pouvant être obtenus. En quoi est-ce
différent des formes traditionnelles de financement ?
Les formes d’apports financiers :
– Un don modique appelé aussi « présent d’usage ». La rémunération de
l’épargnant est sans contrepartie financière : ce peut être un objet, une entrée
gratuite pour un spectacle, etc.
– Une participation aux fonds propres de la société créée. La rémunération de
l’épargnant se fait alors par les dividendes ou par la plus-value réalisée lors de la
cession des titres.
– Un prêt. Jusqu’au 1er octobre 2014, les prêts versant des intérêts ne pouvaient
être proposés que par des établissements de crédit agréés par la Banque de
France et seule la collecte de prêts sans intérêts pouvait être ouverte aux
particuliers.
L’ordonnance du 30 mai 2014 a supprimé le monopole bancaire sur les prêts
rémunérés.
Le décret du 16 septembre 2014 précise les conditions des prêts faits par des
particuliers :
– Prêts avec intérêt : dans la limite de 1 000 € par prêteur et par projet, la durée
du crédit ne pouvant être supérieure à sept ans.
– Prêts sans intérêt : dans la limite de 4 000 € par prêteur et par projet.
Le porteur de projet, quant à lui, ne pourra pas emprunter plus de 1 000 000 € par
projet.
Cela correspond respectivement à des dons ou plus fréquemment des
subventions, des apports en fonds propres avec entrée au capital d’actionnaires
nouveaux et à des emprunts.

© Nathan Chapitre 15 • Le financement externe / 191


4. Est-ce un accès à des financements sans coût ?
Des commissions sont prélevées par les plateformes : 5 % à 12 % sur le montant
des sommes récoltées.
À cela s’ajoutent les intérêts sur emprunt si le financement revêt cette forme, ou le
versement ultérieur de dividendes dans le cas d’un apport en fonds propres.
L’aspect financier n’est donc pas prioritaire car comparable, voire plus onéreux,
que les formes traditionnelles.
L’avantage réside en la souplesse, la rapidité et la quantité de fonds levés.
Les frais de dossier bancaires sont souvent fixes et représentent environ 2 % du
montant emprunté. Le coût d’une introduction en Bourse s’élève entre 10 et 15 %
du montant de l’opération.

192 / Chapitre 15 • Le financement externe © Nathan


Entraînement à l’examen, p. 329

Dossier 1
Emprunt indivis et crédit-bail
1. Indiquer pourquoi le montant financé par emprunt est différent du montant
TTC de la machine.
Le montant à financer est le montant hors taxes puisque l’entreprise récupère la
TVA, soit 15 000 €. De plus, le montant financé par la banque représente 80 % du
montant total car la banque prête rarement l’intégralité du montant du bien de sorte
que l’entreprise doit autofinancer le solde.
2. Dresser le tableau de l’emprunt.
Capital
Années Intérêts Amortissement Annuités
début
1 12 000,00 1 080,00 2 005,11 3 085,11
2 9 994,89 899,54 2 185,57 3 085,11
3 7 809,32 702,84 2 382,27 3 085,11
4 5 427,05 488,43 2 596,67 3 085,11
5 2 830,38 254,73 2 830,38 3 085,11
12 000,00

3. Déterminer les flux de trésorerie de l’emprunt que la société devra


décaisser pour calculer le taux réel de ce financement.
Économie
Années Annuités Décaissements
d’impôt
1 3 085,11 360,00 2 725,11
2 3 085,11 299,85 2 785,26
3 3 085,11 234,28 2 850,83
4 3 085,11 162,81 2 922,30
5 3 085,11 84,91 3 000,20
Taux actuariel de l’emprunt :
12 000 = 2 725,11(1 + i)−1 + 2 785,26(1 + i)−2 + 2 850,83(1 + i)−3
+ 2 922,3(1 + i)−4 + 3 000,2(1 + i)−5 = 𝟔𝟔 %

Le taux réel correspond au taux de l’emprunt moins les économies d’impôt


sur intérêts :
9 % × (1 − 0,3333) = 6 %

© Nathan Chapitre 15 • Le financement externe / 193


4. Calculer le taux actuariel du crédit-bail après avoir dressé un tableau
de flux de trésorerie relatif à ce mode de financement.
0 1 2 3 4 5
Loyers –4 500,00 –4 500,00 –4 500,00 –4 500,00
Économie d’IS sur loyers 1 500,00 1 500,00 1 500,00 1 500,00
Perte d’IS sur amortissement –1 200,00 –1 200,00 –1 200,00 –1 200,00
Économie sur achats 15 000,00
Achat fin contrat –3 000,00
Économie d’IS sur amortissement 1 000,00
15 000,00 –4 200,00 –4 200,00 –4 200,00 –7 200,00 1 000,00

Taux actuariel du crédit-bail :


15 000 = 4 200(1 + 𝑖𝑖)−1 + 4 200(1 + 𝑖𝑖)−2 + 4 200(1 + 𝑖𝑖)−3 + 7 200(1 + 𝑖𝑖)−4
− 1 000(1 + 𝑖𝑖)−5 = 𝟗𝟗, 𝟐𝟐𝟐𝟐 %
5. Comparer le coût de ces deux financements.
Le coût du crédit-bail est plus onéreux. Vérifions-le en ajoutant le coût des capitaux
propres à celui de l’emprunt pour comparer le coût du capital dans les deux cas :
Coût du capital pour le financement par emprunt (12 k€) et capitaux propres
(3 k€) :
�(12 000 × 6 %) + (3 000 × 8 %)�
= 𝟔𝟔, 𝟒𝟒𝟒𝟒 %
15 000
Coût du capital pour le financement par crédit-bail :
�(15 000 × 9,24 %) + (0 × 8 %)�
= 𝟗𝟗, 𝟐𝟐𝟐𝟐 %
15 000
Le crédit-bail demeure plus onéreux.
6. Indiquer les avantages et les inconvénients du crédit-bail pour l’entreprise.
Voir les réponses à la page 330 du manuel.

Dossier 2
Modes de financement
1. Quelle est la grande différence entre les modes de financement français
et américain ?
Les entreprises françaises se financent moins par emprunt obligataire que les
entreprises américaines. Le financement par emprunt classique est quatre fois plus
important en France qu’aux États-Unis.
2. Indiquer les raisons de ce phénomène.
Les contraintes bancaires sont plus fortes en France, l’accès est donc plus difficile
aux crédits de ce type pour les entreprises.
Le mode de financement français présente un coût élevé.

194 / Chapitre 15 • Le financement externe © Nathan


L’assouplissement des contraintes de recours à l’emprunt obligataire devrait
permettre un accès à un plus grand nombre d’entreprises.

Dossier 3
Effet de levier opérationnel et effet de levier financier
1. Calculer le seuil de rentabilité.
Le taux de marge sur coût variable est de :
10 697
Taux de marge sur coût variable : = 0,22
48 669
Le montant des charges fixes est de : 2 762 + 2 253 = 5 015
Le seuil de rentabilité est atteint pour un chiffre d’affaires de :
5 015
= 𝟐𝟐𝟐𝟐 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕
0,22

2. Compte tenu d’une augmentation prévue de 10 % du chiffre d’affaires,


déterminer le nouveau résultat d’exploitation. Mettre en évidence l’effet de
levier opérationnel (ou élasticité du résultat par rapport à une variation du
chiffre d’affaires).

Chiffre d’affaires 48 669 53 536 +10 %


Marge sur coût variable 10 697 11 767 +10 %
Charges de structure 5 015 5 015 =
Résultat d’exploitation 5 682 6 752 +18,8 %

Pour une augmentation de 10 % du chiffre d’affaires, le résultat d’exploitation


augmente de 18,8 %.
Le levier opérationnel est donc de :
Marge 10 697
= = 𝟏𝟏, 𝟖𝟖𝟖𝟖
Résultat d′exploitation 5 682
Tant que la structure demeure stable et ne provoque pas de charges fixes
supplémentaires, toute variation du chiffre d’affaires entraîne obligatoirement une
variation du résultat d’exploitation de 1,88.
La limite de ce phénomène est que toute structure évolue par paliers, entraînant
nécessairement une augmentation des charges de structure et dégradant ainsi le
niveau de performance.
3. Déterminer l’effet de levier financier lié à la politique d’endettement
de l’entreprise.
Nous allons commencer par représenter le bilan financier de l’entreprise
pour déterminer les capitaux investis.

© Nathan Chapitre 15 • Le financement externe / 195


Capitaux propres 23 206
Dettes financières nettes de trésorerie 14 436 – 359 14 077
Capitaux financiers 37 283
Immobilisations 13 810 + 23 015 36 825
BFR 37 825 – 37 283 542
Capitaux économiques 37 283

Le levier financier est de :


𝐷𝐷 14 077
Levier financier = = = 𝟎𝟎, 𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔𝟔
𝐾𝐾 23 206
La rentabilité économique est de :
5 682
Rentabilité économique = × 100 = 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟐𝟐 % 𝐞𝐞𝐞𝐞 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟏𝟏 % 𝐧𝐧𝐧𝐧𝐧𝐧 𝐝𝐝′ 𝐈𝐈𝐈𝐈
37 283
Le taux d’intérêt est de :
1 231
𝑖𝑖 = × 100 = 𝟖𝟖, 𝟕𝟕 %
14 077
La rentabilité financière est de :
14 077
R f = �0,152 + �(0,152 − 0,087) × �� × 100
23 206
= 0,191, soit 𝟏𝟏𝟏𝟏, 𝟏𝟏 % et 12,7 % net d′IS

L’effet de levier est donc de 0,191 – 0,152 = 0,039, soit 3,9 % de plus que la
rentabilité économique avant impôt.
4. Quel endettement maximum l’entreprise pourrait-elle obtenir ?
Mathématiquement, il n’existe pas d’optimum d’endettement puisque R f est une
D
droite du type 𝑦𝑦 = 𝑎𝑎𝑎𝑎 + 𝑏𝑏, avec R f (Y) et (X).
K
R f = (0,152 − 0,087)𝑥𝑥 + 0,152
𝐷𝐷
Comme, dans la fonction, a est positif, la droite n’a pas de limite puisque plus
𝐾𝐾
est important, plus R f est grand.
En fait, la seule limite est économique puisque la limite naturelle à l’endettement
est le risque que prend la banque.
Notons que si l’endettement progresse, la banque dégradera la note de l’entreprise
et le taux d’intérêt pratiqué sera plus fort. En conséquence, le taux d’intérêt pourrait
dépasser la rentabilité économique.
Outre cette contrainte de taux, la banque ne prendra pas de risques, en volume,
supérieur à ce que risque l’actionnaire (les capitaux propres).

196 / Chapitre 15 • Le financement externe © Nathan


5. Mettre en évidence l’effet de levier global à structure d’endettement
constante.

Chiffre d’affaires 48 669 53 536 +10,0 %


Marge sur coût variable 10 697 11 767 +10,0 %
Charges de structure 5 015 5 015 =
Résultat d’exploitation 5 682 6 752 +18,8 %
Charges d’intérêts 1 231 1 231 =
Résultat financier avant impôt 4 451 5 521 +24,0 %

Le cumul des deux leviers, économique et financier, permet à l’entreprise de faire


progresser son résultat avant impôt de 24 %. L’hypothèse de ces calculs est que la
structure est demeurée identique avec des charges de structure stables et des
capitaux économiques fixes malgré l’accroissement de l’activité.

© Nathan Chapitre 15 • Le financement externe / 197


198 / Chapitre 15 • Le financement externe © Nathan
Chapitre 16
Les choix de financement
Application 1 ● QCM, p. 348
Choisissez la ou les réponses exactes.
1. Les ressources au bilan comprennent :
☒ les capitaux propres et l’ensemble des dettes.
□ les capitaux propres et les dettes financières.
□ les capitaux propres seulement.
2. Le coût du capital représente :
□ le coût des capitaux propres déterminé selon le MEDAF.
□ le montant des capitaux propres plus le montant des dettes financières.
☒ la moyenne pondérée des capitaux propres et des dettes financières.
3. Le coût d’un emprunt indivis correspond :
☒ au taux actuariel calculé d’après les flux de trésorerie.
☒ au taux pour lequel la recette équivaut aux dépenses de contrepartie
actualisées.
☒ au taux nominal net d’impôt.
4. Le coût d’un emprunt obligataire intègre :
☒ les économies d’impôt sur l’amortissement des primes de remboursement.
☒ les frais d’émission réalisés au comptant.
☒ le paiement annuel des intérêts et les économies d’impôt correspondantes.
5. Les pertes d’économies d’impôt sur les amortissements, dans le cadre
du coût du crédit-bail, correspondent :
□ aux amortissements que l’entreprise pratique annuellement sur ses
immobilisations.
☒ aux amortissements que pratiquerait l’entreprise si elle possédait le bien loué.
□ aux amortissements que pratique le bailleur chaque année.

© Nathan Chapitre 16 • Les choix de financement / 199


6. Le coût du crédit-bail est calculé selon une méthode :
☒ analogue au TRI.
☒ reposant sur l’actualisation de flux annuels de trésorerie.
☒ consistant à déterminer le taux pour lequel dépenses et recettes actualisées
sont égales.
7. Modigliani et Miller :
☒ s’opposent à l’approche traditionnelle du coût du financement.
☒ émettent l’hypothèse que les marchés sont efficients.
☒ considèrent que la structure du financement n’a pas d’incidence sur la valeur
de l’entreprise.
8. En présence d’imposition, la valeur d’une entreprise endettée, selon
Modigliani et Miller, est la même que celle :
□ d’une entreprise non endettée.
☒ d’une entreprise non endettée augmentée de l’économie d’impôt sur
l’endettement.
□ d’une entreprise non endettée minorée de l’économie d’impôt sur l’endettement.

Application 2 ● Structure financière et coût du capital,


p. 349
1. Calculez le taux de rentabilité économique espéré, le coût des capitaux
propres et celui du capital.
Le taux de rentabilité économique est de : 450 / 3 000 × 100 = 15 %.
Le coût des capitaux propres correspond aux dividendes attendus. Ceux-ci
proviennent du résultat non mis en réserve, soit :
Compte de résultat
Résultat économique 450
Charges financières 60
Résultat courant 390

Coût des capitaux propres :


390 / 2 000 × 100 = 19,50 %
Coût du capital :
k = ((2 000 × 19,50 %) + (1 000 × 6 %)) / 3 000 = 15 %
2. Démontrez que le coût du capital correspond au taux de rentabilité
économique espéré en calculant le coût des capitaux propres espéré
par la formule de l’effet de levier.
Par la formule de l’effet de levier, le coût des capitaux propres est représenté
par la rentabilité financière, soit :
R f = R e + (R e – i) × D / CP
R f = 15 % + (15 % – 6 %) × 1 / 2 = 19,50 %
Le coût du capital est alors de :
((2 000 × 19,50 %) + (1 000 × 6 %)) / 3 000 = 15 %

200 / Chapitre 16 • Les choix de financement © Nathan


En l’absence d’imposition, le coût du capital correspond au taux de rentabilité
économique, il est indépendant de la structure financière (cf. Modigliani et Miller).
3. Quels sont les montants du résultat économique, des frais financiers
et des dividendes si l’on suppose que le résultat net est distribué ?
Le résultat net est ici le résultat courant car la société est non imposée. Si le
résultat net est distribué, le résultat économique demeure à 450 k€, les frais
financiers à 60 k€ et les dividendes sont alors de 390 k€.
4. La société est imposée au taux de 33,33 %. Calculez le coût des capitaux
propres et le coût du capital par la formule de l’effet de levier.
Selon la proposition de Modigliani et Miller, en présence d’imposition, la valeur
d’une entreprise endettée est supérieure à celle d’une entreprise non endettée.
Ce supplément de valeur correspond à l’économie d’impôt sur emprunt. Étant
donné que les revenus des dettes sont fixes, ce supplément bénéficie aux
actionnaires et accroît d’autant les capitaux propres.
La valeur de l’entreprise endettée progresse du montant des économies d’impôt
sur les dettes financières, soit : 1 000 × 33,1/3 % = 333.
5. Vérifiez les résultats par l’établissement d’un bilan et d’un compte
de résultat.
Bilan
Actif économique 3 333
Capitaux propres 2 333
Dettes financières 1 000

Compte de résultat
Résultat économique 450
Charges financières 60
Résultat courant 390
IS 130
Résultat net 260

Calcul des rentabilité économique (R e ), financière (R f ou coût des capitaux


propres) et du coût du capital (k) :
R e après IS : (450 × 66,67 %) / 3 333 = 9 %
R f après IS : 260 / 2 333 = 11,14 %
Taux d’intérêt = 6 % × 66,67 % = 4 %
Coût du capital :
k = (11,14 % × 2 333 / 3 333) + (4 % × 1 000 / 3 333) = 9 %
Le coût des capitaux propres par la formule de l’effet de levier est de :
R f = [13,50 % + (13,50 % – 6 %) × 1 000 / 2 333] × 66,67 % = 11,14 %

© Nathan Chapitre 16 • Les choix de financement / 201


Application 3 ● Modalités de remboursement et coût
d’un emprunt indivis, p. 349
1. Rappelez les avantages et les inconvénients de l’emprunt indivis
en précisant les contraintes de ce type de financement.
Avantages :
– contrôle de la banque ;
– autofinancement minimal ;
– coût relativement faible ;
– effet de levier financier.
Inconvénients :
– obtention parfois difficile ;
– financement partiel du projet ;
– pas de financement du BFRE ;
– niveau de frais fixes supplémentaires.
Contraintes :
– capacité d’endettement ;
– capacité de remboursement ;
– présentation du projet ;
– présentation des états financiers passés et prévisionnels.
2. Déterminez le montant de l’emprunt proposé.
Emprunt = 80 % du projet = 40 000 €
3. Établissez les tableaux d’emprunt suivants :
a. remboursable par annuités constantes sur cinq ans au taux de 6 % ;
Annuités constantes
Périodes Capital début Annuités Intérêts Amortissement Capital fin
1 40 000,00 9 495,86 2 400,00 7 095,86 32 904,14
2 32 904,14 9 495,86 1 974,25 7 521,61 25 382,54
3 25 382,54 9 495,86 1 522,95 7 972,90 17 409,63
4 17 409,63 9 495,86 1 044,58 8 451,28 8 958,35
5 8 958,35 9 495,86 537,50 8 958,35 0,00
b. remboursable par amortissements constants sur cinq ans au taux de 6 % ;
Amortissements constants
Périodes Capital début Annuités Intérêts Amortissement Capital fin
1 40 000,00 10 400,00 2 400,00 8 000,00 32 000,00
2 32 000,00 9 920,00 1 920,00 8 000,00 24 000,00
3 24 000,00 9 440,00 1 440,00 8 000,00 16 000,00
4 16 000,00 8 960,00 960,00 8 000,00 8 000,00
5 8 000,00 8 480,00 480,00 8 000,00 0,00

202 / Chapitre 16 • Les choix de financement © Nathan


c. remboursable in fine au bout de cinq ans au taux de 6 %.

in fine
Périodes Capital début Annuités Intérêts Amortissement Capital fin
1 40 000,00 2 400,00 2 400,00 0,00 40 000,00
2 40 000,00 2 400,00 2 400,00 0,00 40 000,00
3 40 000,00 2 400,00 2 400,00 0,00 40 000,00
4 40 000,00 2 400,00 2 400,00 0,00 40 000,00
5 40 000,00 42 400,00 2 400,00 40 000,00 0,00

4. Sachant que la société Leydé est imposable au taux de 33,1/3 %,


déterminez le taux réel de l’emprunt par un calcul actuariel pour chacune
des trois modalités en prenant pour base de calcul les tableaux d’emprunt
précédents.
Décaisse-
Annuités constantes
ments nets
Économie
Périodes Capital début Annuités Intérêts Amortissement Capital fin d’IS sur –40 000,00
intérêts
1 40 000,00 9 495,86 2 400,00 7 095,86 32 904,14 800,00 8 695,86

2 32 904,14 9 495,86 1 974,25 7 521,61 25 382,54 658,08 8 837,77

3 25 382,54 9 495,86 1 522,95 7 972,90 17 409,63 507,65 8 988,21

4 17 409,63 9 495,86 1 044,58 8 451,28 8 958,35 348,19 9 147,66

5 8 958,35 9 495,86 537,50 8 958,35 0,00 179,17 9 316,69

4,00 %

Décaisse-
Amortissements constants
ments nets
Économie
Périodes Capital début Annuités Intérêts Amortissement Capital fin d’IS sur –40 000,00
intérêts
1 40 000,00 10 400,00 2 400,00 8 000,00 32 000,00 800,00 9 600,00

2 32 000,00 9 920,00 1 920,00 8 000,00 24 000,00 640,00 9 280,00

3 24 000,00 9 440,00 1 440,00 8 000,00 16 000,00 480,00 8 960,00

4 16 000,00 8 960,00 960,00 8 000,00 8 000,00 320,00 8 640,00

5 8 000,00 8 480,00 480,00 8 000,00 0,00 160,00 8 320,00

4,00 %

© Nathan Chapitre 16 • Les choix de financement / 203


Décaisse-
in fine
ments nets
Économie
Périodes Capital début Annuités Intérêts Amortissement Capital fin d’IS sur –40 000,00
intérêts
1 40 000,00 2 400,00 2 400,00 0,00 40 000,00 800,00 1 600,00
2 40 000,00 2 400,00 2 400,00 0,00 40 000,00 800,00 1 600,00
3 40 000,00 2 400,00 2 400,00 0,00 40 000,00 800,00 1 600,00
4 40 000,00 2 400,00 2 400,00 0,00 40 000,00 800,00 1 600,00
5 40 000,00 42 400,00 2 400,00 40 000,00 0,00 800,00 41 600,00
4,00 %

5. Est-ce que le conseiller financier avait raison ?


Oui, le conseiller financier avait raison.
6. Indiquez une méthode plus rapide pour retrouver ce taux.
Coût réel de l’emprunt = Taux avant impôt – Taux de l’IS
= i × (1 – t) = 6 % × (1 – 33,1/3 %) = 4 %.

Application 4 ● Impact du financement sur la rentabilité


globale, p. 350
1. Dans le cadre du projet financé par emprunt :
a. Établissez le tableau d’emprunt.
Années 1 2 3 4 5
Capital 50,000 40,000 30,000 20,000 10,000
Intérêts 2,500 2,000 1,500 1,000 0,500
Amortissement 10,000 10,000 10,000 10,000 10,000
Annuités 12,500 12,000 11,500 11,000 10,500

b. Dressez le compte de résultat prévisionnel sur cinq ans impacté du


financement.
c. Déterminez la capacité d’autofinancement.
Financement par emprunt
Années 1 2 3 4 5
Chiffres d’affaires 65,000 70,000 85,000 90,000 80,000
Charges exploitation 45,000 60,000 75,000 60,000 55,000
Dotations aux amortissements 12,000 12,000 12,000 12,000 12,000
Résultat d’exploitation 8,000 –2,000 –2,000 18,000 13,000
Charges financières 2,500 2,000 1,500 1,000 0,500
Résultat courant 5,500 –4,000 –3,500 17,000 12,500
Impôt sur bénéfices 1,833 –1,333 –1,167 5,667 4,167
Résultat net 3,667 –2,667 –2,333 11,333 8,333
CAF 15,667 9,333 9,667 23,333 20,333

204 / Chapitre 16 • Les choix de financement © Nathan


d. Calculez ensuite la valeur actuelle nette globale (financement compris)
du projet aux taux de 10 % et de 20 %, du projet financé, puis le taux de
rendement interne global.

Cash-flows
Années 0 1 2 3 4 5
Investissement 60,000
Accroissement du BFRE 8,000 0,833 2,500 0,833 –1,667 –13,333
Amortissement de l’emprunt 10,000 10,000 10,000 10,000 10,000
Emprunt 50,000
CAF 15,667 9,333 9,667 23,333 20,333
Cash-flows –18,000 4,833 –3,167 –1,167 15,000 23,667

2. Calculez le taux actuariel de l’emprunt.


VAN (5 ; 10 %) : 7,84
VAN (5 ; 20 %) : –0,10
TRI : 19,84 %
3. Dans le cadre du projet financé par crédit-bail :
a. Dressez le compte de résultat prévisionnel sur cinq ans et les capacités
d’autofinancement correspondantes.

Financement par crédit-bail


Années 1 2 3 4 5
Chiffres d’affaires 65,000 70,000 85,000 90,000 80,000
Charges exploitation 45,000 60,000 75,000 60,000 55,000
Redevance de crédit-bail 10,000 10,000 10,000 10,000 10,000
Dotations aux amortissements 3,000 3,000 3,000 3,000 3,000
Résultat d’exploitation 7,000 –3,000 –3,000 17,000 12,000
Charges financières 0,000 0,000 0,000 0,000 0,000
Résultat courant 7,000 –3,000 –3,000 17,000 12,000
Impôt sur bénéfices 2,333 –1,000 –1,000 5,667 4,000
Résultat net 4,667 –2,000 –2,000 11,333 8,000
CAF 7,667 1,000 1,000 14,333 11,000

b. Quelles conclusions pouvez-vous tirer ?


Les CAF sont moins importantes que dans le cadre du projet financé par emprunt.

© Nathan Chapitre 16 • Les choix de financement / 205


c. Calculez la valeur actuelle nette globale à 10 % et à 20 % puis le taux de
rendement interne du projet financé par crédit-bail.
Cash-flows
Années 0 1 2 3 4 5
Investissement 15,000
Accroissement du BFRE 8,000 0,833 2,500 0,833 –1,667 –13,333
Amortissement de l’emprunt 0,000 0,000 0,000 0,000 0,000
Emprunt 0,000
CAF 7,667 1,000 1,000 14,333 11,000
Cash-flows –23,000 6,833 –1,500 0,167 16,000 24,333

Le BFRE est de 100 / 600, soit 0,166667 an = 2 mois de CAHT.


VAN (5 ; 10 %) : 8,13
VAN (5 ; 20 %) : –0,76
TRI : 18,94 %
4. Calculez le taux actuariel du crédit-bail.
Le taux moyen du crédit-bail est de : 45 = 10 × [1-(1 + i)–5] / i = 3,62 %,
soit un taux supérieur à celui de l’emprunt (3,33 %), ce qui conduit à diminuer
le TRI global.
5. Quel financement faut-il retenir ?
Il faut donc retenir le financement par emprunt.

Application 5 ● Coût du crédit-bail, p. 351


1. Déterminez le taux actuariel du crédit-bail en présentant vos calculs
sous forme de tableau.

Années 0 1 2 3 4 5
Loyers –1,500 –1,500 –1,500 –1,500
Économie d’IS sur loyers 0,500 0,500 0,500 0,500
Perte d’IS sur amortissement –0,333 –0,333 –0,333 –0,333 –0,333
Économie sur achats 5,000
Achat fin contrat 0,200
Économie d’IS sur amortissement –0,067
5,000 –1,333 –1,333 –1,333 –1,133 –0,400 3,98 %

2. Sachant que le coût des capitaux propres est de 10 % mais que le matériel
sera financé par crédit-bail, calculez le coût du capital pour ce projet.
((5 × 3,98 %) + (0 × 10 %)) / 5 = 3,98 %

206 / Chapitre 16 • Les choix de financement © Nathan


3. Rappelez les principaux avantages du financement par crédit-bail.
Les principaux avantages de ce type de financement sont :
– la facilité d’octroi ;
– le remplacement de matériel obsolète ;
– l’absence de suivi administratif et comptable du bien utilisé ;
– le fait qu’il conserve en apparence la capacité d’endettement de l’entreprise.
4. Dans quelle catégorie de ressources stables ce type de financement est classé par
l’analyste financier ?
Le crédit-bail est assimilé à un financement par emprunt et est classé en dettes
financières stables.

Application 6 ● Valeur d’entreprise et structure du


financement, p. 351
1. Dans le cadre d’un financement par fonds propres et en l’absence
d’imposition :
a. Calculez le taux de rendement exigé des capitaux propres.
Taux de rendement exigé des actionnaires : 7,45 % (4 % + 1,15(7 % – 4%))
b. Déterminez la valeur des capitaux propres de la société.
Valeur des capitaux propres : 60 M€ (4,47 / 7,45 %)
c. Quel est le coût du capital et la valeur de la société ?
Coût du capital : 7,45 % (absence d’endettement).
Valeur de l’entreprise : 60 M€ (absence d’endettement)
2. En l’absence d’imposition et dans le cadre d’un financement mixte (fonds
propres = 36 M€ et endettement = 24 M€) :
a. Avec un taux de rendement des actifs de 7,45 % et un taux des emprunts
de 4 %, déterminez le taux de rendement exigé des actionnaires.
R e : 7,45 %
R f = R e + (R e – i) × D / CP = 9,75 % (7,45 % + (7,45 % – 4 %) × 24 / 36)
Taux de rendement exigé des actionnaires : 9,75 %.
b. Calculez le coût du capital.
Coût du capital : 7,45 % ((24 × 4%) + (36 × 9,75 %) / 60)
c. Déterminez la valeur des capitaux propres.
Valeur des CP : 36 M€ (4,47 M€ – (24 M€ × 4%) / 9,75 %)

© Nathan Chapitre 16 • Les choix de financement / 207


3. Toujours en l’absence d’imposition et en inversant le ratio d’endettement
(fonds propres = 24 M€ et endettement = 36 M€) :
a. Avec un taux de rendement des actifs de 7,45 % et un taux des emprunts
de 4 %, déterminez le taux de rendement exigé des actionnaires.
R e : 7,45 %
R f = R e + (R e – i) × D / CP = 12,625% (7,45 % + (7,45 % – 4 %) × 36 / 24)
Taux de rendement exigé des actionnaires : 12,625 %
b. Calculez le coût du capital.
Coût du capital : 7,45% ((36 × 4%) + (24 × 12,625 %)) / 60
c. Déterminez la valeur des capitaux propres.
Valeur des CP : 24 M€ (4,47 M€ – (36 M€ × 4%)) / 12,625 %
4. Quelles conclusions pouvez-vous tirer ?
Nous constatons qu’en l’absence d’imposition, le coût du capital est indépendant
de la structure de financement. Il est de 7,45 % dans les trois cas de figure.
La valeur de l’entreprise endettée est égale à la valeur de l’entreprise endettée :
Valeur entreprise endettée = Valeur des CP + Dettes
60 M€ = 24 M€ + 36 M€
60 M€ = 36 M€ + 24 M€
5. Quelle est la conclusion majeure des travaux de Modigliani et Miller ?
L’endettement entraîne une charge financière qui va donner lieu à une économie
d’impôt. Cette économie d’impôt bénéficie aux actionnaires et augmente la valeur
de l’entreprise. De façon permanente, cette économie d’impôt doit être capitalisée
afin d’accroître la valeur de l’entreprise.
En M€
Valeur de l’entreprise non endettée : 60
Économie d’IS sur charges financières : 0,32 ((24 × 4 %) × 1 / 3)
Économie d’IS capitalisée : 8 (0,32 / 4 %)
Valeur de l’entreprise endettée : 68
Autre calcul (M&M) : 68 (60 + (24 × 33,1 / 3 %))

208 / Chapitre 16 • Les choix de financement © Nathan


Entraînement à l’examen, p. 352

Dossier 1
Coût d’un emprunt bancaire
1. Présenter le tableau d’emprunt.
Périodes Capital début Annuités Intérêts Amortissements Capital fin
1 100 000 28 859 6 000 22 859 77 141
2 77 141 28 859 4 628 24 231 52 910
3 52 910 28 859 3 175 25 685 27 226
4 27 226 28 859 1 634 27 226 0

2. Dresser un tableau des encaissements et décaissements de l’emprunt,


en tenant compte de la fiscalité.
Économie
Périodes Annuités Décaissements
d’impôt
1 28 859 2 000 26 859
2 28 859 1 543 27 316
3 28 859 1 058 27 801
4 28 859 545 28 315

3. Calculer le taux actuariel.


Taux actuariel par interpolation linéaire :
3 % + (10 % – 3 %) × (2,42 / 15,20) = 4,11 %
Taux actuariel par calculette = 4 %
4. Vérifier ce taux par une autre méthode.
Taux actuariel : 6 % × (1 – 33,1/3 %) = 4 %

Dossier 2
Coût du crédit-bail et choix d’un mode de financement
1. Présenter le tableau des décaissements et des encaissements du crédit-
bail.
Périodes 0 1 2 3 4 5
Loyers –36 000 –36 000 –36 000 –36 000
Économie d’IS sur loyers 12 000 12 000 12 000 12 000
Perte d’IS sur amortissement –10 000 –10 000 –10 000 –10 000
Économie sur achats 120 000
Achat fin contrat –15 000
Économie d’IS sur amortissement 5 000
Cash-flows 120 000 –34 000 –34 000 –34 000 –49 000 5 000

© Nathan Chapitre 16 • Les choix de financement / 209


2. Calculer le taux actuariel du crédit-bail.
Taux actuariel avec calculette : 8,09 %
Complément :
VAN du financement à 10 % : 5 084
VAN du financement à 5 % : –8 985
Taux actuariel : 5 % + (10 – 5) × (8,99 / 14,07) = 8,19 %
3. Quelle est finalement la source de financement la plus intéressante,
sachant que le coût des capitaux propres est de 10 % ?
L’emprunt présente un taux actuariel de 4 % contre 8,09 % pour le crédit-bail, mais
l’emprunt ne finance pas intégralement le bien (100 000 € financés pour un bien
d’une valeur de 120 000 €). Il faut donc que l’entreprise finance 20 000 € par fonds
propres, ce qui entraîne un coût du capital de :
(100 000 × 4 %) + (20 000 × 10 %) / 120 000 = 5 %,
que l’on peut comparer au taux actuariel du crédit-bail de 8,09 %.
Le financement par emprunt et fonds propres est donc financièrement plus
intéressant.
4. Présenter les principaux avantages et inconvénients du crédit-bail pour
l’entreprise.
Avantages :
– facilité de mise en place ;
– suivi du progrès technique par remplacement du matériel en cours de contrat ;
– absence de suivi administratif et comptable du bien utilisé ;
– capacité d’endettement de l’entreprise intacte (en apparence).
Inconvénients :
– peut financer un projet non rentable ;
– pas de contrôle externe : business plan non demandé, contrairement à une
banque ;
– généralement plus onéreux : contre une partie du financement et d’un ensemble
de services.

Dossier 3
Rentabilité et risque
1. Déterminer l’espérance mathématique et l’écart type de la distribution
des CAF pour chaque année.
Année 1
CF Probabilité CF × proba (CF – E(x)) ^ 2 prob × (CF – E(x)) ^ 2
x f f×x (x – m) ^ 2 f × (x – m) ^ 2
3 800,00 0,40 1 520,00 1 040 400,00 416 160,00
5 200,00 0,40 2 080,00 144 400,00 57 760,00
6 100,00 0,20 1 220,00 1 638 400,00 327 680,00
E(X) = 4 820,00 V(X) = 801 600,00

210 / Chapitre 16 • Les choix de financement © Nathan


E(X) = 4 820,00
V(X) = 801 600,00
σ = 895,32
Année 2
CF Probabilité CF × proba (CF – E(X)) ^ 2 prob × (CF – E(X)) ^ 2
x f f×x (x – m) ^ 2 f × (x – m) ^ 2
4 700,00 0,30 1 410,00 3 168 400,00 950 520,00
6 900,00 0,30 2 070,00 176 400,00 52 920,00
7 500,00 0,40 3 000,00 1 040 400,00 416 160,00
E(X) = 6 480,00 V(X) = 1 419 600,00

E(X) = 6 480,00
V(X) = 1 419 600,00
σ = 1 191,47
Année 3
CF Probabilité CF × proba (CF – E(x)) ^ 2 prob × (CF – E(x)) ^ 2
x f f×x (x – m) ^ 2 f × (x – m) ^ 2
4 800,00 0,30 1 440,00 3 496 900,00 1 049 070,00
7 300,00 0,50 3 650,00 396 900,00 198 450,00
7 900,00 0,20 1 580,00 1 512 900,00 302 580,00
E(X) = 6 670,00 V(X) = 1 550 100,00

E(X) = 6 670,00
V(X) = 1 550 100,00
σ = 1 245,03
2. Calculer l’espérance mathématique et l’écart-type de la VAN du projet.
𝐸𝐸𝑋𝑋 = −14 000 + 4 820(1,1)−1 + 6 480(1,1)−2 + 6 670(1,1)−3 = 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕, 𝟒𝟒𝟒𝟒
𝑉𝑉𝑋𝑋 = 801 600(1,1)−1 + 1 419 600(1,1)−2 + 1 550 100(1,1)−3
= 𝟑𝟑 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎 𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓𝟓, 𝟒𝟒𝟒𝟒
𝜎𝜎 = 𝟏𝟏 𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕𝟕, 𝟏𝟏𝟏𝟏
3. Un autre projet de même montant et de durée identique a été étudié :
espérance mathématique de la VAN de 954,52 ; écart-type de la VAN
de 1 812,30. Lequel choisir ?
Le projet présente une espérance mathématique E(X) inférieure au projet
de la société Quend. Sa rentabilité est donc inférieure.
En revanche, son écart-type est moins élevé ce qui dénote un risque moindre.
Le projet est donc à choisir en fonction du critère que l’on désire privilégier.

© Nathan Chapitre 16 • Les choix de financement / 211


Dossier 4
Seuil de rentabilité et évolution du retour sur investissement
1. Calculer le seuil de rentabilité d’exploitation de la société.
Compte de résultat
CAHT 145 000,00
Marge sur coût variable 50 750,00
Taux de marge sur coût variable 35,00 %
Charges fixes 48 300,00
Résultat d’exploitation 2 450,00
Charges financières 2 000,00
Résultat avant impôt 450,00
IS 150,00
Résultat net comptable 300,00
Actif économique 122 500,00
Fonds propres 86 140,00
Dettes financières 36 360,00
Charges fixes 4 600
Seuil de rentabilité = = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎𝟎
Marge sur coût variable 0,42
2. Déterminer l’élasticité du résultat d’exploitation par rapport au chiffre
d’affaires.
𝐶𝐶𝐶𝐶 145 000
𝑒𝑒 = = × 100 = 20,71 %
𝐶𝐶𝐶𝐶 − 𝑆𝑆𝑆𝑆 145 000 − 138 000
3. Que provoquerait sur le résultat d’exploitation une baisse du chiffre
d’affaires de 5 % ?
Si le CA baisse de 5 %, le résultat d’exploitation baissera de :
20,71 × –5 % = –103,55 %.
Pour un chiffre d’affaires de 137 750 (145 000 × 0,9), le résultat d’exploitation sera
de :
Écart : 2 450 × −103,55 % = −2 537, d′ où un résultat de (−2 537 + 2 450) = −87
4. Calculer le taux de rentabilité économique R e et le taux de rentabilité
financière R f , avant et après impôt.
2 450
R e avant impôt = × 100 = 2,0 % et 1,33 % après impôt.
122 500
Il convient de vérifier le calcul du taux réel d’intérêt :
2 000
𝑖𝑖 = × 100 = 5,5 %
36 360
36 360
R f avant impôt = �0,02 + �(0,02 − 0,055) × �� × 100 = 0,52 %
86 140
et 0,35 % après impôt.

212 / Chapitre 16 • Les choix de financement © Nathan


5. Calculer l’impact sur la rentabilité financière d’un accroissement de 10 %
de la rentabilité d’exploitation.
L’accroissement de la rentabilité sera de 0,2 point, soit un taux de rentabilité de
2,2 % avant impôt.
36 360
R f avant impôt = �0,022 + �(0,022 − 0,055) �� × 100 = 0,81 %
86 140
et 0,54 % après impôt.

© Nathan Chapitre 16 • Les choix de financement / 213


214 / Chapitre 16 • Les choix de financement © Nathan
Chapitre 17
Le plan de financement
Application 1 ● QCM, p. 367
Choisissez la ou les réponses exactes.
1. Le plan de financement est un document :
☒ demandé par les partenaires financiers de l’entreprise avant l’octroi de prêt
ou l’apport en capital.
☒ obligatoire pour les entreprises d’une certaine taille.
□ exigé avec les comptes sociaux.
2. Le contenu du plan de financement comprend les mêmes rubriques
que celles :
☒ présentées dans le tableau de financement.
☒ déterminées pour calculer les cash-flows d’un projet d’investissement.
□ du bilan et du compte de résultat sur plusieurs années.
3. La logique du plan de financement repose sur :
☒ la notion d’équilibre financier par confrontation des variations du FRNG
et de celles du BFR.
□ le concept d’analyse de l’activité et de profitabilité.
□ la notion de liquidité.
4. Le plan de financement permet :
☒ de valider financièrement la stratégie de l’entreprise.
☒ de réduire l’asymétrie d’information entre les dirigeants et les pourvoyeurs
de fonds.
☒ de contrôler la cohérence des décisions à long terme et à court terme.

© Nathan Chapitre 17 • Le plan de financement / 215


5. La réalisation du plan de financement est :
□ toujours établie en plusieurs étapes.
☒ parfois établie en plusieurs étapes.
□ rarement établie en plusieurs étapes.
6. Le plan de financement ne peut être réalisé :
□ qu’après avoir déterminé le solde de trésorerie.
☒ qu’après avoir effectué les prévisions relatives à l’activité, aux investissements
et au financement.
□ qu’après avoir établi le bilan et le compte de résultat pour chaque année.
7. Le bilan et le compte de résultat prévisionnels à l’issue du projet :
□ ne peuvent pas être réalisés à partir du plan de financement.
☒ sont réalisés d’après la dernière année du plan de financement.
□ sont nécessaires pour établir le plan de financement.
8. Le plan de financement ne comprend pas de colonne pour le début
de l’année N car :
□ les rubriques d’investissement et de financement ont déjà fait l’objet
d’une actualisation.
☒ ses rubriques ne font pas l’objet d’actualisation.
□ l’activité ne débute qu’en fin d’année N.
9. La trésorerie cumulée apparaissant en fin de période :
□ doit être positive dès la première année.
□ doit être positive au moins à la fin du plan.
☒ peut être négative en début de plan.

Application 2 ● Création d’entreprise et plan de


financement, p. 368
1. Établissez le plan de financement sur cinq ans.
Tableau d’emprunt
1 2 3 4 5
Capital début 12 000,00 10 073,16 7 934,36 5 560,30 2 925,08
Annuités 3 246,84 3 246,84 3 246,84 3 246,84 3 246,84
Intérêts 1 320,00 1 108,05 872,78 611,63 321,76
Amortissement 1 926,84 2 138,80 2 374,06 2 635,21 2 925,08

Annuités constantes
Libellés Variables
Durée 5 ans
Taux 11,00 %
Capital 12 000 k€

Annuités 3 246,8 k€

216 / Chapitre 17 • Le plan de financement © Nathan


Compte de résultat
1 2 3 4 5
CAHT 660 000,00 726 000,00 798 600,00 878 460,00 966 306,00
Coût d’achat 440 000,00 484 000,00 532 400,00 585 640,00 644 204,00
Marge/prix achat 220 000,00 242 000,00 266 200,00 292 820,00 322 102,00
Loyer 6 000,00 6 000,00 6 000,00 6 000,00 6 000,00
Autres charges fixes 4 800,00 5 040,00 5 292,00 5 556,60 5 834,43
Dotations aux amortissements
500,00 500,00
/frais établissements
Dotations aux amortissements
1 200,00 1 200,00 1 200,00 1 200,00 1 200,00
/installations
Charges financières 1 320,00 1 108,05 872,78 611,63 321,76
Résultat courant 206 180,00 228 151,95 252 835,22 279 451,77 308 745,81
CAF hors charges financières 209 200,00 230 960,00 254 908,00 281 263,40 310 267,57

Évolution du BFRE 1 2 3 4 5
Stocks 200 000,00 161 333,33 177 466,67 195 213,33 214 734,67
Fournisseurs 109 633,33 120 596,66 132 656,33 145 921,96 160 514,16
BFRE 90 366,67 40 736,67 44 810,34 49 291,37 54 220,51
Accroissement du BFRE 90 366,67 –49 630,00 4 073,67 4 481,03 4 929,14

Plan de financement 1 2 3 4 5
Investissements –15 000,00
Accroissement du BFRE –90 366,67 –4 073,67 –4 481,03 –4 929,14
Annuités d’emprunt –3 246,84 –3 246,84 –3 246,84 –3 246,84
Besoins –105 366,67 –3 246,84 –7 320,51 –7 727,87 –8 175,98
CAF 209 200,00 230 960,00 254 908,00 281 263,40 310 267,57
Capital 10 000,00
Emprunt 12 000,00
Accroissement du BFRE 49 630,00
Ressources 231 200,00 280 590,00 254 908,00 281 263,40 310 267,57
Solde 125 833,33 277 343,16 247 587,49 273 535,53 302 091,59
Solde cumulé 125 833,33 403 176,49 650 763,98 924 299,51 1 226 391,10

2. La création d’entreprise est-elle à même de s’équilibrer financièrement ?


L’activité est profitable au niveau de l’exploitation et du résultat net.
Financièrement, la structure est équilibrée car le FRNG couvre le BFR, ce qui
engendre une trésorerie positive.
Cependant, aucuns frais de personnel n’ont été pris en considération. Mais les
résultats annuels permettent de couvrir un niveau élevé de rémunération et de
charges sociales.

© Nathan Chapitre 17 • Le plan de financement / 217


3. Présentez le bilan prévisionnel en fin d’année 5.
Actif Bilan entreprise Norpe fin année 5 Passif
Immobilisations 15 000,00 Capital 10 000,00
Réserves 966 618,96
Résultat 308 745,81

Amortissements transférés 7 000,00

BFRE 54 220,51 Emprunt 2 925,08


Intérêts courus non échus 321,76

Trésorerie 1 226 391,10


Total 1 295 611,61 Total 1 295 611,61

Application 3 ● Groupe de sociétés et plan de financement,


p. 368
1. Présentez l’ensemble des calculs et le plan de financement sur cinq ans.
Tableau d’emprunt
2 3 4 5 6
Capital début 3 000,00 2 523,05 1 991,26 1 398,31 737,17
Annuités 821,95 821,95 821,95 821,95 821,95
Intérêts 345,00 290,15 228,99 160,81 84,77
Amortissement 476,95 531,79 592,95 661,14 737,17

Évolution du BFRE 1 2 3 4 5
Chiffre d’affaires 3 000,00 8 400,00 9 900,00 11 700,00 12 600,00
BFRE 500,00 1 400,00 1 100,00 1 300,00 1 400,00
Accroissement du BFRE 500,00 900,00 –300,00 200,00 100,00

Compte de résultat
1 2 3 4 5
CAHT 3 000,00 8 400,00 9 900,00 11 700,00 12 600,00
Charges variables –750,00 –2 100,00 –2 475,00 –2 925,00 –3 150,00
Charges fixes –2 500,00 –4 500,00 –6 000,00 –7 000,00 –7 000,00
Dotations aux amortissements
–90,00 –90,00 –90,00 –90,00 –90,00
constructions
Dotations aux amort. matériels –100,00 –250,00 –250,00 –250,00 –250,00
Charges financières –345,00 –290,15 –228,99 –160,81 –84,77
Résultat courant –785,00 1 169,85 856,01 1 274,19 2 025,23
IS 0 –128,28 –285,34 –424,73 –675,08
Résultat net –785,00 1 041,57 570,67 849,46 1 350,15
CAF hors charges financières –250,00 1 671,72 1 139,66 1 350,27 1 774,92

218 / Chapitre 17 • Le plan de financement © Nathan


Plan de financement 1 2 3 4 5
Terrain 800,00
Constructions 900,00 900,00
Matériels 600,00 450,00 450,00
Accroissement du BFRE 500,00 900,00 200,00 100,00
CAF négative hors charges financières 250,00
Annuités d’emprunt 821,95 821,95 821,95 821,95
Besoins 3 050,00 3 071,95 1 271,95 1 021,95 921,95
CAF hors charges financières 1 671,72 1 139,66 1 350,27 1 774,92
Emprunt 3 000,00
Ressources en FRE 300,00
Ressources 3 000,00 1 671,72 1 439,66 1 350,27 1 774,92
Solde –50,00 –1 400,23 167,72 328,32 852,98
Solde cumulé –50,00 –1 450,23 –1 282,51 –954,19 –101,21

Le plan est déséquilibré sur l’ensemble des années. L’apport en capital devrait
permettre de rétablir la situation en prenant toutefois en compte les dividendes
à verser.
2. Établissez le bilan fonctionnel en fin d’année 5.
Actif Bilan Brooklyn année 5 Passif
Immobilisations 4 100,00 Capital 2 000,00
Réserves 351,32
Résultat 1 350,15

Amortissements transférés 1 550,00

BFRE 1 400,00 Emprunt 737,17


Intérêts courus non échus 84,77

Trésorerie 573,41
Total 6 073,41 Total 6 073,41

Application 4 ● Sources multiples de financement et


documents prévisionnels, p. 369
1. Dressez le compte de résultat à fin N-1.
Compte de résultat prévisionnel
Chiffre d’affaires 2 900,000
Charges variables 1 595,000
Charges fixes (hors dotations) 775,000
Dotations aux amortissements 320,000
Résultat avant impôts 210,000
IS 70,000
Résultat net comptable 140,000

© Nathan Chapitre 17 • Le plan de financement / 219


2. Déterminez le besoin en fonds de roulement d’exploitation en jours
de chiffre d’affaires sur la base des données N-1.
BFRE en nombre de jours de CAHT : 362,5 / 2 900 × 360 = 45 jours.
3. Présentez le tableau d’emprunt.
N N+1 N+2 N+3 N+4
Capital dû 400,000 329,041 253,824 174,095 89,582
Intérêts 24,000 19,742 15,229 10,446 5,375
Amortissement 70,959 75,217 79,730 84,513 89,582
Annuités 94,959 94,959 94,959 94,959 94,959

4. Établissez les comptes de résultat des années N à N+1 en tenant compte


des données du projet et des données antérieures.
Comptes de résultat prévisionnels
N N+1 N+2 N+3 N+4
Chiffre d’affaires 3 300,000 3 795,000 4 364,250 4 800,675 5 280,743
Charges variables 1 980,000 2 277,000 2 618,550 2 880,405 3 168,446
Frais d’augmentation de capital 12,000
Charges fixes hors dotations
850,000 940,000 940,000 940,000 940,000
aux amortissements
Excédent brut d’exploitation 458,000 578,000 805,700 980,270 1 172,297
Dotations aux amortissements 320,000 320,000 320,000 320,000 320,000
Dotations aux amortissements 107,000 107,000 107,000 107,000 107,000
Résultat d’exploitation 31,000 151,000 378,700 553,270 745,297
Charges d’intérêt 24,000 19,742 15,229 10,446 5,375
Quote-part de subvention 10,000 10,000 10,000 10,000 10,000
Résultat avant impôt 17,000 141,258 373,471 552,824 749,922
IS 5,667 47,086 124,490 184,275 249,974
Résultat net comptable 11,333 94,172 248,980 368,550 499,948
CAF hors charges financières 452,333 530,914 681,210 795,995 922,323

5. Présentez le suivi du besoin en fonds de roulement.


Suivi du BFRE Début N N N+1 N+2 N+3 N+4
BFRE 362,500 412,500 474,375 545,531 600,084 660,093
Variation du BFRE 50,000 61,875 71,156 54,553 60,008

6. Calculez les dividendes à verser et déterminez leur période de versement.


À verser 5 400 × 18 € = 97,2 k€
Possible à partir de N+2
Premier versement en N+3

220 / Chapitre 17 • Le plan de financement © Nathan


7. Présentez le plan de financement.

N N+1 N+2 N+3 N+4


Immobilisations 535,000
Accroissement du BFRE 50,000 61,875 71,156 54,553 60,008
Dividendes 97,200 97,200
Annuité d’emprunt 94,959 94,959 94,959 94,959
Besoins 585,000 156,834 166,115 246,712 252,167
CAF hors charges
452,333 530,914 681,210 795,995 922,323
financières
Emprunt 400,000
Augmentation de capital 180,000
Subvention 50,000
Ressources 1 082,333 530,914 681,210 795,995 922,323
Solde 497,333 374,080 515,095 549,283 670,156
Solde début 78,000
Solde cumulé 575,333 949,413 1 464,508 2 013,791 2 683,947

8. Dressez un bilan simplifié à fin N+4, sur la base de la présentation N-1.


Emplois Bilan Tronöen fin N+4 (k€) Ressources
Immobilisations 3 095,000 Capital 1 890,000
Réserves 919,135
Résultat 499,948
Amortissements
3 035,000
transférés
Subvention 0,000

BFRE 660,093 Emprunt 89,582


ICNE 5,375

Trésorerie 2 683,947
Total 6 439,040 Total 6 439,040

9. Concluez.
La structure financière est équilibrée car la trésorerie nette est positive.

© Nathan Chapitre 17 • Le plan de financement / 221


Entraînement à l’examen, p. 371

Dossier 1
Établissement des calculs préparatoires au plan de
financement
1. Dresser le tableau d’emprunt.

Tableau d’emprunt N+1 N+2 N+3 N+4 N+5


Capital début 650 000 527 570 401 466 271 580 137 797
Annuités 141 930 141 930 141 930 141 930 141 930
Intérêts 19 500 15 827 12 044 8 147 4 134
Amortissement 122 430 126 103 129 886 133 783 137 797

2. Présenter les comptes de résultat prévisionnels en faisant apparaître


l’excédent brut d’exploitation, le résultat d’exploitation, le résultat courant, le
résultat net comptable, la capacité d’autofinancement hors charge financière
et l’ensemble des éléments permettant d’obtenir ces résultats.
Le taux de l’impôt sur les bénéfices est de 33,1/3 %.

Comptes de résultat N+1 N+2 N+3 N+4 N+5


Chiffre d’affaires hors taxes 1 600 000 3 220 000 4 560 000 5 016 000 5 470 000
Charges d’exploitation hors DA* 1 790 000 2 576 000 3 739 200 4 113 120 4 430 700
Excédents brut d’exploitation –190 000 644 000 820 800 902 880 1 039 300
DA/Installations 160 000 160 000 160 000 160 000 160 000
Résultat d’exploitation –350 000 484 000 660 800 742 880 879 300
Charges financières 19 500 15 827 12 044 8 147 4 134
Résultat courant –369 500 468 173 648 756 734 733 875 166
Impôt sur les bénéfices 0 32 891 216 252 244 911 291 722
Résultat net comptable –369 500 435 282 432 504 489 822 583 444
CAF hors charges financières –190 000 611 109 604 548 657 969 747 578

* DA = Dotations aux amortissements

3. Effectuer le suivi du besoin en fonds de roulement d’exploitation dans un


tableau présentant son montant brut et son évolution annuelle.

Évolution du BFRE N+1 N+2 N+3 N+4 N+5


Clients 320 000 644 000 912 000 1 003 200 1 094 000
Fournisseurs 179 000 257 600 373 920 411 312 443 070
BFRE 141 000 386 400 538 080 591 888 650 930
Variation du BFRE 141 000 245 400 151 680 53 808 59 042

222 / Chapitre 17 • Le plan de financement © Nathan


Dossier 2
Plan de financement et bilan prévisionnel
1. Dresser le plan de financement en distinguant les ressources, les emplois,
le solde et le solde cumulé de trésorerie pour chacune des cinq années à
venir.

Plan de financement N+1 N+2 N+3 N+4 N+5


Investissement 800 000
Accroissement du BFRE 141 000 245 400 151 680 53 808 59 042
Annuités d’emprunt 141 930 141 930 141 930 141 930
Emplois (besoins) 941 000 387 330 293 610 195 738 200 972
CAF –190 000 611 109 604 548 657 969 747 578
Capital 150 000
Emprunt 650 000
Ressources 610 000 611 109 604 548 657 969 747 578
Solde –331 000 223 779 310 938 462 231 546 605
Solde cumulé –331 000 –107 221 203 716 665 947 1 212 552

2. Commenter ce plan de financement.


Le plan est déséquilibré les deux premières années.
Cette situation est plutôt conforme au lancement d’une activité.
L’accroissement de la trésorerie est important sur cinq ans et le projet est
intéressant.
3. Présenter un bilan à fin N+5 et commenter la structure financière.
Emplois Ressources
Immobilisations 800 000 Capital 150 000
Réserves 988 108
Résultat 583 444

Amortissements transférés 800 000

BFRE 650 930 Emprunt 137 797


Intérêts courus non échus 4 134

Trésorerie 1 212 552


Total 2 663 482 Total 2 663 482

La structure financière est équilibrée avec un emprunt peu important et une


trésorerie confortable.

© Nathan Chapitre 17 • Le plan de financement / 223


Dossier 3
Placement de trésorerie excédentaire
1. Comment se comporte le cours d’une obligation en fonction des variations
de taux d’intérêt ?
Le cours d’une obligation varie de façon inversement proportionnelle au taux
d’intérêt. Dans le cas présent, puisque le taux du marché (3 %) est inférieur au
taux de rémunération de l’obligation (4 %), l’obligation cotera plus de 100.
2. Si le 1er mars N+7, le taux du marché est de 3 %, calculer le cours de
l’obligation au pied du coupon à cette date.
Le cours de l’obligation est divisé en deux parties :
– le nominal exprimé en pourcentage ;
– les intérêts courus non échus au jour le jour.
Au 1er mars N+7, le propriétaire d’une obligation touchera un coupon de 20 € en
N+8, N+9, et N+10. De plus, l’obligation sera remboursée au pair en N+10 pour
500 €.
Compte tenu d’un taux de marché de 3 %, la valeur de l’obligation est :
1 − (1,03)−3
𝑉𝑉 = 20 × � � + 500(1,03)−3 = 514,14
0,03
514,14
Cours de l′ obligation au pied du coupon = × 100 = 102,83
500

3. Déterminer la valeur du coupon non échu à la même date.


Entre le 1er juillet et le 1er mars, il y a 243 jours avec 28 jours en février.
243
Cotation du coupon : 0,04 × = 0,0266, soit 2,66 %
365
Valeur du coupon : 500 × 2,66 % = 13,30 €
4. Calculer le prix de vente de l’obligation à cette date.

102,83 + 2,66
Prix de cession de l′ obligation = � � × 500 = 527,45 €
100

Dossier 4
Marché boursier
1. Au 17 novembre N, calculer le cours de l’obligation Bermuda au pied
du coupon et déterminer la valeur du coupon non échu.
Le cours de l’obligation est divisé en deux parties :
– le nominal exprimé en pourcentage ;
– les intérêts courus non échus au jour le jour.

224 / Chapitre 17 • Le plan de financement © Nathan


L’obligation Bermuda ayant été émise le 17 novembre N-4, le bénéficiaire
doit toucher l’intégralité des intérêts le 17 novembre N.
Coupon : 500 € × 0,05 = 25 € par an
Valeur de l’obligation actualisée au taux de 4 % (taux du marché) :
1−(1,04)−6
𝑉𝑉 = 25 × � � + 500(1,04)−6 =526,21
0,04
Cours de l’obligation au pied du coupon :
526,21
Cotation = × 100 = 105,24
500

Au 17 novembre N, le coupon non échu est nul.


2. Sachant que le taux du marché est de 4 % le 17 novembre N, déterminer
le prix de cession de l’obligation Crédit Paysan.
Au 17 novembre N, le propriétaire d’une obligation touchera un coupon de 25 € en
N+1, N+2 et N+3. De plus, l’obligation sera remboursée au pair en N+3 pour 500 €.
Compte tenu d’un taux de marché de 4%, la valeur actualisée de l’obligation est :
1 − (1,04)−3
𝑉𝑉 = 25 × � � + 500(1,04)−3 = 513,88
0,04
513,88
Cotation de l′ obligation au pied du coupon = × 100 = 102,28
500

Coupon non échu :


Entre le 1er septembre et le 17 novembre, il y a 78 jours.
78
Cotation du coupon : 0,05 × = 0,0107, soit 1,07 %
365
102,28 + 1,07
Prix de cession de l′ obligation = � � × 500 = 516,75 €
100

© Nathan Chapitre 17 • Le plan de financement / 225


226 / Chapitre 17 • Le plan de financement © Nathan
Chapitre 18
Les prévisions de trésorerie
Application 1 ● QCM, p. 386
Choisissez la ou les réponses exactes.
1. La gestion de trésorerie fait partie de la :
□ gestion du besoin en fonds de roulement.
☒ gestion financière à court terme et à long terme.
□ gestion du fonds de roulement net global.
2. Le trésorier a pour mission de :
☒ maintenir une trésorerie nette positive.
□ trouver les financements les moins onéreux.
□ toujours effectuer les placements les plus rentables.
3. L’activité de la grande distribution :
□ n’engendre pas de besoin en fonds de roulement.
☒ engendre une ressource en fonds de roulement.
□ engendre ni besoin, ni ressource en fonds de roulement.
4. La gestion du poste client consiste à :
☒ contrôler les accords commerciaux et les délais de paiement.
□ prévoir la qualité financière des clients.
□ renforcer le service « Crédit » de l’entreprise ou recourir à l’affacturage.
5. Le budget de trésorerie récapitule :
☒ l’ensemble des budgets réalisés en amont du processus budgétaire.
□ les encaissements et les décaissements prévus pour le semestre ou l’année.
□ les décisions prises pour financer les insuffisances et placer les excédents.

© Nathan Chapitre 18 • Les prévisions de trésorerie / 227


6. Comparativement à l’escompte, l’affacturage :
□ est moins onéreux car l’affactureur ne supporte pas le risque de non-paiement.
☒ est plus onéreux car les services rendus sont plus nombreux.
☒ décharge l’entreprise adhérente du suivi administratif des créances.
7. L’affacturage est une technique de financement permettant de :
☒ transférer le risque client sur un tiers.
☒ diminuer le besoin en fonds de roulement.
☒ se décharger de la gestion du compte client.
8. L’escompte d’effets de commerce :
☒ permet de réduire le besoin en fonds de roulement apparaissant au bilan.
☒ fait partie des montages déconsolidants de bilan.
□ empêche l’observation du poste clients par des analystes externes.
9. L’escompte d’une lettre de change relevée (LCR) magnétique :
□ n’est pas possible, contrairement à la lettre de change papier.
□ permet au bénéficiaire de ne pas supporter le risque de non-paiement.
☒ est facturé par la banque en fonction de la durée du crédit.

Application 2 ● Budget de trésorerie, p. 387


1. Présentez le budget de trésorerie pour le premier trimestre N.
Budget TTC
en k€ TTC Ventes Achats
Janvier 920,92 414,41
Février 711,62 320,23
Mars 925,11 416,3
Budget trimestriel
Ventes
Montant
et
En k€ TVA à Janvier Février Mars Avril
achats
décaisser
HT
Au 31 décembre N-1
Clients 418,60 418,60
Fournisseurs –209,30 –209,30
Personnel –190,00 –190,00
Organismes sociaux –270,00 –270,00
TVA à décaisser –102,90 –102,90
Janvier
Ventes 770,00 150,92 920,92 460,46 460,46
Achats –346,50 –67,91 –414,41 –414,41
Salaires nets –200,00 –200,00 –200,00
Charges sociales –100,00 –100,00 –100,00
TVA nette de janvier –83,01 –83,01

228 / Chapitre 18 • Les prévisions de trésorerie © Nathan


Ventes
Montant
et
En k€ TVA à Janvier Février Mars Avril
achats
décaisser
HT
Février
Ventes 595,00 116,62 711,62 355,81 355,81
Achats –267,75 –52,48 –320,23 –320,23
Salaires nets –200,00 –200,00 –200,00
Charges sociales –100,00 –100,00 –100,00
Investissement –90,00 –17,64 –107,64 –35,88 –71,76
TVA nette de février –46,50 –46,50
Mars
Ventes 773,50 151,61 925,11 462,55 462,55
Achats –348,10 –68,23 –416,33 –416,33
Salaires nets –200,00 –200,00 –200,00
Charges sociales –100,00 –100,00 –100,00
TVA nette de mars –83,38 –83,38
Différence mensuelle 106,86 82,97 179,87 –537,15
Solde initial –292,40 –185,54 –102,57
Solde final –185,54 –102,57 77,30

2. Préconisez des solutions de gestion de trésorerie pour les soldes


qui en découlent.
Les délais de paiement vis-à-vis des tiers ne sont pas négociables et aucun
règlement n’est effectué par effet de commerce.
La solution réside donc dans la négociation d'un découvert bancaire.

Application 3 ● Gestion du poste clients et des règlements,


p. 387
1. Expliquez en quoi consiste l’escompte d’effets de commerce et
quels en sont les avantages par rapport à des règlements par chèques.
L’escompte d’effets de commerce consiste pour un créancier à faire financer des
créances clients par sa banque. En échange de ce financement, la banque facture
des intérêts et des commissions. Cette technique est une façon d’encaisser les
créances avant leur date d’échéance et permet de réduire le besoin en fonds de
roulement. Les règlements par chèques ne peuvent pas être escomptés auprès
d’une banque et l’encaissement est toujours réalisé à échéance dans le meilleur
des cas.
En cas d’impayé d’un effet de commerce, la banque reprendra cependant la
provision qu’elle avait faite à l’entreprise ayant escompté l’effet de commerce.
Cette technique ne garantit donc pas du risque d’impayé.

© Nathan Chapitre 18 • Les prévisions de trésorerie / 229


2. Indiquez dans quelle mesure l’affacturage pourrait être une solution aux
problèmes de recouvrement que rencontre la société.
L'affacturage est une technique de gestion financière par laquelle un établissement
de crédit spécialisé se charge du recouvrement des créances clients d'un
commerçant.
L’affactureur se charge en plus de la gestion administrative des créances et il
garantit l’entreprise adhérente du risque de non-paiement en échange de
l’exclusivité des créances.
L’affacturage serait donc une bonne solution aux problèmes de trésorerie de la
société Primel car cela permettrait de recouvrir l’ensemble des créances, de les
financer et de se décharger de leur relance.

Application 4 ● Notion de trésorerie, p. 388


1. Définissez la trésorerie selon l’optique du PCG (plan comptable général).
Selon le PCG, la trésorerie comprend les disponibilités à l’actif et les concours
bancaires courants au passif, qu’il faut ressortir de la ligne « emprunts auprès des
établissements de crédit ».
2. Quelle est cette notion selon l’OEC (Ordre des experts-comptables) ?
Pour l’OEC, les comptes à terme et les crédits de trésorerie supérieurs à trois mois
sont exclus de la notion de trésorerie. En revanche, et contrairement au PCG,
l’OEC intègre les valeurs mobilières de placement dès lors qu’on peut les revendre
rapidement.
3. Présentez respectivement la trésorerie du PCG, celle d’un bilan fonctionnel
et enfin celle selon l’OEC.
Dans le cadre d’un bilan fonctionnel, on fera apparaître les valeurs mobilières de
placement en actif de trésorerie (la quasi-totalité des analystes font ce type de
regroupement) et les effets escomptés non échus, en passif de trésorerie.
Disponibilités 42 300
Concours bancaires courants –19 800
Trésorerie PCG 22 500
Valeur mobilières de placement 23 450
Effets escomptés non échus –33 000
Trésorerie bilan fonctionnel 12 950

Caisse et comptes à vue 18 250


Valeur mobilières de placement 23 450
Concours bancaires courants < 3 mois –9 800
Trésorerie OEC 31 900

Les notions de trésorerie sont donc très différentes selon les analyses.

230 / Chapitre 18 • Les prévisions de trésorerie © Nathan


Entraînement à l’examen, p. 389

Dossier 1
Rôle du trésorier

1. Définir le rôle du trésorier d’entreprise.


Le credit manager (gestionnaire du poste clients) est la personne chargée de gérer
le poste clients d’une entreprise sur le plan financier et organisationnel, en relation
avec la fonction commerciale. Il doit ainsi effectuer les tâches suivantes :
– Contrôler les contrats commerciaux et les conditions de paiement afin de valider
la compatiblité entre l’engagement donné au client par le service commercial et les
possibilités financières de l’entreprise conformément aux orientations financières à
court terme.
– Vérifier la santé financière des clients en consultant les informations disponibles
au greffe du tribunal de commerce (Kbis, comptes annuels, registre des privilèges,
nantissements et protêts), en s’adressant à des agences de notation ou en
réalisant lui-même une analyse financière des comptes de l’entreprise cliente.
– Prévoir le risque de retard ou de non-paiement d’après la santé financière du
client et d’après des statistiques de paiement reposant ou non sur des méthodes
de score fournies par des agences de notation.
– Vérifier le respect des délais de paiement, c’est-à-dire le délai séparant la date
de facturation de l’échéance en mettant en place des procédures d’alerte lors de
dépassement de date d’échéance et appliquer les pénalités obligatoires imposées
par la loi NRE même si aucune relance n’a été effectuée.
– Recouvrir les créances dont la date d’échéance est dépassée en relançant
graduellement les clients selon une procédure allant de la relance amiable sous
différentes formes (e-mails, appels téléphoniques, courriers) à la mise en demeure.
2. Indiquer les deux grandes possibilités qui s’offrent à l’entreprise pour
assurer cette fonction.
La gestion du poste soumet l’entreprise à effectuer un choix entre :
– Assurer elle-même l’ensemble des services en interne de manière à privilégier la
relation client et pouvoir individualiser les rapports avec celui-ci afin de prévenir les
risques inhérents à ce poste comptable.
– Externaliser cette fonction et profiter ainsi d’avantages en termes de souplesse
organisationnelle et financière car, en échange du service rendu et de coût de ce
service, l’entreprise économise la mise en place d’un service dédié et variabilise
ses dépenses en fonction du volume de créances traitées.
Une voie médiane consiste à assurer en interne la gestion du poste clients tout en
recourant aux techniques financières étudiées précédemment pour se décharger
d’une partie de leur gestion ou de leur recouvrement. Ces choix sont cependant
contraints par la structure et la taille de l’entreprise car les PME n’ont pas toutes la
possibilité d’avoir un service dédié à cette fonction.

© Nathan Chapitre 18 • Les prévisions de trésorerie / 231


Dossier 2
Gestion informatisée de la relation client
1. Rédiger une courte note destinée à l’entreprise Huelgoat présentant les
outils informatiques utilisés par les trésoriers en entreprise, notamment les
ERP.
Le trésorier utilise des outils informatiques comme le tableur d’une suite
bureautique informatique ou des progiciels de gestion de trésorerie aux possibilités
plus grandes.
Le progiciel permet généralement :
– de suivre les flux de trésorerie en date de valeur ;
– de communiquer avec les banques et d’échanger des données ;
– d’être intégré à la comptabilité ;
– d’éditer des échéanciers ;
– de présenter la position de trésorerie en date de valeur pour chaque compte
bancaire.
Ce type d’outil informatique doit également concilier l’aspect technique et l’aspect
ergonomique tout en permettant d’améliorer la productivité du trésorier et/ou de
ses collaborateurs.
À ce titre, les progiciels proposés sur le marché sont de plus en plus interfacés
avec la comptabilité (on parle de « progiciel intégré ») et évitent une saisie multiple
des informations.
Les ERP (Enterprise Resource Planning) ou progiciels de gestion intégrés (PGI),
très utilisés dans les grandes entreprises et aujourd’hui adoptés par des PME,
proposent notamment une interface gestion de trésorerie ajoutée à leur possibilités
dans leur volonté de coordination de l’ensemble des activités de l’entreprise. Les
ERP constituent des outils puissants de traitement de l’information.
2. Compléter la note en présentant les outils « CRM ».
Au-delà de ces systèmes, de nombreux outils de traitement de l’information sont à
la disposition des entreprises et des responsables pour gérer le poste clients et
venir en soutien aux différentes tâches à accomplir. Ces systèmes portent le nom
de CRM Financier. Ils constituent le prolongement des CRM (Customer
Relationship Management), ou GRC en français (gestion de la relation clients),
apparus dans les années 1990 et principalement centrés sur la relation client et
son aspect commercial, avec comme idée principale que le client est unique et
mérite toutes les attentions : concept du one to one. Depuis quelques années, sur
la base des CRM, de nouveaux systèmes ont été élaborés pour assurer le suivi du
poste clients et le processus de recouvrement de créances car cet aspect de la
relation client était souvent déconnecté de l’aspect commercial et s’inscrivait
parfois en contradiction avec celui-ci. Le CRM financier a donc pour objectif le suivi
aval du poste clients en relation avec l’amont dont l’objectif demeure la fidélisation
du client en optimisant la relation financière. Cet outil est également interfacé avec
des ERP (Enterprise Resource Planning), qui sont des outils de gestion intégrée
(par exemple, SAP, Oracle, Tiny ERP) dans les grandes entreprises.

232 / Chapitre 18 • Les prévisions de trésorerie © Nathan


Dossier 3
Budget de trésorerie
1. Établir le budget de trésorerie pour le premier trimestre N, après avoir
dressé le budget des encaissements, le budget des décaissements sur
achats, le budget des autres décaissements et le budget de TVA à décaisser.
Encaissements Ventes Total Janvier Février Mars
Poste clients fin décembre N-1 7 500 7 500
Ventes de janvier 10 800 5 400 5 400
Redevances de janvier 960 960
Ventes de février 13 200 6 600 6 600
Redevances de février 960 960
Ventes de mars 12 600 6 300
Redevances de mars 960 960
Total des encaissements clients TTC 46 980 13 860 12 960 13 860

Décaissements Achats Total Janvier Février Mars


Poste Fournisseurs fin décembre N-1 4 400 4 400
Achats de janvier 4 320 4 320
Charges externes de janvier 960 960
Achats de février 5 280 5 280
Charges externes de février 600 600
Achats de mars 5 040
Charges externes de mars 900 900
Total des décaissements fournisseurs TTC 21 500 5 360 4 920 6 180

Autres décaissements Total Janvier Février Mars


Personnel fin décembre N-1 3 300 3 300
Organismes sociaux fin décembre N-1 1 600 1 600
Personnel 12 000 3 900 4 100 4 000
Organismes sociaux 6 050 1 950 2 100 2 000
Remboursements d'emprunt 7 000 3 000 4 000
Intérêts sur emprunt 800 500 300
Fournisseurs d'immobilisation 3 000 3 000
Total des autres décaissements TTC 33 750 14 250 13 500 6 000

TVA à décaisser Janvier Février Mars

© Nathan Chapitre 18 • Les prévisions de trésorerie / 233


Dette de TVA fin décembre N-1 1 500
TVA collectée sur ventes 1 960 2 360 2 260
TVA déductible sur achats 880 980 990
TVA déductible sur achats d'immobilisation 500 0
TVA à décaisser 1 080 1 380 1 270
Décaissement de la TVA 1 500 1 080 1 380

Budget de trésorerie Janvier Février Mars


Solde de trésorerie en début de mois 9 000 1 750 –4 790
+ Encaissements clients 13 860 12 960 13 860
– Décaissements fournisseurs 5 360 4 920 6 180
– Autres décaissements 14 250 13 500 6 000
– TVA à décaisser 1 500 1 080 1 380
Solde de trésorerie fin de mois 1 750 –4 790 –4 490

2. Présenter le budget de trésorerie ajusté en sachant que pour combler


le déficit de trésorerie de février N, le directeur propose de remettre à
l’escompte les créances de février qui arrivent à échéance au 31 mars N.
Les agios estimés sont de 65 k€.
Budget de trésorerie ajusté Janvier Février Mars
Solde de trésorerie début de mois 9 000 1 750 1 875
Flux de trésorerie mensuel –7 250 –6 540 300
Escompte créances de février 6 600
Agios -65
Solde de trésorerie ajusté fin de mois 1 750 1 875 2 175

234 / Chapitre 18 • Les prévisions de trésorerie © Nathan


Chapitre 19
Le financement et le placement
de la trésorerie
Application 1 ● QCM, p. 406
Choisissez la ou les réponses exactes.
1. Les billets de trésorerie sont des titres de créances négociables pouvant
être achetés :
☒ par les entreprises désirant effectuer des placements à court terme.
□ sur un compartiment du marché monétaire appelé marché interbancaire.
□ lors de leur émission uniquement.
2. Comparativement à l’escompte, l’affacturage :
□ est moins onéreux car l’affactureur ne supporte pas le risque de non-paiement.
☒ est plus onéreux car les services rendus sont plus nombreux.
☒ décharge l’entreprise adhérente du suivi administratif des créances.
3. Le trésorier effectue ses calculs à partir des dates de valeur car :
☒ elles sont prises en compte pour le calcul des intérêts.
□ elles représentent les dates d’enregistrement comptable des opérations.
☒ elles correspondent aux dates de crédit ou de débit du compte bancaire.
4. Les crédits de stockage et les crédits de campagne sont octroyés :
□ en province et plus particulièrement dans la Creuse.
☒ pour financer un besoin ponctuel et saisonnier quel que soit le lieu.
□ pour une durée minimale de trois mois.

© Nathan Chapitre 19 • Le financement et le placement de la trésorerie / 235


5. Le coût réel d’un escompte est déterminé par :
□ la banque pour l’adresser à son client ayant négocié l’effet.
☒ l’entreprise dans un souci de comparaison et de contrôle.
□ les clients de l’entreprise pour déterminer le montant qui leur sera prélevé
à l’échéance.
6. EONIA et EURIBOR sont des taux du marché monétaire généralement :
□ supérieurs au taux de base bancaire.
☒ inférieurs au taux effectif global.
□ inférieurs au taux de l’usure.
7. Les placements de trésorerie en SICAV permettent à l’entreprise :
□ de se soustraire au risque en capital.
☒ de confier à des spécialistes la gestion des actifs.
□ d’économiser des frais de gestion et des frais d’entrée/sortie.
8. Le plan de trésorerie permet :
□ d’affiner le budget de trésorerie pour atteindre un solde proche de zéro.
☒ d’indiquer les financements et les placements à effectuer.
□ de déterminer le solde annuel de trésorerie.
9. Les placements de trésorerie doivent tenir compte des critères :
□ profitabilité, rentabilité, élasticité.
☒ sécurité, liquidité, rendement.
□ régularité, sincérité, image fidèle.

Application 2 ● Découvert bancaire, TEG et coût réel d’un


crédit, p. 407
1. Effectuez les calculs du TEG du découvert selon les critères appliqués
par la banque July.
Intérêts : 6 893 500 × 10 / 36000 = 1 914,86 €.
Commission du plus fort découvert :
(145 950+172 560 + 232 940) × 0,05 / 100 = 275,73 €.
Soit un TEG de : 6 893 500 × t / 36 000 = 2 190,59 €.
t = (36 000 × 2 190,59) / 6 893 500 = 11,44 %.
2. Calculez le taux réel du découvert selon vos propres critères.
Commission de compte : 379 490 × 0,02/100 = 75,90 €.
Soit un total d’agios de : 2 190,59 + 75,90 = 2 266,49 €.
Ce qui donne un taux réel de : t = 6 893 500 × t / 36 500.
t = (36 500 × 2 266,49) / 6 893 500 = 12,00 %.

236 / Chapitre 19 • Le financement et le placement de la trésorerie © Nathan


3. Commentez.
Le taux effectif global (TEG) est un taux annuel proportionnel au taux de période,
à terme échu, exprimé pour cent unités monétaires. Il est obligatoirement
communiqué par les établissements de crédit à leurs clients. Ce taux prend en
considération la plupart des commissions et frais à l’exception des commissions ne
couvrant pas un risque et rémunérant un simple service, comme les commissions
de mouvement et les commissions de compte. Le trésorier a donc tout intérêt à
calculer le taux réel du crédit en incluant l’ensemble des frais supportés.
4. Ne serait-il pas préférable d’escompter des lettres de change ?
Le calcul de l’escompte des lettres de change prend en considération des jours de
valeur et des jours de banque. En principe, ce procédé renchérit le coût du crédit,
mais un calcul est à réaliser en fonction de l’ensemble des paramètres pour ces
deux modes de financement. Si l’escompte est souvent moins onéreux, le
découvert s’adapte cependant plus précisément au besoin. En effet, au-delà du
coût, l’escompte des lettres de change oblige à négocier des effets pour une date
d’échéance et un montant correspondant au besoin financier à court terme. Or les
périodes et les montants des effets ne correspondent pas toujours au besoin réel.

Application 3 ● Bordereau de remise à l’escompte et coût


réel de l’escompte, p. 407
1. Présentez le bordereau de remise à l’escompte.
Bordereau de remise à l’escompte Remise du 5 avril
Tiré Nominal (en €) Échéance Jours Taux d’escompte Intérêts
Dupont 150 200,00 5 mai 31 9,50% 1 228,72
Marcel 35 800,00 31 mai 57 9,50% 538,49
Léon 82 000,00 15 juin 72 9,50% 1 558,00
Total remise 268 000,00
Intérêts 3 325,21
Commission 9,00
TVA/com. 1,76
Agios TTC 3 335,98
Montant net 264 664,02
Nombre de jours pour calculer les intérêts de l’effet sur Dupond :
(30 – 5) + 5 + 1 jour de banque = 31 jours.
2. Calculez le taux réel du crédit pour l’effet sur Léon.
Si la remise avait eu lieu à l’encaissement, les fonds auraient été disponibles le 19
juin puisque la banque compte quatre jours de valeur. Dans le cadre de la remise à
l’escompte, les fonds seront disponibles dès le 6 avril, compte tenu de quatre jours
de valeur.
La durée du crédit est donc du 6 avril au 19 juin, soit : 25 + 31 + 19 = 75 jours.
Le taux réel du crédit est de :
(1 558 + 3) = 80 439 × 75 × t / 36 500
t = (1 561 × 36 500) / (80 439 × 75) = 9,44 %

© Nathan Chapitre 19 • Le financement et le placement de la trésorerie / 237


3. Calculez le taux unique moyen pour l’ensemble des effets remis
à l’escompte.
(3 325,21 + 9) = ((150 200 – 1 231,72) × 34) + (35 258,51 × 60) + (80 439 × 75))
× t / 36 500
3 334,21 = (5 064 921,52 + 2 115 510,60 + 6 032 925) × t / 36 500
t = 9,21 %

Application 4 ● Arbitrage entre différentes sources de


financement, p. 408
1. Effectuez l’ensemble des calculs préliminaires et calculez le taux réel
de l’escompte.
Le taux appliqué par la banque comprend le taux de base bancaire (TBB),
la commission d’endos et une majoration spécifique. Soit un taux de :
8 + 0,5 + 1 = 9,5 %.
La durée du crédit, pour le calcul des intérêts, démarre à partir du jour de la
remise, exclus, jusqu’au jour, inclus, de l’échéance. Cette durée est augmentée
des jours de banque : 4j + 28j + 1j = 33 jours.
Le montant des intérêts est de : 40 000 × 9,5 % × 33 / 360 = 348,33 €.
La commission de remise à l’escompte est de : 3 €.
Total des agios hors taxes : 348,33 + 3 = 351,33 €.
Pour une remise à l’encaissement, les fonds auraient été mis à disposition le 4
mars en comptant 4 jours de valeur. Pour la remise à l’escompte, l’entreprise va
disposer des fonds le 28 janvier (en comptant 1 jour de valeur), soit :
4 + 28 + 4 = 36 jours avant le 4 mars.
Le taux réel de l’escompte est de :
351,33 = (40 000 – 351,33) × 36 × t / 36 500
t = 8,98 %
Le taux réel de l’escompte est inférieur au taux nominal car le nombre de jours
réels du crédit est plus important que la durée nominale. La commission entraîne
un surcoût, mais trop faible pour être significatif.
2. Déterminez le coût du découvert et le taux réel du découvert.
Nombre de jours du découvert :
– 27/01 au 05/02 inclus : 10 jours ;
– 12/2 au 28/2 inclus : 17 jours.
Intérêts relatifs au découvert :
(35 000 × 13,5 % × 10 / 360) + (44 000 × 13,5 % × 17 / 360) = 411,75 €
La commission du plus fort découvert (CPFD) est de : 35 000 × 0,05 % = 17,50 €
en janvier et 44 000 × 0,05 % = 22 € en février, soit un total de 39,50 €.
Total des agios hors taxes : 411,75 + 39,5 = 451,25 €.
Taux réel du découvert :
398,75 = ((35 000 × 10) + (44 000 × 17)) × t / 36 500 = 13,26 %.

238 / Chapitre 19 • Le financement et le placement de la trésorerie © Nathan


Le découvert est plus onéreux mais demeure plus souple car il s’adapte
exactement aux besoins.
Le calcul par la méthode des nombres est le suivant : les nombres sont de 210 000
(35 000 × 10) en janvier-février et de 748 000 (44 000 × 17) en février, soit un total
de 1 098 000 pour le numérateur N.
Le diviseur D est : 36 000 / 13,5.
Ce qui donne des intérêts de I = N / D, soit 1 098 000 / (36 000 / 13,5) = 411,75 €.

Application 5 ● Arbitrage entre placements de trésorerie,


p. 408
1. Rappelez les avantages et les inconvénients d’un placement en SICAV
monétaire.
Une SICAV est une société d’investissement à capital variable dont l’objet est
d’investir dans des valeurs mobilières l’essentiel de ses ressources. Plusieurs
catégories de SICAV permettent de diversifier les placements, le rendement
et le risque encouru.
Les SICAV monétaires sont composées de titres de créances négociables à court
terme (billets de trésorerie ou bons du Trésor) ne présentant pas de risque en
capital (sauf en cas de faillite de l’émetteur). En contrepartie, ce type de produits
affiche des performances modestes proches des taux du marché monétaire. Les
SICAV monétaires sont assez liquides (achat et vente faciles) et donc appropriées
pour des placements à court terme. En revanche, l’achat et la vente fréquents
peuvent devenir onéreux car des droits d’entrée et de sortie, ainsi que des frais
de gestion, sont alors facturés à l’investisseur.
2. Faites les calculs nécessaires pour choisir la solution de placement la plus
avantageuse.
a. Le placement en SICAV rapportera 20 000 × 3 % × 14 / 365 = 23,01 €, auxquels
il faut soustraire des droits d’entrée de 0,1 % calculés sur le montant du placement
(pas de prorata temporis) soit 20 000 × 0,1 % = 20 €. Le rendement net est alors
de 23,01 – 20 = 3,01 €.
Ce qui donne un taux de placement de (36 500 × 3,01) / (20 000 × 14) = 0,39 %.
La durée du placement est beaucoup trop courte pour permettre au rendement
de couvrir les frais facturés.
b. Le règlement au comptant permet à l’entreprise de payer aujourd’hui :
18 900 – (18 900 × 0,5 %) = 18 805,50 €.
Le taux de l’escompte de règlement est le taux pour lequel :
94,50 = (18 805,50 × t × 30) / 36 500
t = 6,11 %

© Nathan Chapitre 19 • Le financement et le placement de la trésorerie / 239


Le règlement de la dette moyennant escompte est donc financièrement plus
intéressant que le placement en SICAV. Cependant, ce type de placement bloque
les fonds placés alors que le placement en SICAV peut être transformé en
liquidités du jour au lendemain, ce qui permet de faire face aux imprévus. Là
encore, la diversification s’impose et le raisonnement ne doit pas être que
financier.

Application 6 ● Gestion de trésorerie en jours de valeur,


p. 409
1. Déterminez le solde bancaire en comptabilité le lundi 4 mars en fin
de journée.
Solde : +12 916,80
Virement émis : –14 352,00
Remise de chèque : +17 670,90
_________
Solde bancaire : +16 235,70

Solde : 25 876,53
Virement émis : 32 765,50
Remise de chèque : 35 342,70
________
Solde bancaire : 28 453,73
2. Quels sont les critères retenus pour suivre ces opérations en trésorerie ?
La compensation du chèque remis aura lieu le mardi 5 avril (car l’heure de caisse
sera dépassée le lundi 4 avril). La remise de chèque donnant lieu à J+3 ouvrés,
le chèque sera crédité en valeur le vendredi 8 avril.
Le virement émis pour le fournisseur sera débité à J-1 calendaire, soit en valeur
le dimanche 3 avril.
Le compte sera donc à découvert en date de valeur pendant cinq jours (du 3 au
7 avril inclus) pour un montant de : 12 916,80 – 14 352,00 = 1 435,20 €.
Dim. Lundi Mardi Mercr. Jeudi Vendr. Sam.
Date de valeur
3 avril 4 avril 5 avril 6 avril 7 avril 8 avril 9 avril
Solde début 12 916,80 –1 435,20 –1 435,20 –1 435,20 –1 435,20 –1 435,20 16 235,70
Mouvements –14 352,00 17 670,90
Solde fin –1 435,20 –1 435,20 –1 435,20 –1 435,20 –1 435,20 16 235,70 16 235,70

3. Calculez le montant des frais financiers.


Intérêts de découvert : 1 435,20 × 12 % × 5 / 360 = 2,39 €.
Commission du plus fort découvert : 1 435,20 × 0,06 % = 0,86 € (la limitation
ne s’applique pas).
Soit un total de frais hors taxes de 3,25 €.

240 / Chapitre 19 • Le financement et le placement de la trésorerie © Nathan


Application 7 ● Titres de créances négociables, p. 409
1. Quelles sont les motivations de la banque et de l’entreprise ?
La banque émettrice désire se financer à court terme (trois mois) directement
sur le marché alors que la société Bomarchai souhaite placer des excédents
pour une période courte. Ce type d’opérations est réalisé par des sociétés de taille
importante car les montants échangés sont élevés.
2. Déterminez le montant de la transaction 40 jours après l’émission.
Le montant perçu par la banque lors de l’émission des certificats correspond
au montant nominal, soit 150 k€ par titre.
La somme à payer à l’échéance sera majoré des intérêts :
150 000 + (150 000 × 4 × 120)/36000 = 2 000 €
Le montant de la transaction (a) 40 jours après l’émission est de :
a + (a × 3,5 × 80) / 36 000 = 152 000 €
a = 150 826,90 €
Soit un total de 20 × 150 826,90 = 3 016 538,04 €.
3. Calculez le taux de placement du premier acquéreur.
150 000 + (150 000 × t × 40) / 36 000 = 150 826,90
t = 4,96 %

Application 8 ● Taux d’intérêt, p. 409


1. Expliquez au gérant de l’entreprise ce que signifient des taux négatifs.
Des taux négatifs signifient que l’investisseur « paie » pour placer ses fonds.
En réalité, il percevra un montant plus faible que celui qu’il a placé.
Il y a plusieurs raisons à cela :
– Les orientations monétaires de la BCE ont pour conséquence un taux plancher
négatif.
– En période de déflation, les taux ont une prime négative.
– Les investisseurs ont une forte aversion pour le risque : ils préfèrent payer pour
placer leurs excédents sans risque (cela concerne les États et les « zinzins »).
2. Indiquez deux possibilités de placement permettant d’obtenir un
rendement positif.
Acquérir des titres à maturité plus longue : les données de la Banque de France
l’illustrent bien.
Acquérir des titres moins bien notés, donc plus risqués et, par conséquent, plus
rémunérateurs.
3. Alternativement à une trésorerie positive, que lui conseiller ?
La trésorerie positive étant un emploi dont le rendement est inférieur aux actifs
immobilisés, il est préférable d’investir pour obtenir un rendement à même de
couvrir le coût des ressources.

© Nathan Chapitre 19 • Le financement et le placement de la trésorerie / 241


Entraînement à l’examen, p. 411

Dossier 1
Coût d’un découvert bancaire
1. Calculer le coût du découvert facturé par la banque.
I = 50 000 × 13,50 % × 23 / 360 = 431,25 €
CPFD = 50 000 × 0,06 % = 30
Coût du découvert = 431,25 + 30 = 461,25 €
2. Calculer le taux réel du découvert selon le point de vue du trésorier.
t = 36 500 × I / C × n = 14,64 %

Dossier 2
Coût d’un escompte et comparaison entre sources de
financement à court terme
1. Déterminer les effets à remettre à l’escompte si vous retenez ce mode
de financement et calculer le coût de l’escompte pour financer le déficit
de trésorerie. La remise est effectuée le 2 octobre.
Il faut remettre les effets dont l’échéance est la plus proche, soit ceux au 30
octobre, et compléter avec ceux au 15 novembre à hauteur de 50 000 €.
Soit, ici, l’ensemble des effets en portefeuille.

Bordereau de remise à l’escompte Remise d’effets de commerce du 2 octobre


Tiré Nominal (en €) Échéance Jours Taux d’escompte Intérêts
Dubout 14 400,00 31 octobre 28 9,50 % 106,40
Montier 10 560,00 31 octobre 28 9,50 % 78,03
Hasna 8 160,00 31 octobre 28 9,50 % 60,29
Massia 11 000,00 15 novembre 43 9,50 % 124,82
Pinelli 8 400,00 15 novembre 43 9,50 % 95,32
Total remise 52 520,00
Intérêts 464,86
Commission 25,00
TVA/com. 5,00
Agios TTC 494,86
Montant net 52 025,14
Pour une échéance au 31 octobre : 31 – 5 + 2j de valeur = 28.

2. Calculer le coût réel de l’escompte.


Coût de l’escompte : 489,86 € (soit 464,86 + 25).

242 / Chapitre 19 • Le financement et le placement de la trésorerie © Nathan


3. Commenter les résultats obtenus.
– Coût du découvert : 461,25 €.
– Coût de l’escompte : 489,86 €.
L’écart est faible en valeur absolue, mais il est préférable de retenir l’escompte
compte tenu d’un taux moins élevé et de la préférence pour ce financement de
la part de la banque.
Le taux réel du découvert est supérieur au taux affiché car on prend en compte
la commission du plus fort découvert.

Dossier 3
Rentabilité de l’investissement
1. Présenter les comptes de résultat prévisionnels sur cinq ans et les CAF
correspondantes.

Compte de résultat N N+1 N+2 N+3 N+4


CAHT 3 000,00 3 150,00 3 307,50 3 638,25 4 002,08
Charges variables –1 500,00 –1 575,00 –1 653,75 –1 819,13 –2 001,04
Charges fixes hors DA –600,00 –600,00 –600,00 –680,00 –680,00
DA constructions –100,00 –100,00 –100,00 –100,00 –100,00
DA machines –500,00 –500,00 –500,00 –500,00 –500,00
Résultat avant impôt 300,00 375,00 453,75 539,13 721,04
IS –100,00 –125,00 –151,25 –179,71 –240,35
Résultat net comptable 200,00 250,00 302,50 359,42 480,69
CAF 800,00 850,00 902,50 959,42 1 080,69

2. Calculer la variation de BFRE en considérant que celui-ci est constitué


en début de période.

BFRE 0 N N+1 N+2 N+3 N+4


CAHT 3 000,00 3 150,00 3 307,50 3 638,25 4 002,08
BFRE 500,00 525,00 551,25 606,38 667,01 0,00
Variation du BFRE 500,00 25,00 26,25 55,13 60,64 –667,01

3. Calculer la valeur comptable nette (VCN) des immobilisations à la fin


de l’année N+4.
La valeur résiduelle à la fin des périodes d’amortissement n’étant pas
communiquée, nous amortissons les biens à partir de leur coût d’acquisition
sur leur durée d’utilisation.
VCN terrain 200,00
VCN constructions 1 000,00 (1500 – (5 × 100))
VCN machines 500,00 (3000 – (5 × 500))
VCN totale fin N+5 1 700,00

© Nathan Chapitre 19 • Le financement et le placement de la trésorerie / 243


4. Calculer les flux de trésorerie de ce projet sur 5 ans.

Flux de trésorerie 0 N N+1 N+2 N+3 N+4


Terrain –200,00
Construction –750,00 –750,00
Machines –2 000,00 –1 000,00
valeur résiduelle 1 700,00
Variation du BFRE –500,00 –25,00 –26,25 –55,13 –60,64 667,01
CAF 800,00 850,00 902,50 959,42 1 080,69
Flux de trésorerie –3 450,00 –975,00 823,75 847,38 898,78 3 447,70

5. Déterminer la valeur actuelle nette du projet et son taux interne


de rentabilité.
VAN du projet à 7 % 193,83
VAN à 10 % –264,30
TRI 8,21%

6. Si la société emprunte 2 millions d’euros au taux annuel de 6 %


remboursable par annuités constantes sur cinq ans, présenter le tableau
d’emprunt et un tableau permettant de calculer son taux actuariel.
Tableau d’emprunt, taux 6 % an, annuités constantes
Année Capital restant Intérêts Remboursement Annuité
N 2 000,00 120,00 354,79 474,79
N+1 1 645,21 98,71 376,08 474,79
N+2 1 269,13 76,15 398,65 474,79
N+3 870,48 52,23 422,56 474,79
N+4 447,92 26,88 447,92 474,79
2 000,00

Tableau permettant de calculer le taux actuariel de l’emprunt


0 N N+1 N+2 N+3 N+4
Emprunt 2 000,00
Annuités –474,79 –474,79 –474,79 –474,79 –474,79
Économie d’IS sur intérêts 40,00 32,90 25,38 17,41 8,96
Flux de trésorerie 2 000,00 –434,79 –441,89 –449,41 –457,38 –465,83

Le taux actuariel est de 4 %.

244 / Chapitre 19 • Le financement et le placement de la trésorerie © Nathan


Dossier 4
Gestion de trésorerie
1. Calculer les agios dans le cadre du découvert.
Intérêts 180 000 × 6 % × 21/360 = 630,00
CPFD 180 000 × 0,06 % × 2 = 216,00 calculée par mois, pas de TVA
Commission plafonnée 5,00
Agios HT 851,00
TVA 0,98
Agios TTC 851,98

2. Déterminer le taux réel du découvert bancaire.


t = 36 500 × 851 / 180 000 × 21 = 8,22 %
3. Déterminer les effets à escompter et justifier le choix par le calcul, sachant
que la société possède en portefeuille les lettres de change suivantes :
– 19 k€ : échéance 15 février ;
– 46 k€ : échéance 15 février ;
– 48 k€ : échéance 28 février ;
– 40 k€ : échéance 15 mars.
Il faut escompter ceux dont l’échéance est proche, puis ajuster en fonction
du montant à financer.
19 000 + 46 000 + 48 000 + 40 000 = 153 000, ce qui est inférieur à 180 000.
Tous les effets sont donc à escompter.
4. Présenter le bordereau de remise à l’escompte tel que la banque devrait
l’établir pour une remise des effets le 21 janvier.
Nombre Taux
Montant Intérêts Commission Agios HT TVA Agios TTC
de jours d’intérêt
19 000 25* 4,70 % 62,01 3 65,01 0,59 65,60
46 000 25 4,70 % 150,14 3 153,14 0,59 153,73
48 000 38 4,70 % 238,13 3 241,13 0,59 241,72
40 000 53 4,70 % 276,78 3 279,78 0,59 280,37
727,06 12 739,06 2,35 741,42
* (31 – 22) + 15 + 1 = 25 jours
5. Quel est le taux moyen de l’escompte pour l’ensemble des effets quand
la banque applique quatre jours de valeur pour les effets remis à
l’encaissement ?
Le nombre de jours doit être majoré du différentiel : remise à l’encaissement –
remise à l’escompte.
739,06 = ((19 000 – 65,01) × 28) + (45 846,86 × 28) + (47 758,87 × 41)
+ (39 720,22 × 56) × t / 36 500
t = 4,50 %

© Nathan Chapitre 19 • Le financement et le placement de la trésorerie / 245


246 / Chapitre 19 • Le financement et le placement de la trésorerie © Nathan
Chapitre 20
La gestion du risque de change
Application 1 ● QCM, p. 426
Choisir la ou les réponses exactes.
1. Face au risque, les entreprises peuvent adopter une attitude spéculative
qui consiste à :
□ acheter des contrats à terme.
□ vendre des contrats à terme.
☒ ne pas se couvrir.
2. Un risque de hausse d’une devise peut être couvert par :
□ la vente à terme de devise.
☒ l’achat à terme de devise.
3. Une position de change ouverte courte correspond à :
□ des actifs supérieurs aux dettes.
☒ des dettes supérieures aux actifs.
□ des actifs supérieurs aux passifs.
4. Un importateur est régulièrement exposé au risque :
☒ de change.
□ de taux.
□ de non-paiement.
5. L'achat de contrats à terme ferme engage :
☒ définitivement l'acheteur.
☒ définitivement le vendeur.
□ aucune des deux parties.

© Nathan Chapitre 20 • La gestion du risque de change / 247


6.  Un exportateur est amené à facturer en devises étrangères :
☒ pour des raisons de négociations commerciales.
□ afin d’annuler le risque de change.
☒ pour supporter le risque de change.
7. La prime d'un contrat à terme optionnel est perdue pour l'acheteur :
☒ quelle que soit la façon dont le contrat est dénoué.
□ lorsque le dénouement est réalisé par une opération de sens inverse.
□ lorsqu'il abandonne l'option.
8.  Une option de change fait l’objet :
☒ du paiement d’une prime.
☒ oblige le vendeur de l’option en cas d’exercice.
□ ne contraint jamais le vendeur de l’option.
9. Une couverture contre un risque de baisse du cours d’une devise
est réalisée par :
☒ l’achat d’options de vente.
□ l’achat d’options d’achat.

Application 2 ● Trésorerie et problématique de couverture,


p. 427
1. Quelle est la raison principale qui pousse l’entreprise française à facturer
dans une devise différente de la sienne ?
La société française exportatrice facture en dollars afin de prendre à sa charge
le risque de change pour des raisons commerciales.
2. Identifiez la nature du risque encouru par la société Perros.
La société Perros est exposée à un risque de change de transaction : celui de
voir le cours de l'USD baisser par rapport à l'EUR.
Elle est en position ouverte longue.
3. La société Perros achète à sa banque de l’USD à terme à un cours
de 0,90 €.
a. Justifiez ce mode de couverture.
La société Perros se couvre à terme ferme au cours de 0,90 € car elle pense
que le cours de l'USD au moment du règlement sera inférieur à 0,90.
b. À la date de règlement, un USD cote 0,89 EUR. Mesurez les conséquences
financières de la couverture et de l’évolution du dollar.
La couverture coûte : 1 200 000 × (0,92 – 0,90) = 24 000 €.
Avec un cours de 0,89 € au moment du règlement, le dollar est descendu plus
bas que le cours de couverture : la société évite de perdre 1 200 000 × (0,92 –
0,89) = 36 000 €.
Pour 24 000 €, elle évite une perte de 36 000 €. L'opération de couverture était
donc intéressante.

248 / Chapitre 20 • La gestion du risque de change © Nathan


Application 3 ● Importation et risque de change, p. 427
1. Déterminez le mode de cotation ci-dessus et indiquez si l’évolution de
la livre entre la facturation et la date de règlement renchérit l’importation.
Il s’agit du mode de cotation au certain, qui indique le nombre de livres sterling
pour une unité d’euro.
Au moment de la facturation, 1 livre sterling vaut 1,1082 euro, alors qu’au moment
du règlement, la livre sterling vaut 1,1196 euro. La livre sterling s’est donc
appréciée et renchérit l’exportation.
2. Indiquez si la société Guirec doit exercer l’option et pourquoi.
En tant qu'importateur, la société craint une hausse de la livre sterling par rapport
à l’euro.
Avec un cours EUR/GBP de 0,8932 au lieu de 0,9024 à la facturation, le cours de
l’euro a diminué, donc celui de la livre sterling a progressé.
En mode de cotation à l’incertain, on voit bien que le cours de règlement a franchi
le prix d'exercice à la hausse (1,1196 EUR pour 1 GBP à terme contre un prix
d’exercice de 1,1111 €). Il faut donc exercer l'option.
3. Calculez le résultat de l’opération dans le cadre d’un exercice de l’option.
En exerçant, la société achètera la GBP 1,1111 € alors qu'elle devrait décaisser
1,1196 € sur le marché.
La prime de 0,2 % s'applique sur le cours de facturation, soit :
(40 000 / 0,9024) × 0,2 % = 88,65 €.
La société décaisse donc : (40 000 / 0,9030) + 88,65 € = 44 385,44 €.
En l'absence de couverture, elle aurait décaissé : 40 000 / 0,8932 = 44 782,80 €.
Elle réalise donc un gain net de la différence, soit 397,36 €.

Application 4 ● Risque de change et contrat d’option,


p. 427
1. Quel est le cours du dollar à la facturation ?
7 519 / 10 000 = 0,752 €.
2. Expliquez les raisons qui poussent le trésorier à acheter des options
de vente.
La société exportatrice est exposée au risque de change, c'est-à-dire au risque
de voir le cours du dollar baisser, ce qui diminuerait ses recettes sur créances en
dollars.
L'achat d'options de vente permet de vendre à terme des dollars au cours d'achat
de l'option si cela s'avère intéressant. Dans le cas contraire, la société peut
abandonner l'option et vendre ses dollars à un meilleur cours sur le marché.
Dans tous les cas, la société paie la prime de 0,02 € par dollar.

© Nathan Chapitre 20 • La gestion du risque de change / 249


3. Déterminez le montant net encaissé et le résultat de l’opération dans
l’hypothèse où la société abandonnerait l’option. Un dollar s’échangerait
contre 0,762 € à l’échéance.
Un dollar s'échangerait 0,762 € à l'échéance.
La société décaisse 10 000 × 0,02 = 200 € de prime pour l'achat des options
de vente.
Le cours du dollar progresse à 0,762 €. La société abandonne ses options
et revend ses dollars au comptant pour 10 000 × 0,762 = 7 620 €.
Le résultat sur la devise est de 7 620 – 7 519 = +101 €.
Il faut cependant retrancher le montant des primes, soit 200 € pour obtenir
le résultat de l'opération qui ressort négatif à –99 €.
4. Finalement, un dollar s’échange contre 0,72 €. Que doit faire le trésorier
et quel est le résultat ?
Le cours du dollar baisse. Le trésorier exerce ses options et vend 10 000 $
à 0,7557 €, soit 7 557 €.
Il réalise ainsi un gain de 7 557 – 7 519 = 38 € sur devise, mais supporte le
montant des primes pour 200 €.
Le résultat de l'opération est de 38 – 200 = –162 €.
Sans couverture, il aurait perdu : (10 000 × 0,72) – 7 519 = 319 €.

Application 5 ● Risque de change et contrats à terme


ferme, p. 428
1. Identifiez la nature du risque supporté par l'importateur.
L'importateur supporte un risque de change caractérisé par une hausse du cours
du dollar.
2. Face à ce risque, la société peut réagir de deux façons : ne rien faire ou
couvrir l’opération. Expliquez les raisons et les conséquences de ces choix.
Si l'entreprise ne fait rien pour se couvrir, elle adopte une attitude spéculative en
pensant que le dollar ne baissera pas ou que son éventuelle baisse ne sera pas
significative pour justifier le coût d'une couverture. L'entreprise est alors exposée
au risque de baisse de la devise.
Si l'entreprise se couvre contre le risque de change, elle supporte les frais de cette
couverture mais pense que ceux-ci seront couverts par le résultat de l'opération.
3. La société s’adresse à sa banque qui lui propose une opération à terme
ferme avec cours du dollar à 60 jours à 0,76 €. Quel est l’intérêt de cette
opération ?
L'opération à terme ferme consiste pour l'entreprise à acheter des dollars à un
cours convenu au moment de la négociation. Dans 60 jours, que le dollar soit
supérieur ou inférieur à 0,76 €, l'entreprise devra prendre livraison des dollars
précédemment achetés à 0,76. Si le cours a progressé entre temps, elle réalisera
un gain, et une perte dans le cas contraire.

250 / Chapitre 20 • La gestion du risque de change © Nathan


4. La Coface propose un cours garanti à 0,77 € le jour de la signature
du contrat (cours au comptant) et une prime de 0,15 % du montant de
l'opération. Calculez la façon dont va se dénouer l'opération en retenant
les deux hypothèses de cours de règlement ci-dessous, pour chaque cas
envisagé (ne rien faire, achat à terme ferme, garantie Coface).
Hypothèses de règlement :
– cours du dollar à 0,74 € ;
– cours du dollar à 0,81 €.
Au 15 mai, le cours du dollar est 0,79 €.
> Ne rien faire
Rien faire : le cours baisse à 0,74
Opération Montant en dollars Cours Contre-valeur en euros
Valeur le 15 mai (comptant) 100 000,00 0,79 79 000,00
Règlement effectué 100 000,00 0,74 74 000,00
Différence 100 000,00 0,05 5 000,00
Gain 5 000,00

Rien faire : le cours monte à 0,81


Opération Montant en dollars Cours Contre-valeur en euros
Valeur le 15 mai (comptant) 100 000,00 0,79 79 000,00
Règlement effectué 100 000,00 0,81 81 000,00
Différence 100 000,00 –0,02 –2 000,00
Perte –2 000,00

> Achat à terme ferme


Le cours baisse à 0,74
Opération Montant en dollars Cours Contre-valeur en euros
Achat à terme ferme 100 000,00 0,76 76 000,00
Valeur à échéance 100 000,00 0,74 74 000,00
Manque à gagner 100 000,00 –0,02 –2 000,00
Valeur le 15 mai (au comptant) 100 000,00 0,79 79 000,00
Gain réalisé 100 000,00 0,03 3 000,00
Net décaissé 76 000,00

Le cours monte à 0,81


Opération Montant en dollars Cours Contre-valeur en euros
Achat à terme ferme 100 000,00 0,76 76 000,00
Valeur à échéance 100 000,00 0,81 81 000,00
Perte évitée 100 000,00 0,05 5 000,00
Valeur le 15 mai (au comptant) 100 000,00 0,79 79 000,00
Gain réalisé 100 000,00 0,03 3 000,00
Net décaissé 76 000,00

© Nathan Chapitre 20 • La gestion du risque de change / 251


Coface
Le cours baisse à 0,74
Opération Montant en dollars Cours Contre-valeur en euros
Valeur à échéance (a) 100 000,00 0,74 74 000,00
Cours garanti 100 000,00 0,77 77 000,00
Reversement à la Coface (b) 100 000,00 0,03 3 000,00
Prime Coface (c) 89 000,00 0,15 % 115,50
Net décaissé (a + b + c) 77 115,50

Le cours monte à 0,81


Opération Montant en dollars Cours Contre-valeur en euros
Valeur à échéance (a) 100 000,00 0,81 81 000,00
Cours garanti 100 000,00 0,77 77 000,00
Remboursement Coface (b) 100 000,00 0,04 4 000,00
Prime Coface (c) 89 000,00 0,15 % 115,50
Net décaissé (a + b + c) 77 115,50

Application 6 ● Risque de change d’un importateur, p. 428


1. Caractérisez précisément le risque encouru par la société.
Il s'agit d'un risque de change caractérisé par une hausse du cours du dollar.
2. Pour se couvrir à terme ferme, la société doit-elle acheter ou vendre
des dollars ?
La couverture contre ce risque consiste à acheter à terme des dollars.
3. Dans une première hypothèse, on suppose que la société achète
à terme des dollars au cours de 0,774 €.
a. Quel est le résultat de l’opération de couverture si le cours à terme
est de 0,752 € ?
Sans couverture :
– Créance : 0,769
– Paiement : 0,752
– Résultat : 0,017
La société gagne 0,017 € par dollar car l'évolution du cours est favorable.
Avec couverture :
– Créance : 0,769
– Paiement : 0,774
– Résultat : –0,005
La société perd 0,005 € par dollar. C'est le coût de la couverture.

252 / Chapitre 20 • La gestion du risque de change © Nathan


b. Même question pour un cours à terme de 0,788 €.
Sans couverture :
– Créance : 0,769
– Paiement : 0,788 La société perd 0,019 € par dollar car l'évolution du
– Résultat : –0,019 cours est défavorable.
Avec couverture :
– Créance : 0,769 La société perd 0,005 € par dollar. C'est le coût de la
– Paiement : 0,774 couverture. Elle aurait perdu 0,019 $ si elle ne s’était pas
– Résultat : –0,005 couverte.

4. Le trésorier demande s’il ne serait pas préférable de se couvrir avec


des options. Faut-il choisir des call ou des put sur dollar américain ?
Les options donnent la possibilité de profiter d'une évolution favorable.
Pour se couvrir contre une hausse des cours, il faut choisir des call.
5. Le choix se porte sur des options d’achat européennes à échéance deux
mois au prix d’exercice de 0,752 € pour un dollar. Prime : 0,025 € par dollar.
a. Quel est le résultat de l’opération avec un cours du dollar à terme de
0,761 € dans une première hypothèse ?
– Créance : 0,769
– Cours à terme : 0,761
– Gain brut : 0,008
Abandon de l'option, achat des dollars au cours à terme de 0,761 €.
– Prime : 0,025
– Résultat net : –0,017
Le gain brut de 0,008 € ne couvre pas la prime. La société perd 0,017 € par dollar
acheté.
b. Réalisez les mêmes calculs dans une seconde hypothèse avec un cours
de 0,798 €.
– Créance : 0,769
– Cours à terme : 0,798
– Résultat hors couverture : –0,029
En l’absence de couverture, la société perdrait 0,029 € par dollar.
– Exercice de l’option : 0,752
– Cours à terme : 0,798
– Résultat hors prime : 0,046
Gain hors prime.
– Prime : 0,025
– Résultat net : 0,021
Le gain brut de 0,046 € couvre la prime.La société gagne 0,021 € par dollar
acheté.
c. Quel est le seuil de rentabilité de l’opération ? Expliquez.
Seuil de rentabilité = prix d'exercice + prime = 0,752 + 0,025 = 0,777 €.

© Nathan Chapitre 20 • La gestion du risque de change / 253


6. Il est possible d’obtenir de la part de la banque de la société une avance
en devises (notamment en USD). Le trésorier estime que cela n’est pas
approprié. Expliquez sa réponse.
L'avance en devises est octroyée aux exportateurs, or la société Leguilvi réalise
des opérations d'importation.

Application 7 ● Exportations et couverture, p. 429


1. Précisez si la cotation est au certain ou à l’incertain.
Il s’agit ici d’une cotation à l’incertain, qui donne le nombre d’euros pour une unité
de devise étrangère.
2. Calculez le résultat de l’opération hors couverture en retenant la date
exacte du règlement.
Hors couverture, le résultat est négatif (attention à bien prendre le cours à 30 jours
fin de mois, c’est-à-dire au 31 mars) : 58 760 (1,023 – 1,135) = –6 581,12 €.
3. La société choisit de se couvrir avec des options de vente européennes
aux caractéristiques suivantes : prix d’exercice de 1,115 ; prime de 0,02 livre
sterling et échéance fin mars.
a. Déterminez le résultat dans le cas d’un cours à terme de la livre sterling
de 1,052 €.
Le cours de la livre sterling à 1,052 € par rapport à un cours de facturation de
1,135 € signifie que le cours de la livre a baissé. La société a donc intérêt à
exercer ses options afin de vendre la livre au prix d’exercice (1,115).
Résultat si la société exerce les options :
Résultat brut : 58 760 (1,115 – 1,135) = –1 175,20 €
Résultat net = résultat brut moins prime :
–1 175,20 – (58 760 × 0,02 × 1,135) = –1 175,20 – 1 333,85 = –2 509,05 €
La société perd 2 509,05 €.
Nota bene. Si la société n’avait pas exercé les options :
Montant de la prime : 58 760 × –0,02 × 1,135 = –1 175,20 €
Perte sur devise : 58 760 (1,023 – 1,135) = –6 581,12 €
Résultat total : –7 756,32 €
Si la société ne s’était pas couverte :
Perte sur devise : 58 760 (1,023 – 1,135) = –6 581,12 €
Résultat total : –6 581,12 €
b. Même travail pour un cours à terme de 1,118 €.
Le cours est supérieur au prix d’exercice (1,118), la société n’a donc pas intérêt
à exercer les options.
Paiement de la prime et abandon de l’option :
Montant de la prime : 58 760 × –0,02 × 1,135 = –1 175,20 €
Perte sur devise : 58 760 (1,118 – 1,135) = –998,92 €
Résultat total : –2 174,12 €

254 / Chapitre 20 • La gestion du risque de change © Nathan


Entraînement à l’examen, p. 430

Dossier 1
Analyse des caractéristiques d’une option
1. L’achat d’une option de vente sur USD induit-il une exportation ou une
importation libellée en devises étrangères ?
Le directeur achète le droit de vendre des USD car la société a exporté et facturé
en devises étrangères.
2. Quel est le mode de cotation des devises retenu dans le cadre de l’option
présentée ci-dessus ?
Il s’agit de la cotation au certain, qui détermine le nombre de devises étrangères
pour une unité d’euro.
3. Que signifie « option à l’européenne » ?
L'option à l'européenne ne permet qu'exercer qu'à terme. La quasi-totalité des
options sur le marché sont à l’européenne.

Dossier 2
Calculs financiers relatifs à une couverture par options
1. Quel est le montant de la prime versée par l’acheteur de l’option ?
Il paie ce droit 100 000 × 0,0150 € = 1 500 €.
2. Déterminer le prix effectif garanti.
Le prix effectif garanti correspond au prix d'exercice moins le montant de la prime :
1 / 1,1725 = 0,85288 – 0,015 = 0,83788 € par USD.
Soit 100 000 × 0,83788 € = 83 788 €.
3. Que fera l’acheteur de l’option de vente si l’EUR/USD vaut 1,205 à terme ?
Si l'EUR/USD vaut 1,2050 à terme, cela signifie que le cours de l'euro s’est
apprécié par rapport au prix d’exercice (le dollar baisse) et l'option est intéressante
(in the money).
4. Déterminer le résultat de l’opération.
Le cours à l'incertain est de 1/1,205 = 0,82988 €
Prix d'exercice : 1/1,1725 = 0,85288 €
L'exercice consiste donc à vendre des dollars au cours incertain de 0,85288 € et
l'opérateur encaisse : 100 000 × 0,85288 € = 85 288 € brut auquel il faut retrancher
le montant de la prime (1 500 €).
Le résultat de l’opération est : 85 288 – 1 500 – 82 988 = 800 €.
Résultat unitaire : gain de 0,023 € par dollar vendu, moins la prime de 0,015 € soit
un gain net de 0,008 € par dollar soit au total 800 €.

© Nathan Chapitre 20 • La gestion du risque de change / 255


Dossier 2
Rentabilité et financement d’un investissement
1. Calculer le taux à retenir pour actualiser les flux de trésorerie
des deux projets.
Le taux à retenir pour calculer la rentabilité des projets correspond au coût
du capital. Ce coût est la moyenne pondérée des sources de financement.
Capital : 480 k€ au taux de 10 %.
Emprunt : 320 k€ au taux de 5 %.
Coût moyen = (480/800 × 10 %) + (320 / 800 × 5 %) = 8 %.
2. Pour chaque projet, présenter les comptes de résultats prévisionnels
en faisant apparaître l’excédent brut d’exploitation (EBE) et la CAF.
Projet Primo
Comptes de résultat
Années 1 2 3 4 5
CAHT 350,0 385,0 423,5 320,0 310,0
Charges variables 70,0 77,0 84,7 64,0 62,0
Charges fixes 90,0 90,0 130,0 130,0 130,0
EBE 190,0 218,0 208,8 126,0 118,0
DA constructions 18,0 18,0 18,0 18,0 18,0
DA installations techniques 66,0 66,0 66,0 66,0 66,0
RCAI 106,0 134,0 124,8 42,0 34,0
Produits de cession 430,0
Valeur nette comptable 430,0
Résultat avant impôt 106,0 134,0 124,8 42,0 34,0
IS 35,3 44,7 41,6 14,0 11,3
Résultat net 70,7 89,3 83,2 28,0 22,7
CAF 154,7 173,3 167,2 112,0 106,7
Projet Secundo
Comptes de résultat
Années 1 2 3 4 5
CAHT 320,0 330,0 340,0 350,0 360,0
Charges variables 64,0 66,0 68,0 70,0 72,0
Charges fixes 90,0 90,0 130,0 130,0 130,0
Loyer immobilier 36,0 36,0 36,0 36,0 36,0
EBE 130,0 138,0 106,0 114,0 122,0
DA installations techniques 78,0 78,0 78,0 78,0 78,0
RCAI 52,0 60,0 28,0 36,0 44,0
Produits de cession 120,0
Valeur nette comptable 120,0
Résultat avant impôt 52,0 60,0 28,0 36,0 44,0
IS 17,3 20,0 9,3 12,0 14,7
Résultat net 34,7 40,0 18,7 24,0 29,3
CAF 112,7 118,0 96,7 102,0 107,3

256 / Chapitre 20 • La gestion du risque de change © Nathan


3. Après avoir présenté les autres calculs intermédiaires, calculer sur cinq
ans pour les deux projets :
– la VAN aux taux de 6 %, 8 %, 10 % ;
– le TRI ;
– le délai de récupération du capital investi ;
– l'indice de profitabilité.
Projet Primo
BFRE
Années 0 1 2 3 4 5
BFRE –58,3 –64,2 –70,6 –53,3 –51,7 0,0
Variation du BFRE –58,3 –5,8 –6,4 17,3 1,7 51,7

Années 0 1 2 3 4 5
Emplois
Constructions –450,0
Installations techniques –200,0 –200,0
Variation du BFRE –58,3 –5,8 –6,4 17,3 1,7 51,7
Ressources
CAF 154,7 173,3 167,2 112,0 106,7
Produits de cession 430,0
Flux de trésorerie –708,3 –51,2 166,9 184,5 113,7 588,3
CF actualisé –563,3 –48,3 148,6 154,9 90,0 439,6
CF cumulés –563,3 –756,6 –608,0 –453,2 –363,1 76,5

Délai de récupération (DRCI) avec actualisation à 6 %


Le projet est rentable dans la cinquième année :
4 ans + (76,5 / 439,6) = 4 + 0,17 ans = 4 ans + 2,09 mois = 4 ans + 2 mois + 2,65 j
Projet Secundo
BFRE
Années 0 1 2 3 4 5
BFRE –53,3 –55,0 –56,7 –58,3 –60,0 0,0
Variation du BFRE –53,3 –1,7 –1,7 –1,7 –1,7 60,0

Années 0 1 2 3 4 5

Constructions 0,0
Installations techniques –510,0
Variation du BFRE –53,3 –1,7 –1,7 –1,7 –1,7 60,0

CAF 112,7 118,0 96,7 102,0 107,3


Produits de cession 120,0
Flux de trésorerie –563,3 111,0 116,3 95,0 100,3 287,3
FT actualisés –563,3 104,7 103,5 79,8 79,5 214,7
FT cumulés –563,3 –458,6 –355,1 –275,3 –195,8 18,9

© Nathan Chapitre 20 • La gestion du risque de change / 257


Délai de récupération (DRCI) avec actualisation à 6 %.
Le projet est rentable dans la cinquième année :
4 ans + (18,9 / 214,7) = 4 + 0,09 ans = 4 ans + 1,06 mois = 4 ans + 1 mois + 1,69 j.

Années VAN 6 % VAN 8 % VAN 10 % TRI IP à 6 % IP à 8 % DRCI


Projet Primo 76,5 17,8 –35,4 8,6 % 1,108 1,025 4 ans 2 mois
Projet Secundo 18,9 –16,1 –48 7,1 1,034 0,971 4 ans 1 mois

Le projet Primo présente les meilleurs indicateurs de performance (résultat, CAF,


etc.) et notamment la plus forte rentabilité avec un TRI de 8,6 % contre 7,1 % pour
le projet secundo. La VAN à 6 % du projet primo est quatre fois supérieure à celle
du projet Secundo (76,5 k€ contre 18,9 k€).

Dossier 4
Plan de financement
1. Dresser le tableau d'emprunt.

Emprunt 1 2 3 4 5
Capital début 6 000,00 4 977,26 3 872,70 2 679,78 1 391,42
Intérêts 480,00 398,18 309,82 214,38 111,31
Remboursement 1 022,74 1 104,56 1 192,92 1 288,36 1 391,42 6 000,00
Annuités 1 502,74 1 502,74 1 502,74 1 502,74 1 502,74

258 / Chapitre 20 • La gestion du risque de change © Nathan


2. Établir les comptes de résultats prévisionnels et la variation de BFRE sur l’ensemble de la période.
Comptes de résultats prévisionnels

Données prévisionnelles Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


d'exploitation Produit 1 Produit 2 Produit 1 Produit 2 Produit 1 Produit 2 Produit 1 Produit 2 Produit 1 Produit 2
Chiffre d'affaires 18 000,00 8 000,00 18 900,00 8 560,00 19 845,00 9 159,20 20 837,25 9 800,34 21 879,11 10 486,37
Charges variables
12 600,00 4 800,00 13 230,00 5 136,00 13 891,50 5 495,52 14 586,08 5 880,21 15 315,38 6 291,82
(proportionnelles au CAHT)
Charges fixes (hors DA)
4 000,00 4 000,00 4 000,00 4 000,00 4 000,00
(communes aux deux produits)
Redevance de crédit-bail 300,00 300,00 300,00 300,00 300,00
DA constructions 400,00 400,00 400,00 400,00 400,00
DA installations 1 200,00 1 200,00 1 200,00 1 200,00 1 200,00
DA bien crédit-bail acquis 0,00 0,00 0,00 0,00 225,00
Résultat d'exploitation 2 700,00 3 194,00 3 717,18 4 271,31 4 633,28
Frais financiers emprunts 480,00 398,18 309,82 214,38 111,31
Frais financiers c/c associés 30,00 60,00 60,00 60,00 60,00
Résultat courant avant impôt 2 190,00 2 735,82 3 347,36 3 996,93 4 461,97
Impôt sur les bénéfices 730,00 911,94 1 115,79 1 332,31 1 487,32
Résultat net comptable 1 460,00 1 823,88 2 231,58 2 664,62 2 974,64

CAF hors charges financières


3 540,00 3 822,06 4 141,39 4 479,00 4 910,96
/ emp
Vérification 3 540,00 3 822,06 4 141,39 4 479,00 4 910,96

Variation du BFRE
Années 1 2 3 4 5
BFRE 3 250,00 3 432,50 3 625,53 3 829,70 4 045,69
Variation du BFRE 3 250,00 182,50 193,03 204,17 215,99 4 045,69
3. Réaliser le plan de financement pour la période 1 à 5.

Plan de financement 1 2 3 4 5
Emplois
Dividendes (pour mémoire) 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Constructions 4 000,00
Installations techniques 6 000,00
Immobilisation acquise du crédit-bail 225,00
Accroissement de BFRE 3 250,00 182,50 193,03 204,17 215,99
Annuités d'emprunt 0,00 1 502,74 1 502,74 1 502,74 1 502,74
Total emplois 13 250,00 1 685,24 1 695,76 1 706,91 1 943,72

Ressources
CAF hors charges financières 3 540,00 3 822,06 4 141,39 4 479,00 4 910,96
Apport en c/c d'associés 500,00 500,00
Emprunt 6 000,00
Diminution du BFRE 750,00
Total ressources 10 040,00 4 322,06 4 141,39 5 229,00 4 910,96
Solde de la période –3 210,00 2 636,82 2 445,63 3 522,09 2 967,23
Solde cumulé –3 210,00 –573,18 1 872,45 5 394,54 8 361,77

4. Commenter.
Un fort déficit de trésorerie déséquilibre le plan la première année et se répercute
sur la deuxième année en solde cumulé. La trésorerie devient ensuite positive.
Concernant la première année, on s’aperçoit que l’emprunt initial ne finance que
les installations (6 M€). Plutôt que d’emprunter le complément correspondant aux
constructions, il serait préférable de demander aux actionnaires d’apporter le
complément de financement nécessaire, soit 3 M€ qui pourraient être remboursés
en plusieurs tranches dès la fin de l’année 2. Ce mode de financement est souple
et correspond aux besoins temporaires de la société car le plan devient largement
excédentaire à partir de l’année 3. Une fois les actionnaires remboursés de leurs
avances, les excédents pourraient faire l’objet de placement de trésorerie ou de
remboursements d’emprunt anticipés.

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