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Physique-Chimie

Terminale S
Corrigés des exercices

Rédaction :
Jean-Paul Busnel
Philippe Briand
Guy Le Parc

Coordination :
Jean Bousquet
Jean-Michel Le Laouénan

Ce cours est la propriété du Cned. Les images et textes intégrés à ce cours sont la propriété de leurs auteurs et/ou ayants droit
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orrigés séquence 1 – Physique

Corrigé des activités


Activité  Sources primaires : Étoile, flamme de briquet, le Soleil.
Sources secondaires : livre, miroir, CD ROM, œil d’un animal, feuille de papier, l’eau.
Quant à l’allumette, si elle est enflammée, c’est une source primaire mais si elle est éteinte c’est une
source secondaire.
Activité  L’appareil photo possède une lentille qui forme une image sur la pellicule. Le fonctionnement est
semblable à celui du projecteur de diapos : la lumière émise par un point lumineux B situé devant
l’appareil est concentré en un point B′ de la pellicule. Celle-ci contient des substances chimiques sen-
sibles à l’éclairement reçu.
Activité  L’image vue par l’observateur à travers la loupe est plus grande que l’objet, plus éloignée que lui et
dans le même sens.
1
Activité  V = -- . Pour f = 15 cm = 0 ,15 m , on trouve V = 6 ,7 δ .
f
Activité  L’image B′ de l’étoile est obtenue en traçant le rayon
lumineux émis par l’étoile et passant par O (qui n’est pas
dévié) et le rayon lumineux émis par l’étoile et passant par
F, symétrique de F′ par rapport à O (qui ressort parallèle-
ment à l’axe optique).
F O F'
L’intersection de ces deux rayons lumineux donne la posi-
tion de l’image B′ et comme tous les rayons lumineux
émis par un même point objet passent, au sortir de la len- B'
tille, par le même point image B′ , les différents rayons
émis par l’étoile doivent tous passer par B′ .

À retenir : lorsqu’un objet est infiniment éloigné, son image se trouve dans le plan focal image.

Activité  La valeur algébrique OA est négative : OA = – 2f′ .


1 1 1 1 1 1 1 1 1
--------- – ------- = --- : donc --------- = --- + ------- = --- – ------ = ------ et OA′ = 2f′ .
OA′ OA f′ OA′ f′ OA f′ 2f′ 2f′

Activité  A′B′ OA′


γ = ---------- = --------- = – 1 : l’image est de même taille que l’objet, mais elle est renversée par rapport
AB OA
à l’objet.
Activité Le miroir étant placé avant que les rayons ne puissent se
rencontrer en B, ce point objet se trouve derrière le miroir.
Le point image B′ se trouve au point d’intersection des
rayons lumineux réfléchis par le miroir, il est symétrique
B' B de B par rapport au plan du miroir.
image objet

Corrigés séquence 1 – SP03 143

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Activité
L’image B′ de l’étoile est obtenue en traçant le rayon lumineux émis
par l’étoile et passant par C (qui n’est pas dévié) et le rayon lumineux
émis par l’étoile et passant par F, situé à mi-distance entre C et S (qui
ressort parallèlement à l’axe optique). L’intersection de ces deux
F
rayons lumineux donne la position de l’image B′ et comme tous les
S
rayons lumineux émis par un même point objet passent, après réflexion C
sur le miroir, par le même point image B′ , les différents rayons émis
par l’étoile doivent tous passer par B′ . B'

On a également représenté sur le schéma le rayon lumineux arrivant en


S et qui se réfléchit symétriquement par rapport à l’axe optique.

À retenir : lorsqu’un objet est infiniment éloigné, son image se trouve dans le plan focal.

144 Corrigés séquence 1 – SP03

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Corrigé des exercices
Exercice  Texte à compléter
1 – foyer objet ; 2 – plan focal image ; 3 – à l’infini ; 4 – positive ; 5 – positive ; 6 – négative

Exercice  Vergence et distance focale


 La distance focale de la lentille L 1 vaut f 1 = 8 cm = 0 ,08 m .
1
Sa vergence a donc pour valeur : V 1 = ---- = 12 ,5 δ .
f1
 Appelons L 2 la lentille que l’on accole à L 1 et notons V 2 sa vergence. L’association des deux
lentilles a pour vergence V = V 1 + V 2 .
Pour avoir V = 15 δ , il faut donc prendre V 2 = V – V 1 = 15 – 12 ,5 = 2 ,5 δ , ce qui correspond
1
à une lentille convergente de distance focale f 2 = ----- = 0 ,4 m .
V2
Pour avoir V = 10 δ , il faut prendre V 2 = V – V 1 = 10 – 12 ,5 = – 2 ,5 δ , ce qui corresponde à
1
une lentille divergente de distance focale f 2 = ----- = – 0 ,4 m .
V2

Exercice  Image donnée par une lentille convergente


Sur les schémas ci-contre, une
division représente 3 cm. B
Sur le schéma 1, l’objet est placé O F'
à 36 cm de la lentille. On trouve F B'
alors que l’image se forme à
Schéma 1
18 cm de la lentille et sa taille est
de 1,5 cm.
B
Sur le schéma 2, l’objet est placé
O F'
à 24 cm de la lentille. On trouve F
alors que l’image se forme à B'
24 cm de la lentille et sa taille est Schéma 2
de 3 cm.
Dans les deux cas, on place d’abord l’objet AB sur le schéma, on détermine ensuite la position de B′ ,
image du point B, avec les règles habituelles de construction des rayons lumineux, et il ne reste plus
qu’à placer le point A′ sur l’axe optique au même niveau que le point B. La distance de A′ au centre
optique nous donne la distance de l’image à la lentille et la longueur A′B′ mesure la taille de l’image.

Exercice  Image d’un point objet infiniment éloigné


L’objet étant infiniment éloigné, les rayons lumineux qu’il
envoie sur la lentille sont parallèles. Son image se trouve
dans le plan focal image, au point d’intersection entre ce
plan focal image et le rayon lumineux qui, passant par le
centre optique, ne subit aucune déviation.
F α O F'
La distance B′F′ vaut : f′ tan 10° = 1 ,8 cm .

Exercice  Formule de conjugaison et grandissement B'

1 1 1 OA′
Formule de conjugaison : --------- – ------- = --- ; grandissement γ = --------- .
OA′ OA f′ OA
Premier cas : f′ = 0 ,12 m et OA = – 0 ,36 m , on obtient OA′ = 0 ,18 m et γ = – 0 ,5 (l’image
est renversée, deux fois plus petite que l’objet).
Second cas : f′ = 0 ,12 m et OA = – 0 ,24 m , on obtient OA′ = 0 ,24 m et γ = – 1 (l’image est
renversée, de même taille que l’objet).

Corrigés séquence 1 – SP03 145

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Exercice  Position de l’objet en fonction de la valeur du grandissement
 Grandissement : γ = – 10 .

 De la valeur du grandissement, on déduit OA′ = – 10OA , et en remplaçant dans la formule de


11
conjugaison, on obtient OA = – ----- f′ = – 22 cm : le point A est situé 2 cm avant le foyer objet.
10
 Lorsque l’objet est dans sa position initiale, OA′ = 2 ,20 m , l’écran doit être situé à 2,20 m de la
lentille.
Lorsqu’on éloigne l’objet de 4 cm par rapport à la lentille, OA = – 26 cm et on obtient alors, avec la
formule de conjugaison : OA′ = 87 cm . Il faut donc rapprocher l’écran de 1,33 m.
 Pour OA = – 18 cm , la formule de conjugaison donne : OA′ = – 1 ,80 m . Ce résultat négatif
indique que l’image A′B′ est située du même côté de la lentille que l’objet AB. Un œil situé de l’autre
côté de la lentille verrait donc l’image A′B′ , mais il ne sert à rien de mettre un écran au niveau de
A′B′ , les rayons lumineux émis par le point B ne se rencontrent pas réellement en B′ , seules les
directions des rayons sortant de la lentille ont un point d’intersection en B′ (et de même pour tout
autre point de l’objet AB). Ce cas est le même que celui qui a été étudié dans l’exemple 2 du
paragraphe 2.C du cours.

Exercice  Utilisation d’une loupe


 Sur le schéma ci-contre, on constate
B'
que l’image se forme dans le plan focal B
objet, qu’elle est dans le même sens O
A'
que l’objet, mais deux fois plus grande
F A F'
que lui, donc γ = 2 .
1
 Avec OA = – -- f′, la formule de conjugaison permet de retrouver OA′ = – f′ , d’où l’on calcule γ = 2 .
2
 Les rayons lumineux n’arrivent pas réellement au point B′ (ce point n’est que l’intersection des
directions de ces rayons). On ne détecterait donc pas d’image en plaçant un écran au niveau de A′B′ .
Lorsque les rayons lumineux émis par le point B et ayant traversé la lentille parviendront à l’œil de
l’observateur situé de l’autre côté de la lentille, ces rayons, s’écartant les uns des autres, sembleront
provenir de B′ et non de B. L’observateur verra, non l’objet AB, mais l’image A′B′ . La loupe nous per-
met ainsi d’observer une image A′B′ plus grande que l’objet AB (et située un peu derrière l’objet).

Exercice Appareil photographique


 La distance focale de l’appareil photographique ayant pour valeur f = 5 cm , les objets situés à
plusieurs dizaines de mètres (plusieurs centaines de fois la distance focale) peuvent être considérés
comme infiniment éloignés et leur image se fera dans le plan focal image. (Ce que l’on peut voir aussi
en utilisant les règles habituelles de construction des rayons lumineux pour trouver la position de
l’image en situant l’objet à très grande distance par rapport à la distance focale).
Pour que l’image sur la pellicule soit nette, la pellicule doit donc se trouver à 5 cm de la lentille.
 Lorsque l’objet n’est plus très éloigné de la lentille, l’image se forme à une distance supérieure à la
distance focale. Pour avoir une image nette d’objets rapprochés, il faut donc augmenter la distance
entre la lentille et la pellicule pour qu’elle devienne supérieure à la distance focale.
Ainsi, pour OA = – 2 ,0 m et f′ = 0 ,05 m , on obtient OA′ = 5 ,1 ⋅ 10 – 2 m . Comme la distance
entre la pellicule et la lentille était précédemment fixée à 5 cm, il faut donc l’augmenter de 1 mm environ.

Exercice
Œil réduit
 Lorsque l’œil normal est au repos, l’image d’un objet très éloigné est nette. Comme l’image d’un
objet très éloigné se forme dans le plan focal image, on en déduit que la distance focale du cristallin
est égale à la distance entre le cristallin et la rétine, soit f′ = 15 ,0 mm .
1
Vergence V = --- = 66 ,7 δ .
f′

146 Corrigés séquence 1 – SP03

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 L’image doit toujours se former sur la rétine pour être nette, donc OA′ = 15 ⋅ 10 – 3 m .
Pour OA = – 2 ,0 m , on obtient, avec la formule de conjugaison, f′ = 14 ,9 ⋅ 10 – 3 m , soit V = 67 ,2 δ .
En accommodant, l’œil a augmenté la valeur de sa vergence.
 L’image qui se forme sur la rétine est inversée par rapport à l’objet, le cerveau « interprète » cette
image en nous permettant de voir « à l’endroit ».
 Lorsque l’œil myope est au repos, les objets très éloignés ne sont pas vus nettement puisque leur
image se forme dans le plan focal image qui est situé avant la rétine. La distance focale est trop faible
et accommoder ne ferait que la diminuer. En revanche, il voit nettement des objets proches : sans
accommoder, la distance focale vaut : f′ = 14 ⋅ 10 – 3 m et l’image doit se former sur la rétine pour
être nette, donc OA′ = 15 ⋅ 10 – 3 m , la formule de conjugaison permet alors de calculer :
OA = – 0 ,21 m , l’œil myope au repos voit donc nettement les objets situés à 21 cm et en accom-
modant, il peut voir nettement des objets encore plus proches.
La vergence de l’œil myope au repos vaut V = 71 ,4 δ . Pour compenser ce défaut et ramener la ver-
gence à la valeur de l’œil normal, il faut la diminuer de 4,7 δ et donc utiliser comme verre de contact
une lentille divergente de vergence – 4 ,7 δ .
 Avec le vieillissement, la souplesse du cristallin et donc la faculté d’accommoder diminue. L’œil
normal voit toujours nettement les objets éloignés mais il éprouve de la difficulté à voir nettement les
objets proches. Ce défaut est appelé « presbytie ».

Exercice Lentille divergente


Traçons trois rayons lumineux qui sont émis par
le point B : le rayon passant par le centre opti- B
que qui n’est pas dévié, le rayon parallèle à B'
l’axe optique qui ressort dans une direction pas- A F' A' F
sant par F′ , le rayon dont la direction passe par
F qui ressort parallèlement à l’axe optique, on
s’aperçoit que ces trois rayons s’écartent les uns des autres à la sortie de la lentille.
Mais les directions de ces trois rayons lumineux se coupent en un point B′ situé avant la lentille. Il
n’est donc pas possible de recueillir sur un écran l’image B′ mais l’œil d’un observateur situé au-delà
de la lentille recevra des rayons lumineux semblant provenir de B′ et non de B. En plaçant le point A′
sur l’axe optique principal au niveau de B′ , on obtient l’image A′B′ de l’objet AB.

Exercice Se regarder dans un miroir


On a représenté sur la figure, B B'
l’image A′B′ , symétrique de AB, O O'
donnée par le miroir. L’œil ne peut
voir le point A′ puisqu’aucun
rayon lumineux émis par A′ ne
parvient à l’œil situé en O (il
serait plus exact de dire : aucun
rayon lumineux émis par A ne G G'
peut parvenir en O après réflexion
sur le miroir.
En revanche l’œil peut voir le A A'
point G.

Exercice Points caractéristiques d’un miroir sphérique convergent

A'
S
A C F

B'

Corrigés séquence 1 – SP03 147

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Le foyer F se trouve à l’intersection de l’axe optique avec le rayon qui, émis par B parallèlement à cet
axe, se réfléchit en passant par ce point F ou encore à l’intersection de l’axe optique avec le rayon
lumineux émis par le point B et qui après réflexion arrive en B′ selon une direction parallèle à l’axe.
Le centre C se trouve, sur l’axe optique, deux fois plus loin du sommet S que le foyer F.
On n’a pas représenté sur le schéma le rayon émis par B et qui passe par C et devrait revenir selon la
même direction que sa direction initiale car ce rayon n’atteint pas le miroir, mais on peut vérifier que
les points B, B′ et C sont alignés.
Sur le schéma, on mesure, entre S et F, une distance de 2,5 cm qui correspond en réalité à une dis-
tance cinq fois plus grande, donc f′ = SF = – 12 ,5 cm .

Exercice  Image donnée par un miroir sphérique convergent


 L’image A′B′ se forme au niveau de AB, elle est de même taille que l’objet mais inversée par rap-
port à lui : γ = – 1 .

 L’image A′B′ se forme à une distance du miroir triple de la distance focale, elle est inversée, deux
fois plus grande que l’objet : γ = – 2 .

 L’image A′B′ se forme à une distance de la lentille égale à la moitié de la distance focale, elle est
deux fois plus petite que l’objet et dans le même sens que lui : γ = 0 ,5 .
Premier cas Deuxième cas

B
B
A'
A S
C A F
A' C F S

B' B'

Troisième cas
B
B'
S
C F A' A

Exercice  Rétroviseur
L’image est de même sens que l’objet (heureusement puisqu’il s’agit d’un rétroviseur), elle est plus
petite que l’objet et située derrière le miroir.
Sens de parcours de
la lumière

B'

A A' F C

148 Corrigés séquence 1 – SP03

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orrigés séquence 1 – Chimie

Travaux pratiques 1

A. Préparation
a) Que se passe-t-il lorsqu’on chauffe fort et longtemps de l’eau ?
II y a ébullition de l’eau : passage de l’état liquide à l’état gazeux (vapeur d’eau).
b) Quelle technique permet alors de la récupérer ?
Pour récupérer l’eau il suffit de la condenser par refroidissement.
c) Quel montage vu en Classe de Seconde peut-on utiliser pour effectuer une extraction par la vapeur
d’eau ?
Le montage est l’hydrodistillation.
d) Que signifie le terme « volatil » qui qualifie l’eugénol ?
L’eugénol s’évapore facilement.
e) Que pourrons-nous observer lorsque l’eugénol se trouvera en présence d’eau ?
2 phases distinctes car les 2 liquides sont non miscibles.

C. Exploitation des résultats


 Le rôle du réfrigérant est de condenser les vapeurs.
 L’ampoule à décanter :

eau (salée)

dichlorométhane

bécher

 Il y a séparation car les 2 liquides sont non miscibles.


 Le relargage sert à extraire tout l’eugénol de la phase aqueuse.
 Pour séparer les deux liquides, il suffit d’ouvrir le robinet pour faire couler la phase inférieure uni-
quement.
 L’eugénol se trouve dans la phase inférieure car la densité du dichlorométhane (solvant) est supé-
rieure à celle de l’eau (1).

D. Conclusion
L‘eugénol a été extrait du clou de girofle par hydrodistillation, puis par décantation.

Corrigés séquence 1 – SP03 149

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Travaux pratiques 2
 La valeur du rapport frontal, pour chaque tache est :

Dépôt A B C D

Valeur du RF 18 11 17 ,5
----- = 0 ,45 ----- = 0 ,26 ---------- = 0 ,44 0,26 et 0,46
40 40 40

 Conclusions
• L’aspartame a bien été hydrolysé : en effet, les chromatogrammes C et D présentent, après la
révélation, un aspect totalement différent.
• Les produits d’hydrolyse de l’aspartame sont la phénylalanine et l’acide aspartique : les chromato-
grammes A et B, additionnés, donnent bien le chromatogramme D.

Travaux pratiques 3

D. Exploitation des résultats :


 Couples rédox concernés : MnO 4– ⁄ MnO 2 et C 6 H 5 COOH ⁄ C 6 H 5 CH 2 OH .

MnO 4– + 3e – + 2H 2 O = MnO 2 + 4OH –


C 6 H 5 CH 2 OH + 5OH – = C 6 H 5 COO – + 4H 2 O + 4e –
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

4MnO 4 + 3C 6 H 5 CH 2 OH = 4MnO 2 + OH – + 3C 6 H 5 COO – + 4H 2 O

 Calculons les quantités de matière d’alcool et d’ions permanganate mis en présence :


m MnO –
4 ,5
n MnO – = ---------------4- = -------- = 2 ,85 ⋅ 10 – 2 mol
4 n MnO – 158
4

m alcool 2 ,5
n alcool = --------------- = -------- = 2 ,31 ⋅ 10 – 2 mol
n alcool 108

D’après l’équation de la réaction, le calcul de l’avancement maximal X max de la réaction donne :


2 ,85 ⋅ 10 – 2
à partir de MnO 4– : X max = -------------------------- = 7 ,1 ⋅ 10 – 3 mol
4
2 ,31 ⋅ 10 – 2
à partir de l’alcool : X max = -------------------------- = 7 ,7 ⋅ 10 – 3 mol
3
La bonne valeur de Xmax est 7 ,1 ⋅ 10 – 3 mol (le permanganate est le réactif limitant).
Le réactif limitant est le permanganate de potassium ; il y a donc de l’alcool en excès.

 n acide = 3 ⋅ X max = 3 ⋅ 7 ,1 ⋅ 10 – 3 = 2 ⋅ 13 ⋅ 10 – 2 mol soit

m = n × M acide = 2 ,13 ⋅ 10 – 2 ⋅ 122 = 2 ,6 g


2 ,2
 On a obtenu m = 2 ,2 g donc le rendement de la manipulation est r = ------- × 100 = 85 % (le
2 ,6
produit n’est pas pur. Il faudrait le recristalliser).

150 Corrigés séquence 1 – SP03

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E. Questions :
 Le montage pour effectuer cette synthèse :

 Il se produit une réaction acido-basique entre l’acide chlorhydrique et l’ion carbonate, qui provo-
que la formation de dioxyde de carbone gazeux.
 2H 3 O + + CO 32– = CO 2 + 3H 2 O
 Les ions sulfite permettent de faire « disparaître » le dioxyde de manganèse par une réaction
d’oxydoréduction.
 Équilibre de dissociation de l’acide benzoïque :
C 6 H 5 COOH + H 2 O = C 6 H 5 COO – + H 3 O +
Le fait de placer l’acide benzoïque en milieu acide, provoque un excès d’ions H 3 O + donc déplace
l’équilibre ci-dessus dans le sens droite-gauche par consommation des ions benzoate solubles dans
l’eau.
 Le carbonate de calcium permet de placer le mélange réactionnel en milieu basique. En effet, les
ions carbonate CO 32– sont dotés de propriétés basiques dans l’eau :

CO 32– + H 2 O = HCO 3– + OH –
 On peut régler l’étuve sur 100 ˚C, car la température de fusion de l’acide est de 122 ˚C (attention
de bien essorer les cristaux avant de les placer à l’étuve).
L’oxydation de l’alcool benzylique se fait en 2 étapes : en effet l’alcool benzylique est un alcool
primaire : son oxydation va donc donner, dans un premier temps, l’aldéhyde correspondant (benzaldéhyde :
C 6 H 5 –CHO) puis par oxydation de l’aldéhyde, on obtiendra l’acide benzoïque C 6 H 5 COOH .

Corrigés séquence 1 – SP03 151

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Corrigé des travaux dirigés
Exercice  Élaborer un protocole d’extraction
La première étape consiste à broyer la lavande et à la placer dans un ballon.
La deuxième étape est une hydrodistillation en chauffant le ballon contenant le mélange eau –
lavande le tout surmonté d’un réfrigérant à eau.
On obtient un distillat contenant 2 phases : l’eau d’une part et l’acétate de linalyle d’autre part.
La troisième étape est une extraction par solvant à l’aide d’une ampoule à décanter : on ajoute du
dichlorométhane dans lequel l’acétate de linalyle est très soluble, ce qui facilite la séparation ; la
phase supérieure est la phase aqueuse (eau + éventuelles substances solubles) la phase inférieure la
phase organique (dichlorométhane).
Il suffit alors d’extraire la phase inférieure.

Exercice  La bonne méthode


La cuve no 2 correspond au bon montage car les taches sont initialement au-dessus de l’éluant et
parce qu’elle est couverte.

Exercice  Identification de l’eugénol


Seul le chromatogramme A convient car les taches de l’eugénol et l’acétyleugénol correspondent à
celles contenues dans l’essence.

Exercice  Hydrodistillation de l’estragon


I.
 Le rôle de l’eau introduite dans le ballon est de permettre l’extraction de l’essence des feuilles par
entraînement lors de sa vaporisation.
 1 : ballon 2 : chauffe-ballon 3 : thermomètre
4 : réfrigérant à eau (avec tubulures du circuit d’eau extérieur servant à refroidir les vapeurs)
5 : erlenmeyer
 L’estragole est moins soluble dans l’eau salée que dans l’eau, donc le fait de rajouter du sel amé-
liore la séparation des phases (eau – estragon).

 a) Dans la phase organique inférieure car de densité la plus élevée, se trouve l’estragon dissous
dans le dichlorométhane ; tandis que la phase supérieure est la phase aqueuse.
b) Étant donné la grande volatilité du dichlorométhane, il est conseillé d’ouvrir le robinet de l’ampoule
(en la plaçant à l’envers) à décanter au cours de l’agitation de manière à éviter les surpressions.

152 Corrigés séquence 1 – SP03

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c) Après décantation, on récupère la phase inférieure : (organique) car celle-ci contient l’huile essentielle.
 Le rôle du sulfate de magnésium anhydre est de sécher la phase organique, c’est-à-dire d’ôter
toute trace d’eau dans cette phase.
II. On peut déduire du chromatogramme :
• La solution H contient bien de l’estragole (par comparaison avec le chromatogramme E), mais pas
d’anéthole.
• Les essences d’estragon et de basilic contiennent bien de l’estragol. L’essence d’anis ne contient
pas d’estragol mais de l’anéthole.

Exercice  Synthèse de l’acide benzoïque


Première partie

 a) L’ion carbonate CO 32– est la base conjuguée de l’acide HCO 3 , donc la solution possède un
caractère basique.
b) le gaz est du dioxyde de carbone :
2H 3 O + + CO 32– = CO 2 + 3H 2 O
 a) pour l’acide benzoïque, le diagramme de prédominance donne :

[C6H5COOH] = [C6H5COO-]
C6H5COOH prédomine C6H5COO- prédomine

pKA = 4,2 pH

Pour obtenir une solution homogène il faut se placer dans le domaine de prédominance de l’ion ben-
zoate car sa solubilité dans l’eau est beaucoup plus grande que celle de l’acide. Le pH du milieu doit
donc être supérieur à 4,2.
b) en versant quelques gouttes d’acide chlorhydrique, on diminue le pH de la solution et on passe
dans le domaine de prédominance de l’acide benzoïque d’où l’apparition d’un précipité blanc d’acide
benzoïque.
 a) L’axe de pH :
pH
OH – 14 ,0 H2 O
SO 32– 7 ,2 HSO 3–
HSO 3– 1 ,8 H 2 SO 3
H2 O 0 ,0 H3 O +

On voit que la base SO 32– peut réagir avec les acides de plus faible pK A : H 2 SO 3 d’une part et
H 3 O + d’autre part.
b) La réaction d’oxydoréduction aura comme équation :
MnO 2 + SO 32– + 2H + = Mn 2+ + SO 42– + H 2 O
 a) L’alcool benzylique est un alcool du type R–CH 2 OH : alcool primaire.
b) Le nom du corps de formule C 6 H 5 COOH est l’acide benzoïque.
c) L’équation de la réaction est :
4MnO 4– + 3C 6 H 5 CH 2 OH = 4MnO 2 + OH – + 3C 6 H 5 COO – + 4H 2 O
Deuxième partie
 Il se forme un précipité brun de dioxyde de manganèse MnO 2 .

Corrigés séquence 1 – SP03 153

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 L’effervescence est due à la réaction acido-basique entre l’acide chlorhydrique et les ions
carbonate :
2H 3 O + + CO 32– = CO 2 + 3H 2 O
 Le précipité brun de dioxyde de manganèse disparaît car il y a réaction entre celui-ci et les ions sulfite.

L’apparition du précipité blanc est due à la formation d’acide benzoïque en milieu acide.
Le rôle de la glace est de refroidir le système et favoriser la précipitation par diminution de la solubi-
lité de l’acide.
Troisième partie
 Calculons les quantités de matière d’alcool et d’ions permanganate mis en présence :
m MnO –
5 ,0
n MnO – = ---------------4- = -------- = 3 ,16 ⋅ 10 – 2 mol
4 n MnO – 158
4

m alcool 2 ,5
n alcool = --------------- = -------- = 2 ,31 ⋅ 10 – 2 mol
n alcool 108

D’après l’équation de la réaction. Le calcul de l’avancement maximal X max de la réaction donne :

3 ,16 ⋅ 10 – 2
à partir de MnO 4– : X max = -------------------------- = 7 ,9 ⋅ 10 – 3 mol
4
2 ,31 ⋅ 10 – 2
à partir de l’alcool : X max = -------------------------- = 7 ,7 ⋅ 10 – 3 mol
3
Le réactif limitant est l’alcool.
 La vérification de la formation de l’acide peut se faire par la prise du point de fusion au banc Kofler
du produit pur et sec obtenu.

 n acide = 3 ⋅ X max = 3 ⋅ 7 ,7 ⋅ 10 – 3 = 2 ,31 ⋅ 10 – 2 mol


soit m = n × M acide = 2 ,31 ⋅ 10 – 2 ⋅ 122 = 2 ,8 g
1 ,8
On a obtenu m = 1 ,8 g donc le rendement de la manipulation est r = ------- × 100 = 64 % . ■
2 ,8

154 Corrigés séquence 1 – SP03

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orrigés séquence 2 – Physique

Corrigé des activités


Activité  a) Graphiquement : Sur le schéma ci-
contre, une division représente 5 cm.
L’image intermédiaire A 1 B 1 est située, B
entre les deux lentilles, à 10 cm de O 2 .
O1 F'1 F2 A1O2 F'2
De cette image intermédiaire, la lentille
L 2 donne une image définitive A′B′ . A F1 A'

On lit sur le graphique que le point A′ se


trouve au milieu des deux lentilles, donc
à 20 cm de O 2 et que l’image est à peu
L1 B1 L2
près 4 fois plus grande que l’objet.
Comme elle est renversée, le grandisse-
ment total vaut donc : γ = – 4 .
b) Par le calcul :
B'
Avec f 1′ = 10 cm et O 1 A = – 15 cm , on calcule avec la formule de conjugaison : O 1 A 1 = + 30 cm .
Connaissant O 2 O 1 = – 40 cm , on en déduit O 2 A 1 = – 10 cm .

Puis en utilisant à nouveau la formule de conjugaison avec f 2′ = 20 cm , on obtient O 2 A′ = – 20 cm .


O1 A1
Grandissement provoqué par la première lentille : γ 1 = -----------
- = –2.
O1 A
O 2 A′
Grandissement provoqué par la deuxième lentille : γ 2 = -----------
- = 2.
O2 A1
Grandissement total : γ = γ 1 × γ 2 = – 4 .

Activité  Position du foyer image.

F2 F'2

O1 F'1 O2 F'
P

L1 L2

a) Graphiquement : Sur le schéma ci-dessus, une division représente 5 cm.


Un rayon lumineux émis par un objet situé sur l’axe optique et infiniment éloigné arrive sur L 1 paral-
lèlement à l’axe optique, il est dévié selon une direction passant par F 1′ .

Corrigés séquence 2 – SP03 155

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Pour savoir ce que devient ce rayon lumineux après avoir rencontré L 2 , on a imaginé un rayon (tracé
en pointillés noirs sur le schéma) qui lui est parallèle avant de rencontrer L 2 mais qui passe par O 2 :
ces deux rayons, parallèles avant de rencontrer L 2 , doivent converger en un point situé dans le plan
focal image de L 2 , ce point P est facile à trouver puisque le rayon passant par O 2 ne serait pas dévié.
En faisant passer le rayon initial par le point P, nous pouvons situer le foyer image F′ du système à
l’intersection de ce rayon avec l’axe optique. F′ est à 60 cm de O 2 .
b) Par le calcul :
1 1 1 1
---------- – ----------- = ----------- = ---- .
O 2 F′ O 2 F 1′ O 2 F 2′ f 2′ L1 L2

Avec f 2′ = 20 cm et O 2 F′1 = – 30 cm , on obtient : A F'1 F'



O 2 F′ = 60 cm .

Position du foyer objet.


a) Graphiquement : Sur le
schéma ci-contre, une division
représente 5 cm.
Un rayon lumineux sortant de la F F1 F'2
deuxième lentille avec une direc- O1 O2
tion parallèle à l’axe optique est
passé par le foyer objet F 2 . F'1 F2
P
Pour savoir d’où il provenait
avant de rencontrer la première
lentille, on a imaginé un rayon L1 L2
(tracé en pointillés noirs sur le
schéma) qui lui est parallèle après passage par la lentille L 1 . Ce nouveau rayon et le rayon initial pas-
sent par le même point P du plan focal objet de L 1 .
On peut ainsi tracer le rayon lumineux initial avant passage dans L 1 , il coupe l’axe optique au point
F, foyer objet du système constitué par les deux lentilles. Le foyer objet F est situé 20 cm avant O 1 .
b) Par le calcul :
1 1 1 1
----------- – --------- = ----------- = ---- .
O1 F2 O1 F O 1 F 1′ f 1′ L1 L2

Avec f 1′ = 10 cm et O 1 F 2 = 20 cm , on obtient : F F2 A'



O 1 F = – 20 cm .
Activité  Pour observer sans effort à travers un instrument d’optique, il faut que l’image définitive se trouve à
l’infini, il faut donc que l’objet soit placé au foyer objet du système constitué de l’association des deux
lentilles. L’objet doit donc, dans l’exemple précédent, être placé 20 cm avant la première lentille (et
perpendiculairement à l’axe optique).
π
Activité  12 ° = 12 × -------- = 0 ,21 rad et tan 12 ° = 0 ,21 .
180
On peut donc confondre, avec une très bonne approximation, la valeur exprimée en radian de cet
angle et la valeur de la tangente.
2R
Activité  L’angle étant petit, le diamètre apparent de la Lune vaut : α = ------ = 9 ,9 ⋅ 10 – 3 rad (environ 0,57˚).
D
À travers une lunette de grossissement : G = 4 , le diamètre apparent devient α′ = 4α = 0 ,040 rad .

0 ,1 ⋅ 10 – 3
Activité  Diamètre apparent de l’objet vu à l’œil nu (à une distance de 25 cm) : α = ----------------------- = 4 ,0 ⋅ 10 – 4 rad .
0 ,25
Grossissement du microscope : G = 50 × 10 = 500 .
Diamètre apparent de l’objet observé au microscope : 500 × 4 ,0 ⋅ 10 – 4 = 0 ,20 rad .

156 Corrigés séquence 2 – SP03

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Activité  Pour observer le ciel « par- œil
dessus » plutôt que dans l’axe
de la lunette, il faut disposer un
miroir plan à 45˚ comme sur le oculaire
schéma ci-contre.
miroir
plan

objectif

Activité La distance focale de la première lentille vaut le double de la distance focale de la deuxième lentille,
donc G = 2 .
L’angle α 1 sous lequel l’étoile est vue à l’œil nu mesure 13˚, l’angle sous lequel on la voit à travers la
lunette vaut 26˚ (les angles sont, bien entendu mesurés avec un rapporteur). On retrouve G = 2 .
Remarque : un tel grossissement est tout à fait insuffisant pour une lunette astronomique.
objectif oculaire

F' = F
α1 = 13° 1 2 α2 = 26°

Activité
L’étoile étant à l’infini, son image B 1 par le
miroir sphérique se forme dans le plan focal de
celui-ci. On en déduit la position du foyer F 1 du
miroir sphérique sachant qu’il est situé sur son
axe optique.
L’image définitive se formant à l’infini, le point F1
B 2 se situe dans le plan focal objet de la lentille.
On en déduit la position du foyer objet F 2 de la
lentille sachant qu’il est situé sur son axe optique.
B1
objectif
B2 F2

oculaire

Activité
miroir sphérique miroir plan lentille convergente

étoile B1 B2 image définitive


∞ ∞

Corrigés séquence 2 – SP03 157

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Corrigé des exercices
Exercice  Association de deux lentilles
Cet exercice est très semblable aux activités 1 et 2. Pour des explications détaillées, reprendre le cor-
rigé de ces activités.
 Sur le schéma ci-contre, une divi-
B1
sion représente 5 cm.
Dans ce système, les foyers image des
deux lentilles sont confondus, leur B
F'
position est notée F 1′ ,2 sur le schéma. A1 1,2
On a représenté en traits noirs les
rayons lumineux ayant servi à la cons- F1 A O1 F2 O2 A'
truction de l’image A 1 B 1 que donne B'
la lentille L 1 de l’objet AB.
On a représenté en traits noirs les L1 L2
rayons lumineux ayant servi à la cons-
truction de l’image définitive A′B′ que donne la lentille L 2 de l’image intermédiaire A 1 B 1 .
On lit sur le graphique que le point A′ se trouve à 12,5 cm de la deuxième lentille, à l’extérieur du
segment O 1 O 2 .
L’image définitive est à peu près 2 fois plus petite que l’objet. Comme elle est renversée, le grandisse-
ment total vaut donc : γ = – 0 ,5 .

 Avec f 1′ = 30 cm et O 1 A = – 15 cm, on calcule avec la formule de conjugaison : O 1 A 1 = – 30 cm .

Connaissant O 2 O 1 = – 20 cm, on en déduit O 2 A 1 = – 50 cm .


Puis en utilisant à nouveau la formule de conjugaison avec f 2′ = 10 cm , on obtient O 2 A′ = + 12 ,5 cm.
O1 A1
Grandissement provoqué par la première lentille : γ 1 = ------------ = 2 .
O1 A
O 2 A′
Grandissement provoqué par la deuxième lentille : γ 2 = ------------ = – 0 ,25 .
O2 A1
Grandissement total : γ = γ 1 × γ 2 = – 0 ,5 .
 Position du foyer image.
Graphiquement : Sur le schéma ci-contre,
une division représente 5 cm, le foyer
image F′ se trouve à 5 cm de O 2 au- F'
delà de la deuxième lentille. 1,2
Par le calcul : O1 O2
F1 F2 F'
1 1 1 1
---------- – ----------- = ----------- = ---- .
O F′ O F ′ O F′ f 2′ L1 L2
2 2 1 2 2
Avec f 2′ = 10 cm et O 2 F′1 = 10 cm , on obtient : O 2 F′ = 5 cm .
 Position du foyer objet.
Graphiquement : Sur le schéma ci-con-
tre, une division représente 5 cm.
Le foyer objet du système se trouve F1 O1 F2
entre les deux lentilles, à 5 cm de O 2 ,
donc à 15 cm de O 1 . F O2 F'
1,2
Par le calcul :
1 1 1 1
----------- – --------- = ----------- = ---- .
O F O F O F′ f 1′ L1 L2
1 2 1 1 1

Avec f 1′ = 30 cm et O 1 F 2 = 10 cm , on obtient : O 1 F = 15 cm .

158 Corrigés séquence 2 – SP03

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Exercice  Loupe et microscope
 Diamètre apparent (ou diamètre angulaire) de l’objet observé à B
l’œil nu : F'
A ß
0 ,1 ⋅ 10 – 3 F O
α ≈ ----------------------- = 4 ,0 ⋅ 10 – 4 rad .
0 ,25

 L’objet étant placé au foyer objet de la loupe, son image se forme à l’infini. Diamètre apparent lors
AB 0 ,1 ⋅ 10 – 3
de l’observation à la loupe : β ≈ ------ = ----------------------- = 2 ,0 ⋅ 10 – 3 rad .
f′ 0 ,05
 Diamètre apparent lors de l’observation au microscope : α′ = Gα = 0 ,2 rad .

Exercice  Cercle oculaire


 Les extrémités C et D de la première L2
lentille se situent au niveau du centre C
optique O 1 de cette lentille, leurs ima- L1 D'
ges par la deuxième lentille se situe- O2 A'
ront au niveau d’un point A′ tel que : O1
1 1 1
----------- – ------- = ---- , C'
O 2 A′ – D f 2′
D
D ⋅ f 2′
d’où O 2 A′ = ------------- .
D – f 2′
D ⋅ f 2′ ( f 2′ ) 2
d = O 2 A′ – f 2′ = ------------- – f 2′ = ------------- .
D – f 2′ D – f 2′

r O 2 A′ O 2 A′ f 2′
 γ 2 = --- = γ 2 ; or γ 2 = -----------
- = ----------- , donc r = ------------- R .
R O2 O1 D D – f 2′

 Tous les rayons lumineux, émis par l’objet et arrivant sur la première lentille, passent par le cercle
oculaire. Il faut donc mettre l’œil au niveau du cercle oculaire pour recevoir un maximum de lumière.
 Applications numériques :
a) microscope : d = 2 ,2 mm ;
b) lunette astronomique : d = 0 ,4 mm .
c) Dans les deux cas, la distance d est petite par rapport à f 2′ : le cercle oculaire se forme pratique-
ment au niveau du foyer image de la seconde lentille.
 Microscope : r = 2 ,2 mm ; lunette astronomique : r = 0 ,40 mm .
(ces valeurs sont comparables au rayon de la pupille de l’œil qui vaut environ 1,5 mm)

Exercice  Principe de fonctionnement d’un microscope

B sens positif
A1

O1 O2
A observateur

objectif oculaire
B1

Corrigés séquence 2 – SP03 159

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 L’image est cinq fois plus grande que l’objet, elle est renversée, le grandissement de l’objectif a
pour valeur : γ obj = – 5 .
 L’image B 2 , que donne la lentille de l’objet ponctuel B 2 , est rejetée à l’infini puisque le micros-
cope est réglé pour une observation sans fatigue, elle se trouve dans la direction O 2 B 1 indiquée en
pointillés noirs sur le schéma ci-dessus.
 Sur le schéma, la distance focale de l’oculaire correspond à deux divisions puisque l’image inter-
médiaire A 1 B 1 se trouve dans son plan focal objet, elle vaut donc : f 2′ = 2 ,0 cm .
Le diamètre apparent d’un objet A 1 B 1 situé dans le plan focal objet d’une lentille de distance focale
A1 B1
f 2′ vaut : α′ = ------------ (voir question 2 de l’exercice 2).
f 2′
A1 B1
Lors d’une observation à l’œil nu du même objet A 1 B 1 , le diamètre apparent vaudrait : α = ------------ .
dm
α′ dm
Grossissement de l’oculaire : G oc = ----- = ------ = 12 ,5 .
α f 2′
 Grossissement du microscope : G = γ obj ⋅ G oc = 62 ,5 .
(ce résultat est très inférieur aux performances des microscopes courants)
 Avec un microscope, la mise au point se fait en déplaçant le bloc comprenant l’objectif et l’oculaire
par rapport à l’objet.

Exercice  Observation au microscope


 Pour que l’observation se fasse dans les meilleures conditions, il faut que l’image intermédiaire
A 1 B 1 se forme au foyer objet de l’oculaire, à 20 mm de O 2 donc à 185 mm de O 1 .
Avec O 1 A 1 = 185 mm et f 1′ = 5 ,0 mm, la formule de conjugaison donne : O 1 A = – 5 ,138 9 mm .
L’objet est situé à une distance de 5,14 mm avant la première lentille.
 Lorsque l’image définitive se forme à 25 cm de l’œil, elle peut encore être vue par l’œil au prix
d’une fatigue visuelle : l’œil doit accommoder.
Le point A′ étant situé à 25 cm de l’œil placé au foyer image de l’oculaire, il est donc situé à 23 cm de O 2 .
Avec O 2 A′ = – 230 mm et f 2′ = 20 mm , la formule de conjugaison donne : O 2 A 1 = – 18 ,4 mm.
Le point A 1 est donc très proche du foyer objet de l’oculaire, il se situe à 186,6 mm de O 1 .
Avec O 1 A 1 = 186 ,6 mm et f 1′ = 5 ,0 mm, la formule de conjugaison donne : O 1 A = 5 ,137 6 mm .
Nous avons calculé O 1 A avec une aussi grande précision pour bien montrer que les deux cas envisa-
gés (à la première et à la deuxième question) sont extrêmement proches : la différence est d’environ
1 μm ; la mise au point d’un microscope nécessite donc une très grande précision puisqu’un écart
supérieur à 1 μm ne permet plus d’obtenir une image visible par l’œil même en accommodant.
Ceci montre aussi qu’un objet d’épaisseur supérieure à 1 μm ne pourrait être vu nettement dans sa
totalité à travers le microscope.

Exercice  Grossissement du microscope


A  grandissement de l’objectif en valeur absolue : γ 1 = 30 (soit γ 1 = – 30 )

 grossissement standard de l′oculaire = 10 .


 grossissement du microscope = 10 × 30 = 300 .
 L’image intermédiaire se forme dans le plan focal objet de l’oculaire, donc à une distance : Δ + f 1′
1 1 1
de l’objectif. Avec O 1 A 1 = Δ + f 1′ , la formule de conjugaison s’écrit : -------------- – ---------- = ---- , d’où l’on
Δ + f 1′ O A f 1′
1
f 1′ ( f 1′ + Δ ) O1 A1 Δ Δ
calcule O 1 A = – ----------------------
- , puis γ 1 = ------------ = – et finalement f 1′ = –
---
- ----
- = 6 ,0 mm .
Δ O1 A f 1′ γ1
dm
 Le grossissement de l’oculaire (voir exercices 2 et 4) est donné par la relation : G = ------ ; distance
f 2′
dm
focale de l’oculaire : f 2′ = ------ = 2 ,5 cm.
G2

160 Corrigés séquence 2 – SP03

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B  Taille de l’image intermédiaire A 1 B 1 = γ 1 . AB = 30 μ m .
f 1′ ( f 1′ + Δ )
 En utilisant la relation trouvée à la question A4 : O 1 A = – ----------------------- ; on obtient
Δ
O 1 A = – 6 ,2 mm .
L’objet AB se trouve à 6,2 mm devant l’objectif (très près du foyer objet de l’objectif).
A1 B1
 Diamètre apparent de l’image A′B′ : α′ = ------------ = 1 ,2 ⋅ 10 – 3 rad .
f 2′
Remarque :
On pouvait aussi calculer d’abord le diamètre apparent de l’objet vu à l’œil nu :
1 ,0 ⋅ 10 – 6
α = ----------------------- = 4 ⋅ 10 – 6 rad et trouver α′ en multipliant cette valeur par le grossissement du
0 ,25
microscope.

Exercice  Lunette astronomique


objectif oculaire

α O1 F'1 = F2 O2 α'
α α'

B1

 L’objectif donne de l’étoile (objet à l’infini) une image intermédiaire B 1 située dans le plan focal
image de l’objectif.
Le plan focal image de l’objectif étant confondu avec le plan focal image de l’oculaire, l’image défini-
tive se forme à l’infini dans la direction O 2 B 1 représentée en pointillés noirs sur le schéma.
 Le grossissement G de la lunette est égal, en valeur absolue, au rapport de l’angle α′ sous lequel
on voit l’étoile à travers la lunette sur l’angle α sous lequel on la voit à l’œil nu.
F 1′ B 1 F2 B1
Or, tan α ≈ α = ----------- et tan α′ ≈ α′ = ----------- .
O 1 F 1′ O2 F2
α′ O 1 F 1′ f 1′
Les points F 1′ et F 2 sont confondus, donc G = ----- = ----------- = ---- = 100 .
α O2 F2 f2
 a) Lorsqu’on observe à l’œil nu, les étoiles semblent plus proches et la constellation est inversée
par rapport à l’observation à la lunette (puisque celle-ci donne une image définitive renversée par
rapport à l’objet).
b) L’image définitive donnée par la lunette étant inversée, il faut, pour amener l’étoile rouge (qui est
maintenant grise) dans l’axe de la lunette, faire pivoter la lunette dans le sens inverse des aiguilles
d’une montre (l’objectif se déplaçant alors vers la gauche).

observation avec la lunette observation à l'œil nu

sens du déplacement

sens du déplacement

Corrigés séquence 2 – SP03 161

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Exercice Caractéristiques d’une lunette
f 1′
 Grossissement de la lunette : G = ---- , la distance focale de l’objectif vaut : f 1′ = 800 mm .
f2
Premier oculaire : f 2 = 20 mm , G = 40 ; deuxième oculaire : f 2 = 12 ,5 mm , G = 64 ; troisième
oculaire : f 2 = 6 mm , G = 133 .
 Première oculaire α′ = 40′ , deuxième oculaire : α′ = 64′ = 1°04′ , troisième oculaire :
α′ = 133′ = 2°13′
 Le grossissement de la lunette est si grand qu’il est difficile de l’orienter vers l’étoile qu’on veut
observer : la moindre rotation de la lunette fait sortir l’étoile du champ observé.
Le viseur est une petite lunette d’axe parallèle à celui de la lunette astronomique, mais de faible gros-
sissement ce qui facilite la recherche de l’étoile à observer.

Exercice
Télescope de Newton
 L’étoile étant infiniment éloignée, son image B 1 se forme dans le plan focal du miroir sphérique.
Le foyer F du miroir se trouve donc au niveau de B 1 sur l’axe optique, ce point F est noté A 1 sur le
schéma : c’est en ce point que se formerait l’image d’une étoile située dans la direction de l’axe opti-
que du miroir.
Sur le schéma, la distance entre S et F vaut 5 cm, ce qui correspond à une distance réelle de 50 cm.
Distance focale du miroir sphérique : f M = SF = – 50 cm .
 L’image B 2 donnée par le miroir plan est symétrique de B 1 par rapport au plan de ce miroir.
(L’image d’une étoile située dans la direction de l’axe optique du miroir sphérique se formerait en A 2
sur l’axe optique de la lentille).
 Pour une observation sans fatigue, l’image intermédiaire B 2 doit se trouver dans le plan focal
objet de la lentille qui en donnera une image définitive à l’infini, le point A 2 est donc le foyer objet de
la lentille.
 L’angle α′ sous lequel on voit à travers la lentille un objet A 2 B 2 situé dans son plan focal objet,
A2 B2
vaut α′ = ------------ , or A 2 B 2 = A 1 B 1 = f M tan α ≈ f M ⋅ α (avec α = 8 ,7 ⋅ 10 – 2 rad ).
f′
α′ fM
On en déduit : G = ----- = ----- (relation semblable à celle obtenue pour la lunette astronomique).
α f′
Application numérique : G = 50

A1
S
B1
B2 A2

Exercice Vrai ou faux


Indiquer, pour chacune des propositions ci-dessous, si elle est exacte ou non :
Propositions inexactes : 1 ; 3 (ce n’est vrai que pour des objets faciles à déplacer, pas pour un astre) ;
8 (déplacer la lunette ne rapprocherait guère les astres que l’on observe !) ; 9 (le grossissement vau-
drait 500) ; 11 ; 13 ; 14 (voir exercice 9) ;
Propositions exactes : 2 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 10 ; 12 ; 15 (on observe à l’infini l’image d’un objet situé à l’infini).

162 Corrigés séquence 2 – SP03

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orrigés séquence 2 – Chimie

Travaux pratiques 4
m phyd 10 ,9
 n phydroxy = --------------- = ---------------- = 0 ,10 mol
M phydr 109 ,13

m anh ρ eau dv 1 000 × 1 ,08 × 12 ⋅ 10 – 3


n anhydride = ----------- = ---------------- = ---------------------------------------------------------- = 0 ,13 mol
M anh M anh 102 ,92
 Identifions le réactif limitant :
La transformation se faisant mole à mole, on peut comparer directement les quantités de matière des
réactifs : le réactif limitant est le réactif en quantité la plus faible : parahydroxyaniline.
Ainsi : n paracétamol = 0 ,10 mol et m paracétamol = n × M = 0 ,10 × 151 = 15 ,1 g
12 ,2
 Rendement : r = ---------- = 0 ,81 soit 81 %.
15 ,1

Travaux pratiques 5
 L’équation de la réaction :
nCl–C ( O )– ( CH 2 ) 4 –C ( O )–Cl + nH 2 N– ( CH 2 ) 6 –NH 2
= [ –C ( O )– ( CH 2 ) 4 –C ( O )–NH– ( CH 2 ) 6 –NH– ] + 2nHCl
n
 Le polyamide formé est appelé « nylon 6-6 » car il est constitué d’un « motif » comportant
6 atomes de carbone séparé de 6 autres atomes de carbone par un groupement NH.
 L’acide s’appelle l’acide adipique de formule : HO 2 C– ( CH 2 ) 4 –CO 2 H .

m 1
 Calculons la quantité d’hexaméthylène : n 0 = ---- = -------- = 8 ,6 ⋅ 10 – 3 mol
M 116
m ρ×V 1 ,12 × 1
Et la quantité de chlorure d’adipyle : n 0′ = ---- = ------------ = ------------------- = 6 ,1 ⋅ 10 – 3 mol
M M 183
 D’après la loi de conservation des masses, la masse de polyamide obtenu est égale à la somme des
masses des réactifs ayant réagi moins la masse de chlorure d’hydrogène formé :
Donc, le réactif limitant étant le chlorure d’adipyle, il se forme 2 × 6 ,1 ⋅ 10 – 3 mol de HCl soit :
m′ = 2 × 6 ,1 ⋅ 10 – 3 × 36 ,5 = 445 mg ;
D’où la masse m de nylon formé : m = ( 6 ,1 ⋅ 10 – 3 × 183 + 6 ,1 ⋅ 10 – 3 × 116 ) – 0 ,445 = 1 ,38 g .

Corrigés séquence 2 – SP03 163

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Travaux pratiques 6

D. Exploitation des résultats


 Le calcul de la concentration en ions fer se fait de la manière suivante :

volume de solution A × concentration de la solution A VA × CA


[ Fe 2+ ] = --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- = ------------------ avec V A en mL.
volume total 40

Bécher no 1 2 3 4 5 6 7 8

Volume de solution A (mL) 20 17,5 15 12,5 10 7,5 5 0

Volume d’eau (mL) 17 19,5 22 24,5 27 29,5 32 37

Volume d’hydroquinone (mL) 1 1 1 1 1 1 1 1

Volume d’o-phénantroline (mL) 2 2 2 2 2 2 2 2

Concentration C en ions Fe 2+ ( mg ⋅ L – 1 ) 4 3,5 3 2,5 2 1,5 1 0

 Le graphe A = f ( C ) :

A(103 S.I.)

0,700

0,600

0,500

0,400

0,300

0,200

0,100

0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 C(mg/L)

 À partir de cette courbe, on détermine l’abscisse du point de la droite d’ordonnée 0,457 ou on uti-
lise l’équation de modélisation : A = 0 ,191 4 × C + 0 ,035 .
On obtient alors la valeur de C = 2 ,2 mg ⋅ L – 1 .
Il s’agit de la concentration en fer du vin blanc dilué (10 mL de vin pour un volume total de 40 mL,
soit un facteur de dilution de 4), donc la valeur de la concentration en fer est :
2 ,2 × 4 = 8 ,8 mg ⋅ L – 1.

 Cette valeur est inférieure à 10 mg ⋅ L – 1 donc le phénomène de casse ferrique ne se produit pas.

164 Corrigés séquence 2 – SP03

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Travaux pratiques 7

D. Exploitation des résultats


 En présence de diiode, l’empois d’amidon prend une teinte bleue intense, permettant de mettre en
évidence le diiode même en très faible concentration.
À l’équivalence, tout le diiode a réagi, l’empois d’amidon prend alors un aspect incolore.
Il y a donc décoloration de l’empois d’amidon lors de l’équivalence du dosage.
 I 2 + 2e – = 2I – ( 1 )

S 4 O 62– + 2e – = 2S 2 O 32– ( 2 )
C 6 H 6 O 6 + 2H + + 2e – = C 6 H 8 O 6 ( 3 )
 a) ( 1 ) + ( 3 ) donnent :
C 6 H 8 O 6 + I 2 = C 6 H 6 O 6 + 2H + + 2I – ( 4 )
b) ( 1 ) + ( 2 ) donnent :
2S 2 O 32– + I 2 = S 4 O 62– + 2I – ( 5 )
 D’après l’équation ( 5 ) , la relation entre quantités de matière est :
2 × n I = n S O 2– équivalence
2 2 3

C′ × V eq ′ 5 ⋅ 10 – 3 × 20 ⋅ 10 – 3
2 × [ I 2 ] × V 0 = C′ × V eq
′ d’où : [ I 2 ] = --------------------- = ----------------------------------------------- = 5 ⋅ 10 – 3 mol ⋅ L – 1
2 × V0 2 × 10 ⋅ 10 – 3
 D’après l’équation ( 4 ) , la relation entre quantités de matière est :
n acide du jus = n I ayant réagi
2

or : n I ayant réagi = n I initial – n I restant


2 2 2

La quantité de matière de I 2 restant étant dosée par le thiosulfate, soit, à l’équivalence du dosage
(équation ( 2 ) ) : n S O = 2 ⋅ n I soit :
2 3 2

nS O C′V′ 5 ⋅ 10 – 3 × 10 ,85 ⋅ 10 – 3
2 3
- = ---------- = ------------------------------------------------------- = 2 ,7 ⋅ 10 – 5 mol
n I restant = -----------
2 2 2 2
Ce qui nous permet de calculer :
n I réagi avec la vitamine C = C 0 × V 0 – n I restant = 10 ⋅ 10 – 3 × 5 ⋅ 10 – 3 – 2 ,7 ⋅ 10 – 5
2 2

n I réagi = 2 ,3 ⋅ 10 – 5 mol = n acide et ce, dans 5 mL de jus.


2
Donc : la quantité pour 1 litre de jus de fruit est sa concentration molaire :
n acide 2 ,3 ⋅ 10 – 5
C = ------------ = ----------------------- = 4 ,6 ⋅ 10 – 3 mol ⋅ L – 1 .
V jus 5 ⋅ 10 – 3

 m = n × M donc : m = 4 ,6 ⋅ 10 – 3 × 176 = 0 ,81 g soit : 0 ,81 g ⋅ L – 1 .

Corrigés séquence 2 – SP03 165

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E. Questions
 La verrerie nécessaire pour ce dosage :

5
Erlenmeyer

Pipette jaugée

Burette graduée

 Calculons tout d’abord la quantité de matière de thiosulfate de sodium contenue dans la solution
désirée. Cela nous permettra d’en déduire la masse correspondante.

n′ = C′ × V 0′ = 5 ⋅ 10 – 3 × 1 = 5 ⋅ 10 – 3 mol

or : M Na S O 5H O = 248 g ⋅ mol – 1
2 2 3 2

donc : m′ = n′ × M = 5 ⋅ 10 – 3 × 248 = 1 ,24 g .


 Dans les conditions habituelles du laboratoire, le diiode est un solide gris-noir, à reflets métalliques.
 Le diiode est très peu soluble dans l’eau.
 Employons la même méthode qu’au 2) :
n = C 0 × V 0 = 5 ⋅ 10 – 3 × 10 – 1 = 5 ⋅ 10 – 4 mol , or M I = 127 × 2 = 254 g ⋅ mol – 1
2
donc : m = n × M I = 5 ⋅ 10 – 4 × 254 = 0 ,127 g .
2
 On peut reconnaître les fonctions alcool :
et O
C OH C
O : ester.

166 Corrigés séquence 2 – SP03

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Corrigé des travaux dirigés
Exercice  Élément fer dans un vin blanc
I.  A = k ⋅ C
 a) Fe 3+ + e – = Fe 2+
b) On réduit le fer (III) afin de doser tout l’élément fer contenu dans le vin.
II.  a) Matériel nécessaire pour prélever :
• Solution S : burette graduée D 2
• Eau distillée : burette graduée D 3
• Hydroquinone : pipette jaugée C 1
• o-phénantroline : pipette jaugée C 2
b) Du mélange 1 au mélange 8, le volume de solution S diminue donc la concentration en fer dimi-
nue. Par conséquent, la couleur de la solution devient de plus en plus pâle.
12 ,5 × 8
 C = ------------------- = 2 ,5 mg ⋅ L – 1
40
III.  On cherche l’abscisse du point de la droite d’ordonnée 0,45 : 2 ,25 mg ⋅ L – 1 .

 Dans le vin blanc, la concentration en fer est : 2 × 2 ,25 = 4 ,5 mg ⋅ L – 1


cette valeur est inférieure à 10 mg ⋅ L – 1 donc la casse ferrique ne peut se produire.

Exercice  Étude des constituants d’un citron


I – Étude de l’huile essentielle contenue dans l’écorce de citron par chromatographie
 a) La Chromatographie sur Couche Mince (C.C.M.) est une méthode permettant de contrôler la
pureté d’une substance, de séparer les constituants d’un mélange et, éventuellement, de les identifier.
Le mélange est fixé sur un support appelé phase stationnaire (un gel de silice déposé en couche mince
sur une plaque d’aluminium). Il est entraîné par un solvant approprié (phase mobile ou éluant) qui
migre par capillarité sur la plaque. Les constituants du mélange se séparent par migration
différentielle : chacun d’eux est d’autant plus entraîné par l’éluant qu’il est plus soluble dans celui-ci
et moins adsorbé sur la phase stationnaire.
b) Le rapport frontal R F est le rapport entre la hauteur h de migration de la tache (sommet) et la
hauteur maximale H atteinte par l’éluant.
h
R F = ---
H
2 ,35
 a) R F = ---------- = 0 ,5
4 ,7
b) Les produits contenus dans l’huile essentielle sont le citral et le limonène. Il y a d’autres produits
mais non identifiables car on ne possède pas la tâche de référence correspondante.
II.  a) Après mélange du jus de citron et diiode, la solution prend une teinte bleue foncée : il y a
donc du diiode en excès.
b) L’équivalence est repérée par la décoloration de la solution.
 a) La quantité de vitamine C est égale, (d’après l’équation ( 1 ) ) à la quantité de diiode. Or, la
quantité de diiode ayant réagi avec la vitamine C est égale à la quantité initialement introduite moins
la quantité en excès dosée par le thiosulfate, soit : n vitC = n I = n I – n I
2 2O 2dosé
d’où la relation demandée.
1
b) n vitamine C = 5 ⋅ 10 – 3 × 10 – 2 – -- ( 5 ⋅ 10 – 3 × 13 ,9 ⋅ 10 – 3 )
2
= 50 ⋅ 10 – 6 – 34 ,75 ⋅ 10 – 6
= 1 ,525 ⋅ 10 – 5 mol pour 5 mL
soit 3 ,05 ⋅ 10 – 3 mol ⋅ L – 1 ou 537 mg ⋅ L – 1 ■
Corrigés séquence 2 – SP03 167

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orrigés séquence 3 – Physique

Corrigé des activités


Activité  Avant de nous parvenir à l’oreille, cette note fait intervenir :
• la vibration de la corde,
• la propagation des vibrations à travers les « bois » du violon (érable puis épicéa),
• les vibrations des molécules d’air contenues dans la caisse de résonance,
• la propagation des vibrations de l’air en dehors de la caisse de résonance jusqu’à l’oreille.

Activité  On peut distinguer trois grandes familles :


• les instruments à cordes : violon, violoncelle, clavecin, guitare, harpe et piano, ...
• les instruments à vent : flûte, clarinette, saxophone, trompette, trombone, orgue, ...
• les instruments à percussion : cymbales, triangle, tambour, ...
Le piano fait partie des instruments à cordes.
Activité  Tous les instruments de musique sont des sources de vibrations sonores à condition que chaque ins-
trument soit attaqué ou entretenu :
• en appuyant sur une touche de piano on déclenche le choc d’un petit marteau sur une corde,
• la corde d’une guitare est accrochée avant d’être relâchée,
• il faut frapper la membrane,
• l’archet entretient par frottement les vibrations d’une corde de violoncelle,
• le souffle de l’exécutant entretient le son émis par une trompette,
• l’anche de la clarinette sert à vibrer.
Les parties de l’instrument qui assurent le couplage avec l’air sont :
• la caisse du piano,
• la caisse de la guitare,
• la caisse située sous la membrane,
• la caisse de résonance du violoncelle,
• le tuyau de la trompette,
• le tuyau de la clarinette.
Activité 
Système vibrant Système qui assure le couplage avec l’air

embouchure d’une flûte caisse d’un violon

membrane de tambour colonne d’air d’un orgue

anche de bombarde tuyau d’une flûte

corde de guitare

Corrigés séquence 3 – SP03 169

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Activité 

Le fil se met en mouvement parce qu’il est soumis à la force de Laplace.


Loi de Laplace
Une portion rectiligne d’un conducteur, de longueur  parcourue par un courant d’intensité I et placée
dans un champ magnétique uniforme B , est soumise à une force électromagnétique F appliquée en
son milieu dont les caractéristiques sont les suivantes :
 direction : la force F est toujours orthogonale au plan formé par le conducteur rectiligne et le
champ magnétique ;
 sens : il est conforme à la règle de la main droite ; il suffit de poser fictivement la main droite sur le

fil : la paume de la main est tournée dans le sens de B (sens Sud-Nord d’une aiguille aimantée placée
entre les branches de l’aimant en U), le courant sort par les doigts ; le pouce écarté donne le sens de
F (voir schéma) ;
 valeur : F = i ( t )B sin α où α est l’angle formé par les directions du conducteur et du champ
magnétique.
La valeur de F est maximale lorsque α = 90° ( B orthogonal à la position rectiligne de circuit) ;
dans ce cas : F = i ( t )B .
La force de Laplace est proportionnelle à l’intensité du courant (le champ magnétique est constant) ;
la force exercée est donc sinusoïdale de même fréquence que l’intensité du courant.
Le fil vibre.
Activité  La fréquence des modes propres est quantifiée : ν 2 = 2ν 0 , ν 3 = 3ν 0 .
ν
On doit donc avoir : ----3- = 1 ,5 ce qui est vérifié.
ν2
Les fréquences suivantes seront égales à : ν n = nν 0 où n est un entier.
Activité  Longueur du tuba > longueur du saxophone > longueur du fifre → Plus la longueur est élevée et
plus l’instrument est grave.
Activité Pour un même instrument, le son émis peut être rendu plus aigu en raccourcissant la longueur du
tube, donc schématiquement en débouchant quelques trous.
Activité

170 Corrigés séquence 3 – SP03

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L’onde réfléchie a la même amplitude et la même fréquence que l’onde incidente ; elle se propage en
sens inverse.
Activité

On peut constater :
– l’existence de points immobiles à tout instant ( N 1 , N 2 , N 3 ) ;
– l’existence de points vibrant avec une très grande amplitude (A par exemple) ;
– l’absence de propagation : les points de la corde compris entre N 1 et N 2 vibrent en phase ; les
points de la corde compris entre N 2 , N 3 en opposition de phase par rapport à ceux compris entre N1
et N2.
Nous sommes en présence d’une onde stationnaire.
Activité L’expression de la fréquence ν 0 du mode fondamental en fonction de la longueur de la corde, de la
tension de la corde et de la masse linéique de la corde s’obtient en écrivant que :

1 v F
ν 0 = -- = ----- avec v = --- .
T 2L μ
1 F
ν 0 = ----- ---
2L μ

Activité  La vitesse v de propagation d’une onde sur cette corde s’obtient en utilisant :
v
ν 0 = ----- ⇒ v = 2Lν 0 .
2L
Application numérique : v = 24 m ⋅ s – 1 .
 a) La valeur F de la tension de la corde est égale à la force exercée par la masse sur la corde c’est-
à-dire au poids de la masse puisque la masse est à l’équilibre.
T = Mg → Application numérique : T = 0 ,245 N .
F F
b) Masse linéique de la corde : v = --- → μ = ----- .
μ v2
Application numérique : μ = 0 ,42 ⋅ 10 – 3 Kg ⋅ m – 1.
v
Activité  Le mode fondamental de vibrations d’une colonne d’air a pour fréquence : ν 0 = ----- .
4L
Application numérique : ν 0 = 440 Hz .
On retrouve bien la fréquence du « la » ; la caisse du diapason est bien une caisse de résonance.

Corrigés séquence 3 – SP03 171

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Activité  Base de temps : 0,1 ms/div.

Le son émis par le haut-parleur est le plus aigu pour l’oscillogramme du milieu ; la fréquence est la
plus élevée (4 000 Hz).
Activité  L’intervalle exprimé en savart est donné par :

⎛ f la ⎞ 440
ΔH = 1 000 ⋅ log ⎜ -------3⎟ ⇒ Δ H = 1 000 ⋅ log ⎛ --------⎞ = 175 ⇒ Δ H = 175  .
f
⎝ ré 3⎠ ⎝ 294⎠

N2
Activité   Note de fréquence 370 Hz : ΔH = 1 000 ⋅ log ------ ⇒ Δ H = 75  ; cette note est trois demi-tons
N1
en-dessous dans la gamme tempérée (fa #).
 La note la 2 est une octave au-dessous de la note la 3 : sa fréquence est :
440
-------- = 220 ⇒ N la = 220 Hz .
2 2

La note la 4 est une octave au-dessus du la 3 : sa fréquence est 440 × 2 = 880 ⇒ N la = 880 Hz
4
 Calculons, d’octave en octave, les fréquences des « la » successifs :
N la 440 220
N la = ---------3 = -------- = 220 Hz : N la = -------- = 110 Hz ;
2 2 2 1 2
110 55
N la = -------- = 55 Hz ; N la = ----- = 27 ,5 Hz ;
0 2 –1 2
N la = 2N la = 880 Hz : N la = 2N la = 1 760 Hz ; N la = 2N la = 3 520 Hz .
4 3 5 4 6 5

Le « la » le plus bas appartient à l’octave ( – 1 ) .


Le « la » le plus haut appartient à l’octave ( 5 ) .
Activité  Ce son a deux harmoniques : il est com-
plexe.
Le premier harmonique a pour fréquence
250 Hz et pour amplitude 4 V, sa période
est égale à 4 ms.
Le deuxième harmonique a pour fré-
quence 500 Hz et pour amplitude 2 V, sa
période est égale à 2 ms.

172 Corrigés séquence 3 – SP03

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Corrigé des exercices
Exercice  Onde stationnaire
Il faut que la longueur de la corde soit réglée de manière à ce que ces ondes se superposent exacte-
ment sur cette longueur.

Exercice  Fuseaux

Exercice  Guitare
Le son sera plus aigu si la fréquence est plus grande ; comme les fréquences propres sont proportion-
nv F
nelles à la célérité v : ν n = ----- et que la célérité augmente avec la tension de la corde v = --- , il
2L μ
faut donc augmenter la tension de la corde.

Exercice  Corde de Melde


 Les points M et N situés chacun à 20 cm des extrémités fixes de la corde oscillent en phase.

 Les points M et I vibrent en opposition de phase.

Exercice  Mode fondamental


Une corde vibre entre ses deux extrémités fixes en un seul fuseau à la fréquence 200 Hz ; sa longueur
vaut 1 m.

Corrigés séquence 3 – SP03 173

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v
 La fréquence du mode fondamental est égale à 200 Hz ; cette fréquence s’exprime par : ν 0 = -----
2L
La célérité v des ondes dans la corde s’exprime par : v = 2Lν 0 .
Application numérique : v = 400 m ⋅ s – 1 .
 Si on quadruplait la tension de la corde, la célérité v des ondes dans la corde serait multipliée par 2
F
puisque : v = --- ; la fréquence propre du mode fondamental de vibration de la corde serait dou-
μ
blée.

Exercice  Tuyau sonore


La fréquence du mode fondamental est d’autant plus faible (note plus grave) que la longueur L est
importante. Dans ce cas, la longueur L de la colonne d’air diminue; le son devient plus aigu.

Exercice  Contrebasse
Un contrebassiste veut accorder son instrument : une corde, de longueur 80 cm, doit émettre le la 2
(fréquence 220 Hz). La masse linéique de la corde est de 5 g/m.

F
La tension F s’exprime en fonction de la célérité des ondes : v = --- → F = μv 2 .
μ
v
D’autre part, la fréquence du mode fondamental est égale à : ν 0 = ----- → F = μv 2 = 4μL 2 ν 02 .
2L
Application numérique : F = 620 N .

Exercice Cordes de guitare


 Fréquence de la corde n°2 : la fréquence du la 1 correspond à la fréquence du la 3 divisée par 4 (la
fréquence est divisée par 2 pour un octave) → fréquence du la1 = 110 Hz .
Gamme tempérée :

do do# ré ré# mi fa fa# sol sol# la la# si do

ré b mi b sol b la b si b

La note mi 1 est 5 demi-tons en-dessous de la note la 1 .

N la 5
-----
Fréquence du mi 1 : ---------1- = 2 12 → fréquence du mi1 = 82 ,4 Hz .
N mi
1

La fréquence du la 2 correspond à la fréquence du la 3 divisée par 2 → fréquence du la2 = 220 Hz .


La note ré 2 est 7 demi-tons en-dessous de la note la 2 .

N la 7
-----
Fréquence du ré 2 : ---------2 = 2 12 → fréquence du ré2 = 146 ,8 Hz .
N ré
2

On procède de même pour les trois autres notes.


Fréquence du sol 2 = 196 Hz ; fréquence du si 2 = 247 ,9 Hz ; fréquence du mi 3 = 329 ,6 Hz .
 L’expression de la fréquence ν 0 du mode fondamental en fonction de la longueur de la corde, de
1 v
la tension de la corde et de la masse linéique de la corde s’obtient en écrivant que : ν 0 = -- = -----
T 2L
F 1 F
avec v = --- → N 0 = ----- --- ; la masse linéique de la corde est égale à :
μ 2L μ
πD 2
μ = ρ --------- → F = ρπD 2 L 2 N 02
4

174 Corrigés séquence 3 – SP03

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corde no 1 2 3 4 5 6

F (N) 82,8 93,2 102,7 113,0 73,2 66,0

Exercice
Spectre de fréquences
L’analyse spectrale d’un son permet d’obtenir le diagramme suivant :

 a) Ce son est simple car il n’y a pas d’autre harmonique que le fondamental.
b) La fréquence du son étudié est : 660 Hz.
 Calcul de l’intervalle entre les sons de fréquence N = 660 Hz et N ( la 3 ) = N 3 = 440 Hz :
N
ΔH = 1 000 log ------ = 176  .
N3
En gamme tempérée un intervalle de un demi-ton correspond à 25 ∇.
La note la plus proche en gamme tempérée est donc la note mi 4 située à 7 demi-tons au-dessus du
la 3 .

1 F
 N = ----- --- . Application numérique : L = 0,304 m = 30,4 cm .
2L μ

Exercice Tuyaux à embouchure de flûte


 On a représenté des nœuds de pression et des ventres de pression

1 : a : Fondamental : N V N

b : Harmonique de rang 2 : N V N V N

c : Harmonique de rang 3 : N V N V N V N

λ v kv
 Dans le cas général : L = k --- (k entier) ⇒ λ = vT = --- ⇒ L = ------ .
2 N 2N
Pour le fondamental, k = 1 donc : N A ≈ 243 Hz .

Exercice « Image » d’un son


 La période correspond à 4 divisions : T A = 4 ms .
1 1
La fréquence est donnée par : N A = ----- = ------------- = 250 Hz .
TA 0 ,004
 L’oscillogramme ne correspond pas à une sinusoïde pure : Il s’agit d’un son complexe.
 Pour étaler au maximum le signal sur l’écran tout en conservant au moins une période on devra
choisir : 0,5 ms/div.

Corrigés séquence 3 – SP03 175

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Exercice Hauteur et timbre
 Pour visualiser un son avec un oscilloscope il faut :
un microphone (transducteur mécanique-électrique), un amplificateur (augmente l’amplitude de la
tension associée au signal) et un oscilloscope (permet de visualiser les variations de la tension sur
l’écran).
 a) Oscillogramme 1 : une période correspond à 6 div ⇒ T 1 = 3 ms .
Oscillogramme 2 : une période correspond à 3 div ⇒ T 2 = 1 ,5 ms .
Oscillogramme 3 : une période correspond à 6 div ⇒ T 3 = 3 ms .
b) Le sons 1 et 3 ont la même fréquence, donc la même hauteur, mais l’un est simple et l’autre com-
plexe donc les sons n’ont pas le même timbre.
c) Le son le plus aigu est celui qui a la plus grande fréquence, donc la plus petite période soit : le son
n°2.
 a) Le son analysé est complexe, il comporte trois harmoniques : c’est le son n° 1.
b) Les fréquences des harmoniques sont : 330 Hz, 990 Hz, 1 650 Hz.
c) Le fondamental ou harmonique de rang 1 a pour fréquence : 330 Hz ;
La fréquence de 990 Hz correspond à l’harmonique de rang 3 ( 990 = 330 × 3 ) .
La fréquence de 1 650 Hz correspond à l’harmonique de rang 5 ( 1 650 = 330 × 5 ) .
 a) Une clarinette, tuyau sonore fermé à une extrémité, n’a que les harmoniques de rang impair, ce
qui est le cas du son étudié.
b) Nous avons représenté les ventre et nœud de pression pour le mode fondamental

V N
λ c
L = --- = ------ ; application numérique : L = 0 ,26 m .
4 4N
c) Dans la gamme tempérée l’intervalle entre la note de fréquence 330 Hz et le la 3 est :
440 125
ΔH = 1 000 ⋅ log -------- = 125  → Δ H = -------- = 5 demi-tons.
330 25
La note est mi 3 qui est 5 demi-tons au-dessous de la note la 3 .

Exercice  Intensité sonore


La relation entre niveau sonore et intensité acoustique est :
I
L dB = 10 ⋅ log --- ⇒ I = 1 ,6 ⋅ 10 – 3 W ⋅ m – 2
I0

Exercice  Influence de la distance sur l’intensité sonore


 Une période correspond à (4 div) soit : T = 0 ,8 ms .
1
La fréquence du son émis est : f = -- f = 1 250 Hz .
T
 En gamme tempérée l’intervalle entre cette note et le la 4 est égal à :
1 250 152
ΔH = 1 000 ⋅ log ------------- = 152  → Δ H = -------- ≈ 6 demi-tons
880 25
La note située 6 demi-tons au-dessus de la 4 est : le ré 5# .
 Si l’intensité sonore augmente, c’est l’amplitude de la tension observée qui augmente, la période
restant inchangée.

176 Corrigés séquence 3 – SP03

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 Les niveaux sonores 40 dB et 60 dB correspondent à des intensités sonores telles que :
I2 I1 I2
L 2 – L 1 = 10 ⋅ log --- – 10 ⋅ log --- ⇒ --- = 10 2 = 100 .
I0 I0 I1

I2 P2
L’intensité sonore et la puissance sonore reçues étant proportionnelles on a : --- = ----- = 100 .
I1 P1
Les puissances sont inversement proportionnelles aux carrés des distances :
P2 d 12 d2
----- = ----- = 100 ⇒ ----- = 100 = 10 ⇒ d 2 = 10d 1 .
P1 d2 2 d1

Application numérique : d 2 = 10 m .

Exercice  Corde de contrebasse


 Le solide de masse m accroché pour tendre la corde permet de donner une tension égale à :
F = P = mg . Si la corde vibre suivant le mode fondamental sa longueur est égale à une demi-lon-
gueur d’onde :
λ vT v 1 F 1 mg μ
L = --- = ----- = ------ = ------ --- = ------ ------- ⇒ m = 4L 2 N 2 --- .
2 2 2N 2N μ 2N μ g
Application numérique : m = 31 ,57 kg .
 La corde la 0 émet les harmoniques :
d’ordre 2 de fréquence : 2 × 55 = 110 Hz .
d’ordre 3 de fréquence : 3 × 55 = 165 Hz .

Corrigés séquence 3 – SP03 177

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orrigés séquence 3 – Chimie

Travaux pratiques 8
 Exploitation des résultats
 L’équation de la réaction de dosage
HCO 3– + H 3 O + → CO 2 + 2H 2 O .
 Le graphe pH = f ( V A ) :

 À l’aide de la méthode des tangentes, les coordonnées du point équivalent sont :


V Aeq = 13 ,5 mL et pH eq = 4 ,55 .
 Calculons d’abord la concentration molaire des ions HCO 3– ; à l’équivalence :
n HCO– = n + soit :
3 H 3 O ajoutés
[ HCO 3– ] × V eau = [ H 3 O + ] × V Aeq

[ H 3 O + ] × V Aeq 0 ,02 × 13 ,5 ⋅ 10 – 3
d’où : [ HCO 3– ] = ----------------------------------- = ------------------------------------------- = 5 ,40 ⋅ 10 – 3 mol ⋅ L – 1 .
V eau 50 ,0 ⋅ 10 – 3

La concentration massique : C = [ HCO 3– ] × M HCO – = 5 ,40 ⋅ 10 – 3 × 61 = 329 mg ⋅ L – 1 .


3

Cherchons l’erreur que peut provoquer sur le résultat, le volume d’une goutte : ΔV = 0 ,05 mL
[ H 3 O + ] × ΔV Aeq 0 ,02 × 0 ,05 ⋅ 10 – 3
ΔC = --------------------------------------- = ------------------------------------------- = 2 ⋅ 10 – 5 mol ⋅ L – 1 soit 1 ,2 mg ⋅ L – 1 .
V eau 50 ,0 ⋅ 10 – 3
La valeur donnée sur l’étiquette est une valeur moyenne ce qui peut expliquer l’écart entre la valeur
expérimentale de la concentration en ions hydrogénocarbonate et la valeur sur l’étiquette.

178 Corrigés séquence 3 – SP03

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 Zone d’équivalence : correspond au saut de pH ; ce pH est inférieur à 7.
Zone tampon : à la demi-équivalence.
Espèces prédominantes : avant l’équivalence : HCO 3– ; après l’équivalence : CO 2 .
 À la demi-équivalence : pH = pK A du couple CO 2dissous ⁄ HCO 3– soit : (pour un volume
V eq ⁄ 2 = 13 ,50 ⁄ 2 = 6 ,75 mL ) : 6,35.

 Questions
 Quelle verrerie utiliser pour :
 Mesurer un volume de 50,0 mL d’eau : une fiole jaugée de 50,0 mL.
 Ajouter l’acide chlorhydrique : burette graduée de 25,0 mL.
 Le domaine de prédominance des ions carbonate :
CO2, H2O prédomine HCO3– CO2–
3 prédomine

6,4 10,2 pH

Les ions carbonate sont prédominants pour pH > 10 ,2 .

On peut considérer la quantité d’ions CO 32– négligeable devant celle des ions HCO 3– pour :
[ HCO 3– ]
------------------ > 100 soit pour pH ≤ pK A2 – 2 = 10 ,2 – 2 donc pour pH ≤ 8 ,2 .
[ CO 32– ]

Travaux pratiques 9
 Il faut donc peser une masse
m = n × M = C × V × M = 0 ,1 × 50 ⋅ 10 – 3 × 169 ,87 = 0 ,849 35 g d’ AgNO 3 .
On dilue ensuite avec de l’eau distillée pour obtenir 50 mL de solution.
σ
 La relation entre conductance G et conductivité σ est : σ = G × k cel d’où : k cel = --- = 98 m – 1
G
environ.
 L’équation de la réaction est : Cl – + Ag + → AgCl .
 Le produit formé est du chlorure d’argent de formule AgCl ; il s’agit d’un solide non dissous dans
l’eau, donc non conducteur. Il n’a pas d’influence sur la valeur de la conductivité de la solution.

Corrigés séquence 3 – SP03 179

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 Le graphe G = f ( V ) :

 La courbe est constituée de 2 segments de droite. Le volume de nitrate d’argent versé à l’équiva-
lence V eq correspond à l’abscisse du point d’intersection entre ces segments, soit : V eq = 9 ,5 mL .
À l’équivalence : n Cl – = n Ag + soit : [ Cl – ] ⋅ V eau = [ Ag + ] ⋅ V eq , ce qui donne :
[ Ag + ] ⋅ V eq 0 ,1 × 9 ,5
[ Cl – ] = --------------------------- = --------------------- = 0 ,009 5 mol ⋅ L – 1
V eau 100

soit : m = n × C = 0 ,009 5 × 35 ,5 = 337 mg ⋅ L – 1 .


Sur l’étiquette, la concentration est de l’ordre de 330 mg ⋅ L – 1 , les valeurs sont cohérentes.
 Avant l’équivalence : ion qui apparaît : NO 3– ; ion qui disparaît : Cl – ; or :
λ NO – = 71 ,4 < λ Cl – = 76 ,3 ,
3 ( aq ) ( aq )

donc la conductance diminue.


Après l’équivalence : ions qui apparaissent : Ag + , NO 3– ; ion qui disparaît : aucun. Donc la conduc-
tance augmente (plus fortement qu’elle ne diminue avant l’équivalence).
Remarque Sur l’étiquette de certaines bouteilles d’eau minérale est indiquée la valeur de la conductivité (notée
conductibilité).

Travaux pratiques 10
Question  Plus une eau est dure, plus elle contient d’ions calcium et magnésium, donc plus il sera difficile de la
faire mousser ; ce qui donne le classement des eaux par dureté croissante : Volvic, Evian et Vittel.
Question  Le changement de couleur du mélange ne se fait correctement qu’en milieu basique (pH 10) ; en effet,
les ions complexes CaY 2– formés par les ions calcium et l’EDTA ne sont stables qu’à ce pH.

180 Corrigés séquence 3 – SP03

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Exploitation des résultats
L’équation de la réaction entre l’EDTA et un ion calcium ou magnésium montre, qu’à l’équivalence :
n EDTA = n Ca 2+ ou Mg 2+ soit : C 0 × V 0 = C × V , d’où :
C0 × V0 0 ,1 × 15 ,85
C = ----------------- = --------------------------- = 79 ,3 ⋅ 10 – 4 mol ⋅ L – 1 d’ions calcium et magnésium.
V 200
La dureté (totale) de l’eau minérale testée est donc de 79,3 °TH.

Corrigés séquence 3 – SP03 181

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Corrigé des exercices
Exercice  Les ions hydrogénocarbonate dans une eau minérale
 Le pH de l’eau minérale
a)
b) À pH = 7 ,3 , l’espèce majoritaire est HCO3– .
 Dosage pH-métrique de l’eau minérale
a) HCO 3– + H 3 O + → CO 2 + 2H 2 O .
b) L’indicateur le plus approprié possède une zone de vitrage correspondant au pH à l’équivalence
qui se situe en milieu acide pH = 4 ,3 , soit le vert de bromocrésol.
c) D’après de graphe : V aeq = 13 ,3 mL d’où :
C a × V aeq 0 ,010 × 13 ,3 ⋅ 10 – 3
[ HCO 3– ] = ---------------------- = ---------------------------------------------- = 6 ,7 ⋅ 10 – 3 mol ⋅ L – 1
V eau 20 ⋅ 10 – 3

soit : C m = [ HCO 3– ] × M HCO – = 6 ,7 ⋅ 10 – 3 × 61 = 406 mg


3

soit un écart de 24 mg soit ; 5,6 %. Les valeurs sont compatibles.


[ HCO 3– ] × V eau 6 ,7 ⋅ 10 – 3 × 100
d) C a × T.A.C. = [ HCO 3– ] × V eau d’où T.A.C. = ----------------------------------- = -------------------------------------- = 33 ,3 .
Ca 0 ,02
 Simulation du dosage des ions hydrogénocarbonate.
a) Durant le dosage les ions hydrogénocarbonate sont consommés donc leur concentration diminue.
b) L’espèce 3 est produite par la réaction : CO 2 , H 2 O . Après l’équivalence, la concentration diminue
par dilution.
c) pH = pK a à la demi-équivalence, c’est-à-dire au point de la courbe 1 correspondant à l’intersec-
tion des courbes 2 et 3 pour laquelle [ HCO 3– ] = [ CO 2 ] .
Ainsi on trouve graphiquement : pH = 6 ,4 .
d) À l’équivalence, tout HCO 3– est consommé ; cela correspond au point pour lequel la courbe 2
arrive à 0, soit : pH eq = 4 ,5 (lecture sur courbe 1).

Exercice  L’acide citrique dans une eau minérale naturelle aux extraits de citron
 Étude théorique de la réaction entre une solution d’acide citrique et une solu-
tion de soude
1 a) n a = C a × V a = 1 ,0 ⋅ 10 – 2 × 25 ⋅ 10 – 3 = 2 ,5 ⋅ 10 – 4 mol .
b) n be = C b × V bE = 6 ,0 ⋅ 10 – 2 × 12 ,5 ⋅ 10 – 3 = 7 ,5 ⋅ 10 – 4 mol .
c) À l’équivalence acido-basique les réactifs sont mis dans les proportions stœchiométriques.
d) H 3 A + 3OH – → A 3– + 3H 2 O .
2 pK a1 : H 3 A ⁄ H 2 A – pK a2 : H 2 A – ⁄ HA 2– pK a3 : HA 2– ⁄ A 3– .
3 a) La courbe ( 1 ) décroît donc il s’agit de H 3 A .
La courbe ( 2 ) croît lorsque ( 1 ) décroît donc H 2 A – .
La courbe ( 3 ) : HA 2– .
La courbe ( 4 ) : A 3– .
b) À V b = 0 : H 3 A et H 2 A – sont prédominants : H 3 A + OH → H 2 A – + H 2 O .
c) Lorsque %H 3 A = %H 2 A – , V b = 2 ,0 mL d’après la figure 2, donc le pH est environ de 3,0
d’après la figure 1. Ceci était prévisible car, à ce moment, pH = pK a1 = 3 ,1 .

182 Corrigés séquence 3 – SP03

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 Dosage pH-métrique de l’acide citrique dans l’eau minérale
1 Pour déterminer le volume équivalent, il faut utiliser la méthode des tangentes. V beq = 9 ,5 mL
2 C a × V a = C b × V beq d’où :
C b × V beq 6 ,0 ⋅ 10 – 2 × 9 ,5 ⋅ 10 – 3
C a = ---------------------- = ------------------------------------------------------ = 2 ,9 ⋅ 10 – 2 mol ⋅ L – 1 .
Va 25 ,0 ⋅ 10 – 3

Exercice  La dureté d’une eau


78 ⋅ 10 – 3
 [ Ca 2+ ] = ---------------------- = 1 ,95 ⋅ 10 – 3 mol ⋅ L – 1
40
24 ⋅ 10 – 3
[ Mg 2+ ] = ---------------------- = 1 ,00 ⋅ 10 – 3 mol ⋅ L – 1
24

1 ⋅ 10 – 3 5 ⋅ 10 – 3
[ K + ] = ------------------- = 0 ,026 ⋅ 10 – 3 mol ⋅ L – 1 [ Na + ] = ------------------- = 0 ,22 ⋅ 10 – 3 mol ⋅ L – 1 .
39 23
 Une eau est dite « dure » lorsque son titre hydrotimétrique dépasse 30 ˚TH.
 1 ° TH = 1 ⋅ 10 – 4 mol ⋅ L – 1 d’ions calcium et magnésium.
Or : [ Ca 2+ ] + [ Mg 2+ ] = 2 ,95 ⋅ 10 – 3 mol ⋅ L – 1 , donc : cette eau est à 29,5 ˚TH.
 Dans la 2ème étape, on a précipité tous les ions Ca 2+ ; reste donc en solution les ions Mg 2+
dosés par l’EDTA.
 2ème étape : n EDTA = 1 ,25 ⋅ 10 – 3 × 0 ,01 = 1 ,25 ⋅ 10 – 5 mol ; or :
1 ,25 ⋅ 10 – 5
n EDTA = n Mg 2+ = 1 ,25 ⋅ 10 – 5 mol , donc : [ Mg 2+ ] = -------------------------- = 2 ,5 ⋅ 10 – 4 mol ⋅ L – 1 .
50 ⋅ 10 – 3
1ère étape : n EDTA = 14 ⋅ 10 – 3 × 0 ,01 = 14 ⋅ 10 – 5 mol nécessaire pour doser tous les ions calcium
et magnésium, donc seul : 14 ⋅ 10 – 5 – 1 ,25 ⋅ 10 – 5 = 12 ,75 ⋅ 10 – 5 mol d’EDTA ont été nécessaire
12 ,75 ⋅ 10 – 5
pour doser les ions calcium, soit : [ Ca 2+ ] = ----------------------------- = 25 ,5 ⋅ 10 – 4 mol ⋅ L – 1.
50 ⋅ 10 – 3
 La dureté totale est : [ Ca 2+ ] + [ Mg 2+ ] = 27 ,5 ⋅ 10 – 4 mol ⋅ L – 1 , donc : cette eau est à
27,5 °TH.

Exercice  Dosage conductimétrique


 Le schéma du montage :

 L’équation de la réaction est : Cl – + Ag + → AgCl .


 Tableau des quantités de matière :

Ions Ag + NO 3– K+ Cl –

À l’état initial C′ ⋅ V′ C′ ⋅ V′ C⋅V C⋅V

Corrigés séquence 3 – SP03 183

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lorsque Ag (+aq ) est le réactif limitant 0 C′ ⋅ V′ C⋅V C ⋅ V – C′ ⋅ V′

lorsque Cl (–aq ) est le réactif limitant C′ ⋅ V′ – C ⋅ V C′ ⋅ V′ C⋅V 0

 Tableau des concentrations :

Ions Ag + NO 3– K+ Cl –

C′ ⋅ V′ C⋅V C ⋅ V – C′ ⋅ V′
lorsque Ag (+aq ) est le réactif limitant 0 -------------- -------------- -------------------------------
V + V′ V + V′ V + V′

C′ ⋅ V′ – C ⋅ V C′ ⋅ V′ C⋅V
lorsque Cl (–aq ) est le réactif limitant ------------------------------- -------------- -------------- 0
V + V′ V + V′ V + V′

 Lorsque Ag (+aq ) est le réactif limitant : σ = λ NO – ⋅ [ NO 3– ] + λ K + ⋅ [ K + ] + λ Cl – ⋅ [ Cl – ] soit :


3
C′ ⋅ V′ C⋅V C ⋅ V – C′ ⋅ V′
σ = λ NO – ⋅ -------------
- + λK+ ⋅ - + λ Cl – ⋅ -------------------------------
-------------
3 V + V′ V + V′ V + V′
Lorsque Cl – est le réactif limitant : σ = λ NO – ⋅ [ NO 3– ] + λ K + ⋅ [ K + ] + λ Ag + ⋅ [ Ag + ] soit :
3
C′ ⋅ V′ C⋅V C′ ⋅ V′ – C ⋅ V
σ = λ NO – ⋅ -------------- + λ K + ⋅ -------------- + λ Ag + ⋅ ------------------------------- .
3 V + V′ V + V′ V + V′
σ
De plus, G = --- .
k
 Ce qui donne : lorsque Ag (+aq ) est le réactif limitant :

[ λ NO – ⋅ ( C′ ⋅ V′ ) + λ K + ⋅ ( C ⋅ V ) + λ Cl – ⋅ ( C ⋅ V – C′ ⋅ V′ ) ]
G ⋅ ( V + V′ ) = ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
3
-.
k
[ C′ ⋅ V′ ⋅ ( λ NO – – λ Cl – ) + C ⋅ V ⋅ ( λ K + + λ Cl – ) ]
Soit : G ⋅ ( V + V′ ) = ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
3
-.
k
( λ NO – – λ Cl – ) ⋅ C′
La fonction : G = f ( V′ ) est une droite croissante car son coefficient directeur : -----------------------------------------
3
-
k
est négatif ( λ NO – < λ Cl – ) .
3

 Lorsque Cl (–aq ) est le réactif limitant


[ λ NO – ⋅ ( C′ ⋅ V′ ) + λ K + ⋅ ( C ⋅ V ) + λ Ag + ⋅ ( C′ ⋅ V′ – C ⋅ V ) ]
G ⋅ ( V + V′ ) = --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
3
.
k
[ C′ ⋅ V′ ⋅ ( λ NO – – λ Ag + ) + C ⋅ V ⋅ ( λ K + – λ Ag + ) ]
Soit : G ⋅ ( V + V′ ) = --------------------------------------------------------------------------------------------------------------
3
.
k
( λ NO – + λ Ag + ) ⋅ C′
La fonction : G = f ( V ) est une droite croissante car son coefficient directeur : -------------------------------------------
3
-
k
est positif.
Le point de la courbe de conductance minimal est le point équivalent du dosage ; alors :
C′ ⋅ V′eq 1 ⋅ 10 – 3 ⋅ 20
C ⋅ V = C′ ⋅ V eq
′ d’où : C = ----------------- = ----------------------------- = 2 ⋅ 10 – 4 mol ⋅ L – 1 . ■
V 100

184 Corrigés séquence 3 – SP03

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orrigés séquence 4 – Physique

Corrigé des activités


Activité  De l’Antiquité au Moyen-Âge les systèmes de transmission étaient lents et peu fiables (pigeons voya-
geurs, signaux optiques, messagers, ...).
En 1464, Louis XI instaure la poste comprenant un ensemble de relais répartis dans le royaume.
En 1792, le français Claude Chappe propose un système de transmission optique de l’information par
l’intermédiaire de tours disposées à portée de vue les unes des autres ; il ne faut plus que quelques
heures à un message pour traverser la France.
En 1843, l’américain Samuel Morse invente le télégraphe ce qui permet de communiquer rapidement
entre différents pays.
En 1887, l’allemand Heinrich Hertz met en évidence la propagation des ondes électromagnétiques
dans l’air ce qui donnera la radio, ...
Activité  Les systèmes de transmission d’information peuvent être classés en différentes catégories suivant le
support (support matériel ou non) et les signaux transmis (signal unique ou signaux multiples).

support / signal

téléphone local ou câble coaxial d’oscilloscope support matériel / signal unique

câble TV support matériel / signaux multiples

radio support non matériel / signaux multiples

télécommande infra-rouge support non matériel / signal unique

Activité  Il est nécessaire d’utiliser une antenne extérieure dans les automobiles pour capter les ondes utilisées
en radio parce que la carcasse métallique de l’automobile joue le rôle de miroir pour les ondes hert-
ziennes.
Activité  La longueur L de l’antenne d’émission doit au minimum avoir une longueur égale au quart de la lon-
λ
gueur d’onde de l’onde émise : L = --- . La longueur d’onde est reliée à la fréquence :
4
c c
λ = - → L = ---- .
f 4f
Calculer la longueur L que devraient avoir les antennes d’émission pour diffuser :
a) Pour une fréquence sonore de 500 Hz : L = 150 000 m soit 150 km ce qui est impossible à
réaliser ;
b) Pour un signal de fréquence 500 kHz : L = 150 m .
Activité  L’amplitude est égale à : 0,4 V.
La période est égale à : 2 ms soit une fréquence égale à 500 Hz.

Corrigés séquence 4 – SP03 185

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Tension : u ( t ) = u S ( t ) + u 0

Activité  Les tensions u S ( t ) et v ( t ) sont sinusoïdales de valeurs moyennes nulles ; les signaux 2 et 3 con-
viennent.
Le signal u S ( t ) a une fréquence plus basse que le signal v ( t ) ; sa période est donc plus grande ; il
correspond donc au signal 2.
Le signal 4 correspond à la somme d’une tension sinusoïdale et d’une tension continue ; il s’agit donc
de u ( t ) .
Le signal 1 correspond au signal modulé U m ( t ) .

186 Corrigés séquence 4 – SP03

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Activité 

L–
m = ----------- = 0 ,51 .
L+
Activité Pour le signal à transmettre de 100 Hz, l’intervalle à couvrir sera [ 399 ,9 ; 400 ,1 ] kHz .
Pour le signal à transmettre de 5 kHz, l’intervalle à couvrir sera [ 395 ,0 ; 405 ,0 ] kHz .
Outre la porteuse, ce spectre comporte deux bandes latérales : [ 395 ; 399 ,9 ] kHz et
[ 400 ,1 ; 405 ] kHz .

Activité

Situations expérimentales Enregistrement

K 1 et K 2 sont ouverts ;
Enregistrement n° 4
le système d’acquisition est relié aux points S et M

K 1 et K 2 sont ouverts ; Enregistrement n° 1


l’oscilloscope est relié aux points A et M la diode redresse la tension ; elle enlève la partie négative

K 1 est fermé et K 2 est ouvert ;


Enregistrement n° 3
l’oscilloscope est relié aux points B et M

K 1 et K 2 sont fermés ;
Enregistrement n° 2
l’oscilloscope est relié aux points D et M

Activité  France-inter : 162 kHz ; Europe 1 : 182 kHz ; RTL : 236 kHz.
c
 λ = - → France-inter : 1 852 m ; Europe 1 : 1 648 m ; RTL : 1 271 m.
f
1
 La fréquence de cet oscillateur s’exprime par : f 0 = ----------------- → L’inductance de la bobine permet-
2π LC
1
tant de capter la BBC vaut donc : L = ----------------- = 0 ,65 mH .
4π 2 Cf 02

Corrigés séquence 4 – SP03 187

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Corrigé des exercices
Exercice  Vrai ou faux
On considère la transmission d’un signal par une onde modulée en amplitude.
 Vrai ; la fréquence de la porteuse est constante.
 Faux ; la fréquence de la porteuse est très supérieure à celle du signal à transmettre.
 Faux ; l’amplitude de l’onde modulée varie.
 Faux ; le taux de modulation doit être inférieur à 1.

Exercice  Grandes ondes


c
La fréquence s’exprime par : f = --- .
λ
Application numérique : f = 182 kHz .

Exercice  Émission d’ondes hertziennes


1
 La fréquence de cet oscillateur s’exprime par : f 0 = ----------------- .
2π LC
Application numérique : f 0 = 112 ,5 kHz .
c
 La longueur d’onde des ondes électromagnétiques émises s’exprime par : λ = - .
f
Application numérique : λ = 2 666 m .

Exercice  Tension modulée


 La tension de décalage U 0 doit être supérieure à l’amplitude du signal.
La valeur minimale de U 0 est donc 1 V.
 Le signal modulant basse fréquence (BF) u ( t ) s’écrit : u ( t ) = U m ⋅ cos ωt (avec ω = 2πf )
Le signal porteur haute fréquence (HF) v ( t ) s’écrit : v ( t ) = V m ⋅ cos Ωt (avec Ω = 2πF ).
Le multiplieur effectue l’opération :
s ( t ) = k [ U 0 + u ( t ) ] ⋅ v ( t ) = k ( U 0 + U m cos ωt ) ⋅ V m ⋅ cos Ωt
Um
→ s ( t ) = kU 0 V m ⎛ 1 + ------- cos ωt⎞ cos Ωt .
⎝ U 0

De la forme : s ( t ) = A ( 1 + m cos ωt ) cos Ωt .
L’amplitude de la tension modulée est égale à : A = kU 0 V m soit A = 0 ,8 V .
Um
Le taux de modulation est égal à : m = ------- soit m = 0 ,5 .
U0
 L’expression de la tension modulée en fonction du temps s’écrit :
s ( t ) = 0 ,8 ( 1 + 0 ,5 cos ( 10 3 πt ) ) cos ( 2 ⋅ 10 6 πt ) .

Exercice  Observation d’une tension modulée en amplitude

188 Corrigés séquence 4 – SP03

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 Le taux de modulation m s’obtient en mesurant U max et U min sur l’enregistrement ;
U max = 1 ,4 V ; U min = 0 ,6 V .

U max – U min 1 ,4 – 0 , 6
m = ---------------------------- = --------------------- = 0 ,4 .
U max + U min 1 ,4 + 0 ,6

Le signal modulant basse fréquence (BF) u ( t ) s’écrit : u ( t ) = U m cos ωt (avec ω = 2πf )

Le signal porteur haute fréquence (HF) v ( t ) s’écrit : v ( t ) = V m cos Ωt (avec Ω = 2πF ).

Le multiplieur effectue l’opération :


s ( t ) = k [ U 0 + u ( t ) ] ⋅ v ( t ) = k ( U 0 + U m cos ωt ) ⋅ V m cos Ωt

s ( t ) est le signal modulé :


Um
s ( t ) = kU 0 V m ⎛ 1 + ------- cos ωt⎞ cos Ωt → s ( t ) = A [ 1 + m cos ωt ] cos Ωt .
⎝ U0 ⎠

L’amplitude de la tension modulée est égale à : A = kU 0 V m ; pour déterminer U 0 , il faut calculer A.


L’enveloppe positive du signal évolue entre deux valeurs extrêmes de la tension appelées U max et
U min :
U max = A ( 1 + m ) ; U min = A ( 1 – m ) .

On a mesuré sur l’enregistrement : U max = 1 ,4 V ; U min = 0 ,6 V ce qui correspond à


A = 1 ,0 V .
A
L’amplitude de la porteuse est connue, la tension de décalage s’exprime par : U 0 = --------- .
kV m
Application numérique : U 0 = 2 ,5 V .
1
 La période du signal émis vaut : T S = 2 ms ; la fréquence du signal émis vaut : f = ----- soit
TS
f = 500 Hz .
L’expression de la tension du signal est la suivante :
→ u ( t ) = 1 ,0 cos 2πft = 1 ,0 cos ( 1 000 π t ) .
Le signal modulé représenté ci-dessus correspond au signal de la porteuse modulé par le signal modu-
lant. La porteuse ayant une fréquence nettement plus grande que celle du signal modulant (donc une
période nettement plus petite) la pseudo-période des oscillations rapides que l’on voit dans le signal
modulé correspond à la période de la porteuse.
Il y a vingt pseudo-périodes sur le signal modulé en 2 ms : 20T P = 2 ⋅ 10 – 3 s .
1
La période vaut donc : T P = 0 ,1 ms ; F = ----- soit F = 10 000 Hz .
TP
L’expression de la tension de la porteuse est la suivante :
→ v ( t ) = 4 ,0 cos 2πFt = 1 ,0 cos ( 2 ⋅ 10 4 πt ) .

Exercice  Tension modulée


La tension modulée en amplitude a pour expression :
u m ( t ) = 0 ,5 cos ( 2 ⋅ 10 5 πt ) ⋅ ( 2 ,5 + 2 ,0 cos 1 000 π t ) .
Recherchons l’expression littérale de cette tension modulée u m ( t ) .
Le signal modulant basse fréquence (BF) u ( t ) s’écrit : u ( t ) = U m cos ωt (avec ω = 2πf )
Le signal porteur haute fréquence (HF) v ( t ) s’écrit : v ( t ) = V m cos Ωt (avec Ω = 2πF ).
Le multiplieur effectue l’opération :
u m ( t ) = k [ U 0 + u ( t ) ] ⋅ v ( t ) = k ( U 0 + U m cos ωt ) ⋅ V m cos Ωt

Corrigés séquence 4 – SP03 189

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soit :
u m ( t ) = kV m cos Ωt ( U 0 + U m cos ωt ) = 0 ,5 cos ( 2 ⋅ 10 5 πt ) ⋅ ( 2 ,5 + 2 ,0 cos 1 000 π t ) .
u m ( t ) peut s’écrire aussi :
Um
u m ( t ) = kU 0 V m ⎛ 1 + ------- cos ωt⎞ cos Ωt → u m ( t ) = A [ 1 + m cos ωt ] cos Ωt .
⎝ U
0

D’après les données V m = 5 V et k = 0 ,1 V – 1 .


La tension de décalage est égale à : U 0 = 2 ,5 V .
L’amplitude du signal à transmettre est : U m = 2 ,0 V .
Um
Le taux de modulation est égal à : m = ------- soit m = 0 ,8 .
U0
La fréquence de la porteuse vaut : F = 10 5 Hz ; la fréquence du signal à transmettre vaut :
f = 500 Hz .

Exercice  Tension porteuse


 Le signal modulant basse fréquence s’écrit :
u S ( t ) = u sm cos 2πft = u sm cos ( 1 ,6 ⋅ 10 3 πt ) .
Le signal porteur haute fréquence s’écrit : u P ( t ) = V Pm cos 2πFt = 3 cos ( 4 ⋅ 10 5 πt ) .
Le multiplieur effectue l’opération : u m ( t ) = k [ U 0 + u S ( t ) ]u P ( t )
L’expression, en fonction du temps, de la tension modulée est donc :
u m ( t ) = 0 ,3 cos ( 4 ⋅ 10 5 πt ) ⋅ ( 2 ,0 + 1 ,5 cos 1 ,6 ⋅ 10 3 πt ) .

Il n’y a pas surmodulation puisque U 0 > u sm : m = 0 ,75 .


 Pour tracer le spectre de fréquences de l’onde modulée en amplitude on utilise les valeurs de A
et m.
u Sm ( t ) = A [ 1 + m cos ( 1 ,6 ⋅ 10 3 πt ) ] cos 4 ⋅ 10 5 πt = 0 ,6 [ 1 + 0 ,75 cos ( 1 ,6 ⋅ 10 3 πt ) ] cos ( 4 ⋅ 10 5 πt )
A = 0 ,6 V ; F = f P = 200 kHz ; f = f S = 0 ,8 kHz

→ f P – f S = 199 ,2 kHz et f P + f S = 200 ,8 kHz .


Spectre de fréquences de la tension modulée :

Exercice Modulation d’amplitude


Comparons le spectre de fréquences donné et le spectre théorique.

190 Corrigés séquence 4 – SP03

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Le signal modulé s’écrit sous la forme : u m ( t ) = A [ 1 + m cos ωt ] cos Ωt .
 La fréquence f P de la porteuse est donc égale à 300 kHz.

 La fréquence du signal modulant f S est égale à 4 kHz.


8
 Le taux de modulation vaut m = ----- = 0 ,73 .
11
Um
 A = kU 0 V m = 11 V et m = ------- = 0 ,73 où U m est l’amplitude du signal modulant.
U0
L’amplitude V m de la porteuse vaut 10 V et le coefficient k est égal à 0 ,1 V – 1 ; on obtient donc :
Um = 8 V .

Exercice
Récepteur radio
 Analyse du récepteur
Les 4 sous-ensembles sont les suivants :
a) Démodulateur : partie 3.
b) Amplificateur du signal modulé : partie 2.
c) Amplificateur du signal modulant : partie 4.
d) Circuit oscillant accordé sur la fréquence f, telle que 4π 2 f 2 LC = 1 : partie 1.
 La gamme d’ondes
1
La fréquence de l’oscillateur s’exprime par : f 0 = ----------------- → La capacité du condensateur permet-
2π LC
1
tant de capter une fréquence donnée vaut donc : C = ---------------- soit 0 ,32 nF < C < 1 ,13 nF .
4π 2 Lf 02
 Étude des tensions
a) u AM correspond à la tension du document V ; c’est le signal modulé qui n’a pas encore été ampli-
fié.
b) La tension modulante a une période correspondant à :
T′ = 8 × 0 ,2 = 1 ,6 ms → f ′ = 625 Hz .
c) u BM correspond à la tension du document I ; c’est le signal modulé qui a été amplifié.
3 ,5 × 0 ,5
G = --------------------------------- = 100 .
3 ,5 × 5 ⋅ 10 – 3
d) u CM (K ouvert) correspond à la tension du document III ; la diode permet de « redresser » la ten-
sion c’est-à-dire de supprimer la partie négative.
e) u CM (K fermé) correspond à la tension du document IV.
La condition d’une bonne démodulation s’écrit : T « τ < T′ avec τ = RC

Corrigés séquence 4 – SP03 191

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La période T′ du signal modulant vaut 1,6 ms.
La période T de l’onde porteuse est environ égale à 0,04 ms (en mesurant le nombre de pseudo-
périodes sur l’enregistrement : 38 pour 1,6 ms) → 0 ,04 ms < < RC < 1 ,6 ms
f) u DM correspond à la tension du document II.
Le rôle du condensateur C 2 consiste à supprimer la composante continue de la tension u CM (K
fermé).

192 Corrigés séquence 4 – SP03

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orrigés séquence 4 – Chimie

Travaux pratiques 11
 La soude caustique est une solution aqueuse concentrée d’hydroxyde de sodium. Ses principales
propriétés sont : base très puissante ; déshydratant.
 Les résidus de boue rouge sont les autres oxydes (métalliques en particulier).
 ion cuivre (II) : Cu 2+ ion fer (III) : Fe 3+
1
 À l’anode se produit une réaction d’oxydation : Cl – = -- Cl 2 + e –
2
 À la cathode se produit une réaction de réduction :

Dans le 1er cas : il se forme un dépôt rouge de cuivre : Cu 2+ + 2e – = Cu


Dans le 2ème cas : il se forme un dépôt noir de fer : Fe 3+ + 3e – = Fe
 Pour séparer les ions cuivre des ions fer, il suffit d’imposer une tension inférieure à 4 V : le cuivre se
forme tandis que les ions fer restent en solution.
Q 360
 Q = I × t = 0 ,1 × 3 600 = 360 C soit : n = --- = ---------------- = 3 ,7 ⋅ 10 – 3 mol d’électrons,
F 96 500
3 ,73 ⋅ 10 – 3
qui donneront -------------------------- = 1 ,87 ⋅ 10 – 3 mol ce qui donne : m = n × M = 118 mg de cuivre.
2

Travaux pratiques 12

Exploitation des résultats


 Anodisation de l’aluminium
a) À la cathode en plomb ( – ) , les ions H + de la solution acide sont réduits en gaz dihydrogène H 2
qui se dégage.
b) Réduction cathodique : 2H + + 2e – = H 2
Oxydation anodique : Al = Al 3+ + 3e –
Puis formation de l’alumine : 2Al 3+ + 3H 2 O = Al 2 O 3 + 6H +
c) La quantité d’électricité Q = I × t = 0 ,2 × 30 × 60 = 360 C , ce qui correspond au passage de
360
---------------- = 3 ,7 ⋅ 10 – 3 mol d’électrons.
96 500
Or, d’après les équations des réactions, la quantité d’alumine formée est de
3 ,7 ⋅ 10 – 3
----------------------- = 1 ,24 ⋅ 10 – 3 mol soit : m = n × M = 1 ,24 ⋅ 10 – 3 × 102 = 0 ,126 g d’alumine.
3
 Affinage du cuivre
a) Réduction cathodique : Cu 2+ + 2e – = Cu
Oxydation anodique : Cu = Cu 2+ + 2e –
b) Il y a, à chaque instant, autant d’ions cuivre (II) à se former et à disparaître, donc : la concentra-
tion en ions cuivre (II) dans l’électrolyte ne varie pas au cours de l’électrolyse.

Corrigés séquence 4 – SP03 193

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 La quantité d’électricité Q = I × t = 2 × 45 × 60 = 5 400 C , ce qui correspond au passage de
5 400
---------------- = 5 ,6 ⋅ 10 – 2 mol d’électrons.
96 500
Or, d’après les équations des réactions, la quantité de cuivre formée est de
5 ,6 ⋅ 10 – 2
----------------------- = 2 ,8 ⋅ 10 – 2 mol soit : m = n × M = 2 ,8 ⋅ 10 – 2 × 63 ,5 = 1 ,77 g de cuivre.
2

Travaux pratiques 13
 Antipyrétique : action contre la fièvre et analgésique : contre la douleur.
 Il existe 2 formes d’aspirine soluble : aspirine tamponnée effervescente et l’aspirine non efferves-
cente (acétylsalicylate de lysine).

 La masse molaire de l’acide acétylsalicylique est de 180 g ⋅ mol – 1 donc


m 0 ,5
n = ---- = -------- = 2 ,78 ⋅ 10 – 3 mol
M 180
c’est-à-dire 2 ,78 ⋅ 10 – 3 × 6 ,02 ⋅ 10 23 = 1 ,67 ⋅ 10 21 molécules.
 L’aspirine tamponnée soluble dans l’eau : son temps de présence dans l’estomac est réduit, ce qui
limite les risques d’ulcère de la paroi stomacale ;
L’aspirine retard présente le même avantage que la formule galénique précédente mais le temps
d’absorption du principe actif est plus long ;
 La forme galénique possédant la vitesse de libération du principe actif la plus élevée est l’injection
intraveineuse puisque le principe actif est immédiatement assimilé par le sang.
 Le comprimé doit tout d’abord être dissous dans le liquide stomacal, ce qui provoque la libération
du principe actif ; celui-ci traverse alors la paroi des cellules de l’estomac pour passer dans le sang
avant d’être absorbé par les sites sensibles (organes).

194 Corrigés séquence 4 – SP03

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Corrigé des exercices
Exercice  L’anodisation de l’aluminium
 L’anodisation protège l’aluminium d’une façon durable. L’anodisation facilite le nettoyage de l’alu-
minium, augmente et améliore l’effet décoratif.
 La couche d’alumine obtenue par anodisation présente une structure poreuse ; il convient donc de
« colmater » les interstices existant.

Exercice  Chromage d’un objet


 Cr 2 O 72– + 14H 3 O + + 12e – = 2Cr + 21H 2 O
 La quantité d’électricité Q = I × t = 20 × 3 × 60 = 3 600 C soit :
3 600
---------------- = 3 ,7 ⋅ 10 – 2 mol d’électrons.
96 500
3 ,7 ⋅ 10 – 2
D’après l’équation ci-dessus, il se formera alors ----------------------- = 6 ,2 ⋅ 10 – 3 mol de chrome soit :
6
m = n × M = 0 ,006 2 × 52 = 0 ,32 g de chrome ce qui correspond à un volume
m 0 ,32
V = ---- = ---------- = 0 ,0445 cm 3 . L’épaisseur e du film formé est donc de :
ρ 7 ,2
V 0 ,0445
e = --- = ---------------- = 4 ,45 ⋅ 10 – 4 cm = 0 ,445 μ m .
S 100

Exercice  Synthèse de l’aluminium


 Réduction cathodique : Al 3+ + 3e – = Al
Oxydation anodique : 2O 2– = O 2 + 4e –

m 10 6
 La quantité d’alumine n = ---- = -------- = 9 804 mol ce qui donne 2 × 9 804 = 19 608 mol
M 102
d’Al. Soit une masse m = 19 608 × 27 = 529 ,4 kg d’Al ;
1
 Le dioxygène réagit avec le carbone suivant : C + -- O 2 → CO .
2
3 × 9 804
À 9 804 mol d’alumine correspond 3 × 9 804 mol d’ion oxyde soit ---------------------- = 14 706 mol de
2
dioxygène. La quantité de carbone consommé est alors de 14 706 × 2 = 29 412 mol soit :
m = 29 412 × 12 = 352 ,9 kg de C.
 Calculons la quantité d’électricité mise en jeu : la quantité de matière d’électrons est de
3 × 19 608 = 58 824 mol soit : Q = 58 824 × 96 500 = 5 ,68 ⋅ 10 9 C , d’où

Q 5 ,68 ⋅ 10 9
t = --- = ----------------------- = 5 ,68 ⋅ 10 4 s soit 15 h 46 min.
I 10 5

Exercice  Aspirine tamponnée effervescente




 Au regard des pK a , l’acide HA est l’acide le plus fort et la base HCO 3– est la base la plus forte.

Corrigés séquence 4 – SP03 195

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On s’attend donc à une réaction naturelle spontanée, donc la constante K sera grande, l’écart des
pK a étant de l’ordre de 3.

[ CO 2 ] [ A – ]
 K = ------------------------------- . réaction naturelle donc : 10 exposant (différence positive des pK a )
[ HA ] [ HCO 3– ]

K = 10 ( 6 ,4 – 3 ,5 ) = 10 2 ,9 .
La réaction entre HA et HCO 3– est totale :
 Conduisant à la disparition de la forme HA, peu soluble dans l’eau, au profit de A – , soluble dans
l’eau (disparition des particules solides).
 dans l’estomac :
[ A– ]
pH = pK a + log ⎛ ------------⎞
⎝ [ AH ]⎠
[ A– ] [ A– ]
1 = 3 ,5 + log ⎛ ------------⎞ d’où ------------ = 10 – 2 ,5 = 3 ,16 ⋅ 10 – 3
⎝ [ AH ]⎠ [ AH ]
[ AH ]
soit ------------ = 316 .
[ A– ]
les ions A – réagissent avec les ions H 3 O + responsables du pH de l’estomac suivant :
A – + H 3 O + → AH + H 2 O constante K = 10 ( 0 – ( – 3 ,5 ) ) = 10 3 ,5 réaction totale
 avantages :
Seule la forme HA, liposoluble et sous forme de particules de petite taille, est susceptible de traverser
la paroi de l’estomac.
Par contre lors de la dissolution dans un verre d’eau, seule la forme A – se dissout bien et évite la for-
mation de grosses particules solides. La désagrégation du comprimé solide étant assurée par le déga-
gement de CO 2 . ■

196 Corrigés séquence 4 – SP03

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