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EXTRAITS ET CITATIONS

La Doctrine sociale

Tant que le prince n’est pas conquis à la vérité, l’apostolat peut multiplier les conquêtes
individuelles, mais il ne remporte pas sa victoire définitive.
Avec Constantin, le monde entier, je veux dire le monde connu et civilisé ne tarde pas à
devenir chrétien.
Le baptême de Clovis entraîne celui de tout le peuple franc… Les peuples ne sont entrés en
masse dans l’Eglise qu’à la suite de leurs princes
CARDINAL PIE

De la forme donnée à la société conforme ou non aux lois divines, dépend et découle le bien
ou le mal des âmes, c’est-à-dire que le fait que les hommes appelés tous à être vivifiés par la grâce
du Christ respirent, dans les contingences terrestres du cours de la vie, l’air sain et vivifiant de la
vérité et des vertus morales ou, au contraire, le microbe morbide et souvent mortel de l’erreur et
de la dépravation.
PIE XII
DISCOURS DU LER JUIN 1941

La vérité (…) a besoin de toutes les protections mais plus particulièrement de l’exemple
d’en haut. Le peuple attache une idée de mérite intellectuel à la situation, à la force, au
commandement.
L’inférieur se laissera difficilement persuader qu’il doit être Chrétien quand son supérieur
ne l’est pas.
LOUIS VEUILLOT
L’ILLUSION LIBERALE

Mettez donc au cœur de nos contemporains, au cœur de nos hommes publics, cette
conviction profonde qu’ils ne pourront rien pour le raffermissement de la patrie et de ses libertés,
tant qu’ils ne lui donneront pas pour base la pierre qui a été posée par la main divine. (…)
Jésus Christ, c’est la pierre angulaire de notre pays, la récapitulation de notre pays, le
sommaire de notre histoire, Jésus Christ, c’est tout notre avenir…
CARDINAL PIE
ŒUVRES , V, 333 ; VIII, 54 ; X, 493.

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EXTRAITS ET CITATIONS

Son empire ne s’étend pas seulement aux nations catholiques ou seulement à ceux qui,
purifiés par le saint baptême appartiennent de choix à l’Eglise, (...) il embrasse aussi tout ce qu’il
existe d’hommes n’ayant pas la foi chrétienne, de sorte qu’en toute vérité l’universalité du genre
humain est soumise à la puissance de Jésus-Christ.
LEON XIII
ENCYCLIQUE ANNUM SACRUM

Sa royauté exige que l’Etat tout entier se règle sur les commandements de Dieu et les
principes chrétiens aussi bien dans la législation que dans la façon de rendre la justice et que dans
la formation de la jeunesse à une doctrine saine et à une bonne discipline des mœurs.
PIE XI
ENCYCLIQUE QUAS PRIMAS

Quant à la prétention de faire l’Etat complètement étranger à la religion et pouvant


administrer les affaires publiques sans tenir plus compte de Dieu que s’il n’existait pas, c’est une
témérité sans exemple, même chez les païens. Ceux-ci portaient si profondément gravées au plus
intime de leurs âmes, non seulement une idée vague des dieux, mais la nécessité sociale de la
religion, qu’à leur sens il eût été plus aisé à une ville de se tenir debout sans être appuyée au sol
que privée de Dieu.
LEON XIII
ENCYCLIQUE HUMANI GENERIS

L’Eglise ne peut pas et ne doit pas négliger la question sociale : elle ne doit pas laisser la
gestion de la vie civile seulement entre les mains de ses ennemis naturels ou déclarés, elle doit
participer à la vie et ne doit pas craindre la bataille sur les adversaires.
BIENHEUREUX ADOLPH KOLPING (1813-1865)
PRETRE ALLEMAND

Appliqués à promouvoir le bien commun (les chrétiens) ne mépriseront pas les autres, qui,
du reste, s’ils sont dociles à la lumière de la raison, pourraient et devraient accepter la doctrine
chrétienne, au moins ce qui est fondé sur le droit naturel.
PIE XII
MESSAGE DE NOËL 1955

Celui qui veut, dans la société civile, non seulement la justice, mais toute la justice et tout de
suite, celui-là n’a pas le sens politique. Il ne comprend pas que la vie de la cité se développe dans
le temps et qu’une certaine durée est indispensable pour corriger et améliorer ; surtout, il ne
comprend pas l’inévitable intrication de bien et de mal à laquelle, de fait, la cité humaine se trouve
condamnée, depuis le bannissement définitif du Paradis de justice et d’allégresse.
R.P. R-TH. CALMEL O.P.
SUR NOS ROUTES D’EXIL. LES BEATITUDES

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EXTRAITS ET CITATIONS

Les chefs d'Etat ne sauraient donc refuser de rendre - en leur nom personnel, et avec tout
leur peuple - des hommages publics, de respect et de soumission à la souveraineté du Christ ; tout
en sauvegardant leur autorité, ils travailleront ainsi à promouvoir et à développer la prospérité
nationale.
PIE XI
QUAS PRIMAS

Il doit absolument y avoir une "distinction" entre l'Etat et l'Eglise mais il ne peut jamais y
avoir une "séparation" à proprement parler car l'Eglise doit être à la société temporelle ce que
l'âme est au corps. Lorsque l'âme et le corps sont séparés, c'est la mort !
LEON XIII
ENCYCLIQUE IMMORTALE DEI

La vraie force de la France est dans les valeurs spirituelles. Tant que celles-ci se
maintiendront dans leur vigueur, aucun revers ne saurait définitivement l’abattre, et, de toutes les
crises, elle pourra sortir purifiée, rajeunie, plus grande et apte à s’acquitter de sa mission. Mais si
jamais – Dieu nous garde d’accueillir un tel pressentiment ! – elle venait à y être infidèle, les dons
merveilleux qu’elle a reçus du ciel à son baptême de Reims seraient désormais stériles.
PIE XII
ALLOCUTION A DES JOURNALISTES FRANÇAIS, 17 AVRIL 1946

Le principal crime que le monde expie en ce moment, c’est l’apostasie officielle des États...
Je n’hésite pas à proclamer que cette indifférence religieuse, qui met sur le même pied la religion
divine et la religion d’invention humaine, pour les envelopper toutes dans le même scepticisme,
est le blasphème qui, plus encore que les fautes des individus et des familles, appelle sur la société
les châtiments de Dieu.
CARDINAL MERCIER
PASTORALE, 1918

Il convient donc que la souveraineté royale du Christ soit l’objet d’un culte spécial, à l’heure
surtout où le laïcisme athée s’efforce de plus en plus de la détruire. L’apostasie officielle de
plusieurs nations est un crime qui demande une réparation par un culte non seulement intérieur
mais extérieur, non seulement privé mais public, et cette réparation ne peut mieux s’exprimer que
par la reconnaissance solennelle, sincère, profonde et effective de la royauté du Christ sur les
intelligences, les volontés, les cœurs, sur les nations elles-mêmes et sur leurs chefs. « Oportet
illum regnare. Il faut qu’il règne... Et lorsque tout lui aura été soumis, alors il en fera hommage à
Celui qui lui aura soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous » (1 Co 15, 25, 27).
PÈRE RÉGINALD GARRIGOU-LAGRANGE, O. P.

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EXTRAITS ET CITATIONS

On parle et on écrit beaucoup pour faire comprendre que l'Evangile doit faire sentir ses
effets dans la part de la vie des hommes qui est tournée vers les choses de ce monde, comme
l'économique et le politique. Mais pour manifester cette idée il n'est pas nécessaire de laisser
entendre que l'Evangile concerne à égalité les choses de César et les choses de Dieu, la politique et
la conversion du cœur ; il faut même suggérer ou plutôt déclarer explicitement le contraire.
L'Evangile ne doit pas être soigneusement écarté des choses de César, c'est évident ; mais il est
encore plus évident que l'Evangile qui se rapporte aussi aux choses de César ne se rapporte pas en
premier aux choses de César. (...) La glorification du dernier jour n'est pas l'achèvement des
choses de César, mais l'accomplissement des huit béatitudes.
De même, si l'Evangile nous demande, lorsque du moins c'est notre vocation, d'aménager
un monde dont les institutions soient justes c'est avant tout pour plaire à Dieu, par charité pour nos
frères et dans l'espérance de l'éternité avec le Seigneur ; ce n'est pas dans l'espérance d'une sorte de
Parousie terrestre ; je veux dire dans l'espérance de créer des techniques et de promouvoir des
institutions qui seraient une approximation des cieux nouveaux et de la terre nouvelle. (...)
L'Espérance chrétienne concerne un ordre de choses radicalement nouveau par rapport aux progrès
matériels et par rapport à la cité de César. L'Evangile s'oppose à la sécularisation de l'Espérance,
comme il s'oppose à l'identification de l'Eglise et de César. (…)
Pour être roi d’une cité, Jésus-Christ, en effet, demande d’abord la fidélité au droit naturel
pris dans son ensemble et non pas seulement un hommage public aux ministres de sa religion et
aux Sacrements de son Corps et de son Sang.
PÈRE CALMEL O.P.
SUR NOS ROUTES D’EXIL. LES BEATITUDES

Le règne social du Cœur de Jésus, c’est Dieu à sa place dans la raison, la conscience, le cœur
et la vie publique de l’homme ; le règne de Satan, c’est Dieu exclu de la religion, de la conscience,
du cœur et de la vie publique de l’homme ; c’est l’humanité ; c’est l’humanité laïcisée et s’adorant
elle-même.
CARDINAL PIE
CITÉ PAR LE PÈRE THÉOTIME DE SAINT JUST DANS « LA ROYAUTÉ SOCIALE DE NSJC »

Il nous plaît de vous rappeler, Vénérables Frères, en terminant cette lettre, les avantages que
Nous espérons et Nous Nous promettons de retirer, pour le bien de l'Eglise et de la société civile
comme pour le bien des fidèles en particulier, du culte public envers le Christ-Roi.
Ces honneurs à déférer à la royauté de Notre-Seigneur doivent rappeler aux hommes que
l'Eglise, en tant que constituée par le Christ comme société parfaite, revendique, en vertu d'un
droit naturel qu'elle ne peut abdiquer, pleine liberté et immunité de la part du pouvoir civil, dans
l'exercice de la charge qui lui est confiée d'enseigner, de diriger et de conduire a la béatitude
éternelle tous ceux qui appartiennent au royaume du Christ, l'Eglise ne peut pas dépendre de la
volonté d'autrui. Bien plus, l'Etat doit accorder une semblable liberté aux Ordres et Congrégations
de religieux et de religieuses ; ils sont de très puissants collaborateurs pour les pasteurs des
Églises, et se dévouent très efficacement à l'extension et à l'établissement du règne du Christ, soit
parce qu'ils combattent par l'observation des saints vœux la triple concupiscence du monde, soit
parce que dans leur profession d'une vie plus parfaite, ils font en sorte que la sainteté, donnée par
le divin Fondateur comme un caractère de son Église, resplendisse toujours d'un éclat grandissant
sous le regard de l'univers.
PIE XI
ENCYCLIQUE QUAS PRIMAS

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EXTRAITS ET CITATIONS

L'erreur fondamentale du « socialisme » est de caractère anthropologique. En effet, il


considère l'individu comme un simple élément, une molécule de l'organisme social, de sorte que le
bien de chacun est tout entier subordonné au fonctionnement du mécanisme économique et social,
tandis que, par ailleurs, il estime que ce même bien de l'individu peut être atteint hors de tout
choix autonome de sa part, hors de sa seule et exclusive décision responsable devant le bien ou le
mal. L'homme est ainsi réduit à un ensemble de relations sociales, et c'est alors que disparaît le
concept de personne comme sujet autonome de décision morale qui construit l'ordre social par
cette décision. De cette conception erronée de la personne découlent la déformation du droit qui
définit la sphère d'exercice de la liberté, ainsi que le refus de la propriété privée. En effet, l'homme
dépossédé de ce qu'il pourrait dire « sien » et de la possibilité de gagner sa vie par ses initiatives
en vient à dépendre de la machine sociale et de ceux qui la contrôlent ; cela lui rend beaucoup plus
difficile la reconnaissance de sa propre dignité de personne et entrave la progression vers la
constitution d'une authentique communauté humaine.
Au contraire, de la conception chrétienne de la personne résulte nécessairement une vision
juste de la société. Selon Rerum novarum et toute la doctrine sociale de l'Eglise, le caractère social
de l'homme ne s'épuise pas dans l'Etat, mais il se réalise dans divers groupes intermédiaires, de la
famille aux groupes économiques, sociaux, politiques et culturels qui, découlant de la même
nature humaine, ont — toujours à l'intérieur du bien commun — leur autonomie propre. C'est ce
que j'ai appelé la « personnalité » de la société qui, avec la personnalité de l'individu, a été
éliminée par le « socialisme réel » .
JEAN PAUL II
CENTESIMUS ANNUS

Louis XIII, église de Carentan

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