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PRÉFECTURE DE L’AUBE SERVICE DEPARTEMENTAL

D’INCENDIE ET DE SECOURS

Sécurité contre l’incendie


dans les
établissements recevant du public

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Guide pratique à l’usage des Maires

Décembre 2012
Préambule

Le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) donne aux maires des
pouvoirs de police sous le contrôle administratif du Préfet du Département.

Ces pouvoirs entraînent un certain nombre d’obligations dans le domaine du bon


ordre, de la sûreté, de la sécurité et de la salubrité publique de la part du premier magistrat
de la commune.

L’obligation de sécurité se traduit généralement par une mission de prévention des


risques d’incendie (article L 2212-2 du CGCT) notamment dans les établissements recevant
du public (ERP).

Ces établissements, qui concentrent parfois une population importante, font l'objet de
règles de sécurité particulières, dont l’application est du ressort du maire dans le cadre de
ses pouvoirs de police.

Pour l’aider dans cette tâche, il dispose des moyens du Service Départemental
d’Incendie et de Secours (SDIS).

Afin de permettre de mieux appréhender cette réglementation, le Service


Interministériel de Défense et de Protection Civile (SIDPC) a élaboré en collaboration avec le
Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) de l’Aube ce guide pratique.

Présenté sous forme de fiches, il se veut être une aide pour mieux connaître les ERP
et la réglementation qui les régie mais également vous donner des outils pour son
application.

2
Sommaire

Les établissements recevant du public : généralités page 4

La police des établissements recevant du public page 9

La commission de sécurité page 11

Construction, travaux dans un établissement


Les demandes de dérogations page 17

L’ouverture d’un ERP ou la réouverture page 22

L’exploitation de l’ERP page 26

Les vérifications techniques page 32

L’utilisation exceptionnelle d’un ERP page 42

La surveillance des ERP page 44

Les établissements ne constituant pas des ERP page 48


Les manèges et attractions foraines
Les aires de jeux et les structures de jeux gonflables
Autres installations

Annexes : réglementation, page 52

3
FICHE 1
Les établissements recevant du public
(ERP)

4
Les établissements recevant du public (ERP)

Définition

L'article R.123-2 du Code de la Construction et de l'Habitation définie un


établissement recevant du public comme
« tous bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont
admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation
quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant
ou sur invitation, payantes ou non. Sont considérées comme faisant partie du
public toutes les personnes admises dans l'établissement à quelque titre que
ce soit en plus du personnel. »

Sont également considérés comme étant des ERP :

- les locaux collectifs de plus de 50 m² des logements foyers et de


l'habitat de loisirs à gestion collective ;
- les locaux d’hébergement (autre que les hôtels, internats ou
colonies de vacances) pouvant accueillir plus de 15 personnes, n’y élisant pas
domicile ou au plus de 7 mineurs ;
- les locaux ayant pour vocation à héberger des personnes âgées
présentant des difficultés d’autonomie ou des personnes handicapés, si l’effectif
est supérieur à 6 personnes.

En revanche le conseil d’état (CE 382352 du 31 mars 2009) a précisé qu’en dépit du
caractère attractif de la notion d’établissement recevant du public, n'entre pas dans
cette catégorie : I'espace des rues, places ou jardins et parcs qui, même une fois
clos et fermé à la circulation automobile, ne constitue pas une enceinte au sens de
I'article R. 123-2 du CCH. Le fait que la réglementation des ERP ne soit pas applicable
ne prive pas le Maire de sa compétence de police générale, pour édicter les mesures
nécessaires pour assurer la sécurité des rassemblements festifs sur la voie publique, tels
que fêtes foraines, foire à la brocante et spectacle de rue.

5
Principes généraux de prévention incendie

Les articles R.123-2 à R.123-11 du code de la construction et de


l'habitation précisent les principes généraux de prévention dans les ERP

Ces principes sont :

 Concevoir l'établissement de manière à faciliter l'évacuation des personnes et


l'intervention des secours

 Assurer l'évacuation rapide et en bon ordre des locaux ou permettre


l’évacuation différée des personnes handicapées

 Proportionner les sorties et dégagements en nombre et largeur à l'effectif du


public reçu

 Veiller au comportement au feu des matériaux et éléments de construction en


les adaptant aux risques

 Aménager, distribuer et isoler les locaux de manière à assurer une protection


suffisante des personnes fréquentant l'établissement et ses voisins (compartimentage)

 Désenfumer les locaux afin de :


- rendre praticables les cheminements utilisés pour l'évacuation du public
et l'intervention des secours
- limiter la propagation de l'incendie en évacuant vers l'extérieur chaleur,
gaz et imbrûlés

 S'assurer de la conformité des installations techniques notamment électriques

 Equiper l'établissement d'un éclairage de sécurité afin de permettre une


évacuation facile du public en cas de défaillance de l'éclairage normal

 Interdire le stockage de certaines matières dangereuses (explosives, toxiques,


inflammables)

 Doter l'établissement de dispositifs d'alarme et d'alerte, d'un service de


surveillance et de moyens de secours contre l'incendie appropriés aux risques (installation
d’extinction automatique d’eau, robinets d’incendie armés, extincteurs, bouches ou poteaux
d’incendie normalisés)

Ces principes répondent à un seul objectif

Permettre une évacuation rapide et en bon ordre de l’ERP.

6
Le classement des établissements recevant du public (ERP)

Les ERP sont classés selon deux critères : Le Type et la catégorie

Le type correspond à l’activité réellement exercée au sein de l’ERP

Types d’erp :
L Salles d'audition, conférences, réunions, spectacles ou à usages
multiples
M Magasins, centres commerciaux
N Restaurants, débits de boissons
P Salles de danses, salles de jeux
R Établissements d'enseignement, colonies de vacances
S Bibliothèques, centres de documentation
T Salles d'exposition
V Établissements de culte
W Administrations, banques, bureaux
X Établissements sportifs couverts
Y Musées

Etablissements avec locaux à sommeil nécessitant une attention


particulière :
J Structures d'accueil pour personnes âgées et personnes handicapées
O Hôtels et autres établissements d’hébergement définis comme un
ensemble homogène de chambres ou d’appartements meublés,
disposant d’un minimum d’équipements et de services communs, et
offerts en location pour une occupation à la journée, à la semaine ou
au mois – faisant l’objet d’une exploitation collective homogène, dans
lesquels l’effectif du public est supérieur à 15 personne,
R Internats, colonies de vacances avec hébergement
U Établissements sanitaires

Etablissements spéciaux:

EF Établissements flottants
GA Gares
PA Établissements de plein air
PS Parcs de stationnement couverts
SG Structures gonflables
CTS Chapiteaux, tentes et structures
EP Etablissements pénitentiaires

Si l’activité d’un ERP ne correspond pas à un des types mentionnés ci-


dessus, l’établissement est classé selon le type le plus proche.

7
La catégorie est déterminée selon l’effectif maximal susceptible d’être
accueilli dans l’établissement.

1er groupe

1ère catégorie Plus de 1500 personnes.


2ème catégorie 701 personnes  1500
3ème catégorie 301 personnes  700
4ème catégorie Jusqu’à 300 personnes, excepté la 5ème catégorie

2ème groupe

5ème catégorie Établissement dans lesquels l’effectif du public n’atteint


pas le seuil fixé par le règlement de sécurité.

Cet effectif est déterminé selon un taux d’application propre à chaque activité. En
fonction des cas, est prise en compte la surface accessible au public ou la
déclaration du maître d’ouvrage ou du chef d’établissement.

Exemple :

Un restaurant de 350 m² avec 5 employés (personnel) s’installe sur votre


commune.
Quel est le type et la catégorie de cet établissement ?

Cet établissement est un établissement de type N (restaurant).

En appliquant le mode de calcul applicable pour ce type d’établissement soit


une personne par mètre carré (public = 350 personnes), l’effectif est de 355
personnes (public + personnel).

Ce restaurant est donc en 3ème catégorie.

8
FICHE 2
La police des établissements recevant
du public

9
La police des établissements recevant du public

Le premier et principal responsable du respect des règles de sécurité dans un ERP


est l'exploitant.

En cas d'accident, il engage sa responsabilité civile, voire pénale. Il doit s’assurer


que les équipements de sécurité sont maintenus et entretenus en conformité avec les
réglementations relatives à la protection contre les risques d’incendie et de panique. A cet
effet, il fait procéder périodiquement en cours d’exploitation aux vérifications nécessaires.
(voir page 33)
Le contrôle exercé par l'administration ou par les commissions de sécurité ne
les dégage pas des responsabilités qui leur incombent personnellement.
(Article R 123-43 du code de la construction et de l’habitation)

Le maire, en qualité d'autorité de police, a l'obligation de veiller au respect de la


réglementation. S'il fait preuve de défaillance en ce domaine, il engage la responsabilité de
la commune et en cas de négligence de sa part, sa propre responsabilité civile, voire pénale.
En effet, les juges qualifient de plus en plus de telles négligences de mise en danger de la
vie d'autrui.
C'est au maire du lieu d’implantation de l’ERP, qu’il revient en application de ses
pouvoirs de police de faire respecter les obligations de la réglementation.

L’intervention du maire s’effectue à trois niveaux de la vie d’un ERP :

-à la construction, lors de travaux et au changement de


destination de l’établissement (voir Fiche 4)

-à l’ouverture (voir Fiche 5)

-pendant l’exploitation de l’ERP (voir Fiche 6)

Compte tenu de la spécificité de la réglementation applicable, le maire


bénéficie du soutien technique d’une commission spécialisée : la Commission Consultative
Départementale de Sécurité et d’Accessibilité (voir Fiche 3)

Cette commission est chargée d’émettre un avis sur le respect de la


réglementation, qui permettra au maire d’arrêter sa décision. Selon les cas, l’avis est soit
consultatif, et ne lie donc pas le maire, soit conforme : le maire a alors l’obligation de suivre
l’avis de la commission.

Le Préfet, comme pour toute compétence de police du maire, a, après mise en


demeure de ce dernier, un pouvoir de substitution s'il estime qu'il y a carence du maire.
Dans ce cas s'il reste inactif, il peut engager la responsabilité de l'Etat et sa propre
responsabilité pénale sur les mêmes fondements que ceux pouvant être reprochés au maire.

10
FICHE 3
La commission de sécurité

11
La commission de sécurité

La commission de sécurité intervient à trois niveaux de la vie d'un ERP :

✔ lors du permis de construire ou pour tous travaux modifiant


l’établissement ;

✔ lors de son ouverture au public ;

✔ au cours de son exploitation.

À chaque niveau, la commission émet un avis, au bénéfice de l'autorité de police


compétente qui motivera sa décision.

Cet avis est :

-soit favorable assorti ou non de prescriptions

-soit défavorable assorti de prescriptions

L'objectif premier étant de garantir la sécurité des personnes, le rôle de la


commission de sécurité est de relever tout manquement à la réglementation dans les
ERP quelle que soit leur importance, et notamment :

✔ les éventuels défauts ou carences en matière de sécurité susceptibles


d'entraîner des atteintes corporelles aux personnes (par exemple, issues de secours en
nombre insuffisant, manque de formation du personnel, etc.) ;

✔ les éléments favorisant l’éclosion et la propagation d'un incendie dans


l'établissement (par exemple, installations électriques en mauvais état, faible résistance au
feu des éléments de construction, etc.) ;

✔ les éléments rendant difficile voire impossible l'intervention des services de


secours (par exemple, voies d'accès des engins de secours, évacuation des fumées, etc.).

12
La commission consultative départementale de sécurité et
d’accessibilité (CCDSA)
La CCDSA réunit tous les acteurs à même de donner un éclairage particulier sur
chaque domaine de la problématique de la sécurité notamment dans les ERP. Elle peut
également être consultée sur les mesures prévues pour la sécurité du public et l’organisation
des secours lors des grands rassemblements.

La CCDSA se réunit en formation plénière au moins une fois par an, pour évaluer
l'activité globale du dispositif de prévention et fixer les orientations pour l'année à venir.

La CCDSA est présidée par le préfet. Il peut se faire représenter par un membre du
corps préfectoral ou par le directeur de cabinet.
Elle comprend deux catégories de membres : les membres permanents, et ceux convoqués
en fonction de la matière traitée.
Tous les membres de la commission ont voie délibérative.

Sont membres permanents :

 neufs chefs de service (ou leur suppléant):


✗ le chef du service interministériel de défense et de protection civile
✗ le directeur du service départemental d'incendie et de secours
✗ le directeur départemental des territoires
✗ le directeur départemental de la sécurité publique
✗ le commandant du groupement de gendarmerie
✗ le directeur départemental de cohésion sociale et de la protection des
populations
✗ le directeur départemental de l’unité territoriale de l’agence régionale
de santé
✗ le directeur régional de l'environnement

 six élus (ou leur suppléant):


✗ trois conseillers généraux désignés par le conseil général
✗ trois maires désignés par l'association départementale des maires

Leur mandat est de trois ans.

Sont membres en fonction des affaires traitées :

Dans tous les cas :

 le maire de la commune concernée ou son représentant qui doit être


un élu
 le président de l'établissement public de coopération intercommunale
qui est compétent pour le dossier inscrit à l'ordre du jour ou son
représentant qui doit être un élu.

Pour les ERP :

 un architecte, désigné par le préfet sur proposition de l'ordre des


architectes

Le secrétariat est assuré par le Service Interministériel de Défense et de Protection


Civile (SIDPC) de la Préfecture.

13
La sous commission départementale de sécurité ERP IGH (SCDS)

Afin d’être efficace et rapide dans l’émission de ses avis, une sous-
commission départementale de sécurité ERP a été crée dans le département
de l’Aube (SCDS).

Les avis de cette sous commission à la même valeur que ceux de la


CCDSA.

Elle comprend deux types de membres : les titulaires, et ceux convoqués en fonction
de la matière traitée.
Tous les membres de la commission ont voie délibérative.

La sous-commission est présidée par un membre du corps préfectoral ou par le


directeur de cabinet, ou à défaut par l'un des membres titulaires.

Sont membres titulaires (ou leur représentant) :

 le chef du service interministériel de défense et de protection civile


 le directeur du service départemental d'incendie et de secours (SDIS)
 le directeur départemental de la sécurité publique ou le commandant
du groupement de gendarmerie
 le directeur départemental des territoires

Sont membres en fonction de la matière traitée :

 le maire de la commune concernée ou son représentant qui doit être


un élu
 les représentants des services de l'Etat membres de la CCDSA dont la
présence s'avère nécessaire pour l'examen du dossier :

Le secrétariat est assuré par le Service Départemental d’Incendie et de Secours


de l’Aube (SDIS).

14
Le groupe de visite de la sous commission départementale de
sécurité ERP IGH

Pour réaliser efficacement les visites des ERP, un groupe de visite a été créé dans
le département.

Ce groupe est une émanation de la sous-commission ERP.

Il comprend obligatoirement :

 le directeur du service départemental d'incendie et de secours (SDIS)


 le directeur départemental de la sécurité publique ou le commandant
du groupement de gendarmerie
 le directeur départemental des territoires
 le maire ou son représentant (élu ou fonctionnaire)

En l'absence de l'un de ses membres ou de l'exploitant, le groupe


de visite ne peut procéder à la visite.

À l'issue de la visite, le groupe établit un rapport écrit qui fait apparaître la position de
chacun de ses membres en regard de laquelle est apposée leur signature.

À la différence de la sous-commission, le groupe ne formule pas d'avis après la visite


sur place. Il émet seulement une proposition d'avis qui sera soumise au vote de la sous-
commission. C'est cet avis, émis par la sous-commission, qui sera transmis à l'autorité de
police.

Le représentant du directeur départemental du SDIS rapporte la visite du groupe


devant la sous-commission.

Les avis de la sous commission départementale de sécurité ERP


I GH

Seule la sous commission est chargée d’émettre un avis sur la sécurité des ERP.

15
La Sous commission départementale peut se prononcer selon deux procédures

- à l’issue de la visite

- lors d’une séance en salle pour :

o les visites effectuées par le groupe de visite ;


o les permis de construire ou autorisation de travaux ;
o les demandes de dérogation.

✔ A l'issue d'une visite

Tous les membres titulaires de la sous commission, l'exploitant ainsi que le


maire de la commune d'implantation de l'établissement, ou un élu désigné par lui procèdent
à la visite de l’ERP.

À l'issue, un compte rendu, signé par le président, est réalisé. Il contient les
éléments de fait et de droit constituant le fondement des avis. Chaque membre de la
commission émet un avis, qui ne peut être que favorable ou défavorable, au regard duquel il
appose sa signature. Le décompte et la synthèse de ces avis constituent l'avis de la sous-
commission. En cas de partage des voix, le président a voix prépondérante.

Cet avis est retranscrit dans un procès-verbal qui sera adressé à


l'autorité de police. Il peut être assorti de prescriptions.

✔ Lors d'une séance en salle

 Pour les visites effectuées par le groupe de visite :

Un préventionniste du SDIS relate dans un rapport la visite effectuée et


l’avis proposé par le groupe de visite.

Cette proposition d’avis est alors soumise aux délibérations de la sous-


commission. Celle-ci ne peut délibérer que si tous les membres et le maire concernés sont
présent ou représentés, à moins qu'ils n'aient adressé un avis écrit et motivé à la sous-
commission.

Quand la nature du dossier l'exige, et notamment en cas d'avis


divergents, le président de la sous-commission peut réclamer la présence effective de tous
les membres titulaires.

 Pour les permis de construire, autorisation de travaux et dérogation :

La sous-commission émet un avis à partir d’un rapport établi par un


préventionniste du SDIS.

Les modalités de délibération sont identiques que précédemment.

La sous-commission se réunit mensuellement


En général le premier mardi du mois
16
FICHE 4
La construction, les travaux
dans un ERP

17
Construction, travaux dans un établissement

Consultation de la commission de sécurité

Pour tous les ERP, il appartient au maire d'autoriser les constructions ou travaux
sur sa commune. Il en est de même pour le changement de destination.
Ces travaux sont :

- soit soumis à permis de construire

- soit à autorisation de travaux (1)

Tout exploitant transmet au maire sa demande de permis de construire ou


d’autorisation de travaux.

Avant de se prononcer le maire doit saisir la commission de sécurité.

Après étude, elle émet alors un avis soit favorable soit défavorable.

 Avis favorable : dans ce cas, le maire peut accorder le permis de


construire ou l’autorisation de travaux. L'avis peut être accompagné de prescriptions, lorsque
des manquements à la sécurité ont été constatés mais qu'ils ne constituent pas un réel
danger pour le public.
Toutefois, le maire peut refuser d'accorder le permis de construire ou l’autorisation de
travaux, mais pour des motifs autres que la sécurité incendie.

 Avis défavorable : dans ce cas, le permis de construire ou


l’autorisation de travaux peut être refusé. L'avis peut être accompagné de prescriptions,
lorsque des manquements à la sécurité ont été constatés.

__________________________________________________________________________
(1)
Sont considérés comme travaux : Les travaux d’amélioration, de transformation ou de réhabilitation d’établissements existants
lorsqu’ils impliquent la création, la modification ou le remplacement d’éléments de construction ou d’équipement.

Ne sont donc concernés ni les travaux d’entretien ni les travaux de réparations courantes, ni même la remise en état d’un
élément existant de construction ou d’équipement, à l’intérieur des volumes préexistants.

18
Délai d’instruction général

Le délai d’instruction dont dispose le Maire pour étudier la demande d’autorisation de


construire qui lui est présentée est de 5 mois (articles R.423-23 et R.423-25 du code de
l’urbanisme).

La possibilité offerte au Maire de demander des pièces complémentaires est


restreinte. Il dispose désormais d’un mois pour réclamer au pétitionnaire d’éventuelles
pièces manquantes (article R.423-5 du code de l’urbanisme).
Au-delà de ce délai, une demande de pièces complémentaires ne suspend plus le
délai d’instruction.
Par conséquent, les services chargés de l’instruction doivent faire parvenir au plus
tôt à la sous-commission départementale de sécurité leur demande d’avis.
L’objectif est que la commission s’assure le plus rapidement possible que le dossier
de permis de construire est complet.

Délai d’étude par la commission de sécurité

Une fois saisie, la commission doit rendre sa décision dans un délai :

- de deux mois pour les permis de construire

- de un mois pour les autorisations de travaux

Si les commissions ne rendent pas d’avis dans les délais, celui-ci est réputé
favorable.

Pour les demandes d’autorisation de travaux, en l’absence de réponse de


l’administration, les travaux peuvent débuter dans un délai de trois mois suivant le dépôt du
dossier.

Composition du dossier pour consultation de la SCDS


S1°cLe
hém a explicde
formulaire atidemande
f : Consd’autorisation
truction ou detrconstruire,
avaux dad’aménager
ns un ERou
P de
modifier un ERP (Cerfa 13824)
2° Une notice descriptive de sécurité précisant les matériaux utilisés tant pour
le gros œuvre que pour la décoration et les aménagements intérieurs ;

3° Un ou plusieurs plans (plan de situation, de masse, de coupe, de façade, de


niveau) indiquant la localisation et la nature des bâtiments tiers, les largeurs des
passages affectés à la circulation du public, tels que dégagements, escaliers,
sorties, la ou les solutions retenues pour l'évacuation de chaque niveau de la
construction en tenant compte des différents types et situations de handicap
ainsi que les caractéristiques des éventuels espaces d'attente sécurisés. Ces
plans doivent également indiquer les conditions d’accessibilité des engins de
secours, plus particulièrement la largeur des voies et l’emplacement des baies
d’intervention pompier ;

4° L’engagement écrit et signé du maître d'ouvrage à respecter les règles


générales de construction prises en application du chapitre 1er du titre 1er du
livre 1er du code de la construction et de l'habitation, notamment celles
relatives à la solidité.

19
Dossier de
Réalisation du travaux
dossier

Dépôt du dossier
Maître d’œuvre en Mairie
Bureau d’études

Maire
Exploitant
Pétitionnaire Demande de pièces
complémentaires
Consultation obligatoire

Saisie de la Sous
commission
départementale de sécurité

Modification du projet
Etude du dossier

Avis défavorable
Avis favorable

Autorisation de travaux Autorisation de travaux Autorisation de travaux


ou ou ou
Permis de construire Permis de construire Permis de construire
refusé accordé refusé
Arrêté du Maire Pour des motifs autres
Arrêté du Maire Notification à l’exploitant que sécurité incendie
Notification à l’exploitant et transmission des Arrêté du Maire
et transmission des prescriptions Notification à l’exploitant
et transmission des

Engagement de la responsabilité du Début des travaux


Maire en cas de sinistre

20
Demande de dérogation au règlement de sécurité
Il est parfois impossible, pour un exploitant d’ERP, de respecter les règles de sécurité
de part la configuration et la structure des bâtiments.
L'exploitant doit alors demander au maire une dérogation aux règles de sécurité. Il
doit motiver sa demande et proposer des mesures compensatoires.

- Toute demande de dérogation doit être examinée par la commission de sécurité.

- L'avis de la commission est un avis conforme et lie donc le maire : s'il est
défavorable, la dérogation devra être refusée.

Dépôt dérogation
en Mairie
Motivation de la demande
Proposition de mesures
compensatoires

Maire

Consultation obligatoire
Exploitant
Pétitionnaire

Saisie de la Sous
commission
départementale de sécurité

Etude du dossier

Avis favorable Avis défavorable

Avis Conforme

Dérogation
Accordée Dérogation
Arrêté du Maire Refusée
Notification à Arrêté du Maire
l’exploitant et Notification à
transmission des l’exploitant et
Application des prescriptions transmission des
mesures prescriptions
compensatoires

21
FICHE 5
L’ouverture d’un ERP

22
L’ouverture d’un établissement recevant du public

Pour les ERP de la 5ème catégorie sans locaux à sommeil, à l'issue des travaux,
l'exploitant n’est pas tenu de demander au maire une autorisation d'ouverture au
public.

Pour les ERP de la 1ère à la 4ème catégorie et les établissements de 5ème catégorie
avec locaux à sommeil, à l'issue des travaux ou lorsque un établissement a été
fermé plus de 10 mois, l'exploitant est tenu de demander au maire une
autorisation d'ouverture au public.

Le maire doit demander la visite de la commission de sécurité au moins un mois


avant la date prévue d'ouverture (ou de réouverture) de l'ERP. Cette visite est réalisée
soit par un groupe de visite, soit par la sous commission.

Composition du dossier de demande d’ouverture

48h avant la visite d’ouverture, l’exploitant doit transmettre au secrétariat de la


commission les pièces suivantes :

-l’attestation par laquelle le maître d’ouvrage certifie avoir fait


l’ensemble des contrôles et vérifications techniques relatifs à la solidité
conformément aux textes en vigueur ;

-l’attestation du bureau de contrôle, lorsque son intervention est


obligatoire, précisant que la mission solidité a bien été exécutée. Cette
attestation est complétée par les relevés de conclusions des rapports de
contrôle, attestant de la solidité de l’ouvrage. Ces documents sont fournis par le
maître d’ouvrage ;

-le rapport de vérification réglementaire après travaux (RVRAT)


établi par l’organisme de contrôle agrée.

-les rapports de vérification des installations techniques


existantes.

23
Le jour de la visite, la présence du maire (ou d'un élu mandaté par ses soins) est
obligatoire.
Le maire prend sa décision après avis de la commission de sécurité qui est soit
favorable soit défavorable.

✔ Avis favorable

L'avis de la commission est transmis au maire, qui prend un arrêté


d'ouverture. Cet arrêté est transmis à la préfecture (contrôle de légalité) et notifié à
l'exploitant. Si l'avis contient des prescriptions (travaux ou aménagements de mise en
conformité de l'établissement aux règles de sécurité), il appartient au maire de les faire
respecter.
L'établissement peut alors être ouvert au public.

✔ Avis défavorable
En cas d'avis défavorable, deux solutions s'offrent au maire :
 Le maire ne suit pas l’avis de la commission et autorise l'ouverture
au public:
Il doit alors obtenir au plus vite des garanties de la part de l'exploitant sur les
mesures qu'il prendra pour remédier au manque de sécurité constaté.
Ces garanties peuvent consister en la prise de mesures provisoires
immédiates réduisant le risque (par exemple, renforcement de la surveillance par des agents
de sécurité incendie, ou réduction de l'effectif du public dans l'établissement) ou
l'établissement d'un programme de travaux.
Ces travaux devront être autorisés par le maire, après avis de la
commission de sécurité. L’avis favorable de la commission pour ces travaux ne constitue pas
un avis favorable pour l’établissement.
Une nouvelle visite de la commission sera ensuite nécessaire pour se
prononcer sur l’ouverture au public de l'établissement.
En cas de sinistre, la responsabilité personnelle du maire peut être
engagée.
Si le préfet considère que la décision prise par le maire s'avère
dangereuse, il peut mettre en demeure le maire de modifier sa décision. En cas de refus, le
préfet pourra user de son pouvoir de substitution (article L.2215-1 du code général des
collectivités territoriales) et prendre toute décision lui semblant nécessaire.

 Le maire suit l’avis de la commission et n'autorise pas l'ouverture au


public :
Le refus d'autorisation prend la forme d'un arrêté motivé, notifié à
l'exploitant. Les motivations doivent reposer sur les différents manquements à la
réglementation, ainsi que sur l'analyse des risques réalisée par la commission de sécurité.
À l'issue des travaux mis en oeuvre pour pallier ces manquements, la
commission de sécurité devra être de nouveau être consultée avant que l'ouverture au public
de l'établissement ne soit autorisée.
Dans tous les cas, il appartient au maire de suivre l'exécution de ces
travaux, et de s'assurer que les prescriptions imposées sont réellement prises en compte par
l'exploitant.

24
Schéma explicatif : Ouverture d’un ERP Dépôt de la
demande
d’ouverture

Exploitant
Pétitionnaire

Maire

Notification à 1 mois avant


l’exploitant

Saisie de la Sous
commission
départementale de sécurité

Visite de
l’établissement

Avis défavorable
Avis favorable

Arrêté d’ouverture
au public du Demande de garanties (mesures
provisoires, programmation de Le Maire ne
travaux,…) délivre pas
l’autorisation
d’ouverture

Notification à l’exploitant sous


L’exploitant forme d’arrêté de refus
n’ouvre pas d’ouverture motivé par les
manquements à la
réglementation

Engagement de la responsabilité du L’exploitant ouvre


Si urgence née d’un péril
imminent pour la sécurité des
Maire en cas de sinistre son établissement personnes, le maire peut
recourir à l’exécution d’office de
l’arrêté de fermeture

Infraction constatée par


un officier de police
judiciaire : Amende de
3750 euros par jour 25
FICHE 6
L’exploitation d’un ERP

26
L’exploitation des établissements recevant du public

Au cours de leur exploitation, les ERP sont soumis à des visites périodiques ayant pour
but:
✔ de vérifier si les prescriptions relatives à la protection contre les risques d'incendie et
de panique ou les arrêtés de l'autorité de police (représentant de l'Etat dans le département
ou maire) sont observés, et notamment si tous les moyens de secours contre l'incendie et
d'éclairage de sécurité fonctionnent normalement ;

✔ de s'assurer que les vérifications des équipements et des installations ont été
effectués ;
✔ de prescrire les améliorations ou modifications qu'il y a lieu d'apporter aux dispositions
et à l'aménagement des établissements dans le cadre de la réglementation ;

✔ d’étudier dans chaque cas d'espèce les mesures d'adaptation qu'il y a lieu d'apporter
éventuellement aux établissements existants.

La périodicité de ces visites (en années) dépend du type et de la catégorie de


l'établissement.

TYPE D'ERP
J L M N O P R R S T U V W X Y
(1)
2 ans
Catégorie d'ERP 1ère x x x x x x x x x x
2ème x x x x x
3ème
4 ème
5ème
3 ans
Catégorie d'ERP 1ère x x x x
2ème x x x x x x x x x
3ème x x x x x x x
4 ème x x x x
5ème
5 ans
Catégorie d'ERP 1ère x
2ème x
3ème x x x x x x x x
4 ème x x x x x x x x x x x
5ème x x x*
(1) R avec hébergement
*sauf si absence d’hébergement (exemple : cabinet médical)

Lorsqu’un établissement ne comportant pas de locaux d’hébergement fait l’objet


d’une visite périodique conclue par un avis favorable à la poursuite de son exploitation
et que la visite précédente, effectuée dans les délais réglementaires, avait conduit à la
même conclusion, le délai fixé pour sa prochaine visite par le tableau ci-dessus peut
être prolongé dans la limite de quatre ans s’il était de deux ans et dans la limite de
cinq ans s’il était de trois ans. Sur proposition de la commission de sécurité
compétente, cette modification est inscrite au procès-verbal de la visite.

27
Le rôle du Maire :

Les ERP sont visités périodiquement soit par la sous-commission ERP, soit par un
groupe de visite. Dans tous les cas, le maire doit être présent, ou se faire représenter par
un élu dument mandaté.
A l'issue d'une visite, la commission de sécurité émet un avis, favorable ou
défavorable, sur la poursuite de l'exploitation.
Le maire n'est pas lié par l'avis de la commission

✔ Avis favorable
Le maire notifie à l'exploitant le procès-verbal de la commission. Il doit fixer un
délai d’exécution pour les prescriptions éventuelles.

✔ Avis défavorable
Trois solutions s'offrent au maire :

 Le maire ne suit pas l’avis de la commission et autorise la


poursuite de l'exploitation :
Il doit alors obtenir au plus vite des garanties de la part de l'exploitant sur
les mesures qu'il prendra pour remédier au manque de sécurité constaté. Ces garanties
peuvent consister en la prise de mesures provisoires immédiates réduisant le risque (par
exemple, renforcement de la surveillance par des agents de sécurité incendie, ou réduction
de l'effectif du public dans l'établissement) ou la mise en place d'un programme de travaux.
Ces travaux devront être autorisés par le maire, après avis de la commission
de sécurité. L’avis favorable de la commission pour ces travaux ne constitue pas un avis
favorable pour l’établissement.
Une nouvelle visite de la commission sera ensuite nécessaire pour se
prononcer sur l’ouverture au public.

En cas de sinistre, la responsabilité du maire peut être engagée.

 Le maire n’agit pas :

En cas de sinistre, la responsabilité du maire peut être engagée.

Si le préfet considère que la décision prise par le maire s'avère dangereuse, il peut
mettre en demeure le maire de modifier sa décision. En cas de refus, le préfet pourra user
de son pouvoir de substitution (article L.2215-1 du code général des collectivités territoriales)
et prendre toute décision lui semblant nécessaire.

28
 Le maire suit l’avis de la commission et prend un arrêté de
fermeture :

Avant la fermeture de l'ERP, le maire doit mettre en demeure l’exploitant de


mettre son établissement en conformité.
De plus, le Maire doit entreprendre des mesures de médiations. Elles sont
nombreuses et doivent être privilégiées aux autres voies plus répressives.
Cette procédure contradictoire peut être écrite et/ou orale (1) .

Toutefois, en cas d'urgence née d'un péril imminent* pour la sécurité des
personnes. Le maire peut faire exécuter d’office la fermeture de l'établissement.
L'urgence devra être dûment établie.
A défaut, l'exécution forcée sera qualifiée par le juge de voie de fait.

*L’analyse de risque de la commission de sécurité peut faire apparaître ce danger grave et imminent et
peut faire apparaître la nécessité de fermer l’ERP.

Les travaux de mise en sécurité devront être autorisés par le maire, après avis de la
commission de sécurité. L’avis favorable de la commission pour ces travaux ne constitue pas
un avis favorable pour l’établissement.
Une nouvelle visite de la commission sera ensuite nécessaire pour se
prononcer sur l’ouverture au public.

Remarque :
Si l’exploitant refuse de fermer son établissement. Le maire peut alors saisir le juge,
qui peut ouvrir une procédure judiciaire. L'exploitant encourt alors une amende de 3.750
euros (sanction pénale).

Les ERP sont également soumis à des visites inopinées, pouvant intervenir à
n’importe quel moment de l’exploitation. Les visites inopinées ont lieu à la demande de
l’autorité de police.

__________________________________________________________________________
(1) Loi n°2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations.

29
Schéma explicatif : Visite d’un établissement

Visite de la commission de sécurité

Avis défavorable

Avis favorable

Le maire laisse Le maire met en Le maire ferme


fonctionner demeure l’exploitant l’établissement du
l’établissement + procédure fait du danger grave
contradictoire et imminent

Demande de garanties (mesures


provisoires, programmation de
travaux,…)

Notification à Arrêté de fermeture


l’exploitant + délais
pour réalisation des
prescriptions et
transmission au
contrôle de légalité Exploitant ferme Exploitant ne ferme pas

Nouvelle Visite de la commission de


sécurité après travaux de mise en
sécurité

Infraction constatée par


un officier de police
judiciaire : Amende de
3750 euros par jour
Engagement de la responsabilité du
Maire en cas de sinistre

30
Cas particuliers des établissements recevant du public de 5ème
catégorie sans locaux à sommeil.

Conformément aux dispositions de l’article R 123-14 du Code de la Construction et


de l’Habitation repris dans la circulaire 22 juin 1995, complétant les dispositions du
décret du 8 mars 1995 relatif aux commissions de sécurité, ces établissements ne
sont pas soumis à visite systématique de la part de la commission de sécurité.

Néanmoins, si des non-conformités sont suspectées, le Maire peut venir motiver sa


demande lors d’une séance plénière de la sous commission départementale de
sécurité qui se réunit généralement tous les premiers mardi du mois.

Après analyse du dossier, la commission pourrait alors être dépêchée sur les lieux,
pour visiter les locaux, émettre un avis sur le niveau de sécurité et proposer des
prescriptions en vue d’une mise en conformité.

31
FICHE 7
Les vérifications techniques

32
Les vérifications techniques

INTRODUCTION
Les vérifications techniques sont effectuées dans les établissements ouverts au
public afin d'informer l'exploitant, par des observations clairement définies, de l'état des
installations par rapport au risque d'incendie, afin qu'il prenne toutes dispositions pour
remédier aux anomalies constatées.

Art R 123-43 du Code de la Construction et de l’Habitation

« Les constructeurs, installateurs et exploitants sont tenus, chacun en ce qui le


concerne, de s'assurer que les installations ou équipements sont établis, maintenus et
entretenus en conformité avec les dispositions de la présente réglementation. A cet effet, ils
font respectivement procéder pendant la construction et périodiquement en cours
d'exploitation aux vérifications nécessaires par les organismes ou personnes agréés dans
les conditions fixées par arrêté du ministre de l'intérieur et des ministres intéressés. Le
contrôle exercé par l'administration ou par les commissions de sécurité ne les dégage
pas des responsabilités qui leur incombent personnellement ».

Ces vérification doivent être effectuées soit par des personnes ou organismes
agréés par le ministre de l'intérieur, soit par des techniciens compétents.

Le constructeur ou l'exploitant doit communiquer aux vérificateurs, sur support papier,


la notice de sécurité, les plans et les renseignements de détail concernant les installations
techniques, les prescriptions imposées par le permis de construire ou l'autorisation de
travaux, ainsi que l'historique des principales modifications effectuées et les prescriptions
notifiées à la suite de visites de contrôle des commissions de sécurité.

Toutes les vérifications techniques doivent faire l’objet d’un rapport de vérification
dont la forme est précisée par le règlement de sécurité.

Ce rapport doit être annexé au registre de sécurité et il doit préciser l'état de bon
fonctionnement et d'entretien des installations vérifiées.
Enfin, la date, le nom du vérificateur et son cachet ainsi que l'objet des vérifications
doivent être inscrits au registre de sécurité

33
Types
d'installations REFERENCE OBJET DE LA VERIFICATION VERIFICATEUR PERIODICITE
ARTICLE

Dispositions GE 7 construction, solidité Organisme de contrôle Avant ouverture au


constructives aménagements intérieurs Agrée Public
Rapport de vérification réglementaire
après travaux (RVRAT)

Décret 8 mars Attestations de solidité Maître d’ouvrage Avant ouverture au


1995 Organisme de contrôle Public
Agrée

Rapport de vérification réglementaire sur Organisme de contrôle En cours


mise en demeure (RVRMD) Agrée d’exploitation après
mise en demeure

Désenfumage DF 10 Vérification complète Organisme de contrôle Construction


Escalier, circulations, NFS 61-933 Agrée Modification
grands locaux annexe A

Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


constatation d’un
défaut

Vérification périodique Technicien compétent 1 an


- Fonctionnement des commandes
manuelles et automatiques,
- fonctionnement des volets, exutoires et
ouvrants,
- fermeture des éléments mobiles de
compartimentage,
- arrêt de la ventilation de confort,
- fonctionnement des ventilateurs,
- mesures de pression, de débit de vitesse
pour le désenfumage mécanique.

Vérification complète pour le Organisme de contrôle Tous les 3 ans dans


désenfumage mécanique Agrée le cas d’un SSI A
ou B

Portes et Portails Art CO 48 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


automatiques Avec Contrat constation d’un
défaut

Arrêté du Vérification Complète Technicien compétent 6 mois


21/12/1993

34
Types
d'installations REFERENCE OBJET DE LA VERIFICATION VERIFICATEUR PERIODICITE
ARTICLE

Conduit de fumée Art CH 57 Ramonage et nettoyage Technicien compétent 1 an


Cheminée

Installations de Art CH 57 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


production de chaleur et Nettoyage des VMC constatation d’un
de froid défaut

Installation de Et Vérification complète avec notamment Organisme de contrôle Construction


traitement d’air et de - Etat Apparent d’entretien Agrée Modification
ventilation - Condition de ventilation des locaux
contenant des appareils à combustion
Appareils de production - Condition d’évacuation des produits de Et
émission de chaleur à la combustion
combustion - Fonctionnement des clapets coupe feu
Art CH 58 installés sur les circuits aérauliques Technicien compétent 1 an
Stockage des - Signalisation des dispositifs de sécurité
combustibles - Manœuvre des organes de coupure de
Et l’alimentation en combustible
- Fonctionnement des dispositifs
Arrêté du 23 asservissant l’alimentation en combustible
juin 1978 à un système de sécurité
- réglage des détendeurs de gaz
- étanchéité des canalisations liquides ou
gazeux, et en fluide frigorigène.

Installations de gaz Art GZ 27 Certificat de conformité Installateur Agrée Après installation


ou modification

Art GZ 28 Vérification Complète Organisme de contrôle Avant mise en gaz


Art GZ 30 Agrée et utilisation

Art GZ 29 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


constatation d’un
défaut

Art GZ 30 Vérification complète avec notamment Technicien compétent


- Etat Apparent d’entretien 1 an
- Condition de ventilation des locaux
contenant des appareils à gaz
- Condition d’évacuation des produits de
la combustion
- Signalisation des dispositifs de sécurité
- Manœuvre des organes de coupure du
gaz
- Fonctionnement des dispositifs
asservissant l’alimentation en gaz à un
système de sécurité
- réglage des détendeurs de gaz
- étanchéité des canalisations

35
Types
d'installations REFERENCE OBJET DE LA VERIFICATION VERIFICATEUR PERIODICITE
ARTICLE

Installations Electriques Art EL 18 Vérification de la conformité Organisme de contrôle Après installation


Agrée ou modification

Art EL 18 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


+ présence permanente constatation d’un
d’une personne qualifiée défaut
pendant la présence du
public pour les 1ère et 2ème
catégorie

Art EL 19 Vérification complète Technicien compétent 1 an

Groupes électrogènes Art EL 18 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


constatation d’un
défaut

Vérification niveau d’huile, d’eau et de Exploitant 15 jours


combustible
Vérification du dispositif de réchauffage
du moteur et de l’état de la source utilisée
pour le démarrage (batterie ou air
comprimé)

Essai de démarrage automatique avec une Exploitant 1 mois


charge minimale de 50% de la puissance
du groupe et fonctionnement avec cette
charge pendant une durée minimale de 30
minutes

Eclairage de sécurité Art EL 18 Vérification de la conformité Organisme de contrôle Après installation


Art EC 15 Agrée ou modification

Art EL 18 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


Art EC 13 Avec nécessité de disposer de lampes de + présence permanente constatation d’un
rechange correspondant aux modèles d’une personne qualifiée défaut
utilisés pendant la présence du
public pour les 1ère et 2ème
catégorie

Art EL 19 Vérification complète Technicien compétent 1 an


Art EC 15

Art EC 14 Essais du passage à la position de Exploitant 1 mois


fonctionnement en cas de défaillance de
l’alimentation normale et vérification de
l’allumage de toutes les lampes.

Essai de la commande de mise au repos à Exploitant 1 mois


distance et de la remise automatique en
position de veille au retour de
l’alimentation normale

Essai de l’autonomie d’au moins 1 heure Exploitant 1 mois

36
Types
d'installations REFERENCE OBJET DE LA VERIFICATION VERIFICATEUR PERIODICITE
ARTICLE
Vérification de la conformité CE Auto déclaratif A l’ouverture
Ascenseurs Art AS 9

Vérification de la conformité Organisme de contrôle Après modification


Art AS 8 Agrée
et AS 11 Périodique, dés
Entretien réparation, nettoyage des Technicien compétent constatation d’un
cuvettes des gaines + personne qualifié de défaut
l’établissement
Art AS 11
dés constatation
Mise à l’arrêt de l’appareil, condamnation Exploitant d’un défaut
des portes,… compromettant la
sécurité des
usagers
Art AS 9

Vérification du maintien en conformité et Organisme de contrôle 5 ans


du fonctionnement des dispositifs de Agrée
sécurité

Escaliers mécaniques et Art AS 10 Vérification de la conformité Organisme de contrôle Après installation


trottoirs roulants Agrée ou modification

Art AS 8 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


+ personne qualifié de constatation d’un
l’établissement défaut

Art AS 9 Vérification du maintien en conformité et Organisme de contrôle 5 ans


du fonctionnement des dispositifs de Agrée
sécurité

+ vérification des chaînes et crémaillères Technicien compétent Entre deux


vérifications
annuelles (6 mois)

Grande cuisine Art GC 22 Vérification de la conformité Organisme de contrôle Après installation


Agrée ou modification
(installations de cuisson
supérieure à 20kW) Art GC 21 Entretien réparation, nettoyage des Exploitant Périodique
éléments.

Art GC 21 Ramonage des conduits Technicien compétent 1 an

Art GC 21 Nettoyage des filtres Exploitant 1 fois / semaine et


autant de fois que
nécessaire

Art GC 22 Vérification complète avec notamment Technicien compétent 1 an


- Etat Apparent d’entretien
- Condition de ventilation des locaux
contenant des appareils à cuisson
- Condition d’évacuation de l’air vicié,
des buées et des graisses
- fonctionnement de l’installation
d’extraction des fumées.
- signalisation des dispositifs de sécurité
- manœuvre des dispositifs d’arrêt
d’urgence.

37
Types
d'installations REFERENCE OBJET DE LA VERIFICATION VERIFICATEUR PERIODICITE
ARTICLE

Extincteurs Art MS 73 Vérification de la conformité et Technicien compétent Après installation


Attestation de mise en service ou modification

Art MS 72 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


constatation d’un
défaut

Art MS 73 Vérification périodique Technicien compétent 1 an

Robinets d’incendie Art MS 73 Vérification de la conformité et du Organisme de contrôle Après installation


Armés fonctionnement Agrée ou modification

Art MS 73 Attestation de mise en service Technicien compétent Après installation


ou modification

Art MS 72 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


constatation d’un
défaut

Art MS 73 Vérification périodique Technicien compétent 1 an

Colonnes sèches Art MS 73 Vérification de la conformité Organisme de contrôle Après installation


Agrée ou modification

Art MS 73 Attestation de mise en service Technicien compétent Après installation


ou modification

Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


Art MS 72 constatation d’un
défaut

Vérification périodique comprenant Technicien compétent 1 an


Art MS 73 notamment :
NF S 61-759 - vérification du libre accès aux orifices
d’alimentation et de refoulement ainsi
que l’état général
- vérification de la présence et du bon état
des bouchons, demi raccords et vannes
- vérification de l’étanchéité

38
Bouches et poteaux Art MS 73 Vérification de la conformité Organisme de contrôle Après installation
incendie privés et points Agrée ou modification
d’eau
Art MS 73 Attestation de mise en service Technicien compétent Après installation
ou modification

Art MS 72 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


constatation d’un
défaut

Art MS 73 Vérification périodique comprenant Technicien compétent 1 an


notamment :
- vérification du libre accès prises d’eau
- vérification de la présence et du bon état
des bouchons, demi raccords et vannes
- essai avec mesures des débits maximum
sous 1 bar de pressions.

Extinction automatique Art MS 73 Vérification de la conformité Organisme de contrôle Après installation


du type sprinkler Agrée ou modification

Art MS 73 Attestation de mise en service Technicien compétent Après installation


ou modification

Art MS 72 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


constatation d’un
défaut

Art MS 73 Vérification périodique Technicien compétent 1 an

Art MS 73 Vérification triennale comprenant Organisme de contrôle 3 ans


notamment : Agrée
- examen de l’adéquation du système avec
les classes de risque au vu du dossier
technique de l’installation et une visite du
site ;
- examen des conditions de maintenance ;
- examen des conditions d’exploitation ;
- vérification de la réalité des opérations
de maintenance par des essais portant sur
le démarrage et le débit des pompes et sur
les essais des dispositifs d’alarme dédiés
au système.

39
Système de sécurité Art MS 73 Vérification de la conformité Organisme de contrôle Après installation
incendie A et B Agrée ou modification

Art MS 73 Attestation de mise en service Technicien compétent Après installation


ou modification

Art MS 73 Essais fonctionnels de l’installation de Technicien compétent Après installation


Art MS 56 détection réalisés lors de la combustion ou modification
d’un foyer type adapté à la nature du
risque rencontré dans l’établissement

Art MS 75 Réalisation du dossier d’identité Technicien compétent Après installation


ou modification

Art MS 72 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


Avec nécessité de disposer en constatation d’un
permanence d’un stock de petites défaut
fournitures de rechanges tels que lampes,
fusibles, vitres pour déclencheurs
manuels, …

Art MS 68 Contrat d’entretien avec périodicité des Technicien compétent


visites préventives et maintenance Dés mise en
curative avec délais d’intervention rapide service du système
avec réparation ou échanges des éléments
défaillants

Art MS 73 Vérification périodique avec essais Technicien compétent 1 an


fonctionnels pour la détection incendie
réalisés aux moyens d’appareils de
vérifications adaptés au type de détecteur
mis en place

Art MS 73 Vérification triennale Organisme de contrôle 3 ans


Agrée

Système d’alarme Art MS 73 Vérification de la conformité Organisme de contrôle Après installation


Agrée ou modification
autre que ceux associés
système de sécurité Attestation de mise en service Technicien compétent Après installation
incendie A et B ou modification

Art MS 72 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


Avec nécessité de disposer en constatation d’un
permanence d’un stock de petites défaut
fournitures de rechanges tels que lampes,
fusibles, vitres pour déclencheurs
manuels, …

Art MS 73 Vérification périodique Technicien compétent 1 an

40
Autres installations Art MS 73 Vérification de la conformité Organisme de contrôle Après installation
d’extinction Agrée ou modification
automatique (Co2, …)
Art MS 73 Attestation de mise en service Technicien compétent Après installation
Ou ou modification

Déversoirs ponctuels Art MS 72 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


constatation d’un
Ou défaut

Constructions irriguées Art MS 73 Vérification périodique Technicien compétent 1 an

Gaz médicaux Art U 64 Vérification de la conformité Organisme de contrôle Après installation


Agrée ou modification

Art U 63 Entretien réparation Technicien compétent Périodique, dés


constatation d’un
défaut

Art U 64 Vérification périodique Technicien compétent 1 an


Avec vérification de l’état d’entretien et
de maintenance des installations, des
conditions des ventilations des magasins
et centrales de gaz médicaux, de la
signalisation des dispositifs de sécurité, de
la manœuvre des vannes de
sectionnement, du réglages des
détendeurs et de l’étanchéité des
canalisations de gaz médicaux.

Machines à effets (laser, Art P 3 Vérification périodique Technicien compétent 1 an


machine à fumée, …) Et Art L 19

Cas particuliers des établissements de spectacle avec espace scénique

Equipement de levage Art L 57 Vérification périodique Technicien compétent 1 an

Dépoussiérage des Art L 57 / Technicien compétent 1 an


cintres, grill, dessous,
fosses, …

Elément suspendu au Art L 57 Vérification Exploitant Avant chaque


dessus du public représentation

Éléments suspendus Art L 57 Vérification Organisme de contrôle Avant chaque


particuliers non Agrée représentation
répétitifs au dessus du
public
Art L 57 Entretien des installations électriques présence permanente d’une En permanence
Installations électriques Art EL 18 personne qualifiée pendant
la présence du public pour
les 1ère et 2ème catégorie et
pour la 3ème catégorie

Autres installations
techniques (Electricité, Art L 57 Visite triennale Organisme de contrôle 3 ans
gaz, chauffage, Agrée
désenfumage, alarme,...)

41
FICHE 8
L’utilisation exceptionnelle des locaux

42
L’utilisation exceptionnelle des locaux

L'utilisation, même partielle ou occasionnelle d'un établissement recevant du public


pour une exploitation autre que celle autorisée, ou pour une démonstration ou une
attraction pouvant présenter des risques pour le public et non prévue par le règlement de
sécurité, doit faire l'objet d'une demande d'autorisation présentée par l'exploitant au
moins quinze jours avant la manifestation ou la série de manifestations.
Lorsque l'organisateur de la manifestation n'est pas l'exploitant de l'établissement, la
demande d'autorisation doit être présentée conjointement par l'exploitant et l'utilisateur
occasionnel des locaux. (article GN 6 de l’arrêté du 25 juin 1980 modifié).

Dans ce cas, le Maire peut autoriser cette manifestation.


Au préalable, il peut consultée la commission de sécurité.

Composition du dossier de demande d’utilisation exceptionnelle


de locaux

L’exploitant doit présenter les pièces suivantes :

- Nom et coordonnées des personnes chargées de l’organisation


de la manifestation ;

-Nature et description de la manifestation, durée, localisation


exacte, effectif prévu, matériaux utilisés (décoration,…) ;

-Descriptions des risques présentés par la manifestation

-Plans des locaux avec tracé des cheminements d’évacuation et


sorties de secours ;

-Mesures particulières de sécurités prévues (moyens d’extinction,


service de sécurité, …).

43
FICHE 9
La surveillance des ERP

44
La surveillance des établissements recevant du public

Le service sécurité peut être composé de personnels formés à la sécurité incendie ou


d’agent de sécurité incendie selon le type et la catégorie d’ERP.

TYPE D'ERP
J L M N O P R S T U V W X Y
Personnels désignés
Catégorie d'ERP 1ère x x x x x x x x x x
si public si public inférieur à
inférieur à 4000
6000 Rdc
ou 4000
étage
2ème x x x x x x x x x x x x x
3ème x x x x x x x x x x x x x x
4 ème x x x x x x x x x x x x x x
5ème x x x x x x x x x x x x x x
Agents de sécurité
SSIAP
Catégorie d'ERP 1ère x x x x x x x
si public si public supérieur à
supérieur à 4000
6000 Rdc
ou 4000
étage
2ème x x x
si espace
scénique
3ème x x
si espace
scénique
4 ème x x
si espace
scénique
5ème x

Les missions de ce service de sécurité sont définies dans l’article MS 46 §2.

Article MS 46 §2(arrêté du 11 décembre 2009)

Ce service assure la sécurité générale dans l'établissement et a notamment


pour mission :

a) De connaître et de faire appliquer les consignes en cas d'incendie, notamment


pour ce qui concerne les dispositions mises en oeuvre pour l'évacuation des personnes en
situation de handicap ;

b) De prendre éventuellement, sous l'autorité de l'exploitant, les premières mesures


de sécurité ;

c) D'assurer la vacuité et la permanence des cheminements d'évacuation jusqu'à la


voie publique ;

d) De diriger les secours en attendant l'arrivée des sapeurs-pompiers, puis de se


mettre à la disposition du chef de détachement d'intervention des sapeurs-pompiers ;

45
e) De veiller au bon fonctionnement du matériel et des équipements de protection
contre l'incendie, d'en effectuer ou de faire effectuer les essais et l'entretien (moyens de
secours du présent chapitre, dispositif de fermeture des portes, de désenfumage, d'éclairage
de sécurité, groupes moteurs thermiques générateurs, etc.) ;

f) D'organiser des rondes pour prévenir et détecter les risques d'incendie et de


panique, y compris dans les locaux non occupés.
Les obligations de surveillance et de service de sécurité sont définies dans le
règlement de sécurité.

Afin de s’adapter au mode de fonctionnement de certains établissements (gymnase,


salle polyvalente,…), le règlement a été modifié afin d’intégrer un mode de surveillance
pendant l’absence de l’exploitant.

Il peut être admis qu’une convention soit signée entre l'exploitant et un ou


des utilisateurs de l'établissement pour organiser le service de sécurité lors de
manifestations ou d'activités dans les établissements

 autres que ceux de la 1re catégorie,

 sans hébergement,

 disposant d'une alarme générale ne nécessitant pas une


surveillance humaine

 et dont l'effectif total n'excède pas 300 personnes.

L'organisateur signataire de cette convention doit être capable d'assurer les missions
définies au paragraphe MS 46§2 a, b et c.

En matière de risque d'incendie et de panique la convention doit


comporter les points suivants :

- l'identité de la ou des personnes assurant les missions définies ci-


dessus ;

- la ou les activités autorisées ;

- l'effectif maximal autorisé ;

- les périodes, les jours ou les heures d'utilisation ;

- les dispositions relatives à la sécurité (consignes et moyens de secours


mis à disposition) ;

- les coordonnées de la (des) personne(s) à contacter en cas


d'urgence.

46
Par la signature de cette convention l'organisateur certifie
notamment qu'il a :

- pris connaissance des consignes générales et particulières de sécurité


ainsi que des éventuelles consignes particulières données par l'exploitant et
s'engage à les respecter ;

- procédé avec l'exploitant à une visite de l'établissement et à une


reconnaissance des voies d'accès et des issues de secours ;

- reçu de l'exploitant une information sur la mise en oeuvre de l'ensemble


des moyens de secours dont dispose l'établissement.

Un exemplaire de cette convention doit être annexé au registre de sécurité

47
FICHE 11
Etablissements ne constituant pas
des ERP

48
Les manèges et attractions foraines

Les manèges et attractions foraines ne concernent pas les


commissions de sécurité.

De par leur nature, les fêtes foraines itinérantes, installées sur l’espace des rues,
places, jardins ou parcs, ne constituent pas, même une fois cet espace clos et fermé à la
circulation automobile, une « enceinte » au sens de l’article R 123-2 du code de la
construction et de l’habitation. Aussi, elles ne sauraient être regardées comme un
établissement recevant du public. Toutefois, cela ne saurait priver le maire de sa
compétence de police générale pour édicter les mesures nécessaires pour assurer la
sécurité de ces fêtes foraines.

En outre, l’installation d’un matériel sur le territoire d’une commune donne lieu à la
présentation au maire de la commune des documents suivants :

- les conclusions du rapport de contrôle technique ou du rapport de vérification et, le


cas échéant, du rapport de contre-visite en cours de validité et comportant des conclusions
favorables ;
- la déclaration établie par l’exploitant précisant qu’il a réalisé les actions correctives
nécessaires et que son matériel est maintenu en bon état, accompagnée des documents
justificatifs ;
- l’attestation de bon montage du matériel rédigé et signé par l’exploitant.

Le maire peut interdire l’exploitation du matériel ou la subordonner à des


réparations ou modifications si les constatations effectuées ou l’examen des
documents mentionnés le justifie. (1)

Si la fête foraine ne constitue pas un ERP dans son ensemble, il est tout à fait
possible que certaines de ses installations soient constituées d’établissements
répondant à cette définition : chapiteaux, tentes, structures, etc,…
Dans ce cas, ces établissements (et seulement ces derniers) sont soumis à la
réglementation ERP et peuvent être contrôlés par une commission de sécurité.

__________________________________________________________________________
(1) Décret n° 2008-1458 du 30 décembre 2008 pris pour l’application de la loi n° 2008-136 du 13 février 2008 relative à la
sécurité des manèges, machines et installations pour fêtes foraines ou parcs d’attractions
Arrêté du 12 mars 2009 relatif aux modalités du contrôle de la sécurité des manèges, machines et installations pour
fêtes foraines ou parcs d’attractions (matériels liés au sol de façon permanente)
Arrêté du 12 mars 2009 relatif aux modalités du contrôle de la sécurité des manèges, machines et installations pour
fêtes foraines ou parcs d’attractions (matériels itinérants)

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Les aires de jeux et les structures de jeux gonflables

Les aires de jeux et les structures de jeux gonflables ne


concernent pas les commissions de sécurité.
Toutefois, si celle-ci se trouve à l’intérieur d’un bâtiment, celui-ci doit répondre à la
réglementation des établissements recevant du public.

Les aires de jeux pour enfants :

Elles font l’objet d’une réglementation particulière prise sur le fondement du code de
la consommation (décrets n° 94-699 du 10 août 1994 et n° 96-1136 du 18 décembre 1996)
Des contrôles de ces aires de jeux sont réalisés de manière régulière par les
services de l’Etat (services préfectoraux).

Les structures de jeux gonflables :

Ces structures sont soumises à l’obligation générale de sécurité et sont couvertes


par la norme NF EN 14960. Cette dernière norme sert de référence lors des contrôles ciblés
effectués sur ces matériels par les services de l’Etat.
Cependant, compte tenu de l’évolution récente de la taille de certaines de ces
structures, des attractions qu’elles peuvent contenir et de leurs performances en terme de
sensations, ces matériels vont faire l’objet d’une attention particulière de la part des services
de l’Etat.
Ces structures peuvent être contrôlées par tout technicien compétent.

Par ailleurs, il est possible que, de par leur architecture, certaines de ces structures
doivent également satisfaire à la réglementation applicable aux ERP.

50
Autres installations

Parcours acrobatiques en hauteur :

Ces parcours sont soumis à l’obligation générale de sécurité et sont couverts par les
normes NF EN 15567-1 et NF EN 15567-2. Cette activité est soumise au code du sport
(obligation de déclaration en tant qu’établissement de pratiques physiques et sportives).

Circuits de quads, motos :

Les circuits de mini-quads, petites motos, etc., dont les conducteurs ont seuls la
maîtrise, ne sont pas considérés comme des manèges dès lors que les véhicules sont
apparentés à des véhicules soumis à la réglementation de la circulation routière.
A contrario, il faut entendre par mini-scooters, circuits de voitures, des attractions se
déroulant sur ou dans un matériel forain (auto-tamponneuse) et pouvant rapidement être mis
à l'arrêt par le forain (coupure d'urgence de l'alimentation électrique par exemple).

Petits trains et matériels roulants non guidés :

Ces équipements ne sont pas considérés comme des manèges, machines et


installations pour fêtes foraines ou parcs d’attractions, et sont soumis à la réglementation de
la circulation routière s’ils sont immatriculés. Dans le cas contraire, ils sont seulement soumis
à l’obligation générale de sécurité établie par le code de la consommation.

51
Pour aller plus loin …

52
La réglementation applicable

Les principaux textes applicables en matière d'ERP :

 Code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L.123-1 à


L.123-4 et R.123-1 à R.123-55 ainsi que les articles R.152-6 et R.152-7

 Arrêté modifié du ministre de l'intérieur du 25 juin 1980 portant règlement de


sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements
recevant du public de la 1ère à la 4ème catégorie.

 Arrêté du 22 juin 1990 pour les établissements recevant du public de la 5ème


catégorie.

 Décret n° 95-260 du 8 mars 1995 modifié relatif à la commission consultative


départementale de sécurité et d'accessibilité

La réglementation applicable est celle en vigueur le jour de la dépose du


dossier de Permis de Construire ou de la demande de travaux.

Textes concernant le département de l'Aube :

 Arrêté préfectoral n° 2012090-0008 du 30 mars 2012 modifiant la commission


consultative départementale de sécurité et d'accessibilité,

 Arrêté préfectoral n° 2012150-0012 du 30 mars 2012 portant renouvellement


des membres de la sous-commission départementale pour la sécurité contre
les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du
public et les immeubles de grande hauteur,

Ces textes sont consultables sur le site Internet de la Préfecture :


http://www.aube.pref.gouv.fr/, et, pour les textes nationaux, sur le site Legifrance :
http://www.legifrance.gouv.fr/.

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Vos contacts

Institutionnels :

Préfecture de l’Aube
Service Interministériel de Défense et Protection civile
Rue Pierre Labonde – BP 372
BP 372 – 10025 TROYES CEDEX
03 25 42 36 90

PRÉFECTURE DE L’AUBE

Service Départemental d’Incendie et de Secours


Service prévention
21 rue Étienne Pédron – 10000 TROYES
03 25 43 58 15

SERVICE DEPARTEMENTAL
D’INCENDIE ET DE SECOURS

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