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MIHAELA LUPU

Unitatea de învăţare 5.
LE VERBE

Le verbe est une partie du discours variable qui désigne des actions (détruire, bâtir) ou des états
(être, devenir). Les verbes français se répartissent en trois groupes en fonction de la désinence de
l’infinitif: les verbes du Ier groupe (-er: chanter, cacher, danser; à peu près 10000 verbes), du IIe (-ir:
finir, choisir, jaillir; il s’agit de ceux qui ont le participe présent en –issant; environ 300) et du IIIe (-ir:
partir, venir, sortir dont le participe présent est en -ant; -re: prendre, mettre, faire, boire, croire ; -oir:
voir, savoir, devoir; à peu près 300). Les verbes du IIIe groupe sont irréguliers, leur radical subissant
des modifications au cours de la conjugaison (ce qui vaut aussi pour le verbe aller qui, en dépit de sa
désinence -er à l’infinitif, est inclus dans la classe des verbes du IIIe).
Le verbe a plusieurs catégories grammaticales: mode, temps, aspect, voix, personne, nombre.
(a) Les modes des verbes qui connaissent des variations formelles en fonction de la personne sont
appelés personnels (indicatif, subjonctif, conditionnel, impératif) et ceux qui ne se conjuguent pas
sont non personnels ou impersonnels (infinitif, participe).
(b) Les temps verbaux peuvent être simples: présent, imparfait, passé simple, futur simple) ou
composés (ils se construisent à l’aide d’un auxiliaire, à savoir avoir ou être: passé composé, passé
antérieur, plus-que-parfait, futur antérieur).
(c) L’aspect représente la manière dont le locuteur conçoit le déroulement du procès - action ou état -
exprimé par le verbe; ce procès peut être vu comme étant accompli / inaccompli, perfectif /
imperfectif, sécant (global, non limitatif) / non-sécant (non global, limitatif), ponctuel / duratif,
inchoatif / terminatif (résultatif), semelfactif / itératif, progressif, intensif.
(d) La voix (ou diathèse) exprime le rapport qui s’établit entre les divers actants de la phrase. La voix
active indique le fait que le sujet fait l’action exprimée par le verbe: Le professeur a félicité les
étudiants. On parle de voix passive lorsque le sujet grammatical subit l’action exprimée par le
verbe: Les étudiants ont été félicités par le professeur. La voix pronominale indique le fait que le
sujet exerce l’action sur lui-même: Le malade se lève difficilement.
(e) Les catégories verbales de nombre et personne se retrouvent dans les terminaisons verbales qui
changent en cours de conjugaison.

Dans ce qui suit, nous faisons une présentation synthétique des modes et des temps verbaux les plus
usités en français contemporain, ainsi que des principales questions grammaticales ayant trait au verbe.

A. Les modes personnels


I. L’indicatif est le mode des actions réelles, réalisables, etc. Les principaux temps verbaux de
l’indicatif sont organisés sur trois grands axes, à savoir le présent, le passé et le futur:
- le présent ;
- le passé composé, l’imparfait, le passé simple, le passé antérieur, le plus-que-parfait ;
- le futur simple, le futur antérieur.

(a) Un verbe au présent de l’indicatif peut exprimer plusieurs valeurs temporelles:


- une action qui se déroule au moment de la parole: Je te dicte maintenant toutes les adresses dont
tu as besoin.
- une action habituelle: Chaque soir, je fais du jogging.
- une vérité prouvée scientifiquement: L’eau bout à 100°C.
- les vérités générales (maximes, proverbes, etc.): Chien qui aboie ne mord pas.
- une action passée (le présent de narration): Elle marchait d’un pas lent dans la forêt; soudain
survient une biche.

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- une action futuree (après le si conditionnel, lorsque le verbe


v de la principale est au futur): Si elle vient
demain, je lui ferrai visiter le centre-ville.
c

(b) Le passé
p comp posé est emmployé surtoout en franççais courant aussi bien que dans la langue
littérraire. Il exprim
me:
- une action terminnée à un mooment non prrécisé du passé: « Mon mari, m qui suitt les journaux, m’a lu,
un soir,
s un bien singulier
s disccours de notrre ministre de l’Agriculturre qui s’appelait alors M. Méline ».
(Guyy de Maupasssant, La mouustache).
- une action qui s’est s dérouléée un peu avant
a le momment où l’onn parle et doont les résulltats sont
consstatés à préssent: Oh, non ! Tu as caassé mon appareil photo ! (Je constaate qu’il ne foonctionne
plus.)
- des événementss passés relatés dans une u conversaation familière: Nous soommes partiss hier de
bonnne heure, nous sommes arrivés à Parris vers midi,, ensuite nouus nous somm mes installéss dans un
petit hôtel.
- une action qui vaa s’achever dans un futuur proche (il a la valeur d’un d futur anntérieur): J’ai fini dans
deuxx minutes.
- le paassé composé remplacee le futur antérieur aprèss si: Si dem main la genciive n’a pas désenflé,
prennez deux com mprimés toutees les six heuures.

(c) Le passé
p simplee s’emploie, ene revanche:
- pourr relater des événementss passés danns un conte, dans un récit historique: « Elle se levva si vite,
que le cristal, cullbuté, vida […
…] le vin jaunne dans ses cheveux
c noirrs, et il tombaa, se brisant à terre ».
(Guyy de Maupasssant, Madem moiselle Fifi)
- pourr exprimer unne action qui s’est passéee à un momeent bien déteerminé du paassé: « Elle partit p vers
quattre heures duu matin ». (Guy de Maupaassant, La paarure)

IMPORTAN NT
Le passéé simple s’em
mploie surtout dans la laangue littéraire, à la troissième personnne du singuulier et du
pluriel.

(d) L’imparfait expriime toujours une action qui q s’est dérooulée dans le passé, maiss
- cellee-ci est envisagée commee prolongée: La pluie tom mbait à verse depuis plus de trois heurres.
- cellee-ci sert à décrire l’arrièree-plan sur leqquel se dérouulent des acttions ponctueelles, qui font avancer
le réécit (celles-ci étant d’habittude expriméées par des verbes v au paassé simple);; il s’agit de l’imparfait
l
de simultanéité:
s « L’officier [....] tambourinait contre la vitre
v une valsse du Rhin, qquand un bruuit le fit se
retouurner […] ». (Guy
( de Mauupassant, Maademoiselle Fifi). F
- L’imparfait est trèès fréquent dans d les desscriptions (im
mparfait de deescription) quui présente lees traits /
aspeects habituelss d’une personne, d’un objet, o etc.: « Le major étaait un géant, large d’épauules, orné
d’une longue baarbe en évenntail formant une nappe sur sa poitriine; et toute sa grande personne
éveilllait l’idée d’uun paon militaaire, un paonn qui aurait porté
p sa queuue déployée à son menton ». (Guy
de Maupassant,
M Mademoisellle Fifi)
- une action habituuelle, répétitive (imparfaitt de répétitionn ou d’habituude): « Les joours qu’il faissait beau,
elle descendait dansd le jardinn »; « Tous lees jours, à laa même heurre, le maître dd’école, en bonnet
b de
soie noire, ouvraait les auventts de sa maison, et le gaarde champêêtre passait, portant son sabre s sur
sa blouse » (Gusstave Flaubert, Madame Bovary) B
- le dééroulement d’une d action passée,
p vue comme une succession d’actions: Lees troupes avvançaient
lenteement vers lee village. Less femmes se cachaient daans les cavess avec leurs enfants. Les hommes
se préparaient poour une attaqque impitoyable.

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- une condition nécessaire


n à la réalisattion d’une action
a (cettee dernière éétant renduee par un
condditionnel préssent): Si tu laa voyais, tu laa reconnaîtraais tout de suite.
- un reegret: Ah ! s’il pouvait mee pardonner !

(e) Le plus-que-par
p rfait exprime:
- une action qui s’eest déroulée dans le passsé avant unee autre actionn (celle-ci étaant d’habitudde rendue
par un verbe à l’imparfait):
l « La rosée avait
a laissée sur les chouux des guipuures d’argentt avec de
longs fils clairs qui
q s’étendaieent de l’un à l’autre ». (Gustave Flaubbert, Madamee Bovary). L’’intervalle
qui sépare
s les deeux actions passées
p est (assez)
( long.
- une condition quui était obliggatoire pour la réalisation d’une autrre action (ceelle-ci rendue par un
condditionnel passsé) qui n’a plus
p eu lieu: Si tu avaiss prévenu tess parents, ilss ne se seraaient pas
fâchés. (Tu n’as pas prévenuu tes parents;; ils se sont fââchés).
- le reegret d’une acction passée: Ah ! si je l’aavais épouséé !

(f) Le passé
p antérieur exprimee une actionn qui s’est dééroulée danss le passé, iimmédiatemeent avant
une autre actionn passée (ceette dernièree étant rendue par un passé p simplee): « Quant ils furent
arrivvés devant soon jardin, Mm
me Bovary poussa
p la pettite barrière, monta les m
marches en courant
c et
dispaarut ». (Gusttave Flaubertt, Madame Bovary).
B

IMPORTAN NT
L’usage du passé antérieur est pllutôt livresque et relève de la langue écrite,
é littéraire, soignée.

(g) Le fu utur: futur sim


mple, futur antérieur et fuutur proche (la tournure alller + infinitif)):
♦ Le futu ur simple exxprime:
- une action, des projets,
p des prévisions quui se dérouleeront dans l’aavenir: « Dem main à pareille heure,
j’aurrai l’honneur de vous revooir ». (Stendhhal, Le rougee et le noir).
- l’ordre, le commaandement: « Tu ne te ferras point d'im mage taillée …!
… / Tu ne tuueras pas / point!
p / Tu
ne commettras
c p d’adultèrre! Tu ne volleras point! Tu
pas T ne porteraas pas de fauux témoignagge! » etc.
(Less dix commanndements). Tu T donneras cet argent à ta mère.

THÈME DEE RÉFLEXION N


A l’aide de
d quel modee verbal les dix
d commanddements de la Bible sont--ils formulés en roumain ?

- une demande foormulée poliiment, pour en atténuerr le caractèrre impératif ((il s’agit d’unne action
préssente): Je vouus demanderrai de signer ces papiers..
- une supposition ayant un cerrtain degré de probabilité: Il y a quelqu’un à la porrte. Ce sera encore le
proppriétaire.
- une vérité généraale: La loi nee sera jamais assez dure avec les mallfaiteurs.
- une action passéée dans les récits historriques: La reeine approuvva le massaccre. De là viiendra sa
chute.

IMPORTAN NT
Le futur apparaît danns la proposition principale lorsque daans la suborddonnée il y a un verbe à l’indicatif
présent: « Si je la laisse, si je cesse de veilleer sur elle, elle lui avouerra tout » (Steendhal, Le roouge et le
noir).

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♦ La tou urnure aller + infinitif reelève plutôt dud registre faamilier; le deegré de certittude des acttions, des
projets, des
d prévisionns est un peuu plus grand que dans le cas du futur simple: « Lees sous-piedss vont me
gêner poour danser, dit-il
d » (Gustave Flaubert, Madame Boovary).
♦ Le futuur antérieur exprime:
- une action qui see déroulera dans l’avenirr, avant une autre actionn future: Quaand vous aurrez fini ce
travaail, vous prenndrez une paause.
- une action (plus ou moins) hyypothétique qui q s’est dérooulée dans lee passé:
« - Réponds-mo
R i sans mentir, si tu le peux [...]; d’où connais-tuu Mme de R Rênal, quand lui as-tu
parléé ?
- Je ne lui ai jamaais parlé, réppondit Julien,, je n’ai jamais vu cette daame qu’à l’égglise.
- Maais tu l’auras regardée, vilain effronté ? » (Stendhaal, Le rouge et e le noir);
- il s’eemploie pourr atténuer, par p politesse, l’expressionn d’une actioon passée: V Vous aurez pris mon
styloo par mégardde.
- l’indiignation: Il n’aura rien faitt, l’innocent !
- une action passéée qui s’est déroulée avvant une autrre action passsée (dans lees récits histtoriques):
Les Romains étaaient arrivés au Danube. Quand le roi r dace auraa pensé à préparer son armée, il
seraa trop tard.

II. Le suubjonctif esst par excelleence le modde de l’incerttitude, de la subjectivité,, de la possibilité. Le


subjonctif a quatre teemps: préseent, passé, imparfait
i et plus-que-parfait, les pllus employéss étant le
subjonctif présent (à toutes les peersonnes, enn français parlé et écrit) et e passé (danns les languee écrite et
parlée). L’imparfait et le plus-que-parfait du suubjonctif sonnt employés surtout
s à la trroisième personne du
singulierr dans la lanngue littérairee. Le passé et le plus-qque-parfait du subjonctif marquent un rapport
d’antérioorité par rappport au préseent et respecttivement impparfait de la proposition
p pprincipale. Onn emploie
le subjonnctif après:
(a) les veerbes qui exppriment le dooute, le désirr, la volonté, la crainte, d’autres sentimments ressenntis par le
locuteur (le subjonctiff se trouve dans la propoosition suborddonnée):
Je doutee que tu puissses mener ce c projet à bieen avec si peeu d’argent.
Je veux que tu vienn nes avant middi.
Je crainss qu’elle ne sache
s la vérité.
J’adore que
q mon mari me fasse des d cadeauxx!
(b) certaines conjoncctions ou locuutions de subbordination exxprimant:
- le but: afin que, pouur que: Je voous donne lees documents de présenttation afin quue vous puisssiez vous
en faire une
u idée;
- la conddition: à conddition que, à moins que: Je te dis la vérité à conddition que tuu me prometttes de ne
rien en dire
d à ta sœur;
- la conccession: bien que, quoiquue, encore quue, malgré quue (controverrsée), sans qque, où que, quoi que,
etc.: Bienn qu’elle soitt malade, ellee travaille beaaucoup;
- le tempps: jusqu’à cee que, avant que, en attenndant que: Jee partirai avaant qu’il ne viienne;
- la suppposition: à supposer
s quee, en admettant que, etcc.: A supposser que ce qqu’elle dit sooit vrai, la
situation est grave.

IMPORTAN NT
Les locuutions conjonctives avantt que et aprèès que exigennt des modees verbaux différents : la première
exige le subjonctif, laa seconde l’inndicatif :
Il est renntré avant quee tu ne partees.
Il sortira en ville aprèès que tu seraas revenu.

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(c) aprèès certaines expressions


e impersonnellles: il est prréférable, il vaut
v mieux, ill est obligatooire, il est
nécessaire, il est souuhaitable, etcc.: Il vaut mieux que vous lui en parliezz.
(d) danss des phrasees indépendaantes exprim mant un souhhait, un ordree, une prièree (avec ou saans que),
une défeense, ou bienn une suppossition dans dees énoncés scientifiques:
s
Vive le rooi !
Qu’elle vienne
v me vooir tout de suiite !
Puisse-t--il réussir !
Que perssonne ne parrte avant la finf du program mme !
Soit un triangle isocèèle A,B,C.

III. Le coonditionnel a deux tempps: présent et e passé.


♦Le con nditionnel présent exprime:
- une acttion probablee:
L sous-piedds vont me gêner pour daanser, dit-il »
« - Les
-Dannser ? reprit Emma.
E
-Oui !
-Mais tu as perduu la tête ! Onn se moqueraait de toi, resste à ta placee. D’ailleurs, c’est plus coonvenable
pour un médecin, ajoouta-t-elle ». (Gustave Flaaubert, Madaame Bovary).
- une acction qui ne pourrait
p se dérouler
d que si une autree action étaitt effectuée aau préalable (voir plus
bas les règles
r du si conditionnel).
c .
- il exprime des actioons que l’on souhaite / im magine: Bon, alors, je seerais le docteeur et tu vienndrais me
voir avecc les poupées. Je leur ferrais des piqûrres, etc.
- il expriime des infoormations quui ne sont paas confirméees: Selon less voisins de la victime, l’assassin
serait unn homme trèss grand, il aurait une cicattrice sur la jooue gauche, etc.
e
- sert à formuler avvec politessee une demande, un connseil, un repproche, une recommandation: Tu
devrais nous appeleer plus souvvent. Pourrieez-vous avooir l’amabilitéé de transm mettre un meessage à
Monsieur le Directeur ?
- le souhhait: J’aimeraais visiter l’Italie pendant lees vacancess d’été.
- l’étonneement: Elle tee prêterait mille
m euros pour cinq mois ?
- l’indignation: Et je devrais
d acceppter tout ça !

IMPORTAN NT
On emploie le condittionnel préseent à la place du futur daans une subbordonnée coomplétive dirrecte si le
verbe dee la principalee est au passsé et si le rappport entre lees deux actions indique laa postériorité::
Elle m’a dit que tu vieendrais avec les enfants.

♦Le con nditionnel paassé exprimee une action qui aurait puu se dérouleer dans le paassé (voir plus bas les
règles duu si conditionnnel): « J’aurrais pu épousser un tel homme: pensaait quelquefoiis Mme de Rênal;
R […]
quelle viee ravissante avec lui ! » (Stendhal,
( Lee rouge et le noir).

Le condiitionnel préseent est de miise dans la proposition


p prrincipale lorsqque dans la subordonnéee il y a un
verbe à l’imparfait: « Que m’arrivverait-il, se dit-elle, si j’étaais seule aveec lui ? » (Steendhal, Le roouge et le
noir).
Le conditionnel passsé est utilisé dans la prooposition prinncipale lorsquue dans la ssubordonnée il y a un
verbe auu plus-que-paarfait de l’indiicatif: S’il n’avait pas plu hier
h soir, nouus serions soortis en ville.

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QUESTION N
Les suboordonnées coonditionnelles connaissennt-elles en rooumain des reestrictions m
modales et tem
mporelles
comme ene français ?

IV. L’imp pératif est lee mode de l’oordre, des coonseils, des interdictions, etc. Il a deuxx temps: le présent
p et
le passéé. Il s’emploiie à la deuxxième personnne du singuulier et du pluriel
p et à laa première du
d pluriel.
L’impéraatif connaît unne forme affirrmative et unne autre négaative.
♦L’impéératif présen nt: Chante ! / Chantons ! / Chantez !
Parle ! / Parlons ! / Parlez
P !
Va ! / Allons ! / Allez !
Choisis ! Choisissonss ! / Choisisssons !
Sors ! Soortons ! / Sorrtez !
Prends ! Prenons ! Prenez
P !
Aie ! / Ayyons ! / Ayezz !
Sois ! / Soyons
S ! / Sooyez !
L’impéraatif sert à expprimer:
- le consseil: Ne refuseez pas l’offree tout de suitee. Réfléchisssez-y !
- le souhhait: Portez-vvous bien et passez
p de boonnes fêtes !
- la suppposition: Ferm mez la porte, il reviendra parp la fenêtree.
- la prièree: Faites, ô mon
m Dieu, quu’il rentre sainn et sauf !
- l’interdiction: Ne bougez pas !
- la conddition présennte à l’action exprimée daans la propoosition qui suuit: Crie encoore, je te flannque à la
porte !

IMPORTAN NT
Il est à remarquer qu’en
q règle générale
g less formes de l’impératif présent coïnccident avec celles de
l’indicatiff présent, à l’exception de certains verbes: ceuux du Ier grroupe qui peerdent le –ss mais le
reprenneent devant les pronoms en e ou y: Parlees-en !, Mangges-en !, Vass-y ! (exception faite des cas où le
pronom en est séparré du verbe par p un autre pronom: Parrle-m’en !) ett des verbes cueillir, ouvrrir qui ont
les formees suivantess: Cueille !, Ouvre
O !, des verbes
v savoiir et vouloir (Sache
( ! / Saachons ! / Saachez ! et
respectivvement Veuillle ! / Veuillons ! / Veuilleez !), des auxxiliaires avoirr et être (Aie ! / Ayons ! / Ayez ! et
respectivvement Sois ! / Soyons ! / Soyez !).

♦L’impéératif passé se sert des formes


f du suubjonctif passsé.
Aie channté ! / Ayons chanté ! / Ayyez chanté !
Aie été ! / Ayons été ! / Ayez été !
- Il exprime un ordree ou une inteerdiction qui devra
d être acccompli(e) avvant un certaain moment précis de
l’avenir: Soyez rentréés demain sooir avant 22 heures
h !

THÈME DE E RÉFLEXION N
Le modee indicatif a-t--il le même nombre
n de temps en roum
main ?

B. Les modes
m imperrsonnels
I. L’infin
nitif a deux teemps: présen nt et passé.
- L’inffinitif présen nt exprime une
u action quui se déroule parallèlement à celle du verbe principal: Je le
vois traverser la rue. Je l’ai vuu traverser laa rue. Je l’écoouterai pronooncer son disscours.

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- L’inffinitif passéé exprime unne action qui s’est déroullée avant celle indiquée par le verbe principal
de l’éénoncé: Aprèès avoir récuupéré le pistoolet, il a préveenu la police.
L’infinitif a deux valeeurs: une valeeur verbale et e une valeur nominale. AinsiA distingue-t-on l’infinnitif-verbe
et l’infinittif-nom.
(a) L’infiinitif-verbe est
e employé dans diversees situations afin d’exprim mer:
- L’orddre, l’interdicction, la recoommandationn (instructions, mode d’eemploi): Dissoudre les coomprimés
danss un verre d’eau.
d Ne paas dépasser la date limite d’utilisationn figurant suur le conditioonnement
extérieur. Ecrire à Mme X.
- Une exclamationn: Elle, me paarler comme ça !
- L’inccertitude: Quee faire ? A quui se fier ? Qui
Q croire ? Où O fuir ? Que dire ?
- Préccédé de la prréposition de, il forme ce que q l’on appeelle l’infinitif de
d narration:
« Et grenouilles de
d se plaindrre » (La Fonttaine).

(b) L’infiinitif-nom a toutes les fonctions syntaaxiques du nom: sujet, atttribut, complément.
Promettrre est noble, tenir est bouurgeois. (sujeet)
Ton devooir est de trieer les lettres des
d employéés et de les leeur remettre personnellemment. (attribuut)
Malheureeusement, il est animé paar le désir dee se venger. (complément
( t du nom)
Elle prit le
l bébé danss ses bras poour le calmer. (complément circonstannciel de but), etc.

THEME DE E REFLEXION N
L’infinitif roumain connnaît un empploi substantivval appelé «infinitif long»: cântare, luccrare, vederee, trecere,
citire, cooborâre. Auquel des deux emplois dee l’infinitif enn français mentionnés pllus haut pouurrait-il se
substitueer ?

II. Le paarticipe est un


u mode com mplexe, qui peeut avoir unee valeur verbale et une valeur adjecctive. Il a
deux tem mps: le particcipe présentt et le particiipe passé.
♦Le partticipe présent fait figuree de verbe ouu d’adjectif:
- Le participe
p préésent prop prement dit peut se rappporter à touss les temps: passé, préseent, futur:
N’ayyant pas asseez d’argent, je dois / j’ai dû d / je devrai chercher un second boullot.
- Il esst invariable:: un élève / une élève respectant son professseur; des élèves respecctant leur
profeesseur. Queelques réminniscences dee l’ancien fraançais où lee participe éétait variablee: entrée
payaante, musiquue chantante, une rue paassante, une couleur voyyante; les ayyants droit, lees ayants
causse, les desceendants, etc.
- Le gérondif
g est invariable. Cette
C forme verbale qui esst généralem ment précédéee de la prépoosition en
indiqque une circoonstance (maanière, simulltanéité, causse, moyen, etc.) e du verbee principal: Ill est mort
en chantant
c surr la scène du d théâtre national (pendant qu’il chhantait). En forgeant, onn devient
médiaire de la lecture). Le gérondif n’est pas précédé de la
forgeeron. En lisannt on s’instruuit (par l’interm
prépposition en loorsqu’il est suivi
s du verbbe aller en tant qu’auxiliaire (La routte va se rétrrécissant.
Leurrs difficultés vont
v croissannt).
- L’adjectif verball provient, tout comme le participe prooprement dit,, d’un verbe. Il s’accorde en genre
et enn nombre avec le nom s’il caractérisee: eaux dormantes / stagnnantes, des nnouvelles alaarmantes,
l’horrloge parlantee, des gestess parlants, ettc.

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IMPORTAN NT
Ne confoondez pas lees participes présents aveec des formees grammaticcales à l’orthoographe similaire, par
exemplee:
Participees / Adjectiffs Paarticipes / No oms Participees / Adjectiffs ou noms verbaux
v
adhérantt / adhérent afffluant / un afffluent convainqquant / convaaincant
différant / différent diffférant / un différend ! extravaguant / extravvagant
divergeaant / divergennt équivalant / un équivalent fabriquannt / fabricant
équivalant / équivalent exppédiant / un expédient fatiguant / fatigant
négligeaant / négligent préécédant / un précédent naviguannt / navigant
précédannt / précédennt préésidant / un président
p suffoquant / suffocant
violant / violent réssidant / un réésident vaquant / vacant

♦Le partticipe passéé peut avoir luui aussi deuxx valeurs: de verbe et d’aadjectif.
- En tant que verbe, il indique unne action passée ou un état présent: Penchée suur son travail, elle n’a
pas voulu ouvrir. A reemarquer quee le participee passé est souvent suivi d’un complément.
- En tantt qu’adjectif, il qualifie un nom: La tourr penchée dee Pise pourraait s’écrouler..

L’accord du participee passé:


1. Le paarticipe passsé employéé sans auxiliaire se com mporte comm me un véritabble adjectif qualificatif,
donc il s’accorde
s en genre et en nombre aveec le substanntif (le pronoom) qu’il quallifie: «Une exxhalaison
s’échapppait de ce grandg amour embaumé et qui, passsant à travers tout parrfumait de tendresse t
l’atmosphère d’immaaculation où elle e voulait vivvre» (Gustavve Flaubert, Madame
M Bovvary).
2. Les participes
p paassés des veerbes conju ugués avec avoir a s’accorrdent en gennre et en nom mbre avec
le complément d’objjet direct si celui-ci préccède l’auxiliaaire: Les fleeurs que tu m’as apporttées sont
superbess. Le particippe passé restte invariable dans les situuations suivanntes:
- si l’oobjet direct suuit l’auxiliaire: Tu m’as appporté des fleeurs superbess.
- s’il n’an pas de complément
c d
d’objet directt (il s’agit dees verbes traansitifs emplooyés intransitivement,
des verbes intrannsitifs et des verbes transsitifs indirectss): J’ai chantté toute la jouurnée. Le roii Michel a
abdiiqué en 19477. Les dansees polonaisees nous ont plu. p Nos enffants nous oont toujours obéi. o Les
libérraux nous ont succédé.
- avecc des verbes comme peseer, coûter, doormir, vivre, courir, c valoir,, si le compléément qui préécède est
un circonstancie
c l: les 15 km qu’elle a couuru (combienn ?); les 15 millions
m de leei que cette fourrure
f a
valu / a coûté; les 125 kilos qu’elle
q a peséé avant l’opéération; les troois heures quue j’ai dormi (pendant
lesquelles). Cerrtains de cees verbes peuvent p devvenir transitiffs, ce qui autorise l’acccord du
complément d’obbjet direct préécédant l’auxxiliaire: les effforts que cettte thèse m’aa coûtés; les colis que
j’ai pesés;
p les risques que j’aii courus; les remontrancees que ta connduite insenssée m’a valuees.
- le paarticipe passsé des verbees conjuguéss avec être (verbes ( passsifs et certainns verbes intransitifs)
s’acccorde en gennre et en nom mbre avec lee sujet du veerbe: Marie a été félicitéee par son direecteur de
thèse. Tes parennts sont arrivéés / partis.

IMPORTAN NT
Situationns spéciales:
(a) Le participe
p passsé d’un verrbe suivi dee l’infinitif s’aaccorde avecc son compléément d’objeet direct si
celui-ci est
e en même temps sujet de l’infinitif: les footballeuurs que j’ai vus
v marquer. Il ne s’accorrde pas si
l’infinitif est le compplément direcct du particippe passé: lees buts que j’ai vu marqquer (dans ce c cas, le
pronom que est l’objeet direct de l’infinitif, et noon du particippe passé vu)..

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MIHAELA LUPU

(b) Les participes ayant pour objet direct des infinitifs sous-entendus ou une proposition restent
invariables: Il n’a pas payé toutes les taxes qu’il aurait dû (payer). J’ai fait tous les sacrifices qu’il a voulu
(que je fasse).
(c) Le participe passé fait suivi d’un verbe à l’infinitif est toujours invariable: la petite maison que j’ai
fait construire.
(d) Pour ce qui est des verbes pronominaux, ils se conjuguent avec être.
- Si l’on peut paraphraser la structure en question (je me suis douchée) par une construction
transitive du type j’ai douché moi, on accorde le participe passé avec le sujet du verbe.
- Le participe passé d’un verbe pronominal réfléchi ou réciproque s’accorde avec son complément
direct si celui-ci le précède: Les messages que les deux amies se sont envoyés étaient un peu
acides. Le participe reste invariable si l’objet direct est postposé par rapport au participe ou bien s’il
n’y a pas d’objet direct du tout: Les deux amies se sont envoyé des messages acides. Elles se sont
écrit.
- Le participe passé d’un verbe toujours pronominal s’accorde en genre et en nombre avec le sujet
du verbe: Les Romains se sont emparés de la Gaule. Les cambrioleurs se sont enfuis avant
l’arrivée des gendarmes.
- Les participes passés des verbes transitifs indirects employés pronominalement restent invariables:
Les étudiants se sont ri des examens. Elles se sont plu à me taquiner.
(e) Les participes des verbes impersonnels (et des verbes qui peuvent le devenir, comme avoir et
faire) sont invariables: les orages qu’il y a eu l’été passé.
(f) Le participe passé et les pronoms le et en. Si le pronom le représente toute une proposition, le
participe passé reste invariable: La dispute avait été plus violente que je ne l’avais cru (que je n’avais
cru cela = que la dispute avait été violente). Si en précède le participe passé, celui-ci reste invariable:
Tous mes amis m’ont demandé des conseils, mais personne ne m’en a donné. Si ce pronom est
précédé d’un quantitatif comme autant, combien, plus, le participe est variable: Autant de projets il a
commencés, autant il en a menés à bien. Si le quantitatif est placé après le pronom en, le participe
reste invariable: Quant aux bons conseils, j’en ai tant donné.
(g) Le participé passé précédé d’une locution collective qui est son complément d’objet direct peut
s’accorder soit avec l’adverbe (mot collectif), soit avec le terme complément: le grand nombre de livres
que tu as lu / lus; le peu de patience que tu as eu / eue.

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