Vous êtes sur la page 1sur 25

OFFI C E R EG I ON AL C U LT U R EL D E C H AMPAGN E-AR D EN N E

les guides de l'orcca / 2007

Concevoir, organiser et animer


une programmation d'expositions
Lancée en 2006, la collection des guides pratiques
de l’Orcca entend fournir à tous les acteurs culturels du
territoire régional des outils de référence utiles dans la
réalisation de leurs projets. Ce guide consacré au montage
d’une exposition ne faillira pas à la règle, offrant à ses lecteurs
informations pratiques, témoignages et conseils juridiques.
Du choix des œuvres à leur médiation auprès des publics, en
passant par l’installation de l’exposition, il tente de répondre
à toutes les questions que peuvent se poser les opérateurs
accueillant des expositions : acteurs associatifs, communes,
établissements scolaires…

Au-delà de ces quelques éléments d’informations, il confirme


l’Orcca dans son rôle de centre de ressources et d’interface
entre les acteurs culturels et les artistes. Ce guide accompagne
en effet l’ouverture au sein de l’Orcca, au début de l’année
2008, d’une artothèque régionale réunissant les œuvres de
45 artistes contemporains vivant en Champagne-Ardenne.
La promotion des artistes et de la création contemporaine
sous toutes ses formes constitue l’un des domaines
les guides
de l'orcca
d’intervention privilégié de l’Orcca. Un nouvel élan est donné
à cette mission avec la mise en œuvre de ces deux nouveaux
Directeur de la publication outils de développement culturel.
Marie Delhoume
Coordination de la publication
Cyrille Planson Ce guide consacré au montage d’une exposition ouvre
Christelle Colin-Buffet également d’autres perspectives et vous fournit de nombreux
Marie-Laure Hergibo
Céline Duvette contacts. La Champagne-Ardenne est riche de centres de
Rédaction ressources aptes à construire avec de nouveaux partenaires
Christelle Kirchstetter des liens durables dans la réalisation de cycles d’exposition :
Oumar Sarr
Suivi technique
le Fonds régional d’art contemporain Champagne-Ardenne à
Jacqueline Pierson Reims, le Pôle graphisme de Chaumont, les centres d’art ou
... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. .. .. . encore le Centre de création pour l’enfance de Tinqueux…

OFFICE REGIONAL
Nous formons le vœu que ce guide vous soit utile dans
CULTUREL DE
CHAMPAGNE
ARDENNE vos projets d’exposition, qu’il suscite l’intérêt de nouveaux
Direction opérateurs potentiels et qu’il contribue à renforcer le maillage
Marie Delhoume des lieux d’exposition en Champagne-Ardenne.
Marc Pétry
33 avenue de Champagne
51200 Épernay
03 26 55 71 71
03 26 55 32 59 (f)
www.orcca.fr
... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. .. .. .
L'Orcca
est subventionné par
la Région Champagne-Ardenne

Le Président
de l’Office régional culturel de Champagne-Ardenne
1/ 3
MÉTHODES ET CONSEILS

p 1/4 Définition du projet culturel :


Qu’est-ce qu’une exposition ?

p 2/ 4
Choix du lieu d’exposition et des objets présentés

p 3/ 4
Une exposition : les étapes de préparation
A/ Organiser le parcours d’une exposition
B/ Administration et aspects juridiques d’une exposition
C/ Mise en espace, scénographie et montage
de l’exposition
D/ Protéger les œuvres et le public
(conservation et sécurité)

p 4/4 Communication et recherche des publics

p 1/ 3
MÉTHODEs ET CONSEILs

p 2/ 3
LEs rÉGIMES JURIDIQUES - LES CONTRATS

p 3/ 3
CONTACTS UTILES
espaces de diffusion pour l’art
contemporain en champagne-ardenne
partie 1/ 3 : MÉTHODEs ET CONSEILS

1/4 Définition du projet culturel : qu’est-ce qu’une exposition ? commun le livre ou encore le récit et ainsi inviter des artistes, des auteurs de Bandes Dessinées,
des graphistes, etc.
Le mot «exposition» provient du verbe latin «exponere», qui signifie «mettre en vue». Une exposition
Mais d’autres motifs peuvent décider d’une thématique : ainsi, à l’occasion des Journées du
produit un discours et communique un ou plusieurs messages par la présentation et l’organisation
Patrimoine, une bibliothèque pourra décider de présenter une partie des collections - des livres
d’objets, d’outils et de textes. Dans le cas d’une exposition d’arts plastiques, il s’agit de valoriser
d’art - jusqu’alors jamais montrées. Un Musée pourra préférer consacrer une exposition aux
la production de un ou plusieurs artistes, graphistes, designers.
peintures et autres œuvres récemment acquises ou encore revenues d’une campagne de
restauration. Un lieu patrimonial pourra inviter un artiste à y créer une œuvre ou une installation
La présentation d’une exposition s’inscrit dans le cadre de la programmation culturelle de
en résonance avec cet environnement. Une ville pourra décider de mettre à l’honneur un artiste
l’établissement qui l’accueille et/ou qui l’organise. Plusieurs facteurs agissent d’ailleurs sur le
qui y est né. Un Centre Culturel pourra choisir de valoriser la jeune création contemporaine à
choix de son contenu et de son dimensionnement, notamment :
travers les collections régionales comme celles des Fonds Régionaux d’Art Contemporain (Frac),
- la taille de l’équipement,
les artothèques existantes.
- ses missions,
- ses budgets, ses équipes,
Le public auquel on destine l’exposition influe également sur le choix de la thématique. S’agit-il
- le contexte social, urbain, artistique…,
d’une exposition pour un jeune public ? On adaptera dans ce cas le propos à l’audience visée,
- pour les équipements patrimoniaux, les collections qui y sont conservées,
pourquoi pas, en prenant appui sur les programmes pédagogiques des écoles environnantes.
- les partenariats existants ou à construire,
Une Cité industrielle pourra souhaiter valoriser les arts dits appliqués et présenter des objets
- le public auquel l’établissement s’adresse ou souhaite s’adresser.
de design. Un Centre culturel pourra proposer d’établir des liens entre l’exposition qu’il souhaite
présenter et sa programmation culturelle (théâtre, cinéma, lectures, etc.).
Organiser une exposition suppose donc de prendre en compte ces données afin de proposer
un projet qui puisse trouver une réelle inscription dans le contexte duquel il émerge. L’exercice
suppose également de pouvoir s’appuyer sur une équipe polyvalente afin de pouvoir répondre
à une série de fonctions et de missions très variées, qui peuvent être prises en charge par
2/4 Choix du lieu et des objets présentés
plusieurs personnes. Le commissaire de l’exposition peut ainsi être celui qui conçoit et qui produit
Les objets sélectionnés pour figurer dans l’exposition sont un peu comme les mots du discours
également l’ensemble de la manifestation. Dans d’autres établissements, la production est
qui y est prononcé : il s’agira de les choisir au mieux pour que le message proposé soit reçu et
déléguée à un chef de projet qui a pour mission de faire le lien entre l’artistique (le commissaire,
compris. Il convient donc, lors de la sélection, de toujours considérer le public concerné par le
l’artiste), l’administratif et la technique.
projet pour rendre le propos de l’organisateur de l’exposition accessible à tous.
Plusieurs étapes sont donc nécessaires à la réalisation d’une exposition :
De même l’espace qui accueillera l’exposition joue un rôle déterminant à cette étape : Quelle
- la recherche du thème et la conception du projet,
surface peut-on occuper ? Peut-on y installer des cimaises1 ou accrocher des objets au mur ?
- le budget et la recherche de financements,
Peut-on occulter les fenêtres pour diminuer l’intensité lumineuse ? Peut-on intervenir sur
- la production : transports, suivi de la scénographie et du montage, conservation,
l’éclairage ? Est-on en mesure de répondre aux exigences du prêteur ? Dispose-t-on de mobilier
- la communication,
d’exposition à même de recevoir les objets, sinon est-on en capacité d’en faire fabriquer ou de
- la médiation.
de s’en procurer, etc.
Le budget dont dispose la structure d’accueil, les personnels qui pourront être mis à la disposition
Concevoir, définir le thème, le message et l’approche de l’exposition / Monographique,
du projet, la capacité ou non à prendre en charge un ou plusieurs transports influeront aussi sur
collective ou thématique, permanente ou temporaire, l’exposition peut épouser plusieurs formes.
la décision de présenter ou non un objet dans l’exposition.
Le choix de son contenu dépend intimement du projet de l’établissement qui la programme ou
qui la présente. Un espace culturel dédié à l’illustration choisira d’en faire le sujet principal de
ses expositions tandis qu’une médiathèque pourra proposer des expositions ayant pour objet
1
Ensemble du dispositif permettant d’agencer des cadres sur un mur sans le perforer.
partie 1/ 3 : MÉTHODES ET CONSEILS

Une fois ces contraintes arrêtées et la thématique de l’exposition définie, on peut procéder au S’agissant d’une exposition à caractère monographique, qui consacre le travail d’un artiste, on
choix des objets ou des œuvres qui y seront présentés. Il s’agit alors de réunir une série d’objets choisira le plus souvent d’organiser les œuvres selon un parcours chronologique qui met en avant
ou d’œuvres (qu’en langage muséologique on appelle les «expôts») qui ont pour mission de chaque étape de la carrière de l’artiste ainsi que ses évolutions stylistiques.
traduire, en fonction du public visé, le message qui doit être passé et d’illustrer le propos du
commissaire de l’exposition. C’est à cette étape que l’on décidera également des outils d’accompagnement des œuvres
proposés aux visiteurs : textes et cartels2 sur les murs, bornes interactives, diaporama,
La recherche des œuvres ou des objets qui figureront dans l’exposition peut s’avérer difficile et photographies, projections d’images ou encore documentation littéraire.
nécessiter du temps pour les repérer. Si le lieu organisateur dispose d’une collection, il pourra y
faire ses premières recherches, sinon il faudra puiser dans des collections publiques et privées, Exemple Exposition Grün & Grasset
ou encore obtenir le prêt directement auprès des créateurs. Dans d’autres cas, plus rares, on Réalisée à partir des collections d’affiches anciennes de la Ville de Chaumont.
pourra aussi choisir d’acheter. La quantité des objets présentés se détermine en fonction de la
surface mais aussi de l’importance accordées à l’exposition. Le contexte
La Ville de Chaumont possède une impressionnante collection d’affiches anciennes et contempo-
raines. Légué par le Député Haut-Marnais Gustave Dutailly, le fonds d’affiches anciennes rassem-
3/4 Une exposition : les étapes de préparation ble environ 5 000 œuvres parmi lesquelles une bonne partie signée par les maîtres de l’époque :
Pal, Chéret, Toulouse-Lautrec, Bonnard, Steinlein, Cappiello, Grün, Grasset, etc.
Un important travail de documentation, de contact et de recherche est donc nécessaire à la
conception d’une exposition. Lorsque le commissaire de l’exposition n’est pas spécialiste Le contenu et le point du vue
du sujet, il est également envisageable de composer un «comité scientifique» ou encore de Constituée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, la collection regroupe des tendances
réunir un groupe de travail, dont les membres peuvent appartenir à des milieux très variés, qui et des auteurs aux orientations très différentes. Jules-Alexandre Grün et Eugène Grasset
développera plusieurs des axes de recherche. Il s’agit, dans tous les cas, d’aboutir à de nouvelles représentent deux artistes majeurs et deux figures opposées : le premier cultive l’exubérance et
connaissances qui pourront être diffusées dans l’exposition présentée. son travail annonce la modernité artistique tandis que le second préfère la douceur et l’élégance
des courbes et prend ses sources au Moyen Âge.
A/ Organiser le parcours d’une exposition Ce sont deux artistes qu’a mis à l’honneur cette exposition réalisée à partir des collections des
Silos, selon une scénographie qui présente ces œuvres du passé non plus comme des affiches,
Elaborer le parcours de l’exposition constitue la dernière étape de préparation de l’exposition. soit des objets multiples qui envahissent les rues, mais comme de véritables tableaux.
Il s’agit de regrouper les œuvres et les objets, d’en organiser leur présentation, c’est-à-dire
d’écrire le scénario de l’exposition. Celui-ci vise à se faire succéder une série d’informations, à Le parcours et la scénographie de l’exposition
écrire le récit du sujet de l’exposition. Il engage le dialogue qui doit se créer avec le public pour L’exposition confronte donc ces deux œuvres, l’une tournée vers l’Art Nouveau, l’autre vers
que l’exposition puisse être reçue. l’Art Moderne. Elle présente une trentaine d’affiches sur le mode d’un cabinet de curiosités
et de manière non chronologique, confrontant les styles et les sujets des deux auteurs : la
Les œuvres sélectionnées sont disposées au sein d’un espace selon un parcours conçu pour représentation féminine, le travail de l’affiche comme tableau, le rapport à l’ornement.
traduire le message que souhaite faire passer l’organisateur de l’exposition. Il s’agira de définir les
différentes parties de l’exposition qui formeront l’itinéraire que suivra le visiteur. Le scénario peut L’exposition était accompagnée par une «lecture graphique» de cette confrontation par le
donc suivre un ordre chronologique ou thématique, et les différentes parties peuvent s’enchaîner graphiste Gianni Oprandi à qui était confiée la conception d’une déclinaison d’images pour le
ou encore se découvrir indépendamment les unes des autres. carton et les affiches de l’exposition ainsi qu’une série de motifs qui habillaient et interprétaient
la présentation des deux artistes.
Dans le cas d’une exposition d’arts plastiques, le scénario est avant tout esthétique : il s’agit de
faire dialoguer les œuvres entre elles ou encore avec l’environnement spatial ou architectural du
lieu. La connexion entre les œuvres est purement visuelle. 2
Support placé sous l’œuvre indiquant le nom de l’œuvre et de l’artiste et les références de l’œuvre.
partie 1/ 3 : MÉTHODEs ET CONSEILS

B/ Administration et aspects juridiques d’une exposition C’est principalement par le «décor», par l’éclairage, par les supports et les médias utilisés que
s’affirme la scénographie qui joue un rôle essentiel sur le visiteur et sa capacité à recevoir ou
Les contrats de prêt ou de location / Le prêt d’œuvre ou d’objet est conditionné par la non le discours mis en espace dans la salle d’exposition. A titre d’exemple, une œuvre ou un
capacité du lieu d’accueil à respecter les conditions minimales de conservation et de sécurité objet mal éclairés pourront ne pas êtres vus par le visiteur ou encore n’être que partiellement
des œuvres. La demande de prêt doit de fait être déposée bien en amont de la date d’ouverture découverts : la «lecture» de l’exposition s’en trouvera donc altérée. Signalons ici l’importance
de l’exposition pour permettre au prêteur de s’assurer du respect de ces conditions. Le prêt est capitale accordée aux textes dont la mise en forme (le graphisme) favorise la lecture et donc la
ensuite contractualisé par une convention ou une fiche de prêt, deux documents signés par le réception de l’information.
prêteur et l’emprunteur et qui recensent les informations sur l’objet prêté (dimensions, couleur,
matériaux, numéros d’inventaire, valeur d’assurance, etc.). D/ Protéger les œuvres et le public (conservation et sécurité)
Lorsque l’exposition présentée fait l’objet d’une location, la signature d’un contrat entre le
propriétaire de l’exposition et son emprunteur s’avère également nécessaire. Ce contrat Assurer la pérennité et la sécurité des objets présentés relève de la responsabilité de l’organisateur
mentionne les objets prêtés, les outils scénographiques et pédagogiques, voire les supports de de l’exposition. Ce que l’on appelle la «conservation préventive» répond précisément à ce
communication, les conditions de présentation et la durée de l’exposition mise à la disposition besoin.
de l’emprunteur. On regroupe sous cet intitulé un ensemble de règles et de consignes dont le respect garantit le
Aucun prêt ni aucune location ne peuvent être accordés sans avoir obtenu, de la part de risque minimum pour les objets, pour les personnels et les publics. À titre d’exemple, pour éviter
l’emprunteur, la garantie de leur assurance. L’attestation d’assurance doit donc être envoyée au la dégradation des œuvres sur papier, il est recommandé de ne pas les exposer plus de trois mois
prêteur avant le départ des œuvres pour le lieu d’accueil. par an, et ce à une densité lumineuse égale ou inférieure à 50 lux3. Lorsqu’une œuvre fait l’objet
d’un prêt, on rédige un constat d’état, soit un document qui témoigne, au départ des réserves
Les contrats d’auteur / Que l’on choisisse de confier la production de l’exposition à un ou de l’atelier puis à l’arrivée dans l’exposition et au départ de l’exposition, de l’état dans lequel
«commissaire» ou encore à un artiste, la signature d’un contrat avec le lieu d’accueil s’avère l’œuvre a été reçue puis renvoyée : le constat d’état permet de noter l’altération qu’a connue
indispensable. Tous deux, en effet, livrent ici une production intellectuelle sur laquelle, en qualité l’œuvre ou l’objet au cours de leur « séjour » dans le lieu d’accueil.
d’auteur, ils disposent de droits. Ce contrat décrit avec précision la production réalisée par l’auteur Pour éviter le dépôt de traces de sueur et de saleté sur les œuvres ou objets, et pour tous les
à l’occasion de l’exposition, les délais ainsi que les moyens (financiers, techniques, humains) que cas de manipulation, le port de gants propres est vivement conseillé. De même, le maintien d’un
l’organisateur de l’exposition met à la disposition de l’auteur. certain climat doit-il être entretenu dans la salle d’exposition pour éviter la dégradation des
œuvres et objets qui y sont présentés. Et un prêteur peut exiger que le transport soit réalisé par
C/ Mise en espace, scénographie et montage de l’exposition un transporteur spécialisé dont le camion et les techniques d’emballage des œuvres respecteront
les normes de conservation préventive.
Scénographier une exposition consiste à disposer dans un parcours préalablement défini les D’une façon générale, il convient d’appliquer les «gestes premiers» qui favorisent la sécurité des
œuvres ou objets sélectionnés pour y être présentés. Un peu comme on le ferait pour construire œuvres et qui s’appliquent aux domaines de la manipulation, du transport et du déplacement
une phrase en disposant les mots, le «scénographe» articule les objets ou les œuvres pour des objets : ne pas manger et boire à proximité des œuvres, ne pas fumer dans les réserves et
produire un discours visuel auquel on pourra ajouter du texte et d’autres médias pour compléter dans les salles d’exposition et porter un équipement de protection adapté pour les montages
le propos. d’exposition.
Dans le cas des expositions d’art contemporain, ce travail est très souvent réalisé directement Des outils spécifiques comme les cloches ou capots, les socles, les cadres, les vitrines, etc.,
par l’artiste lui-même ou encore par le commissaire de l’exposition, on parle alors plus volontiers sont également à la disposition des scénographes et des organisateurs pour protéger, dans
de l’«accrochage» de l’exposition. Pour les expositions à caractère scientifique, historique, l’exposition, les œuvres fragiles de tout risque de dégradation.
ethnographique, etc., il est fréquent de faire appel à une équipe de professionnels qui assurera
la mise en espace de l’exposition : des architectes, des graphistes, voire des scénographes L’accueil des publics engage la responsabilité des organisateurs. Doivent ainsi être respectées
de théâtre. Les établissements, dont les budgets ne permettent pas de faire appel à ces plusieurs obligations comme la jauge d’accueil de la salle, la signalisation et le dégagement des
compétences, devront assumer eux-mêmes ce travail. sorties de secours, l’absence de matériaux dangereux pour la santé, etc.
3
Unité de mesure d’éclairement lumineux.
partie 1/ 3 : MÉTHODEs ET CONSEILS

Dans tous les cas, et pour prévenir tout risque d’accident, il est préférable de faire appel à La convention prévoit également que le lieu d’accueil s’engage à respecter les œuvres, à en
une Commission de sécurité4 dont on respectera scrupuleusement les consignes et les assurer le transport, et la médiation auprès des publics. A cet égard, les informations transmises
observations. dans les fiches de prêt et les constats d’état fournissent de précieux indices pour permettre la
rédaction des cartels qui accompagnent les affiches.
Exemple Exposition Millimages
Programme de diffusion des collections d’affiches contemporaines de la Ville de Chaumont. La diffusion de l’exposition
Une communication commune a été mise en place pour l’ensemble des lieux d’accueil des
Le contexte expositions. Le graphisme de l’affiche générique a été confié à deux jeunes graphistes, dont le
La Ville de Chaumont, grâce au Concours international organisé par le Festival international de même visuel est repris pour le programme qui annonce l’ensemble des expositions.
l’affiche et du graphisme, dispose d’une collection peu connue du grand public d’environ 25 000 La diffusion auprès de la presse régionale et nationale est réalisée par le Pôle Graphisme des
affiches contemporaines issues du monde entier. Silos qui rédige les dossiers de presse. Chaque lieu d’accueil a à charge de relayer l’information
Menée en partenariat avec l’Orcca, le Conseil Général de Haute-Marne et sa Médiathèque auprès de la presse locale, d’assurer également, sur son territoire, la diffusion de ses outils de
départementale, l’opération «Millimages» a pour objectif d’assurer la diffusion, sur le territoire communication.
régional, de ce patrimoine et ainsi de faire connaître, au plus grand nombre, la création graphique
contemporaine. 25 à 30 lieux culturels participent chaque année à ce projet. La médiation
Le graphisme est connu de peu de personnes et assurer sa médiation n’est pas chose aisée. Une
La préparation des expositions journée de formation est donc proposée aux responsables des lieux d’accueil des expositions
La thématique et le contenu des expositions sont définis en étroite collaboration avec les équipes qui, à cette occasion, découvrent le graphisme, son histoire, et s’initient à la lecture d’image.
des lieux d’accueil. Dans la plupart des cas, il s’agit d’associer l’exposition à une activité du lieu : Une formation et des outils d’accompagnement sont proposés aux lieux d’accueil : dossier
le tagg et le graff, le cinéma, la lettre, la Fête de la musique, etc. pédagogique, dossier documentaire et visite commentée de l’exposition par les personnels du
De concert, les équipes des lieux d’accueil et celles des Silos opèrent le choix des affiches qui Pôle graphisme à l’occasion de l’inauguration.
seront présentées et organisent le parcours de l’exposition. C’est ensuite au personnel du lieu d’accueil de prendre en charge l’accompagnement et le
Les lieux d’accueil, bien souvent, ne disposent pas d’un espace strictement dédié à l’exposition. développement des publics, notamment en prenant appui sur son réseau et sur ses relais de
Il s’agit alors d’aménager un lieu propice à accueillir les cadres : montage sur des grilles que l’on proximité : enseignants, responsables d’associations, abonnés, etc.
prendra soin de dissimuler avec des tissus pour obtenir un effet théâtral ou encore une certaine
neutralité propice à la lecture de l’œuvre, disposition sur l’ensemble des murs disponibles, etc.
Des cimaises peuvent également être conçues pour l’exposition ou encore les cadres peuvent 4/4 Communication et recherche des publics
être suspendus.
Connaître ses publics / Un équipement culturel accueille des publics très variés dont les
La production attentes diffèrent en fonction de leur habitude ou non à fréquenter ce type de lieux.
Une convention lie les deux parties, prêteur et emprunteur : elle définit les droits et les obligations
de chacun, et notamment les responsabilités du lieu d’accueil. La liste des affiches prêtées pour On identifie plusieurs publics dans une exposition :
l’occasion figure en annexe de la convention, ainsi que l’attestation d’assurance. - les publics individuels,
Pour des raisons évidentes de conservation, les affiches sont prêtées avec un encadrement - les publics accompagnés (les groupes),
qui les protège de toute trace de doigt, encre, café, biscuit. L’encadrement est réalisé par le - les publics spécialistes,
personnel des Silos, qui, à cette occasion, réalise un constat d’état des affiches prêtées qui est - les publics profanes.
remis aux lieux d’accueil.
Ceux-ci doivent garantir une protection minimale aux affiches prêtées par mise sous alarme du La connaissance des publics qui fréquentent l’établissement est un outil précieux et indispensable
bâtiment et une attention particulière aux conditions climatiques et de luminosité. pour préparer au mieux sa programmation artistique et culturelle. De nombreux éléments
4
cf : Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de son département.
partie 1/ 3 : MÉTHODEs ET CONSEILS

permettent cette connaissance comme le fichier des abonnés, la composition ou encore l’origine peuvent être mises en place avec le milieu scolaire. Les enseignants, les inspecteurs pédagogiques,
(université, office de tourisme,…) des groupes accueillis. Pour un lieu plus modestement équipé, les centres de formation des maîtres, et les services des Communes, des Conseils généraux,
le renseignement statistique lors de l’accueil peut donner les moyens de mesurer non seulement du Conseil régional et de la Drac peuvent être mis à contribution et consultés pour permettre la
la fréquentation de l’exposition mais aussi, par un système de questionnaire assez simple, de conception d’un projet dédié aux scolaires, de la maternelle au supérieur.
connaître l’origine géographique des visiteurs, leur âge, sexe…
- Les associations / Au sein de chaque commune, de nombreuses associations
C’est bien entendu l’équipe chargée de la médiation, lorsqu’elle existe, qui est la plus à même s’investissent dans des domaines aussi variés que l’éducation, le social, le sport, la culture, la
de délivrer, régulièrement, des informations sur les publics qui fréquentent les expositions. Il est nature… Les associer au choix de la thématique de l’exposition, leur proposer de conduire,
donc fortement conseillé d’associer ces équipes le plus tôt possible à celle de création pour autour de l’exposition, une action spécifique en lien avec le thème retenu permet de nouer un
qu’elle puisse prendre en compte, lors de l’élaboration des contenus de l’exposition, les publics premier contact avec le lieu d’exposition. D’autres projets peuvent ensuite être menés de concert
visés et concernés par la production culturelle qui sera présentée. et ainsi amener ces publics très variés à créer leur propre usage de ce lieu public qu’est un
espace d’exposition.
La connaissance des publics permet également de mettre en place, à partir de l’exposition, une
série d’animations destinées à ces publics et à favoriser leur appréhension et leur compréhension - Les touristes / Les offices de tourisme sont d’excellents relais d’informations auprès
de l’exposition. des publics en demande de renseignement sur les activités proposées par une Ville ou un Pays.
La connaissance des publics doit enfin pouvoir amener très régulièrement l’équipement culturel à L’activité culturelle est très prisée des touristes qui n’hésitent pas à visiter une exposition, surtout
évaluer sa pratique, ses propositions, à la redéfinir ou à la ré-orienter en fonction des publics visés si celle-ci s’inscrit dans le parcours proposé par les guides touristiques.
par ce projet : les publics acquis, les publics à développer, les non-publics, les partenaires…
- La formation des relais / Les responsables d’associations, les usagers,les enseignants,
Développer ses publics / Le développement des publics est l’une des principales missions les guides touristiques, etc. sont autant de relais possible pour diffuser très largement l’activité
d’un équipement culturel. Les études sociologiques, nombreuses en la matière, le prouvent hélas : du lieu d’exposition et son actualité. Il peut donc être envisagé, de façon très régulière, de réunir
la fréquentation des équipements culturels reste l’apanage d’un même groupe d’individus. Les ces individus pour leur proposer une formation, même sommaire, qui leur permettra ensuite de
politiques culturelles de démocratisation de l’accès à l’art et à la culture ont pourtant permis à mieux expliquer le projet du lieu d’exposition mais aussi l’exposition temporaire ou permanente.
de nombreuses personnes de fréquenter un équipement culturel, un patrimoine, une création
artistique. C’est le fruit d’une politique volontariste proposée par de plus en plus de Services et Élaborer une stratégie de communication / Comment communiquer au mieux une exposition ?
de centres culturels, notamment ceux qui sont dotés d’un Service des Publics. Plusieurs méthodes et outils sont préconisés pour développer un programme de communication
autour d’une exposition :
Un lieu d’exposition ne peut donc pas ignorer les non-publics et doit donc mettre en œuvre un - les outils de communication,
programme de développement des publics en prenant appui sur de nombreux réseaux : - les relations avec la presse,
- les relations avec les relais d’opinion.
- Les abonnés / Le fichier des abonnés, on l’a vu, permet de communiquer. Il peut Les outils de communication de l’exposition favorisent, c’est un constat sociologique, la venue
également permettre la création d’un Club des abonnés, d’une Association des amis, ou encore des publics acquis. Le message touche avant tout celui qui est concerné par le sujet ou qui
d’un Club des partenaires. Les usagers sont souvent les meilleurs ambassadeurs d’un projet et peut se sentir concerné. Il convient néanmoins de soigner cette communication par un travail
donc d’une programmation. Les associer au choix d’une exposition ou d’une manifestation liée à graphique de qualité qui sera appliqué aux nombreux supports disponibles pour communiquer ce
l’exposition peut les engager à développer autour d’eux un nouveau réseau qui fréquentera à son type de manifestations : affiches, cartons d’invitation, tracts, site Internet, lettre d’information.
tour l’équipement culturel. L’affiche et les documents de communication peuvent aussi jouer sur un effet de surprise,
d’annonce, qui amène les publics a priori les moins concernés par l’exposition à s’y rendre
- Les scolaires / Si un lieu culturel n’a pas vocation ni même compétence à concevoir par curiosité. Enfin, le thème de l’exposition peut aussi interpeller un public concerné qui était,
un programme pédagogique dans le champ de l’art et de la culture, de nombreuses collaborations jusqu’alors, peu amateur d’exposition.
partie 1/ 3 : MÉTHODEs ET CONSEILS

Pour un public curieux, les articles parus dans la presse seront un bon moyen de prendre Les textes / La présentation d’objets ou d’œuvres est généralement accompagnée d’une série
connaissance de l’activité proposée par l’établissement organisateur de l’exposition : la rédaction de textes qui apportent des compléments d’information, des précisions, sur les œuvres et les
de dossiers et la gestion d’un fichier de presse s’avèrent indispensables pour bien communiquer. objets présentés. La rédaction de ces textes s’avère un exercice particulièrement difficile puisqu’il
Le dossier de presse répond à une certaine organisation : présentation de l’exposition, biographie s’agit de passer un discours précis en un temps restreint. On peut imaginer que deux niveaux
des artistes invités, horaires d’ouverture, contacts, liste des visuels disponibles, annonce des de discours soient proposés dans l’exposition. Pour les publics non-initiés, on privilégiera des
dates des visites commentées et des manifestations associées. textes simples, mais non simplistes, auxquels on pourra offrir un développement pour les publics
initiés. Mis sur les murs, les textes doivent répondre à certains impératifs de lisibilité. Dans le cas
Autre mode de communication : le web ! Internet constitue l’une des principales sources d’un guide de la visite que le public peut emporter ou encore de la feuille de salle5, on pourra
d’information. La création d’un site internet qui recense les informations sur la programmation compléter le texte par une documentation graphique et iconographique.
du lieu d’accueil s’avère donc efficace. Visitable du monde entier, s’il est bien référencé, le site
Internet peut attirer un public nombreux. Là encore on peut procéder à la création d’un fichier et Les bornes interactives / La borne interactive permet au visiteur d’accéder à une information
proposer l’adhésion à une lettre d’information qui permet de diffuser l’actualité de l’équipement sur écran, fragmentée et organisée, qui est composée de textes, de son et d’images et qu’il peut
culturel mais aussi de relancer les publics à l’occasion de certaines manifestations : visites sélectionner selon ses centres d’intérêt. La conception, la mise en œuvre et la maintenance
commentées, rencontres avec les artistes, conférences… d’une borne interactive entraînent des coûts que ne peut pas nécessairement supporter une
petite structure culturelle. La borne interactive est le plus souvent réservée aux expositions
Les publics réguliers de l’exposition et les abonnés peuvent aussi se faire le «relais» du permanentes car les dossiers qui y figurent sont le fruit d’un long et fastidieux travail réalisé par
projet de l’équipement culturel et de sa programmation : charge aux médiateurs de les réunir un spécialiste ou encore un comité scientifique réuni autour du projet.
régulièrement, de les informer des projets en cours et à venir, de les inciter à diffuser, autour
d’eux, les informations sur les expositions présentées ou encore d’organiser avec eux des visites Les dossiers documentaires / Sont rassemblés dans un dossier documentaire, les articles
pour un groupe qu’ils auront constitué. parus dans la presse, dans les magazines spécialisés, les biographies, les bibliographies. Mis
à la disposition du visiteur dans l’exposition (auquel cas il faudrait prévoir un espace dédié à la
Accompagner les publics / Accompagner les publics dans une exposition consiste en deux lecture), ce dossier peut aussi être proposé en ligne à la condition de respecter le droit d’auteur
choses : fournir des informations qui favorisent la compréhension de l’exposition et amener le s’il comporte des reproductions ou des citations. Ces documents sont de façon générale très
public à acquérir une autonomie qui lui permette de développer ses propres connaissances. appréciés des publics spécialisés.
L’accompagnement des publics implique, comme on l’a vu précédemment, leur bonne
connaissance ainsi que la mise en place de plusieurs outils qui favoriseront leur intérêt pour Les dossiers pédagogiques / Établis à l’attention des enseignants, les dossiers pédagogiques
l’exposition. La conception de l’accueil est à ce titre fondamentale : le visiteur y connaîtra là complètent les autres supports d’information mis à la disposition du public et leur permettent
une première impression qui influera sur sa perception générale de l’exposition. Les publics de préparer la visite ou encore de l’exploiter en classe. La connaissance des programmes
les moins avertis, les moins habitués à fréquenter des lieux d’exposition y seront plus sensibles pédagogiques est indispensable à la réalisation de ce document.
encore que les autres. Il convient donc de prêter un soin et une attention très particulière aux
conditions d’accueil : amabilité et disponibilité du personnel, capacité à fournir des explications Les éditions / L’exposition peut enfin être accompagnée d’un catalogue qui rassemble une part
sur le contenu, signalétique favorisant le déplacement dans le bâtiment, mise à disposition de importante d’iconographie (reproduction des œuvres) ainsi qu’une série de textes de préférence
premières informations sur l’exposition, etc. rédigés par des spécialistes et qui apportent, sur le sujet traité, un éclairage nouveau. Le catalogue
est très prisé des spécialistes mais aussi des institutions culturelles qui y voient là l’occasion de
La visite commentée / La médiation orale reste souvent la forme d’accompagnement la plus valoriser leurs programmations et surtout leurs collections.
appréciée des visiteurs non initiés ou encore des curieux. La visite permet d’adapter le propos
au public présent, d’apporter des compléments d’information, de répondre à des questions, Pour certains commissaires d’exposition et pour certains artistes, la seule présence des œuvres
d’échanger et même d’amener les publics à donner leur propre interprétation d’une œuvre ou et le dialogue instauré par leur disposition au sein de l’espace et du parcours suffisent à la
d’un propos. Les contenus des visites sont donc adaptés aux publics qui les suivent. compréhension de l’exposition et des créations présentées. Ces expositions privilégient le
5
Document mis à la disposition permanente des visiteurs à l’intérieur des salles.
partie 1/ 3 : MÉTHODEs ET CONSEILS

discours visuel au détriment de tout ajout d’information qui pourrait trop influer sur la perception L’atelier offre également l’occasion de visiter les expositions du Festival pour se prêter aux
des œuvres. Les études montrent cependant que 80 à 90% des visiteurs sont favorables à exercices de lecture d’images : pour beaucoup de participants, il s’agit de leur première visite
la présence, dans l’exposition, d’accompagnements écrits. Dans ce cas très précis, les textes d’exposition et aussi de premier usage d’un équipement culturel.
peuvent être remis dans un guide ou encore sur des papiers libres mis à la disposition des
visiteurs dès l’entrée de l’exposition. Restitution
Les images sont rassemblées dans une exposition qui valorise également la démarche en
présentant aussi les étapes préparatoires et les recherches effectuées par chacun des groupes.
Exemple autour des expositions A l’issue de l’atelier, ceux-ci collent eux-mêmes les affiches dans la rue, soit dans leur lieu
Les ateliers de pratique artistique d’origine.
Les ateliers « eco-graphisme »
Les images sont aussi reproduites sur des cartes postales largement diffusées pendant le Festival
et des inaugurations publiques sont organisées pour diffuser au mieux ces productions.
Contexte
Chaque année depuis plus de dix ans, le Festival international de l’affiche et du graphisme de la
Évaluation
Ville de Chaumont organise un Concours d’affiche destiné aux étudiants. En 2007, la thématique
Les ateliers connaissent un vrai succès : le résultat est immédiatement visible par les participants
du réchauffement climatique et de l’écologie a été retenue. Environ 1000 étudiants français et
et la proximité des expositions et des documents sur le graphisme permet très rapidement
étrangers y participent et envoient leur affiche. 200 seulement sont sélectionnées, exposées au
d’acquérir les fondements de la lecture d’images.
Site des Subsistances et reproduites dans un catalogue.
La diffusion des images - signées ! - dans la Ville, dans une exposition et sur différents supports
C’est cette même thématique de l’écologie qui a été choisie pour les ateliers proposés aux
contribue au succès de l’opération : les groupes trouvent là une valorisation du travail engagé.
différents groupes accueillis dans le cadre du Festival.
Le projet permet de nouer de nouveaux contacts et de développer, avec ces mêmes groupes,
d’autres projets, ou encore de les inviter régulièrement aux Silos pour y découvrir, dans le cadre
Les publics visés
de visites commentées, de nouvelles expositions.
Les publics concernés par les ateliers sont les suivants :
L’opération répond ainsi à plusieurs attentes : sensibiliser les publics à la création graphique
- Associations et centres de loisirs,
contemporaine, les développer et les fidéliser, les amener à fréquenter un ou plusieurs équipements
- Scolaires : écoles de Chaumont et des environs,
culturels.
- Publics éloignés de l’offre culturelle : public handicapé, jeunes en réinsertion sociale, prévention
judicaire,
- Jeune public : conseil des jeunes.
Les ateliers sont menés par l’animatrice culturelle du Service des Publics du Pôle Graphisme qui
a une formation initiale en graphisme et en médiation culturelle. D’autres ateliers menés pendant
l’année le sont par des graphistes professionnels.

La réalisation
Les ateliers ont lieu sur une à trois séances. Les participants regroupent des images liées à
la thématique de l’environnement et à partir desquelles ils élaboreront leurs propres images et
affiches.
L’animatrice culturelle les guide et les accompagne dans la lecture et la production d’images : quels
sont les effets obtenus par le choix d’une couleur, de la juxtaposition de formes, de symboles,
etc. Les images produites sont ensuite imprimées à l’atelier de sérigraphie des Silos, ou encore
en tirage numérique.
2/ 3
Les régimes juridiques
les contrats

p 1/3 Les différents types de contrats qui peuvent être


conclus entre diffuseurs et artistes dans le cadre
de l’organisation d’une exposition.

p 2/3 Les assurances


L’atelier de l’artiste, les œuvres exposées et l’artiste lui-même

p 3/3 Le respect des droits d’auteur


Les différents droits d’auteur, les organismes de défense des droits d’auteurs,
les dispositions essentielles du Code de la propriété intellectuelle en matière
de droits d’auteur.
partie 2/ 3 : LES RÉGIMES JURIDIQUES - LES CONTRATS

1/3 Les différents types de contrats qui peuvent être conclus Le contrat de production / Dans ce cadre, le cocontractant de l’auteur (le diffuseur) prend en
charge les frais de réalisation, l’hébergement de l’artiste (résidence). L’œuvre reste en général la
entre diffuseurs et artistes dans le cadre de l’organisation d’une propriété de l’artiste. S’il y a ensuite acquisition, le commanditaire producteur peut introduire dans
exposition. le contrat une clause lui permettant d’être indemnisé pour son apport. Il ne peut en revanche
être considéré comme co-auteur de l’œuvre, sauf s’il est une personne physique dont l’apport à
Le contrat est un acte, généralement écrit, liant une ou plusieurs personnes physiques ou morales
la création (mise en forme) porte l’empreinte de sa personnalité, c’est-à-dire si la mise en forme
(société, association) qui s’engagent l’une envers l’autre. La rédaction d’un contrat permet de
constitue une création originale.
prévoir au mieux les modalités de sa réalisation, en précisant les droits et obligations de chacune
des parties.
Le contrat de prêt (articles 1874 et suivants du Code civil) / L’article 1874 du Code civil distingue
deux sortes de prêt :
Différents types de contrats peuvent être conclus entre l’artiste et le diffuseur en vue d’organiser
- Celui des choses dont on peut user sans les détruire (prêt à usage ou commodat)
une exposition.
«Le prêt à usage ou commodat est un contrat par lequel l’une des parties livre une chose à l’autre
pour s’en servir, à la charge pour le preneur de la rendre après s’en être servie» (article 1875 du
Le contrat de commande (L.132-31 du Code de la propriété intellectuelle6) / Le contrat de commande
Code civil).
est un acte par lequel le commanditaire (par exemple, l’organisateur d’une exposition) demande
Les œuvres d’art peuvent faire l’objet d’un tel prêt : l’artiste, qui reste propriétaire de son œuvre,
à l’artiste de réaliser une œuvre déterminée et rémunère sa prestation, l’artiste s’engageant à
va la prêter au diffuseur qui pourra la présenter dans le cadre d’une exposition. Ce prêt doit être
réaliser l’œuvre. Le commanditaire peut spécifier le genre, le style, le format, la matière, le sujet,
gratuit (article 1875 du Code civil). Mais cette gratuité n’exclut pas la possibilité de faire supporter
ou toute autre précision. Il peut également apporter des moyens matériels et humains pour la
les charges de la chose prêtée au bénéficiaire du prêt (le diffuseur, dans notre cas).
réalisation de l’œuvre. L’artiste reste libre de sa création. Le contrat de commande ne portant que
sur l’acquisition du support de l’œuvre, toute exploitation, exposition publique ou reproduction
- Celui des choses qui se consomment par l’usage qu’on en fait (prêt de consommation).
(affiches, plaquettes, catalogue…) doit être prévue ou régie par le contrat.
Le contrat de dépôt / Le contrat de dépôt est une convention par laquelle une personne,
Le contrat de travail (cf. titre II du Code du travail) / Il se distingue du contrat de commande
appelée «dépositaire», se charge gracieusement de la conservation d’un objet mobilier (ex : une
par l’existence d’un lien de subordination juridique entre l’artiste et le diffuseur (qui devient
œuvre d’art) ou d’une somme d’argent que lui remet le «déposant». Le dépôt est en principe
l’employeur de l’artiste). Toutefois, l’auteur reste titulaire des droits sur l’œuvre créée, sauf si une
gratuit. Mais cette gratuité n’empêche pas le dépositaire de pouvoir exiger le remboursement des
convention de cession des droits est conclue.
frais qu’il a pu être amené à supporter pour la conservation de l’objet reçu en dépôt. Pour assurer
ce remboursement, il possède d’ailleurs un droit de rétention (qui lui permet de conserver le bien
Le contrat de cession de droits / La cession des droits d’auteurs est l’acte juridique par lequel
déposé jusqu’au remboursement complet des frais supportés par le dépositaire).
une personne, titulaire d’un droit patrimonial sur une œuvre personnelle, cède à un tiers le droit
de reproduire et /ou de représenter l’œuvre qu’elle a créée.
Le contrat de mécénat / Dans le cadre de ce contrat, l’artiste s’engage à livrer un nombre
En contrepartie de la cession, l’auteur perçoit normalement une rémunération (en principe
donné d’œuvres en contrepartie d’une rémunération. Le marchand s’assure généralement
proportionnelle aux recettes tirées de l’exploitation de l’œuvre). Mais s’il le souhaite, l’artiste
l’exclusivité de la production, et s’engage à assurer la promotion de l’artiste. Certains contrats
peut céder ses droits à titre gratuit. Le cessionnaire doit respecter le droit moral de l’auteur.
dits «de première vue» prévoient l’engagement de l’artiste de présenter ses nouvelles œuvres en
Pour protéger l’auteur, les cessions sont soumises à des règles strictes (articles L.122-7, L.131-1
priorité au marchand. Ce dernier est libre de les acquérir ou non, l’artiste disposant librement des
et suivants du CPI). La cession a une durée limitée. Doivent figurer au contrat la destination de
œuvres non retenues.
la cession, les supports qui seront utilisés, avec le maximum de précisions, tout comme son
étendue géographique et sa durée. La cession globale des œuvres futures est nulle (article
L.131-1 du CPI). Cela signifie qu’il n’est pas possible de consentir une cession de droits sur des
œuvres non encore créées.

6
CPI
partie 2/ 3 : LES RÉGIMES JURIDIQUES - LES CONTRATS

2/3 Les assurances L’assurance de l’artiste / L’artiste a également intérêt, comme chaque citoyen, à assurer sa
personne pour couvrir les préjudices causés par sa faute (responsabilité civile).
L’atelier de l’artiste, les œuvres exposées et l’artiste lui-même.

L’assurance permet à l’artiste d’obtenir un dédommagement financier en cas de sinistre.


3/3 Le respect des droits d’auteur
Les différents droits d’auteur, les organismes de défense des droits d’auteur, les
Un contrat d’assurance permettra de garantir les œuvres conservées dans un atelier ou
dispositions essentielles du Code de la propriété intellectuelle en matière de droits
accrochées dans une exposition ou dans un salon.
d’auteur.
L’assurance de l’atelier de l’artiste / Véronique Chambaud, spécialiste du droit et de la fiscalité
Concevoir et animer une exposition c’est aussi bien connaître les droits attribués aux artistes que
de l’art, conseille la souscription d’assurances spécifiques aux œuvres et objets d’art : contrat
l’on souhaite exposer, de manière à ne pas les léser par méconnaissance, ou à se mettre en tort
tous risques objets d’art ou contrat en valeur agréée.
face aux réglementations.
Ces contrats spécifiques nécessitent une expertise préalable qui détaille les œuvres assurées,
leur valeur et leur mode de protection. Chaque année, une révision de la valeur doit être envisagée.
L’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de
En cas de sinistre, la nature et la valeur des œuvres ayant été vérifiées par la compagnie ne sont
propriété incorporelle exclusif et opposable à tous (art. L.111-1 du code de la propriété intellectuelle).
pas contestables.
C’est le «droit d’auteur». Ce droit d’auteur concerne toutes les œuvres de l’esprit, quels qu’en
Mais le mieux, toujours selon Véronique Chambaud, reste sans doute d’assurer l’atelier avec un
soient le genre, la forme d’expression ou la destination (art. L.112-1) : œuvres d’arts plastiques
contrat multirisque professionnel. Ce n’est pas un contrat prévu spécifiquement pour les ateliers,
et graphiques, œuvres littéraires ou musicales sont protégées indépendamment de toute
mais il est bien adapté à tout local susceptible de conserver des biens à haute valeur ajoutée,
considération artistique ou esthétique.
quand il s’agit à la fois du lieu de production et d’exposition. Dans le cadre d’un tel contrat,
Pour bénéficier d’une protection, il suffit que l’œuvre soit originale, pas forcément nouvelle.
il appartient à l’artiste de déterminer la valeur des œuvres qu’il conserve. En cas de sinistre,
Selon la définition consacrée, une œuvre originale est une œuvre qui porte l’empreinte de la
l’indemnité va être égale à la valeur vénale de l’œuvre. Pour une œuvre d’art originale, la valeur
personnalité de celui qui l’a créée. L’originalité se distingue de la nouveauté. En cas de litige,
est estimée en fonction du prix de vente espéré. La prudence commande de s’assurer en valeur
l’originalité est appréciée par le juge.
agréée, c’est-à-dire une valeur confirmée par un expert et acceptée par l’assureur.
Le droit d’auteur est la dénomination courante des droits de la «propriété littéraire et artistique».
Il permet à l’auteur d’autoriser les différents modes d’exploitation de son œuvre et d’en percevoir
L’assurance des œuvres présentées dans une exposition ou dans un salon / En principe,
en contrepartie une rémunération : droit de reproduction, droit de suite (réservé aux artistes des
les galeristes et les organisateurs sont assurés. Mais il est recommandé de vérifier les garanties
arts graphiques et plastiques) et droit de représentation (plus fréquemment appelé «droit de
proposées. Celles-ci sont incluses dans le contrat d’exposition et doivent être examinées avec
monstration»). Il comporte également un droit moral, dont la finalité est de protéger le caractère
attention. Bien souvent, en galerie, l’artiste n’est garanti qu’à hauteur de la valeur déposée.
strictement personnel de l’œuvre.
Cela correspond par exemple à la moitié si la part lui revenant en cas de vente s’élève à 50%.
Cela signifie qu’en cas de sinistre, les œuvres ne sont assurées qu’à hauteur de la moitié. Par
Le droit moral / L’artiste dispose d’un droit moral sur son œuvre. Ce droit ne peut pas être
conséquent, il peut être intéressant de souscrire un contrat séparé ou compléter les garanties
monnayé. C’est un droit perpétuel : il peut être exercé aussi longtemps que l’œuvre existe. Il
déjà souscrites pour l’atelier. Concrètement, il suffit pour ce faire de demander à son assureur
survit à l’artiste et est transmis aux héritiers en cas de décès de celui-ci. Le droit moral subsiste
une extension de garantie pour un salon ou une exposition.
et continue à produire des effets même lorsque l’œuvre tombe dans le domaine public.
Pour le diffuseur et l’artiste qui souhaitent assurer des œuvres dans le cadre de l’organisation
Le droit moral confère une série de prérogatives :
d’une exposition, il est nécessaire d’opter pour l’assurance dite «de clou à clou». Elle garantit
- le droit de divulgation,
les œuvres du moment où elles sont décrochées du clou planté dans l’atelier au moment où
- le droit de paternité ou «droit au nom»,
elles y sont raccrochées, une fois l’exposition réalisée, pour les œuvres non vendues qui vont
- le droit au respect,
retourner dans l’atelier. Quels que soient les incidents qui surviendront entre les deux «clous»,
- le droit de repentir.
ils sont assurés et l’artiste est remboursé pour la valeur déclarée.
partie 2/ 3 : LES RÉGIMES JURIDIQUES - LES CONTRATS

Le droit de divulgation autorise l’artiste à déterminer le moment et les conditions dans lesquelles et chaque mode de représentation. Mieux, la loi dispose que l’artiste doit pouvoir bénéficier d’une
son œuvre est mise à la disposition du public. Il peut décider de ne pas la faire connaître au public rémunération en raison du profit que son œuvre va générer au bénéfice du diffuseur.
ou, au contraire, de l’exposer - la divulguer - autant que bon lui semble. L’artiste est également L’article L.122-2 du Code de la propriété intellectuelle définit le cadre du droit de représentation
maître du choix des modes de divulgation. Par exemple, il peut accepter de réaliser une affiche publique et l’article L.131-4 les modes de rémunérations et de cessions.
mais refuser d’imprimer des cartes postales ornées d’une de ses œuvres.

Le droit de paternité donne l’assurance à l’artiste de voir son identité toujours attachée à Livre blanc pour la relance de la politique culturelle / Propriété Intellectuelle
2007 - SAIF (Extrait)
sa création (nom ou pseudonyme). Le nom de l’artiste doit être mentionné à chaque fois que
son œuvre est exposée, représentée ou dupliquée. L’auteur a le droit de faire mentionner un
Droit de présentation publique des œuvres graphiques et plastiques
pseudonyme à la place de son nom, ou choisir l’anonymat.
Situation actuelle / Un des modes essentiels de diffusion des œuvres d’art plastique
Le droit au respect garantit l’intégrité de l’œuvre. Celle-ci ne peut pas être modifiée, ni dans
ou graphique est leur exposition au public, que cette exposition soit le fait de l’artiste ou du
sa forme ni dans son esprit. Toute modification, suppression ou adjonction sont proscrites.
propriétaire de l’œuvre originale. Les lieux d’exposition sont nombreux : musées, festivals, lieux
L’acheteur d’une œuvre n’a (théoriquement) pas le droit de la transformer ou de la détruire. Mais
relevant des collectivités publiques, hôtels, bars, restaurants, etc. les reproductions de ces
en pratique, cela est très difficile à vérifier.
œuvres sont également très fréquemment présentées au public. Quels que soient les lieux de
présentation publique des œuvres originales ou de leurs reproductions, le droit de présentation
Le droit de repentir (ou de retrait) donne à l’artiste la possibilité de retirer une œuvre du
publique de ces œuvres est très peu exercé et leurs auteurs très rarement rémunérés. Cette
marché après sa divulgation. Même lorsque l’artiste s’est engagé par contrat à réaliser une
situation de gratuité généralisée pour la communication au public d’œuvres est propre aux arts
œuvre, il a toujours la possibilité de refuser de la livrer si l’œuvre ne lui plaît pas. Il faut cependant
visuels, alors que les conditions d’exercice des professions artistiques concernées sont difficiles
savoir que l’exercice de ce droit oblige l’artiste à indemniser le préjudice subi en raison du retrait
et la situation économique des auteurs très précaire.
de l’œuvre.
A côté du droit moral et des prérogatives qui en découlent, l’artiste dispose de droits patrimoniaux
Propositions / Il est urgent de mettre un terme à cette situation de la manière suivante :
pour assurer ses intérêts matériels.
- Rendre obligatoire la rémunération des auteurs à l’occasion des présentations publiques,
à l’exception toutefois de celles rendues nécessaires pour les ventes de leurs œuvres (salons
Les droits patrimoniaux / Le droit d’auteur confère deux droits patrimoniaux (droit de
et foires, galeries, ventes aux enchères…)
représentation, droit de reproduction) et un droit de suite.
- Instaurer une gestion collective pour la perception et la répartition de cette rémunération.
Ces droits sont cessibles et survivent au décès de l’artiste pendant soixante-dix ans, en France et
dans l’Union Européenne. Ils reviennent donc aux héritiers. Passés les soixante-dix ans, l’œuvre
Analyse / Après de nombreuses années de controverses juridiques et de refus des exposants
tombe dans le domaine public, c’est-à-dire qu’elle devient librement exploitable par tous, sous
d’appliquer les dispositions légales au titre des expositions, la Cour de Cassation, par deux
réserve du respect du droit moral qui, lui, est perpétuel.
décisions en date du 6 novembre 2002, a mis fin au débat en reconnaissant expressément «que
l’exposition au public d’une œuvre photographique en constitue une communication au sens de
Le droit de représentation publique ou droit de monstration / La représentation (ou
l’article L.122-2 et requiert, en conséquence, l’accord préalable de son auteur».
présentation) publique consiste à communiquer l’œuvre d’un artiste au public directement ou
indirectement (par le moyen d’un support). Par exemple, l’exposition publique d’une œuvre d’art
Article L.122-2
est une représentation directe. L’intégration d’une œuvre d’art dans une œuvre audiovisuelle
La représentation consiste dans la communication de l’œuvre au public par un procédé
est une représentation indirecte. Quand une œuvre est présentée au public, elle est exploitée.
quelconque, et notamment :
L’organisme exposant (le diffuseur) exploite l’œuvre de l’artiste puisqu’il en tire une forme de 1° Par récitation publique, exécution lyrique, représentation dramatique, présentation publique,
profit qu’il s’agisse d’argent, de communication, de visibilité politique, ou de tout autre bénéfice projection publique et transmission dans un lieu public de l’œuvre télédiffusée.
immatériel. Le consentement de l’auteur doit être obtenu pour chaque procédé de reproduction
partie 2/ 3 : LES RÉGIMES JURIDIQUES - LES CONTRATS

2° Par télédiffusion. payés pour une présentation publique de leur œuvre. Déjà évidente lorsqu’il est question de
La télédiffusion s’entend de la diffusion par tout procédé de télécommunication de sons, spectacle vivant, la rémunération de la représentation publique doit l’être aussi dans le domaine
d’images, de documents, de données et de messages de toute nature. des arts plastiques.

Est assimilée à une représentation l’émission d’une œuvre vers un satellite. Le droit de suite / Il permet à l’artiste et à ses héritiers de profiter des bénéfices résultant
des ventes successives de l’œuvre (article L.122-8 du Code de la propriété intellectuelle). L’artiste
Ainsi, il ne fait plus aucun doute désormais que l’exposition d’une oeuvre d’art ou de sa reproduction
jouit de ce droit toute sa vie. Ses héritiers peuvent l’exercer pendant une durée de soixante-
constitue une présentation publique au sens de l’article L.122-2 du CPI.
dix ans après le décès de l’artiste. Au-delà, l’œuvre tombe dans le domaine public. Les œuvres
Malheureusement, en pratique, le droit de présentation publique peine à s’appliquer : si le droit ouvrant bénéfice au droit de suite sont les œuvres originales créées par l’artiste lui-même et les
lui-même est parfois exercé, c’est presque toujours à titre gracieux. exemplaires exécutés en quantité limitée par l’artiste lui-même ou sous sa responsabilité.
Le droit de suite n’est en principe reconnu qu’aux artistes ressortissants d’un Etat membre de
Trop d’auteurs sont contraints d’accepter d’exposer gratuitement. L’Etat et les collectivités l’Union Européenne (UE) ou d’un Etat signataire de l’accord sur l’Espace Economique Européen
territoriales, en premier lieu, refusent généralement de prévoir une ligne budgétaire correspondant (EEE). Les auteurs non ressortissants d’un État membre de la Communauté européenne ou d’un
à la rémunération de l’artiste. Etat partie à l’accord sur l’EEE et leurs ayants-droit sont admis au bénéfice du droit de suite si la
législation de l’État dont ils sont ressortissants admet la protection du droit de suite des auteurs
Un rapport ministériel sur le sujet a d’ailleurs été commandé par le ministre de la Culture et de des Etats membres et de leurs ayants-droit.
la Communication à Monsieur Serge Kancel, Inspecteur général de l’administration des affaires Par dérogation, le droit de suite ne s’applique pas lorsque le vendeur a acquis l’œuvre directement
culturelles. Mais ce rapport, jamais rendu public, est resté lettre morte depuis sa remise au de l’auteur moins de trois ans avant la revente et que le prix de vente est inférieur à 10 000€.
ministre au début de l’année 2005.
Comment prouver que l’on est bien l’auteur d’une œuvre ? Comment protéger ses droits
d’auteur ? / Le droit français n’impose aucune formalité pour bénéficier du droit d’auteur. Il est
Le droit de reproduction / La reproduction consiste dans la fixation matérielle de l’œuvre par
toutefois préférable de constituer des commencements de preuve de la paternité et de la date
tous les procédés qui permettent de la communiquer au public de manière indirecte (L.122-3 CPI).
de création de l’œuvre.
Le Code de la propriété intellectuelle (art. L.122-3) cite notamment : «l’imprimerie, la photographie
L’auteur peut déposer son œuvre auprès d’un notaire ou d’un huissier. Il peut adresser des
et tout procédé des arts graphiques et plastiques ainsi que l’enregistrement mécanique
éléments descriptifs de son œuvre à une société d’auteur (ADAGP, SAIF). Il peut également
cinématographique ou magnétique».
s’envoyer à lui-même ou à un tiers ces mêmes éléments par lettre recommandée (ou mieux
Aucune représentation publique ou reproduction ne peut s’exercer sans autorisation expresse et
encore, en repliant sur elle-même la feuille décrivant ou reproduisant l’œuvre et en y portant son
écrite de l’auteur. L’ autorisation doit être la plus précise possible (cf. art. 131-3 du CPI), indiquant
adresse) avec accusé de réception sans la décacheter lors de la réception. La date de réception
toujours la durée de l’autorisation, le territoire sur lequel elle s’exerce (France, Europe, monde
de l’accusé de réception et la date portée sur le descriptif feront foi quant à la date de création
entier par exemple), les moyens techniques utilisés (exposition, diffusion par voie hertzienne,
de l’œuvre. Il est également conseillé, lors de la vente, d’établir une facture décrivant l’œuvre, et
satellitaire ou câble par exemple, VHS, cédérom, DVD, etc.). L’oubli de la mention d’un de ces
de conserver les traces (photographies…) de sa création, de même qu’à l’occasion d’un mandat
éléments en interdit l’utilisation ou l’exploitation dans la zone.
de dépôt ou d’un prêt. En cas de conflit, tous les éléments antérieurs à la divulgation de l’œuvre
Cependant, le droit de représentation est souvent méconnu par les diffuseurs. Ceux-ci se rendent
(travaux préparatoires, photographies…) peuvent être utilisés pour prouver la paternité et la
ainsi coupables d’une violation de la loi. Ce n’est bien souvent qu’au terme d’une action judiciaire
date de création. Les mentions «Copyright», © ou «tous droits réservés» n’ont pas d’effet en
que les artistes parviennent à obtenir une rémunération.
elles-mêmes sur la protection de l’œuvre et jouent seulement un rôle d’information du public,
Les artistes ont le choix de faire ou de ne pas faire appliquer ce droit, mais exposer gratuitement
contrairement au système du dépôt en vigueur aux Etats-Unis, qui permet de mentionner l’année
(souvent par peur de ne pas être exposé du tout) constitue un acte qui finit par coûter cher à
de publication et le nom du déposant. Cette mention permet toutefois d’indiquer, pour tout pays,
beaucoup d’artistes. Si chacun fait valoir ce droit, les lieux d’expositions qu’ils soient publics ou
que l’œuvre relève de la protection du droit d’auteur.
privés, institutionnels ou marchands, intègreront progressivement cette donnée et la prévoiront
dans leurs budgets. Ils le font déjà avec les auteurs du spectacle vivant qui sont, eux, généralement
partie 2/ 3 : LES RÉGIMES JURIDIQUES - LES CONTRATS

Lorsque l’œuvre est collective, de collaboration ou composite, le droit de suite et les droits
patrimoniaux (représentation publique, reproduction) obéissent à des modalités d’exercice
particulières.
3/ 3
Contacts utiles
Œuvres de collaboration / Une œuvre de collaboration (art. L.113-2 du CPI) est une œuvre à la
création de laquelle ont concouru plusieurs personnes. Les différentes contributions à une œuvre
peuvent relever du même genre ou de genres différents. Les contributions sont indépendantes p 1/7 Protection sociale obligatoire
les unes des autres mais reposent sur un projet commun. L’œuvre de collaboration est la p 2/7 Défense et promotion des droits d’auteurs
propriété commune des coauteurs. Les coauteurs doivent exercer leurs droits d’un commun
p 3/7 Assurances, protection, fiscalité, comptabilité
accord. Toutefois, quand la contribution des auteurs relève de genres différents, chaque co-
auteur peut exploiter séparément sa contribution s’il ne porte pas préjudice à l’exploitation de p 4/7 Internet : sites institutionnels
l’œuvre commune (art. L.113-3 du CPI). p 5/7 Internet : sites juridiques
p 6/7 Contacts en Région Champagne-Ardenne
Œuvres collectives / Une œuvre collective (art. L.113-2 alinéa 3 du CPI) est une œuvre créée à
p 7/7 Espaces de diffusion pour l’art contemporain
l’initiative d’une personne physique ou morale qui la divulgue sous son nom et à laquelle plusieurs en Champagne-Ardenne
auteurs vont ensuite apporter une contribution. La contribution de chaque auteur se fond dans
l’ensemble, sans qu’il soit possible d’attribuer à chacun un droit distinct sur l’ensemble. L’œuvre
collective est, sauf preuve contraire, la propriété de la personne sous le nom de laquelle elle est
divulguée (art. L.113-2 al.3 du CPI). C’est cette même personne qui est investie des droits d’auteur
(article L.113-5 du CPI).

Œuvres composites / Une œuvre composite (art. L.113-2 al.2 du CPI) est une œuvre nouvelle
à laquelle est incorporée une œuvre préexistante sans la collaboration mais avec l’autorisation
de l’auteur de cette dernière ou de ses ayants droit (ex. : photographie incorporée dans une
œuvre d’arts plastiques). L’œuvre composite doit respecter le droit moral de l’auteur de l’œuvre
préexistante. L’œuvre composite est la propriété de l’auteur qui l’a réalisée, sous réserve des
droits de l’auteur de l’œuvre préexistante (art. L.113-4 du CPI).
partie 3/ 3 : Contacts utiles

1/7Protection sociale obligatoire 2/7 Défense et promotion des droits d’auteur


Associations et syndicats
Maison des artistes
Agréée par l’Etat, elle est chargée de la gestion de la sécurité sociale des graphistes et plasticiens : Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP)
peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs textile. www.adagp.fr
90 avenue de Flandre - 75019 Paris
Tél : 01 53 35 83 63
www.secuartsgraphiquesetplastiques.org L’ADAGP

Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (AGESSA) L’ADAGP est la société française de gestion collective des droits d’auteur dans les arts visuels
Cet organisme agréé par l’Etat gère la sécurité sociale des artistes auteurs autres que les (peinture, sculpture, photographie, multimédia…).
graphistes et plasticiens : auteurs d’œuvres photographiques ou d’œuvres réalisées à l’aide de Elle permet aux auteurs et plasticiens qui en sont membres de bénéficier d’un meilleur contrôle
techniques analogues à la photographie, écrivains, auteurs et compositeurs de musique, auteurs des utilisations de leurs œuvres, ainsi que d’une meilleure perception de leurs droits.
d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles, auteurs réalisateurs du multimédia interactif
Les missions principales de l’ADAGP sont :
(sites web, cd-rom, bornes interactives etc.)
- La perception et la répartition des droits d’auteur revenant aux associés pour l’utilisation de leurs
21 bis rue de Bruxelles - 75009 Paris cedex 09
œuvres : droit de reproduction (livres, posters, presse, merchandising…), droit de représentation
Tél : 01 48 78 25 00
(audiovisuel, écran d’ordinateur…), droit de suite, copie privée, reprographie, multimédia.
www.agessa.org
- La défense des droits des associés vis-à-vis de tous tiers, y compris par voie de justice.
Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF) Elle assure en justice la défense des droits individuels de ses membres et des intérêts et droits
www.urssaf.fr de la généralité de ses associés.
La Société a également qualité pour diligenter toutes procédures d’intérêt général ayant trait
Centre national d’assurance maladie des Professions indépendantes notamment à la protection et à la défense des auteurs et de leurs ayants droit.
Centre Paris Pleyel - 93521 Saint-Denis cedex
Tél : 01 49 33 38 00 L’ADAGP intervient non seulement en France, mais également dans le monde entier via un
www.canam.fr réseau de ses sociétés dont elle est membre.
Ce réseau est constitué de sociétés qui assurent la gestion et la promotion des droits d’auteur sur
Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) le territoire où elles se situent. En France, l’ADAGP gère le répertoire des sociétés étrangères.
23 rue Daviel - 75363 Paris cedex 13
Tél : 01 45 65 52 52 L’ADAGP participe à de nombreux projets et organisations :
www.cnaf.fr - L’ADAGP est membre de l’AFPIDA, représentée au sein de l’ALAI (Association littéraire et
artistique internationale) qui a notamment pour mission la défense et la formation des principes
Caisse de retraite de l’enseignement et des arts appliqués (CREA-IRCEC) juridiques assurant la protection internationale du droit d’auteur.
21 rue de Berri - 75008 Paris - L’ADAGP est membre de la CISAC (Confédération internationale des sociétés d’auteurs et
Tél : 01 44 95 68 32 compositeurs) qui regroupe 206 sociétés d’auteurs de tous les domaines (musical, littéraire,
audiovisuel, arts visuels…) et contribue ainsi à l’amélioration du droit d’auteur dans le monde.
- L’ADAGP est membre du GESAC (Groupement européen des sociétés d’auteurs et compositeurs)
qui regroupe les sociétés d’auteurs de l’Union Européenne et œuvre en faveur d’une protection
au plus haut niveau du droit d’auteur.
partie 3/ 3 : Contacts utiles

Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF) Fédération des réseaux et associations d’artistes plasticiens (FRAAP)
www.saif.fr Fédération d’associations et collectifs d’artistes
www.fraap.org
La SAIF
Société civile de gestion collective des droits des auteurs des arts visuels. La FRAAP
La société des Auteurs des arts visuels et de l’Image Fixe (SAIF), créée en 1999, est une société La FRAAP est une fédération ouverte à tous les collectifs et associations d’artistes plasticiens.
civile qui gère les œuvres des auteurs des arts visuels : architectes, designers, dessinateurs Ces associations d’artistes, souvent sous-estimées malgré le travail remarquable qu’elles
et scénaristes de bande dessinée, graphistes, illustrateurs, peintres, photographes, plasticiens, effectuent et le maillage du territoire qu’elles procurent à l’art contemporain, sont portées par :
et sculpteurs. La SAIF représentait, fin 2007, près de 10 000 membres, dont plus de 3700 - des artistes désireux d’inscrire l’art contemporain au cœur d’un territoire ou d’une réalité
sociétaires en France. spécifique,
La SAIF est administrée par un conseil d’administration élu par l’assemblée générale annuelle - des collectifs qui inventent les formes originales de production et de diffusion des arts
et dirigée par un directeur général, gérant de la société. plastiques,
La SAIF perçoit les rémunérations des auteurs des arts visuels issues des droits collectifs - des équipes qui structurent et professionnalisent de nouveaux lieux et de nouveaux modes de
(droit de prêt en bibliothèque, droit de reprographie, copie privée audiovisuelle et numérique...). création et apportent un soutien permanent aux artistes et à la création dans toute sa diversité.
Elle délivre des autorisations d’exploitations des oeuvres des auteurs qu’elle représente.
Elle en négocie les conditions d’exploitation, contrôle la conformité des exploitations Elles ont principalement pour activités :
aux autorisations ou aux contrats signés, perçoit les rémunérations contrepartie - L’organisation de manifestations et d’expositions,
de ces exploitations afin de les répartir à ses sociétaires. Pour couvrir ses frais de gestion - L’organisation de colloques, débats et rencontres,
et être plus efficace dans la défense de leurs droits, elle prélève un pourcentage - L’édition de diverses publications (essais, catalogues, revues, livres d’artistes, cd-rom, etc.),
(retenue statutaire), fixé annuellement par l’Assemblée générale des sociétaires. - L’organisation d’ateliers, cours et stages pour des publics diversifiés,
- La médiation culturelle,
Pour les exploitations à l’étranger de leurs œuvres, les membres de la SAIF sont représentés - Les résidences d’artistes,
par les sociétés sœurs avec lesquelles la SAIF a passé des accords de représentation - Les artistes intervenants dans les écoles,
(Australie, Belgique, Canada, Etats-Unis, Italie, Nouvelle-Zélande…). - L’information et le soutien des artistes sur les plans juridique, social et fiscal.

Pour adhérer à la SAIF, il suffit de remplir les actes d’adhésion en deux exemplaires, disponibles
sur le site Internet www.saif.fr ou auprès de ses services, de justifier de sa qualité d’auteurs Syndicat national des sculpteurs et plasticiens (SNSP)
ou d’ayants droit et de s’acquitter de la somme de 15,24 euros. Montant de la part sociale Le Syndicat National des Sculpteurs et Plasticiens représente officiellement la profession auprès
et non d’une cotisation, elle n’est donc payable qu’une fois à l’inscription. des pouvoirs publics. Il défend les intérêts collectifs et particuliers de ses membres auprès du
En adhérant à la société, l’artiste devient collectivement propriétaire de la société et participe législateur, des ministères, du marché et des tribunaux…
à ses décisions lors de l’Assemblée générale (une part = une voix), au Conseil d’administration www.sculpteurs.org
et dans les commissions statutaires.
Association des artistes peintres, sculpteurs, architectes, graveurs et dessinateurs
1 rue La Bruyère - 75009 Paris
Comité des artistes-auteurs plasticiens (CAAP) Tél : 01 48 74 85 24
Force de proposition qui fait entendre la voix des artistes dans les multiples débats ouverts
aujourd’hui : juridiques, sociaux ou économiques, nationaux ou européens. Syndicat national des artistes plasticiens
www.caap.asso.fr 14 rue des Lilas - 75019 Paris
Tél : 01 42 49 60 13
partie 3/ 3 : Contacts utiles

Syndicat national des créateurs en arts graphiques et plastiques Syndicat national des designers textile (SNDT)
61 rue Beaubourg - 75003 Paris Instance représentant les designers textile, promotion du métier et protection des droits
Tél : 01 42 74 73 42 d’auteur.
www.design-textile.com
Syndicat national des graphistes
8 rue Saint-Jean - 75017 Paris Syndicat national des artistes auteurs
Tél : 01 43 87 23 18 2 rue de la Michodière - 75002 Paris
Tél : 01 47 42 35 86
Syndicat national des artistes peintres sculpteurs professionnels
11 rue Berryer - 75008 Paris Syndicat international pour la protection littéraire et artistique
Tél : 01 48 97 23 39 255 rue Saint-Honoré - 75001 Paris
Tél : 01 48 98 30 06
Syndicat national des sculpteurs et plasticiens
11 rue Berryer - 75008 Paris
Tél : 01 42 89 34 14 3/7 Assurances, protection, fiscalité et comptabilité
www.sculpteurs.org
Art Seam / Art Management
Union nationale des peintres illustrateurs (UNPI) 24 rue de Constantinople - 75008 Paris
L’UNPI regroupe les artistes peintres et illustrateurs, défend leurs intérêts professionnels, les Tél : 01 42 94 86 18
représente auprès des pouvoirs publics, les conseille et contribue à promouvoir la profession de www.art-seam.net
peintre illustrateur. contact@art-seam.net
11 rue Berryer - 75008 Paris
www.unpi.net Association pour la protection des patrons indépendants (APPI)
25 rue de Courcelles - 75008 Paris
Union nationale des photographes créateurs (UPC) Tél : 01 45 63 92 02
L’Union des Photographes Créateurs est née d’une même volonté affirmée de protéger et
défendre les intérêts des auteurs. Association de gestion agréée des créateurs en arts graphiques et plastiques (Artaga)
121 rue Vieille du Temple - 75003 Paris Rassemblant les graphistes et plasticiens soumis au régime fiscal de la déclaration contrôlée,
Tél : 01 42 77 24 30 ARTAGA a pour mission de développer l’usage de la comptabilité et de fournir une assistance en
www.upc.fr matière fiscale et comptable.
11 rue Anatole de la Forge - 75017 Paris
Chambre syndicale des photographes professionnels Tél : 01 55 37 20 35
11 rue du Faubourg-Montmartre - 75009 Paris www.artaga.fr
Tél : 01 42 82 72 04
Centre de documentation et d’information de l’assurance (CDIA)
Alliance française des designers (AFD) 26 bld Haussmann - 75311 Paris cedex 09
L’AFD représente les designers auprès des pouvoirs publics en France et en Europe. Tél : 01 42 46 13 13
www.alliance-francaise-des-designers.org
partie 3/ 3 : Contacts utiles

Créartist (Aga) Direction régionale des affaires culturelles (Drac)


31 boulevard Malesherbes - 75008 Paris - http://www.culture.gouv.fr/champagne-ardenne
Tél : 01 42 66 18 54 - Aides financières : dans la rubrique « aides et démarches », cliquer sur « subventions » ou
www.creartist.com « soutien aux plasticiens »
creartist@libertysurf.fr - Ressources : Centre d’information et de documentation

Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) Fonds régional d’art contemporain de Champagne-Ardenne (FRACCA)
2 rue Meissonnier - 75017 Paris www.frac-champagneardenne.org
Tél : 01 42 67 80 62
www.fcga.fr Fonds national d’art contemporain (FNAC)
www.fnac.culture.gouv.fr
Ministère de l’Economie et des Finances
www.minefi.gouv.fr Portail de la culture
www.culture.fr (rubrique art contemporain)
Ordre des experts-comptables
45 rue des Petits-Champs - 75001 Paris Portail européen de la culture (site web culturel de l’Union Européenne)
Tél : 01 55 04 31 31 ec.europa.eu/culture/portal/index_fr.htm (rubrique arts visuels)
www.experts-comptables.fr
Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)
Direction de la Culture et du Patrimoine
Union nationale des associations de gestion agréées (UNASA)
L’OIF soutient la diffusion et la circulation des arts visuels (arts plastiques, photos...) dans le cadre
36 rue de Picpus - 75012 Paris
de manifestations d’envergure et sur le marché international, notamment à travers Dak’Art (la
Tél : 01 43 42 38 09
Biennale des arts contemporains d’Afrique) et les Rencontres de la photographie africaine de
unasa@wanadoo.fr
Bamako (Mali).
dcp@francophonie.org
4/7 Internet : Sites institutionnels www.francophonie.org (rubrique « arts et culture »)
(Informations générales, aides, diffusion) Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO)
www.portal.unesco.org
Conseil Régional de Champagne-Ardenne
www.cr-champagne-ardenne.fr
- Aides financières : dans la rubrique « culture et sport », cliquer sur l’onglet « aides régionales »
5/7 Internet : Sites juridiques
Office régional culturel de Champagne-Ardenne (ORCCA) Le code de la propriété intellectuelle commenté, jurisprudence
www.orcca.asso.fr www.legalis.net

Ministère de la Culture et de la Communication Le code de la propriété intellectuelle en ligne, actualité de la législation française
- Délégation aux arts plastiques (DAP) www.legifrance.gouv.fr
www.culture.gouv.fr/culture/dap/dap/index-dap.html
- Centre national des arts plastiques (CNAP) Actualité de la propriété littéraire et artistique, fiches pratiques sur le droit d’auteur
www.cnap.fr www.droitsdauteur.culture.gouv.fr
partie 3/ 3 : Contacts utiles

Educnet, fiches juridiques Aube


www.educnet.education.fr/juri/ 26, rue Courtalon - 10000 Troyes
Tél : 0 820 395 100
Informations et actualités sur le « copyleft » www.troyes.urssaf.fr
www.artlibre.org
Haute-Marne
Institut national de la propriété industrielle
4, place Aristide-Briand
www.inpi.fr
BP 2063 - 52903 Chaumont Cedex 9
Site de la Commission européenne, information sur l’harmonisation européenne en Tél : 0 820 395 520
matière de droit d’auteur www.chaumont.urssaf.fr
www.europa.eu.int/comm/internal_market/copyright
Marne
202, rue des Capucins - 51089 Reims Cedex
6/7 Contacts en région Champagne-Ardenne Tél : 0 820 395 510
www.reims.urssaf.fr
Institutions
Centres des impôts
Office régional culturel de Champagne-Ardenne (ORCCA) Ardennes
33 avenue de Champagne - 51200 Epernay Accueil informations
Tél : 03 26 55 71 71 Cité administrative
www.orcca.fr 2, esplanade Palais de Justice - 08000 Charleville-Mézières
Marie-Laure Hergibo : chargée de mission Arts Plastiques et musées Tél : 0 820 32 42 52

Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Aube


3, faubourg Saint-Antoine - 51037 Châlons-en-Champagne Accueil informations
Tél : 03 26 70 36 50 17 bd 1er R A M - 10000 Troyes
www.culture.gouv.fr/champagne-ardenne Tél : 0 820 32 42 52
Laurent Innocenzi : conseiller en arts plastiques
Haute-Marne
Contacts administratifs Accueil informations
Cité administrative
URSSAF 89 rue Victoire de la Marne - 52000 Chaumont
Ardennes Tél : 0 820 32 42 52
34 bis, rue Ferroul - 08000 Charleville-Mézières
Tél : 0 820 395 080 Marne
www.ardennes.urssaf.fr Accueil informations
136 rue Gambetta - 51100 Reims
Tél : 0 820 32 42 52
partie 3/ 3 : espaces de diffusion pour l’art contemporain en champagne-ardenne

7/7 Espaces de diffusion pour l’art contemporain Centre culturel Saint Exupéry
Anne-Isabelle Vignaud
en Champagne-Ardenne Esplanade André Malraux - 51100 Reims
Tél : 03 26 77 41 41
Centre d’art et de littérature / Hôtel Beury
www.saintex-reims.com
Philippe Coquelet
Hôtel Beury - 08150 L’Echelle
Ecole Supérieure d’Art & de Design
Tél/Fax : 03 24 35 45 80
Claire Peillod
www.hotelbeury.com
12 rue Libergier - 51100 Reims
Centre d’art Marnay art Centre (CAMAC) Tél : 03 26 84 69 90
Jean-Yves Coffre www.esad-reims.fr
1, grande rue - 10400 Marnay-sur-Seine
Tél : (33)3 25 39 20 61 Ecole Supérieure d’Arts appliqués
www.camac.org/ver2/proto/ 13 boulevard Henri Barbusse - 10000 Troyes
Tél : 03 25 80 44 44
Centre de création pour l’enfance www.groupe-esc-troyes.com/homesflash/esaa
Michel Freard
8 rue Général Kléber - 51430 Tinqueux Espace Camille Claudel
Tél : 03 26 08 13 26 Aurélien Deloup
www.danslalune.org 9 avenue de la République - 52100 Saint-Dizier
Tél : 03 25 06 27 40
Centre d’art Passages www.ville-saintdizier.fr
Françoise Balboni
9 rue Jeanne d’Arc - 10000 Troyes Espace culturel de Saint-Memmie
Tél : 03 25 73 28 27 2 avenue Le Corbusier - 51470 Saint-Memmie
www.art-contemporain.eu.org/passages Tél : 03 26 68 10 80
www.concertandco.com/lieu/espace-culturel-st-memmie/salle-concert-7063.htm
Château de la Motte-Tilly
Thierry Dumanoir - 10400 La Motte Tilly Forum d’Art Franco-Allemand
Tél : 03 25 39 84 54 Jürgen-Fischer - Château de Vaudrémont - 52330 Colombey-les-Deux-Eglises
www.chateau-mottetilly.com Tél : 03 25 31 09 15
www.pagesperso-orange.fr/forum.art.franco.allemand/chateau/index.htm
Château du Grand Jardin
Guillaume Romé Fonds régional d’art contemporain (FRAC)
Avenue de la Marne - 52300 Joinville 1, place Museux - 51100 Reims
Tél : 03 25 94 17 54 Tél : 03 26 05 78 32
www.legrandjardin.com www.frac-champagneardenne.org

Cinéma Métropolis Université Reims Champagne-Ardenne / Villa Douce


Jérôme Thiriot Françoise Mittelette
6 rue Longueville - 08000 Charleville-Mézières 9 bd de la Paix - 51100 Reims
Tél : 08 92 68 81 03 Tél : 03 26 91 30 00
www.cinema-metropolis.com www.univ-reims.fr
partie 3/ 3: espaces de diffusion pour l’art contemporain en champagne-ardenne

Grand théâtre de Reims Phare de Verzenay/Musée de la Vigne


Serge Gaymard 51360 Verzenay
13 rue Chanzy - 51100 Reims Tél : 03 26 07 87 87
Tél : 03 26 50 31 00 www.lepharedeverzenay.com
www.grandtheatredereims.com
Vitrine du Conseil général des Ardennes
L’attente l’Oubli Claire Hugerot
François Larcelet 22 place Ducale - 08000 Charleville-Mézières
46 avenue de la République - 52100 Saint-Dizier Tél : 03 24 59 60 60
Tél : 03 25 56 46 49 www.cg08.fr
www.entretenir.free.fr/librairie.html
La Comédie de Reims
La Maison du Boulanger/Centre culturel Emmanuel Demarcy-Mota
Annabelle Jaillant 3 chaussée Bocquaine - 51100 Reims
42 rue Paillot de Montabert - 10000 Troyes Tél : 03 26 48 49 10
Tél : 03 25 43 55 00 www.lacomediedereims.fr
www.maisonduboulanger.com
Le Manège de Reims
Stéphanie Aubin
Les Silos / Pôle graphisme
2 boulevard Général Leclerc
Maison du Livre et de l’affiche
BP 1063 - 51100 Reims
Christelle Kirchstetter
Tél : 03 26 47 98 98
7-9 avenue Foch - 52000 Chaumont
www.manegedereims.com
Tél : 03 25 03 86 86
www.silos.ville-chaumont.fr BMVR Georges Pompidou
68 rue Léon Bourgeois - 51038 Châlons-en-Champagne Cedex
Irma Vep Lab (création contemporaine) Tél : 03 26 26 94 30
Laurent Giangola
4 place Urbain II - 51700 Châtillon-sur-Marne Médiathèque / CDDP
Tél : 03 26 51 00 98 10 bis Boulevard Gambetta - 52000 Chaumont
www.irmaveplab.com Tél : 03 25 03 12 85
www.crdp-reims.fr/cddp52/Ressources/Mediatheque/plan_chaumont.htm
Maison Clémangis
Mairie de Châlons (affaires culturelles) - 51000 Châlons-en-Champagne Médiathèque
Tél : 03 26 69 38 00 1 rue Professeur Langevin - 51200 Epernay
Tél : 03 26 53 37 80
Médiathèque Jean Falala www.mediatheque.epernay.fr
Olivia Mercier
2 rue Fuselier - 51100 Reims Médiathèque / CDDP
Tél : 03 26 35 68 00 8 avenue des Lombards - 10000 Troyes
www.bm-reims.fr/integration/reims/pages/cathedrale.htm Tél : 03 25 75 20 79
www.crdp-reims.fr/cddp10/dossiers/artsculture/fiches/02051.htm

Les musées / Liste disponible sur le site de l’Orcca : www.orcca.fr


Remerciements à

Madame Véronique Chambaud


Pour les références empruntées
à son ouvrage
«Guide juridique et fiscal
de l’artiste».
La SAIF / Société des auteurs
visuels et de l’image fixe
Pour ses conseils et références
au Livre Blanc pour la relance
de la politique culturelle.
.....................................
GRAPHISME + PHOTO WWW.BENOITPELLETIER-DIABOLUS.FR IMPRIMÉ PAR ALLIANCE - IMPRESSIONS