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Algèbre

Matrices – Algèbre des matrices carrées



Denis Vekemans

Exercice 1 On considère les matrices suivantes :


! !
1 2 −1 0 1
A= et B =
3 4 2 2 3

Calculer, lorsque cela est possible, A2 , B 2 , AB, BA, At , B t , AAt , At A, (At )2 , BB t , B t B, (B t )2 , At B t et


B t At .

Exercice 2 Soient a et b des nombres réels. On considère les matrices


! !
cos(a) − sin(a) cos(b) − sin(b)
A= ; B= .
sin(a) cos(a) sin(b) cos(b)

1. Calculer AB et BA. En déduire que A et B commutent.


2. Montrer que A est inversible et calculer A−1 .

Exercice 3 On considère la matrice


!
2 −2
A= .
2 −3
1. Déterminer A2 et montrer que A2 + A = 2I2 .
2. En déduire que A est inversible et exprimer A−1 en fonction de A.
3. Ecrire la matrice A−1 .

Exercice 4 Soit K un corps et soit D ∈ M2 (K). Montrer que DA = AD pour tout A ∈ M2 (K) si et
seulement si D = λI2 pour un λ ∈ K.

Exercice 5 Soit K un corps. Montrer que l’ensemble des matrices inversibles de Mn (K) est un groupe
pour la multiplication.

Laboratoire de mathématiques pures et appliquées Joseph Liouville ; 50, rue Ferdinand Buisson BP 699 ; 62 228 Calais
cedex ; France

1
L1 Maths - Info Algèbre 2008

Exercice 6 Soit B = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 . On considère les applications linéaires f et


g de R3 dans R3 définies par
f (x, y, z) = (x + z, 2y − z, x),
g(e1 ) = e1 + e3 , g(e2 ) = 2e2 − e3 , g(e3 ) = e1 .
1. A-t-on f = g ?
2. Donner les matrices Mf et Mg de f et g dans la base B.
3. Donner l’image de B par l’application linéaire h = 2f − g.
4. Pour tout (x, y, z) ∈ R3 , donner les coordonnées de h(x, y, z) dans la base B.
5. En utilisant les trois questions précédentes, donner, par trois méthodes différentes, la matrice Mh de h
dans la base B.

Exercice 7 Soit f : R3 → R3 une application linéaire. On pose g = f − Id. On suppose g ◦ g 6= 0 et


g ◦ g ◦ g = 0.
1. Soit v ∈ R3 tel que (g ◦ g)(v) 6= 0. Montrer que les vecteurs v, g(v), (g ◦ g)(v) forment une base de R3 .
2. Donner la matrice Mg de g, puis la matrice Mf de f dans cette base.

Exercice 8 Soit B = (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 . On considère l’endomorphisme φ de R3 défini


par
φ(e1 ) = 0, φ(e2 ) = e1 − e2 − e3 , φ(e3 ) = −e1 + e2 + e3 .
1. Ecrire la matrice de φ dans la base B.
2. Trouver une base de ker(φ) et une base de Im(φ).
3. Trouver un vecteur v de R3 tel que φ(v) 6= 0 et montrer qu’alors la famille (v, φ(v)) est libre dans R3 .
4. Trouver un vecteur w de ker(φ) tel que la famille F = (v, φ(v), w) soit une base de R3 .
Ecrire la matrice de φ dans la base F.

Exercice 9 Calculer l’inverse des matrices suivantes :


 
  0 1 1 1
! 1 1 3  
−1 1    1 0 1 1 
A= B= 1 2 4  C= .
  
2 3   1 1 0 1 
−1 1 0  
1 1 1 0

Exercice 10 Soit f l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique B = (e1 , e2 , e3 ) est
 
2 0 1
 
A=  0 2 1  .
0 1 2

–2/5– Mathématiques
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1. Montrer que f est bijectif et déterminer la matrice de f −1 dans la base B.


2. On pose e′1 = e1 , e′2 = e1 + e2 − e3 et e′3 = e1 + e2 + e3 .
(a) Montrer que B ′ = (e′1 , e′2 , e′3 ) est une base de R3 .
(b) Déterminer A′ la matrice de f dans la base B ′ .
(c) Donner la matrice de passage de la base B à la base B ′ .
(d) Calculer An pour tout n ∈ N∗ .

Exercice 11 Soit K un corps. On définit dans Mn (K) la relation ∼ par

A ∼ B ⇐⇒ ∃P ∈ Mn (K), inversible, A = P −1 BP.

Montrer que ∼ est une relation d’équivalence.

Exercice 12 Juin 2005.


Pour tout nombre réel m, on considère la matrice A(m) ∈ M3 (R) suivante :
 
1 m m2
 
A(m) =  m m 2 m .
 
1 0 m

1. Déterminer pour quelles valeurs de m la matrice A(m) est inversible.


2. Déterminer le rang de la matrice A(m) en fonction du paramètre m.

 
13 −8 −12
 
Exercice 13 Soit A = 
 12 −7 −12 

6 −4 −5
1. Montrer que A est inversible et calculer son inverse.
2. En déduire l’expression de An pour tout n ∈ Z.

Exercice 14 On considère la matrice M :


 
0 1 1
 
M =
 1 0 1 

1 1 0

Montrer que l’on a pour tout n ∈ N : M n = an M + bn I3 .


Expliciter an ∈ R et bn ∈ R.

Exercice 15 Soit U ∈ Mn,1 (R) tel que U t U = ||U ||22 = 1.

–3/5– Mathématiques
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1. Montrer que S = In − 2U U t est une matrice symétrique telle que S 2 = In , en déduire que S est
inversible et calculer S −1 .
2. Montrer que P = In − U U t est une matrice symétrique telle que P 2 = P . Montrer que P n’est jamais
inversible.

Exercice 16 Soient A et B des matrices carrées de taille n telles que In − AB soit inversible.
Calculer (In − BA)(In + B(In − AB)−1 A). In − BA est-elle inversible ?

Exercice 17 Soit A = (ai,j )i∈{1,...,n},j∈{1,...,n} ∈ Mn (R).


On définit la trace de A que l’on note tr(A) comme égale à la somme des éléments de la diagonale
principale. On a donc
n
X
tr(A) = ai,i .
i=1

1. Montrer que ∀A ∈ Mn (R), ∀B ∈ Mn (R), ∀λ ∈ R, ∀µ ∈ R, on a :

tr(λA + µB) = λtr(A) + µtr(B) ; tr(AB) = tr(BA).

2. Calculer tr(At A) en fonction des coefficients de A.

   
5 4 3 1 2 3
   
Exercice 18 Soient A =  7 6 5  et B =  2 3 4 .
  
5 4 3 1 2 3
Déterminer toutes les matrices X ∈ M3 (R) telles que A = BX.

Exercice 19 Soit R2 [X] l’espace vectoriel des polynômes de degré inférieur ou égal à 2, à coefficients
dans R.
Soit B = {1, X, X 2 } la base canonique de R2 [X].
Soit φ l’endomorphisme de R2 [X] défini par φ : P (X) 7−→ XP ′ (X) − 12 P .
Donner la matrice de φ dans la base B.

Exercice 20 On considère C comme un R-espace vectoriel de dimension 2 (C ∼


= R2 ), ce qui revient à
dire qu’on peut se donner z = a + ıb ∈ C avec a ∈ R et b ∈ R.
Soit B1 = {1, ı} la!base canonique de C comme un R-espace vectoriel de dimension 2. On écrit z dans la
a
base B1 : zB1 = ∈ M2,1 (R).
b

3
On pose  = − 12 + ı 2 .

1. Vérifier que 1 +  +  = 0.

Soit B2 = {1, } une autre base de C comme un R-espace vectoriel de dimension 2.

–4/5– Mathématiques
L1 Maths - Info Algèbre 2008

2. Ecrire z dans la base B2 (i.e. zB2 ∈ M2,1 (R)) et donner A ∈ M2,2 (R) telle que zB2 = A zB1 . Donner
B ∈ M2,2 (R) telle que zB2 = B zB1 .

Soit c l’endomorphisme de C qui à z ∈ C associe son conjugué z ∈ C.


Soit CB1 ∈ M2,2 (R) la matrice associée à l’endomorphisme c dans la base B1 .

3. Donner la matrice CB1 .

Soit CB2 ∈ M2,2 (R) la matrice associée à l’endomorphisme c dans la base B2 .

4. Donner la matrice CB2 .


5. Donner en justifiant (par des calculs ou non), l’existence de l’inverse de la matrice B, la matrice B −1
et la matrice B −1 CB1 B.

Références
[1] M. Gran, fiches de TD (L1), Université du Littoral Côte d’Opale.
[2] M. Serfati, Exercices de mathématiques. 1. Algèbre, Belin, Collection DIA, 1987.
[3] D. Duverney, S. Heumez, G. Huvent, Toutes les mathématiques – Cours, exercices corrigés – MPSI,
PCSI, PTSI, TSI, Ellipses, 2004.

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