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INFLUENCE DES

GROUPES ET LEADERS
D’OPINIONS SUR LE
COMPORTEMENT DU
CONSOMMATEUR

Quel est l’impact des groupes et des leaders d’opinion sur


le comportement du consommateur ?
Plan :

- Introduction :
- PARTIE 1 : Les groupes et les leaders d’opinion :

I. Les groupes :
1. Définition :
2. Types de groupes :
3. Fonctions des groupes :
4. Groupe offline (traditionnel) :
5. Groupe online (virtuel) :
II. Les leaders d’opinion :
1. Définition :
2. Historique et théorie :
3. Leaders d’opinion offline :
4. Leaders d’opinion online :

- PARTIE 2 : Influence des groupes et des leaders


sur le comportement du consommateur :

I. Influence des groupes :


II. Influence des leaders d’opinion :
I. Introduction :

Le but du marketing est de répondre aux besoins et aux désirs des


consommateurs de façon plus pertinente que les concurrents. Analyser le
comportement du consommateur consiste à étudier comment les individus, les
groupes et les organisations choisissent, achètent, utilisent et abandonnent les
biens, les services, les idées et les expériences afin de satisfaire leurs besoins et
leurs désirs. Une telle démarche permet ensuite de déterminer de quelle façon
améliorer les produits et en lancer de nouveaux, fixer ses prix, imaginer de
nouveaux circuits de distribution, élaborer des messages publicitaires, et
développer d’autres opérations marketing. Ainsi le consommateur est au cœur
même du processus marketing.

L’étude du comportement du consommateur est donc une étape essentielle dans


la démarche marketing. Elle constitue en effet un préalable au choix d’une
stratégie marketing judicieuse. Pour les satisfaire au mieux, l’homme de
marketing doit connaître ses consommateurs en profondeur, cela implique de
connaître leur vie quotidienne, leur préoccupation, leur habitude, les
mécanismes qui les incitent à acheter, ainsi que les différents facteurs
susceptibles d’intervenir dans ce processus, et parmi ces facteurs on peut citer
l’influence des groupes et des leaders d’opinion sur le consommateur.

Alors, comment ces facteurs peuvent-ils avoir un impact sur le processus


d’achat du consommateur ?
Partie 1 :

Les groupes et les


leaders d’opinion
I . Les groupes :
1. Définition :
Un groupe social est un ensemble d'individus qui interagissent physiquement
et/ou intellectuellement, et qui ont des caractéristiques ou des besoins communs.
Les échanges entre ces individus peuvent être verbaux (phrases) ou non verbaux
(gestes, regards), de proximité (l'interaction est physique car les individus se
trouvent dans la même pièce) ou à distance (les individus interagissent à travers
un forum de discussion, sans jamais se côtoyer physiquement).

2. Types de groupes :
Un groupe tout ensemble de personnes susceptibles d’avoir une action sur les
attitudes et sur les comportements d’un individu. Un individu fait partie de
plusieurs groupes sociaux qui influencent ses comportements. On distingue
généralement deux types de groupe :

a. Groupes d’appartenance :

 Les groupes primaires : sont ceux que l’individu fréquente fréquemment


(famille, cercles d’amis, voisins) ;

 Les groupes secondaires : sont ceux que l’individu fréquente moins


régulièrement (associations, clubs de sport, relations professionnelles).

b. Groupes de référence :

Dans les groupes de référence, les individus ne se connaissent pas forcément,


l’individu partage ou non des valeurs avec les membres du groupe (sans
nécessairement avoir de relations directes) dans les groupes de référence on
distingue :

 Les groupes d’identification, avec qui l’individu partage des attitudes et des
valeurs.

 Les groupes de rejet, dont l’individu rejette ces mêmes attitudes et valeurs.
L’influence du groupe de référence peut donc être positive (le groupe attire)
ou négative (le groupe repousse).
3. Fonctions des groupes :
En général, un groupe accomplit cinq fonctions utiles pour l’individu :

a. La fonction informative : Plus les membres sont proches et plus la


cohésion (La solidarité ou la cohésion signifie aussi que les membres se
défendent et s’entraident mutuellement) du groupe repose sur des valeurs,
plus l’information circule au sein du groupe.

b. La fonction normative :Le groupe procure à l’individu des normes de


comportement qui le guident dans ses choix notamment en matière de
consommation

c. La fonction comparative : Le groupe sert de base à une auto évaluation de


l’individu. Cette fonction permet donc au consommateur de faire des
comparaisons entre ses perceptions et celles du groupe auquel il s’identifie et
vers lequel il s’oriente psychologiquement.

d. La fonction d’identification : Le groupe aide l’individu à s’identifier lui-


même d’une manière réelle ou imaginaire avec l’organisation. En d’autres
termes, le groupe permet à l’individu de se construire une identité.

e. La fonction de support : Le groupe rend légitime les actions de l’individu.

4. Les groupes offline (traditionnels) :


Les communautés traditionnelles trouvent leurs racines dans l’image nostalgique
des habitants d’un village vivant heureux et en autarcie. Elles se fondent sur la
famille, le voisinage et les compétences pour définir la structure des liens entre
individus et forger un sentiment d’appartenance commun.

En marketing, on parle de communauté de consommation. Celle-ci s’organise


autour de hobbies ou de passions, ainsi qu’autour de catégories de produits ou de
services. La communauté ressemble à une association de fans qui se rencontrent
plus ou moins régulièrement lors de sorties ou de fêtes autour d’une catégorie de
produits : le vin, les voitures, la randonnée, etc…

De façon analogue, une marque peut rassembler autour d’elle des individus qui
lui vouent un véritable culte. On parle alors de communauté de marque :
« C’est un groupe électif pérenne de consommateurs partageant un système de
valeurs, de normes et de représentations et se reconnaissant des liens
d’appartenance avec le tout communautaire sur la base d’un attachement
commun une marque particulière. »
Exemple ;

Harley-Davidson a constitué autour de sa marque des HOG (Harley Owner


Group), c’est-à-dire une multitude de groupes de fans qui organisent des sorties
sur les routes et se sont dotés d’une organisation très structurée, destinée à
assurer la sécurité du groupe, le choix des lieux de rassemblement, l’intendance,
etc. Les rencontres sont autant d’occasions de montrer ses derniers achats
d’accessoires, d’échanger autour de nouvelles expériences, etc.
5. Les groupes virtuels :
Les communautés virtuelles organisent les échanges autour de sites
communautaires, de forums ou de réseaux sociaux online. Elles se définissent
comme « une agrégation sociale qui émerge d’Internet à partir du moment où un
nombre suffisamment important de personnes engage des discussions avec un
minimum de sentiments humains pour former des toiles de relations
personnelles dans le cyberespace ».

La nature et la fréquence des échanges dépendent de l’implication des membres.


Les plus actifs connaissent bien les produits et sont des consommateurs
passionnés.

À côté de ces fans, on trouve les « touristes », qui fréquentent la communauté


pour résoudre un problème ponctuel ; les « fervents », plus impliqués par le
produit que par la communauté ; et les « papillons », plus attachés au principe
communautaire qu’au produit ou à la marque.

Exemple :
Nutella ou les péripéties d’une communauté virtuelle En 2015, Nutella ne
rassemblait pas moins de vingt-six millions de fans dans le monde. Sa page
Facebook française a été l’une des toutes premières à créer en 2005 une
communauté virtuelle de marque sur un site Internet dédié.

Pour son 50 ème anniversaire, La marque a proposé pour l’occasion aux


internautes de partager sur son site leurs plus beaux souvenirs, leurs moments
les plus mémorables en racontant un souvenir : « Avec une photo, une vidéo ou
tout simplement un texte (...). Partagez avec nous vos souvenirs les plus drôles
et les plus émouvants. Envoyez-nous vos photos, vidéos et vos histoires. » En
juillet 2015, plus de soixante-seize mille histoires avaient été partagées. Les
membres de la communauté pouvaient également voter en attribuant un ou
plusieurs « j’aime » à leurs histoires préférées.
II. Les leaders d’opinion :
1. Définition :
Le leader d’opinion en marketing est une personne attractive, de part ses qualités
psychologiques, physiques et sociales, dont les connaissances dans une catégorie
de produits donnée sont considérées comme crédibles. Ses croyances et
comportements sont susceptibles d’influencer les croyances et les choix de
marques de son entourage dans cette catégorie de produit.

2. Historique :
L’intérêt porté au leader d’opinion remonte aux années 1940, à la suite des
travaux menés en sciences politiques par Lazarfeld, Berelson et Gaudet aux
États-Unis. Ces chercheurs s’étaient intéressés aux déterminants du vote durant
une campagne électorale.

Ils montrèrent que la plupart des électeurs s’étaient décidés sous l’influence
d’une personne, suite à des discussions avec l’entourage, plutôt qu’après avoir lu
des éditoriaux de journaux ou écouté un discours électoral.

Les managers marketing firent rapidement l’analogie entre influence d’un


électeur et influence d’un consommateur.

3. Théorie :
La première véritable analyse qui fut menée sur cette influence interpersonnelle
concerne la communication à deux niveaux formalisés par Katz et Lazarsfeld
(1955).

Dans cette optique, on va limiter l’effort de communication à quelques


personnes jugées très influentes (même si la cible visée est beaucoup plus large),
à charge pour elles de retranscrire l’information auprès des autres individus.
Ainsi, la seule façon de faire de la publicité pour un livre sur les chaînes de
télévision française consistait jusqu’il y a peu à le promouvoir auprès de
journalistes et d’animateurs, de manière à ce que ceux-ci servent de relais et en
parlent dans leurs émissions.

De même, pour une entreprise, sélectionner des vendeurs qui ont un profil
proche de celui des leaders d’opinion perçus par la clientèle permet d’améliorer
leurs performances.
4. Leaders d’opinion offline :
C’est une personne attractive de par ses qualités psychologiques, physiques et
sociales, et dont les connaissances dans une catégorie de produits sont
considérées comme crédibles. Ses croyances et ses comportements influencent
les croyances et les choix de marques de son entourage dans cette catégorie de
produit. Le leadership d’opinion est un processus dynamique au travers duquel
le leader exerce une attirance forte et une capacité de conviction sur son
entourage.

 Comment les identifier ?

- Sociométrique: on demande aux répondants de citer nominativement les


personnes auprès desquelles ils prennent conseil. Par exemple, une étude menée
aux États-Unis auprès de vingt mille médecins généralistes et spécialistes a
montré que chaque médecin prenait en moyenne des avis techniques auprès de
cinq confrères et des conseils amicaux auprès de trois autres confrères.
Cette méthode peut fonctionner en marketing industriel, car les populations
mères sont réduites, mais elle est peu applicable en marketing de grande
consommation.
– Informateur clé: pratiquée en ethnographie et en psychosociologie, la
méthode repose sur l’observation participante. Ainsi, un observateur (membre
du groupe) désigne la ou les personnes qui jouent le rôle de leader. Si cette
approche convient dans des recherches organisationnelles (force de vente,
acheteur industriel, etc.), elle est plus délicate en marketing. Elle a été
néanmoins mise à prot dans un contexte scolaire, pour une étude portant sur les
publicités et les enfants, où l’instituteur jouait le rôle d’informateur clé.
– Auto-désignation: les répondants évaluent eux-mêmes leur influence dans
une catégorie de produit ou de service, à l’aide d’une série de questions
standardisées. Les chercheurs ont proposé différentes échelles pour identifier les
leaders.
5 . Leaders d’opinion online :
C’est un individu fortement connecté et utilisateur des médias sociaux. Il
s’appuie sur un capital social étendu (contacts, amis, suiveurs, etc.) et se
caractérise par la création et la publication de contenus au sujet de marques et
produits, fortement valorisés par les réseaux sociaux.

Ces contenus sont des informations jugées pertinentes et des visuels de qualité.
Le leader d’opinion apporte un grand soin à la sélection des informations qu’il
communique à son réseau, les photos et vidéos qu’il publie sont d’un bon niveau
technique et les liens qu’il transmet fonctionnent et renvoient à des sujets
pertinents pour l’entourage.

 Comment les identifier ?


L’identification du e-leader d’opinion est aujourd’hui une question largement
débattue. Plusieurs familles de méthodes sont en concurrence :
- Observation (veille sur les réseaux)
- Sociométrie (calculs du nombre de connexions entre amis, nombre
d’abonnements et d’abonnés, etc.)
- Modélisation économétrique.
- Auto-évaluation par questionnaire.
- Métriques et algorithmes comportementaux.
Cette dernière famille de méthode est la plus intéressante pour le marketing
car elle permet de cibler très rapidement les e-leaders pour toutes sortes de
thématiques : marque, catégories de produit, sujet de conversation, activité,
mot-clé, etc.
 Outil principal des groupes et leaders d’opinion traditionnels :
 Le bouche à oreille :
Les gens se transmettent beaucoup d’informations sur les produits de façon
informelle via le B à O. Puisque l’information nous vient de gens que nous
connaissons, elle a tendance à nous sembler plus fiable que les recommandations
des canaux marketing traditionnels. A la différence de la publicité, le bouche-à-
oreille est souvent renforcé par une pression sociale pour le respect des
recommandations véhiculées. Et malgré les fortunes investies dans les publicités
luxueuses, le bouche à oreille est loin plus efficace : il est considéré comme
alimentant les deux tiers des achats de produits grand public.

Le bouche à oreille est particulièrement puissant lorsque le consommateur est


relativement informé sur la catégorie de produis. C’est le cas de nouveaux
produits ( par exemple, les traitements contre la chute des cheveux) ou de
produits technologiquement complexes (des lecteurs CD) . Un moyen de réduire
l’incertitude est d’en parler autour de soi. Ainsi , le consommateur à l’occasion
de générer plus d’arguments en faveur de l’achat, et d’obtenir le soutien des
autres.

 Le B à O négatif et puissance des rumeurs :

Le B à O est à double tranchant pour les Marketeurs. Des discussions


informelles parmi les consommateurs peuvent asseoir ou démolir la notoriété
d’un produit ou d’un magasin. De plus les consommateurs accordent à la bouche
à oreille négatif plus de poids qu’aux commentaires positifs. Et il a été prouvé
que le bouche à oreille négatif réduit la crédibilité de la publication d’une
entreprise et influence les attitudes du consommateur vis-à-vis d’un produit,
ainsi que son intention de l’acheter.

De façon générale, la transmission des rumeurs est largement conditionnée par


des variables individuelles comme l’anxiété. Les personnes anxieuses ont plus
tendance à propager des rumeurs, surtout si la rumeur est perçue comme
crédible. Les rumeurs se propagent davantage à l’intérieur d’un groupe social
par l’intermédiaire de ceux quoi occupent une place centrale dans le groupe.
o Question : Est-il difficile de devenir un influenceur ?
Si vous êtes déjà connu du grand public, il est plutôt facile de devenir un
influenceur.

Par exemple les acteurs de séries TV, les politiciens ou des experts bien connus
dans leur domaine peuvent facilement devenir des influenceurs. C'est
particulièrement vrai pour les experts partageant leur opinion sur des sujets en
vogue.

Cela n'empêche pas pour autant des inconnus de devenir des influenceurs s'ils
fournissent des efforts calculés sur le long-terme. Même un éclair de popularité
ou un networking efficace sur les réseaux sociaux peuvent en fin de compte
élever une personne au rang de leader d'opinion.
Partie 2 :
Influences des
groupes et des leaders
d’opinion
o Question : Comment les groupes et les leaders d’opinion
influencent-ils le comportement du consommateur ?

I. Influence des groupes :


On peut en fait définir trois formes d’influence principales que le groupe va
exercer sur l’individu :

1. Pouvoir Normatif :
En premier lieu, il dispose d’un pouvoir normatif. Il fait pression sur chacun des
membres afin que ceux-ci se conforment précisément aux règles édictées par la
collectivité. Tout manquement risque d’être sanctionné par une éviction, alors
que leur respect est au contraire valorisé et gratifié. Les individus s’efforcent de
maximiser leur profit dans leur interaction avec le groupe, et pour ce faire
recherchent un équilibre satisfaisant entre la pression perçue exercée par celui-ci
et le niveau de soumission qu’ils sont prêts à accepter.

Ce pouvoir normatif joue un rôle important chez les enfants et surtout chez les
adolescents, pour qui les pairs sont une réalité incontournable. On le voit avec la
polémique qui n’a cessé d’enfler quant à la présence visible des marques dans
l’enceinte de l’école. C’est également le cas pour les ménages lors d’achats de
biens ostentatoires comme l’ameublement, l’automobile ou les vêtements. De la
même façon, la communication publicitaire peut valoriser telle ou telle norme
sociale en s’appuyant sur l’apprentissage vicariant. Elle culpabilise ainsi les
consommateurs qui ne s’y conforment pas et oriente leurs choix.

2. Pouvoir de référence :
Un groupe peut avoir s’apparente à un pouvoir de référence au sens strict du
terme, c’est-à-dire qu’il constitue un modèle auquel l’individu va chercher à
s’identifier. C’est le mécanisme observé avec les groupes d’aspiration, qu’ils
soient symboliques ou d’anticipation. C’est aussi ce qui prévaut lorsque, dans
une publicité, quelqu’un auquel on s’assimile réalise un acte que l’on perçoit
comme étant valorisant ou socialement désirable.
3. l’expertise :
Certains individus ont une compétence reconnue dans un domaine spécifique qui
leur confère une véritable influence. Quand Cyril Lignac parle de cuisine ou
Sébastien Lœb d’automobile, on accorde du crédit à leur discours, quelle que
soit l’attitude que l’on a par ailleurs à leur encontre.

De même, les conseils des experts financiers sur les placements sont souvent
déterminants dans les choix d’investissement faits par les particuliers. On
observe un phénomène analogue dans la relation commerciale, si le prospect a le
sentiment que le vendeur maîtrise son sujet.

II. Influence des leaders d’opinion :


1. Influence du leader d’opinion traditionnels :
Pour un leader d’opinion traditionnel, le fait de passer à la télévision ou à la
radio, de s’exprimer dans un magazine décuplent son influence, car l’audience
du média accroît la diffusion des croyances et des comportements du leader.
L’audience publique, correspondant à l’exposition médiatique du leader, se
superpose à l’audience privée, c’est-à-dire à celle correspondant à sa vie privée
(ami, famille). L’influence d’un leader d’opinion traditionnel qui passe souvent à
la télévision ou à la radio dépasse largement celle du leader « local », dont
l’influence se limite à son entourage personnel.

2. Influence des e-leaders d’opinion :


L’E-leader dispose potentiellement d’une audience publique mondiale grâce à la
technologie Internet. Certains réseaux sociaux lui donnent également la
possibilité de restreindre l’audience de certaines de ses communications à une
sphère privée. Leur identification (les E-LO) dans les réseaux sociaux internet
(e.g. Twitter ou Facebook) est devenue un véritable enjeu pour les managers
marketing. Plusieurs entreprises proposent ce type de service à partir de
métriques algorithmiques (e.g. Lithium avec Klout). Ces méthodes peuvent
manquer de fondements théoriques et de validité scientifique : sur quelle
conceptualisation du E-LO sont-elles fondées ? Si le concept de leader d'opinion
traditionnel (ie. offline) et ses méthodes d'identification sont bien définies, le
construit de leader d'opinion sur les réseaux sociaux n'a jusqu'à présent pas été
clairement défini et mesuré.
Processus d’influence :

L’influence exercée par le leader peut suivre deux voies : verbale et visuelle. La
transmission d’informations par bouche à oreille, ou par l’intermédiaire d’un
clavier dans le cas de forums ou de chats sur Internet, entre le leader et son
entourage emprunte la route verbale. La transmission d’informations visuelles, par
observation des choix et des comportements (expériences) du leader, suit la route
visuelle.

o Question : Pourquoi cherche – t – on l’avis d’un leader d’opinion ?

Le plus souvent, l’avis d’un leader permet de gagner du temps : le leader nous
connaît bien (caractère, mode de vie) et nous donne des conseils personnalisés et
éclairés. Enfin, plus l’achat est perçu comme risqué ou impliquant, plus les avis
des leaders d’opinion sont recherchés, car leur opinion rassure et diminue le
risque d’un mauvais choix. La perception de l’expertise du leader est subjective
(c’est l’entourage qui l’estime), ce qui le différencie de l’expert, dont l’expertise
technique est « certifiée » par un métier, un diplôme ou une reconnaissance
externe incontestée.
o Question : Pourquoi choisir un e-leader d’opinion au lieu d’une
compagne publicitaire classique ?
Pour constater les avantages des e-leaders d’opinion, nous allons voir l’exemple de
la marque cosmétique KIKO :

À l'occasion du lancement de produits et de son programme de fidélité "Kiko


Rewards", application mobile gratuite, la marque italienne de maquillage Kiko a
choisi de s'intéresser aux influenceurs , et a sélectionné un profil spécifique
d'influenceuses, blogueuses, Youtubeuses, experts ou Key Opinion Leaders (KOL),
ayant un réel intérêt pour la marque et le secteur de la beauté, qui deviennent le
temps de la campagne les ambassadrices de la marque.

Les missions des ambassadrices étaient de diffuser sur leurs réseaux sociaux
(Twitter, Instagram, Facebook, Snapchat...) les messages conjointement établis par
la marque et adMingle, tout en les personnalisant de sorte à sensibiliser au mieux
leur audience. Chacun des messages véhiculés devait intégrer la mention
#Kikorewards, le lien vers la page dédiée au programme de fidélité ainsi que la
mention #ad, dans un souci de transparence publicitaire.

Objectifs : Résultats
Apporter du trafic qualifié sur la page du  un taux de téléchargement de
programme de fidélité, augmenter le nombre l'application 3 à 4 fois supérieur à celui
de téléchargements de l'application, mais des autres leviers médias.
aussi accroître le nombre d'inscrits sur le  la campagne a généré plus de 2 500
programme de fidélité. Pour chaque euro likes .
dépensé, les clientes cumulent des points de  le taux d'engagement était beaucoup
fidélité afin de les dépenser lors d'achats en plus élevé : taux de rebonds, temps
ligne ou en magasins. passé et pages consultées sur le site .
 Déduction :
 Les opinions de certains influenceurs ont beaucoup de poids car ils sont
reconnus comme des experts dans leur domaine.

 Un cout plus faible que la publicité classique.

 La propagation du message se fait à grande vitesse et prends une grande


ampleur.

 Le consommateur lui-même devient le vecteur du message, qu'il transmettra


à la manière d'un virus à ses proches de façon électronique.

o Question : Influenceurs : Un business ?

Si plus nombreuses sont les entreprises à faire appel à des influenceurs pour
booster leur visibilité, quels sont les prix moyens pratiqués ? Combien cela
coûte-t-il vraiment aux entreprises en fonction du nombre de followers de ces
influenceurs ? Combien gagnent vraiment les influenceurs sur Instagram,
Facebook, Snapchat, Twitter, YouTube et même Vine ?

YOUTUBE, FACEBOOK ET INSTAGRAM EN TÊTE DES RÉSEAUX


SOCIAUX LES PLUS LUCRATIFS POUR LES INFLUENCEURS !
Une récente étude conduite par l’entreprise Captiv8 nous présente les prix
moyens pratiqués pour la sponsorisation de vidéos YouTube, publications
Facebook, Tweets et autres photos Instagram :
« Marketing d’influence : voici les prix moyens pratiqués pour des publications
sponsorisées sur les différents réseaux sociaux »

Côté influenceur, le travail que demande une vidéo sponsorisée sur YouTube
n’est pas le même qu’une simple photo publiée sur Instagram. Les réseaux
sociaux les plus rentables pour les influenceurs sont donc surtout Facebook et
Instagram.

Le graphique ci-dessus nous donne un ordre d’idée des tarifs pratiqués dans le
domaine du marketing d’influence. Bien entendu, la négociation finale peut être
très variable. De même, les prix facturés dépendront de nombreux facteurs et pas
uniquement du nombre de followers (même si cela impacte énormément le prix).
o Conclusion :

Le consommateur est un élément fragile, qui s’influence facilement, par un


simple discours, ou même un simple commentaire, qu’il soit sûr de son choix ou
non, il risque d’être influencé par un facteur d’influence parmi ceux que nous
avons cité dans les deux parties du rapport.
Les facteurs offline (Groupes et leaders traditionnels) ont un énorme impact sur
le comportement du consommateur, mais cet impact n’est rien en le comparant
avec celui des facteurs online (Groupes et E-leaders) , car nous sommes face à
un monde digitalisé par excellence.
Bibliographie :
o Ouvrages / documents :
- SOLOMON,Michael et al. Comportement du consommateur .6ème Edition, Pearson
Education. 2005, p.353,354.
- VERNETTE, Eric. L e m a r k e t i n g , L ' e s s e n t i e l e t l ' e x p e r t i s e à l ' è r e
d i g i t a l e . Eyrolles , 4 ème édition, 2016, p.187-201.
- BREE,Joël. Le comportement du consommateur. 4eme édition,
Dunod, 2017, p.95-99.
- SOULEZ, Sébastien. Le marketing, M a r k e t i n g s t r a t é g i q u e - C o m p o r t e m e n t d e
l’acheteur - Gestion de la relation client - Marketing opérationnel.
7eme Edition, Gualino ,2017, p.113.
- « Une nouvelle vision du leader d’opinion en marketing : une approche
phénoménologique » 5 ème Congrès « Tendances du Marketing » Venise 2006. Eric
Vernette.

o Sites web :
- https://fr.slideshare.net/sarah.garguier/linfluence-des-internautes-sur-les-marques-travers-

les-mdias-sociaux-2009

- http://comabel.fr/marketing-dinfluence-business-tres-lucratif-influenceurs/

- https://www.lianatech.fr/blog-news/liana-technologies-hints-and-tips-trucs-et-

astuces/astuce/leaders-dopinion-influenceurs-qui-sont-ils-et-pourquoi-sont-ils-

importants.html

- http://www.e-marketing.fr/Marketing-Magazine/Article/Leaders-d-opinion-Influences-

tous-azimuts-14302-1.htm#567T5wlYTss2MZgX.97

- http://www.e-marketing.fr/Thematique/social-media-1096/Breves/etude-cas-Comment-

fideliser-grace-influenceurs-exemple-Kiko-302019.htm#&utm_source=similar-

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