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Licence professionnelle : Management des Opération Import/export

Dédouanement de
Marchandises

Pr. A. TOURI

Année universitaire : 2016/2017


Chapitre I. Notions de base liées au
dédouanement de marchandises
1. L’environnement d’une opération douanière

2. La transaction commerciale internationale :

3. Dossier Commercial

- Factures commerciales: (Facture pro-forma ;Facture définitive)

- Titres de transport: (Lettre de transport aérienne (LTA) ; Connaissement ;Feuille de route)

- Police d’assurance

- Titres d’importation: (Engagement d’importation EI ou ; Licence d’importation LI ou ; Déclaration


préalable d’importation DPI ; Demande de franchise douanière DFD)
- Documents déterminant les caractéristiques de marchandises: (Certificat d’origine : Certificat
EUR1, EURMED , … / Certificat sanitaire, vétérinaire et phytosanitaire, Autorisation d’accès au marché,
…. / Liste de colisage …)

4. Circuit de dédouanement de Marchandises

A. La conduite en douane
- La conduite en douane consiste à acheminer directement les marchandises importées
au premier bureau ou poste de douane d’entrée pour y être déclarées.
- Dès réception de l’avis d’arrivée : il y a retrait, par le destinataire des marchandises,
des documents y afférents reçus (voie bancaire/voie postale / cartable du bord ou pli
cartable) dont notamment :
- Le titre de transport (connaissement original pour les marchandises transportées par la
voie maritime).
- Les Factures.
- Tous documents prévus par le contrat commercial (certificat d’origine, liste de colisage,
….
- A l’arrivée du navire transporteur des marchandises: Le Transporteur achemine
directement les marchandises vers un bureau de douane géographiquement et
techniquement compétent pour y être déclarées.
- A quai, les marchandises sont pointées par les agents douaniers, au vu d’un manifeste
des marchandises
- Après débarquement, les marchandises sont prises en charge par le dépositaire
(MARSA MAROC) jusqu'à leur remise au porteur du connaissement.
- Depuis le déchargement jusqu'à la prise en charge, le transporteur est considéré comme
responsable des marchandises.

B. La mise en douane : Déclaration Sommaire (DS)


- La mise en douane des marchandises est réalisée par le dépôt entre les mains du service
douanier d’une déclaration sommaire dont la charge incombe au transporteur.
- La déclaration sommaire est constituée par la partie du manifeste commercial
concernant les seules marchandises à débarquer dans le port d’escale. Elle doit être
déposé à l’administration dans les 24 heures qui suivent l’arrivé de navire au port.
- Le consignataire ou le transporteur remet un «bon à délivrer» au porteur du
connaissement signé après paiement du fret et frais connexes.
- Dans le cas des groupages il reçoit un « Contre-Bon » couvrant les seules marchandises
dont il est destinataire et qui est également revêtu du visa « Bon à délivrer ».

C. Le dédouanement Proprement-dit : Déclaration en détail (DUM)


le dédouanement de marchandise consiste au dépôt de la déclaration en détail

assigne aux marchandises un régime douanier définitif (mise à la consommation,

régimes économiques etc.). Cette déclaration, sert de support à l’accomplissement de


toutes les formalités douanières (et non douanières) auxquelles les marchandises

déclarées sont soumises.

5. Contrôle de marchandises à l’importation

A. Contrôle de commerce extérieur et de change :

- Marchandises libres à l'importation (Engagement d’imp ortation)

Pour les marchandises libres à l'importation, l’opérateur souscrit un engagement

d'importation.

L' Engagement d'Importation est établi en 5 exemplaires et doit être accompagné d'une facture
pro forma en 5 exemplaires précisant :

 le prix unitaire exprimé en valeur départ usine, FOB, CIF;


 la quantité exprimée en unités de mesures adéquates;
 la désignation commerciale de la marchandise.
Sont dispensées de l'engagement d'importation les opérations d'importation sans
paiement
- Marchandises prohibés (Li cence d'importation)

Sont soumises à la Licence d'importation les poudres et explosifs, les pneumatiques

rechapés ou usagés, la friperie et certains dérivés halogénés des hydrocarbures (CFC),

châssis usagers de véhicules automobiles et roues équipées de pneus rechapés ou de

pneus usagés, Drônes et objets volants, ….

- Déclaration Préalable d'Importation

Sont soumises à la Déclaration Préalable d'Importation Les importations de

marchandises qui causent ou menacent de causer un préjudice grave à la production

nationale (importations massives, importations de produits subventionnés par les pays

exportateurs ou importés au prix dumping)


- Demande de Franchise Douanière (DFD)

La DFD est requise pour l'importation des marchandises libres à l'importation, admises en franchise

de droits de douane, dans le cadre des conventions commerciales et tarifaires conclues entre le Maroc

et certains pays.

B. Contrôle effectué dans le cadre aux autres services


- Contrôle de conformité aux normes marocaines.
- Contrôle sanitaire vétérinaire
- Contrôle phytosanitaire
- Contrôle pour la répression de fraude
- Contrôle du ministère de santé
- Contrôle de l’Agence Nationale de Réseau et télécommunication (ANRT)
- Contrôle du ministère de la communication.
- … Etc.

C. Contrôle douanier proprement dit


- Contrôle de l’espèce ;
- Contrôle de la quantité ;
- Contrôle de la valeur ;
- Contrôle de l’origine.

6. Régimes douaniers

A. Régimes Généraux
La Mise à la Consommation : Le régime douanier qui permet aux marchandises importées de
demeurer à titre définitif dans le territoire assujetti. Ce régime implique le paiement des droits et taxes
éventuellement exigibles et l’accomplissement de toutes les formalités douanières nécessaires.

- Mise à la Consommation dans le cadre de Droit commun ;


- Mise à la Consommation dans le cadre préférentiel ;

L’exportation simple : La sortie des marchandises du territoire assujetti

B. Régimes Economiques en Douane


Les régimes économiques en douane permettent le stockage, la transformation, l’utilisation et la
circulation des marchandises dans le territoire assujetti en suspension des droits et taxes et en levée
des prohibitions et restrictions commerciales à l’exception des prohibitions absolues.

Régimes suspensifs

- L’Entrepôt de Stockage ;
- L’Entrepôt Industriel Franc ;
- L’Admission Temporaire ;
- L’Admission Temporaire pour Perfectionnement Actif ;
- L’Exportation Temporaire ;
- L’Exportation Temporaire pour Perfectionnement Passif ;
- Le transit ;
- La transformation sous douane ;

Régime de remboursement

- Le DRAWBACK

C. Régimes Particuliers
Les régimes particuliers, désignent un ensemble de dispositions légales et réglementaires qui
dérogent, en tout ou en partie, au régime de la mise à la consommation. Ces dérogations peuvent
concerner :

- Les conditions de mise à la consommation de certaines marchandises qui, en raison de leur


destination privilégiée, vont bénéficier de la franchise, totale ou partielle, des droits et taxes
perçus à l'importation ;
- Les conditions de consommation, en dehors du territoire assujetti, en exonération totale ou
partielle desdits droits et taxes, de certaines marchandises nécessaires à l'avitaillement de
navires ou aéronefs effectuant une navigation maritime ou aérienne à destination de l'étranger
;
- La suspension des prohibitions ou restrictions d'entrée ou de sortie pour les marchandises
transbordées ;
- Importations en franchise des droits et taxes ;
- Avitaillement de navires ou aéronefs ;
- Régime d’investissement
- Transbordement ;
- Transport maritime intérieur.

Importation en franchise des droits et taxes

- Marchandises et produits destines à S.M. LE ROI ;


- Marchandises destinées à l'administration de la défense nationale et aux administrations
chargées de la sécurité publique.
- Objets et marchandises en retour sur le territoire assujetti, originaires de ce territoire ou
nationalises par le paiement des droits et taxes.
- Envois destinés aux ambassadeurs, aux services diplomatiques et consulaires et aux membres
étrangers de certains organismes internationaux siégeant au Maroc.
- Envois destinés à certaines ouvres de bienfaisance
- Envois exceptionnels dépourvus de tout caractère commercial.
- marchandises reçus à titre de dons par l'Etat marocain, les collectivités locales, les
établissements publics et les associations reconnues d'utilité publique.
- …Etc

Régime d’investissement

- Les biens d'équipement, matériels et outillages à inscrire dans un compte d'immobilisation et ouvrant
droit à déduction conformément à la législation relative à la taxe sur la valeur ajoutée, importées dans
les 24 mois de début d’activité de l’entreprise sont exonérés de ladite taxe à l'importation.
- les biens d'équipement, matériels et outillages ainsi que leurs parties, pièces détachées et accessoires,
considérés comme nécessaires à la promotion et au développement de l'investissement sont passibles
d'un droit d'importation à un taux minimum de 2,5 % ad valorem ou à un taux maximum de 10% ad
valorem.

Avitaillement des navires et Aéronefs

les carburants, combustibles et lubrifiants, les vivres et provisions de bord nécessaires aux navigations
maritimes ou aériennes à destination de l'étranger sont exempts des droits de douane et des autres droits et
taxes qui leur sont applicables

Transbordement

le transbordement est un régime douanier permettant le transfert des marchandises, d'un navire à un
autre navire ou d'un aéronef à un autre aéronef en suspension :
- des prohibitions et des restrictions d'entrée et de sortie autres que celles prévues à l'article 115 du
CDII ;

- des droits et taxes exigibles.


CHAPITRE II. Les procédures de
dédouanement à l’import
1. Déclaration en détail (DUM)

La déclaration en détail est l’acte par lequel une personne physique ou morale manifeste, dans les formes et
modalités prescrites, la volonté d’assigner à une marchandise, un régime douanier déterminé. Cette déclaration,
sert de support à l’accomplissement de toutes les formalités douanières (et non douanières) auxquelles les
marchandises déclarées sont soumises.

La déclaration en détail et les documents y annexés constituent un document unique et indivisible.

2. Dépôt de la Déclaration en détail

La déclaration en détail doit être enregistré dans le système informatique de l’administration.

La copie écrite de la déclaration doit être déposée au bureau de douane compétent, au plus tard le:

- 5ème jour ouvrable suivant celui de l’enregistrement pour les déclarations sous régimes
économiques en douane ;
- 15ème jour ouvrable suivant celui de l’enregistrement pour les déclaration de cession sous
régimes économiques en douane;
- le jour suivant celui de l’enregistrement pour les autres régimes.

3. Contenu de la Déclaration en détail

- Informations générales (cases 1 à 27);


 sur la déclaration elle-même (régime douanier, n°
d’enregistrement, date d’enregistrement, …).
 sur les opérateurs concernés par la déclaration.
 sur le transport de la marchandise.
- Identification des éléments de l’assiette fiscale : (Valeur; Origine; Espèce tarifaire;
Quantité ;)
- Autres renseignements que le déclarant doit fournir (case 38)
- Liquidation des droits et taxes (case B&C.)
- Engagement du déclarant, soumissionnaire, et la caution (cases 39,40 et 41)
- Cases à servir par la douane : recto A à E et verso F à H.
- Le formulaire DUM se présente sous forme d’une liasse de 6 exemplaires
identiques numérotés de 1 à 6 et dirigés vers les destinations suivantes :
 Exemplaire n° 1 : Service de la Recette ;
 Exemplaire n° 2 : B.A.E ; (Main levée ou Bon à embarquer) ;
 Exemplaire n° 3 : Service de la Visite ;
 Exemplaire n° 4 : Service de la Valeur ;
 Exemplaire n° 5 : Office des Changes ;
 Exemplaire n° 6 : Redevable.

4. Documents à annexer à une Déclaration en détail

- titre de transport (Connaissement ou LTA, feuille de route) ;


- Bon à délivrer ;
- Factures commerciales ;
- Certificat d’origine ;
- Titre d’importation ;
- Documents exigibles dans le cadre de concours avec les autres services
- Assurance ;
- Liste de colisage s’il y a lieu ;

5. Caractères de la Déclaration en détail

- Caractère obligatoire de la déclaration en détail ;


- Caractère portable de la déclaration en détail ;
- Caractère écrit de la déclaration en détail ;
- Caractère immuable de la déclaration en détail ;

A. Caractère obligatoire de la déclaration en détail ;


Toutes les marchandises importées ou présentées à l'exportation doivent faire l'objet
d'une déclaration en détail leur assignant un régime douanier. L'exonération des droits
et taxes ne les dispense pas de cette obligation.
La déclaration en détail est donc obligatoire, que la marchandise soit soumise ou non
au paiement des droits et taxes.

B. Caractère portable de la déclaration en détail ;


La déclaration en détail doit être déposée exclusivement dans un bureau de douane ouvert à
l'opération envisagée

Elle doit être portée par le déclarant ou son représentant au bureau compétent et ce, même en cas
de dépôt par procédé informatique, ce qui exclut l'envoi par la poste.

C. Caractère écrit de la déclaration en détail


La déclaration en détail doit être faite par écrit, signée par le déclarant ou, le cas échéant, le
soumissionnaire et la caution en cas d'engagements souscrits (Cas de régimes économiques en
douane).

Toutefois, les voyageurs et frontaliers peuvent être autorisés à faire une déclaration verbale.
D. Caractère immuable de la déclaration en détail
Après leur enregistrement, les déclarations ne peuvent plus être modifiées. L'exactitude ou la
fausseté des énonciations est appréciée d'après ce qui a été déclaré. L’enregistrement confère à la
déclaration en détail un caractère définitif.

Toutefois, le jour même du dépôt des déclarations et avant le commencement de la vérification des
marchandises, les déclarants peuvent rectifier en plus des éléments quantitatifs (valeur, quantité), les
éléments qualitatifs de la déclaration (origine, provenance, espèce) et ce, avant délivrance de la main
levée et à condition que l'Administration n'ait pas informé le déclarant de son intention de procéder à
la vérification des marchandises ou qu'elle n'ait pas constaté l'inexactitude des termes de la
déclaration.

6. Annulation de la DUM

- Marchandises présentées à l’exportation mais non effectivement exportées


- Marchandises importées et reconnues non conformes à la législation et à la réglementation en
vigueur, notamment, en matière sanitaire et de répression des fraudes ;
- déclarées initialement pour la mise à la consommation alors qu’elles étaient destinées à être
placées sous un régime économique en douane sous réserve, toutefois, que la mainlevée des
marchandises n’ait pas été délivrée ;
- déclarées initialement sous un régime économique en douane alors qu’elles étaient destinées à
être mises à la consommation ;
- déclarées en cession sous un régime suspensif, sans que la cession envisagée n’ait pu aboutir en
raison de circonstances particulières ;
- déclarées initialement sous un régime suspensif alors qu’elles étaient destinées à être placées
sous un autre régime suspensif ;
- reconnues non conformes à la commande sous réserve que la mainlevée des marchandises n’ait
pas été délivrée et qu’aucune inexactitude des termes de la déclaration n’ait été relevée par
l’administration ;
- ….

7. Types de déclarations en détail

A. Déclaration Provisoire
- Le déclarant n’est pas en possession des éléments nécessaires pour établir sa déclaration.
- Il présente alors une déclaration provisoire en double exemplaire qui ne peut en aucun cas le
dispenser de l’obligation de la déclaration en détail.
- A l’issue des formalités de dédouanement, un exemplaire de la déclaration provisoire est
annexé à la déclaration en détail définitive.

B. Déclaration Provisionnelle
- La déclaration provisionnelle est une déclaration en détail dont :
 le dépôt est soumis à l'autorisation de l'administration ;
 l'espèce des marchandises est la seule énonciation obligatoirement connue, un ou
plusieurs éléments quantitatifs, peuvent ne pas être déclarés ou sont indiqués à
titre approximatif ;
- Les documents définitifs, reprenant les énonciations manquantes ou indiquées à titre
approximatif, sont joints à la déclaration provisionnelle au fur et à mesure de leur production.
- Après détermination des énonciations concernées, les déclarations sont rendues définitives et il
sera procédé soit au remboursement du trop perçu en cas de déficit soit à une liquidation
supplémentaire en cas d’excédent et ce, sans suites contentieuses
- La déclaration provisionnelle est utilisée pour couvrir les opérations suivantes :
 A l’importation : pour couvrir les marchandises en vrac, ainsi que pour la mise à
la consommation des produits pétroliers ayant séjournés en entrepôt de
stockage, faisant l’objet de chargement étalés dans le temps et dont les quantités
sorties ne seront connues qu’en fin du processus ;
 A l’exportation : pour les primeurs, agrumes, fleurs, poissons frais et congelés.

C. Déclaration Verbale
Seuls les voyageurs et les frontaliers sont autorisés à faire une déclaration verbale.

La déclaration verbale est constituée par l'ensemble des réponses des voyageurs et des frontaliers à la
question habituelle des agents des douanes : "avez-vous quelque chose à déclarer ?.

La déclaration verbale est utilisée pour déclarer les marchandises, denrées ou objets transportés par
les voyageurs et les frontaliers, soit sur eux-mêmes, soit dans leurs bagages et destinés à leur usage
personnel ou familial à l'exclusion de tout usage commercial.

D. Déclaration Occasionnelle
En vue de faciliter et d'accélérer l'accomplissement des formalités douanières aux personnes
désireuses de procéder elles-mêmes au dédouanement des marchandises visées ci-après tant à
l'importation qu'à l'exportation, l'administration les autorise à établir une déclaration succincte dite
occasionnelle sur des formulaires spéciaux qu'elle met à leur disposition. Il s’agit du dédouanement :

- des bagages non accompagnés;


- des articles de mobilier, en suite d'opérations telles que changement de résidence, héritage;
- des envois ne présentant aucun caractère commercial.

E. Autres déclarations
- Déclaration combinée ;
- Déclaration simplifiée d'importation et d'exportation d'échantillons modèles, spécimens, et
coupes types.
- Déclaration d'entrée et de sortie des bateaux de plaisance.
- Déclaration d’admission temporaire des moyens transport appartenant a des non résidents, des
véhicules a usage commercial utilises en trafic routier international et des containers.
- …

8. Etapes de dédouanement

- Enregistrement de la DUM ;
- Dépôt physique de la DUM ;
- Étude documentaire de la DUM ;
- Vérification physique de marchandises : cas de visite physique ;
- Liquidation, ordonnancement et acquittement de droits et taxes ;
- Enlèvement de marchandises.

A. Contrôle documentaire
Le Contrôle documentaire est obligatoire pour toutes les opérations de dédouanement quelque soit
le résultat de sélectivité, dans le but de s’assurer que la déclaration en détail est correctement établie,
que ses énonciations sont cohérentes et que les documents justificatifs y sont joints.

Le contrôle documentaire consiste également à l’examen des documents annexés à la déclaration


pour s’assurer de leur authenticité et la cohérence de leur énonciations en relation avec l’opération
considérée.

En cas de doute fondé, notamment le manque de cohérence ou de concordance entre les éléments
déclarés et ceux contenus dans les documents commerciaux, le service douanier peut procéder à la
vérification physique.

B. Vérification physique de la marchandises


La vérification physique de la marchandise a lieu lorsqu’elle est décidé par le système informatique
de l’administration. Elle peut être décidé également par le responsable du bureau de dédouanement
sur la base de l’analyse des risques des énonciations de la déclaration, quand bien même elle ait été
admise pour conforme par le système de sélectivité.

Lors de la vérification physique, le service douanier doit s’assurer notamment de l’espèce des
marchandises, leur origine, leur quantité et leur valeur, ainsi que leur conformité aux énonciations de
la déclaration.

La vérification physique peut être effectuée sur épreuve et, si cette dernière révèle des
discordances ou des doutes, elle pourra être intégrale.

C. Liquidation, ordonnancement et acquittement des droits et taxes


les droits et taxes à percevoir sont ceux en vigueur à la date d’enregistrement de la déclaration en
détail, sauf dans le cas de déclaration déposée par anticipation prévue par l’article 66, 2° ou en cas
d’application de la clause transitoire prévue par l’article 13, ou du tarif plus favorable prévu par
l’article 90.

La liquidation de droits et taxes est effectuée sur la base des résultats de l’étude documentaire et la
vérification physique s’il y a lieu.

La fiche de liquidation est éditée en trois copies, une copie est jointe à l’exemplaire recette, une
deuxième est gardée dans le dossier à archiver et la troisième est remise au redevable avec
l’exemplaire B.A.E.

Une fois la fiche de liquidation établie, le redevable est tenu d'acquitter les droits et taxes calculés
avant enlèvement des marchandises
D. L’enlèvement de la marchandise
L’enlèvement des Marchandises ne peut être autorisé qu’après le paiement ou la garantie des droits
et taxes exigible et après que la mainlevée des marchandises ait été accordée.

Toutefois, l’administration peut autoriser l’enlèvement des marchandises, après la vérification et


avant liquidation et paiement des droits et taxes, lorsque ledit paiement a été garanti conformément
aux dispositions des articles 96 et 98

9. La valeur en douane (Articles 20 à 20 duodecies)

La valeur en douane, telle qu’elle résulte des dispositions de l’article 20 du code des douanes est
constituée par « la valeur transactionnelle, c’est-à-dire le prix effectivement payé ou à payer pour les
marchandises lorsqu’elles sont vendues pour l’exportation à destination du territoire assujetti après
ajustement conformément aux dispositions de l’article 20 ter.

La valeur déclarée (transactionnelle) des marchandises correspondant à la valeur CAF, augmentée


des frais de déchargement et de manutention connexes au transport des marchandises importées
jusqu’au lieu d’introduction dans le territoire assujetti ;

10. La notion de vente

L’utilisation de la valeur transactionnelle implique obligatoirement que la marchandise à évaluer ait


fait l’objet d’une vente au moment de l’importation. Ainsi, la valeur transactionnelle ne peut être dans
les cas suivants :

- Les livraisons gratuites ;


- Marchandises importées par des intermédiaires qui ne les achètent pas et les vendent après
l’importation.
- Marchandises importées par des succursales qui n’ont pas la personnalité juridique
- Marchandises importées en exécution d’un contrat de location ou de crédit-bail.
- Marchandises qui ont été cédées en prêt en restant la propriété de l’expéditeur.

11. Le Prix effectivement payé ou à payer

Le prix effectivement payé ou à payer doit s’entendre du paiement total déjà effectué au moment du
dédouanement ou à effectuer après cette date, par l’acheteur au vendeur, ou au bénéfice de celui-ci
pour les marchandises importées.

Ce prix comprend tous les paiements effectués ou à effectuer comme condition de la vente des
marchandises importées, par l’acheteur au vendeur, ou par l’acheteur à une tierce partie pour
satisfaire à une obligation du vendeur.

Ce règlement peut être fait par tous moyens de paiement et peut s’effectuer directement ou
indirectement. Il y a lieu de considérer comme paiement indirect, par exemple, le règlement total ou
partiel par l’acheteur d’une dette du vendeur.
12. Les ajustements à effectuer (Art. 20 ter du CDII)

- Eléments supportés par l’acheteur mais non inclus dans le prix effectivement payé ou a payer :
 Commissions et courtages à l’achat ;
 Coût des contenants et des emballages ;
- Produits et services fournis directement ou indirectement par l’acheteur sans frais ou a cout
réduit :
 Produits entrant dans la fabrication des marchandises importées ;
 Outils, matériels et objets similaires ;
 Travaux d’ingénierie, d’étude, d’art et de design, plans et croquis.
- Redevances et droits de licence ;
- Produit de revente ;
- Frais de transport et autres frais relatifs à la livraison des marchandises.

13. Autres méthodes d’évaluation des marchandises à l’importation

- Valeur transactionnelle des marchandises identiques


- Valeur transactionnelle des marchandises similaires;
- Méthode déductive ;
- Méthode calculée ;
- Méthode de dernier recours.

14. Les règles d’origine

La convention de Kyoto sur la simplification et l’harmonisation des régimes douaniers définit les règles
d’origine comme étant les « dispositions spécifiques appliquées par un pays pour déterminer l’origine
des marchandises et faisant appel à des principes établis par la législation nationale ou par des
accords internationaux ».

- Les règles d’origine non préférentielles ;


- Les règles d’origine préférentielles

15. Intérêts des règles d’origine

- L’octroi des préférences tarifaires ;


- L’imposition du droit antidumping ou droit compensateur ;
- L’application des mesures sanitaires et phytosanitaires ;
- L’élaboration des statistiques commerciales
- La délivrance des certificats d’origine.

16. Critères de l’obtention de l’origine


A. L’entière obtention
Par marchandises entièrement obtenues dans un pays on entend :

- les produits minéraux extraits de son territoire ;


- les produits du règne végétal qui y sont récoltés ;
- les animaux vivants qui y sont nés et élevés;
- les produits provenant d’animaux vivants qui y font l’objet d’un élevage ;
- les produits de la chasse et de la pêche qui y sont pratiquées ;
- ….

B. La transformation suffisante
- Le changement de la classification tarifaire du produit obtenu par rapport à celles des matières
non originaires mises en œuvre (généralement à quatre chiffres du Système Harmonisé).

Exemple : « fabrication à partir de matières d’origine tierce de toute position, à l’exclusion des
matières relevant de la même position que le produit. »

- La valeur ajoutée locale : Calculée en pourcentage ad valorem sur la base du prix départ usine
du produit.

Exemple : « fabrication dans laquelle la valeur de toutes les matières d’origine tierce utilisées ne doit
pas excéder 50% du prix départ usine du produit

- Des opérations de fabrication ou de transformation bien déterminées :

Exemple : « Fabrication à partir de fils simples »

C. Transport Direct
Le transport des produits originaires est considéré comme direct lorsqu’il s’effectue sans emprunt
de territoires de pays tiers.

Toutefois, le transport de ces produits peut être effectué avec emprunt de territoires autres que ceux
des pays partenaires avec le cas échéant, transbordement ou entreposage temporaire, sous réserve
que ces produits soient restés sous la surveillance des autorités douanières du pays de transit ou
d’entreposage, n’ayant pas été mis dans le commerce ou à la consommation et n’ayant subi aucune
manipulation autre que le déchargement et le rechargement ou toute opération destinée à assurer
uniquement leur conservation en l’état.

19. Preuve de l’origine


e caractère originaire des produits échangés, notamment dans le cadre préférentiel doit être attesté
par un certificat d’origine dont le modèle et le visa doivent être conformes aux spécimens arrêtés et
communiqués par les pays partenaires.

Des tolérances sont parfois accordées pour que la preuve de l’origine ne soit fournie que par une
simple déclaration sur facture établie par le fournisseur ou par des exportateurs préalablement agréés
auprès des autorités douanières du pays d’exportation.

Des cas des exemptions de la preuve sont également prévus par certains accords (Accord Maroc-
USA)

20. le Système Harmonisé

Le SH est une nomenclature exclusivement numérique conçue pour classer toutes les marchandises
physiques transportables.

- 1241 positions composées de plusieurs sous-positions


- regroupées en 97 chapitres,
- articulés en 21 sections.
- Les Règles Générales Interprétatives (RGI)
- Les notes de la section
- Les notes du chapitre
- Les notes de sous-position

21. Les Règles Générales Interprétatives (RGI)

1. Le libellé des titres de Sections, de Chapitres ou de Sous-Chapitres n'ayant qu'une valeur indicative,
le classement étant déterminé d'après les termes des positions et des Notes de Sections ou de
Chapitres et d'après les Règles suivantes :

2. a) Toute position du SH couvre aussi bien l’article complet, ainsi que l’article incomplet ou non fini,
à la condition qu’il présente, en l’état, les caractéristiques de l’article complet ou fini. Ainsi, L’article fini
ou complet, présenté à l’état démonté à classer à la même position d’un article monté.

b) une position qui mentionne une matière déterminée, peut couvrir cette matière qu’elle soit
présentée à l’état pur, mélangée ou associée à d’autres matières, dans ces deux dernières cas, les
modalités de classement de ces matières sont fixées par la RGI 3 suivante :

3. Lorsque des marchandises paraissent devoir être classées sous deux ou plusieurs positions, par
application de la Règle 2 b) ou dans tout autre cas le classement s'opère comme suit :

a) Dans la position la plus spécifique, toutefois, si deux ou plusieurs positions peuvent être
considérées également comme spécifiques (matières mélangées, assortiments), le classement est
opéré suivant la règle suivante:
b) Les marchandises présentées sous formes des matières mélangées ou sous forme
d’assortiments, doivent être classées d’après la matière, ou l’article dominant, qui leur confère leur
caractère essentiel.

c) Lorsque les règles 3a et 3b ne peuvent être appliquées, les marchandises doivent être classées
dans la position placée la dernière par ordre de numérotation, parmi celles valablement prises en
considération pour leur classement.

4. Les marchandises qui ne peuvent pas être classées en vertu des Règles visées ci-dessus sont classées
dans la position afférente aux articles les plus analogues.

5. a) Les étuis pour appareils photographiques, pour instruments de musique, pour armes, pour
instruments de dessin, les écrins et les contenants similaires, spécialement aménagés pour recevoir un
article déterminé ou un assortiment, susceptibles d'un usage prolongé et présentés avec les articles
auxquels ils sont destinés, sont classés avec ces articles lorsqu'ils sont du type normalement vendu
avec ceux-ci. Cette Règle ne concerne pas, toutefois, les contenants qui confèrent à l'ensemble son
caractère essentiel.

b) Sous réserve des dispositions de la Règle 5 a) ci-dessus, les emballages contenant des
marchandises sont classés avec ces dernières lorsqu'ils sont du type normalement utilisé pour ce
genre de marchandises. Toutefois, cette disposition n'est pas obligatoire lorsque les emballages sont
susceptibles d'être utilisés valablement d'une façon répétée.

6. Le classement des marchandises dans les sous-positions d'une même position est déterminé
légalement d'après les termes de ces sous-positions et des Notes de sous-positions ainsi que d'après
les Règles ci-dessus.

22. Droits et taxes perçus à l’importation

- Droits d’Importations (DI varie entre 2,5 % et 339%) ;


- Taxe Parafiscale à l’Importation (0,25%)
- TVA (20%, 14%, 10%, 7%, exonérée) ;
- Taxes sur le bois importé (12%) ;
- Taxes sur Vins et Bières : TVB (5 dirhams l'hectolitre volume) ;
- Taxe de magasinage (Exempt, 2%, 6%, 10%) ;
- Redevance sur l’utilisation par les usagers des systèmes informatiques de l’administration des
douanes et impôts indirects ;
- Taxe de commercialisation de la pulpe sèche de betterave (10 dirhams par 100 kg) ;
- Taxe spéciale sur les ciments (1000,00 DH par tonne) ;
- Autres droits et taxes perçus au titre du concours de l’administration aux autres services (Taxes
d’inspection sanitaire vétérinaire ; Taxe d’inspection sanitaire des végétaux ; Droits de timbres,
…).
- Taxe Intérieure de consommation (TIC)
- TIC sur Eaux gazeuses ou non gazeuses, eaux minérales, eaux de table ou autres, limonades
préparées avec du jus de citron ;
- TIC sur Vins ;
- TIC sur Bières ;
- TIC sur boissons alcoolisées spiritueuses ;
- TIC sur l’Alcool ;
- TIC sur les produits Energétiques ;
- Droits d’essai applicables aux ouvrages de platine, d'or ou d'argent ;
- TIC sur tabacs manufactures