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INTRODUCTION :

Les gisements d’hydrocarbures sont formés d’un ou de plusieurs réservoirs rocheux souterrains
d’origine sédimentaire contenant des fluides (eau, hydrocarbures liquides et hydrocarbures
gazeux) dont ceux recherchés sont les hydrocarbures. Généralement, une simple production
dans le gisement ne permet la récupération que d’une faible d’hydrocarbures ceci due à la chute
de pression graduelle observée tout au long de la production. Afin d’éviter cela, et de s’éviter
une rentabilité médiocre, les pétroliers du monde entier mirent sur pied de technologies qui
permettraient d’obtenir de meilleurs taux de récupération ou qui rendraient possible
l’exploitation de gisements connus auparavant comme inexploitables. Toutefois, l’on est tenté
de se demander si ces technologies, en dépit de leur efficacité ne sont pas destructrices pour
l’environnement. Ainsi, dans le cadre de notre étude, il est opportun de présenter les facteurs
de récupération d’une part et d’autre part les mécanismes de production des hydrocarbures dans
le réservoir.

I- Facteurs de récupération des hydrocarbures :

1) Propriétés adhésives de l’hydrocarbure : mouillabilité

La mouillabilité à l’eau (par comparaison à l’huile) d’un échantillon de roche-réservoir est


définie comme étant l’aptitude de ses pores à être recouverts préférentiellement par l’eau plutôt
que l’huile. Ce paramètre est reconnu comme étant déterminant dans la caractérisation des
réservoirs. Il contrôle la distribution des fluides dans les pores et joue un rôle important dans
les déplacements polyphasiques. Les réservoirs pétroliers sont généralement de mouillabilité
de grès d’affleurement permet de se mettre en conditions proches de celles des réservoirs. La
modification de mouillabilité se fait par lise en contact prolongée des surfaces morales avec
l’huile brute contenant des composés polaires. Les interactions entre brut et les surfaces
minérales modifient en effet les propriétés de surface de ces dernières vers une plus forte
mouillabilité à l’huile. Une étude détaillée des interactions susceptibles d’aboutir à une
modification de la mouillabilité a été faite par (Buckley, 1998).

Détermination : la mouillabilité de l’échantillon peut être déterminée en mesurant les angles de


contact à l’avancée et au recul entre l’huile et la roche. En pratique, ces angles sont mesurés en
posant la goutte entre deux échantillons de roche plans, polis qui sont plongés dans la saumure.
L’une des deux plaques est déplacée latéralement en laissant l’autre immobile. L’angle de
contact à l’avancée est défini comme étant l’angle maximum entre la goutte et la plaque à partir
duquel l’interface huile/plaque commente à se déplacer. De même manière, l’angle de contact
au recul st l’angle minimum avant le déplacement de l’interface au recul. L’inconvénient de
cette méthode de mesure de mouillabilité est que les surfaces utilisées ne sont pas
représentatives de la surface de la roche même si les résultats mettent clairement en évidence
l’altération de la mouillabilité, ils peuvent difficilement rendre compte de la réalité des roches
réservoir à cause des hétérogénéités qu’ils peuvent comporter. L’autre méthode porte sur la
méthode Amott-IFP (Matick, 2010).

2) Temps de vieillissement :

La qualification des taux d’huile brute récupérés par imbibition spontanée est une manière de
diagnostiquer la mouillabilité des milieux poreux. La quantité de brut récupérée varie en
fonction du temps de contact roche/brut. Plus le temps vieillissement est long, moins le
déplacement de l’huile par capillarité est important. Ceci est le résultat d’une altération plus
important de la mouillabilité. Cette évolution de la mouillabilité est mise en évidence dans les
expériences de dépôt de goutte sur des surfaces de quartz lisses où l’ange de contact favorise la
rupture du film dans le système poral. Cette rupture est essentielle mêle si elle n’est qu’une
première étape dans le processus de modification de la mouillabilité en surface. Les autres
étapes dépendent de la composition de l’huile et des types de liaison avec la surface minérale.
Le fait qu’il y’ ait plus d’huile absorbée à la surface des pores défavorise la récupération en
imbibition spontanée (Cissokho, 2010).

3) pH :

La remarque la plus récurrente est que la récupération de brut par injection d’eau de basse
salinité s’accompagne d’une augmentation du pH de la phase aqueuse effluent. Cette
augmentation du pH est quasi instantanée lorsque l’eau peu salée est injectée. Elle apparaît donc
avant même que la production d’huile brute ne reprenne. Cette évolution est due à deux
réactions concomitantes : la dissolution des carbones et les échanges des cations entre la
saumure et l’argile. Le rôle joué par le pH sur les mécanismes de récupération additionnelle est
considéré comme essentiel par alors que pour d’autres auteurs, elle est une réaction du milieu
à la modification du fluide environnant qui n’influence pas le déplacement microscopique des
hydrocarbures. L’augmentation du pH comme étant à l’origine du mécanisme de déplacement
microscopique des hydrocarbures, de plus, il est improbable d’avoir des pH supérieurs à 9 dans
les réservoirs pétroliers à cause de la présence in-situ de CO2 qui tamponné le pH. En effet,
l’influence du pH sur la perméabilité dépend du type de liaison entre les particules d’argile et
la surface des pores. Par contre, lorsque le pH augmente est atteint des valeurs basiques
(supérieurs à 9), des réductions brutales de perméabilité peuvent être observées á cause du
décollement partiel des particules argileuses dans les pores (Jorge, 2012).

4) Notion de saturation, perméabilité :

Outre le pétrole, des quantités importantes d’eau et même de gaz restent piégées. La nature de
la roche-réservoir peut avoir une affinité avec le pétrole (dite hydrophobe) ou avec l’eau qui
l’accompagne (dite hydrophile) ; cette affinité est plus ou moins marquée selon la composition
de la roche. Dans ces conditions, la rétention du pétrole dans la roche est liée aux forces
capillaires, la mobilisation de cette huile résiduelle, implique généralement l’injection de
fluides complexes pour vaincre les forces capillaires. En condition d’équilibre, une goutte de
pétrole reste piégée par l’eau qui est autour d’elle par l’effet de la capillarité. Cependant, les
conditions de piégeage sont différentes selon la nature de la roche et dépendent des tensions
interraciales entre les trois phases qui coexistent. Pour caractériser cette affinité, nous pouvons
mesurer un angle de contact entre ces phases. Pour récupérer le pétrole qui est piégé dans la
roche, il est nécessaire de mettre le système en mouvement. Initialement il existe dans la roche
une fraction de chaud fluide définie comme la saturation, qui va diminuer au fur et à mesure de
l’injection d’un fluide extérieur. Chaque roche se comporte d’une façon différente lors du
passage des fluides et sa résistance à l’écoulement est inversement proportionnelle à une
caractéristique qui est la perméabilité. Chaque fluide a de même une capacité à s’écouler lors
du passage à travers la roche qui est la perméabilité. Chaque fluide a de même une capacité à
s’écouler lors du passage à travers la roche qui est représenté par la mobilité. Dans une situation
idéale, un système avec une haute perméabilité, ou avec une mobilité de la phase huile (pétrole)
élevé, conduira à une réduction significative de sa saturation dans la roche (Jorge, 2012).

5) Mécanisme de production :

a) Mécanismes de drainage :

Le drainage est l’ensemble des mécanismes qui provoquent le déplacement des fluides à
l’intérieur de la roche-réservoir vers le puits de forage. On distingue le drainage naturel d’un
puits et le drainage assiste. Pour le drainage naturel : d’une façon générale, le taux de
récupération pour le gaz est bien supérieur à celui de l’huile du fait de la compressibilité du gaz
et de sa facilité d’écoulement. En moyenne, on obtient les taux de récupération suivants (IFP,
2005):

-75% pour le gaz ;


-30% maximum pour l’huile.

La récupération « naturelle » des hydrocarbures à partir de la roche-réservoir met en œuvre


plusieurs mécanismes, principalement :

-expansion monophasique du gaz et de l’huile : ce mécanisme est efficace pour le gaz par suite
de sa compressibilité. Par contre, il l’est peu pour l’huile (quelques pour cent) ;

-expansion du gaz dissous dans l’huile : quand la pression du gisement baisse, il y’a désorption
et expansion du gaz ;

-expansion du gaz : situé au-dessus du gisement d’huile, le volume d’huile pompé étant
compensé par l’expansion du gaz accumulé en partie supérieure du gisement (gas-cap) ;

-migration de la nappe aquifère : l’eau de la nappe prend la place de l’huile dans les pores de la
roche-réservoir. Ce mécanisme et assez efficace car la faible viscosité de l’eau facilite sa
pénétration dans les pores de la roche.

Concernant le drainage assiste, il se fait par injection d’énergie au moyen de puits annexes
situées à proximité des puits producteurs. Il permet d’augmenter le taux de récupération de
l’huile d’environ 10%. Pour les réservoirs de faible volume et de structure adaptée, on utilise le
drainage secondaire (injection d’eau ou de gaz au-dessus du gisement) voir le drainage tertiaire
(injection de vapeur d’eau). Pour les réservoirs de grande étendue, on injecte de l’eau et/ou du
gaz par des puits injecteurs, on provoque ainsi un drainage radial du réservoir.

b) Mécanismes naturels :

Récupération primaire : il s’agit notamment de l’eau naturelle déplaçant le pétrole vers la base
du puits, l’expansion du gaz naturel au sommet du réservoir, de l’expansion des gaz initialement
dissous dans le pétrole brut et du drainage gravitaire résultant du mouvement du pétrole dans le
réservoir de la partie supérieure vers les parties inférieures où se trouvent.

Récupération secondaire : elle s’appuie sur la fourniture d’énergie externe dans le réservoir en
injectant des fluides pour augmenter la pression du réservoir. Les techniques de récupération
secondaire augmentent la pression du réservoir par injection d’eau, la réinjection de gaz naturel
et d’extraction par injection de gaz, qui injecte de l’air du dioxyde de carbone pu autre gaz dans
le fond d’un puits actif ; ce qui réduit la densité globale de fluide dans le puits de forage.

Récupération tertiaire : Les méthodes thermiques de récupération de pétrole sont des techniques
de récupération tertiaire consistant à chauffer le pétrole, réduisant ainsi sa viscosité et le rendant
plus facile à extraire. L’injection de vapeur est la méthode thermique la plus courante et est
souvent réalisée avec une centrale de cogénération. Dans ce type de centrale, une turbine à gaz
est utilisé pour produire de l’électricité et de la chaleur perdue est utilisée pour produire de la
vapeur, qui est ensuite injectée dans le réservoir.

En d’autres termes :

La porosité : plus la porosité est grande, plus la saturation en huile est possible ce qui est un
avantage pour la récupération primaire et secondaire.

La perméabilité : pour la récupération secondaire, comme pour la primaire forte perméabilité


est un facteur favorable. Toutefois, il existe une limite supérieure de perméabilité au-delà de
laquelle la récupération secondaire devienne non rentable. Elle dépend de l’homogénéité du
réservoir. Il est à noter qu’une faible perméabilité est moins gênante dans un gisement gazier
que dans un gisement d’huile du fait de la plus faible viscosité.

Viscosité des fluides : la caractéristique essentielle des fluides dont on doit tenir compte dans
l’établissement d’un projet d’un de récupération assistée est la viscosité. Si les fluides sont très
visqueux, les vitesses de déplacement sont faibles, les gradients de pression étant limités (IFP,
2005).

II- MECANISME DE PRODUCTION DES HYDROCARBURES :

Entre octobre et décembre 1973, éclata le premier « choc pétrolier » de l’histoire. Jusqu’aux
années 1970, les grandes compagnies pétrolières imposent aux pays producteurs de pétrole des
prix faibles où le baril de pétrole vaut moins de 2$. Un deuxième facteur est le conflit israélo-
arabe. Suite à cet événement, le prix du pétrole est multiplié par plus de quatre et passe de
2,59$/baril en octobre 1973 à 11,65 $/baril en décembre 1973, en référence au brut léger arabe.
A cette époque, on opérait surtout selon les techniques de récupération primaire, mais à partir
du moment où les prix ont augmenté, les compagnies ont cherché à mettre au point des
techniques de récupération assistée afin d’augmenter le coefficient de récupération. Par la suite,
la chute des prix du pétrole dans les années 1980 a rendu non rentable économiquement
l’utilisation de ces techniques de récupération améliorée (Jorge, 2012).

II-1) Récupération primaire :

Un gisement de pétrole est constitué d’une accumulation géologique d’hydrocarbures sous


forme liquide ou sous forme gazeuse. Même à l’état liquide, dans les conditions du gisement,
le liquide content une certaine quantité de gaz dissous qui va être libérée des lors que la pression
est abaissée, soit en raison de la production, soit du fait de la remontée du fluide en surface. Dès
qu’un forage met en communication ce gisement, avec la surface de la terre, la pression va
expulser le pétrole et le gaz vers la surface, comme si on retirait la soupape d’un autocuiseur.
La méthode dite « primaire » consiste à récupérer passivement une partie du pétrole grâce à la
pression élevée existant dans le gisement. Elle est une phase plus ou moins naturelle. Le pétrole
se situe entre une couche d’eau et une couche de gaz, l’eau qui est présente déplace
naturellement le pétrole vers la base du puits lorsqu’il y’a us expansion de gaz. Aussi, la
pression qui pousse le pétrole à jaillir est spontanée si la pression dans le gisement descend au-
dessous du point de bulle de l’huile contribuera à augmenter le taux de récupération. Dans ce
cas, le puits est qualifié « d’éruptif ». Le taux de récupération primaire se situe entre 5% et
10% pour les bruts extra-lourds comme ceux de l’Orénoque au Venezuela, par exemple ; il peut
atteindre 25% sur certains gisements de la mer du Nord contenant un pétrole léger, très fluide,
voire de 25 à 20% (plus le gisement est riche en gaz plus la récupération primaire sera
importante). Tant que la pression souterraine dans le réservoir de pétrole est suffisante, pour
forer le pétrole vers la surface, il est seulement nécessaire de placer un agencement complexe
de vannes (arbre de noël) sur la tête du puits pour raccorder le puits à un réseau de canalisation
vers des systèmes de stockage et de développement. Cette récupération atteint ses limites
lorsque la pression devient trop basse dans le réservoir rendant la production faible d’où la
récupération améliorée pour poursuivre la production.

II-2) Récupération secondaire :

A mesure que le pétrole et le gaz sont produits, la pression baisse à l’intérieur du réservoir. Afin
de stabiliser cette pression au-dessus du point de bulle et d’augmenter la quantité d’huile
récupérée, on va injecter des fluides dans le gisement, en premier lieu de l’eau ou du gaz ayant
pour objectif : la maintenance de la pression de gisement pour soutenir la production et assurer
le balayage de l’huile pour augmenter le taux de récupération. Ce sont ces opérations que les
techniciens appellent la récupération secondaire. L’injection d’eau est le procédé le plus ancien
de récupération mais reste le plus employée qui se fait à la base du gisement, ou bien en
périphérie afin d’opérer une sorte de balayage qui poussera l’huile vers les puits de production,
tout en maintenant la pression dans le réservoir (BOUTERCHA et al, 2016). Cependant elle
présente une série de précaution à savoir « il faut éviter que l’eau injectée, apporte des ions
entrant en réaction avec ceux contenus dans l’eau du gisement. Ils pourraient donner des sels
insolubles qui toucheraient les pores de la roche». L’injection de gaz demeure un atout
important dans la récupération, répondant au même objectif. Elles sont réalisées au sommet du
gisement quand il s’agit simplement de faire remonter la pression, soit à la base pour qu’il
déplace vers le puits de production de pétrole tout en minimisant la ségrégation gravitaire. Elle
est utilisée pour les réservoirs à huile légère et pour les formations à forte perméabilité.
L’analyse de déplacement du gaz miscible repose sur les concepts des écoulements diphasiques
(gaz, huile) en terme de perméabilité relative, saturation d’huile, de gaz et GOR (Gas Oil Ratio).
Les injections de gaz sont souvent plus efficaces mais plus onéreuses que les injections d’eau
du point de vue de compression. En effet, dans certains gisements, notamment le Moyen-Orient,
des taux de récupération de 60% par injection d’eau sont observés. Néanmoins, le taux de
récupération moyen par injection secondaire est de l’ordre de 20% (Ngatchou, 2017). Elle
atteint ses limites lorsque, la proportion d’eau est supérieure à celle de l’huile au niveau des
mélanges récupérés dans les puits de production.

II-3) Récupération tertiaire :

Normalement, le pétrole qui ne peut pas être extrait par la récupération primaire ni par la
récupération secondaire reste fixé dans la roche par action des forces capillaires (cas de
réservoirs de pétrole léger) ou bien du fait des viscosités très élevées (cas des bruts lourds ou
des sables bitumineux). C’est-à-dire, qu’il reste dans les puits une quantité d’huile importante
qui est mesurée par une quantité appelée la « saturation d’huile ». La récupération tertiaire vise
alors à pousser plus efficacement le brut vers les puits producteurs. En général, les méthodes
de récupération tertiaire sont divisées en méthodes chimiques (très utilisées et efficaces dans la
récupération de bruts lourds) et en méthodes non thermiques (pour la récupération de bruts
légers) elles même classées en miscible, immiscibles et chimiques (Jorge, 2012).

-Injection de polymères :

Les opérations de balayage destinées à pousser le pétrole vers les puits de production
rencontrent des limites dans le cadre de la récupération secondaire. « L’eau est un à cent fois
moins visqueuse qu’un pétrole conventionnel explique Gérard Renard. Si on veut obtenir un
balayage-piston efficace, il faut s’épaissit pour donner au fluide injecté une viscosité aussi
proche que possible de celle du brut qu’on veut récupérer. Pour y parvenir, on utilise des
polymères dosés sur mesure en fonction des caractéristiques du gisement ». Ces polymères,
d’ailleurs, peuvent être utilisés pour un autre objectif : rendre moins perméables certains
couches du réservoir qui facilitent la migration de l’eau vers les puits de production, au point
d’empêcher la sortie du pétrole contenu dans les couches moins perméables : pour éviter les
venues d’eau. L’IFP a mis sur pied un type de polymère nommé : « stargel » constitué d’un
microgel calibré qui peut être adapté pour traiter efficacement différents types de réservoir. Ce
nouveau produit sera testé sur un gisement en exploitation.

-Injection de CO2 :

« le gaz carbonique présente une bonne affinité avec le pétrole » d’une part, il diminue les forces
capillaires qui retiennent l’huile dans les pores de la roche, d’autre part, il diminue la viscosité
et fait augmenter le volume du pétrole, rendant ainsi la production plus facile et même possède
l’avantage d’être supercritique dans les conditions de réservoir. La mise en œuvre de ce procédé
suppose évidemment de pouvoir disposer de CO2. Cette technique a notamment été utilisée en
Turquie au cours des vingt dernières années à partir de gisements de gaz carbonique situés dans
le sous-sol. La récupération assistée par injection de CO2 se fait via deux processus,
déplacement miscible ou immiscible, dépendant de la température, de la pression et des
caractéristiques de l’huile. Dans le déplacement miscible, le CO2 se mélange complètement à
l’huile, pour former un fluide à faible viscosité. 4 à 12% de pétrole supplémentaire peuvent être
récupérés par ce processus. Dans le déplacement immiscible, si la pression du réservoir est trop
faible et la densité de l’huile trop élevée, le CO2 ne se mélange pas complètement à l’huile,
mais entraine une augmentation de son volume, diminue la viscosité et augmente sa mobilité.
C’est principalement le cas des huiles visqueuses et/ou lourdes, le CO2 et l’huile forment alors
deux phases distinctes. 18% de la fraction étant déjà produite. Dans les deux cas, une partie de
CO2 reste piégé dans le réservoir (environ 60%) (PACINI, 2016).

-Injection de vapeur :

Paru augmenter la fluidité du pétrole, notamment lorsqu’il s’agit de bruts lourds, extra-lourds
ou de sables bitumineux on va chercher à réchauffer une partie du réservoir en y injectant de la
vapeur. C’est une technique qui se révèle efficace lorsque les gisements sont peu profonds. Au-
delà de 1000m de profondeur, on perd de l’énergie, le fluide qui arrive en bas n’est plus de la
vapeur mais de l’eau chaude. Deux méthodes sont principalement utilisées pour réchauffer le
brut (IFP, 2005):

*Les injections cycliques ou « Huff and puff » :

On injecte de la vapeur dans le gisement, puis on attend pendant plusieurs jours, en pratique
une à deux semaines, que la chaleur se soit diffusée dans le réservoir et ait réchauffé le pétrole.
Après quoi on reprend un cycle de production. Lorsque le sous-sol est perméable, on peut
également accompagner le cycle de production d’opérations de balayage par injection de vapeur
afin de pousser le brut vers le puits de production. Cette méthode est plus utilisée au Canada.

*La récupération gravitaire assistée par injection de vapeur ou SAGD (Steam Assisted Gravity
Drainage) :

Il s’agit d’une méthode relativement sophistiquée. Il faut l’abord frère une série de doublet :
Chase doublet étant constitué de deux puits horizontaux parallèles distants de 3 à 5 mètres. Il
est à la méthode précédente, sauf qu’ici l’injection de vapeur est continue. Une autre technique
de récupération repose sur la combustion in situ qui consiste à réchauffer la roche en faisant
brûler une partie du pétrole dans le gisement lui-même à une température allant de 600 à 800°C ;
la combustion est alimentée par une injection d’air. Ce sont les fractions les plus lourdes du
pétrole qui brûlent (5 á 10% du brut contenu) (Jorge, 2012).

CONCLUSION

Parvenu au terme de notre analyse, où il était question de présenter les facteurs de récupération
et les mécanismes de production, il ressort que les méthodes de récupération primaire,
secondaire et tertiaire rapportent les bénéfices impressionnants aux producteurs malgré leur
coût élevé. Aussi, il a été regrettable de constater que les outils, les matériels et les techniques
utilisés lors de ces méthodes sont très perturbatrices pour l’environnement : c’est-à-dire autant
pour la faune et la flore, le sol et les être vivants. Dans ce contexte, quels sont donc les mesures
à prendre pour le maintien de l’équilibre de l’environnement ?

References
BOUTERCHA, M., & CAMBIC, N. (2016). Les problèmes de récupération secondaire de
pétrole en Algérie: Etude de cas du champ HMD. Mémoire.
Buckley, J. (1998). Mechanisms of welling alteration by crude oils. Paris.
Cissokho, M. (2010). Etude expérimentale des interactions huile brute/saumure roche sur la
récupération d'hydrocarbures. Bordeaux: HAL.
IFP. (2005). Comment accroitre et renouveler les reserves de pétrole et de gaz., (p. 45). Paris.
IFP. (2005). Formation exploration et production des gisements. Paris.
Jorge, A. (2012). Viscoélasticité et récupération améliorée du pétrole. Paris: HAL.
Matick, C. (2010). Etude expérimentale des interactions huile brute/saumure roche sur la
récupération d'hydrocarbures. Bordeaux: HAL.
Ngatchou. (2017). Transfert en milieux poreux . Yaoundé.
PACINI, C. (2016). Reactivité des hydrocarbures en réponse à une injection de CO2/O2 dans les
conditions de reserves pétrolieres déplétes-modélisation expérimentale et numérique .
Université Kasdi Merbah Ouargla.