Vous êtes sur la page 1sur 8

Votre PROGRAMME de droit

ANNALES 2 0 1 9
administratif L2 traité à travers les
DIFFÉRENTES ÉPREUVES
rencontrées en TD et lors de l’EXAMEN
Les CORRIGÉS sont CONFORMES
aux attentes de votre professeur et à ce que ANNALES

CORRIGÉES ET COMMENTÉES
vous pouvez réaliser dans le temps imparti. CORRIGÉES ET COMMENTÉES
FINAL (dissertation, commentaire d’arrêt,
cas pratique, QRC et QCM).
2019
les mêmes
aisée car ce sont
cependant pas de police
distinction n’est plus, une opération
juge judiciaire. Cette d’opérations. De iaire (T. confl., 5 déc.
nt ces deux types tion de police judic
autorités qui mène trans former en opéra
peut se
administrative times contre D Mots
elle ch). La définition de
la police

que
Alpes -Mari inistrative. le nécessite

Dissertation juridi
1977, Préfet des de la police adm administrative généra uer des
e au sein même polices admi-
disting

Sous la direction de
également de la
ction doit être opéré générale et les
Sujet 14
s spéciales.
Une seconde distin e administrative le maintien de polices administrative
différencier la polic rale a pour but
Il s’agit alors de géné

LICENCE 2
inistra tive au nivea u
La police adm Premier ministre
nistratives spéciales. ensemble. Elle est exercée par le trées  : maire (au
son autorités déconcen
inistrative
Delphine Pollet-Panoussis
sujet suivant : l’ordre public dans rtient aux inistra -
Vous traiterez le de la police adm u local, elle appa
u départemental).
Les polices adm
lic : fondement national. Au nivea
:
Durée de l’épreuve et préfet (au nivea par un but
« L’ordre pub niveau communal) tive générale soit
3 heures police administra iques,
distinguent de la et monuments histor nte
générale » tives spéciales se c (police des sites ité différe
Aucun document tien de l’ordre publi ues par une autor
n’est autorisé autre que le main qu’el les sont déten par exemple
se…), soit parce cinéma appartient
police de la chas (la polic e du
inistrative générale
de la police adm
Culture). re les déci-
au ministre de la l’obligation de prend
Zaoui) tive générale ont
CORRECTEUR (N. police administra elles engagent
leur respon-
OBSERVATIONS DU e com- Les autorités de l’ordre public sinon mesures visant
donc une très bonn s pour protéger me de l’ensemble des
ique, il nécessite et une sions nécessaire M. et M A). Il s’agit à l’ordr e public. La
ique mais techn notions juridiques sabilité (CE, 19 nov.
2013, de troub le
Le sujet est class ite maîtrise des ntent un risque rtant pour
cours, une parfa activités qui prése er potentiel impo
préhension du à empêcher les titue donc un dang contrôle strict rédigée selon
. de tive générale cons elle fait l’objet d’un L’introduction est
l’entonnoir »
rigueur exemplaire t évidemment pas police administra Pour cette raison les mesures de la « technique de
notio ns, il ne s’agi és individuelles. -ci s’assure que ssivement
présentant deux elles. les droits et libert administratif. Celui t (CE, 19 mai pour recentrer progre
problématique.
Comme tout sujet alyser les liens entre de proportionnalité
par le juge
ées aux buts qu’el
les pours uiven le sujet jusqu’à la
ment mais d’an rtionn n exclusive aînement des idées
doit être
les traiter successive tualité et il ne faut
donc
police sont néce
ssaire s et propo
e public étant la missio L’ench

LICENCE 2
t d’un sujet d’ac maintien de l’ordr
nt.
ique », il s’agi copie s seron t En outre , le autor ité à ce titre serait naturel et cohére
« class meilleures toute action d’une

DROIT
Malgré son côté tions récentes. Les 1933, Benjamin). à l’ordre public
traiter les évolu jurisprudences. inistrative générale, un trouble avéré
pas oublier de sant les nouvelles de la police adm n’éta it pas justifiée par exem ple). Enfin, Vous pouvez précise
r, que dans
abordant et analy alité si elle et autre s par istratif
justement celles entachée d’illég droits de l’Homme
admin
Elle doit comporter
tous osantes cet arrêt, le juge
2016, Ligue des garde des comp refuse d’ériger l’esthé public.
tique comme
les éléments attend
us : l’accroche, (CE, ord., 26 août se limiter à la sauve peut par
termes du sujet, tive générale doit -sur-Yvette). Elle ne composante de
l’ordre
la définition des la police administra Commune de Bures sexuelles (TA Cer-
sa délimitation et
son intérêt,
(CE, 11 mars 1983, discriminations
la problématiqu
e et l’annonce de l’ordre public de la prévention des de la lutte contre la
Introduction en une au titre au nom
du plan.
consiste d’une part, exemple pas agir een) ou encore
double nature. Elle part, en une 2005, Société Jasm e S).
tive possède une e public ; d’autre gy-Pontoise, 21 juill. 15 nov. 2010, Patric
L’action administra citoyens : le servic tive. L’opposition ale (CAA Nancy, e administra-
ation au profit des police administra maltraitance anim ment de la polic
activité de prest socia le : la certaines le véritable fonde . Il est donc La problématiqu
e ne doit pas
maintien de la paix être nuancée car public est ainsi d’être et la limite répétition du sujet,
tement activité visant au doit cependant mentation La notion d’ordre la fois la raiso n
re public se limiter à une
lice administrative elle constitue à une véritable

ADMINISTRATIF
Veillez à citer correc à édicter une régle de la notion d’ord elle doit montrer
dentielles : service public/po essentiellement Bouguen). tive générale, dont claire et stricte inistrative i. Elle peut
les références jurispru jugement
e public consistent ass., 2 avr. 1943, une conception ités de police adm réflexion sur celui-c
d’une question.
juridiction, format
ion de
activités de servic s profe ssion nels CE,
si la distinc- essentiel d’adopter oirs des autor et peuv ent e la forme
l’étendue des pouv
prendr
s’il y a lieu, date,
nom de
mission des ordre e public. Même és individuelles
la décision. (par exemple, la un véritable servic de mettre car elle détermine tatoir es aux libert
que de l’ordr e
de police constitue ite, elle a l’intérêt par essence atten conception juridi
En outre, l’activité tive n’est pas parfa générale, qui sont cratiq ue. Notre de polic e
c/police administra un danger démo oirs des autorités

DROIT ADMINISTRATIF
sez ici le sujet tion.
Vous recontextuali tion servic e publi de l’adm inistra ainsi présenter cacement les pouv
l de l’action princ ipales fonctions la police e de contenir effi Les (1) et (2) sont
obligatoires.
dans le cadre généra rs bon de en avan t les deux
c est la missio n de public permet-ell
administrative. Il
est toujou
le, de l’ordre publi rale ? t tout fondés
montrer une maîtris
e globale de la de la paix socia la tranquillité, la
sécurité et administrative géné générale sont avan Le plan doit constit
uer une réponse
d’une bonne idée Ainsi, le maintien public comporte à la e administrative r efficace- problématique.
e. Il s’agit iquement, l’ordre moralité publique, Les pouvoirs des
autor ités de polic
e public qui perm
et de les limite cohérente à votre
ite étendue à la
matièr permettre
administrative. Histor
.
tive à la citation ensu de l’ordr n d’un ordre nce de plan doit
d’accroche alterna n s’est n objec tive te de l’app aritio L’anno
idées directrices
ques. La notio té humaine. sur une conceptio récemment la crain autori- d’articuler les deux
la salubrité publi êmes et à la digni est née pouv oirs des
dus contre eux-m
lien entre les deux t, les .
Vous faîtes ici le ité de régle- ment (1). Cepe
ndan contenir de votre démon
stration
le sujet. protection des indivi une activ véritablement de pas de les
notions composant
orte essentiellem
ent permettant plus Il ne s’agit donc
l’ordre public comp le terrain, qui public moral ne rale (2). ser sans faire de
lien
La protection de tien de l’ordre sur inistra tive géné juxtapo uent, les
Il faut définir l’ordre
public sans activité de main peuvent tés de police adm entre elles. Par conséq nous verrons
les détails, également une Or, ces opérations
rielles de police.
type «
trop entrer dans mentation mais ntif, il s’agit formulations du
rez dans le cadre des opérations maté d à un but préve dans un premier
temps… puis nous
car vous y reviend
du développeme
nt. se manifeste par Si une telle opération répon 1960, Société Fram- verrons dans un
second temps »
objec tifs. 24 juin
répondre à deux polic e adm inistrative (CE, ass., ra d’une opéra tion sont à proscrire.
tion de ssif, il s’agi
il est important bien d’une opéra poursuit un but répre 1968, Consorts
En droit administratif, issances par revanche, si elle T. confl., 15 janv.
d’illustrer vos conna par et autres). En Consorts Baud ; car la
correspondante. (CE, sect., 1951, et police judiciaire 109
la jurisprudence de police judiciaire distin guer polic e administrative nde de celle du
tiel de tif, et la seco
La définition de
la police Tayeb). Il est essen e du juge administra
de la compétenc
administrative généra
le (PAG) première relève
d de définir la
nécessite d’abor
en opposition
police administrative ire.
à la police judicia

108

Dont un dossier de Dissertations


3 COPIES RÉELLES
(notées 8, 12 et 16/20) sont reproduites
Des COMMENTAIRES et des
CONSEILS sont placés en marge
de tous les corrigés pour comprendre
30 SUJETS 3 COPIES RÉELLES
D’ÉTUDIANTS
Commentaires d’arrêt
Cas pratiques
et commentées dans le dossier. leurs points forts et leurs points faibles.

a ve c d e s c o n s e i l s d e m é t h o d o l o g i e

Prix : 14,80 €
ISBN 978-2-297-06843-7
9 782297 068437 www.lextenso-editions.fr
Sujet 7 Dissertation juridique
Durée de l’épreuve :
3 heures Vous traiterez le sujet suivant :
Aucun document « La laïcité à l’école »
n’est autorisé

OBSERVATIONS DU CORRECTEUR (D. Pollet-Panoussis)

Le sujet n’est pas très compliqué, mais il correspond à un point très précis
du cours et il implique donc une connaissance de celui-ci dans le détail.
Vous devez montrer en quoi la laïcité fait l’objet d’un encadrement spéci-
fique à l’école, à travers différentes situations (port d’un signe manifestant
ostensiblement une appartenance religieuse, autorisation d’absence pour
motifs religieux) et pour différents protagonistes (élèves, enseignants, surveil-
lants, parents accompagnateurs…).
Une approche globale est attendue, mais elle ne doit pas se transformer en
Il est important que l’introduction juxtaposition d’exemples.
comporte tous les éléments
attendus : l’accroche, la définition
des termes du sujet, sa délimitation
et son intérêt, la problématique
et l’annonce du plan. Les parents d’élèves accompagnateurs de sorties scolaires peuvent-ils manifester
leurs convictions religieuses par leur tenue ? Faut-il proposer aux élèves des menus
Accroche destinée à susciter différenciés à la cantine ? Faut-il interdire le port du voile islamique à l’université ?
l’intérêt du correcteur, elle peut
prendre la forme de plusieurs Autant de questions qui font aujourd’hui l’actualité et qui supposent de se pencher
questions directement en lien sur l’application du principe de laïcité à « l’école ».
avec l’actualité.
Le fonctionnement des services publics est régi par un certain nombre de grands
principes appelés « lois de Rolland ». Parmi eux, figure le principe de neutralité du
service public, lui-même issu du principe d’égalité devant le service public. Le prin-
cipe de neutralité recouvre en réalité deux acceptions : la neutralité politique qui
implique la non manifestation et la non prise en compte des opinions politiques
des agents et des usagers au sein du service public et la neutralité religieuse qui
Définition du terme « laïcité » suppose, elle, la non manifestation et la non prise en compte des convictions reli-
retenu dans le cadre du sujet.
gieuses des agents et usagers au sein du service public. Cette dernière découle
évidemment du principe de laïcité de l’État, consacré à l’article 1er de la Constitu-
tion de 1958 et issu de la loi du 9 décembre 1905 (dite de « séparation de l’Église
et de l’État ») qui exclut les églises de l’exercice de tout pouvoir politique ou admi-
Définition du terme « école » retenu nistratif.
dans le cadre de ce sujet. Le cas
des universités n’est donc pas à Les lois de Rolland s’appliquant à l’ensemble des services publics (quel que soit
aborder si ce n’est ponctuellement, leur nature ou leur mode de gestion), l’Éducation nationale, à travers ses écoles
à titre comparatif.
publiques (écoles élémentaires, collèges et lycées), est donc soumise au respect
du principe de neutralité religieuse. Bien plus, il semble que le service public de
l’enseignement soit assujetti à une obligation de laïcité renforcée, comme si l’école

64
laïque était une garantie essentielle de la séparation de l’Église et de l’État. Ainsi, le
Préambule de la Constitution de 1946 (qui fait partie intégrante de la Constitution
actuelle) consacre expressément, sous la forme d’un principe particulièrement né- L’objet de ces deux paragraphes
est de définir les termes du sujet
cessaire à notre temps, « l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque et d’en circonscrire les limites.
à tous les degrés ».
Service public à part au vu de sa finalité qui est de former les citoyens de demain
et de transmettre les valeurs républicaines, il apparaît dès lors intéressant d’étudier
la façon dont est mise en œuvre la laïcité dans les écoles publiques. Comment se
manifeste cette obligation de laïcité renforcée dans les écoles ? Formalisation de la problématique.

En réalité, elle se manifeste différemment selon les protagonistes en cause. Il Le plan choisi est simple.
convient donc de distinguer le respect du principe par les élèves en tant qu’usa- Il s’articule autour des différents
acteurs amenés à intervenir
gers du service public de l’Éducation nationale (1) ; et son respect par les agents à l’école. Une approche plus
et « participants ponctuels » à ce dernier (2). théorique/philosophique est
évidemment possible et valorisable.

1 • Le nécessaire respect du principe de laïcité par les élèves

Amenés à séjourner de façon prolongée au sein des établissements scolaires, ci-


toyens en devenir à la conscience en éveil, les élèves ne sont pas des usagers du
service public ordinaires. Alors que ces derniers ne sont en principe pas concer-
nés par le principe de la laïcité, les élèves, en tant qu’« usagers intégrés », sont au Le chapeau annonçant et justifiant
les sous-parties est essentiel.
contraire soumis à son respect. En réalité, si l’administration, sous le contrôle du
juge administratif, veille à concilier liberté de conscience des élèves et principe de
laïcité (A), tel n’est pas le cas s’agissant du port de signes manifestant ostensible-
ment une appartenance religieuse par les élèves pour lequel une vision stricte de
la laïcité s’impose en application de la loi (B).

A) Le principe de la conciliation entre le principe de la laïcité et la liberté


de conscience des élèves

La liberté de conscience et de religion des individus, et donc des élèves, est consa-
crée au plus haut degré de la hiérarchie des normes, notamment à l’article 10
de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 ou à l’article 9 de
la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés
fondamentales. Cette liberté qui implique le droit de manifester ses convictions re-
ligieuses mais également le droit de pratiquer les rites de sa religion, s’oppose au
principe de laïcité des services publics et, en particulier, de l’enseignement public,
garanti notamment par le Préambule de la Constitution du 7 octobre 1946. Une
conciliation entre ces principes contradictoires, sous le contrôle du juge adminis-
tratif, s’avère nécessaire. Ce dernier développe en effet, dès qu’il le peut, une atti-
tude pragmatique, cherchant à concilier au mieux la liberté de culte des élèves
avec le principe de laïcité et les contraintes inhérentes à leurs études.
La jurisprudence sur les autorisations d’absence des élèves pour motif religieux Jurisprudence essentielle pour
est particulièrement éclairante de l’attitude du juge administratif. Dans l’arrêt du illustrer la volonté conciliatrice du
14 avril 1995, M. et Mme Koen, le Conseil d’État juge légal le refus d’inscription en juge administratif en la matière.
classe préparatoire de l’élève Koen au motif de l’impossibilité de le dispenser de
cours tous les samedis matin afin de lui permettre de respecter le shabbat car il
considère que « les contraintes inhérentes au travail des élèves en classe de mathé-
matiques supérieures font obstacle à ce qu’une scolarité normale s’accompagne
d’une dérogation systématique à l’obligation de présence le samedi, dès lors que
l’emploi du temps comporte un nombre important de cours et de contrôles des

65
connaissances organisés le samedi matin ». Dès lors, cela signifie que rien n’em-
pêche l’obtention d’autorisations d’absence individuelles nécessaires à l’exercice
d’un culte ou à la célébration d’une fête religieuse du moment qu’elles sont com-
patibles avec l’accomplissement des tâches inhérentes aux études et au respect
de l’ordre dans l’établissement. Des autorisations d’absence ponctuelles et/ou
sans impact sur le déroulement de la scolarité sont parfaitement envisageables et
compatibles avec le principe de laïcité de l’enseignement.
Cette attitude conciliatrice était également celle du juge administratif s’agissant
La référence à cet arrêt de du port de signes manifestant ostensiblement une appartenance religieuse avant
principe et son explication sont l’adoption de la loi du 15 mars 2004. En effet, dans l’arrêt du 2 novembre 1992,
indispensables à la réussite
de la dissertation.
Kherouaa, rendu à propos du port du foulard islamique, le Conseil d’État consi-
dérait que le port, par les élèves, de signes par lesquels ils entendent manifester
leur appartenance à une religion n’était pas, en lui-même, incompatible avec le
principe de laïcité ; il ne le devenait que lorsqu’il constituait un acte de pression, de
provocation, de prosélytisme ou de propagande, qu’il portait atteinte à la dignité
ou à la liberté de l’élève ou à d’autres membres de la communauté éducative,
qu’il compromettait leur santé ou leur sécurité, qu’il perturbait le déroulement des
activités d’enseignement ou qu’il troublait l’ordre dans l’établissement. Il n’y avait
donc pas d’interdiction absolue à porter un signe manifestant ostensiblement une
appartenance religieuse à l’école, tout dépendait du comportement de l’élève.
Dès lors, cela aboutissait à des solutions contentieuses nuancées et circonstan-
ciées : ainsi si le Conseil d’État annulait une sanction disciplinaire d’exclusion
fondée sur une interdiction générale et absolue (CE, ass., 2 nov. 1992, Kherouaa)
dans un lycée ou sur le simple port d’un foulard sans qu’il soit démontré que
l’intéressée ait accompagné ce port par un comportement lui conférant le carac-
tère d’un acte de pression ou de prosélytisme (CE, 27 nov. 1996, Époux Naderan), il
validait, au contraire, des sanctions d’exclusion définitives fondées sur le manque-
Plus vous citerez de jurisprudences ment à l’obligation d’assiduité, tel un refus d’ôter son voile en cours d’éducation
d’application, meilleure sera physique et sportive (CE, 10 mars 1995, Époux Aoukili) ou sur la participation à des
votre note. mouvements de protestation ayant gravement troublé le fonctionnement normal
de l’établissement (CE, 27 nov. 1996, M. et Mme Chabou et autres).
Cette attitude conciliatrice du juge administratif, cherchant à rendre compatibles
Liaison des sous-parties par une liberté de conscience des élèves et principe de laïcité du service public de l’en-
phrase de transition. seignement, est caractéristique de son positionnement sur le sujet. Elle s’applique
en principe quelle que soit la situation litigieuse et elle est transposable à d’autres
usagers « particuliers », tels que les détenus par exemple. Cette position s’applique
néanmoins sauf dispositions contraires de la loi (B).

B) U
 ne vision stricte du principe de laïcité imposée par la loi du 15 mars
2004 « sur le port de signes ou tenues manifestant ostensiblement une
appartenance religieuse dans écoles, collèges et lycées publics »

La position conciliatrice du juge administratif concernant le port de signes mani-


festant ostensiblement une appartenance religieuse à l’école aboutissait à des
solutions contrastées dans les établissements scolaires (dans certains le «  voile »
était porté et pas dans d’autres) et elle conférait aux chefs d’établissement un très
L’explication de la loi de 2004 large pouvoir d’appréciation. Une application uniforme et objective du principe de
est indispensable. laïcité a été souhaitée par certains hommes politiques et notamment par Jacques
Chirac, alors président de la République. Le 15 mars 2004 a donc été votée la loi
« encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues
manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées

66
publics ». L’article 1er de la loi dispose que « dans les écoles, les collèges et lycées pu-
blics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement
une appartenance religieuse est interdit. Le règlement intérieur rappelle que la mise
en œuvre d’une procédure disciplinaire est précédée d’un dialogue avec l’élève ».
Dès lors, l’entrée en vigueur de cette loi marque la fin de la jurisprudence de conci-
liation du juge administratif, ce dernier se devant de respecter et de faire respecter
la vision stricte du principe de laïcité qu’elle impose. Cela résulte très clairement de La référence à cette
l’arrêt du Conseil d’État du 5 décembre 2007, M. Singh et autres, rendu à propos jurisprudence est essentielle
pour le raisonnement.
de la religion sikhe : dans cette affaire, la Haute juridiction administrative juge lé-
gale la décision d’exclusion d’un élève de confession sikhe qui avait refusé d’ôter
son sous-turban au lycée à la rentrée 2004 en application de la loi. Le comporte-
ment de l’élève n’est plus pris en compte (le juge vérifie seulement que la phase
de dialogue préalable avec l’élève a été respectée), l’interdiction est absolue, tel
qu’en atteste le nouveau considérant de principe : «  considérant qu’il résulte de
ces dispositions (de la loi) que, si les élèves des écoles, collèges et lycées publics
peuvent porter des signes religieux discrets, sont en revanche interdits, d’une part,
les signes ou tenues, tels notamment un voile ou un foulard islamique, une kippa ou
une grande croix, dont le port, par lui-même, manifeste ostensiblement une appar-
tenance religieuse, d’autre part, ceux dont le port ne manifeste ostensiblement une
appartenance religieuse qu’en raison du comportement de l’élève ».
Ce dernier membre de phrase est important. Il atteste d’une interprétation stricte de
la loi par le juge administratif (conforme à l’esprit de la loi et à sa circulaire d’inter-
prétation) car il vient interdire le port d’un signe/tenue qui n’est pas en lui-même
religieux mais qui est porté dans de telles conditions qu’il est de nature à faire regar-
der l’intéressé comme manifestant ostensiblement son appartenance religieuse.
C’est notamment l’hypothèse des foulards type bandanas portées par les jeunes
filles de confession musulmane en remplacement du foulard islamique et qui sont
donc également strictement prohibés (CE, sect., 5 déc. 2007, M. et Mme Ghazal ou
CE, 6 mars 2009, Melle Myriam  A.  : en le portant en permanence, en refusant d’y
renoncer, les jeunes filles manifestent ostensiblement leur appartenance religieuse Vous auriez pu préciser que la
et méconnaissent ainsi les dispositions de la loi). question de l’interdiction du port
du voile à l’université a récemment
La loi de 2004 qui impose une vision stricte du principe de laïcité (permettant ressurgi dans les débats politiques.
Le député Éric Ciotti a, le 15 février
d’écarter la liberté de religion des élèves) ne concerne que la question du port de 2015, déposé une proposition de loi
signes manifestant ostensiblement une appartenance religieuse dans les écoles, à l’Assemblée nationale
collèges et lycées publics. Elle autorise le port de signes religieux discrets, elle ne « visant à étendre le principe de
laïcité aux établissements publics
s’applique pas dans les établissements privés et dans les universités et elle ne
d’enseignement supérieurs ».
concerne que les élèves et non leurs parents par exemple.
Cette dernière considération est extrêmement importante car elle admet un trai-
tement différencié pour les personnes fréquentant l’école en fonction de leur qua-
lité. Outre les élèves, les agents du service public de l’Éducation nationale (ensei- La transition entre les deux parties
gnants ou non) et les « participants » ponctuels à celui-ci (notamment les parents est indispensable pour attester de
la cohérence d’ensemble de la
d’élèves accompagnateurs lors de sorties scolaires) sont soumis au respect du démonstration.
principe de la laïcité (2).

2 • Le respect du principe de laïcité par les agents du service public


de l’Éducation nationale et les participants ponctuels à ce dernier

Comme tous les agents publics et fonctionnaires, les agents du service public de Le chapeau annonce et justifie
l’Éducation nationale sont soumis à un strict respect du principe de la laïcité (A). les sous-parties.

Récemment, s’est posée la question de l’extension de cette obligation aux parents


accompagnateurs de sorties scolaires (B).

67
A) L e strict devoir de neutralité religieuse des agents publics de l’Éducation
nationale

Les agents du service public de l’Éducation nationale (enseignants ou non) sont


soumis à un respect strict du principe de laïcité dans leurs propos, le contenu
pédagogique de leurs enseignements et leur comportement. En réalité, ils sont
soumis aux mêmes obligations que l’ensemble des agents publics mais la proximité
de jeunes citoyens en devenir, à l’esprit non encore mature, rend leur respect plus
essentiel encore. La circulaire du 12 décembre 1989 le rappelle expressément :
«  Dans l’exercice de leur fonction, les enseignants, du fait de l’exemple qu’ils
donnent explicitement ou implicitement à leurs élèves, doivent impérativement
éviter toute marque distinctive de nature philosophique, religieuse ou politique
qui porte atteinte à la liberté de conscience des enfants ainsi qu’au rôle éducatif
reconnu aux familles ».
En réalité, les agents disposent de la liberté de conscience (comme tout individu)
mais celle-ci n’inclut pas pour eux le droit d’exprimer et de manifester leur foi dans
La référence à cet avis le cadre du service. Aucune conciliation n’est envisagée par le juge. Ceci ressort
du Conseil d’État est essentielle très nettement d’un avis contentieux du 3 mai 2000, Melle Marteaux, rendu justement
pour le raisonnement.
dans le cadre du service public de l’Éducation nationale (mais transposable à
l’ensemble des services publics) à propos du port d’un signe manifestant ostensi-
blement des convictions religieuses (en l’espèce le port du foulard islamique par
une surveillante de collège). Pour le Conseil d’État, le principe de laïcité fait obs-
tacle à ce que les agents disposent, dans le cadre du service public, du droit de
manifester leurs convictions religieuses et il n’y a pas lieu de distinguer entre les
agents selon qu’ils sont chargés ou non de fonctions d’enseignement ; en outre, le
fait pour un agent public de manifester ses croyances religieuses dans l’exercice
de ses fonctions constitue un manquement à ses obligations pouvant donner lieu
à une sanction disciplinaire dont l’intensité devra tenir compte de la nature et du
degré de caractère ostentatoire du signe ainsi que des circonstances dans les-
quelles le manquement est constaté.
Les agents publics de l’Éducation nationale ne disposent donc pas du droit de
manifester ostensiblement leurs convictions religieuses par le port d’un signe ou
Cette précision sur les signes d’une tenue. Bien plus d’ailleurs, leur strict devoir de neutralité leur interdit le port
religieux discrets constitue de tout signe d’appartenance religieuse même discret, comme le rappelle l’article
un vrai plus pour la notation.
2-3 de la circulaire du 18 mai 2004 relative à la mise en œuvre de la loi du 15 mars
2004. Ils doivent également s’abstenir de toute attitude qui pourrait être interprétée
comme une marque d’adhésion ou au contraire comme une critique à l’égard
d’une conviction particulière.
Qu’en est-il maintenant des participants ponctuels au service public de l’Édu-
Liaison des sous-parties par
une phrase de transition. cation nationale ? Plus que des parents d’élèves ordinaires mais moins que des
agents du service public, le respect du principe de laïcité s’impose-t-il à eux (B) ?

B) L es « participants » ponctuels au service public de l’Éducation nationale


soumis aux mêmes obligations que les agents ?

Se pose ici la question du respect de la laïcité par les parents d’élèves


accompagnateurs de sorties scolaires. La position du juge administratif sur ce sujet
est assez ambiguë. Dans un jugement du 22 novembre 2011, le tribunal administratif
de Montreuil a jugé que les parents d’élèves qui participent volontairement aux
activités du service public de l’éducation doivent respecter, dans leur tenue comme
dans leurs propos, le principe de laïcité et que, dès lors, le règlement intérieur d’un

68
établissement pouvait leur imposer ce respect. Le juge administratif se fonde sur la Cette dernière sous-partie prouve
votre connaissance pointue de
notion nouvelle de « participant » au service public et sur les principes de laïcité l’actualité et elle constitue une
de l’État et de neutralité des services publics pour justifier sa position. Peu de temps vraie plus-value.
après une circulaire du ministre de l’Éducation nationale du 27 mars 2012 (dite
circulaire «  Chatel ») a confirmé ce point de vue : «  les principes (de laïcité de
l’enseignement et de laïcité du service public) permettent (…) d’empêcher que les
parents d’élèves (…) manifestent, par leur tenue ou leurs propos, leurs convictions
religieuses (…) lorsqu’ils accompagnent les élèves lors des sorties (…) scolaires ».
Devant le risque de discrimination à raison des convictions religieuses généré par
cette jurisprudence, le Défenseur des droits a sollicité un avis du Conseil d’État. Ce
dernier a, le 23 décembre 2013, précisé sa position. Ainsi, s’il rejette la qualité de
« participants » ou de « collaborateurs occasionnels du service public » aux parents
pour leur imposer le respect de la laïcité, il soutient toutefois que « les exigences
liées au bon fonctionnement du service public de l’éducation peuvent conduire
l’autorité compétente, s’agissant des parents d’élèves qui participent à des dépla-
cements ou à des activités scolaires, à recommander de s’abstenir de manifester
leur appartenance ou leurs croyances religieuses ». Cette position ambivalente
du juge administratif suprême a été critiquée car, susceptible d’interprétations di-
verses, elle s’inscrit à rebours de la volonté de prévenir les contentieux et elle est
susceptible de générer des pratiques différentes selon les établissements scolaires.
Récemment, elle a cependant été mise en œuvre par le tribunal administratif de
Nice. Dans un jugement du 9 juin 2015, ce dernier a, en effet, annulé un refus op- Montrer la contraction qui existe
entre les deux jugements de
posé à une mère d’élève voilée d’accompagner une sortie scolaire pour erreur Tribunal administratif est un
dans les motifs de droit. Il a rappelé que les parents d’élèves accompagnateurs de vrai plus dans la copie cela est
sorties scolaires doivent être regardés comme « des usagers du service public de valorisable en termes de notation.
l’éducation » et que, « par suite, les restrictions à la liberté de manifester leurs opi-
nions religieuses ne peuvent résulter que de textes particuliers ou de considérations
liées à l’ordre public ou au bon fonctionnement du service ». Ainsi, si le principe de
laïcité ne s’impose pas en principe à eux, une situation particulière pourrait cepen-
dant justifier son respect. Cette position conciliatrice qui suppose un examen de
la situation au cas par cas et génère des pratiques différentes entre les établisse-
ments scolaires est en totale contradiction avec la première jurisprudence et avec
la circulaire Chatel encore en vigueur. Il apparaît donc important que le Conseil
d’État confirme prochainement, dans le cadre contentieux, si c’est bien le sens à
donner à son avis. Quoi qu’il en soit, dorénavant seule une loi pourrait permettre
d’imposer une vision stricte de la laïcité et une application uniforme de celle-ci
dans l’ensemble des établissements scolaires sur cette question.
L’école républicaine est ainsi un service public particulier à l’obligation de laïcité Conclusion non obligatoire,
renforcée. En tant que miroir des évolutions sociétales, à l’origine de la majorité des mais appréciée.
contentieux dans le domaine, elle reflète la difficulté actuelle à concilier la vision
française du concept avec la montée du communautarisme.

69
Votre PROGRAMME de droit

ANNALES 2 0 1 9
administratif L2 traité à travers les
DIFFÉRENTES ÉPREUVES
rencontrées en TD et lors de l’EXAMEN
Les CORRIGÉS sont CONFORMES
aux attentes de votre professeur et à ce que ANNALES

CORRIGÉES ET COMMENTÉES
vous pouvez réaliser dans le temps imparti. CORRIGÉES ET COMMENTÉES
FINAL (dissertation, commentaire d’arrêt,
cas pratique, QRC et QCM).
2019
les mêmes
aisée car ce sont
cependant pas de police
distinction n’est plus, une opération
juge judiciaire. Cette d’opérations. De iaire (T. confl., 5 déc.
nt ces deux types tion de police judic
autorités qui mène trans former en opéra
peut se
administrative times contre D Mots
elle ch). La définition de
la police

que
Alpes -Mari inistrative. le nécessite

Dissertation juridi
1977, Préfet des de la police adm administrative généra uer des
e au sein même polices admi-
disting

Sous la direction de
également de la
ction doit être opéré générale et les
Sujet 14
s spéciales.
Une seconde distin e administrative le maintien de polices administrative
différencier la polic rale a pour but
Il s’agit alors de géné

LICENCE 2
inistra tive au nivea u
La police adm Premier ministre
nistratives spéciales. ensemble. Elle est exercée par le trées  : maire (au
son autorités déconcen
inistrative
Delphine Pollet-Panoussis
sujet suivant : l’ordre public dans rtient aux inistra -
Vous traiterez le de la police adm u local, elle appa
u départemental).
Les polices adm
lic : fondement national. Au nivea
:
Durée de l’épreuve et préfet (au nivea par un but
« L’ordre pub niveau communal) tive générale soit
3 heures police administra iques,
distinguent de la et monuments histor nte
générale » tives spéciales se c (police des sites ité différe
Aucun document tien de l’ordre publi ues par une autor
n’est autorisé autre que le main qu’el les sont déten par exemple
se…), soit parce cinéma appartient
police de la chas (la polic e du
inistrative générale
de la police adm
Culture). re les déci-
au ministre de la l’obligation de prend
Zaoui) tive générale ont
CORRECTEUR (N. police administra elles engagent
leur respon-
OBSERVATIONS DU e com- Les autorités de l’ordre public sinon mesures visant
donc une très bonn s pour protéger me de l’ensemble des
ique, il nécessite et une sions nécessaire M. et M A). Il s’agit à l’ordr e public. La
ique mais techn notions juridiques sabilité (CE, 19 nov.
2013, de troub le
Le sujet est class ite maîtrise des ntent un risque rtant pour
cours, une parfa activités qui prése er potentiel impo
préhension du à empêcher les titue donc un dang contrôle strict rédigée selon
. de tive générale cons elle fait l’objet d’un L’introduction est
l’entonnoir »
rigueur exemplaire t évidemment pas police administra Pour cette raison les mesures de la « technique de
notio ns, il ne s’agi és individuelles. -ci s’assure que ssivement
présentant deux elles. les droits et libert administratif. Celui t (CE, 19 mai pour recentrer progre
problématique.
Comme tout sujet alyser les liens entre de proportionnalité
par le juge
ées aux buts qu’el
les pours uiven le sujet jusqu’à la
ment mais d’an rtionn n exclusive aînement des idées
doit être
les traiter successive tualité et il ne faut
donc
police sont néce
ssaire s et propo
e public étant la missio L’ench

LICENCE 2
t d’un sujet d’ac maintien de l’ordr
nt.
ique », il s’agi copie s seron t En outre , le autor ité à ce titre serait naturel et cohére
« class meilleures toute action d’une

DROIT
Malgré son côté tions récentes. Les 1933, Benjamin). à l’ordre public
traiter les évolu jurisprudences. inistrative générale, un trouble avéré
pas oublier de sant les nouvelles de la police adm n’éta it pas justifiée par exem ple). Enfin, Vous pouvez précise
r, que dans
abordant et analy alité si elle et autre s par istratif
justement celles entachée d’illég droits de l’Homme
admin
Elle doit comporter
tous osantes cet arrêt, le juge
2016, Ligue des garde des comp refuse d’ériger l’esthé public.
tique comme
les éléments attend
us : l’accroche, (CE, ord., 26 août se limiter à la sauve peut par
termes du sujet, tive générale doit -sur-Yvette). Elle ne composante de
l’ordre
la définition des la police administra Commune de Bures sexuelles (TA Cer-
sa délimitation et
son intérêt,
(CE, 11 mars 1983, discriminations
la problématiqu
e et l’annonce de l’ordre public de la prévention des de la lutte contre la
Introduction en une au titre au nom
du plan.
consiste d’une part, exemple pas agir een) ou encore
double nature. Elle part, en une 2005, Société Jasm e S).
tive possède une e public ; d’autre gy-Pontoise, 21 juill. 15 nov. 2010, Patric
L’action administra citoyens : le servic tive. L’opposition ale (CAA Nancy, e administra-
ation au profit des police administra maltraitance anim ment de la polic
activité de prest socia le : la certaines le véritable fonde . Il est donc La problématiqu
e ne doit pas
maintien de la paix être nuancée car public est ainsi d’être et la limite répétition du sujet,
tement activité visant au doit cependant mentation La notion d’ordre la fois la raiso n
re public se limiter à une
lice administrative elle constitue à une véritable

ADMINISTRATIF
Veillez à citer correc à édicter une régle de la notion d’ord elle doit montrer
dentielles : service public/po essentiellement Bouguen). tive générale, dont claire et stricte inistrative i. Elle peut
les références jurispru jugement
e public consistent ass., 2 avr. 1943, une conception ités de police adm réflexion sur celui-c
d’une question.
juridiction, format
ion de
activités de servic s profe ssion nels CE,
si la distinc- essentiel d’adopter oirs des autor et peuv ent e la forme
l’étendue des pouv
prendr
s’il y a lieu, date,
nom de
mission des ordre e public. Même és individuelles
la décision. (par exemple, la un véritable servic de mettre car elle détermine tatoir es aux libert
que de l’ordr e
de police constitue ite, elle a l’intérêt par essence atten conception juridi
En outre, l’activité tive n’est pas parfa générale, qui sont cratiq ue. Notre de polic e
c/police administra un danger démo oirs des autorités

DROIT ADMINISTRATIF
sez ici le sujet tion.
Vous recontextuali tion servic e publi de l’adm inistra ainsi présenter cacement les pouv
l de l’action princ ipales fonctions la police e de contenir effi Les (1) et (2) sont
obligatoires.
dans le cadre généra rs bon de en avan t les deux
c est la missio n de public permet-ell
administrative. Il
est toujou
le, de l’ordre publi rale ? t tout fondés
montrer une maîtris
e globale de la de la paix socia la tranquillité, la
sécurité et administrative géné générale sont avan Le plan doit constit
uer une réponse
d’une bonne idée Ainsi, le maintien public comporte à la e administrative r efficace- problématique.
e. Il s’agit iquement, l’ordre moralité publique, Les pouvoirs des
autor ités de polic
e public qui perm
et de les limite cohérente à votre
ite étendue à la
matièr permettre
administrative. Histor
.
tive à la citation ensu de l’ordr n d’un ordre nce de plan doit
d’accroche alterna n s’est n objec tive te de l’app aritio L’anno
idées directrices
ques. La notio té humaine. sur une conceptio récemment la crain autori- d’articuler les deux
la salubrité publi êmes et à la digni est née pouv oirs des
dus contre eux-m
lien entre les deux t, les .
Vous faîtes ici le ité de régle- ment (1). Cepe
ndan contenir de votre démon
stration
le sujet. protection des indivi une activ véritablement de pas de les
notions composant
orte essentiellem
ent permettant plus Il ne s’agit donc
l’ordre public comp le terrain, qui public moral ne rale (2). ser sans faire de
lien
La protection de tien de l’ordre sur inistra tive géné juxtapo uent, les
Il faut définir l’ordre
public sans activité de main peuvent tés de police adm entre elles. Par conséq nous verrons
les détails, également une Or, ces opérations
rielles de police.
type «
trop entrer dans mentation mais ntif, il s’agit formulations du
rez dans le cadre des opérations maté d à un but préve dans un premier
temps… puis nous
car vous y reviend
du développeme
nt. se manifeste par Si une telle opération répon 1960, Société Fram- verrons dans un
second temps »
objec tifs. 24 juin
répondre à deux polic e adm inistrative (CE, ass., ra d’une opéra tion sont à proscrire.
tion de ssif, il s’agi
il est important bien d’une opéra poursuit un but répre 1968, Consorts
En droit administratif, issances par revanche, si elle T. confl., 15 janv.
d’illustrer vos conna par et autres). En Consorts Baud ; car la
correspondante. (CE, sect., 1951, et police judiciaire 109
la jurisprudence de police judiciaire distin guer polic e administrative nde de celle du
tiel de tif, et la seco
La définition de
la police Tayeb). Il est essen e du juge administra
de la compétenc
administrative généra
le (PAG) première relève
d de définir la
nécessite d’abor
en opposition
police administrative ire.
à la police judicia

108

Dont un dossier de Dissertations


3 COPIES RÉELLES
(notées 8, 12 et 16/20) sont reproduites
Des COMMENTAIRES et des
CONSEILS sont placés en marge
de tous les corrigés pour comprendre
30 SUJETS 3 COPIES RÉELLES
D’ÉTUDIANTS
Commentaires d’arrêt
Cas pratiques
et commentées dans le dossier. leurs points forts et leurs points faibles.

a ve c d e s c o n s e i l s d e m é t h o d o l o g i e

Prix : 14,80 €
ISBN 978-2-297-06843-7
9 782297 068437 www.lextenso-editions.fr