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La secte : le moyen de la déstabilisation mentale ou la

nouvelle religion
Plus de neuf cents personnes ont commis le suicide collectif; un groupe s’est enfermé dans
une caverne souterraine en attendant la fin du monde; l’enfant est mort parce que sa mère a interdit
aux médecins de transfuser le sang. Ces nouveautés choquantes apparaissent plus souvent
maintenant dans plusieurs pays du monde et elles sont toujours associées à un phénomène concret
– les sectes. A l’heure actuelle, cette notion a obtenu le sens péjoratif dans beaucoup de pays, y
compris la France et la Russie. Elle est presque devenue le synonyme de la déstabilisation mentale,
extrémisme, escroquerie et autres dangers pour l’individu et la société. C'est pourquoi la majorité tend
d'oublier que la secte est, initialement et avant tout, une forme d'exprimer la foi. La secte est
imbriquée avec la religion, mais ces deux notions ne sont pas égales. Ainsi, pour détruire les préjugés
et évaluer, d'une manière adéquate, les risques de ce phénomène, il est nécessaire de l'examiner
dans tous les manifastations: comme un type du culte et comme la cause des risques pour la
population.

I. La secte comme une nouvelle religion.

A cause du sens péjoratif doté à ce mot, beaucoup d’organisations, qui sont en effet les
sectes, essaient d’éviter ce titre par référence d'elles-mêmes. Pourtant, il faut noter dès le début que
1
ce phénomène est totalement légal a priori . Cette qualité se base sur la définition de cette notion
comme une association religieuse.

A. La définition de la notion «la secte».


Cette notion peut être définie des points de vue différents.
La définition étymologique et linguistique
Le mot «secte», qui a la même origine dans les plusieurs langues, y compris française et
2
russe, est rattaché à deux racines latines avec les sens «suivre» et «couper» . Sur la base de ces
deux éléments du sens, on peut schématiquement distinguer les qualités particulières de ce
phénomène: la secte est une forme de la manifestation de la foi qui est séparée des religions
traditionnelles. Dans le dictionnaire, tout de même, on ne mentionne pas le deuxième élément du
sens (la secte est « un groupe organisé de personnes qui ont une même doctrine au sein d'une
3
religion » ).
La définition sociologique
Parmi les plusieurs définitions sociologiques, deux sont très intéressantes, parce qu’elles
comparent la secte avec la religion. La première est donnée par Max Weber: « l'Eglise est une
institution de salut qui privilégie l'extension de son influence, alors que la secte est un groupe
4
contractuel qui met l'accent sur l'intensité de la vie de ses membres » . La deuxième est celle de Ernst
Troeltsh : « l'Eglise est prête, pour étendre son audience, à s'adapter à la société, à passer des
compromis avec les Etats. La secte, au contraire, se situe en retrait par rapport à la société globale et
5
tend à refuser tout lien avec elle, et même tout dialogue » . Ainsi, l'approche sociologique souligne la
volonté des sectes de se séparer et de se concentrer sur la vie de ses membres.
La définition juridique
Au sens juridique ce phénomène est estimé différemment en France et en Russie. En France,
son statut juridique est l’objet de l’examen assez scrupuleux des années 80 où le premier Rapport de
la commission d’enquête sur les sectes a été publié. Par la suite, les deux autres rapports ont été écrit
à ce sujet en 1995 et 1999. Ces trois rapports peuvent être considérés comme la préparation de la Loi
sur les sectes de 12 juin 2001.
En général, la loi française admet l’existence de ce phénomène et leur nature différente de
celle de la religion. Pourtant, on refuse de donner la définition concrète. Ce refus est expliqué par le
manque des critères pour la distinction objective. Certes, les juristes ont tenté de le faire. Par
exemple, en 1967 J. Carbonier ont donné les critères suivants: le petit nombre des adeptes, la
6
nouveauté et l'excentricité de la doctrine et des rites . Ces critères peuvent être adéquates en son
temps, mais maintenant elles ne conforment pas à la réalité, bien que certains continuent de les
utiliser.

1
Gilles Lebreton. Lebertés publiques et droit de l’homme, Armand Colin, 1999. p. 393
2
Le rapport fait au nom de la Commission d’enquête sur les sectes, enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 22
décembre 1995. http://www.assemblee-nationale.fr/rap-enq/r2468.asp
3
Le Grand Robert de la langue française. http://gr.bvdep.com/
4
Le rapport de 1995, opt. cit.
5
Ibid.
6
Caroline Leclerc. Le statut d’association cultuelles et les sectes. RFDA 2005 p.565

1
Ce qui est reconnu par tous les juristes est la nature religieuse des sectes, car elles
contiennent deux éléments essentielles : l’élément subjectif – la secte est une forme de la foi, et
7
l’élément objectif – pour exprimer sa foi les adeptes utilisent les rites particuliers . Ainsi, comme toutes
les organisations religieuses, les sectes ont le droit d’être protégé par l’état.
En Russie, on a venu à la même conclusion, mais par des raisons différentes. La loi russe
8
refuse d’admetre que ce phénomène existe juridiquement . Le droit russe ne reconnaît que les deux
notions suivantes : la religion (traditionnelles) et les associations religieuses. Pour avoir le droit
d'obtenir le titre de l’association religieuse, un groupe de gens doit correspondre aux critères
suivants : ils doivent suivre une foi, manifester le culte et donner une formation spéciale à ses
9
adeptes . Les sectes correspondent à cette description et, donc, bien qu’elles n’existent pas de jure,
de facto elles ont les certains droits dotés aux toutes les associations religieuses.

B. L’application de la liberté de la conscience à l’égard des sectes.


L’article 9 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés
fondamentales déclare que : «Toute personne a droit à la liberte de pensée, de conscience et de
religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de
manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le
10
culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites » . Le même idée est exprimée
dans l’article 28 de la Constitution de la Fédération de Russie (« A chacun est garanti la liberté de
conscience, la liberté de croyance, y compris le droit de professer et pratiquer individuellement ou
avec d'autres toute religion ou de n'en professer et pratiquer aucune, de choisir, d'avoir et de diffuser
11
librement des convictions religieuses et autres ou d'agir conformément à celles-ci ») et dans l’article
10 de la Declaration des droits de l’homme et du citoyen (« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions,
12
même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi ») .
Cette liberté contient deux éléments principaux: la non-intervention dans les activités des
différentes organisations religieuses et l’admission par l’état de l’égalité de ses associations. Pour
mieux comprendre le caractère de ces notions en France et en Russie, il faut faire appel à l’histoire
de la coopération de l’état et les religions dans ces deux pays.
En France, la liberté de la conscience est liée avec la séparation des églises et de l'état, aussi
13
bien que la notion de la laïcité . En 1901, en anticipant la future séparation, on a lancé la loi de la
14
liberté d’associations . En 1905, la France a adopté la loi selon laquelle la religion est séparée de
15
l’état . Dès ce moment, la France est devenue laïque, et cette qualité est extrêmement importante
16
pour ce pays .
En Russie, l’histoire des relations entre l’état et les religions est différente. Au début du XX
siècle on a séparé la religion et l’état, mais le résultat était contraire – la prohibition complète de toutes
organisations religieuses. Juste avant la désagrégation de l'Union Soviétique, le gouvernement a
permis la religion par la loi de 1988, mais elle a concerné presque exclusivement l’église orthodoxe
17
comme la religion principale en Russie avant la révolution . En 1991, le gouvernement de la
Fédération de la Russie a déclaré la liberté de la foi. Il faut noter que c’était la période du
développement des «nouvelles religions» qui étaient souvent de l’origine étrangère. Enfin, en 1997 le
gouvernement russe a adopté la nouvelle loi qui a déclare la Russie comme un pays laïc, et qui
garantit le droit de manifester les religions et convictions diverses.
La non-intervention dans les activités des organisations religieuses
Selon la loi de 1905 la République française ne reconnait aucun culte (art.2). Cette
expression présuppose essentiellement que :
– il n’existe pas une religion officielle ;
– L’état n’a pas le droit de s’ingérer dans les activités des associations religieuses.
– L’état doit réprimer toutes les tentatives des personnes physiques ou morales de s’ingérer
18
dans les activités de ces associations .
Dans l'ensemble La législation russe garantit les mêmes droits aux associations religieuses,
mais il faut noter les spécificités suivantes. Dans la loi de 1997 il est souligné que les établissements
éducatifs d'état donnent la formation laïque, mais les parents ont le pouvoir de choisir pour les enfants

7
Le rapport de 1995, opt.cit.
8
Arcadii Smoline. Fédération de sectateurs. http://rian.ru/society/20101029/290597862.html
9
La loi de la Fédération de la Russie de 26 septembre 1997 sur la liberté de la conscience et les associations. Art.6
10
la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
11
la Constitution de la Fédération de Russie de 1993.
12
la Declaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
13
Jacques Robert. Droits de l’homme et libertés fondamentales, Montchrestien. p. 514.
14
La loi de 1 juillet 1901 sur les associations.
15
La loi de séparation des Églises et de l'État de 9 décembre 1905.
16
La Constitution de la Vème république de 1958, art. 1.
17
M. Shahov, A. Hrapov. La législation d’état sur la religion. Moscou, Réma, 2009. p.27.
18
Jacques Robert, opt. cit. p. 515.

2
la formation religieuse de leur choix (art. 4 et 5); de plus, l’état donne aux toutes les organisations
religieuses la possibilité de manufacturer et de diffuser les produits dont la destination est religieuse
(art. 17). En France, au contraire, cette activité, plutôt commerciale, est interdite aux associations
cultuelles qui ne doitvent q'exercer le culte (art. 19 de la loi de 1905).
L’égalité des religions.
La liberté de la conscience présuppose aussi que les religions sont égales. Il est souligné
dans la loi française de 1905: « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun
culte » (art.2). La loi russe de 1997 dit, en son lieu, que les citoyens russes ont la liberté de choisir
aucune religion et les activités de toutes les religions sont contrôlées par cette loi (art. 2 et 3).
L’inégalité se relève au moment de l’obtention de la nomination officielle par les associations
religieuses.
En France il existe la hiérarchie des organisations religieuses : les associations non-
déclarées les associations déclarées, les associations cultuelles et les congrégations. Les
associations non-déclarées sont celles qui n’ont aucune capacité juridique ou contrôle spécifique. Ce
sont les simples réunions des gens. Mais elles sont légales selon la loi de 1901 qui proclame la liberté
19
d’association .
Les associations déclarées peuvent obtenir ce statut à la condition qu’ils font une déclaration
à la préfecture de département en indiquant le titre de cette organisation, son siège et l'objet; le
nombre, les professions, les domiciles et les nationalités de ceux qui sont chargés de l’administration
de cette organisation. Elles ont le droit d’avoir le patrimoine propre, de recevoir les dons manuels,
retirer les attributions des services rendus et d’ester en justice, mais ils sont soumis au contrôle
20
administratif . Il faut souligner, tout de même, que les associations déclarées ne sont pas
exclusivement religieuses.
Le cas contraire est l’association cultuelle. Ce type d’organisation a été créé pour l’exercice du
culte. Elles ont le droit de recevoir « outre le produit des quêtes et collectes pour les frais du culte et
des rétributions pour les cérémonies et services religieux, des libéralités testamentaires et entre
21
vifs » . Le statut particulier et les privilèges font cette qualification très attirante pour les sectes, mais
peu d'elles l'ont. Ce titre est doté aux organisations par l'administration et pour l’obtenir, il faut prouver
le caractère cultuel de l’association. En cas des doutes que l’organisation mènent les activités
commerciales, l’administration refuse de donner cette nomination. Dans les certains cas les sectes ont
22
été convaincu de s’auto-qualification illégale comme une association cultuelle . En ce qui concerne
les congrégations, elles ne sont que les religions traditionnelles, mais selon la loi, elles n’ont aucun
privilège spécifique.
En Russie il existe deux types d’associations : les groupes religieux et les organisations
religieuses. Les premières ont le même statut comme les associations non-déclarées en France. ils
n’ont pas de capacité juridique et ne sont pas contrôlés par les autorités. Les organisations religieuses
ont tous les droits dotés aux associations religieuses par la loi de 1997, mais il est très difficile
d'obtenir ce statut.
Il est nécessaire de s’adresser aux administrations fédérales qui décide si une organisation
est en conformité avec les critères essentielles des associations religieuses susmentionnés. Tout
dépende de cette décision. Les juges peuvent même interdire les associations dont les autres
branches ont admises dans les autres régions ou au niveau de l’état. Néanmoins, les décisions de la
Cour européenne des droits de l’homme montre que ces actions ne sont pas toujours correctes. Par
exemple, elle a réfuté la légalité des décisions contre l’interdiction des associations des Témoins de
23
Jéhovah et de la Scientologie à Moscou.

II. La secte comme un danger potentiel à l’individu et à la société.

A posteori, tout de même, les sectes et les religions ont les qualités différentes. Une des plus
grandes distinctions est les risques potentielles que les sectes peuvent poser sur l’individu et la
société. Evidemment, on doit garder la liberté de la conscience et l’approche non-discriminatoire, mais
il est particulièrement dangereux de nier ces risques qui sont les mêmes dans tous les pays. Il faut les
étudier pour trouver les moyens efficaces de leur prévention.

19
Le rapport de 1995, opt.cit
20
Ibid.
21
Ibid.
22
CE, 6 juin 1986 , Association cultuelle «Troisième Eglise du Christ scientiste de Paris ».
23
CEDH, 10 june 2010, Case of Jehovah’s Witnesses v. Russia.
CEDH, 05 avril 2007, Eglise de Scientologie de Moscou c. Russie

3
A. Les dangers potentiels des secte à l’individu et à la société.
Le phénomène potentiellement le plus nocif est le contrôle très strict des actions des adeptes.
Par principe, ce contrôle ne pose aucun danger, mais l’excès de celui peut resulter en la manipulation
24
et la déstabilisation mentale des sectataires d’où découlent les autres dangers.
Les dangers à l’individu.
Le danger à la vie privé et familiale.
Habituellement, la secte tente d’occuper ses membres des prières constantes et les activités
diverses pour la secte. Ses organisateurs veulent que les sectateurs coupent les liens pour qu’ils
deviennent plus fidèles. Isolés de ses familles et amis, ils sont obligés de croire aux gourous et
continuer ses activités. Dans les cas plus radicaux, les sectes forment les communes séparées du
monde entier pour manifester son culte. L’exemple le plus évident de ce type de secte est la
commune créée dans la région de Penza. L’organisateur a persuadé des gens de vivre dans une
25
caverne souterraine pour éviter le fin du monde .
Les dangers physiques.
De plus, la vie des sectateurs est souvent caractérise par la souffrance physique. La violence,
y compris sexuelle, les blessures, les substances et pratiques nuisibles à la santé sont très
26
fréquentes .
Différents types de l’extorsion.
Les différents types de l’extorsion ne sont pas rares dans les sectes. Ils existent beaucoup de
moyens pour soutirer l’argent aux adeptes. Si le sectateur vit dans une commune, dans la majorité de
cas il donne toute sa propriété à la secte. Sinon, le secte peut forcer ses adeptes payer les sommes
considérables comme les dons. Les secte obligent ces membres d’acheter les livres et les services.
27
Afin, elles utilisent le travail gratuit des membres. .
Les dangers à la société.
Les délits contre les personnes particulières peuvent se transformer dans les crimes plus
sérieux.
Les suicides et les homicides collectifs.
Les gourous des sectes radicales peuvent inciter les adeptes aux homicides ou les suicides
collectifs. Certes, les adeptes commissent tous ces actes volontairement, mais cette volonté est le
résultat de la manipulation. De plus, les certains sectes ressemble plus les groupements criminels
28
comme la secte Aum Shinrikyo
L’ escroquerie.
Le simple vente des produits aux adeptes peut prendre les formes de grandes pyramides
financières, où les gens sont obligés d’inviter les nouveaux membres pour récupérer l’argent qu’ils ont
dépensé. Ce type des actions frauduleuses sont, dans les plusieurs cas, liées à la diffusion des
«nouveaux médicaments miraculeux». En France il est souvent associé à la secte de la
29 30
Scientologie . En Russie, un des pseudo- guérisseurs les plus connus est Grigorii Grobovoy .
Les périls pour les enfants.
Pourtant, le plus grave danger à la société est les activités contre les enfants. Juridiquement
incapable, ils sont souvent entraînes dans les activités nuisibles pour leur santé physique et mentale.
Le problème le plus aigu est causé par le refus des Témonis de Jéhovah de transfuser le sang. En
général, ils ont le droit de s’interdire la transfusion sanguine volontairement. Mais quand ils le font
comme les représentants des enfants, ils mettent au péril leur vie et doivent porter l'entière
31
responsabilité de ses décisions, y compris la responsabilité pénal en cas de la mort des enfants .

B. La lutte contre la violation des libertés fondamentales par les sectes


Afin, nous se heurtons à un dilemme. D’une part, l’état doit garantir la liberté de la foi, d’autre
part, il doit protéger l’individu des manifestations nocives et perverses de la foi. Il est impossible de
prohiber toutes les sectes ou de les diviser en inoffensives et nuisibles, car ce fait serait la violacionde
la notion de la laïcité, mais les sectes eux-mêmes violent les libertés fondamentales de leur adeptes.
Ainsi, les états ne peuvent que lutter contre les conséquences éventuelles de ces activités nuisibles.
Ad hoc, ils ont besoin des mesures efficaces de la punition des coupables qui ont commis les délits
susmentionnés.

24
Le rapport de 1995, opt.cit
25
Les procès retissants sur les sectes de la Cour pénal de la Russie. http://www.rian.ru/incidents/20090515/171163550.html
26
Tribunal de grande instance de Versailles, 8 et 9 février 1995.
27
Le rapport de 1995, opt.cit.
28
Les proces retissants sur les sectes de la cour pénal de la Russie, opt.cit.
29
C. Cass, Ch. Criminelle,26 septembre 2000
30
Les proces retissants sur les sectes de la cour pénal de la Russie, opt.cit.
31
http://www.vesti.ru/doc.html?id=398247

4
Les mesures plus ou moins adéquates existent seulement en France. En russie , à cause de
l’ignorance de ce problème au niveau juridique, les delits, commis par les adeptes ou les
organisateurs des sectes, ont estimé par les juges comme les actes illégaux des personnes
physiques, tandis que la secte peut continuer d'agir. Pour que l'association religieuse peut être
dissolu, il est nécessaire de prouver qu’elle a violé la loi de 1997, par exemple qu’elle sème la haine
32
religieuse .
Il faut aussi prendre en compte qu'il est difficile de prouver les délits commis par les sectes
sans l'aides de sectateurs. C’est un problème dans tous les pays. Les adeptes refusent de témoigner
contre les autres membres ou les gourous. les raisons de ce fait sont différentes : ils continuent à
croire, ils sont intimidés etc.
33
En France, grâce à la loi de 2001 sur les sectes la situation a été changé. Cette loi a inséré
dans le code pénale et de la santé les articles qui, avant tout :
– donne la possibilité de punir les personnes morales et les dissoudre, c’est-à-dire les sectes,
pour plusieurs crimes susmentionnés. « Peut être prononcée, selon les modalités prévues par le
présent article , la dissolution de toute personne morale, quelle qu'en soit la forme juridique ou l'objet,
qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d'exploiter la sujétion
psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités, lorsque ont été prononcées,
contre la personne morale elle-même ou ses dirigeants de droit ou de fait, des condamnations
pénales définitives » (art.1)
– pose la punition plus dure des activités frauduleux des sectes contres les gens à l’état
d’ignorance ou faiblesse, y compris les mineurs (chapitre 5).
On peut espérer que ses modifications ne sont que la première étape de la formation des
mesures plus efficaces contre les conséquences nocives des activités des sectes dans la législation
française, et qu’à l’exemple de la France, le gouvernement russe élabora bientôt la loi sur les sectes.
La législation nouvelle dans ce domaine est évidemment nécessaire, aussi bien qu’une définition
détaillée de la notion de la secte, car à ce moment on ne peut pas prévenir ces crimes en donnant aux
sectes la liberté presque illimitée. Certes, pour ce but ni la France, ni la Russie ne refuse leur statut
laïc. Il faut, donc, créer une nouvelle laïcité pour défendre les libertés fondamentales de ces citoyens.
Bibliographie :

Les livres français:


Gilles Lebreton. Lebertés publiques et droit de l’homme, Armand Colin, 1999.
Jacques Robert. Droits de l’homme et libertés fondamentales, Montchrestien.

Les livres russes:


M. Shahov, A. Hrapov. La législation d’état sur la religion. Moscou, Réma, 2009. p.27.

Les articles français:

Caroline Leclerc. Le statut d’association cultuelles et les sectes. RFDA 2005 p.565
Le rapport fait au nom de la Commission d’enquête sur les sectes, enregistré à la Présidence de
l'Assemblée nationale le 22 décembre 1995. http://www.assemblee-nationale.fr/rap-enq/r2468.asp

Les articles russes:


Les proces retissants sur les sectes de la cour pénal de la Russie.
http://www.rian.ru/incidents/20090515/171163550.html
Arcadii Smoline. Fédération de sectateurs. http://rian.ru/society/20101029/290597862.html

32
Arcadii Smoline. Opt .cit.
33
La loi sur les sectes de 12 juin 2001.