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INTRODUCTION GENERALE

Introduction :

Le pétrole et le gaz jouent un rôle très important et capital dans l’industrie des pays de
monde. Le forage est resté jusqu’à maintenant le seul moyen et la seule méthode pour extraire
et exploiter ces sources d’énergie.
La finalité d’un forage est d’atteindre, l’objectif, qui est le réservoir, avec un prix de
revient minimum, sans l’endommager ni compromettre son exploitation (production,
injection).La découverte du champ de Hassi Messaoud était en 1956 et la production a
commencé en 1958, à cause des longues et continuelles années de production, 59 ans à
environ. Le gisement de Hassi Messaoud a subi un déclin important de la pression de
gisement.
Après plusieurs opérations spéciales effectuées en vue de relever la production, le
forage horizontal a été le dernier recours, mais ces dernières années la Sonatrach a entamé sa
compagne de reprise des puits en UBD, qui a été pour l’instant la solution la plus adéquate
pour cette déplétion.
L’UBD (Underbalanced Drilling) est une méthode de forage dans laquelle la pression
de fond exercée par le fluide de forage est maintenue inférieure à la pression des pores du
réservoir facilitant l'écoulement de l'effluent dans le puits, contrairement à l'Overbalance où la
pression exercée par le fluide de forage est légèrement supérieure à la pression de pores tout
en respectant les conditions à ne pas fracturer la formation.
L’underbalance est une technique de forage qui est aussi vieille que le forage
conventionnel. Les premiers puits furent forés en utilisant le câble sans présence des fluides
de forage, l’avantage de cette méthode été, pas d’endommagement du réservoir et une
production élevée, malheureusement l’impossibilité de contrôler le puits pendant le forage
causa une importante pollution de l’environnement et la perte des réserves d’huile.

1859 - 1895 tous les puits forés underbalanced.

1895 Forage rotatif avec de l'eau.

1920 Premier système de boue utilisé.

1928 Premier BOP utilisé.

1932 Première utilisation de fluides gazéifiés pour forer

1988 Premier puits de gaz à haute pression foré à Austin Chalk.

1993 Premiers puits UBD forés au Canada.

1995 Les premiers puits UBD forés en Allemagne

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1997 Premiers puits UBD forés offshore.

Depuis 1997, juste après la troisième conférence internationale sur le forage


underbalanced a eu lieu, une meilleure coopération entre les opérateurs a été initiée au niveau
international. Les premiers comités ont été développés à la suite de Shell et de Mobil
demandant plus d'informations et la coopération pour s'assurer que les puits Offshore
pourraient être forés en toute sécurité. En Algérie la SONATRACH a introduit cette technique
depuis 2002 dans le champ de HMD.

Underbalanced Versus Overbalanced :


En comparant le forage sous-balancé avec le forage conventionnel devient évident qu'un
afflux de fluides de formation doit être contrôlé pour éviter problèmes de contrôle de puits. En
forage UBD, les fluides du puits sont retournés à un système fermé en surface pour contrôler
le puits. Avec le puits qui coule, le système BOP est maintenu fermé pendant le forage, alors
que par rapport à Les fluides de forage conventionnels sont retournés à un système ouvert
avec le puits ouvert à l'atmosphère.

L'invasion du liquide de boue et la pression hydrostatique dans le puits de forage peuvent


masquer des zones potentiellement productives. Les dommages au réservoir, en particulier
dans les puits horizontaux, sont souvent difficiles ou compliqués à enlever ou nettoyer une
fois que la production commence. Les zones à perméabilité et porosité inférieure ne peuvent
jamais être correctement nettoyées, ce qui peut entraîner de grandes sections d'un puits (en
particulier les puits horizontaux) étant improductif. La perte de circulation et l'adhérence
différentielle peuvent souvent entraîner de graves problèmes de forage et de nombreux puits
dans des réservoirs épuisés n'atteignent jamais leur TD prévue.

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Avantages du forage underbalanced :


 Augmentation du taux de pénétration
 Augmentation de la durée de vie des bits
 Minimiser la circulation perdue.
 Évaluation de la formation améliorée.
 Diminution des dommages de formation.
 Probabilité réduite de collage différentiel.
 Production anticipée .
 Avantages environnementaux.
 Sécurité améliorée.
 Augmentation de la productivité du puits
 Moins besoin de traitements de stimulation

1-Augmentation du taux de pénétration :

Le forage UBD peut entraîner une augmentation du taux de pénétration. La plupart des
références, décrire les opérations de forage avec de l'air ou des fluides de forage allégés.
Les taux qui sont supérieurs à ceux-ci pour les puits forés surbalancés avec fluides de forage
liquides conventionnels.Dans les roches perméables, une pression différentielle positive
diminuera la pénétration car:
o Augmente le stress de confinement efficace qui.
o Augmente la résistance au cisaillement des roches.
o Par conséquent, l'augmentation de la contrainte de cisaillement (en forant UB) augmente
taux de pénétration. Et augmente l'effet de maintien de la puce.

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2-Augmentation de la durée de vie des bits :


On prétend souvent que la durée de vie du bit est augmentée lorsque des fluides allégés sont
utilisés au lieu de boue de forage conventionnelle. Le forage UBD supprime le confinement
imposé sur le rocher par la pression de suralimentation. Cela devrait diminuer la force
apparente de la roche et de réduire le travail qui doit être fait pour percer un volume donné de
Roche. Il est raisonnable que cette efficacité de forage accrue augmente le volume de trou qui
peut être forée avant que le trépan n'atteigne un état d'usure critique.
donc :
o Des vibrations accrues avec le forage à l'air peuvent en fait diminuer la durée de vie des
roulements.
o Le bit peut forer moins d'heures de rotation mais forer plus de métrage.
o Le nombre de bits requis pour forer un intervalle sera inversement proportionnel aux
métrage forées par chaque bit.

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3-Réduire les pertes de circulation :


La circulation perdue se produit lorsque le fluide de forage a tendance à se pénétrer dans un
trou de formation traversée que de revenir à la surface. Il est possible que le fluide de forage
soit perdu par écoulement dans une zone très perméable. La circulation perdue peut être très
coûteuse pendant le forage conventionnel. La perte liquide doit être remplacée et les pertes
doivent être atténuées, généralement en ajoutant des matériaux de circulation à la boue (pour
boucher le chemin par lequel le fluide pénètre dans la formation), avant que le forage puisse
être repris. Comme il n'y a pas de force physique qui entraîne le fluide de forage dans la
formation si le puits est foré en UBD, le forage underbalanced empêche efficacement les
problèmes de circulation perdus où si la pression dans le puits est inférieure à la pression de
formation dans toute la section du trou ouvert, la circulation perdue ne se produira pas.

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Des équipements spéciaux et des procédures sont exigés pour commander la réussite de
forage en underbalance, l’underbalance offre plusieurs avantages, dont les plus important
sont :
 Minimiser l’endommagement de réservoir ;
 Production anticipée ;
 Réduction de perte de circulation ;
 Réduire les besoins de stimulations ;
 Augmentation de la vitesse de pénétration ;
 Augmentation de la durée de vie des outils de forage ;
Comme toutes les techniques de forage, le forage en underbalance présente à son tours des
inconvénients :
 Nettoyage de fond de puits ;
 Instabilité des parois ;
 Fonctionnement des MWD ;

Le présent travail consiste à présenter le forage en underbalance et ces techniques, et


consiste aussi à étudier l’un de ces inconvénients qui est l’instabilité des parois.

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e nécessaire pour effectuer l’opération forage en meilleures conditions. Le circuit de boue est

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INTRODUCTION :

La découverte du champ de Hassi Messaoud en 1956 et la production a commencé en


1958, après 43 ans d’exploitation il y’a une déclin important de la pression de gisement, on
enregistre actuellement six zones sérieusement déplétées.
Le forage conventionnel OBD génère de sérieux problème, pertes de circulation, faible
vitesse de pénétration(ROP), utilisation de plusieurs outils de forage et des durées de
réalisation des puits élevées.
Le coût de revient des puits très élevé et les résultats qui n’étaient pas au niveau
escompté. Les forages horizontaux ont permis à la Sonatrach d’envisager l’utilisation de
l’UBD dans le champ de Hassi Messaoud, afin d’évaluer les résultats.

Définition de l’UBD :
L’underbalance drilling ou le forage en dépression, appelé aussi forage sous l’équilibre, est
une technique de forage qui permet d’avoir intentionnellement la pression du fond exercée par
le fluide de forage inférieur à la pression dans les pores. L’underbalance est basé sur
l’allègement de fluide, dont plusieurs techniques et plusieurs fluides sont utilisées pour
assurer les conditions du forage en underbalance.

INTERET DE FORAGE EN UNDERBALANCE :

Pour connaître l’intérêt de forage en underbalance, il faut poser la question ‘pourquoi


forer en underbalance’, et la simple réponse de cette question c’est de bien envisages les
améliorations de l’underbalance sur les prix de revient et l’état de réservoir après le forage.

Le forage en underbalance représente une alternative adaptée aux problèmes posés par
les réservoirs déplétés, fracturés où le forage conventionnel en overbalance est pratiquement
impossible à cause de plusieurs factures comme les pertes des fluides, colmatage des parois
et d’autres factures.

En plus underbalance drilling peut aider à maximiser le bénéfice par, minimiser les
pertes de circulation, amélioration des taux de pénétration faibles, fournir des informations en

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temps réel de réservoir telles que des données de distributions et de déclin, réduction des
coûts d’accomplissements et de stimulation et améliorant la productivité de puits due aux
diminution des endommagements de formation.

L’HISTORIQUE DE FORAGE EN UNDERBALANCE :

L’underbalance est une technique de forage qui est aussi vieille que le forage
conventionnel.

Les premiers puits furent forés en utilisant le câble sans présence des fluides de forage,
l’avantage de cette méthode été, pas d’endommagement du réservoir et une production
élevée, malheureusement l’impossibilité de contrôler le puits pendant le forage causa une
importante pollution de l’environnement et la perte des réserves d’huile.
L’utilisation du forage à l’air comme moyen dans l’UBD fut utilisé pour la première
fois le 02janvier 1866 comme moyen pour nettoyer le puits.

Le gaz fut utilisé pour la première fois en 1932 à l’ouest du TEXAS, toutefois les
russes utilisaient le forage à l’air et au gaz au début des années 1920.

Dans les années 1930 les techniques ont été développées en Oklahoma, Californie et
au Texas, utilisant les fluides aérés et gazéifiés, dont la phase liquide est soit de l’eau soit de
l’huile avec les systèmes fermés.

Texas company a été la première compagnie à avoir utilisé la Mist comme fluide de
forage en 1938, dont la phase liquide est de l’huile et le système été complètement fermé afin
de récupérer tous le gaz et l’huile utilisés.

En 1950 la réapparition de l’utilisation du forage à l’air/gaz pur en Californie,


Canada, à l’ouest et au centre du Texas, Utah et au bassin de San juan de new mexico.

L’utilisation des fluides aérés et la Mist aida à atténuer quelques problèmes dans les
opérations Underbalance et posa aussi de nouveaux problèmes à savoir le calcul hydraulique
car le fluide est compressible.

Poettman et Phillips Oil ont développés en 1955 une technique de calcul hydraulique
simulant la variation de la pression hydrostatique dans le puits.

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Au début des années 1960 l’United State Atomic Energy commença les recherches pour
déterminer quel est le fluide qui permet le nettoyage du trou pour un puits de diamètre égal à
60 pouces et à une profondeur de 200 ft. Après de longues années d’expériences avec les
fluides aérés et le gaz, la mousse fut identifiée et choisie comme fluide assurant la fonction
holle cleaning.

Pendant les années 1960-1970 des groupes de recherches commencèrent a étudier l’utilisation
de la mousse comme fluide de forage.

La majorité des compagnies pétrolières ont développés des logiciels pour le calcul
hydraulique associé à l’utilisation de la mousse.

A la fin des années 1980, le forage des puits horizontaux en UBD a connu un développement
important avec des méthodes de mesure au cours du forage utilisant les signaux
électromagnétiques EMWD, ainsi que le développement de nouvelles techniques permettant
d’effectuer des mesures plus précises tel que le MWD.

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L’HISTORIQUE DE FORAGE EN UNDERBALANCE :

L’underbalance est une technique de forage qui est aussi vieille que le forage
conventionnel.

Les premiers puits furent forés en utilisant le câble sans présence des fluides de forage,
l’avantage de cette méthode été, pas d’endommagement du réservoir et une production
élevée, malheureusement l’impossibilité de contrôler le puits pendant le forage causa une
importante pollution de l’environnement et la perte des réserves d’huile.
L’utilisation du forage à l’air comme moyen dans l’UBD fut utilisé pour la première
fois le 02janvier 1866 comme moyen pour nettoyer le puits.

Le gaz fut utilisé pour la première fois en 1932 à l’ouest du TEXAS, toutefois les
russes utilisaient le forage à l’air et au gaz au début des années 1920.

Dans les années 1930 les techniques ont été développées en Oklahoma, Californie et
au Texas, utilisant les fluides aérés et gazéifiés, dont la phase liquide est soit de l’eau soit de
l’huile avec les systèmes fermés.

Texas company a été la première compagnie à avoir utilisé la Mist comme fluide de
forage en 1938, dont la phase liquide est de l’huile et le système été complètement fermé afin
de récupérer tous le gaz et l’huile utilisés.

En 1950 la réapparition de l’utilisation du forage à l’air/gaz pur en Californie,


Canada, à l’ouest et au centre du Texas, Utah et au bassin de San juan de new mexico.

L’utilisation des fluides aérés et la Mist aida à atténuer quelques problèmes dans les
opérations Underbalance et posa aussi de nouveaux problèmes à savoir le calcul hydraulique
car le fluide est compressible.

Poettman et Phillips Oil ont développés en 1955 une technique de calcul hydraulique
simulant la variation de la pression hydrostatique dans le puits.

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Au début des années 1960 l’United State Atomic Energy commença les recherches pour
déterminer quel est le fluide qui permet le nettoyage du trou pour un puits de diamètre égal à
60 pouces et à une profondeur de 200 ft. Après de longues années d’expériences avec les
fluides aérés et le gaz, la mousse fut identifiée et choisie comme fluide assurant la fonction
holle cleaning.

Pendant les années 1960-1970 des groupes de recherches commencèrent a étudier l’utilisation
de la mousse comme fluide de forage.

La majorité des compagnies pétrolières ont développés des logiciels pour le calcul
hydraulique associé à l’utilisation de la mousse.

A la fin des années 1980, le forage des puits horizontaux en UBD a connu un développement
important avec des méthodes de mesure au cours du forage utilisant les signaux
électromagnétiques EMWD, ainsi que le développement de nouvelles techniques permettant
d’effectuer des mesures plus précises tel que le MWD.

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PRINCIPE DE FORAGE EN UNDERBALANCE (concentric casing):

Le principe de l’underbalance s’agit de faire diminuer la pression hydrostatique dans


l’annulaire, afin d’avoir une pression de fond inférieure à la pression du réservoir, et il faut
maintenir cette pression inférieure à celle de réservoir selon une différence de pression désirée
et ce constamment en cours de forage et en cours de manœuvres, dans tous les cas la pression
de fond ne doit pas dépasser la pression du réservoir.

Dans le champ de Hassi Messaoud, plusieurs techniques de l’underbalance sont au


cours d’utilisation, dont la plus utilisé est la méthode de concentric casing.

Le principe de cette technique est très similaire à la technique de gaz lift pour la
production des réservoirs à faibles pression.

La diminution de pression annulaire se fait par injection du brut à l’intérieur des tiges,
et lors de sa remontée il va se mélanger avec l’azote (N 2) à une côte donnée, ce gaz inerte, en
rentrant dans l’espace annulaire va alléger la colonne hydrostatique dans l’espace annulaire,
entraînant une diminution de la pression de fond ou d’injecter le brut gazéifier à l’intérieur des
tiges, donc plusieurs techniques sont utilisées pour maintenir la condition de l’undervalance.

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Technique d’injection utilisées en underbalance


AVANTAGES DE FORAGE EN UNDERBALANCE :

Le forage en underbalance a été introduit dans les dernières années, et essentiellement


pour pallier à certain problèmes rencontrés dans les forages horizontaux, les résultats
remarquables obtenues ont permet son expansion rapide dans le monde pétrolier, et jamais
dans l’industrie une technique pétrolière n’a connue un tel essor.

Les principaux avantages de l’underbalance sont représentes dans les points suivants :

1-) Réduction des pertes de circulation durant le forage :

Dans le forage pétrolier, le fluide de forage joue un rôle important pour contrôler les
conditions de forage, ce fluide contient beaucoup de produits ajouter pour avoir des
caractéristiques physiques et chimiques adaptées avec les conditions de forage, c’est à dire
que le choix de fluide de forage agir directement sur le prix de revient, et par conséquent toute
perte de fluide est une défit au augmentation de prix de revient.

Dans le forage conventionnel la perte de circulation est fréquente par ce que la


pression de fond est supérieur que celle de réservoir, et comme le fluide prend toujours le

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chemin le plus facile, il aura des pertes de circulation, ces pertes sont souvent dans les zones
fracturées, les zones à basse pression et zones à perméabilité élevée.

Mais dans le forage en underbalance la pression de fond est toujours inférieur à celle
de réservoir, alors il n’aura pas de pertes de circulation.

2-) Augmentation de la vitesse de pénétration :

Parmi les avantages de l’underbalance, l’augmentation de la vitesse de pénétration.

L’augmentation de la vitesse de pénétration est relié avec le choix d’outil, la vitesse de


rotation, poids sur l’outil et le bon nettoyage de fond du puits. On peut commander tous les
paramètres sauf le bon nettoyage de fond du puits, dans le forage en overbalance la pression
hydrostatique exerce une pression dynamique sur les déblais qui fait empêcher l’enlèvement
rapide des déblais, en même temps le cake se dépose sur les parois du trou causant un
embourement des cutters ce qui influe directement sur la vitesse d’avancement de l’outil, par
contre dans le forage en underbalance la pression hydrostatique est inférieur à celle de
réservoir et en plus le puits débite la plus part des temps, et il n’y a pas la formation de cake,
ce qui permet l’enlèvement rapide des déblais arrachées ce qui réduit le temps de forage. La
vitesse d’avancement en underbalance est cinq fois la vitesse d’avancement en overbalance.

3-) Augmentation de la durée de vie de l’outil :

L’augmentation de la durée De vie de l’outil dépend de plusieurs paramètres, de poids


sur l’outil, de travail fournit par l’outil et par la vitesse de rotation du moteur et par la
température de fond c’est à dire la qualité de lubrification.

En overbalance, une quantité considérable de chaleur est produite par le gradient de


température et par le frottement de l’outil lorsqu’il rentre en contact avec la formation. Le
fluide de forage transporte la chaleur loin de ces emplacements de friction par la convention,
il convient de noter que les solides dans le fluide de forage contribuent à créer une chaleur de
friction supplémentaire en plus que celle produite par l’outil, mais dans le forage en
underbalance la force de friction sera ainsi moindre, mais en underbalance lorsque on utilise
la méthode de l’injection par l’espace annulaire, c’est le brut qui va joué rôle de lubrifiant,
mais le brut est un mal lubrifiant par apport à la boue à base d’huile.

Le travail de l’outil est donné par la relation suivante :

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W = 2Πτ + WoB * RoP/ 60 * RPM 3-16 manuel

4-) Minimiser les coincement par différence de pression :

Les coincements sont les causes les plus fréquentes et correspond aux instrumentations
les plus graves généralement ils se compliquent avec le temps, et ils coûtent chère pour les
remédier.

Les coincement par différence de pression se produisent au niveau des zones


perméables (calcaire, grés) lorsque un élément de train de sonde touche la paroi de puits il est
causé par la différence de pression entre la pression de formation et la pression hydrostatique
de la colonne de boue, le cake forme un joint qui empêche l’égalisation des pression, mais
dans le forage en underbalance la pression hydrostatique ne s’exerce pas sur les parois du trou
et on n’a pas de dépôt de cake, en plus il y a l’injection du gaz qui fait centré la garniture
d’une telle manière.

5-) Réduire l’endommagement des formations (réservoir) :

Dans le forage en overbalance la formation est toujours exposée aux fluides de forage
qui pénètrent dans les pores provoquant la formation du cake interne et externe, le cake
externe peut être éliminer par scrapage (grattage) mais on ne peut pas éliminer le cake interne,
ce dernier conduit à un endommagement de réservoir, l’endommagement de réservoir n’est
pas dû seulement au cake mais aussi à d’autres phénomènes, comme le colmatage physico-
chimique dû à la présence de l’argile de type sméctite ou illite qui provoque le gonflement,
nous avons aussi le colmatage organique qui est dû à la précipitation des constituants
organiques de la boue lorsqu’elle entre en contact avec la roche. Mais dans le forage en
underbalance lorsqu’on fore avec le brut on aura pas la formation du cake, en plus le brut est
compatible avec le réservoir.

Figure 2 page 49 koulougli

6-) Système de production anticipée :

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Dans le forage en underbalance la production commence après l’installation des


équipement de production (tubing, l’arbre de nuelle), par ce que la boue employé exerce un
effort, qui correspond à la pression hydrostatique entraînant une invasion et une
contamination de notre réservoir, et ceci réduit la production du puits et nécessite des
opérations de dégorgement. Mais dans le forage en underbalance la production commence dés
le début de forage de réservoir s’il y a lieu des hydrocarbures, et ce la par ce que le fluide de
forage (brut) n’exerce aucune pression sur les fluides de réservoir au contraire avec injection
des gaz il les aide a monter au surface.

7-) Réduire les besoins de stimulation :

Puisque les stimulations sont coûteuse, complexes et souvent inefficaces, il peut y a un


avantage économique en forant un puits en underbalance. L’écoulement de réservoir pendant
le forage en underbalance peut réduire au maximum ou empêcher prés des dommages de
puits, évitant souvent le besoin de stimulation c’est à dire que les opérations de stimulations
sont moins importantes du fait du faible endommagement du réservoir.

8-) Simple programme de fluide de forage :

Les fluides de forage utilisés dans le forage conventionnel se composent de beaucoup


d’additifs chimiques, qui ajoutés aux fluides pour avoir un contrôle sur la densité, la viscosité
du fluide dans la formations, et l’ajout de produits colmatant dans le cas des pertes partielles.

Les systèmes de fabrications de ces fluides ainsi que les produits chimiques utilisés sont très
onéreux.

Par contre, des économies significatives peuvent être réalisées en forage en underbalance, en
utilisant des fluides autre tels que la mousse, le brute azoté et la mist.

Les fluides de forage utilisés en underbalance sont très simple à traiter, ainsi par l’utilisation
de l’underbalance on évite les pertes de fluides coûtants très chers dans leurs fabrications.

9-) Evaluation instantanée du réservoir au cours du forage :

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Au cours de forage en underbalance les caractéristiques de production, telles que les


types, le débit et la pression des liquides peuvent être identifiées.

On peut identifier aussi les paramètres du réservoir tels que la pression statique qui
peuvent être estimée.

Grâce à l’utilisation de l’underbalance on peut aussi identifier les rupteurs de


formation et les types d’écoulement, l’identification des rupteurs de formation (changement
de formation de point de vue perméabilité) est mise en évidence par la présence d’une
différence de pression négative en surface.

Dans le cas de forage conventionnel, le choix des fluides de forage employés prend en
considération les paramètres suivants : la salinité de la boue, la profondeur d’invasion du
filtrat et la rupture des pressions provoquée par le fluide pour s’assurer que l’information
géologique à la surface du sol soit correctement évaluée, ce qui nécessite beaucoup de temps,
de moyens et surtout d’argent.

10-) Bénéfices sur l’environnement :

qui se résume par une vigilance plus accrue du personnel et par une moindre utilisation
des produits chimiques tels que les aditifs chimiques et les additifs synthétiques.

INCONVENIENTS DE L’UNDERBALANCE :

Comme toutes les techniques utilisées, la technique de l’underbalance présente des


inconvénients parmi eux on cite :

1-) utilisation des équipements spéciaux :

Le forage en underbalance exige des équipements spéciaux telles que l’installation de


nitrogène, le séparateur UBD, BOP rotatif et qui sont très coûteuses.

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2-) Stabilité des parois :

La stabilité des parois est presque le problème majeur de l’underbalance, au niveau de


notre formation on a une limite de pression à ne pas dépasser pour la réussite de l’opération de
l’underbalance, toute fois une limite inférieur de pression peut être établi par la pression
minimale exigée pour maintenir la stabilité du trou, cette différence de pression est connue par
le draw down, le draw down dépend de la dureté de la formation, l’analyse de la variation de
résistance à la compression avait montrer que si le profil du puits traversera une roche
relativement dure, ce la conduit à un draw down admissible plus grand, cette dernière pourrait
éventuellement être généralisé à tout réservoir gréseux avec une certaine contenance en argile.

3-) Nettoyage du fond du puits :

Un bon maintien de forage signifier un bon nettoyage de fond du trou, en réalité le


forage à l’air ou bien le nettoyage à l’air est presque le meilleur nettoyage de fond de puits.
Au cours de forage il n’y a pas de problèmes de fond mais lors des manœuvres de remontée et
de descente il y a toujours le problème de nettoyage de fond, est surtout dans la partie du
drain. Actuellement pour réduire ce problème on utilise des produits viscosifiants ajoutés au
brut, telle que, le BARARISINE et d’autres équivalant, pour avoir un bouchon visqueux
utilisé toujours avant les manœuvres, les avantages de ce bouchon qu’il nettoie bien le fond
du puits et tient les déblais en suspension, en plus on utilise la méthode de réciprocation pour
avoir un bon nettoyage de fond.

4-) Problème de corrosion :

Le facteur majeur de la corrosion dans l’underbalance est la présence d’oxygène, pour


éviter ce problème il y a toujours des améliorations sur unité de nitrogène, grâce aux systèmes
d’azote à membrane produisant un gaz inerte avec une concentration (%) d’oxygène de 3% à
12% avec un équilibre de N2.

5-) Risque d’incendie au fond du puits :

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INTRODUCTION GENERALE

Pendant le forage en underbalance, lorsque on injecte de l’azote dans le puits il faut


pas que le pourcentage de l’oxygène dépasse les 12%, sinon on risque d’avoir un éclatement
au fond de puits, le pourcentage de l’oxygène dépend aussi avec la pression de refoulement
selon l’expression suivante :

%O2 = 13.39 – log(p)

6-) Fonctionnement de MWD :

Le MWD est appareil très moderne qui permet de donner le profil de puits ainsi que
tous les paramètres au cours de forage, un bon fonctionnement de cet appareil ce fait dans des
milieux incompressibles et dans les milieux mono-phasiques, par ce que le fonctionnement de
MWD est basée sur la pulsation dans la colonne de fluide de forage à l’intérieur des tiges.
Le système à mud pulse, qui utilise le fluide comme vecteur de transmission.
Le système électromagnétique qui utilise la formation comme conducteur.
Pour le système à mud pulse a un bon fonctionnement dans les milieux
incompressibles, mais le deuxième système impose un courant électrique dans la formation et
mesure ensuite en surface, l’avantage de ce système d’être indépendant de fluide du forage
mais qu’il est très cher, donc pour le forage à l’air, à la mousse ou brut gazifière, on utilise le
système de EM MWD, mais pour le brut on peut utilisé le premier système mais toujours il y
aura des problèmes de transmissions.

7-) Limitation d’utilisation de diamant ;


8-) l’utilisation de l’underbalance nécessite l’engineering et un personnel qualifié ;
9-) L’utilisation de l’underbalance exige des mesures de sécurité particulières ;
10-) Usure des vannes et des joints en plastiques et en caoutchouc ;

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INTRODUCTION GENERALE

11-) Incompatibilité de quelques équipement de l’appareil de forage avec les conditions de


l’underbalance, comme les pompes centrifuges ;

CHOIX DE L’UNDERBALANCE :

Avant de commencer le forage d’un puits, des études économiques, techniques et de


sécurité sont faites, en réalité le côté économique est le côté le pus important de ces études.
Le choix de type du forage est un processus délibéré rigoureux émanant du service
engineering de la SONATRACH, par le quel le choix de type du forage doit être évalué
techniquement et économiquement.
Pour le choix de l’underbalance on fait des études techniques, dont le but soit
économique.
Une étude très approfondie sur le puits qui est appelée le criblage est la première étape
dans le choix d’un puits candidat au forage en underbalance, dans lequel le potentiel du puits
est analysé pour déterminer s’il a des attributs qui lui permettraient d’être un bon candidat, où
l’excluraient de la technologie du forage en underbalance (voir schéma 1, 2 et 3).
Le choix entre l’underbalance et l’overbalance dépend des points suivants :
 La possibilité de forer en underbalance ;
 La possibilité de forer en overbalance : si le forage en overbalance se fera en meilleurs
conditions (pas de prévention de problème), le pourcentage de forage en underbalance
va diminuer ;
 Est ce que les problèmes de l’overbalance peuvent ils réduit par l’underbalance : c’est
les problèmes de l’overbalance sont les mêmes pour l’underbalance le pourcentage de
forage en underbalance va diminuer ;
 Comparaison entre l’utilisation de l’UBD et l’OBD : la comparaison se fait dans les
points suivants :
 Endommagement ou non de réservoir ;
 Degré de problèmes ;

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INTRODUCTION GENERALE

 L’avancement de forage ;
 Durée de réalisation de puits ;
 Prix de revient ;
 Résultats de production ;
 Bénéfices sur l’environnement ;

Sélection d’un puits candidat pour le forage en underbalance :


Le forage en underbalance nécessite des conditions techniques et économiques pour
être applicable ou pour être préférable. Il est indispensable de faire une étude afin, de
connaître si un puits est candidat pour être foré en underbalance ou non.
Un puits est candidat à être foré en underbalance selon plusieurs conditions, on peut
subdiviser ces conditions en :
 Conditions liées aux équipements ;
 Conditions liées au réservoir ;
 Conditions liées aux personnel ;

1-) Conditions liées au personnel :


Le forage en underbalance nécessite l’engineering et un personnel qualifié.
2-) Conditions liées aux équipements :
Le forage en underbalance nécessite des équipements spéciaux, dont ces équipements
ont des caractéristiques capables à résister aux conditions de l’underbalance.
Ces équipements doivent remplisse les paramètres suivants :
 La possibilité d’avoir un draw down fixe ;
 La possibilité d’avoir un bon nettoyage de trou ;
 La possibilité de contrôler la pression du fond durant le forage ;
 Capacités des pompes, des compresseurs et les appareils de manutention des
solides ;
 Capacité de séparation (séparateur de UBD ) ;
 Compatibilité de moteur de fond et la MWD avec le fluide de forage ;
 Disponibilité de RBOP ;
3-) Conditions liées aux formations :
Pour qu’un puits puisse être candidat au forage en underbalance il faut qu’il remplisse
les conditions suivantes :
_ Zones à pertes de circulation sévères ;
_ Formations fracturées ;
_ Zones à risque de coincements par pression différentielle ;
_ Formations dures (denses, perméable et porosité faibles) qui a comme conséquence directes
un taux de pénétration de l’outil et une durée de vie très faibles pour le forage en
underbalance ;
_ Zones sujettes aux endommagements (skin damage, incompatibilité fluide/fluide,
incompatibilité fluide/formation) ;
_ Formations sévèrement cavées ;
_ Réservoir dépletés ;

Limitation de l’underbalance :
L’application de l’underbalance n’est pas toujours faisable, à cause de quelques
facteurs limitatifs qui peuvent générer des complications lors de l’exécution du programme de
forage en underbalance. On cite ces facteurs dans les points suivants :

1-) L’instabilité des parois de trou :

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le problème de l’instabilité des parois est presque le facteur majeur limitant


l’utilisation de l’underbalance, par ce que au delà on détermine le draw down ;

2-) Couches d’argiles et charbon :


Lors de la traversée des formations instables des argiles et de charbon et si les couches
ont plus de 50m l’utilisation de l’underbalance est limité par ce que on risque d’avoir des
rétrécissements du diamètre de trou à causes de gonflement de ces dernières, surtout si ces
formations sont épaisses et le forage s’effectuera à plus de 1000m (pression exercée sur les
couches provoquent les rétrécissements mécaniques).

3-) Perméabilité et pression de réservoir très élevées :


Si la pression de réservoir est très élevée on ne peut pas utiliser la méthode
underbalance, par ce qu’on peut pas contrôler les grandes pressions, par ce que nous avons
des équipements qui travaillent dans des conditions de pression limitées. Le risque est encore
plus important si le réservoir a une perméabilité très élevée puisque les volumes d’apports
sont susceptibles d’être énormes, en conséquence les formations à haute pression et à
perméabilité élevée sont susceptibles de construire un risque important par l’application de
l’underbalance.

4-) Réservoirs a pression inconnue :


Si la pression de réservoir est inconnue, c’est très difficile d’avoir un drow down fixe
et on risque de ne pas contrôler le puits.

5-) Faible connaissance de la formation à foré :


dans un puits où on a une faibles connaissance de la formation à foré et de sa pression,
l’underbalance présente alors un risque important sur la sécurité du personnel et des
équipements.
La connaissance de la formation est exigée pour accéder à la susceptibilité et à la
défaillance de la stabilité du puits et également à déterminer la convenance techniques,
permettant ainsi la conception des besoins en équipements extérieurs.

6-) Réservoirs multiples :


Lorsqu’il s’agit de réservoir multiple on ne peut pas forer on underbalance car c’est
impossible de maintenir un draw down adapté pour tous les couches, surtout si le réservoir est
avec des pressions différentes.

7-) Une production excessive :


Dans l’utilisation de l’underbalance les équipements ont des conditions de travail et
essentiellement le séparateur de l’underbalance, qui a une pression de travail de 700psi, qui ne
peut au delà dépassé cette pression.

8-) Puits peu profond :


Difficile de contrôler la pression de fond et assurer la continuité de l’underbalance.

9-) Disponibilité des outils de contrôle de déviation (MWD) :


Dans l’underbalance on utilise des systèmes bi-phasiques ou des fluides compressibles
dont la majorité des MWD ne fonctionnent pas correctement avec ces fluides, la seule

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solution est la MWD électromagnétique, même cette dernière est limité quand il s’agit des
couches tectoniques.

10-) Présence de H2S :


Durant le forage en underbalance les gaz montent avec le brut, allant au séparateur
pour afin se brûler à la torche, mais comme le gaz H 2S est un gaz toxique il peut faire pas mal
de risques pour la vie de personnel.

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Schéma 1 :

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Schéma 2 :

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Schéma 03 :

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INTRODUCTION GENERALE

INSTALATION DE SURFACE DE L’UNDERBALANCE :

Equipement de l’underbalance :
Comme le forage overbalance a des équipements servent à réaliser le forage en
meilleurs conditions, le forage en underbalance a aussi des équipements pour un meilleur
forage, la majorité des équipements sont les mêmes pour le forage overbalance sauf quelques
équipements qui sont proprement spéciale pour le forage en underbalance, ces équipements
diffère d’une méthode d’injection à une autre et d’un fluide à un autre.

І-) Casing injection :


C’est la méthode où on utilise l’injection de brut à l’intérieur des tiges et l’azote dans
l’espace annulaire.
Les équipements utilisés pour la méthode casing injection sont cités comme suit :

І-1-) Equipements de l’unité d’azote :


C’est un ensemble des machines servent a générer l’azote en place (au chantier), ces
équipements sont classés par l’ordre de fonctionnement comme suit :

І-1-1) Compresseurs :
Les compresseurs représentent la base de pyramide de génération d’azote, il y a trois
compresseurs, dont deux fonctionnent et le troisième est en back up (réserve), il y a deux
range de compresseurs, dont le rôle est d’aspirer l’air atmosphérique à un certain taux et le
compriment à une pression comprise entre 100-300 psi avec un débit de compression de
50m3/min.
Pression d’entrée Pression de sortie RPM Débit de
(psi) (psi) (tr/min) compresseur
(m3/min)
Pression atm 100-300 2100 50

Tableau I-1-) : représentant les caractéristiques de compresseur.

І-1-2) Refroidisseur (Air Cooler) :


L’air sortant des compresseurs à une température de 43°c va au refroidisseur qui est
composé de trois ventilateurs te trois filtres, l’air est refroidi jusqu’à un température de 32°c,
Après on aura une diminution de pression suite à une perte de charges dans les filtres et un
changement de température.
Le rôle de refroidisseur est l’enlèvement de l’humidité pour obtenir un air pur dirigé
vers le générateur d’azote.

Pression Pression de Débit de Température Température de


d’entrée (psi) sortie (psi) sortie(m3/min) d’entrée (°c) sortie (°c)
100-300 175 85 43 32

Tableau représentant les caractéristiques du refroidisseur.

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І-1-3) générateur d’azote :


C’est une unité d’azote qui comprend des filtres à fibres et une membrane de filtration
d’oxygène.
Le principe du générateur d’azote est la diffusion moléculaire, basée sur la taille des
molécules constituant l’air et leurs vitesse, c’est à dire dégageant les autres constituants et
empêchant le nitrogène à passer afin, d’avoir une condensation de nitrogène, par ce que la
vapeur de l'oxygène et d'eau sont des gaz " rapides " qui imprègnent rapidement la
membrane, permettant à l'azote de traverser les alésages de fibre comme jet de produit.

Nitrogène
Oxygène
Vapeur d’eau

Nitrogène

la vapeur de l'oxygène et d'eau sont


des gaz " rapides " qui imprègnent
rapidement la membrane,
permettant à l'azote de traverser les
alésages de fibre comme jet de
produit.

Fig : Fig :
L’air est constitué de 78% d’azote, 21% d’oxygène et de 1% d’autres (gaz rares
0.94%, co2 0.03%, H2 0.01%).
Les étapes de séparation sont résumées dans les points suivants :
 L’air venant du refroidisseur à une température de 32°c, passe dans les filtres
hydrocarbon pour l’élimination de co2 ainsi que l’humidité ;
 Ensuite l’air sera dirigé vers les filtres d’eau pour l’élimination de H2o ;
 L’air purifié sera dirigé vers la membrane de filtration d’oxygène, cette membrane
laisse passer les molécules d’oxygène et fait condensé les molécules d’azote, en
faite pas toutes les molécules d’oxygène qui vont être passer, mais en gardant un
taux de 5 à 12%.
Température Débit d’entrée Débit de Pression de Pureté N2 Puissance
d’entrée (°c) d’air(m3/min) sortie de sortie de N2 (%) KW
3
N2(m /min) (psi)
32 85 42 175 95 75
Tableau représentant les caractéristiques de générateur d’azote.

І-1-4) Surpresseur (Booster) :


Le surpresseur est un compresseur conçu pour l’augmentation du pression de gaz
d’une certaine pression à une certaine plus grande, selon la capacité du compresseur.
Dans l’unité de génération d’azote, il y a deux surpresseurs dont le premier reçoit le
nitrogène avec une pression de 175psi et le comprime à une pression peut atteindre 2500psi
avec un débit de 42m3/h, le deuxième surpresseur reçoit le nitrogène déjà sortie du premier
surpresseur pour le comprimer à une pression de 5000psi avec un débit de 65m3/h.
On utilise deux surpresseur par ce qu’on peut pas passer de 175psi directement à
5000psi.

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І-2-) Equipements de séparation :


Le fluide refoulé par l’espace annulaire passe par les équipements suivants :

І-2-1-) Manifold de Duses :


Dans le circuit de retour de fluide, il y a deux manifolds, le manifold de Rig qui a été
dans les autres phases forées en overbalance, ce manifold joue le rôle d’un manifold de
secours en cas où le manifold de l’underbalance tombe en panne, le manifold de Rig reçoit le
fluide venant de chock line
L’autre manifold c’est le manifold de l’underbalance qui est utilisé pour contrôler l
pression de fond et prélever des échantillons pour les analyses géologiques. C’est un manifold
de série 5000Psi, composé de :
- De deux duses hydrauliques réglables, et par fois l’une hydrauliques et l’autre
manuelle ;
- D’une chambre d’échantillonnage de 4" de diamètre pour la récupération des analyses
de géologies ;
- Des vannes du purgeage ;
- Les autres vannes de manifold sont manuelles, utilisées en cas de nécessité
(défaillance des vannes hydrauliques…) ;
Le manifold de l’UBD reçoit le fluide sortant de la vanne ESD (Emergency Schut
Down) ;
Le rôle du deux manifold est de donner une pression convenable pour le séparateur,
par ce que le séparateur à une pression de travail il ne faut pas la dépasser, qui est égale à 700
Psi.

Fig :

І-2-2) Séparateur :
C’est un réservoir cylindrique qui sépare la phase liquide de la phase gazeuse, sa
pression de travail est de 700 Psi. Il est constitué par un corps cylindrique en acier fermé à
chaque extrémité par un fond bombé, ce dernier a une forme sphérique pour éviter les
pressions perpendiculaires sur les parois.
Il y a deux sortes de séparateur :
 Les séparateurs verticaux ;
 Les séparateurs horizontaux ;
Mais les plus utilisés c’est les séparateurs verticales, avec un volume total de 13.2m 3 (83bbl),
avec un débit maximum de gaz de 4859 bbl/jour et un débit maximum de liquide de 940

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bbl/jour, pendant la séparation il faut pas que le niveau de liquide monte trop pour que le brut
ne va pas à la torche, au même temps il faut pas que le niveau de gaz descend en bas pour que
le gaz ne va pas aux bacs de décantation.

I-2-3) Equipement spécifique de la garniture :


Le forage en underbalance nécessite une garniture équipée de float valves positionnées
dans différentes hauteurs. Leur rôle principal est d’éviter la décompression des tiges lors des
ajouts et des entrées de fluides dans l’intérieur de la garniture.
Ces soupapes au nombre de trois sont disposées dans la garniture comme suit :
 La première soupape est placée juste sur l’outil pour éviter le retour du fluide et les
cuttings à l’intérieure de la garniture.

 La deuxième float valve est placé sur le premier stabilisateur, son rôle est de palier à
une défaillance de l première valve. Cette soupape est constituée de deux parties, la
première partie c’est le stopper float et la deuxième partie la float valve elle-même
munie d’un clapet anti-retour.

 La troisième float valve est identique à la précédente elles ont le même type de filetage
que les tiges et se visse sur la dernière. Son rôle est d’éviter de purger tout l’intérieur
de la garniture lors des ajouts en cours de forage, on aura donc un plus petit volume à
purger. Ces deux soupapes sont utilisées aussi pour purger la garniture pendant la
remontée.

І-2-4) ESD (Emergency Schut Down):


C’est une vanne hydraulique située à la sortie du drilling spool, qui se trouve en
dessous du dual annulaire.
Son rôle principal est la fermeture sur le puits en cas d’urgence, on trouve ces
utilisations dans les cas suivantes :
 Un problème au niveau de manifold du duses de l’underbalance ou au niveau de
séparateur ;
 Détection d’une grande pression (plus grande que celle de travail de manifold et
séparateur), vanne de secours ;
 Utiliser pour l’égalisation de pression en cas de manœuvres ;
 En cas de détection d’un gaz toxique (H2S) ;
ESD est caractérisé par :
soupape Type de dispositif de Tail mm ( " ) Pression Kpa (Psi)
commande
Tartan A 1/16 5000# Tartan hydraulic 101 (4) 34.4 (5000)
API (Bettis)

І-2-5) BOPR ( BOP rotatif) :


C’est un BOP placé au dessus de BOP de Rig, c’est à dire au dessus de l’obturateur à
membrane, est de type Williams 7100.
Son rôle principal est la fermeture de l’espace annulaire avec la possibilité de forer (la
rotation des tiges).
La fermeture de l’espace annulaire est assurer par deux garnitures, dont l’une
dynamique toujours fermée sur les tiges de forage l’autre statique ouverte sauf dans les cas
extrêmes elle se ferme (l’intervention pour changer la garniture supérieure), la pression de
travail de RCH ( Rotating Contrôl Head) change du statique au dynamique, dans le cas
dynamique le RCH résiste à une pression égale à la moitié de la pression lors de la statique,

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le Williams 7100 a une pression de travail statique de 5000 Psi et en dynamique elle est égale
à 2500 Psi.
Pour le choix de la pression de travail du RCH, on prend la pression dynamique égale
à la pression attendu du réservoir avec un facteur de sécurité.
Le BOPR est commandé par une unité hydraulique semblable à celle de l’appareil de
koomey avec une pression de fermeture de 1500 Psi, dans le BOPR il y a une vanne de purge
disposé entre les deux garnitures, est utilisée lors des manœuvres de l’outil ou au niveau du
Bearing Assembly.
Il y a deux types de BOPR :
- BOP rotatif utilisé avec la tige carrée ;
- BOP rotatif utilisé avec la top drive ;

Conducteur de tige

Caoutchouc supérieur

l'ensemble des
roulements

Caoutchouc inférieur

Cuvette

BOP assemblé BOP détaché

I-3) Equipements auxiliaires :


I-3-1) Générateur de courant :
C’est un groupe électrogène utilisé pour l’alimentation des équipements de
l’underbalance, ainsi que l’éclairage. Les caractéristiques de générateur de courant sont
présentées dans le tableau suivant :
RPM Puissance Voltage Nbre de phases Fréquence
2100 tr/mn 350 Kw 480 V 3 60 hz
Tableau :
I-3-2) Push pull machine :
Le pull puche machine est souvent utilisé dans le forage en underbalance ou les
forages des gisements de gaz, il n’est pas encore utilisé en Algérie.
Son rôle principale est le maintien de la garniture car durant la remontée on a la
garniture pleine d’azote en plue elle est équipée de soupape. Ce la se traduit par un allégement
du poids de la garniture, c’est à dire à une profondeur donnée la pression hydrostatique est
supérieure au poids de la garniture d’où rejet du string par l’augmentation de la poussée
d’Archimède très importante au contacte de l’extrémité fermée de la garniture. Notamment
lors de la descente des premières longueurs, on aura des difficultés de descendre la garniture à
travers les BOP (stripping), car le string est très léger et la pression de tête suffi pour rejeter la
garniture. Dans les deux cas on utilise le push pull machine qui nous facilite la remontée et la
descente de la garniture en toute sécurité. Elle est caractérisée par :

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Travail vert le bas Travail vert le haut Course de travail

50000 Ib - 22240 daN 25000 Ib - 11120 daN 3m

Traveling
Assembly
Traveling Slip
Assembly

Leaf Chain

Drillpipe
Hydraulic
Cylinder

Sheave Stationay
Assembly Slips

Fig :

Unité de génération de mousse :


C’est une unité de génération de mousse utilisée en cas de forage des réservoirs non
consolidés. Elle est composée d’un bac de 1210 L, qui est raccordé à pompe d’injection
pour le refoulement des produits moussants ainsi que les produits anti-corrosifs préparés
au préalable en surface. Cette unité est fixée sur le même skid du bac de l’unité
underbalance. Les produits mélangé à l’air forment une mouse qui sera refoulé vers le
stand-pipe au moyen de la pompe, cette mousse est utilisée souvent quand veut forer une
couche mal consolidés où il faut une grande vitesse de pénétration. La mousse est un bon
nettoyant du fond grâce à ces caractéristiques.

Système de fluide utilisé en underbalance :

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INTRODUCTION GENERALE

Le fluide de forage joue un rôle essentiel dans le forage que ce soit en overbalance ou

en underbalance, des études et des recherches sont faites pour améliorer les fluides de forage.

Un fluide de forage mal conçu peut également augmenter le coût de forage par
création de problème de corrosion et de risques d’incendies.
L’utilisation de l’underbalance exige des fluides de forage spéciaux, car les conditions
de l’underbalance ne peuvent être réaliser sauf par ces fluides .
Les fluides de forages utilisés en underbalance doivent présenter les points suivants :
 Compatibilité avec le fluide réservoir ;
 Nettoyage du fond du puits ;
 Transmissions des données ;
 Contrôle des pressions ;
 Corrosion ;
Enfin, le choix du fluide de forage doit prendre en considération le prix de revient la
sécurité et le degré de pollution et de contamination de l’environnement.
Dans l’underbalance il y a de nombreux fluides qui sont utilisées :
- Brut gazéifier ;
- Brut + azote ;
- Gaz ou air ;
- Mousse et brouillard ;

І-)Choix de fluide de forage en underbalance :


Le choix de fluide de forage en underbalance est basée sur des paramètres qui sont
nettement différents que ceux d’une opération de forage en overbalance. Dans le forage en
overbalance le système de fluide est choisi sur la base de son exécution hydraulique, transport
des déblais, refroidissement et lubrification de l’outil et la garniture et d’autres fonctions, en
plus de ces paramètres le fluide en underbalance doit présenter d’autre paramètres, comme
l’obtention d’un Draw Down adéquat, compatibilité avec les fluides de réservoirs.
Le choix de fluide de forage dépend selon les problèmes présentées par le gisement.

ІІ-) Choix de gaz d’injection :


Air, azote (cryogénique) liquide, azote produit sur place et méthane localement produit
et facilement disponible, peuvent être employé pour l’injection avec la phase liquide.

ІІІ-) Systèmes utilisant la mousse (Foam) :


Dans ce type d’opération, le principe est le même que celui des fluides aérés/gazéifiés,
sauf que dans ce cas l’utilisation des surfactants qui assurent la génération de la mousse et sa
stabilité est nécessaire. dans ce type de fluides la phase continue est la phase liquide.
Le système de mousse est crée quand l’eau et le gaz sont mélangés à un agent
tensioactif. L’agent tensioactif lie le gaz dans la surfacture du liquide, comme le gaz est lié
dans le liquide, le gaz et le liquide se déplacent ensemble augmentant ainsi la vitesse du
liquide. En raison de sa structure, (capacité de charges de solides énormes), la mousse a de
meilleures caractéristiques de nettoyage de trou q’une boue conventionnelle.

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INTRODUCTION GENERALE

ІV-) Systèmes utilisant le brouillard (mist) :


Cette opération a le même principe que le système à mousse, sauf que dans ce cas
l’utilisation des surfactants est exclue, la phase continue dans le système est la phase gazeuse.
Le liquide dans ce système est suspendu dans le milieu sous forme de gouttelettes.
Les avantages principaux d’un système de brume est sa tolérance plus élevée pour les
formations aquifères. Ceci élimine la formation des anneaux de boue tout en forant. Le
désavantage du système de brune est qu’il demande un volume de gaz très important pour
avoir une BHP voulue.

V-) Systèmes des fluides gazéifiés :


Les fluides sont des fluides de forage résultant d’une combinaison de liquide et de gaz
où le liquide est la phase continue, la phase gazeuse est soit du gaz naturel, soit de l’air ou
l’azote, les liquides gazéifiés n’ont pas d’agents moussants (surfactants).
Les avantages des liquides gazéifiés sont à moindre coût, meilleurs nettoyage du fond,
la possibilité de réutiliser le liquide de meilleure propriétés environnementales et leur
simplicité d’injection.

VІ-) Rapport d’injection :


C’est le rapport de débit d’injection de gaz et de liquide en surface, il est aussi exprimé

en pourcentage par exemple un rapport d’injection de 80% est équivalent à 4/1, c’est à dire le

débit de gaz est quatre fois supérieure de celui de liquide, le rapport gaz/liquide changent en

fonction des conditions de pression et de température.

Les deux paramètres, qualité de la mousse et rapport d’injection sont essentiellement


utilisés pour décrire les phénomènes qui peuvent surgir en cours des opérations UBD. A cette
suite la qualité de la mousse est considérée pour décrire les phénomène relatifs à la mousse, et
le rapport d’injection est considéré pour décrire les phénomène relatifs au fluides aéré ou
gazéifier.
La nature d’un système de fluide en fonction de la qualité de la mousse (en%) est
donné par ce schéma :

Liquides Fluide gazéifier Mousse Mist

0% 55% 97% 100%

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Techniques d’injections utilisées en underbalance :

En générale la sélection du la technique d’injection dépend de système de fluide


utilisé, comme on a déjà vu, il y a plusieurs systèmes de fluides pour forer en underbalance
(fluide gazéifier, mousse, brouillard, air/gaz), donc on peut regrouper les techniques
d’injections en deux groupes :
- Technique d’injection par l’intérieur des tiges (technique conventionnelle) ;
- Technique d’injection par l’espace annulaire ;
1-) Technique d’injection par l’intérieur des tiges (drill pipe injection) :
La technique d’injection par l’intérieur des tiges est une méthode conventionnelle, qui
est utilisée en underbalance, dans cette technique on travail avec un système bi-phasique c’est
à dire que le gaz et le liquide se mélangent en surface, le mélange va s’injecter à l’intérieur
des tiges.
La technique d’injection par l’intérieur des tiges est utilisé aussi pour les utilisations
de la mousse (Foam) et le brouillard (Mist).
Cette technique d’injection présente des avantages et des inconvénients par rapport à
l’autre méthode.

1-a-) Avantages :
 Elle permet un bon nettoyage du trou et des vitesses de jet à l’outil plus élevées ;
 Cette technique ne nécessite pas des déblais d’injection plus élevés que la technique à
travers la garniture ;
 Elle ne requiert pas l’utilisation d’un équipement supplémentaire ;
 C’est une méthode non coûteuse par rapport à l’autre méthode ;
 Dans cette méthode le fluide de forage présente un meilleur lubrifiant pour l’outil ;

1-b-) Inconvénients :
 Difficile de contrôler la pression de fond et la maintenir constante en appliquant cette
technique ;
 Cette technique prend du temps pour maître le puits en balance ;
 Impossibilité d’utiliser la MWD conventionnelle pour contrôler les données du puits,
car le fluide gazéifier est un fluide compressible, donc il tend à amortir les pulsations
de MWD, et cela sa dépend de pourcentage du gaz dans le liquide, pour les rapports de
gaz au-dessus de 20 à 28% le signal sera totalement perdu. On peut éliminer ce
problème avec l’utilisation d’une MWD électromagnétique, qui envoi le signal à
travers la formation, mais ce dernier est très coûteux ;
 Quand le gaz traversera la BHA, il affectera la puissance développée par le moteur du
fond, donc cette technique nécessite des moteurs de fond spéciaux ;
 Impossibilité de continuer la gazéification si le Draw Down augmente au de la d’un
certain seuil ;

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INTRODUCTION GENERALE

Fig : Technique d’injection concentrique.

2-) Technique d’injection par l’espace annulaire :


dans ce procédé l’injection de gaz et de brut est séparé, dont l’injection de brut est
toujours à l’intérieur des tiges mais l’injection de la phase gazeuse diffère d’une méthode à
une autre dont le but est toujours l’allègement de la pression hydrostatique.
Le mélange brut-azote formé à l’intérieur du puits et précisément dans l’espace
annulaire est retourné en surface sous la forme d’un fluide gazéifier. Le taux de retour du
fluide ainsi que sa densité sont toujours contrôlés par un calculateur, ce dernier doit toujours
maintenir un taux de pompage d’azote fixe, ce qui réduira et maintiendra la pression
hydrostatique dans la colonne verticale.
Selon le passage d’injection de la phase gazeuse on distingue les techniques
suivantes :

2-1-) Technique d’injection à tubage concentrique (casing injection) :


dans cette technique on utilise un tubage concentrique qui consiste un second espace
annulaire, cette technique se base sur la conception de deux chemins d’injections séparés qui
permettent le pompage du gaz par l’espace annulaire et le brut à l’intérieur des tiges, dans
cette technique on encre le liner à 20m au dessus de KOP, cependant un autre tubage est
raccordé à la dernière colonne descendue (liner) à l’aide d’un Tiebac sleeve muni d’une
circulating sub composée d’orifices pour le passage du gaz, ce tubage est généralement
récupérable.

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INTRODUCTION GENERALE

Fig : Technique d’injection par l’espace annulaire (casing injection).

2-2-) Technique d’injection parasite (parasite string) :


cette technique consiste à l’utilisation d’un tubing de petit diamètre descendu avec le
tubage, le gaz est injecté par le tubing et le liquide à travers les tiges. Cette technique est
utilisée uniquement dans les sections intéressées par le lifting c’est à dire dans les sections
verticales du puits, dans les parties déviées le tubing parasite présente certains inconvénients
d’utilisation liés à des considération mécaniques.

Fig : Technique d’injection par tubage parasite.

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2-3-) Technique d’injection à travers des tiges concentriques (concentric drill pipe injection) :
cette technique consiste à l’utilisation de deux chemins d’injection séparés dont une
garniture concentrique est descendue à la côte d’injection désirée avec le train de forage
conventionnel en utilisant une réduction entre les deux garnitures. Cette réduction contient un
système contient un système de jet qui permet l’injection de gaz, le gaz entre dans le puits à
un point choisi au dessus de la BHA, cette injection est possible grâce à l’installation d’un
orifice d’injection.
Il y a très peu de garniture de forage concentriques disponibles dans le monde.

2-a-) Avantages :
 Cette technique permet l’utilisation des outils de forage et garniture de forage
conventionnelle, ainsi que la possibilité d’utiliser la MWD conventionnelle, car on une
seule phase du fluide de forage, où les pulsations peuvent atteindre la surface du sol
sans qu’elles puissent être atténuées en chemin ;
 Cette technique permet une mesure plus rapide et plus précise du BHP ;
 Le temps de la purge de la BHA est réduit considérablement car la BHA contient
seulement un fluide non compressible ou peu compressible monophasé ;
 Pour la technique d’injection à travers des tiges de forage concentriques on a le
maintien de BHP qui est beaucoup plus simple et moins compliqué que les autres
techniques ;
 Dans la technique d’injection à tubage concentrique, le souci de pertes et de fuites sont
minimales et que les pression d’injection sont inférieurs au pression d’injection de la
technique de garniture parasite ;
 Il est plus facile de contrôler la pression de fond et la maintenir constante ;
 La garniture est moins exposé à la corrosion et au phénomène de feu, qui peut avoir
lieu lors du contact de l’oxygène avec les gaz de formation ;
 Elle permet de réaliser les connections sans devoir interrompre l’injection de gaz ce
qui permet de maintenir une plus grande stabilité de la pression de fond ;
 Elle permet la transmission de mesure de fond par télémétrie ;
 L’avantage le plus important de l’injection par l’espace annulaire est le fait que
l’injection d’azote est indépendante du fonctionnement de forage ;
2-b-) Inconvénients :
 La technique d’injection à travers l’annulaire nécessite des débits d’injection de gaz
plus élevées que la technique d’injection à travers la garniture ;
 L’utilisation de la méthode d’injection parasite exige la modification de la tête du puits
pour permettre l’injection du gaz, présentant le risque d’une fuite au niveau de la
BHA ;
 Le coût de système (une garniture de forage spéciale est exigée pour ce système)
surtout pour la méthode d’injection à travers des tiges de forage concentrique ;
 Le problème majeur de cette technique est le nettoyage de fond à cause aux
caractéristiques de fluide de forage ;

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INTRODUCTION GENERALE

Raison de forage en underbalance Technique d’injection préférée


Bas ROP a travers les terrains dures 1) Air sec.
2) Mousse, s’il y a un léger débit d’eau.
3) Brouillard, s’il y a un grand débit
d’eau, si le diamètre de trou est
grand.
Circulation perdu dans les explorations 1) boue aérée, si on une grande ROP
(roche dure, modérée ) , la présence
des schistes.
2) Brouillard possible si l’instabilité des
parois n’est pas un problème.
Coincements par ΔP 1) Boue nitrifié si la production du gaz
est probable, en particulier si
l’utilisation des systèmes fermées est
posible.
2) boue aérée, si la production de gaz est
non probable.
3) Brouillard possible si la pression des
pore est très bas, et si la formation est
très dure.
Formation endommagée à travers les 1) brut ou saumure nitrifié :
réservoirs déplétés  injection concentrique, si la
pression des pore est très basse.
 Injection par tubage parasite, si
la pression des pores est grande
et dans les cas où on utilise les
MWD et les moteurs de fond
conventionnels.
 Injection temporaire par
l’espace annulaire, si la pression
des pores est moyenne et si une
grande vitesse de gaz est
nécessaire.
 Injection concentrique et
injection temporaire par l’espace
annulaire, si la pression des
pores est très basse et/ou si une
grande vitesse de gaz est requis
avec système de circulation
fermée.
2) Brouillard, si la pression des pores est
très basse et un système de circulation
ouverte est acceptable.
Tableau 1) : Applications de forage en underbalance et les techniques candidates.

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INTRODUCTION GENERALE

Chapitre V :

Introduction :
La roche est un matériau poreux dont l’espace interstitiel est saturé par un ou plusieurs
fluides. Son comportement reste un complexe dépendant de types mécaniques, thermiques,
hydrauliques ou chimiques qui tendent à modifier son état initial. Le forage qui se présente
comme une perturbation géométrique au sein de la roche, provoque une altération de l’état
initial par le fait de la redistribution des contraintes d’une part, et par l’action du fluide de
forage d’autre part.
L’analyse de stabilité des parois est la prévention des ruptures fragiles et des déformations
plastiques de la roche entourant le puits, du fait de déséquilibres mécaniques ou chimiques.
De ce fait, elle s’appuie profondément sur les notions de mécanique des roches. Cette
dernière constitue un élément déterminant pour la compréhension des mécanismes de
déformations et de ruptures, et par voie de conséquence elle est le moyen le plus approprié
pour la détermination des solutions adéquates pour améliorer la courbe d’apprentissage

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INTRODUCTION GENERALE

quand on entreprend le développement d’un nouveau champ ou un champ perturbé ou


quand on procède à l’application de nouvelles techniques, tel que le forage en
underbalance.
L’instabilité de puits peut provoquer des problèmes comme elle peut mener au temps non
productif comme :
o Pack off (fracture de formation menant à l’excès des déblais).
o Temps excessif de manœuvre et d’alésage.
o Perte de boue.
o Coincement de la garniture et des outils de complétion.
Et ceux ci peuvent être provoqué par plusieurs phénomènes qui nous sont familières,
comme le Break out, fractures, cavage, ovalisation, effondrement et rétrécissement.
Ces problèmes coûtent à l’industrie pétrolière plusieurs milliard de dollars par an en
temps perdu.

Fig V-1 :
Chapitre VI :
Notions de mécanique des milieux continus poreux :

VI-1) Introduction :
L’analyse de la stabilité des puits nécessite la compréhension des notions fondamentales de
la mécanique des milieux continus et des milieux poreux. Ceci émane du fait que les
définitions des états de rupture et de stabilité se basent sur des manipulations
mathématiques de grandeurs physiques telles que les contraintes et les déformations.
La mécanique des milieux continus est l’étude du comportement des matériaux quand ils
sont soumis à des sollicitations extérieures. On entend par sollicitations extérieures les
effets pouvant avoir des influences sur les propriétés du matériau. Comme exemples de ces
sollicitations nous avons : les forces, la température, les réactions chimiques, les
phénomènes électriques…

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INTRODUCTION GENERALE

Le milieu se déforme sous l’effet des sollicitations extérieures. L’objectif sera d’analyser
ces déformations ainsi que les contraintes qui les ont générées.
Le matériau est considéré comme étant un milieu continu, qui est par définition un
ensemble de points interconnectés par des forces internes (forces entre les atomes
constituant le matériau). Cela sous-entend que l’on se focalisera sur l’aspect
macroscopique et non microscopique des propriété de matériau.
Nous présentons dans ce chapitre, les notions fondamentales de la mécanique des
milieux
continus, que nous trouvons indispensables pour la compréhension des distributions de
contraintes autour du puits et leurs impacts sur la stabilité de celui-ci.

VI-2) notation :
Pour faciliter l’écriture des équations, il sera plus convenable d’adopter la convention
de notation suivante appelée également notation indicielle :
 Scalaire :
Les scalaires sont notés de manière ordinaire sans aucun indice.
 Vecteur :
Un vecteur V  x1 , x 2 , x3  est noté en notation indicielle : Vi
i est un indice qui implicitement prend les valeurs 1, 2 et 3 ceci est en liaison avec l’espace à
trois dimensions.
 Matrice :
De la même manière que le vecteur V , la matrice M telle que :

 m11 m12 m13 


M  m21 m22 m23 
m31 m32 m33 

Est notée Mij, où i et j prennent des valeurs de 1 à 3.


 Tenseur :
En générale un tenseur T d’ordre n est noté : Ti 1,i 2,…..,i n
On note que la matrice Mij est un tenseur d’ordre 2.
 Convention de somme :
Pour éviter d’encombrer les équations qui contiendront des sommations sur
plusieurs indices, nous adoptons la convention suivante (appelée également
convention d’Enstein):

Dans une expression quelconque l’indice sur lequel nous voulons sommer sera présent
deux fois dans cette expression.

Exemple :
3
U 1V1  U 2V2  U 3V3 qui est égale à U V
1
i i

Sera simplement notée : U iVi


La répétition de l’indice i indiquera qu’il y’a sommation sur cette indice de 1 à 3.

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INTRODUCTION GENERALE

VI-3) Etat de contraintes en un point :

VI-3-1) Définition :

Considérons l’élément en équilibre représenté ci-dessous soumis à une force F appliquée


de part et d’autre de l’élément sur la section S.

Le concept de contrainte σ est défini par la manière la plus simple comme étant le rapport de
la force F à la surface de la section S :


 F

S
(VI.1)
La contrainte sera donc une force par unité de surface.
Ceci est dans le cas d’une force F également répartie sur la surface plane S. Dans le cas
général
un vecteur contrainte t est obtenu par la division de la résultante des forces F qui
s’applique sur un élément de surface infinitésimal S contenant le point M considéré :
 F  dF

  lim   (VI.2)
t  S  0  S 
  dS

Le vecteur contrainte t t dépendra donc de la normale à la surface S au point M et que nous


noterons t n .
 
Pour l’établissement du tenseur donné x1 , x 2 , x3 t1 , t2 , et t3 auront chacun trois
composantes : σi j sur chaque facette de normale x1 , x 2 et x3 (voir figure VI.2)

Dans σi j : i représente la normale à la facette considérée et j représente la parallèle sur la


quelle on projette le vecteur t i .

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INTRODUCTION GENERALE

Fig VI-2 :
On écrit donc :
 t1   11 x1   22 x 2   33 x3

t 2   21 x1   22 x 2   23 x3 (VI.3)
t   x   x   x
3 31 1 32 2 33 3

Ou sous forme indicielle :


t i   ij x j (VI.4)
on peut montrer que le vecteur contrainte t n sur n’importe quelle facette de normale
n n1 , n 2 , n3  pourrait être déduit en utilisant l’ensemble des σi j.
pour ceci considérons le tétraèdre ci-dessous :
t1 s’applique sur la facette OBC
t2 s’applique sur la facette OAC
t3 s’applique sur la facette OAB
tn s’applique sur la facette ABC de normale unitaire n(n1,n2,n3)

Fig VI-3 :
t
Pour déterminer le vecteur contrainte n agissant sur la facette de normale sortante n,
considérons l’équation régissant l’équilibre de ce tétraèdre qui s’écrit :
Stn = n1St1 + n2St2 + n3St3 (VI.5)
Où s est l’aire du triangle ABC.
On aura :

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INTRODUCTION GENERALE
    
t n  n1 1 j x j  n2 2 j x j  n3 3 j x j  ni ij x j (VI.6)
qui
 s’écrit également sous forme vectorielle :

t n  T .n (VI.7)
T est appelé tenseur des contraintes c’est un tenseur d’ordre 2 qui est représenté
sous forme matricielle comme suit :
 11  12  13 
'    23 
T  21  22 (VI.8)
 31  32  33 
on peut montrer en utilisant les équations d’équilibre des moments que le tenseur T est
symétrique, en d’autres termes :  ij ji

VI-3-2) Contraintes et directions principales :


L’objectif est de trouver un système de repère dans lequel le tenseur de
contraintes s’écrit sous forme diagonale. Ce qui revient à dire que sur les
facettes perpendiculaires aux axes de ce repère toutes les contraintes de
cisaillement sont nulles, et nous n’aurons que des contraintes normales.
Le tenseur des contraintes s’écrit dans le nouveau repère
 1 0 0
'  
T   0 2 0  (VI.9)
 0 0  3 
les contraintes normales  1 ,  2 ,  3 seront appelées contraintes principales et les
orientations des axes du repère seront dites directions principales.

On peut montrer qu’ils existent trois contraintes principales différentes au


maximum, et qu’elles sont les solutions de l’équation aux valeurs propres
suivante :
Det (T  I )  0 (VI.10)
Det est le déterminant de la matrice entre parenthèses.
I est la matrice unité.
 est l’inconnue.

VI-3-3) Contraintes et directions principales en 2-D (notion de cercle de Mohr):


Le cas bidimensionnel est intéressant à voir dans la mesure que la
détermination des contraintes et directions principales peut s’effectuer sans avoir
à résoudre le problème aux valeurs propres présenté ci-dessus.
Le tenseur des contraintes T s’écrit en 2-D dans le repère (x1,x2) :
 11  12 0
T   21  22 0 (VI.11)
 0 0 0
Sur une facette de normale n qui fait un angle θ avec x 1 nous aurons une contrainte normale σ
et une contrainte tangentielle τ comme représenté sur la figure ci-dessous.
On peut monter en utilisant les équations d’équilibre des forces du triangle ABC (Fig VI-4
(b)) que

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INTRODUCTION GENERALE

les contraintes normale σ et tangentielle τ sur la facette BC sont obtenues par les relations
suivantes :

Fig VI-4(a) Fig VI-4(b)

   11 cos 2 ( )  2 12 sin( ) cos( )   22 sin 2 ( ) (VI.12)


et
1
  ( 22   11 ) sin(2 )   12 cos(2 ) (VI.13)
2

Pour le cas particulier où le repère (x1,x2) est un repère principal


Où :  12   21  0, et 11   1et 22   2
On trouve
   1 cos 2 ( )   2 sin 2 ( ) (VI.14)
et
1
  ( 2   1 ) sin( 2 ) (VI.15)
2
A partir de ces deux dernières équations on constate que σ et τ décrivent un cercle dans le
repère
  2    2
( ,  ) de centre O '  1 ,0  et de rayon R  1
 2  2
Ce cercle est appelé cercle de Mohr. Il permet de représenter l’état de contrainte en un point
M pour toutes les orientations possibles à partir de l’expression du tenseur des contraintes
dans un repère donné passant par le point M.
Si le repère (x1,x2) est un repère principal, et le repère (n,t) est un repère quelconque obtenu
par rotation d’un angle θ dans le sens trigonométrique positif, alors l’état de contrainte dans le
nouveau repère est obtenu par une rotation de 2θ dans le sens négatif sur le cercle de Mohr.
(Voir figure VI-5).

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INTRODUCTION GENERALE

Fig VI-5 : 
Le point A sur le cercle représente l’état de contrainte sur une facette perpendiculaire

à n et
le point B représente l’état de contrainte sur une facette perpendiculaire à t .
On peut également déterminer les contraintes principales à partir d’un état de contrainte
quelconque par les relations suivantes :

2
 11   22     22  (VI-16)
1    11    12
2

2  2 

2
   22     22 
 2  11   11    12
2
(VI-17)
2  2 
VI-3-3) Equations d’équilibre d’un point dans un milieu continu :
Pour un but de simplification considérons le cas bidimensionnel, qui d’ailleurs pourra
être généralisé sans difficulté au cas tridimensionnel.
Soit donc l’élément 2-D schématisé ci-dessous contenant le point M et ayant les
dimensions dx1 et dx2. On supposera que l’épaisseur de l’élément est égale à l’unité.

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INTRODUCTION GENERALE

L’équation d’équilibre suivant la direction x1 s’écrit en négligeant les forces de volume:


     21 
  11  11 dx1   11 .1.dx 2    21  dx 2   21 .1.dx1  0 (VI-18)
 x1   x 2 
  11  21   11  21
  .1.dx2 .dx1  0   0 (VI-19)
 x1 x2  x1 x2

De la même manière suivant la direction x2 :


  22    
  22  dx2   22 .1.dx1    12  12 dx1   12 .1.dx 2  0 (VI-20)
 x 2   x1 
  22  12   22  12
  .1.dx2 .dx1  0   0 (VI-21)
 x2 x1  x 2 x1
En utilisant les propriétés de symétrie du tenseur des contraintes nous aurons :
  11  12
   x  0
  22  2 (VI-22)
 22  21  0
 x2 x1
Ceci peut se généraliser au ces tridimensionnel et en prenant en considération les forces de
volume que l’on notera sous forme indicielle : f i
Les équations d’équilibre en statique s’écrivent alors :
 ij , j  f i  0 (VI-23)
j :ségnifie une dérivation par rapport à x j
VI-4) Etat de déformations en un point :
VI-4-1) Cas 1-D :
Considérons l’élément unidimensionnel représenté ci-dessous (Fig. VI-7). Soient P et Q deux
points voisins appartenant à cet élément.
P est à une abscisse x et Q à (x+.x)

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INTRODUCTION GENERALE

Sous l’effet de la force F cet élément s’allonge, P se déplace vers P’ et Q vers Q’. On suppose
qu’il existe une fonction u=u(x) décrivant les déplacements de tous les points de l’élément.
En ce
qui concerne les points P et Q nous aurons les relations suivantes :
PP '  u ( x) (VI-24)
OP  x  u ( x)
'
(VI-25)
QQ  u ( x  x )
'
(VI-26)
OQ  x  x  u ( x  x)
'
(VI-27)

Fig VI-7 :
La déformation ε associée à la distance .x=l est définie par le rapport de l’allongement entre P
et
Q à la distance initiale entre ces deux points. En d’autres termes :
l P ' Q  PQ
   (VI-28)
l PQ
On trouve :
u ( x  x )  u ( x )
 (VI-29)
x

VI-4-2) Généralisation au cas 3-D :


Pour l’analyse du cas tridimensionnel, considérons un milieu continu soumis à des forces
extérieures de sorte que tous les points de ce milieu subissent une déformation.
Posons (y1,y2,y3) les coordonnées cartésiennes qui seront utilisées pour décrire les
déformations dans le milieu continu.
ui(y1,y2,y3) est le champ de déplacement de l’ensemble des points du milieu continu.
P et Q sont deux points voisins qui se déplacent en P’ et Q’ quand le milieu subit l’effet des
forces extérieures.
yi est le vecteur position du point P
yi+ui(y1,y2,y3) sera donc le vecteur position du point P’

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INTRODUCTION GENERALE

Fig VI-8
De la même manière le point Q a comme vecteur position : yi+.yi
Et le point Q’ aura comme vecteur position : yi+.yi +ui(y1+.y1,y2+.y2,y3+.y3)
En utilisant la définition unidimensionnelle de la déformation on définit la déformation
associée
au point P dans la direction PQ par :
L  L0
 (VI-30)
L0
Où :
L0  PQ et L  P ' Q '
Pour déterminer la déformation on doit donc déterminer tout d’abord les distances L0 et L :
'
L0  y i y i (NB :écriture en notation matritielle).

L est le module du vecteur : yi+.yi +ui(y1+.y1,y2+.y2,y3+.y3)- (yi+ui(y1,y2,y3))


En développant la quantité ui(y1+.y1,y2+.y2,y3+.y3) en série de Taylor et en négligeant les
termes d’ordre supérieur à 1 on trouve :
 u  u 
L2   y i  i y m  y i  i y m  (VI-32)
 y m  y m 
On remarque par ailleurs que L  L0 peut s’écrire :
2 2

L2  L20   L  L0  2 L0  L  L0      2  L20 (VI-33)


Pour de très petites valeurs de å et å2 négligeable, nous aurons l’approximation suivante :
L2  L20 1  u m u n u r u r 
L20       y m y n (VI-34)
2 2  y n y m y n y m 
1  u m u n u r u r 
la quantité  mn      est appelée tenseur de déformation Lagrangien,
2  y n y m y n y m 
on peut également l’écrire sous la forme :
1
 mn  (u mn  u nm  u rn u rm ) (VI-35)
2
Comme nous nous intéressons aux petites déformations, nous négligerons les termes d’ordre
supérieur à 1 et l’expression se simplifie comme suit :
1
 mn  (u mn  u nm ) (VI-36)
2

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INTRODUCTION GENERALE

On constate que le tenseur de déformations est un tenseur symétrique.


Tout ce qui a été dit concernant la grandeur et la direction des contraintes principales reste
également valable pour les déformations. On peut ainsi définir des déformations principales
qui seront soit des allongements soit des raccourcissements.

VI-4-3) Signification physique des déformations :


Le tenseur des déformations E s’écrit :
 11  12  13 
E   21  22  23  (VI-37)
 31  32  33 

 11 ,  22 ,  33 , sont des déformations axiales. Par exemple :


u
 11  1 est le taux de variation du déplacement dans la direction x1 par rapport à une
x1
variation
de x1. (Voir figure VI-9)

Fig VI-9 :
D’autre part une déformation comme :  12   21 est une distorsion comme représenté ci-
dessous.
Le losange en points tillés représente l’élément après déformation.

Fig VI-10 :
1  u u 
 12   1  2  (VI-38)
2  x 2 x1 
Dans l’hypothèse des petites déformations ceci peut s’écrire sous la forme :

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INTRODUCTION GENERALE

tan( 1 )  tan( 2)
1   2
 12    moy (VI-39)
2 2
Où,  moy est un angle moyen de distorsion.

Enfin, il est à noter que seuls les déplacements qui provoquent des déformations génèrent des
contraintes. En d’autres termes, dans le cas de mouvement de corps rigide, où les distances
entre tous les point restent inchangées, il n’y aura pas de création de déformation ni de
contraintes.

VI-4-4) Changement de volume :


Pour déterminer le changement de volume provoqué par un tenseur de déformation εij,
considérons le cube élémentaire montré sur la figure 2.11. Cet élément a comme dimensions
initiales δx1, δx2, δx3.

Fig VI-11 :
Le volume initial avant déformation est :
V0  x1 .x 2 .x3 (VI-40)
Après déformation le volume devient :
V  (x1  u1 )(x 2  u 2 )(x3  u 3 ) (VI-41)
Sachant que :
u
 ii  i (VI-42)
x i
On peut écrire :
V  x1 .x 2 .x3 (1   11 )(1   22 )(1   33 ) (VI-44)
Dans la mesure où on considère l’hypothèse de petites déformations on néglige les termes
d’ordre supérieur à 1 et on trouve :
V  V0 (1   11   22   33 ) (VI-45)
Le changement de volume s’exprimera donc sous la forme suivante :
V V  V 0
   11   22   33 (VI-46)
V0 V0
V
est un changement de volume indépendant du repère de référence. On peut montrer que
V0
3


i 1
ii est également un invariant ne dépendant pas du repère.

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INTRODUCTION GENERALE

Le tenseur des déformations, comme d’ailleurs celui des contraintes, peut se décomposer en
deux parties de la manière suivante :
 kk   
 ij    ij     ij  kk  ij 
 3      3   (VI-
partie ...isotrope partie ....déviatoire

47)
(écriture indicielle, i. e.  11   11   22   33 )
où  ij est le symbole de Kronecker définit comme :

1 si i  j
 ij   (VI-48)

0 si i  j
La partie isotrope est responsable du changement de volume et la partie déviatoire est
responsable du changement de forme.

VI-4-5) Les équations de compatibilité :


Les déformations sont des dérivées du champ de déplacement. L’existence de ce
dernier implique que les composantes du tenseur de déformation doivent vérifier
certaines relations entre elles. Ces relations sont appelées équations de
compatibilité.
Considérons par exemple les déformations suivantes :
u u 1  u u 
 11  1 ,  22  2 ,  12   1  2 
x1 x 2 2  x 2 x1 
En différenciant ces expressions deux fois comme suit :
 2  11  3 u1
 (VI-49)
x 22 x1x 22
 2  22  3u 2
 (VI-50)
x12 x 2 x12
 2  12 1   3 u1  3u 2 
   
(VI-51)
x1x 2 2  x1x 22 x 2 x12 
 
Nous pourrons écrire la relation suivante :
2
 211   22  212
  2 (VI-52a)
x22 x12 x1x2
de la même manière nous pouvons trouver les relations suivantes :
 2  11  2  33  2  13
  2 (VI-52b)
x32 x12 x1x3
et
 2  22  2  33  2  23
 2 (VI-52c)
x32 x 22 x 2 x3
trois autres équations peuvent être obtenues comme montrer ci-dessous :
A partir des définitions des déformations on peut écrire les relations suivantes :

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INTRODUCTION GENERALE

 2  11  3 u1
 (VI-
x 2 x 3 x1x 2 x3
53)
 23 1   2 u 2  2u3 
    (VI-
x1 2  x1x3 x1x 2 
54)
 13 1   2 u1  2u3 
    (VI-
x 2 2  x 2 x3 x1x 2 
55)
 12 1   2 u1  2u 2 
    (VI-
x3 2  x 2 x3 x1x3 
56)
Les quatre équations ci dessus conduisent à l’écriture de la relation suivante :
 2  11    23  2  13  12 
     (VI-57a)
x 2 x3 x1  x1 x 2 x3 
De la même manière on peut arriver aux relations suivantes :
 2  22    23  13  12 
     (VI-
x1x3 x 2  x1 x 2 x3 
57b)
 2  33    23  13  12 
     (VI-
x1x 2 x3  x1 x 2 x3 
57c)
Les équations (VI-52) et (VI-57) sont les équations de compatibilité qui garantissent
l’existence du champ de déplacement duquel dérive le tenseur des déformations E.
Enfin, il est à noter que même au nombre de six les équations de compatibilité
n’ont que trois degrés d’indépendance.

VI-5) Elasticité linéaire (Loi de comportement) :


Un matériau est dit élastique si la relation entre les
déformations qu’il subit aux contraintes qui lui sont appliquées
est univoque. En d’autres termes pour chaque état de
contraintes correspond un et un seul état de déformations. Ceci
sous-entend une relation réversible.
Considérons le cas unidimensionnel où une barre (voir figure 2.12)
est soumise à une force extérieure F .

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INTRODUCTION GENERALE

Fig VI-12

F l
La relation typique entre le contrainte  11  et la déformation  11  ,
S l
dite également loi de comportement, est illustrée sur la figure VI-13 :

Fig VI-13

La déformation reste réversible tout au long de la courbe σ-ε.

Si en plus de la réversibilité, la courbe est linéaire, comme pour la première


partie de la figure, alors la loi de comportement est dite élastique linéaire. Dans
ce cas la relation σ-ε s’écrit :
 11  E. 11 (VI-58)
E est appelé module d’Young (ou module d’élasticité), c’est une propriété
physique du matériau. On définit le coefficient de Poisson υ comme étant
le rapport des déformations dans le plan perpendiculaire à la force F à la
déformation parallèle à F .

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INTRODUCTION GENERALE

 22 
v   33 (VI-59)
 11  11
Le signe (-) est justifié par le fait que les déformations
perpendiculaires à F et la déformation parallèle à F sont de signes
différents.
Dans le cas général tridimensionnel la relation linéaire entre le
tenseur des contraintes et celui des déformations s’écrira sous la forme
suivante :
 ij  C ijkl  kl (VI-60)
C ijkl est un tenseur d’ordre quatre contenant les propriétés mécaniques
du milieu continu. Il est également appelé tenseur élastique :
Normalement un tenseur d’ordre 4 contient 81 éléments mais du fait de
la symétrie des tenseurs de contraintes et de déformations, le nombre des
composantes indépendantes du tenseur Cijkl se réduit à 36 éléments.
Le milieu continu est dit isotrope si les propriétés de celui-ci sont
indépendantes de l’orientation
du repère de référence. Dans ce cas, le nombre de composantes
indépendantes du tenseur
élastique se réduit à deux composantes notées λ et µ appelés coefficients
de Lamé.
La relation contrainte-déformation devient (en notation indicielle) :
 ij   mn ij  2 ij (VI-61)
 ij est le symbole de Kronecker.
Les relations contrainte-déformation peuvent également s’écrire en
utilisant le module de Young
et le coefficient de Poisson sous la forme indicielle suivante :
1 v
 ij   ij   kk  ij (VI-62)
2 E

 (3  2 )
E (VI-63)

et

v (VI-64)
2(   )
Il est à noter qu’on peut conclure d’après l’équation (VI-62) que les
directions principales des
contraintes et celles des déformations coïncident.
On définit un module de compressibilité isotrope K. Pour ce faire,
considérons le cas où une
pression isotrope P est appliquée au milieu continu :
 11   22   33  P

 et (VI-65)
  0 pour i  j
 ij
Dans ce cas on trouve :
 1 3v  P
 11   22   33  P    (1  2v ) (VI-
 2 E  E
66)

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INTRODUCTION GENERALE

E
Avec,  
2(1  v )
Par ailleurs,
 ij  0 pour i j
Le module de compressibilité isotrope K sera définit comme suit :
P P
K 
 V   11   22   33 (VI-67)
 
 V 
En substituant ε11, ε22 et ε33 par leurs expressions en fonction de P on
trouve :
E
K  (VI-
3(1  2v )
68)

VI-6) Synthèse des équations de mécanique des milieux continus :


La résolution d’un problème de mécanique de milieux continus dans
un repère cartésien se ramène à la détermination d’une solution au
système d’équations suivantes :
Trois équations d’équilibre :
 ij , j  f i  0 (VI-69)
Six équations de compatibilité donc le degré d’indépendance est égal à
3:
 2  11  2  12  2  12
 2 (VI-70a)
x 22 x12 x1x 2
 2  11  2  33  2  13
 2 (VI-
x32 x12 x1x3
70b)

 2  22  2  33  2  23
  2 (VI-
x32 x 22 x 2 x3
70c)
 2  11    23  13  12 
     (VI-70d)
x 2 x3 x1  x1 x 2 x3 

 2  22    23  13  12 
     (VI-
x1x3 x 2  x1 x 2 x3 
70e)
 2  33    23  13  12 
     (VI-
x1x 2 x3 
 1x x 2 x3 
70f)
Six équations obtenues par la loi de comportement (contrainte-déformation) :
1
 ij   kk ij (VI-71)
2
Nous aurons donc douze équations à douze inconnues qui sont :

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INTRODUCTION GENERALE

Six contraintes :  ij
Et,
Six déformations :  ij
Quant aux déplacements ils peuvent être obtenus par l’intégration du
champ de déformation et l’utilisation des conditions aux limites qui
garantissent l’unicité du champ de déplacement.
Dans le cas de l’élasticité bidimensionnelle on peut montrer que le
problème revient à la détermination d’un potentiel U, appelé également
potentiel d’Airy (ou fonction d’Airy).
Ce potentiel satisfait l’équation bi-harmonique suivante :
V 2 V 2 U    0 (VI-72)
où,
2 2
V2   (VI-73)
x12 x 22
Les contraintes découlent du potentiel d’Airy par les relations suivantes :
 2U
 11  (VI-74a)
x 22
 2U
 22  (VI-74b)
x12
 2U
 12  (VI-
x1 x 2
74c)
Dans la mesure où nous allons traiter des problèmes relatifs à la stabilité
des parois de puits qui présentent une symétrie axiale, il est intéressant
de considérer l’expression de ces relations en coordonnées polaires (r,θ).
Le Laplacien V2 s’exprime sous la forme :
2 1  1 2
2    (VI-75)
r 2 r r r 2  2
Et les contraintes sont obtenues par :
1 U 1 2
 rr   2 (VI-76a)
r r r  2
 2U
   (VI-
r 2
76b)
    U 
 r       (VI-76c)
  r  r  

VI-7) Notion de contrainte effective :


Si on est en présence d’un milieu poreux saturé de fluides, la résolution des
problèmes de mécanique devient un peu plus compliquée et nécessiterait
l’introduction de l’effet d’une interaction entre le fluide et la matrice solide.
Dans la mesure où le principe de superposition reste valable pour les problèmes
d’élasticité linéaire, nous décomposerons le problème de la manière suivante :
En un premier problème de contraintes isotropes s’appliquant sur la
matrice (la partie solide du milieu) et un second de contraintes
s’appliquant sur le milieu considéré sec (voir figure ci-dessous).

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INTRODUCTION GENERALE

Problème initial Problème isotrope Problème en milieu sec


Fig VI-14 :
La loi de Hooke pour un milieu élastique nous permet d’écrire la relation
entre les déformations et les contraintes sous la forme suivante :
1 v v
 ij   ij   kk  ij (VI-77)
E E
On aura pour le problème isotrope que l’on appellera problème I :
 ijI  P ij (VI-78)
Ceci, nous conduit à la relation déformation-contrainte suivante :
 1  vM v  P
 ijI    3 M  P ij  (VI-79)
 EM EM  3K M

Avec:
EM
KM  (VI-80)
3(1  2v M )
K M étant le module de compressibilité de la matrice.
E M et v M sont respectivement le module d’élasticité et le coefficient de Poisson de la
matrice.
Pour le second problème:
 ijII   ij  p ij (VI-81)
De sorte à avoir:

 ij   ijI   ijII (VI-82)

Nous aurons:

1  vB
 ijII   ij  p ij   v B  KK  3 p  ij (VI-83)
EB EB

Sachant que le module de compressibilité isotrope KB du milieu est donné


en fonction du module
d’élasticité EB et du coefficient de Poisson υB de ce milieu par la relation :
EB
KB  (VI-84)
31  2v B 
on trouve :

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INTRODUCTION GENERALE

1  vB v p
 ijII   ij  B  KK  ij   ij (VI-85)
EB EB 3K B
la modification globale sera donc :
1  vB v p 1 1 
 ij   ijI   ijII   ij  B  KK  ij     ij (VI-86)
EB Eb 3  K B K M 
Ecrivons  ij sous la forme suivante :
 ij   ijI  Bp ij (VI-87)
En introduisant cette expression dans l’équation (VI-86) on trouve :
1  vB ' vB '  B  1 1   P
 ij   ij   KK  ij        ij
 (VI-88)
EB EB  K B  K B K M  3
 K 
On remarque que si B est pris égal à 1  B  les déformations sont
 KM 
égales à celles provoquées par le tenseur de contraintes  ij appliqué sur
'

le milieu sec. Ce sont donc ces contraintes qui gouvernent l’état de


déformation.
 ij' est dit tenseur de contraintes effectives et B est appelé coefficient de Biot relatif aux
déformations.  ij est le tenseur des contraintes totales.
Le coefficient de Biot permet d’avoir une indication sur la proportion par
laquelle la pression des pores soulage le squelette d’une partie de la
contrainte totale. D’après son expression il peut être déterminé en
mesurant les modules de compressibilité isotrope du milieu poreux et
celui de la matrice.
On constate que ces deux tenseurs de contraintes totales et effectives ne
diffèrent que pour les éléments diagonaux. On remarque également que
si K B est du même ordre que K M alors le coefficient de Biot B tend vers
zéro ; en d’autres termes si la roche est presque compacte (quartzites,
calcaire, argile très compacte,…) la contrainte effective reprise par la
matrice solide sera presque égale à la contrainte totale sans qu’il ait
contribution du fluide à la reprise des contraintes.
Par contre, si le module de compressibilité est faible (cas des sables silts,
craies) devant celui de la matrice (quartz, calcite) le rapport de K B sur
K M devient négligeable et B se rapproche de 1. Cela justifie la définition
de Terzaghi appliquée en mécanique des sols qui définit la relation entre
la contrainte totale et la contrainte effective par :  ij   ij  p ij , car le
'

module de compressibilité d’un sol est toujours beaucoup plus faible que
celui des grains solides qui le constituent.
A titre d’illustration on représente dans le tableau ci-dessous les valeurs
de B pour des roches quartzitiques. (D’après Panet 1969)

Roche (sol) B
Sable lâche 0.9987
Sable dense 0.9968
Grès quartzite 0.58
Quartzite 0.08
Agrégat de quartz ≈0

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INTRODUCTION GENERALE

Tableau VI-1 :

VI-8) Estimation de la pression interstitielle en conditions non


drainées:
Lors d’une variation de l’état de contrainte d’un milieu poreux, la
pression subit également une variation. Cette variation est d’autant plus
accentuée que la perméabilité est faible. Ceci par exemple est le cas des
argiles qui malgré leur porosité relativement élevée présentent des
perméabilités très faibles et pourraient parfaitement être modélisées par
des conditions non drainées tout au mois pendant la phase du forage.

La détermination des pressions des pores pour des conditions non


drainées se base sur l’équation
de variation de la masse du fluide dans le milieu poreux qui s’écrit sous la
 1 1   KK   1 1   1 1   
forme : m  V B  0          
 K B K M   K f K M  
p (VI-89)
 K B K M  3     
 ,  0 et V B étant respectivement la porosité de la roche, la densité du
fluide des pores et le volume de l’échantillon.
Cette équation relie la variation de la masse du fluide contenu dans la
 KK
roche à la variation de la contrainte moyenne et la pression p. On
3
constate que si les variations de contraintes et de pression se font en
conditions non drainées, en d’autres termes m  0 , alors, la pression des
pores s’exprime sous la forme suivante :

p   S KK (VI-90)
3

 1 1 
  
 K B K M 
S (VI-91)
 1 1   1 1 
       
 
 KB KM   K f KM 
S est appelé coefficient de Skempton. Il peut être déterminé par mesure des différentes
compressibilités et de la porosité, comme il peut être également déterminé directement par un
essai triaxial non drainé. On voit que pour un fluide très compressible, en particulier les gaz S
tend vers zéro. D’autres part, pour une roche très peu compressible la pression du fluide
devient très peu sensible à la variation de la contrainte moyenne. Dans ce cas les conditions
drainées, sèches et non drainées sont équivalente.

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INTRODUCTION GENERALE

Chapitre VII :
Stabilité des puits déviés : Approche théorique

VII-1) Introduction :
Le chapitre précédent constitue l’ensemble des éléments nécessaires à la résolution de
la majorité des problèmes de mécanique des milieux continus. Dans la mesure où la stabilité
des puits n’en constitue qu’un cas particulier, nous présenterons dans cette partie l’application
des méthodes de la mécanique des milieux continus pour apporter un élément de réponse à ce
type de problèmes.
Nous avons toutefois procédé par progression en commençant par l’analyse du cas le
plus simple de puits verticaux vides forés en milieux compacts pour arriver enfin à l’étude des
puits déviés dans des milieux poreux.
Nous avons considéré par ailleurs l’effet du fluide de forage ainsi que ceux de la
température et des écoulements sur la stabilité des puits.

VI-2) Etat de contrainte autour d’un puits vertical :


Toute perturbation géométrique au sein d’un milieu continu modifie la distribution des
contraintes initiale. Cette modification est plus ressentie près de la perturbation qu’aux
régions lointaines. Elle se traduit généralement par une concentration de contraintes due au
fait que les contraintes initialement supportées par la partie enlevée sont réorientées vers les
zones voisines.
Cependant les régions éloignées du trou restent quasi-insensibles à la modification
géométrique. Par conséquent, l’état de contrainte reste pratiquement égal à celui qui existait
avant la perturbation.
Dans notre cas, un puits vertical de rayon r0 est foré dans une roche assimilée à un
milieu continu.

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INTRODUCTION GENERALE

La roche est soumise à l’infini (zone non perturbée) au tenseur de contrainte qui s’écrit dans
le repère (e1,e2,e3) sous la forme suivante :
 1 0 0
Te e e   0  2 0 
1 2 3

(VII.1)
 0 0  3 
Pour un état de déformations planes on a :
 3  v.( 1   2 ) (VII.2)

Fig VII-1 :
Le problème est la recherche de la distribution des contraintes autour du puits. Ainsi
posé, le problème sera difficile à résoudre. Toutefois une expression des contraintes en
coordonnées cylindriques permettra une expression plus simple des conditions aux limites et
facilitera la résolution.
L’expression du tenseur contrainte est donnée dans le repère cylindrique (er,eθ,ez) par :
Trz  R.Te1e2e3 .R t (VII.3)
Où R est la matrice de rotation autour de l’axe Z d’un angle θ. Elle est donnée par
l’expression ci-dessous :
 cos( ) sin( ) 0
R   cos( ) cos( ) 0 (VII.4)
 0 0 1

Fig VII-2 :

Ce qui nous permet de trouver :

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INTRODUCTION GENERALE

 1   2  1   2   2 
  cos(2 )  1 sin(2 ) 0
 rr  r  rz   2 2 2

1  2 1   2 1  2
Trz   r   
 z     sin(2 )  cos(2 ) 0  (VII.5)
 2 2 2 
 zr  z  zz   0 0 3 
 
Où,
 zz  v.( rr    )  v.( 1   2 ) (VII.6)
(1) (2)
Ce tenseur peut être décomposé en deux parties T et T , l’une constante et l’autre
dépendante
de θ telles que:
Première composante :
 1   2 
 0 0
2
 1   2 
T (1)  0 0 (VII.7)
 2 
 0 0 0
 

Et la seconde composante :
 1   2 1  2 
 2 cos( 2 )  2
sin( 2 ) 0 
 1  2 
T 
( 2)
0  cos( 2 ) 0  (VII.8)
 2 
 0 0 3
 
(1) (2)
Pour ces deux composantes T et T correspondent respectivement deux fonctions d’Airy U1
et U2 différentes.
Le problème global est considéré comme étant la superposition de ces deux problèmes
élémentaires.

Pour le premier problème, il s’agit d’un problème axisymétrique. En d’autres termes la


fonction d’Airy est uniquement fonction de r et ses dérivées par rapport à θ sont toutes nulles.
On utilisant la propriété biharmonique de U1 on aura :
  2 1    2U 1 1 U 1 
 2    0 (VII.9)
 r r r  r 2 r r 
La forme générale de la solution d’une telle équation aux dérivées partielles s’écrit comme
suit :
U 1  A log(r )  Br 2 log(r )  Cr 2  D (VII.10)
Les conditions aux limites pour ce problème sont :
Pour r=r0 avec r0 rayon du puits, on a sous l’hypothèse d’un puits vide:
 rr  0 (VII.11a)
 r  0 (VII.11b)
Et pour r   On aura :

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INTRODUCTION GENERALE

1   2
 rr  (VII.12a)
2
1  2
   (VII.12b)
2
 r  0 (VII.12c)
Sachant que les contraintes sont des dérivées secondes de la fonction d’Airy on aura :
1 U 1 1  2U 1 A
 rr     B1  log r    2C (VII.13)
r r r 2  2 r 2
 2U A
   2 1   2  B 3  2 log r    2C (VII.14)
r r
    U 
 r     1    0 (VII.15)
  r  r  
Les conditions aux limites nous permettons de déterminer les coefficients A,B et C. On
trouve :
r 2    2 
A 0 1 (VII.16a)
2
B0 (VII.16b)
 2
C 1 (VII.16c)
4
En remplaçant ces coefficients dans les expressions des contraintes, on aura :
  r0  2 
1   2
 rr  1     (VII.17)
2  r 
 
 2
   2   r0   
   1 1   (VII.18)
2   r  
 r 0 (VII.19)
(2)
En ce qui concerne la composante T nous avons :
   U    2
 r     2     1 sin( 2 ) (VII.20)
  r  r   2
l’intégration de cette équation par rapport à  nous mène à l’écriture de U2 sous la forme
suivante :
U 2  f  r . cos 2  (VII.21)
D’autre part U2 doit satisfaire l’équation biharmonique suivante :
  2 1  1  2   2U 2 1 U 2 1  2U 2 
 2   2  2 
2 
 2 0
2  (VII.22)
  r r r r    r r r r  
En remplaçant U2 dans cette équation on trouve :
 2 1  4   2 f 1 f 4. f 
 2   2  2   0 (VII.23)
 r r r r  r r r r 2 
cette dernière équation admet une solution ayant la forme générale suivante :
C
f  r   Ar 2  Br 4  2  D (VII.24)
r
Ce qui permet de réécrire la fonction d(‘Airy sous la forme :
 C 
U 2   Ar 2  Br 4  2  D  cos 2  (VII.25)
 r 

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INTRODUCTION GENERALE

par ailleurs, les conditions aux limites sont :


Pour r   le tenseur des contraintes est égal à T(2) d’où :
  2
 rr  1 cos 2  (VII.26a)
2

1   2
    cos 2  (VII.26b)
2
  2
 r   1 sin  2  (VII.26c)
2
Pour r  r0 on aura :
 rr  0 (VII.27a)
 r  0 (VII.27b)
La dérivation de la fonction d’Airy pour l’obtention des contraintes nous donne les
expressions suivantes :
 6C 4 D 
 rr   2 A  4  2  cos 2  (VII.28)
 r r 

 6C 
    2 A  12 Br 2  4  cos 2  (VII.29)
 r 
 6C 2 D 
 r   2 A  6 Br 2  4  2  sin 2  (VII.30)
 r r 
A partir des conditions aux limites on trouve :
  2
A 1 (VII.31a)
4
B0 (VII.31b)
4
r
C 0
 1   2  (VII.31c)
4
r02
D  1   2  (VII.31d)
2
Substituant ces coefficients dans les expressions des contraintes, on trouve :
  2   r0 
4
 r0  
2

 rr  1  1  3   4  cos 2  (VII.32)
2  r   r  

   2  r  
4

    1 1  3 0   cos 2  (VII.33)
2   r  

 1   2   r0  
4 2
 r0 
 r   1  3   2  sin  2  (VII.34)
2  r  r  

Ceci nous permettra donc d’écrire la solution globale :
 2   r0  2   1   2  4 2

 rr  1 1      1  3 r0   4 r0   cos 2  (VII.35)
2  r  2  r  r  
 
   2   r0    1   2  r  
2 4

   1 1    1  3 0   cos 2  (VII.36)
2   r   2   r  

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INTRODUCTION GENERALE

  2  4 2

 r  1 1  3 r0   2 r0   sin  2  (VII.37)
2  r  r  

dans la mesure où la transformation du repère cartésien au repère cylindrique s’est effectuée
par une relation autour de l’axe z et que celui-ci était un axe principal dans le repère original,
alors il le restera dans le repère cylindrique, d’où :
 zr   z  0 (VII.38)
Nous avons pour ce problème en tout point la relation suivante :
 zz  v.  rr     (VII.39)
Et la contrainte verticale avant forage :
 3  v.  1   2  (VII.40)
Ce qui nous permet de trouver :
2
 1   2  r0 
 zz   3  4v   cos 2  (VII.41)
2 r
On peut démontrer que dans le cas général où le tenseur des contraintes initiales avant le
forage s’écrit dans le repère (e1,e2,e3) sous la forme :
 11  12  13 
Te e e   21  22  23 
1 2 3
(VII.42)
 31  32  33 
Les contraintes autour du puits en coordonnées cylindriques sont données par :
   22   r0  2   11   22  4 2
  4 2

 rr  11 1      1  3 r0   4 r0   cos 2    12 1  3 r0   4 r0   sin  2 
2  r  2  r r    r  r  
   
(VII.43)
 11   22   r0    11   22   r0     r0  
2 4 4

   1  1  3  cos 2    12 1  3  sin 2 

2   r   2   r     r  
(VII.44)
   
 r  
4 2
    22 r 
 r    11 sin  2    12 cos 2  1  3 0   2 0   (VII.45)
 2  r  r  
2 2
   22  r0  r 
 zz   33  4v 11   cos 2   4v 12  0  sin  2  (VII.46)
2 r r 
 r   2

 rz    13 cos    23 sin    1   0   (VII.47)


 r 
 
 r   2

 z     13 sin     23 cos   1   0   (VII.48)


 r 
 

3-3-) Etat de contrainte autour d’un puits dévié :


Nous considérons maintenant que le puits n’est plus vertical mais dévié avec une
inclinaison α dans un azimut β par rapport au repère initial (e1,e2,e3) (Cf. figure 3.3).
Le nouveau repère dans lequel on va exprimé le tenseur des contraintes est (e”1,e”2,e”3)
de sorte que α sera l’angle entre les vecteurs unitaires e” 3 et e3, et β est l’angle entre e1 et la
projection de e”1 sur un plan horizontal.

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INTRODUCTION GENERALE

Fig VII-3 :
Nous restons toujours dans l’état de déformations planes. Nous avons présenté dans la
partie précédente la distribution des contraintes autour du puits dans le repère (e 1,e2,e3) pour
un état de contraintes initial quelconque Te e e .
1 2 3

 11  12  13 
Te1e2e3   21  22  23  (VII.49)

e , e , e 
 31  32  33 

Cet état de contraintes sera réexprimé dans le repère


" " " .Les
1 2 3
matrices de transformation des repères seront respectivement celle de la rotation d’un angle (-
'

' '

β) autour de e3 qui donne l’expression dans un repère e1 , e2 , e3 et puis une rotation d’un
angle α autour de e’2.
Les matrices s’écrivent :

cos(  )  sin(  ) 0
Re3   sin    cos(  ) 0 (VII.50)
 0 0 1 
Et,
 cos( ) 0 sin   
Re '   0 1 0  (VII.51)
1

 sin   cos  

e , e , e 
0

L’expression du tenseur des contraintes dans le repère


" " " sera :
1 2 3

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INTRODUCTION GENERALE

Te "e " e "  R


1 2 3
(VII.52)
Le symbole t indique la transposée de la matrice.
Les composantes du nouveau tenseur qui sont :
 11
"
 12
"
 13
"

 " " 
Te"e" e"   21  22
"
 23 
1 2 3
 31
"
 32
" " 
 33 

(VII.53)
Ces composantes injectées dans les équations (VII.43) ….(VII.48) permettant d’avoir l’état de
contrainte en coordonnées cylindriques Trθz.
VII-4) Situation du sol avant le forage :
Avant le forage les contraintes dans la formation sont disposées de sorte à ne pas
dépasser la résistance de cette dernière. D’autre part les réactions chimiques sont équilibrées
ou ont lieu à des vitesses très faibles relativement à l’échelle géologique, sous ces conditions
la roche est stable ou peu déséquilibrée cet état est appelé état initial. Un champ de contraintes
in situ et un champ de pression des pores assurent cet équilibre.

Fig VII-4 : Représentant l’état de sol avant le forage.

Pour avoir une prévention contre les problèmes attendus au cours de forage, il est
nécessaire d’estimer les contraintes in situ et leurs orientation, par ce que la connaissance des
contraintes in situ permet de réduire l’allure de la redistribution des contraintes après le
forage.
Dans la terre il y a trois efforts qui sont perpendiculaires entre eux :
σv : effort principale à l’axe verticale.
σh : Effort principale à l’axe horizontale.
σH : Effort principale à l’axe horizontale.

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INTRODUCTION GENERALE

La σH est le plus grand des deux efforts horizontal.


En mécanique des roches nous décrivons également les efforts de la terre dans l’ordre de
grandeur. Ceux ci peuvent être commander de quelque façons.
Dans l’état initial nous avons des régimes normal de défaut. Nous distinguons trois
régimes et cela selon les efforts principaux.
L’arrangement tectonique peut affecter le rapports des efforts de la terre .

1) présence des failles normales :

Fig VII-5 :

σv > σh > σH si on veut forer un puits avec ces conditions, il faut savoir que l’orientation de σh
qui est dans ce cas la contrainte horizontale majeur, et la moins stable.

2) présence de système de failles inverse :

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INTRODUCTION GENERALE

Fig VII-6 :
σH > σh > σv dans cette situation le forage dévié pourrait être plus stable que le forage
verticale. Ceci dépendra des différences de contraintes (σh - σv) et (σH - σh).
Si (σh - σv) > (σH - σh) le forage vertical est a priori plus stable.
Si (σh - σv) < (σH - σh) le forage dévié est a priori plus stable.
L’orientation la plus stable est dans le sens de σH.

3) présence de décrochement (stricke-slip faults) :

Fig VII-7 :

σH > σv > σh dans ce cas le forage dévié sera plus stable que le forage vertical. Le sens le plus
stable est dans le sens de σH qui est la contrainte majeure.

VII-5)Situation de sol après le forage :

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INTRODUCTION GENERALE

Après le forage qui constitue une perturbation au sein de la roche, les parois du puits
foré et leurs voisinages sont soumis à des concentrations de contraintes mécaniques et
éventuellement à des réactions chimiques avec le fluide de forage qui peuvent à elle seules
modifier l’état de contrainte. La redistribution des contraintes résultante peut engendrer une
contrainte ou une combinaison de contraintes qui risque de dépasser la résistance de la roche.
.

Fig VII-8 :

Il y a trois efforts de puits qui sont :


- effort radial ;
- effort tangentiel ;
- effort axial ;

Fig VII-9 :

Les efforts de puits dépendent de deux choses différentes :

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INTRODUCTION GENERALE

- la densité de fluide de forage ;


- l’importance des efforts lointains de champ σv σh σH ;
Si nous pouvons différentier ces efforts nous aurons une meilleure idée si le forage se
déroulera en bonnes conditions ou non.
La roche présente deux modes de fractures :
- fracture par cisaillement : Ceci est provoqué par 2 efforts perpendiculaires qui sont
différents dans la grandeur.
- fracture par tension : Ceci est provoqué par un effort excédant la résistance à la traction de
la roche.

Le schéma précédent montre une fracture par cisaillement et une fracture par tension, tous les deux
peuvent augmenter le temps non productif.

VII-7) Estimation des contraintes principales :


L’estimation de l’intensité des contraintes principale repose essentiellement sur
l’utilisation des diagraphies des puits voisins au puits à forer. Dans le cas d’un puits
d’exploitation n’ayant pas de puits voisins, l’utilisation des données géologiques et des
informations liées à l’activité tectonique de la région aidera à l’obtention d’approximation
relativement grossières des contraintes in situ.
Cependant, l’estimation de ces contraintes devient de plus en plus précise au fur et à
mesure que le nombre de puits foré augmente.

VII-7-1) Estimation de la contrainte verticale :


La détermination de la contrainte verticale s’effectue généralement à l’aide de la
diagraphie de densité des puits voisins. En supposant une stratification horizontale des
couches à forer, la contrainte verticale s’obtient par la relation suivante :

Où : est la densité de la formation en fonction de la profondeur.


En cas d’absence de diagraphie, on peut estimer approximativement la contrainte verticale en
utilisant la coupe lithologique de la région et les tables de densité des roches.

Fig VII-10 :

VII-7-2) Estimation des contraintes horizontales :


VII-7-2-1) Contrainte horizontale mineure :

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INTRODUCTION GENERALE

Le leak off test qui est généralement la procédure utilisée pour la détermination de la
pression d’injection qui limitera la densité de la boue, peut être utilisé également pour estimé
la contrainte principale mineure σhmin. Le test consiste à mettre une partie de la formation sous
pression et noter la variation de celle-ci (voir figure VII-11). Il est à remarquer que plus la
section du découvert exposée à la pression de la boue est réduite plus la localisation de la
contrainte horizontale minimale en terme de profondeur est précise.

Fig VII-11 :
Dans la figure ci-dessus l’étape 1 correspond à une phase transitoire liée au mode de
démarrage des pompes et dans laquelle le débit n’est pas constant d’où sa non linéarité.
L’étape 2 correspond à l’augmentation de pression avec l’augmentation du volume injecté à
débit constant. Cette partie est approximativement linéaire jusqu’à l’atteinte du point
d’injection LOT (Leak off Test) où le taux d’augmentation de la pression diminue à cause de
la pénétration du fluide dans la formation. Cette valeur est généralement utilisée pour limiter
la densité du fluide de forage.
Après l’arrêt des pompes dans la troisième étape, on constate une chute brusque de la pression
jusqu’à une valeur appelée ISIP (Initial shut-in pressure). On constate ensuite une dissipation
de la pression correspondant à un taux presque constant d’envahissement de la formation par
le fluide qui a pour effet de refermer progressivement la fracture.
La contrainte horizontale mineure est obtenue quand le taux de décroissance de la pression
s’écarte de la courbe de dissipation théorique. Cela est supposé avoir lieu à la fin de la
refermeture de la fracture induite.
En pratique on trouve que la valeur du leak off test est 1 à 1.1 fois supérieure à σhmin.

VII-7-2-2) Contrainte horizontale majeure :


La contrainte horizontale majeure ne peut être estimer avec précision comme la
contrainte horizontale mineure, mais il y a une méthode pour déterminer une borne supérieure
de la contrainte horizontale maximale.
Cette méthode s’applique pour une zone considérer stable (trou in gauge). A partir de
cercle de Mohr la stabilité est décrite par la condition suivante :
R < (OO’+C. cotg(Φ)).sin(Φ)
Cette condition se traduit en terme de contrainte principales par :

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INTRODUCTION GENERALE

σ1 et σ3 sont considérées au point le plus critique au niveau de la paroi. En supposant une


rupture en mode A nous aurons :
σ1 = 3σH max - σh min – B.p - Pw
σ3 = Pw – B.p
Ce qui nous permet d’avoir une borne pour la contrainte horizontale majeure comme suit :

Par conséquent, il suffit d’avoir la contrainte principale minimale et la résistance la


compression simple dans une partie stable du puits pour pouvoir obtenir une limite maximale
à la contrainte principale majeure.

Fig VII-12 :

VII-8) Orientation des contraintes principales :


L’orientation des contraintes principales est une donnée indispensable pour l’analyse de la
stabilité des parois des puits déviés. Elle peut être estimée à partir des ovalisations observées
dans les puits verticaux déjà forés.

VII-8-1) Utilisation du caliper :


L’orientation des contraintes principales peut être déterminée à l’aide du caliper à
quatre ou six bras. Le caliper est un instrument qui permet de mesurer le diamètre du trou. En
outre, quand il est muni de quatre ou six bras il pourra mesurer le diamètre dans deux ou trois
orientations différentes. Ce qui permettra d’avoir une idée sur la forme du trou.
On détermine généralement un diamètre maximal et un diamètre minimal. Trois situations
peuvent se présentées. Soient les deux diamètres ont la dimension de l’outil, dans ce cas le
trou est dit in gauge. Soit un diamètre est égal au diamètre de l’outil et l’autre est plus grand
que ce dernier et le trou est dit ovalisé. Enfin, si les deux diamètres sont plus grands que le
diamètre de l’outil, le trou est dit cavé.

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INTRODUCTION GENERALE

Fig VII-13 :
Le cavage peut être le résultat d’une grande vitesse du fluide de forage dans l’annulaire trou-
tiges ou d’une réaction combinée chimique et mécanique. Cependant, l’ovalisation est plus
susceptible d’être causée par les contraintes tectoniques qui s’exercent sur la formation. Par
conséquent, pour l’analyse de l’orientation des contraintes principales, il ne faudrait prendre
en compte que les zones ovalisées. Cette ovalisation, si elle a lieu, est orientée dans le sens de
la contrainte principale mineure (voir figure VII-14).

Fig VII-14 :
VII-8-2) Utilisation des outils d’imagerie :
Il existe une autre méthode de détermination des orientations des contraintes
principales basée sur les diagraphies d’imagerie. Ces dernières fournissent une image du trou
incluant la trace des éventuelles fractures dont l’interprétation peut donner l’orientation des
contraintes principales.
Les principaux outils d’imagerie sont :
- Les outils électriques comme FMI (Fullbore Micro Imager) et le FMS (Fullbore Micro
Scanner) : le principe de ces outils est de créer une image de microresistivité de la formation
proche de la parois. Ceci est obtenu à l’aide d’un ensemble d’électrodes montées sur patins.
Ces outils ne sont utilisés que dans les boues à l’eau, les boues à l’huile n’étant pas
conductrices du courant électrique.

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INTRODUCTION GENERALE

- Les outils ultrasoniques comme l’UBI (Ultasonic Borehole Imager) : C’est un outil de haute
résolution qui permet l’acquisition d’images acoustiques des parois de puits. Ce type d’outil
peut être utilisé dans les boues à l’huile comme à l’eau.

Fig VII-15 :

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INTRODUCTION GENERALE

L’orientation régionale de la contrainte horizontale majeure sur le champ de Hassi-


Messaoud est généralement prise dans la direction N315°. Cependant, une étude a montré
qu’au voisinage des failles cette direction tourne de sorte que l’une des contraintes principales
devient perpendiculaire à la faille tandis que l’autre lui sera parallèle. (Voir Figure VII-16 ).

MDZ
565

OMOZ
522

Fig VII-16 :

La situation du puits MDZ565 sur la carte des failles montre que ce dernier est assez éloigné
des failles. Cependant le puits OMOZ522 se situ près d’une faille (faille remontant jusqu’au
Tréas) Par conséquent la direction de la contrainte horizontale majeure dans le drain sera
considérée comprise entre l’orientation régionale N315° et N300° qui est la direction
perpendiculaire à la faille.

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INTRODUCTION GENERALE

VII-9) Propriétés mécaniques de la roche (Modélisation) :


L’estimation des propriétés de la roche peut être effectuée soit au laboratoire de
mécanique des roches soit par mesures in situ. Cependant, les échantillons prélevés à partir
des carottes pour être analysés au laboratoire représentent rarement la réalité de la roche, à
cause des techniques de prélèvement et du transport qui altèrent l’état de contrainte. Par
ailleurs, la mesure des propriétés in situ n’est pas une tâche facile elle nécessite des appareils
de mesure spéciaux, généralement très coûteux, et des opérateurs très qualifiés.
Mais on peut estimer les caractéristiques de la formation, par des
corrélations entre les propriétés de la roche et les Logs de diagraphie tel
le sonic, densité, porosité...
Dans ce qui suit nous présentons les corrélations les plus utilisées pour estimer les
propriétés des roches à partir des diagraphies.

VII-9-1) Module de Young :


L’expérience a montré que la réponse élastique de la roche diffère selon le type de
chargement statique comme le cas d’un appareil triaxial ou dynamique pour une diagraphie
acoustique. On a constaté que les roches paraissent plus rigides quand il s’agit de chargement
dynamique. Ceci nous conduit à la définition de deux types de module de Young :
a) Module d’Young Dynamique :
On détermine ce module en utilisant la diagraphie sonique donnant la vitesse (ou la
lenteur) des ondes P de compression et des ondes S de cisaillement. Son expression est
donnée par :

Où : EDyn est le module de Young dynamique.


ρb : est la densité de la roche.
Vp : vitesse des ondes de compression.
Vs : vitesse des ondes de cisaillemnt.

b) Module d’Young statique :


La conversion du module de Young dynamique en module statique peut être effectuée en
utilisant les corrélations suivantes :
Pour les argiles et les grès (D’après Fuller (Schlumberger) 1996):

Pour les roches carbonatées, les évaporites et les sels (D’après Yale et al. 1994):

VII-9-2) Module de cisaillement :


Le module de cisaillement est obtenu en fonction de la vitesse des ondes de
cisaillement par la relation suivante :

VII-9-3) Coefficient de Poisson :


Il peut être obtenu en utilisant le module de Young et le module de cisaillement :

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INTRODUCTION GENERALE

VII-9-4) Résistance à la compression simple UCS (Unconfined Compressive Strength) :


C’est la résistance de la roche à un effort de compression uniaxial, qui reste libre
d’effort dans le plan perpendiculaire.

Fig VII-17 :

Il existe une corrélation entre le module de Young statique et la résistance à la compression


simple (Plumb 1994) qui s’écrit :
UCS = 2.280 + 4.1089 Estat
Où Estat est exprimé en GPa et l’UCS en MPa
D’autre part, la corrélation de Coates et Denno pour la résistance à la compression simple est
donnée en fonction de la contenance en argile V sh et du module de Young statique. Elle s’ecrit
comme suit :
UCS = Estat (0.008 Vsh + 0.0045 (1 – Vsh))

VII-9-5) Angle de frottement interne et Cohésion :


L’angle de frottement interne est un paramètre très difficile à estimer a travers les logs. Il
existe cependant une corrélation linéaire entre ce dernier et le log du gamma ray.
Cette corrélation s’écrit sous la forme suivante :
 Pour les formations argile-grès :

Où : γray est la mesure de Gamma ray


 Pour les formations argile-carbonate :

VII-9-6) Résistance à la traction :


La résistance des roches à la traction est généralement beaucoup plus faible que celle à
la compression. Elle est souvent prise égale à une fraction de cette dernière variant de 5% à
15%. L’estimation de la résistance à la traction peut être déterminée au labo par un essai de
traction direct, qui est souvent très difficile à réaliser, où à partir d’un essai dit brésilien. Ce
dernier essai se base sur le fait que la compression d’un échantillon dans une direction
engendrera des contraintes de traction dans le plan perpendiculaire si celui-ci est libre en
mouvement.
Par ailleurs, la résistance à la traction peut être estimée in situ à partir d’un essai de micro-
fracturation à double cycle. Le principe réside dans le fait qu’un premier cycle de la micro-
fracturation atteint son maximum de pression après avoir créer une fracture méridienne. Il
correspond théoriquement à une certaine combinaison des contraintes horizontales mineure et

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INTRODUCTION GENERALE

majeure à laquelle doit s’ajouter la résistance à la traction. Cependant, le deuxième cycle ne


fait que rouvrir la micro-fracture et on n’aura donc plus à vaincre la résistance à la traction.

Fig VII-18 :

VII-10) Critères de rupture :


Les matériaux se rompent principalement en cisaillement ou en traction. La rupture en
traction ne se produit que si l’une des contraintes principales diminue en deçà de la résistance
à la traction. Cependant, celle provoquée par le cisaillement est le résultat d’une certaine
combinaison critique des contraintes.
Les critères de rupture les plus adaptés aux roches sont le critère de Mohr-Coulomb et
le critère de Drucker-Prager.
Critère de Mohr-Coulomb :
Ce critère se base sur un mécanisme de glissement entre les grains de la roche. Ce
modèle est l’un des premiers modèles établit pour résoudre les problèmes de mécanique qui
étaient initialement des problèmes de mouvement et de friction de corps solides. Supposons
que deux grains comme représenté sur la figure suivante, ayant entre eux une matière assurant
leur cimentation l’un à l’autre, sont soumis à un état de contraintes (σ,τ).
Le ciment procure une certaine cohésion, qui sera quantifiée par une valeur C. En
outre, l’effort normal représenté par la contrainte σ génère une force de frottement entre les
grains caractérisée par un angle de frottement Φ.
La condition pour qu’il y ait glissement entre les deux grains est que la force
extérieure tangentielle doit être supérieure à la force bloquant le mouvement. Ce qui
s’exprime en terme de contraintes :
  . tan   C
σ étant positive en compression et négative en traction.

Fig VII-19 :

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INTRODUCTION GENERALE

Par conséquent, l’inéquation définie ci-dessus caractérise un domaine de


stabilité dans lequel les
grains ne glissent pas les uns par rapport aux autres. Ce domaine est
limité par les deux droites
appelées enveloppes de rupture et dont les équations sont ( Voir figure
VII-20)
τ = σ tan(Φ) + C
et
τ = - σ tan(Φ) - C

Fig VII-20 :

Ces droites sont appelées droites de Coulomb, elles sont tracer en effectuant un essai
de cisaillement en utilisant la boite de Casagrande qui composée en de deux demi boites qui
peuvent se déplacer horizontalement l’une par rapport à l’autre en exerçant un effort normal
sur l’échantillon. La demi boite supérieur est poussée horizontalement à vitesse constante,
l’effort de cisaillement est mesuré par l’intermédiaire d’un dynamomètre. La connaissance
de N et T permet de tracer ces droites de Coulomb ; cette expérience est refaite plusieurs fois
avec σi =Ni /S, τi=Ti/S , avec plusieurs valeurs de σ et τ on peut tracer la droite de Coulomb
τ= f (σ), τ = c + σ tgФ.
Pour déterminer les cercles de Mohr on réalise un essai triaxial dont on place une
éprouvette cylindrique (protégée par une membrane et soumis à une contrainte de
confinement σ2 = σ3 par l’intermédiaire d’un liquide contenu dans cette cellule, La contrainte
verticale est appliquée à l’aide d’un piston actionnée par une presse hydraulique à vitesse
constante, on obtient la rupture de l’échantillon en faisant varier la contrainte verticale tout en
maintenant la contrainte horizontale constante ; au cour de chaque essai on mesure la
contrainte de confinement σ3 et la contrainte σ1 de rupture, ce qui permet de tracer le cercle de
Mohr

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INTRODUCTION GENERALE

Fig VII-21 :
En utilisant la notion de cercle de Mohr, on peut vérifier la stabilité de la roche en un
point. Le cercle de Mohr est utile dans la mesure où il permet de visualiser l’état de contrainte
dans toutes les directions en même temps. Alors, il suffit que l’inéquation définie ci-dessus
soit satisfaite dans une certaine direction pour dire que ce point est instable.
Du fait de la symétrie, on peut utiliser une représentation dans un demi plan (σ,τ). Il
suffit théoriquement de tracer deux cercles de Mohr à la rupture c 1 et c3 pour pouvoir
déterminer l’enveloppe de rupture. Comme représenté sur la figure, la droite est tangente aux
deux cercles.
L’état de contrainte représenté par le cercle c2 est un état stable.
Le cercle c1 représente un cas particulier de l’état de rupture, pour lequel la contrainte
principale mineure σ3 est nulle. Dans ce cas la contrainte principale majeure est appelée
résistance à la compression simple UCS (unconfined compressive stress).

Fig VII-22 :

Il est à noter que cette représentation bidimensionnelle peut être généralisée dans le
cas d’un état de contrainte tridimensionnel : on trace les 3 cercles de Mohr correspondant aux
trois plans perpendiculaires et on prend en considération le plus grand cercle pour tracer
l’enveloppe de rupture. (Figure VII-23)

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INTRODUCTION GENERALE

Fig VII-23 :

Il est à noter que l’enveloppe de Mohr-Coulomb dépend uniquement des contraintes


principales mineure σ3 et majeure σ1.
Nous avons défini jusque là un critère de rupture relatif au cisaillement entre les grains. On
peut également définir un critère de rupture pour la traction. La rupture en traction a lieu
quand Rt − ≤ σ3
Où Rt est définie comme la résistance à la traction de la roche où Rt = UCS/10. Elle est
généralement de l’ordre de 5% à 15% de la valeur de la résistance à la compression simple.
Par ailleurs pour un niveau de contrainte très élevé un phénomène d’écrasement des pores a
lieu. De ce fait, l’enveloppe de rupture ne peut continuer en ligne droite indéfiniment. L’allure
de l’enveloppe de rupture sera comme représentée sur la figure.

Fig VII-24 :

VII-11) Mode de rupture :


Les modes de ruptures sont les configurations avec lesquelles se développent les
fractures quand le critère de rupture est satisfait. On a constaté que la roche pouvait se rompre
selon les modes suivants, en fonction du niveau de contraintes auquel elle est soumise :
1- Rupture en véritable traction correspondant au tout début de courbe intrinsèque où la
contrainte mineure descend en deçà de la résistance à la traction. Dans ce cas on constate les
trois situations suivantes :
Cas où σr est minimale, σθ est minimale et σl est minimale.

Fig VII-25 :

2- Rupture en extension sous l’effet de contraintes de compression macroscopiques


excessives. Ce qui se passe en réalité est que l’état de déformation latéral en extension induit
par la compression agit sur les microfissures en générant des microtractions au voisinage des
extrémités de ces microfissures. On parle dans ce cas de rupture en extension ou en
colonnettes.

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Fig VII-26 :

3- Rupture par cisaillement. C’est la zone où l’on voit apparaître des plans de cisaillement
conjugués. induits par le critère de Mohr-Coulomb : ces plans critiques contiennent la
contrainte principale intermédiaire et forment un angle aigu égal à (П/2 – Ф), dont la
contrainte principale majeure est la bissectrice. On peut avoir par conséquent les modes de
ruptures représentés sur la figure suivante, selon l’ordre des contraintes σr, σθ, σl.

Fig VII-27 :

4- Dans le cas où le niveau des contraintes est très élevé les roches poreuses subissent une
déformation irréversible qui est associée à l’écrasement des pores et au glissement des grains
les uns par rapport aux autres. Ce mode de rupture est appelé rupture par écrasement des
pores.

VII-12) Identification des mécanismes d’instabilité :


Instabilité des puits forée en underbalance est importante surtout lors de forage des
réservoir contenant de l’argile, l’importance de l’instabilité des parois dépend de la quantité
de l’argile. Les retombées qui remontent en surface et que l’on peut les avoir par
échantillonnage, peuvent être utilisées pour identifier les types d’instabilité aux quels est sujet
le puits.

1- Retombées dues aux déséquilibre des pressions :

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Ces retombées sont une indication d’une instabilité due à une forte pression des pores
qui n’a pas été contre balancée par la densité de fluide de forage (cas du forage en
underbalance).
En fait, le fluide des pores ne pouvant circuler librement dans les argiles (très poreuses
0.7, et non perméable), la variation de la contrainte totale au niveau de la paroi se présente
directement sur les contraintes effectives. Cela peut engendrer des contraintes effectives
négatives (traction) qui provoquent des retombées en formes d’écailles ou bien faire glisser
suffisamment le cercle de Mohr vers l’origine pour engendrer une rupture en mode A1 ou B1.
Généralement la solution adéquate pour ce type de problèmes est l’augmentations de
la densité.

2- Retombées dues à des ruptures en cisaillement :


Ces retombées qui sont le résultat de l’anisotropie des contraintes tectoniques. Cela est
en accord avec les modes de ruptures A et B. lors de l’apparition de telles retombées il ne sera
pas évident que l’augmentation de la densité de fluide de forage résoudra le problème. Car la
présence d’une grande anisotropie des contraintes principales pourrait en être la cause.

VII-13) Paramètres influant sur la stabilité des parois :


1- Effet de la pression interstitielle de la roche :
dans le cas où on prend la pression interstitielle en considération, on constate deux cas,
le cas où la roche est sèche ou compacte la où les contraintes sont supportées uniquement par
la matrice solide, mais dans le cas où les pores sont remplis de fluide qui vont reprendre une
partie de la charge, ceci traduit par une variation de la pression interstitielle et l’état de
contraintes autour de puits s’écriras comme :

Où p est la pression des pores et B est le coefficient de Biot relatif aux déformations. Il est
donné par l’expression :

σij sont les contraintes effectives, se sont elles qui gouvernent la rupture de la roche.
Terzaghi a proposé la relation suivante :
Contraintes principales = Contraintes effectives + pression des pores (σ’ = σ – p).
Biot a proposé une équation pour expliquer ce qui suit: n'importe quel changement de la
pression de pore a accompagné de variation de volume de pore :
σ’ = σ – α p
Où : α est le constant de Biot (varie de 0 à 1)
α vaut 1 pour les roche raide et 0 pour les roches à basse rigidité.
L’équilibre des pressions du fluide dans la roche se fait en fonction de la perméabilité de
celle-ci. Lorsque la perméabilité est assez grande les pressions s’équilibrent immédiatement,
on est en conditions dites drainées, un régime d’écoulement permanent s’établit d’une
manière qui est généralement supposée instantanée.
Par contre, si la perméabilité est trop faible le fluide ne peut circuler à des vitesses suffisantes,
ce sont des conditions dites non drainées.
En cas de conditions non drainées la pression est donnée en fonction du coefficient de
Skempton S par :

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p = S σmoy
Où :

Les conditions non drainées conduisent aux plus grandes valeurs possibles d’augmentation de
pression des pores à cause de l’empêchement de l’évacuation du surplus de pression. Ceci
génère des conditions qui mènent à l’état le moins stable en termes de contraintes effectives.

2- Effet de la pression du fluide de forage :


Dans la partie précédente nous avons déterminé la redistribution des contraintes en
considérant que le puits était vide. L’introduction du fluide de forage aura un effet direct sur
les contraintes tangentielles et radiales.
Une augmentation de densité provoquera une augmentation des contraintes radiales et
une diminution des contraintes tangentielles. Elle n’aura pas d’effet sur les contraintes axiales
ni sur les contraintes de cisaillement ce qui provoquera les fracturations. Par ailleurs une
diminution de densité provoquera une diminution des contraintes radiales et une
augmentation des contraintes tangentielle ceci provoquera des cavages et des Break out.

3- Effet de la température :
La propagation des perturbations thermiques dépend de la diffusion thermique de la
roche qui est en général très faible. En conséquence le processus de la propagation thermique
est relativement lent. Dans le cas de roches très perméables la propagation des perturbations
hydrauliques précède les perturbations thermiques. Cependant, dans le cas où la diffusion
hydraulique est très faible, comme le cas des argiles, la propagation des deux processus se fait
à des vitesses voisines. D’où l’intérêt de l’évaluation de l’effet des deux processus sur la
distribution des contraintes.
D’après la démonstration de Maury, nous constatons qu’une augmentation de la
température aura pour effet une augmentation des contraintes tangentielles et axiales. Cela est
dû au fait de la tendance de la roche à l’expansion qui est bloquée. Cependant la température
n’a pas d’effet sur la contrainte radiale dans la mesure où l’expansion radiale reste libre.
Le changement du régime thermique provient généralement du changement de la
température du fluide de forage, qui en variant par rapport à la température de formation
provoque une perturbation de l’état de contrainte. Cette dernière peut aller dans le sens de la
stabilité comme elle peut ne pas y aller. Généralement les changements du régime thermique
commencent à se faire sentir à partir d’une certaine profondeur quand la différence entre la
température de surface et celle de la formation devient relativement importante.
La variation de contrainte thermique est proportionnelle au module d’élasticité. Le
surcroît de contraintes dû à l’effet thermique peut monter jusqu’à 75 psi/°C si la roche est
rigide.
En comparant l’effet de la pression du fluide de forage à l’effet de la température, on constate
que le premier agit sur les contraintes tangentielles et radiales et que le second agit sur les
contraintes tangentielles et axiales. Par ailleurs, on remarque que l’augmentation de la
température a le même effet qu’une diminution de la densité. De ce fait, celle-ci aura un
impact direct sur les résultats d’un éventuel leak off test.
La circulation du fluide de forage joue un rôle important dans le changement du
régime thermique. Cette dernière fait en sorte que le fond du trou soit refroidi par rapport à la

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température de la formation, et la partie supérieure soit réchauffée par rapport à celle-ci. Il


existe par conséquent un point neutre où la température du fluide de forage est égale à la
température de la formation. Au dessus de ce point la formation est réchauffée et en dessous
elle est refroidie.

Fig VII-28 :

Le refroidissement du fluide de forage induit une réduction des contraintes


tangentielles et des pressions interstitielles, ce qui contribue à la stabilité dans le cas où ces
dernières seraient trop élevées à cause du fluide de forage de faible densité (cas de forage en
underbalance). Ceci reste vrai si la formation n’est pas fracturée, car on risquerait alors une
rupture par traction ou une ouverture des fractures de la roche.

4- Effet du profil du puits :


Comme toutes les paramètres, le profil de puits à une influence sur la stabilité des
parois du puits, par ce que la déviation de puits par rapport à la verticale modifie l’état de
contraintes en paroi. Pour représenter cette modification un diagramme dit diagramme de
Bradley, Ce dernier est obtenu par l’analyse complète de la concentration des contraintes
tenant compte de l’orientation et l’inclinaison du champ de contraintes in situ ainsi que de
l’orientation et de l’inclinaison du puits.
Les résultats sont comparés aux critères de rupture, ce qui permet de déterminer pour
un azimut donné, une fenêtre de densité assurant la stabilité en fonction de l’inclinaison. (voir
figure VII-29)

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Fig VII-29 :

D’autre part une étude statistique a montrer qu’avec une inclinaison de 60° on aura une
meilleure stabilité des parois, et cela avec une densité de 0.55 dans le D3 (le D3 est parmi les
horizons les plus durs) et avec une densité de 0.65 dans le D2 (le D2 est le moins rigide).
Densité 0.55 dans le D3 :
Puits vertical Puits incliné (60°) Puits horizontal

Densité 0.65 dans le R2 :


Puits vertical Puits incliné (60°) Puits horizontal

5- Effet du mud cake :


Le mud cake est le dépôt constitué par des solides apportés par la circulation de la
boue et qui s’agglomèrent sous l’effet de la percolation. Il représente un obstacle à la
transmission des pressions entre le puits et la formation comme il représente un bon maintien
des parois dans les deux sens, c’est à dire pour ne pas fracturer la roche facilement et pour
empêcher les parois à se rapprocher. On admet généralement que le cake se forme
essentiellement en face des roches poreuses et perméables. Par ailleurs, le cake ne peut se
former si la formation débite, en d’autres termes si la pression des pores est plus grande que la
pression exercée par le fluide de forage comme le cas du forage en underbalance, dans ce cas
il est obligatoire de maintenir un niveau de pression adaptable avec la nouvelle situation.

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Fig VII-30 :

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