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ةيبعشلا ةيطارقميدلا ةيرئازجلا ةيروهمجلا Ré ubli ue Al érienne Démocrati ue et Po

ةيبعشلا ةيطارقميدلا ةيرئازجلا ةيروهمجلا

Ré ubli ue Al érienne Démocrati ue et Po ulaire

يملعلا ثحبلا و يلاعلا ميـلعتلا ةرازو

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

فلـشلا يلعوب نب ةبـيسح ةـعماج

Université Hassiba Benbouali de Chlef

ةايحلا و ةعيبطلا مولع ةيلك

Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie

ايجولويبلا مسق

Département de Biologie

N° d’ordre : ……/2018

مسق Département de Biologie N° d’ordre : ……/201 8 MÉMOIRE En vue de l’obtention du diplôme

MÉMOIRE

En vue de l’obtention du diplôme de Master

Domaine : Sciences de la nature et de la Vie Filière : Sciences Biologiques Spécialité : Biologie de la nutrition

Sciences Biologiques Spécialité : Biologie de la nutrition Contribution à l’étude de l’incorporation de
Sciences Biologiques Spécialité : Biologie de la nutrition Contribution à l’étude de l’incorporation de

Contribution à l’étude de l’incorporation de l’Oxalis pes caprae dans la conservation de l’herbe de quelques localités de la wilaya de Chlef

de l’herbe de quelque s localités de la wilaya de Chlef Présenté par : Ben houra
de l’herbe de quelque s localités de la wilaya de Chlef Présenté par : Ben houra

Présenté par :

Ben houra Habib Dahmani Toufik

Soutenu publiquement le :

Devant le jury:

Dahmani Toufik Soutenu publiquement le : Devant le jury: M m e N O U R
Dahmani Toufik Soutenu publiquement le : Devant le jury: M m e N O U R

Mme NOURA

A.

MAA

Université Hassiba Benbouali de Chlef

Président

Mme MEZIANE

MCA

Université Hassiba Benbouali de Chlef

Encadreur

M.

Mr. KOUIDRI

M.

MAA

Université Hassiba Benbouali de Chlef

Examinateur

Melle SALHI

H.

MAA

Université Hassiba Benbouali de Chlef

Co promotrice

Melle SALHI H. MAA Université Hassiba Benbouali de Chlef Co promotrice Année universitaire : 2017/2018
Melle SALHI H. MAA Université Hassiba Benbouali de Chlef Co promotrice Année universitaire : 2017/2018

Année universitaire : 2017/2018

Nous remercions tout d’abord ALLAH le tout puissant de nous avoir donné la santé, la

Nous remercions tout d’abord ALLAH le tout puissant de nous avoir donné la santé, la

patience, la puissance et la volonté pour réaliser ce modeste travail.

Nous tenons particulièrement à remercier notre Promotrice madame MEZIANE M. Maitre

de Conférences A à l’Université Hassiba Ben Bouali Chlef pour accepter de nous encadrer et

les efforts inoubliable qu’elle a consenti durant la réalisation de ce mémoire.

Nos sincères remerciements vont à notre Co-Promotrice Melle SALHI H. Maitre assistante

à l’Université Hassiba Ben Bouali Chlef pour sa disponibilité et ses pertinents conseils,

pour son aide, son soutien et sa sympathie.

Nos remerciements vont aux honorables membres de jury à l’Université Hassiba Ben Bouali

Chlef pour l’intérêt qu’ils ont porté à notre recherche en acceptant de présider et d’examiner

notre travail et de l’enrichir par leurs propositions :

A Madame NOURA A. Maitre assistante, pour nous avoir fait l’honneur d’assurer la

présidence de ce jury.

A Monsieur KOUIDRI M. Maitre-assistant, pour nous avoir d’examiner notre travail.

M me SAIAH CH. responsable des laboratoires d’Extraction et de Toxicologie.et Mr.

MEBARKI D. responsable de laboratoire de botanique pour leurs aides et les efforts qu’elles

ont faits dans notre expérimentation.

Melle oualili S. responsable des laboratoires de microbiologie alimentaire.

Melle Ghribi. Responsable des laboratoires de laboratoire biochimie alimentaire

Enfin, nous remercions gracieusement les ingénieures des laboratoires de notre Faculté SNV sans exception. Ainsi les responsables des laboratoires du département d’hydraulique et de Mécanique.

A toute personne qui a contribuée de prés ou de loin à la réalisation de ce travail.

A l’aide de Dieu tout puissant, qui m’a tracé le chemin de ma vie, j’ai

A l’aide de Dieu tout puissant, qui m’a tracé le chemin de ma vie, j’ai pu réaliser ce modeste travail que je dédie à :

Ma mère fatma ben sahnoue et mon père beldjilali qui a sacrifié toute sa vie afin de me voir devenir ce que je suis, merci mes parent.

Mes chères sœurs : aicha, Affia, Khadîdja, ARBIA Mon frère Mohamed abdallâh ; Zakaria Mes oncles.

A toute la famille ben houra sans exception.

A mon binôme Dahmani toufik et sa famille.

A mes amis : Mohamed Noureddine, Ali, Samir, Fadhloune

A mes amies de la promotion de 2 ème année Master Biologie de la Nutrition

A tous ceux que j'aurais oublié de citer mais qui existent au fond de mon cœur et de mes pensées.

** BEN HOURA HABIB**

A l’aide de Dieu tout puissant, qui m’a tracé le chemin de ma vie, j’ai

A l’aide de Dieu tout puissant, qui m’a tracé le chemin de ma vie, j’ai pu réaliser ce modeste travail que je dédie à :

Ma mère fatma abbas et mon père bouziane qui a sacrifié toute sa vie afin de me voir devenir ce que je suis, merci mes parent. Mes sœurs : Rachida, Fadhila Mes frère : Ismail, Mohamed Mes oncles.

A toute la famille Dahmani de Medjadja et tous les résidents de la ville de medjadja et la place de Ouled si Mohammed en particulier sans exception.

A mon binôme ben houra habib et sa famille. A mes amis : Ali, Samir.

A mes amies de la promotion de 2 ème année Master Biologie de la Nutrition

A tous ceux que j'aurais oublié de citer mais qui existent au fond de mon cœur et de mes pensées.

** DAHMANI Toufik**

Liste des tableaux

titre

Page

Tableau01

Classification phylogénétique du genre Oxalis L

05

Tableau

date et lieu de prélèvements

26

02

Tableau03

Les caractéristiques organoleptiques de l’ensilage d’herbe de la région de Hay Ennasr.

36

Tableau

Les caractéristiques organoleptiques de l’ensilage d’herbe de la région

38

04

de Medjadja.

Tableau05

Les caractéristiques organoleptiques de l’ensilage d’herbe de la région d’Ouled Farés au mois de Février.

38

Tableau06

Les caractéristiques organoleptiques de l’ensilage d’herbe de la région d’Ouled Farés au mois de Mars.

39

Tableau07

Les caractéristiques organoleptiques de l’ensilage d’herbe de témoinau

40

mois de Février

Tableau08

Screening phytochémique

56

Tableau09

Examen microscopique des souches isolées.

62

Tableau10

Diamètre d’inhibition en mm des souches lactique en présence (mm)

68

Liste des figures

N°de

 

Titre

Page

Figure

 

Figure01

Oxalis pers caprea

8

Figure02

Description de plante de l’Oxalis pers caprea –L-

8

Figure03

Les conditions climatiques de la région de Chlef en 2018 de Janvier à Avril

25

Figure05

L’herbe pâturée des friches

25

Figure06

Oxalis perscaprea

25

Figure07

préparation de l’ensilage d’herbe

27

Figure08

Evolution du pH et acide lactique de l’ensilage de région Hay Ennasr du mois de février 2018

41

Figure09

Evolution du pH et acide lactique de l’ensilage de région Hay Ennasr du mois de Mars 2018.

41

Figure10

Evolution du pH et acide lactique de l’ensilage de région de Medjadjadu mois de février 2018.

41

Figure11

Evolution du pH et acide lactique de l’ensilage de région d’Ouled Farés du mois de février 2018

42

Figure12

Evolution du pH et acide lactique de l’ensilage de région d’Ouled Farés du mois de Mars 2018.

42

Figure13

Analyse chimiques

l’analyse pers caprea (CB +MAT).

44

Figure14

d’Analyse chimiques de l’oxalis l’analyse pers caprea(MSR +MO)

45

Figure15

d’Analyse chimiques

l’analyse pers caprea (MM +MSE +CI)

45

Figure16

l’évolution de la teneur en MAT (%MS) de haynessr

46

Figure17

l’évolution de la teneur en MAT (%MS) de ouled farés

47

Figure18

l’évolution de la teneur en MAT (%MS) de medjdja

48

Figure19

L’évolution de la teneur en CB (%MS) de moins de février de mars haynassre

48

Figure20

L’évolution de la teneur en CB (%MS) de région de ouled farés (février +mars)

49

Figure21

L’évolution de la teneur en CB (%MS) de région de medjdja (février )

50

Figure22

d’Analyse chimiques de ensilage (CI+MM+MSE) de moins de février de Hay Ennsar

50

Figure23

d’Analyse chimiques de ensilage (CI+MM+MSE) de moins mars de Hay Ennsar

50

Figure24

d’Analyse chimiques de ensilage (CI+MM+MSE) de moins de février de Ouled Farés

51

Figure25

d’Analyse chimiques de ensilage (CI+MM+MSE) de moins mars Ouled Farés

51

Figure26

d’Analyse chimiques (CI+MM+MSE) de moins de févrierMedjadja

52

Figure27

d’Analyse chimiques d’ensilage (MO+MSR) de moins de février

52

Figure28

d’Analyse chimiques de ensilage (MO+MSR) de moins mars

52

Figure29

d’Analyse chimiques d’ensilage (MO+MSR) de moins de février

53

Figure30

d’Analyse chimiques de ensilage (MO + MSR) de moins mars

53

Figure31

d’Analyse chimiques de ensilage (MO+MSR) de moins fevriere

54

Fgure32

Rendement d’extrait éthanolique d’oxalis

54

Figure33

rendement de extrait de l’ensilage Hay Ennasr de moi février et Mars

55

Figure34

Evolution dMO (%) d’ensilage de région de Hay Ennsar de mois Février

56

Figure35

Evolution dMO(%) d’ensilage

de Hay Ennsar de mois Mars

56

Figure36

Evolution de dMO(%) d’ensilage de Madjadja de mois Février

57

Figure37

Evolution de dMO (%) d’Ouled Fers de mois Février

57

Figure38

Evolution de dMO (%) d’ensilage d’Ouled Fers de mois Mars

57

Figure39

Evolution UFL et UFV d’ensilage de Hay Ennsar de mois Février

58

Figure40

Evolution deUFL et UFV d’ensilage de Hay Ennsar de mois Mars

58

Figure41

Evolution d’UFL et UFV d’ensilage de Madjadja de mois Février

58

Figure42

Evolution de UFL et UFV d’ensilage de Ouled Fers de mois Février

58

Figure43

Evolution d’UFL et UFV de Ouled Fers de mois Mars

59

Figure44

Evolution MAD (g/KgMS) d’ensilage de région de Hay Ennsar de mois Février

59

Figure45

Evolution MAD (g/KgMS) d’ensilage de région de Hay Ennsar de mois Mars

60

Figure46

Evolution de MAD (g/KgMS) d’ensilage de Madjadja de mois Février

60

Figure47

Evolution de MAD (g/KgMS) d’ensilage d’Ouled Fers de mois Février

60

Figure48

Evolution de MAD (g/KgMS) d’ensilage d’Ouled Fers de mois Mars

60

Figure49

Observation macroscopique des colonies isolées sur les MRS et M17 (Observation à l’œil nu)

61

Figure50

Observations microscopiques des bactéries lactiques avec un grossissement (G : 10x100) : coloration de Gram.

63

Figure51

Type de fermentation des différents isolats des souches S1, S2, S4 .S5 5M17 S3MRS hay Ennasr.

64

Figure52

Evolution de pH des isolats

65

Figure53

évolution acide lactique

65

Figure54

mesure la densité optique

65

Figure55

mesure de dénombrement des bactéries lactiques

66

Figure56

l’activité protéolytique

67

Figure57

activité lipolytique

68

Figure58

Activité antibactérienne des souches vis-à-vis d’Escherichia coli ATCC 25922

68

Figure59

Diamètre d’inhibition en mm des souches lactique en présence d’Escherichiacoli

69

Liste d’abréviation

 

MAD

matière azotée digestible

 

MAT

matières azotées totales

 

MM

matière minérale

 

MO

matière organique

 

MSR

matière sèche résiduel

 

MSE

matière sèche échantillon

MS

matière sèche

température

pH

potentiel d’hydrogène

 

NaCl

chlorure de sodium

 

MRS

de Man Rogosa Sharpe

 

mm

millimètre

ml

millilitre

 

Min

minute

H

2 O 2

l’eau oxygénée

h

heure

g

gramme

%

Pourcentage

°C

Degé Celsius

BL

bactérie lactique

DO

densité optique

HY

Hay Ennsar

M

madjadja

OF

ouled farés

Mélange

En

En couche

 

OXC

oxalis pers caprea complet

 

d’MO

Digestibilité matière organique

 

UFL

Unité fourragère litière

Remerciement

Dédicace

Liste d‘abréviation

Liste des tableaux

Liste des figures

Introduction

Sommaire

Chapitre I. Généralités sur la plante « Oxalis pes- caprae L. »

I.1. Genre Oxalis L……………………………………………………………… 03

I.1. Espèce Oxalis pes-caprae L. ………………………………………………………… 03

I.2.1. Description botanique…………………………………………………………………04

I.2.1.1. Feuilles………………………………………………………………………………04

I.2.1.2. Fleurs………………………………………………………………………………

04

I.2.1.3. Graine………………………………………………………………………………

04

I.2.3. Classification du genre Oxalis L………………………………………………………05

I.2.4. Reproduction………………………………………………………………………… 05

I.2.5. Culture………………………………………………………………………………….06

1.2.6. Effet de l’Oxalis pes-caprae………………………………………………………………… 06

1.2.6.1. Activité antioxydante………………………………………………………………

06

1.2.6.2. Activité allélopathique……………………………………………………………….07

1.2.6.3. Activité inhibitrice de l’acétylcholinestérase………………………………………

07

1.2.6.4. Activité inhibitrice de protéase………………………………………………………08

1.2.7. Utilisations…………………………………………………………………………… 08

Chapitre II: Ensilage et bactérie lactique

II.1. Définition de L’ensilage………………………………………………………………

09

II.2. Historique……………………………………………………………………………….09

II.3. Principe de l’ensilage……………………………………………………………………10

II.4. Processus biochimiques et microbiologiques au cours de l'ensilage……………………10

II.5. Utilisation des additifs……………………… …………………………………………11

II.6. Type d’ensilage………………………………………………………………………….10

II.6.1. Par voie humide……………………………………………………………………… 12

II.6.1. Par voie sèche………………………………………………………………………….12

II.6. Valeur nutritive de l’ensilage……………………………………………………………13

II.6.1. PDI…………………………………………………………………………………… 13

II.6.2. Matière sèche………………………………………………………………………… 13

II.6.3. Cellulose brute…………………………………………………………………………14

II.6.3. dMO et valeur énergétique…………………………………………………………….14

II.6.4. UEL……………………………………………………………………………………14

Chapitre III. Fermentation lactique et apports des recherches sur les bactéries lactiques

Fermentation lactique et ensilage…………………………………………

…… 15

III.2. Bactéries lactiques…………………………………………………….…….16

III.2.1. Définition et caractéristiques …………………………………………………

……16

III.2.2. Classification des bactéries lactiques……………………………………………

…17

III.3. Apports des recherches……………………………………………………….19

III.3.1. Cultures protectrices…………………………………………………………………19

III.3.2. Bio-conservation…………………………………………………………………… 20

III.3.2.1. Définition………………………………………………………………………… 20

III.3.2.2. Inhibition des pathogènes………………………………………………………… 20

III.3.2.4. Maîtrise des bactéries d'altération ………………………………………………….21

III.3.2.5. Potentiel probiotique……………………………………………………………… 21

III.3.2.6. Autres domaines thérapeutiques ……………………………………

……………22

Chapitre I : Matériel et Méthodes

1- Objectif de l’étude…………………………………………………………………………23

2. Matériel …………………………………………………………………

23

2.1. Milieu abiotique………………………………………………………………………….23

2.1.1. Localisation géographique…………………………………………………………… 23

2.1.2. Sols…………………………………………………………………………………….23

2.1.3. Caractéristiques climatiques………………………………………………………… 24

2.1.3.1. Rythme saisonnier………………………………………………

…………………24

2.1.3.2. Température………………………………………………………………………….24

2.1.2.3. Humidité relative…………………………………………………………………….24

2.1.2.4. Précipitations…………………………………………………………………………24

2.2. Matériels biologiques……………………………………………………………………25

2.3. Matériel de prélèvement, d'analyse et d'identification ………………………………….25

25

3. Méthodes………………………………………………………………………………….26

3.1. Prélèvements d’échantillons …………………………………………………………

2.4. Produits chimiques……………………………………………………………………

26

3.1.1. Etape de l’ensilage……………………………………………………………………26

4. Analyses physicochimiques des différents ensilages…………………………………….27

4.1.

Suivie de l’ensilage …………………………………………………………………….27

4.2.

Analyse organoleptique…………………………………………………………………27

4.3.

Test bio chimiques …………………………………………………………………… 27

5. Les analyses chimiques de l’oxalis et de l’ensilage …………………………………… 27

5.1.

PH de l’oxalis………………………………………………………………………… 27

5.2.

Séchage de l’oxalis et l’ensilage……………………………………………………… 28

5.3.

Broyage …………………………………………………………………………………28

5.5.

Teneur en matière minérale (MM)………………………………………………………28

……28

5.7. Teneur en matière minérale insoluble (cendres insoluble (CI))…………………………28

5.8. Teneur en matière azotée totale (MAT)…………………………………………………28

5.6. Teneur en matière organique (MO)………………………………………………

5.9. Teneur en cellulose brute (CB)………………………………………………………….29

6.

Criblage phytochimique…………………………………………………………………

29

6-1 - Extraction ……………………………………………………………………………

29

6-2 - Rendement ……………………………………………………………………………

30

6-3 : Screening ……………………………………………………………………………….30

30

6.3.1. Recherche des polyphénols …………………………………………………………

6.3.2. Recherche des flavonoïdes …………………………………………………………….30

6.3.3. Recherche de tanins ………………………………………………………………… 30

6.3.4. Recherche des alcaloïdes …………………………………………………………… 30

6.3.5. Recherche de stérols et tri terpène ……………………………………………………30

6.3.6. Recherche de saponines ………………………………………………………………30

6.3.7. Recherche du glycoside ………………………………………………………………30

7. La digestibilité de la matière organique……………………………………………………30

7.1. Prévision de la valeur énergétique et azotée……………………………………………

7.2. La valeur énergétique……………………………………………………………………31

7.3 La valeur azotée…………………………………………………………………………

8. Isolement des bactéries lactiques……………………………………………….31

31

31

8.1. Dilutions…………………………………………………………………………………31

8.2. Ensemencement………………………………………………………………………….31

8.2.1.

En surface……………………………………………………………………………

31

8.3.

Purification des bactéries lactiques……………………………………………………

32

8.4. Identification de l’isolat bactérien sélectionné…………….…………………

32

8.4.1. Observation macroscopique……………………………………………………………32

8.4.2. Observation microscopique……………………………………………………………32

8.4.2.1. Observation à l’état frais…………………………………………………………….32

8.5. Tests biochimiques…………………………………………………………32

8.5.1. Test catalase……………………………………………………………………………32

8.5.2. Type fermentaire……………………………………………………………………….33

8.5.3. Culture en différentes températures……………………………………………………33

8.5 4.

Test d’hémolyse……………………………………………………………………….33

9. Etude de quelques propriétés technologiques des bactéries lactiques ………………33

9.1. Pouvoir acidifiant ………………………………………………………………………

33

9.2. Pouvoir lipolytique……………………………………………………………………….34

9.3. Pouvoir protéolytique…………………………………………………………………….34

9.4. Pouvoir antimicrobien……………………………………………………………………34

Chapitre II : Résultats et Discussion

II.1. Caractéristiques organoleptiques de l’ensilage………………………………………….35

II.1.1. Ensilage de l’herbe de la région de Hay Ennasr………………………………

……

35

II.1.2. Ensilage de l’herbe de la région de Medjadja…………………………………………38

II.1.3. Ensilage de l’herbe de la région d’Ouled Farés………………………….…………….38

II.2.6. Evolution du pH et acidité de l’ensilage ……………………………………………

42

II.3. paramètre biochimique ……………………………………………

…….44

II.3.1. Analyse chimiques d’Oxalis pers caprea –L-………

.……………….……

44

II.3.2. Évolution d’Analyse chimiques d’ensilage………………………

… 54

II.4. Rendement……………………………………………………………………….………55

II.4.1. Rendement d’extrait ethanolique d’oxalis .…………………………….…….……… 55

4.2. Rendement d’extrait d’ensilage de radar de mois de février de mars ………

……

55

5. Screening…………………………………………………….………………56

6. La digestibilité de matière organique……………………………………………………

57

6.1. La valeur énergétique et azotée………………………………………………………… 58

II.7.1. Caractères macroscopique……………………………………………………….…….61

II.7.2. Caractères microscopique ……………………………………….……………………62

II.7.2.1. Coloration de Gram …………………………………

…………………………….62

II.7.2.2. Caractères biochimiques …………………………………………………………

62

II.7.3.1. Test d’oxydase ………………………………………………………………………63

II.7.3.2. Test de catalase ……………………………………………………………………

63

II.7.3.3. Type de métabolisme………………………………………………………………

64

II.8. Aptitudes technologiques des bactéries lactiques………………………………………

64

II.8.1. Pouvoir acidifiant et biomasse………………………………………………………

65

II.8.2. Étude de l’activité protéolytique des isolats………………………

………………….70

8.3. Pouvoir lipolytique

………… ………………………………………………………

67

II.8.4. Activité antibactérienne et effet des surnageant

………………………………

68

II.8.4.1. Vis-à-vis d’Escherichia coli ATCC 25922 ………………………………………….68

Conclusion

Références bibliographiques

Annexes

Résumé

Introduction

Quel que soit le mode d’élevage, les animaux doivent recevoir une alimentation saine et

adaptée à leur âge et à leur espèce. Elle doit être fournie en quantité et en qualité suffisantes, à

des intervalles correspondant à leurs besoins physiolo giques, afin de les maintenir en bonne

santé et leur paramètre de produit et leur de satisfaire leurs besoins nutritionnels ( Chardon et

al ., 2015).

Dans

les

pays

comme

l’Algérie,

avec

la

saison

sèche

plus

au

moins

longue,

l'alimentation des animaux devient très difficile pour la plupart de s éleveurs. Cette situation se

présente plus sévère dans la wilaya de Chlef.

Les pâturages qui sont la base de la ration alimentaire sont trop pauvres ou trop peu

riches pour couvrir les besoins de production (qualitative ou quantitative) des animaux. Seul e

la saison pluvieuse présente un bon potentiel naturel des fourrages en abondance et de bonne

qualité. Devant une telle situation, l'éleveur qui veut gérer sa ferme de manière rationnelle et

planifiée, et en tirer des bénéfices doit pouvoir maîtriser le v olet alimentaire tout au long de

l'année et surtout pendant cette période de manque de fourrage (Rushigaje, 2010).

En matière de production animale, plusieurs types d'aliments existent qui permettent

d'atteindre de bonnes performances : les herbes naturell es fauchées et bien conservées en vert,

les fourrages cultivés de plusieurs variétés proposées par les services de recherches, les

aliments concentrés, les sous produits agro industriels en mélange selon les recommandations

de la recherche, etc. (Luya Want uadi, 2008)

Parmi toutes ces ressources alimentaires, celle qui convient le mieux à la production

animale en contre saison est l'ensilage du fourrage vert, récolté à la période où l'herbe contient

le maximum d'éléments nutritifs.

Des conservateurs peuvent être associés pour garantir ou améliorer la qualité du produit

final ensilé. Il s’agit dans notre contexte (disponibilité et aspect économique) de la mélasse à

raison de 30-50 kg /tonne de fourrages frais lorsque ce dernier n’est pas riche en sucres

(>12% MS) ;

le

sel

à

raison de 5 -10 kg /tonne de fourrages ensilés pour ralentir le

développement des bactéries de transformation (pourrissement) de l’ensilage (CIRDES,

2005).

Notre mémoire s’attache en deux partie, nous allons commencer par une introduction, la première partie bibliographique contentent trois chapitre la première chapitre c’est Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L. » et le 2eme chapitre c’est Ensilage et bactérie lactique et 3eme Fermentation lactique et apports des recherches sur les bactéries lactiques et le 2eme partie expérimental contient le chapitre matériel et méthode et le deuxième chapitre résultats et discussion et aux principaux conclusions et perspectives.

Chapitre I

Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L. »

Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L . » Chapitre I. Généralités sur la plante

Chapitre I. Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L. »

I.1. Genre Oxalis L.

Le nom ‘Oxalis’ vient de mot grec « όξαλίς », venant de « όξύς » : aigre, acide et «άλς » :

sel ; allusion au sel acide contenu dans les feuilles. Les espèces de ce genre se reconnaissent à leurs feuilles trifoliées (on parle abusivement de "faux trèfles"). Les folioles présentent la forme d'un cœur dont la pointe est constituée par le pétiole. En général, les folioles s'ouvrent le jour et se replient pendant la nuit. Ce genre regroupe plusieurs espèces de plantes vivaces, basses, le plus souvent rampantes. Il inclut plus de 800 espèces réparties dans le monde. Dans une monographie du genre, Knuth (1930) distingue 37 sections dont cinq contiennent les espèces sud-africaines. Salter (1944) donne une classification révisée du matériel sud-africain et décrit 208 espèces dans 11 sections. Les principaux centres de diversité sont en Amérique centrale, en Amérique du Sud et en Afrique du Sud (Lourteig, 2000). Ces plantes vivaces sont devenues envahissantes dans le monde entier grâce à leur multiplication végétative par bulbilles ou par rhizomes.

I.1. Espèce Oxalis pes-caprae L.

L'Oxalis pes-caprae L. anciennement nommée Oxalis cernua Thunb est une espèce originaire de l'Afrique du Sud. Elle a colonisé différentes régions du monde á climat de type méditerranéen. En Afrique du Nord, elle a été citée dans différentes synthèses sur la flore adventice du Maroc occidental et central et également, durant les années 30 en Tunisie par Chabrolin (Boussaha et al., 2014).

Oxalis pes-caprae L. est une plante vivace de 8-15 cm, acaule, pubescente, elle est une souche grêle, rampante, munie de bulbilles isolés, sessiles, de la grosseur d'un puis, elle contient des feuilles toutes radicales, longuement pétiolées, des fleurs jaunes, grandes, en ombelles sur des pédoncules radicaux, des pédicelles fructifères réfléchis, des sépales lancéolés-acuminés, une corolle 4-5 fois plus longue que le calice, des stigmates en pinceau, une capsule oblongue-acuminée, pubescente, à poils appliqués.

Les lieux de sa culture cultivés sont Alpes-Maritimes, Var, Bouches-du-Rhône ; Corse, la région méditerranéenne de l'Europe, de l'Asie, de l'Afrique ; Cap de Bonne-Espérance.

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Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L. »

Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L . » Figure 01: L’ Oxalis pes-caprea L.
Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L . » Figure 01: L’ Oxalis pes-caprea L.

Figure 01: L’Oxalis pes-caprea L.

I.2.1. Description botanique

I.2.1.1. Feuilles

Les feuilles sont formées de trois folioles en forme de cœur, avec des taches brunes. Durant la nuit ou en cas d'ombre ou de pluie, les feuilles se replient vers le pétiole et les fleurs s'enroulent en fuse au torsadé.

I.2.1.2. Fleurs

Les fleurs jaunes (20 - 25 mm) sont groupées en ombelle, comprenant 2 à 8 fleurs, au bout d’une tige de 20 ou 25 cm de haut. La période de floraison est entre le d’avril et mai.

I.2.1.3. Graine

Les graines ou bulbulles sont des fruits capsulés. Leur dissémination est autochtone.

des fruits capsulés. Leur dissémination est autochtone. Feuille Fleur Bulbulles Figure 02 : Description de plante

Feuille

capsulés. Leur dissémination est autochtone. Feuille Fleur Bulbulles Figure 02 : Description de plante de l’

Fleur

capsulés. Leur dissémination est autochtone. Feuille Fleur Bulbulles Figure 02 : Description de plante de l’

Bulbulles

Figure 02 : Description de plante de l’Oxalis pes-caprea L.

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Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L. »

Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L . » I.2.3. Classification du genre Oxalis L.

I.2.3. Classification du genre Oxalis L.

La classification phylogénétique du genre Oxalis L. est donnée dans tableau I. Tableau I : Classification phylogénétique du genre Oxalis L.

Rang taxonomique

Nomenclature

Règne

Plantae

Sous-règne

Viridaeplantae

Embranchement

Tracheophyta

Sous-embranchement

Euphyllophytina

Super division

Spermatophyta

Division

Magnoliophyta

Classe

Magnoliopsida=Dicotylédone Vraie

Sous-classe

Rosidae

Ordre

Oxalidales

Famille

Oxalidaceae

Genre

Oxalis

Nom vilguer en arabe

ةضيمحلا

Espèce

Oxalis pescaprea-L-

I.2.4. Reproduction

La reproduction se fait d’une part végétativement par des bulbilles riches en métabolites secondaires leur conférant la capacité invasive. En Méditerranée, la colonisation de cette espèce a progressé de l'est vers l'ouest. En Afrique du Nord, elle a été signalée par Ducellier en1914 et elle est citée dans le Catalogue des plantes du Maroc (Jahandiez et Maire, 1932). Elle est également citée durant les années 30 en Tunisie. Elle a fini par coloniser différentes régions du monde á climat de type méditerranéen. Dans son habitat naturel (Afrique du Sud), l’Oxalis cernua présente deux niveaux de ploïdie : diploïdes (2n = 2x= 14) ou tétraploïdes (2n = 4x = 28) (te Beest et al., 2012). Les espèces pentaploïdes (2n= 5x= 35) sont rares et stériles et donc leur reproduction est essentiellement asexuée (Boussaha et al., 2014).

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Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L. »

Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L . » I.2.5. Culture O. pes-caprae est rarement

I.2.5. Culture

O. pes-caprae est rarement cultivé intentionnellement parce qu'il s'est avéré se répandre rapidement dans le jardin et envahir d'autres plantations. C'est une mauvaise herbe non seulement des paysages ornementaux, mais aussi un ravageur difficile à contrôler des vergers, des vignobles et des champs agricoles (DiTomaso et Kyser et al., 2013).

En plus la Californie, les régions dont le climat est méditerranéen ainsi que les pays tempérés chauds du monde, y compris le bassin méditerranéen, Chili, Australie et Nouvelle- Zélande, il a envahi au moins 22 pays en dehors de l'Afrique du Sud.

1.2.6. Effet de l’Oxalis pes-caprae

1.2.6.1. Activité antioxydante

Les analyses phytochimiques de la mauvaise herbe Oxalis pes-caprae, dont elle a été utilisée en médecine traditionnelle dans le monde entier, ont conduit à l'identification de métabolites secondaires ayant une activité biologique significative.

L’évaluation de l'activité antioxydante de ses extraits, isolement et caractérisation des métabolites polyphénoliques à partir de la partie aérienne en utilisant les méthodes LC-DAD- MS (ESI +) et RMN ont montré une teneur en phénols totaux riches en acide chlorogénique, férulate quinique, glucoside de lutéoline et cernuoside selon leurs données spectroscopiques MS et UV. Le cernuoside, un glucoside d'aureusidine, a été isolé à partir de l'extrait méthanolique des fleurs de l’espèce et sa structure a été identifiée par spectroscopie RMN 1D et 2D.

L'extrait au butanol d’O. pes-caprae a montré l'activité antioxydante la plus élevée. Le profil métabolique d’O. pes-caprae a été étudié et les structures des principaux métabolites polyphénoliques basés sur leurs spectres MS et UV-vis ont été provisoirement assignées. L'aureusidine glucoside a été isolé et caractérisé pour la première fois pour O. pes-caprae. Les extraits présentaient des niveaux élevés d'activité antioxydante (Güçlütürk et al., 2012).

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Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L. »

Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L . » 1.2.6.2. Activité allélopathique L’allélopathie,

1.2.6.2. Activité allélopathique

L’allélopathie, définie par Rice (1984) comme, tout effet direct ou indirect, positif ou négatif, d'une plante sur une autre à travers la production de composés chimiques libérés dans l'environnement ", fait l'objet d'un nombre croissant de recherches.

Les molécules mises en jeu sont principalement des métabolites secondaires (terpènes,

qui sont impliqué dans des interactions allélopathique.

Il a été recensé plus de 20 familles. Parmi celles-ci, les composés phénoliques jouent un rôle

essentiel. Ces composés secondaires ont d'abord été caractérisé par leur rôle protecteur contre

les bioagresseurs (insecte, bactéries, champignons, algues affecter la croissance d'autre plante (Doré et al., 2004).

mai ils peuvent également

alcaloïdes, molécules aromatiques

),

),

Il a été démontré que l’Oxalis pes-caprae est allélopathique suite à des tests au niveau de laboratoire. Il a été conclu que cette activité contribue à sa capacité compétitive. Six phényle des dérivés de cinnamate ont été extraits de feuilles et de tiges de renoncule des Bermudes, et ces composés ont eu des effets phytotoxiques sur la germination et la croissance des semis de laitue (DellaGreca et al., 2009). Les exsudats racinaires d'O. Pes-caprae ont causé une réduction de 62, 58 et 42% du poids sec respectivement des plantes de la tomate, de l'avoine et de la laitue (Travlos et al., 2008). Sa présence a également été montrée pour réduire la germinabilité des cultures céréalières de 63%. Il a été démontré que l'acide trans- cinnamique agit comme anti-auxine (Van Overbeek et al., 1951), ce qui peut expliquer ces effets d’allélopathies qui ont également été démontré pour d'autres espèces d'Oxalis (Shiraishi et al., 2005).

1.2.6.3. Activité inhibitrice de l’acétylcholinestérase

La thérapie inhibitrice du cholinestérase sert de stratégie pour le traitement de la maladie d'Alzheimer (MA). Plusieurs inhibiteurs de l'acétylcholinestérase (AChEI) sont utilisés pour le traitement symptomatique de la MA. Ces composés ont été signalés avoir des effets indésirables, y compris des troubles gastro-intestinaux.

Les travaux d’Ali-Shtayeh et al. (2014) ont porté sur l’étude in vitro les AChEI possibles dans les médicaments à base de plantes traditionnellement utilisés en Palestine pour traiter les troubles cognitifs, et à souligner le rôle de ces plantes comme sources potentielles de développement d'agents thérapeutiques naturels nouvellement actifs et sûrs. Le dosage de l'activité AChE joue un rôle important dans la caractérisation in vitro des médicaments, y

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Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L. »

Généralités sur la plante « Oxalis pes-caprae L . » compris les traitements potentiels de la

compris les traitements potentiels de la MA. L'effet sur l'activité AChE de 92 extraits de 47 plantes médicinales a été évalué en utilisant une nouvelle activité de l'AChE de la plaque de micro-puits (NA-FB) et des essais d'Ellman.

Les principaux avantages de la nouvelle méthode (NA-FB) est que le changement colorimétrique est mieux observable visuellement en permettant un dosage spectrophotométrique et colorimétrique, et ne montre aucune réactivité chimique avec le thiol. 67,4% et 37% des extraits ont inhibé AChE de> 50% en utilisant les tests NA-FB et Ellman, respectivement. En utilisant le test NA-FB, 84 extraits ont interagi de manière réversible avec l'enzyme, dont Mentha spicata (94,8%), Foeniculum vulgare (89,81) et Oxalis pes-caprae (89,21) étaient les plus puissants et 8 ont montré une inhibition irréversible. Lupinus pilosus (92,02%) était le plus actif. L'activité antioxydante a été démontrée par 73 extraits de Majorana syriaca (CI50 0,21 mg / ml) et de Rosmarinus officinalis (0,38) les plus actifs.

1.2.6.4. Activité inhibitrice de protéase

Selon Ali-Shtayeh et al. (2015), les fleurs de l’Oxalis pes-caprae ont un effet inhibiteur des protéases.

1.2.7. Utilisations

Elle est utilisée en culinaire, notamment fraîche dans les salades, ou comme additifs avec les viandes grillées ou cuites. Ses fleurs sont utilisées en teintureries traditionnelles, ce qui constitue un enjeu économique important à l’avenir (Boussaha et al., 2014).

Selon Lanfranco (1975) cité par Attard et Pacioni (2012), le jus de l’espèce Oxalis pes- caprae est utilisé traditionnellement pour son effet antiémétique et anti-acnéique par la population maltaise.

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Ensilage et bactérie lactique

Chapitre II Ensilage et bactérie lactique Chapitre II: Ensilage et bactérie lactique II.1. Définition de L’ensilage

Chapitre II: Ensilage et bactérie lactique

II.1. Définition de L’ensilage

L'ensilage est un moyen de conservation aliment essentiel pour le bétail basé sur la préservation des cultures fourragères herbacées par acidification (Babayemi, 2009). On recherche à perdre le minimum de matière sèche, de valeur nutritive et à éviter de créer des produits toxiques pour les animaux (Merry et Davies, 1999).

L'ensilage est une technique de conservation des fourrages largement répandue dans Notre pays. Si sa réalisation conduit très généralement à un produit fini d’excellente qualité, La complexité des mécanismes biochimiques et de la cinétique bactérienne qui conduisent à Un fourrage stable et de bonne conservation.

Les principales récoltes employées pour l'ensilage sont le blé graminée ou maïs, le tournesol, le trèfle rouge, le trèfle d'odeur ou mélilot, l'avoine et les mélanges d'avoine et de pois, Le blé d'Inde, partout où il vient bien, est la plante la plus cultivée. Il donne un gros rendement et s'ensile aisément. Dans les districts où le blé d'Inde ne vient pas, et où il est nécessaire pour d'autres motifs d'employer d'autres récoltes, des précautions toutes spéciales sont nécessaires pour réussir l'ensilage. (chahrour,2014)

Les deux produits issus de conservation des fourrages vont améliorer la production de viande (foin) le lait (ensilage) (Zheng et Stokes, 1997), hors saison au moment où les prix sont plus élevés, réduction des pertes de productivité (FAO, 2004).

II.2. Historique

L’ensilage est reconnu chez les Egyptiens comme méthodes de conservation en utilise toute culture céréale, affirmé par la peinture murale qui remontre à 1000-15000 ans avant J-C, Les silos ont été aussi trouvés à Carthage antique.

Au 19 ème siècle, l’Europe conserve les cultures fourragères par l’ensilage, car cette technique était semblable à la production de choucroute (Weinberg, 2008).

En 1877, la publication d’Auguste Goffart, sur l'ensilage de maïs fourrager a un grand impact sur la diffusion de la technologie d'ensilage en Europe et en Amérique du Nord.

Le livre Sweetsilage (Fry, 1885) préconise que l’ensilage atteindre 50 % des constituent nutritionnels a cause les microorganismes nuisible qui peuvent altérer l’ensilage avant la

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Ensilage et bactérie lactique

Chapitre II Ensilage et bactérie lactique fermeture des silos, se qui a créé un reculement d’uti

fermeture des silos, se qui a créé un reculement d’utilisation de cette technique.

En 1920, Virtanen Finlande a reçu le Prix Noble grâce au développement de l'acidification directe de l'ensilage pour l’herbe humide en utilisant un mélange d'acides chlorhydrique et sulfurique qui contribue à réduire les pertes de fermentation et la protéolyse.

Après la seconde guerre mondiale en Grande Bretagne les agricultures ont accepté cette nouvelle technique, celle-ci est appliqué qu’en 1968 seulement 12% à 15% de l’herbe a été conservé comme ensilage. En 1973 la quantité nettement augmentée jusqu’à 28% de fourrage (Thomanset al.,1980). La France est considérée comme l’un des grands producteurs de l’ensilage en Europe. Bien que la majorité de l’ensilage soit constitué de maïs, 5 millions d’hectares de 12 millions de pâture sont récolté à des fins de conservation en l’an 2000 (Veen,

2005).

Les cultures fourragères fraîches, telles que le maïs, les graminées, les légumineuses, le blé et la luzerne, peut être conservée par ensilage (McDonald et al.,1991), plusieurs type de silos ont été développés ainsi que des bâches en plastique poursceller.

La tendance récente est d'utiliser de grandes balles en plastique et manchons pour stocker l’ensilage qui permettent la flexibilité de stockage et l'utilisation. Ainsi les machines qui comprennent les hacheurs et les déchargeurs d'ensilage ont été développées. Additifs, et des produits chimique et biologiques sont introduit, (les inoculant bactériens et des enzymes) qui améliorent la fermentation et la conservation d'ensilage et dans certains cas également améliorer les performances des animaux.

La production actuelle de l'ensilage en Europe et en Amérique du Nord est estimée à 200 millions de tonnes de matière sèche, par rapport à 300 millions de tonnes de foin. La superficies estimées des cultures récoltées pour l'ensilage total de 43 millions d'hectares (Wilkinson et al., 2003).

II.3. Principe de l’ensilage

La conservation d’un ensilage repose sur une acidification rapide de l’ensemble du silo. Cette acidification résulte du développement des bactéries lactiques qui à partir des sucres disponibles, produisent notamment de l’acide lactique, très acidifiant. Ces fermentations conservatrices seront favorisées par:

- Absence d’air,

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Ensilage et bactérie lactique

Chapitre II Ensilage et bactérie lactique - Pré-acidification de la masse - Présence de sucres facilement

- Pré-acidification de la masse

- Présence de sucres facilement fermentescibles: leur nourriture, la présence sur le fourrage ensilé d’un nombre élevé de ferments.

Lors de la confection du silo, ces bonnes fermentations sont concurrencées par des fermentations moins intéressantes ou nuisibles, comme les fermentations butyriques qui produisent de l’acide butyrique, nettement moins acidifiant.

presque

complètement, provoquant des pertes importantes, une diminution de la valeur et de l’appétence du fourrage, voire la présence de substances nuisibles pour le bétail.

Elles

décomposent

les

divers

constituants

de

la

plante

et

la

dégradent

Ces fermentations butyriques sont favorisées par:

- l’incorporation de terre, qui équivaut à un ensemencement en ferments nuisibles,

- un pH à 4,5,

- un taux en matière sèche faible, ces ferments étant sensibles à l’élévation de la pression osmotique engendrée par l’augmentation de la teneur en M.S.

Pour obtenir une conservation excellente, il faudra donc obtenir non seulement une acidification suffisante de la masse ensilée, fonction de la teneur en M.S., mais surtout une acidification rapide, donc un développement immédiat et important des fermentations lactiques.

Cependant la recherche systématique d’un taux élevé en M.S. dans le fourrage ensilé, surtout s’il n’est pas obtenu rapidement, favorise les pertes par respiration, donc diminue la teneur en sucres fermentescibles et augmente les risques de dégradation du climat. L. Fabry - Service Technico Economique (AWE asbl)

II.4. Processus biochimiques et microbiologiques au cours de l'ensilage

Les bactéries jouent un rôle important dans le procédé de l'ensilage. Il y a beaucoup de bactéries qui ne peuvent vivre dans les conditions du silo; d'autres, au contraire, y trouvent un milieu idéal; la sève avec sa haute teneur en sucres, en protéines et en sels, fournit une nourriture excellente pour le développement des bactéries. Les bactéries provoquent de nombreux changements dans le fourrage ensilé, dont le principal est le développement d'acides organiques (Hopkins et Ripley, 1951). L'ensilage est le résultat d'une fermentation des plantes fourragères par les bactéries lactiques (LAB), constituant une partie du

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Chapitre II

Ensilage et bactérie lactique

Chapitre II Ensilage et bactérie lactique patrimoine naturel de la microflore associée avec du matériel végétal

patrimoine naturel de la microflore associée avec du matériel végétal (Ma¨kimattila et al.,

2011).

II.5. Utilisation des additifs Les additifs utilisés ont plusieurs rôles pour la réussite de la technique d’ensilage. Ces additifs peuvent être classés en trois catégories : les stimulants de la fermentation (bactéries, enzymes et substrats fermentescibles), les inhibiteurs de la fermentation (acides et autres conservateurs) et les additifs nutritionnels (ammoniac, urée,…) (Kung, 1999). L’ammoniac et l’urée constituent les sources d’azote non protéique les plus ajoutées aux ensilages. L’urée est utilisée soit seule soit en mélange avec la mélasse. L’utilisation de ces sources d’azote résulte en (Kung, 1999):

une addition d’une source économique d’azote,

une augmentation de la stabilité à l’air de l’ensilage,

une réduction du développement des moisissures et de la température pendant le processus d’ensilage,

une baisse de la dégradation des protéines du fourrage.

Le traitement des fourrages à l’ammoniac est utilisé avec une réussite variable, mais un

excès peut agir sur la qualité d’ensilage (Fournier, 1998 et Paragon, 2004).

II.6. Type d’ensilage

II.6.1. Par voie humide

Dans la conservation par voie humide sous forme d’ensilage, la stabilisation du fourrage est obtenue par la mise en anaérobie et une acidification suffisante du milieu pour empêcher la fermentation butyrique. La conservation par voie humide entraîne des pertes, sous forme de gaz de fermentation et sous forme de jus lorsque la teneur en matière sèche du fourrage est inférieure à 26-27%.(alpha et omega, 2017)

II.6.1. Par voie sèche

La voie sèche, pratiquée généralement par fanage, nécessite d’amener le fourrage à une teneur en MS égale ou supérieure à 85%, teneur à laquelle ses enzymes sont alors inactives et le développement de moisissures impossible. Au cours du fanage, le fourrage subit des pertes qui résultent de la respiration des cellules végétales, des pertes mécaniques de feuilles qui affectent principalement les légumineuses - jusqu’à 30% de pertes de feuilles pour un foin de luzerne (Peccatte et Dozias, 1998) et éventuellement du lessivage par la pluie. Ces différentes

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Chapitre II

Ensilage et bactérie lactique

Chapitre II Ensilage et bactérie lactique pertes entraînent une diminution des constituants intracellulaires

pertes entraînent une diminution des constituants intracellulaires (principalement les sucres et les matières azotées) et une augmentation concomitante des parois cellulaires. Il en résulte une diminution de la digestibilité et par conséquent de la valeur alimentaire.

On dispose d’une gamme de techniques de conservation combinant la conservation par voie sèche et par voie humide avec les ensilages préfanés et mi-fanés. En particulier, la technique des balles rondes enrubannées est plus souple à mettre en oeuvre qu’un chantier d’ensilage direct et permet de sécuriser la récolte lorsque le climat ne permet pas de bonnes conditions de séchage pour le foin.

L’interdiction des fourrages fermentés dans certains cahiers des charges en production fromagère entraîne un nouveau développement de la technique du séchage en grange des foins.

II.6. Valeur nutritive de l’ensilage

II.6.1. PDI

Les valeurs PDI des fourrages de graminées, de légumineuses et de prairies permanentes ont été entièrement revues à partir d’une meilleure évaluation des effets de la famille botanique, du cycle de végétation, du mode de conservation du fourrage et de sa teneur en azote sur sa digestibilité dans le rumen et sur la digestibilité de l’azote alimentaire dans l’intestin (Nozières et al., 2007). La valeur azotée des fourrages diminue avec le fanage, jusqu’à 10% pour la valeur PDIN pour les foins ayant reçu de la pluie, mais elle est surtout affectée par la conservation par voie humide. En effet, dans les ensilages, non seulement la dégradabilité de l’azote augmente de 3 à 10 points par suite de l’augmentation de la proportion d’azote soluble, d’où une diminution de la valeur PDIA, mais la protéosynthèse microbienne diminue également car les produits de fermentation contenus dans ces fourrages apportent peu ou pas d’énergie aux microbes. En conséquence, la valeur PDIE des fourrages fermentés est fortement réduite par rapport à celle du fourrage vert, de 20% environ pour les ensilages directs réalisés avec conservateur efficace ou pour les ensilages préfanés. ( Nozières et al., 2007).

II.6.2. Matière sèche

Les valeurs des ensilages d’herbe réalisés en coupe directe diminuent, de 8 g/kg MS en moyenne pour les ensilages avec conservateur. Des valeurs de référence pour des ensilages mi-fanés réalisés à 55% de matière sèche

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Chapitre II

Ensilage et bactérie lactique

Chapitre II Ensilage et bactérie lactique ont été estimées à partir de 30 essais dans lesquels

ont été estimées à partir de 30 essais dans lesquels un fourrage mi-fané a été comparé avec soit le fourrage vert de départ, soit l’ensilage direct ou préfané correspondant, ou encore avec le foin. A même stade de végétation, les valeurs des ensilages mi-fanés sont logiquement intermédiaires entre celles des ensilages préfanés et celles des foins récoltés par beau temps. La réalisation d’ensilages en coupe directe à des teneurs en matière sèche de l’ordre de 20% sans ressuyage ou préfanage nécessite l’utilisation d’un conservateur efficace pour limiter la diminution de leur valeur azotée et de leur ingestibilité. Cette technique est en régression, également en raison des problèmes posés par les jus d’ensilage.(Aufrere et al,

2000)

II.6.3. Cellulose brute

Dans la conservation par voie humide sous forme d’ensilage, la composition chimique classique est peu modifiée par l’ensilage. Seule la teneur en cellulose brute est augmentée. Les principales modifications portent sur les glucides solubles qui sont transformés en produits de la fermentation (acide lactique, AGV, alcools) et sur les constituants azotés, avec une augmentation importante de la teneur en azote soluble du fait de la dégradation des protéines chloroplastiques. (Demarquilly,1998)

II.6.3. dMO et valeur énergétique

Dans la conservation par voie humide sous forme d’ensilage, la dMO et la valeur énergétique du fourrage sont peu modifiées par le processus de fermentation de l’ensilage. Ainsi, par rapport au fourrage vert, la valeur énergétique diminue environ de 5% pour un ensilage préfané, de 7-8% pour un fourrage mi-fané et enrubanné, de 10% pour un foin fané dans de bonnes conditions et jusqu’à 15% pour un foin ayant reçu de la pluie.

II.6.4. UEL

L’amplitude de variation de la valeur d’encombrement avec le fanage est moindre, la valeur UEL des ensilages mi-fanés étant supérieure de 5-6% à celle des fourrages verts correspondants, et celle des foins pouvant être très proche de celle du fourrage vert lorsqu’ils sont réalisés dans de bonnes conditions (séchage en grange ou fanage sans pluie).

La présence de produits de fermentation et de dégradation des protéines dans les ensilages est également responsable de la diminution de leur ingestibilité et donc de l’augmentation de leur valeur d’encombrement et ce d’autant plus que ces produits sont présents en grande quantité (Van Os et al., 1995).

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Chapitre III

Fermentation lactique et apports des recherches sur les bactéries lactiques

et apports des recherches sur les bactéries lactiques Chapitre III. Fermentation lactique et apports des

Chapitre III. Fermentation lactique et apports des recherches sur les

bactéries lactiques

III.1. Fermentation lactique et ensilage

Pour les ensilages, le mode de fermentation (ensilage avec ou sans conservateur ou enrubannage) est sans effet significatif sur l’évolution de la composition minérale. La fermentation des fourrages entraîne une diminution de l’ordre de 15% pour le phosphore ; la teneur en calcium des graminées est peu affectée mais celle des légumineuses diminue de 15 à 20% lors du processus d’ensilage.

L’acidification progressive favorise la multiplication des ferments lactiques et cela d’autant plus que l’anaérobiose est respectée. Ces micro-organismes micro-aerophiles sont généralement peu abondants dans la flore épiphyte. Leur nombre peut varier cependant très largement (de 103 à 107 ufc par gramme de fourrage) selon les conditions d’environnement, le type de fourrage et la localisation géographique. Ce nombre est d’importance dans la mesure où la conservation du fourrage par ensilage ne repose que sur cette seule présence de bactéries lactiques indigènes sur le substrat. Cela donne par contre la possibilité de recourir à des agents d’ensilage qui compléteront l’action les bactéries lactiques épiphytes afin de maîtriser la microflore de l’ensilage. Si les conditions du milieu sont favorables, à savoir : anaérobiose, température comprise entre 10et 40°C, quantité suffisante de sucres fermentescibles, pH inférieur à 6,1 leur développement va être explosif et l’acidification rapide qui va en résulter (pH rapidement inférieur à 4) va bloquer le développement des autres espèces et stabiliser l’ensilage. La vocation première de ces ferments est la formation d’acide lactique à partir des glucides solubles. Mais le rendement de cette transformation varie selon qu’il s’agit de :

- Bactéries homofermentaires : c’est-à-dire qui ne produisent que de l’acide lactique à partir du glucose et du fructose avec une efficacité supérieure à 90 %. C’est le cas notamment de Lactobacillus plantarumet de Lactobacillus casei. De façon accessoire, Lactobacillus plantarumsemble avoir lacapacité de réduire les nitrates en nitrites puis en ammoniac ce qui n’est pas sans importance lors de la récolte de fourrages en période très sèche, condition reconnue comme favorable à un taux élevé denitrates.

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Fermentation lactique et apports des recherches sur les bactéries lactiques

et apports des recherches sur les bactéries lactiques III.2. Bactéries lactiques - Bactéries hétéro

III.2. Bactéries lactiques

- Bactéries hétéro fermentaires qui, avec les mêmes substrats, produisent à côté de l’acide lactique (rendement inférieur à 45 %) de l’acide acétique, de l’éthanol, de l’hydrogène et du gaz carbonique. Cela concerne essentiellement des germes du genre Leuconostoc, mais aussi certains lactobacilles (Lactobacillus brevis).

Cette capacité différente, selon le type de flore dominante, rend difficile la prévision de la quantité de sucres disponibles nécessaires à l’acidification, ainsi que le temps nécessaire à la stabilisation de L’ensilage (pH inférieur à 4). Dans les conditions optimales, avec des fourrages naturellement riches en glucides solubles, le taux d’acide lactique atteint 4 % de la matière sèche en 5 jours et se stabilise entre 6 et 7 % en moins de 2 mois.

Si les conditions ne sont pas favorables (pauvreté en glucides, aérobiose résiduelle importante, Acidification initiale faible, flore lactique épiphyte hétéro fermentaire) l’acidification ne se fait que lentement (par exemple 4 % d’acide lactique après un mois) ce qui laisse la porte ouverte à une déviation fermentaire. En effet, si le pH n’atteint pas 4 très rapidement, la conservation va suivre un cours différent.(Bernard,2004).

III.2.1. Définition et caractéristiques

Les bactéries lactiques sont des cellules procaryotes organotrophes formant un groupe hétérogène constitué de cocci et de bacilli (Badis et al., 2005). Ce sont des bactéries à Gram positif dont la teneur en guanine et cytosine (G+C) est inférieure à 50%. Elles sont asporulantes, aéro anaérobie facultatives ou micro-aérophiles, à métabolisme fermentaire strict, acido- tolérantes et capables de croître à des températures comprises entre 10°C et 45°C et à des pH allant de 4.0 à 4.5. Ces bactéries sont généralement immobiles et se caractérisent par la production d’acide lactique comme produit majeur du métabolisme. Leur division de 16 déroule sur un seul plan à l’exception des genres : Pediococcus, Aerococcus, et Tetragenococcus. (Salminen et al. 2004; König et Fröhlich, 2009 ; Pringsulaka et al. 2011).

En général ces bactéries ne possèdent ni catalase, ni nitrate réductase, ni cytochrome oxydase (à l’exception de quelques souches sous certaines conditions), elles sont protéolytiques, ne liquéfient pas la gélatine, et ne forment plus d’indole ni d’hydrogène sulfureux, ces bactéries sont également incapables de fermenter le glycérol (Dellaglio et al., 1994; Salminen et al.,

2004).

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Chapitre III

Fermentation lactique et apports des recherches sur les bactéries lactiques

et apports des recherches sur les bactéries lactiques En plus de l’acide lactique et des autres

En plus de l’acide lactique et des autres acides organiques qui empêchent le développement des microorganismes indésirables par diminution du pH du milieu, les bactéries lactiques produisent d’autres métabolites ayant des propriétés antimicrobiennes tels que le peroxyde d’hydrogène, le diacétyl, la reutérine, le dioxyde de carbone et les bactériocines (Dortu et Thonart, 2009).

Les bactéries lactiques colonisent les habitats riches en nutriments, tels les plantes, les fruits, les produits laitiers, les eaux et les eaux usées, les jus, ainsi que les cavités buccales, vaginales et intestinales de l’homme, sans pour autant lui provoquer des maladies, à l’exception de quelques cas causés par les streptococci et certains lactobacilli (König et Fröhlich, 2009).

III.2.2. Classification des bactéries lactiques

La classification phénotypique des bactéries lactiques est largement basée sur la morphologie, le mode de fermentation de glucose, la croissance à différentes températures, la capacité de croissance à de hautes concentrations de sel (6.5%, 18%), la tolérance aux pH acides, alcalins et à l’éthanol, la configuration de l'acide lactique produit à partir de glucose, l’hydrolyse de l’arginine, la formation d’acétoϊne, etc. Les marqueurs chimiotaxonomiques comme la composition en acides gras et les constituants de la paroi cellulaire peuvent aussi être utiles dans la classification (König et Fröhlich, 2009).L’identification des espèce de bactéries lactiques peut être réalisée par l’analyse de leurprofil fermentaire des carbohydrates à l’aide du système API50CH (Curk et al., 1993).

Selon la dernière édition de Bergey’smanual of systematic bacteriology (2009), les bactéries lactiques sont classées dans le Phylum des Firmicutes, la Classe des Bacilli et l’ordre des Lactobacillales en fermant trente cinq genres répartis sur six familles (Fig.1). Parmi ces genres, seulement douze sont utilisés dans la biotechnologie alimentaire, il s’agit de :

Aerococcus : les cellules de ce genre sont de forme ovoïde (1-2μm de diamètre), α- 17 hémolytiques, non-gazogènes, arginine(-), pouvant croitre à une concentration de 6.5% de NaCl, la division se déroule sur deux plans formant ainsi des tétrades. Cependant, des cellules isolées ou en paires peuvent être observées au milieu de la phase exponentielle.

Carnobacterium : ce genre est constitué de bâtonnets courts parfois incurvés isolés ou en paires, psychrotolérants, pouvant se développer à pH : 9 et incapables de croitre à 8% de NaCl ; quelques espèces sont catalase (+) en présence d’hème.

Enterococcus : ce genre comprend des cellules ovoïdes isolées, en paires ou en courtes chaines, homofermentaires. Quelques espèces sont mobiles par des petits flagelles et d’autres

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Chapitre III

Fermentation lactique et apports des recherches sur les bactéries lactiques

et apports des recherches sur les bactéries lactiques possèdent une pseudo-catalase. Ce genre se caractérise par

possèdent une pseudo-catalase. Ce genre se caractérise par sa tolérance à 6.5% de NaCl, au pH :

9.6 et par la croissance à 10°C et 45°C avec une température optimale de croissance de 35°C à

37°C.

Lactobacillus : les cellules de ce genre sont soit des bacilles longs parfois incurvés ou des coccobacilles courts isolés, comme elles peuvent former des chaines. Elles sont généralement immobiles à l’exception de quelques espèces qui possèdent des flagelles péritriches. Les souches sont acidophiles et peuvent croitre à un pH égal à 5 ou moins avec un optimum de5.5 à 6.2. La température optimale de croissance est de 30°C à 40°C, mais peuvent croitre à un intervalle de température allant de 2°C à 53°C. Les thermophiles sont incapables de se développer à moins de 15°C. Le genre Lactobacillus peut être divisé en trois groupes : homofermentaires stricts, hétérofermentaires facultatifs et hétérofermentaires stricts.

Lactococcus : les cellules de ce genre sont sphériques ou ovoïdes isolées, en paires, ou en chaines. De type mésophiles, leur température optimale varie de 10 à 40°C mais sont incapables de se développer à 45°C. Celles-ci se développent généralement à 4% de NaCl et à un pH proche de la neutralité, leur croissance s’arrêtant lorsque le pH du milieu atteint 4,5. Ce genre est un habitant typique des plantes, des animaux et de leurs produits.

Leuconostoc : ce genre comprend 10 espèces fastidieuses dans leurs exigences nutritionnelles, les cellules sont ellipsoïdales à sphériques généralement allongées qui s’arrangent en paires ou en chaines, non acidophiles avec un pH optimum de croissance égal à 6.5. Néanmoins, certains leuconostocs peuvent croitre même à un pH de 4,5. La température optimale est comprise entre 20°C et 30°C mais la croissance peut aussi avoir lieu même à 5°C. Les leuconostocs sont des hétérofermentaires obligatoires. Sur un milieu concentré en saccharose, certaines souches produisent des dextranes extracellulaires. 18

Oenococcus : les cellules sont immobiles, asporulantes de forme ellipsoïdale à sphérique, avec un arrangement en paires ou en chaines, non hémolytiques et généralement non protéolytiques. Elles exigent un milieu riche en acides aminés et en facteurs de croissance, leur pH optimum étant de 6 à 6,8 et la température optimale de 20°C à 30°C.

Pediococcus : ce genre est représenté par neuf espèces ayant un métabolisme homofermentaire. Il rassemble des cellules immobiles de forme sphérique parfois ovoïdes, isolées ou en paires qui se divisent dans deux directions perpendiculaires formant ainsi les tétrades mais jamais les chaines. Certaines espèces produisent une catalase ou une pseudocatalase. Les cellules sont

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Chapitre III

Fermentation lactique et apports des recherches sur les bactéries lactiques

et apports des recherches sur les bactéries lactiques acidophiles mais non halophiles et croîssent à pH

acidophiles mais non halophiles et croîssent à pH : 5 mais pas à pH : 9, la température optimale de croissance varie de 25°C à 35°C.

Streptococcus : les cellules de ce genre sont immobiles, sphériques ou ovoïdes qui ont un diamètre inférieur à 2μm avec une disposition en paires ou en chaines longues. La fermentation des carbohydrates produit principalement de l’acide lactique mais il n’y a pas de production de gaz. Le peptidoglycane est du groupe A et leur température optimale de croissance est 37°C. Elles sont incapables de se développer à 15°C et à pH: 9.6. Beaucoup d’espèces sont commensales ou parasites de l’homme et des animaux et certaines sont hautement pathogènes.

Vagococcus : les cellules sont ovoïdes isolées, en paires ou en chaines. La plupart des espèces sont mobiles par des flagelles péritriches. Elles sont capables de croitre à 10°C mais non à 45°C sans production de gaz ni d’arginine dihydrolase (ADH).

Tetragenococcus : ce genre rassemble des cellules immobiles, sphériques ou ovoïdes avec un diamètre de 0.5-1.0 μm formant des tétrades après leur division dans deux directions perpendiculaires; comme elles peuvent être isolées ou en paires. Le métabolisme des tétragenococciesthomofermentaire. Ils ne produisent pas de CO2 à partir de glucose comme ils sont incapables de réduire les nitrates ni d’hydrolyser l’arginine. Leur température optimale de croissance se situe entre 25°C et 35°C et ne peuvent pas croitre à 10°C et à 45°C.

Weissella : les cellules de ce genre sont ovoïdes ou de courts bâtonnets à extrémités rondes qui s’associent en paires ou en courtes chaines. Elles sont immobiles et hétérofermentaires. La température optimale de croissance est de 15°C, mais quelques espèces peuvent croître entre 42°C et 45°C. Parmi tous ces genres cités, seulement cinq (Aerococcus, Lactobacillus, Streptococcus, Leuconostocet Pediococcus) répondent aux caractéristiques générales d’une bactérie lactique typique (Salminen et al. 2004).

III.3. Apports des recherches

III.3.1. Cultures protectrices

Une culture protectrice est une culture antagoniste ajoutée à un produit alimentaire pour inhiber les bactéries pathogènes et/ou altérantes et ainsi prolonger sa date de péremption en modifiant le moins possible ses propriétés organoleptiques. La caractéristique qui fait l’unité de ce groupe bactérien est la production de l’acide lactique à partir de différents substrats carbonés. En dehors de ce point commun, les nombreux genres et espèces qui constituent ce groupe présentent une grande diversité de caractéristiques morphologiques et physiologiques (Privat et thonart, 2010).

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Chapitre III

Fermentation lactique et apports des recherches sur les bactéries lactiques

et apports des recherches sur les bactéries lactiques Cela se traduit par l’existence, au sein des

Cela se traduit par l’existence, au sein des espèces, de nombreuses souches possédant des propriétés technologiques différentes (Desmazeaud, 1998). Les cultures protectrices sont constituées généralement de cellules vivantes, procaryotes et hétérotrophes dont les caractéristiques sont les suivantes : bacilles ou coques gram+, généralement immobiles, asporulés, aérotolérants, chimiotrophes et ne possédant ni catalase, ni nitrate-réductase, ni cytochrome oxydase (Stiles et al., 1997).

III.3.2. Bio-conservation

III.3.2.1. Définition

La bio-préservation ou bio-protection est une méthode de conservation des aliments faisant appel à des microorganismes ou des à «composés naturels» en opposition à l’utilisation de conservateurs dits « chimiques » classiquement utilisés dans les IAA. La bio-conservation, comme toute autre méthode de conservation doit permettre non seulement de maîtriser la croissance de flores pathogènes ou d’altération, mais également de préserver les qualités organoleptiques et nutritionnelles du produit tout au long de sa durée de vie (Garry, 2010).

L'utilisation de bactéries pour la conservation des aliments est ancestrale dans les produits fermentés où l'acidification est souvent responsable de la conservation. Son recours pour les produits délicats peu ou pas stabilisés par des traitements technologiques classiques mais dans lesquels aucune modification sensorielle et nutritionnelle n'est souhaitée ne date que d’une dizaine d’années.

Les bactéries lactiques regroupant 14 genres bactériens à Gram positif capables de produire de l'acide lactique sont de bonnes candidates pour la bio-préservation car :

(i) elles possèdent de nombreuses propriétés antibactériennes naturelles;

(ii)

elles font partie de la flore commune de nombreux aliments ;

(iii)

elles sont reconnues comme non dangereuses pour la santé humaine ;

(iv)

elles bénéficient d’une image de santé véhiculée par les produits laitiers auprès des

consommateurs (Leroi, 2014).

III.3.2.2. Inhibition des pathogènes

La majeure partie des études publiées portent sur l'inhibition de Listeria monocytogenes, un pathogène majeur dans les produits de la mer légèrement préservés et mortel dans 30 % des cas. Les bactéries du genre Carnobacterium semblent indiscutablement être les bactéries les plus efficaces (Leroi, 2014).

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Chapitre III

Fermentation lactique et apports des recherches sur les bactéries lactiques

et apports des recherches sur les bactéries lactiques Les bactériocines sont des peptides produits par les

Les bactériocines sont des peptides produits par les bactéries lactiques (BL) et ayant une activité antibactérienne. Sept souches de BL ont été isolées et identifiées par des méthodes physiologiques et biochimiques, à partir de lait de vache et de viande hachée de dromadaire. Cette étude a montré que ces souches appartiennent à quatre espèces différentes de bactéries lactiques du genre Lactobacillus : L. acidophilus, L. amylovorus, L. yamanashiensis et L. salivarius. Ces sept souches ont été évaluées pour leur pouvoir inhibiteur vis-à-vis de treize germes pathogènes et d’altération. Les résultats de cette étude ont montré que la souche L. yamanashiensis, isolée de la viande hachée de dromadaire, possède un pouvoir inhibiteur plus large que celui des autres souches lactiques. En effet, cette souche est capable d’inhiber la croissance de Staphylococcus aureus, Citrobacter freundii, Proteus mirabilis, Pseudomonas flouresence et trois espèces de Salmonella (Bouzaid et al., 2016).

III.3.2.4. Maîtrise des bactéries d'altération

Les bactéries lactiques ont une longue tradition en matière de sécurité alimentaire et de nombreuses applications potentielles en tant qu’agents de conservation. Ces cultures protectrices regroupent un ensemble d’espèces hétérogènes dont le trait commun est la production de substances antimicrobiennes. Elles appartiennent à divers genres comme Bifidobacterium, Enterococcus, Lactobacillus, Lactococcus, Leuconostoc, Pediococcus, Streptococcus et Carnobacterium. Ces cultures exercent une action antagoniste sur la croissance des micro- organismes indésirables et/ou pathogènes et ce, sans modifier les propriétés organoleptiques du produit. Ces souches protectrices sont souvent bactériocinogènes ou non bactériocinogènes (Privat et Thonart, 2011).

III.3.2.5. Potentiel probiotique

La volonté de réduire l'utilisation d'antibiotiques en médecine humaine ou animale ainsi que leurs faibles efficacités contre les pathogènes soulignent la nécessité de développer de nouvelles stratégies alternatives. L'un des concepts ayant fait ses preuves chez l'Homme et l'animal se base sur le concept de la lutte biologique en utilisant les propriétés inhibitrices des bactéries dites « probiotique » d'un écosystème pour réduire, prévenir ou traiter les infections.

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Chapitre III

Fermentation lactique et apports des recherches sur les bactéries lactiques

et apports des recherches sur les bactéries lactiques III.3.2.6. Autres domaines thérapeutiques Les bactéries

III.3.2.6. Autres domaines thérapeutiques

Les bactéries lactiques apportent des bénéfices à l’hôte en conférant une balance de la microflore intestinale, et en jouant également un rôle important dans la maturation du système immunitaire (Yateem et al., 2008). Différentes études ont démontré le rôle préventif aussi bien que curatif de ces bactéries sur plusieurs types de diarrhées (Mkrtchyan et al., 2010). D’autres ont cité leur capacité de diminuer les allergies liées aux aliments grâce à leur activité protéolytique (El-Ghaish et al., 2011). Uehara et al., (2006) ont démontré la capacité des souches de Lactobacillus crispatus, utilisées sous forme de suppositoires pour empêcher la colonisation du vagin par les bactéries pathogènes et de prévenir ainsi les rechutes chez les femmes qui souffrent d’inflammations fréquentes et répétées de la vessie.

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Chapitre I

Matériel et Méthodes

Chapitre I Matériel et Méthodes Chapitre I. Matériel et Méthodes 1- Objectif de l’étude L’ objectif

Chapitre I. Matériel et Méthodes

1- Objectif de l’étude L’objectif de cet essai est d’étudier l’influence de l’ajout de quantités de la plantes spontanée l’Oxalis pescaprea appelé vulgairement « EL HOMAIDHA » (tige et oxalis complet) sur la qualité des ensilages d’herbe de la wilaya de Chlef de deux mois Février et Mars (2018). A cet effet, nous allons analyser la composition chimique et criblage des métabolites secondaires de l’Oxalis pescaprea (complet, tige et fleur) et la qualité organoleptique, les paramètres de fermentation, la qualité microbiologique, la matière sèche, la valeur nutritive et criblage des métabolites secondaires des ensilages aux différentes phases de la conservation (15 jours, un mois et 45 jours). Ce travail a été réalisé au niveau des laboratoires de toxicologie, botanique, biochimie alimentaire, et microbiologie alimentaire du département de biologie de la faculté SNV, Université Hassiba Ben Bouali de Chlef, durant une période s’étalant entre les 19 Février et 15 Mai 2018. La matière minérale des échantillons est réalisée dans le laboratoire de département de mécanique.

2. Matériel

2.1. Milieu abiotique

2.2.1. Localisation géographique

2.2.2. Sols

Les sols de la wilaya de Chlef sont découpés en deux ensembles :

1/ le premier, concerne les sols du domaine montagneux, des reliefs de liaison et ceux des piémonts, généralement pauvres et squelettiques. Ils appartiennent, généralement, soit à la classe des régosols lorsque le sol est argileux développé sur un substratum de roches tendres, comme les argiles, les marnes ou les marno-flyschoïds, soit à la classe des lithosols lorsque le sol est rocailleux, développé sur un substratum de roches dures, exemple : des terrains calcaires, des

grès, des quartzites, etc

(Direction Plan d’Aménagement du Territoire de la Wilaya, 2017).

2/ le second, concerne les sols les plus riches de la wilaya, il regroupe généralement la plaine du Chélif, les plaines et les vallées littorales et intramontagnardes. Ce sont des sols bien équilibrés, en général, très riches et profonds, très développés dans les plaines dOuled Fodda, de Chlef, dOued Sly et de Boukadir.

Ce sont des sols très développés également à l’intérieur des plaines intramontagnardes et littorales, ils représentent parfois des sols encore plus riches que la plaine du Chélif.

Il existe, cependant, des endroits où les sols sont parfois moins riches ou même menacés par la salinité, lhydromorphie ou par lexcès des carbonates de calcium. Il sagit, généralement, de sols confrontés soit aux contraintes liées à lexcès deau pour les zones marécageuses ou pour les sols hydromorphes, soit aux contraintes liées à lexcès de sel pour les zones développées à laval des oueds venant dun bassin versant riche en sel, ex des terrains triasiques ou de certains terrains marneux riches en chlorures (DPAT Chlef, 2017).

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Chapitre I

Matériel et Méthodes

Chapitre I Matériel et Méthodes 2.2.3. Caractéristiques climatiques 2.2.3.1. Rythme saisonnier La Wilaya de Chlef se

2.2.3. Caractéristiques climatiques

2.2.3.1. Rythme saisonnier

La Wilaya de Chlef se trouve dans le climat méditerranéen sub-humide dans la partie Nord et un climat continental au Sud, froid en hiver et chaud en été. On y observe une alternance de deux saisons : une saison allant de Juin à septembre et une saison pluvieuse allant de mi- septembre à mi-mai. Malgré son climat sub-humide, Chlef est une des régions les plus chaudes dAlgérie . Pluviométrie moyenne de 420 mm/an. Important massif forestier (chêne liège et le chêne Vert)

2.2.3.2. Température

Les données thermiques de la wilaya de Chlef signalent que la variation de la température moyenne d'un mois à un autre est relativement faible. En effet, les mois de Juin (37°C), Juillet (41°C) et Aout (44°C) sont les plus chauds de l'année tandis que celui de Décembre (20°C) et Janvier (14°C) sont les plus faibles. (www.accuweather.com)

Cependant, les températures restant peu variables au cours de l'année, c'est le rythme et la fréquence des précipitations qui marquent les saisons.

2.2.2.3. Humidité relative

L’humidité relative est variable entre les mois. La valeur de l’humidité au mois de janvier est 74,2%, au février 78,2%, 78% au mois de Mars et 71 ,6% au mois d’Avril.

2.2.2.4. Précipitations

Les précipitations de la wilaya de Chlef pour année 2018 sont abondantes et inégalement réparties durant l'année pour les années précédentes, l'observation de la courbe thermique fait ressortir une particularité commune aux mois de Mars et Avril (figure 04).

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Chapitre I

Matériel et Méthodes

Chapitre I Matériel et Méthodes Figure n°04 : Les conditions climatiques de la région de Chlef
Chapitre I Matériel et Méthodes Figure n°04 : Les conditions climatiques de la région de Chlef

Figure n°04 : Les conditions climatiques de la région de Chlef en 2018 de Janvier à Avril.

2.1. Matériel de prélèvement, d'analyse et d'identification

Le prélèvement du fourrage a été fait sur le terrain grâce à une faucheuse et un sac. Ces prélèvements ont été préservés dans des sachets plastiques et pesés à l'aide d'une balance électronique de portée 40 kg. Un ruban adhésif et un marqueur ont servi à identifier les différents échantillons d'aliments. En outre, une broyeuse électrique à servir à broyer les aliments.

2.3. Matériels biologiques

- L’herbe pâturée des friches ;

- LOxalis pescaprea L (complet, tige et fleurs) ;

- L’ensilage et les bactéries lactiques.

et fleurs) ; - L’ensilage et les bactéries lactiques . Figure n°05 : L’herbe pâturée des
et fleurs) ; - L’ensilage et les bactéries lactiques . Figure n°05 : L’herbe pâturée des

Figure n°05: L’herbe pâturée des friches

2.4. Produits chimiques

Les produits chimiques utilisés dans ce travail sont :

- Les colorants: violets de Gentiane, fuchsine, bleu de méthylène, phénolphtaléine

- Les acides et bases: acide chloridique pur (HCL), acide sulfurique

Figure n°06 : Oxalis perscaprea

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Chapitre I

Matériel et Méthodes

Chapitre I Matériel et Méthodes - Les alcools et autres : Ethanol, lugol, eau oxygénée (H2O2),

- Les alcools et autres : Ethanol, lugol, eau oxygénée (H2O2), huile a immersion, Chlorure de sodium(NACL), eau distillé - Solution physiologique de chlorure de sodium (9g NACL /1000ml eau distillé) cette solution est utilisée pour préparation des duitions décimales. Matériels utilisés Un mètre ruban, étuve, four à moufle, chauffe ballon, creusets filtrants, bain-marie, plaque chauffante, papiers filtre dit « sans cendres » (wattman), seringues, agitateur magnétique, un pH mètre, erlenmeyers, burette, ballon, bucher, entonnoirs, des flacons, papier aluminium, tubes essai, para film, cloche de Durham, boite pitre. 3. Méthodes 3.1. Prélèvements d’échantillons Les prélèvements ont été faits une fois par mois (Février et Mars) de trois parcelles de friche (Hay Ennasr, Medjadja et Ouled farés). Les lieus et les dates de prélèvements sont représentés dans le tableau n°02 Tableau n°02 : date et lieu de prélèvements

 

Date de prélèvements

Echantillons

Lieu

Février

Mars

 

Hay Ennasr

19/02/2018

19/03/8018

L’herbe

Medjadja

20/02/2018

20/03/2018

Ouled farés

22/02/2018

22/03/2018

L’Oxalis

Université HBC (Bocaa)

Février et Mars

Nous avons fait cinq prélèvements par parcelle. Chaque prélèvement est divisé en deux parties: une pour le séchage pour faire les analyse chimiques et d’autre est conservée par la méthode de vois humide (ensilage). Nous avons prélevé l’herbe à 5 cm au niveau du sol. Le prélèvement de l’herbe a été fait en collaboration avec d’autre binôme Mezaough et Dahmane (2018) qui étudient la composition floristique et la valeur nutritive de l’herbe. Nous allons prendre quelques résultats de la composition chimique de l’herbe pour la comparaison avec celles de l’ensilage.

3.2. Etape de l’ensilage

Nous avons choisi le jour a été enregistré pour faucher, nous avons visé une hauteur de coupe vers 6 cm du sol. En dessous de 6 cm, il y a un risque de mélange avec de la terre et de contamination butyrique des ensilages ou enrubannages.

Le séchage

doux a été effectué dans les 2 heures.Après d’étudier le rapport feuille tige,

l’herbe a été hachée finement dont les brins courts sont entre de 3 à 8 cm.

L’étalement a été réalisé selon deux méthodes qui sont :

1/ Ajout de l’espèce Oxalis à un taux de 1/4 à l’herbe en associant les deux sous un mélange hétérogène.

2/ Ajout de l’espèce Oxalis à un taux de 1/4 réparti en couches avec l’herbe dont le poids est approximativement égal.

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Chapitre I

Matériel et Méthodes

Chapitre I Matériel et Méthodes Les mélanges ont été couverts par des films en plastiques alimentaires

Les mélanges ont été couverts par des films en plastiques alimentaires et enroulés sont formes de boudins en les tassant afin de chasser au maximum l’air en créant un milieu anaérobique.

Les boudins sont stockés sur leur face plane tout en prenant en considération le matériel pouvant provoquer des perforations et déchirures.

matériel pouvant provoquer des perforations et déchirures. Figure n°07 : préparation de l’ensilage d’herbe. 4.
matériel pouvant provoquer des perforations et déchirures. Figure n°07 : préparation de l’ensilage d’herbe. 4.
matériel pouvant provoquer des perforations et déchirures. Figure n°07 : préparation de l’ensilage d’herbe. 4.

Figure n°07 : préparation de l’ensilage d’herbe.

4. Analyses physicochimiques des différents ensilages

4.1. Suivie de l’ensilage

Nous avons ouvert un ensilage (avec oxalis, tige / complet et strate /homogène et témoin) chaque 15 jour de la conservation. Les échantillons ont été prélevés au moment de la mise en conserve après une durée de stockage de 15, 30 et 45 jours. Après l’ouverture de l’ensilage, nous avons étudié la qualité organoleptique pour l’observation de changement de chaque étape, la quantité de l’ensilage est divisé en trois parts :

petite quantité pour analyse microbiologie, petite quantité pour PH et l’acidité libre et le reste est séché pour analyse chimique. Dans cette expérience, 33 différents ensilages ont été évalués (21

au mois de Février et 12 de mois de Mars).

4.2. Analyse organoleptique Après l’ouverture de l’ensilage, nous avons enregistré les critères suivants : l’odeur, le

gout, et la couleur de l’herbe et de l’oxalis.

4.3. Test biochimiques

Pour la détermination du pH de l'ensilage, nous avons placé 10 g d'ensilage et une égale 20ml quantité d'eau distillée dans un bécher de 100 ml et nous avons pris une lecture au pH mètre. Le même échantillon est utilisé pour la détermination de l’acidité dornic pour déterminer l’acide lactique par méthode de titrage de NaOH en présence de phénolphtaléine. 10 g d'ensilage a été homogénéisé pendant 5 minutes avec 90 ml d'eau distillée, puis on mesure le pH de l'eau filtrée par un pH-mètre (Xing et al., 2009 )

5. Les analyses chimiques de l’oxalis et de l’ensilage

5.1 PH de l’oxalis Nous avons déterminé le pH des tiges,

nous avons mis une quantité de l’Oxalis (20g) et

une quantité d'eau distillée dans un bécher de 100 ml puis la solution est bien broyée et filtré et à

la fin, nous avons pris une lecture au pH mètre.

5.2. Séchage de l’oxalis et l’ensilage

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Chapitre I

Matériel et Méthodes

Chapitre I Matériel et Méthodes L’Oxalis est préfané à l’air libre pendant 5 jours puis est

L’Oxalis est préfané à l’air libre pendant 5 jours puis est séché à l’étuve à 50°C pendant 48 heures. Pour le séchage de l’ensilage, l’étuve est réglée à 45°C pendant 24 heures. Après les séchages, nous avons calculé le pourcentage de matière sèche d’échantillon (l’ensilage et l’Oxalis pes caprea L-).

5.3. Broyage

Le broyage des échantillons ‘effectue séparément à l’aide d’un broyeur d’une grille de 1mm de diamètre environ. Le broyat obtenu est conservé dans des sachets transparent bien

fermés jusqu’au jour des analyse chimiques.

5.4. Teneur en matière sèche (MS)

La teneur en MS est déterminée à partir d’une prise d’essai de 5g à l’étuve à 105°C jusqu’à

poids constant .La teneur en matière sèche est donné par la réaction suivants %MS = P 2 -P 1 /P 0 *100

P 0 : prise d’essai. P 1 : poids du creuset vide. P 2 : poids de creuset après étuvage.

5.5. Teneur en matière minérale (MM) La teneur en matière minéral est déterminée à partir d'une prise d'essai de 1gramme de la

Matière sèche par calcination dans un four à moufle pendant 6 heures à 550°C. MM (%MS) =P3-P1/P0*(%MS) x 100

Avec:

P 3 : poids de creuset après incinération (four à moufle).

5.6. Teneur en matière organique (MO) MO (%MS) = 100 - %MM

5.7. Teneur en matière minérale insoluble (cendres insoluble (CI))

C’est à partir de cendre (MM) que nous avons déterminé le taux des cendres insoluble. L’attaque à chaud par l’acide chlorhydrique laisse un résidu à partir des cendres, ce sont les cendres insoluble.

CI (%MS) =P4-P1/P0*(%MS) * 100 P 4 : poids de creuset après deuxième incinération.

5.8. Teneur en matière azotée totale (MAT).

L'azote total est dosé par la méthode de KJELDAHL, à partir à d'une prise d'essai de 1g de matière sèche, cette méthode détermine le contenu azoté des substances organiques et inorganiques. Cette méthode est réalisée trois principales étapes qui sont la minéralisation, la distillation et le titrage. La teneur en matière azotées totale est obtenue en multipliant la teneur en azote total par le coefficient de conversion qui est pour le fourrage 6,25, ce coefficient (6.25=100/16) suppose que les matières azotées analysé contiennent en moyen 16% d’azote. Cette teneur est calculée de la manière suivante : N(%) =V*1.4/ (%MS)

Avec:

N: taux d’azote total. V : Volume d’acide sulfurique H 2 SO 4 utilisé au titrage. MS : taux de matière sèche résiduelle

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Chapitre I

Matériel et Méthodes

Chapitre I Matériel et Méthodes 5.8.1. Minéralisation La minéralisation de la matière organique se fait par

5.8.1. Minéralisation

La minéralisation de la matière organique se fait par l’acide sulfurique à chaud en Présences de catalyseur minéral (CuSo 4 ; K 2 So 4 et sélénium). Cette étape consiste à transformer l’azote organique en azote minérale.

5.8.2. Distillation

La décomposition du sulfate d’ammonium par la soude et la formation d’ammoniac, L’entrainement et la condensation de NH 3 dans un récipient, la conversion du NH 4 en NH 3 .la distillation se fait dans un appareil qui assure l’entrainement de la vapeur d’ammoniac et sa condensation par un réfrigérant, il s’agit d’un déplacement de l’azote minérale dissout dans la solution sulfurique par la soude.

5.8.3. Titrage

L’ammoniac distillé neutralise une certaine fraction de la solution titrée d’acide Sulfurique nécessaire pour titrer la quantité d’ammoniac distillé. Le titrage se fait à l’aide d’une burette qui permet de mesurer le volume d’acide sulfurique, la concentration se fait au fur et a mesuré jusqu'au la transformation de la couleur vert en couleur mauve.

5.9. Teneur en cellulose brute (CB)

Elle est détermine par la méthode de WEEND à partir d'une prise d'essai de 1g de MS. C'est une technique qui consiste à une double hydrolyse. La première par l'acide sulfurique (H2SO4) et la seconde par la soude (NaOH), suivie d'un lavage avec l’eau distillé, un étuvage de 24h à 105°C et

une calcination de 6h à 550°C dans un four à moufle. Les résultats sont exprimés selon la formule suivante:

CB (%MS) =X-Y/PO*(%MS) x 100

Avec:

P0

: Poids sec de l'échantillon 1g.

X

: Poids à l'étuvage correspondant au poids de la cellulose brute sèche en gramme avant

calcination. Y : Poids après calcination correspondant au poids des cendres de la cellulose brute

6. Criblage phytochimique

6.1. Extraction

2,5g de poudre de la drogue a été mise à macérer dans 25ml de méthanol absolu sous agitation magnétique pendant 30 minutes. L’extrait a ensuite été stocké à 4°C durant 24 heures, filtré et évaporé à sec sous pression réduite à 50°C au Rotavapor (Falleh et al., 2008;

Bougandoura et al., 2012 in Messioughi Amel, 2016). On a répété l’extraction avec les tiges et le mélange feuilles/ tiges/fleur pour l’Oxalis et de l’ensilage. Nous avons utilisé l’éthanol dans l’extraction à cause de manque de méthanol.

6.3. Rendement

L’extrais obtenu est mis dans les boite de pétrie en verre, et étuvé à 37C° pendant 48h. Le rendement des extraits a été calculé par la formule suivante (Falleh et al., 2008 in ….):

R (%) = 100 Mext/Méch.

R: est le rendement en %;

Mext: est la masse de l’extrait après évaporation du solvant en g; Méch: est la masse sèche la plante en g.

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Chapitre I

Matériel et Méthodes

Chapitre I Matériel et Méthodes 6.4. Screening 6.4.1. Recherche des polyphénols La réaction au chlorure ferrique

6.4. Screening 6.4.1. Recherche des polyphénols La réaction au chlorure ferrique (Fe Cl 3 ) a permis de caractériser les polyphénols. A 2 ml de chaque extrait, on ajoute une goutte de solution alcoolique de trichlorure ferrique à 2 %. La présence de dérives polyphénoliques provoque l’apparition d’une coloration bleue ou vert fonce. 6.4.2. Recherche des flavonoïdes Le test à ajouter a 1ml des extraits quelques gouttes d’acide chlorhydriques concentre (HCL) et 0.5g de magnésiums (Mg) on laisse agir 3minutes .Une coloration oronge ou rouge implique la présence de flavonoïde.

6.4.3. Recherche de tanins

1 ml de chaque extrait a été mélange avec 10 ml d’eau distillée et filtrée. Le réactif de chlorure ferrique a 1% (3 goutte) a été ajoute au filtrat .Un bleu-noir ou vert précipite a confirmé la présence de tanins galliques ou tanins catéchol respectivement.

6.4.4. Recherche des alcaloïdes

Chaque extrait (0.2ml) a été mélange avec 5ml de l’acide chlorhydriques à 1% et place sur bain de vapeur. Ensuite, 1ml de filtrat a été traite avec le réactif de Mayer (3 gouttes). La turbidité ou la précipitation avec réactif a été considérée comme une preuve pour la présence des alcaloïdes.

6.4.5. Recherche de stérols et tri terpène

A 2ml de chaque extrait, 1ml d’acide sulfurique concentre est ajoutée. Le chloroforme a été ajoute le long de côtes de tube d’essai .les tube a essai ont a été bien agitées. Apres un repos.

L’apparition de couleur rouge dans la couche supérieure a montré la présence de stérol et l’apparition de couleur jaune dans couche inferieur a indiqué la présence de triterpenoides.

6.4.6. Recherche de saponines

A 5ml de chaque extrait, une goutte de bicarbonate de sodium a été ajoutée. Les tube ont été secoués vigoureusement et maintenus au repos pendant 3 minutes. L’apparition d’un mouse a indiqués la présence de saponines.

6.4.7. Recherche du glycoside A 2ml d’extrait, 1ml de solution aqueuse de NaOH a été ajouté. L’apparition d’une

couleur jaune indique la présence de glycosides

7. La digestibilité de la matière organique

d’MO (%) = -0.8597CB + 1.1514MM + 79.06 (Chibani ; Chabaca et Boulberhane, 2010).

7.1. Prévision de la valeur énergétique et azotée

La prévision de ces deux variables est obtenue à partir de l’analyse chimique des aliments. Cette estimation est basée sur des équations établies par les chercheurs nutritionniste au cours des plusieurs expérimentaux. Nous avons utilisé l’équation rapportée par (Chibani ; Chabaca et Boulberhane, 2010).

7.2. La valeur énergétique L’estimation de la valeur énergétique fait appel à 2 unités fourragères correspondant aux

valeurs énergétiques nettes de l’orge de référence :

- Pour la production laitière : Unité fourragère « Lait » (UFL). - Pour la production de viande : Unités fourragère « Viande » (UFV).

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Chapitre I

Matériel et Méthodes

Chapitre I Matériel et Méthodes L’UFL est la valeur énergétique nette de lactation d’un kg d’orge

L’UFL est la valeur énergétique nette de lactation d’un kg d’orge de référence de 86 % de matière sèche. Elle correspond à 1 730 kcal d’EN lactation (1 UFL = 1 730 kcal d’EN lactation) (I.N.R.A.P, 1984). L’UFV est la valeur énergétique nette d’un kg d’orge de référence, utilisée par un animal à l’entretien dont le niveau de production est de 1,5 à raison de 2/3 pour l’entretien et 1/ 3 pour l’engraissement. L’UFV équivalent à 1 855 kcals d’énergie nette (entretien + engraissement). La formule de calcul est de façon suivante :

UFL/ kg MS = -0,0018CB + 1, 3585 UFV /kg MS = -0,0021CB + 1,350

7.3. La valeur azotée

Nous avons utilisé l’équation suivante :

MAD g/kg = 8,824MAT(%) 22,43 (n= 71 et R2 = 0,94).

8. Isolement des bactéries lactiques

L’isolement des bactéries nécessitent l’emploi de milieux sélectifs (Guiraud, 1998). Le milieu de cultures le plus utilisé pour l’isolement des bactéries lactiques est le milieu gélosé MRS pour les bacilles et M17 pour les coques à pH= 6,5 (Annexe 3).

8.1. Dilutions

La préparation des dilutions consiste, tout d’abord, à préparer la solution mère de l’ensilage en mettant 1g dans 10 mL d’eau physiologique stérile, suivie d’une agitation pendant 3 min en suite, la préparation est laissée se décanter. La solution obtenue a servi à préparer des dilutions décimales par l’ajout successif de 1mL de la solution précédente à 9 mL d’eau physiologique stérile jusqu’à l’obtention de la dilution de 10 -6 (Jerome et al., 2004).

8.2. Ensemencement

8.2.1. En surface

Un volume de 0.1 mL de chacune des dilutions indiquées est déposée sur des boites de Pétri contenant le milieu gélosé MRS, puis étalé uniformément avec une pipette pasteur à boucle dans son extrémité stérile par un mouvement de balayage et de rotation sur l’ensemble de la surface de la gélose. Enfin, les boîtes sont incubées à 30°C pendant 24 heures, durée nécessaire pour l’apparition des colonies de souches bactériennes (Tortora et al., 2003).

8.3. Purification des bactéries lactiques

Après développement des colonies, les bactéries isolées sont repiquées dans le même milieu de culture MRS et M17. La purification est effectuée par la méthode des stries qui consiste à tracer des stries avec l’anse contenant la bactérie sur la surface d’une gélose neuve dans des boites de Pétri. La colonie parfaitement isolée, est ensuite, prélevée et transférée, toujours au moyen d’une anse de platine sur le même milieu mais dans de nouvelles boites de Pétri. L’incubation de toutes les boites est effectuée à 30°C jusqu’à l’obtention de colonies apparentes (Prescott et al., 2007).

8.4. Identification de l’isolat bactérien sélectionné

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Chapitre I

Matériel et Méthodes

Chapitre I Matériel et Méthodes L’identification de l’isolat bactérien sélectionné a été effectuée par

L’identification

de

l’isolat

bactérien

sélectionné

a

été

effectuée

par

observation

macroscopique, microscopique et des tests biochimiques:

8.4.1. Observation macroscopique

L’étude de l’aspect macroscopique consiste en une observation à l’œil nu de la taille (petite, moyenne, grande), la forme de la colonie (ronde, irrégulière, etc.), transparence, élévation de la colonie, type de colonie et le relief (Camille, 2007).

8.4.2. Observation microscopique

8.4.2.1. Observation à l’état frais

Cette technique permet l’observation des bactéries vivantes et la détermination de leur morphologie. Il est souvent possible de visualiser si, les cellules sont mobiles ou non. La technique consiste à déposer une goutte d’eau physiologique stérile sur lame en verre propre, puis a l’aide d’une anse de platine stérile, apporter un prélèvement bactérien de la colonie à identifier et la dissocier dans la goutte d’eau physiologique, ensuite recouvrir la lame par une lamelle en évitant la formation de bulles d’air, l’observation est réalisée au microscope optique à l’objectif (X40) puis à immersion (X100) (Singleton, 2005).

8.4.2.2. Coloration de Gram

Cette technique est l’une des méthodes de coloration la plus utile, elle permet de diviser les bactéries en deux grands groupes : les bactéries à Gram positif et les bactéries à Gram négatif (Tortora et al., 2003).

Dans la dernière étape, les frottis sont soumis à une contre-coloration de 30 secondes à la fuchsine basique diluée. Après un bref rinçage, les frottis sont séchés par le papier buvard et examinés par microscope jusqu’à l’objectif à immersion (grossissement X100) (Camille, 2007; Madigan et Martinko, 2007).

8.5. Tests biochimiques

8.5.1. Test catalase

La catalase est une enzyme contenant du fer, qui catalyse la décomposition du peroxyde d’hydrogène (H 2 O 2 ) en eau et en oxygène. Synthétisée par la plupart des bactéries aérobies, elle élimine le peroxyde d’hydrogène produit au cours du métabolisme aérobie. Le test de la catalase sert à détecter la présence de cette enzyme dans une souche bactérienne donnée. Il consiste, essentiellement, à exposer les cellules bactériennes au peroxyde d’hydrogène, la présence de catalase se manifeste par la formation de bulles (oxygène). Dans la version traditionnelle du test, un prélèvement bactérien est transféré au moyen d’une boucle dans une goutte de peroxyde d’hydrogène est déposé sur une lame. Avec cette technique, si le test est positif, les bulles en éclatant donnent naissance à un aérosol. Pour éviter la contamination de l’environnement par des aérosols, une autre méthode est utilisée : en plaçant une petite quantité de culture bactrienne dans une boite de Pétri sans ergot, vide et propre, ensuite, deux gouttes de peroxyde d’hydrogène sont déposées à proximité de l’échantillon bactérien, la boite de Pétri bien fermée et est inclinée de manière à ce que le peroxyde d’hydrogène et l’échantillon puissent réagir ensemble. Une réaction positive se traduit par l’apparition de bulles (Singleton, 2005). Une troisième technique a été

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Chapitre I

Matériel et Méthodes

Chapitre I Matériel et Méthodes appliquée et qui consiste à prélever 1ml d’une solution d’eau oxygénée

appliquée et qui consiste à prélever 1ml d’une solution d’eau oxygénée 3 % (Prescott et al., 2007) et à le déposer dans un petit tube contenant une solution d’eau physiologique stérile et une colonie de la souche à tester (Guiraud, 1998). Une réaction positive se traduit par l’apparition de bulles (Singleton, 2005).

2H 2 O 2 + catalase ----> 2H 2 O + O 2

8.5.2. Type fermentaire

Ce test permet de différencier entre les bactéries lactiques homofermentaires et hétérofermentaires (production du gaz CO 2 ). Les souches ont été ensemencées dans des tubes contenant chacune 10 ml du milieu BCP+L et une cloche de Durham. Après incubation à 37°C pendant 24h à 48h, le CO 2 produit par les bactéries hétérofermentaires s’accumule dans les cloches de Durham (Copolla et al., 1997).

8.5.3. Culture en différentes températures

Cette culture permet de distinguer entre les bactéries lactiques mésophiles et thermophiles. Après inoculation dans du bouillon MRS et M17, les souches isolées ont été incubé à 15 °C et à 45 °C pendant 24h à 48h (Guiraud, 1998).

8.5.4. Test d’hémolyse

Les souches ont été ensemencées sur milieu MRS et M17 additionnés au sang humain puis ils ont été incubées à 37°C pendant 24h.

Ce test permet de connaitre le caractère hémolytique des bactéries isolées (Idoui et al.,

2009):

hémolytique des bactéries isolées (Idoui et al ., 2009): Couleur verte autour des colonies (hémolyse partielle)

Couleur verte autour des colonies (hémolyse partielle): α hémolytique.

Eclaircissement autour des colonies (hémolyse totale): β hémolytique. : β hémolytique.

autour des colonies (hémolyse totale) : β hémolytique. Le milieu n’est pas modifié (absence d’hé molyse)

Le milieu n’est pas modifié (absence d’hémolyse): γ hémolytique.

9. Etude de quelques propriétés technologiques des bactéries lactiques

9.1. Pouvoir acidifiant

Il consiste à étudier d’une part l’évolution du pH au cours de temps des différentes cultures de lait écrémé où les souches sont cultivées. Et d’étudier simultanément l’acidité dornique par dosage à la soude, et en utilisant l’indicateur coloré phénolphtaléine qui passe de l’incolore au rose. L’analyse de ces deux paramètres a été faite pour chacune des souches lactiques isolées à différents intervalles de temps : 0h, 2h, 4h, 6h, 8h et 24h (Larpent, 1997).

9.2. Pouvoir lipolytique

L’activité lipolytique a été recherchée sur milieu MRS tamponné à pH = 7 et additionné à 30% de Tween 80 (Guiraud et Galzy, 1980). Chaque souche d’une culture jeune a été chargée dans un disque de Wattman (6mm) ensuite déposé sur la surface du milieu. L’incubation a duré pendant 7 jours à 37°C. L’activité lipolytique se traduit par apparition d’un halo opaque au tour des colonies (Guiraud et Galzy, 1980).

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33

Chapitre I

Matériel et Méthodes

Chapitre I Matériel et Méthodes 9.3. Pouvoir protéolytique Pour déterminer l’activité prot éolytique des

9.3. Pouvoir protéolytique

Pour déterminer l’activité protéolytique des bactéries lactiques, la gélose MRS additionnée de lait écrémé à 10% a été coulée, solidifiée et séchée puis des disques de papier wattman stérile ont été déposés en surface de la gélose. Chaque disque reçoit un volume de 20ul d’une culture jeune. Après une incubation 37°C pendant 24h, la protéolyse est révélée par zones claires autour des disques (Veuillemard, 1986).

9.4. Pouvoir antimicrobien

Ce test consiste à étudier l’activité inhibitrice des bactéries lactiques vis-à-vis des souches indicatrices. Il s’agit de quatre souches : Pseudomenas Candida klebseilla sp, Escherichia coli

ATCC25922.

La méthode des disques décrite par tadesse et al. (2004) a été appliquée: elle consiste à inonder en surface le milieu Mueller Hinton par la souche indicatrice (DO660 varie entre 0,08 et 0,1). Après incubation pendant 30min à 37°C, des disques stériles (de 5mn de diamètre) ont été déposés à la surface de la gélose. Chaque disque reçoit 10ul d’une culture lactique jeune. Une fois les boites sont séchées à température ambiante, elles sont incubées à 4°C pendant 4h par suite incubées à 37°C pendant 24h .L’inhibition de la souche indicatrice par la formation de zones claires autour des disques.

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34

Résultats et Discussion

Résultats et Discussion Chapitre II. Résultats et Discussion La croissance des plantes prairiales s'arrête pendant

Chapitre II. Résultats et Discussion

La croissance des plantes prairiales s'arrête pendant les saisons sèches, qui durent de deux mois par an dans les zones les plus favorables à presque dix mois dans les régions subdésertiques chaudes ou froides. Durant ces périodes où l'herbe ne pousse pas, les éleveurs sont confrontés aux difficultés d'alimentation de leur cheptel. En Europe et dans tous les pays à hiver marqué, la conservation des fourrages s'est développée et cela d'autant plus que l'élevage devenait plus intensif et nécessitait le développement de fourrages cultivés spécialement pour être stockés, afin d'assurer la couverture permanente des besoins des animaux.

C’est dans ce cadre que la partie expérimentale a été effectuée dans les laboratoires de la faculté des sciences de la nature et de la vie, département de nutrition et sciences des aliments, université Hassiba Benbouali Chlef.

II.1. Caractéristiques organoleptiques de l’ensilage

Les points essentiels des caractéristiques organoleptiques observés dans ce tableau sont la couleur de l’ensilage d’herbe et de l’Oxalis pescaprae, l’odeur et le gout de l’ensilage ainsi que l’observation de la quantité des exsudats (jus de l’ensilage). Donc, ces paramètres nous montrent la qualité de la conservation de l’ensilage par mode et de chaque mois durant 15 jours, 30 jours et 45 jours de la conservation. Chaque résultat est représenté par des photos.

II.1.1. Ensilage de l’herbe de la région de Hay Ennasr

Le tableau

présente les caractéristiques organoleptiques de l’ensilage d’herbe de la

région de Hay Ennasr de chaque mois et par mode.

35
35

Résultats et Discussion

Résultats et Discussion Tableau n°03 : Les Hay Ennasr. caractéristiques organoleptiques de l’ensilage d’herbe de

Tableau n°03 : Les Hay Ennasr.

caractéristiques organoleptiques de l’ensilage d’herbe de la région de

Mois Mode Temps Caractéristique Figure d’ensilage Février En mélange 15 jours Couleur : Jaune Odeur
Mois
Mode
Temps
Caractéristique
Figure
d’ensilage
Février
En mélange
15 jours
Couleur : Jaune
Odeur : Acide
Goût : Très acide
Exsudat : plus de jus
Conservation : bonne
1 mois
Couleur : vert sombre
Odeur : acidité d’une
fermentation
Goût : acide
Exsudat : moins de jus
Conservation : bonne
45
jours
Couleur : verte
Odeur : azotée (putréfaction)
Fermentation butyrique
Goût : acide
Exsudat : moins de jus
Conservation : mauvaise
Mars
En mélange
7 jours
ere
1
parcelle
(m
2 )
Couleur : verte (herbe)
Couleur : jaune (Oxalis)
Odeur : acidité d’une
fermentation
Goût : acide
Exsudat : moins de jus
Conservation : bonne
En couche
7 jours
Couleur : verte (herbe)
Couleur : jaune (Oxalis)
Odeur : acidité d’une
fermentation
Goût : acide
Exsudat : moins de jus
Conservation : bonne
Témoin
7 jours
Couleur : verte (herbe)
Odeur : aucune
Goût : aucune
Exsudat : moins de jus
Conservation : bonne
Mars
En couche
15
jours
eme
2
parcelle
avec les tiges
d’Oxalis
(m
2 )
Couleur : verte (herbe)
Couleur : verte (Oxalis)
Odeur : de l’herbe
Goût : peu acide
Exsudat : moins de jus
Conservation : bonne
36
36

Résultats et Discussion

Résultats et Discussion   En couche 15 jours Couleur : verte (herbe) Couleur : jaune (Oxalis)
 

En couche

15 jours

Couleur : verte (herbe) Couleur : jaune (Oxalis) Odeur : de l’herbe Goût : peu acide Exsudat : moins de jus Conservation : bonne

(herbe) Couleur : jaune (Oxalis) Odeur : de l’herbe Goût : peu acide Exsudat : moins

avec les

feuilles

d’Oxalis

Témoin

15 jours

Couleur : brun noir (herbe) Odeur : de l’herbe Goût : peu acide Exsudat : plus de jus

Témoin 15 jours Couleur : brun noir (herbe) Odeur : de l’herbe Goût : peu acide

Mars

En mélange

1 Couleur : verte (herbe) Couleur : verte (Oxalis) Odeur : moisie

mois

Mars En mélange 1 Couleur : verte (herbe) Couleur : verte (Oxalis) Odeur : moisie mois

3

eme

avec les tiges d’Oxalis

parcelle

(m

2 )

 

En mélange

1 Couleur : verte (herbe) Couleur : jaune (Oxalis) Odeur : de l’herbe Goût : peu acide Exsudat : moins de jus Conservation : bonne

mois

Couleur : jaune (Oxalis) Odeur : de l’herbe Goût : peu acide Exsudat : moins de

avec les

feuilles

d’Oxalis

Témoin

1 mois

Couleur : verte (herbe) Odeur : de l’herbe Goût : peu acide Exsudat : moins de jus Conservation : bonne

Témoin 1 mois Couleur : verte (herbe) Odeur : de l’herbe Goût : peu acide Exsudat
37
37

Résultats et Discussion

Résultats et Discussion II.1.2. Ensilage de l’herbe de la région de Medjadja Le tableau 04 présente

II.1.2. Ensilage de l’herbe de la région de Medjadja

Le tableau 04 présente les caractéristiques organoleptiques de l’ensilage d’herbe de la

région de Medjadja de chaque mois et par mode.

Tableau n°04 : Les Medjadja.

caractéristiques organoleptiques de l’ensilage d’herbe de la région de

Mois Mode Temps Caractéristique Figure d’ensilage Mars En mélange avec les tiges d’Oxalis 15 jours
Mois
Mode
Temps
Caractéristique
Figure
d’ensilage
Mars
En mélange
avec les tiges
d’Oxalis
15
jours
Couleur : vert (oxalis)
Couleur : noire (ensilage)
Odeur : Pas d’odeur
Goût : Très acide
Exsudat : plus de jus
Conservation : moyen
En couche avec
les tiges
d’Oxalis
15
jours
Couleur : jaune (oxalis)
Couleur : noire (ensilage)
Odeur : d’acide acétique

II.1.3. Ensilage de l’herbe de la région d’Ouled Farés

Le tableau 05 présente les caractéristiques organoleptiques de l’ensilage d’herbe de la

région d’Ouled Farés de chaque mois et par mode.

Tableau n°05 : Les caractéristiques organoleptiques de l’ensilage d’herbe de la région

d’Ouled Farés au mois de Février.

Mois

Mode

Temps

Caractéristique

Figure

d’ensilage

Février

En

15 jours

Pas de fermentation, Couleur : vert (oxalis) Couleur : noire (ensilage) Odeur : pas d’odeur Gout : peu acide Exsudat : aucun jus Conservation : bonne

vert (oxalis) Couleur : noire (ensilage) Odeur : pas d’odeur Gout : peu acide Exsudat :

mélange

avec les

tiges

d’Oxalis