Vous êtes sur la page 1sur 18

Immobilisations

corporelles
et incorporelles
Cette section porte sur le contrôle de
toutes les opérations concernant les
immobilisations corporelles et
incorporelles.Sont abordées la
connaissance des opérations, la revue des
procédures et la mise en œuvre des
contrôles de substance sur ces comptes.
Pour tout complément d’information sur les
aspects comptables du cycle, on pourra se
reporter au
Mémento Comptable, nos13
A. Connaissance des
opérations
L’auditeur doit acquérir une
connaissance générale des
opérations du cycle «
i m m o b i l i s a tions corporelles
et incorporelles ». Ce n’est qu’à
cette condition qu’il pourra
analyser de manière pertinente les
opérations intervenues durant
l’exercice
Ed. F rancis Lefebvre
AUDIT F INANCIER P AR CYCLE
Connaissance générale
La prise de connaissance générale
complète et met à j our les
informations à c aractère
permanent collectées soit lors de la
mise en place de la mission de
l’exercice, soit lors des
contrôles mis en œuvre au cours des
exercices précédents. Elle porte sur les
opérations,
l’environnement externe, l’organisation
interne et les méthodes et principes
comptables
de l’entité contrôlée.
Ces éléments sont en principe classés dans
un dossier permanent par cycle, sous la
rubrique correspon-
dant au cycle examiné.
Opérations
L’auditeur recense les principaux
moyens matériels d’exploitation néces-
sités par l’activité ainsi que leurs
caractéristiques. Ces moyens
comprendront le plus
souvent :
– l es
bâtiments
: l ’auditeur recense les différents
emplacements géographiques, leur
fonction, leur importance, leur valeur, la
nature juridique des occupations
(locataire,
propriétaire), l’état des bâtiments, les
garanties les grevant (en particulier les
hypo-
thèques), les charges d’entretien, etc. ;
– l es
matériels
: l ’auditeur recense la nature des
matériels, leur coût, leur valeur d’assu-
rance, leur niveau de technicité, leur
durée de vie, leur exposition
à l ’obsolescence, la
nature juridique de leur détention
(propriété, location, crédit-bail), les
garanties les
grevant (nantissement), les charges
d’entretien qui sont nécessaires, etc.
Environnement externe
Les préoccupations de l’auditeur sont
les mêmes que
pour le cycle « a chats ». Le lecteur se
reportera sur ce point au
n
o
31260
.
Organisation interne
L’organisation mise en place repose en
partie sur les mêmes
services que ceux déjà évoqués pour le
cycle des achats et fournisseurs,
auxquels il
convient d’ajouter les services chargés
de la maintenance des immobilisations
ainsi que
les services juridiques et fiscaux (achat
d’immobilisations incorporelles
: m arques,
brevets…).
Méthodes et principes comptables
L’auditeur prend notamment
connaissance :
– d es principales modalités
d’application du règlement sur les actifs
(
CRC 2002-10
);
– d es modes et taux d’
amortissement
retenus pour les différentes catégories
d’immobi-
lisations ;
– d u
traitement adopté
pour les grosses réparations, frais de
recherche et développe-
ment, pièces de rechange et de sécurité,
dépenses de création de marque, etc. ;
– d es méthodes utilisées pour
distinguer les charges des
immobilisations
.
La prise de connaissance des méthodes
comptables permet également
à l ’auditeur
d’identifier les changements de
méthodes comptables intervenus ou
à v enir.
Pour plus de détails sur les changements de
méthodes comptables et leur incidence sur
le rapport du
commissaire aux comptes voir
n
os
30894 s
.
Procédures analytiques
Les procédures analytiques sont
réalisées chaque année et permettent
à l ’auditeur de
prendre connaissance de l’activité et
des principales opérations particulières
de l’exercice
au travers d’une revue indiciaire des
comptes et d’entretiens avec les
représentants de
l’entité.
Ces travaux ont vocation à ê tre classés
dans le dossier de contrôle annuel de
l’auditeur.
Les procédures analytiques propres aux
immobilisations corporelles et
incorporelles
comportent généralement les
travaux
suivants :
– é tablissement d’un état faisant
apparaître les soldes d’ouverture et de
clôture, et les
mouvements de l’exercice (pour les
valeurs brutes et les amortissements) ;
– é tablissement d’un état recensant
les amortissements pratiqués en
application des
textes fiscaux (amortissements
dérogatoires…) et, le cas échéant, des
subventions d’équi-
pement obtenues ;
– r approchement des totaux obtenus
avec les postes concernés du bilan et du
compte
de résultat
c ontrôle de la cohérence de l’évolution
des immobilisations avec le budget, la
politique
d’investissement et les axes de
développement définis par la direction
générale ;
– c ontrôle de la cohérence des
dotations aux amortissements
: é volution par catégorie
de comptes du ratio dotation/valeur
brute et explication des variations
significatives ;
– o btention d’explications sur les
variations les plus significative
.
Cycle
Immo
bilisa
tions
incor
porell
es
et
corp
orelles
5.1 Risques inhérents
Le poste immobilisations a-t-il enregistré peu
d’investissements sur l’exercice ?
Le poste immobilisations a-t-il enregistré peu de
cessions ?
Est-il facile de contrôler l’existence physique des
immobilisations ?
La politique d’investissement de l’entité est-elle
claire, cohérente, suffisante pour maintenir l’outil
de
production, et conforme aux standards du secteur
d’activité ?
Y a -t-il une politique d’amortissement clairement
définie ?
Les amortissements pratiqués sont-ils justifiés et
conformes à c eux pratiqués dans le secteur ?
Des tests réguliers de dépréciation sont-ils
effectués ?
L’entité a-t-elle un recours limité à l a l ocation et
au crédit-bail ?
N’y a-t-il aucun frais de recherche et
développement immobilisés ?
Les conclusions des travaux pour le cycle
Immobilisations corporelles et incorporelles des
années précé-
dentes ont-elles été satisfaisantes ?
Quelle est votre évaluation du niveau de risque
inhérent du cycle Immobilisations corporelles et
incorpo-
relles ?
5.2 Risques liés au contrôle
L’entité a-t-elle défini des critères de distinction
entre les immobilisations et les frais généraux ?
S’il existe un budget des investissements, est-il
rapproché des investissements réalisés ?
L’entité a-t-elle défini des pouvoirs spécifiques
d’engagement de dépenses d’immobilisations
(signature
de la demande d’achat et du bon de commande) ?
Les factures d’immobilisations font-elles l’objet
d’un classement distinct ?
S’il existe un fichier des immobilisations, est-il
régulièrement rapproché de la comptabilité ?
Si un inventaire des immobilisations a é té
réalisé, a-t-il été rapproché du fichier des
immobilisations ?
Si oui, des écarts ont-ils été notés, expliqués et
corrigés ?
Les cessions et les mises au rebut sont-elles
matériellement justifiées et approuvées ?
Les immobilisations sont-elles suffisamment
assurées ?
La comptabilisation des acquisitions et cessions
d’immobilisations et des amortissements est-elle
régu-
lière ?
Existe-t-il une analyse des charges d’entretien
permettant la distinction entre charges
d’entretien et les
immobilisations ?
Quelle est votre évaluation préliminaire du niveau
de risque du contrôle interne du cycle
Immobilisations
corporelles et incorporelles ?
Souhaitez-vous ajouter pour ce cycle certains
points complémentaires à t ester ? L e c as
échéant, répondre
« O ui point à t ester » e t l es décrire ci-contre.
Les questions précédentes ont-elles permis
d’identifier tous les risques d’anomalies
significatives ? L e
cas échéant, répondre « n on risque d’anomalies
» e t l es décrire ci-contre.
Votre évaluation de la conception et de la mise en
œuvre des « P oints à t ester » e st-elle
satisfaisante ?
(Pour mémoire ces contrôles doivent contribuer
à p révenir le risque d’anomalies significatives
dans les
comptes). NB : C ette évaluation, qui peut prendre
la forme d’un test de cheminement, est en
particulier
nécessaire pour :
– l es opérations non courantes en raison de leur
importance et de leur nature ;
– l es éléments sujets à i nterprétation ;
– l es comptes pour lesquels vous estimez que
les éléments collectés à p artir des contrôles de
substance
ne permettront pas de réduire le risque d’audit
à u n n iveau suffisamment faible (NEP 315
§ 1 6).
Pour ce cycle, quelle est votre évaluation du
risque d’anomalies significatives sur les
assertions Réalité,
Existence, Droits et obligations ?
Pour ce cycle, quelle est votre évaluation du
risque d’anomalies significatives sur l’assertion
Séparation
des exercices ?
Pour ce cycle, quelle est votre évaluation du
risque d’anomalies significatives sur l’assertion
Exhaustivité ?
Pour ce cycle, quelle est votre évaluation du
risque d’anomalies significatives sur les
assertions Valorisa-
tion et Exactitude ?
Pour ce cycle, quelle est votre évaluation du
risque d’anomalies significatives sur les
assertions Imputa-
tion, Affectation et Classification ?
Cycle Immobilisations financières
6.1 Risques inhérents
L’entité a-t-elle réalisé peu d’investissements
financiers au cours de l’exercice ?
Le poste Immobilisations financières a-t-il
enregistré peu de cessions au cours de l’exercice ?
L’entité a-t-elle beaucoup de liens financiers avec
d’autres sociétés du groupe
N’y a-t-il aucun titre de participation à l ’actif ?
N’y a-t-il aucun prêt et avance significatifs inscrits
à l ’actif ?
Les conclusions des travaux des années
précédentes ont-elles été satisfaisantes ?
Quelle est votre évaluation préliminaire du niveau
de risque inhérent du cycle Immobilisations
finan-
cières ?
6.2
Risques
liés
au
contrôle
S’il existe un fichier des Immobilisations
financières, est-il régulièrement rapproché de la
comptabilité ?
Des tests réguliers de dépréciation sont-ils
effectués par l’entité sur les postes
d’Immobilisations finan-
cières ?
L’estimation de la valeur d’inventaire des titres
est-elle issue de procédures de calcul clairement
définies
et fiables (que ce soient les estimations à p artir
de l’évaluation du patrimoine, du cours de la
Bourse ou
de la rentabilité) ?
Les mouvements financiers avec les entités liées
sont-ils justifiés économiquement et sans risque ?
Quelle est votre évaluation préliminaire du niveau
de risque du contrôle interne du cycle
Immobilisations
financières ?
Souhaitez-vous ajouter pour ce cycle certains
points complémentaires à t ester ? L e c as
échéant, répondre
« O ui point à t ester » e t l es décrire ci-contre.
Les questions précédentes ont-elles permis
d’identifier tous les risques d’anomalies
significatives ? L e
cas échéant, répondre « n on risque d’anomalies
» e t l es décrire ci-contre.
Votre évaluation de la conception et de la mise en
œuvre des « P oints à t ester » e st-elle
satisfaisante ?
(Pour mémoire ces contrôles doivent contribuer
à p révenir le risque d’anomalies significatives
dans les
comptes). NB : C ette évaluation, qui peut prendre
la forme d’un test de cheminement, est en
particulier
nécessaire pour :
– l es opérations non courantes en raison de leur
importance et de leur nature ;
– l es éléments sujets à i nterprétation ;
– l es comptes pour lesquels vous estimez que
les éléments collectés à p artir des contrôles de
substance
ne permettront pas de réduire le risque d’audit
à u n n iveau suffisamment faible (NEP 315
§ 1 6).
Pour ce cycle, quelle est votre évaluation du
risque d’anomalies significatives sur les
assertions Réalité,
Existence, Droits et obligations ?
Pour ce cycle, quelle est votre évaluation du
risque d’anomalies significatives sur l’assertion
Séparation
des exercices ?
Pour ce cycle, quelle est votre évaluation du
risque d’anomalies significatives sur l’assertion
Exhaustivité ?
Pour ce cycle, quelle est votre évaluation du
risque d’anomalies significatives sur les
assertions Valorisa-
tion et Exactitude ?
Pour ce cycle, quelle est votre évaluation du
risque d’anomalies significatives sur les
assertions Imputa-
tion, Affectation et Classification ?