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Master : communication politique et publique

Présenté par l’étudiant : Hammouda MAAIT Encadré par le Professeur : Azzeddine ALLAM

Année universitaire : 2018-2019

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Introduction

Aristote naît en 384 avant J.C à Stagire, d’où son surnom : le stagirite.
Il fut un des disciples de Platon, mais, à partir du moment où Aristote
s’éloigne de son maître, il commence à développer sa propre pensée
qui dépasse et s’oppose à celle de son maître.
A 49 ans, Aristote fonde le Lycée à Athènes dans un but double : y
dispenser son enseignement propre et surtout mobiliser un maximum
de connaissances dans un même lieu.
Il fut aussi le précepteur d’Alexandre à la cours du Roi de Macédoine,
il deviendra par la suite son conseiller. En 323 avant J.C., Alexandre
meurt, Aristote doit quitter Athènes.
Il meurt en 322 avant J.C. à Chalois.
Il ordonne les sciences de l’antiquité et notamment les sciences
pratiques, comme la politique dont le but pratique est d’organiser la
Cité.
Ses principales œuvres : L’éthique à Nicomaque, La Politique, Sur la
philosophie.

La problématique :
Quelle est la vision d’Aristote sur les différentes formes des
pouvoirs ?

Pour répondre à cette problématique, on traitera en premier lieu : La


cité et le pouvoir politique chez Aristote et en second : Les Formes du
pouvoir.

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I- La cité et le pouvoir politique chez Aristote

A.La cité :
Aristote considère que l’homme est un animal politique ; il se
distingue des autres animaux par son appartenance à un poli. Le
citoyen se définit par la possibilité de participer aux organes politiques
de la Cité. Mais le fait de vivre sur un territoire ne donne pas
automatiquement accès au statut de citoyen, car les métèques et les
esclaves y vivent aussi.

La polis, selon lui, c’est la Constitution : la Constitution crée l’Etat ou


la Cité qui est pour lui la forme naturelle (sociale) de la vie humaine.
Sa prédilection va à la meilleure constitution, celle qui préserve la Cité
des turbulences.

Aristote rejette le communisme de Platon et dicte des lois organisant :


l’âge de mariage, la conception ….

B. L’origine du pouvoir politique chez Aristote


Face à Platon, il s’oppose de manière radicale à l’idée d’un
gouvernement des philosophes en effet il retire le pouvoir à l’homme
pour le donner à la loi.
La loi ne peut être juste et acceptée par tous que si elle est
l’expression de la liberté préalable de tous les citoyens.
La loi n’est ni une construction artificielle, ni une donnée pure de la
raison comme le défend Platon, elle est l’expression politique d’un
état de choses donné qui prend en compte la situation de la ville, de
son histoire, des aspirations de ses habitants, c’est pour cela que la
question des constitutions et leur hiérarchie est secondaire, un
régime modéré vaut mieux que l’excessif. Mais l’important est que la
loi soit toujours le fondement de la vie commune.
Aristote sépare pour la premier fois clairement la loi première qui et
organise la cité et d’autre part, les lois qui ont rapport à la constitution
des subordonnés.

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II. Les formes du pouvoir

La typologie des constitutions, est à la fois fondée sur le nombre de


ceux qui détiennent l’autorité souveraine (un seul, quelques-uns ou
tous) et sur la finalité qu’ils se donnent, gouverner dans l’intérêt de
tous, ou uniquement dans leur propre intérêt.

A .Formes pures :
Lorsque le gouvernement d’un seul, de quelques-uns, de tous, est
exercé en vue de l’intérêt général, les régimes sont qualifiés de
« monarchie », « aristocratie » et « démocratie » (ou « république »).

La Monarchie : une constitution est une monarchie sur le pouvoir est


exercé par une personne et que les lois visent le bien public.

L’aristocratie : une constitution est une aristocratie quand le pouvoir


est contrôlé par une élite visant le bien de tous.

La démocratie : la démocratie est le régime du peuple pour l’intérêt


général.

B .Formes déviées :
Dans les formes impures le pouvoir s’exerce dans l’intérêt égoïste des
gouvernements.
Lorsque le gouvernement d’un seul, de quelques-uns, de tous est
exercé en vue d’intérêts particuliers, ils sont qualifiés de « tyrannie »,
« oligarchie » et « démagogie ».Il est alors perverti.

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Conclusion

Aristote définit le meilleur régime politique comme une combinaison


équilibrée de la démocratie et de l’aristocratie.

Cette Cité idéale est essentiellement fondée sur deux principes : la


vertu et la justice. La vertu est non seulement une attitude morale
de droiture mais aussi une attitude politique qui est du juste milieu.
Et c’est précisément la classe moyenne qui serait potentiellement
apte à répondre à cette exigence morale et politique. Quant à la
justice, elle est liée à suprématie de la loi.

Bibliographie :
Maurice Robin. Chapitre Développement de la spéculation politique. In:
ECONOMICA Histoire Comparative des idées Politiques. France: ECONOMICA,2010,p342-359

Mohammed Nachet « L’histoire des idées politiques »,2013, p18-20

Yves Guchet. L'Antiquité. In: ARMAND COLIN Histoire des idées Politiques de l'antiquité à la
révolution Française Tome 1. France: ARMAND COLIN,1995, p26-42