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Les garnissages et les plateaux utilisés en distillation ou en traîtement de gaz, on le

même but:
Assurer un contact intime entre un liquide et une vapeur (ou un gaz).
SYSTEMES MOUSSANTS
Le barbottage de la vapeur dans le liquide provoque son moussage.
Il sera préférable de choisir un garnissage.
LIQUIDES CHARGES
Les particules solides amenées par le liquide ont tendance à se déposer dans les
vides des garnissages ce qui conduit à une perte d'efficacité et des bouchages.
Il sera préférable de choisir des plateaux et particulièrement les plateaux perforés
qui sont plus facilement nettoyables.
SYSTEME CORROSIF
La construction de plateaux fera appel à des métaux résistants à la corrosion
généralement coûteux.
Par contre on pourra employer des garnissages en:
- céramique (grès, porcelaine)
- matière plastique
- graphite
dont le coût est modéré.
Ce sera souvent le meilleur choix.
OPERATIONS DISCONTINUES
On pourra souhaiter minimiser la rétention de liquide dans la colonne.
Pour cela on devra employer un garnissage ou des plateaux perforés.
PRODUITS SENSIBLES A LA TEMPERATURE
Les garnissages permettent une perte de charge le long de la colonne plus faible que
les plateaux.
On les emploiera de préférence dans les colonnes sous vide pour limiter la pression
et donc la température au rebouilleur.
Parmis les plateaux, les perforés présentent la plus faible perte de charge.
SEPARATIONS DIFFICILES
Dans les distillations sous vide ou à pression modérée, les garnissages (structurés
surtout) offrent un nombre d'étage théorique au mètre de colonne supérieur aux
plateaux.
Dans les distillations sous pression, certains plateaux à haute performance (MD de
UOP) offrent les mêmes possibilités.
LIQUIDES VISQUEUX
Les garnissages permettent une plus grande surface de contact entre le gaz et le
liquide.
TRANSFERT LIMITE PAR LA PHASE GAZ
Choisir un garnissage.
TRANSFERT LIMITE PAR LA PHASE LIQUIDE
Choisir des plateaux.
DEBITS TRES VARIABLES
A faibles débits, l'efficacité des garnissages diminue rapidement.
Les faibles débits liquides mouillent difficilement le garnissage.
Les faibles débits gaz diminuent la vitesse de transfert.
Si la flexibilité doit être grande, préférer des plateaux à clapets ou à cloches qui
accepteront des débits variant respectivement de 1 à 4 ou 1 à 6.
Les plateaux perforés n'accepteront que des variations de débit de 1 à 2.
PETIT DIAMETRE DE COLONNE

Pour des diamètres <600mm, la distribution du liquide sur le garnissage sera facile
et il sera moins coûteux que des plateaux

Alcalinité de l'eau
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L'alcalinité de l'eau peut être définie comme la capacité de l'eau à neutraliser un


acide.

Elle est généralement mesurée en ajoutant une solution diluée d'acide en présence
d'un indicateur coloré.

Elle est exprimée en mg de CaCO3 / litre.

On distingue
- le Titre Alcalin (TA) mesuré par la quantité d'acide nécessaire pour faire virer la
phénolphtaleïne (pH=8,3)
- le Titre Alcalimétrique Complet (TAC) mesuré par acidification jusqu'au virage du
méthyl-orange (pH=4,3)
Le TA représente la somme des ions hydroxyles (OH- ) et des carbonates (CO32- )
Le TAC représente la somme des hydroxyles, des carbonates et des
hydrogénocarbonates (HCO3- )
L'alcalinité de l'eau est un indicateur de sa capacité à déposer du tartre.

Dureté de l'eau
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o Unités de dureté de l'eau
Voir aussi ...

On appelle dureté de l'eau sa tendance à déposer du tartre.


Formellement c'est la somme des sels de Calcium et Magnésium, responsables de la
formation de tartre.
Les conséquences majeures de la présence de ces sels dans l'eau sont:
- dépôts de solides sur les surfaces de chauffe conduisant à des pertes importantes
d'efficacité ou des frais de maintenance des équipements de production d'eau chaude
ou de vapeur
- dégradation de l'efficacité des détergents par formation de sels de calcium ou
magnésium d'acide gras insolubles

On distingue deux types de dureté: la dureté temporaire et la dureté permanente

Dureté temporaire
Elle est due aux bicarbonates de calcium et de magnésium qui sont convertis en
carbonates quand l'eau est portée à ébullition:
Ca(HCO3)2 ==> CaCO3 + CO2 + H2O
Les bicarbonates sont solubles dans l'eau tandis que les carbonates ne le sont pas.
Ils précipitent, se déposent sur les surfaces d'échange thermique des chaudières et
forment un encrassement.

Dureté permanente
Elle est due aux sulphates, chlorures, nitrates de calcium et magnésium qui sont
solubles dans l'eau alimentaire, mais en se concentrant ils tendent à précipiter et
encrasser. De plus les chlorures, sous l'effet de la température peuvent de
décomposer en libérant de l'acide chlorhydrique corrosif.

Unités de dureté de l'eau


C'est la somme des teneurs en Calcium et Magnésium qui forme le Titre
Hydrotimétrique (TH).
Elle est exprimée en mg/l de CaCO3 ou bien en:
 degré Français °F (1°F = 10 mg/l CaCO3)
 degré Allemand GH (1GH = 10 mg/l CaO)
 degré Anglais (= 14,28 mg/l CaCO3)
 degré Américain (= 1 mg/l CaCO3)
1mg Ca/l = 2,5mg/l CaCO3 = 0,25°F
1mg Mg/l = 4,2mg/l CaCO3 = 0,42°F
Si TH<10: eau douce
Si TH>40: eau dure
Pour convertir les unités suivantes en degré Francais (°F), multiplier par:
====================================
mmol/l d'ion alcalino-terreux: 10
mEq/l d'ion alcalino-terreux : 5
ppm de CaCO3 : 0,1
degré Allemand (°D) : 1,78
degré Anglais (°A) : 1,43
====================================

Index de Langelier et de Ryznar


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Voir aussi ...

L'index de Langelier permet de savoir si l'eau a tendance à précipiter du carbonate


de calcium ou à le dissoudre.
IL = pH-pHs = pH-(pKa-pKs+pCa+pAlc)
pKa: cste d'acidité HCO3- = 10,3 à 25°C
pKs: produit de solubilité de CaCO3
= 8,35 à 25°C
pCa: -log(mole/l Ca)
pAlc: -log(mole/l CaCO3) (alcalinité totale)
L'index de Ryznar, dérivé de l'index de Langelier, est une relation empirique qui
permet en plus de prévoir le caractère corrosif de l'eau vis-à-vis de l'acier.
IR = 2pHs-pH
- si <6 : l'eau est incrustante
- si >7 : l'eau est corrosive pour l'acier
Ces indices ne sont valables que si la teneur en oxygène de l'eau est >5g/m3, et la
teneur totale en sel <5g/l, et ne tient pas compte d'éléments importants pour la
corrosion (chlorures par exemple)

Traitement de l'eau brute


Sommaire de la page:
o Composition des eaux naturelles
o Etapes du traitement
o Clarification
o Filtration
o Osmose inverse
o Echange d'ions
Voir aussi ...

On appelle eau brute, l'eau prélevée dans la nature et destinée aux besoins d'une
usine pour:
- sa production de vapeur
- ses circuits de réfrigération
- son procédé de fabrication
L'eau brute provient de sources variées telles que:
- une rivière
- un lac
- une nappe phréatique
- la mer
- un réseau urbain
Elle contient souvent des impuretés qui peuvent:
- corroder
- encrasser
- ou simplement polluer
L'eau de rivière contient souvent beaucoup plus de solide en suspension que l'eau
stagnante.
L'eau de lac favorise les développements d'algues.
L'eau de nappes souterraines contient généralement de grandes quantités de
matières en suspension.
Le degré de traitement dépend de l'usage final qui en est fait.
Les impuretés qui provoquent de la corrosion sont:
- les acides
- les bicarbonates
- le dioxyde de carbone
- les chlorures
- l'oxygène
- l'hydrogène sulfuré
Les encrassements sont le fruit:
- du Calcium
- du Magnésium
- de la Silice
- du Fer
- du Manganèse
Composition des eaux naturelles
Composition moyenne des eaux à la surface de la terre

pour convertir en
Eau de mer Eau de rivière
Composé mg/kg
(mmole/kg) (mmole/kg)
multiplier par:

Na+ 468 0,3 23

K+ 10 0,06 39

Mg2+ 53 0,17 24

Ca2+ 10 0,4 40

Sr2+ 0,1 87,6

Cl- 546 0,2 35,5

SO42- 28 0,1 86

Br- 0,8 80

F- 0,07 0,005 19

Carbonates 2,2 - 2,5 1 60

Borate (BO2-) 0,4 43

Silicate (SiO44-) 0,001 - 0,1 0,2 92

Phosphate (PO43-) 0,0001 - 0,005 95

Nitrate (NO3-) 0,0001 - 0,05 0,02 62

pH 7,4 - 8,3 6,0 - 8,5

CO2 0,04 - 0,08 44

Alcalinité 2,3 - 2,6

Force ionique 700 2

Etapes du traitement
La première étape consiste souvent à éliminer les solides en suspension.
Ceci est obtenu d'abord par décantation gravitaire pour éliminer les particules les
plus grosses, puis par filtration sur des éléments filtrants poreux pour éliminer les
particules les plus fines.
Après filtration, les impuretées dissoutes sont ensuite éliminées. C'est la
déminéralisation.
La déminéralisation peut être faite en deux étapes:
- déminéralisation partielle sur membrane par osmose inverse ou électrodialyse
- déminéralisation totale par évaporation ou échange d'ions
La déminéralisation par évaporation est très consommatrice d'énergie et l'utilisation
de résines échangeuses d'ions est le plus employé pour des volumes importants.
Clarification
La clarification est un perfectionnement de la décantation gravitaire.
Les particules les plus petites ou les solides colloïdaux décantent très lentement et
sont donc difficiles à séparer.
L'une des raisons peut être la présence d'ions dissous qui maintiennent les particules
en suspensions par un effet électrostatique. L'addition d'un coagulant permet de
neutraliser ce phénomène.
Une autre raison est l'extrême petite taille des particules. Dans ce cas l'addition d'un
floculant qui rassemble les particules et les agglomère pour former un floc de grosse
taille accélère grandement leur décantation.
Filtration
Après clarification, des filtres éliminent les particules restant en suspension en les
retenant physiquement sur un média filtrant.
Les filtres sont généralement classés selon le média filtrant utilisé :
- lit filtrant
- cartouche filtrante
- ultrafiltration

Lits filtrants
Une capacité est remplie de sable ou de granulés de charbon. Le liquide à filtrer le
traverse de haut en bas et les particules sont retenues à la surface des granulés.
Le filtre est régénéré périodiquement en faisant circuler à contre courant du liquide
clair.
On préfère généralement utiliser plusieurs couches de matériaux filtrants différents :
- du charbon léger et en gros granulés pour la pré filtration
- du sable lourd et fin pour la filtration finale

Cartouches filtrantes
Les cartouches filtrantes sont destinées à éliminer les plus fines particules.
Le média filtrant est la partie essentielle de la cartouche. Il est constitué soit d’une
sorte de papier, soit d’un fil bobiné montés sur un support métallique perforé.
Les cartouches doivent généralement être remplacées lorsqu’elles sont colmatées.
Osmose inverse
L’osmose inverse permet d’extraire les composés dissous qu’ils soient ionisés ou non.
L’osmose inverse ne permet pas l’élimination totale des substances dissoutes. C’est
une technique de déminéralisation partielle.
Le coeur de cette technique est une membrane semi-perméable que l’eau peut
traverser tandis que les substances dissoutes sont bloquées.
Le processus naturel de l’osmose provoque la migration de l’eau vers les milieux les
plus concentrés en solutés. La technique de l’osmose inverse provoque le
mouvement inverse, c’est-à-dire la migration de l’eau vers le milieu le plus
concentré, au moyen d’une pression importante.
Une solution concentrée des substances dissoutes est rejetée. Sa concentration est
limitée pour éviter l’encrassement de la membrane par des sels tels que le carbonate
de Calcium (CaCO3), le sulfate de Baryum (BaSO4) ou la Silice.
Echange d'ions
L’échange d’ions est généralement la dernière étape de déminéralisation.
Elle permet d’abaisser la concentration en composés dissous au niveau de la ppb, qui
est nécessaire pour l’alimentation des générateurs de vapeur.
Le coeur du procédé d’échange d’ions est une résine greffée de fonctions porteuses
de sites chargés négativement ou positivement.
Les résines porteuses de charges négatives sont associées à des ions H+, et attirent
les Cations tels que Ca++, Mg++, Na+ .... Ces résines sont dites Cationiques.
Les résines porteuses de charge positives sont associées à des ions OH-, et attirent
les Anions tels que Cl-, SO4--, .... Ces résines sont dites Anioniques.
Ces résines sont chargées dans un récipient dans lequel on fait passer l’eau à
déminéraliser. Les cations et les anions sont fixés sur la résine et remplacés au sein
de l’eau par respectivement des ions H+ et OH-.
Lorsque tous les sites sont saturés, la résine doit être régénérée. La résine
cationique est régénérée par une solution diluée d’acide chlorhydrique ou sulfurique,
tandis que la résine anionique est régénérée par une solution diluée de soude.
La coagulation et la floculation sont deux techniques souvent appliquées
conjointement, et destinées à accélérer la décantation gravitaire de
particules en suspension dans l'eau.

Les particules en suspension dans l'eau peuvent être empêchées dans leur
décantation naturelle par deux phénomènes:
- leur charge électrostatique (souvent négative) apportée par les ions en
solution qui provoque une répulsion et contrarie leur rapprochement
- leur petite taille, qui selon la loi de Stoke induit une vitesse de chute d'autant plus
faible que leur taille est petite.
La coagulation est un traitement visant à neutraliser les charges électrostatiques
en surface des particules.
La floculation est un traitement produisant des agglomérats (flocs) de fines
particules décantant beaucoup plus rapidement que les particules individuelles.

Coagulants
Les coagulants peuvent être minéraux ou organiques.
Les coagulants minéraux les plus courants sont:
=============================================
Coagulant Présentation
-------------------- ----------------
Sulfate d'alumine solide ou en solution à 50%
Chlorure d'aluminium solution aqueuse à 27%
Sulfate ferrique
Chlorure ferrique solution aqueuse
Aluminate de soude
Silicate de soude solution aqueuse
=============================================

Les sels d'alumine ou de Fer s'hydrolysent dans l'eau, formant un précipité qui
piège les particules. Ils agissent également comme floculant.

Le sulfate d'alumine doit être appliqué à un pH de 6 à 7.


Le chlorure ferrique peut être appliqué à un pH compris entre 5 et 11.
L'aluminate de soude tend à élever le pH de l'eau traitée.

Les coagulants organiques sont des composés polymères possédant de


nombreux sites chargés positivement.

Floculants
Hors les coagulants minéraux agissant également comme floculants, les
principaux floculants sont des polyacrylamide.

Application
Les paramètres importants sont:
- la turbidité de l'eau à traiter
- la teneur en matière organique
- l'alcalinité en bicarbonates

Une turbidité élevée conduira à une quantité importante de boues Ã


évacuer, tandis qu'une faible turbidité conduira à des flocs trop peu nombreux
et trop peu volumineux.
Une teneur en matière organique élevée, stabilisera les colloids et
nécessitera un surdosage en coagulant.

Le traitement de coagulation et de floculation est mené en deux étapes:


1- le coagulant est d'abord ajouté à l'eau à traiter dans un système muni d'une
agitation vigoureuse
2- le floculant est ensuite ajouté à l'eau dans un système muni d'une agitation
lente pour favoriser la formation de flocs volumineux et rassembler toutes les
particules présentes.

Si l'additif est utilisé à la fois comme coagulant et floculant, l'eau doit


néanmoins subir d'abord une agitation violente et ensuite une agitation lente.

L'eau ainsi traitée passe enfin au travers d'un décanteur duquel les boues sont
retirées par le fond. L'eau traitée est recueilli en surverse.

Les dosages adaptés en coagulant et floculant et des conditions d'agitation


résulte d'une démarche empirique et expérimentale.

Un appareil de test normalisé


appelé Jar test est couramment utilisé pour cela. Il s'agit d'un montage
constitué d'un récipient de 1/2 litre à un litre équipé d'un agitateur Ã
vitesse variable. Plusieurs de ces montages sont couramment utilisés en parallèle
afin de mener des essais simultanés et pouvant être facilement comparés.
Sont ainsi déterminés:
- le dosage en additif
- les vitesses d'agitation pour respectivement la coagulation et la floculation
- les temps pour chacune des deux étapes

La qualité d'eau d'alimentation pouvant varier rapidement d'un jour à l'autre, les
tests doivent être répétés aussi souvent que nécessaire.

Les paramètres opératoires de l'installation industrielle doivent également


être corrigés en fonction des résultats des tests en laboratoire.
L'opération industrielle étant continue, les temps d'agitation sont converti en
temps de séjour dans les différents compartiments.

Doivent ainsi être fréquemment ajustés:


- les vitesses d'agitation
- le débit de soutirage des boues
- le débit d'alimentation en additif
- le pH

Sulfate d'alumine
Le sulfate d'alumine est un solide blanc cristallisant avec environ 14 molécules
d'eau. Sa formule chimique est donc Al2(SO4)3,14H2O
Il peut également être commercialisé sous forme de solution aqueuse
contenant environ 50% de sulfate d'alumine.
La pureté du sulfate d'alumine ou la concentration de la solution aqueuse
s'exprime en teneur en alumine (Al2O3).
Le sulfate d'alumine solide titre 17% d'alumine.
La solution aqueuse commerciale titre environ 50% d'alumine.

Une autre caractéristique à considérer est sa basicité, qui s'exprime par le


rapport molaire du sulfate sur l'alumine contenue (SO3/AL2O3).
Ce rapport est de 3 pour le sulfate d'alumine pur. Si il est inférieur, le sulfate
d'alumine est dit basique.

La solubilité du sulfate d'alumine dans l'eau dépend de la température:


=====================================
Temp (°C) Solubilité (g/100g d'eau)
--------- -------------------------
0 68
20 83
50 140
100 400
===================================

Présentations commerciales
L'acide chlorhydrique (symbole chimique: HCl), aussi appelé acide muriatique, est
proposé soit anhydre soit sous forme de solution aqueuse de concentration:
Masse volumique Viscosité à 20°C
% poids degrés Baumé
(kg/m3) (cpo)

20 13 1100 1,28

28 18 1140 1,6

31,5 20 1160 1,75

35 22 1180 1,9

37 23 1190 2,0

Propriétés physiques
N° CAS: 7647-01-0

- HCl anhydre
Température de fusion -114°C

Température d'ébullition -85°C

Tension de vapeur 40,7 bars à 20°C & 84 bars à 51°C


Masse volumique du liquide 830 kg/m3 à 20°C

Masse volumique de la vapeur 1,64 à 0°C & 1,27 à 20°C

- HCl solution
Température de fusion -42°C (32%) & -29°C (37%)

45°C pour la solution 37% & 80°C pour la solution


32%
Température d'ébullition
forme un azéotrope à 20,2% et 109°C sous pression
atmosphérique

30mbars pour la solution à 32% & 200mbars pour la


Tension de vapeur
solution à 37%

Masse volumique du
1160kg/m3 (32%) & 1190kg/m3 (37%)
liquide

Masse volumique de la
1,53 kg/m3
vapeur

Classement & Etiquetage:


- HCl anhydre
T: TOXIQUE
C: CORROSIF
R23: Toxique par inhalation
R35: Provoque de graves brûlures
S9: Conserver le récipient dans un endroit bien ventilé
S26: En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et abondamment avec
de l'eau et consulter un spécialiste.
S36/37/39: Porter un vêtement de protection approprié, des gants et un appareil de
protection des yeux/du visage. (*)
S45: En cas d'accident ou de malaise, consulter immédiatement un médecin (si
possible lui montrer l'étiquette).

- HCl solution
C: CORROSIF
R34: Provoque des brûlures.
R37: Irritant pour les voies respiratoires.
S26: En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et abondamment avec
de l'eau et consulter un spécialiste.
Equipement des stockages
Les solutions aqeuses d'acide chlorhydrique émettent des fumées acides et
corrosives.
Ces fumées émises en particulier au cours des opérations de remplissage du bac,
doivent être collectées et absorbées.
Pour cela on peut employer un venturi alimenté par une solution diluée en
recirculation sur un stockage. Une solution plus efficace encore consiste à utiliser une
colonne garnie dans laquelle on fait ruisseler de l'eau ou une solution diluée.
L'absorbtion de l'acide dans l'eau provoque un important dégagement de chaleur. La
solution formée doit être refroidie.
Les organes de respiration du bac, ainsi que les équipements d'abattage des fumées
acides doivent résister à la corrosion. Les matières plastiques et en particulier le PVC
sont les plus recommandées.
Matériaux de construction
Les capacités peuvent être faites en:
- acier caoutchouté
- acier verré
- acier revêtu de PVDF
- fibre de verre et résine polyester
Les pompes peuvent être faites de:
- PTFE
- PVDF
- acier verré
Les tuyauteries peuvent être en:
- acier revêtu de PTFE, PVDF, polypropylène
- PVC
Les échangeurs de chaleur peuvent être en graphite.
Précautions d'utilisation
Il fait l'objet de la fiche INRS n° 13
Le contact avec la peau ou les yeux cause de sévères irritations ou brûlures. Les
zones touchées doivent être lavées abondament à l'eau.
Les limites d'exposition aux vapeurs d'acide chlorhydrique sont:
- 5ppm pendant 8 heures
- 50pppm pendant 1 heure
- 1500ppm est mortel au bout de quelques minutes.
L'acide chlorhydrique n'est pas inflammable mais au contact des métaux il provoque
un dégagement d'hydrogène pouvant provoquer une explosion.
En cas d'épandage, la priorité est de diluer la nappe avec de l'eau pour réduire les
fumées avant neutralisation. Ne pas utiliser de soude caustique qui réagit trop
violemment, pour neutraliser une solution concentrée.
Chaleur de dilution
Le tableau ci-desous donne la chaleur dégagée en kcal par kg de solution initiale lors
de la dilution jusqu'à la concentration finale.
Concentration initiale (% poids) Concentration finale (% poids)

35% 30% 20% 10% 0%

100% gaz 390 410 440 470 490

35% dans l'eau 8 19 27 35

25% dans l'eau 4 10 15

15% dans l'eau 2 5

Exemple d'application:
La dilution de 1 kg de solution à 35% à 50°C par 2,5kg d'eau à 20°C conduira à une
solution titrant:
(35 x 1)/(1 + 2,5) = 10%
La chaleur dégagée est lue dans le tableau(C. initiale= 35% & C. finale= 10%): 27
kcal
Sachant que 1 kcal fournie à 1kg de solution provoque une augmentation de
température de 1°C, l'élévation de température de la solution due à la dilution sera
donc approximativement de:
27 / 3,5 = 8°C.
Compte non tenu de la chaleur de dilution, la température finale du mélange serait
de:
[(1 x 50) + (2,5 x 20)] / (1 + 2,5) = 28,6°C
L'effet de la chaleur de dilution portera la température de la solution finale à près de
37°C.
Si la solution doit être maintenue à une température <30°C, il faudra éliminer:
3,5 * (37 - 30) = 24,5 kcal.
Si le système de refroidissement permet d'éliminer 100kcal/h, l'opération de dilution
devra durer près de 15 minutes.
Rejets autorisés
L'arrêté du 2 février 1998 relatif aux prélèvements et à la consommation d'eau ainsi
qu'aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de
l'environnement soumises à autorisation précise:
Art. 27. - Sous réserve des dispositions particulières à certaines activités prévues par
l'article 30, les effluents gazeux respectent les valeurs limites suivantes selon le flux
horaire maximal autorisé :
...
5° Chlorure d'hydrogène et autres composés inorganiques gazeux du chlore
(exprimés en HCl) : si le flux horaire est supérieur à 1 kg/h, la valeur limite de
concentration est de 50 mg/m3.
Art. 52. - La hauteur de la cheminée (différence entre l'altitude du débouché à l'air
libre et l'altitude moyenne du sol à l'endroit considéré) exprimée en mètres est
déterminée, d'une part, en fonction du niveau des émissions de polluants à
l'atmosphère, d'autre part, en fonction de l'existence d'obstacles susceptibles de
gêner la dispersion des gaz.
Cette hauteur, qui ne peut être inférieure à 10 mètres, est fixée par l'arrêté
d'autorisation conformément aux articles 53 à 56 ou déterminée au vu des résultats
d'une étude des conditions de dispersion des gaz adaptée au site.
Cette étude est obligatoire pour les rejets qui dépassent l'une des valeurs suivantes
:
...
- 50 kg/h de composés inorganiques gazeux du chlore
Art. 59. - Lorsque les rejets de polluant à l'atmosphère autorisés dépassent les seuils
ci-dessous, l'exploitant doit réaliser dans les conditions prévues à l'article 58 une
mesure en permanence du débit du rejet correspondant ainsi que les mesures ci-
après. Dans le cas où les émissions diffuses représentent une part notable des flux
autorisés, ces émissions sont évaluées périodiquement.
...
5° Chlorure d'hydrogène et autres composés inorganiques gazeux du chlore : si le
flux horaire dépasse 20 kg/h, la mesure en permanence des émissions de chlorure
d'hydrogène est réalisée.
Art. 63. - Les exploitants des installations qui rejettent dans l'atmosphère plus de :
- 50 kg/h de composés inorganiques gazeux du chlore ;
- 50 kg/h d'acide chlorhydrique ;
assurent une surveillance de la qualité de l'air ou des retombées (pour les
poussières).
Abattage des vapeurs acides
Les industries utilisant ou générant de l'acide chlorhydrique sont souvent confrontées
au traitement de flux gazeux contenant des vapeurs d'acide. L'acide chlorhydrique
est un composé volatils; il est facilement entrainé par l'air ou les gaz de procédé.
Le lavage à l'eau ou par une solution
neutralisante est souvent la solution préconisée pour respecter les normes
environnementales de rejet à l'atmosphère des effluents gazeux. Le lavage à l'eau,
contrairement aux solutions neutralisantes, permet de produire une solution
aqueuse, valorisable, ou recyclable dans le procédé. C'est donc souvent la solution
préférée. Si une épuration poussée est recherchée, la solution aqueuse produite
devra être peu concentrée (volume d'effluent liquide important), ou bien nécessitera
une absorption en plusieurs étages (investissement important). Une solution
neutralisante permettra une épuration poussée, en un seul étage d'absorption et
génèrera un effluent réduit.

Exemple d'absorption d'acide chlorhydrique en trois étages:

Le gaz à épurer contient des vapeurs d'acide chlorhydrique, qui doit être absorbé dans l'eau. L'acide absorbé doit être
valorisé sous la forme d'une solution concentrée (30 à 35%). Le gaz est épuré en trois étapes successives:
- lavage par une solution riche en acide dans un venturi alimenté par la solution extraite de l'étage intermédiaire
- lavage par une solution de concentration intermédiaire (10%) dans un venturi . Cet étage est alimenté en solution
pauvre en acide provenant de l'étage final
- lavage final dans une colonne à garnissage alimenté en eau fraiche, qui permet d'atteindre une épuration poussée
L'absorption étant exothermique, les solutions doivent être refroidies

Exemple de dimensionnement
Un évent d'air chargé en acide chlorhydrique doit être épuré au moyen d'un laveur
de gaz sur lequel circule en boucle une solution diluée d'acide. L'objectif est
respecter la règlementation qui limite à 50mg/m3 le rejet d'acide à l'atmosphère.
La pression partielle d'acide à atteindre dans l'évent rejeté est:
0,05 / 36,5 * 0,025 *101300 = 3,5 Pa
Si on fait l'hypothèse que l'effluent extrait du laveur sera en équilibre avec la solution
d'acide circulant, les courbes de tension de vapeur des solutions aqueuses d'acide
montrent que si la température de la solution absorbante est de 60°C, la
concentration en acide devra être limitée à moins de 3%, mais que si sa température
est limitée à 30°C par un refroidissement efficace, la concentration en acide pourra
atteindre 10%.

Présentations commerciales
L'acide chlorhydrique (symbole chimique: HCl), aussi appelé acide muriatique, est
proposé soit anhydre soit sous forme de solution aqueuse de concentration:
Masse volumique Viscosité à 20°C
% poids degrés Baumé
(kg/m3) (cpo)

20 13 1100 1,28

28 18 1140 1,6

31,5 20 1160 1,75

35 22 1180 1,9

37 23 1190 2,0

Propriétés physiques
N° CAS: 7647-01-0

- HCl anhydre
Température de fusion -114°C

Température d'ébullition -85°C

Tension de vapeur 40,7 bars à 20°C & 84 bars à 51°C

Masse volumique du liquide 830 kg/m3 à 20°C

Masse volumique de la vapeur 1,64 à 0°C & 1,27 à 20°C

- HCl solution
Température de fusion -42°C (32%) & -29°C (37%)

45°C pour la solution 37% & 80°C pour la solution


32%
Température d'ébullition
forme un azéotrope à 20,2% et 109°C sous pression
atmosphérique
30mbars pour la solution à 32% & 200mbars pour la
Tension de vapeur
solution à 37%

Masse volumique du
1160kg/m3 (32%) & 1190kg/m3 (37%)
liquide

Masse volumique de la
1,53 kg/m3
vapeur

Classement & Etiquetage:


- HCl anhydre
T: TOXIQUE
C: CORROSIF
R23: Toxique par inhalation
R35: Provoque de graves brûlures
S9: Conserver le récipient dans un endroit bien ventilé
S26: En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et abondamment avec
de l'eau et consulter un spécialiste.
S36/37/39: Porter un vêtement de protection approprié, des gants et un appareil de
protection des yeux/du visage. (*)
S45: En cas d'accident ou de malaise, consulter immédiatement un médecin (si
possible lui montrer l'étiquette).

- HCl solution
C: CORROSIF
R34: Provoque des brûlures.
R37: Irritant pour les voies respiratoires.
S26: En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et abondamment avec
de l'eau et consulter un spécialiste.
Equipement des stockages
Les solutions aqeuses d'acide chlorhydrique émettent des fumées acides et
corrosives.
Ces fumées émises en particulier au cours des opérations de remplissage du bac,
doivent être collectées et absorbées.
Pour cela on peut employer un venturi alimenté par une solution diluée en
recirculation sur un stockage. Une solution plus efficace encore consiste à utiliser une
colonne garnie dans laquelle on fait ruisseler de l'eau ou une solution diluée.
L'absorbtion de l'acide dans l'eau provoque un important dégagement de chaleur. La
solution formée doit être refroidie.
Les organes de respiration du bac, ainsi que les équipements d'abattage des fumées
acides doivent résister à la corrosion. Les matières plastiques et en particulier le PVC
sont les plus recommandées.
Matériaux de construction
Les capacités peuvent être faites en:
- acier caoutchouté
- acier verré
- acier revêtu de PVDF
- fibre de verre et résine polyester
Les pompes peuvent être faites de:
- PTFE
- PVDF
- acier verré
Les tuyauteries peuvent être en:
- acier revêtu de PTFE, PVDF, polypropylène
- PVC
Les échangeurs de chaleur peuvent être en graphite.
Précautions d'utilisation
Il fait l'objet de la fiche INRS n° 13
Le contact avec la peau ou les yeux cause de sévères irritations ou brûlures. Les
zones touchées doivent être lavées abondament à l'eau.
Les limites d'exposition aux vapeurs d'acide chlorhydrique sont:
- 5ppm pendant 8 heures
- 50pppm pendant 1 heure
- 1500ppm est mortel au bout de quelques minutes.
L'acide chlorhydrique n'est pas inflammable mais au contact des métaux il provoque
un dégagement d'hydrogène pouvant provoquer une explosion.
En cas d'épandage, la priorité est de diluer la nappe avec de l'eau pour réduire les
fumées avant neutralisation. Ne pas utiliser de soude caustique qui réagit trop
violemment, pour neutraliser une solution concentrée.
Chaleur de dilution
Le tableau ci-desous donne la chaleur dégagée en kcal par kg de solution initiale lors
de la dilution jusqu'à la concentration finale.
Concentration initiale (% poids) Concentration finale (% poids)

35% 30% 20% 10% 0%

100% gaz 390 410 440 470 490


35% dans l'eau 8 19 27 35

25% dans l'eau 4 10 15

15% dans l'eau 2 5

Exemple d'application:
La dilution de 1 kg de solution à 35% à 50°C par 2,5kg d'eau à 20°C conduira à une
solution titrant:
(35 x 1)/(1 + 2,5) = 10%
La chaleur dégagée est lue dans le tableau(C. initiale= 35% & C. finale= 10%): 27
kcal
Sachant que 1 kcal fournie à 1kg de solution provoque une augmentation de
température de 1°C, l'élévation de température de la solution due à la dilution sera
donc approximativement de:
27 / 3,5 = 8°C.
Compte non tenu de la chaleur de dilution, la température finale du mélange serait
de:
[(1 x 50) + (2,5 x 20)] / (1 + 2,5) = 28,6°C
L'effet de la chaleur de dilution portera la température de la solution finale à près de
37°C.
Si la solution doit être maintenue à une température <30°C, il faudra éliminer:
3,5 * (37 - 30) = 24,5 kcal.
Si le système de refroidissement permet d'éliminer 100kcal/h, l'opération de dilution
devra durer près de 15 minutes.
Rejets autorisés
L'arrêté du 2 février 1998 relatif aux prélèvements et à la consommation d'eau ainsi
qu'aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de
l'environnement soumises à autorisation précise:
Art. 27. - Sous réserve des dispositions particulières à certaines activités prévues par
l'article 30, les effluents gazeux respectent les valeurs limites suivantes selon le flux
horaire maximal autorisé :
...
5° Chlorure d'hydrogène et autres composés inorganiques gazeux du chlore
(exprimés en HCl) : si le flux horaire est supérieur à 1 kg/h, la valeur limite de
concentration est de 50 mg/m3.
Art. 52. - La hauteur de la cheminée (différence entre l'altitude du débouché à l'air
libre et l'altitude moyenne du sol à l'endroit considéré) exprimée en mètres est
déterminée, d'une part, en fonction du niveau des émissions de polluants à
l'atmosphère, d'autre part, en fonction de l'existence d'obstacles susceptibles de
gêner la dispersion des gaz.
Cette hauteur, qui ne peut être inférieure à 10 mètres, est fixée par l'arrêté
d'autorisation conformément aux articles 53 à 56 ou déterminée au vu des résultats
d'une étude des conditions de dispersion des gaz adaptée au site.
Cette étude est obligatoire pour les rejets qui dépassent l'une des valeurs suivantes
:
...
- 50 kg/h de composés inorganiques gazeux du chlore
Art. 59. - Lorsque les rejets de polluant à l'atmosphère autorisés dépassent les seuils
ci-dessous, l'exploitant doit réaliser dans les conditions prévues à l'article 58 une
mesure en permanence du débit du rejet correspondant ainsi que les mesures ci-
après. Dans le cas où les émissions diffuses représentent une part notable des flux
autorisés, ces émissions sont évaluées périodiquement.
...
5° Chlorure d'hydrogène et autres composés inorganiques gazeux du chlore : si le
flux horaire dépasse 20 kg/h, la mesure en permanence des émissions de chlorure
d'hydrogène est réalisée.
Art. 63. - Les exploitants des installations qui rejettent dans l'atmosphère plus de :
- 50 kg/h de composés inorganiques gazeux du chlore ;
- 50 kg/h d'acide chlorhydrique ;
assurent une surveillance de la qualité de l'air ou des retombées (pour les
poussières).
Abattage des vapeurs acides
Les industries utilisant ou générant de l'acide chlorhydrique sont souvent confrontées
au traitement de flux gazeux contenant des vapeurs d'acide. L'acide chlorhydrique
est un composé volatils; il est facilement entrainé par l'air ou les gaz de procédé.
Le lavage à l'eau ou par une solution
neutralisante est souvent la solution préconisée pour respecter les normes
environnementales de rejet à l'atmosphère des effluents gazeux. Le lavage à l'eau,
contrairement aux solutions neutralisantes, permet de produire une solution
aqueuse, valorisable, ou recyclable dans le procédé. C'est donc souvent la solution
préférée. Si une épuration poussée est recherchée, la solution aqueuse produite
devra être peu concentrée (volume d'effluent liquide important), ou bien nécessitera
une absorption en plusieurs étages (investissement important). Une solution
neutralisante permettra une épuration poussée, en un seul étage d'absorption et
génèrera un effluent réduit.

Exemple d'absorption d'acide chlorhydrique en trois étages:

Le gaz à épurer contient des vapeurs d'acide chlorhydrique, qui doit être absorbé dans l'eau. L'acide absorbé doit être
valorisé sous la forme d'une solution concentrée (30 à 35%). Le gaz est épuré en trois étapes successives:
- lavage par une solution riche en acide dans un venturi alimenté par la solution extraite de l'étage intermédiaire
- lavage par une solution de concentration intermédiaire (10%) dans un venturi . Cet étage est alimenté en solution
pauvre en acide provenant de l'étage final
- lavage final dans une colonne à garnissage alimenté en eau fraiche, qui permet d'atteindre une épuration poussée
L'absorption étant exothermique, les solutions doivent être refroidies

Exemple de dimensionnement
Un évent d'air chargé en acide chlorhydrique doit être épuré au moyen d'un laveur
de gaz sur lequel circule en boucle une solution diluée d'acide. L'objectif est
respecter la règlementation qui limite à 50mg/m3 le rejet d'acide à l'atmosphère.
La pression partielle d'acide à atteindre dans l'évent rejeté est:
0,05 / 36,5 * 0,025 *101300 = 3,5 Pa
Si on fait l'hypothèse que l'effluent extrait du laveur sera en équilibre avec la solution
d'acide circulant, les courbes de tension de vapeur des solutions aqueuses d'acide
montrent que si la température de la solution absorbante est de 60°C, la
concentration en acide devra être limitée à moins de 3%, mais que si sa température
est limitée à 30°C par un refroidissement efficace, la concentration en acide pourra
atteindre 10%.

Présentations commerciales
L'acide fluorhydrique (symbole chimique HF) est disponible anhydre (99,95%), ou en
solution aqueuses:
- 49% (qualité électronique)
- 52 et 60% (qualité technique)
- 70%
Propriétés
N° CAS: 7664-39-3

- HF anhydre
Température de fusion -83,7°C

Température d'ébullition 19,5°C

Tension de vapeur 1.03 bars à 20°C & 1,5 bars à 30°C

Masse volumique du liquide 1016 kg/m3 à 0°C

Masse volumique de la vapeur 0,83 kg/m3 à 20°C

Classement & étiquetage:


- HF anhydre
T+: TRES TOXIQUE
C: CORROSIF
R26/27/28: Très toxique par inhalation, contact avec la peau et par ingestion.
R35: Provoque de graves brûlures.
S7/9: Conserver le récipient bien fermé dans un endroit bien ventilé.
S26 En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et abondamment avec de
l'eau et consulter un spécialiste.
S36/37/39: Porter un vêtement de protection approprié, des gants et un appareil de
protection des yeux/du visage.
S45: En cas d'accident ou de malaise, consulter immédiatement un médecin (si
possible lui montrer l'étiquette).
Matériaux compatibles
Pour l'acide anhydre ou de concentration supéreure à 70%, l'acier au carbone peut
être utilisé.
Il se forme en surface un film protecteur de fluorure de fer qui peut néanmoins être
détruit par une agression mécanique, accélant sensiblement la corrosion.
L'acier sera retenu pour les stockages et les tuyauteries tandis que pour les pompes
ou vannes on préfèrera des alliages Nickel-Cuivre ou des polymères fluorés.

Stockage
Les stockages de solutions aqueuses doivent être équipés d'évents reliés à un
système de lavage d'évents.
En raison de la tension de vapeur élevée de l'acide fluorhydrique anhydre, les
stockages doivent être conçus pour une pression de 4 bars et équipés d'une soupape
dont l'évent est collecté vers système de lavage.
Rejets autorisés
L'arrêté du 2 février 1998 relatif aux prélèvements et à la consommation d'eau ainsi
qu'aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de
l'environnement soumises à autorisation précise:
Art. 27. - Sous réserve des dispositions particulières à certaines activités prévues par
l'article 30, les effluents gazeux respectent les valeurs limites suivantes selon le flux
horaire maximal autorisé :
...
6° Fluor et composés inorganiques du fluor (gaz, vésicules et particules) (exprimés
en HF) : si le flux horaire est supérieur à 500 g/h, la valeur limite de concentration
est de 5 mg/m3 pour les composés gazeux et de 5 mg/m3 pour l'ensemble des
vésicules et particules.
Dans le cas des unités de fabrication de l'acide phosphorique, de phosphore et
d'engrais phosphatés, ces valeurs sont portées à 10 mg/m3.
Art. 32. - Sans préjudice des dispositions de l'article 22 et sauf dispositions
particulières à certaines activités prévues par l'article 33 ci-après, les eaux
résiduaires rejetées au milieu naturel respectent les valeurs limites de concentration
suivantes, selon le flux journalier maximal autorisé.
...
14) fluor et composés (en F) 15 mg/l si le rejet dépasse 150 g/j
Art. 52. - La hauteur de la cheminée (différence entre l'altitude du débouché à l'air
libre et l'altitude moyenne du sol à l'endroit considéré) exprimée en mètres est
déterminée, d'une part, en fonction du niveau des émissions de polluants à
l'atmosphère, d'autre part, en fonction de l'existence d'obstacles susceptibles de
gêner la dispersion des gaz.
Cette hauteur, qui ne peut être inférieure à 10 mètres, est fixée par l'arrêté
d'autorisation conformément aux articles 53 à 56 ci-après ou déterminée au vu des
résultats d'une étude des conditions de dispersion des gaz adaptée au site.
Cette étude est obligatoire pour les rejets qui dépassent l'une des valeurs suivantes
:
...
- 25 kg/h de fluor et composés du fluor
Art. 59. - Lorsque les rejets de polluant à l'atmosphère autorisés dépassent les seuils
ci-dessous, l'exploitant doit réaliser dans les conditions prévues à l'article 58 une
mesure en permanence du débit du rejet correspondant ainsi que les mesures ci-
après. Dans le cas où les émissions diffuses représentent une part notable des flux
autorisés, ces émissions sont évaluées périodiquement.
...
6° Fluor et composés du fluor : si le flux horaire dépasse 5 kg/h, la mesure en
permanence des émissions gazeuses de fluor et composés du fluor est réalisée, ainsi
que la mesure en permanence des poussières.
Art. 60. - Lorsque les seuils définis ci-dessous sont dépassés, l'exploitant réalise les
mesures suivantes sur ses effluents aqueux, que les effluents soient rejetés dans le
milieu naturel ou dans un réseau de raccordement à une station d'épuration
collective.
1° La détermination du débit rejeté se fait par mesures en continu lorsque le débit
maximal journalier dépasse 100 m3. Dans les autres cas le débit est déterminé par
une mesure journalière ou estimée à partir de la consommation d'eau.
2° Lorsque les flux journaliers autorisés dépassent les valeurs indiquées, une mesure
journalière est réalisée pour les polluants énumérés ci-après, à partir d'un
échantillon prélevé sur une durée de 24 heures proportionnellement au débit.
Lorsque le dépassement résulte majoritairement du flux prélevé dans le milieu
naturel, l'arrêté prévu à l'article 58 peut fixer une fréquence moindre.
...
Fluor et composés (en F) 10 kg/j
Art. 63. - Les exploitants des installations qui rejettent dans l'atmosphère plus de :
...
- 25 kg/h de fluor et composés fluorés ;
assurent une surveillance de la qualité de l'air ou des retombées (pour les
poussières).
Présentations commerciales
L'acide bromhydrique et disponible en solution aqueuse titrant 62% et 48%.
Propriétés
N° CAS: 10035-10-6

- HBr solution
Température de fusion -50°C pour la solution à 48%

Température d'ébullition

19 mbars à 20°C pour la solution à 62%


Tension de vapeur 10,6mbars à 20°C, 40mbars à 50°C pour la
solution à 48%

Masse volumique du 1480 kg/m3 pour la solution à 48%


liquide 1723kg/m3 pour la solution à 62%

Masse volumique de la
vapeur

Classement & étiquetage:


C: CORROSIF
R34: Provoque des brûlures.
R37: Irritant pour les voies respiratoires.
S7/9: Conserver le récipient bien fermé dans un endroit bien ventilé.
S26: En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et abondamment avec
de l'eau et consulter un spécialiste.
S45: En cas d'accident ou de malaise, consulter immédiatement un médecin (si
possible lui montrer l'étiquette).
Stockage
La qualité 48% dont le point d'ébullition est 125°C peut être stocké à la pression
atmosphérique.
Par contre, la qualité 62% doit être stockée dans des éqipeents résistant à la
pression.
L'évent de respiration du stockage doit être lavé avant échappement à l'atmosphère
pour éliminer les vapeurs acides entrainées.
Matériaux de construction
En raison de la corrosivité de l'acide bromhydrique, il ne doit pas être stocké en
récipient métallique nu.
Les matériaux utilisables pour les récipients, les tuyauterie sont:
- polyester armé
- acier revêtu de caoutchouc, PTFE, PVC, polypropylène
- acier vitrifié
Les équipements de lavage d'évents peuvent être garnis d'éléments céramique ou
plastique.
Les pompes peuvent être fabriquées en acier revêtu, en plastique ou en Hastelloy B.
Précautions d'emploi
L'acide bromhydrique en solution aqueuse ou vapeur est extrêmement corrosif. Il
détruit les vêtements et le contact avec la peau ou les yeux provoque de graves
brûlures. Les zones contaminées doivent être immédiatement et longement lavées
avec une grande quantité d'eau.
L'inhalaion de vapeurs est très irritant et une exposition prolongée peut être
mootelle.
La plupart des personnes détectent un seuil de 2ppm, et la valeur moyenne
d'exposition tolérée est de 3ppm sur 8 heures.
L'acide bromhydrique n'est pas inflammable mais au contact des métaux il provoque
un dégagement d'hydrogène pouvant provoquer une explosion.
En cas d'épandage, la priorité est de diluer la nappe avec de l'eau pour réduire les
fumées avant neutralisation. Ne pas utiliser de soude caustique qui réagit trop
violemment, pour neutraliser une solution concentrée.
La chaux peut être utilisé.
Chaleur de dilution
Le tableau ci-desous donne la chaleur dégagée en kcal par kg de solution initale lors
de la
dilution jusqu'à la concentration finale.
Concentration initiale (%
poids){/TH}{TH
60% 50% 25% 10% 0%
COLSPAN=5}Concentration finale (%
poids)

100% gaz 200 220 240 245 250

60% 13 26 30 32

50% 11 14 16

25% 1 2,5

Exemple d'application:
La dilution de 1 kg de solution à 60% à 50°C par 5kg d'eau à 20°C conduira à une
solution
titrant:
(60 x 1)/(1 + 5) = 10%
La chaleur dégagée est lue dans le tableau(C. initiale= 60% & C. finale= 10%): 30
kcal
Sachant que 1 kcal fournie à 1kg de solution provoque une augmentation de
température de
1°C, l'élévation de température de la solution due à la dilution sera donc
approximativement
de:
30 / 6 = 5°C.
Compte non tenu de la chaleur de dilution, la température finale du mélange serait
de:
[(1 x 50) + (5 x 20)] / (1 + 5) = 25°C
L'effet de la chaleur de dilution portera la température de la solution finale à 30°C.
Si la solution doit être maintenue à une température <25°C, il faudra éliminer:
6 * (30 - 25) = 30 kcal.
Si le système de refroidissement permet d'éliminer 100kcal/h, l'opération de dilution
devra
durer 18 minutes
Présentations commerciales
L'acide sulfurique est disponible aux concentrations suivantes:
Point de
% Degrés{br} Masse volumique{br} à
fusion
poids Baumé 15°C{br} (kg/l)
(°C)

100 66°Bé 1,8357 +10,4

99 66°Bé 1,8393 +6

98 66°Bé 1,8411 0

96 66°Bé 1,8406 -11

93 66°Bé 1,833 -38

78 60°Bé 1,71 -10

ou bien sous forme d'oléum, mélange de trioxyde de soufre dissout dans l'acide
sulfurique, aux concentrations 10,20,25,30 et 65%.
Propriétés
N° CAS: 7664-93-9
entre -15°C et +5°C entre 94 et 98% de
Température de fusion
concentration
Température d'ébullition entre 300 et 330°C

Tension de vapeur 0,7 mbars à 25°C

Masse volumique du liquide 1835 kg/m3

Masse volumique de la
vapeur

Stockage
Afin de minimiser le réchauffement du au soleil, les réservoirs doivent être peints
dans une couleur claire, généralement du blanc.
Les réservoirs en acier revêtus ne doivent subir aucune soudure même externe, la
contrainte thermique pouvant endommager le revêtement.
Si une corrosion est à craindre sur une variation de la teneur en eau de l'acide, alors
il faut éviter les remous lors du remplissage qui provoqueraient un mouillage de la
paroie du bac, et un film liquide pouvant être dilué en absorbant l'humidité de l'air.
La tuyauterie de remplissage devra alors être équipée d'une canne plongeante.
Les oléums émettent des fumées corrosives qui doivent de préférence être collectées
vers une installation de lavage d'évents acides. Les conduites de collecte doivent être
tracées et calorifugée pour prévenir la cristallisation du trioxyde de soufre et les
bouchages.
Classement & étiquetage:
C: CORROSIF
R35: Provoque de graves brûlures.
S26: En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et abondamment avec
de l'eau et consulter un spécialiste.
S30: Ne jamais verser de l'eau dans ce produit.
S45: En cas d'accident ou de malaise, consulter immédiatement un médecin (si
possible lui montrer l'étiquette).
Précautions d'emploi
L'acide sulfurique fait l'objet de la fiche INRS n°30.
L'acide concentré et l'oléum réagissent avec l'eau en dégageant une grande quantité
de chaleur. Il en est de même au contact avec la peau ce qui peut provoquer de
graves brûlures.
L'inhalation de fumées et brouillards d'acide peut causer des lésions à long terme. La
règlementation US et Française limite à 1mg/m3 la concentration moyenne
admissible pendant un poste de travail.
L'acide sulfurique est ininflammable, mais à des concentrations <75% il réagit avec
l'acier carbone et d'autres métaux en dégageant de l'hydrogène.
Les épandages d'acide sulfurique peuvent être dilués avec une grande quantité
d'eau, tandis que ceux d'oléum seront de préférence traités par un absorbant solide
(argile ou terre de diatomée).
L'acide sulfurique réagit avec des sulfures en libérant de l'hydrogène sulfuré gazeux
très toxique.

Transfert
Le transfert par gravité d'un équipement à un autre est préférable quand cela est
possible, ou bien par pression si le réservoir l'accepte.
Les pompes seront de préférence à garnitures doubles ou mieux à rotor noyé, à
entrainement magnétique ou bien immergées dans le cas de bacs de faible hauteur.
Les bride seront de préférence couvertes d'une protection pouvant contenir une fuite
éventuelle et ainsi protéger le personnel.

Dilution
Afin de prévenir un échauffement local important du à la dilution, l'acide concentré
sera de préférence introduit dans l'acide dilué (et non le contraire), sous forte
agitation.
Matériaux de construction
L'acier carbone peut être utilisé pour des concentrations de 70 à 100%.
Sa résistance à la corrosion dépend de la résistance du film protecteur de sulfate de
Fer qui se forme en surface. Il peut facilement être détruit par érosion ou par des
turbulences.
Les solutions plus diluées corrodent sévèrement l'acier carbone à basse température,
aussi, pour éviter toute dilution accidentelle, il est important de protéger l'acide
concentré de tout contact avec l'humidité de l'air.
Les lignes d'évent des stockage doivent résister à l'acide. Pour l'acide sulfurique, le
PVC est recommandé mais pour l'oléum, l'inox 316 ou l'acier revêtu PTFE est
préférable.

Pompes
L'acier revêtu de matière plastique ou l'inox 320 peuvent être utilisés.

Tuyauteries
Pour les concentrations >70%, l'acier carbone convient. Cependant pour éviter la
destruction du film protecteur de sulfate de Fer en surface, certains recommandent
de limiter la vitesse de circulation du fluide à 0,5m/sec.
L'acier revêtu de matière plastique ou les inox 304L ou 316L conviennent pour toutes
concentrations à des températures ne dépassant pas 40°C.
Présentations commerciales
L'acide nitique (symbole chimique: HNO3) est disponible dans les concentrations
suivantes:
- 56-70%
- 70-84%
- 97,5-100%
Matériaux compatibles
Pour des concentrations:
- jusqu'à 95%, l'inox 304L doit être utilisé; l'inox 347 peut être utilisé pour des
concentrations entre 52 et 55%
- supérieures à 95%, l'aluminium (type 3003) doit être utilisé. Le titane peuvent être
utilisé pour des éléments de pompe.
- pour toutes concentrations l'acier verré ou les revêtements PTFE peuvent être
utilisés.
Stockage
Les équipements de stockage doivent pouvoir accepter une légère dépression ou
surpression afin d'autoriser une ventilation pour évacuer les vapeurs nitreuses
pouvant se dégager.
Précautions d'emploi
Les limites d'exposition à l'acide nitrique sont fixées à:
- 5mg/m3 sur 8 heures
- 10mg/m3 sur 15 mn
L'acide nitrique attaque vigoureusement la plupart des métaux.
L'acide concentré peut provoquer des ignitions spontannées au contact avec des
matériaux organiques ou des explosions avec l'hydrogène sulfuré, l'acétone,
l'éthanol, les poudres métalliques, ...
Des vapeurs nitreuses toxiques peuvent se dégager au contact de certains métaux
(cuivre, zinc et leurs alliages), ou matières organiques (bois, chiffons, papier, ...).
Traitement des épandages
L'épandage d'acide nitrique peut générer des vapeurs nitreuses toxiques. La zone
doit être évacuée et si possible ventilée.
Les petites quantités peuvent être diluées avec une grande quantité d'eau.
Ne jamais utiliser d'absorbant combustible tel que de la sciure de bois, mais
seulement du sable propre si l'eau n'est pas disponible.
L'acide peut être neutralisé avec de la chaux ou de la soude caustique, mais cela
provoque une réaction violente avec émission de grandes quantités de fumées
toxiques.
Chaleur de dilution
Le tableau ci-desous donne la chaleur dégagée en kcal par kg de solution initale lors
de la dilution jusqu'à la concentration finale.
Concentration finale (% poids)
Concentration initiale (% poids)
80% 70% 60% 40% 20% 0%

100% liquide 59 77 93 115 124 126

80% 16 29 47 53 55

70% 6 22 28 30

60% 1 6 8

40% 2 3

Exemple d'application:
La dilution de 1 kg de solution à 70% à 50°C par 2,5kg d'eau à 20°C conduira à une
solution titrant:
(70 x 1)/(1 + 2,5) = 20%
La chaleur dégagée est lue dans le tableau (C. initiale= 70% & C. finale= 20%): 28
kcal
Sachant que 1 kcal fournie à 1kg de solution provoque une augmentation de
température de 1°C, l'élévation de température de la solution due à la dilution sera
donc approximativement de:
28 / 3,5 = 8°C.
Compte non tenu de la chaleur de dilution, la température finale du mélange serait
de:
[(1 x 50) + (2,5 x 20)] / (1 + 2,5) = 28,6°C
L'effet de la chaleur de dilution portera la température de la solution finale à près de
37°C.
Si la solution doit être maintenue à une température <30°C, il faudra éliminer:
3,5 * (37 - 30) = 24,5 kcal.
Si le système de refroidissement permet d'éliminer 100kcal/h, l'opération de dilution
devra durer près de 15 minutes.
La chaux est la base la plus utilisée dans le monde (plus de 90%) pour la
neutralisation des effluents acides. Elle offre souvent une solution économique et
efficace de neutralisation.

Présentations
Calcaire (lime stone)
Minéral courant à l'état naturel composé principalement de carbonate de calcium et
parfois de magnésium.

Chaux vive (quick lime or caustic lime)


Poudre d'oxyde de calcium à plus de 90% et produite par calcination à plus de 900°C
du calcaire.

Chaux hydratée ou éteinte (hydrated lime)


La chaux éteinte est de l'hydroxyde de calcium, Ca(OH)2, produite par réaction de la
chaux vive avec de l'eau. On distingue:
- la chaux hydratée qui est une poudre d'hydroxyde de calcium
- la chaux éteinte qui est une suspension aqueuse d'hydroxyde de calcium

Lait de chaux (lime milk)


Le lait de chaux est une solution diluée (8 à 15%) d'hydroxyde de calcium dans
l'eau. Elle peut être préparée à partir de de chaux éteinte ou de chaux vive
Préparation du lait de chaux
La réaction de la chaux vive avec l'eau provoque un dégagement de chaleur.
La chaleur accélère la réaction avec l'eau, c'est pourquoi il est conseillé de la
préchauffer.
Les impuretés de la chaux pouvant représenter jusqu'à 5% de la matière première
employée formeront des dépots qu'il faudra éliminer périodiquement du réacteur de
préparation.

Comportement des acides et des bases dans


l'eau
Sommaire de la page:
o Acides et bases en solution aqueuse
o pH des solutions d'acides
o pH des solutions de bases
o pH de solutions de sels
o Neutralisation
o Mélanges tampons
Voir aussi ...

Acides et bases en solution aqueuse


Les acides et les bases en solutions aqueuses sont dissociés ou dissocient l'eau elle-
même:
AH <==> H+ + A-
H2O <==> H+ + OH-
B + H+ <==> BH+
Ces réactions sont équilibrées et la constante d'équilibre s'écrit:
[H+][A-] [B][H+]
Ka = -------- Ka = ------- Ke = [H+][OH-]
[AH] [BH+]

avec:
[H+],[A-],[AH] concentration (mole/litre) de H+, A- et AH
[BH+],[B],[OH-] concentration (mole/litre) de BH+, B et OH-
La force d'un acide est sa capacité à libérer un ion H+.
La force d'une base est sa capacité à combiner un ion H+.
Les acides forts sont donc en équilibre avec des bases faibles.
Les acides faibles sont en équilibre avec les bases fortes.
La force des acides et des bases est représentée par la constante d'équilibre Ka dite
constante d'acidité, ou plus commodément par -logKa (logarithme décimal), encore
désigné par le symbole pKa.

Quelques valeurs de pKa


===============================
Couple acido-basique pKa
--------------------- -----
ac.carbonique/carbonate 6,4
ac.formique/formiate 3,75
ac.acétique/acétate 4,75
phénol/phénolate 9,9
ammonium/ammoniac 9,2
===============================
Les polyacides se voient attribuer autant de valeur de pKa que de fonction acide:
===============================
Couple acido-basique pKa
--------------------- -----
H3PO4/H2PO4- 2,1
H2PO4-/HPO42- 7,2
HPO42-/PO43- 12,4
===============================

Valeurs de pKe
============================================
Tre (°C) 0 20 30 50 60 100
-------- ---- ---- ---- ---- ---- ----
pKe 14,9 14,2 13,8 13,3 13,0 12,4
============================================
pH des solutions d'acides
Acides forts
Les acides forts sont totalement dissociés.
AH --> A- + H+
La concentration en H+ de la solution est donc égale à la concentration initiale C en
acide.
pH = -logC

Acides faibles
Les acides faibles sont peu dissociés tant que leur concentration n'est pas trop faible.
Le tableau ci-dessous donne le pourcentage de dissociation de l'acide en fonction de
sa concentration initiale:
========================================
C pKa du couple acido-basique
mol/l 1 2 3 4 5
----- ---- ---- ---- ---- ----
10-1 62% 27% 10% 3% 1%
10-2 100% 62% 27% 10% 3%
10-3 100% 62% 27% 10%
10-4 100% 62% 27%
10-5 100% 62%
10-6 100%
========================================
Pour des acides de pKa>4 et des concentrations >10-2 mole/litre, la dissociation
peut être négligée. Le pH peut être calculé par l'expression simplifiée suivante:
pH = 1/2pKa - 1/2logC

Mélanges d'acides faibles


Le pH des mélanges d'acide faible en solution peut être calculé par les expressions
suivantes:
[H+] = racine(Ka1.C1 + Ka2.C2)
pH = -log[H+]
pH des solutions de bases
Bases fortes
Les bases fortes sont totalement dissociées.
BOH --> B+ + OH-
[OH-] = C
pH = pKe + logC

Bases faibles
Les bases faibles (pKa<12) sont peu dissociées.
Pour des concentrations pas trop faibles (C>10-4 mole/litre) la dissociation de la
base peut être négligée: [B]=C
pH = 1/2(pKa + pKe + logC)
Pour des concentrations très faibles (C<10-4 mole/litre) la dissociation ne peut plus
être négligée: [B] différent de C
Le tableau ci-dessous donne le pH de solutions de bases de différentes forces et pour
différentes concentrations:
========================================
C pKa de la base
mol/l 9 10 11 12 13
----- ---- ---- ---- ---- ----
10-1 11,0 11,5 12,0 12,4 12,8
10-2 10,5 11,0 11,4 11,8 12,0
10-3 10,0 10,4 10,8 11,0 11,0
10-4 9,4 9,8 10,0 10,0 10,0
10-5 8,8 9,0 9,0 9,0 9,0
10-6 8,0 8,0 8,0 8,0 8,0
========================================
pH de solutions de sels
On apelle un sel le résultat de la combinaison d'un acide et d'une base.
AH + BOH --> AB + H2O

Sels neutres
Les sels résultats de la réaction d'un acide fort et d'une base forte sont neutres. Le
pH de la solution de tels sels est de 7.
Exemple: NaCl, Na2SO4

Sels acides
Les sels résultats de la réaction d'un acide fort et d'une base faible sont acides. Le
pH de solutions de tels sels est <7.
Exemple: NH4Cl

Sels basiques
Les sels résultats de la réaction d'un acide faible et d'une base forte sont basiques.
Le pH de solutions de tels sels est >7.
Exemple: Na2CO3
Neutralisation
Le terme de neutralisation est employé pour:
- amener la solution à un pH de 7 (pour le traitement d'un effluent par exemple)
- faire réagir une quantité équivalente d'acide et de base (pour une analyse)
Selon la force de l'acide et la base en jeu, les quantités peuvent varier.
Base forte par un acide fort

Au cours de la neutralisation, la variation de pH est d'abord faible, puis aux alentours


de la neutralité stoechiométrique un saut rapide de pH le fait passer de l'acidité à la
basicité.
La neutalisation stoechiométrique intervient pour un pH de 7.
La concavité de la courbe est tournée vers le haut avant la neutralité, et elle est
tournée vers le bas après la neutralisation. Le point de neutralisation est au point
d'inflexion de la courbe. Il peut être déterminé graphiquement.

Base faible par acide fort

Acide faible par base


forte
La courbe de
neutralisation
présente un
palier aux alentours
de la zone de demi-
neutralisation autour duquel le pH varie peu. Le pH
à la demi-neutralisation est égal au pKa.

Polyacides par base forte


La neutralisation des différentes acidités se
produit successivement. A chacun des points de
neutralisation, correspond un saut de pH.
Entre chaque point de neutralisation, un palier
pour des valeurs de pH égales aux pKa des
couples acido-basiques.

Mélanges tampons
La courbe de neutralisation d'un acide faible
par une base forte présente un palier autour de
la zone de demi-neutralisation autour duquel le pH varie peu.
Le pH peut être calculé par la formule suivante:
[sel formé]
pH = pKa + log ---------------
[acide restant]
Le pH d'une solution d'un mélange d'acide faible et de son sel de base forte (sel de
sodium ou de potasse par exemple) en proportion équimolaire (1 mole pour 1 mole),
est alors égal la valeur du pKa du couple acido-basique.

Régulation de la neutralisation des eaux


Sommaire de la page:
o Régulation directe
o Régulation par ratio de débit
o Régulation avec ajustement du gain
Voir aussi ...

Il est fréquent d'avoir à neutraliser un liquide par addition d'acide ou de base. Ce


peut être par exemple un effluent aqueux avant traîtement biologique ou rejet dans
le milieux naturel, ou bien un flux procédé. L'objectif sera d'obtenir une valeur de pH
proche de 7. L'addition d'acide abaissera le pH, tandis que l'addition de base
l'augmentera. La neutralisation peut être faite de manière discontinue en batch, ou
continue. La neutralisation discontinue pourra faire appel à toutes sortes de moyens
de contrôle discontinus voire manuels. La neutralisation continue fera appel à un
régulateur pour ajuster le débit de réactif. Dans les procédés continus, le flux à
neutraliser et le réactif sont introduits dans un mélangeur qui permet la réaction et
assure un minimum de temps de séjour avant la mesure du pH résultant. Plus
rarement le mélange et la réaction se font en ligne dans le tuyau véhiculant le flux à
neutraliser.
La difficulté de cette opération vient de la non linéarité de la
courbe de neutralisation. L'évolution du pH est très lente loin du point de
neutralisation mais très rapide à son approche. En conséquence il sera difficile
d'atteindre un pH précis sans une grande maitrise des débits de réactif et de flux à
neutraliser.

Régulation directe

Le schéma de régulation le plus simple consiste à


mesurer en continu le pH du flux en aval de l'addition de réactif (acide ou base), et
faire commander la vanne réglant le débit d'injection par un régulateur dont le rôle
sera de maintenir la valeur de pH mesurée égale à une consigne.
Ce schéma peut être satisfaisant si:
- le débit et la pression du flux à neutraliser sont stables
- la pression de réactif est stable
Si les débits de flux à neutraliser ou de réactif sont difficiles à maitriser, il faut
envisager une régulation en ratio.

Régulation par ratio de débit


Des variations même faibles des débits de
flux à neutraliser ou de réactif peuvent rapidement conduire à un résultat hors
spécification. Il sera possible de s'affranchir de ces perturbations en régulant le ratio
entre les deux flux. Pour cela il faudra mesurer les débits de flux à neutraliser et de
réactif en plus de la valeur de pH. Le débit de réactif sera régulé en ajustant
l'ouverture de la vanne d'injection, tandis que le débit de flux à neutraliser est subit
ou fixé par ailleur dans le procédé. Le ratio entre les deux débits est régulé en
agissant sur le point de consigne du régulateur de débit de réactif. Le pH est régulé
en agissant sur le point de consigne du régulateur de ratio.

Régulation avec ajustement du gain

Une autre difficulté rencontrée dans une régulation de pH


lors d'une neutralisation, est la grande augmentation du gain du procédé au
voisinage du point de neutralisation. Le gain du procédé est le rapport de la variation
de la variable à régler (ici le pH) sur la variation de la variable réglante (ici le débit
de réactif). Les régulateurs utilisent, dans leur algorithmes de calcul standard, une
valeur de gain fixe. Pour permettre au régulateur de fonctionner efficacement, on
considère généralement que le gain du procédé ne doit pas varier de plus d'un
facteur 4 sur le domaine d'utilisation. On est généralement bien au delà dans le cas
d'une neutralisation. Cela signifie que si le gain du régulateur est adapté au gain du
procédé au voisinage de la neutralisation, il réagira trop peu lorsque le procédé s'en
éloignera.

Pour permettre au régulateur d'être aussi


efficace sur tout le domaine d'utilisation il faut adapter le gain du régulateur au gain
du procédé. Ceci se fait assez facilement avec les systèmes de conduite numériques.
Il faut créer un bloc de calcul qui détermine le gain à appliquer au régulateur en
fonction du pH mesuré. Ainsi si le pH est éloigné du point de neutralisation le gain
appliqué sera élevé conduisant à une forte réaction du régulateur. Plus le pH se
rapprochera de la valeur de neutralisation, plus le gain du régulateur sera faible.