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AGR 2018/2019

La fusion acquisition

Management du risque bancaire/Marché

Encadre par M. Khribech Salim

Réalisé par :
Kassimi Alaoui Hicham
INTRODUCTION

Les opérations de fusions-acquisitions participent du marché du contrôle des


entreprises : quelles que soient les modalités pratiques de l’opération et sa forme
juridique, il s’agit toujours d’un rachat d’entreprise, donc d’une modification de
sa propriété, potentiellement accompagnée d’une modification de son contrôle.
Les entreprises peuvent croître de trois manières :
• Croissance interne (ou organique) de l’entreprise, nécessairement progressive.
• Alliance avec une autre entreprise dans le cadre d’un contrat ou d’une société
commune (joint-venture).
• Croissance externe : plus rapide, mais souvent plus coûteuse, cette méthode
consiste à racheter une autre entreprise ou à fusionner avec elle. Les fusions
acquisitions sont des opérations très courantes : chaque année, plusieurs dizaines
de milliers d’entreprises sont Rachetées.
L’immense majorité de ces opérations concerne des petites ou moyennes
entreprises. Seules une vingtaine d’opérations annuelles ont trait à des grandes
entreprises pour des montants dépassant les 20 milliards d’euros.
Le présent travail sera présenté comme suit :

- La diversité des fusions acquisitions

-L’intérêt de fusion acquisition

-processus de fusion acquisition

-Les risques liee aux fusion acquisition

- Les déterminants des stratégies de fusions acquisitions

- Conclusion .
1. La diversité des fusions acquisitions
A. Les différentes formes de prise de contrôle

Il peut y avoir soit transfert d’actifs soit acquisition d’actions sur les marchés.
Par transferts d’actifs :
· La fusion
Lors d’une fusion, deux ou plusieurs sociétés se dissolvent pour former une
nouvelle société qui reprend la totalité de leur patrimoine.
Exemple : Aventis (agence de communication) est issue de la fusion des sociétés
Hoescht et Rhône Poulenc (groupe pharmaceutique et chimique) qui se sont
dissoutes lors de l’opération.
· La fusion absorption
Une société absorbante B reçoit les actifs et les dettes d’une société absorbée A
qui disparaît.
Exemple : La fusion absorption de Mammouth par Carrefour a entraîné la
disparition de la firme absorbée.
· La scission
Elle entraîne la disparition d’une société par la transmission de son patrimoine à
des sociétés nouvelles ou préexistantes. Les scissions précèdent ou
accompagnent souvent les opérations de fusions et acquisitions car les
restructurations et regroupements des firmes entraînent une modification de
leurs activités.
Exemple : La scission des opérations chimiques de Rhône Poulenc (création de
Rhodia) a précédé la fusion avec Hoescht pour créer Aventis.

· La cession partielle d’actifs


Une société A apporte une partie de ses actifs à une société B (fausse scission).
La société A poursuit son existence. L’entreprise B n’acquiert qu’une partie du
capital de A. Cette procédure est souvent utilisée lorsqu’à la suite d’une fusion
la nouvelle entité est contrainte par les autorités de la concurrence, de se délester
de certaines activités pour les quelles elle dispose d’une position dominante.
Exemple : Ainsi, Total Fina Elf a dû céder à Carrefour et aux centres Leclerc
une partie de ses stations d’autoroute.
Par acquisition d’actions sur les marchés (par prise de participation
financière)
Très souvent, l’acquisition d’une firme B par une firme A prend la forme d’une
prise de participation financière de la firme A dans la firme B.
Cette méthode permet aux firmes contrôlées de ne pas perdre leur autonomie
juridique. Le rachat peut être total ou partiel. Une prise de participation proche
de 30% du capital permet à la firme qui la réalise de disposer d’une minorité de
blocage. Un contrôle de plus de 50% est cependant souvent nécessaire (contrôle
de filiales).
Exemple : la prise de participation de 37% de Renault dans le capital de Nissan
lui a donné le contrôle de cette entreprise.
B. Les logiques économiques

· Fusion horizontale : elle réunit des activités situées au même stade de la


filière de production.
Exemple : fusions de Peugeot Citroën ou Daimler Chrysler
· Fusion verticale : elle réunit des activité situées le long de la filière de
production. C’est une procédure typique de la filière pétrolière où les raffineurs
contrôlent leur propre réseau de distribution d’essence.
Exemple : Le groupe Hachette est à la fois éditeur, distributeur et diffuseur
notamment à travers son réseau « Relais H ».
· Fusion conglomérale : elle regroupe des activités appartenant à des secteurs
d’activité différents
Exemple : Avant son rachat par Vivendi, le groupe Seagram était à la fois
présent sur le marché des vins et spiritueux et sur le marché des industries
culturelles.
· Fusion oblique ou concentrique : les activités réunies par la fusion
n’appartiennent pas au même marché mais mobilisent des compétences voisines.
Exemple : la gestion de la distribution d’eaux nécessite des compétences qui
peuvent être utilisées pour la gestion d’un réseau câblé, ce qui explique la
diversification de la Lyonnaise des eaux vers cette activité à travers le réseau
Noos.
· Fusion géographique : fusion d’entreprises n’étant pas concurrentes sur le
même marché géographique.

2.L’intérêt de fusion acquisition

En général, quand une entreprise en rachète une autre, c’est parce qu’elle
pense que l’opération va accroître ses activités économiques. Ce n’est pas
plus compliqué que cela !
Les intérêts sont multiples :
• faire des économies d’échelle : la nouvelle entité achète moins cher ses
matières premières, entre autres, en négociant sur les volumes ;
• acquérir de nouvelles compétences, ce qui permet de satisfaire une clientèle
plus large ;
• s’implanter dans un nouveau pays ;
• gagner des parts de marché en récupérant les clients de l’entreprise rachetée,
pour être plus fort face à ses concurrents.
3.Processus de fusion acquisition

En règle générale, l’entreprise acheteuse procède par étapes. Tout d’abord,


elle définit ses besoins dans le cadre de sa stratégie. Ensuite, elle regarde
les entreprises qui pourraient correspondre et les approche. Si les dirigeants
de la société convoitée sont d’accord, une phase de négociation commence
pour déterminer le prix, les modalités de paiement, le financement, etc. Puis
l’acheteur réalise un audit, qui permet d’établir un diagnostic approfondi de
la société cible et de vérifier qu’elle correspond bien à ce qu’on pensait.
Ensuite, il ne reste plus qu’à signer !
4.les risques liée aux fusion acquisition

Une acquisition n’est jamais sans risque! Les négociations peuvent tout
simplement ne pas aboutir. Les autorités réglementaires peuvent aussi freiner
l’opération pour éviter la création d’un nouveau monopole. Les marchés
financiers peuvent également mettre sous pression les cours de bourse des deux
entreprises. Si les investisseurs sont convaincus des bénéfices de l’opération, le
cours de la société cible aura tendance à monter. S’ils considèrent l’opération
risquée, le cours aura tendance à baisser. Parfois, une simple rumeur suffit pour
faire chuter le cours d’une action !
Si l’acquisition se fait, l’intégration, par la suite, est la phase la plus délicate.
Une fusion confronte le plus souvent des cultures d’entreprise très différentes et
leur rapprochement prend du temps. Mais n’oublions pas qu’une société prend
aussi des risques en choisissant de rester isolée. Elle peut elle-même devenir une
cible pour d’autres entreprises

5. Les déterminants des stratégies de fusions acquisitions

Très momentanément interrompues à la fin des années quatre-vingt, les F&A


reprennent à un rythme de plus en plus soutenu pendant toute la décennie 1990-
2000. Désormais, elles touchent la majorité des pays développés et présentent
des caractéristiques analogues d’un pays à l’autre. La mondialisation accélérée
des économies, la déréglementation financière et la révolution technologique
impulsée par les T.I.C. déclenchent d’importants besoins de restructurations des
industries qui se traduisent par une concentration des marchés et un recentrage
sur les activités principales. Les F&A réunissent très souvent des firmes de
nationalités différents pour former de grandes firmes multinationales.
Les F&A se font par vagues et privilégient certains secteurs d’activité. Plusieurs
facteurs expliquent ces deux caractéristiques. Les innovations, qu’elles soient
technologiques, organisationnelles ou financières, impliquent des
restructurations qui touchent simultanément plusieurs secteurs. Ensuite, les
fusions s’opèrent généralement dans une conjoncture de croissance des
économies.
L’ampleur des F&A est fonction du modèle de gouvernance dominant. Enfin,
l’évolution de la réglementation et de la législation encourage ou au contraire
freine le rythme de diffusion.

CONCLUSION

Lorsqu’une entreprise augmente sa taille, il est fréquent qu’elle profite


d’économies d’échelle.
• Ces économies d’échelle apparaissent lorsque l’entreprise fait face à des coûts
fixes élevés ou qu’elle peut profiter de prix plus intéressants de ses fournisseurs
lorsqu’elle commande en grande quantité. Une entreprise peut également
profiter d’économies de gamme.
• Lorsque la production conjointe de biens différents entraîne des coûts de
production plus faibles et/ou des prix de vente plus élevés que dans le cas où les
biens seraient produits par des entreprises différentes.
Ces économies d’échelle et de gamme ne justifient pas toujours la croissance.