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dénonciation indirecte Attendu que M.

Villez fait grief au jugement attaqué de l'avoir


débouté de sa demande en paiement de rappel d'heures
Cass. Soc. 26/06/86 nº 1763 P supplémentaires, au motif qu'il n'avait pas dénoncé le reçu
Villez c/Sté Varillon pour solde de tout compte, signé le 31 août 1983, dans le délai
de deux mois, alors que le Conseil de prud'hommes devait
rechercher si la lettre adressée par le salarié à l'Inspecteur du
travail le 8 septembre 1983 et celle de ce dernier à
l'employeur en date du 26 octobre 1983 n'avaient pas
interrompu le délai de forclusion ;

Mais attendu que ces lettres n'ayant pas été adressées par le
salarié lui-même à l'employeur, ne pouvaient valoir
dénonciationdu reçu pour solde de tout compte ; qu'il s'ensuit
que le moyen n'est pas fondé ; Par ces motifs : Rejette la
seconde branche du moyen unique
dénonciation - lettre simple Attendu que pour déclarer irrecevable la demande en
paiement d'un complément d'indemnité de préavis de M. Finet,
Cass. Soc. 19/03/85 nº 1179 P Finet la Cour d'appel a énoncé que la lettre adressée le 26 avril
c/SARL Bois et Matériaux de l'Isère 1979 par le conseil de celui-ci à l'employeur ne comportait
aucune allusion au solde de tout compte et n'avait pas été
adressée sous forme recommandée ;

Qu'en statuant ainsi, alors que la lettre, émanant du


mandataire du salarié, constituait une demande motivée et
chiffrée ayant pour objet de compléter l'indemnité de préavis
et valait donc dénonciation du reçu pour solde de tout
compte, peu important que cette lettre n'eût pas été
recommandée dès lors que l'employeur ne contestait pas
l'avoir reçue, la Cour d'appel a violé les textes susvisés ; Par
ces motifs : Casse et annule
dénonciation - obligation de Attendu que M. Gilles Greffier, engagé le 17 août 1979 par
motiver M. Cesca en qualité de chauffeur de camions et licencié le
29 janvier 1980 a dénoncé le 16 mars 1980 le reçu pour solde
Cass. Soc. 14/05/84 nº 1296 Cesca de tout compte qu'il avait signé le 1er février 1980 ; que, dans
c/Greffier cette dénonciation, il a déclaré avoir droit à une somme de
136 francs à titre de rappel de salaires sans préciser les
raisons pour lesquelles cette somme lui serait due ; que
l'employeur ayant soulevé l'irrégularité de ladite dénonciation
au regard de l'article L. 122-17 du Code du travail, le
jugement attaqué a considéré la dénonciation comme valable
au motif que M. Greffier avait émis des réserves sur son solde
de tout compte dans les délais prévus, et a ensuite fait droit à
ses demandes en rappel de salaire et en paiement d'indemnité
pour réduction d'horaire ;

Qu'en statuant ainsi, alors que la dénonciation du reçu pour


solde de tout compte n'était pas " dûment motivée " au sens
du texte susvisé, le conseil de prud'hommes a violé ce texte ;

Attendu que pour condamner Mme Cesca à payer à


M. Greffier des dommages-intérêts pour non-respect de la
procédure de licenciement et licenciement sans cause réelle et
sérieuse, le jugement attaqué se borne à énoncer que
M. Greffier a effectivement subi un préjudice ;

Qu'en statuant par ce seul motif, sans s'expliquer sur les


divers griefs allégués par l'employeur à l'encontre du salarié
pour justifier le licenciement, ni sur le non-respect de la
procédure, le conseil de prud'hommes n'a pas satisfait aux
exigences du texte susvisé ; Par ces motifs : Casse et annule

dénonciation - obligation de 1/ Attendu que la société Socoflec-Centre Leclerc fait grief à


motiver - demande en justice l'arrêt attaqué (Angers, 2 février 1987) d'avoir déclaré
recevable après signature d'un reçu pour solde de tout compte
1/Cass. Soc. 01/03/89 nº 821 P la demande de M. Parramore, son ancien salarié, en paiement
Socoflec c/Parramore de diverses sommes, alors, selon le moyen, que n'est pas
dûment motivée la dénonciation du reçu pour solde de tout
compte qui énonce l'objet de la demande sans préciser les
moyens sur lesquels le salarié la fonde ; qu'en l'espèce, la
convocation en conciliation reçue le 30 mars 1985 par la
société Socoflec se bornait à énoncer que la demande de
M. Parramore avait pour objet le paiement de salaire de mise
à pied, d'indemnités de congés payés, de préavis de
licenciement et de dommages et intérêts pour licenciement
dépourvu de cause réelle et sérieuse, mais ne précisait
nullement les moyens sur lesquels cette demande était fondée ;
qu'en déclarant néanmoins motivée la dénonciation d'un reçu
pour solde de tout compte de M. Parramore et en conséquence
recevable la demande de ce dernier, la Cour d'appel a violé
l'article L 122-17 du Code du travail ;
2/ non-dénonciation par
réclamation tardive
Mais attendu que la convocation reçue par l'employeur dans
le délai de deux mois produit les effets de la dénonciation
Cass. Soc. 21/10/98 nº 4125 P Pisan
écrite et dûment motivée visée par l'article L 122-17 du Code
c/SA Jolivald et autres
du travail ; d'où il suit que le moyen ne peut être accueilli ;
Par ces motifs : Rejette le pourvoi.

2/ Attendu que le salarié fait encore reproche à l'arrêt d'avoir


déclaré irrecevables ses demandes de rappels de salaires et
d'heures supplémentaires, formées en cause d'appel ;

Mais attendu que la cour d'appel, qui a constaté que le


salarié n'avait saisi le conseil de prud'hommes que d'une
demande en paiement de dommages-intérêts et d'une
indemnité de rupture, a décidé exactement que cette saisine
n'entraînait pas dénonciation du reçu pour solde de tout
compte pour d'autres demandes ; que le moyen n'est pas
fondé ; Par ces motifs : Rejette le pourvoi.
dénonciation implicite - action en 1/ ...la Cour d'appel énonce que le fait que l'action ait été
justice introduite avant la engagée le 6 mars 1989 n'empêche pas l'effet de forclusion
signature du reçu - reçu découlant du reçu pour solde de tout compte signé
postérieur - désistement (non) ultérieurement, que cet effet de forclusion ne peut être aboli
que si le reçu pour solde de tout compte est dénoncé dans le
1/ Cass. Soc. 12/03/96 nº 1178 P de délai de deux mois, qu'une telle dénonciation ne peut être que
Moulins c/Sté Liaisons et postérieure à la signature du document, qu'elle ne peut donc
Convergence résulter de la citation devant le conseil de prud'hommes, cette
citation étant antérieure, que le reçu pour solde de tout
compte englobe les dommages-intérêts pour rupture abusive
du contrat de travail ;

Qu'en statuant ainsi, alors que la seule circonstance que le


salarié ait signé un reçu pour solde de tout compte n'était
pas de nature à caractériser un désistement d'instance, le
conseil de prud'hommes a violé les dispositions du texte
2/ Cass. Soc. 01/10/96 nº 3773 PF susvisé ; Par ces motifs : Casse et annule, mais seulement en
Darriet c/SA Cogema ce qui concerne les dispositions relatives aux dommages-
intérêts pour rupture abusive

2/ ...Attendu que pour déclarer irrecevables les demandes du


salarié, la Cour d'appel énonce que le reçu pour solde de tout
compte rédigé en termes généraux ne peut découler que d'un
acte postérieur à sa signature, de sorte que la citation en
dénonciation - forme - avocat du Attendu que pour rejeter la demande du salarié, la Cour
salarié - pouvoir d'appel a énoncé que l'employeur est fondé à se prévaloir,
d'une part, de la fin de non recevoir tirée du défaut de mandat
Cass. Soc. 08/10/96 nº 3573 PF spécial donné à l'avocat pour dénoncer le reçu pour solde de
Derradj c/Sté française des tout compte, et d'autre part, de la validité du reçu
nouvelles Galeries réunies régulièrement signé par le salarié et non critiqué par une
dénonciation dûment motivée au sens de l'article L 122-17 du
Code du travail ;
Qu'en statuant ainsi, alors qu'elle a relevé, d'une part,
que l'avocat avait été chargé par le salarié d'introduire une
instance prud'homale, d'autre part, que la dénonciation
soutenait que le licenciement était dépourvu de cause réelle et
sérieuse et que des congés payés étaient dus, la Cour d'appel
a violé le texte susvisé ; Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu
de statuer sur le premier moyen : Casse et annule

dénonciation - forme - lettre Attendu que, pour rejeter ces demandes en se fondant sur la
recommandée fin de non-recevoir tirée de la non-dénonciation du reçu pour
solde de tout compte dans le délai légal, le jugement énonce
Cass. Soc. 21/10/97 nº 3633 P que la dénonciation du reçu pour solde de tout compte doit
Cretel et autre c/Le Dosseur et être opérée par lettre recommandée adressée à l'employeur
autres dans le délai de deux mois ; que la lettre produite aux débats
de dénonciation de reçu pour solde de tout compte ne
démontre pas que celle-ci ait été envoyée à l'employeur, faute
d'accusé de réception ;

Qu'en statuant comme il l'a fait, alors que la notification par


lettre recommandée avec avis de réception signé par son
destinataire n'est pas exigée par la loi pour la dénonciation
du reçu pour solde de tout compte, le conseil de prud'hommes,
qui n'a pas recherché si la dénonciation dudit reçu avait été
reçue par l'employeur dans le délai légal, a violé les textes
susvisés ; Par ces motifs et sans qu'il y ait lieu de statuer sur
les autres branches du moyen : Casse
dénonciation - procédure
judiciaire - convocation de ... attendu que le dépôt par la salariée d'une demande de
l'employeur devant le bureau de convocation de l'employeur devant le bureau de conciliation
conciliation - reçue après le délai ne produit pas, à lui seul, les effets de la dénonciation d'un
de forclusion reçu pour solde de tout compte ; qu'en l'espèce, si Mlle Aucher
a effectivement saisi le conseil de prud'hommes le
Cass. Soc. 15/11/89 nº 4498 P 23 novembre 1983, la convocation n'a été reçue par
Aucher c/SA Angely l'employeur que le 26 janvier 1984, soit après l'expiration du
délai de deux mois prévu à l'article L 122-17 du Code du
travail ; que par ce seul motif, la décision attaquée se trouve
justifiée ; d'où il suit que le moyen ne peut être accueilli ; Par
ces motifs : Rejette le pourvoi.
dénonciation - procédure Attendu que la société Surveillance de l'Ouest fait grief à la
judiciaire - forme - conclusions décision d'avoir déclaré M. Ains recevable dans sa demande
contradictoires devant la en paiement d'un rappel de prime alors, selon le pourvoi, que
juridiction prud'homale la dénonciation par le salarié du reçu pour solde de tout
compte doit être écrite et formée par lettre recommandée ;
Cass. Soc. 21/02/90 nº 695 P SA qu'en l'espèce, il ressort des propres constatations du
Surveillance de l'Ouest c/Ains jugement attaqué que le reçu pour solde de tout compte avait
été dénoncé par le salarié au cours du débat contradictoire de
l'audience du jugement du 7 février 1986 ; qu'en déclarant
valide cette dénonciation orale, le conseil de prud'hommes a
violé l'article L 122-17 du Code du travail ;

Mais attendu que la dénonciation formulée par voie


de conclusions contradictoirement prises à l'audience de la
juridiction prud'homale dans le délai de deux mois à
compter de la signature du reçu, produit les effets de la
dénonciation visée par l'article L 122-17 du Code du travail ;
qu'ayant relevé l'existence d'un tel débat contradictoire dans
le délai de deux mois prévu à l'article susvisé, le conseil de
prud'hommes en a exactement déduit que la demande du
salarié était recevable ; d'où il suit que le moyen n'est pas
fondé ; Par ces motifs : Rejette le pourvoi.
dénonciation éléments non 1/ Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. Leroux, employé par
envisagés - dénonciation partielle la Société industrielle des bois et dérivés, dirigée par M. Noël
Hubert, comme empileur du 16 août 1980 au 31 octobre 1983,
1/ Cass. Soc. 22/06/94 nº 2948 P puis par la société Hubert et fils, dirigée par M. Gérard
SA Hubert et fils c/ Le Roux Hubert, en qualité de machiniste à compter du 1er novembre
1983, a été licencié le 11 avril 1985, pour avoir, sur les lieux
du travail, exercé des violences sur un de ses collègues ;
qu'ayant été dispensé de l'exécution de son préavis, il a quitté
l'entreprise le 17 avril 1985 et, le même jour, a signé un reçu
pour solde de tout compte ; que, par lettre du 18 mai 1985,
M. Leroux a dénoncé ce reçu en contestant le montant d'une
retenue effectuée par l'employeur au titre du remboursement
d'un prêt et en réclamant un certificat de travail rectifié ;

Sur les trois premières branches du moyen unique : Vu


l'article L. 122-17 du Code du travail,

Attendu que, pour rejeter la fin de non-recevoir fondée sur le


reçu pour solde de tout compte et condamner la société au
paiement de sommes à titre de primes d'ancienneté, de
vacances, de primes en fonction du temps de travail accompli,
d'indemnités de licenciement et pour licenciement sans cause
réelle et sérieuse, la Cour d'appel a énoncé que le reçu n'a
donné aucun détail sur les circonstances ou les conditions de
son établissement et, en particulier, n'a rien dit du
licenciement décidé le 11 avril 1985, qu'il n'a pas rappelé que
sa dénonciation éventuelle devrait être écrite, dûment motivée
et recommandée, ou encore que le délai de 2 mois, durant
lequel elle devrait intervenir, était un délai de forclusion ; qu'il
a été régularisé à une date où, même dispensé de
travailler,M. Leroux était toujours sous contrat et devait le
rester jusqu'au 14 juin 1985, soit à une date où, les comptes se
poursuivant, leur solde libératoire n'était pas encore
envisageable ; qu'il n'était pas, malgré ses termes, un reçu
pour solde de tout compte, mais seulement un reçu de la
somme que la société Hubert et fils reconnaissait devoir
payer ;

Qu'en statuant ainsi, alors, d'une part, qu'il résultait de ses


propres constatations que le salarié, qui avait été dispensé
d'effectuer son préavis, ne se trouvait plus sous la dépendance
de l'employeur lors de la signature du reçu pour solde de tout
compte, que ce reçu visait les salaires, accessoires du salaire,
et toutes indemnités, quelle qu'en soit la nature et quel qu'en
soit le montant, dues au titre de l'exécution et de la cessation
du contrat de travail, et alors, d'autre part, que l'article
L. 122-17 du Code du travail exige seulement la mention
" pour solde de tout compte " portée de la main du salarié,
suivie de sa signature, et celle du délai donné à l'intéressé
pour dénoncer le reçu, la Cour d'appel a violé, par fausse
application, le texte susvisé ;

Et sur la cinquième branche du moyen : Vu l'article L. 122-17


du Code du travail,

Attendu que, selon ce texte, le reçu pour solde de tout compte


2/ Cass. Soc. 21/05/81 nº 1118 SA délivré par le travailleur à l'employeur lors de la résiliation
Encyclopaedia Universalis France ou à l'expiration de son contrat, peut être dénoncé dans les
c/Demay 2 mois de sa signature ; que la dénonciation doit être écrite et
dûment motivée ; que cette dénonciation produit ses effets
dénonciation partielle - Attendu, cependant, que si le reçu pour solde de tout compte
réclamations autres que celles n'a aucun effet libératoire à l'égard des sommes déjà
objet du litige demandées au conseil de prud'hommes, il conserve, en
l'absence de dénonciation motivée, un effet en qui concerne
Cass. Soc. 30/10/96 nº 4201 P les droits envisagés par les parties lors de son établissement ;
SARL Transports Le Crom Louis
c/Bureau Qu'en statuant comme elle l'a fait, alors qu'elle avait relevé
que la lettre de dénonciation du reçu ne comportait aucun
motif, et que les chefs de demande présentés postérieurement à
la signature du reçu portaient sur des sommes relatives à des
droits envisagés lors de l'établissement de ce reçu, la Cour
d'appel a violé le texte susvisé.

Par ces motifs : Casse et annule, mais seulement en ce qui


concerne les demandes en paiement d'indemnité de repas,
prime d'ancienneté, manque à gagner, annulation de mise à
pied conservatoire, indemnité de préavis, indemnité de
licenciement et dommages-intérêts pour licenciement sans
cause réelle et sérieuse et pour licenciement abusif
double exemplaire - non-respect Attendu que, pour débouter M. Gauduchon de sa demande, la
Cour d'appel retient que le fait que le reçu pour solde de tout
Cass. Soc. 16/07/97 nº 3112 P + B compte ne soit pas établi en double exemplaire n'est pas
Gauduchon c/Bernard sanctionné par une inopposabilité de la forclusion ;

Qu'en statuant ainsi, alors que le reçu pour solde de tout


compte, qui n'a pas été rédigé en double exemplaire ou dont
l'un des deux exemplaires n'a pas été remis au salarié, ne
produit aucun effet, la Cour d'appel a violé le texte susvisé ;

Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les
deuxième et troisième moyens :

Casse et annule, mais seulement en ce qui concerne la


demande de M. Gauduchon en paiement d'un complément de
préavis et de congés payés et celle relative à la remise de
documents

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