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tâches sont :

 Tester les lignes de transmission

 contrôler le taux d’erreurs et le niveau du signal p

2.1.

2.2. Les équipements du Centre de Transmission Numérique :

Le centre de transmission est composé d’un ensemble d’équipements de multiplexage


et de transmission de signal reliés à un répartiteur haute fréquence. Les technologies de
transmission sont nombreuses, on y compte le PDH, SDH etc. Nous nous intéresserons
principalement à la technologie SDH

Il transforme, par multiplexage et codage, un ensemble de 30 signaux analogiques à


fréquences vocales, en un seul train d’informations binaires à haut débit, et inversement, il
insère ou extrait, de ce train d’informations binaires à plus faible débit représentant la
signalisation. De plus, il adapte, filtre et amplifie les signaux venant du Centre de
Commutation.

i. Terminal Numérique de Multiplexage (TNM)

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Le TNM est composé de cartes Multiplexage/Démultiplexage, cartes d’alarme et d’une
carte d’alimentation.

Carte MUX/DEMUX 8Mbits/s

 A l’émission : multiplexage de 4 trains de 2 Mbits/s

 A la réception : démultiplexage d’un train de 8 Mbits/s en 4 trains affluents de bas


débit.

Carte MUX/DEMUX 34 Mbits/s (Equipement PDH 2e génération)

 A l’émission : multiplexage de signaux de 8 Mbits/s en un signal résultant de 34.368


Mbits/s

 A la réception : démultiplexage d’un signal de 34.368 Mbits/s en 4 trains affluents de


8bits/s.

Figure 1 Equipement PDH 2e génération

Carte MUX/DEMUX 140 Mbits/s( Equipement PDH 3e génération)

 A l’émission multiplexage de 4 signaux 34.368 Mbits/s en un seul signal de 139.264


Mbits/s

 A la réception : démultiplexage d’un train de 140 Mbits/s en 4 signaux affluents de


34.368 Mbits/s.

Figure 2 Equipement PDH 3e génération


Carte d’alarme

Elle regroupe les différentes alarmes délivrées par le système, et nécessaires pour la
maintenance (Pertes de signal entrant ou sortant, coupure d’alimentation, détection d’une
alarme distant, etc.)

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Carte d’alimentation

Elle fournit le courant continu régulier nécessaire au fonctionnement des répéteurs et


des terminaux de ligne.

ii. Terminal Numérique de Ligne Optique (TNLO).

A l’émission, le signal électrique est converti en un signal lumineux, transportable sur


fibre optique. Le terminal peut transmettre des signaux convertis allant jusqu’à 4*155 Mbits/s
sur fibre optique. Le code optique en ligne est le code HDB3.

 Emission : le TNLO reçoit le signal d’émission ; HDB3 est converti en signal CMI
(Code Mark Inverted) qui commande la diode laser qui effectue la conversion
électrique-optique pour la transmission par fibre optique.

 Réception : le signal optique de la ligne est converti en signal électrique par diode
PINFET (photodiode); ce signal est enfin converti en HDB3.

A) Le répartiteur hautes fréquences

Le répartiteur est une sorte d’interface de manipulation des lignes reliées aux
équipements de multiplexage d’un côté et aux équipements du système AXE local.

Il correspond à un débit de 2 Mbits/s, et est formé de 2 parties symétriques La partie


supérieure, correspondant à l’émission et la partie inférieure, correspondant à la réception.

Chaque partie présente 2 faces : Une face présentant des réglettes verticales, 16
embases chacune, reliées aux différentes destinations

L’autre face présentant des réglettes horizontales, reliées aux équipements de


multiplexage.

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Figure 3 Répartiteur côté horizontal Figure 4 Répartiteur côté vertical

1. Les technologies de transport numérique

La transmission numérique a été conçue au départ pour véhiculer de manière plus


économique la téléphonie et donc un signal analogique occupant la bande : 300 - 3400 Hz (ou
des signaux numériques convertis en analogique dans cette bande) Pour être transmis
numériquement, ce signal analogique doit être préalablement converti en numérique. Des
signaux numériques à la source, convertis en analogique par un modem subiront donc une
double conversion. Un signal numérique original, comme un signal de données, peut lui être
injecté directement dans un multiplex numérique.

Les supports de transmission numérique des signaux ont été témoins d’une évolution
continue au fil des progrès dans le domaine de la télécommunication passant par trois
générations successives qui sont le PDH, SONET/SDH et G.70 (digital wrapper).

Nous nous intéresserons particulièrement à la SDH qui est la technologie en cours


d’utilisation dans les installations de Tunisie Telecom.

3.1. La technologie G.709

L’information cheminant sur un canal à base de fibre optique est transmise suivant la
norme SDH. Dans le futur, il est attendu que les informations seront transmises sur les fibres
optiques en utilisant la nouvelle technologie G.709 en développement par ITU-T. Autrement
connu sous la nomenclature (Digital wrapper).

Ce standard définit le réseau de nœuds entre les réseaux optiques de deux différents
operateurs ou entre des sous-réseaux d’un même operateur.

3.2. Les générations PDH :

Afin de constituer des systèmes de débit plus élevés, un multiplexage temporel des
trames MIC est effectué 4 par 4. Dans le réseau actuel, la difficulté provient que les

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différentes trames ne sont pas toujours synchronisées. Il faut alors pratiquer le multiplexage
plesiochrone. Les différentes trames sont portées à un débit légèrement supérieur au débit
nominal, permettant ainsi, l'insertion de bits de justifications qui ne transportent pas
d'information, mais égalisent les débits.

Figure 5: insértion de bits e justification aux trame PDH

La hiérarchie numérique plésiochrone est basée sur le signal E1 qui est construit de
façon octet, les niveaux supérieurs de la hiérarchie sont réalisés par multiplexage bit à bit de 4
signaux de niveau immédiatement inférieur. Ce mécanisme interdit le repérage direct d'un
signal 64 kbit obligeant à démultiplexer toute la structure.

Chaque niveau supérieur est obtenu en multiplexant 4 affluent de niveau inférieur dans
un débit nominal légèrement supérieur afin de permettre l'ajout des bits de justification, le mot
de verrouillage (FAW) et les alarmes. Chaque affluent dispose d'un bit d'opportunité de
justification par trame (Ri) Ce bit peut être soit du bourrage ('0') soit de la donnée ; cela est
précisé par les bits d'information de justification. En réception, il faudra enlever ces bits de
justification de façon à ne restituer que les trains élémentaires d'origine.

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Figure 6: les niveaux hiérarchiques PDH

Le multiplexeur PDH dispose d'une FIFO sur chacun des affluents d'entrée ; quand le
taux de remplissage de la FIFO descend sous un certain seuil, le mécanisme ne lit plus de
donnée et utilise l'opportunité de justification comme bourrage.

Bilan :

 La rigidité du système : l’accès à un canal de base à partir d’un lien rapide 140 Mb/s
nécessite 3 démultiplexages faisant intervenir la justification : PDH est lent et
complexe.

 La difficulté pour gérer la qualité de la transmission : les impératifs d’une


communication téléphonique ne sont pas les mêmes que pour la transmission de
données.

 Les structures permettant la gestion du réseau ne sont pas prévues dans la trame de
transport de l’information.

PDH n’est réellement adapté qu’au domaine de la téléphonie.

3.3. la technologie SONET/ SDH :

La première technique de transmission numérique PDH souffre d’un manque de


normalisation au niveau mondial, ce qui veut dire qu'on ne peut pas interconnecter deux
hiérarchies(U.S.A., EUROPE, JAPON) sans passer par un équipement intermédiaire, car par

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exemple aux U.S.A. les débits utilisés sont le 275Mbit/s, le 44Mbit/s, le 6Mbit/s, le 1,5Mbit/s
et le 64kbit/s ; alors qu'en Europe on utilise le 560, le 140,le 34, le 8 et le 2 Mbit/s, le 64kbit/s.

Autre inconvénient, la structure PDH est une structure trop rigide pour les futurs
réseaux très hauts débits.

C'est ainsi qu'est apparue à la fin des années 80 (1988) une nouvelle hiérarchie de
transmission appelée " synchronous digital hierarchy " (SDH), c'est-à-dire en français la
hiérarchie numérique synchrone. Cette hiérarchie de transmission est fondée sur les concepts
de SONET (Synchronous Optical NETwork) . Cette hiérarchie repose sur une trame
numérique de niveau élevé qui apporte une facilité de brassage et d'insertion/extraction des
niveaux inférieurs.

Principe de transmission :

Cette hiérarchie de transport numérique par multiplexage est standardisée pour assurer
le transport des informations contenues dans la capacité utile (payload) sur des réseaux de
transmission.

Le principe SDH est basé sur un multiplexage utilisant des pointeurs qui permettent de
repérer la position de l’information à l’intérieur de la trame. La position de l’information peut
être flottante dans la trame. Ce principe permet d’avoir accès facilement à l’information (en
utilisant les pointeurs) ce qui évite de devoir démultiplexer le signal dans tous les
équipements nécessitant l’information.

Le multiplexage s’effectue en deux étapes :

1. Le multiplexage des conduits d’ordre inférieur dans les conduits d’ordre supérieur.
2. Le multiplexage des conduits d’ordre supérieur dans la section de ligne.

La technique de la hiérarchie SDH utilise deux pointeurs pour deux multiplexages


selon la structure.

• Structure du multiplexage SDH

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Multipléxage des conduits d’ordre inférieur dans Les conduits d’ordre supérieur.

Multipléxage des conduits d’ordre supérieur dans Les sections de ligne.

Figure 7: Structure du multiplexage SDH

Structure des trames STM:

La nomenclature des différents formats de transmission différent entre la norme


SONET et la norme SDH. SONET utilise la nomenclature STS pour synchronous transport
signal et SDH utilise la nomenclature STM pour synchronous transport module. Au cour de
notre recherche, nous nous intéresserons spécialement à la nomenclature STM.

Figure 8: structure de la trame STM

La trame de base STM-1 :

STM-1 comporte 3 zones :

1. la capacité utile (payload) : 2349 octets qui sont réservés pour le transport des signaux.
2. le sur débit de section SOH : (Section Over Head) divisé en 2 parties. Il comprend 72
octets réservés à l'exploitation de la section de transport.
3. le pointeur : il sert à localiser l'emplacement des signaux dans la trame STM-1. Grâce
à ce pointeur, il est possible de déterminer à quel endroit exact sont positionnées les
données.

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Figure 9: la trame STM-1

Afin de conserver toutes les informations d'un signal analogique original, en vue de sa
numérisation, il est nécessaire (théorème de Shannon) de l'échantillonner à intervalles
réguliers avec une fréquence supérieure à deux fois la fréquence significative la plus haute. Si
nous prenons la voix dont la bande passante est environ de 50 - 4000 Hz, il faut donc
l'échantillonner au moins 8000 fois par seconde (soit 8 KHz). Or, 1 / 8 KHz = 125
microseconde, est bien le temps de base de la trame synchrone émise par SDH, chaque trame
étant composée de 9 fois 270 octets (2430 octets). On retrouve bien le débit du STM 1, soit : 9
x 270 x 8 x 8000 /s = 155,52 Mb/s.

Les 9 fois 270 octets sont représentés sous la forme de 9 rangées de 270 octets :

 Les 9 premiers octets constituent la zone de supervision de SDH qui contient des
informations sur la gestion du réseau (on parle alors de "sur débit")
 Les 261 octets suivants représentent la zone d'informations à transmettre.

Les signaux à transporter proviennent de liaisons qui peuvent être synchrones ou


asynchrones.
Pour faciliter leur transport on les accumule dans un container virtuel (VC : Virtual
Container). Ce packaging est appelé adaptation. Il y a différents containers virtuels pour
chaque type de signaux à transmettre. Dans notre cas, nous nous intéressons aux containers
pour le 2 Mb/s et le 155 Mb/s. Ces containers virtuels sont les VC-2 et VC-4.
Le conteneur virtuel avec le pointeur forment une unité administrative AU
(Administrative Unit). Les unités administratives sont de deux niveaux possibles: AU3 et
AU4 en fonction du débit.

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Figure 10: transport des signaux

L’équipement SDH :

Il existe plusieurs équipements SDH qui varie selon leur complexité. Le plus simple
est Le terminal multiplexeur (TM) qui permet de multiplexer un certain nombre de signaux
bas-débit vers un signal de plus haut débit et permet de faire l’opération inverse qui est le
démultiplexage.
Il ya aussi l’ADM qui est une version plus complexe que le TM et grâce auquel on
obtient l’anneau SDH

Figure 11: Anneau SDH

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