Vous êtes sur la page 1sur 10

L’équipement SDH du Belvédère est constitué par un bâti

contenant :
Bloc d’alimentation Une carte
générale d’alimentation

Tableau d’alarme
équipements SDH Une carte d'alarme
général

deux Une carte horloge


compartiments pour pour synchroniser
les anneaux SDH les signaux.

TNLO 1 dans la
direction Est.

TNLO 2 dans la
direction Ouest

Figure 1: composition de l'équipement SDH

Les deux compartiments pour les boucles SDH sont identiques. La seule différence réside
dans le nombre de cartes de jonctions a 2Mbits/s. En effet, la première boucle contient 6 cartes de
21 jonctions à 2 Mbits/s contre 5 cartes pour la 2eme qui est prévu pour les cas de panne.
Une carte d’alarme à laquelle est branché un terminal d’exploitation qui assure les
fonctions de maintenance, surveillance d’alarmes, test de boucle des jonctions à 2 Mbits/s.

Le Réseau SDH :

Les architectures peuvent être réalisées en bus, en anneau, en étoile, ou encore maillées et
peuvent être combinées entre elles permettant aux opérateurs de résoudre un grand nombre de cas
pratiques. Nous nous contenterons de l’architécture en anneau adoptée qui une chaîne repliée sur
elle-même et refermée, constituée uniquement de noeuds ADM et ne possédant pas de noeud
terminal.
Figure 2: Réseau SDH

1. La fibre optique

3.1. Présentation

La fibre optique est le guide d’onde c’est l’élément de base du câble. Cet élément se
décompose en {cœur (core), gaine optique (cladding) et gaine de protection (coating)} et se
mesure en micron; un millionième de millimètre.

Figure 3 Câble de fibre optique simple Figure 4 Câble de fibre optique sous marin

La fibre est faite à partir de Silicium et d’autres matériaux qui différent dans leurs
composition chimique, leurs coûts et leurs indexes de réfraction.

3.2. La soudure de la fibre optique


Elle s’effectue en quelques étapes :
A l’aide d’une pince à dénuder, on ôte les différentes gaines de protection qui entourent
nos fibres.

Une fois les fibres débarrassées de ces impuretés, il faut les cliver. C'est-à-dire les tailler
de manière à former un angle droit pour qu’elle puisse se solidariser parfaitement ; on utilise une
cliveuse qui fait tout ce travail automatiquement.

Une fois que les fibres sont taillées, il ne reste plus qu’à les souder : c’est le travail de la
soudeuse. Il faut toutefois ajouter une protection d’épissure pour éviter qu’elle ne se rompt. La
soudeuse est équipée de caméra et de plateaux motorisés qui vont permettre d’aligner
parfaitement les 2 fibres avant de réaliser l’épissure.

Une fois cette étape terminée, il faut faire chauffer la protection d’épissure pour qu’elle se
rétracte sur la fibre et la protège pleinement. A cet effet, la soudeuse est équipée d’un « mini-four
».

N.B : La soudeuse nous produit à chaque fois les pertes liées à l’épissure effectuée.
Celles-ci ne doivent pas excéder 0.08dB.

Pince à dénuder Cliveuse Soudeuse

Figure 5: matériel de soudure

Généralement les fibres optiques sont caractérisées par le ratio diamètre du cœur/diamètre
de la gaine optique ces deux nombre étant donnés en micron

3.3. La technologie de transmission par fibre optique


Elle est plus complexe que celle à base de fils de cuivre car les transmissions se font par
des pulsions lumineuses plutôt que par des tensions électriques.
La transmission par fibre optique encode les uns par une pulsion lumineuse et les zéros
par une absence de lumière. La source de lumière est soit un laser soit une sorte de diode (LED).
La lumière issue de la source clignote au rythme des données codées qui sont transmises.

Pour l’instant la transmission lumineuse dans les fibres optiques se fait dans un seul sens
car sinon on aurait des interférences entre les ondes émises et reçues qui nuiraient à la qualité de
la transmission.

Une fois que les pulsions lumineuses arrivent à destination un détecteur détecte la
présence ou absence de lumière et transforme ces pulsions en signaux électriques.

3.4. Réseau optique :

Tunisie Télécom réserve la fibre aux larges entreprises tel que les banques, les grandes
sociétés, et autres établissements professionnels, et ne constituent pas des abonnés privés. Des
équipements de conversion et de multiplexage seront disposés au niveau de la réception côté
entreprise pour exploiter la ligne. Chaque société se voit attribuer 6 fibres optiques, car on prévoit
les voies de secours

Le bâti dédié à ce réseau est composé de 2 parties principales:

 La première est constituée de tiroirs de raccordement optique.

 La deuxième, constituée des équipements hit. Elle est constituée de 2 surpass hit 7035,
d’un surpass 7060 (produits Siemens) et d’un convertisseur optoélectronique.

Pour chaque liaison, on dispose de 6 tiroirs de 24 ports chacun, donc 144 ports.
Figure 6 Bâti optoélectronique Figure 7 Convertisseur

Le principe ici est d’effectuer à l’aide de jarretières optiques des boucles, pour pouvoir
tester la continuité des fibres optiques.

Cette mesure se fait soit par réflectomètre, soit à l’aide d’un appareil d’insertion. Par
exemple, considérons la liaison Belvédère-Mont plaisir, distante d’environ 2 100m. Une jarretière
optique est branchée successivement sur les ports de chacun des 6 tiroirs, l’autre extrémité étant
reliée à l’appareil de mesure. Le câble est préalablement enroulé sur une bobine (exemple :
2000.mts 9/125), afin de définir la zone morte.

Le réflectomètre : c’est un appareil qui, en envoyant une impulsion lumineuse dans la


fibre optique, permet de mesurer avec précision la longueur de la liaison et les pertes engendrées
à chaque connexion. Cet appareil est très utile pour repérer d’éventuelles coupures dans le lien ou
simplement identifier une connexion pouvant être la cause d’une trop grande perte optique. Les
mesures pratiques recueillies sont comparées aux mesures théoriques préalablement calculées
(aux deux longueurs d’onde 1310nm et 1550nm), et ne doivent en aucun cas excéder celles-ci.

Remarque : Une bobine est placée à l’origine de la liaison, et une autre, de mêmes
caractéristiques à l’extrémité, afin d’effectuer des mesures exactes. Dans notre cas, elle est de
2000m de longueur.

Tout ceci est effectué aves des jarretières optiques de type FC/SPC (câble de passe entre
deux sites).

Nous disposons aussi d’un autre type, FC/FC, utilisé par le système juste à côté, afin
d’effectuer les boucles SDH.

Le signal électrique de 2 Mbits/s, reçu à travers les câbles de passe venant du répartiteur
HF voisin, entre dans le surpass hit 7035 ; On y reçoit en retour 2 groupes de signaux optiques
STM-4, de 2 câbles chacun, une liaison principale et une liaison de secours (sens inverse).
Ces 2 groupes de fibres optiques sont connectés à la tête du système, le surpass hit 7060,
d’où ils ressortent en signaux optiques STM-16 , repartis selon les destinations, toujours en
liaison principale (2 fibres) et liaison de secours (2 fibres), orientés enfin vers les têtes de câbles
optiques, afin d’être acheminés vers les différentes destinations

Figure 8 :HIT 7060

Il est à noter que c’est la fibre monomode qui est la plus utilisée pour desservir les
abonnés. Cela est dû à la grande Bande Passante qu’elle offre.La fibre multimode est plus utilisée
dans des liaisons locales du centre.

Le CTN possède de nombreuses liaisons fibre à optique avec les centraux qui l’entourent.
Certaines liaisons sont de 12 ou 24 FO, D’autre sont des liaisons nouvelles (FTTH - FTTC) à
144FO.

Figure 9 Le réseau FO du CTN


Conclusion :

Au cours d’un mois de stage ouvrier au sein d’une équipe du CTN , j’ai eu
l’occasion d’acquérir plusieurs connaissances par rapport à la téléphonie et la
transmission de donnée.

Le CTN est un centre très dynamique où se déroulent une multitude


d’activités, toutes aussi diverses que complémentaires. Ceci lui assure une
spécificité en tant que maillon de la chaîne de télécommunications, mais assure
aussi la continuité de cette dernière.
BIBLIOGRAPHIE
 Optimization of p-cycle protection schemes in optical networks [Caroline Thennecy de
Medeiros Rocha]
 Optimal concave costs in the SDH context [Sébastien Choplin — Jérôme Galtier —
Stéphane Pérennes]
 Connection oriented netwok [Harry G. Perros]
 Cabling: The complete guide to network wiring [David Barnett David Groth Jim McBee ]
 Ultra high Frequency linear fiber optic systems [Kam Y Lau]
 Introduction to AXE System [Documentation ERICSSON, AXE Survey]
 Introduction to 3G mobile communications [Juha Kohonen]
 GSM Switching, Services and protocols [Jörg Eberspächer, Hans-Jörg Vögel]

WEBOGRAPHIE
 Animation flash présentant diverses notions en téléphonie
[http://rainet.enic.fr/unit/fondementstelecoms/s11/p01_telecom_s11.htm]
 Site intéressant sur les capteurs à fibre optique [http://prn1.univ-
lemans.fr/prn1/siteheberge/PublisCoursOPI/OPI_fr_M06_C04/co/M8G2_web.
 htmlhttp://docs.google.com/viewer?embedded=true&url=http://www.nextnews.fr/upload/
fr/communiques_de_presse_alcatellucent_25177.pdf