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thèse

Les infrastructures portuaires et fluviales sont soumises à des nombreuses agressions, le niveau
d’agressivité varie suivant que le béton soit dans la zone immergée, en zone de marnage ou en zone
non immergée. L’origine des dégradations est diverse, elle peut être mécanique, chimique, climatique
ou biologique. Ces dégradations se manifestent par la fissuration, la perte des caractéristiques des
armatures corrodées conduisant à la chute des propriétés mécaniques des structures. Le vieillissement
de ces structures nécessite des travaux de réparation ou renforcement pour qu’elles puissent
continuer à assurer de manière satisfaisante leurs fonctions.

Elle dépasse la teneur maximum en ions chlorure pour ce type d’ouvrage (pont) contenant des
armatures en acier ou des pièces métalliques, qui est de 0,40 %.

3.1. Le ragréage (hors de l'eau)


La mise en place des mortiers est réalisée classiquement à la truelle en serrant fortement pour éviter
les bulles d’air et obtenir ainsi une bonne adhérence.
Le traitement du béton peut faire l’objet d’une opération de ragréage par application de
mortier hydraulique ou polymérique après traitement de la surface dégradée. Les ragréages ne
participent pas à la résistance mécanique des structures traitées, ils ont pour objectifs:
- d’interrompre du processus de dégradation ;
- de redonner aux parements un aspect général le plus homogène et esthétique possible.
Il est nécessaire de préparer avec soin les surfaces à traiter afin de créer un support sain,
propre, rugueux, pour favoriser une bonne adhérence au niveau de la surface de reprise. Les
réparations effectuées en utilisant cette méthode peuvent ne pas être aussi durables que
d'autres méthodes, mais le coût peut être moins élevé. Cette méthode est
utilisée
préférablement dans un endroit isolé où la zone de réparation est de
petite taille [5]. Les
désordres qui donnent lieu à un ragréage superficiel sont principalement
liés à la corrosion des
armatures (éclats du béton, épaufrures d’angles, etc.). Dans le cas où les
surfaces à traiter sont
importantes, comme dans le cas des dégradations dues aux surcharges,
aux chocs des bateaux
ou des éclats du béton dus à une corrosion, un recourt à un béton projeté
par voie sèche ou
humide est préféré (voir ci-après).

https://www.infociments.fr/sites/default/files/article/fichier/ct-g12.8-31.pdf

La durabilité de l’ouvrage caractérise sa capacité à conserver les fonctions d’usage, pour lesquelles il a
été conçu (fonctionnement structurel, sécurité, confort des usagers), et à maintenir son niveau de
fiabilité et son aspect esthétique dans son environnement, avec des frais de maintenance et
d’entretien aussi réduits que possible (sous réserve de la mise en œuvre d’une maintenance préventive
programmée).

Igui :

1. EVITER LES CONSTITUANTS A HAUTE TENEUR EN ALCALINS


2. 2. RÉDUIRE OU ÉVITER LES GRANULATS POTENTIELLEMENT RÉACTIFS
3. RÉDUCTION DU RAPPORT E/C
4. SUBSTITUTION DU CIMENT PAR DES AJOUTS MINERAUX
5.

Les exigences de durabilité doivent être prises en compte en particulier dans :


– les conditions d’environnement, traduites par les classes d’exposition;
– la conception de la structure et le choix du système structural ;
– le choix et la qualité des matériaux;
– les dispositions constructives ;
– l’exécution et la maîtrise de la qualité de la mise en oeuvre;
– les mesures de protection spécifiques ;
– les inspections et les contrôles ;
– les dispositions particulières (utilisation d’armatures inox…) ;
– les niveaux de la maintenance…
Une conception de l’ouvrage adaptée L’ouvrage doit être conçu de manière à éviter, dans la mesure
du possible, de créer des zones d’accumulations et de stagnations d’eau et des cheminements
préférentiels dus aux ruissellements

Une formulation à base d’un ciment adapté suffisamment dosé Le respect des spécifications liées aux
classes d’exposition, un dosage suffisamment élevé en ciment (de type PM), un rapport E/C faible et
le respect des exigences sur la composition chimique permettent de maîtriser les principales
agressions.

Un béton compact et peu perméable Les qualités intrinsèques du béton, sa compacité et sa


perméabilité conditionnent sa durabilité. Le béton résiste d’autant mieux à l’action des eaux agressives
que sa porosité, sa diffusivité (paramètre de résistance à la diffusion des ions agressifs) et sa
perméabilité sont faibles. Les principaux facteurs prépondérants au niveau de la formulation d’un
béton pour obtenir une compacité élevée (donc une faible porosité) sont :

■ Un dosage en ciment adéquat ;

■ Une faible teneur en eau ;

■ Une granulométrie comportant des éléments fins, en quantité suffisante pour remplir les espaces
entre les plus gros granulats.

Le respect des valeurs d’enrobage des armatures Le respect des épaisseurs d’enrobage permet de
maîtriser la corrosion des armatures de béton armé. L’utilisation d’armatures inox est une alternative
très intéressante en particulier en zone de marnage

Une mise en œuvre et une cure soignées La vibration doit être adaptée et homogène. La cure (à
appliquer dès le décoffrage ou la fin du surfaçage) doit être efficace afin d’éviter en particulier tout
phénomène de dessiccation excessive du béton au jeune âge. La température et l’humidité relative
pendant la mise en œuvre du béton et les jours suivants sont des paramètres importants conditionnant
les performances du béton.

Les différentes techniques de réparation et de maintenance des ouvrages qui sont utilisées
depuis de nombreuses années sont décrites ci-après.
3.1. Le ragréage (hors de l'eau)
Le traitement du béton peut faire l’objet d’une opération de ragréage par application de mortier
hydraulique ou polymérique après traitement de la surface dégradée. Les ragréages ne participent
pas à la résistance mécanique des structures traitées, ils ont pour objectifs :
- d’interrompre du processus de dégradation ;
- de redonner aux parements un aspect général le plus homogène et esthétique possible.

Il est nécessaire de préparer avec soin les surfaces à traiter afin de créer un support sain, propre,
rugueux, pour favoriser une bonne adhérence au niveau de la surface de reprise. Les réparations
effectuées en utilisant cette méthode peuvent ne pas être aussi durables que d'autres méthodes,
mais le coût peut être moins élevé. Cette méthode est utilisée préférablement dans un endroit isolé
où la zone de réparation est de petite taille [5]. Les désordres qui donnent lieu à un ragréage
superficiel sont principalement liés à la corrosion des armatures (éclats du béton, épaufrures
d’angles, etc.). Dans le cas où les surfaces à traiter sont importantes, comme dans le cas des
dégradations dues aux surcharges, aux chocs des bateaux ou des éclats du béton dus à une
corrosion, un recourt à un béton projeté par voie sèche ou humide est préféré (voir ci-après).

Lors du traitement de la partie de l'ouvrage soumise au marnage, le phasage des réparations doit
tenir compte des variations du niveau d'eau. Au moment de l'immersion, le produit de ragréage
doit avoir acquis des caractéristiques minimales permettant la résistance aux agents agressifs. Les
travaux de ragréage ne peuvent être réalisés que hors de l’eau.

3.2. Béton projeté


Le béton projeté est un béton que l’on projette à très haute vitesse sur une paroi de l’ouvrage grâce
à un jet d’air sous pression. Il existe deux techniques pour projeter le béton : le procédé 34 par voie
sèche et par voie humide. La différence principale réside dans la chronologie des opérations.

- Dans le cas du béton projeté par voie sèche, tous les matériaux secs (ciment, granulats, etc.) sont
humidifiés avec une quantité d’eau suffisante pour diminuer considérablement la poussière lors de
la projection, afin de prévenir une usure prématurée des équipements et de diminuer la quantité de
rebond [17]. Puis, le mélange est transporté par l’air comprimé jusqu’à la lance où l’eau sous
pression est introduite.
- Pour le procédé par voie humide, tous les matériaux, incluant l’eau, sont mélangés ensemble. Le
malaxage du béton peut se faire à l'extérieur du chantier de façon conventionnelle, sur le site du
chantier dans un malaxeur portatif ou dans la chambre d’alimentation. Le béton est ensuite pompé
jusqu’à la lance. A ce niveau, un jet d’air sous pression permet d’augmenter la vitesse pour la
projection.

Le béton projeté offre plusieurs avantages. La technique nécessite peu ou pas de coffrage, ce qui
est intéressant lorsque les endroits à bétonner sont difficilement coffrables. Pourtant, le succès de
l’application dépend beaucoup du personnel habilité et qualifié pour ajuster la quantité d’eau, la
pression, et l’uniformité de l’épaisseur.

Bien que le béton projeté ne puisse pas être appliqué sous l'eau, l'utilisation de l’accélérateur de
prise rend la méthode utilisable dans la zone de marnage. Les applications sont multiples : le béton
projeté peut être utilisé pour réparer des ponts, des bâtiments, des ouvrages maritimes,
d’excavation souterraine, etc.

3.3. Injection d’époxy


https://fissure-expert.com/injection-haute-pression-ou-injection-basse-pression/
Cette technique est utilisée pour réparer le béton immergé et dans la zone de marnage depuis les
années 1960 [5] dans l’eau douce et l’eau salée. Elle consiste à faire pénétrer dans des fissures un
produit qui crée une liaison mécanique entre les parties disjointes et rend étanche le béton. Les
propriétés physiques du béton réparé par l’injection d’époxy sont compatibles à celles du béton
initial.
Toutes les résines époxydiques ne sont pas capables d’obstruer les fissures, particulièrement si
elles sont dans l’eau. Les fissures du béton immergé contiennent des matières diverses telles que
les sels dilués, l’argile ou les débris résultant de la corrosion du métal. Toutes ces matières
entraînent une mauvaise adhérence si elles ne sont pas retirées. Une résine époxydique qui n’est
pas sensible à l’eau est nécessaire pour une telle réparation.
La réparation par injection redonne à la structure sa capacité de fonctionnement initiale mais
n’offre pas un niveau de portance supérieur à celui d’origine

3.4.1 Béton pompé


Le béton est fabriqué hors de l’eau et est pompé dans l’eau durant la période de réparation. Le
pompage sous l’eau du béton pour des réparations n’est pas très différent de celui pour des
travaux neufs. Les équipements sont moins compliqués comparés à la technique à la trémie. Il
consiste à un tuyau plus petit et flexible, ce qui permet une meilleure accessibilité aux lieux
difficiles d’accès.

3.4.2 Technique à la trémie


La trémie est constituée en partie supérieure par une trémie de remplissage, puis par un ou
plusieurs tubes rigides, lisses à l’intérieur, un tube de reprise de bétonnage et
d’amorçage(dispositif permettant d'évacuer l'air emprisonné sous le bouchon lors de
l'amorçage).
La méthode à la trémie est idéale pour la réparation d’une surface importante, ou pour une mise
en place du béton dans un endroit relativement profond où le pompage est irréalisable.
Elle est également idéale pour la réalisation des travaux neufs dans laquelle une grande quantité
de béton est requise, mais pas pour la réparation. Si l’eau est relativement peu profonde, le
béton pompé ou mis en place par chute libre sont les deux techniques les plus souvent utilisées
pour le bétonnage sous l’eau [3, 5].

3.4.3 Bétonnage par chute libre


L'atout principal de cette technique est la mise en oeuvre du béton en le laissant chuter librement
à travers de l’eau sans utiliser aucune enceinte de confinement telle que la trémie ou le tuyau
pompage. C’est l’utilisation de l’adjuvant anti-délavage qui permet d’avoir un béton cohésif et qui,
donc, n’entraîne pas une perte importante des fines lors d’une chute. Cet adjuvant augmente la
viscosité de l’eau de malaxage. En addition de l’adjuvant anti-délavage, le béton devrait contenir
aussi de superplastifiant, car non seulement il devrait être autoplaçant, auto-nivelant, mais aussi
avoir une résistance élevée. Pourtant, la compatibilité entre l’adjuvant anti-délavage et certain
superplastifiant devrait être vérifiée [3, 5, 27].Le bétonnage par chute libre est réalisé avec succès,
dans la plupart des cas, pour une application dans l’eau peu profonde.