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Chapitre 1 : Description de l’Univers

L’Univers observable s’étend de l’infiniment petit à l’infiniment grand. L’Homme repousse sans cesse les limites
de son champ d’observation. Pour se repérer dans ses échelles de longueur, il faut utiliser les puissances de 10.

I. Longueurs dans l’Univers

I.1. Règles de base de calculs mettant en jeu les puissances de dix

(Voir fiche méthode en détail)

10m 1
10m.10n=10m+n | n
= 10m − n | (10m)n=10m.n | 10-n= | 100=1
10 10n

103 1
Exemples : = 10−6 ; = 103 ; 102.103 =105
109 10-3

I.2. Ecriture scientifique et puissances de dix

Un résultat, en sciences, peut prendre des valeurs des valeurs très petites ou très grandes. Pour pouvoir les
écrire de façon commune, et simple, on emploie l’écriture scientifique en puissances de dix.

La notation scientifique est l'écriture d'un nombre sous la forme d'un produit du type a.10n, où a est un nombre
décimal tel que 1 a<10 et n un nombre entier
positif ou négatif.

Exemple: 15200 = 1,52.104 Facteur multiplicatif Préfixe Symbole


-12
pico p
10-9 nano n
10-6 micro µ
10-3 milli m
10-2 centi c
10-1 déci d
1
103 kilo k
106 méga M
109 giga G
1012 téra T

I.3. Ordre de grandeur

L'ordre de grandeur d'une valeur est la puissance de dix la plus proche de cette valeur.
Exemples : (Utiliser un axe gradué pour y répondre …)
- Quel est l’ordre de grandeur de la hauteur du sommet du Mont-Blanc (4807 m) ? 103 m
- Quel est l’ordre de grandeur d’une petite fourmi (0,8 mm) ? 10-2m.
- Soit le nombre 8,2.104 ; son ordre de grandeur est 105.

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Thème n°1 : l’Univers 1
II. Présentation de l'Univers connu

L'univers s'étend de l'infiniment petit à l'infiniment grand, la référence étant la taille de l'homme dont l'ordre de
grandeur est le mètre.

► Diaporama : « présentation de l’Univers (puissances de 10) »

II.1. L’infiniment grand

Depuis l’aube des temps, l’Homme scrute le ciel à la recherche de réponses sur son existence, et celle de son
environnement. Il observe aisément les étoiles (dont le Soleil fait partie), qui
sont des gigantesques boules de gaz chaud en rotation (plusieurs millions de
degrés en leur centre, et quelques milliers rien qu’en surface).
Puis avec l’avènement des techniques d’observation (lunette astronomique,
télescope), l’Homme découvre entre 1600 et 1930 le système solaire
comportant, outre le Soleil, huit planètes (Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter,
Saturne, Uranus, Neptune et Pluton) situées dans le plan de l’écliptique, ainsi
que les satellites de ces planètes (comme la Lune, pour la planète Terre), les
astéroïdes (blocs rocheux de toute taille) et les comètes (boules de glace « sale »). On a découvert depuis d’autres
systèmes planétaires (exoplanètes) autour d’autres étoiles. Le premier l’a été en 1996 (« 51 Pegase B ») par une
équipe franco-suisse.

Les étoiles sont regroupées (≈ 100 milliards) dans des galaxies. La galaxie, dont fait partie le Soleil, est la Voie
Lactée … le Soleil se trouve en banlieue de la galaxie. Enfin il existe un très grand nombre de galaxies (autant que
d’étoiles dans une galaxie) regroupées en amas de galaxies.
⇒ La matière est organisée en structures hiérarchiques.

II.2. L’infiniment petit

Dans l'infiniment petit, la matière - vivante ou inerte - est composée de structures telles
que les molécules, toutes constituées d’atomes. En n'oubliant pas qu'il existe des objets
encore plus petits tels que les particules élémentaires (proton, neutron et électron).

II.3. La structure lacunaire de la matière

Il existe une propriété commune aux structures infiniment petites et infiniment grandes. Il s'agit de la structure
lacunaire : la matière est essentiellement composée de vide !
La matière est assez bien localisée dans certaines régions de l'espace et entre ces zones où se concentre la matière il
règne le vide où le quasi vide.
Par exemple : Entre le noyau d'un atome et les électrons, il y a le vide. De même entre les galaxies il y a le vide.

Conclusion : L’Univers est structuré à différentes échelles (10-15 m à 1021 m). L’Univers, et la matière qui le
compose, est essentiellement constitué de vide. On dit qu’il possède une structure lacunaire.

III. L’année de lumière

III.1. Propagation rectiligne

Dans le vide et un milieu transparent et homogène, la lumière se propage en ligne droite.

Ex : On représentera donc le trajet de la lumière entre la source lumineuse et le récepteur (l'oeil ou un appareil
sensible à la lumière) par une droite orientée.

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Thème n°1 : l’Univers 2
Ce modèle est appelé : rayon lumineux.

Ex : air = milieu homogène et air chauffé = milieu non


homogène (mirages …)

III.2. Vitesse de propagation (ou célérité)

Dans un milieu homogène la lumière se propage à vitesse constante limite. On note cette vitesse c et on l'appelle
plutôt célérité. Aucun objet, ni signal, ne peut dépasser cette valeur.
Sa valeur officiellement reconnue est : c = 299 792 458 m.s-1.
On retiendra que dans le vide ou dans l'air :

c = 3,00.108 m.s-1 (300 000 km en 1 seconde !!)

Cette valeur n'est qu'une bonne approximation très suffisante à notre niveau.

Point Histoire : On a longtemps cru que la vitesse de la lumière était infinie. Galilée (1600) a été le premier a refusé
cette idée, et a tenté de mesurer cette vitesse. Mais la première mesure a été faite par Ole Römer (fin du 17ème), en 1776,
grâce à l’observation de Io … Il en déduit 212 000 km / s. Avec l’amélioration des instruments de mesure, on parviendra
à la valeur actuelle.

III.3. L’année de lumière

L'année de lumière (a.l) est la distance parcourue par la lumière, dans le vide, pendant une année.
Il s'agit donc d'une unité de mesure de longueur.

1a.l 1013 km

Cette unité est bien adaptée au domaine des très grandes distances comme l'astronomie. La lumière du Soleil
met par exemple :

- 8 minutes environ pour atteindre la Terre


- 4 heures pour atteindre Neptune
- 4 ans pour atteindre Proxima du centaure (étoile la plus proche du système solaire)
- 1 million d’années pour atteindre la galaxie Andromède.
- 15 milliards d’années pour atteindre les confins visibles de l’Univers

Exercice : Calculer une année de lumière en kilomètres …

En conséquence, les objets célestes que l’on observe en ce moment ont peut-être déjà disparus … On les voit tels
qu’ils étaient au moment où la lumière a été émise. Par exemple : on a observé une supernova en 1987 dans la
galaxie du Grand nuage de Magellan. Cette explosion d’étoile a eu lieu il y a 170 000 ans … Voir loin c'est donc
voir dans le passé.

 Activité « Patience dans l’Azur »

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Thème n°1 : l’Univers 3