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Projet de Fin d’Etude

d’Etudes
tudes

INTRODUCTION GENERALE

Le Maroc connait un développement urbain très rapide ces dernières années, et l’étude
de l’assainissement de ses agglomérations est parmi les études primordiales dans le
domaine du génie civil. C’est ainsi que ces études sont lancées de plus en plus durant cette
décennie dans différentes villes marocaines.
La conception et la gestion des réseaux d’assainissement urbains est un domaine qui
fait appel à des outils spécifiques qui sont des logiciels de dimensionnement et de
simulation des systèmes d’assainissement. Ces outils font appel à de nombreuses données
descriptives, telles que la surface des bassins versants, la nature de l’occupation du sol, la
position, la typologie, et le linéaire des réseaux enterrés, etc.

Parmi les modèles hydrologiques les plus puissants, on cite le modèle EPASWMM qui
a été développé par l’agence américaine de protection de l’environnement, pour cerner au
maximum le phénomène de ruissellement urbain quantitativement et qualitativement. Ce
modèle nécessite un nombre important de données, d’ou une longue durée de préparation
pouvant arriver à des mois. Donc on a optimisé le temps de préparation des entrées de ce
modèle par l’utilisation des systèmes d’information géographique.
Dans ce cadre une application a été développée par les étudiants du Génie Civil
DERDEB et ERRAYSOUNI intitulée : « Calcul des débits des eaux pluviales en utilisant
EPASWMM couplé au SIG ». Elle portait sur la digitalisation de la zone d’étude, la
préparation manuelle des entrées du modèle EPASWMM.
Le travail du binôme ELKETTANI ; ACHAMLAL, (Génie Civil 2006) a pour
objectifs de compléter cette application et de l’améliorer en automatisant l’étape de
préparation des entrées du modèle. Ceci en concevant une interface sur le logiciel Arcview
permettant de faciliter le calcul des paramètres du modèle utilisé, et en réalisant un
programme en Visual Basic assurant le couplage entre EPASWMM et ArcView.
Notre travail ; qui complète les travaux précédents ; consiste à définir la notion de « la
pluie de projet » comme entrée principale du modèle EPASWMM et puis dimensionner
certains ouvrages spéciaux d’assainissement : déversoirs, bassins de rétention… ; tout en
exploitant les résultats fournis par les travaux précédents. Et par la suite comparer le

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dimensionnement fourni par le modèle SWMM avec les relations empiriques définies pour
les différents ouvrages.
Dans le premier chapitre nous entamons la modélisation hydrologique en milieu urbain
où nous présentons une synthèse bibliographique sur les modèles hydrologiques les plus
utilisés dans le monde, puis la modélisation hydrologique des bassins versants et
l’estimation des paramètres entrant dans le calcul des débits des eaux pluviales.
Le deuxième chapitre est consacré à la pluie de projet, on parlera de quelques types de
pluies de projet, leurs constructions et leurs caractéristiques.
Dans le troisième chapitre, on va parler du dimensionnement des ouvrages
d’assainissement à savoir les déversoirs, les orifices et les bassins de rétention.
Dans le quatrième chapitre, nous introduisons le modèle hydrologique EPASWMM
dont les principaux modules sont utilisés pour simuler le comportement hydrologique et
hydraulique des réseaux d’assainissement.
Le cinquième chapitre présente une vue d’ensemble sur les systèmes d’information
géographique et spécialement le logiciel utilisé ArcView.
Dans le sixième chapitre, nous présentons l’interface qui a été conçue sous Arcview.
Cette interface intègre l’ensemble des utilitaires nécessaires pour le calcul des débits ainsi
que les modules de préparation des paramètres hydrologiques. Enfin le couplage des deux
logiciels Arcview et EPASWMM qui a été réalisé par un programme développé en Visual
Basic.
Dans le dernier chapitre, nous présentons les résultats de l’étude de cas que nous
avons fait sur la ville de Beni Mellal. Cette application s’inscrit dans le cadre d’un grand
projet de réalisation d’infrastructures d’assainissement de la ville sous la direction de la
RADEET. Les études du diagnostic du réseau d’assainissement de la ville sont chargées
par le bureau d’études GESI.
Nous terminerons cette étude par une conclusion générale et des recommandations pour
les futures applications du modèle.

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CHAPITRE 1
GENERALITES SUR LA MODELISATION EN HYDROLOGIE
URBAINE

1.1 Introduction : [1]


La modélisation est une représentation mathématique simplifiée d’un phénomène
physique permettant d’en simuler le fonctionnement pour étudier l’effet de certains
paramètres, ou faire des prévisions.
Dans le domaine de l’hydrologie urbaine, on a pris conscience, depuis les années 1970,
que ce moyen est le mieux adapté à la complexité des problèmes rencontrés à savoir les
difficultés d’analyse de certains processus physiques du cycle de l’eau.
En assainissement, on voit très bien qu’il s’agit d’un système global ou tout est en
relation, et dépendance, du départ des zones collectées jusqu’au milieu récepteur aval,
touché par les déversements.
Ainsi la modélisation dans ce domaine s’attache à simuler l’évolution dans le temps et
l’espace des phénomènes qui sont à l’origine de l’assainissement des agglomérations. Si
l’on se limite à l’étude de l’assainissement pluvial, ils peuvent se résumer aux trois
composantes essentielles suivantes :
 La pluviométrie.
 Le ruissellement superficiel.
 L’écoulement dans le réseau de drainage.

Le choix d’un type de modèle dépend des objectifs visés, des caractéristiques
hydroclimatiques et physiques du bassin versant étudié et également de la quantité et de la
qualité des données de base disponibles.

1.2 Nécessité de la modélisation mathématique


En raison de la nature aléatoire des précipitations, les observations sont des données
historiques qui ne se prêtent pas à une démarche purement expérimentale (reproductibilité
des observations).
Seule la simulation mathématique semble être une voie pour la résolution des problèmes
de l’hydrologue, et un outil d’application en assainissement faible pour le technicien,

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d’autant plus qu’elle peut s’appuyer aujourd’hui sur la puissance de calcul de


l’informatique.

1.3 Classification des modèles en hydrologie urbaine :

Modèle hydrologique urbain

Classification suivant le mode Classification suivant le domaine


d’élaboration d’application

Modèle Modèle Modèle de Modèle de Modèle de Modèle de


stochastique déterministe diagnostique planification dimensionnement gestion et
d’exploitation

Mécaniste Empirique Conceptuel

Figure (1.1) : Classification des modèles hydrologiques en hydrologie urbaine.

1.3.1 Classification suivant le mode d’élaboration


On distingue en général deux grandes catégories :
 les modèles déterministes :
Ces modèles ne contiennent pas d’éléments aléatoires et déterminent d’une manière
certaine l’état ou l’évolution du système en fonction des variables considérées.

 les modèles stochastiques :


Ces modèles sont établis en supposant que les phénomènes étudiés sont essentiellement
de nature aléatoire, ils sont constitués de relations entre les variables et leurs probabilités

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d’atteindre ou non certaines valeurs. En hydrologie urbaine, ils sont utilisés


essentiellement pour la représentation des phénomènes pluviométriques.
Par contre, pour l’évaluation des débits des eaux pluviales en milieu urbain ils semblent
peu significatifs en raison du manque de données, car l’établissement de tels modèles
nécessite une longue durée des observations.

1.3.2 Classification suivant le domaine d’application


Les services d’assainissement des collectivités urbaines sont chargés de la planification
(schéma directeur), de la conception et de la gestion (diagnostic, réhabilitation, entretien,
exploitation,….) des réseaux c’est ainsi qu’on a pu distinguer quatre grands objectifs.
Chaque objectif exige un modèle spécial, de caractéristiques différentes, bien que ces
différents modèles puissent avoir plusieurs points en commun.
 Modèles de diagnostic
Ce sont des modèles d’analyse préliminaire, ils sont développés pour donner une
estimation de la dimension des problèmes de quantité et de qualité du ruissellement urbain,
avant tout investissement de temps et d’argent dans des modèles plus sophistiqués.
 Modèle de planification
Ils sont utilisés pour l’identification globale des problèmes du ruissellement urbain, et
pour l’estimation de l’efficacité et du coût des mesures de contrôle, de même ils peuvent
être utilisés dans les études grossières de transformation pluie débit et dans la comparaison
des différentes alternatives de contrôle.
Un modèle de planification peut aussi servir pour la sélection de certains événements
hydrologiques spéciaux pour la conception et qui seront analysés avec plus de détails avec
des modèles plus sophistiqués.
 Modèle de conception et de dimensionnement
Ces modèles donnent une description détaillée du cheminement de la pollution et du
ruissellement, depuis le point de précipitation de la pluie, en passant par tout le réseau de
drainage jusqu’au milieu récepteur. Ils peuvent servir aussi pour l’étude des effets de
l’écrêtement des débits sur le dimensionnement.
 Modèle de gestion et d’exploitation
Ils servent à la détermination des décisions de contrôle durant un événement pluvieux.
Les données pluviométriques sont introduites directement par télémesure et le modèle est
utilisé pour la prédiction de la réponse à court terme du système. Plusieurs options de

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contrôle peuvent être utilisées, par exemple le stockage dans le système, le déversement,
l’ajustement des appareils de régulation, etc.

1.4 Principales composantes des modèles d’assainissement


Pour répondre aux besoins des gestionnaires des réseaux d’assainissement (diagnostic,
planification, projet, exploitation) il faut élaborer des outils de simulation traitant les divers
phénomènes hydrologiques et hydrauliques impliquées dans le fonctionnement du système
étudié. On fera donc appel aux sous modèles suivants :

 Sous modèles de pluie


Ils donnent les événements pluviaux les plus vraisemblables, leur déplacement sur le
bassin versant, leur distribution spatiale et la variation de la pluviosité avec l’altitude. La
principale difficulté d’élaboration d’un modèle pluviométrique réside dans la nature
aléatoire des pluies. On distingue deux types : les modèles ponctuels et les modèles de
répartition spatiale.

 Modèles ponctuels
Ils décrivent la réalité statistique des observations en une station isolée ou en plusieurs
stations climatiquement semblables. Ces modèles utilisent les courbes « intensité-durée-
fréquence » : familles de courbes traduisant l’évolution de l’intensité maximale moyenne
Im(t,T) de pluie brute en fonction de l’intervalle de temps t, et de la période de retour T .
Ces familles de courbes sont représentées mathématiquement par des formules qui sont
généralement de l’un des trois types :

i(t,T)=a(T).tb(T) (1.1)
i(t,T)=a(T)./(t+b(T)) (1.2)
n(T)
i(t,T)=a(T)./(t+b(T)) (1.3)

Où t est l’intervalle de temps considéré qu’on prend généralement égal au temps de


concentration pour avoir le débit maximum.
a,b et n sont des coefficients variant avec la période de retour « T », le matériel de
prélèvement des pluies, la méthode de dépouillement et les caractéristiques régionales.

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Pour l’établissement des hydrogrammes complets, certains auteurs font appel à la


technique de « pluie de projet » (détaillée dans le chapitre suivant) qui consiste à affecter à
un hyétogramme synthétique, composé à partir des caractéristiques fondamentales des
averses, une probabilité d’occurrence ou de période de retour et transférer à
l’hydrogramme résultant la même période de retour.
 Modèles de distribution spatiale :
En hydrologie urbaine, bien que les bassins versants soient généralement de taille
limitée, l’hypothèse d’une distribution spatiale uniforme de la pluie peut ne pas être
réaliste.
D’où la nécessité d’utiliser un modèle de distribution spatiale qui consiste à passer d’une
pluie observée en certains points à la pluie en tout point de la surface. Dans ce cadre, des
méthodes d’interpolation entre les postes de mesure d’un bassin versant peuvent être
utilisées (Exemple polygones de Thiessen).

 Sous modèles de perte au ruissellement :


Il permet la transformation de la pluie brute en pluie nette par déduction des différentes
pertes :
 pertes par interception de la végétation : elles sont variables suivant la nature et le
degré de développement du couvert végétal, la saison……
 pertes par évaporation : ils sont très faibles au cours d’une averse, l’air étant alors
saturée de vapeur d’eau.
 Pertes dans les dépressions et cuvettes du sol : elles varient selon que les surfaces
soient artificielles ou naturelles.
 Pertes par infiltration dans le sol : celles-ci varient selon la nature du sol. Pour les
surfaces perméables elles dépendent de la structure du sol et du degré de
saturation….. pour les sols imperméables elles sont pratiquement négligeables.

 Sous modèles de ruissellement


Leur but est de réaliser la transformation de l’averse orageuse en un hydrogramme
d’écoulement entrant dans le réseau des collecteurs.

 Sous modèles de propagation hydraulique


Ces modèles réalisent le transfert des hydrogrammes précédents dans le réseau de
collecteurs existants ou projetés. Ces sous modèles peuvent être déterministes et propagent

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les hydrogrammes par le biais des équations classiques des écoulements à surface libre en
régime transitoire. Les plus élaborés font appel au système d’équations de Saint-Venant
nécessitant un calcul lourd et complexe. D’autres utilisent un système d’équations
simplifiées en supprimant dans l’équation dynamique un ou plusieurs termes d’inertie.
Enfin, ils peuvent être simplifiées à l’extrême et donner lieu à une simple translation
d’hydrogrammes dans le temps d’un point de calcul à un autre sans déformation.

1.5 Modélisation hydrologique des bassins versants :

1.5.1 Définition [1]

On entend par bassin versant, ou bassin de réception, tout le territoire qui est drainé par
un cours d'eau et ses affluents. Cette zone représente une toile dynamique et complexe de
ressources naturelles.

1.5.2 Délimitation manuelle


Les contours du bassin versant d’un cours d’eau peuvent être tracés manuellement sur
une carte topographique à l’aide des courbes de niveau et du réseau hydrographique en
reliant, selon les règles de l’art, les sommets les plus élevés entourant le cours d’eau et ses
tributaires. Lorsqu’on trace les limites d’un bassin versant sur une carte topographique, il
faut respecter les quatre règles suivantes :
a) traverser les courbes topographiques à angle droit à partir de l’embouchure jusqu’au
point le plus haut localisé sur une crête ou un sommet.
b) relier par une ligne tous les points les plus élevés.
c) ne jamais franchir un cours d’eau ou un lac.
d) en terrain plat (plateau entre deux sommets par exemple), le contour est
généralement localisé à mi-distance entre les deux courbes de même niveau.

1.5.3 Modélisation du bassin versant


La modélisation d’un basin versant consiste, en premier lieu, en découpage de celui-ci
en plusieurs sous bassins versants élémentaires, ensuite, spécifier les méthodes utilisées
pour le calcul des pentes, de ruissellement et des infiltrations.
Les bassins versants sont délimités par les lignes de partages des eaux, à partir d’un
modèle numérique du terrain. Chaque sous bassin contient l’ensemble des paramètres

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physiques et hydrologiques nécessaires pour la simulation à savoir : la surface et le nom du


sous bassin.

1.5.3.1 Modèle numérique du terrain (MNT).


Le MNT est une expression numérique de la topographie. Elle existe sous forme
matricielle ou vectorielle. La forme vectorielle peut être constituée des courbes de niveau
numérisées ou d'un réseau de triangles irréguliers qui relient les points cotés. En
modélisation hydrologique et environnementale, le MNT est définit par un maillage et
chaque maille est caractérisée par une attitude (forme matricielle).

Toutefois, il faut vérifier les résultats obtenus car dans les régions à faible relief,
l'équidistance des courbes de niveau peut être plus grande que les dénivellations du terrain.
Les logiciels génèrent alors des erreurs qui peuvent être importantes au niveau des surfaces
générées. Il faut donc dans ces cas corriger le MNT généré de manière automatique avec
des méthodes classiques de photo-interprétation et des relevés sur le terrain

La première méthode consiste à se positionner à l’exutoire, et à examiner les 8 mailles


voisines, les directions de maillage sont définies à l’aide de l’attitude de ces mailles , les
mailles qui se déversent à l’exutoire appartiennent au bassin versant. L’opération est
réitérée à partir de ces mailles, ainsi, par itérations successives, le bassin versant entier
peut être délimité.

La seconde méthode est basée sur la reconnaissance des lignes de crêtes et des talwegs
sur un noyau de 4 à 9 mailles, on marque la maille la plus basse (/haute), le noyau est
ensuite déplacé et l’opération est reconduite. Lorsque le noyau a parcouru toute la zone
étudiée, les mailles non marquées constituent les crêtes (/les talwegs) potentielles.

L’application de ces méthodes au milieu urbain pose les problèmes suivants :


• D’une part, la topographie n’est plus suffisante pour définir complètement les
écoulements d’eau : le réseau d’assainissement doit être pris en compte, et s’il a
tendance à suivre les talwegs naturels, ce n’est pas systématique.
• D’autre part, le problème de l’échelle de résolution des données topographiques se
pose en milieu urbain : pour étudier les écoulements de façon fine, à l’échelle d’une
rue par exemple, un MNT détaillé est requis.

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Ces outils donnent généralement des résultats acceptables, mais imparfaits. En


conséquence, l’utilisateur doit valider la délimitation informatique et la corriger au besoin.

1.5.3.2 Modélisation des caractéristiques du bassin versant.


 L’occupation du sol
La détermination du type d’occupation du sol est un facteur déterminant dans la
formation du ruissellement. En effet, une zone imperméabilisée dans une ville, comme un
parking, produira plus de ruissellement qu’une surface rurale. Toutefois, au sein des
surfaces rurales, la diversité du couvert végétal que l’on peut rencontrer conditionne le
niveau du ruissellement. Ainsi, il apparaît nécessaire de distinguer plusieurs classes
d’occupation du sol tant en secteur urbain que rural.
La description du mode d’occupation du sol s’appuie sur l’utilisation de photographies
aériennes récentes. En effet, quel autre support photographique apporterait cette vision
d’ensemble et de repérage précis en terme de définition d’un espace donné.

 Coefficient de ruissellement
Le coefficient de ruissellement représente, lors d’une crue, la part de l’eau qui a
exclusivement circulé en surface. Historiquement, il a été confondu avec le coefficient
d’écoulement rapide et demeure parfois abusivement utilisé dans ce sens ; or le coefficient
d’écoulement rapide représente le ratio entre le volume d’écoulement rapide, c’est à dire
celui qui provoque le gonflement de l’hydrogramme – et qui incluse le plus souvent une
part d’eau souterraine " poussée " par l’eau de la pluie considérée – et la pluie à l’origine
de la crue. Le terme de coefficient de ruissellement fait référence à des processus de
transfert, et celui de coefficient d’écoulement rapide à des volumes transférés. Le terme
anglais " runoff " a une signification plus générale ; il recouvre les deux sens (quoiqu’on
parle de plus en plus souvent de " surface runabout " pour le ruissellement).

Ce paramètre est donné par la formule suivante :


C = (surface imperméable) / (surface totale)
= Σ Ci Si / S (2.1)
Où : Ci (=%IMPERV) est le coefficient de ruissellement élémentaire représenté dans le
tableau suivant :

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TABLEAU 1.1 LES COEFFICIENTS DE RUISSELEMENT ELEMENTAIRES

Typologie d’après le Plan Type


Abrév. % d’imperméabilisation
d’Aménagement d’Habitat
Zone d’habitat continu à R+1 et -
R+2 E Economique 70
Zone d’habitat continu à R+3 -
Secteur Médina
M Economique 65
Zone d’immeubles continus à -
plusieurs niveaux
Zone d’immeubles continus à - I Immeuble 75
R+5
Zone d’habitat mixte R+2 à R+5 -
- Zone villas ZV Villas 40
Zone de réserve stratégique - ZRS
Zone agricole -
ZA 10
Zone multifonctionnelle - ZM
Zone de restructuration - 10
ZR
Zone non Aedificandi ZNA 10
Espaces verts et boisements
EV 10
Terrain de sport
TS 20
Zone touristique - ZT
20
Camping - C
Instruction publique IP 20
Services publics SP 40
ère
Zone Industrielle 1 catégorie,
ZI 40
2ème catégorie, 3ème catégorie
Parc zoologique, parc classé P 10
Cimetière C 10
Souk SK 20
Voiries PU 90

Ce coefficient est fortement influencé par la couverture du sol comme le montre le


tableau. Ces valeurs reflètent la capacité des sols à ruisseler en fonction uniquement de la
couverture du sol. On remarque notamment le très fort taux du coefficient de ruissellement
donné pour les routes et toitures (AmgPU). Cela s'explique par le fait que ces surfaces sont
pratiquement imperméables.

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 La pente moyenne du bassin versant


La pente moyenne est une caractéristique importante qui renseigne sur la topographie
du bassin. Elle est considérée comme une variable indépendante. Elle donne une bonne
indication sur le temps de parcours du ruissellement direct - donc sur le temps de
concentration tc - et influence directement le débit de pointe lors d'une averse. Plusieurs
méthodes ont été développées pour estimer la pente moyenne d'un bassin. Toutes se basent
sur la lecture d'une carte topographique réelle ou approximative. La méthode des
moyennes pondérées consiste à calculer la moyenne pondérée des pentes de toutes les
surfaces élémentaires comprises entre deux altitudes données. Une valeur approchée de la
pente moyenne est alors donnée par la relation suivante :

D .L
im = (2.2)
A

Où :

im : pente moyenne [m/km ou 0/00],

L : longueur totale de courbes de niveau [km],

D : équidistance entre deux courbes de niveau [m],

A : surface du bassin versant [km2].

Cette méthode de calcul donne de bons résultats dans le cas d'un relief modéré et pour
des courbes de niveau simples et uniformément espacées. Dans les autres cas, il convient
de styliser les courbes de niveau pour que leur longueur totale ait un sens réel vis-à-vis de
la pente.

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Figure (1.2) Eléments nécessaires pour le calcul de la pente moyenne

Le calcul de la pente moyenne tout comme celui de leur exposition (orientation des
pentes) peut-être assez facilement automatisée en se basant sur des données numériques
représentant la topographie des bassins versants. Le recours à ces données est vivement
encouragé.

 la largeur de drainage

La largeur de drainage W correspond à la distance sur laquelle la conduite dessert un


sous bassin. Elle est souvent utilisée comme paramètre d’étalonnage pour ajuster les débits
simulés aux valeurs mesurées ou pour faire diminuer l’écart entre l’estimation du débit de
pointe et le temps de montée par les modélisations globale et détaillée en cours de
prévision. Ainsi, l’augmentation de la largeur W du bassin amplifie l’amplitude du débit
de pointe et fait diminuer le temps de transit sur la surface du bassin, réduisant par le fait
même le temps de montée de l’hydrogramme. La diminution de la largeur W produit
l’effet inverse.

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La largeur de drainage est donnée par la formule :

W = (2 - δ ). L (2.3)

Avec :

S1 − S 2
δ=
S
S : superficie totale du sous bassin (m²);
S1, S2 : superficies situées de part et d’autre de la conduite principale qui dessert le sous
bassin (m²);
L : longueur du tronçon (m).

 Modélisation du processus d'infiltration


Parmi les nombreux modèles existants, on peut retenir deux grandes approches, à savoir :
• Une approche basée sur les relations empiriques, à 2, 3, ou 4 paramètres,
• une approche à base physique

 Relations empiriques

Les relations empiriques expriment une décroissance de l'infiltration en fonction du temps


à partir d'une valeur initiale (soit exponentiellement, soit comme une fonction quadratique
du temps) qui tend vers une valeur limite, en général Ks mais pouvant être proche de zéro.
Citons à titre d'exemple deux formules empiriques :

• La formule de Horton

L’infiltration dans les aires perméables est calculée sur la base de l’équation d’Horton :

fp = f∞ + (f0 - f∞ ) e-αt (2.4)

Avec :

fp : Capacité d’infiltration du sol en mm/h

f∞ : Capacité ultime d’infiltration en mm/h

f0 : Capacité initiale d’infiltration en mm/h

α : Coefficient d’infiltration en sec-1

t : Temps depuis le début de l’averse en sec.

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L’équation (2.4) est applicable seulement aux averses pour lesquelles l’intensité de la pluie
excède la capacité d’infiltration du sol.

L’infiltration réelle s’écrit :

f (t) = minimum (fp (t), i(t)) (2.5)

Avec : i (t) : intensité de la pluie en mm/h

Figure (1.3) : Régime d’infiltration et capacité d’infiltration dans le sol

D’après la figure précédente on remarque que fp décroît pour des pluies d’intensité
faible sans tenir compte du volume d’eau réel infiltrée c’est à dire de la saturation du sol.
Pour corriger ce problème, l’infiltration cumulée réelle est calculée par :

F (t ) = ∫ f (τ ) d τ Où f est donnée par la relation (2.5).

• La formule de l'Institut d'Aménagement des Terres et des Eaux de l'EPFL

La relation est légèrement différente de celle de Horton (seulement deux paramètres).


Elle est du type

i ( t ) = i f + a .e − bt (2.6)

Avec :

i (t) : capacité d'infiltration au temps t [mm/h],


if : capacité d'infiltration finale [mm/h],
a et b : coefficients d'ajustement.

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Cette relation a l'avantage de permettre la recherche de relations fonctionnelles, d'une


part entre la capacité limite (ou finale) d'infiltration et la texture du sol, d'autre part entre le
paramètre a et l'humidité volumique. On lève ainsi l'indétermination sur certains
paramètres par l'intervention de caractéristiques objectives.

b) Modèles à base physique

Ces modèles décrivent d'une manière simplifiée le mouvement de l'eau dans le sol, en
particulier au niveau du front d'humidification et en fonction de certains paramètres
physiques. Parmi les modèles présentés dans le tableau 2.2, les deux modèles suivants sont
les plus connus :

- Le modèle de Philip : Philip a proposé une méthode de résolution de l'équation de


l'infiltration verticale pour certaines conditions initiales et limites (tableau 2.2). Ce modèle
introduit la notion de sorptivité qui représente la capacité d'un sol à absorber l'eau lorsque
l'écoulement se produit uniquement sous l'action du gradient de pression. La sorptivité est
définie par la lame infiltrée I en écoulement horizontal. Elle dépend des conditions initiales
et des conditions aux limites du système. Elle est fonction des teneurs en eau initiale du sol
qi et imposée en surface q0.

- Le modèle de Green et Ampt : Un autre modèle tout aussi connu que le précédent est
celui de Green et Ampt (tableau 2.2). Ce modèle repose sur des hypothèses simplificatrices
qui impliquent une schématisation du processus d'infiltration.

Il est basé sur la loi de Darcy et inclut les paramètres hydrodynamiques du sol tels que les
charges hydrauliques totales, au niveau du front d'humidification (Hf est la somme de la
hauteur d'eau infiltrée depuis le début de l'alimentation - Zf - et de la charge de pression au
front d'humidification - hf ) et en surface (H0 = ho = charge de pression en surface).Une des
hypothèses du modèle de Green et Ampt stipule que la teneur en eau de la zone de
transmission est uniforme. L'infiltration cumulative I(t) résulte alors du produit de la
variation de teneur en eau et de la profondeur du front d'humidification. Ce modèle s'avère
satisfaisant dans le cas de son application à un sol dont la texture est grossière. Cette
méthode reste cependant empirique puisqu'elle nécessite la détermination expérimentale de
la valeur de la charge de pression au front d'humidification.

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TABLEAU 3.2 principales fonctions d'infiltration :


Auteur Fonction Légende

i(t) : capacité d'infiltration au


cours du temps [cm/s]
Horton
i0 : capacité d'infiltration initiale
[cm/s]

if : capacité d'infiltration finale


[cm/s]

g : constante fonction de la
nature du sol [min-1]
Kostiakov a : paramètre fonction des
conditions du sol

Dvorak- i1 : capacité d'infiltration au temps


t=1 min [cm/s]
Mezencev
t : temps [s]

b : constante

c : facteur variant de 0,25 à 0,8

Holtan w : facteur d'échelle de l'équation


de Holtan

n : exposant expérimental proche


de 1,4
s : sorptivité [cm.s-0,5]

Philip A: composante gravitaire


fonction de la conductivité
hydraulique à saturation [cm/s]

Dooge a : constante

Fmax : capacité de rétention


maximale

Ft : teneur en eau au temps t


Ks : conductivité hydraulique à
saturation [mm/h]
Green&Ampt
h0 : charge de pression en
surface [mm]

hf : charge de pression au front


d'humidification [mm]

zf : profondeur atteinte par le front


d'humidification [mm]

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 stockage dans les dépressions

C’est l’eau qui s’accumule dans les dépressions fermées et qui n’atteint jamais
l’exutoire du bassin de drainage.

Le stockage d'eau se présente sous différentes formes. On peut distinguer trois grands
types de réservoirs :

• Les dépressions de la surface du sol dans lesquelles l'eau peut s'accumuler. C'est le
stock d'eau de surface.
• Le sol et le sous-sol dans lesquelles l'eau est emmagasinée. C'est le stock d'eau
souterraine.
• Les couvertures neigeuses et glaciaires qui constituent le stock d'eau sous forme
solide.

Il peut se modéliser à l’aide de l’Equation :

Vd = Sd × [1-e-k×pi] (2.7)
Où:
Vd = le stockage dans les dépressions à l’instant t après le début de l’averse
Sd = volume maximum de stockage dans les dépressions, s’obtient de l’examen des
cartes topographiques
Pi = la pluie incidente moins l’évaporation, l’interception et l’infiltration
K = une constante ; k = 1/Sd
Dans les modèles mathématiques de simulation du ruissellement, le stockage dans les
dépressions ainsi que l’interception font partie des pertes initiales ;
L’averse commence par combler les pertes initiales avant le début des calculs de
l’infiltration.

18
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

CHAPITRE 2
LA PLUIE DE PROJET

2.1 Introduction : [5]

Tout projet dans le domaine de l'eau (bassins de rétention, ouvrages d'irrigation,


installations hydroélectriques etc.) nécessite la connaissance d'un hydrogramme de crue
critique, ou tout au moins la connaissance de la valeur de pointe de cet hydrogramme.
L'ouvrage considéré doit être dimensionné pour permettre le passage de cette crue
critique sans dommage pour ses éléments, avec une certaine fréquence exprimée en temps
de retour. Cette crue associée à un temps de retour est le débit de projet de l'ouvrage. La
précipitation ayant servi à définir la crue est la pluie de projet (design storm), dont la
construction est discutée ici.
Dans une étude sur la détermination des pluies de projet, M. Desbordes introduit cette
notion en ces termes (Desbordes, 1974):
L'utilisation d'un modèle de ruissellement pour le calcul rationnel des réseaux
d'assainissement nécessite la connaissance d'événements pluviométriques critiques pour
le bassin étudié et conduisant à des écoulements importants contre lesquels il convient de
se protéger. A ces événements critiques devrait être associée une "période de retour"
autorisant le calcul économique des réseaux en termes de risques de défaillance. Ces
événements pluviométriques critiques sont englobés aujourd'hui sous la dénomination de
"pluie de projet".
Notons que "période de retour" est un synonyme de temps de retour.
Une conception aussi simple de la pluie de projet se heurte rapidement à des difficultés
d'importance au niveau de son application pratique. La représentation mathématique d'un
événement pluvieux se complique rapidement dès que l'on cherche une définition quelque
peu précise de la pluie de projet; en particulier, il devient illusoire de définir la période de
retour d'une distribution temporelle d'intensités, discrétisées à une échelle fine de temps,
sur une durée D.
L'avancement de la recherche dans ce domaine a pu donner des éléments de réponse à
ce problème. Mais l'application pratique reste une difficulté moyenne.

19
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Une averse peut être caractérisée par plusieurs paramètres qui peuvent avoir, au sein
d'un même événement, des temps de retour très différents.
On peut citer:
La hauteur d'eau P [mm];
La durée D [h];
L’intensité moyenne imoy =P /D [mm/h];
Les intensités maximales sur des intervalles de temps ∆t quelconques iM (∆t) ;
• La distribution dans le temps des intensités instantanées i(t).
On peut envisager deux types de solutions possibles pour trouver des méthodes
capables de résoudre le problème posé:
• Soit se libérer d'un maximum de paramètres servant à la définition de la pluie. Ceci
peut être réalisé en trouvant des liaisons fortes entre certains paramètres (volume et durée
par exemple), ou en montrant leur faible influence sur la qualité de la réponse du modèle
de ruissellement.
• Soit en étudiant la structure statistique des averses à une échelle fine de temps et en
procédant à une simulation d'une chronologie d'épisodes pluvieux. Ces épisodes simulés
seront ensuite transformés, au moyen d'un modèle de ruissellement, en hydrogrammes sur
lesquels on peut se livrer à une analyse statistique. La notion de période de retour de
l'épisode pluvieux est alors reportée sur sa conséquence: débit de pointe, durée
d'écoulement au-dessus d'un seuil de débit, volume ruisselé etc.
La première voie est sans doute la plus intéressante du point de vue pratique, car elle
peut conduire à l'élaboration d'un procédé simple de calcul des réseaux (simulation
événementielle). Nous examinerons plusieurs de ces procédés développés au cours des
dernières années. La seconde, plus lourde (simulation en continu), est sans doute plus
fiable dans la mesure où l'on possède souvent une longue série d'observations
pluviométriques de bonne qualité. La mise au point des modèles est cependant longue et
n'a pas été encore totalement résolue au niveau ponctuel.
Les méthodes traditionnelles de calcul de débits telles que la méthode rationnelle
utilisent comme entrée des intensités de pluie obtenues à partir de courbes "Intensité-
Durée-Fréquence" (IDF). Dans ce cas la pluie de projet est considérée comme constante
dans le temps sur une durée égale au temps de concentration du bassin versant (Uniform
design storm; Blockregen). L'utilisation de modèles mathématiques plus élaborés requiert
la connaissance d'un hyétogramme. La détermination de cette pluie de projet se fonde en
général sur les courbes IDF, et ceci malgré les deux objections suivantes:

20
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

a) Une pluie de projet générée sur la base de courbes IDF pour une fréquence et une
durée données, sera souvent différente de l'averse observée ayant même temps de retour et
même durée.

b) L'hypothèse, souvent admise, suivant laquelle une averse ayant une intensité
moyenne de fréquence donnée provoquera une crue de même fréquence, ne se vérifie en
général pas dans les faits. Le même orage générera des hydrogrammes différents suivant
l'état du bassin avant la pluie. Cette question fait l'objet d'un développement plus détaillé à
la fin de ce chapitre.

Malgré cela, la plupart des études faites au Canada et aux Etats-Unis en matière
d'application des modèles hydrologiques sur des petits bassins versants recommandent
l'utilisation d'hyétogrammes de pluies "synthétiques" ("synthetic" storm distribution)
(Wisner, 1979). Le terme synthétique signifie que la forme de l'averse provient d'une
synthèse des averses types observées dans un lieu donné. Parmi les différentes méthodes
de détermination des pluies de projet, nous examinerons tout d'abord celles dérivant des
courbes IDF, comme la pluie uniforme, la pluie de type simple triangle, la pluie de type
double triangle, Averse de Watt, Averse de Weibull, la pluie composite et l'averse de type
"Chicago", puis une méthode proposant des pluies dont la structure temporelle dérive de
l'analyse d'événements historiques ou de toute une série d'averses observées (American
Soil Conservation Service: SCS-24 hour design storm), (Soil Conservation Service, 1972).
La structure moyenne des précipitations sera discutée, et la méthode australienne de Pilgrim
et Cordery (1984) sera présentée ensuite, car nous considérons que c'est une des meilleures
pour dériver une pluie de projet, si assez de données sont à disposition.

Nous ne saurions terminer ce tour d'horizon de quelques-uns des modèles utilisés sans
présenter la méthode de l'averse historique, dans laquelle le hyétogramme de la pluie de
projet est déduit de l'événement le plus important que l'on ait jamais enregistré dans la région
intéressée par l'étude. Cette méthode est utilisée au Canada et aux Etats-Unis; elle présente un
intérêt dans la mesure où les projeteurs et les autorités, voire le public, peuvent juger de
l'efficacité d'un rapport en regard d'un événement qu'ils ont eux-mêmes vécu ou observé.

21
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

2.2 Pluies de projet dérivant de courbes IDF :

2.2.1 L’averse uniforme : [5]

L’averse uniforme est une pluie caractérisée par une intensité constante pour toute sa
durée.

Cette durée est souvent prise égale au temps de concentration du bassin versant sur
lequel sera appliquée l’averse de projet. Une fois le temps de retour choisi, l’intensité
moyenne de l’averse se déduit de la courbe intensité-durée-fréquence correspondante.

L’averse uniforme est très certainement la plus ancienne et la plus simple des
averses de projet. Elle trouve son utilisation dans de nombreuses applications, dont
la méthode rationnelle. L’hypothèse selon laquelle l’intensité est constante dans le
temps est évidemment très contestable et ne reflète guère la réalité, ce qui se traduit par
une diminution des débits de pointe lors de la simulation des hydrogrammes.

Figure 2.1:Averses uniformes de la ville Béni Mellal pour différentes durées de pluie, avec T=10ans

2.2.2 Pluie de type simple triangle : [6]


Dans une progression lente vers des structures temporelles plus évoluées, l'averse
triangulaire offre une variation temporelle linéaire des intensités de pluie. La méthode de
structuration temporelle des intensités est illustrée à la figure 4.2.

22
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

La méthode de construction de cette pluie fictive est celle préconisée à partir des
coefficients de Montana (a, b). Ceux-ci permettent de relier l’intensité moyenne d’une
averse et sa durée pour une période de retour T donnée :

Avec i : intensité moyenne (mm/min), D : durée totale (min)

Pour conserver le volume de l'averse, l'intensité maximale ; imax = 2*imoy. Un nouveau


paramètre r est introduit, dont la valeur est toujours comprise entre 0 et 1. Il permet de
choisir la position de la pointe du hyétogramme sur la durée de la pluie. Ce paramètre est
défini par la relation :

où tp est le temps de montée du hyétogramme.

Figure 2.2 : Méthode de structuration temporelle de l'averse triangulaire.

La valeur du paramètre r est souvent choisie à r = 0.3, Des analyses d'averses mesurées
aux Etats Unis ont permis de proposer quelques valeurs types présentées dans le tableau
2.1.
La pluie de projet simple triangle convient pour des bassins versants à réponse
rapide (inférieure à 30 min). Au-delà, il faut sélectionner une pluie double triangle.

23
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
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Figure 2.3 : Averses triangulaires de la ville Béni Mellal pour différentes durées de pluie,
avec r=0,3 et T= 10ans

2.2.3 Pluie de type double-triangle : [7]

L'élaboration de la pluie double-triangle repose sur un double constat :

- les événements pluvieux réels provoquant des désordres dans les réseaux
d'assainissement pluvial sont généralement constitués d'une période de pluie intense
relativement courte située à l'intérieur d'une séquence de pluie de quelques heures ;
- le point précédent mis à part, aucune forme particulière de distribution temporelle des
intensités n'est plus probable qu'une autre.

Desbordes (1974) a donc proposé de choisir une forme particulière de pluie de projet en
raisonnant non plus par rapport au phénomène physique, mais par rapport aux éléments
auxquels le modèle de ruissellement (utilisé après le modèle pluviométrique) était le plus
sensible. Cette analyse de sensibilité, conduite à partir du modèle du réservoir linéaire a
permis de montrer qu'une forme simple, doublement triangulaire, fournissait des formes
d'hydrogrammes et des valeurs de débit maximum peu sensibles à des erreurs sur le
paramètre principal du modèle de ruissellement : le lag time.

Cette pluie de projet est entièrement définie par cinq paramètres (Figure 2.4) :

- la durée totale t3 (quelques heures) ;


- la durée de la période de pluie intense : t1 (quelques dizaines de minutes) ;
- la position de la pointe d'intensité par rapport au début de la pluie : rapport t2 /t3;
- l'intensité atteinte au début de la période intense : i 1 ;

24
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

- l'intensité maximale atteinte pendant la période intense : i2

Les principaux éléments de choix sont les suivants :

- la durée totale t3 peut être prise égale à 4 heures (valeur par défaut : en pratique, cette
durée devrait être adaptée à chaque bassin versant et à son temps de concentration). Sur
cette durée t3, il tombe plus de 80 % de la hauteur totale des épisodes pluvieux significatifs
dans 73 % des cas. Par ailleurs, pour les grands bassins versants sur lesquels des pluies
plus longues pourraient paraître intéressantes, la variation relative du débit de pointe
obtenu n'est que de 2 % lorsque la durée totale de la pluie passe de deux à quatre heures.
- la durée de la période de pluie intense t1 peut être choisie entre quinze minutes et une
heure selon la nature et la surface du bassin versant étudié.

Figure 2.4 : Exemple de pluie de projet double triangle

- la position de la période de pluie intense au sein de l'averse (r =t2 /t3) influe de façon
sensible sur le débit de pointe (le débit augmente avec r). L'analyse des pluies n'a pas
permis de mettre en évidence une valeur préférentielle de r. On pourra donc prendre r=0.5,
valeur moyenne, ou r =0.75 pour se placer dans une situation plus défavorable au sens des
débits de pointe.
- la hauteur précipitée pendant la période de pluie intense constitue la grandeur qui influe
le plus sur le débit de pointe. Sa valeur pourra être prise égale à l'intensité moyenne
maximum correspondant à la même durée sur les courbes Intensité-Durée-Fréquence
caractérisant la région pluviométrique et la période de retour choisi.
- la hauteur précipitée en dehors de la période de pluie intense joue un rôle moindre sur la
valeur du débit de pointe. Sa valeur devra correspondre à une période de retour plus faible

25
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

que celle pour laquelle on calcule le débit de pointe.

Le « Guide de construction et d'utilisation des pluies de projet » (Hémain, 1986) fournit


les données permettant de choisir ces paramètres. Une analyse théorique du comportement
du modèle du réservoir linéaire a conduit Chocat et al. (1981) à proposer des formules
permettant de calculer directement les paramètres précédents. La pluie est supposée
symétrique, le calcul des autres coefficients s'effectue à partir des coefficients a et b d'un
ajustement de type Montana de la pluviométrie locale et d'une estimation grossière du lag
time K du bassin versant à étudier :

Dans les équations précédentes, les temps t et le lag-time K sont exprimés en minutes, et
les intensités i1 et i2 sont exprimées en mm/h.

L'intérêt des trois équations précédentes est de permettre un passage direct entre les
coefficients de Montana des courbes IDF et les caractéristiques de la pluie de projet. Les
valeurs des débits de pointe calculées sont peu sensibles aux valeurs de t1 et t2, donc de K.
En cas d'utilisation sur un réseau drainant des bassins versants emboîtés de surfaces très
différentes, il est cependant utile de tester plusieurs valeurs de K.

Figure 2.5 : Averses double triangle de la ville Béni Mellal pour différentes K, avec T= 10 ans

26
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

2.2.4 L’averse de Watt: [6]


Cette méthode a été développée spécifiquement avec les données canadiennes, pour
l'aménagement urbain généralement on prend une durée de pluie égale à une heure (td=1h),
bien que d'autres durées de pluie soient certainement possibles. L’hyétogramme est décrit
par une augmentation linéaire jusqu'au point tp, puis suivie d'une fonction exponentielle
décroissante à partir de tp jusqu’à td. Les paramètres nécessaires à son utilisation sont les
suivantes:
• période de retour, T, la durée de pluie, td, et son intensité moyenne, i (tous obtenus
à partir de la courbe IDF);
• Profondeur totale de précipitations, D;
• Paramètre r, un ratio de temps de pointe pour la durée de pluie;
• Un coefficient de décroissement de la fonction exponentielle k.

Figure 2.5 : Averse de Watt pour la ville Béni Mellal pour différentes r ; avec D=60min et T= 10ans.

2.2.5 L’averse composite : [5]


L’averse composite se rapproche plus de la réalité que la pluie uniforme en ce
sens que l’intensité varie au cours du temps. En l’occurrence, cette variation se fait
conformément à une courbe IDF. La particularité fondamentale de cette averse est
que les intensités maximales moyennes sur n’importe quelle durée sont identiques à
celles lues sur la courbe IDF pour la même durée. On commencera donc par déterminer
une durée totale de l’averse afin de pouvoir construire l’hyétogramme. L exemple ci-
dessous montre la démarche à adopter en vue d’obtenir une averse composite.

27
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Soit le cas de la ville de Béni Mellal ou l’intensité pour un temps de retour T=10 ans est
ajustée sur une formule de Montana.
i(t) = a*(t^b) avec i en [mm/h] et t en [min].
L’averse composite d’une durée de 4 heurs aura une intensité moyenne de 13 mm/h donc
un volume total de 51 mm. Le tableau dans l’annexe 2.1 montre les étapes de calcul.

L'averse composite obtenue dans la colonne (5) du tableau présente un hyétogramme


décroissant dans le temps. Cette forme peu fréquente peut être "réarrangée"; par exemple
(colonne 6) en situant la pointe d'intensité au centre et les intensités décroissantes placées
alternativement avant et après la pointe. Les figures 4.6 et 4.7 montrent la pluie composite
et l'averse de projet obtenue.

Fig. 2.6- Construction de l'averse composite.

Fig. 2.7 : Pluie de projet basée sur l'averse composite.

28
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

2.2.6 Averse de Weibull : [6]


Plusieurs méthodes de dimensionnement des ouvrages se fondent sur une forme d’averse
exprimée par une distribution de Weibull (Hager 1988), dont la formulation analytique
s’écrit :

(*)

Où imax est l’intensité de précipitation maximale et t*le temps de montée du hyétogramme


correspondant à imax. Dans cette relation, n est un facteur de forme dont l’influence est
montrée sur la figure 4.8 dans laquelle l’intensité de précipitation et la durée de l’averse
ont été adimensionalisées par rapport aux valeurs respectives correspondant au maximum
de la fonction.

Figure 2.8 : Effet du facteur de forme n sur la distribution normalisée de Weibull.


La construction de cette distribution temporelle à partir de l’intensité moyenne et d’une
durée de précipitation devient moins triviale que pour l’averse triangulaire. Comme dans
ce dernier cas, le paramètre r permet de déterminer le temps de montée du hyétogrammer
t*=r.tp . Cette distribution est schématiquement représentée sur la figure 4.9.

Figure 2.9 : Méthode de structuration temporelle pour une averse de Weibull.

29
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

La définition de l’intensité maximale imax se fonde sur l’égalité du volume ∀ de pluie entre
l’averse uniforme et l’averse de Weibull. Le volume de l’averse uniforme vaut
simplement:
∀=im.tp (**)
Le volume de l’averse de Weibull s’obtient par intégration de l’équation (*):
(***)

La fonction gamma Γ est définie d’une manière générale par :

La solution analytique de cette intégrale n’existe pas. Seule une résolution numérique
permet d’obtenir la valeur cherchée. Mais si x est un nombre entier, la fonction gamma se
réduit à :

où x! représente la factorielle de x.

Figure 2.10 : Averses de Weibull pour différentes durées de pluie, avec r = 0.3 et n = 5.

Par définition, le temps de montée t*du hyétogramme s’écrit :


t*=r.tp (****)
L’égalité des équations (**) et (***) et l’équation (****) permettent d’obtenir la valeur de
l’intensité de pluie maximale :

30
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

La fonction « Averse de Weibull » nécessite la connaissance des paramètres a et b de la


formule de montana, du paramètre r, de la durée de la pluie tp et du facteur de forme n.

Figure 2.11 : Comparaison des averses de Weibull et composite pour la ville Béni Mellal
(tp=240min , r=0.5 et T= 10ans).

2.2.7 L’averse de type Chicago : [5]

2.2.1.1 Considérations théoriques :

Cette méthode, développée par Keifer et Chu (1957), permet de construire un


hyétogramme synthétique à partir de relations empiriques de courbes IDF.

Soit une relation de Montana représentant la courbe IDF:

imoy = a*(td^b) où:


i = intensité moyenne de l'averse en mm/min;
td = durée de l'averse en minutes;
a, b = constantes fonction de la région et du temps de retour.

En posant:

r = tb/td avec 0 < r < l ,

où:

31
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

tb = temps qui précède la "pointe" de l'averse, c'est-à-dire l'instant où l'intensité est


maximale (en minutes). Et:
td=tb+ta
où:
ta = durée de l'averse qui suit l'instant d'intensité maximale (en minutes).

On peut alors écrire:


t b =r-t d ;

t a =(l -r )-t d ;

où tb est mesuré de l'intensité maximale vers la gauche et ta de l'intensité maximale


vers la droite tel que le montre la figure 2.12.

Figure 2.12. Construction du hyétogramme de type Chicago.

On pose encore ia = f(ta) ainsi que ib = f(tb). La pluie totale pendant la durée
td s'exprime donc par:

Cette dernière expression nous permet d'obtenir l'intensité de la pluie avant et après
l'intensité maximale. En effet, en posant f(ta) = f(tb) V td, on a de suite:

32
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

En considérant encore la valeur imoy; l'intensité moyenne de la pluie durant td, on a


alors: I = imoy • td et de suite:

(*)

Sans entrer dans de trop longs développements mathématiques, signalons que la


relation (*) nous permet la détermination des intensités ia et ib si l'on se donne une relation
pour imoy. Cette relation peut être donnée par exemple par la relation de Montana.

On détermine ainsi:

Cette méthode est détaillée dans un exemple de calcul dans l’annexe 2.2.

Fig. 2.13 Hyétogramme de l'averse de projet type Chicago construit pour la ville de Béni
Mellal (durée = 240 min, r=0,3 et T=10 ans).

2.2.1.2 Localisation de la pointe d'intensité au sein de l'averse :

Le coefficient r caractérise la forme du hyétogramme par la position de la pointe


d'intensité; il est compris entre 0 et 1.

Dans leur méthode, Keifer et Chu calculent r à partir du dépouillement d'averses


orageuses observées pour la plupart dans la région de Chicago. Pour diverses valeurs de tγ
(où tγ est la durée de la pluie intense autour du maximum d'intensité) on peut calculer la

33
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

valeur moyenne de r(tγ) observée sur les diverses averses. Une valeur finale r1 est
obtenue en pondérant les moyennes r(tγ) par tγ:

r1=

Ceci revient à donner plus de poids aux valeurs de r correspondant à de fortes valeurs
de tγ, ce qui paraît justifié par le manque de précision sur r lorsque tγ est faible.

D'autres procédures ont été proposées pour le calcul de r. Elles conduisent toutes à des
résultats à peu près semblables, ainsi qu'en témoigne le tableau 2.1, qui résume quelques-
unes des valeurs de r obtenues par divers chercheurs en ce qui concerne l'averse de type
Chicago.
Lieu R Source
Baltimore (1958) 0.399 Me Pherson
Chicago (1957) 0.375 Keifer et Chu
Cincinnati (1973) 0.325 Preul et al.

Ontario (1978) 0.488 Marsalek


Philadelhie (1958) 0.414 Me Pherson

Tableau 2.1 : Valeurs de r pour l'averse de type Chicago

Les valeurs de r proposées par Keifer et Chu, auteurs de la méthode, sont donc des
valeurs moyennes ou quelque peu inférieures à la moyenne. Des études faites sur des
pluies orageuses Desbordes, 1974) sembleraient montrer que la distribution statistique de r
soit sensiblement uniforme sur l'intervalle [0,1]; r a donc pour moyenne une valeur voisine
de 0.5. Les études de sensibilité des modèles de ruissellement faites par Desbordes et
Raous (1976) montrent en outre que les pluies conduisant aux débits de pointe les plus
importants (à égalité de forme et de volume) sont celles de type retardé correspondant à
0.5 < r < 1.

Dans le cas de modèles à fonction d'infiltration non constante dans le temps, le


phénomène est facilement compréhensible ainsi que le montre la figure 2.13:

34
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Fig. 2.14. Influence de la forme de l'averse sur l'écoulement potentiel dans le cas d'une
fonction d'infiltration non constante dans le temps.

Dans la méthode de Chicago, r est variable et souvent choisi égal à 0.3, alors même que
les valeurs expérimentales sont plus élevées. Dans cette dernière méthode comme dans
celles où l'on peut faire varier la position de la pointe, le coefficient r devrait, compte tenu
des remarques ci-dessus, avoir des valeurs supérieures à 0.5.

Fig. 2.15. L’averse de projet type Chicago construit pour la ville de Béni Mellal pour
r=0,3 et r=0,5 (D=240min et T=10ans).

La méthode Chicago a été établie avec des données américaines pour être appliquée en
hydrologie urbaine. Sa structure qui permet de générer de grands débits de pointe est
hautement improbable et une telle averse de projet qui devrait être envisagée que pour des
événements courts, et où une maximisation de la structure de précipitation est justifiée.
C'est le cas en hydrologie urbaine pour le dimensionnement de réseaux d'égouts unitaires
par exemple ou en hydrologie des grands barrages où l'averse la plus défavorable possible
est recherchée sans considération pour sa fréquence.

35
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Figure 2.16 : Comparaison des averses uniforme, triangulaire, Watt, Weibull de


Chicago. (D=240min, r=0,5 et T=10 ans)

On remarque que pour une même période de retour T=10 et une même durée d’averse
D=240 min, les intensités moyennes maximales sont différentes, l’averse de type Chicago
donne une intensité maximale supérieure à celle des autres averses, et c’est l’averse
uniforme qui donne une intensité minimale

2.3 Pluies de projet dérivant de précipitation observées : [5]

Nous avons réuni dans ce paragraphe les différentes averses de projet dont distribution
temporelle peut s'exprimer sous la forme d'une courbe de pluie cumulée en fonction du
temps que l'on nomme courbe de structure. Ces courbes étant généralement
adimensionnelles, cela permet à l'utilisateur de construire des averses de hauteur et de
durée quelconques.

2.3.1 L’averse de projet de 24 heures du soil conservation service (SCS):

2.3.1.1 Principes.

Le Service de Conservation des Sols des Etats-Unis (1986) a développé une méthode
d'élaboration d'averses de projet qui est largement utilisée dans ce pays et au Canada,

36
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

surtout lorsqu'il s'agit de prédéterminer les débits de projet en zone rurale. Cette méthode
est basée sur l'utilisation de courbes de précipitations cumulées valables pour une région
donnée et établies par le SCS sur la base de nombreuses observations d'averses. Ces
observations, faites à travers tout le pays, ont été analysées; elles ont finalement donné lieu
à quatre types de courbes:

• Les distributions du premier type (SCS type I et IA) sont valables pour
Hawaï, l'Alaska, la Sierra Nevada, une partie de la Californie, de l'Oregon et de
l'Etat de Washington. Elles caractérisent donc un climat lié à l'océan Pacifique
avec des hivers humides et des étés secs.

• La distribution de type III est typique du Golfe du Mexique et des côtes de l'océan
Atlantique.
• La distribution de type II est applicable au reste des Etats-Unis, à Porto-Rico et aux
Iles Vierges.

La figure 2.17 montre les types de distribution:

Fig. 2.17. Distribution temporelle (0-24h) de la pluie de 24 heures selon le SCS.

La précipitation totale de 24 heures pour un lieu et une fréquence donnés, est répartie dans le
temps proportionnellement aux valeurs des ordonnées de courbe cumulée. Afin de faciliter les
calculs, les valeurs de pluies cumulées ont été tabulées (tab. 3.5). (Voir l’annexe).

2.3.1.2 Détermination de l'averse de projet de 24 heures du SCS.

La procédure de calcul consiste tout d'abord à déterminer, pour une fréquence donnée, la
hauteur de pluie totale journalière (24 h) pour le lieu considéré par l'étude. Cette valeur
peut se lire sur une courbe IDF ou sur une droite d'ajustement des valeurs journalières

37
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

maximum annuelles. La hauteur de pluie obtenue est ensuite répartie sur la durée de 24 h.
conformément à la distribution donnée par la courbe cumulée.

La méthode SCS a été développée à partir de données américaines. Son utilisation doit
être précédée d'une vérification de la plausibilité d'une telle averse.

Fig. 2.18. Comparaison de la structure de Keiffer pour la ville de Beni-Mellal avec les
différentes structures de la SCS (I II III IA).

On peut remarquer que, pour la zone d’étude, la structure de l’averse de Kieffer


s’approche à celles du type II et III définies aux Etats-Unis.

On se propose ci-après de déterminer l'averse de projet de la ville Béni Mellal pour un


temps de retour T=10 ans selon la distribution de type II du Service de Conservation des
Sols (SCS) pour une durée de 24 heures.(voir annexe).

Fig. 2.19. Hyétogramme de la pluie de projet selon le SCS pour Béni Mellal, entre 10
et 14 heures.

38
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

2.3.2 Pluie de projet par moyenne arithmétique

Lorsque suffisamment de données pluviographiques de bonne qualité sont à disposition, il est


préférable de dériver une structure d'averse de projet à l'aide des observations. La structure
synthétique la plus simple à envisager est alors la structure moyenne. Cette méthode comprend les
étapes suivantes:

1. Sélection d'averses dont les caractéristiques sont similaires à celles de la pluie de


projet recherchée. Ainsi, les volumes précipités et la durée des événements doivent être
comparables.

2. Exprimer les pas de temps de chaque averse observée k en % de sa durée totale. Si un


pas de temps de 10 minutes est retenu, une averse qui aurait duré 100 minutes aurait ainsi
10 pas de temps de 10% chacun.

3. Exprimer la quantité d'eau précipitée dans chaque pas de temps en % du volume


tombé ik(t).
4. Calculer le pourcentage moyen r(t) de volume de chaque pas de temps:
Avec n le nombre d'averses observées.

Connaissant un volume de pluie de projet, par les courbes IDF par exemple, et sa durée,
par le temps de concentration par exemple, la structure de la pluie de projet est obtenue en
multipliant les pourcentages obtenus par ces volumes et durée.

La figure 2.20 montre un exemple de construction de hyétogramme d'une précipitation


par la méthode de la moyenne arithmétique.

Seules 4 averses ont été considérées dans la figure ci-dessus, pour des raisons de
simplicité. En pratique, une vingtaine d'événements devraient être utilisés afin de s'assurer
une bonne homogénéité. De plus, ces événements devraient provenir d'un même
phénomène (pluies convectives, pluies frontales,...) et, en principe, d'une même saison.

Cette méthode est des plus simples, mais son principal inconvénient est illustré à la
figure 2.20. La moyenne arithmétique crée un lissage souvent indésirable qui uniformise la
structure temporelle. De plus, l'intensité maximale est fortement atténuée, ce qui n'est pas
satisfaisant. La méthode de Pilgrim et Cordery permet de corriger ces défauts.

39
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Durée de la pluie [%]

Durée de la pluie [%]

Durée de la pluie [%]

Durée de la pluie [%]

Durée de la pluie [%]

Fig. 2.20. Exemple de structure par moyenne arithmétique.

2.3.3 Pluie de projet selon PILGRIM et CORDERY :


Les deux considérations à la base de la méthode sont:
La courbe IDF ne permet pas d'identifier la structure temporelle des averses; en
particulier la position de la partie intense de l'averse n’est pas connue.
Pour que la fréquence de la crue de projet soit approximativement la même que celle de
la pluie de projet, il est préférable de déterminer une structure moyenne de l’averse pour
qu’elle soit la plus probable.
La première remarque est inhérente à la courbe IDF; elle est préjudiciable à la plupart
des pluies de projet qui lui sont dérivées. La seconde est intuitive et ne repose sur aucune
preuve expérimentale.

40
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Par rapport aux pluies de projet dérivées de la courbe IDF ou de la structure par
moyenne arithmétique, celle proposée par Pilgrim et Cordery (1984) a l'avantage de
respecter les séquences des intensités observées.

Le principe de calcul consiste à déterminer le rang moyen des intensités dans chaque
période de l'averse, et l'intensité moyenne de chaque rang. A chaque période est donc
attribué un rang moyen auquel se rattache une intensité moyenne. Le grand intérêt de cette
méthode est que l'averse dérivée de cette méthode reste proche de la réalité par sa forme et que
les intensités maximales sont peu atténuées, puisque ce sont des valeurs moyennes. En fait,
l'analyse des intensités et de la structure temporelle se fait séparément, au contraire de la
méthode précédente. Un exemple de calcul permet de mieux comprendre cette méthode. (Voir l
annexe).

La figure 3.10 permet de comparer la structure par moyenne arithmétique et celle


obtenue par la méthode de Pilgrim et Cordery. Pour ce faire, les averses observées et
calculées sont présentées sous forme de cumul.

Fig. 2.21 Comparaison des structures observées, moyenne arithmétique et Pilgrim Cordery.

La figure 2.21 montre que la méthode de Pilgrim et Cordery donne une structure proche de
la majorité des structures observées, alors que la structure par moyenne arithmétique est
influencée par une averse observée très différente des autres, et se rapproche d'une averse
uniforme. En fait, la méthode de Pilgrim et Cordery est conseillée dans la plupart des cas.

41
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

2.3.4 La pluie de projet ISWS (profil de HUFF) :


Suite à des recherches menées par Huff (1967), le Service des Eaux de l'Etat d'Illinois
(ISWS est l'acronyme d’Illinois State Water Survey) a établi une averse de projet ayant
une distribution temporelle particulière. Huff a proposé une série de profils de distribution
temporelle des averses sur la base d'une analyse d'un grand nombre de pluies d'une durée
comprise entre 3 et 48 heures. Il propose des courbes exprimant le cumul de la hauteur des
précipitations en fonction du cumul de la durée de la dite précipitation. Suite à cette
analyse, les averses ont été séparées en quatre grandes familles (quatre quartiles) selon la
période durant laquelle se produit le maximum de la précipitation. La figure 3.11 montre la
structure d'une averse dont la pointe a lieu durant le premier quart de sa durée. D'autre part,
Huff a aussi déterminé, pour chacun des quartiles, différentes courbes de structure
correspondant à des probabilités différentes. La figure 3.12 caractérise une famille de
courbes du second quartile.

Fig. 2.22. Distribution temporelle de l'averse ISWS, courbe médiane du premier quartile
(Huff, I967).

42
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Fig. 2.23. Distribution temporelle d'averses du second quartile (Huff, I967).

La courbe de probabilité égale à 90 % caractérise en fait une structure égalée ou dépassée


que dans 10 % des cas. Ce type de répartition traduit des pluies régulières tandis que les
précipitations ayant une probabilité de 10 % sont significatives d'orages violents.

2.4 Pluies de projet basées sur des averses historiques :

2.4.1 Généralités :
On désigne sous le terme d'averse historique un événement pluvieux majeur ayant pu
provoquer des catastrophes. Le débit de projet peut être basé directement sur l'averse
historique, qui joue donc le rôle d'averse de projet, ou sur un orage de structure synthétique
qui dérive de cet événement historique. Comme nous en avons déjà fait mention
auparavant, l'intérêt principal de cette méthode réside dans le fait que les projeteurs, les
maîtres d'œuvre et les autorités, voire le public, peuvent juger de l'efficacité d'un ouvrage
face à une situation extrême qu'ils ont eux-mêmes vécue ou observée. Nous allons illustrer
l'utilisation des averses historiques dans le bassin lémanique.

2.4.2 Utilisation des averses observées comme pluies de projet :

Si l'on souhaite recourir à des averses observées comme pluies de projet, on sera
attentif aux deux points suivants:

43
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

a) Le temps de retour de l'averse historique observée n'est pas trop élevé et correspond
approximativement au temps de retour du débit de projet à calculer; dans ce cas, on peut
identifier le hyétogramme de l'averse historique au hyétogramme de la pluie de projet.
b) On peut déduire de l'averse historique une courbe cumulée ou courbe de distribution
selon laquelle on distribuera une hauteur de pluie donnée (fonction du temps de retour
désiré) pour obtenir le hyétogramme de l'averse de projet. Il faudra toutefois s'assurer, que
la durée critique à choisir reste dans le même ordre de grandeur que la durée de la pluie
historique.

2.5 Fréquence attribuée à la pluie de projet : [5]

La pluie de projet sert à estimer la crue critique contre laquelle une protection est désirée. La
fréquence de cette crue est un paramètre déterminant, fixé par l'ingénieur selon des critères
socio-économiques. L'hypothèse selon laquelle "la fréquence de la pluie de projet est égale à
la fréquence de la crue générée" ne peut pas être admise telle quelle et demande vérification.
La fréquence de la pluie de projet peut être attribuée à toutes ou à une de ses caractéristiques:
• Intensité maximale sur un pas de temps (Imax),
• Volume total (Ptot),
• Durée (D).
• Couple Volume total-Durée; ce qui donne une intensité moyenne sur la durée D,
cette valeur pouvant être positionnée sur une courbe IDF.
Il est également possible d'attribuer à la pluie de projet la fréquence d'une
caractéristique de la crue qu'elle a générée lorsque cette fréquence est connue, par exemple
en développant une série de débits observés ou simulés. Selon les cas, on peut s'intéresser
au volume ou au débit de pointe de la crue.
 fréquence d'une pluie de projet dérivée de la courbe IDF :

Ces pluies de projet partent de l'hypothèse que toutes les intensités à l'intérieur d'une
averse ont la même fréquence. Par exemple, les intensités maximales moyennes sur
différentes durées d'une pluie du type Chicago sont identiques à celles lues sur la courbe
IDF pour un temps de retour donné. Toutefois la structure temporelle d'averses de ce type
se présente rarement dans la nature et donc sa véritable probabilité d'apparition est
inconnue.

44
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

L'hypothèse faite sur l'équivalence des fréquences de la pluie et de la crue, est


difficilement réalisable non seulement en raison de la structure variable de la pluie, mais
aussi à cause des conditions d'humidité antécédentes du bassin versant. La modélisation
des processus de génération des écoulements nécessite des données sur l'état de saturation
du bassin versant. La figure 2.24 (Wenzel et al. 1984) compare les débits de pointe d'une
simulation continue avec les débits de pointe provenant de différentes pluies de projet. Les
débits historiques proviennent d'une simulation continue avec une série de pluies
observées, en actualisant pour chaque épisode les conditions d'humidité du bassin versant.
Les pluies de projet utilisées sont la pluie uniforme, un profil de Huff (1967), une averse
triangulaire symétrique et une averse triangulaire avec la pointe d'intensité à 75% de la
durée totale. Les débits sont simulés pour deux conditions d'humidité du bassin versant,
sèche et saturée. On voit sur la figure 2.24 que, pour un même temps de retour, les débits
de pointe, correspondant aux différentes simulations, sont fortement dispersés.

Dans le tableau 2.2, on compare le temps de retour des débits issus d'averses de projet aux
débits provenant de la simulation continue. La modélisation continue permet de générer une
série de débits correspondant à une chronique de pluies observées et ainsi d'analyser
directement la fréquence des caractéristiques du ruissellement. De plus, les conditions
antécédentes d'humidité du bassin versant sont actualisées à chaque pas de temps par des
indices d'humidité (IPA ou autres). Les averses de projet utilisées sont la pluie uniforme
(notée UNI) et l'averse triangulaire avec la pointe d'intensité à 75% de la durée (notée TRI),
pour des conditions d'humidité du bassin versant sèches ou saturées.

Par exemple, le débit provenant d'une averse uniforme de temps de retour 2 ans, en
prenant des conditions antécédentes d'humidité saturées pour le bassin versant, a une valeur
égale au débit historique de temps de retour 4 ans provenant de la simulation continue.
Cela signifie qu'un même débit voit son temps de retour doublé selon la manière dont il a
été obtenu.

45
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Fig. 2.24. Comparaison des débits de temps de retour identiques calculés à partir d'une série de
pluies ou à partir de pluies de projet (uniforme, Huff, triangulaire symétrique, triangulaire
retardé), (tiré de Wenzel et al. 1984).

Ce tableau ne doit pas être interprété de manière absolue, ces résultats étant particuliers au
bassin versant étudié et aux séries pluviométriques utilisées. Certains auteurs ont pu montrer
que les pluies de projet dérivées de la courbe IDF menaient à une surestimation des crues.
D'autres auteurs sont arrivés à des résultats opposés. Ces divergences proviennent des réactions
différentes des bassins versants.

Pluie de projet Débit obtenu à partir de la pluie de projet


sol saturé sol sec
TRI UNI TRI UNI
Temps de retour
2 5 4 1.8 <1
5 15 4.5 3.2 1.3
10 28 8 5 1.8

Tableau 2.2. Comparaison des temps de retour de débit pour différentes pluies

Bedient et Huber (1988) donnent l'exemple de quatre averses historiques à Tallahassee en


Floride; la hauteur totale de précipitation, le volume de crue (ruissellement) et le débit de
pointe, pour chacune des averses, ont été mesurés. Le temps de retour de chaque pluie a été
calculé à partir du couple Volume-Durée ; alors que les probabilités moyennes d'apparition
des volumes de crue et des débits de pointe sont issues d'ajustements statistiques sur les séries
correspondantes.

Le tableau 2.3 compare le temps de retour du couple Volume-Durée des pluies avec
celui des débits de pointe et des volumes de crue qu'elles ont générés. Le temps de retour
de la pluie est plus proche du temps de retour du volume de la crue que de celui du débit

46
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

de pointe, tout en restant significativement différent. Il apparaît que la fréquence du débit


de pointe est également conditionnée par d'autres variables que le couple Volume-Durée
de l'averse, comme par exemple, l'importance et la proximité de l'averse précédente. De ce
point de vue, l'averse no 3 est significative: le couple Volume-Durée a un temps de retour
de 0.2 an alors que le débit de pointe a un temps de retour de 1,3 ans, dû essentiellement à
l'importance de l'averse précédente (34 mm, 32 heures auparavant).

L'hypothèse de base "Temps de retour de la pluie de projet = Temps de retour de la crue


de projet" ne se vérifie pas et on voit qu'il faut éviter d'attribuer une fréquence à une
composante du ruissellement sur la base d'une analyse fréquentielle des pluies.

Pour pallier à ce problème, on peut procéder à la simulation événementielle de pluies


historiques en utilisant les conditions antécédentes d'humidité au moment de leur
apparition. On réalise alors un catalogue de pluies historiques avec, par exemple, PIPA qui
leur est attaché. Il faudra alors être en mesure d'une part de relier les paramètres des
fonctions d'infiltration aux indices d'humidité et, d'autre part, de déterminer la probabilité
d'une crue sur la base de la probabilité conjointe des pluies et des conditions d'humidité.

Tableau 2.3 : Comparaison des temps de retour du couple (Volume-Durée) des pluies avec
ceux des pointes et volumes des crues générées
Evénement Durée Pluie Volume Débit de Conditions
de la pointe antécédentes
Pluie No [h] Valeur crue
T[an] Valeur T Valeur T (1) Temps
(2)
3
[mm] [mm] [an] [m /s] [an] [h] [mm]

1 73 258 3.0 69 1.3 47.3 1.7 74 7


2 97 236 1.5 61 1.0 19.4 0.1 31 4
3 58 155 0.2 41 0.3 35.5 1.3 32 34
4 11 110 0.1 30 0.1 34.7 1.0 67 2
(1)= temps écoulé depuis l'averse précédente
(2)= hauteur de pluie précipitée lors de l'averse précédente

2.6 Commentaires et critiques des méthodes de détermination des pluies


de projets :
Nous avons regroupé les différentes averses de projet examinées précédemment en 3 grands
groupes, à savoir:

1. Celles dérivant de courbes IDF,


2. Celles dérivant de courbes de précipitations observées,

47
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Il est certain que la distinction n'est pas toujours aisée, et que l'une ou l'autre des averses
présentées aurait pu être rattachée à un groupe différent que celui dans lequel nous l'avons
faite figurer. De plus, certains groupes se superposent; ainsi une averse historique peut très
bien être représentée par une courbe de précipitation cumulée. Quoi qu'il en soit, cette
distinction permet une meilleure vue synthétique et facilite la critique. Avant de passer en
revue ces différents groupes, résumons brièvement les caractéristiques de chacune des
méthodes présentées.

• Les averses du premier type intéressent principalement l'hydrologie urbaine et


l'hydrologie des petits bassins versants ruraux. Des méthodes telles que celle définie par
Keifer (averse de Chicago) sont très intéressantes dans la mesure où elles peuvent être
mises en œuvre simplement et conduire à une définition analytique des averses de projet.
Remarquons que dans ce type d'averse, le hyétogramme a, pour toute durée t, la même
intensité moyenne sur cette durée que la courbe IDF qui lui sert de base. La fréquence
d'apparition du hyétogramme-type ainsi établi, calculée sur la hauteur de pluie totale, est
bien inférieure à celle de la courbe IDF ayant servi à sa construction. Des études entreprises
sur la sensibilité des modèles de ruissellement sembleraient indiquer qu'une telle situation
joue un rôle secondaire sur les débits de pointe des bassins urbains. Leurs débits de pointe
sont en effet fortement influencés par l'intensité moyenne sur une durée donnée
caractéristique du bassin, et le fait que la pluie puisse être tronquée ou réduite à une durée
limitée (3 h. pour l'averse de Chicago) est sans importance sur les débits de pointe. Il n'en
serait sans doute pas de même si l'on devait faire intervenir les stockages temporaires des
eaux ruisselées sur les bassins. L'averse de projet de type Chicago doit à notre sens être
écartée dans le cas d'étude de débits sur des bassins ruraux, à l'exception de certains cas
particuliers (cas de parchets viticoles par exemple). En effet, compte tenu de la faible
durée du pas de temps sur lequel on considère l'intensité maximum, cette dernière n'est pas
représentative de l'intensité moyenne sur l'ensemble du bassin (abattement spatial).

• Les averses synthétiques du type SCS, sont bien adaptées au problème de


prédétermination des débits en zone rurale. Du fait qu'aussi bien la durée que la période de
retour de l'événement peuvent être choisies librement, ce type d'averse convient
parfaitement à des bassins ayant des surfaces et des temps de concentration très différents.
Pratiquement, ces averses sont également utilisées en raison du fait qu'elles donnent de
meilleurs résultats que les averses de type Chicago pour les pluies de longue durée.
Contrairement aux pluies synthétiques du premier type, celles du second type ne reposent

48
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

sur aucune formulation analytique faisant intervenir des paramètres aisément calculables à
partir d'observations. Il est donc malheureusement nécessaire de procéder à l'élaboration
complète des courbes de répartition en chaque nouvelle station étudiée.

• Les averses de type historique peuvent être utilisées "brutes", ou au contraire être
"remodelées". Dans le premier cas, l'avantage réside dans le fait que l'événement pluvieux
n'est pas purement abstrait (aux yeux des autorités par exemple), mais un fait réel, vécu.
En cas de modification des averses historiques observées, nous obtenons un modèle de
pluie très économique, puisqu'il ne nécessite aucune analyse poussée. Ce type d'averse
peut à notre sens être valablement utilisé au niveau des avant-projets dans la mesure où
l'on fait preuve d'esprit critique et pour autant que les éléments de la nouvelle averse ainsi
constituée ne présentent pas d'aberration du point du vue de leur temps de retour par
exemple.

2.7 Conclusions :

Il ressort de la présentation et de l'analyse sommaire des diverses méthodes de détermination


des averses de projet que la question est loin d'avoir été totalement résolue. Chacune des
méthodes examinées présente des avantages et des inconvénients, et hormis celles dérivées
de la courbe IDF, aucune n'est applicable directement en n'importe quel endroit pour un
temps de retour quelconque. A notre sens, le projeteur doit donc, avant de procéder à toute
modélisation, effectuer une réflexion approfondie et répondre aux questions suivantes:
* Typologie et caractéristiques du bassin versant (choix d'une méthode adaptée au
type de bassin).
* Définition de la nature des ouvrages à dimensionner, des paramètres hydrologiques
et hydrauliques qui y sont affectés (débit de pointe; volume).
* Choix d'une averse de projet adaptée: courte et intense pour le calcul d'un débit de
pointe, de longue durée si le volume d'écoulement est déterminant.
* Inventaire des données pluviométriques (type, quantité, qualité, degré d'analyse) ce
qui implique le choix d'une méthode adaptée aux données disponibles.
* Modèle hydrologique disponible et type de modélisation (événementielle ou
continue) entraînant une adaptation de l'entrée au type de modèle: averse de projet ou
"train de pluie".
* Choix d'un temps de retour du débit et détermination du paramètre de l'averse auquel

49
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

ce temps de retour est affecté.

Pour terminer, comme nous l'avons remarqué tout au long de ce chapitre, on se doit
encore de souligner qu'il est toujours délicat de vouloir associer un temps de retour à un
événement pluvieux. Ceci nous conduit à poser la question de savoir à quel paramètre doit-
on attribuer le dit temps de retour.
En règle générale, le temps de retour est appliqué à la hauteur totale de pluie de
l'événement mais l'on sait que les autres paramètres (non sans importance) n'auront
certainement pas la même fréquence. Ainsi, la méthode de détermination d'une averse de
projet en fonction de sa probabilité d'occurrence pourra dépendre du but recherché. La
question des pluies de projet est sans conteste intéressante mais il ne faut jamais négliger
l'influence de leur structure sur les résultats des calculs dans lesquels elles sont requises.
Seule l'analyse comparative des résultats obtenus par différents événements pluvieux
permettra d'effectuer une critique constructive.

50
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

CHAPITRE 3
OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT

3.1 Présentation :
Dans ce chapitre on parlera de quelques ouvrages d’assainissement et leur
dimensionnement à savoir les déversoirs d’orages, les orifices comme ouvrages annexes
pour les déversoirs d’orages, et les bassins de rétention. On abordera la typologie de ces
ouvrages, leur fonctionnement, leurs objectifs, et bien évidemment leur dimensionnement
qui est la partie qui nous intéresse le plus.

3.2 Déversoir d’orage : [3]


Un déversoir d’orage est un ouvrage permettant le rejet direct d’une partie des effluents
au milieu naturel lorsque le débit à l’amont dépasse une certaine valeur. Les déversoirs
d’orage sont généralement installés sur les réseaux unitaires dans le but de limiter les
apports au réseau aval et en particulier dans la station d’épuration en cas de pluie.

Figure 3.1 : schéma de principe d’un déversoir d’orage

3.2.1 Déversoirs à seuil haut


Dans les ouvrages à seuil déversant, on installe un seuil sur l’une des branches de
l’ouvrage. Une partie des effluents est dérivée lorsque le niveau de l’eau dépasse le niveau
du seuil. Pour mieux contrôler le débit à partir duquel le déversoir doit fonctionner, et
mieux limiter le débit acheminé vers l’aval, on prévoit parfois un étranglement sur le
collecteur de départ (masque ou tronçon de diamètre plus réduit appelé tronçon
d’étranglement), ce qui permet de caler plus haut la cote du seuil déversant. C’est dans ce
cas que l’on parle de déversoirs à seuil haut.

51
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Figure 3.2 : exemple de déversoirs à seuil haut

3.2.2 Déversoirs à seuil bas


Les déversoirs à seuil bas les plus simples sont constitués d’une ouverture faite
latéralement dans le collecteur, mais en pratique une multitude de formes d’ouvrages
peuvent exister. On distingue généralement les déversoirs frontaux et les déversoirs
latéraux.

3.2.2.1 Cas des déversoirs à seuil déversant frontal


Dans le cas de tels déversoirs, le collecteur principal part toujours latéralement à la
conduite amont.

Figure 3.3 : exemples de déversoirs à seuil frontal

3.2.2.2. Cas des déversoirs à seuil déversant latéral


Le seuil peut être placé sur un seul côté de l’ouvrage (déversoir latéral simple) ou de
chaque côté (déversoir latéral double). Le seuil de déversement peut être rectiligne ou

52
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

courbe, de hauteur constante ou variable. Dans la section correspondant au seuil de


déversement, la cunette d’arrivée d’eau peut avoir une section constante ou se rétrécir, il
peut ou non exister une chambre. Le fonctionnement hydraulique des déversoirs latéraux
est extrêmement difficile à analyser.

Figure 3.4 : exemples de déversoirs à seuil latéral simple ou double

3.2.3 Modèles et simulation :


Les modèles de simulation ont pour objet de décrire le fonctionnement hydraulique des
ouvrages et en particulier de permettre le calcul du débit déversé. La typologie utilisée sera
la même que dans le paragraphe précédent.

3.2.3.1 Déversoirs à seuil haut

Les déversoirs à seuil haut sont régulés par la capacité d’écoulement de la conduite aval
principale (du moins tant que la capacité globale d’évacuation de l’ensemble des ouvrages
n’est pas atteinte). Il n’y a donc aucune difficulté à calculer la façon dont le débit se
répartit entre les deux branches aval :
- tant que le débit incident est inférieur à la capacité d’écoulement à surface libre du
tronçon d’étranglement (et en l’absence d’influence aval), aucun débit n’est déversé ;
- lorsque le débit incident dépasse cette valeur, le tronçon d’étranglement se met en
charge.

53
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

3.2.3.2 Déversoirs à seuil bas.

Sauf cas particulier, le calcul du débit déversé au dessus d’un seuil s’effectue par des
relations de la forme :

Avec Q : débit déversé (m3/s) ;


m : coefficient de débit ;
L : longueur du seuil (m) ;
H0 : hauteur de charge à l’amont (m) ;
g : accélération de la pesanteur (m/s2).
Le coefficient de débit m (ou µ) dépend de la forme de la section du seuil déversant par
la suite on donne quelques exemples pour ce coefficient :
- Déversoir rectangulaire avec contraction latérale. [4]

Figure 3.5 : déversoir à contraction latérale

Formule de la SIA :

Limites d’application : 0.025 L/L1 < H<0.8 m avec

Valeurs usuelles : µ= 0.40

• Déversoir triangulaire

Le profil de l’échancrure est un triangle dont la bissectrice intérieure de l’angle des 2


joues latérales est généralement verticale.

54
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Figure 3.6 : déversoir triangulaire

µ 1 varie avec le rapport l/h


Pour l/h = 2 µ 1 = 0.59 et pour l/h = 4 µ 1 = 0.62
Si α= 90o l/h = 2 et Q= 4 .1* h5/2 formule de Thomson
valable pour 0.05 m<h< 0.18 m
• Déversoir trapézoïdale :

Figure 3.7 déversoir trapézoïdale.

 Gourley et Crimp :

55
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

 Cipoletti :
Cas particulier d’un déversoir trapézoïdale tel que tg(α)=0,25 et 0,08m < h0 < 0,60m ; 2h0
< e ; 3h < L et 3h0 < z :

3.2.4 Les orifices :


3.2.4.1 Généralités.
Un orifice est une obstruction partielle d’une conduite généralement destinée à
contrôler le débit à l’aval. Les orifices peuvent par exemple être utilisés pour contrôler le
débit sortant d’un bassin de retenue ou à l’aval d’un déversoir d’orage. Selon les
conditions d’écoulement à l’aval, on distingue les orifices noyés et les orifices non noyés.

3.2.4.2 Orifice en mince paroi, non noyé :


L’orifice est dit « en mince paroi » si l’épaisseur e de la paroi est plus petite que la
moitié de la plus petite dimension transversale de l’orifice. Pour éviter l’influence des
autres parois, la distance d’un bord de l’orifice à la paroi la plus proche doit être au moins
égale à 1.5 fois la plus petite dimension de l’orifice.
Si la cote du niveau de la surface libre est inférieure à celle de l’orifice ; l’orifice est dit
noyé.

Figure 3.8 : orifice non noyé


3.2.4.3 Orifice noyé :
Si sur la face aval la cote du niveau de la surface libre est supérieure à celle de l’orifice.

56
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Figure 3.9 : orifice noyé

3.2.4.4 Calcul des débits :


Les débits transitants à travers les orifices divers sont données par :

avec,

• k = coefficient de débit (voir tableau),


• S = section de l’orifice mesurée à sa section extrême extérieure (m²),
• h = charge hydraulique sur l’orifice (m), mesurée du niveau amont du liquide
jusqu’au centre de gravité de l’orifice,
• g = accélération de la pesanteur (m/s²).

Exemples de coefficient k :

Type d’orifice k
Petit orifice ou orifice rectangulaire (en mince paroi),
0,62
orifice noyé
Orifice ayant exactement la forme de la veine liquide 1,00

3.3 Les bassins de rétention : [4]

3.3.1. Présentation :
Nous présentons ici les bassins de rétention stricts. Par conséquent, leur
dimensionnement se fera sans prendre en compte une éventuelle infiltration des eaux
collectées.
Ils sont destinés à contenir le surplus d’eaux de pluie et de ruissellement généré par
l’urbanisation ou l’aménagement d’un site en fonction d’un débit d’évacuation régulé vers

57
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

un exutoire ; exutoire pouvant être le réseau public, le milieu hydraulique superficiel ou


un système d’infiltration. Ils ont un rôle d’étalement, d’écrêtement des eaux pluviales.
Ils sont principalement constitués par trois parties : un ouvrage d’alimentation, une zone de
stockage et un ouvrage de régulation (garantissant le débit de fuite).

3.3.2. Le bassin sec à ciel ouvert :


3.3.2.1. Présentation :
Un bassin sec à ciel ouvert est situé au niveau du terrain naturel et se vidange
complètement suite à l’épisode pluvieux. Le volume de stockage disponible est égal au
volume utile du bassin.
3.3.2.2. Avantages :
• Dépollution efficace des eaux pluviales par décantation des particules.
• Conservation d’espaces verts en zone urbaine.
• Entretien simple, tonte si c’est un bassin engazonné, balayage s’il s’agit d’un bassin
revêtu, …
• Sensibilisation du public par visualisation directe du problème du traitement des eaux
pluviales.

3.3.2.3. Inconvénients :
• Importante emprise foncière la plupart du temps.
• Risques de nuisances olfactives (stagnation d’eau, putréfaction de végétaux,…) par
défaut de réalisation ou manque d’entretien.

3.3.3. Le bassin en eau :


3.3.3.1. Présentation :
C’est un plan d’eau permanent dans lequel sont déversées les eaux de pluie et de
ruissellement collectées au cours de l’épisode pluvieux. Le volume utile de rétention est le
volume engendré par le marnage (variation du niveau). Leur taille varie en fonction de leur
utilité (usage plurifonctionnel) et du volume de rétention nécessaire. Elle peut varier de la
petite mare en fond de jardin jusqu’au lac accueillant des activités nautiques. Leur
dimension conditionnera le type d’utilisation et d’exploitation.

3.3.3.2. Avantages :

58
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

• Dépollution efficace des eaux pluviales par décantation des particules.


• L’aménagement d’un plan d’eau déjà existant ne demande que peut d’investissement.
• Possibilité de conserver la totalité des eaux pluviales collectées.
• Possibilité de réutiliser les eaux de pluie.

3.3.3.3. Inconvénients :
• Importante emprise foncière la plupart du temps.
• Contraintes strictes sur la qualité des eaux collectées d’où la nécessité d’avoir un
réseau séparatif strict, de mettre en œuvre un système dégrilleur en amont, voire un
ouvrage de prétraitement.
• Risques de nuisances olfactives (stagnation d’eau, putréfaction de végétaux,…) par
défaut de réalisation ou manque d’entretien.

3.3.4. Le bassin enterré :


3.3.4.1. Présentation :
Ce sont des ouvrages de stockage souterrains, que l’on peut enterrer sous des espaces
verts, des voiries ou encore des parkings. Ils se vidangent complètement suite à l’épisode
pluvieux. Le plus souvent, pour les gros volumes, on préfère mettre en œuvre de structures
réservoirs. Les structures réservoirs peuvent être assimilées, sur le principe de
fonctionnement, à un bassin de rétention enterré. La différence étant essentiellement axée
sur le remplissage de la structure (matériaux constitutifs), le volume utile et l’entretien de
l’intérieur de l’ouvrage. Le bassin enterré est plus généralement utilisé chez le particulier
(ouvrage préfabriqué) pour les petits volumes (rétention des eaux de pluie et de
ruissellement à la parcelle). Dans ce cas, deux types de bassins peuvent être mis en œuvre :
• bassin dont le volume disponible correspond au volume utile,
• bassin dont le volume disponible correspond au volume utile + volume pour
réutilisation (Valorisation de l’investissement, amortissement).
3.3.4.2. Avantages :
• Dépollution efficace des eaux pluviales par décantation des particules.
• Ils sont enterrés et donc discrets.
• La surface au sol reste disponible et permet d’autres usages (parking, voirie, espace
vert,…).
• Mise en œuvre des bassins individuels aisée (éléments souvent préfabriqués).

59
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

• Possibilité de réutilisation des eaux si le volume disponible du bassin est supérieur au


volume de rétention utile.

3.3.4.3. Inconvénients :
• Réalisation plus coûteuse que celle d’un bassin en surface de même capacité. Le coût
du foncier peut dans certains cas compenser cette différence.
• Ouvrage très technique, difficile à réaliser (pour les ouvrages de forte capacité).
• Risques pour la sécurité du personnel d’exploitation (risque de formation de poches de
gaz).
• Difficultés d’accessibilité et donc d’entretien (curage et nettoyage).

3.3.5. Le dimensionnement des bassins d‘orage [4]


3.3.5.1 Introduction :
Les paramètres principaux pour le dimensionnement des bassins de rétention sont la
superficie et le volume utile du bassin de rétention.
Pour la détermination du volume utile du bassin de rétention il faudrait résoudre le
système d'équations suivant :
- la conservation du volume
- l'équation du volume de la retenue en fonction de la hauteur d'eau
- l'équation du débit de la retenue en fonction de la hauteur d'eau
Pour résoudre ce système, deux méthodes simplifiées peuvent être utilisées:
- Méthode des pluies
- Méthode des volumes
- Méthode de l’hydrogramme triangulaire.
3.3.5.2 La méthode des pluies.
3.3.5.2.1 Hypothèses :
Pour pouvoir appliquer cette méthode, il faut définir plusieurs hypothèses :
- le débit de fuite du bassin d‘orage est considéré comme constant ;
- on considère que le transfert est instantané entre la pluie et le bassin d‘orage, les
phénomènes d‘amortissement qui résultent du ruissellement sur le bassin
versant doivent être négligés (problème pour les bassins versants de grande
taille) ;
- les évènements pluvieux sont indépendants, on ne prend donc pas en compte

60
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

les périodes de temps sec lors du dépouillement.

3.3.5.2.2 Principe :
On se place sur une période de « p » années, ce qui donne un ensemble
d‘évènements pluvieux. On calcule pour ces « p » années l‘intensité moyenne
maximale annuelle im avec des intervalles de temps différents.
Ces valeurs de im sont classées de manière fréquentielle. On peut alors faire des
courbes d‘intensités moyennes maximales en fonction d‘une fréquence ou période de
retour différentes.
Il faut ensuite transformer les intensités en hauteur pour pouvoir calculer le volume du
bassin (h= im* k.∆ t), on obtient des courbes « enveloppes » qui permettent de faire le
même travail de classement fréquentiel mais avec moins d‘approximation.
Ensuite, il faut calculer le débit spécifique :

« Sa » est la surface active du bassin versant qui alimente le bassin d‘orage. Elle est
calculée à partir de la surface totale et du coefficient d‘apport « Ca ».
On peut donc tracer, la hauteur précipitée pour une période de retour choisie
h(k.∆t;T) et l‘évolution des hauteurs d‘eaux évacuées (qs.k. ∆t ) ; le tout en fonction
des durées d‘évacuation (k.∆t).
La différence ∆h correspond au volume à stocker par rapport à une durée. Le ∆h
maximum équivaut donc au volume total à stocker que l‘on peut calculer de la manière
suivante :

Il

s‘agit au final d‘une méthode complexe qui nécessite des données locales spécifiques.

3.3.5.3 La méthode des volumes


3.3.5.3.1 Hypothèses :
Cette méthode de dimensionnement repose sur les hypothèses suivantes :

61
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

- le débit de fuite du bassin d‘orage est considéré comme constant ;


- on considère que le transfert est instantané entre la pluie et le bassin d‘orage, les
phénomènes d‘amortissement qui résultent du ruissellement sur le bassin
versant doivent être négligés (problème pour les bassins versants de grande
taille).
3.3.5.3.2 Principe :
La différence de cette méthode avec celle des pluies réside dans le fait qu‘elle tente de
mieux prendre en compte la répartition des évènements pluvieux. En ce qui
concerne le dépouillement des données, la méthode consiste à tracer sur le même
graphique la hauteur d‘eau précipitée cumulée et la hauteur d‘eau vidangée cumulée, le
tout en fonction du temps.
Cela aboutit à une courbe différente de la méthode des pluies, mais son
traitement reste identique : détermination des ∆h max puis établissement des courbes
permettant d‘obtenir la hauteur spécifique et calcule du volume stocké à partir de la même
formule.
Il existe également d‘autres méthodes que celles préconisées par l‘Instruction
technique de 1977 comme la méthode des débits.

3.3.5.4 Méthode de l’hydrogramme triangulaire


 Méthode de Caquot ou méthode rationnelle :
Pour évaluer les volumes ruisselants, on multiplie le débit de pointe calculé par la
méthode de Caquot ou par la méthode rationnelle par le temps caractéristique du bassin
selon la formule suivante :
Vr = 60.Qp.3/2.tc
Avec Vr =volume de ruissellement en m3, tc = temps de concentration en mn et Qp =
débit de pointe pour une averse de durée tr = tc en m3/s
Les hydrogrammes correspondants sont construits en prenant un débit de pointe égal à
Qp, un temps de montée de la crue égal à tc, et une durée de la décrue égale à deux fois le
temps de montée.
Sur la figure ci-dessous sont représentés les hydrogrammes entrant (débit de pointe Qp)
et sortant (débit de pointe Q0).

62
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Le volume de rétention Vd est calculé comme suit :


Q0 .(t 0 + t ac )
Vd = V r −
2
Q0 : débit de fuite
tac = α x tc ; α avec α = Q0/Qp
t0 = (3 – α) x tc
Le temps de base de l’hydrogramme de sortie est :

 1 − 2 .α + α 2 
t b = 2 .t 0 +  .t c
 α 

3.3.5.5 Comparaison des méthodes :


La méthode des pluies se base sur l'étude statistique des précipitations tandis que la
méthode des volumes déduit à chaque fois le volume correspondant au débit de fuite pour
l'ensemble des observations et après fait l'analyse statistique des maxima annuels. Ces
deux méthodes considèrent que le débit de fuite du bassin de rétention est constant.

63
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

CHAPITRE 4
LE MODELE EPASWMM

4.1 Introduction [1]


Le logiciel SWMM (Storm Water Managment Model) a été développé par l’agence
américaine de protection de l’environnement (EPA) grâce au commun effort de
l’université de Floride, du consortium “ Metcalf and Eddy engineering, Inc ” et du groupe
“ Water Resources Engineers, Inc ”.

L’élaboration originale de ce logiciel remonte aux débuts des années 1970. Mais les
résultats de recherche n’ont été publiés qu’en 1971 par l’office de la qualité des eaux de
l’EPA.

Depuis ce temps, SWMM a bénéficié des nombreuses améliorations suite aux


commentaires et suggestions par ses usagers. La version 5 de ce logiciel, est utilisée dans
le cadre du présent projet. Elle est sous Windows.

L’objectif du logiciel est de développer un modèle mathématique simple et


compréhensif capable de cerner au maximum le phénomène de ruissellement urbain
quantitativement et qualitativement.

Figure(4.1) Interface de EPASWMM sous Windows

64
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

4.2 Description du modèle

EPASWMM est un logiciel professionnel qui permet de simuler en continu ou par


événements séparés les phénomènes de ruissellement, les écoulements en conduites et la
qualité des eaux sur des bassins versants urbains et dans des systèmes d’assainissement. Le
logiciel fonctionne sur tous les réseaux de canalisations comprenant des écoulements à
surface libre et des écoulements pressurisés.
Il est utilisé dans des études de :

• Conception d'un système d'assainissement entièrement nouveau


• Diagnostic d'un réseau existant (zones de débordement, quantification des rejets
polluants vers le milieu naturel...), notamment sur de longues séries de pluies
• Elaboration de schémas directeurs : Dimensionnement et impact de nouveaux
aménagements
• Gestion en temps réel des réseaux.

EPASWMM s'articule autour de différents modules d'application suivants :

 Module pour la simulation du ruissellement de surface (transformation pluie-débit)

 Module pour la simulation de la propagation des hydrogrammes et pollutogrammes


dans les collecteurs du réseau.

 Module pour la simulation hydraulique détaillée de l’évolution de l’écoulement


dans le réseau de transport.

 Module pour la simulation du transfert des eaux et des charges associées dans les
réservoirs de stockage et les stations d’épuration.

 Module pour la simulation du comportement du milieu récepteur.

 Module pour la visualisation des résultats.

Les deux premiers modules seront présentés en détails ci-après.

65
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

4.2.1 Module PLUIE – DEBIT

• Définition

Ce sous modèle est développé pour simuler le phénomène de ruissellement de surface


dans un bassin de drainage du point de vue quantité et qualité, ainsi que la propagation des
eaux et polluants vers les principales entrées du réseau d’égout.

Le programme accepte un hyétogramme de pluie arbitraire et fait l’estimation de la neige


fondue, des pertes par infiltration dans les surfaces perméables, de la rétention en surface,
du débit dans les canaux et des charges polluantes entrant dans le ruissellement.

• Données pour le module Pluie-Débit

 Données météorologiques

- Données de pluie : SWMM accepte un hyétogramme (intensité de la pluie en


fonction du temps) de pluies historiques ou synthétiques.

- Données sur la neige (si nécessaire)

- Températures de l’air

- Données d’évaporation : ce sont les taux d’évaporation journaliers et mensuels pour


le mois simulé dans le cas d’une simulation continue.

 Données des caractéristiques des bassins versants

Ces données concernent : Aire du bassin, perméabilité, pente du terrain, largeur du


drainage, stockage dans les dépressions, coefficient de Manning pour les zones perméables
et imperméables.

 Données des paramètres de qualité

Ces données concernent : Type d’occupation du sol, longueur totale des trottoirs, volume
des pièges à sédiments, concentration initiale des polluants, intervalle de temps entre
nettoyage des rues, nombre de jours secs avant le début de l’averse.

66
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

• Modélisation de la quantité des eaux de ruissellement

 Phénomènes hydrologiques simulés par SWMM

Ce modèle transforme la pluie qui tombe sur un bassin versant en ruissellement en


tenant compte de divers phénomènes comme le stockage dans les dépressions, l’infiltration
dans les zones perméables, l’évaporation et l’écoulement de surface.

- Evaporation : les taux d’évaporation journaliers et mensuels sont introduits directement


dans le fichier de données d’entrée sous forme de valeurs numériques.

- Paramètres de ruissellement : Les coefficients de Manning pour le béton ou les aires


imperméables ainsi que pour les aires perméables sont pris à partir du manuel d’utilisation
de SWMM.

- Pluviométrie : L’usager doit déterminer à partir des courbes IDF un hyétogramme à un


pas de temps donné pour la pluie de récurrence considérée. Les hyétogrammes pour les
récurrences de 2, 5, et 10 ans sont établis.

- Ruissellement de surface : le débit est généré à partir de la pluie nette par la méthode des
réservoirs non linéaires, qui couple l’équation de continuité avec celle de Manning-Strikler
pour un écoulement superficiel.

Evaporation Pluie - neige

h Q

hp

Infiltration

Figure (4.2) : Schéma d’un réservoir non linéaire.

L’équation de continuité s’écrit :

dV dh
= A. = A .i − Q (3.1)
dt dt

67
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Equation de Manning- Strikler:

W 5 1
Q = (h − h p ) 3 S 2
(3.2)
n

Avec :
V = A.h : volume de l’eau dans l’élément considéré (m3);
A : surface de l’élément (m²)
h : tirant d’eau (m)
t : temps (s);
hp : hauteur de l’eau stockée dans les dépressions (m);
i : intensité de la pluie nette (m/s);
Q : Débit de sortie (m3/s);
W : largeur du bassin (m);
n : coefficient de Manning;
S : Pente du terrain naturel.

La combinaison des équations (4.1) et (4.2) donne l’équation des réservoirs non linéaires :

dh W 5 1
= i − 1 , 49 . (h − h p ) 3 S 2 (3.3)
dt An
Cette équation peut s’écrire sous la forme suivante :
5
h 2 − h1  h − h1  3
= i + WCON . h1 + 2 − hp  (3.4)
dt  2 
Avec :
h2 : profondeur d’eau à la fin du pas de temps dt (m);
h1 : profondeur d’eau au début du pas de temps dt (m);
WCON : paramètre d’écoulement qui est donné par la formule suivante :

W .S 0 ,5
WCON = (3.5)
An

L’équation (4.4) est résolue, à chaque pas de temps, selon la méthode itérative de
Newton-Raphson afin d’obtenir la valeur de h2, une fois cette valeur est connue, le débit
ruisselé est calculé par l’équation (4.2).

68
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

 Largeur de drainage

Le paramètre d’écoulement WCON englobe les principales caractéristiques du sous-


bassin, donc tout changement de l’une des variables qui le compose aura une influence sur
la forme de l’hydrogramme de ruissellement du sous-bassin. Deux des paramètres
composant le facteur WCON, soient la superficie et la pente du terrain, sont obtenus à
partir des informations topographiques des sous-bassins.

Afin de caractériser le temps requis pour que le ruissellement atteigne le réseau de


drainage, le logiciel utilise une largeur de drainage qui représente la longueur sur laquelle
la conduite principale dessert ce sous-bassin. Les sous-bassins étant assimilés à des
rectangles par le logiciel SWMM, le temps de réponse du sous-bassin sera d’autant plus
court que la largeur de drainage sera importante.

Des exemples de calcul de la largeur de drainage sont donnés par la figure suivante (4.2) :

CAS REEL SIMILITUDE SWMM

l
A1 = A2

L = 21 goulotte hypothétique

A1 l ≈ A2 = 0

L=1 goulotte hypothétique

69
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

0,4l

L = 1,41 goulotte
hypothétique

A1 = A2=
0,6A 0,4A

L = 1,81 goulotte
hypothétique

Figure (4.3) Exemple de calcul de la largeur de drainage.

4.2.2 Modèle de simulation de l’écoulement dans le réseau de drainage

• Bloc « TRANSPORT »

 Rôle

Ce modèle permet de propager les différents hydrogrammes et pollutogrammes issus


des sous bassins de drainage vers l’émissaire, tout en estimant l’infiltration dans le réseau,
la qualité et la quantité des eaux de lavage. Il permet aussi de simuler le stockage interne
dans le système de drainage (bassins de rétention).

Le logiciel utilise une forme simplifiée des équations de Saint-venant connue sous le
nom de l’approche de l’onde cinématique, cette forme des équations permet de simuler un
écoulement non uniforme et assure la propagation des intumescences uniquement vers
l’aval.

70
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Par conséquent, les effets de courbes de remous ne sont pas transmis aux conduites situées
à l’amont.

 Limitations du modèle

Ce bloc ne permet pas une simulation adéquate des systèmes suivants :

- Comportant beaucoup d’interconnexions ou comportant des mailles

- dans lesquels la surcharge des conduites sera traitée comme un écoulement sous
pression.

- s’exposant à des renversements de débit ou des effets importants des courbes de


remous.

Pour résoudre ces problèmes, on fait appel au modèle pluie débit.

 Propagation des crues

La propagation des crues dans le réseau de drainage est simulée par le modèle de l’onde
cinématique formé par les équations suivantes :

Equation de continuité :
∂ Q ∂ A
+ = q (3.6)
∂ x ∂ t

Equation de Manning :
1 2 1
Q = A .R 3
.S f
2
n (3.7)

Equation dynamique :

∂y V ∂y
S = S0 − − (3.8)
∂x g ∂x
f

Avec :
Q : débit (m3/s)
A : section de l’écoulement (m²)
X : distance le long de l’écoulement (m)
t : temps (s)
q : apport latéral (m²/s)

71
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

n : coefficient de Manning
R : rayon hydraulique (m)
Sf : pente de l’écoulement
So : pente du terrain naturel
y : tirant d’eau (m)
v : vitesse de l’écoulement (m/s)
g : accélération de la pesanteur (m/s²)

 fonctionnement du programme

Les éléments constituant le réseau de drainage sont ordonnés par numérotation et


seront mis en séquence juste après l’entrée des différentes données pour l’exécution des
calculs.

Les principales itérations consistent en une boucle extérieure du temps et une autre
intérieure des numéros des éléments de façon à pouvoir calculer les débits et
éventuellement les concentrations des polluants dans tous les éléments à chaque pas de
temps.

Lorsqu’on calcule le débit dans chaque élément, les débits à l’aval seront additionnés et
ajoutés au ruissellement de la surface, au débit en temps sec des eaux usées et à
l’infiltration entrant dans cet élément.

• Bloc « EXTRAN»

Ce bloc est développé originalement par Camp, Dresser et Mckee pour la simulation
hydraulique détaillée de l’évolution de ruissellement dans réseau de transport en tenant
compte de certains phénomènes à savoir l’effet des courbes de remous, les raccordements
maillés, le surchargement et l’écoulement sous pression qui ne sont pas pris en compte ou
traités d’une manière très simplifiée dans le sous modèle TRANSPORT.

EXTRAN est probablement, le logiciel le plus sophistiqué, disponible dans le domaine


public aux USA, pour l’étude hydraulique détaillée des réseaux d’assainissement. Il simule
les écoulements transitoires dans le réseau de drainage en se basant sur la résolution des
équations complètes de Saint-Venant.

Equation de continuité:

72
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

∂ Q ∂ A
+ = 0 (3.9)
∂ x ∂ t
Equation dynamique :

∂Q ∂A ∂A ∂H
= − g . A.S f + 2V . +V 2 − g . A. (3.10)
∂t ∂t ∂x ∂x

Avec :

Q : débit en (m3/s)
V : vitesse moyenne (m/s).
A : section transversale (m2)
H : hauteur manométrique (m).
Sf : pente de frottement.
R : rayon hydraulique.
n : coefficient de Manning.

4.3 Utilisation du modèle EPASWMM

4.3.1 Données nécessaires :

Elles peuvent être nombreuses, nécessitant quelques jours de préparation. Toutefois,


suivant l’objectif recherché, on peut se limiter à une représentation ou discrétisation
globale, donc nécessitant peu de données.

Nous donnons ci-dessous les principales données nécessaires pour simuler l’écoulement
d’un réseau pour une étude concernant les quantités des eaux pluviales:

a) Précipitations historiques ou synthétiques;

b) Taux d’évaporation journaliers et mensuels;

c) Données de la neige (si nécessaire)

d) Données des caractéristiques des bassins : Aire, perméabilité, pente,...

e) Données des conduites : Forme, pente, longueur, coefficient de Manning., ...

f) Paramètres de qualité de surface (plusieurs paramètres sont optionnels, suivant


la méthode utilisée): occupation du sol, longueur totale des trottoirs,
concentrations initiales des polluants, ...

73
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

g) Débit de temps sec des eaux usées moyen ou suivant des fluctuations horaires et
journalières quantitatives et qualitatives;

h) Distribution granulométrique optionnelle, paramètres de Shield et coefficients de


dégradation dans les canaux et/ou conduites;

i) Paramètres définissant l’équation d’abattement de la pollution, débit maximum


accepté par l’unité de stockage ou de traitement, dimensions des unités,
caractéristiques des débits de sortie;

j) Paramètres des équations donnant les coûts d’investissements, d’exploitation et


de maintenance en fonction des débits, volumes et temps d’exploitation.

k) Unités métriques optionnelles comme entrée-sortie.

4.3.2 Délimitation et discrétisation des bassins versants urbains.

Pour l’utilisation du modèle SWMM, une première étape consiste à subdiviser le


territoire étudié en bassins et sous-bassins de drainage.

Pour ce qui concerne le tracé du réseau qui servira pour le drainage des eaux pluviales, la
conception du réseau de drainage ou la vérification de la capacité du réseau existant doit
tenir compte de certaines contraintes, dont les plus importantes sont :

• chaque sous-bassin doit comporter un collecteur assurant son drainage.

• Le point d’entrée des eaux d’un bassin est considéré comme étant situé à
l’extrémité amont du tronçon desservant ce sous-bassin.

• Un nœud ne doit pas avoir plus de trois conduites amont.

Pour chaque sous-bassin, l’usager doit déterminer :

• Le numéro de sous-bassin SWMM


• Le numéro du regard SWMM auquel est attribué ce sous-bassin
• la largeur de drainage
• La pente moyenne du sous-bassin.

EPASWMM est normalement destiné à simuler le fonctionnement de bassins versants


urbains équipés d’un réseau d’assainissement. Cependant, du fait de l’imbrication des
surfaces urbanisées, rurales ou plus ou moins naturelles d’une part, et des réseaux

74
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

hydrographiques naturels et artificiels d’autre part, il est souvent nécessaire de prendre en


compte d’autres types de bassins versants.

Notre modèle permet de traiter trois types de bassins versants :


- bassins versants urbains stricts (zones urbanisées équipées d’un réseau d’assainissement,
imperméabilisation totale supérieure à 30%)
- bassins versants ruraux stricts (zones rurales ou naturelles, imperméabilisation totale
inférieure à 5%)
- bassins mixtes (zones partiellement urbanisées, imperméabilisation comprise entre 5 et
30%) ; les bassins versants mixtes sont eux-mêmes de deux types différents : bassins
urbain/urbain modifié et bassins urbain/rural.

4.4 Les ouvrages dans le modèle SWMM : [2]


4.4.1 - Outfall Nodes (émissaire, exutoire):

Les OUTFALLs sont les nœuds terminaux du système de drainage. Un seul lien peut
être connecté à un OUTFALL.
Les principaux paramètres d'entrée pour OUTFALL sont :

Figure (4.4) Les entrées principales du nœud OUTFALL dans SWMM.

75
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Name Nom de l’émissaire attribué par l’utilisateur.


X-Coordinate Position horizontale de l'émissaire dans la
zone d’étude (Area Map). Si laissé vide, le
rejet ne figure pas sur la carte.
Y-Coordinate Position verticale de l'émissaire dans la zone
d’étude (Area Map). Si laissé vide, le rejet ne
figure pas sur la carte.
Description Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez
sur Entrer) pour modifier une description
facultative de l'émissaire.
Tag Label facultatif utilisé pour catégoriser ou de
classer l'émissaire.
Inflows Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez
sur Entrée) pour assigner des flux extérieurs à
l'exutoire : direct, Dry weather (temps sec) ou
RDII.
Treatment Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez
sur Entrée) pour modifier un ensemble de
fonctions de traitement de polluants entrant
dans le nœud.
Invert El. Radier de l’émissaire (mètres ou feet).
Tide gate Présence d'une vanne pour empêcher le reflux
par le point de rejet.
Type Type de condition à la limite de rejet:
FREE : hauteur d’eau déterminée par le minimum
de la profondeur du débit critique et du débit
normal, dans la conduite de raccordement.
NORMAL : hauteur d’eau basée sur la profondeur
du débit normal de l'écoulement dans la
conduite de raccordement.
FIXED : hauteur d'eau d'élévation fixe.
TIDAL : une hauteur d'eau des marées décrite
dans une table de marées par heure de la
journée.
TIMESERIES : une hauteur d'eau des séries
chronologiques définie par l’utilisateur par
rapport au temps.
Fixed Stage Élévation de l'eau pour le type
d’émissaire(FREE) (en feet ou mètres).
Tidal Curve Nom de la courbe de marée relative à l'altitude
Name d’eau à l'heure de la journée pour un
émissaire TIDAL.
Time Series Nom de la série chronologique contenant
Name l’historique du temps des élévations des rejets
pour un rejet TIMESERIES.

Tableau 4.1 : description des entrées du nœud OUTFALL dans SWMM

76
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

4.4.2 Conduites :

Les conduites sont les canaux qui conduisent l’eau d’un nœud à un autre.
Les propriétés principales d’une conduite sont :

Name Nom de la conduite attribuée par l’utilisateur.


X-Coordinate Position horizontale de la conduite dans la
zone d’étude (Area Map). Si laissé vide, la
conduite ne figure pas sur la carte.
Y-Coordinate Position verticale de la conduite dans la zone
d’étude (Area Map). Si laissé vide, la conduite
ne figure pas sur la carte.
Description Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez
sur Entrer) pour modifier une description
facultative de la conduite.
Tag Label facultatif utilisé pour catégoriser ou de
classer la conduite.
Shape Pour modifier la forme de la section
transversale de la conduite.
Max. Depth Profondeur maximale de la section transversale.
Length Longueur de la conduite.
Roughness Coefficient de rugosité de Manning.
Inlet offset Profondeur du radier de la conduite à l’amont.
Outlet offset Profondeur du radier de la conduite à l’aval.
Initial Flow Débit initial dans la conduite.
Maximum Flow Débit maximale autorisé dans la conduite.
Utiliser 0 ou laisser vide si non applicable.
Entry Loss Coefficient de perte de charges à l’entrée de
Coeff. la conduite.
Exit.Avg. Loss Coefficient de perte de charges à la sortie de
Coeff la conduite.
Avg. Loss Coefficient de perte de charges au milieu de la
Coeff conduite.
Flap Gate YES : existence d’un clapet qui prévient le
reflux dans la conduite.NO : absence du clapet.

Tableau 4.2 : description des entrées de la conduite dans SWMM

77
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

4.4.3 Junction (les jonctions) :


Les jonctions sont les nœuds du système de drainage où sont liés les liens.
Les propriétés principales d’une jonction sont :

Tableau 4.3 : description des entrées de la jonction dans SWMM


Name Nom de la jonction attribué par l’utilisateur.
X-Coordinate Position horizontale de la jonction dans la
zone d’étude (Area Map). Si laissé vide, la
jonction ne figure pas sur la carte.
Y-Coordinate Position verticale de la jonction dans la zone
d’étude (Area Map). Si laissé vide, le rejet ne
figure pas sur la carte.
Description Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez
sur Entrer) pour modifier une description
facultative de la jonction.
Tag Label facultatif utilisé pour catégoriser ou de
classer la jonction.
Inflows Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez
sur Entrée) pour assigner des flux extérieurs à
la jonction : direct, Dry weather (temps sec)
ou RDII.
Treatment Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez
sur Entrée) pour modifier un ensemble de
fonctions de traitement de polluants entrant
dans le nœud.
Invert El. Radier de la jonction (mètres ou feet).
Max.depth La profondeur maximale de la jonction (c'est-à-
dire, à partir de la surface du sol pour
inverser) (pieds ou mètres). Si zéro, alors la
distance de l'inverti, au début du plus haut
lien sera utilisée.
Initial depth Profondeur de l'eau à la jonction au début de
la simulation (en pieds ou mètres).
Surcharge Profondeur supplémentaire de Surcharge au-
Depth delà de la profondeur maximale d'eau qui est
autorisée avant l’inondation de la jonction
(en pieds ou mètres). Ce paramètre peut être
utilisé pour simuler boulonnés des plaques
d'égout ou de la force principale de
connexions.
Ponded Area zone occupée par l'eau sur le toit de la
jonction après l'inondation (pieds carrés
mètres carrés). Si l'option Autoriser les
flaques simulation est activée, une valeur non
nulle de ce paramètre permettra à l’eau retenue
d’être stockées, puis retourné à la cession du
système lorsque la capacité existe.

78
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

4.4.4 Flow Divider Nodes (Diviseur de débit):

Flow Dividers sont les nœuds du système de drainage qui détournent les débits à une
conduite d'une manière prescrite. Un diviseur ne peut pas avoir plus de deux liens sur la
conduite de décharge latérale.
Il existe quatre types de diviseurs de débit, définie par la façon dont les flux sont
détournés :
Le débit détourné par le déversoir d’orage (Divider Weir) est calculé par l'équation
suivante :
Qdiv= Cw (fHw)1.5
Où Qdiv = débit détourné, Cw = coefficient de déversoir,
Hw = hauteur de déversoir et f est calculé comme :

f=

Où Qin est le débit d’entrée dans le déversoir, Qmin est le débit au cours de laquelle
commence le détournement, et Qmax = Cw (f Hw)1.5
Les paramètres spécifiés par l'utilisateur pour le déversoir d’orage sont Qmin, Hw et Cw.
Les principaux paramètres d'entrées d'un diviseur de débit sont :

Figure (4.5) Les entrées principales du nœud divider dans SWMM

79
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Tableau 4.6 : description des entrées de la DIVIDER dans SWMM

Name Nom du divider attribué par l’utilisateur.


X-Coordinate Position horizontale du diviseur dans la zone
d’étude (Area Map). Si laissé vide, le rejet ne
figure pas sur la carte.
Y-Coordinate Position verticale du diviseur dans la zone d’étude.
Si laissé vide, le rejet ne figure pas sur la carte.
Tag Label facultatif utilisé pour catégoriser ou de
classer le diviseur.
Inflows Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez sur
Entrée) pour assigner des flux extérieurs au
diviseur : direct, un Dry weather(temps sec) ou
RDII.
Treatment Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez sur
Entrée) pour modifier un ensemble de fonctions de
traitement de polluants entrant dans le nœud.
Invert El. Radier du diviseur (mètres ou feet).
Max. Depth La profondeur maximale du diviseur (c'est-à-dire, à
partir de la surface du sol jusqu’au radier) (pieds
ou mètres).
Initial Depth Profondeur de l'eau dans le diviseur au début de la
simulation (en feet ou mètres).
Surcharge Depth Profondeur de l'eau supplémentaire au-delà de la
profondeur maximale qui est autorisée avant que la
jonction soit inondée (en feet ou mètres).
Ponded Area zone occupée par l’eau retenue sur le toit de la
jonction après que l'inondation se produit (ou de
pieds carrés mètres carrés).
Diverted Link Nom du lien qui reçoit le flux détournés.
Type Cutoff Divider : détourne tous les débits d’entrée
d'une valeur limite définie.
Overflow Divider : détourne tous les flux au-dessus
de la capacité de débit des conduites non
détournées.
Tabular Divider : utilise un tableau qui exprime le
débit détourné en fonction du total des débits
d'entrée.
Weir Divider : utilise une équation de déversoir
(weir) pour calculer le débit détourné.
CUTOFF DIVIDER
Cutoff Flow La valeur du débit limite utilisée pour CUTOFF
divider.
TABULAR DIVIDER
Curve Name Nom de la courbe de dérivation qui est utilisée avec
un TABULAR divider (double-cliquez pour modifier la
courbe).
WEIR DIVIDER
Min. Flow Débit minimal à partir duquel débute le détournement
d'un WEIR divider.
Max. Depth Hauteur verticale de l’ouverture du D.O (en feet ou
en mètres).
Coefficient Produit du coefficient de décharge du D.O par sa
longueur. Weir coefficients sont généralement dans
l’ordre de 2,65 à 3,10 par feet, pour des flux dans
CFS.

80
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

4.4.5 Storage Units (Bassin de rétention):

Storage Units sont les nœuds du système de drainage qui offrent le volume de stockage.
Physiquement, ils peuvent représenter des installations de stockage aussi petites qu’un
bassin ou aussi grand qu’un lac.
Les paramètres d'entrée principales d'un bassin de rétention sont:

Figure (4.6) Les entrées principales du STORAGE UNIT dans SWMM

81
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Tableau 4.7 : description des entrées de STORAGE UNIT dans SWMM


Name Nom du bassin de rétention.
X-Coordinate Position horizontale du bassin de rétention dans la
zone d’étude (Area Map). Si laissé vide, le rejet ne
figure pas sur la carte.
Y-Coordinate Position verticale du bassin de rétention dans la
zone d’étude (Area Map). Si laissé vide, le rejet ne
figure pas sur la carte.
Description pour modifier une description facultative du bassin
de rétention.
Tag Label facultatif utilisé pour catégoriser ou de
classer le bassin de rétention
Inflows Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez sur
Entrée) pour assigner des flux extérieurs au bassin de
rétention: direct, un Dry weather ou RDII.
Treatment pour modifier un ensemble de fonctions de traitement
de polluants entrant dans le nœud.
Invert El. Radier du bassin de rétention (mètres ou feet).
Max. Depth La profondeur maximale du bassin de rétention (pieds
ou mètres).
Initial Depth Profondeur de l'eau dans le bassin de rétention au
début de la simulation (en feet ou mètres).
Ponded Area Zone occupée par l’eau retenue dans le bassin de
rétention une fois l’eau a atteint la profondeur
maximale.
Evap. Factor La fraction de l'évaporation potentielle de l'unité de
stockage de l'eau de surface qui est effectivement
réalisé.
Shape Curve Méthode de description de la forme géométrique de
l'unité de stockage:
FUNCTIONAL utilise la fonction
Aire =A *(Profondeur)^B+C
à décrire la manière dont la surface varie avec la
profondeur.
TABULAR utilise une courbe tabulée aire-profondeur.
Dans les deux cas, la profondeur est mesurée en feet
(ou mètres) et la superficie (en mètres carrés).
FUNCTIONAL
Coeff. Valeur de A dans la relation fonctionnelle entre la
surface et la profondeur de stockage.
Exponent Valeur de B dans la relation fonctionnelle entre la
surface et la profondeur de stockage.
Constant Valeur de C dans la relation fonctionnelle entre la
surface et la profondeur de stockage.
TABULAR
Curve Name Nom de la courbe de stockage contenant la relation
entre la surface et la profondeur de stockage (double-
cliquez pour modifier la courbe).

82
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

4.4.6 Régulateurs de débit:

Les régulateurs de débit sont des structures ou des dispositifs de contrôle qui permettent
de détourner les débits dans un système de débitance. Ils sont généralement utilisés pour:
• contrôler les rejets des installations de stockage.
• prévenir une surcharge inacceptable.
• détourner les débits vers les installations de traitement et les collecteurs.
SWMM peut modéliser les types de régulateurs de débit: Orifices(Orifices), Weirs
(déversoir d’orage), et Outlets (dégorgeoir).
4.4.6.1. Orifices:

Les orifices sont utilisés pour modéliser les structures du détournement et la sortie du
débit dans les systèmes de drainage, qui sont généralement des ouvertures dans la paroi
d'un regard, les installations de stockage, ou vanne de contrôle. Ils sont représentés à
l'intérieur de SWMM comme un lien reliant deux nœuds. Un orifice peut avoir une forme
rectangulaire ou circulaire, situé soit en bas ou sur le côté en amont du nœud, et une vanne
pour empêcher le refoulement.
Le débit à travers un orifice immergé est calculé comme suit :

Où Q = débit, C = coefficient de décharge, A = aire de l'orifice d'ouverture, g =


accélération de la pesanteur, et h = différence de charge dans l'orifice.
Les principaux paramètres d’entrée pour un ORIFICE sont :

Figure 4.7 : Les entrées de l’orifice dans SWMM.

83
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Tableau 4.8 : description des entrées de l’orifice dans SWMM.

Name Nom de l’orifice attribué par l’utilisateur.


Inlet Node Nom de nœud sur le côté de l'entrée de l'orifice.
Outlet Nom de nœud sur le côté de la sortie de l'orifice.
Node
Description Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez sur
Entrée) pour modifier une description facultative
de l'orifice
Tag Label facultatif utilisé pour catégoriser ou de
classer l’orifice.
Type Type (bottom or side). (en bas ou de côté)
Shape Forme de l’orifice (circulaire ou rectangulaire
fermée)
Height Hauteur de l'ouverture de l'orifice complètement
ouvert (feet ou mètres).
Correspond au diamètre d'un orifice circulaire ou
la hauteur d'un orifice rectangulaire.
Width Largeur de l'orifice rectangulaire, entièrement
ouvert(en feet ou mètres).
Crest hight Profondeur ou élévation du bas du déversoir au-
dessus du radier de l’entrée du nœud (en feet ou en
mètres).
Discharge Coefficient de décharge (sans unité). Une valeur
Coeff. typique est de 0,65.
Flap Gate YES si une vanne existe qui empêche le refoulement
par l'orifice, ou NO si aucune des vannes n’existe.
Time to Le temps nécessaire pour ouvrir une fermeture /ou
Open /close fermer une ouverture en heure décimale.
Utiliser 0 ou laisser le vide si le temps
OPEN/CLOSE n’est applicable. Utiliser les règles du
contrôle pour ajuster la position de la vanne.

4.4.6.2. Weirs (déversoirs):

Les déversoirs, comme les orifices, sont utilisés pour modéliser les structures du
détournement et la sortie du débit dans un système de drainage. Les déversoirs se trouvent
généralement dans un regard, sur les berges d'un canal, ou dans un bassin de rétention. Ils
sont représentés à l'intérieur de SWMM comme un lien reliant deux nœuds, où le déversoir
lui-même est placé en nœud amont. Une vanne peut être incluse pour éviter le reflux.

Quatre variétés de déversoirs sont disponibles, chacun comporte une formule différente
pour le calcul des débits à travers le déversoir comme indiqué dans ce tableau :

84
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Tableau 4.9 : Types de déversoirs intégrés dans SWMM et leurs formules de débit.

Type de déversoir Forme de la section Formule de débit


(profil en travers)
Transverse Rectangulaire CwLh3/2
(Transversal)
Side flow Rectangulaire CwLh5/3
(Latéral)
V-notch (Déversoir en Triangulaire CwSh5/2
V)
Trapézoïdal Trapézoïdale CwLh3/2 + CwsSh5/2

Cw = coefficient de décharge du déversoir, L = longueur de déversoir, S = pente pour le


déversoir trapézoïdal ou en V, h = différence de charge dans le déversoir, Cws =
coefficient de décharge pour les berges du déversoir trapézoïdal.
Les principaux paramètres d'entrée pour un déversoir sont:

Figure 4.8 : description des entrées du déversoir dans SWMM.

85
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Tableau 4.10 : description des entrées du déversoir dans SWMM.

Name Nom du déversoir attribué par l’utilisateur.


Inlet Node Nom de nœud sur le côté de l'entrée du déversoir.
Outlet Node Nom de nœud sur le côté de la sortie du déversoir.
Description Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez
sur Entrée) pour modifier une description
facultative du déversoir
Tag Label facultatif utilisé pour catégoriser ou de
classer le déversoir
Type Type du déversoir TRANSVERSE (transversal),
SIDEFLOW (latéral), V-NOTCH (forme en V), ou
TRAPEZOIDAL.
Height Hauteur verticale de l’ouverture du déversoir (en
feet ou mètres).
Length longueur horizontale de l’ouverture du déversoir
(en feet ou mètres).
Side Slope Pente (largeur-hauteur) de deux parois latérales
pour un Dev. V-NOTCH ou TRAPEZOIDAL.
Crest hight Profondeur ou élévation du bas du déversoir au-
dessus du radier de l’entrée du nœud (en feet ou
en mètres).
Discharge Coefficient de décharge pour l'écoulement à
Coeff. travers la partie centrale du déversoir (pour la
circulation en CFS, en utilisant des unités US ou
CMS, en utilisant les unités SI). Les valeurs
typiques sont: 3.33 US (1,84 SI) pour les D.de
forte crête transversale, 2.5 - 3.3 US (1,38 -
1,83 SI) d'une large crête des déversoirs
rectangulaires, 2,4 - 2,8 US (1,35 - 1,55 SI) pour
les D en V (triangulaire).
Flap Gate YES si une vanne existe qui empêche le refoulement
dans le Dev. ou NO si aucune des vannes n’existe.
End Coeff. Coefficient de décharge pour l'écoulement à
travers les extrémités triangulaires d’un D.O
TRAPEZOIDALE.
End Nombre de contractions pour un Dev. TRANSVERSAL
Contractions TRAPEZOIDALE, dont la longueur est plus courte que
le canal ou il est placé. Les valeurs seront soit
0, 1 ou 2 en fonction de l'absence de rivage, un
rivage, ou les deux rivages sont tronqués par la
paroi latérale.

4.4.4.3 Outlets: (dégorgeoir) :

Les dégorgeoirs sont des dispositifs de contrôle de débit sont généralement utilisés pour
contrôler les sorties des bassins de rétention. Les dégorgeoirs sont représentés à l’intérieur

86
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

du SWMM comme un lien connectant deux nœuds. Un dégorgeoir peut aussi avoir une
vanne qui limite le débit à une seule direction.

Figure 4.9 : description des entrées de OUTLET dans SWMM.

Tableau 4.11 : description des entrées de OUTLET dans SWMM.

Name Nom du dégorgeoir attribué par l’utilisateur.


Inlet Node Nom de nœud sur le côté de l'entrée du point de rejet.
Outlet Node Nom de nœud sur le côté de la sortie de l'orifice.
Description Cliquez sur le bouton de suspension (ou appuyez sur
Entrée) pour modifier une description facultative du
dégorgeoir.
Height Hauteur de point de rejet au-dessus du radier de
l'entrée.
Flap Gate YES si une vanne existe qui empêche le refoulement dans
le dégorgeoir, ou NO si aucune des vannes n’existe.
Rating Méthode de définition de débit (Q) en fonction de la
Curve charge (h) dans la prise de courant. FUNCTIONAL courbe
utilise une fonction puissance (Q = AhB) pour décrire
cette relation, or TABULAR utilise une courbe de
tableaux de valeurs débits par charge.
FUNCTIONAL
Coefficient Coefficient (A) pour la relation fonctionnelle entre la
charge et le débit.
Exponent Exponentiel (B) utilisé pour la relation fonctionnelle
entre la charge et le débit.
TABULAR
Curve Name Nom de la courbe de tarage contenant la relation entre
la charge et le débit (double-cliquez pour modifier la
courbe)

87
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

4.5 Résultats Fournis par le modèle SWMM

Il permet d’obtenir les résultats suivants :

- Résumé des données y compris celles relatives aux pluies;

- Hydrogramme et pollutogramme à n’importe quel point du système;

- Volumes des débordements et la vérification de la capacité d’écoulement des


conduites. On redimensionne les conduites du réseau pour éviter les débordements;

- Résumés des volumes et charges de pollution pour la période de simulation, contrôle


de continuité, les masses initiales et finales des solides dans les éléments de
conduites.

- Graphes des hyétogrammes, hydrogrammes et pollutogrammes.

88
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

CHAPITRE 5
INTERFACE SOUS ARCVIEW

5.1 Présentation du logiciel ArcView

ArcView est un logiciel SIG et de cartographie bureautique qui inclut toutes les
fonctionnalités d’ArcReader. ArcView offre des fonctions de visualisation, de requête,
d’analyse et d’intégration des données géographiques tout en permettant leur création et
leur édition.

5.1.1 Les différents éléments utilisables dans Arcview


Une des caractéristiques principales d’Arcview est la simplicité avec laquelle il est
possible de charger des données tabulaires, telles que des fichiers Dbase ou des données
provenant de serveurs de bases de données. Pour afficher, interroger, récapituler et
organiser ces données géographiquement, les différents éléments que le logiciel Arcview
utilise sont les suivants :
a- Vues
Avec le logiciel Arcview, on peut travailler avec des données géographiques sur des
cartes interactives appelées vues. Chaque vue contient une table des matières qui simplifie
la compréhension et la gestion des éléments affichés.

b- Tables
Avec les données tabulaires d’Arcview, on peut cliquer sur des entités dans une vue et les
enregistrements correspondants dans la table sont alors mis en valeur, affichant ainsi leurs
attributs. Réciproquement, la sélection des enregistrements dans la table implique la mise
en valeur des entités correspondantes dans la vue. Les tables d’Arcview possèdent
également une gamme complète d’entités permettant d’obtenir des statistiques
récapitulatives, de trier et d’interroger.

c- Diagrammes
Les diagrammes d’Arcview offrent de puissantes possibilités graphiques et de
visualisation des données de type professionnel totalement intégrées dans l’environnement
géographique. Arcview permet de travailler simultanément sur des représentations
géographiques, tabulaires et en diagramme

d- Mises en page

89
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Les mises en page Arcview permettent de créer des cartes en couleurs de grande qualité
en organisant à l’écran les divers éléments graphiques de la façon souhaitée. Les mises en
page présentent l’avantage d’avoir un lien direct avec les données qu’elles représentent.
Lorsqu’on imprime une mise en page, les modifications apportées aux données sont
automatiquement intégrées. Ainsi la carte sera toujours à jour.

e- Scripts
Les scripts Arcview sont des macros écrites dans avenue, le langage de programmation et
l’environnement de développement d’Arcview. Avenue permet de personnaliser presque
tous les aspects Arcview , de l’ajout d’un bouton pour exécuter le script écrit , à la création
de toute une application qu’on pourrait distribuer.

f- Projets
Pour plus de commodité, tous les élément d’une session Arcview : vues, tables,
diagrammes, mises en page et scripts sont stockés dans un même fichier appelé projet. La
fenêtre du projet Arcview affiche l’index du projet et facilite la gestion globale du travail.

Figure 5.1 Interface de ArcView3.2

90
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

5.2 Interface sous ArcView :

La préparation des entrées du modèle EPASWMM consiste dans un premier temps à


calculer les différents paramètres des bassins, puis créer des sections (tables) pour le
modèle et les convertir en un fichier *.inp.
Pour les deux premières étapes, une interface a été créée sous ArcView appelée «pfe » qui
regroupe les différentes étapes de calcul.
Pour la dernière étape, un programme en Visual Basic a été réalisé permettant le couplage
entre ArcView et EPASWMM.

5.2.1 Présentation de l’interface


Pour faciliter l’utilisation de ArcView, on a regroupé les étapes de calcul des
paramètres des bassins ainsi que la préparation des tables dans une extension appelée
« pfe ». Dés qu’on charge cette extension et juste en appuyant sur un bouton, une
interface facilement exploitable apparaît sur l’écran
a) Les données nécessaires :
On a besoin au niveau des entrées de l’interface des 5 thèmes et des 3 tables suivantes:
 Un thème des sous bassins délimités;
 Un thème de MNT de la zone d’étude ;
 Un thème de type d’occupation ;
 Un thème des collecteurs;
 Un thème des regards ;
 Une table des coefficients de ruissellement élémentaires ;
 Une table des coefficients de Manning élémentaires pour les zones perméables ;
 Une table des coefficients de Manning élémentaires pour les zones imperméables ;

Toutes ces entrées ont été préparées dans l’ancien projet par nos camarades ACHAMLAL
Et ELKETTANI.

b) Les boutons de calcul :


Pour le calcul des paramètres des bassins, l’interface « pfe » met à la disposition de
l’utilisateur un ensemble de boutons :
Un bouton « coefficients » qui permet de calculer pour les sous bassins les trois
coefficients : le coefficient de ruissellement, le coefficient de Manning perméable et le
coefficient de Manning imperméable.

91
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Un bouton « pente » qui calcule la pente des sous bassins.


Un bouton « point de rejet » qui permet d’identifier pour chaque sous bassin le regard
amont associé.
Un bouton « conduits » qui identifie les regards amont et aval de chaque tronçon de
collecteur ;
Un autre appelé « drainage » qui permet de calculer la largeur de drainage dans
chaque sous bassin.

Pour la préparation des tables, d’autres boutons sont ajoutés :


Un bouton « join » qui regroupe les résultats obtenus dans la table attributaire du
thème des coefficients. Celui-ci nous permet d’avoir dans une même table les paramètres
des sous bassins regroupés.

La préparation des tables pour EPASWMM est assurée par les boutons situés dans la
partie droite de l’interface. Le nom du bouton renseigne sur la table à créer.
Dans la partie droite inférieure de l’interface, le bouton exit permet de sortir de l’interface.

Figure (5.2) L’interface pfe

5.2.2 Manipulation
Après avoir ajouté les thèmes et les tables citées précédemment, et une fois l’interface
affichée, l’utilisateur doit choisir chaque thème et chaque table depuis les listes
déroulantes du combo box.

92
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Pour calculer chaque paramètre, l’utilisateur n’a qu’appuyer sur le bouton qui lui
correspond et suivre les instructions qui s’affichent sur l’écran.

L’étape de préparation des tables vient juste après le calcul des paramètres, chaque bouton
correspond à une table précise, et l’utilisateur n’a qu’à suivre les instructions.

5.3 Le couplage de ArcView et EPASWMM

5.3.1 Présentation des tables :


Le moteur de calcul du modèle EPASWMM exige un fichier *.inp. Le contenu de ce
fichier est divisé en différentes sections. Son contenu dépend de ce que l’usager veut
réaliser. Chaque section commence par un mot clé spécifique entre crochets.

Dans le tableau suivant, sont illustrées les différentes sections utilisées dans notre étude et
les catégories des entrées correspondantes.

Sections Catégories des entrées


Total Pcnt. Pcnt. Curb Snow
[SUBCATCHMENTS] Name Raingage Outlet Area Imperv Width Slope Length
Pack

[SUBAREAS] Subcatchment N-Imperv N-Perv S-Imperv S-Perv PctZero RouteTo PctRouted

[INFILTRATION] Subcatchment MaxRate MinRate Decay DryTime MaxInfil

Invert Max. Init. Surcharge Ponded


[JUNCTIONS]
Name Elev. Depth Depth Depth Area
Inlet Outlet Manning Inlet Outlet Init
[CONDUITS]
Name Node Node Length N Height Height Flow
[XSECTIONS] Link Type Geom1 Geom2 Geom3 Geom4 Barrels
[COORDINATES] Node X-Coord Y-Coord
[VERTICES] Link X-Coord Y-Coord

[Polygons] Subcatchment X-Coord Y-Coord

Figure (5.3) Les sections utilisées pour EPASWMM

93
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

5.3.2 Procédure du couplage


Le couplage entre les deux logiciels consiste à intégrer les tables attributaires réalisées
précédemment par Arcview dans le modèle hydrologique, plus précisément de convertir le
fichier format dbf (table attributaire) en fichier *.inp reconnu par le modèle. Toutes les
tables doivent être converties dans un seul fichier, ceci est assuré par un programme
intitulé Couplage qu’on a réalisé sur Visual Basic.
Le logiciel permet de récupérer les données depuis différentes tables et de générer un
fichier texte ayant le format requis par EPASWMM.

Figure 5.4 interface du programme

Le résultat est un fichier ayant le format suivant :

94
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Figure : 5.5 Fichier *.inp obtenu

b- Manipulation :
L’utilisateur doit commencer par renseigner le programme sur l’emplacement du fichier
*.inp qui servira au modèle EPASWMM.
Avant de commencer l’exécution du transfert de données, l’utilisateur doit réinitialiser le
fichier destination avec le bouton « Init ».
Ensuite il doit procéder à la conversion en cliquant sur le bouton « Run » se trouvant en
bas de la fenêtre.

95
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

CHAPITRE 6
APPLICATION DU MODELE EPASWMM

6.1 Introduction :
Pour mieux comprendre les notions précédemment traités dans ce projet. On a fait un
exemple d’application dans le modèle EPASWMM dans lequel on va voir l’influence des
différentes pluies de projet sur le débit de pointe et le volume de stockage dans les bassins
de rétention, après une comparaison au niveau de ce dernier où on va comparer le volume
de stockage donné par SWMM avec les différentes méthodes de calcul existantes , ensuite
une autre comparaison des débits déversés à travers un déversoir selon les différentes
méthodes avec le débit mesuré par le modèle SWMM.
Puis on passe au cas réel du la ville de Beni-Melal, où on a élaboré le choix de la pluie
de projet pour cet exemple d’application, puis on a essayé de résoudre le problème de
surcharge dans certaines conduites rencontré pendant la simulation.

6.2 Exemple d’application :

6.2.1 Schéma de l’exemple d’application :


Dans cet exemple on a choisi 3 bassins versants, un réseau formé de conduites, un bassin
de rétention, et une sortie (OUTFALL), on associe à cet exemple les données
pluviométriques de la ville de Beni- Mellal.

Figure 6.1 : Schéma représentatif de l’exemple d’application dans le modèle SWMM.

96
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

6.2.2 La pluie de projet :


Sur cet exemple on affecte au pluviomètre (RAIN GAGE) les différentes pluies de
projet qu’on a étudié précédemment pour la ville de Beni Melal, on prend la durée de pluie
égale à 240 min et la position de la pointe r = 0.5, et on visualise l’effet du changement de
cette pluie sur le dimensionnement des ouvrages à savoir le volume de stockage pour le
bassin de rétention ou le débit de pointe pour la conduite.

- Volume de stockage dans le bassin de rétention :

Figure 6.2 : le volume de stockage pour différentes pluie de projet

- Débit de pointe dans les conduites :

Figure 6.3 : le débit de pointe pour différentes pluie de projet

- On remarque que la pluie de projet ayant l’intensité maximale supérieure ne

97
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

nécessite pas qu’elle doit avoir un débit de pointe ou un volume de stockage supérieur.
(dans cet exemple : Chicago par rapport à double triangle)
- Une pluie de projet qui donne un débit de pointe supérieur à celui d’une autre ne
nécessite pas qu’elle doit avoir un volume de stockage aussi supérieur. (Chicago par
rapport à simple triangle).

 Pour montrer l’influence de la position de la pointe on prend l’exemple de la pluie


de projet simple triangle.

Figure 6.4 débit de pointe.pour différentes r.

Figure 6.5 : Volume de stockage .pour différentes r


On constate que le débit de pointe et le volume de stockage augmentent avec r.

98
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

6.2.3 Bassin de rétention :


La caractéristique qui nous intéresse dans cet ouvrage c’est le volume de stockage, on
dispose des différentes méthodes - à savoir la méthode des pluies, et la méthode de
l’hydrogramme - pour le calcul de ce volume et on va les comparer aux résultats fournis
par le modèle SWMM, pour simplifier les calculs on garde un seul bassin versant BV1.
On prend l’exemple d’un bassin de rétention de forme trapézoïdale d’une pente égale à
1, et d’une surface de base 500 m². Donc S(h) = 140 h + 500
Les deux méthodes prennent un débit de fuite constant même s’il varie avec la
profondeur de l’eau. On fixe une valeur moyenne de débit de fuite Qf = 100 l/s.
 La méthode des pluies :

temps de retour : T= 10 (ans)


a= 6.526
coefficients de Montana :
b= -0.625

le débit aval admissible Qs= 100 (l/s)


surface du BV S= 14 (ha)
coefficient d'apport du BV ca= 0.5

la surface active Sa= 7.0 (ha)


le débit aval admissible spécifique qs= 5.1 mm/h
le temps tmax= 3.6 (h)
la hauteur de pluie à stocker : Δhmax= 30.5 (mm)

le volume de
stockage : Vs= 2133.0 (m3)

Figure 6.6 : Calcul du volume de stockage par la méthode des pluies


(numériquement).

99
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

∆Hmax

Figure 6.7 : Détermination de ∆Hmax (graphiquement)

 La méthode de l’hydrogramme :

temps de retour : T= 10 (ans)

coefficients de Montana : a= 6.526


b= -0.625

superficie du BV A= 16 (hectares)
longueur du BV L= 0.8 (km)
pente moyenne du bassin
versant I= 0.01 (m/m)
coefficient d’imperméabilité
du BV C= 0.5
temps de concentration tc= 20 (min)
le débit de fuite Q0= 0.2 (m3/s)

Coefficient correcteur d’allongement : m= 1.8

Débit de pointe : Qp = 2.60 m3/s

volume de ruissellement : Vr = 4686 (m3)

Le volume de rétention : Vd= 4326 (m3)

Figure 6.8: méthode des volumes pour le dimensionnement du volume de stockage.

100
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

- la profondeur maximale hmax du bassin est calculée par les itérations sur h.

surface : S =A *(Profondeur)^B+C
Coeff : A= 140
Exponent : B= 1
Constant : C= 500

le volume de stockage : Vs= 4326.0 (m3/s)

hauteur
maximum: hmax= 5.1 (m)

Figure 6.9: Calcul Hmax du bassin de rétention.

- Connaissant Hmax on peut calculer la section de l’orifice pour que le débit


maximal ne dépasse pas le débit de fuite :

Figure 6.10 : calcul de la section de l’orifice.


Le tableau résume les résultats obtenus :
la méthode de calcul VS (m3) hmax(m) section de l’orifice (m2)
méthode des pluies 2048,2 2,9 0,02
méthode de l’hydrogramme 4326,0 5,1 0,015

101
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

On compare le volume de stockage des différentes méthodes avec celui du SWMM.

On compare la profondeur maximale des différentes méthodes avec SWMM.

Figure 6.11 comparaison de volume de stockage et de la profondeur max.

La méthode de l’hydrogramme de Caquot donne un volume de stockage supérieur à celui


de SWMM, ce qui est évident puisque pour cet exemple Caquot donne un débit de pointe
très supérieur à celui de SWMM, et pour la méthode des pluies possède un volume de
stockage inferieur puisqu’on considère le débit de fuite constant.

6.2.4 Le déversoir :
Ici ; après avoir ajouté un déversoir au bassin de rétention dans cet exemple; on va
calculer les débits déversés à travers ce déversoir selon les différentes méthodes
empiriques qui existent et les comparer au débit calculé par le modèle SWMM.
On prend l’exemple des 2 types de déversoirs :

102
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

• Déversoir rectangulaire sans contraction latérale :


La formule générale de POLENI du débit :
Qdev=CwLh3/2
Dans le modèle SWMM on utilise aussi cette formule générale, donc il reste à
déterminer le coefficient de débit µ pris par SWMM.
On a décidé de choisir la valeur moyenne des µ donnés par les autres méthodes
empiriques comme valeur d’entrée du SWMM.
La figure suivante montre les valeurs de Cw obtenues par les différentes formules :

Figure 6.12 : Calcul du Cw pour un déversoir rectangulaire sans contraction latérale.


Le tableau qui suit représente la variation de coefficient de débit Cw en fonction de h
par les différentes méthodes :

h (m) bassin REHBOCK S.I.A.S


0,025 1,92 1,88
0,05 1,86 1,85
0,08 1,97 1,84 1,84
0,1 1,94 1,84 1,84
0,2 1,89 1,85 1,85
0,3 1,89 1,87 1,87
0,4 1,91 1,89 1,89
0,5 1,93 1,91 1,92
0,6 1,96 1,93 1,95
0,7 1,98 1,96 1,97
0,8 1,98 2,00
0,9 2,00
1 2,03
Tableau6.1 : Calcul du Cw pour un déversoir rectangulaire sans contraction latérale pour
différentes valeurs de h.

103
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

N.B : (-) : hors limites d’application.


Donc on prend pour SWMM la valeur moyenne des ces valeurs à savoir 1.84
On compare les débits donnés par les différentes méthodes :
H SWMM KINDSVATER BAZIN S.I.A.S REHBOCK
0.025 0.007 0.007 - 0.007 -
0.05 0.021 0.021 0.023 0.021 0.021
0.08 0.042 0.041 0.044 0.042 0.042
0.1 0.058 0.058 0.061 0.058 0.058
0.2 0.165 0.164 0.169 0.166 0.165
0.3 0.302 0.305 0.312 0.307 0.307
0.4 0.465 0.474 0.486 0.479 0.478
0.5 0.651 0.670 0.689 0.679 0.675
0.6 0.855 0.890 0.918 0.905 0.898
0.7 1.078 1.134 1.174 1.155 1.146
0.8 1.317 1.401 - 1.430 1.416
0.9 1.571 1.691 - - 1.710
1 1.840 2.002 - - 2.026

Tableau 6.2 Comparaison des débits déversés par les différentes méthodes.

Figure 6.13 Graphe représentatif de la comparaison des débits déversés par les différentes
méthodes.
• Déversoir triangulaire :
La formule générale du débit déversé : Qdev=CwSh5/2
Avec Cw : coefficient de débit et S : la pente (S=tg (α/2))

La figure suivante regroupe les résultats obtenus pour le calcul du coefficient du déversoir
Cw pour h=0.8:

104
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

la charge hydraulique sur la crête déversante: h= 0.8 (m)

la hauteur de la pelle: p= 1 (m)

Angle : α= 90 (deg)
Pente: S= 1

la largeur de canal: B= 4 (m)

coefficient de décharge :

Heyndrickx : Cw= 1.54 Qdev= 0.882 (m3/s)


Hager: Cw = 1.38 Qdev= 0.788 (m3/s)
Thomson : Cw = 1.42 Qdev= 0.813 (m3/s)

Figure 6.14 : Calcul du coefficient de débit Cw pour un déversoir triangulaire.

On remarque que les formules de Hager et de Thomson donnent des valeurs pratiquement
identiques.
Le tableau qui suit représente la variation du coefficient de débit Cw en fonction de h
par les différentes méthodes :

h (m) Hager Heyndrickx Thomson


0.1 1.53 2.73 1.42
0.2 1.43 2.04 1.42
0.3 1.40 1.83 -
0.4 1.39 1.72 -
0.5 1.38 1.65 -
0.6 1.38 1.60 -
0.7 1.38 1.57 -
0.8 1.38 1.54 -
0.9 1.37 1.52 -
1 1.37 1.50 -
1.1 1.37 1.49 -
1.2 1.37 1.48 -
1.3 1.37 1.47 -

Tableau 6.3 : la variation du Cw en fonction de h pour un déversoir triangulaire.


Donc on fixe pour SWMM une valeur de 1.4
On obtient pour le calcul des débits déversés pour les différentes méthodes les résultats
suivants :

105
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

h SWMM CONE Heyndrickx Hager Thomson


0.05 0.001 - 0.002 0.001 0.001
0.06 0.001 0.001 0.003 0.002 0.001
0.1 0.004 0.004 0.007 0.006 0.004
0.14 0.010 0.010 0.015 0.013 0.010
0.18 0.019 0.019 0.025 0.023 0.020
0.22 0.032 0.031 0.040 0.036 -
0.26 0.048 0.048 0.058 0.053 -
0.3 0.069 0.068 0.080 0.075 -
0.34 0.094 0.092 0.107 0.101 -
0.38 0.125 0.122 0.140 0.132 -
0.41 0.151 0.147 0.167 0.159 -
0.5 0.247 - 0.268 0.258 -
0.6 0.390 - 0.415 0.403 -
0.7 0.574 - 0.602 0.589 -
0.8 0.801 - 0.833 0.819 -
0.9 1.076 - 1.111 1.097 -
1 1.400 - 1.437 1.426 -
1.1 1.777 - 1.815 1.806 -

Tableau 6.4 Comparaison des débits déversés par les différentes méthodes :

Figure 6.15 : Graphe représentatif de la comparaison des débits déversés par les différentes
méthodes.
On constate que le débit déversé calculé par SWMM s’approche des débits calculés par les autres
formules.

6.3 Application au réseau d’assainissement du Beni Mellal.

6.2.1 Intercepteur M’ghila pour eaux usées (CP5) :


Cet intercepteur permettra d’acheminer les eaux usees de la zone Est à partir de la

106
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

faculté des sciences ainsi que le quartier M’ghila 1 par l’intermédiaire du collecteur
secondaire CP-1 et les quartiers M’ghila 2 et oued Drid par le biais du collecteur
secondaire CP5-2.
Les eaux usées de cet intercepteur seront conduites jusqu’au regard R11 du collecteur
P6-remplacement sur une longueur de prés de 5Km.

Figure 6.16 : L’intercepteur M’ghila pour les eaux usées CP5.

107
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Les paramètres des bassins qui composent le CP5 sont calculés à l’aide de l’interface
réalisée, et sont données dans le tableau suivant :

BV AREA SLOPE IMPERV N_IMPERV N_PERV S_IMPERV WIDTH


BV-E1-1 2.12 2.4 10.99 0.14 0.01 0.08 367.04
BV-E2-1 6.01 2.1 68.20 0.08 0.01 0.08 445.67
BV-E2-2 19.90 2.2 38.25 0.13 0.01 0.08 824.19
BV-E3 43.94 2.8 71.46 0.05 0.01 0.07 641.01
BV-E3-1 14.54 2.7 73.12 0.06 0.01 0.07 130.52
BV-E4 42.40 2.3 21.72 0.14 0.01 0.08 403.41
BV-E5 39.74 5.0 24.22 0.13 0.01 0.04 528.06
BV-E6-1 15.08 3.9 54.65 0.09 0.01 0.04 848.03
BV-E7-1 10.59 2.7 72.82 0.06 0.01 0.07 109.68
BV-E7-2 18.35 2.6 72.22 0.06 0.01 0.07 530.97
BV-E7-2Bis 3.62 2.5 56.61 0.10 0.01 0.08 300.05
BV-E8 39.64 2.3 18.40 0.14 0.01 0.08 473.06
BV-E8-1 52.31 2.2 17.45 0.14 0.01 0.08 777.01
BV-E8-2 16.17 1.8 39.77 0.15 0.01 0.09 660.39

Tableau (6.5) les paramètres des bassins étudiés

6.2.2 Le choix de la pluie de projet :


Vu la non disponibilité des observations et mesures expérimentales de la pluie et du
débit, on a fait recours à la méthode de Caquot pour comparer les débits donnés par les
différentes pluies de projet à travers les conduites du collecteur CP5.
Le choix de la méthode de Caquot est justifié par le fait que
 Cette méthode est la plus utilisée au Maroc.
 Son domaine d’application est mieux défini.
 Il n’y a pas d’autre méthode à envisager puisque les mesures ne sont pas
disponibles.

108
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Les débits calculés par la méthode de Caquot sont fournis par le bureau d’études GESI :

Assem-
Collecteur Tronçon BV N° Leq A Ceq Ieq Leq m(t) Q/BV
blage
N° (m) TYPE (ha) (m) m3/s

1-8 BV-E1-1 1 336 2.12 0.11 1.49% 336 0.91 0.05


BV-E2 2 648 33.65 0.12 2.58% 648 1.45 0.88
A1 1//2 p 35.77 0.12 2.52% 648 1.48 0.93
CP5 8-16 BV-E2-1 3 360 6.01 0.68 1.64% 360 1.22 1.41
A2 A1+3 S 41.78 0.20 2.14% 1008 1.17 1.48
16-30 BV-E2-2 4 670 19.90 0.38 0.04% 670 1.20 0.56
A3 A2+4 S 61.67 0.26 0.19% 1678 0.96 1.05
1-15 BV-E3 5 614 43.94 0.71 0.94% 614 1.64 7.81
15-18 BV-E3-1 6 127 14.54 0.73 0.50% 127 3.15 5.39
CP5-1 A4 5+6 S 58.48 0.72 0.83% 741 1.59 9.16
18-30 transport
A5 A3//A4 P 120.15 0.48 0.77% 741 2.00 12.07
30-46 BV-E4 7 807 42.40 0.22 0.50% 807 1.36 1.21
CP5
A6 A5+7 S 162.55 0.41 0.61% 1548 1.38 8.06
1-10 BV-E5 8 430 39.74 0.24 3.38% 430 1.99 3.55
10-25 BV-E6-1 9 661 15.08 0.55 0.83% 661 1.11 1.60
A7 8+9 S 54.82 0.33 1.29% 1091 1.22 2.93
25-40 transport
40-50 BV-E7-2 10 509 18.35 0.72 0.54% 509 1.40 2.89
A8 A7+10 S 73.16 0.43 0.94% 1600 1.04 3.93
CP5-2 BV-E7-
3.62 0.57 2.51% 207
50-54 2Bis 11 207 1.48 1.05
A9 A8+11 S 76.78 0.43 1.03% 1807 0.98 4.01
54-56 BV-E7-1 12 104 10.59 0.73 0.50% 104 3.23 4.31
A10 A9+12 S 87.37 0.47 0.98% 1911 0.99 4.84
56-
46(CP5) transport
A11 A6//A10 p 249.92 0.43 0.75% 1548 1.58 23.73

46-55 BV-E8 13 442 39.64 0.18 0.34% 442 1.95 1.20


A12 A11+13 S 289.55 0.40 0.61% 1990 1.41 12.34

55-69 BV-E8-1 14 699 52.31 0.17 0.51% 699 1.59 1.28


CP5
A13 A12+14 S 341.86 0.36 0.58% 2689 1.23 10.77

69-81 BV-E8-2 15 600 16.17 0.40 1.74% 600 1.21 1.58

A14 A13+15 S 358.03 0.37 0.68% 3289 1.09 10.52

Tableau 6.6 : débit de Caquot dans les tançons du l’intercepteur CP5

Après on calcule les débits donnés par les différentes pluies de projet à l’aide du SWMM,
et on les compare aux ceux de Caquot.

109
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

T3- T1- T2- T6- T1- T8- T9- T11- T7-


(CP5) (CP5-1) (CP5-1) (CP5) (CP5-2) (CP5-2) (CP5-2) (CP5-2) (CP5)
Uniforme 0.71 1.33 1.77 3.64 0.83 1.77 1.87 2.19 6.44
Simple triangle 0.92 2.31 3.05 5.38 1.14 2.61 2.77 3.3 9.43
Chicago 1.44 4.34 5.73 8.22 1.75 4.55 4.65 5.36 12.86
Double triangle 2.22 4.5 6.16 8.22 2.26 4.55 4.5 5.58 12.86
Caquot 1.48 7.81 9.16 8.06 3.55 3.93 4.01 4.84 12.34
Tableau 6.7 : Comparaison de débit Caquot avec les débits fournis par les pluies de
projet.
Le graphe représentatif du tableau est comme suit :

Figure 6.17 Graphe représentatif de la comparaison de débit de Caquot avec ceux des
pluies de projet.
On remarque que la pluie de projet uniforme et la pluie simple triangle donnent des
débits très petits par rapport aux autres pluies de projet et les débits de Caquot. Par contre
la pluie du Chicago et celle de Debordes (double triangle) donnent des résultats
satisfaisants qui s’approchent beaucoup à ceux du Caquot, avec plus de préférence pour la
pluie de Debordes (double triangle).

110
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

6.2.3 Résultats de calcul des débits :


Pour cette application, les données disponibles fournies par le bureau d’études GESI sur la
base du schéma directeur d’assainissement de la ville de Beni Mellal, 2004 sont celles de
la zone Est de la ville de Beni Mellal. Ces données concernent:
• « Plan d’aménagement » (fichier AUTO CAD)
• « Plan de restitution topographique » (fichier AUTO CAD)
• « Plan de la délimitation des sous bassins » (fichier AUTO CAD)
• « Plan du réseau d’assainissement existant » (fichier AUTO CAD)

6.2.3.1 Résultats de calcul des débits


a- les débits simulés par EPASWMM.
Après l’étape de calcul des paramètres et de préparation des tables, on a préparé le
fichier pour EPASWMM. La figure ci-dessous illustre la visualisation du réseau de la zone
Est dans le modèle EPASWMM:

Figure (6.18) Le collecteur CP5 sur SWMM.

111
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

NB : Nous avons utilisé une pluie de projet de type Debordes.

6.2.3.2 Visualisation des résultats.


Les résultats de simulation du réseau existant sont donnés dans le fichier texte (voir ci-
dessous) donné par SWMM. Les sorties de ce fichier sont :
 Les débits maximums : Maximum Flow.
 Les vitesses maximales : Maximum Velocity.
 Le temps total de débordement : Total Minutes Surcharged.
 Le rapport R= (débit maximal / débit à pleine section) : Maximum / Design
Flow.
 Le temps où le débit et la vitesse sont maximums.

Figure (6.19) : Sommaire de l’écoulement dans les conduites.

112
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

D’après les résultats fournis par le modèle SWMM ; on remarque qu’il y a débordement
dans certaines conduites : T5-(CP5) T6-(CP5) T7-(CP5) T8-(CP5) pour résoudre ce
problème : une première solution aux saturations sur le réseau d’assainissement
consisterait à augmenter les diamètres des conduites dont nous avons observé la saturation.
Des aménagements pourraient cependant être envisagés, limitant plus sérieusement encore
les risques de saturation du réseau. Une solution intéressante pourrait consister à implanter
un bassin de rétention alimenté par un déversoir d’orage, qui permettrait de stocker l’eau
jusqu’à désaturation du réseau, lors d’événements pluvieux importants.
D’après le profil de l’élévation de l’eau dans les conduites saturées fourni par SWMM, on
constate que la conduite qui sature en premier c’est la conduite T6 – (CP5) et c’est elle qui
cause la saturation des autres conduites qui la précédent. Comme c’est indiqué sur les
figures :

T6 –(CP5)

Figure 6.19 : Saturation de la conduite T6-(CP5) en premier avant les autres conduites.

113
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

T5-(CP5)
T6 –(CP5)

Figure 6.20 Saturation de la conduite T5–(CP5) causée par la saturation de la conduite T6-
(CP5)

T7 –(CP5) T5-(CP5)

T8–(CP5)

Figure 6.21 Saturation de la conduite T7-(CP5) et T8-(CP5) après la saturation de T6-


(CP5)

114
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Nous avons donc décidé de ne nous intéresser qu’à la conduite T6-(CP5), et l’objectif à
atteindre est de supprimer toute saturation de cette conduite et les autres.
Nous avons donc intégré un bassin, alimenté par un déversoir d’orage implanté au nœud
R30 (voir figure), dont la loi est définie par le seuil de déversement (CUTOFF DIVIDER)
fixé à 3 m3/s.
Pour la dernière conduite du tronçon CP5 on a planifié un déversoir d’orage au dernier
nœud du tronçon qui limite le débit passant à l’autre conduite suivante de l’autre collecteur
principale P6 à 5m3/s et par la suite déverser le débit restant dans l’oued comme l’indique
le schéma suivant.

6.2.3.3 Résultats de la simulation avec bassin :

Figure 6.22 : Schéma du réseau après implantation du bassin de rétention et déversoir


d’orage.

115
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Figure 6.23 : Débit déversé par le déversoir d’orage limité à 5m3/s dans les deux conduites
7&1.

Figure 6.24 Hauteur du bassin de rétention en fonction du temps coulé.

116
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

Figure 6.25 : Débit à l’entrée et à la sortie du bassin de rétention.

Figure 6.26 : sommaire des débits dans les conduites après implantation du bassin de
rétention.
On remarque que le problème de saturation des conduites est résolu après
l’implantation du bassin de rétention

117
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

CONCLUSION GENERALE

La modélisation hydrologique fait maintenant partie intégrante des outils à la


disposition de l’ingénieur, elle permet d’analyser certains problèmes qui ne peuvent être
étudiés avec des méthodes plus simples et donne également la possibilité de considérer
plusieurs scénarios d’intervention de façon très efficace et détaillée.
A l’issue de ce travail, nous avons pu déduire l’importance de la pluie de projet et
son influence sur le dimensionnement des différents ouvrages d’assainissement.
Le dimensionnement du déversoir, présente des difficultés pour le choix du coefficient
de décharge Cw
Le modèle EPASWMM que nous avons adopté pour mener la présente étude est un
logiciel de simulation hydrologique et hydraulique. Nous l’avons utilisé pour simuler le
dimensionnement des ouvrages d’assainissement (conduites, déversoir d’orage, bassins de
rétention…)
L’une des difficultés de la modélisation avec EPASWMM est la préparation de ses
données, tel que le calcul des paramètres des bassins et la préparation des tables. Cette
étape a nécessité l’intervention du logiciel ArcView qui fait partie de la famille des
systèmes d’information géographique. Grâce à l’interface conçue par nos anciens
camarades sous ce SIG on a pu obtenir dans un premier temps un calcul automatique des
paramètres des bassins et dans un second temps des tables d’entrée pour EPASWMM.
Pour les applications de modèle EPASWMM, il faut savoir choisir la pluie de projet
qui convient, vu l’importance de cette dernière sur le dimensionnement du réseau, ainsi
que tous les paramétrées d’entrées de chaque ouvrage dans SWMM ce qui aussi très
important car cela influence beaucoup les résultats de la simulation.
Des recommandations pour les futures applications :
- il faut assimiler les autres entrées du SWMM qu’on n’a pas eu l’occasion de
traiter sur ce projet, c’est la partie environnement qui se base sur la qualité des
eaux de ruissellement et le traitement des polluants.
- Pour la préparation des entrées pour le modèle EPASWMM on a passé par un
logiciel en Visual Basic qui permet le couplage entre le modèle et ArcView, On
propose alors que ces deux étapes soient faites seulement sur le SIG pour
optimiser plus encore le temps de cette préparation, et comme SIG on propose le
logiciel ArcGis qui est un logiciel très puissant.

118
Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

INTRODUCTION GENERALE ........................................................................................... 1


CHAPITRE 1 ......................................................................................................................... 3
GENERALITES SUR LA MODELISATION EN HYDROLOGIE URBAINE ................. 3
1.1 Introduction : [1].......................................................................................................... 3
1.2 Nécessité de la modélisation mathématique ................................................................ 3
1.3 Classification des modèles en hydrologie urbaine : .................................................... 4
1.3.1 Classification suivant le mode d’élaboration........................................................ 4
1.3.2 Classification suivant le domaine d’application ................................................... 5
1.4 Principales composantes des modèles d’assainissement ............................................. 6
1.5 Modélisation hydrologique des bassins versants : ....................................................... 8
1.5.1 Définition [1] ........................................................................................................ 8
1.5.2 Délimitation manuelle .......................................................................................... 8
1.5.3 Modélisation du bassin versant............................................................................. 8
1.5.3.1 Modèle numérique du terrain (MNT). ............................................................... 9
1.5.3.2 Modélisation des caractéristiques du bassin versant. ...................................... 10
CHAPITRE 2 ....................................................................................................................... 19
LA PLUIE DE PROJET ...................................................................................................... 19
2.1 Introduction : [5]........................................................................................................ 19
2.2 Pluies de projet dérivant de courbes IDF : ............................................................... 22
2.2.1 L’averse uniforme : [5]........................................................................................ 22
2.2.2 Pluie de type simple triangle : [6]........................................................................ 22
2.2.3 Pluie de type double-triangle : ............................................................................. 24
2.2.4 L’averse de Watt: [6] ........................................................................................... 27
2.2.5 L’averse composite : [5] ...................................................................................... 27
2.2.6 Averse de Weibull : [6] ....................................................................................... 29
2.2.7 L’averse de type Chicago : [5] ............................................................................ 31
2.3 Pluies de projet dérivant de précipitation observées : [5].......................................... 36
2.3.1 L’averse de projet de 24 heures du soil conservation service (SCS): ................. 36
2.3.2 Pluie de projet par moyenne arithmétique ........................................................... 39
2.3.3 Pluie de projet selon PILGRIM et CORDERY : ................................................. 40
2.3.4 La pluie de projet ISWS (profil de HUFF) :........................................................ 42
2.4 Pluies de projet basées sur des averses historiques : ................................................. 43
2.4.1 Généralités : ......................................................................................................... 43
2.4.2 Utilisation des averses observées comme pluies de projet : ................................ 43
2.5 Fréquence attribuée à la pluie de projet : [5] ............................................................. 44
2.6 Commentaires et critiques des méthodes de détermination des pluies de projets : ... 47
2.7 CONCLUSIONS : ..................................................................................................... 49
CHAPITRE 3 ....................................................................................................................... 51
OUVRAGES D’ASSAINISSEMENT ................................................................................ 51
3.1 Présentation : ............................................................................................................. 51
3.2 Déversoir d’orage : [3] .............................................................................................. 51
3.2.1 Déversoirs à seuil haut ........................................................................................ 51
3.2.2 Déversoirs à seuil bas .......................................................................................... 52
3.2.3 Modèles et simulation : ....................................................................................... 53
3.2.4 Les orifices : ........................................................................................................ 56
3.3 Les bassins de rétention : [4] ..................................................................................... 57
3.3.1. Présentation : ...................................................................................................... 57
3.3.2. Le bassin sec à ciel ouvert : ................................................................................ 58
3.3.3. Le bassin en eau : ............................................................................................... 58
3.3.4. Le bassin enterré : ............................................................................................... 59

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Projet de Fin d’Etude
d’Etudes
tudes

3.3.5. Le dimensionnement des bassins d‘orage [4] ........................................................ 60


CHAPITRE 4 ....................................................................................................................... 64
LE MODELE EPASWMM ................................................................................................ 64
4.1 Introduction [1] .......................................................................................................... 64
4.2 Description du modèle ............................................................................................... 65
4.2.1 Module PLUIE – DEBIT ................................................................................... 66
4.2.2 Modèle de simulation de l’écoulement dans le réseau de drainage .................... 70
4.3 Utilisation du modèle EPASWMM .......................................................................... 73
4.3.1 Données nécessaires : ......................................................................................... 73
4.3.2 Délimitation et discrétisation des bassins versants urbains. ............................... 74
4.4 Les ouvrages dans le modèle SWMM : [2] ............................................................... 75
4.5 Résultats Fournis par le modèle SWMM .................................................................. 88
CHAPITRE 5 ....................................................................................................................... 89
INTERFACE SOUS ARCVIEW ........................................................................................ 89
5.1 Présentation du logiciel ArcView .............................................................................. 89
5.1.1 Les différents éléments utilisables dans Arcview............................................... 89
5.2 Interface sous ArcView : ........................................................................................... 91
5.2.1 Présentation de l’interface .................................................................................. 91
5.2.2 Manipulation....................................................................................................... 92
5.3 Le couplage de ArcView et EPASWMM ................................................................ 93
5.3.1 Présentation des tables :..................................................................................... 93
5.3.2 Procédure du couplage ....................................................................................... 94
CHAPITRE 6 ....................................................................................................................... 96
APPLICATION DU MODELE EPASWMM ..................................................................... 96
6.1 Introduction : ............................................................................................................. 96
6.2 Exemple d’application : ............................................................................................. 96
6.2.1 Schéma de l’exemple d’application : .................................................................. 96
6.2.2 La pluie de projet : ............................................................................................... 97
6.2.3 Bassin de rétention : ............................................................................................ 99
6.2.4 Le déversoir : ..................................................................................................... 102
6.3 Application au réseau d’assainissement du Beni Mellal. ........................................ 106
6.2.1 Intercepteur M’ghila pour eaux usées (CP5) :................................................... 106
6.2.2 Le choix de la pluie de projet : .......................................................................... 108
6.2.3 Résultats de calcul des débits : .......................................................................... 111
6.2.3.1 Résultats de calcul des débits ....................................................................... 111
6.2.3.2 Visualisation des résultats. ........................................................................... 112
6.2.3.3 Résultats de la simulation avec bassin : ....................................................... 115
CONCLUSION GENERALE ........................................................................................... 118

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