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Comment faire un powerpoint efficace ?

Le 26 janvier 2010, Martina Bayers de Yellow Ideas a présenté la méthode « Creative Slideshow :
créez des présentations impactantes et inspirantes » aux membres de l’Association Française des
Conférenciers Professionnels (AFCP).

Sens, Simplicité et Structure


C’est un outil qui sert à mettre en exergue des mots clefs par des images pour illustrer l’explication
orale du présentateur.
En somme, une présentation ne vaut qu’avec son orateur !

Une bonne présentation nécessite de l’ investissement (de bonnes photos/images professionnelles),


de l’épuration (une idée par slide), du papier/crayon et un speech.

Le fond de la conférence repose sur la présentation orale.

Séparer la préparation de la conception.

Martina suggère de préparer un storyboard sur papier pour concevoir le synopsis de la conférence
sous la forme d’une histoire puis d’ouvrir une page Power Point sans cadre quand la structure papier
est finalisée.

Un slide = une image et une idée

Ne pas hésiter à agrandir l’image (d’où la nécessité d’avoir des images de plus de 800 pixels) et de
l’incruster en pleine page. Jouer avec le positionnement des mots et des regards et misez sur un
format de votre police à 78.

Évitez les couleurs illisibles comme le jaune qui se transforme en vert, les fonds trop chargés et le
phrasé.

Structurer son power point pour qu’il puisse vous servir en toute circonstance : de 15 à 45 minutes
en le décomposant ainsi : 15 minutes = 1 argumentaire + 1 ou 2 exemple(s)

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Comment faire une bonne présentation?

Préparer et présenter un sujet devant un public est un art. Malheureusement, cet art n'est maîtrisé
que par bien peu de personnes si je me fie à ce que je vois depuis des années. Ce n'est pas parce
qu'on sait se servir de PowerPoint qu'on sait faire une présentation. Faire une présentation, c'est
entrer en contact avec son auditoire pour lui communiquer un message et non lire à haute voix ce
qui est écrit à l'écran !

Voici quelques conseils que j'ai traduits et adaptés du site de Garr Reynolds avec sa permission (©
Garr Reynolds, 2006). En espérant qu'ils vous seront utiles.

Les 10 meilleurs trucs de préparation

1. Débutez en ayant à l’esprit la fin de votre présentation

Avant même de démarrer PowerPoint, assoyez-vous et prenez le temps de penser à la journée de


votre présentation. Quelle est la raison pour laquelle vous faites cet exposé ? Pourquoi vous a-t-on
demandé de parler ? À quoi s’attend l’auditoire ? Que voulez-vous que l’auditoire retienne de
votre présentation ? N’oubliez pas qu’une présentation n’est pas qu’une simple lecture de
diapositives. C’est bien plus que ça. Sinon, l’auditoire pourrait se passer de vous en lisant un ouvrage
(livre, rapport, etc.) traitant du sujet de votre présentation pour obtenir la même information.

2. Connaissez votre auditoire le mieux possible

Avant d’élaborer le contenu de votre présentation, vous devez vous poser plusieurs questions afin de
devenir le meilleur présentateur possible pour cet auditoire. Vous devez, au minimum, répondre aux
classiques Qui ?, Quoi ?, Pourquoi ?, Où ? et Quand ?

Qui assistera à la présentation ? Quels sont leurs antécédents ? Quel niveau de connaissance ont-ils
du sujet présenté ? Quel est l’objectif de cet événement ? Est-ce pour les inspirer ? Sont-ils à la
recherche de renseignements concrets et pratico-pratiques ? Préfèrent-ils la théorie ou les
meilleures pratiques ? Pourquoi vous a-t-on demandé de parler ? Quelles sont leurs attentes par
rapport à vous ? Où la présentation a-t-elle lieu ? Renseignez-vous le plus possible au sujet de
l’emplacement et de la logistique. À quelle heure a lieu votre présentation ? Avez-vous assez de
temps pour vous préparer convenablement ? S’il y a d’autres présentateurs, quel est l’ordre (en
passant, je vous recommande de vous porter volontaire pour passer en premier ou en dernier) ?
Quel jour de la semaine ? Toutes ces questions sont importantes.

3. Le contenu, le contenu et encore le contenu

Peu importe votre performance, ou la qualité et le professionnalisme de votre présentation


PowerPoint, si votre propos n’est pas assis sur un contenu solide, vous échouerez. Comprenez-moi
bien, je ne dis pas que seul, un bon contenu saurait garantir le succès de votre exposé. Un excellent

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contenu est une condition sine qua non, mais ce n’est pas suffisant. Cela dit, la préparation de votre
présentation débute par un contenu solide, adapté à votre auditoire. C’est sur ce contenu que vous
développerez une histoire qui permettra de toucher votre public.

Attention ! Même si je souligne l’importance du contenu, de grâce, évitez à votre auditoire une
surcharge informationnelle. La surcharge informationnelle, phénomène malheureusement commun,
se produit lorsqu’un présentateur intègre trop d’information dans une présentation sans faire l’effort
de la rendre pertinente pour l’auditoire. Parfois, c’est comme si le présentateur voulait montrer qu’il
en connaît beaucoup, ou plus souvent, qu’il a peur que s’il ne raconte pas « toute l’histoire » en
détail, le public ne comprendra pas.

4. Favorisez la simplicité

« Simple » ne veut pas dire « simpliste ». Penser que la simplification est simpliste est… simpliste ! La
simplicité est un but parfois difficile à atteindre, mais votre public vous en sera reconnaissant. La
simplicité requiert plus de réflexion et de planification de votre part, parce que vous devez décider ce
qui doit faire partie de votre présentation… et ce qui doit en être exclu. Voici un exercice simple :

EXERCICE :

Si votre auditoire ne pouvait retenir que trois choses de votre présentation, que seraient-elles ?
(1)__________
(2)__________
(3)__________

5. Esquissez les grandes lignes

Je suggère d’amorcer votre réflexion sur papier, et non dans PowerPoint. Personnellement, j’utilise
un grand tableau blanc pour esquisser mes idées. Cela me permet d’être plus créatif. Je peux aussi
prendre un certain recul, au sens propre, et imaginer la séquence de ma présentation dans
PowerPoint. Je peux aussi écrire les points importants et développer une certaine structure. Je peux
dessiner rapidement certains graphiques ou des photos qui seront intégrés plus tard dans
PowerPoint. Ne perdez pas de vue que même si vous utilisez de la technologie pendant votre
présentation, le fait de parler à un public et entrer en contact avec ce dernier pour persuader, vendre
ou informer, est loin d’être technologique, mais est plutôt humain.

Dans son livre « Beyond Bullet Points » publié en 2005, Cliff Atkinson compare un orateur qui élabore
une présentation directement dans PowerPoint à un réalisateur de films qui engage les acteurs et
commence le film sans avoir le scénario en main.

Plus à propos de la planification « papier »

J’utilise généralement un bloc de papier de format légal et un crayon (ou un tableau blanc s’il y a
assez d’espace) pour créer le brouillon d’un scénario. Je trouve que l’approche « papier » stimule
plus ma créativité, tel que je l’ai dit précédemment. Aucun logiciel pour me nuire et je peux aisément

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voir la séquence de la présentation. J’esquisse des images que j’utilise comme soutien à un point
particulier, par exemple un diagramme en pointes de tarte, une photo, une courbe, et ainsi de suite.
Vous pouvez penser qu’il s’agit d’une perte de temps : pourquoi ne pas démarrer PowerPoint et
créer vos images une fois pour toutes ? Le fait est que, si j’essayais de créer la présentation
directement dans PowerPoint, cela prendrait plus de temps puisque je passerais constamment du
mode « Normal » au mode « Trieuse de diapositives » pour avoir une vue d’ensemble de la
présentation. L’approche papier ou tableau blanc permet d’esquisser, d’élaborer mes idées et de
créer un brouillon de séquence, ce qui contribue à renforcer et à simplifier mon message. Par la
suite, c’est beaucoup plus facile de mettre mes idées en page dans PowerPoint. En règle générale, je
ne regarde même pas mon bloc de papier (ou mon tableau blanc) lorsque j’utilise PowerPoint
puisque j’ai maintenant une idée bien claire de ma présentation. Certes, je jette un coup d’œil à mes
notes pour me rappeler quels étaient les éléments visuels auxquels j’avais pensé, et par la suite, je
vais sur le site iStockphoto, ou je pige dans ma propre bibliothèque d’images pour y trouver celle qui
soutient le mieux mon propos. (NDDL : Vous pouvez aussi utiliser certaines photos du site Flickr.
Assurez-vous de respecter les droits d'auteurs.)

6. Ayez une structure claire et solide

Prenez une page du livre de présentation de McKinsey : la structure de présentation prédomine. Sans
cette structure, votre style personnel, votre élocution et votre matériel visuel n’auront aucun impact.
Si vous avez pris le temps de préciser et d’organiser vos idées, alors votre réflexion devrait être
limpide. Vous pouvez visualiser la logique de votre contenu et la séquence de la présentation. Si vos
idées ne sont pas claires au début, il vous sera impossible de concevoir une structure adéquate
lorsque vous créez les éléments visuels pour soutenir votre propos. Votre public doit savoir où vous
allez. Ce n’est pas suffisant d’avoir une diapositive « Ordre du jour » ou « Plan de la présentation ». Si
vous n’avez pas de plan clair et solide, alors une telle diapositive sera inutile. De plus, l’auditoire peut
devenir encore plus irrité si vous omettez un sujet que vous aviez annoncé en début de présentation.

7. Et alors ?

En japonais, je me dis souvent « dakara nani ? » ou « sore de... ? » ce qui se traduit grossièrement
par « Et alors ? ». Je me pose constamment cette question pendant que je prépare ma présentation.
Lorsque vous élaborez le contenu d’une présentation, placez-vous toujours dans les souliers de votre
auditoire et demandez-vous « Et alors ? ». Il est important de se poser ces questions pendant le
processus de planification. Par exemple, est-ce que ce que vous amenez est pertinent ? Est-ce juste «
cool » ? Est-ce que c’est important ? Est-ce que ça contribue à faire passer votre message ou est-ce
juste de l’air ? Vous avez déjà fait partie d’un auditoire. Vous vous êtes déjà demandé ce qu’un
propos avait à voir avec le sujet de la présentation ? Vous vous êtes dit « Et alors ? ». Posez-vous
constamment cette importante question. Si vous ne pouvez pas y répondre, coupez cette partie de
votre présentation.

8. Pouvez-vous passer le test de l’ascenseur ?

Vérifiez la clarté de votre message avec le test de l’ascenseur. Cet exercice vous force à « vendre »
votre message en 30-45 secondes. Imaginez la situation suivante : vous avez rendez-vous avec le

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président de votre entreprise pour lui présenter le concept d’un nouveau produit. Quand vous
arrivez à son bureau à l’heure prévue, le président vous informe inopinément qu’il doit quitter et
vous demande de lui faire votre présentation pendant qu’il se rend à sa voiture. Imaginez ce
scénario. Pourriez-vous lui « vendre » pendant le trajet qui le mène à sa voiture ? Certes, cette
situation est inhabituelle, mais elle est néanmoins potentielle. Ceci dit, ce qui est plus probable, c’est
qu’on vous demande de raccourcir votre présentation, disons de moitié. Seriez-vous capable de
présenter votre propos quand même ? Cela ne se produira peut-être jamais, mais le fait de vous
préparer à cette éventualité est un exercice qui vous permettra de resserrer votre discours et d’aller
à l’essentiel.

L’auteur du livre « I Can See You Naked », Ron Hoff, nous rappelle qu’une présentation devrait passer
le « test de David Belasco » lorsque vous êtes au stade de son élaboration. David Belasco était un
producteur qui insistait pour que l’idée principale de toute pièce à succès qu’il produisait puisse être
décrite en quelques phrases au dos d’une carte de visite. Essayez-le. Pouvez-vous résumer l’essentiel
de votre présentation et l’écrire au dos d’une carte de visite ? Si c’est trop difficile, vous devriez
probablement repenser à votre discours. Ce test est une bonne chose à faire avant d’ouvrir
PowerPoint.

9. L’art de raconter une histoire

Une bonne présentation comporte des histoires. Les meilleurs présentateurs illustrent leurs concepts
à l’aide d’histoires, le plus souvent personnelles. La meilleure façon d’expliquer des idées complexes
est d’utiliser des exemples ou de partager un fait vécu. Les histoires sont plus faciles à retenir pour
un public. Si vous voulez qu’un auditoire se rappelle votre présentation, trouvez une façon de la
rendre mémorable. Vous devriez essayer de raconter des histoires courtes et intéressantes pour
appuyer votre propos.

De plus, c’est une bonne idée de penser à votre présentation de 30 minutes comme une occasion de
raconter une histoire. Une bonne histoire vous interpelle au début, maintient votre intérêt par la
suite et se termine par un punch. J’ai déjà vu de bonnes présentations qui, sans être extraordinaires,
ont été fort efficaces dû au fait que le présentateur a raconté des histoires pertinentes de façon
claire et concise afin d’appuyer son discours.

10. Comment être sûr de soi

Plus vous maîtrisez votre sujet, moins vous serez nerveux. Si vous avez pris le temps d’élaborer
méticuleusement la séquence de votre présentation, pensé aux images et aux graphiques qui
soutiennent le mieux votre discours, il n’y pas lieu d’être nerveux. Qui plus est, si vous avez répété
plusieurs fois votre présentation à l’aide d’un ordinateur et d’un projecteur, votre nervosité devrait
avoir fondu comme neige au soleil. Nous craignons ce que nous ne connaissons pas. Si nous
maîtrisons notre sujet et avons répété, si nous connaissons quelle diapositive est la prochaine et que
nous avons anticipé les questions, nous avons alors éliminé une bonne partie de l’inconnu. Quand
vous éliminez l’inconnu et réduisez l’anxiété et la nervosité, alors la confiance reviendra tout
naturellement.

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Les 10 meilleurs trucs de présentation

1. Exprimez votre passion

Si je n’avais qu’un truc à vous donner, ça serait d’être passionné. Certes, vous devez posséder un
excellent contenu. Certes, votre présentation doit avoir une allure professionnelle. Mais tout cela est
inutile si vous ne croyez pas avec passion à ce que vous allez dire. L’élément principal qui sépare les
présentateurs médiocres de ceux de classe internationale est cette capacité d’interagir avec
l’auditoire de façon excitante et honnête. Ne vous retenez pas. Ayez confiance. Et laissez votre
passion s’exprimer !

2. Débutez en lion

On vous l’a déjà dit : les premières impressions sont très importantes… et c’est vrai ! Les 2-3
premières minutes de votre présentation sont cruciales. L’auditoire ne demande qu’à vous aimer. À
cet égard, l’auditoire va vous donner quelques minutes en début de présentation pour se laisser
séduire. Ne ratez pas votre chance ! La plupart des orateurs échouent à cette étape tout simplement
parce qu’ils perdent trop de temps à se présenter… et à vanter leurs exploits. (NDLT : Vous pouvez
prévenir cette situation en demandant à quelqu’un de vous présenter très brièvement).

3. Soyez bref

Les êtres humains ont une capacité d’attention limitée lorsque vient le temps de s’asseoir
passivement pour écouter un présentateur. L’attention d’un auditoire est au plus haut au début… et
à la fin de la présentation quand vous dites quelque chose comme « En conclusion… ». C’est
simplement humain. C’est encore plus vrai pour les travailleurs d’aujourd’hui qui sont fort occupés et
souvent fatigués. Alors, si vous disposez de 30 minutes pour votre présentation, finissez en 25
minutes. Il vaut mieux sentir que l’auditoire en veut plus que de sentir qu’il en a assez ! Les
professionnels du divertissement en savent quelque chose.

4. Éloignez-vous de l’estrade

Rapprochez-vous de votre public en vous éloignant de l’estrade. Cette dernière agit comme une
barrière entre vous et l’auditoire, ce qui est néfaste puisque le but de votre présentation est d’établir
un contact avec l’assistance.

5. Utilisez une télécommande

Pour passer d’une diapositive à une autre, utilisez une télécommande. De cette façon, vous ne serez
pas « attaché » à l’estrade. C’est un impératif. Je recommande fortement la télécommande «
Presentation Remote » de Keyspan. Plusieurs personnes apprécient aussi la télécommande de la
compagnie Interlink.

6. N’oubliez pas la touche « B »

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Si vous appuyez sur la touche « B » pendant une présentation PowerPoint (ou Keynote), l’écran
deviendra vide. Ceci est particulièrement utile si vous devez « sortir » du sujet présenté sur la
diapositive en cours. En vidant l’écran, vous pouvez maintenant avoir toute l’attention. Lorsque vous
êtes prêts à reprendre, appuyez simplement sur la touche « B » pour faire réapparaître la diapositive
précédemment affichée.

7. Établissez un bon contact visuel

Établissez un contact visuel avec les personnes de votre auditoire au lieu de simplement balayer le
groupe du regard. Ne regardez jamais l’écran de projection (vous pouvez cependant utiliser l’écran
de votre ordinateur comme moniteur). La meilleure façon de perdre contact avec l’auditoire est de
lui tourner le dos. Aussi, pendant que vous maintenez un bon contact visuel, n’oubliez pas de sourire.
À moins que votre sujet soit sévère, voire austère, un sourire peut être un élément très puissant.

8. Gardez les lumières allumées

Si vous parlez dans une salle de réunions ou dans une salle de classe, il peut être tentant d’éteindre
les lumières afin que la présentation soit plus lisible et que les couleurs soient plus belles. Optez
plutôt pour un compromis entre une image brillante sur l’écran de projection et une salle trop
sombre. Éteindre les lumières concentre toute l’attention sur l’écran, sans compter l’effet somnifère.
C’est vous qui devriez avoir l’attention de l’auditoire, pas l’écran de projection. Notez que les
projecteurs récents sont suffisamment lumineux pour que vous puissiez laisser les lumières allumées.

9. Utilisez un téléviseur pour les petits groupes

Si vous vous adressez à un petit groupe, vous pouvez relier votre ordinateur à un téléviseur doté d’un
grand écran (au moyen de l’entrée vidéo). Lorsque vous utilisez un écran de télévision, vous pouvez
laisser la plupart, si ce n’est toutes les lumières allumées. Assurez-vous que le texte et les graphiques
sont suffisamment gros pour être vus sur un petit écran. Vous aurez probablement à grossir la taille
de votre texte de façon importante.

10. En tout temps, soyez courtois, affable et professionnel

Lorsque quelqu’un de l’auditoire pose une question ou émet des commentaires, soyez affable et
remerciez-le pour son apport à la présentation. Même si quelqu’un est difficile, agissez toujours en
gentleman ou en lady. Un vrai professionnel garde toujours son calme. N’oubliez pas qu’il s’agit de
votre réputation. Demeurez toujours affable, même avec le plus difficile des auditoires.

Les 10 meilleurs trucs de composition de diapositives

1. Favorisez la simplicité

PowerPoint a été conçu pour présenter de l’information visuelle afin de soutenir le propos de
l’orateur. Les diapositives en soi n’ont jamais été destinées à être la « vedette du spectacle » (la
vedette, bien entendu, c’est le public). Les gens sont venus vous entendre et être touchés ou

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informés (ou les deux). Ne faites pas dérailler votre propos à cause de diapositives inutilement
compliquées ou surchargées par de la « pollution visuelle » comme le dit Edward Tufte. Rien dans
votre diapositive ne doit être superflu, rien.

Vos diapositives devraient comporter beaucoup d’espace blanc. Ne vous sentez pas obligé de remplir
chaque espace libre de votre diapositive. Bannissez les logos ainsi que tout autre élément visuel ou
textuel qui ne sert pas votre discours. Moins votre diapositive est encombrée, plus votre message
visuel sera puissant.

2. Limitez l'utilisation de listes à puces

Votre présentation est pour l’intérêt de votre auditoire. Ennuyer un auditoire avec des listes à puces
n’apporte pas grand-chose. Ce qui nous amène à la question du texte. Les meilleures diapositives
n’ont pas de texte du tout. Cela peut sembler insensé étant donné la dépendance aux diapositives
textuelles d’aujourd’hui, mais les meilleures diapositives PowerPoint seront pratiquement inutiles
sans la narration (c’est-à-dire vous). N’oubliez pas, les diapositives sont conçues pour soutenir le
discours de l’orateur, pas pour de le rendre inutile.

Plusieurs personnes disent souvent quelque chose du genre : « Désolé, j’ai raté votre présentation.
On m’a dit que c’était super. Pourriez-vous m’envoyer votre fichier PowerPoint ? ». S’il s’agit de
bonnes diapositives, elles ne leur seront pas d’une grande utilité sans vous. Mieux vaut rédiger un
document résumant votre propos. L’auditoire sera mieux servi par un tel document que par votre
présentation PowerPoint. Si vous avez un document détaillé ou une publication pour votre auditoire
que vous pouvez lui donner après votre présentation, vous ne vous sentirez pas obligé de remplir vos
diapositives PowerPoint avec beaucoup de texte.

Quoi qu’il en soit, s’il y a beaucoup de texte sur vos diapositives, ne tournez jamais le dos à votre
auditoire et ne lisez jamais le texte de votre diapositive mot à mot.

3. Utilisez les animations et les transitions avec parcimonie

Utilisez les animations et les transitions entre les diapositives avec parcimonie. Les animations telles
que l’apparition des puces ne devraient pas figurer sur toutes les diapositives. Un peu d’animation
peut être une bonne chose, mais adhérez aux approches plus professionnelles, plus subtiles
(similaires à ce que vous voyez pendant le bulletin de nouvelles télévisé). Une animation de gauche à
droite est correcte pour une liste à puces, mais un déplacement ou une envolée par exemple est trop
ennuyeux et lent (et malheureusement, c’est encore utilisé dans beaucoup de présentations).

4. Utilisez des images de haute qualité

Utilisez des graphiques et des photographies de haute qualité. Vous pouvez prendre vos propres
photos à l’aide de votre appareil numérique, acheter des photos professionnelles, ou utiliser la
pléthore d’images de haute qualité accessibles sur le Web (assurez-vous de respecter les droits
d’auteurs, cependant). N’agrandissez jamais une petite image de basse résolution afin de l’adapter à
votre mise en page, puisque cela va dégrader encore plus la résolution.

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Évitez l’emploi d’images clipart incluses dans PowerPoint ou tout autre dessin d’allure bande
dessinée. Si l’image vient avec le logiciel, votre auditoire l’a déjà vue un million de fois. C’était peut-
être intéressant en 1993, mais aujourd’hui, l’emploi de telles images mine le professionnalisme du
présentateur. Certes, il existe des exceptions. Tous les cliparts de PowerPoint ne sont pas tous
affreux. Cela dit, utilisez-les judicieusement.

Diapos_2.jpg

J’utilise souvent des photos de gens dans mes diapositives afin de favoriser une réponse plus émotive
de la part de l’auditoire. Si la photographie est de moindre importance, alors je diminue son opacité.
À l’inverse, si la photographie est ce que je veux que l’auditoire voie en premier (par exemple l’image
d’un produit), alors l’image est mise en évidence et peu, voire aucun texte n’est requis.

Diapos_3.jpg

5. Adoptez un thème visuel, mais évitez les gabarits de PowerPoint

Vous devez maintenir un thème visuel cohérent tout au long de votre présentation. Cela dit, la
plupart des gabarits inclus dans PowerPoint ont été maintes et maintes fois vus par votre auditoire
(qui plus est, ces gabarits ne sont pas tous beaux). Votre auditoire s’attend à une présentation
unique avec du contenu nouveau (du moins à leurs yeux), sinon pourquoi voudraient-ils assister à
votre présentation ? Évitez donc l’utilisation de gabarits communs PowerPoint donnant l’impression
que votre présentation est « préfabriquée ».

Vous pouvez concevoir vos propres gabarits qui seront assurément plus adaptés à vos besoins. Vous
sauvegarderez ceux-ci en indiquant que le type du fichier est un gabarit (.POT). Vous pouvez aussi
acheter des gabarits d’allure professionnelle sur le Web.

6. Utilisez les graphiques appropriés

Posez-vous la question : « De quel niveau de détail ai-je besoin ? » Les présentateurs font souvent
l’erreur d’inclure beaucoup trop de détails dans leurs graphiques. Il existe plusieurs façons de
présenter des données sous forme graphique. Voici quelques considérations à cet effet :

Graphique en pointes de tarte. Utilisé pour illustrer des pourcentages. Limitez le nombre de pointes à
4-6 et mettez en évidence la pointe la plus importance en la coloriant ou en la faisant ressortir du
diagramme.

Histogramme. Utilisé pour illustrer les changements de volume dans le temps. Mieux si vous limitez
le nombre de barres à 4-8.

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Graphique à barres horizontales. Utilisé pour comparer des quantités. Par exemple, comparer les
chiffres de vente entre les quatre régions d’une compagnie.

Courbe. Utilisée pour illustrer une tendance. Par exemple, voici une courbe démontrant que nos
ventes ont augmenté chaque année. La tendance est bonne. La flèche vient en dernier pour mettre
en évidence le propos : le futur semble prometteur !

En règle générale, les tableaux sont adéquats pour comparer des données quantitatives côte à côte.
Néanmoins, les tableaux ne sont pas très « séduisants ». Par exemple, si vous voulez démontrer que
votre montant de cotisations à un organisme de charité est beaucoup plus élevé que celui des autres
secteurs, l’emploi d’un graphique à barres horizontales serait plus approprié. Cela dit, si vous ne
voulez pas insister sur ce propos, un tableau illustrera le tout de façon plus neutre.

7. Faites un bon usage de la couleur

Les couleurs évoquent des émotions. La bonne couleur peut vous aider à persuader et à motiver
votre auditoire. Des études ont démontré que l’utilisation de la couleur accroît l’intérêt et facilite
l’apprentissage et la rétention d’un message.

Vous n’avez pas à être un expert de la théorie des couleurs, mais il est bon d’en connaître quand
même un peu sur le sujet. Grosso modo, les couleurs sont divisées en deux grandes catégories : les
couleurs froides, comme le bleu et le vert, et les couleurs chaudes comme l’orange et le rouge. Les
couleurs froides sont plus appropriées pour les arrière-plans puisqu’elles donnent l’impression de
reculer. Les couleurs chaudes conviennent mieux pour les objets en avant-plan (comme le texte)
parce qu’elles donnent l’illusion d’avancer. Ce n’est donc pas surprenant que la combinaison de
couleurs la plus répandue soit un arrière-plan en bleu avec du texte en jaune. Vous ne devez pas
nécessairement utiliser cette combinaison de couleurs. Toutefois, vous pouvez en choisir une
variation.

Si vous prévoyez présenter dans une salle sombre, alors un arrière-plan foncé (bleu foncé, gris, etc.)
avec du texte en blanc va bien fonctionner. Dans des salles avec passablement de lumière ambiante,
une diapositive avec un arrière-plan foncé et un texte clair a tendance à se délaver. Dans cette
situation, je recommanderais l’emploi d’un arrière-plan pâle avec du texte foncé.

Pour en savoir plus :


•PresentationPro.com offre des formations en ligne intéressantes (en Flash), dont une sur la couleur.
•Visitez le site CreativePro.com pour en apprendre plus sur les couleurs.
•Dummies.com publie un court article sur l’utilisation des systèmes de couleurs dans PowerPoint.

8. Choisissez vos fontes judicieusement

Les fontes utilisées dans la présentation ne doivent pas être choisies à la légère puisqu’elles ont un
impact sur le message transmis. Utilisez toujours la même fonte dans votre présentation. N’utilisez

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pas plus de deux fontes complémentaires (p. ex. Arial et Arial Bold). Connaissez la différence entre
une fonte avec empattements (p. ex. Times New Roman) et une sans empattements (p. ex. Arial). Les
fontes avec empattements ont été conçues pour être utilisées dans des documents contenant
beaucoup de texte (p. ex. un journal, un rapport, un livre). Les polices avec empattements seraient
plus faciles à lire en petites tailles. Cependant, dans une présentation, les empattements ont
tendance à se perdre à cause de la piètre résolution des projecteurs. Les fontes sans empattements
sont souvent les plus appropriées pour les présentations PowerPoint, mais S.V.P., évitez l’Helvetica
ou l’Arial qui sont surutilisées. Je choisis souvent la fonte Gill Sans puisqu’elle se situe quelque part
entre une fonte avec et sans empattements et qu’elle a une allure professionnelle tout en étant «
sympathique ». Peu importe la fonte que vous choisissez, assurez-vous que le texte soit lisible du
fond de la salle.

9. Utilisez la vidéo ou l'audio lorsqu’approprié

Utilisez la vidéo et l’audio, lorsqu’approprié. L’emploi d’extraits vidéo pour présenter des exemples
concrets favorise le processus d’apprentissage humain. Vous pouvez utiliser des extraits vidéo
directement dans PowerPoint sans quitter l’application. Non seulement l’emploi d’un extrait vidéo
vous permet-il de mieux illustrer votre propos, il permet aussi de changer le rythme de la
présentation, ce qui accroît l’intérêt de votre auditoire. Vous pouvez aussi utiliser des extraits audio
(p. ex. des entrevues). Notez cependant que l’emploi d’effets sonores fournis avec PowerPoint, liés
notamment à des transitions (p. ex. des applaudissements), est à proscrire puisque cela peut affecter
votre crédibilité.

10. Passez du temps dans la trieuse de diapositives

En passant du mode « Diapositive » au mode « Trieuse de diapositives », vous pouvez voir d'un coup
d'oeil la séquence de votre présentation. C'est ainsi que vous pourrez décider de fragmenter une
diapositive en deux ou en trois diapositives afin que votre présentation respecte une séquence plus
naturelle, plus logique. Aussi, c'est dans ce mode que vous serez en mesure d'identifier ce qui est de
trop et de le retirer afin d'améliorer votre discours.

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Elevator pitch
Un elevator pitch (littéralement : « se lancer dans l'ascenseur », parfois traduit en français par «
argumentaire éclair » est un exercice de communication orale qui consiste à se présenter et mettre
en valeur son projet face à un partenaire ou investisseur potentiel, situé à un niveau hiérarchique
plus élevé que soi, et dont le temps est compté. L'expression réfère à la durée, très courte, de
l'intervention : il faut que l'intervention puisse se faire au cours d'un déplacement dans un ascenseur.
La comparaison se base sur la situation typique d'un employé qui croise le directeur de son
entreprise dans l'ascenseur, telle que la décrit Journal du Net :

« Lors de cette occasion unique à saisir, formation, parcours, expérience, domaines d'expertise et
projets d'avenir doivent en effet être évoqués entre le moment où les portes de l'ascenseur se
ferment au rez-de-chaussée et le moment où il atteint l'étage de la direction (typiquement entre 30
et 45 secondes suivant la hauteur de la tour). Au moment où les portes s'ouvrent, si l'exercice est
réussi, le vice-président lâche brièvement : "Bien, bien, prenez contact avec mon assistante, nous
déjeunerons un de ces jours". La promotion tant attendue est assurée. S'il est raté, mieux vaut
chercher du travail dans la tour d'en face. C'est exactement le même scénario qui s'est appliqué à la
fin des années 1990 dans le contexte effervescent d'Internet : il suffisait de remplacer l'employé
junior par un créateur de start-up et le vice-président par un investisseur en capital risque. Les
mêmes conclusions étaient valables. »

Dans le milieu des startups, le pitch est un format très courant qui consiste pour un entrepreneur à
présenter rapidement son projet à un investisseur (venture capitalist) ou à un business angel pour le
convaincre d'investir : la qualité d'une idée est alors jugée d'après celle du pitch, et aussi à partir de
rapides questions destinées à éliminer rapidement les équipes faibles ou les mauvaises idées. Guy
Kawasaki résume dans La réalité de l'entrepreneuriat :

« Pensez mantra (trois mots) et non déclaration de mission (trente mots). Pensez que le temps est la
denrée importante, et non l’argent. Si vous ne pouvez pas susciter l’intérêt en trente secondes, vous
aurez une carrière longue et ennuyeuse. »

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