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Ecole supérieur de technologie de SAFI

UNIVERSITE CADI AYYAD

Sous le thème

« La responsabilité sociale des entreprises »

Réalisé par :

➢ ENNAOUI Imane
➢ KASSED Nada
➢ ELKHALDAOUI Naima
Filière :

Technique de management option : finance, comptabilité et fiscalité


Encadré par :

➢ Mme. KHZAMIHind

Année Universitaire : 2018 /2019


DEDICACE
A nos chers parents, pour leurs amours sans
limite, leurs soutiens et leurs efforts
A nos chers frères, sœurs et ami (es) pour leurs
encouragements et leurs soutiens
A nos professeurs symbole de connaissance,
gratitude et scarification
Remerciemen
t
En préambule à ce mémoire nous remercions ALLAH qui nous
aide et nous donne la patiente et le courage durant ces
longues années d’études sans oublier nos parents pour leurs
contributions leurs soutient et leurs patiences. Nous
souhaitons adresser nos remerciements les plus sincères aux
personnes qui nous ont apporter leur aide et qui ont contribué
à l’élaboration de ce mémoire ainsi qu’à la réussite de cette
formidable année universitaire. Ces remerciements vont tout
d’abord au corps professoral et administratif de l’école
supérieur de technologie de SAFI pour la richesse et la qualité
d’enseignement et qui déploie de grands efforts pour assurer à
leurs étudiants une formation actualisé. Mme KHZAMI HIND
qui en tant qu’encadrante de mémoire s’est toujours montrer à
l’écoute et très disponible tout au long de la réalisation de ce
mémoire ainsi pour l’inspiration l’aide et le temps qu’elle a bien
voulu nous consacré.
Sommaire
➢ Introduction
➢ Chapitre 1 : généralités sur la RSE
❖ Section 1 : définition et historique de la RSE
• Sous-section 1 : définition
• Sous-section 2 : historique

❖ Section 2 : Enjeux de la RSE


• Sous-section 1 : les finalités de la RSE
• Sous-section 2 : RSE et développement durable
• Sous-section 3 : Impact de la RSE sur les entreprises

❖ Section 3 : les actions et les dimensions de la RSE


• Sous-section 1 : les actions
• Sous-section 2 : les dimensions

➢ Chapitre 2 : la Démarche RSE dans les


entreprises
• Section 1 : la VALLEY

• Section 2 : RSE dans la VALLEY

➢ CONCLUSION
Introduction
Auparavant, lorsque l’on abordait le thème entreprise, cela signifiait principalement
économie (bénéfices, production,...). On avait omis les acteurs de l’entreprise directs
ou indirects et les impacts engendrés.  
A la demande de certaines organisations, telles qu’ONU, OIT,…, ONG et Suite aux
Révolutions Industrielles qui ont marqué le 19eme et le début de 20ème siècle, les
entreprises ont dû progressivement faire face aux dégâts provoqués par leurs
activités sur la société. Un nouveau mouvement a émergé, qui visait à réduire
l’impact négatif, tout en améliorant le côté positif des actions et conséquences
passées et présentes des entreprises sur la société : la Responsabilité Sociétale des
Entreprises (RSE). Très vite, elle est devenue un sujet d’actualité pour la plupart des
chercheurs. Elle signifie que les entreprises n’ont pas seulement un rôle économique
dans la société mais un rôle social vis-à-vis de l’environnement dans lequel elle
opèreAujourd’hui, la RSE est au cœur des préoccupations des entreprises qui doivent
intégrer les aspects sociaux, économiques et environnementaux dans leurs activités
quotidiennes.Sur la base de l’idée « Non seulement bien faire mais plutôt faire de la
meilleure façon ».
Chapitre 1 : Généralité sur la RSE
Section 1 : définition et historique de la RSE

Sous-section 1 : Définition de RSE

Le concept de Responsabilité Sociétale des Entreprises, a fait son apparition dans le


langage et le jargon des entreprises depuis une soixantaine d’années. En effet,
depuis cette époque on entend parler de manière active de ce concept qui prend une
place à part entière et nécessaire, notamment dans la stratégie que les entreprises
mettent en place pour se différencier de leurs concurrents sur le marché et le
concept du RSE est par nature un concept multidimensionnel, qui accepte une
multitude des définitions :

• En 1953, l’universitaire américain Bowen écrivit un ouvrage destiné à


sensibiliser les hommes d’affaires américains aux valeurs « considérées
comme désirables dans notre société » définissant ainsi la responsabilité
sociétale de l’entreprise et du dirigeant comme celle d’effectuer les politiques,
de prendre les décisions, et de suivre les lignes de conduite répondant aux
objectifs et aux valeurs qui sont considérées comme désirables dans notre
société.
• D’après Davis , la RSE concerne les actions et les décisions que prennent les
hommes d’affaires pour des raisons qui vont, en partie, au-delà des intérêts
purement techniques et économiques de l’entreprise…Cela signifie que la RSE
débute là où s’arrête la loi. Une entreprise n’est pas socialement responsable
si elle se conforme au minimum requis par la loi, car c’est ce que n’importe
quel bon citoyen est tenu de faire.
• Pour Mc Guire, l’idée de RSE suppose que l’entreprise n’a pas seulement des
obligations légales ou économiques, mais qu’elle a aussi des responsabilités
envers la société qui vont au-delà de ces obligations.
• Pour Walton, le concept de responsabilité sociétale reconnait l’intimité des
relations entre l’entreprise et la société et affirme que ces relations doivent
être présentes à l’esprit des top managers de l’entreprise ainsi qu’à l’esprit de
ceux qui s’occupent des différents groupes auxquels elle est reliée et qui
poursuivent leurs propres buts.

• Pour Milton Friedmann, si l’entreprise respecte les règles du jeu, à savoir une
concurrences libres et ouverte, elle n’a pas qu’une seule responsabilité
sociétale : combiner ses ressources de manière à maximiser ses profits. La
maximisation des profits serait garante du développement économique qui,
par retombées, profiterait à l’ensemble de la société, donc à l’intérêt commun.
La RSE est d’accroitre ses profits.
• Pour Carroll, la RSE intègre l’ensemble des attentes économiques, légales,
éthiques et philanthropiques que peut avoir la société à l’égard d’une
entreprise à un moment donné.
• Selon le livre vert de la commission européenne, la RSE est l’intégration
volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs
activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes. Etre
socialement responsable signifie non seulement satisfaire pleinement aux
obligations juridiques applicables, mais aussi aller au-delà et investir
davantage dans le capital humain, l’environnement et les relations avec les
parties prenantes.

• Selon la Commission des droits de l’Homme des nations Unies, la RSE est un
code rassemblant les principes et responsabilités en matière de droits de
l’Homme à l’intention des sociétés transnationales et autres entreprises
industrielles ou commerciales.
• Selon la norme ISO 26000:
De son côté, L’ISO organisation chargée de définir les standards internationaux qui
régissent le commerce des entreprises, s’est également penchée sur la définition de
la RSE dans un document publié par le groupe de travail sur la Norme ISO 26000 sur
la responsabilité sociale des entreprises. dans ces lignes directrices ,l’ISO donne la
définition de la RSE suivante : « la responsabilité d’une organisation vis-à-vis des
impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement ,se
traduisant par un comportement éthique et transparent qui contribue au
développement durable , y compris à la santé et au bien être de la société , prend en
compte les attentes des parties prenantes , respecte les lois en vigueur et qui est en
accord avec les normes internationales de comportement et qui est intégré dans
l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses relations

Quels que soient les points de vue, l’essentiel reste identique : il s’agit
d’initiatives favorables volontaires initiées et mises en œuvre par les
entreprises qui cherchent à aller au-delà des obligations juridiques dans un
large éventail de domaines, qu’il s’agisse de celui écologique, social ou
économique.
Sous-section 2 : Evolution historique

La responsabilité sociale des entreprises trouve son origine au XIXème siècle. A


l'époque, certains patrons se comportent déjà de façon « sociétalement responsable
»envers leurs employés, en mettant à leur disposition des avantages tels que la prise
en charge de l’éducation de leurs enfants, des services sociaux, etc. Ce
comportement, que
certains qualifient de paternaliste, leur permet de fidéliser leurs employés, mais
surtout
d'éviter les soulèvements sociaux. Cette conscience est loin de faire
l’unanimité à l’époque. À l’opposé les socialistes utopiques disciples de Fourrier
comme
Jean-Baptiste Godin innovent pour créer un environnement social au travail tel le
célèbre
Familistère de Guise et un mode de fonctionnement proche des coopératives de
production actuelles. Il faut attendre la fin du XXème siècle pour que le nouveau
concept
de RSE se développe et soit finalement accepté. « Avec le XXème siècle et la
généralisation des lois sociales, cet esprit caritatif a reflué pour
laisser place à de larges constructions législatives, conventionnelles et
institutionnelles :
sécurité sociale, conventions collectives ou comités d'entreprise. L'Europe
continentale a
façonné peu à peu son nouveau modèle, même si l'apparition de firmes
multinationales
repose la question des relations entre l'entreprise et la société dès la fin de la
Seconde
Guerre mondiale. »
Jusqu'au début des années 1970, les entreprises ne se préoccupent que de leur
performance économique. La satisfaction des actionnaires est leur priorité.
L'économiste
Milton Friedman rapporte, d’ailleurs, qu’il est dangereux pour une entreprise de se
préoccuper d'autre chose que de la performance financière et de la recherche de
profits
pour les actionnaires.

Dans la construction théorique du concept de RSE, il s’agit de distinguer trois


grandes phases.
• La première phase  est caractérisée par une approche normative et
philosophique de la RSE. Elle correspond au régime de type « associatif » qui
renvoie au débat des années cinquante et soixante dont l’objectif est
d’encadrer la RSE. Ce débat était autour des questions liées à la délimitation
des responsabilités, à la définition du concept de RSE et aux fondements
éthiques et économiques de cette notion.

• La deuxième phase  renvoie aux années soixante-dix, caractérisée par des


mouvements sociaux et environnementaux en ciblant les entreprises. Ce
concept de la RSE est vu d’un point de vue plus managérial et plus
pragmatique. Il s’agit de mettre l’accent sur les questions de la gestion
concrète des problèmes sociaux et environnementaux. La RSE est devenue
obligatoire dans un régime de marché « sociétal ». A cet effet, ces auteurs
(Buer, Ackerman, 1976) ont introduit la notion de réactivité ou de sensibilité
sociale de l’entreprise (Corporate Social Responsiveness, ou « CSR ») qui
signifie « les processus de gestion de la RSE par les entreprises ainsi qu’au
déploiement et à la mise en œuvre des pratiques de RSE ».

• Les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, caractérisées par le régime de


l’efficacité où la RSE constitue un acte volontaire. Cette étape a vu
l’émergence du concept de performance sociétale de l’entreprise en
remplaçant le concept de sensibilité sociétale. Cette notion présente une
synthèse des deux approches antérieures englobant les capacités de gestion
de la RSE, les impacts des politiques de RSE et leur mesure. Elle intègre trois
niveaux. Le premier lié aux principes de responsabilité sociale. Le deuxième
associé au processus de gestion des problèmes sociaux et le troisième
niveau correspond aux résultats et aux impacts concrets des politiques de
RSE.

Section 2: Enjeux de la RSE

Sous-section 1 : les finalités de la RSE

De tout temps, les entreprises ont eu d’autres finalités que des finalités strictement
économiques et financières. Depuis le début du XXIe siècle, de nombreux facteurs
ont conduit à mettre en exergue le développement de finalités sociétales.
L’entreprise devient alors citoyennet « responsable » envers sans entourage sous
peine de subir un handicap concurrentiel. Cette prise en compte par l’entreprise de sa
responsabilité vis-à-vis de la société peut se traduite par quelques grandes raisons :

Intégrer les hommes dans la société


développer la solidarité entre les personnes
créer des emplois et former
faire preuve de responsabilité écologique et tendre vers le développement durable
adopter un comportement éthique dans les relations internes et externes.

Améliorer l’image de l’entreprise et créer un positionnement social et


environnemental

Sous-section 2 : RSE et développement durable :


Le mot de développement durable apparaît au début des années 1970 et 1980 dans
des écrits scientifiques, comme étant une façon d’organiser la société de manière à
lui permettre d’exister sur le long terme. Cela implique de prendre en compte à la fois
les impératifs présents mais aussi ceux du futur, comme la préservation de
l’environnement et des ressources naturelles ou l’équité sociale et
économique. Contrairement au développement économique, le développement
durable est un développement qui prend en compte trois dimensions : économique,
environnementale et sociale et La particularité du développement durable est de se
situer au carrefour de ces 3 piliers

Le concept de développement durable s’est surtout construit au cours des trois


dernières décennies du 20ème siècle. Les années 60 ont été marquées par le constat
que les activités économiques génèrent des atteintes à l'environnement (déchets,
fumées d'usine, pollutions des cours d'eau, etc.).
Le développement durable en quelques dates :
1970 : le Club de Rome :
Universitaires, chercheurs, économistes et industriels de cinquante-trois pays
publient « Halte à la croissance », une alerte sur le danger que représente une
croissance économique et démographique exponentielle avec l'épuisement des
ressources, la pollution et la surexploitation des systèmes naturels.
1972 : Stockholm :
Pour la première fois les Nations Unies se réunissent pour évoquer l'impact
environnemental de la forte industrialisation des pays développés sur l'équilibre
planétaire. Cette conférence donne naissance à la création du PNUE (Programme
des Nations Unies pour l’environnement).
Les années 80 :
Cette période est marquée par une prise de conscience collective de l'existence de
pollutions dépassant les frontières et de dérèglements globaux tels que le trou
d'ozone, les pluies acides, la désertification, l'effet de serre, la déforestation …

1987 : naissance du « Développement durable »

La notion de "Développement durable" apparaît de manière officielle, dans le rapport


« Notre avenir à tous ».  Il se définit comme « un développement qui répond aux
besoins des générations présentes, et notamment des plus pauvres d’entre eux, sans
compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».
1992 : Sommet de la Planète Terre à Rio de Janeiro
182 pays reconnaissent officiellement la nécessité des changements en approuvant
les 27 principes énoncés dans la Déclaration de Rio sur l'environnement et le
développement et en adoptant le plan mondial d'action sur le développement durable
1997 : le Protocole de Kyoto 
Fixation des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre à échéance
2002 : le Sommet mondial de Johannesburg
Sur le développement durable ou Rio +10 fait le point sur la progression d'Action 21.

2003 :L’état Français adopte sa Stratégie Nationale de Développement


Durable(SNDD).
2008 :
Adoption du paquet climat-énergie par l’Union européenne avec l’objectif dit des
«trois fois vingt » pour 2020 :
Réduire de 20% les émissions de GES par rapport au niveau de 1990
Améliorer de 20% l’efficacité énergétique
Porter à 20% la part des énergies renouvelable

Du 7 au 18 décembre : assemblé de Copenhague


Les dirigeants du monde se rassemblent à Copenhague dans le cadre du Sommet de
l’ONU sur le climat. Ainsi, le développement durable concilie efficacité économique,
équité sociale et préservation de l’environnement et des ressources naturelles. 
Août 2015 :
Adoption de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte et
publication au journal officiel le 18 août 2015. Cette loi doit permettre à la France de
contribuer plus efficacement à la lutte contre le changement climatique et de
renforcer son indépendance énergétique grâce à une série de mesures notamment
sur la rénovation des bâtiments, le développement des transports propres, la lutte
contre les gaspillages et la promotion de l’économie circulaire, le développement des
énergies renouvelables, le renforcement de la sûreté nucléaire, la simplification des
procédures…
Décembre 2015 :
21ème Conférence des parties sur le changement climatique à Paris réunissant 195
Etats qui ont adopté le 12 décembre par consensus « l’accord universel de Paris ».
Cet accord ambitieux et qualifié d’historique prévoit de maintenir le réchauffement
planétaire « bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et de «
poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C »

Le développement durable a aussi sa place dans les entreprises. Désormais,


de plus en plus d’entreprises sont contraintes d’adopter les principes du
développement durable dans leurs activités. Il existe par exemple des lois
qui obligent les entreprises à mesurer leurs impacts environnementaux et à
les rendre publics, ce qui les incite à adopter des pratiques plus
écologiques. Ainsi, beaucoup d’entreprises doivent gérer leurs productions
en fonction des principes du développement durable, afin d’améliorer leur
impact sur la planète, sur l’économie et sur la société. Mais c’est aussi le
cas des institutions publiques et de tous les autres acteurs. Généralement,
on regroupe ces pratiques de développement durable dans l’entreprise sous
Sous-section 3 : Impact de la RSE sur les
entreprises
L’engagement dans une démarche RSE constitue aujourd’hui un véritable levier de
performance et de développement pour les entreprises et un facteur majeur de
réussite et de bénéfices :

Faire de la RSE = des gains de productivité et de performance financière

La RSE n’est pas seulement une série de mesures cosmétiques destinées à réduire
son impact environnemental ou à améliorer son impact social. Lorsque la RSE est
mise en place correctement, qu’elle repose sur les bonnes pratiques RSE, elle a le
potentiel d’améliorer le fonctionnement global de l’entreprise, de la rendre plus
efficace, plus résiliente, plus agile. Pour toutes ces raisons, la RSE est généralement
considérée comme un facteur de gains de productivités et de performance financière
pour les entreprises.

Selon une étude menée par France Stratégie, les entreprises disposant d’une bonne
stratégie RSE sont en moyenne 13% plus performantes que les autres. D’autres
études ont montré que les entreprises se conforment aux normes RSE comme sont
plus productives et plus performantes, mais aussi qu’elles gagnaient plus facilement
des parts de marché.

Bref, la RSE est un vecteur de performance financière et de productivité

Une réduction des coûts et des risques grâce à la RSE

L’autre atout de la RSE c’est sa capacité à réduire les coûts pour les entreprises. Il
s’agit d’une part des coûts évidents : réduire la consommation électrique en
entreprise, réduire la consommation de papier au bureau, ou travail. Tout cela permet
de réduire les coûts de l’entreprise et donc d’améliorer la rentabilité.

La RSE progressivement devient un outil de gestion des risques. En effet, en


adoptant un business model plus responsable, les entreprises disposent de process
définis pour identifier les risques fournisseurs grâce à la RSE, mais aussi les risques
financiers, climatiques ou encore les risques-image.

Cette identification des risques fait partie intégrante d’une démarche de prospective


« RSE » particulièrement importante lorsque l’on veut réduire ses coûts. En effet pour
une entreprise, être capable d’identifier les points de faiblesse de son business
model, de sa chaîne d’approvisionnement permet d’éviter des coûts importants en
prévenant des crises significatives. La RSE devient le garde fou de l’entreprise !

La RSE améliore l’engagement et la satisfaction des salariés

Les études de management récentes montrent que les entreprises qui pratiquent la
RSE et qui impliquent leurs salariés dans la démarche voient la fidélité, l’engagement
et la productivité de leurs salariés augmenter, comme si le fait de travailler pour une
entreprise responsable constituait une motivation au travail. Résultats : réduction du
turn-over, meilleure dynamique interne, management plus simple et plus productif… 
La plupart des salariés désirent plus de RSE dans leur entreprise. C’est en tout cas ce
que révèlent plusieurs études menées ces dernières années. Ils veulent savoir
comment leur entreprise s’engagent pour l’intérêt général, et surtout ils veulent
participer. Aujourd’hui, la plupart des jeunes travailleurs issus de la génération Y
désirent travailler dans des entreprises responsables, avec une politique RSE
concrète et cohérente.

La RSE a donc de nombreux liens à tisser avec les ressources humaines.

Une source de profits

La RSE améliore également les performances commerciales de l’entreprise. Par une


meilleure prise en compte des attentes de ses clients, l’entreprise s’oriente vers une
stratégie clients et optimise ses produits, innove plus régulièrement et les fidélise
plus efficacement.

Vis-à-vis des grands donneurs d’ordre passés à la RSE et l’exigeant de leurs


partenaires, l’entreprise se positionne aussi en interlocuteur crédible.

Le cas échéant en décrochant une certification ou un label attestant du respect de


certaines normes environnementales et sociales.

La RSE améliore la réputation, l’identité de marque

 Aujourd’hui beaucoup d’entreprises sont face à une crise de confiance aussi bien de
la part de leurs clients que de leurs partenaires business. Pour restaurer cette
confiance, plusieurs études comme le Baromètre de la Confiance  ont montré que
s’engager sur des sujets de société et donc faire de la RSE était une bonne piste à
suivre. L’entreprise ne peut plus aujourd’hui se contenter d’être un acteur
économique intéressé uniquement par son profit : ses parties prenantes attendent
d’elle qu’elle se mobilise sur des sujets comme le développement durable, la
protection de l’environnement, ou les sujets sociaux et économiques.

Pour répondre à ces attentes, faire de la RSE est essentiel. Cela va même plus loin :
intégrer la RSE au cœur de son business semble désormais être la meilleure façon de
se créer une identité de marque et une réputation RSE positive. Et à long terme, c’est
comme cela que l’on gagne la fidélité et la confiance de ses clients et de ses parties
prenantes.

Se différencier de la concurrence et accéder de nouveaux marchés

De nombreuses entreprises donneuses d’ordre privilégiant aujourd’hui les


fournisseurs ayant une démarche de responsabilité sociale dans leurs appels d’offre

Innover

Intégrer les préoccupations environnementales et sociales, conduit souvent à des


innovations produites mais aussi des innovations sociales concernant le
management et l’organisation de l’entreprise
Donc Avec une bonne application de la politique RSE et Grâce à tous les
changements effectués et les coûts économisés, l’entreprise améliore
considérablement sa productivité et ses performances tant financières que sociales
elle est donc un levier de performance « globale ».c’est–à-dire la performance
financière. Mais aussi la performance dans les domaines extra-financiers comme
l’environnement, L’impact social, la réputation, la gestion des risques et bien d’autres
dimensions.

Ainsi si une entreprise intègre la RSE dans l’ensemble de ses processus. Elle gère
mieux ses risques, elle attire les talents, elle bénéfice d’une meilleure image, d’une
confiance accrue de ces parties prenantes, elle améliore sa résilience face aux
évènements imprévues comme les catastrophes naturelles ou les aléas économique
ou les aléas économiques.

Tout cela contribue aussi a améliorer sa performance économique de façon


indirecte.par exemple, une entreprise disposant d’une image positive attire plus de
clients et plus de talents, ce qui peut à terme améliore sa performance. Ainsi, dans le
monde les entreprises disposant de la meilleure performance commerciale :
GOOGLE, BMW, Disney, Microsoft.

La RSE donc est un levier de performance fondamentale pour les entreprises.

Section 3: les actions et les dimensions de la RSE

Sous-section 1 : les actions de la RSE


Une entreprise qui s’engage dans une démarche de RSE peut mettre en place
différents types d’actions.

Il ne s’agit pas de les actionner toutes, ni forcément au même moment, mais de


travailler sur celles qui répondent le plus aux problématiques de l’entreprise, de son
secteur et de son territoire.

➢ Mesures et actions environnementales

Mesure de l’impact : avant de mettre en place des actions, il est important de


savoir ce que l’entreprise consomme (eau, énergie), ce qu’elle émet
(émissions de gaz à effet de serre) sur l’ensemble de la conception, de la
fabrication et si possible de l’utilisation du produit ou service. Cela passe par
la réalisation d’un bilan carbone et/ou une analyse de cycle de vie.
Energie : réduction de la consommation énergétique, remplacement
d'installations de chauffage vieillissantes, meilleure isolation des bâtiments,
alimentation du site par des énergies renouvelables. 
L’énergie est un poste important pour de nombreux secteurs: immobilier,
industriel mais aussi pour les data centers par exemple.
Eau : réduction de la consommation d'eau à travers un changement des
processus de fabrication, de récupération des eaux usées et/ou de l'eau de
pluie. 
Réduction des produits toxiques : remplacement des produits toxiques par
des produits moins nocifs voir naturels (produits d’entretien, encre, etc.) 
Il s’agit d’un risque important pour les entreprises du secteur chimique mais
aussi textile par exemple.
Economie circulaire : recyclage de matières première en interne ou avec les
autres entreprises (écologie industrielle), développement de l’économie de la
fonctionnalité (vente de l’usage et non de la possession du bien

➢ Mesures et actions sociales et sociétales

Conditions de travail : aménagement du temps de travail, lutte contre les


troubles et maladies liées à des travaux répétitifs (ex: travail à la chaîne)
ou les risques psychosociaux, réduction de la pénibilité (ex: secteur du
bâtiment), etc.
Qualité de vie au travail : cela passe par un travail sur l’environnement de
travail mais aussi et surtout sur l’organisation du travail dans l’entreprise.
Management : implication des collaborateurs via un management
participatif, travail sur l’engagement des collaborateurs sur la politique
RSE, formation des collaborateurs.
Diversité: au-delà de la lutte contre les discriminations, l’entreprise doit
aussi mettre en place des procédures pour promouvoir les profils
différents et l’égalité femmes-hommes à tous les niveaux.
Ancrage territorial : une entreprise peut favoriser son intégration
territoriale en dialoguant avec les pouvoirs locaux et les autres entreprises
du territoire, en concertant les populations riveraines de ses sites
industriels et en favorisant l’emploi local.
➢ Mesures et actions liées à la gouvernance
Concertation : le dialogue avec les parties prenantes, qu’il s’agisse
d’associations environnementales, des salariés ou des actionnaires
(engagement actionnarial) est l’un des piliers de la RSE. Cela peut aller de
la simple concertation à la co construction.
Corruption : l’entreprise doit mettre en place des procédures internes
strictes pour prévenir toute possibilité de corruption, dans tous les pays où
elle opère, particulièrement dans ceux où les régulations sont faibles.
Optimisation fiscale : si l’optimisation fiscale est légale, une entreprise qui
se dit responsable n’est pas censée pratiquer d’optimisation fiscale dite
“agressive” (ex: transferts de bénéfices dans des États à très faible taux
d’imposition, pouvant être apparentés par certaines ONG à des paradis
fiscaux)
Sous-section 2 : les dimensions de la RSE
Le mécénat 
Le mécénat est un soutien financier ou matériel apporté par une entreprise ou un
particulier à une action ou une activité d’intérêt général (culture, recherche,
humanitaire…).
Le mécénat se distingue généralement du sponsoring ou parrainage par la nature
des actions soutenues et par le fait qu’il n’y a normalement pas de contreparties
contractuelles publicitaires au soutien du mécène. Le mécène apparaît donc de
manière relativement discrète autour de l’évènement ou de l’action soutenue, mais
il peut par contre afficher son soutien sur ses propres supports de
communication.
Le mécénat correspond généralement à des objectifs d’image et de
communication / mobilisation interne. Il peut également s’expliquer de temps en
temps par un intérêt personnel du dirigeant pour la cause soutenue.
Le mécénat permet des déductions fiscales contrairement au sponsoring qui est
considéré comme un investissement publicitaire.
Le mécénat d’entreprise est un moyen d’action qui participe à la responsabilité
sociale et sociétale de l’entreprise. Le mécénat d’entreprise, en particulier dans le
domaine environnemental, est un facteur d’intégration de l’entreprise à la société
civile et un acte de participation au dialogue civil. A ce titre, le mécénat
environnemental d’une entreprise doit refléter ses valeurs et son éthique et
s’inscrire dans une démarche exemplaire de l’entreprise qui anticipe, et va au-delà,
des obligations réglementaires et légales imposées à ses activités, notamment
dans le cadre du développement durable. Le mécénat peut donc constituer le
prolongement de la politique de développement durable d’une entreprise. Il peut
devenir un outil identitaire de l’entreprise qui lui permet de s’affirmer en dehors de
la sphère économique traditionnelle.
Les entreprises citoyennes
L’entreprise citoyenne est une notion que l’on voit de plus en plus apparaitre. Aux
côtés des idées de Responsabilité Sociale des Entreprises et de plus d’éthique,
c’est la notion de citoyenneté qui arrive.

Puisqu’une entreprise citoyenne ne peut pas se dire citoyenne grâce à une norme
ou un label, il faut se rattacher à des principes existants, et les appliquer, pour se
dire « citoyen ». Ainsi, on voit des liens forts entre RSE (Responsabilité Sociale des
Entreprises) et entreprise citoyenne. La RSE donne aux entreprises des clés pour
être plus conscientes de leur environnement, et de leur impact sur celui-ci.

Social et sociétal : Les rôles sociaux de l’entreprise sont essentiels à la vie en


société. Une entreprise doit offrir des emplois stables, contribuer à la stabilité de
l’emploi, et respecter l’Humain en veillant au respect des conditions de travail. Le
rôle social de l’entreprise doit aussi être de valoriser le travail des handicapés, de
prendre en compte leurs besoins, et s’y adapter. L’emploi est le rôle fondamental
d’une entreprise, qui en apportant du travail, développe la société. Lorsqu’il faut se
séparer de collaborateurs, pour des raisons économiques ou stratégiques,
attention aux actions. Une entreprise « citoyenne » se doit d’anticiper ces actions,
les planifier, et on ne pourra qualifier de citoyenne une entreprise qui délocalise,
mute à tout va, licencie sans raisons… Dans sa communication, une entreprise doit
réussir à mixer recherche de profit et équilibre humain, pour ne pas passer pour
une entreprise exploitant ses employés. Une entreprise qui se dit citoyenne ira
bien plus loin que ses salariés, et devra aussi s’assurer que ses fabricants, sous
traitants, respectent les droits de l’Homme et ne produisent pas dans des
conditions douteuses.

La formation, tout comme l’emploi, est une mission centrale de l’entreprise. Les
formations internes enrichissent les perspectives de carrière des salariés.
L’accroissement des qualifications est un réel facteur de compétitivité pour les
entreprises.

Environnemental : La protection de l’environnement est devenue une


préoccupation centrale des entreprises qui doivent (ou devront dans un futur
proche) inclure le développement durable dans leurs bilans annuels et rapports.
Sur le plan international, les normes et règles qui régissent la protection de
l’environnement par les entreprises sont très variables. D’un pays à l’autre, les
obligations et restrictions ne sont pas du tout les mêmes, ce qui ne permet pas de
donner une vision globale. C’est au niveau des conglomérats et Unions (Union
Européenne par exemple) que des décisions et prises de position font surface. Les
activités industrielles et agricoles transforment l’environnement et leurs
conséquences écologiques sont majeures, tout comme les activités tertiaires. Les
réactions sont obligatoires pour préserver notre planète. Par secteurs d’activités,
branches et domaines, des initiatives se montent, mais encore une fois, c’est la
coordination qui n’est pas simple à trouver.

Coordination encore, difficile à trouver, lorsque l’on parle des écarts de


développement. Comment faire comprendre à des pays émergents qu’il faut
prendre en compte l’écologie, alors qu’ils accèdent (enfin) à un développement
fort… Au niveau des entreprises, on retrouve ce schéma. Certains groupes ou au
contraire petites entreprises, ne voient pas de raison d’être citoyennes, si les
concurrents ne le sont pas, les leaders non plus, etc…

Chapitre 2 : la Démarche RSE dans les


entreprises
Section 1 : LA VALLEY