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FSJSM

Liste des abréviations

RSE : responsabilité sociétale de l’entreprise.

CSR : corporate social responsability.

CED : comité pour le développement économique

ONG : organisations non gouvernementales

PP : partie prenante

1
Liste des figures

Figure 1: L’évolution théorique de la RSE.

Figure 2 :L’approche originelle des trois piliers du développement durable en entreprise.

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SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE

CHAPITRE 1 : LA RESPONSABILITE SOCIETALE DE L’ENTREPRISE

 SECTION1: La responsabilité sociétale de l’entreprise : terminologie,


définition, histoire, et concept :

1.1: Précisions terminologique et définition


1.2 : Evolution historique: les débats de la RSE (1950-2002)
1.3 : Les concepts en relation directe avec RSE

 SECTION2: Une responsabilité qui se définie en fonction des interactions


avec l’environnement de l’entreprise

2.1: Une responsabilité qui s’étend à l’extérieur de l’entreprise


2.2 : La RSE, une question d’influences et de pouvoirs
2.3 : Les différents degrés d’engagement de l’entreprise envers la
société

 SECTION3 : La RSE et le développement durable au Maroc

3-1 : la RSE au Maroc (une étude empirique auprès des petites et


moyennes entreprises)
3.2 : le Développement Durable au Maroc (cas OCP )

CONCLUSION GENERALE

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BIBLIOGRAPHIE

Introduction générale

Depuis les années 1990, on assiste à une augmentation des exigences des parties prenantes
obligeant les organisations à effectuer des changements notables dans leur processus stratégique.
Pour répondre à cette pression croissante, ces dernières sont de plus en plus nombreuses à mettre en
œuvre des démarches responsables. Le concept de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) n’est
pourtant pas un concept récent. Développée dans les années 1950 par des auteurs anglo-saxons, et
notamment par Bowen en 1953, la RSE revêt actuellement des enjeux multiples. Les entreprises
doivent équilibrer les intérêts concurrents des différents acteurs afin de maintenir une coopération
nécessaire à l'atteinte de leurs objectifs. Cela signifie que la responsabilité d’une entreprise ne se
limite plus à ses actionnaires et à ses administrateurs, mais qu’elle s’étend à d’autres parties
directement ou indirectement associées à l’entreprise, notamment les salariés, les fournisseurs, les
clients, les consommateurs, la communauté locale, les associations environnementales et autres
organisations non gouvernementales (ONG). Autrement dit, la performante économique, sociale,
environnementale et sociétale des entreprises est liée aux besoins et aux attentes de ses parties
prenantes. La Commission des Communautés européennes (2001) affirme que « les entreprises ont
un rôle à jouer dans l’obtention d’un développement durable et qu’elles peuvent gérer leurs
opérations de manière à stimuler la croissance économique et renforcer la compétitivité tout en
garantissant la protection de l’environnement et en promouvant la responsabilité sociale ». Le
développement de la RSE est le reflet donc d’une volonté de définir de nouvelles règles économiques,
sociales et écologiques permettant un meilleur être et une meilleure cohabitation entre toutes les
composantes de la société. Du point de vue des entreprises, la RSE est « l’intégration volontaire des
préoccupations sociales, environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les
parties prenantes » livre vert de la commission européenne sur la responsabilité sociales des
entreprises, 2001.

Le présent travail vise à étudier l’impact d’une démarche de responsabilité sociétale des
entreprises et un étude du cas du Maroc
Ce manuscrit s’articule en 3 sections :

1- La première section comprend des généralités concernant La démarche responsabilité


sociétale .

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2- La deuxième section est consacrée à La RSE en fonction d’une politique publique et ses
interactions avec l’environnement de l’entreprise.

3- La troisième section comprend un étude du cas de Maroc.

Chapitre 1 : La responsabilité sociétale de l’entreprise

La responsabilité sociétale des entreprises « RSE » est une terminologie de plus en plus
utilisée depuis quelques années dans l’environnement économique. Selon qu’il s’agisse des
universitaires, des industriels, du public en général ou de la société civile, il s’agit d’un concept
qui ouvre à des représentations, des définitions et intentions différentes.

1. La responsabilité sociétale de l’entreprise : terminologie, définition,


histoire, et concept

1.1. Précisions terminologique et définition

1.1.1. Terminologie

La notion de responsabilité sociale (RS ou RSE, CSR an anglais) peut être entendue sous
de multiples appellations. Dans une terminologie rapprochée, certains parlent de
«responsabilité sociale de l’entreprise» (RSE), de« responsabilité sociale et environnementale de
l’entreprise» ou de« responsabilité sociétale des organisations» (RSO) . A moins d’indiquer une
précision, nous utiliserons dorénavant indistinctement les termes «responsabilité sociale des
entreprises» (RSE), «responsabilité sociale», «responsabilité sociétale » (RS) et «corprate social
responsability» (CSR) pour évoquer le concept. Il est à noter cependant que nous préférons le
mot «sociétale» au mot «sociale» puisqu’il prend en considération plus largement les
responsabilités des organisations, notamment en y incluant l’environnement. (GAGNE
COLOMBO.R, 2013)

1.1.2. Définitions

En 1953, l’universitaire américain Bowen écrivit un ouvrage destiné à sensibiliser les


hommes d’affaires américains aux valeurs « considérées comme désirables dans notre société »

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définissant ainsi la responsabilité sociétale de l’entreprise et du dirigeant comme celle
d’effectuer les politiques, de prendre les décisions, et de suivre les lignes de conduite répondant
aux objectifs et aux valeurs qui sont considérées comme désirables dans notre société .
Cette première définition du concept de la RSE se voit étayée depuis les années soixante par
d’autres universitaires ou chercheurs.

D’après Davis (1960 et 1973), la RSE concerne les actions et les décisions que prennent
les hommes d’affaires pour des raisons qui vont, en partie, au-delà des intérêts purement
techniques et économiques de l’entreprise…Cela signifie que la RSE débute là où s’arrête la loi.
Une entreprise n’est pas socialement responsable si elle se conforme au minimum requis par la
loi, car c’est ce que n’importe quel bon citoyen est tenu de faire.

Pour Mc Guire (1963), l’idée de RSE suppose que l’entreprise n’a pas seulement des
obligations légales ou économiques, mais qu’elles a aussi des responsabilités envers la société
qui vont au-delà de ces obligations.

Pour Walton (1967), le concept de responsabilité sociétale reconnait l’intimité des


relations entre l’entreprise et la société et affirme que ces relations doivent être présentes à
l’esprit des top managers de l’entreprise ainsi qu’à l’esprit de ceux qui s’occupent des différents
groupes auxquels elle est reliée et qui poursuivent leurs propres buts.

Pour Milton Friedmann (1970), si l’entreprise respecte les règles du jeu, à savoir une
concurrences libres et ouverte, elle n’a pas qu’une seule responsabilité sociétale : combiner ses
ressources de manière à maximiser ses profits. La maximisation des profits serait garante du
développement économique qui, par retombées, profiterait à l’ensemble de la société, donc à
l’intérêt commun. La RSE est d’accroitre ses profits.

Pour Caroll ( 1979 ), la RSE intègre l’ensemble des attentes économiques, légales,
éthiques et philanthropiques que peut avoir la société à l’égard d’une entreprise à un moment
donné.

Selon le livre vert de la commission européenne (2001), la RSE est l’intégration


volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités
commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes. Etre socialement responsable

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signifie non seulement satisfaire pleinement aux obligations juridiques applicables, mais aussi
aller au-delà et investir davantage dans le capital humain, l’environnement et les relations avec
les parties prenantes.

Selon la Commission des droits de l’Homme des nations Unies, la RSE est un code
rassemblant les principes et responsabilités en matière de droits de l’Homme à l’intention des
sociétés transnationales et autres entreprises industrielles ou commerciales.

Quels que soient les points de vue, l’essentiel reste identique : il s’agit d’initiatives
favorables volontaires initiées et mises en œuvre par les entreprises qui cherchent à aller au-
delà des obligations juridiques dans un large éventail de domaines, qu’il s’agisse de celui
écologique, social ou économique.

1.2. Evolution historique: les débats de la RSE (1950-2002) :

Dans la construction théorique du concept de RSE (Wood, 1991), il s’agit de distinguer


trois grandes phases.
- La première phase est caractérisée par une approche normative et philosophique de la
RSE (Gond et Igalens, 2008). Elle correspond au régime de type « associatif » qui renvoie au
débat des années cinquante et soixante dont l’objectif est d’encadrer la RSE. Ce débat était
autour des questions liées à la délimitation des responsabilités, à la définition du concept de RSE
et aux fondements éthiques et économiques de cette notion.

- La deuxième phase renvoie aux années soixante-dix, caractérisée par des mouvements
sociaux et environnementaux en ciblant les entreprises. Ce concept de la RSE est vu d’un point
de vue plus managérial et plus pragmatique. Il s’agit de mettre l’accent sur les questions de la
gestion concrète des problèmes sociaux et environnementaux (Buer, Ackerman, 1976). La RSE
est devenue obligatoire dans un régime de marché « sociétal ». A cet effet, ces auteurs (Buer,
Ackerman, 1976) ont introduit la notion de réactivité ou de sensibilité sociale de l’entreprise
(Corporate Social Responsiveness, ou « CSR ») qui signifie « les processus de gestion de la RSE
par les entreprises ainsi qu’au déploiement et à la mise en œuvre des pratiques de RSE ».

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- Les années quatre-vingt et quatre vingt dix, caractérisées par le régime de l’efficacité où
la RSE constitue un acte volontaire. Cette étape a vu l’émergence du concept de performance
sociétale de l’entreprise (Corporate Social Performance) en remplaçant le concept de sensibilité
sociétale. Cette notion présente une synthèse des deux approches antérieures englobant les
capacités de gestion de la RSE, les impacts des politiques de RSE et leur mesure. Elle intègre
trois niveaux. Le premier lié aux principes de responsabilité sociale. Le deuxième associé au
processus de gestion des problèmes sociaux et le troisième niveau correspond aux résultats et
aux impacts concrets des politiques de RSE.

La figure suivante présente un résumé de l’évolution théorique du concept de RSE depuis


les années cinquante jusqu’au années 2000. Il s’agit d’une approche distinguant trois niveaux à
savoir les principes et valeurs, les processus de gestion et les résultats obtenus en matière de
RSE.

Figure 1: L’évolution théorique de la RSE

RSE 1 RSE 3

Responsabilité Sociale de Performance Sociétale de


l’Entreprise l’Entreprise

Corporate Social Corporate Social


Responsibility Performance

Années 1950-1960 Années 1980-2000

Orientation philosophique
et normative Discussion de Orientation égrantive et
frontières et du contenu de synthétique de la RSE
la RSE

RSE 2

Responsabilité Sociale de
l’Entreprise

Corporate Social
Responsiveness

Années 1970-1980

Orientation stratégique et
pragmatique

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Source : Gond et Igalens, 2008

Par ailleurs, et selon (Igalens et Joras 2002), plusieurs courants de pensée ont joué un rôle
déterminant dans la genèse de la responsabilité sociale de l’entreprise, à savoir, les courants Ethico-
religieux, Ecologique, Systémique, Institutionnaliste, et libertariste. (Taoukif. F, 2014)

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1.3. Les concepts en relation directe avec RSE :

1.3.1. L’éthique et la RSE :

L’éthique des affaires est une autre forme de la perception que la société peut
avoir des attitudes que l’entreprise doit avoir dans ses différentes actions. Le premier
éthiciste connu de l’histoire est Aristote. Il trouvait que l’échange qui se fait pour le
profit manque de vertu. L’éthique des affaires a été développée aux Etats-Unis dans les
années 1980. Elle est en relation étroite avec la morale bien qu’elle en soit distincte.
Samuel Mercier, dans son livre L’éthique dans les entreprises 2004, en fait la distinction
à deux niveaux : d’une part, l’éthique est une réflexion sur les fondements de la morale,
et, d’autre part, elle est particulière alors que la morale est universelle (Mercier.S, 2004).
De nos jours, vu les exigences des parties ayant des intérêts directs avec l’entreprise, il
paraît de plus en plus nécessaire d’intégrer l’éthique à la vie de celle-ci. Or, la question
qu’il serait ici pertinent de poser est la suivante : Comment peut-on joindre ensemble
l’intérêt de l’entreprise, l’intérêt général et les intérêts des différentes parties prenantes?

Dans le champ philosophique, c’est essentiellement l’oeuvre de Kant qui a élaboré


le fondement d’une gestion éthique. Pour Kant ce philosophe, la morale est un postulat.
Et elle n’est possible que si les actes sont animés par la « volonté bonne ». L’éthique est
de conviction et le résultat de l’action n’est pas, pour autant, si important. C’est un point
de vue, selon lequel, l’éthique d’entreprise ne doit pas nécessairement être
instrumentaliste. Cependant, dans les divers écrits sur l’éthique d’entreprise, l’éthique
est constamment liée aux besoins de légitimations culturelle, sociale et morale. Bowen,
le fondateur de la RSE, rejoint en quelque sorte ce point de vue en imposant aux
directeurs des entreprises de prendre des décisions en conformité avec les valeurs de la
société.
L’entreprise ne s’intéresse jamais d’elle-même à l’éthique, elle s’adapte aux
normes de la société et anticipe leurs évolutions. En plus, elle les intègre dans sa
stratégie lorsque leur absence ou leur insuffisance peut contrarier ses profits. Cependant
les auteurs qui ont contesté le rôle de RS pour l’entreprise n’ont nullement ignoré le

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concept d’éthique d’entreprise. Il faudrait s’attarder sur la différence qui existe entre
l’éthique et la morale, cette dernière est confondue avec la religion.
La frontière entre la RSE et l’éthique des affaires est difficilement perçue même
dans les analyses les plus pointues. Hein Schreuder reconnaît l’impossibilité de séparer
les affaires de l’éthique. La petite distance qui les éloigne pourrait être resserrée la RSE.
Pour lui, c’est du devoir de l’entreprise que de promouvoir le bien-être social. D’autres
auteurs vont jusqu’à considérer que l’entreprise est un agent moral qui doit assurer des
responsabilités morales et satisfaire les attentes de la société. Quoique vague, le concept
de RSE reste plus précis et plus limité que l’idée d’éthique des affaires. Les codes
professionnels insistent sur l’éthique des affaires. Mais là aussi les critères de référence
sont très évolutifs et diffèrent d’un pays à l’autre. La majorité des entreprises
notamment nord-américaines ont adopté des codes de conduite ou des « codes d’éthique
» (traduction plus exacte de « code of ethics »).
En fait, l’éthique va au-delà des lois. L’application des lois se fait par crainte de la
réprobation alors que le comportement éthique est dicté par le sens du devoir et le
respect de l’Autre (Mercier S., 2004). On peut trouver dans la société des lois non
éthiques alors que l’évolution des valeurs éthiques peut être plus rapide que le
changement des lois. L’entreprise ne s’intéresse jamais d’elle-même à l’éthique, elle
s’adapte aux normes de la société et anticipe leurs évolutions. En plus, elle les intègre
dans sa stratégie lorsque leur absence ou leur insuffisance peut contrarier ses profits.
Cependant les auteurs qui ont contesté le rôle de RS pour l’entreprise n’ont nullement
ignoré le concept d’éthique d’entreprise. Il faudrait s’attarder sur la différence qui existe
entre l’éthique et la morale, cette dernière est confondue avec la religion.
La frontière entre la RSE et l’éthique des affaires est difficilement perçue même
dans les analyses les plus pointues. Hein Schreuder reconnaît l’impossibilité de séparer
les affaires de l’éthique. La petite distance qui les éloigne pourrait être resserrée la RSE.
Pour lui, c’est du devoir de l’entreprise que de promouvoir le bien-être social. D’autres
auteurs vont jusqu’à considérer que l’entreprise est un agent moral qui doit assurer des
responsabilités morales et satisfaire les attentes de la société. Quoique vague, le concept
de RSE reste plus précis et plus limité que l’idée d’éthique des affaires. Les codes
professionnels insistent sur l’éthique des affaires. Mais là aussi les critères de référence
sont très évolutifs et diffèrent d’un pays à l’autre. La majorité des entreprises
notamment nord-américaines ont adopté des codes de conduite ou des « codes d’éthique
» (traduction plus exacte de « code of ethics »).

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En fait, l’éthique va au-delà des lois. L’application des lois se fait par crainte de la
réprobation alors que le comportement éthique est dicté par le sens du devoir et le
respect de l’Autre (Mercier S., 2004). On peut trouver dans la société des lois non
éthiques alors que l’évolution des valeurs éthiques peut être plus rapide que le
changement des lois.
Les différents scandales qui ont eu lieu sur les différentes places financières
internationales au cours des dernières années, à citer Enron, Parmalat, Kerviel, Madoff,
nous pousseraient à affirmer qu’il y a eu un déclin remarquable dans l’éthique des
affaires vers la fin du XXème siècle et les premières années de notre siècle. Ces scandales
ont constitué une matière importante pour les médias qui ont ainsi participé au
changement de diverses pratiques de management et à la transformation de l’éthique en
un phénomène de société.

1.3.2. la gouvernance d’entreprise :

La gouvernance d’entreprise est l’ensemble des principes et des règles qui


commandent et limitent les actions des dirigeants (Perez cité par Mercier S., 2004). Il
s’agit donc ici des rapports qui relient la direction d’entreprise, son conseil de direction,
ses actionnaires et les autres parties prenantes. Le terme est traduit de l’anglais «
corporate governance », qui est apparu dans les années 1970 après une série de
scandales qui ont eu lieu dans le monde notamment en Angleterre et aux Etats-Unis, et
qui s’est répandu en France dans les années 1990, suite à des affaires de fraude et de
mauvaise gouvernance. Dans la gouvernance d’entreprise, il est donc question de savoir
comment la direction de l’entreprise est constituée et de quelle manière elle est
contrôlée. Dans le Rapport Vienot 1995, la gouvernance est assimilée au respect des
principes de bon fonctionnement et de transparence propres à améliorer la gestion de
l’entreprise aussi bien que son image auprès du public et des investisseurs. Elle
représente alors le cadre dans lequel sont fixés les objectifs de l’entreprise et sont
définis les moyens de les atteindre et de surveiller les performances.
Selon l’étude de Jamali D. et al (2008). Précitée, on peut considérer trois modèles
de relations entre la RSE et la bonne gouvernance :

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- La bonne gouvernance est un pilier de la RSE, la RSE serait la responsabilité des
conseils de direction de l’entreprise alors que la bonne gouvernance serait un besoin
fondamental ou un pilier pour une RSE soutenable (Elkington).
- La RSE est une dimension de la bonne gouvernance, Ho.C, (2005) considère que
la responsabilité sociale est l’une des dimensions de la bonne gouvernance de
l’entreprise: leadership stratégique, conformité avec les lois et politique de gouvernance,
structure du capital de l’entreprise et ses relations sur les marchés notamment avec les
investisseurs, structure du conseil de direction et ses pratiques. Pour Ho, s’engager dans
des actions de responsabilité sociale de la part de l’entreprise est fortement relié aux
compétences des membres de son conseil de direction et de toutes les pratiques
précitées. (Jamali.D. 2008)
- La bonne gouvernance et la RSE font partie du même « continuum » (de la même
échelle) ; pour Bhimani et Soonawalla (2005), la RSE et la bonne gouvernance (ainsi que
la bonne représentation des états financiers) sont les deux revers d’une même médaille.
Pour achever une bonne performance, l’entreprise doit en premier lieu se « conformer »
aux lois et réglementations. Ensuite, il faut que celle-ci soit socialement responsable
(action volontaire)

et qu’elle puisse créer de la valeur pour ses actionnaires. Ainsi, la bonne


gouvernance et la RS sont complémentaires dans une même voie, vers une bonne
performance.(Taoukif .F, 2014)

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2. Une responsabilité qui se définie en fonction des interactions avec
l’environnement de l’entreprise

2.1. Une responsabilité qui s’étend à l’extérieur de l’entreprise

En 1971, le Comité pour le Développement Economique (CED) utilisait l’approche des


trois cercles concentriques pour définir la responsabilité sociale :
• le cercle interne qui représente les responsabilités de base de l’entreprise pour
atteindre ses objectifs économiques (produits, emplois, croissance économique)

• le cercle intermédiaire où l’entreprise doit remplir les fonctions économiques


définies dans le premier cercle mais en établissant des priorités relatives à ses valeurs
sociétales (respect de l’environnement, entretenir de bonnes relations avec les
employés)

• le cercle externe représente les nouvelles responsabilités que l’entreprise devrait


assumer pour s’impliquer davantage dans l’amélioration de son environnement social.

Cette approche va donner lieu à l’établissement d’un schéma (figure 3), largement
utilisé par la suite (sous diverses formes) pour symboliser les trois piliers du
développement durable en entreprise.

Figure 2 : l’approche originelle des trois piliers du développement durable


en entreprise

Source : Défi pour la terre, 2006

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L’établissement de cette figure 2 a le mérite de positionner l’entreprise dans son
environnement au sens large et non plus de considérer qu’il ne s’agit que d’une structure
pour faire des bénéfices. Le Comité pour le Développement Economique souligne bien
l’évolution de la relation entre les entreprises et la société, l’évolution du contrat social
entre ces deux acteurs. Etant composé à la fois d’entrepreneurs et d’hommes d’affaires,
le CED pose un regard nouveau sur la RSE et surtout un regard de praticiens sur cet
objet de recherche.

2.2. La RSE, une question d’influences et de pouvoirs

D’après la grille d’analyse de Burrell et Morgan, Gond et Igalens 2008 ont établi une
classification de la RSE selon quatre perspectives. Ces deux auteurs sont d’abord partis du
constat que la grille d’analyse de Burrell et Morgan se structure selon deux axes :
• un axe épistémologique et méthodologique qui oppose les approches objectivistes et
subjectivistes ;

• un axe qui oppose les mécanismes grâce auxquels la société peut se reproduire dans
le temps, aux travaux qui s’intéressent aux changements sociaux et cherchent à
rendre compte de ces dynamiques de changement radical.

A partir de ces deux axes relatifs aux approches objectives/subjectives et aux dynamiques
de changement de la société, Gond et Igalens proposent quatre perspectives de la RSE qui
sont présentées en fonction de la représentation de l’interface entre l’entreprise et la société
civile : (Gond et Igalens, 2008)

• Selon la perspective culturaliste, la RSE est « le produit d’une culture, son contenu
reflète les relations désirables entre entreprise et société telle qu’elles sont définies
par l’environnement social, culturel et institutionnel » (Gond et Igalens, 2008) ;

• Selon le perspectif constructiviste, la RSE est « une construction sociocognitive qui


est le produit temporairement stabilisé d’une négociation entre l’entreprise et la
société, mettant en jeu les identités, les valeurs et les problèmes sociétaux »

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• Selon la perspective sociopolitique, la RSE est « l’expression de relations de
pouvoir, elle traduit la capacité des acteurs sociaux et des parties prenantes à
influencer les entreprises et à leur faire prendre en compte leurs demandes.
Corollairement, elle traduit aussi le pouvoir des entreprises sur ces acteurs et leur
capacité à résister à ces pressions ou à les contrôler »

• Selon la perspective fonctionnaliste, la RSE est un « instrument de régulation


sociale qui vise à stabiliser les interactions entre l’entreprise et la société et à faciliter
l’intégration à long terme des buts de l’entreprise et de la société ».

Ces quatre perspectives se complètent, plus qu’elles ne s’opposent, car elles ne


poursuivent pas les mêmes objectifs. L’approche sociopolitique traite l’influence des parties
prenantes sur l’entreprise et des relations de pouvoir ; l’approche complémentaire qui est
donnée à la notion de pouvoir. Burell et Morgan ne parlent pas uniquement du pouvoir des
parties prenantes sur l’entreprise, mais aussi de la capacité de ces entreprises à résister et à
contrôler les pressions externes. Il s’agirait donc d’un vrai rapport de forces entre
l’entreprise et les autres acteurs qui l’entourent. Cependant, nous pensons qu’il ne faut pas y
voir une stricte opposition entre ces deux acteurs, dans le sens où les rapports entre
l’entreprise et le reste des acteurs est très complexe. Les auteurs ne prennent pas en compte
les interactions ou associations entre les entreprises entre-elles et les parties prenantes
entre-elles.

Dans les perspectives culturalistes et constructiviste de la RSE, on retrouve les


notions de désirabilité et de négociation. La RSE implique une certaine façon de prospérer
pour l’entreprise qui est souhaitée, désirée par la société. L’entreprise et la société
négocient. Dans la perspective sociopolitique, on entrevoit un caractère plus directif : les
relations de pouvoir, l’influence, la capacité de résistance et de contrôle.

Enfin, dans la perspective fonctionnaliste, c’est la notion de régulation qui prime car
elle fixe et norme ces relations.

Les notions d’influence, d’interactions, ou encore de rapports de force, font écho à la


théorie de la dépendance des ressources de Pfeffer et Salancik 1987. Ainsi, Charreire Petit
2009explique que dans la théorie de la dépendance des ressources, l’environnement est
constitué de demandes conflictuelles pour les organisations. Ces dernières interagissent

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entre elles, entretenant ainsi des interdépendances qui croissent avec le temps. Cette
interdépendance est particulièrement intéressante pour notre recherche. La RSE a
justement pour objectif de concilier les « demandes conflictuelles » qui sont adressées aux
entreprises par leurs différentes parties prenantes.

La notion d’interdépendance, et son caractère croissant, justifie la nécessité, pour


l’entreprise, de prendre en compte ses parties prenantes. Si l’on se place du point de vue
des parties prenantes, l’interdépendance a aussi un effet sur leur façon d’agir envers les
entreprises. Les parties prenantes qui n’ont pas de relation contractuelle avec les
entreprises ont-elles conscience de cette interdépendance ? En ce qui concerne les ONG,
celles qui choisissent d’établir des partenariats ne favorisent-elles pas cette
interdépendance ? Ne peut-on pas à l’inverse penser que c’est en s’impliquant, en se
liant avec les entreprises, qu’elles atteignent leur objectif d’influencer la RSE ?

Pour approfondir la question du rapport de forces ou de pouvoir entre


l’entreprise et les autres acteurs de la société, nous pouvons nous appuyer sur la
typologie des organisations d’Etzioni 1971 qui utilise les variables de pouvoir et de
degré d’implication des individus vis-à-vis de l’organisation. Dans ce cadre, et selon
Desreumaux 2005, le pouvoir est « la capacité d’une partie à influencer le comportement
des autres et à les amener à se conformer à ses volontés ». Pour Etzioni 1998, il existe
trois formes de pouvoir : coercitif, rémunérateur et normatif. En parallèle, l’implication
des individus dans leur organisation peut avoir trois formes : aliénée, calculée ou
morale. En combinant pouvoir et implication, Etzioni dégage neuf types de relations
possibles dans une organisation, plus ou moins réalistes en fonction des combinaisons.

Dans la perspective sociopolitique, la RSE est l’expression de relations de pouvoir


(Gond et Igalens, 2008). Les parties prenantes des entreprises tentent de les influencer
en jouant de ce pouvoir pour leur faire prendre en compte leurs demandes. Si nous
rapprochons les trois formes de pouvoir d’Etzioni à la relation entre les organisations
non gouvernementales (ONG) et les entreprises, nous pouvons constater que certaines
ONG semblent utiliser plutôt un pouvoir coercitif. Il s’agit des ONG qui dénoncent les
pratiques des entreprises qu’elles ne jugent pas socialement responsables. Elles font, par
exemple, des appels aux boycotts de certaines marques pour pénaliser financièrement
les entreprises incriminées et les dénoncer aux yeux du grand public.

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D’autres ONG préfèrent l’expression d’un pouvoir plus normatif, qui fait appel au
principe de récompense et de sanctions symboliques. C’est le cas des ONG qui cherchent
à nouer des partenariats avec les entreprises, où l’utilisation du logo de l’ONG sur les
supports de communication de l’entreprise constitue un symbole fort de reconnaissance
du travail accompli ensemble et témoigne de l’engagement RSE de celle-ci.

Si nous poursuivons avec la typologie d’Etzioni, le degré d’implication peut être


caractérisé entre l’ONG et l’entreprise. Il ne s’agit plus de considérer le degré
d’implication d’un individu par rapport à l’entreprise mais le degré d’implication d’une
entreprise par rapport à une partie prenante (l’ONG). Les trois cas identifiés par Etzioni
peuvent théoriquement exister.

La configuration où l’entreprise cherche à développer ses relations avec l’ONG pour en


retirer des bénéfices matériels (bonne image) plutôt que par adhésion aux objectifs
formels de l’ONG, peut s’apparenter à la forme calculée d’implication. Ce type de
comportement est celui que l’on appelle « greenwashing » en anglais. Finalement, le
greenwashing se rapporte directement à la forme instrumentale de la RSE, par
opposition à la forme normative de la RSE.

Enfin, la forme morale d’implication de l’entreprise envers l’ONG est celle qui est
généralement communiquée à chaque fois qu’il y a un partenariat entre les deux
organisations. L’entreprise dans ce cas, exprime une forte envie de contribuer à
l’atteinte des objectifs de l’ONG, ce qui passe par une amélioration de sa stratégie de RSE.
C’est une vision idéalisée, qui prête des intentions très morales à l’entreprise.

Pour être complet, si nous regardons les formes d’implications de l’ONG envers
l’entreprise, nous nous apercevons qu’il ne peut exister que l’implication « calculée »
identifiée par Etzioni. Dans sa relation avec l’entreprise, l’ONG va rechercher des
avantages extra-organisationnels (amélioration de la stratégie de RSE de son partenaire,
par exemple). Elle ne sera jamais dans le cas de l’aliénation, car c’est elle qui est à
l’initiative des partenariats et qui les choisit. Pour ce qui est de la forme d’implication «
morale », l’ONG n’a pas pour dessein d’adhérer aux objectifs de l’entreprise. Elle va
plutôt chercher à les modifier pour qu’ils soient plus socialement responsables.

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La question de l’interaction permanente de l’entreprise avec son environnement
(ses parties prenantes), nous invite à mobiliser le concept « d’enactment » de Weick
1979. Weick le définit comme « le processus cognitif de création de la réalité qui se
concrétise par une pratique langagière sociale, au sens où elle suppose la coopération de
différents acteurs » (Desreumaux, 2005). Selon cette définition, l’entreprise ne « subit »
plus son environnement, elle interagit avec lui. Les organisations sont actrices et
créatrices de leur environnement et réciproquement.

Trois points nous semblent en effet importants dans cette définition.

• Le premier concerne le principe de « création de la réalité ». Il implique


que l’environnement est construit par les organisations et n’est pas un objet
existant en soi, mais dépendant des acteurs qui le composent.
• Le second point est celui de la « pratique langagière sociale ». Pour
construire cet environnement, les organisations doivent dialoguer. Cela revêt une
importance particulière dans le cadre de notre analyse, puisque cela exclut de fait
par exemple, les ONG et les entreprises qui ne souhaitent pas entrer dans un
processus de dialogue pour des raisons idéologiques.
• Le dernier point que nous souhaitons particulièrement retenir dans cette
définition est celui de la « coopération ». L’aboutissement d’un tel processus ne
peut se faire que de manière conjointe entre les organisations. Elles doivent
collaborer en dialoguant pour arriver à créer un environnement commun,
propice à leurs développements respectifs.

En prenant appui sur la notion « d’enactment », Daft et Weick 1984 ont établi une
typologie des modes d’interprétation de l’environnement par les organisations. Ils
distinguent deux variables pour catégoriser les organisations : l’hypothèse que leur
environnement est analysable ou non et la façon de s’insérer dans l’environnement
(active ou passive). Ils en déduisent quatre situations possibles pour les organisations :

19
• La vision non dirigée : l’organisation réagit seulement à son
environnement, dans lequel elle est peu insérée et qu’elle ne cherche pas à
analyser ;

• La vision conditionnée : l’organisation a recours aux sources


d’informations traditionnelles sur son environnement ; elle a une position
défensive ;

• La mise en scène : l’organisation construit son environnement par


l’expérimentation ; elle est prospectrice ;

• La découverte : l’organisation cherche à prévoir de façon rationnelle les


évolutions de son environnement ; elle se positionne en tant que véritable
analyste.

Ces différentes postures par rapport à l’environnement nous sont utiles pour
mieux saisir l’attitude des entreprises à l’égard de leurs parties prenantes et, à l’inverse,
celles des ONG par rapport aux entreprises. En fonction de leur insertion dans
l’environnement et en fonction de leur croyance sur le caractère analysable ou non de
cet environnement, les entreprises vont chercher à se défendre, à réagir, à prospecter ou
à analyser les ONG. Il en est de même pour les ONG vis-à-vis des entreprises.

Dans la mesure où nous nous intéressons aux relations basées sur le dialogue, et
la coopération, les organisations, aussi bien ONG qu’entreprises, que nous analyserons
seront celles caractérisées de « prospectrices » ou « d’analystes » de leur
environnement. En effet, ce positionnement leur confère l’attitude nécessaire aux
démarches de partenariats stratégiques qui vont nous intéresser.(Mauduit.A , 2013)

20
2.3. Les différents degrés d’engagement de l’entreprise envers la société

Pour analyser les différents degrés d’engagement que l’entreprise peut adopter
face à la société, nous allons nous intéresser aux quatre formes de stratégies de RSE
exposées par Martinet et Payaud 2008 :

• La RSE « cosmétique » est une pratique superficielle de la RSE, où


l’entreprise n’a pas la volonté de planifier des actions, des améliorations de ses
pratiques dans la durée

• La RSE annexe ou périphérique implique que l’entreprise mette en place


des actions qui n’ont pas de liens directs avec l’activité de l’entreprise. Il peut
s’agir par exemple pour elle de faire du mécénat auprès d’associations dont les
objectifs n’ont pas de rapport avec son activité

• La RSE intégrée s’applique aux entreprises qui recherchent une


performance dite « globale » en mettant en place des actions en relation avec ses
activités qui cherchent à améliorer sa performance économique, mais aussi
sociale et environnementale

• La RSE – BOP (Bottom Of the Pyramid) représente l’engagement des


entreprises envers les clients pauvres en repensant radicalement la manière de
produire et de commercialiser

Dans le livre vert de 2001, la Commission Européenne explique « qu’être


socialement responsable signifie non seulement satisfaire pleinement aux obligations
juridiques applicables, mais aller au-delà et investir davantage dans le capital humain,
l’environnement et les relations avec les parties prenantes ». Cela suppose « l’intégration
volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs
activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes ». L’approche
proposée ici est celle de la démarche volontaire des entreprises, qui sont certes, obligées
de respecter la législation en vigueur (laquelle intègre de plus en plus la RSE), et qui
doivent/peuvent en complément s’efforcer de prendre en compte les préoccupations de

21
leurs parties prenantes. Dans ce contexte, l’entreprise sera jugée sur les engagements
qu’elle prend vis-à-vis de ses parties prenantes, et non uniquement sur le respect de la
loi.(Commission européenne 2001)

Cette définition est actualisée dix ans plus tard et intègre de nouvelles
dimensions. La Commission Européenne définit désormais la RSE comme « la
responsabilité des entreprises pour leurs impacts sur la société » (Rapport de la
Commission Européenne, 2011).Cette courte définition est complétée par des
prérogatives :

• Le respect de la loi applicable et des accords collectifs avec les partenaires


sociaux ;

• La mise en place d’un processus pour intégrer les droits humains, sociaux,
environnementaux et éthiques ainsi que les préoccupations des consommateurs
dans les opérations commerciales et dans la stratégie centrale, en collaboration
avec les parties prenantes, dans le but de :

 Maximiser la création de la valeur partagée ;

 Identifier, prévenir et atténuer les impacts négatifs possibles.

Même si l’on retrouve, dans le rapport, la réaffirmation du caractère volontaire de


la RSE, ce n’est plus un aspect central de la définition du concept.

Il est en revanche important de noter la prépondérance de la prise en compte des


impacts de l’entreprise sur la société. La Commission Européenne confirme le rôle
central de l’entreprise dans la RSE mais l’ajout de la prise en compte des possibles
impacts négatifs témoigne de la reconnaissance de l’entreprise en tant qu’acteur au
coeur d’un système. L’entreprise doit prendre des engagements envers la société. La
Commission Européenne va au-delà de sa position « firmo-centrée », pour s’intéresser à
la société dans son ensemble. Il s’agit d’aller vers une approche plurilatérale équilibrée.

22
Il est possible de faire ici un rapprochement avec la norme ISO 26000. Elle
propose des questions centrales reprises par la Commission Européenne dans cette
nouvelle définition.

Un autre document s’intéresse également aux impacts des entreprises sur la


société et donc à la responsabilité de ces entreprises envers la société. La définition de la
RSE retenue pour le guide AFNOR SD 21000 regroupe l’ensemble des actions d’un
organisme pour assumer la responsabilité de l’impact de ses actions sur la société et
l’environnement pour autant que ses actions soient cohérentes avec les intérêts de la société
et du développement durable, fondées sur un comportement éthique, le respect de la loi en
vigueur et les instruments gouvernementaux, et intégrées aux activités habituelles de
l’organisme (Cette définition est celle de l’avant-projet de l’ISO 26000.)

Cette définition est plus précise quant aux responsabilités sociales de l’entreprise. En
plus du respect de la loi, l’entreprise doit rendre cohérentes ses actions avec les intérêts de
la société et du développement durable. Pour bon nombre d’entreprises, le coeur même de
métier est incompatible avec ce principe. Elle doit également assumer la responsabilité de
ses impacts sur la société et l’environnement. Cette phrase est lourde de conséquences pour
les entreprises. Peu d’entreprises ont déjà intégré complètement cette notion de prise en
compte des externalités de leurs biens et services. En même temps, qu’entendent
exactement les auteurs du SD 21000 lorsqu’ils utilisent le verbe assumer ? Est-ce d’un point
de vue juridique ou simplement éthique comme ils le mentionnent avec le comportement ?
Enfin, il n’y a pas de mention explicite des parties prenantes dans cette définition même si
on retrouve l’idée dans la société et l’environnement.

L’apport majeur de cette définition est le souhait des auteurs de mettre en cohérence
les actions des entreprises avec les principes du développement durable. Il ne s’agit plus de
faire de la RSE en plus des activités traditionnelles de l’entreprise mais bien d’intégrer ces
principes dans les actions quotidiennes de l’entreprise. C’est un objectif important, qui, s’il
est totalement atteint, impliquera la disparition du principe de RSE en tant que concept
connexe puisqu’il serait intégré dans le fonctionnement même des entreprises. Cette
définition sera largement complétée avec la publication des lignes directrices ISO 26000,
pour lesquelles le guide SD 21000 a servi de base. (Mauduit.A, 2013)

23
3. La RSE et le développement durable au Maroc

3.1. .la RSE au Maroc (une étude empirique auprès des petites et moyennes
entreprises)

3.1.1. Les leviers de la RSE au Maroc

Au Maroc la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) n’est pas encore un sujet
largement débattu au sein des entreprises. Pour beaucoup de dirigeants de PME,
l’entreprise a encore pour vocation première de faire des profits, c’est à dire qu’elle
existe pour réaliser, fabriquer des produits et offrir des services, ce qui a pour effet de
créer des emplois et de la richesse. Par contre, on constate que les parties prenantes
(salariés, actionnaires, clients, fournisseurs et société civile dont les ONG sont les portes
paroles) commencent à avoir une conception de plus en plus générale de la
responsabilité sociale des entreprises.

Mais l’adoption, ces dernières années, de certaines normes basées sur les
conventions de l’Organisation Internationale du Travail, la Déclaration Universelle des
Droits de l’Homme et la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, de
même que le souci croissant pour les systèmes d’appréciation mis en place par la chaine
financière pour identifier les entreprises les plus compétitives, incitent plusieurs
entreprises à adopter la démarche RSE.

Plus récemment, l’entrée massive au Maroc d’un certain nombre de grandes


multinationales (Suez, Vivendi, Altadis, Lafarge,…), la signature des accords de libre-
échange avec les principaux partenaires du Maroc et la mise en place d’un nouveau code
du travail, ont attiré l’attention des parties prenantes concernées sur l’éthique et la
transparence des politiques et des procédures de gouvernance
d’entreprise.(M’HAMDI.M, 2009)

24
Aussi, suite au printemps arabe, plusieurs organismes notamment ceux qualifiés
National, ont accéléré leur démarche RSE et se sont plus attentives aux attentes des
parties prenantes extérieures : ONG, riverains, autorités, Médias ….(Zammar.R,
Abdelbaki.N, 2013).

Engagement des hautes instances du royaume représenté par le message royal livré
aux participants desintégrales de l’investissementen 2005, lors de la 2ème conférence
de la mise à niveau environnementale sous le thèmeL’investissement Socialement
Responsable, était hautement symbolique de l’engagement des autorités marocaines en
faveur du Développement Durable et de la RSE. Le souverain affirmait avec solennité :

« Ma conviction première est que l'investissement constitue, d'abord et avant tout,


un moyen qui doit trouver sa finalité dans le progrès et la justice sociale, dans
l'émancipation et le bien être des femmes et des hommes, dans la cohésion sociale, la
protection du milieu naturel, et le respect des droits et des intérêts des générations
futures (…) que le développement humain et la sauvegarde de l'environnement doivent
être les critères cardinaux tant des investissements que de nos politiques économiques
et de nos stratégies de croissance »(Extrait du texte intégral du message de S.M. le Roi
Mohammed VI).

3.1.2. Les entraves à la RSE au Maroc

Malgré les différents efforts fournis pour promouvoir la RSE au Maroc, un certain
nombre d’entraves compromettent sa mise en application dans les systèmes de
management. Selon Filali Maknassi 2009, ces facteurs sont principalement la
qualification du personnel, le manque d’information et de ressources financières. Ces
facteurs trouvent leurs sources dans :
– l’arrière-plan culturel du Maroc basé sur des valeurs paternalistes traditionnelles
(Mezuar, 2002). Cette culture d’entrepreneuriat paternaliste réduit la performance
économique à la diminution des coûts et place l’autorité au centre des relations entre le
patronat et les employés. Elle freine la prolifération des pressions des parties prenantes,
notamment les syndicats, et donc réduit les opportunités de concertation sociale
(Ettahiri, 2009). D’ailleurs, le mouvement syndical au Maroc a été pendant plusieurs

25
années affaibli et dominé par des logiques d’affrontement et de combat, d’où la difficulté
de mettre en place les bases d’un dialogue social tourné vers la négociation et la
concertation. (Hamoumi, 2005)
– la prédominance des petites et moyennes entreprises (PME) dans le tissu
industriel au Maroc met en avant une fragilité financière, structurelle et humaine qui
handicape la mise en place d’une RSE formelle, contrôlée voire même certifiée, car ceci
implique la mise en place de modes de management qui substituent le formel à
l’informel, la procédure au processus, la planification à l’intuition et l’écrit à l’oral. Ces
changements poussent à un phénomène de dénaturation de la PME marocainepuisqu’ils
s’avèrent difficilement opérationnels dans un contexte économique où la priorité est
accordée à la survie et à la pérennité de la PME. (El Moujadidi et Karim, 2009)
– la qualification des employés et des cadres dirigeants ne suit pas encore
l’enthousiasme accordé à la RSE par les autorités marocaines. La formation universitaire
ou professionnelle reste en large partie dominée par les disciplines qui encouragent
principalement la compétitivité et qui mettent l’intégration des aspects sociaux en
second plan (Ettahiri, 2009).

3-2: le Développement Durable au Maroc

1-Historique des approches de développement

Une approche de développement est un choix de philosophie d’intervention. Le


Maroc, comme tout pays dans le mode, a connu une succession d’approches de
développement, il a eu donc différentes manières de voir, de penser et de réfléchir son
développement. Pour ne pas encombrer ce chapitre, nous allons exposés brièvement
dans ce qui suit les différentes philosophies adoptées et vécus par le Maroc en matière
de développement.
En effet, le savoir humain d’abord et national ensuite a passé par une certaine
chronologie assez riche d’approches de développement. De l’approche technologique
(modernisation avec l’introduction des machines) à l’approche Institution ou Agence en
passant par:
-L’approche économique (rentabilité et investissement).

26
-L’approche de développement national (centralisation et descendante).
-L’approche sectorielle (par secteur).
Suite au constat d’échec de ses approches qualifiées de standards, descendantes et
Sectorielles d’autres en vue le jour notamment:
-L’approche intégrée (globale et systémique. L'intégration ici consiste à reconnaître les
différences et à s'appuyer sur elles pour assurer la convergence des actions en vue
d'objectifs communs).
-L’approche de développement local (avec la genèse du phénomène de
décentralisation).
-L‘approche participative qui se situe entre le courant populiste et le courant Etat
providence.
-L‘approche de développement alternatif
-L‘approche genre : Développement qui a substitué l’ancienne appellation "IFD":
Intégration de la femme au Développement
-L’approche lutte contre la pauvreté (en se basant essentiellement sur la notion de
solidarité et de participation positive).
-L’approche institution ou Agence L’approche INDH.

2-Approche institution ou Agence : intermédiation entre l’Etat et la société civile

L’Approche Institution réponde parfaitement aux critères d’intégration et de


durabilité et continue à approuver son efficacité au niveau de terrain à travers le pays.
En fait, nos
Institutions de développement se renforcent de plus en plus et leurs actions sur
le terrain et de plus en plus efficaces et concrètes. Dans ce qui suit un essai de définition
de cette approche est présenté tout en mettant l’accent sur les points faibles et les points
forts de cette manière de voir et d’agir.
Pour définir l’approche Institution ou Agence, une présentation de ses
caractéristiques qui la différencient des autres approches de développement
s’avère nécessaire. Elle permettrait en fait certaines fonctions très importantes :
- jouir d’une entité autonome permettant la gestion souple des fonds selon la
logique des résultats et une budgétisation projets ;

27
- Focaliser et délimiter l’action dans le temps et dans l’espace ;
- identifier, programmer, suivre et réaliser les projets dans un cadre
partenarial, participatif et concerté
-Permettre d’agir à temps des besoins réels en matière de développement
économique et social;
-assurer un partenariat stratégique, équilibré et de qualité avec les différents
acteurs notamment l’Etat, les bailleurs de fonds, la société civile et la population;
-disposer d’un levier de l’investissement productif pour développer la richesse
économique nationale ;
- travailler horizontalement et transversalement ce qui permet à l’Institution
d’assurer la coordination inter appareil Etatique et avec tiers notamment la société
civile et les bailleurs de fonds ainsi que les collectivités locales notamment les
communes et les régions du Maroc ;

3-l’Approche INDH: Guide méthodologique pour une meilleurs démarche de l’INDH

A-Préambule: Portes d’entrée vers l’INDH

Tout d’abord, permettez moi de partager avec vous cette réflexion sur l’INDH, par
ce que la question de développement durable nous interpelle tous, chercheurs, ONG,
décideurs, étudiants, bailleurs de fonds, bref tous les acteurs et ce de prés ou de loin. M.
IBN KHALDOUN avait bien dit, il y a bien longtemps, que le sous développement se
résume en la présence de trois facteurs:
1-L’analphabétisme;
2- La pauvreté;
3-L’injustice sociale.
D’où toute approche de développement devrait prendre en considération, entre
autres, ces trois portes d’entrée vers le développement.
Partons de ce point de vue, il est vrai que le Développement est plus qualitatif que
quantitatif, il vise essentiellement le bien être et le mieux être de l’individu.

28
Malheureusement au Maroc, et ça devient « normale », on continue de juger les
choses d’une façon toujours quantitative ; par exemple, on parle de nombre de Km de
routes
construites; nombre d’élèves scolarisés etc. alors qu’il faut intégrer dans notre
manière de voir et de penser; l’aspect qualitatif, par exemple l’état des routes
construites;
programme scolaire dispensé aux élèves; qualité de soin servie aux citoyens
etc. le développement humain est avant tout la construction d’un élément humain
fort, équilibré, actif et productif.
D’où l’importance de créer les conditions favorables d’épanouissement de
l’individu.Pour de ce qu’est le développement, un projet de développement et les
approches de développement qui ont amené le pays à opter pour l’INDH.

b- L’INDH est d’abord qualitative

Dans le cadre de l’INDH au Maroc tout le monde parle que des AGR
(activités génératrices de revenu) et de leurs portées. Cet état de choses ne fait que
limiter cette
noble initiative à une partie importante certes mais pas suffisante; surtout
après ce qu’on a avancé au début de cette partie. C’est pourquoi il faut rendre à cette
initiative le volume et l’importance qu’elle mérite et par la suite la réflexion et les
moyens qu’il faut mettre en œuvre pour la réussir son intervention.
Dans ce souci de mieux avancer vers un future prospère que tous les
marocains souhaitent, il faudrait devant toute problématique procéder par étapes
comme suit :
1. Avoir la volonté de faire;
2. Définir les concepts;
3. Poser les vraies questions;
4. Connaître les problèmes;
5. Décrire et comprendre les liens existant entre les problèmes;
6. Rechercher et réfléchir les solutions;

29
7. Etudier les scénarii possibles;
8. Rechercher les moyens nécessaires;
9. Mettre en œuvre
10. Suivre les indicateurs et résultats;
11. Rectifier le tir et ainsi de suite pour relier la boucle;
Toute cette démarche devra bien évidement se faire dans un cadre
volontaire et participatif, puisque toute action ne pourrait réussir en l’absence de
l’adhésion de ceux qui sont concernés.
Passons maintenant à réaffirmer et détailler un peu plus « pourquoi l’INDH est
plus qualitative que autre chose ». A mon sens, l’INDH est d’abord, une bonne définition
de ce
qu’on veut : la situation désirable ou voulue, la quelle situation est
fortement conditionner par ce qu’on a: la situation initiale ; et entre les deux situations
se trouve «ce qu’on peut faire » qui se transforme tout en faisant à «ce qu’on fait
réellement ». Pour schématiser, il y a quatre cercles:

Le passage de la situation initiale à une situation projetée nécessite sans doute ce


qui suit :
-un bon et vrai diagnostic;
-des ressources humaines compétentes;
-des moyens suffisants;
.une bonne gestion et surtout une très bonne coordination

30
D’où l’approche partenariale et participative s’impose comme outil et moyen,
entre autre, pour mieux identifier et mettre en œuvre les projets de développement en
question.
Comme on l’a signalé avant, M. IBN KHALDOUN a identifié trois facteurs de
développement à savoir:
1) L’analphabétisme:
2) La pauvreté
3) Et l’injustice sociale.
Alors que le savoir humain moderne; celui des organisations Internationales, a
définit aussi trois facteurs pour mesurer l’indice de développement qui sont:
1) la longévité (espérance de vie à la naissance)
2) le niveau d'éducation (mesuré par le taux d'alphabétisation et le taux brut de
scolarisation)
3) le niveau de vie (mesuré par le PIB par habitant exprimé en parité de pouvoir
d'achat)
Cet indice sert, pour les organisations Internationales, de classer les pays en pays
à développement humain élevé; moyen ou faible.
Bien évidement cet indice n’est pas suffisant, et souvent on y intègre d’autres
indicateurs tels que les indicateurs de pauvreté, de préservations des ressources ;
d’égalité entre hommes et femmes et bien d’autres

c-Pour une meilleur intervention au niveau du terrain : l’approche de proximité

Méthodologie d’intervention
Présentons tout de suite et brièvement la méthodologie d'intervention sur terrain
:
1. Connaissance et prise de contact avec l'unité sociale partenaire concernée
(USPC) et de son territoire
2. Identification et discussion des problèmes et demandes
3. Hiérarchisation des actions et élaboration des fiches Actions
4. Programmation Indicative

31
5. Stimulation d'une dynamique villageoise et élaboration des fiches
d'organisation de l'unité sociale (fiche commune; quartier; Unité Sociale Partenaires;
association; coopérative…)
6. Discussion des scénarios techniques et de la faisabilité sociale
7. Négociation des niveaux et modalités de participation et montage financier
8. Validation du choix de l'action pilote selon l'option technico-économique et
sociale
9. Réalisation de l'action et compromis d'engagement des partenaires
10Encadrement et suivi de l'action.
Par la suite ; une description générale de la procédure de réalisation des actions
s’avère important :il faut animer et organiser le débat avec l’Unité Sociale Partenaire
Concernée (USPC), lors des sorties sur terrain; il faut poser les bonne questions pour
orienter et pour creuser de plus en plus le problème ( l'action ) du point de vue
technique, social et organisationnel, ainsi, il faut savoir céder et laisser la parole à
tout le monde en appliquant les connaissance en matière de communication,
dynamique de groupe etc.
Les grandes questions permettant d'établir des bases de négociation du montage
participative avec la population concernée par l'action et de choisir l'option technique à
adopter, sont :

Les questions du Diagnostic Global (DG)


Pour l’USPC:

-Pourquoi réaliser l’action identifiée; constitué elle un besoin? (Un problème?)


-Quels sont les relations causes à effets de ces problèmes?
- Quels sont les intéressés (bénéficiaires) par l'action?
- Quelles sont les solutions à envisager selon vous? (Savoir local)
- Comment le projet peut contribuer à la réalisation de cette action?
- Quel sera, donc, votre apport? Votre participation?
- Est ce que vous pouvez donnez une ébauche de programmation: QUI va faire
QUOI? ,
-QUAND? COMMENT... (Action, Acteur, Les moyens, le timing,...)

32
Pour les techniciens:

-Quelle relation entre le problème et la solution? (Pensez l'approche globale)


- Quels scénarios techniques à envisager pour l'action?
- Quelle forme de participation de la population que vous jugez utile...?
- Quelle évaluation économique et financière de l'action?
- Quel système de suivi peut-on envisager et les normes à respecter?
.
d- La préparation des réunions de travail :

Bien évidement, tout travail de diagnostic avec les gens nécessite une démarche
et une préparation qu’on résume en trois points:
a) Présentation de l’objectif de la visite; de la réunion…
b) Présentation de la méthodologie d’intervention (approche partenariale et
participative)
c) Présentation des outils du travail participatif et de proximité.
On cite quelques outils du Diagnostic Global (DG):
• Brainstorming;
• Entretien collectif;
• Visualisation;
• Matrice préférentielle;
• Tours du pays;
• Et bien d’autres.

33
Conclusion générale

Le concept de RSE a gagné le monde de l’entreprise et donné naissance à de


nombreuses initiatives. Les grandes entreprises furent les premières à s’emparer de ce
sujet, motivées par les exigences de la société civile et des consommateurs. Devant de
telles pressions et face à l’engagement politique de faire de cette nouvelle notion un
nouveau paradigme, les petites, moyennes et grandes entreprises se voient obligées de
s’inscrire dans une telle démarche.

Certes les défis auxquels font face les entreprises qui s’engagent dans une
démarche de RSE sont multiples et multidimensionnels (ressources financières et
humaines limitées, manque de masse critique parmi les clients et les fournisseurs). Mais
les entreprises responsables ont témoigné de nombreux impacts positifs tels que
l’amélioration de leur image, l’augmentation de la loyauté de leurs salariés et leurs
consommateurs et la réalisation des économies en matière de coûts d’exploitation. La
collaboration avec les parties prenantes contribue à améliorer l’efficacité de la mise en
place de telles stratégies.

Pour notre étude de Maroc, nous pouvons affirmer que malgré les initiatives
prises par les entreprises dans le cadre de la responsabilité sociétale, il reste beaucoup
à faire pour réduire les effets négatifs de ses activités.

34
BIBLIOGRAPHIE

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la responsabilité sociale des entreprises, Commission européenne, Bruxelle ;

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• Thèse doctorale Raphael Gagné Colombo, 2013 « la RSE : quel rôle pour
l’Etat » p :5 ;

37
38