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TEXTES ET ONOMATOPÉES À DÉCLAMER

Ceux qui déclament :

Emma/ FIRI - Avec Juliette


Jean Hans Arp, ​La Langue

La langue ne vaut rien pour parler.


Pour parler servez-vous plutôt de vos pieds
que de votre langue chauve.
Pour parler servez-vous plutôt de votre nombril
La langue est bonne
à tricoter un monument jouer du violon d’encre,
à nettoyer des baleines galonnées,
à pêcher des racines polaires
surtout, la langue est bonne
à laisser pendre hors de la bouche
et flotter hors du vent.

Mylène/ BANG - Avec Olivier


Théo van Doesburg, ​De Stijl

“Mijn klok staat stil.”


“Mijn leven is ‘n zwarte grond met lijnen grijs en rodde vlekken.”
“ - ruimte en
- tijd
verleden heden toekomst”
“ Mijn leven is ‘n cijfer
mijn dood is ‘n getal”

Coline/ OUBA - Avec Zina


Jean Hans Arp, extrait de “Et frappe et frappe et frappe”

et frappe encore et encore une fois


et ainsi de suite
et une fois deux fois jusqu’à mille
et recommence de plus belle […]
et frappe les douze mois
et les quatre saisons et les sept jours de la semaine
et les sept tons de la gamme
et les six pieds des iambes et les nombres pairs des maisons
et frappe et frappe le tout ensemble
et le compte y est
et fait un.
Mathilde S​/ ​POP ​- ​Avec Zina
Jean Hans Arp, extrait du poème ​Blommor ​:

framför spinnhusen jagar lejonen spindlar


och prinsar odjur av salt och blommor.
spindlarna jagar prinsarna.
prinsarna följer de jagande lejonen i blommor.
spindlarna jagar spinnerskorna.
lejonen är odjur.
spindlarna är av salt.
prinsarna är blommor.

Dounia/ TACBOUM? - Avec Elisabeth

tête en bas
jambes en l’air
il se précipite dans le vide
d’où il est venu
comme un plat chevelu
comme une chemise quadrupède et mammifère
comme une branche d’écho sourde
mi-plein mi-vide
tête en bas
jambes en l’air
il se précipite dans le vide
d’où il est venu.

Jeanne/ BLIMBLIM ​-​ Avec Mélissa


Jean Hans Arp, « Les roses et les étoiles » (in ​Les Jours Effeuillés​)
Les roses et les étoiles
ont la figure de Sophie
la douceur de son cœur
la pureté de sa vie.

Mathilde L/ GLU - Avec Camille

Julien/ PATAM - Avec Hugo


Bouche gueule gorge

La gueule de l’argent.
La gueule fermée d’un portail
où dans la nuit glacée un désespéré
en vain cogne et cogne.
L’étrange expression de la bouche
d’un homme nu et glabre en saumure.
La gueule d’une machine à figure humaine.
Comme il rit l’ovoïde lorsque soudain
d’innombrables dés tombent de sa gueule.

Hugo - NOIR/ ????


Haut en haut haut haut en haut le rouge chante une chanson
il chante il chante et le temps passe je rêve et j’écris […]
je bois et je chante et le temps passe le rouge chante
il chante il chante Et chante et flotte dans la lumière
un jour nous disparaissons avec un frôlement comme des feuilles mortes
et nous nous transformons en poussière
et redevenons des étincelles des étoiles
et chantons et flottons
bienheureux dans des manteaux de feu […]
tout en haut le rouge chante une chanson il chante il chante.