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GUIDE PRATIQ1JE
D'ACCÈS À LA JUSJ:ICE
EN RD. CONGO

Les dix clefs


de l'accès
à la Justice

ProJustice

...
GUIDE PRATIQ!JE
D'ACCÈS À LA JUSTICE
EN RD. CONGO
&
Repertoire des Organisations de la Société Civile
(Kindu/Maniema, Sud-Kivu, Katanga, Bandundu, Kinshasa)

Les 10 clefs de l'accès à la Justice

ProJustice
Disclaimer
Cette publication a été rendue possible grâce à l'appui du Peuple Américain
par l'entremise de l'Agence Américaine pour le Développement International,
USAID en sigle. Le contenu de ce Guide ne reflète pas nécessairement le point
de vue de l'USAID ni du Gouvernement américain.

Imprimerie Médiaspaul- KinshasalRD. Congo


Préface
L'accès à la justice des populations vulnérables (femmes, enfants, indigents, ... ) préoccupe au
plus haut point le Projet ProJustice, dont le travail d'un de ses quatre volets y est entière-
ment consacré. La pauvreté, l'ignorance, l'éloignement des juridictions, le coût élevé des frais
judiciaires, ... constituent autant de problèmes qui rendent l'accès à la justice difficile. La trop
grande variété des législations et d'institutions judiciaires engendre également une méfiance
de la population vis-à-vis de la justice formelle.
Soucieux de remédier tant soit peu à cette situation, le Projet ProJustice appuie les or-
ganisations de la société civile, à travers son programme d'accès à la justice, des petites
subventions et diverses autres activités, pour améliorer l'accès à la justice des populations
vulnérables se trouvant dans les sites pilotes de ProJustice. Le projet a, en outre, trouvé op-
portun et nécessaire, fort de sa première expérience sur terrain et du besoin exprimé par
les organisations de la société civile partenaires, d'élaborer un « Guide pratique d'accès à la
justice en République Démocratique du Congo ».
Voilà comment a germé l'idée de concevoir ce Guide et de confier son élaboration à Me
Marcel WETSH'OKONDA qui non seulement est familier à cette problématique d'accès
à la justice, mais aussi comprend le rôle des organisations de la société civile dans celle-ci
ainsi que la nécessité de les doter d'un document aussi complet et simple que possible, leur
permettant de mieux orienter, conseiller et le cas échéant assister les personnes vulnérables
qui le désirent. Le Guide a bénéficié évidemment de la participation active duVolet quatre du
Projet ProJustice en charge de l'accès à la justice et plus particulièrement de Mr Justin MUS-
HAGALUSA NTAKOBAJIRA qui a assuré la supervision de sa rédaction, et naturellement la
contribution des autres experts qualifiés de ce projet.
Personnellement, je me sens honoré de me joindre à cette équipe au travail de laquelle je me
trouve associé dans la mesure où il m'a été demandé d'en relire le texte. J'avoue que l'exer-
cice m'a permis de me rendre compte de la difficulté qu'il y a à exprimer les prescriptions du
droit dans un langage accessible au grand public. Le premier écueil contre la mise en œuvre
du « droit d'accès à la justice» et du « droit à la justice pour toUS» se trouve certainement
là. Le mérite du présent mémento est précisément d'avoir perçu cet écueil et de proposer
un outil au profit des justiciables les plus vulnérables.
Le Guide d'accès à la Justice en République Démocratique du Congo est en effet u docu-
ment unique en son genre. Il s'agit d'un véritable chef d'œuvre qui apporte des réponses à
dix questions essentielles que se pose toute personne confrontée à la justice.
Nous sommes en face d'un travail de qualité. Alors que certains écrits relatifs à l'accès à la
justice se sont cantonnés dans des domaines spécifiques, le présent Guide est une œuvre
complète de description, d'analyse et de jugements sur l'appareil judiciaire congolais. Il s'est
aussi étendu sur l'ensemble des législations applicables à la matière et sur les principes qui la
sous-tendent. A cet égard il se distingue des autres travaux juridiques sur le sujet.
Son élaboration a suivi un cheminement logique et simple, qui répond avec clarté à dix ques-
tions importantes que se pose toute personne qui a une affaire devant la justice. Il s'agit des
questions suivantes:
1. Comment la justice congolaise est organisée?
2. Quelle juridiction doit juger mon affaire?

3
3. Comment se déroule une affaire en justice?
4. Combien de temps dure une affaire en justice?
5. Combien coûte une affaire en justice?
6. Que faire pour soutenir une affaire en justice lorsque je n'ai pas d'argent?
7. Comment s'exécute une décision judiciaire?
8. Qui peut aider à soutenir une affaire en justice?
9. Que puis-je attendre des parajuristes pour porter ou soutenir une affaire en justice?
10. Que puis-je faire pour surmonter les obstacles à l'accès à la justice?

Les réponses et développements pratiques se rapportant à chacun de ces questions sont


extrêmement intéressants et méritent une lecture attentive.
La simplicité de sa langue et de son écriture, la facilité de son style, les multiples tableaux et
autres modèles d'actes de procédure qui y sont contenus constituent autant d'atouts qui
devraient encourager toute personne, quel que soit son niveau de connaissance des ques-
tions d'ordre juridique à y recourir chaque fois qu'elle est confrontée à l'administration de
la justice.
Il est annexé à ce Guide un inventaire des organisations de la société civile oeuvrant essen-
tiellement dans les domaines de la justice et des droits de l'homme dans les sites pilotes de
ProJustice et à Kinshasa. Cet inventaire, qui est loin d'être exhaustif, est destiné à renforcer
et encourager la collaboration entre les organisations même lorsqu'elles sont situées dans
des provinces différentes. Il fournit également des informations importantes et pratiques sur
les services que ces organisations offrent à la population;
Voilà quelques indications brèves, trop brèves assurément compte tenu de l'importance du
Guide, que je tenais à donner en guise de préface au travail remarquable qui vient d'être
accompli.
Quand il m'a été demandé d'écrire cette préface, je n'ai pas hésité un moment. C'est peut-
être avant tout en raison de l'importance que j'accorde à l'accès à la justice des personnes
vulnérables en République Démocratique du Congo mais aussi, parce que j'ai la conviction
qu'il s'agit là d'une œuvre qui sans chercher à être originale, aborde d'une autre façon, par-
ticulièrement pédagogique et pratique, les questions essentielles en relation avec l'accès à
la justice. Je félicite ceux qui l'on entreprise et réalisée, avec l'appui financier important de
l'Agence Américaine pour le Développement International, USAID en sigle.
J'encourage vivement tous ceux qui s'intéressent à l'accès à la justice des personnes vulné-
rables en République Démocratique du Congo à lire et à se servir de ce Guide s'ils veulent
non seulement renforcer leur capacité en cette matière, mais aussi et surtout fournir une
assistance appropriée et utile aux populations vulnérables confrontées à la justice ou dési-
reuses d'être conseillées ou orientées.

Fait à Kinshasa, le 19 octobre 20 10

Professeur Pierre AKELE ADAU


Ancien Doyen de la Faculté de Droit de l'Université
de Kinshasa, Conseiller du Ministre de la Justice Chargé
de la Réforme de la Justice.

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Liste des sigles et abréviations
ASBL : Association sans but lucratif
CA : Cour d'appel
CF : Code de la famille
CDPS : Collection Droit Politique Sociologie
CjM : Code judiciaire militaire
CM : Cour militaire
CMO : Cour militaire opérationnel
COcj : Code de l'organisation et de la compétence judiciaires
CP : Code pénal
CPC : Code de procédure civile
CPP : Code de procédure pénale
CR : Code de la route
CSJ : Cour suprême de justice
D-L : Décret-loi
HCM : Haute cour militaire
O-L : Ordonnance-loi
OMP : Officier du ministère public
OPJ : Officier de police judiciaire
Ordo : Ordonnance
Ord-Ioi : Ordonnance-loi
ROC : République démocratique du Congo
TGI : Tribunal de grande instance
TMP : Tribunal militaire de police
TMG : Tribunal militaire de garnison
Tripaix : Tribunal de paix

5
Ce document ne peut être vendu
Liste des croquis et tableaux

1. Pyramide des juridictions de l'ordre judiciaire ......................................................... 13


2. Tableau synthétique des juridictions, de leurs ressorts
et du personnel judiciaire y affecté ............................................................................ 26
3. Tableau de la compétence des juridictions selon la nature des infractions ....... 26
4. Tableau de la compétence des juridictions selon la sanction prévue .................. 37
5. Tableau synthétique de la compétence des juridictions
en matière administrative .............................................................................................. 42
6. Tableau synthétique de la compétence des juridictions
en matière constitutionnelle......................................................................................... 43
7. Tableau des grades des militaires et des officiers de la police
et des juridictions compétentes pour les juger ....................................................... 49
8. Tableau synthétique de la compétence des juridictions pénales
en fonction des personnes concernées ..................................................................... 51
9. Tableau des personnes contre lesquelles les OMP
ne peuvent pas instrumenter en RDC ....................................................................... 54
10. Tableau des personnes contre lesquelles les OPj et OMP
ne peuvent pas instrumenter ou instruire d'office .................................................. 54
Il. Tableau des infractions qui ne peuvent pas faire l'objet d'une instruction
par l'OPj ou l'OMP lorsque les victimes n'ont pas porté plainte ........................ 55
12. Tableau des conditions d'arrestation et de détention par l'OPj et l'OMP ........ 59
13. Tableau des raisons pour lesquelles une affaire peut être classée sans suite .... 61
14. Tableau de comparaison entre l'opposition et l'appel. ........................................... 80
15. Tableau synthétique relatif au déroulement d'une affaire civile ............................ 82
16. Tableau résumant l'instruction d'une affaire constitutionnelle ............................. 88
17. Tableau des documents importants en rapport avec l'administration
de la justice ....................................................................................................................... 89
18. Tableau des délais prévus pour les affaires pénales ......................................... :....... 95
19. Tableau des délais prévus pour l'instruction des affaires civiles ........................... 96
20. Tableau des délais prévus pour l'instruction des affaires commerciales............. 98
21. Tableau des délais d'instruction des affaires constitutionnelles ............................ 99
22. Tableau des frais de justice selon la nature des affaires ....................................... 102

7
23. Tableau des catégories des personnes et de la façon de prouver
qu'elles sont indigentes ................................................................................................ 107
24. Tableau des raisons pour lesquelles certaines décisions
des affaires pénales ne peuvent pas être exécutées .............................................. 1 13
25. Tableau des modes d'exécution des peines ............................................................ 1 14
26. Tableau des autorités compétentes en matière d'exécution
des décisions judiciaires et de leurs attributions respectives ............................. 1 17
27. Tableau des juridictions de droit commun et des personnes
qui peuvent nous aider devant ces juridictions ..................................................... 124
28. Tableau des juridictions militaires et des personnes
qui peuvent nous aider à y soutenir une affaire ..................................................... 125
29. Tableau indicatif des frais d'honoraires d'avocats .................................................. 126
30. Tableau des personnes intervenant dans l'administration de la justice ........... 140
31. Tableau des étapes de la procédure de récusation des magistrats .................. 133
32. Tableaux des étapes de la procédure de la prise à partie .................................. 135
33. Liste des principales infractions courantes ............................................................. 149

8
Introduct ion
Toute personne a le droit d'aller en justice pour lui demander de trancher un conflit
qui la concerne. Elle ne peut le faire que lorsqu'elle a quelques informations sur la
justice.
La justice congolaise est composée de plusieurs institutions ou services. Il y a des
cours et des tribunaux, des parquets, des greffes, des huissariats, des barreaux etc.
Chacune de ces institutions joue un rôle précis. Aucun d'entre eux ne peut jouer
le rôle d'un autre.
Chacune des institutions qui interviennent dans l'administration de la justice a aussi
des personnes bien déterminées qui y travaillent. Il y a des magistrats du siège, des
magistrats du parquet, des greffiers, des huissiers, des secrétaires de parquet, des
officiers de police judiciaire, des avocats, des défenseurs judiciaires, etc. Chacune de
ces personnes joue un rôle précis.
La justice congolaise ne fonctionne pas n'importe comment. La loi précise com-
ment une affaire commence, comment elle est jugée et comment la décision qui la
concerne est appliquée ou exécutée.
Pour fonctionner correctement, la justice a besoin d'argent. La loi prévoit quelle
somme d'argent une personne doit payer pour introduire son affaire devant la jus-
tice. Pour les indigents, c'est-à-dire les personnes qui n'ont pas de moyen, la loi
prévoit quelle procédure elles doivent suivre c'est-à-dire ce qu'elles doivent faire
pour introduire leurs affaires devant la justice sans payer de l'argent ou en payant
moins que ce qui est prévu.
Comme on peut le voir à travers ce qui précède, la justice est comme une forêt
pleine d'arbres de toutes sortes. Il ne faut pas y aller sans précautions, sans informa-
tions. Sinon on risque de se perdre ou de commettre des erreurs graves, ou de se
refaire «dévorer» par des individus peu sérieux, sans scrupules, exactement comme
le ferait une bête sauvage dans la forêt. Chacun doit savoir que la «forêt» de la jus-
tice est remplie de fauves et autres serpents vénimeux.
C'est pour cette raison qu'il ya des avocats, des défenseurs judiciaires civils ou mi-
litaires pour aider les personnes qui en ont besoin lorsqu'elles ont des affaires en
justice. Les avocats et les défenseurs judiciaires passent plusieurs années à l'univer-
sité pour apprendre le droit et être en mesure de faire leur travail.
Mais tout le monde ne peut pas recourir à un avocat ou un défenseur judiciaire
lorsqu'il a une affaire devant la justice. Il y a des endroits, surtout à l'intérieur du
pays où il n'y a pas d'avocats et parfois des défenseurs judiciaires. Même lorsqu'il y
en a, tout le monde n'a pas les moyens de payer les honoraires des avocats ou des
défenseurs judiciaires, c'est-à-dire le prix de leur travail.
Pour toutes ces raisons, il est bon qu'il y ait aussi des parajuristes, c'est-à-dire des
personnes qui aident les autres en leur apprenant leurs droits et leurs devoirs, en les
conseillant sur ce qu'ils doivent faire pour défendre leurs droits, en les conseillant

9
sur ce qu'ils doivent faire lorsqu'ils veulent que la justice tranche leurs conflits ou
en les aidant elles-mêmes à trancher ces conflits. Ces personnes donnent générale-
ment leurs aides aux autres gratuitement.
En dehors des parajuristes, d'autres personnes sont régulièrement en contact avec
les personnes qui ont besoin des informations sur la justice et cherchent auprès
d'elles les informations dont elles ont besoin.Tel est le cas notamment des greffiers,
des huissiers, des secrétaires de parquet etc.
Il y a déjà beaucoup de parajuristes en République démocratique du Congo. La
plupart se trouvent au sein des organisations ou ONG des droits de l'homme. Cer-
taines de ces Ongs tiennent ce qu'elles appellent des boutiques ou des cliniques ju-
ridiques, c'est-à-dire des endroits où les personnes qui en ont besoin peuvent avoir
des informations sur leurs droits et devoirs, la façon de défendre ces droits ou des
cGnseils sur la façon de trancher les conflits qui les concernent.
Des formations sont de temps en temps organisées à l'intention de ces parajuristes
qui ne sont pas à confondre avec les avocats et les défenseurs judiciaires et n'ont
pas fait beaucoup d'études de droit, ainsi que des autres personnes dont nous avons
parlé plus haut.
Il existe aussi quelques documents pour aider les parajuristes, les greffiers, les huis-
siers,les secrétaires de parquet etc. dans leur travail. Plusieurs associations ou ONG
ont publié ces documents. On peut citer par exemple l'Asadho,Avocats sans frontiè-
res, Centre Carter, la Fondation Konrad Adenauer, CEPAS, Global Rights, DPK Pro
justice et RCN justice et Démocratie. On trouvera la liste des documents publiés
par ces associations à la fin de ce guide.
Ces documents abordent quelques aspects de l'administration de la justice. La plu-
part d'entre eux expliquent ou décrivent l'organisation de la justice en République
démocratique du Congo. D'autres expliquent, sans entrer dans les détails, comment
la justice fonctionne. D'autres encore parlent des infractions qui se commettent
souvent dans la société. Il ya beaucoup de documents sur les violences sexuelles par
exemple. Certains documents parlent des droits des citoyens face aux magistrats ou
à la police judiciaire etc.
Pour faciliter la compréhension à tout le monde et même aux personnes qui n'ont
pas fait des études de droit, ces documents sont généralement écrits en françaiS
facile ou fondamental. On y trouve aussi des illustrations qui font qu'on peut les lire
comme des bandes dessinées.
Le présent document appelé « Les dix clés de l'accès à la justice» n'a pas pour ambi-
tion de remplacer ces documents que DPK Projustice encourage les parajuristes ainsi
que les greffiers, les huissiers, les secrétaires de parquet à acquérir et à lire régulière-
ment pour améliorer la qualité du travail remarquable qu'ils font dans leur société.
Il vient seulement les compléter et, sur certains points, les actualiser, c'est-à-dire y
ajouter de nouvelles informations tenant compte des lois qui ont été récemment
adoptées par le Parlement.

10
Co mme son nom l'indique, il donne des réponses à dix questions essentielles que
se pose to ute personne qui a une affaire devant la justice. Il s'agit des questions
suivantes:

1. Comment est organisée la justice congolaise?


2. Quelle juridiction doit juger mon affaire?
3. Comment se déroule une affaire en justice?
4. Combien de temps dure une affaire en justice?
5. Combien coûte une affaire en justice?
6. Que faire pour soutenir une affaire en justice lorsque je n'ai pas d'ar-
gent?
7. Comment s'exécute une décision judiciaire?
8. Qui peut aider à soutenir une affaire en justice?
9. Que puis-je attendre des parajuristes pour porter ou soutenir une af-
faire en justice ?
10. Que puis-je faire pour surmonter les obstacles à l'accès à la justice?

Ce document contient donc plus d'informations que ceux qui ont été publiés avant
lui. C'est pour cette raison qu'il est d'ailleurs plus volumineux ou plus gros que ces
documents.
Pour donner vraiment de vraies clés aux personnes qui veulent demander à la
justice de trancher leurs conflits, ce document est aussi écrit en français facile. Les
juristes, c'est-à-dire les personnes qui ont fait des études de droit trouveront que
les mots utilisés ne sont pas toujours à leur place ou qu'ils ne sont pas très exacts.
Ils ont raison. Mais il faut qu'ils sachent que nous n'avons pas trouvé mieux pour
faciliter la compréhension à ceux qui n'ont pas eu la chance de faire des études de
droit comme eux. L'objectif poursuivi à travers ce document n'est pas de monter à
tout le monde qu'on connaît parfaitement le droit mais plutôt de permettre à ceux
qui ont des affaires devant la justice ou qui veulent porter leurs affaires devant la
justice d'avoir une idée sur ce qu'ils doivent faire et ce qu'ils doivent savoir.
Au lieu des illustrations et des dessins comme les documents qui ont été publiés
avant, ce document contient au moins 34 graphiques et tableaux. Il y a par exemple
un tableau sur les personnes qui interviennent devant la justice et le rôle que chacu-
ne d'entre elles doit jouer. Les parajuristes, les greffiers, les huissiers, les secrétaires
de parquet etc. peuvent regarder ce tableau pour voir si ce que le greffier propose
à une partie est conforme à son rôle ou pas.
Il y a aussi un tableau sur les sommes d'argent qu'on doit payer lorsqu'on a une
affaire devant la justice. Les parajuristes, les greffiers, les huissiers, les secrétaires

Il
de parquet etc. peuvent regarder ce tableau pour conseiller les personnes qui vien-
nent les voir sur ce qui est prévu par la loi et qui doit être payé et sur ce qui ne
l'est pas et qui ne doit pas être payé. En effet, payer ce qui n'est pas prévu par la loi
pour obtenir un service ou un document de la part d'un greffier, d'un huissier, d'un
secrétaire de parquet, voire d'un magistrat, c'est se faire victime ou même complice
ou auteur de l'infraction de corruption ou celle de concussion. Il faut donc faire
attention de ne pas tomber dans ce piège.
Il ya également un tableau sur les étapes de la procédure qu'on doit utiliser lorsqu'on
veut prendre un juge à partie, c'est-à-dire accuser un juge qui ne veut pas trancher
une affaire, ou qui se laisse influencer ou corrompre pour trancher une affaire dans
un sens déterminé.
Ce document contient aussi quelques modèles de documents utilisés dans le fonc-
tionnement de la justice, par exemple une plainte, une assignation, une citation etc.
Les parajuristes, les greffiers, les huissiers, les secrétaires de parquet etc. peuvent
recourir à ces modèles pour aider les personnes qui en ont besoin à rédiger les
documents nécessaires.
A la fin de ce document, il y a enfin une liste des principales infractions courantes'et
un inventaire des organisations de la société civile" oeuvrant dans les domaines des
droits de l'homme et de la justice (dans les sites pilotes de ProJustice et à Kins-
hasa).
Les parajuristes, les greffiers, les huissiers, les secrétaires de parquet etc. ne sont pas
obligés de lire les dix clés de l'accès à la justice dans leur ensemble. S'ils le veulent,
ils peuvent le faire. Mais ils peuvent aussi considérer chaque partie de ce document
comme un livre autonome, c'est-à-dire un livre qui peut être lu sans nécessairement
lire les autres parties du document.
DPK Pro Justice espère que ce document va être utile aux parajuristes, aux greffiers,
aux huissiers, aux secrétaires de parquet etc .. Il espère que les juristes aussi peuvent
s'en servir de temps en temps lorsqu'ils ont besoin d'une information pratique vite
fait, c'est-à-dire trouvée sans difficulté, et qu'ils pourront au besoin utiliser ces infor-
mations pour conseiller facilement des personnes qui ignorent le droit.
Il reste ouvert aux critiques et aux observations de tous pour l'amélioration future
de la qualité de ce document. Il en souhaite une bonne lecture à toutes les person-
nes intéressées.

* Pour chacune d'entre elles, les parajuristes, les greffiers, les huissiers, les secrétaires de par-
quet etc. trouveront les textes de loi qui la prévoient, une petite définition, la peine prévue et
la juridiction compétente, c'est-à-dire le juge habilité à connaître de cette infraction
** La liste n'est pas exhaustive. Elle permet juste de renseigner sur l'existence de certaînes ONG
qui peuvent faciliter l'accès à la justice aux personnes vulnérbles qui le désirent.

12
Chapitre 1
Comment la justice congolaise est organisée?
La justice congolaise comprend deux types de juridictions ou cours et tribunaux, à
savoir les juridictions de droit écrit et les juridictions de droit coutumier.

1.1. Les juridictions de droit écrit


Les juridictions de droit écrit comprennent les juridictions de droit commun et
les juridictions spécialisées. Celles-ci ne sont pas à confondre avec les juridictions
spéciales ou extraordinaires qui ont existé par le passé pour juger certaines
personnes ou affaires bien déterminées pour une période déterminée et selon une
procédure spéciale. Tel est le cas notamment de la défunte Cour d'ordre militaire
et de la Cour de sureté de l'Etat. Les juridictions spéciales ou extraordinaires sont
aujourd'hui interdites par la Constitution ou la loi suprême.

1.1.1. Les juridictions de droit commun


Les juridictions de droit commun se présentent sous la forme d'une maison à quatre
(4) étages, en l'occurrence, en allant du premier au quatrième étage:
m Le Tribunal de paix; C.S.J.
m Le Tribunal de grande instance; c.A.
m La Cour d'appel et T.G.I.
m La Cour suprême de justice. TRIPAIX

Exception faite du tribunal de paix qui n'a pas de parquet propre, à chacune de ces
juridictions est rattaché un parquet. En outre, pour l'accomplissement de sa mission,
chaque juridiction bénéficie de l'assistance des greffiers et des huissiers de justice.
Quant au parquet, il bénéficie, pour l'accomplissement de sa mission, de l'appui de la
Police judiciaire et du secrétariat du parquet.

Chacun de ces services de l'Etat joue un rôle bien déterminé dans l'adminis-
tration de la justice.Aucun d'entre eux ne peut jouer le rôle de l'autre. Le rôle
des juridictions consiste à trancher les conflits. A cet effet, elles prononcent
des décisions judiciaires. Lorsqu'elles sont prononcées par un tribunal, celles-
ci s'appellent jugements. En revanche, lorsqu'elles sont prononcées par une
cour, les décisions de justice s'appellent arrêts. Les personnes qui pronon-
cent les arrêts et les jugements s'appellent magistrats du siège ou juges. Elles
sont indépendantes, c'est-à-dire qu'elles ne reçoivent des ordres de personne
d'autre pour prononcer les arrêts et les jugements; elles décident en leur

13
âme et conscience en obéïssant uniquement à la loi et à leur sens de l'équité.
Elles sont toutes nommées par ordonnance présidentielle sur proposition du
Conseil supérieur de la magistrature. Elles sont également révoquées par or-
donnance présidentielle sur proposition du Conseil supérieur de la magistra-
ture. Lorsque les magistrats du siège ont commis une faute, c'est-à-dire qu'ils
ont fait quelque chose que la loi ou leur règlement de discipline interdit, toute
personne a le droit de les accuser au Conseil supérieur de la magistrature, à
leur chef, à l'Inspectorat général des services judiciaires ou au Ministère de
la justice. Le Conseil supérieur de la magistrature peut les sanctionner ou
demander au Président de la République de les révoquer.
Le rôle du parquet consiste à chercher les infractions, les constater, rassembler
les preuves de ces infractions, chercher leurs auteurs et les déférer, c'est-à-
dire les amener devant les cours ou les tribunaux pour qu'ils soient jugés. Les
membres du parquet s'appellent magistrats du parquet, magistrats debout ou
magistrats du ministère public. Les magistrats du ministère public travaillent
sous la direction du Procureur général de la République au iveau national et
des procureurs généraux dans le ressort d'une cour d'appel. Le Procureur
général de la République est leur chef. Tous les autres sont ses assistants. Les
magistrats du parquet sont aussi nommés et révoqués par ordonnance prési-
dentielle sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature. Lorsqu'ils
commettent une faute, toute personne peut également les accuser à leur
chef hiérarchique, à l'Inspection générale des services judiciaires, au Conseil
supérieur de la magistrature ou au Ministre de la Justice.
La Police judiciaire aide le parquet dans l'exercice de son travail. Elle constitue
les yeux et les oreilles du parquet. Elle est constituée de personnes qu'on
appelle officiers de police judiciaire. Il ya beaucoup d'officiers de police judi-
ciaire. Certains sont attachés au parquet. On les appelle inspecteurs de police
judiciaire. Certains agents de l'Etat sont officiers de police judiciaire. C'est le
cas, notamment du commissaire de district, du bourgmestre, de l'administra-
teur du territoire, du chef de collectivité etc. C'est aussi le cas de certains
agents de l'ANR, de la DGM, du ministère de l'économie, du ministère des
mines. Il y a aussi des officiers de police judiciaire des sociétés de l'Etat et
des sociétés privées. Avant de commencer leur travail, tous les officiers de
police judiciaire prêtent serment devant le parquet. Le parquet les habilite ou
les autorise à faire leur travail. Il leur donne également un numéro d'officier
de police judiciaire et une carte. Lorsque les officiers et agents de police judi-
ciaire ne font pas correctement leur travail, le parquet peut aussi leur retirer
son autorisation pour faire ce travail.
Comme son nom l'indique, le secrétaire du parquet aide celui-ci dans la ré-
daction et la conservation de ses documents.
Le greffier enregistre les affaires portées à la connaissance de la justice. Il leur
attribue un numéro, tient les registres des affaires, rédige les plumitifs ou pro-

14
cès-verbaux d'audience ou feuilles d'audience contenant les déclarations que
toutes les parties font à l'audience, conserve et confirme l'authenticité des
jugements, des arrêts et des autres documents produits par les juridictions.
Enfin, c'est entre les mains du greffier qu'on paie les frais de justice. En conclu-
sion toutes les affaires jugées par les cours et tribunaux commencent et se
terminent au niveau du greffier. Il est à la fois la porte d'entrée et la portée de
sortie des cours et des tribunaux.
L'huissier de justice signifie ou met à la disposition des parties les documents
en provenance des cours et tribunaux, notamment les arrêts et jugements et
exécute les décisions judiciaires.

Chaque service de l'Etat qui concourt à l'administration de la justice, qu'il s'agisse


des juridictions, du parquet. du greffe, de l'huisserie, de la police judiciaire ou du
secrétariat du parquet ne joue son rôle que sur une partie bien déterminée du ter-
ritoire de la République démocratique du Congo appelé son ressort.
A l'intérieur de leur ressort, les juridictions ont un lieu où elles sont établies et où elles
tiennent régulièrement leurs audiences. Ce lieu s'appelle leur siège ordinaire. Il est fixé par
ordonnance présidentielle. Les juridictions peuvent également, toujours à l'intérieur de leur
ressort, avoir un ou plusieurs autres lieux où elles ont également leurs bureaux et où elles
tiennent périodiquement leurs audiences. Ce(s) lieu(x) s'appelle(nt) siège(s) secondaire(s).
Ils sont fixés par arrêté du ministre de la justice. Enfin, en cas de besoin, sans sortir de leur
ressort, les juridictions peuvent tenir leurs audiences en dehors de leur siège ordinaire et de
leur(s) siège(s) secondaire(s). Ce sont des audiences foraines.

Le Tribunal de paix
Le ressort du tribunal de paix est soit un territoire, soit un regroupement de com-
munes dans une ville, soit une ville. Il peut également s'étendre à deux ou plusieurs
territoires ou villes.
Le siège ordinaire du tribunal de paix est généralement le chef lieu du territoire ou
de la ville pour lequel il a été crée.
Le tribunal de paix est dirigé par un président assisté d'un ou de plusieurs juges. Le
Président détermine le nombre des chambres du tribunal de paix et la nature des
affaires qu'elles peuvent juger. Il repartit les affaires entre lui et ses collaborateurs.
En cas d'empêchement, il est remplacé par le juge le plus ancien selon l'ordre de
nomination. Le ministre de la justice peut également désigner, parmi les notables du
ressort du tribunal de paix, les juges assesseurs chargés d'éclairer le tribunal lorsque
le tribunal est appelé à appliquer la coutume pour trancher les conflits qui lui sont
soumis. A défaut de désignation des juges assesseurs par le ministre de la justice
ou lorsque le nombre de juges assesseurs ne suffit pas pour tenir une audience, le

15
président du tribunal de paix ou le juge peut désigner les notables du ressort pour
jouer leur rôle. Avant d'exercer leurs fonctions ces derniers prêtent le serment
suivant: « Je jure fidélité au Président de la République, obéissance à la Constitution
et aux lois de la République démocratique du Congo ».

Les audiences du tribunal de paix se tiennent à un juge. Mais lorsqu'il est


appelé à appliquer la coutume, ses audiences se tien nent à trois juges, en l'oc-
currence le président ou un de ses collaborateurs et deux assesseurs.

A la différence des autres juridictions auxquelles sont rattachés des parquets, le


tribunal de paix n'a pas de parquet propre. Les fonctions de celui-ci y sont exercées
soit par un magistrat du parquet désigné par le Procureur de la République, soit
par un officier de police judiciaire désigné par la même autorité, soit enfin par le
président du tribunal de paix lui-même.

Dans chaque tribunal de paix se trouve également un greffier communément appelé


greffier titulaire assisté d'un ou de plusieurs adjoints. Aucune audience du tribunal
de paix ne peut se tenir sans l'assistance d'un greffier.
Au tribunal de paix est également rattaché un huissier de justice assisté d'un ou de
plusieurs adjoint(s).

1.1.1.1 . Le Tribunal de grande instance


Le ressort du tribunal de grande instance est soit un district soit une ville.
Son siège ordinaire est généralement le chef lieu du district ou de la ville pour lequel
(laquelle) il a été créé.
Le tribunal de grande instance est dirigé par un président assisté d'un ou de plu-
sieurs juges. Le président détermine le nombre de chambres et la compétence de
chacune d'entres. Il repartit les affaires entre lui et son ou ses collaborateur (s). Il
assure également la surveillance et l'inspection des tribunaux de paix de son ressort.
En cas d'absence ou d'empêchement, il est remplacé par le juge le plus ancien selon
l'ordre de nomination.
Sauf en matière de droit privé où il tient ses audiences à un juge, le tribunal de
grande instance tient ses audiences à trois juges. Lorsque le nombre de juges d'un
tribunal de grande instance ne permet pas à celui-ci de tenir régulièrement ses
audiences, le procureur de la République ou son premier substitut ou substitut peut
demander au président d'assumer, c'est-à-dire de désigner un magistrat du parquet,
un avocat ou un défenseur judiciaire en qualité de juge assesseur. Avant d'exercer
les fonctions de juge assesseur, l'avocat ou le défenseur judiciaire assumé doit prêter

16
le serment suivant: {( Je jure fidélité au Président de la République, obéissance à la
Constitution et aux lois de la République démocratique du Congo ».
A chaque tribunal de grande instance est rattaché un parquet, appelé parquet de
grande instance. Il est dirigé par un Procureur de la République assisté d'un ou de
plusieurs premier (s) substitut (s) et/ou substitut (s). Le procureur de la République
est le chef du parquet de grande instance. Il exerce ses fonctions sous la surveillance
et la direction du Procureur général. Sous sa surveillance et sa direction, ses pre-
miers substituts et ses substituts exercent les mêmes fonctions que lui.
Il y a également, dans chaque tribunal de grande instance, un greffier, appelé greffier
divisionnaire assisté d'un ou de plusieurs adjoint (s). Le greffier divisionnaire distri-
bue le travail à ses collaborateurs et coordonne leurs activités. Il veille également à
leur discipline.
A chaque tribunal de grande instance est également rattaché un huissier de justice
assisté d'un ou de plusieurs adjoint(s).

1.1.1.2 • La Cour d'appel


Le ressort de la Cour d'appel est la province. A la différence des autres provinces
qui ont chacune une cour d'appel, la Ville province de Kinshasa a deux cours d'appel.
Le siège ordinaire de la Cour d'appel est le chef lieu de la province pour laquelle
elle a été créée.
La Cour d'appel est dirigée par un premier président assisté par un ou plusieurs
président(s) et conseillers. Le premier président détermine le nombre des cham-
bres de la Cour d'appel et leurs compétences respectives. Il repartit les affaires
entre lui et ses collaborateurs. Il assure également la surveillance et l'inspection des
tribunaux de grande instance de son ressort. En cas d'absence ou d'empêchement, il
est remplacé par un président et celui-ci par le conseiller le plus ancien.
La Cour d'appel siège à trois juges.
A chaque Cour d'appel est rattaché un parquet, appelé parquet général. Il est dirigé
par le Procureur général assisté d'un ou de plusieurs avocat (s) général ou généraux
et/ou substitut (s).
Il existe également, dans chaque cour d'appel, un greffier, appelé greffier principal
assisté d'un ou de plusieurs adjoint(s). Le greffier principal distribue le travail à ses
collaborateurs et coordonne leurs activités. Il veille également à leur discipline.
A la cour d'appel est également rattaché un huissier de justice assisté d'un ou de
plusieurs adjoint(s).

17
1.1.1.3 • La Cour suprême de justice
Le ressort de la Cour suprême de justice s'étend à toute l'étendue du territoire de
la République démocratique du Congo. Son siège est situé à Kinshasa, la capitale de
la Républi que démocratique du Congo.
La Cour suprême de justice est dirigé par un Premier président. Il repartit les tâches
entre lui et ses collaborateurs. Il assure également la surveillance et l'inspection de
toutes les juridictions inférieures. Il est assisté par un ou plusieurs président(s) et
des conseillers. En cas d'absence ou d'empêchement, le Premier président est rem-
placé par le président le plus ancien selon l'ordre de nomination et le président par
le conseiller le plus ancien.
La Cour suprême de justice comprend trois sections, en l'occurrence :
W la section judiciaire;
W la section administrative et
ru la section de législation.

Chaque section de la Cour suprême de justice comprend une ou plusieurs


chambre(s).

Les sections de la Cour suprême de justice tiennent leurs audiences à trois


juges. Chaque section, toutes chambres réunies, tient ses audiences à cinq
juges. La Cour suprême de justice, toutes sections réunies tient ses audiences
à sept juges.

A la Cour suprême de justice est rattaché un parquet appelé parquet général de la


République. Le parquet général de la République est dirigé par le Procureur général
de la République assisté de plusieurs premiers avocats généraux de la République
et de plusieurs avocats généraux de la République.
Il existe également un greffe attaché à la Cour suprême de justice. Il est dirigé par
un greffier appelé greffier en chef assisté d'un ou de plusieurs adjoint(s). Le greffier
en chef distribue le travail à ses collaborateurs et coordonne leurs activités. Il veille
également à leur discipline.
A la Cour suprême de justice est également rattaché un huissier de justice assisté
d'un ou de plusieurs adjoint(s).

18
Remarque:

A l'avenir, laCo~r suprême de jLJstiç~ ' est appel~_e à :, disparaitre.


EU~, ~era alor~remJlia~ee par ,troisn~u';elles juridictio-n~, '.l' savoir la
Cour constitutionnelle, la Cour de cassation et le Conseil d'Etât. A
coté des tribunaux de paix, des tribunaux de grande instance, des
cours d'appel et de la CoUr de cassation formant les juridictions
de l'ordre judiciaire, il va également exister des tribunaux et des
~olJ~sadmini~tratifsplacés sous l'autorité du Conseil d'Etat et ap-
pelés juridictions de 'l'ordre administratif.

1.1.2. Les juridictions spécialisées


Les juridictions spécialisées sont celles qui sont créés pour juger des affaires déter-
minées ou celles mettant en cause des personnes bien déterminées compte tenu de
leurs spécificités_ou de leurs qualités particulières.

" s'agit:
ru des juridictions militaires;
m du tribunal pour enfants;
m du tribunal de commerce ;
ru du tribunal de travail.
1.1.2.1 Les juridictions militaires
A l'instar des juridictions de droit commun, les juridictions militaires se présentent
comme une maison à quatre étages. " s'agit, en allant du premier étage au qua-
trième:
m du tribunal militaire de police;
ru du tribunal militaire de garnison;
W de la Cour militaire et de la Cour militaire opérationnelle et
ru de la Haute cour militaire,

Les audiences de toutes ces juridictions se tiennent avec des magistrats mi-
litaires de carrière et des officiers militaires ou policiers choisis au tirage au
sort pour quelques mois. Ces militaires et policiers choisis par tirage au sort
sont appelés des juges assesseurs. Etant donné que les militaires et les poli-
ciers vivent des réalités qui leur sont propres, il est bon qu'ils soient jugés par
d'autres militaires ou policiers qui connaissent ces réalités.

19
Lorsqu'une juridiction militaire veut juger un militaire, ce sont les militaires
qui doivent siéger ou être à l'audience de ce militaire. Si ce militaire est de
la force de terre, le siège doit comprendre au moins un militaire de la force
terrestre pour le juger. S'il est de la force aérienne ou de la force navale, c'est
au moins un militaire de la force aérienne ou de la force navale qui doit faire
partie de la composition du tribunal qui va le juger. Lorsque c'est un policier
qu'une juridiction militaire veut juger, au moins un policier doit faire partie de
la composition ou du siège pour le juger.
Un militaire ou un policier ne peut être jugé que par un militaire ou un
policier qui a le même grade que lui ou un grade supérieur au sien. Dans le
tableau repris à la fin de cette partie du présent guide, on trouvera des préci-
sions sur les grades des militaires et des policiers.

1.1.2.1.1. Le Tribunal militaire de police


Il existe un ou plusieurs tribunaux de police dans le ressort du tribunal militaire de
garnison. Les magistrats du tribunal militaire de garnison sont désignés pour partici-
per aux audiences des tribunaux militaires de police.

1.1.2.1.2. Le tribunal militaire de garnison


Le ressort du tribunal militaire de garnison est soit un district soit une ville soit une
garnison ou une base militaire.
Le tribunal militaire de garnison est composé de son président et d'un ou de plu-
sieurs juges. En cas d'absence ou d'empêchement, le président est remplacé par le
juge le plus ancien.
Le tribunal militaire de garnison tient ses audiences à cinq membres dont un au
moins doit être magistrat militaire.
Au tribunal militaire de garnison est rattaché un parquet appelé l'auditorat militaire
de garnison. Il est dirigé par un auditeur militaire de garnison assisté d'un ou de
plusieurs premiers substitut(s) et/ou substitut(s).
Au tribunal militaire de garnison est aussi rattaché un greffe dirigé par un greffier
appelé greffier divisionnaire assisté d'un ou de plusieurs adjoint(s).
Enfin, au tribunal militaire est rattaché un huissier de justice assisté d'un ou de plu-
sieurs adjoint(s).

20
1.1.2.1.3. La Cour militaire et la Cour militaire opérationnelle
Le ressort de la Cour militaire est la province.A la différence des autres provinces
qui compte chacune une cour militaire, la ville province de Kinshasa, elle, compte
deux cours militaires.
Le siège ordinaire de la cour militaire est soit le chef lieu de la province pour la-
quelle elle a été crée, soit la localité ou se trouve le quartier général de la région
militaire soit encore un autre lieu fixé par ordonnance présidentielle.

Les cours militaires opérationnelles sont créés en cas de guerre pour accom-
pagner les militaires au front, c'est-à-dire là où se fait la guerre. L'ordonnance
qui crée la cour militaire opérationnelle détermine son ressort.
La Cour militaire ou la Cour militaire opérationnelle est dirigée par un pre-
mier président assisté d'un ou de plusieurs président(s) et d'un ou de plu-
sieurs conseiller(s). En cas d'absence ou d'empêchement, le premier président
est remplacé par le président le plus ancien et le président par le conseiller
le plus ancien.

Les audiences de la cour militaire se tiennent à cinq membres dont deux magistrats
de carrière.
A la Cour militaire est rattaché un parquet appelé auditorat supérieur des For-
ces armées de la République démocratique du Congo. (( est dirigé par un auditeur
militaire supérieur assisté de plusieurs avocats généraux militaires et de plusieurs
substituts de l'auditeur militaire supérieur.
A la Cour militaire est également rattaché un greffe dirigé par un greffier appelé
greffier principal assisté d'un ou de plusieurs adjoint(s) ainsi que des huissiers de
justice.
(( y a un huissier de justice assisté d'un ou de plusieurs adjoint(s).

1.1.2.1.4. La Haute cour militaire


Le ressort de la Haute cour militaire s'étend à toute l'étendue de la République
démocratique du Congo.
Son siège est établi à Kinshasa, capitale du pays.
La Haute cour militaire est dirigée par le premier président assisté d'un ou de
plusieurs(s) présidents et/ou un ou plusieurs conseiller(s). En cas d'absence ou
d'empêchement, le premier président est remplacé par le président le plus ancien
ou le plus gradé et le président par le conseiller le plus ancien.

21
La Haute cour militaire tient ses audiences à cinq membres dont deux magis-
trats de carrière. Elle siège à cinq magistrats lorsqu'elle connait des pourvois
en cassation ou dans d'autres procédures spéciales comme les prises à partie,
par exemple. En appel, la Haute cour militaire tient également ses audiences
à cinq membres mais cette fois trois d'entre eux doivent être magistrats de
carrière.

A la Haute cour militaire est rattaché un parquet appelé auditorat général des
forces armées de la République démocratique du Congo. Il est dirigé par l'auditeur
général des Forces armées de la République démocratique du Congo assisté d'un
ou de plusieurs premieres) avocats général (généraux) des Forces armées de la
République démocratique du Congo et des avocats généraux des Forces armées de
la République démocratique du Congo.

A la Haute cour militaire est également rattaché un greffe dirigé par un greffier ap-
pelé greffier en chef assisté d'un ou de plusieurs adjoint(s).
Enfin, à la Haute cour militaire est rattaché un huissier de justice assisté d'un ou de
plusieurs adjoint(s).

,., .2.2. Le tribunal pour enfants

Le ressort du tribunal pour enfants est soit un territoire soit une ville.
Son siège ordinaire est fixé par décret du Premier ministre. Un arrêté du ministre
de la justice peut également fixer son ou ses siège(s) secondaires et en déterminer
le ressort.
Un arrêté du même ministre peut également regrouper deux ou plusieurs tribunaux
pour enfants pour les mesures de garde, d'éducation et de préservation. Le Tribunal
pour enfant comprend deux chambres, en l'occurrence une chambre de première
instance et une chambre d'appel.
Il est dirigé par un président assisté par un ou plusieurs juge(s). Le président du tri-
bunal pour enfant repartit les tâches entre lui et son ou ses collaborateur(s). En cas
d'absence ou d'empêchement, il est remplacé par le juge le plus ancien.
La chambre de première instance du tribunal pour enfant tient ses audiences à un
juge. Celle d'appel tient ses audiences à trois juges.
Le tribunal pour enfant n'a pas de parquet propre. Les fonctions de celui-ci sont
exercées par le parquet du territoire ou de la ville pour laquelle il a été crée.
En revanche, le tribunal pour enfant a un greffier assisté d'un ou de plusieurs
adjoint(s). Il est également doté d'un ou de plusieurs assistant(s) social (sociaux)
désigné(s) par le ministère ayant les affaires sociales dans ses attributions.

22
Enfin, au tribunal pour enfant est rattaché un huissier de justice assisté d'un ou de
plusieurs adjoint(s).
En attendant l'installation du tribunal pour enfant, ses attributions sont exercées au
premier degré par le tribunal de paix et au degré d'appel par le tribunal de grande
instance.

1.1.2.3. Le tribunal de commerce


Le ressort du tribunal de commerce est soit un district soit une ville. Il y a cepen-
dant deux tribunaux de commerce dans la ville de Kinshasa.
Le siège du tribunal de commerce est établi au chef-lieu du district ou de la ville
pour lequel (laquelle) il a été crée.
Le tribunal de commerce est dirigé par un président, juge permanent assisté d'un ou
de plusieurs juge(s) permanent(s). Il existe également, au sein du tribunal de com-
merce, un ou plusieurs juge(s) consulaires élus pour la première fois pour un mandat
de deux ans et éventuellement trois autres fois pour un mandat de quatre ans par
un collège électoral composé de délégués consulaires désignés par les organisations
professionnelles reconnues et représentatives du commerce et de l'industrie.
Le tribunal de commerce tient ses audiences à trois membres dont un juge perma-
nent et deux juges consulaires.
Le tribunal de commerce n'a pas de parquet propre. Les fonctions de celui-ci y sont
exercées par le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de
son ressort.
Le tribunal de commerce a également un greffier assisté d'un ou de plusieurs
adjoint(s) et un ou plusieurs huissier(s) de justice.
En attendant l'installation du tribunal de commerce sur toute l'étendue du territoire
de la République démocratique du Congo, ces attributions sont exercées par le tri-
bunal de grande instance là où ces juridictions ne sont pas encore installées.

1.1.2.4. Le Tribunal de travail


Le ressort du tribunal de travail est soit une ville soit un district.
Son siège social est établi au chef lieu de la ville ou du district pour lequel ou laquelle
il a été créé.
Le tribunal du travail est dirigé par un président assisté d'un ou de plusieurs juges.
Le président procède à la répartition des tâches entre lui et ses collaborateurs. En
cas d'absence ou d'empêchement, il est remplacé par son collaborateur ou le juge le
plus ancien. Le Ministre ayant le travail et la prévoyance sociale dans ses attributions

23
désigne les juges assesseurs du tribunal de travail pour un mandat de deux ans re-
nouvelable sur la base des listes élaborées par les représentants des employeurs et
ceux des travailleurs.Avant d'exercer leurs fonctions, les juges assesseurs prêtent le
serment suivant: « Devant Dieu et la nation, je jure de remplir mes fonctions avec
loyauté et intégrité et de garder le secret des délibérés ».
Le tribunal de travail tient ses audiences à trois juges dont le président ou un juge
et deux assesseurs dont l'un représente les employeurs et l'autre un autre les tra-
vailleurs.
Le tribunal de travail n'a pas de parquet propre. Les fonctions de celui-ci y sont
exercées par le parquet de la ville ou du district pour lequel il a été crée.
Il a cependant un greffier assisté d'un ou de plusieurs adjoint(s) et un ou plusieurs
huissier(s).
En attendant l'installation du tribunal de travail, ses fonctions sont exercées par le
tribunal de grande instance.

1.2. Les juridictions de droit coutumier


Les juridictions de droit coutumier sont celles qui tranchent les conflits en appli-
quant la coutume pourvu que cette coutume ne soit pas contraire à l'ordre public
ou aux bonnes mœurs. Ces juridictions ne fonctionnent que là où les tribunaux de
paix ne sont pas encore installés.
A partir du moment où les tribunaux de paix sont installés, les juridic-
tions coutumières cessent de fonctionner. Les tribunaux coutumiers sont or-
ganisés en :
m Tribunal de chefferie ;
!!ID Tribunal de collectivité ;
W Tribunal de cité;
W Tribunal de commune;
W Tribunal de territoire;
W Tribunal de Ville.

Toutes ces juridictions sont reconnues ou créés par le commissaire de dis-


trict ou le maire de la ville. Le commissaire de district ou le maire de la ville
peuvent aussi diriger les juridictions coutumières de leur ressort ou désigner
les membres de ces juridictions. l'administrateur de territoire et le chef de
chefferie peuvent aussi diriger les juridictions coutumières de leur ressort.

24
Les audiences des juridictions coutumières se tiennent avec l'assistance des gref-
tiers.Toute personne sachant écrire peut être assumée, c'est-à-dire désigné comme
greffier par le président d'une juridiction coutumière. Les juges des juridictions
coutumières peuvent également écrire eux-mêmes les procès-verbaux d'audience
lorsqu'aucune personne n'a été désignée comme greffier.

Le ministère public du ressort des juridictions coutumières assure la sur-


veillance de leur composition et de leur fonctionnement. A cet effet, il for-
mule à leur attention, les directives nécessaires à la bonne administration
de la justice. Il a également le droit d'obtenir à leur siège les registres et les
autres documents nécessaires. Il peut aussi demander copie des jugements
qu'elles ont prononcés.

1.2.1. Le tribunal de chefferie


Il a un siège principal et éventuellement des sièges secondaires. Le ressort du tribu-
nal de chefferie est la chefferie. Celui du tribunal secondaire de chefferie est déter-
miné par la coutume locale.

1.2.2. Tribunal de collectivité

Son ressort est celui de la collectivité pour laquelle il est crée. Le siège du
tribunal secondaire de collectivité est déterminé par la coutume. Le siège
du tribunal de collectivité est la collectivité. Le Chef de collectivité est le
président du tribunal de collectivité. En cas d'absence ou d'empêchement il
est remplacé par celui qui assume son intérim ou par un juge désigné par le
commissaire de district ou le maire de la ville. Les autres membres du tribunal
de collectivité sont nommés par le commissaire de district parmi les notables
de la collectivité. Les chefs de groupements coutumiers de la collectivité sont
également membres du tribunal de collectivité. Le tribunal principal de collec-
tivité tient ses audiences à la moitié de ses membres ou à cinq membres dont
son président. Le tribunal secondaire de collectivité est composé conformé-
ment à la coutume locale. Le commissaire de district peut également nommer
les personnes de son choix en qualité de juges de ce tribunal.

1.2.3. Tribunal de cité


Le commissaire de district ou le maire de la ville détermine son ressort. Le tribunal
de cité tient ses audiences à trois juges dont le président désigné par le commissaire
de district. Le président de la première chambre ou celui qui le remplace procède à
la répartition des tâches entre lui et les autres juges.

25
1.2.4. Tribunal de commune
Le ressort du tribunal de commune est la commune.

1.2.5. Tribunal de territoire


Il existe dans chaque territoire. Son ressort est le territoire. Ses membres compre-
nant le président sont désignés par le commissaire de district et deux ou plusieurs
juges assesseurs désignés par le président parmi les juges du ressort. L'administra-
teur du territoire est de droit président du tribunal de territoire. Son adjoint en est
le vice-président. Le Commissaire de district peut, avec l'avis conforme du ministère
public, nommer un ou plusieurs autres vice-présidents.

1.2.6. Tribunal de ville


Il existe dans chaque ville. Son ressort s'étend à la ville pour laquelle il a été crée. Le
tribunal de ville est composé d'un président et d'un ou de plusieurs vice-présidents
nommés, après avis conforme du ministère public, par le maire de la ville. Il est éga-
Iement composé de deux ou de plusieurs juges assesseurs assumés ou désignés par
le président parmi les notabilités coutumières du ressort.

Tableau synthétique des juridictions, de leurs ressorts


et du personnel judiciaire attaché

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I.Juridictions de droit écrit
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1.1 Juridictions de droit commun


Premier président Procureur général
de la CSJ de la République
Présidents 1ers avocats
Greffier
CSJ RDC généraux de la
en chef
République
Conseillers à la CSJ Avocats généraux
de la République
Premier président Procureur général
de la CA
Greffier
CA Province Présidents Avocats généraux principal
substituts du
Conseillers Procureur général

26
Procureur de la
République
1ers substituts
District ou Président du Procureur Greffier
TGI
ville de la République divisionnaire
Juges
Substituts
du Procureur
de la République
Premiers substituts
Territoire, du Procureur
ensemble de Président général ou Greffier
TPX
communes, Juges substituts du titulaire
ou ville Procureur général
ou OPJ
1.11 Juridictions spécialisées

1.11.1 Juridictions militaires


1er Président
Auditeur général
Présidents 1ers avocats Greffier
HCM RDC généraux en chef
Conseillers
Assesseurs ou Avocats généraux
juges militaires
1er président Auditeur supérieur
Présidents Avocats généraux
Greffier
CM Province principal
Conseillers Substituts
Assesseurs ou
juges militaires
Présidents Auditeur
DistrictIVille, de garnison
Greffier
TMG base militaire Juges 1er• substituts divisionnaire
ou garnison Assesseurs ou
juges militaires Substituts
Greffier
Présidents titulaire
DistrictIVille, Greffier de
TMP base militaire Juges
1ère classe
ou garnison Assesseurs ou
juges militaires Greffier
adjoint
1.11.2 Tribunaux de commerce
Président Procureur de la
République
District ou Juges Greffier
ville 1ers substituts divisionnaire
Juges consulaires Substituts

27
1.11.3 Tribunaux de travail
Procureur de la
Président République
District ou Greffier
ville Juges 1en substituts divisionnaire
(assesseurs)
Substituts
1.11.4 Tribunaux pour en enfants
Procureur de la
Président République
District ou Greffier
ville Juges 1"" substituts divisionnaire
Substituts
Il.Juridictions de droit coutumier

Commissaire de
Tribunal de district ou maire
chefferie de la ville Personne
-Chefferie sachant écrire
- tribunal Chef de chefferie
principal Fixé par la - assumé par le
Personnes désignés président ou
- tribunal coutume
par le commissaire pas de greffier
secondaire de district ou le
maire de la ville

Collectivité

Commissaire
de district ou
maire de la Commissaire de
ville district ou maire
de la ville Personne
Chef de sachant écrire
Tribunal de
collectivité
collectivité Personnes - assumé par le
désignées par le président ou
Personnes commissaire de pas de greffier
désignées district ou le maire
parle de la ville
commissaire
de district ou
le maire de la
ville

Personne
Fixé par le
sachant écrire
Tribunal commissaire
de cité de district ou - assumé par le
président ou
le maire
pas de greffier

28
Personne
sachant écrire
Tribunal de
commune
Commune - assumé par le
président ou
pas de greffier

Personne
sachant écrire
Tribunal de
territoire
Territoire - assumé par le
président ou
pas de greffier

Maire de la ville Personne


sachant écrire
Tribunal
de ville
Ville Personnes - assumé par le
désignées par le président ou
maire de la ville pas de greffier

29
Chapitre 2

Quelle juridiction doit juger mon affaire?

Comme on l'a constaté à la lecture du premier chapitre du présent guide d'accès à


la justice, il existe plusieurs juridictions en République démocratique du Congo: les
juridictions de droit écrit et les juridictions de droit coutumier. Parmi les juridictions
de droit écrit, on distingue encore les juridictions de droit commun des juridictions
spécialisées.A laquelle d'entre elles doit-on s'adresser lorsqu'on veut que son affaire
soit tranchée ?

Aucune juridiction ne peut trancher tous les conflits qui naissent dans son
ressort. Au contraire, chacune d'entre elles ne peut juger qu'une catégorie
déterminée d'affaires ou de personnes. La catégorie d'affaires et de personnes
qu'une juridiction peut juger s'appelle sa compétence. Aucune juridiction ne
peut juger les affaires ou les personnes qui ne sont pas de sa compétence. La
loi a déjà indiqué les faits dont il faut tenir compte pour savoir quelle juridic-
tion est compétente pour juger une affaire ou une personne. Il s'agit de la na-
ture des affaires, du lieu où elles se sont passées, de la qualité des personnes
concernées et du temps au cours duquel les affaires sont nées.

2.1. La nature des affaires


Il existe plusieurs types d'affaires: les affaires pénales ou criminelles, civiles, com-
merciales, du travail, administratives et constitutionnelles. Chaque affaire ne peut
être jugée que par une juridiction bien déterminée.

2.1.1. Les affaires pénales


Définition
Les affaires pénales ou criminelles sont celles qui concernent les infractions, les
crimes, les délits ou les contraventions. Une infraction est une conduite ou un com-
portement exigé ou interdit par la loi, une décision administrative ou la coutume et
frappé par une peine ou une sanction pénale.
Cela signifie qu'il n'y a pas d'infraction lorsque celle-ci n'est pas prévue par
la loi, une décision administrative ou la coutume. Il existe une loi qui prévoit
la plupart des infractions connues en République démocratique du Congo. Elle s'ap-
pelle code pénal. Une autre loi appelée code pénal militaire prévoit les infractions
que peuvent commettre les militaires et les policiers. En dehors du code pénal,

31
beaucoup d'autres lois et règlements prévoient également des infractions. On les
appelle lois pénales complémentaires.
Par exemple, le code de la famille qui prévoie les infractions d'adultère et du fait
de ne pas inscrire son enfant à l'état civil ou au service de l'Etat qui enregistre les
naissances, les cas de mort etc. trois mois après sa naissance est une loi pénale
complémentaire. Le code de la route qui prévoit les infractions qu'on commet en
conduisant un véhicule est aussi une loi pénale complémentaire. En dehors de ces
deux lois, il y a beaucoup d'autres lois pénales complémentaires.
La loi qui prévoit une infraction doit également fixer sa sanction ou sa peine. En
République démocratique du Congo, il n'existe pas d'infraction sans sanction.

Les sanctions qui sont actuellement prévues en République démocratique du


Congo sont les suivantes:
W La peine de mort ou la peine capitale par pendaison pour les civils ou la
fusillade pour les militaires et les policiers;
W La servitude pénale ou la peine de prison ;
lI) L'amende;
III La confiscation spéciale de l'objet qui a servi à commettre l'infraction ou
de celui qui a été produit au moyen de cette infraction;
lI) L'obligation de s'éloigner de certains lieux;
lI) La résidence imposée dans un lieu déterminé;
W La mise à la disposition de la surveillance du gouvernement.
III La prison à vie
Dans le passé, d'autres peines étaient également prévues mais elles sont in-
terdites à présent. C'est le cas, par exemple:
W De l'amputation des jambes ou des bras;
W De l'administration des fouets ;
W De la torture.

A la fin du présent guide, nous allons donner la liste de quelques infractions cou-
rantes.
A titre de rappel, il faut signaler que le rôle de certains agents de l'Etat consiste
essentiellement à rechercher les infractions, à les constater, à rassembler leurs preu-
ves, à identifier les personnes qui les ont commises et à les traduire devant les juri-

32
diaions compétentes afin qu'elles y soient jugées et, au besoin, condamnées. Il s'agit
des magistrats du parquet Ils sont assistés par les officiers de police judiciaire.
Si l'Etat recrute des agents pour jouer ce rôle c'est parce que l'infraaion est une
mauvaise chose pour la société. Elle trouble l'ordre public. Elle doit être combattue
avec la dernière énergie: c'est la tolérance zéro à l'égard des infractions.

Comment connaître la juridiction qui doit juger l'affaire


Pour savoir quelle juridiction doit juger une affaire pénale, il faut connaitre le type de
sanction ou l'importance de la sanction prévue pour cette infraction.
Lorsqu'une personne a commis plusieurs infractions punies de sanctions différentes,
une seule juridiction pourra juger toutes ces infractions. Lorsque plusieurs person-
nes différentes ont commis une ou plusieurs infractions, elles pourront également
être jugées par une même juridiction.

La juridiction qui juge une infraction peut aussi examiner les dommages causés par
cette infraction et décider d'accorder des dommages-intérêts à la victime de cette
infraction.

Si la personne qui a été accusée de commettre cette infraction demande des dom-
mages intérêts contre la personne qui l'a accusée ou les autres personnes qui ont
aussi commis la même infraction avec elle, la même juridiction peut juger de cette
affaire. On dit, dans ces deux derniers cas, qu'une action civile est jointe à une action
pénale.

La nature et l'importance de la sanction prévue pour l'infraction


Œ> Lorsque la peine prévue pour une infraction est inférieure ou égale à cinq ans de pri-
son, c'est le tribunal de paix qui doit juger au premier degré et le tribunal de grande
instance en appel.
Exemple:

:> L'article 46 du Code pénal interdit de donner des coups ou de blesser les
autres. Selon le même article, celui-ci qui porte des coups à une autre per-
sonne sera puni de huit jours à six mois de prison et d'une amende de vingt
cinq à deux cent francs ou d'une de ces sanctions seulement.
Si quelqu'un me donne des coups, c'est donc le tribunal de paix qui va juger
cette affaire. C'est lui le tribunal compétent. En revanche, les autres juridic-
tions ne peuvent juger cette affaire. Elles sont incompétentes pour la juger.
au premier degré

33
N.B: il n'y a pas d'appel contre les jugements du tribunal de paix
lorsque ce tribunal décide que la sanction prévue pour une
infraction ne lui permet pas de la juger. Dans ce cas, le tri-
bunal de paix va conduire la personne concernée devant la
juridiction compétente.

!ID Lorsque la peine prévue pour l'infraction est la peine de mort, la peine des travaux for-
cés ou une peine supérieure à cinq ans de prison, c'est le tribunal de grande instance
qui doit juger au premier degré et la Cour d'appel en appel;
Exemple:
:> L'article 48 du Code pénal prévoit que lorsque les coups donnés à une per-
sonne ont entrainé sa mort, celui qui les a portés sera puni d'une sanction
de cinq à vingt ans de prison et d'une amende qui ne pourra pas dépasser
deux mille francs. Dans ce cas, parce que la sanction prévue est supérieure à
cinq ans de prison, l'affaire ne sera pas jugée par le tribunal de paix. Celui-ci
est incompétent. C'est plutôt le tribunal de grande instance qui est compé-
tent et va juger.

!ID Toutes les infractions prévues par le Code pénal militaire sont jugées par les juridictions
militaires
Exemples:
:> Le fait de tuer ou de tenter de tuer tous les membres ou une partie des
membres d'une tribu, d'une ethnie ou d'une race s'appelle génocide. " est
puni de mort. En République démocratique du Congo, cette infraction est
prévue seulement par le Code pénal militaire. Ce sont donc les juridictions
militaires qui sont compétentes pour le juger;
:> Le fait d'inciter, c'est-à-dire d'amener un ou plusieurs militaires à commettre
une infraction est également une infraction prévue seulement par le code
pénal militaire. Ce sont les juridictions militaires qui sont compétentes pour
la juger.

!ID Les infractions économiques et commerciales sont jugées par le tribunal de commerce
au premier degré et par la cour d'appel en appel
Exemples:
:> Selon l'article 12 de l'Ordonnance-loi n079-021 du 2 août 1979 sur le petit
commerce, celui qui fera le petit commerce en vendant ou seulement en

34
exposant les marchandises ou encore en exploitant une entreprise arti-
sanale ou en accomplissant d'autres services prévus par la loi sur le petit
commerce sans être muni d'une patente en cours de validité sera condamné
à une sanction de six mois de prison au maximum et à une amende de 1000
francs ou à une de ces peines seulement. Il pourra également être condamné
à la confiscation des marchandises vendues ou exposées à la vente. Cette
infraction se commet dans le domaine du commerce. C'est donc le tribunal
de commerce qui peut la juger.
~ Selon l'article 31 du Décret du 6 mars 1951 sur le registre de commerce,
celui qui exerce le commerce sans être immatriculé ou enregistré au regis-
tre du commerce sera condamné à une amende de 1.000 à 10.000 francs.
Encore une fois, c'est le tribunal de commerce qui est compétent parce que
cette infraction est commerciale.
~ Selon le Décret du 6 mars 1951 sur le registre du commerce, sera éga-
Iement puni d'une amende de 1.000 à 10.000 francs, celui qui exercera le
commerce à un siège d'exploitation, à une succursale ou à une agence non
mentionnée ou inscrite dans sa demande d'immatriculation au registre du
commerce ou dont la demande d'immatriculation n'aura pas été introduite
dans le délai prévu par la loi. Cette fois aussi c'est le tribunal de commerce
qui est compétent.

lB> Les infractions prévues par la coutume sont jugées par le tribunal de paix au premier
degré et le tribunal de grande instance en appel. Lorsque le tribunal de paix n'est pas
encore installé, elles sont jugées par le tribunal de grande instance.
Exemples:
~ Le fait de présenter une concubine comme étant sa femme légitime à un
tribunal;
:> Le fait de contracter un mariage coutumier avec une femme avant la disso-
lution ou l'annulation de son mariage antérieur.

lB> Les juridictions de droit coutumier jugent également les infractions prévues en même
temps par la loi et la coutume sauf:
1) lorsque la loi prévoit pour ces infractions une peine ou une sanction supérieure à
cinq ans de prison ou
2) lorsque compte tenu des circonstances de l'affaire la sanction à appliquer est su-
périeure à un mois de prison et une amende supérieure à mille francs ou une de
ces peines seulement

35
Mais lorsque les juridictions de droit coutumier tiennent leurs audiences sous la prési-
dence d'un administrateur du territoire, d'un commissaire de district ou d'un président
ou d'un vice-président d'un tribunal de ville nommé après avis du ministère public, elles
peuvent juger les infractions punies de moins de cinq ans de prison lorsque, compte
tenu des circonstances, la sanction à appliquer ne dépassera pas deux mois de prison
et deux mille francs d'amende.

Une personne a commis plusieurs infractions


Œ> Lorsqu'une même personne a commis plusieurs infractions punies de peines différen-
tes, la juridiction qui doit juger l'infraction punie de la sanction la plus élevée peut juger
toutes les autres infractions qu'elle a commises
Œ> Lorsqu'une même personne a commis plusieurs infractions qui peuvent être jugées par
plusieurs types de juridictions, par exemple une juridiction militaire et une juridiction de
droit commun, toutes ces infractions seront jugées par la juridiction de droit commun
Œ> Lorsqu'une juridiction qui a commencé le jugement d'une infraction constate que cette
infraction devrait être jugée par une juridiction inférieure, elle peut continuer son ju-
gement
Œ> Lorsque les infractions commises par plusieurs personnes doivent être jugées par des
juridictions différentes, la juridiction qui doit juger l'infraction punie de la peine la plus
élevée peut juger toutes les autres infractions

En résumé. pour connaitre la juridiction qui doit juger une infraction au premier
degré. on peut se référer aux tableaux suivant:

36
Tableau de la compétence des juridictions
selon la nature des infractions

Infractions com
Tribunaux de paix et tribunaux
Infractions en général
de grande instance
Infractions prévues
seulement par le Code Juridictions militaires
pénal militaire
Infractions commerciales Tribunaux de commerce
Infractions coutumières Juridictions coutumières
Les juridictions cou-
tumières peuvent juger
ces infractions lorsqu'elles
sont présidées par l'admi-
nistrateur du territoire
ou le commissaire de
Infractions prévues par la
district. Dans ce cas, les
loi et la coutume punie de
juridictions coutumières
plus d'un mois de prison etl Tribunal de paix
peuvent également juger
ou d'une amende de mille
les infractions prévues à
francs la fois par la loi et la cou-
tume lorsqu'elles sont
punies d'une sanction
de prison de deux mois
au moins etlou de deux
milles zaires.

Tableau de la compétence des juridictions


selon la sanction prévue

- J
,..
L J-"" ..
~~1_~___.-:,_ •• ~ _:~
Lorsque le tribunal de paix
n'est pas encore installé,
Amende Tribunal de paix
le tribunal de grande in-
stance peut juger
Lorsque le tribunal de paix
Peine de prison égale ou n'est pas encore installé,
Tribunal de paix
de moins de cinq ans le tribunal de grande in-
stance peut juger
Peine de prison de plus de
Tribunal de grande instance
cinq ans
Peine des travaux forcés Tribunal de grande instance
Peine de mort Tribunal de grande instance

37
2.1.2 Les affaires civiles
Définition
Les affaires civiles se distinguent des affaires pénales par le fait que les affaires pé·
nales concernent les infractions alors que les affaires civiles ne concernent pas les
infractions mais les contestations ou les conflits entre personnes privées ou entre
personnes privées et l'Etat ou les services de l'Etat.
Exemples:
:> Le chauffeur de mon voisin fait une fausse manoeuvre avec son véhicule; le
mur de ma parcelle s'écroule. Cela me cause un dommage pour lequel je
veux être dédommagé.
:> Mon locataire fait six mois sans payer le loyer. Je tiens à ce qu'il paie le loyer
mais également qu'il me dédommage pour le dommage que j'ai subit du fait
du retard qu'il a pris pour me payer.
:> Ma femme ne suit pas mes conseils. Nous ne nous entendons plus depuis
plusieurs années. j'aimerais que le tribunal prononce le divorce.

Comment connaitre la juridiction qui doit trancher IJaffaire ?


!ID Les affaires liées au droit de la famille, c'est.{J-dire au nom, à la nationalité, à l'héritage,
à l'adoption, celles relatives aux terres coutumières, celles dont la valeur ne dépasse
pas dnq mille francs, celles relatives à l'exécution des jugements des tribunaux de paix
et celles relatives aux saisie.arrêt et saisie conservatoire sont jugées par le tribunal de
paix au premier degré et le tribunal de grande instance en appel;
Exemples:
:> Je n'ai pas enregistré mon enfant au bureau de l'état civil dans le mois suivant
sa naissance. Il ne me reste plus pour régulariser la situation qu'à porter
l'affaire devant une juridiction. C'est au tribunal de paix que je dois m'adres·
ser.
:> Pour obtenir le divorce avec sa femme lorsqu'elle n'est pas obéissante et
que le climat du couple ne permet plus qu'on reste uni, c'est encore au tri·
bunal de paix qu'il faut s'adresser.
:> Pour obtenir le paiement d'une dette importante, par exemple de cinq mille
dollars, le tribunal de paix n'est pas compétent. Il faut chercher un autre
tribunal.

!ID En dehors des affaires énumérées dans le point précédent, toutes les autres affaires
dviles, y compris celles relatives à l'exécution des dédsions des juridictions autres que
le tribunal de paix sont jugées par le tribunal de grande instance au premier degré et
la Cour d'appel en appel;

38
Exemples:
• Lorsqu'on se dispute une parcelle et que celle-ci est située sur un
terrain qui est encore géré par les chefs coutumiers, c'est le tribunal de
paix qui peut trancher l'affaire. Mais si le terrain est géré par le cadastre,
ce n'est pas le tribunal de paix mais le tribunal de grande instance qui
doit trancher.

(8) Le tribunal de grande instance autorise l'exécution des arrêts et jugements prononcés
par les juridictions étrangères en RéPublique démocratique du Congo;
(8) Le tribunal de grande instance peut aussi autoriser la saisie-arrêt et la saisie conserva-
toire lorsque le tribunal de paix n'est pas encore installé;
(8) Les contestations tranchées selon la coutume pourvu que cette coutume soit conforme
à la loi et à l'ordre public sont jugées par le tribunal de paix au premier degré et par
le tribunal de grande instance en appel. Mais là où le tribunal de paix n'est pas encore
installé, elles sont jugées par le tribunal de grande instance au premier degré et la cour
d'appel en appel.
Le tableau suivant résume la compétence des juridictions en matière civile.

Tableau synthétique de la compétence des juridictions


en matière civile

Affaires relatives au droit


Tribunal de paix
de la famille
Affaires relatives aux
Tribunal de paix
terres coutumières
Affaires relative à la saisie
des biens (saisie arrêt et Tripaix
saisie conservatoire)
Exécution des décisions
Tribunal de paix
des tribunaux de
Autres affaires Tribunal de grande instance
Affaires relatives à
l'exécution des décisions
Tribunal de grande instance
judiciaires en dehors de
celles du tribunal de paix
Affaires relatives à
l'exécution des décisions Tribunal de grande instance
des juridictions étrangères
Affaires régies par la
Tribunal de paix
coutume

39
2. 1.3 Les affaires commerciales
Définition
Les affaires commerciales sont celles qui opposent les hommes d'affaires au sujet
notamment de leurs relations d'affaires, de leur capital, de leur clientèle, de leur
faillite etc.

Quelle juridiction tranche


Comme nous l'avons relevé dans le premier chapitre du présent guide, il existe une
juridiction spécialisée pour juger les affaires commerciales. C'est le tribunal de com-
merce. Lorsque le tribunal de commerce n'est pas encore installé, c'est le tribunal
de grande instance qui exerce ses attributions. En appel, c'est la Cour d'appel qui
juge les affaires commerciales

2.1.4 Les affaires de travail


Les affaires de travail sont celles qui opposent les travailleurs à leurs employeurs.
Exemples:
:> Wa Kwanza a perdu son travail parce qu'il n'est pas de la même ethnie que
son chef;
:> Wa Pili a démissionné de son travail parce que son patron l'a insulté ;
:> Wa Tatu totalise quatre mois d'arriérés de paiement de son salaire.
Toutes ces affaires concernent les relations professionnelles ou les relations entre
les travailleurs et leurs employeurs. Cela étant, elles devraient être portées devant
le tribunal du travail.Aucune autre juridiction ne pourrait les juger. Elles sont incom-
pétentes à leur égard.

2.1.5 Les affaires administratives


Définition
Les affaires administratives sont celles qui concernent les actes administratifs, c'est-
à-dire les décisions des autorités administratives. Il existe plusieurs autorités admi-
nistratives en République démocratique du Congo. Par exemple: le Président de la
République, le Premier ministre, les ministres, le gouverneur de province,le commis-
saire de district, l'administrateur du territoire, le bourgmestre, le chef de collectivité,
le chef de localité, le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat, le
Président de l'Assemblée provinciale etc.

40
Les décisions du Président de la République s'appellent ordonnances, celles du Pre-
mier ministre décrets, celles des ministres arrêtés, celles des gouverneurs de pro-
vinces arrêtés, celles des administrateurs des territoires décisions.
Toutes ces décisions administratives doivent respecter la constitution, les lois, les
décisions des autorités supérieures et même certaines décisions des autorités qui
les ont prises. Sinon elles peuvent être annulées par la Cour suprême de justice ou
la Cour d'appel qui ont chacune une chambre administrative chargée de juger des
affaires de ce genre. Il faut noter que les affaires administratives ne visent pas les
autorités administratives mais les décisions prises par ces autorités.

Comment connaitre la juridiction compétente


129 Les décisions des autorités du pouvoir central et des autres autorités rattachées à ces
autorités peuvent être annulées par la Cour suprême de justice.
129 Celles des autres autorités de l'Etat, celles des provinces, des districts, des communes,
des territoires, des collectivités etc. et celles des autorités rattachées à ces autorités
peuvent l'être par la Cour d'appel.
Exemples:
:> Le Vice-ministre de l'enseignement supérieur et universitaire a pris un ar-
rêté portant révocation d'un professeur d'université. Cet arrêté viole l'Or-
donnance présidentielle sur les attributions des ministères qui veut que les
arrêtés soient pris par les ministres. Le vice-ministre ne peut prendre un ar-
rêté que lorsque le ministre est absent ou empêché. Dans ce cas, on dit qu'il
assume son intérim. Le professeur concerné par cet arrêté peut s'adresser
à la Cour suprême de justice pour solliciter son annulation;
~ Le Procureur de la République a pris une décision par laquelle il a retiré
l'habilitation à un officier de police judiciaire sans que cet officier de policier
judiciaire ait été informé des faits qui lui sont reprochés et qu'il ne se soit
défendu par rapport à ces faits. L'officier de police judiciaire a le droit de
solliciter l'annulation de cette décision. C'est la chambre administrative de
la Cour d'appel qui est compétente.

129 Toutes les juridictions de droit écrit peuvent vérifier si une décision administrative
qu'elles veulent appliquer est conforme à la loi. Si elles ne le sont pas, elles peuvent
refuser de l'appliquer.

41
Tableau synthétique de la compétence des juridictions
en matière administrative

; - - . t' .
"'
~ - - - - __ ' .... ---=...-;..
." t.
-"....Jo ~ ~ _~ ..... 1.:.1 ~.~--'--'- r.
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__

Autorités du pouvoir central


Cour de suprême de justice
et autorités rattachées
Autorités des provinces et
Cour d'appel
autorités rattachées

Edits provinciaux Cour d'appel

2.1.6 Les affaires constitutionnelles


Définition
Les affaires constitutionnelles sont celles qui concernent le respect de la Consti-
tution par les lois votées par le Parlement ou les ordonnances-lois prises par le
Président de la République en cas d'état d'urgence ou d'état de siège, c'est-à-dire
lorsque la vie de la Nation est en danger à cause de la guerre, d'un mouvement
rebelle, d'une grève générale etc. ou encore lorsque le Parlement a voté une loi lui
autorisant de le faire.
Elles concernent aussi les règlements intérieurs de l'Assemblée nationale, du Sénat,
du Congrès ainsi que ceux de la Commission électorale nationale indépendante et
du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication.
Les affaires constitutionnelles concernent aussi l'interprétation ou l'explication de la
Constitution, le référendum, les élections présidentielles, législatives, les conflits en-
tre le pouvoir central et les provinces ou le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif.
Elles concernent aussi les décisions de la Cour de cassation et du Conseil d'Etat
qui tranche le conflit de compétence entre les juridictions de droit commun et les
juridictions administratives.
Enfin les affaires constitutionnelles concernent le respect de la Constitution par les
traités internationaux.
Il n'ya pas beaucoup d'affaires constitutionnelles en République démocratique du
Congo. Pourtant la Constitution est la loi suprême.Toutes les décisions des autori-
tés de l'Etat, y compris du Parlement doivent la respecter. Sinon elles peuvent être
annulées.

42
Juridiction compétente
Les affaires constitutionnelles sont jugées par la Cour constitutionnelle. En attendant
l'installation de la Cour constitutionnelle, elles sont jugées par la Cour suprême de
justice, toutes chambres réunies.
Exemple:
La CENI a proclamé les résultats des élections présidentielles. Un des candidats à ces élec-
tions pensent qu'il y a eu fraude ou que les résultats proclamés ne sont pas exacts. S'il veut
que cette affaire soit tranchée, il doit s'adresser à la Cour suprême de justice.

Tableau synthétique de la compétence


en matière constitutionnelle

Natu des affaires Juridiction compétence Observations


et des t extes juridiques

Affaires relatives au référendum


Cour suprême de justice
constitutionnel

Affaires relatives aux élections


Cour suprême de justice
présidentielles

Affaires relatives aux élections


Cour suprême de justice
législatives

Affaires relatives au respect de


la loi, des ordonnances-loi et Cour suprême de justice
des édits à la constitution

Affaires relatives aux conflits


entre le pouvoir central et les Cour suprême de justice
provinces
Affaires relatives à
l'interprétation de la Cour suprême de justice
constitution

Affaire relative au respect de la


constitution par la Haute cour Cour suprême de justice
militaire

2.2 Le lieu où les affaires doivent être jugées


La nature des affaires nous permet de savoir quel type de juridiction peut les juger.
Le problème ne se pose pas lorsqu'il s'agit de la Cour suprême de justice ou de la
Haute cour militaire. Comme nous l'avons noté dans le premier chapitre du présent

43
guide, il n'y a qu'une Cour suprême de justice et une seule Haute cour militaire en
République démocratique du Congo.
Pour les juridictions qui existent à un nombre plus élevé et ayant chacune un ressort
limité à une partie du territoire de la République démocratique du Congo, il faut
encore chercher laquelle d'entre elles doit connaitre de l'affaire.
Exemples:
=> Wa Kwanza est licencié par son ancien employeur, la société Yakwetu située
à Kinshasa.Auquel des 27 tribunaux de grande instance que compte la Ré-
publique démocratique du Congo devra-t-il s'adresser s'il veut porter son
affaire devant la justice?
=> Wa Pili a volé du pain dans une boulangerie de Lubumbashi. Par quel tribunal
de paix sera-t-il jugé?

Ces questions soulèvent le problème de la compétence territoriale des juridic-


tions, c'est-à-dire, la localisation, sur le territoire de la République démocratique du
Congo, de la juridiction qui doit juger une affaire. Cette compétence varie selon la
nature des affaires.

2.2.1 Les affaires pénales


Pour déterminer le tribunal compétent pour juger une infraction, il faut tenir comp-
te:
!ID Du lieu où l'infraction a été commise
!ID Du lieu où la personne habite ou
!ID Du lieu où la personne a été arrêtée
Exemples:
=> Wa Kwanza a volé du pain dans la Commune de Kampemba à Lubumbashi.
" habite la Commune de la Kenya. " peut être jugé par le tribunal de paix de
RwashilKampemba ou celui de la Kenya.
=> Wa Pili est Hema de Bunia. Pendant la rébellion, il a conçu un projet d'ex-
termination des Lendu. En application de ce projet, il a tué beaucoup de
Lendu. Finalement,Wa Pili vient d'être arrêté à Kindu." peut être jugé par le
tribunal militaire de garnison de Kindu ou celui de Bunia.

Comme on peut le constater à la lumière de ces exemples, plusieurs juridictions


peuvent être compétentes pour juger une même affaire.Ainsi un conflit de compé-
tences peut naitre ou exister entre elles. " existe des règles pour le trancher:

44
Œ> Lorsque plusieurs personnes ont commis des infractions liées les unes aux autres, la
juridiction compétente pour juger l'une d'entre elles peut juger toutes les autres
Œ> Lorsque deux juridictions de même rang sont saisies des mêmes affaires, celle qui a été
saisie avant va juger toutes ces affaires
Exemples:
:> Dans l'exemple de vol du pain par Wa Kwanza, si le tribunal de paix de
Rwashil Kampemba est saisi avant celui de la Kenya, c'est lui qui va le juger.
Dans le cas contraire, c'est plutôt le tribunal de paix de la Kenya qui va le
juger.
:> Dans l'exemple du génocide de Bunia, si c'est le tribunal militaire de garnison
de Bunia qui a été saisi avant celui de Kindu, c'est lui qui jugera Wa Pili. Dans
le cas contraire, c'est plutôt le tribunal militaire de Kindu qui le jugera.

Œ> Lorsqu'un magistrat d'une cour d'appel ou du parquet général a commis une infraction,
il ne sera pas jugé par cette cour d'appel mais par la cour d'appel la plus proche
Œ> Lorsqu'une personne a été accusée au parquet du siège ordinaire d'une juridiction
et qu'on trouve que l'infraction qu'elle a commise doit être jugée par une juridiction
inférieure à cette juridiction, elle sera jugée par n'importe quelle juridiction inférieure
située au siège ordinaire de la juridiction où elle l'a amenée
Exemple:
~ Ngoy est accusé au parquet général de Lubumbashi.Après enquête, le pro-
cureur général trouve que l'infraction qu'il a commise doit être jugée par
un tribunal de paix. Ngoy sera jugé par un des tribunaux de paix du siège
ordinaire de la Cour d'appel de Lubumbashi, c'est-à-dire, le tribunal de paix
de Rwashi/Kampemba ou de la Kenya.

2.2.2 Les affaires civiles


Pour connaitre la juridiction qui doit juger une affaire civile, il faut suivre les règles
suivantes:
Œ> les juridictions compétentes sont celles dans le ressort desquelles habite le défendeur
c'est-à-dire la personne qui est traduite devant la justice;
Œ> lorsqu'il y a plusieurs défendeurs, la juridiction compétente pour juger l'une d'entre
elles peut juger toutes les autres;
Œ> lorsque l'affaire concerne l'Etat, elle est jugée par les juridictions de Kinshasa, siège des
institutions centrales de l'Etat;
Œ> lorsque l'affaire concerne une province, elle est jugée par les juridictions du chef lieu
de la province ;

45
!ID lorsque l'affaire concerne un bien mobilier, c'est-à-dire un bien qui peut être déplacé,
elle est jugée soit par les juridictions du lieu où ce bien se trouve soit par le lieu où un
contrat portant sur ce bien a été conclu;
!ID lorsque l'affaire concerne un bien immobilier c'est-à-dire un bien qui ne peut être dé-
placé, elle est jugée par les juridictions du lieu où ce bien se trouve;
!ID lorsque l'affaire concerne un bien immobilier qui se trouve dans le ressort de plusieurs
juridictions, c'est la juridiction dans le ressort duquel se trouve la plus grande partie du
bien qui la jugera;
!ID lorsque l'affaire porte sur l'héritage ou la succession, elle est jugée par les juridictions
du lieu où les formalités relatives au partage de cet héritage ont commencé;
!ID lorsqu'on s'est adressé à plusieurs juridictions pour connaitre de la même affaire, c'est
la juridiction qui juge l'affaire au niveau de l'appel, celle qui a déjà prononcé une déci-
sion dans cette affaire ou celle à qui on s'est adressé avant les autres qui doit continuer
à la juger et les autres doivent cesser de le faire;

Remarque:
En matière civile, les parties peuvent se mettre d'accord pour
qu'une juridiction de n'importe quel lieu juge leur affaire.

2.2.3 Les affaires commerciales


Pour connaître quel est le tribunal de commerce qui doit juger une affaire commer-
ciale, il faut voir les règles applicables aux affaires civiles.

2.2.4 Les affaire du travail


Les affaires du travail sont jugées par la juridiction du lieu où le travailleur fait ou
faisait son travail. Lorsqu'à cause de son employeur ou pour une cause qu'il ne peut
pas éviter, le travailleur se trouve au siège de l'employeur ou au lieu où il a été en-
gagé, le tribunal de travail de ce lieu peut juger son affaire.

2.2.5 Les affaires administratives


Lorsqu'on veut faire annuler une décision administrative d'une autorité administra-
tive d'une province, d'un district ou d'une autre autorité administrative inférieure
qui ne respecte pas la loi, il faut s'adresser à la Cour d'appel de la province dans
laquelle se trouve cette autorité.

46
2.3. La qualité des personnes
La nature des affaires et le lieu de la localisation des juridictions permettent de
déterminer avec précision les juridictions compétentes pour juger les affaires. Le
problème ne se pose pas pour les affaires constitutionnelles et les affaires admi-
nistratives qui ne concernent pas les personnes mais les actes juridiques, à savoir
respectivement les lois, les ordonnnances-iois et les règlements intérieurs de l'As-
semblée nationale, du Sénat, du Congrès, de la Commission électorale nationale
indépendante, du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication et les
édits.
Le problème ne se pose pas non plus pour les affaires civiles, commerciales et du
travail pour lesquelles la qualité de la personne importe peu sauf lorsque ces per-
sonnes sont des étrangers.
La situation n'est pas la même pour les affaires pénales où il faut encore tenir comp-
te de la compétence personnelle, c'est-à-dire de la compétence des juridictions en
raison de la qualité de la personne concernée.

Juridictions compétentes pour juger les étrangers en matière civile, com-


merciale et du travail
En matière civile, de commerce ou du travail, les juridictions compétentes pour
juger les étrangers sont:
Œ> celles dans le ressort duquel ils habitent oucelles où ils ont élus domicile, c'est-à-dire
où ils ont choisi un lieu où on peut leur envoyer les lettres ou d'autres documents
nécessaires ;
Œ> celles dans le ressort duquel se trouve l'immeuble qui fait l'objet du conf/it ;
Œ> celles dans le ressort duquel le conf/it a commencé ou celui où le jugement doit être
exécuté ou appliqué;
Œ> celles dans le ressort duquel l'héritage qui les concerne se trouve;
Œ> celles dans le ressort duquel les biens qui les concernent ont été saisis;
Œ> celles où sont jugées les autres affaires qui les concernent;
Œ> celles où d'autres personnes avec qui ils sont en conf/its sont jugées ;
Œ> celles dans le ressort duquel se trouve le lieu où le bateau qui a commis un abordage
ou une assistance en Haute mer ou dans des eaux étrangères a été signifié.

47
Juridictions compétentes pour juger certaines personnes en matière pénale
Nous avons déjà souligné que les enfants sont jugés par des juridictions spécialisées,
à savoir les tribu naux pour enfants et les militaires par les juridictions militaires.

Il faut ajouter que certaines personnes ne peuvent être jugées que par des
juridictions bien déterminées. On dit que ces personnes sont bénéficiai res
des privilèges de juridiction. Il s'agit des policiers et des militai res ainsi que de
certains agents de l'Etat. Il faut faire très attention lorsqu'on veut accuser ces
personnes devant la justice. Sinon on va les accuser devant une juridiction qui
ne peut pas les juger ou qui est incompétente à leur égard.

Personnes qui ne peuvent être jugées que par les juridictions militaires
Œ> Personnes qui ne peuvent être jugées que par la Haute cour militaire.
Il s'agit:
:> des officiers généraux des Forces armées de la République démocratique
du Congo;
:> des agents de la Police nationale congolaise de même rang;
:> des magistrats militaires de la Haute cour militaire et des cours d'appel, ceux
des parquets près ces juridictions;
:> des membres de ces juridictions lorsqu'ils ont commis des infractions dans
l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions et
:> des personnes qui ne peuvent être jugées que par la Cour suprême de justi-
ce lorsqu'ils ont commis des infractions prévues par le Code pénal militaire
ne peuvent être jugés que par la Haute cour militaire.

Œ> Personnes qui ne peuvent être jugées que par une cour militaire
D'autres personnes ne peuvent être jugées que par une cour militaire. Il s'agit:
:> des officiers supérieurs des Forces armées de la République démocrati-
que du Congo et des membres de la Police nationale congolaise de même
rang;
:> des magistrats du tribunal militaire de garnison et de l'auditorat près ce
tribunal;
:> des membres du tribunal militaire de garnison lorsqu'ils ont commis des
infractions dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions
auprès de ce tribunal.

48
Œ> Personnes qui ne peuvent être jugées que par un tribunal militaire de garnison
Enfin, certaines personnes ne sont jugées au premier degré que par le tribunal mi-
litaire de garnison. Il s'agit des militaires de grade inférieur à celui de major ou des
membres de la Police nationale congolaise de même rang.

Tableau des grades des militaires et des officiers de la police


et des juridictions compétentes pour les juger
1
Juridictions militaires
Grades des militaires Gra es es liciers
compétentes
Officiers généraux
1. Lieutenant-général 1. Inspecteur divisionnaire en
chef
Haute cour militaire
2. Général major 2. Inspecteur divisio nnaire
3. Général de brigade 3. Inspecteur divisio nnaire
adjo int

Officiers supérieurs
1. Colonel 1. Inspecteur principal
Cour militaire
2. Lieutenant colonel 2. Inspecteur
3. Major 3. Inspecteur adjoint
Officiers subalternes
1. Capitaine 1. Commissaire principal
2. Lieutenant 2. Commissaire
3. Sous-lieutenant 3. Commissaire adjoint

Sous-officiers et gradés
1. Adjudant
2. Sergent chef
3. Sergent

Autres soldats Tribunal militaire de

··Adjudant chef
Adjudant de 1er classe
garnison

• Adjudant
··
1er Sergent-major
Sergent-major
• 1er Sergent ou sergent
chef
• Sergent
··Caporal
Soldat de 1ère classe
·Soldat ou recrue

49
Pour les juridictions de droit commun
Œ> Personnes qui ne peuvent être jugées que par la Cour suprême de justice
Il s'agit:
~ du Président de la République;
~ du Premier ministre;
~ des ministres et des vice-ministres;
~ les secrétaires d'Etat;
~ des députés ;
~ des sénateurs;
~ des membres de la Cour suprême de justice et du parquet général de la
République;
~ des premiers présidents des cours d'appel et de la Cour des comptes;
~ des procureurs généraux près les cours d'appel et la Cour des comptes;
~ des gouverneurs de province et des vice-gouverneurs de provinces;
:> des ministres provinciaux.
:> des présidents des assemblées provinciales.

Remarque
A l'avenir le Président de la République et le Premier ministre seront
jugés par la Cour constitutionnelle et les autres personnes bénéfici-
aires des privilèges de juridiction devant la Cour suprême de justice
aujourd'hui par la Cour de cassation

Œ> Personnes qui ne peuvent être jugées au premier degré que par une cour d'appel et
en appel par la Cour suprême de justice
Il s'agit:
:> des magistrats ;
:> des fonctionnaires des services de l'Etat et des entreprises publiques ayant
au moins le grade de directeur ou un grade équivalent.

Œ> Personnes qui ne peuvent être jugées au premier degré que par le Tribunal de grande
instance.
Il s'agit:
:> des conseillers urbains;
:> des bourgmestres;
:> des chefs de secteur;
:> des chefs de chefferie;

50
=> des conseillers communaux;
~ Des conseillers de secteur;
~ Des conseillers de chefferie.

Tableau synthétique de la compétence des juridictions pénales


en fonction des personnes concernées

Personnes Juridictions compétentes Observations


Enfants Tribunal pour enfants

Militaires et policiers Juridictions militaires


Président de la République,
Premier ministre, ministres,
députés, sénateurs, magistrats
à la Cour suprême de justice,
Cour suprême de justice
gouverneur, vice-gouverneurs,
ministres provinciaux, prési-
dents des assemblées provin-
ciales
Députés provinciaux, maires,
maires adjoints, fo nction-
naires de l'Etat à partir du
grade de directeur, présidents
Cour d'appel
des conseils urbains, magis-
trats des cours d'appel, tri-
bunaux de grande instance et
tripaix,
Conseillers urbains,
bourgmestres, chefs de sect-
eurs, chefs de chefferies, con-
Tribunal de grande instance
seillers communaux, conseill-
ers de secteur. conseillers de
chefferie

2.4 Le moment où l'infraction a été commise


Lorsqu'une nouvelle juridiction vient d'être crée, on peut se demander quelle juri-
diction entre l'ancienne et cette nouvelle juridiction doit juger une affaire.
Exemples:
=> En 1968, la loi a crée les tribunaux de paix. Ces tribunaux devaient rempla-
cer les juridictions coutumières.
=> En 200 l, la loi a crée les tribunaux de commerce;

SI
~ Toujours en 2002, une autre loi a crée les tribunaux de travail ;
~ En 2006, la constitution a prévu de nouvelles juridictions, à savoir la Cour
constitutionnelle, le Conseil d'Etat et la Cour de cassation. Elle a aussi pré-
vu les juridictions de l'ordre administratif, c'est-à-dire le Conseil d'Etat, les
cours d'appel administratives et les tribunaux administratifs;
~ Toujours en 2006, la Constitution a supprimé la Cour de sureté de l'Etat qui
jugeait les infractions politiques ;
~ En 2009, la loi portant protection de l'enfant a prévu les juridictions pour
enfants.

A chaque fois que de nouvelles juridictions ont été créées, on s'est demandé
quelles affaires elles devraient juger. La loi a toujours répondu à cette ques-
tion. Les juridictions ne jugent que les affaires qui naissent après leur création.
Mais si elles ne sont pas encore installées, ce sont les anciennes juridictions
qu'elles remplacent qui continuent à juger ces affaires. La loi contient généra-
lement des dispositions transitoires qui règlent ces situations

52
Chapitre 3

C om ment se déroule ou se passe une affaire


devant la justice 1

Le déroulement d'une affaire dépend de sa nature. Une affaire pénale ne se déroule


pas de la même manière qu'une affaire civile. Une affaire administrative ne se dé-
roule pas comme une affaire constitutionnelle. La loi précise comment se déroule
chaque type d'affaire.

3. 1. Le déroulem ent d'une affaire pénale


Une infraction est une mauvaise chose. Elle trouble l'ordre public. C'est pourquoi
certains agents de l'Etat, à savoir les officiers de police judiciaire et les magistrats du
parquet ont reçu mission de rechercher et de constater les infractions, d'identifier
leurs auteurs, de rassembler les preuves relatives à ces infractions et de les déférer
devant les autorités compétentes.
Lorsqu'ils sont informés de la commission d'une infraction, ces agents de l'Etat
ouvrent une enquête. Cette enquête leur permet de décider de ce qu'il faut faire:
terminer l'affaire à leur niveau ou la transmettre au juge compétent pour que ce
juge puisse trancher cette affaire.
La partie qui n'est pas d'accord avec la décision de ce juge peut utiliser les voies de
recours qui permettent que l'affaire soit jugée une autre fois.

Déclenchement d'une affaire pénale


Une affaire pénale peut être déclenchée ou peut commencer de trois manières
différentes:
!ID Un officier de police judiciaire ou un magistrat du parquet est présent au moment
de la commission de l'infraction. On parle de la saisine d'office d'un officier de police
judiciaire ou d'un magistrat du parquet

Un officier de police judiciaire ne peut pas instrumenter ou instruire d'office contre


certaines personnes.

53
Tableau des personnes contre lesquelles les OMP
ne peuvent pas instruire en RDC

Les chefs d'Etat étrangers


Les ministres des affaires étrangères des Etats étrangers
Les ambassadeurs des Etats étrangers travaillant en ROC et les mem-
bres de leurs familles
III Les consuls des Etats étrangers travaillant en RDC
ru Les fonctionnaires internationaux, par exemples les soldats de la Monuc
ou de la Monusco

Tableau des personnes contre lesquelles les OPJ et les OMP


ne peuvent pas instrumenter ou instruire d'office

Formalités exil ées pour que l'OMP puisse


Personnes concernées déclencher l'instruction à l'él ard de ces
personnes
Décision des poursuites et mise en accusation
Président de la République
par le Congrès
Décision des poursuites et mise en accusation
Premier ministre
par le Congrès
Décision des poursuites et mise en accusation
Ministres
par l'Assemblée nationale
Levée de l'immunité parlementaire par la plénière
ou le Bureau de l'Assemblée nationale ou le Sénat
Députés et sénateurs selon que la session parlementaire est en cours
ou qu'on est en vacances parlementaires, sauf cas
de f1~rant délit
Les autres bénéficiaires des privilèges
de juridiction devant la Cour Citation du procureur général de la République
suprême de justice

Les bénéficiaires des privilèges de


Citation du procureur général
juridiction devant la Cour d'appel

Remarque:
Les infractions commises par le Président de la République et le
Premier ministre ne peuvent faire l'objet d'une instruction par
l'OMP que lorsque leur mandat s'est terminé.

54
Œ> La victime de l'infraction porte une plainte écrite ou orale devant un officier de police
judiciaire ou un magistrat du parquet

Tableau des infractions qui ne peuvent pas faire l'objet


d'une instruction par l'officier de police judichiire ou le parquet
lorsque les victimes n'ont pas porté plainte
Adultère ;
m Harcèlement sexuel;
III Grivèlerie;
III Infractions commises à l'étranger par des congolais dans la mesure
ou ces infractions sont punies d'une peine de cinq ans de prison au
moins;
III Infraction d'outrage et de violence contre les corps constitués, contre
les membres de ces corps et contre les dépositaires de l'autorité ou de
la force publique;
III Infraction de concurrence déloyale;
m Infraction de contrefaçon en matière de propriété industrielle
Œ> Une personne informée de l'infraction fait une dénonciation auprès d'un officier de
police judiciaire ou un magistrat du parquet Sauf si l'infraction concernée est une
infraction politique, les personnes qui sont informées de la commission d'une infraction
ne sont pas obligées de la dénoncer auprès d'un OP) ou d'un OMP.

La personne qui porte plainte auprès d'un officier de police judiciaire ou un magis-
trat du parquet s'appelle plaignant. Celle contre qui la plainte est portée s'appelle
suspect devant l'officier de police judiciaire et inculpé devant le magistrat du par-
quet.
La plainte écrite peut être rédigée de la manière suivante:

1 55
Modèle de plainte écrite:

Monsieur le Procureur de la République près le tribunal de grande instance


de ....
J'ai l'honneur de porter à votre connaissance les faits suivants:
(Présenter les faits de manière précise et succincte)
Je porte plainte pour les faits ci-dessus indiqués. me réservant de me consti-
tuer partie civile dans la suite et vous prie. Monsieur le Procureur de la Répu-
blique. de vouloir bien prescrire immédiatement toutes enquêtes et mesures
nécessaires.
Veuillez agréer, Monsieur le Procureur de la République.l·expression de mes
sentiments respectueux.
Nom
Signature

Quant au procès verbal actant une plainte ou une dénonciation. il se présente de la


manière suivante:
Modèle de procès-verbal actant une plainte ou une dénonciation

PV actant une dénonciation, une plainte ou un rapport de police


L'an ....• le .... ème jour du mois de .... ;
Par devant nous •......• OPJ à compétence .....• dans le ressort de .....• nous
trouvant à.... ;
A comparu le nommé ......• fils de ..... et de .....• originaire de ..... de .... résidant
à ....• avenue/Rue ....• n° .... et y exerçant la profession de ....• lequel serment
prêté. nous a fait la déclaration suivante en français ou bien en langue .... dont
nous avons une connaissance suffisante pour nous permettre de traduire et
d'acter en français ( ou bien en langue). dont la traduction française nous est
donnée par interprète-juré ... dans les termes suivants :....
Sur interpellation le comparant nous précise:
QI......................................................................................................................................
RI .......................................................................................................................................
Q .......................................................................................................................................

56
RI .......................................................................................................................................
(Eventuellement) le comparant nous désigne les témoins suivants :

De tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal dont nous donnons
lecture (éventuellement traduction) au comparant, qui persiste en ses dires
et signe avec nous les présentes.
Je jure que le présent procès verbal est sincère.

L'OPJ L'interprète Le comparant

Instruction d'une affaire pénale par l'OPJ ou l'OMP


Dès qu'il a été informé de la commission de l'infraction ou que la plainte a été
confirmée par le plaignant, l'officier de police judiciaire ou l'officier du ministère pu-
blic peut ouvrir son enquête, c'est-à-dire qu'il peut utiliser les moyens d'instruction
que la loi lui reconnait pour avoir de plus amples informations sur cette infraction.
L'officier de police judiciaire et l'officier du ministère public n'ont pas les mêmes
pouvoirs d'instruction. Il y a des pouvoirs d'instruction communs à l'officier de po-
lice judiciaire et à l'officier du ministère public.
Il ya aussi des pouvoirs d'instruction que l'officier du ministère public peut déléguer
ou donner dans certaines circonstances à l'officier de police judiciaire. L'acte que
l'officier du ministère public écrit pour déléguer ses pouvoirs à un officier de police
judiciaire s'appelle réquisition d'information.
Certaines circonstances délèguent aussi les pouvoirs de l'officier du ministère public
à l'officier de police judiciaire. C'est ce qu'on appelle la flagrance. Il y a flagrance
lorsqu'une infraction vient de se commettre, qu'on a trouvé une personne avec des
effets qui font croire que c'est elle qui vient de commettre l'infraction concernée
ou qu'une personne est poursuivie par la clameur publique comme étant celle qui
vient de commettre une infraction.
Il Y a enfin des pouvoirs d'instruction propres à l'officier du ministère public et qu'il
ne peut pas déléguer à l'officier de police judiciaire.

57
Les pouvoirs d'instruction communs à l'officier de police judiciaire et à l'offi-
cier du ministère public sont les suivants :
III Pouvoirs d'établir les procès-verbaux de constat;
III Pouvoirs d'établir des procès-verbaux d'interrogatoire, d'audition des
témoins, actant une plainte ou une dénonciation ;
III Pouvoir d'établir des procès-verbaux de saisie.

Les pouvoirs d'instruction reconnus à l'officier du ministère public qu'il peut déléguer à
l'officier de police judiciaire sont les suivants :
W Pouvoir de faire comparaître l'inculpé par un mandat de comparution et par un
mandot d'amener;
W Pouvoir de faire comparaître un témoin par la citation à témoin;
W Pouvoir de pratiquer des visites domiciliaires et des perquisitions ;
III Pouvoir de pratiquer la fouille corporelle sur l'inculpé;
W Pouvoir de pratiquer la saisie de la correspondance;
m Pouvoir de requérir un expert ;
W Pouvoir de requérir un médecin aux fins d'autopsie médico-légale et pouvoir d'or-
donner l'exhumation des cadavres.

Les pouvoirs d'instruction reconnus à l'officier du ministère public qu'il ne


peut pas déléguer à l'officier de police judiciaire sont les suivants :
W Pouvoir de direction de la police judiciaire ;
ID Réquisition de la force publique, c'est-à-dire demander à l'armée ou à la
police de l'aider dans ses enquêtes ;
IIi Condamnation du témoin récalcitrant, c'est-à-dire qui ne répond pas à
ses convocations;
W Réquisition de médecin aux fins d'exploration corporelle, c'est-à-dire
demander à un médecin de chercher les traces ou les preuves de l'in-
fraction sur l'inculpé;
III L'allocation d'indemnités aux témoins et aux experts.

L'exercice de certains pouvoirs d'instruction reconnus à l'officier du ministère


public et/ou à l'officier de police judiciaire peut violer les droits de l'homme. C'est
pourquoi la loi l'a rigoureusement réglementé. (( s'agit du pouvoir d'arrêter la
personne suspectée et du pouvoir de saisir les biens de la même personne.

58
Pouvoirs d'arrestation du suspect ou de l'inculpé
L'officier de police judiciaire et l'officier du ministère public peut arrêter un suspect
ou un inculpé. Mais il ne peut le faire que lorsque certaines conditions sont réunies.
Le tableau suivant résume les conditions qui doivent être réunies pour que l'officier
de police judiciaire ou l'officier du ministère public puisse arrêter une personne.

Tableau des conditions d'arrestation et de détention par l'OPJ et l'OMP


on par l'oftIdiiio
" '18!!!Jl"-iililil daire

1. Si l'infraction reprachée au suspect est 1. Si l'infraction reprochée à l'inculpé est


punie de six mois de prison au moins punie de six mois de prison au moins
a) l'OPj doit d'abord entendre le suspect a) l'OMP doit d'abord entendre l'inculpé
b)I'OPj ne peut arrêter le suspect que b) Si l'OMP trouve qu'il ya des indices sé-
lorsqu'il y a des indices sérieux de cul- rieux de culpabilité, il peut arrêter l'in-
pabilité, c'est-à-dire des faits qui mon- culpé pendant cinq jours par un man-
trent que le suspect a vraisemblale- dat d'arrêt provisoire (MAP)
ment commis cette infraction c) après les cinq jours de détention,
c) l'OPj peut ensuite signer un procès- l'inculpé doit être libéré par l'OMP
verbal de saisie de prévenu indiquant à moins qu'il ne soit conduit au juge
notamment la date et l'heure du début en chambre du conseil si l'instruction
et de la fin de l'arrestation n'est pas terminée
d) le suspect peut être gardé dans un d) la chambre du conseil peut prendre
amigo ou un cachot pendant quarante une ordonnance de mainlevée de la
huit heures au maximum détention. Elle peut aussi prendre une
e) l'OPj doit informer la famille du sus- ordonnance autorisant l'OMP à mettre
pect de ce qui lui est arrivé l'inculpé en détention préventive pour
une durée de quinze jours. Elle peut
f) le suspect a le droit d'être visité par
aussi prendre une ordonnance accor-
les membres de sa famille
dant à l'inculpé la liberté provisoire.
g) le suspect a le droit d'exiger d'être Pour avoir la liberté provisoire, l'in-
consulté par un médecin culpé doit payer une somme d'argent
h)les hommes doivent être séparés des appelé cautionnement. Cette somme
femmes, les adultes des enfants et les d'argent est remboursée en cas d'ac-
suspects des condamnés dans les ami- quittement. Pour avoir la liberté provi-
gos ou cachots soire, l'inculpé doit aussi accomplir un
i) après quarante huit heures de déten- certain nombre de devoirs imposés par
tion, le suspect doit être acheminé au l'OMP, par exemple se présenter régu-
parquet ou être libéré lièrement à son office ou à son bureau,
ne pas voyager etc. Si l'inculpé n'a pas
j) le parquet doit vérifier régulièrement
respecté ces devoirs, le cautionnement
les conditions de détention dans les
pourra être retenu en totalité ou en
amigos, libérer les personnes en dé-
partie. Le parquet peut aussi réincar-
tention irrégulière et sanctionner les
cérer l'inculpé.
officiers de police judiciaires fautifs

59
k) les personnes arretees en violation e) après quinze jours de détention pro-
des conditions de détention reprises visoire, l'inculpé est encore présenté
dans ce tableau peuvent porter plainte en chambre du conseil si l'instruction
contre les officiers de police judici- de l'OMP n'est toujours pas terminée.
aires qui les a arrêtées pour arresta- Dans ce cas, la chambre du conseil
tion arbitraire ou détention illégale peut prendre une ordonnance proro-
et/ou atteinte aux droits garantis aux geant la détention préventive pour 1
particuliers mois et, après ce mois, d'un autre mois
et ainsi de suite.
2. SI l'Infraction reprochée à la personne
concernée est punie d'une peine in- f) lorsqu'une partie n'est pas d'accord
férieure à six mois de prison mais su- avec une ordonnance de la chambre
périeure à sept jours : du conseil autorisant ou prorogeant
la détention préventive avec ou sans
a) l'OPj doit d'abord entendre cette per-
liberté provisoire ou refusant la déten-
sonne
tion préventive ou la prorogation de la
b) l'OP] ne peut l'arrêter que lorsqu'il y détention préventive, elle peut aller en
a des indices sérieux de culpabilité appel contre cette ordonnance
c) l'OP] ne peut arrêter que si l'identité g) pour les autres conditions de la dé-
de la personne est aussi douteuse ou tention provisoire, voire les conditions
inconnue ou qu'elle n'a pas de domi- prévues pour l'arrestation par l'officier
cile de police judiciaire
3. Si l'infraction est flagrante 2. Si l'infraction reprochée à l'inculpée
L'OP] doit conduire immédiatement la per- est punie de moins de six mois mais
sonne arrêtée devant l'officier du ministère de plus de sept jours de prison
public. Il peut aussi décerner un mandat a) l'OMP doit d'abord entendre l'inculpé
d'arrêt. Il peut interdire aux personnes se
b) si l'OMP trouve des indices sérieux de
trouvant sur le lieu où l'infraction a été
culpabilité et si l'identité de l'inculpé est
commise de se déplacer avant qu'il n'aie fini
inconnue ou douteuse, sa résidence in-
son enquête.
connue ou suite à crainte, il peut pren-
4. Si l'OP} est porteur d'un mandat dre un MAP contre cet inculpé
d'amener établi par un officier du minis- c) pour les autres conditions de la déten-
tère public ou un officier de police judi- tion de l'inculpé voire les conditions
ciaire, un OP] peut exécuter ce mandat posées lorsque l'infraction est punie
en arrêtant la personne concernée et en de six mois de prison au moins
la conduisant immédiatement auprès de
l'auteur du mandat d'arrêt 3. Si l'infraction reprochée à l'inculpé est
flagrante
a) L'OMP peut arrêter même les per-
sonnes qui ne peuvent être jugées que
par la Cour d'appel ou la Cour su-
prême de justice
b) l'Assemblée nationale ou le sénat peut
demander à l'OMP de libérer l'inculpé
pendant la période de la session par-
lementaire lorsque cet inculpé est un
député ou un sénateur

60
Lorsqu'il a fini son instruction, l'officier de police judiciaire instrumentant c'est-à-
dire à charge de l'enquête ou l'officier du ministère public instructeur peut prendre
l'une des décisions suivantes:
[ID Classer l'affaire sans suite;

Tableau des raisons pour lesquelles une affaire


peut être classée sans suite
III Décès ou mort du suspect ou de l'inculpé;
III Retrait de la plainte pour les infractions d'adultère et de grivèlerie;
ru Amnistie (une loi dit que les faits reprochés au suspect ou à l'inculpé
n'avait pas un caractère infractionnel (loi de l'oubli et du pardon);
ru Abrogation (la loi qui prévoyait l'infraction concernée est supprimée) ;
ru Dépénalisation (la loi dit que les faits reprochés au suspect ou à l'inculpé
ne sont plus sanctionnés pénalement) ;
ru Prescription (la durée prévue pour que l'infraction soit punie est dé-
passée) ;
ru Faits non graves.

[ID Classer "affaire par paiement d'amende transactionnelle;


Lorsque l'infraction concernée est punie de la peine de prison et/ou d'une peine
d'amende.
Les affaires relatives aux violences sexuelles ne peuvent pas être classées par paie-
ment d'amende transactionnelle.
l'amende transactionnelle est proposée par l'OPJ instrumentant ou l'OMP instruc-
teur. Le suspect ou l'inculpé peut l'accepter ou non. Il peut donc refuser la transac-
tion propre et demander que l'affaire suive son cours au iveau du parquet.
Le fait pour le suspect ou l'inculpé d'accepter le classement de son affaire par paie-
ment d'amende transactionnelle ne signifie pas qu'il a reconnu qu'il a commis l'in-
fraction qui lui est reprochée.
Lorsque l'infraction a causé du tort à une personne, le classement du dossier par
paiement d'amende transactionnelle ne peut se faire que si le suspect ou l'inculpé
accepte de payer les dommages-intérêts à cette personne ou de réparer le dom-
mage causé.
Lorsque des biens ont été saisis, le classement sans suite ne peut se faire que si le
suspect ou l'inculpé renonce à ces biens.
Le classement du dossier par paiement d'amende transactionnelle proposé par
l'OPJ instrumentant doit être accepté par le Procureur dont il dépend. Sinon le clas-

61
seme nt du dossier n'aura pas lieu. Il n'y a pas classement de dossier par paiement
d'amende transactionnelle à l'auditorat militaire.

Œ> Transmettre le dossier au parquet pour l'OMP ou au juge pour le juge-


ment
Lorsqu'un OPJ reçoit un dossier du parquet, il le lit pour voir si l'enquête a été
bien menée ou non. Si l'enquête n'a pas été bien menée, il peut lui-même continuer
l'instruction.
Lorsque l'OMP a terminé son instruction, il peut:
:> Classer l'affaire sans suite;
:> Classer l'affaire par paiement d'amende transactionnelle ou
:> Transmettre le dossier au juge.

Le document par lequel le parquet transmet l'affaire au juge s'appelle requête aux
fins de fixation. Dès que le parquet a transmis l'affaire au juge, il ne peut plus utiliser
ses pouvoirs d'instruction.

Instruction d'une affaire pénale par une juridiction


Citation à prévenu, citation directe, citation à civilement responsable
et citation à témoin
Le tribunal ou la cour reçoit le dossier du parquet ou de la victime de l'infraction qui
a été commise. Le document que la victime écrit pour amener son affaire au tribunal
ou à la cour s'appelle citation directe.
Les juridictions militaires ne peuvent être saisies par une citation directe.
Les juridictions de droit commun ne peuvent pas non plus être saisies par citation
directe contre les personnes qui ne peuvent être jugées que devant la Cour d'appel
ou la Cour suprême de justice (cour de cassation, cour constitutionnelle).
La citation à prévenu et la citation directe doivent préciser:

ru La personne qui l'a écrite;


ru Le nom, prénom, le post nom et adresse de la personne à qui elle
s'adresse;
fIl Pourquoi elle a été écrite;
III La juridiction devant laquelle la personne concernée doit se présenter,
son adresse et la date de l'audience à laquelle elle doit se présenter;
W La personne qui l'a donnée à la personne concernée;
III Les faits qui sont à sa base, le lieu et la date à laquelle ces faits ont été
commis.

62
La citation directe n'est pas autorisée contre les personnes qui ne peuvent être
jugées que par une cour d'appel ou par la cour suprême de justice. Ces personnes
ne peuvent être accusées que par le procureur général ou le procureur général de
la République. Elle est cependant autorisée contre les personnes qui ne peuvent
être arrêtées qu'après avoir informé leurs supérieurs hiérarchiques, par exemple les
policiers, les militaires, les agents de l'Agence nationale de renseignement et de la
Direction générale de migration, etc ..
Lorsque la personne suspectée d'avoir commis une infraction a un civilement res-
ponsable, c'est-à-dire une personne qui doit payer les dommages-intérêts pour les
infractions qu'elle a commises, ce civilement responsable recevra aussi une citation
à civilement responsable pour l'informer du lieu et de la date de l'audience, des faits
qui se sont passés et de l'infraction dont la personne est accusée.
S'il y a des témoins, ils recevront, eux, des citations à témoins.
Lorsque la juridiction est saisie par le parquet, la victime de l'infraction peut aussi
recevoir un document l'invitant à se présenter à l'audience. Ce document s'appelle
citation à partie civile.
Les citations doivent être signifiées aux personnes concernées par le greffier
ou l'huissier.
La signification des citations peut se faire de trois manières différentes. Elle
peut se faire directement à la personne concernée. On parle alors de la signi-
fication à personne. Elle peut aussi se faire à la maison de la personne concer-
née. On parle de la signification à domicile. Enfin, elle peut se faire par la poste
ou l'affichage à la juridiction concernée. On parle alors de la signification par
édit et missive ou de la signification par édit et publication.
La signification à personne peut se faire n'importe où. Le greffier ou l'huissier
qui le fait donne une copie de la citation à la personne concernée. Celle-ci
signe une autre copie de la citation pour démontrer qu'elle l'a reçue. Si la per-
sonne refuse de signer cette copie, le greffier ou l'huissier note sur sa copie
que la personne a refusé de la signer.
La signification à domicile peut se faire à un parent de la personne concernée,
c'est-à-dire son père, sa mère, son oncle, sa tante, son frère ou sa sœur. Elle
peut aussi se faire à un allié, c'est-à-dire un beau-père ou une belle-mère, un
beau-frère ou une belle-sœur. Lorsqu'il n'y a aucun parent et aucun allié, le
greffier ou l'huissier le note sur sa copie de la citation. Dans ce cas, il peut
donner la citation au patron ou au chef de la personne concernée ou lorsque
cette personne est le chef, à son travailleur ou à son domestique. S'il n'y a ni
maitre ou patron, ni domestique, le greffier ou l'huissier va également le noter
sur sa copie de la citation. Dans ce cas, la citation peut être donnée au voisin
de la personne concernée. S'il n'y a aucun voisin, le greffier ou l'huissier va

63
le noter sur sa copie de la citation. Dans ce cas, il peut donner la copie de la
citation au chef de chefferie ou au chef de groupement. La personne à qui la
citation est donnée doit être majeure. Elle doit donner son nom et sa relation
avec la personne à qui la citation est adressée. Elle doit aussi signer la copie
de la citation. Si elle refuse de signer, le greffier ou l'huissier va le noter sur sa
copie de la citation.
La signification par édit et missive se fait en envoyant une copie de la cita-
tion à la poste. Celle-ci va alors la remettre à la personne concernée ou aux
personnes énumérées pour la citation à personne. La personne qui reçoit la
citation doit la signer. La poste va donner la copie de la citation signée au gref-
fier ou à l'huissier. La copie de la citation peut aussi être donnée à n'importe
quelle personne appelée messager. Lorsque le messager donne la copie de la
citation à la personne concernée ou à l'une des personnes indiquées pour la
citation à domicile, il demande à cette personne de signer sa copie. Il va ren-
voyer cette copie au greffier ou à l'huissier qui l'a envoyée.
La signification par édit et publication se fait lorsque la personne concernée
n'a pas une adresse connue en République démocratique du Congo mais elle
a une autre adresse connue à l'étranger. Elle se fait en affichant une copie de
la citation à la porte principale de la juridiction qui doit juger cette personne.
Une autre copie est envoyée à cette personne par la poste. Si la personne n'a
pas de domicile connue que ce soit en République démocratique du Congo
ou à l'étranger, une copie de la citation sera affichée à la porte principale du
tribunal qui doit la juger. Une autre copie sera envoyée au journal officiel qui
va la publier. Enfin une troisième copie sera publiée dans un journal choisi par
le Premier président ou le président de la cour ou du tribunal concernée.
Même si la personne n'a pas de domicile connue en République démocratique
du Congo et/ou à l'étranger, on peut lui signifier la citation à personne.

Entre le jour de la signification et la date d'audience, il doit se passer un délai qu'on


appelle délai de citation. Ce délai est de huit jours franc pour le prévenu et la per-
sonne civilement responsable, c'est-à-dire que pour compter ce délai, le jour de la
signification de la citation et le huitième jour après cette signification ne comptent
pas.
On peut y ajouter un jour supplémentaire s'il habite à cent kilomètre de la juridiction
et deux ou trois jours s'il habite à deux ou trois cent kilomètres de cette juridiction.

64
Si la personne concernée n'habite pas en République démocratique du Congo, le dé-
lai de citation est de trois mois. Mais si cette personne a été signifiée en République
démocratique du Congo, c'est le délai de huit jours qui sera appliqué.
Ce délai permet à ces personnes de se préparer avant de se présenter à l'audience.
Elles peuvent en profiter pour consulter un avocat par exemple. Lorsque le délai
de citation n'a pas été respecté, la juridiction peut se déc/arer non saisie, c'est-à-
dire qu'il faut que le greffier recommence la signification en respectant le délai.
L'audience peut aussi être reportée à une autre date pour permettre au prévenu de
se préparer. Mais le prévenu peut aussi accepter que l'audience se tienne. On parle,
dans ce cas, de la comparution volontaire.
Lorsque l'audience doit se tenir rapidement, le Premier président de la cour ou le
président du tribunal peut autoriser que le délai de citation ne soit pas respecté.
Dans ce cas, il fixe lui-même le délai qui doit être respecté. On dit qu'il y a abrévia-
tion de délai. L'abréviation de délai n'est possible que lorsque l'infraction commise
est punie d'une sanction qui ne dépasse pas six mois de prison ou n'est qu'une
amende.
Le document par lequel on demande au premier président ou au président d'autori-
ser l'abréviation de délai s'appelle la requête en abréviation de délai. Il doit préciser
pourquoi l'audience doit se tenir rapidement

Le témoin peut être signifié même le jour de l'audience. Il en est de même de la


partie civile ou la victime de l'infraction s'il y en a une.

Audience
• Lorsque le premier président d'une cour ou le président d'un tribunal reçoit un
dossier, il signe un document pour l'attribuer à une chambre de la c~ur ou du tri-
bunal. Ce document s'appelle ordonnance. Le Premier président ou le président
signe aussi un autre document pour fixer la date d'audience. Ce document s'appelle
ordonnance de fixation de la date d'audience. Pour fixer la date d'audience, le pré-
sident tient compte du délai de signification des citations.

Occupation de la salle d'audience


A l'audience, les juges sont à l'estrade. Ils sont assis devant le public. C'est pourquoi
on les appelle magistrats assis. Sur la même table, à la droite des juges, il y a les ma-
gistrats du parquet. Ils doivent se tenir debout chaque fois qu'ils parlent. De là vient
leur nom de magistrats debout. A la gauche des juges, il yale greffier.
Devant les juges, il y a un endroit où se tiennent les prévenus avec leurs avocats ou
défenseurs judiciaires. On l'appelle la barre.

65
Derrière les prévenus et leurs avocats, il y a plusieurs bancs ou chaises où se tien-
nent les personnes qui suivent l'audience. On les appelle l'assistance.
En République démocratique du Congo, les audiences sont publiques.Toute person-
ne peut y assister sans faire du bruit et encore moins chercher à influencer les juges
soit en applaudissant soit en huant. Faire du bruit à l'audience est une infraction. Elle
est appelée délit ou infraction d'audience.
Lorsqu'une personne a commis une infraction d'audience, la juridiction où elle l'a
fait peut suspendre son audience pour juger d'abord cette personne avant de conti-
nuer l'audience de la première affaire.
L'entrée des juges dans la salle d'audience est annoncée par le greffier à travers la
sonnerie d'une cloche et une déclaration: « La cour ... ».Toute l'assistance se tient
debout.

Lecture de l'extrait du rôle


Après l'installation des juges, des magistrats du parquet et du greffier, le président de
l'audience demande à l'assistance de s'asseoir. Il demande ensuite au greffier de lire
l'extrait du rôle. Il s'agit des affaires qui seront jugées à cette audience. Le greffier lit
l'extrait de rôle en donnant les numéros des affaires dans le registre de la juridiction.
Les affaires pénales portent le numéro RP 1,2,300 ou 7000, c'est-à-dire registre des
affaires pénales et le numéro de l'affaire suivant son ordre d'arrivée à la juridiction.

Appel des affaires et comparution des parties

Après la lecture de l'extrait du rôle, le président appelle les affaires les unes
après les autres. Pour chaque affaire, le président appelle le prévenu à la barre.
Le prévenu peut comparaitre, c'est-à-dire se présenter à la barre seul ou
accompagné de son avocat ou de son défenseur judiciaire. On dit que le
prévenu est assisté par un conseil. Le prévenu peut aussi être représenté par
son conseil.
Le prévenu ne peut être représenté que lorsque l'infraction pour laquelle
il est accusé est puni d'une sanction inférieure à deux ans de prison. Même
pour ce type d'infraction, le président peut exiger que le prévenu compa-
raisse personnellement pendant toute l'audience ou à une partie de celle-ci.
Le prévenu doit être identifié par la juridiction. Cette juridiction doit lui de-
mander son nom, son prénom, son post-nom, les noms de ses parents, son
lieu et sa date de naissance, sa nationalité, sa profession, son état-civil etc.
S'il a un avocat, cet avocat fait acter sa comparution, c'est-à-dire qu'il donne
son nom, son post nom et son prénom, sa qualité d'avocat ou de défenseur
judiciaire et le barreau ou le syndic auquel il appartient.

66
Les autres personnes, elles, par exemple le civilement responsable et la partie civile
peuvent être représentées. Mais le témoin ne peut être ni représenté ni as-
sisté.
Les témoins sont isolés ou mis à l'écart pour empêcher qu'ils ne suivent le procès ou
les déclarations des uns et des autres. Ils sont appelés à la barre l'un après l'autre.
Sauf lorsqu'on veut les confronter, c'est-à-dire leur demander de réagir aux déclara-
tions des uns et des autres.

Lecture de "accusation
Après la comparution du prévenu et l'isolément des témoins, le président demande
au greffier de lire la citation à prévenu pour rappeler au prévenu pourquoi il est
devant la justice. Il demande ensuite au prévenu de réagir à cette citation à prévenu
ou citation directe.

L'instruction proprement dite


Commence alors l'instruction du dossier, c'est-à-dire une série de questions et ré-
ponses posées au prévenu par le président, les autres juges s'il y en a, le ministère
public, la partie civile, les avocats de différentes parties etc. Les questions et les
réponses à ces questions posées par les autres parties ou le prévenu s'adressent au
président. Les parties n'échangent pas directement entre elles.
La procédure à l'audience est contradictoire, c'est-à-dire que les parties échangent
sur toutes les questions qui se posent. Chacune d'elles donne son point de vue sur
ces questions. Rien ne doit être gardé secret.

Les témoins sont appelés à la barre les uns après les autres. Ils prêtent ser-
ment de dire la vérité, rien que la vérité et toute la vérité avant de répondre
aux questions qui leur sont adressées. Certains témoins ne peuvent pas prêter
serment, par exemple lorsqu'ils ont des liens de parenté ou d'alliance avec le
prévenu. Dans ce cas, ils ne prêtent pas serment. On les appelle renseignants.
Il est permis au prévenu de mentir pour se sortir d'affaire. Mais le témoin,
lui, ne peut pas mentir. S'il le fait il commet l'infraction de faux témoignage. Il
peut être condamné pour ça. Le témoin peut aussi être condamné lorsqu'il
ne comparait pas alors qu'il a reçu une citation à témoin. On dit qu'il est un
témoin défaillant. Un témoin défaillant qui a présenté des excuses valables ne
sera pas condamné. Un témoin peut être refusé par une partie. Cette partie
doit alors dire exactement ce qu'elle reproche à ce témoin. Le juge va finale-
ment décider si ce témoin doit être entendu ou non ou s'R doit être entendu
comme un témoin ou un simple renseignant.
Le président décide aussi des autres actes d'instruction qui peuvent être po-
sés, notamment une descente sur les lieux, une réquisition à expert, etc.

67
Conclusions. réquisitoire et 'Plaidoiries
Lorsque l'instruction est terminée, le président accorde la parole à la partie civile s'il
y en a une pour ses conclusions.
Les conclusions de la partie civile tendent à démonter qu'il y a eu commission d'une
infraction et qu'elle a subi un préjudice du fait de cette infraction. Elles démontrent
que ce préjudice est une conséquence de cette infraction. Enfin les conclusions
demandent une réparation, c'est-à-dire le paiement des dommages-intérêts. Les
conclusions de la partie civile sont suivies par le réquisitoire du parquet. Le réqui-
sitoire du ministère public vise à démontrer qu'il y a eu effectivement commission
d'une infraction ou non, le tout en prouvant son point de vue. Il propose aussi la
peine à laquelle le prévenu doit être condamné. Le réquisitoire du ministère public
est suivi par les plaidoiries du prévenu.
Les plaidoiries du -prévenu ne nient pas toujours la commission de l'infraction. Elles
peuvent reconnaitre la commission de l'infraction mais insister sur les circonstances
atténuantes, c'est-à-dire les raisons pour lesquelles le juge ne devrait pas condamner
ou condamner seulement à une peine légère. Les plaidoiries du prévenu peuvent
aussi se limiter au droit ou à la forme. Elles peuvent, par exemple, contester la
compétence de la juridiction qui le juge, l'irrégularité de la composition de cette
juridiction, le non respect de la procédure, etc. Après les plaidoiries du prévenu,les
autres parties peuvent demander de répondre aux arguments de ce prévenu. Ces
arguments sont appelés des moyens.
Si toutes les parties ont développé leurs moyens, le tribunal peut accorder la parole
au prévenu pour son mot de la fin.

Clôture des débats. délibéré et jugement


Après le mot de la fin du prévenu, le président déclare la clôture des débats. Il prend
l'affaire en délibéré. Le délibéré se fait en secret par les juges qui ont participé aux
débats. Les juges donnent leur point de vue sur l'affaire suivant leur ancienneté. Les
plus jeunes donnent leur point de vue avant les plus vieux. Cette méthode de travail
permet aux plus jeunes de ne pas être influencés par les plus vieux.
Après échange, les juges se mettent d'accord sur leur jugement ou arrêt. Le juge-
ment ou l'arrêt est prononcé en audience publique huit jours après que
l'affaire ait été prise en délibéré même si l'audience s'est déroulée à huis
clos.
Le jugement ou l'arrêt peut acquitter le prévenu, c'est-à-dire dire qu'il n'a pas com-
mis l'infraction pour laquelle il était accusé. Il peut aussi le condamner, c'est-à-dire
affirmer qu'il a effectivement commis cette infraction. Dans ce cas, le juge doit in-

68
diquer la sanction à laquelle le prévenu est condamné. Ça doit être une des pei-
nes prévues par le code pénal. Ce code prévoit, pour chaque infraction, une peine
minimale ou légère et une peine maximale ou sévère. Le jugement ou l'arrêt peut
condamner le prévenu à la peine maximale ou à la peine minimale. Il peut aussi ap-
pliquer une peine plus élevée que la peine minimale mais moins élevée que la peine
maximale. Tout dépend des circonstances de l'affaire.

Il Y a les circonstances atténuantes qui font que le juge applique la peine mini-
male. Il peut même appliquer une peine moins sévère que la peine minimale.
C'est le cas par exemple, lorsque le prévenu est un délinquant primaire, c'est-
à-dire qu'il a commis l'infraction pour la première fois.

Il Y a aussi les circonstances aggravantes, c'est-à-dire celles qui font que le juge appli-
que la peine maximale. Les circonstances aggravantes des infractions sont prévues
par le code pénal ou les lois pénales complémentaires qui concernent ces infrac-
tions.
Le jugement ou l'arrêt qui condamne le prévenu ou l'acquitte s'appelle un jugement
ou un arrêt de fond. Il existe aussi des jugements et des arrêts de forme. Ces juge-
ments et arrêts peuvent par exemple dire que la juridiction qui les prononce n'est
pas compétente. Ils peuvent aussi dire que la citation est irrecevable, ou encore que
la juridiction n'est pas saisie.

Les voies de recours contre les décisions en matière pénale


Lorsqu'une des parties au procès n'est pas contente du jugement ou de l'arrêt, elle
peut demander que son affaire soit jugée une seconde fois. On dit qu'elle utilise les
voies de recours. Il ya deux voies de recours ordinaire: l'opposition et l'appel.

L'opposition permet à une personne qui a été jugée par défaut, c'est-à-dire
en son absence, d'être jugée une autre fois par la même jur idiction. Une
personne qui est jugée par défaut pour la deuxième fois ne peut plus faire
opposition. La personne qui fait opposition s'appelle opposant. Celle contre
laquelle l'opposition est faite s'appelle opposée.
Il y a un délai pour faire opposition. Il est de dix jours en commen-
çant à compter le jour où la décision qu'elle conteste lui a été si-
gnifiée à personne ou le jour où elle a appris qu'il y a cette décision
judiciaire lorsque la signification n'a pas été faite à personne pour
le prévenu.

69
Lorsque le prévenu n'a pas appris que cette décision existe, il peut aussi faire
opposition jusqu'au jour où la peine ne peut plus être exécutée parce qu'il
s'est passé beaucoup de temps après le prononcé de la décision concernée
ou lorsque l'amende a été payée lorsqu'elle a été condamnée à une amende.

Les autres parties peuvent faire opposition dans les dix jours suivant la signi-
fication de la décision concernée.

L'opposition se fait par une déclaration faite au greffier où à l'huissier au


moment de la signification de la décision concernée. Elle peut aussi se faire
au greffe de la juridiction qui a prononcé la décision ou par lettre missive. La
personne intéressée peut faire opposition elle-même ou elle peut demander
à son conseil de le faire à sa place.

Le document par lequel on demande à un avocat ou un défenseur judiciaire


de faire une opposition en son nom s'appelle procuration spéciale pour op-
position.1I doit préciser celui qui l'a écrit, l'avocat à qui il s'adresse, la décision
judiciaire contre laquelle on veut faire opposition et la date à laquelle il est
écrit. Il doit également être signé par celui qui l'a écrit. Une procuration spé-
ciale qui ne respecte pas ces conditions n'est pas valable.

L'appel permet à une personne qui n'est pas contente d'une décision judiciai-
re prise dans une affaire dans laquelle elle a participé de demander que cette
affaire soit jugée pour la deuxième fois par une juridiction supérieure.Toutes
les parties à un procès peuvent interjeter appel, c'est-à-dire demander que
leur affaire soit jugée pour la deuxième fois par une juridiction supérieure.
Il y a un délai pour interjeter appel. Il est de dix jours à partir du
moment où on ne peut plus faire opposition ou à partir de la signi-
fication de la décision concernée. Le délai de citation est de trois
mois à partir du prononcé de la décision concernée pour le magis-
trat de la juridiction supérieure.

En dehors des voies de recours ordinaires, il y a des voies de recours extraordinai-


res. Ce sont la cassation et la révision.Toutes ces voies de recours se font devant la
Cour suprême de justice (cour de cassation).
La cassation ne recommence pas tout le procès. Elle ne concerne que la forme du
procès, c'est-à-dire le déroulement de la procédure et la composition du tribunal
qui a rendu la décision attaquée. Par exemple, un jugement ou un arrêt peut être
cassé parce qu'il a été prononcé par un juge au lieu de trois. Un jugement ou un
arrêt peut aussi être cassé parce que le prévenu n'a pas prononcé son mot de la fin
avant que l'affaire soit prise en délibéré. Un jugement ou un arrêt peut être cassé

70
parce qu'on n'a pas respecté le délai de citation et le prévenu n'a pas accepté la
comparution volontaire.
Lorsqu'un jugement ou un arrêt est cassé, la procédure peut reprendre à zéro de-
vant la même juridiction, avec de nouveaux juges ou devant une autre juridiction.
Cette juridiction doit corriger l'erreur qui a été à la base de la cassation.
La révision des procès se fait pour corriger ce qu'on appelle les erreurs judiciai-
res. Par exemple, une personne a été condamnée pour avoir tué une autre. Si la
personne qu'on croyait mort ne l'est pas en réalité, la personne condamnée peut
demander la révision de son procès et sa réhabilitation, c'est-à-dire la reconnais-
sance de son innocence. La révision du procès et la réhabilitation de la personne
condamnée peuvent aussi avoir lieu lorsque la personne condamnée découvre que
le vrai assassin à la place de qui elle a été condamnée est découvert.

3.2. Le déroulement d'une affaire civile


Les affaires civiles ne se déroulent pas comme les affaires pénales. Leur déclenche-
ment, leur instruction et leurs voies de recours sont différents de ceux des affaires
pénales.

3.2.1. Le déclenchement
Les affaires pénales se déclenchent au moyen d'une plainte, d'une dénonciation ou
lorsqu'un OPJ ou un OMP constate la commission d'une infraction.
Les affaires civiles ne sont pas déclenchées par l'OPJ. Elles ne sont déclenchées par
l'OMP que lorsque les personnes concernées ne sont pas en mesure d'intervenir
elles-mêmes devant la justice. Cela se fait très rarement.
Généralement, les affaires civiles sont déclenchées par les parties elles-mêmes. Les
parties ne sont pas obligées de saisir la justice pour que cette justice tranche leur
conflit. Elles le font lorsqu'elles le veulent.

Lorsqu'une affaire pénale est déclenchée, les parties n'ont pas le droit d'arrê-
ter leur dérou lement. Les affaires pénales ne sont pas des affaires des parties
mais de l'Etat. Les affaires civiles, elles, sont des affaires des parties. C'est
pourquoi, lorsque les parties ont déclenché une affaire pénale par une plainte,
elles ont le droit de retirer leur plainte. Mais le déroulement de leur affaire va
se poursuivre. Le retrait de la plainte ne concerne que les dommages-intérêts
de la partie civile.

71
L'acte par lequel une partie demande à une juridiction de trancher un conflit qui le
concerne s'appelle assignation, ajournement ou exploit introductif d'instance. Nous
donnons ci-dessous le modèle d'une assignation.

Modèle d'une assignation

Assignation
L'an deux mil.. ..., le ...................jour du mois de .................................. ;
A la requête de Monsieur Monsieur (Madame, Mademoiselle) .........., résidant
au numéro .....de l'Avenue ...... dans la Commune de ............................ ..
.................................................................. à............................ ;
Je soussigné ............................. ;
Huissier de résidence à ............... :
Ai donné assignation à................, résidant sur l'avenue .......... , numéro .. ..
dans la Commune de ...................... à ............................. ;
D'avoir à comparaitre par devant le tribunal de .......de ..... siégeant en matiè-
re civile et commerciale au premier degré, au local ordinaire de ses audiences
publiques sis ......., dans la commune de .....à son audience publique du ........
à ...... heures du matin;
Pour:
Attendu qu'en date du ...., mon requérant et le cité ont signé un contrat de
bail d'un immeuble à usage résidentiel situé sur l'avenue .... na ...., commune
• de ................ pour une durée indéterminée;
Que depuis des mois, le cité ne s'est nullement acquitté de ses obligations de
locataire conformément à l'article 3 dudit contrat;
Qu'à ce jour, après avoir consommé toute la valeur de la garantie locative, le
cité reste redevable à mon requérant de l'équivalent en francs congolais de ....
dollars américains représentant les loyers de ..... ;
Que toutes les démarches effectuées par mon requérant sont restées vai-
nes;
Que le préavis de trois mois prenant cours le ............... est venu à expiration
le ............................ ;
Attendu que le comportement du cité cause un préjudice matériel certain à
mon requerant qui se voit privé de revenus provenant de la location de son
immeuble;

72
Que ce préjudice est provisoirement évalué à l'équivalent en francs congolais
de .... USD;
Qu'il échet qu'un jugement de condamnation intervienne pour le contraindre
à déguerpir des lieux loués et à payer, outre les arriérés de loyers, l'équivalent
en francs congolais de ... USB à titre de dommages-intérêts ;
A ces causes,
Sous toutes réserves généralement quelconques;
Le cité,
~ S'entendre déclarée recevable et fondée la présente action;
~ S'entendre condamner à payer à mon requérant les arriérés de loyers
depuis jusqu'à parfaite libération de lieux loués;
~ S'entendre condamner de payer à mon requérant l'équivalent en francs
congolais de ... USD à titre de dommages-intérêts ;
~ S'entendre condamner à déguerpir des lieux loués, lui et tous ceux qui
y résident de son chef;
Et pour qu'il n'en ignore,
Je lui ai
Etant à........ .
Et y parlant à .....
Laissé copie de mon présent exploit
Dont acte coût l'huissier
Pour réception

La partie qui rédige une assignation s'appelle demandeur. Dans une affaire civile, il
peut y avoir un ou plusieurs demandeurs.
La personne qui est en conflit avec le demandeur s'appelle défendeur (ou défende-
resse). Dans une affaire civile, il peut également y avoir un ou plusieurs défendeurs.
Le défendeur peut aussi saisir une juridiction contre le demandeur, par exemple
lorsqu'il pense que le demandeur a agi avec légèreté, dans la précipitation. Il peut
demander des dommages-intérêts. On dit alors qu'il est demandeur sur reconven-
tion.

73
Pour que le défendeur sache qu'il y a une affaire civile le concernant, l'huissier doit
lui envoyer une copie de l'assignation. On dit qu'on lui a notifié ou signifié l'assigna-
tion. Pour les différentes façons dont on signifie une assignation, il faut lire ce que
nous avons écrit sur la signification des citations.
Le demandeur et le défendeur ne sont pas les seules personnes qui interviennent
dans une affaire civile. Il y a aussi des intervenants volontaires et forcés.
Un intervenant volontaire est une personne qui a un intérêt dans une affaire civile.
Elle peut intervenir dans cette affaire en écrivant ses conclusions et en déposant au
greffe pour qu'à son tour le greffe les envoie aux autres parties.
Un intervenant forcé est une personne qu'une des parties à une affaire civile force
d'intervenir dans une affaire civile. Par exemple, lorsqu'on a écrit une assignation
pour demander des dommages-intérêts à un militaire qui vous a causé du tort,
le militaire peut forcer l'Etat à intervenir à ses côtés dans cette affaire. L'Etat est
le civilement responsable du militaire. Lorsque le militaire est condamné à payer
des dommages-intérêts pour avoir causé du tort à quelqu'un, l'Etat peut payer ses
dommages-intérêts. Lorsqu'une personne a commis un accident et qu'il a à cette
occasion abimé une voiture d'autrui, elle peut demander à la Sonas d'intervenir pour
payer ses dommages-intérêts. Dans ce cas, la Sonas est un intervenant forcé.
Pour qu'il intervienne dans une affaire civile, l'intervenant doit savoir que cette
affaire existe. Pour cela. il faut qu'il soit informé. Le civilement responsable est in-
formé de l'existence de l'affaire par une assignation à civilement responsable. Cette
assignation doit lui être signifiée. La signification de l'assignation à civilement respon-
sable se fait comme celle du défendeur.
Comme en matière pénale, pour comprendre l'affaire qu'il juge, la juridiction peut
dans certains cas avoir besoin d'autres personnes, que ce soit des témoins, des ex-
perts, etc.
Les témoins sont appelés dans une affaire civile par une assignation à témoin. Cette
assignation doit leur être signifiée.
Les experts sont appelés dans une affaire civile par un jugement avant dire droit.
Après, le président de la juridiction les désigne en leur envoyant une ordonnance
portant commission d'un expert.

3.2.2. L'instruction
Avant de prendre sa décision, une juridiction appelée à trancher un conflit doit avoir
suffisamment d'informations sur ce conflit. Il doit savoir ce qui s'est passé exacte-
ment. Il doit aussi avoir les preuves des affirmations des parties. Il peut aussi recourir
aux experts et aux témoins. C'est ce qu'on appelle instruction.

74
Dans une affaire pénale, l'instruction se fait par des agents de l'Etat dotés des pou-
voirs nécessaires. Il s'agit des OPJ et des OMP. N'oublions pas qu'une affaire pénale
est une affaire de l'Etat. Une affaire civile par contre n'est pas une affaire de l'Etat
mais des parties. C'est pourquoi, l'OPJ et l'OMP n'interviennent pas dans l'instruc-
tion d'une affaire civile. Ce sont les parties elles-mêmes qui interviennent. Ensuite la
juridiction fait également son instruction avant de prononcer sa décision.
Lorsque le greffier reçoit une assignation d'une partie, elle commence par l'enrôler,
c'est-à-dire lui donner un numéro tiré de son registre reprenant les affaires qui pas-
sent auprès de la juridiction à laquelle il est attaché.
Le greffier ne peut enrôler une affaire que lorsque le demandeur a payé
la consignation des frais, c'est-à-dire une avance sur les frais de justice. Le
greffier donne ensuite le dossier au président de la juridiction concernée. Celui-ci
prend une ordonnance pour attribuer l'affaire à une des chambres de sa juridiction
qui va la juger. Il fixe aussi la date de l'audience. Cette date ne doit pas être
inférieure à huit jours francs à dater de la signification de l'assignation. Ce
délai est important pour permettre au défendeur de se préparer avant
l'audience. Le défendeur peut aussi en profiter pour chercher un avocat.
Nous verrons plus loin le travail de l'avocat et où on peut en trouver un.
Le jour de l'audience, plusieurs situations peuvent se présenter. Il peut arriver que
le demandeur ne vienne pas. Dans ce cas, le défendeur peut demander que l'affaire
soit biffée du rôle, c'est-à-dire effacer du rôle.
Il peut aussi demander que l'affaire soit renvoyée, c'est-à-dire reportée à une autre
date. Par ce que le demandeur n'est pas présent, il faut lui notifier la nouvelle date
d'audience. C'est l'huissier qui va le faire.
Lorsque le défendeur ne vient pas, le demandeur peut demander que le juge prenne
l'affaire en délibéré, c'est-à-dire qu'il étudie le dossier pour prendre sa décision.
Cette décision sera prononcée par défaut, c'est-à-dire en l'absence du défendeur. Il
ne peut y avoir une décision par défaut que lorsqu'on a la preuve que l'assignation
a été signifiée au défendeur et que malgré cela le défendeur n'a pas voulu venir à
l'audience. Le juge ne donnera pas nécessairement raison au demandeur parce que
le défendeur était absent à l'audience. Il doit étudier le dossier et voir quel argument
le défendeur pourrait présenter.

Si toutes les parties sont à l'audience, plusieurs situations peuvent aussi se


présenter. Les parties peuvent soulever des exceptions. Une des parties peut
par exemple contester la compétence de la juridiction. On parle dans ce cas
du déclinatoire de compétence.

75
Une partie peut également contester la régularité de l'assignation qu'elle a
reçue. Elle peut contester la composition de la juridiction, elle peut demander
du temps pour assigner le civilement responsable, etc. Le conflit ne peut être
tranché qu'après que la juridiction ait répondu à tous ces arguments. La juri-
diction répond à ces arguments par un arrêt ou un jugement avant dire droit
ou avant faire droit. Cette juridiction peut aussi décider qu'elle répondra à
ces arguments à la fin de l'instruction. Cette fois, ce ne sera pas par un arrêt
ou un jugement avant dire droit mais un arrêt ou un jugement tout court.

S'il n'y a pas d'exception ou si la juridiction a déjà répondu aux exceptions soulevées
par une des parties, les parties peuvent se décider de plaider l'affaire. Le demandeur
va présenter l'assignation. Il va expliquer les faits de l'affaire, il va dire ce que le droit
prévoit par rapport à ces faits, il va enfin dire ce qu'il attend de la juridiction ..
Après ce sera le tour du défendeur de répliquer au demandeur en expliquant aussi
les faits de l'affaire, ce que le droit prévoit par rapport à ces faits.
L'OMP peut aussi donner son avis dans l'affaire et enfin, dire ce que, d'après lui, la
juridiction doit faire pour départager les parties. Dans ce cas, l'instruction de l'affaire
se fera en un seul jour.
Généralement, les choses ne se passent pas comme cela, surtout lorsque l'affaire
n'est pas facile, qu'il est nécessaire d'entendre des témoins ou des experts. Dans ce
cas, les parties se mettent d'accord pour renvoyer ou reporter l'affaire au mois pour
échange de pièces et conclusions. C'est le demandeur qui commence par envoyer
ces pièces, c'est-à-dire ces preuves par rapport à cette affaire au défendeur.
Au vu de l'assignation et de ces pièces, le défendeur peut alors rédiger ses conclu-
sions, c'est-à-dire son point de vue sur l'affaire. Ces conclusions seront envoyées au
demandeur en même temps que les pièces du défendeur s'il y en a.
Le demandeur va répliquer à ces conclusions, c'est-à-dire donner son point de vue.
Le jour de la prochaine audience, si cet échange de conclusions et de pièces n'est pas
encore terminé, les parties peuvent encore se mettre d'accord pour une deuxième
remise pour deux semaines en vue de mettre l'affaire en état. Elles peuvent encore
solliciter une troisième remise pour accomplir le même devoir.
A l'audience de la troisième remise, l'affaire doit être plaidée.
La juridiction concernée ne peut pas accepter une quatrième remise. Dans ce cas,
elle renvoie l'affaire au rôle général, c'est-à-dire que l'affaire est mise de coté et son
instruction est suspendue. Après les vacances judiciaires, à la première audience

76
appelée audience de la rentrée judiciaire, les juridictions appellent toutes les affaires
inscrites au rôle général. Si aucune des parties ne se présente, elles sont biffées,
c'est-à-dire supprimées du rôle ou du registre.
La partie qui ne veut pas que le déroulement de son affaire continue à trainer ou
soit renvoyer au rôle général, peut obliger la partie adverse, la partie opposée ou
son adversaire à lui envoyer ses conclusions et à venir plaider l'affaire.
Pour cela, elle lui envoie ce qu'on appelle une sommation à conclure et à plaider. La
sommation est signifiée par un huissier comme l'assignation. Elle n'est
valable que lorsqu'elle a été envoyée à la partie concernée dans un délai
de 21 jours avant l'audience de plaidoiries. La sommation de conclure et de
plaider ne peut être envoyée qu'à une partie qui s'est déjà présentée au tribunal une
ou plusieurs fois et ne veut plus le faire et/ou refuse d'écrire ses conclusions et de
les envoyer à la partie adverse. Nous donnons ci-après le modèle d'une sommation
de conclure et de plaider.

Modèle d'une sommation de conclure

Sommation de conclure et de plaider


L'an deux miL ......... , le ................................. jour du mois de .............. :
A la requête de Monsieur/Madame ..........,résidant à ............................. ..
sur Rue ............................, numéro .................... dans la Commune
de .............................. ;
Ayant pour conseil(s) Maitre ......................... , avocat au barreau près la Cour
d'appel de ................. , y demeurant sur l'avenue ................. numéro.... ..
dans la commune de .................................... ;
Je soussigné ...... greffier/Huissier de résidence à ................................. ;
Ai donné sommation de conclure à la société .......ayant son siège social au
numéro ...... de l'avenue ..... dans la Commune de ...... à .......................... ;
D'avoir à comparaitre par devant la Courlle tribunal.. .. de ....., siégeant en
matière civile et commerciale au .....degré,au local ordinaire de ses audiences
publiques sis ....................... dans la commune de ............ à son audience
publique du ................ dès 9 heures précises;
Pour:
Attendu que la cause est pendante devant la Courlle tribunal de céans sous
le rôle civil N° ..... ;

77
Qu'elle a été remise plusieurs fois sans que la société .... ne conclue au fond;
Que par la présente, mon requérant fait sommation à la société ..... d'avoir
à comparaitre et à conclure au fond à la prochaine audience, lui signifiant
qu'il sera fait usage de l'article 19 du Code de procédure civile qui dispose:
« Lorsqu'après avoir comparu, le défendeur ne se présente plus ou s'abstient
de conclure, le demandeur peut poursuivre l'instance après sommation faite
au défendeur. Cette sommation reproduit le présent article.Après un délai de
quinze jours à partir de la sommation, le demandeur peut requérir qu'il soit
statué sur sa demande, le jugement est réputé contradictoire ».
A ces causes,
S'entendre statuer par un arrêt/jugement réputé contradictoire en prosé-
cution de cette cause dans l'affaire inscrite sous le numéro .... et allouer à
mon requérant le bénéfice intégral de ses conclusions considérées comme
ici reproduites;
Et pour que la sommée n'en ignore;
Je lui ai;
Etant à ....
Et y parlant à ....
Laissé copie de mon présent exploit
Dont acte Coût L'huissierlle greffier
Pour réception

Dans une affaire civile, la juridiction ne peut prononcer sa décision que sur la base
des conclusions et des pièces échangées par les parties. Les conclusions et piè-
ces qui n'ont pas été communiquées à la partie adverse dans le délai de
trois jours avant l'audience de plaidoiries ne sont pas prises en considé-
ration par les juridictions.
Mais les juridictions peuvent toujours prendre les pièces et conclusions
en considération lorsqu'elles n'ont pas été communiquées dans le délai
si la partie à laquelle ces pièces et conclusions devraient être communi-
quées renonce à la communication ou accepte que ces pièces et conclu-
sions soient prises en considération.

78
Il Y a des affaires pour lesquelles l'OMP doit donner son avis par écrit avant
que la juridiction ne prenne sa décision. On les appelle affaires communica-
bles.1I s'agit des matières suivantes:
1) les causes qui concernent l'État. les entités régionales et locales dotées
de la personnalité juridique ainsi que les établissements publics;
2) les procédures relatives à l'absence des personnes, aux actes de l'état
civil, à l'ouverture, à l'organisation et au fonctionnement des tutelles ainsi
qu'à la mise sous conseil judiciaire;
3) les déclinatoires sur incompétence, litispendance ou connexité;
4) les actions civiles introduites en raison d'un délit de presse;
5) les récusations, prises à partie, règlements de juges, requêtes civiles et
faux incidents civils;
6) les demandes qui intéressent les mineurs, les interdits, les femmes ma-
riées non autorisées par leur conjoint et les personnes placées sous
conseil judiciaire ou qui concernent l'administration du patrimoine des
faillis;
7) les procédures en matière de faillite ou de concordat judiciaire;
8) les contestations où sont invoquées les dispositions légales sur le contrat
de louage de services ou relevant du régime organisé par la loi pour as-
surer la sécurité sociale des travailleurs;
9) les causes mues par les personnes qui sont admises soit comme indigen-
tes, soit comme inaptes à ester ou à se défendre en justice chaque fois
que l'assistance judiciaire a été accordée par le président de la juridiction
saisie;
10) les litiges que les juridictions sont invitées à trancher par application de
la coutume;
11) les litiges relatifs aux successions ».

Même lorsqu'une affaire n'est pas communicable, l'OMP peut demander qu'elle lui
soit communiquée pour qu'il l'étudie en profondeur avant de donner un avis écrit.
Lorsqu'il a reçu une affaire en communication, l'OMP doit donner son
avis dans un délai d'un mois. Sinon il peut être accusé au Conseil supérieur de
la magistrature.
Après les plaidoiries des parties, la juridiction prend son affaire en délibéré pour
prononcer sa décision au cours d'une audience publique. Cette décision doit être
signifiée aux parties. La partie qui n'est pas d'accord peut utiliser les voies de re-
cours.

79
3.2.3. Les voies de recours
Une partie peut ne pas être d'accord avec la décision prononcée par une juridiction
dans son affaire. Elle en a le droit. Dans ce cas, cette partie peut vouloir que son
affaire soit jugée une autre fois. Pour cela elle va utiliser ce qu'on appelle les voies
de recours. Il existe deux grandes catégories de voies de recours. Ce sont les voies
de recours ordinaires et les voies de recours extraordinaires.
Il existe deux voies de recours ordinaires, à savoir l'opposition et l'appel. L'oppo-
sition permet à la personne qui n'a pas participé à un procès qu'elle a perdu de
demander qu'un autre procès soit organisé par la juridiction qui l'a condamnée.
Lorsqu'une personne n'a pas participé à un procès qu'elle a perdu, la décision par
laquelle elle a été condamnée s'appelle décision par défaut. La personne qui fait
opposition s'appelle opposant. Celle contre qui on a fait opposition s'appelle op-
posé.Avant que le procès en opposition commence, l'opposé doit être informé de
l'existence de ce procès. Le document par lequel l'opposé est informé de l'existence
du procès en opposition s'appelle notification d'acte d'opposition et assignation
en opposition. En opposition également il y a audience d'introduction, audience de
continuation et audience de plaidoiries.
L'appel permet à la personne qui a été condamnée malgré le fait qu'elle a participé
au procès devant la première juridiction de demander que l'affaire soit jugée une
autre fois par une juridiction supérieure. La décision qui a été prononcée alors que
toutes les parties ont participé au procès s'appelle décision contradictoire. La partie
qui fait l'appel s'appelle appelant. Celle contre qui l'appel est fait s'appelle intimée. En
appel aussi, il y a audience d'introduction, audience de continuation et audience de
plaidoiries. Le tableau suivant fait une comparaison entre l'opposition et l'appel.

Tableau de comparaison entre l'opposition et l'appel


_L-"IJ'_

,~-
à ... .,:
. .L
.... - .....
15 jours + 1
jour par 100
km à dater
de la signi-
fication de
La personne Acte la décision
qui a été d'opposition attaquée à
juridiction qui
condamnée personne ou
Décisions par a prononcé
Opposition et qui de la date à
défaut la décision
n'a pas laquelle la
attaquée
participé au Décision personne est
procès attaquée informée de
cette déci-
sion si l'exé-
cution n'est
pas encore
terminée

80
30 jours à
dater de la
La personne Juridiction
signification
qui a été supérieure Acte d'appel
de la
Décisions condamnée à celle qui
Appel décision ou
contradictoires et qui a a prononcé Décision
du jour où
participé au la décision attaquée_
l'opposition
procès attaquée
n'est plus
possible

11 existe trois recours extraordinaires, à savoir la tierce opposition, la requête civile


et la cassation.
La tierce opposition permet à une personne qui n'a pas participé au procès mais à
qui la décision prononcée dans ce procès cause du tort de demander que l'affaire
soit encore ·jugée une autre fois. La requête civile permet à une personne qui a été
condamnée dans une affaire de demander que cette affaire soit jugée une autre fois
lorsqu'elle découvre des faits qui s'ils étaient connus avant n'auraient pas permis
qu'elle soit condamnée. Les faits pour lesquelles une personne peut introduire une
requête civile sont les suivants :
III La personne qui a gagné l'affaire a utilisé des manœuvres pour tromper le
juge;
III Si les pièces sur lesquelles le juge s'est appuyé pour prendre sa décision ont
été déclarées fausses après cette décision ;
ru S'il existe une décision contraire à celle qui a condamné cette personne et
W Si après la décision de condamnation on a découvert des pièces importantes
cachées par la personne qui a gagné le procès.

La cassation permet à une personne qui a été condamnée par une décision devenue
définitive mais qui a violé la loi de demander que cette décision soit annulée par la
Cour suprême de justice (Cour de cassation).
Les audiences en matière de cassation ne se font qu'avec les avocats ins-
crits au barreau près la Cour suprême de justice. Les autres avocats et
les parties ne peuvent pas intervenir à ce niveau.

81
Tableau synthétique relatif au déroulement d'une affaire civile

ActMtIis -
c
==
.z.
~
Commell-
.~
Généralement,
ce sont les
avocats et les
défenseurs
Demandeur ou judiciaires qui
OMP lorsque rédigent les as-
les personnes signations pour
Rédaction de concernées les personnes
1. Assignation
l'assignation ne sont pas en concernées
mesure de le
faire elles-mê- Une assignation
mes qui n'est pas
bien rédigée
peut coûter
cher au deman-
deur
Le greffier ne
peut enrôler
une affaire que
lorsque la partie
qui le lui de-
mande à consi-
gner les frais.
Il peut aussi le
Il faut le faire
faire lorsque
Aucun docu- avant que le
ment n'est la personne
délai de pres-
concernée a
rédigé mais cription ne
Greffier de l'affaire est bénéficié d'une
soit dépassé.
2. Enrôlement la juridiction inscrite dans dispense de la
Ce délai est
compétente consignation
le registre des de trente ans
affaires civiles des frais. Cette
mais pour
dispense peut
de la juridiction certaines
être totale ou
compétente affaires. il est
partielle. Dans
plus court.
le dernier cas,le
greffier ne peut
enrôler l'affaire
que lorsque la
partie concer-
née a consigné
la moitié des
frais exigés.
En cas de ré-
cusation, il est
Le Président possible que
Attribution de Généralement le président
3. l'affaire à une de la juridic-
Ordonnance ca ne traine prenne une
tion compé-
chambre pas. ordonnance
tente
~our attribuer
'affaire à une
autre chambre

Président de Au moins
Fixation de la huit jours
4. la juridiction Ordonnance
date d'audience francs avant
compétente
l'audience

82
Assignation
Signification de Le greffier écrit Au moins
l'assignation à Greffier ou sur l'assigna- huit jours
s. l'assigné ou au huissier tion comment, francs avant
défendeur quand et où la l'audience
signification a
eu lieu
Extrait de rôle
affiché aux
Président de valves quelques L'affaire peut
la chambre à jours avant le être plaidée à
Huit jours
laquelle l'affaire procès pour cette audience,
francs au
a été attribuée, que le pUbli,c Il peut aussi
Audience moins après
6. OMp, Greffier soit informe y avoir re-
d'introduction la signification
et les parties, sur les affaires mise au mois
de l'assigna-
c'est-à-dire qui vont passer pour échange
tion
demandeur et des pièces et
défendeur Feuille conclusions,
d'audience par
le greffier
Lorsque les
parties n'ont
pas d'avo-
cats, l'échange
des pièces et
conclusions se
Parties, c'est-à-
fait à travers le
dire demandeur
greffe. Les par-
et défendeur,
ties déposent
Echange des piè- Il peut aussi y
Pièces et con- Le plus tôt leurs pièces et
7. ces et conclu- avoir échange
clusions possible conclusions au
sions des pièces avec
greffe et y lisent
les intervenants
celles des autres
volontaires ou
parties à l'affai-
forcés
re. Lorsque les
parties ont des
avocats, l'échan-
ge des pièces se
fait aux cabinets
1 de ces avocats.

83
Si une des
parties ne se
présente pas
alors qu'elle
était déjà venue
à l'audience
d'introduction
l'autre partie
peut recour~r
à la sommation
de conclure et
de plaider.
Extrait de rôle Il ne peut y
Président, Un mois après avoir que deux
8. Audience de audiences de
continuation OMp, greffier, l'audience
parties Feuilles d'introduction continuation. Si
d'audience les parties ne
sont toujours
pas prêtes pour
mettre l'affaire
en état, cette
affaire sera
renvoyée au
rôle général
ou la partie
intéressée peut
recourir à une
sommation de
conclure et de
plaider
Echange de
9. pièces et de Les parties
conclusions
- l'audience de
plaidoiries peut
être l'audience
d'introduction.
Elle peut aus~,i
être la quatrle-
me audience de
Après les l'affaire lorsque
les parties ont
plaidoir~es,
les parties fini d'échanger
Extrait de rôle déposent les pièces et les
Président de la Feuille leurs notes conclusions. Elle
Audience de
10. plaidoiries
chambre, OMp, d'audience de plaidoiries, peut au.s,si être
greffier. parties Notes de plai- c'est-à-dire les la deuxleme
résumés de ou la troisième
doiries affaire. Tout
leurs plaidoi-
ries dans les dépend de la
48 heures volonté des
parties. Pa~ois,
la sommation
de conclure et
de plaider est
nécessaire pour
que l'audience
de plaidoiries
puisse avoir lieu.

84
Tout dépend
des recours
utilisés;
Acte d'opposi-
Les parties tion pour l' op-
qui ont perdu position, acte
le procès ou d'appel pour Il faut faire très
celles qui ont l'appel, assigna- attention avec
gagné mais qui tion en tierce les délais. S'ils
L'utilisation des
II. voies de recours ne sont pas opposition ne sont pas •
d'accord avec pour la tierce respectés, ça ne
les dommages- opposition, sert à rien d'al-
intérêts qui assignation 1er en justice.
leur ont été en requête
accordés civile pour la
requête civile
ou pourvoi en
cassation pour
la cassation
Ça ne sert à
rien de gagner
une affaire
La partie qui a lorsqu'on ne fait
gagné le procès pas exécuter la
pour les dé- décision judici-
Execution des cisions civiles, Voir chapitre Voir chapitre aire concernée.
12. décisions ju- par exemple 7 plus loin 7 plus loin Il ne faut pas
diciaires les dommages- croire que l'Etat
intérêts va exécuter
la décision à
la place de la
personne qui a
gagné l'affaire.

Remarque:
Toutes les affaires civiles ne se déroulent pas exactement comme
décrit dans le tableau ci-ava!1t. Il peut arriver qu'il y ait des audien-
ces de descente sur les lieux. Il peut aussi arriver qu'il y ait inter-
vention d'un ou de plusieurs experts. Tout dépend de la complexité
des affaires. Toutefois les étapes que nous avons indiquées dans ce
tableau reviennent dans la plupart des affaires civiles.

3.3. Le déroulement d'une affaire administrative


Notification, affichage ou publication de la décision administrative
Une décision administrative peut concerner une personne déterminée, une caté-
gorie de personnes ou toutes les personnes. Lorsqu'une décision administrative
concerne une personne bien déterminée, elle doit être notifiée à cette personne,

85
c'est-à-dire qu'elle doit être donnée à cette personne. Généralement cette per-
sonne signe une copie de cette décision qui va servir à prouver que la décision a
été notifiée.
Lorsqu'une décision administrative concerne plusieurs personnes, elle doit être pu-
bliée au Journal officiel ou affichée. Le Journal officiel est le service de l'Etat qui
publie les lois et les décisions administratives.
Une décision administrative ne peut être attaquée que lorsqu'elle a été noti-
fiée, publiée ou affichée.

Recours administratif
Lorsqu'une personne qui reçoit une décision administrative pense que cette déci-
sion viole la constitution, la loi ou une autre décision administrative qu'elle devait
respecter, elle ne peut pas s'adresser directement à la justice pour demander l'annu-
lation de cette décision. Elle doit d'abord écrire à l'autorité administrative qui a pris
cette décision ou à son chef pour lui demander de retirer cette décision. Si l'autorité
administrative retire sa décision, l'affaire est terminée. Mais si, six mois après
que la personne ait écrit à l'autorité administrative pour lui demander
de retirer sa décision, cette autorité ne répond pas à cette lettre ou re-
fuse de retirer sa décision, cette personne peut s'adresser à la juridiction
compétente.

Recours Judiciaire
Le document que cette personne va adresser à la juridiction pour demander l'an-
nulation de la décision administrative qui, pour elle, viole la loi s'appelle requête en
annulation. Ce document doit préciser la décision administrative dont l'annulation
est demandée. Il doit aussi dire pourquoi cette décision doit être annulée. Une déci-
sion administrative peut être annulée parce que l'autorité administrative qui l'a prise
n'est pas compétente.

3.4. Le déroulement d'une affaire constitutionnelle


Le déroulement d'une affaire constitutionnelle est aussi différent du déroulement
d'une affaire pénale ou d'une affaire civile que ce soit au niveau de son déclenche-
ment ou de son instruction.
Il faut aussi noter que les décisions de la Cour suprême de justice en matière de
contrôle de constitutionnalité doivent être respectées par tout le monde. Personne
ne peut les attaquer.

86
Déclenchement d'une affaire constitutionnelle
Le Président de la République est obligée de demander à la Cour suprême de justice
si une loi que la Constitution qualifie d'organique respecte la Constitution.
Une affaire constitutionnelle peut aussi être déclenchée par le Président de la Ré-
publique, les présidents de l'Assemblée nationale ou du Sénat, le Gouvernement, un
dixième des députés ou des sénateurs, un gouverneur de province ou un président
d'une Assemblée provinciale. Chacune de ces autorités peut déposer une requête
demandant à la Cour suprême de justice d'interpréter une ou plusieurs dispositions
de la constitution, c'est-à-dire d'expliquer cette disposition ou ces dispositions.
Le même Président de la République, le Premier ministre, le Président de l'Assem-
blée nationale, le Président du Sénat, un dixième de députés ou de sénateurs peu-
vent aussi demander à la Cour suprême de justice de dire si un traité international
respecte la constitution ou non.
Les mêmes autorités et toute personne peut aussi demander à la Cour suprême de
justice de dire si une loi ou une décision d'une autorité administrative respecte la
constitution ou non.
Une personne peut écrire une requête pour demander à la Cour suprê-
me de justice si une 101 ou une décision d'une autorité administrative
respecte la constitution ou non. Elle peut aussi refuser qu'on lui applique
une loi ou un acte réglementaire qui, à ses yeux, viole la constitution
lorsqu'elle intervient dans un procès. C'est ce qu'on appelle exception
d'inconstitutionnalité. Dans ce cas la juridiction qui juge cette personne
doit suspendre son instruction pour demander d'abord à la cour suprê-
me de justice de lui répondre.

Instruction d'une affaire constitutionnelle


Le tableau ci-après résume le déroulement de l'instruction d'une affaire constitu-
tionnelle.

87
Tableau résumant l'instruction d'une affaire constitutionnelle

Etapes Actions ln .
nnes ou
D menb

::... .... _ n·
taires
concernées

Président de
la République,
Premier Minis-
tre, Président
de l'Assemblée Requête
Rédaction d'une re-
nationale, Pré-
1. quête ou exception Note de
si dent du Sénat,
d'inconstitutionnalité plaidoiries
Gouverneur
de province,
Président de
l'Assemblée
provinciale

2. Enrôlement de l'affaire Greffier

Fixation de la date
3.
d'audience

Désignation d'un ou de
4. plusieurs rapporteurs

Signification de la re-
quête ou de la décision
Greffier ou
5. avant dire droit au
huissier
parquet et notification
de la date d'audience

Notification de la date
d'audience à la per- Greffier ou
6.
sonne qui a introduit la huissier
requête

Audience
Observations de la Membres de la
personne qui a déposé Cour suprême
la requête de justice,
7. OMp, greffier.
Présentation du rap- personne qui
port du rapporteur ou a introduit la
des rapporteurs requête
Avis du ministère public

Prononcé de la décision
Cou r suprême
8. de la Cour suprême de Arrêts
de justice
justice

88
,
Tableau des documents importants en rapport
avec l'administration de la justice

N° Noms des documents Commentaires

Il s'agit d'un acte ou d'un document que le notaire


déclare vrai. Le conservateur peut aussi déclarer vrais
1. Acte authentique
les documents en rapport avec la propriété d'une
parcelle ou d'une maison.

C'est le document qu'on signe pour demander que


son affaire soit jugée pour la deuxième fois par une
2. Acte d'appel
juridiction supérieure à celle qui a prononcé une
décision avec laquelle on n'est pas d'accord.

C'est le nom donné à tout document écrit au cours


du déroulement d'une affaire devant la justice, par
3. Acte de procédure
exemple un mandat de comparution, une citation à
prévenu, une citation à témoin, une assignation, etc.

C'est le document qu'on signe pour demander que


son affaire soit jugée pour la deuxième fois par la
juridiction qui a prononcé la décision avec laquelle on
4. Acte d'opposition
n'est pas d'accord. On ne fait opposition que contre
une décision qui a été prise à la fin d'une audience à
laquelle on n'a pas participé.

C'est une décision d'une autorité administrative,


par exemple une ordonnance du Président de la
5. Acte réglementaire
République, un décret du premier ministre, un arrêté
d'un ministre etc.

C'est la décision qu'une cour prend ou prononce pour


6. Arrêt
trancher un conflit.

C'est le document par lequel on soumet un litige ou


7. Assignation
une affaire civile à un tribunal ou une cour.

C'est un document par lequel une autorité


8. Circulaire administrative donne des instructions aux personnes
qui travaillent sous son autorité ou sa responsabilité.

C'est le document que le greffier envoie au civilement


Citation à civilement responsable pour l'informer qu'il y a une affaire qui
9.
responsable l'intéresse et l'inviter à participer aux audiences de
cette affaire.
C'est le document par lequel le parquet informe une
personne suspectée d'avoir commis une infraction que
10. Citation à prévenu
son affaire va passer devant une juridiction déterminée
et qu'elle y est invitée pour se défendre.

89
C'est le document par lequel un témoin est invité à se
II. Citation à témoin
présenter à une audience.

C'est le document par lequel on accuse une personne


12. Citation directe auprès d'une juridiction sans passer par un officier de
police judiciaire ou un officier du ministère public.
C'est un document par lequel le greffier demande à
une personne d'exécuter volontairement un arrêt
13. Commandement
ou un jugement prononcé contre elle sinon il y aura
exécution forcée.

C'est le nom donné aux documents que les parties


14. Conclusions écrivent pour donner leur point de vue sur une affaire
civile qui les concerne

C'est la loi suprême de pays et que toutes les autres


15. Constitution
lois et tout le monde doit respecter.

C'est le nom donné à une dette qui est reconnue par


16. Créance documentée
un document écrit.

C'est le nom donné aux décisions du Premier


17. Décret
ministre.

C'est le nom donné aux lois votées par une assemblée


18. Edit
provinciale.
Exploit introductif
19. C'est un autre nom donné à l'assignation.
d'instance

C'est le nom donné au document affiché à la porte


d'une juridiction et sur lequel on écrit les affaires qui
20. Extrait de rôle
vont être jugées, le jour où elles seront jugées et les
chambres qui vont le faire.

C'est un document par lequel le greffier rappelle à une


personne condamnée par un arrêt ou un jugement
21. Itératif commandement
d'exécuter volontairement cet arrêt ou ce jugement si
elle ne veut pas qu'on procède à l'exécution forcée.

C'est le document par lequel on accuse une personne


auprès d'un officier de police judiciaire ou d'un
22. Plainte
magistrat du parquet d'avoir commis une infraction
dont on est victime.

90
Chapitre 4

Combien de temps dure une affaire?

Les intérêts en jeu dans les affaires judiciaires sont très importants. Dans une affaire
pénale, il s'agit de la vie, de la liberté, des biens et de l'honneur des personnes. Dans
une affaire civile, ce sont surtout les biens.
Pour protéger ces intérêts, il n'est pas bon que les affaires trainent en longueur
ou qu'elles durent très longtemps. En même temps, pour éviter que les décisions
contiennent des erreurs, les juges doivent avoir le temps nécessaire pour faire leurs
enquêtes. II n'est donc pas bon que les affaires soient jugées très vite, dans la pré-
cipitation.
Les affaires doivent plutôt être jugées dans un délai raisonnable, c'est-à-dire un délai
qui n'est ni court ni très rapide.
Il n'est pas possible de dire quel délai est raisonnable pour toutes les affaires. Tout
dépend de plusieurs faits tels que:
Œ> La nature des affaires
Les affaires pénales sont jugées plus vite que les affaires civiles.
Parmi les affaires pénales, certaines sont jugées plus vite que les autres. " s'agit
des affaires relatives aux délits d'audience, c'est-à-dire aux infractions qui se com-
mettent en plaine audience, des affaires d'infractions intentionnelles flagrantes, des
affaires avec personnes arrêtées, des affaires des enfants et des affaires de violences
sexuelles.
Les affaires commerciales sont jugées plus vite que les affaires civiles.
Parmi les affaires civiles, certaines sont jugées beaucoup moins vite que les autres.
C'est le cas des affaires de divorce.
Certaines affaires constitutionnelles sont jugées plus vite que d'autres. II s'agit des
affaires portant sur les élections et des affaires portant sur les lois lorsque le Gou-
vernement l'a demandé.

Plusieurs raisons peuvent expliquer le retard pris dans le jugement des affai-
res. Il en est ainsi notamment:
ru du nombre des magistrats et des agents de l'Etat œuvrant dans le sec-
teur de la justice;
III du nombre d'affaires soumises aux juridictions ;

91
III de la complexité des affaires;
(Il des moyens logistiques et matériels à la disposition des magistrats ;
ru du comportement des parties ;
ru de la collaboration de la population avec la justice ;
ru de la distance entre le lieu où les enquêtes doivent se réaliser et le siège
des juridictions;
W du manque de motivation du personnel judiciaire;

!ID De la faiblesse dans la discipline des magistrats et des autres membres du


personnel judiciaire.

Lorsque le déroulement d'une affaire connait un retard injustifié, plusieurs


choses peuvent être faites pour résoudre le problème.
A titre d'exemple:
ru On peut attirer l'attention des magistrats ou de l'officier de police judi-
ciaire concernés sur ce qui ne va pas;
ru On peut aussi voir les supérieurs hiérarchiques des magistrats concer-
nés
III On peut accuser les avocats qui font les manœuvres dilatoires au conseil
de l'ordre;
ru Le juge peut refuser d'accorder des remises supplémentaires lorsqu'il
en a déjà accordé trois en matière civile et deux lorsqu'il y a une créan-
ce documentée, c'est-à-dire une créance ou une dette reconnue, faisant
l'objet d'un chèque ou d'un acte authentique;
ru On peut forcer la partie qui cause le retard à plaider l'affaire en lui en-
voyant une sommation à conclure et à plaider;
ru On peut aussi insister pour que les délais de justice soient respectés.

Ces délais sont une période qui est prévue par la loi pour faire quelque chose ou ne
plus la faire. II existe plusieurs types de délais.
Certains délais ne prévoient pas d'augmentation du fait de la distance à laquelle la
personne concernée se trouve. On les appelle délais préfix.

92
D'autres délais prévoient une augmentation de délai lorsque la personne concernée
est éloignée du lieu où elle est attendue. On les appelle délais susceptibles d'aug-
mentation en raison de la distance.
Tous les délais préfix sont aussi des délais francs, c'est-à-dire des délais pour les-
quels le premier jour à partir duquel on doit les compter et le dernier jour ne sont
pas comptés.
Les délais non francs, c'est-à-dire les délais qui ne sont pas préfix et que la loi ne
qualifie pas de francs sont ceux pour lesquels le premier jour ne compte pas. Lors-
que le jour de la fin du délai est un jour férié, il est reporté au jour suivant On fait la
même chose lorsque le jour de la fin du délai tombe un jour où le greffe est fermé.
Dans les lignes qui suivent nous allons voir plus en détails la durée des affaires
pénales, civiles, commerciales et constitutionnelles.

4.1. Les affaires pénales


Comme nous l'avons noté plus haut, la durée prévue pour toutes les affaires pénales
est différente de celle des affaires de délit d'audience, des affaires d'infractions inten-
tionnelles flagrantes, des affaires de violences sexuelles, des affaires avec personnes
arrêtées, des affaires des enfants et.
Les affaires des délits d'audience, c'est-à-dire des affaires des infractions
qui se commettent en pleine audience sont jugées séance tenante ou
pendant l'audience au cours de laquelle elles sont commises. Le ministère
public fait son instruction sur place, la personne poursuivie se défend sur place et
la juridiction se prononce sur le champ. Il ne peut en être autrement que lorsque
cette personne ne peut être jugée que par une juridiction qui n'est pas celle où elle
a commis l'infraction qui lui est reprochée.
Les affaires des infractions flagrantes sont jugées le jour où elles sont
commises.
L'OPj amène la personne poursuivie et les témoins devant l'OMP qui les conduit
à la juridiction compétente sans tarder. Les formalités prévues avant le jugement
des personnes concernées ne jouent pas sauf en ce qui concerne les membres du
gouvernement. Les OPj et les AMP peuvent faire les perquisitions ou les visites do-
miciliaires n'importe où et n'importe quand.
Lorsque l'infraction commise est punie d'une peine égale ou supérieure à trois ans
de prison, n'importe qui peut arrêter la personne concernée. Mais il faut alors s'as-
surer qu'il n'y a aucun OPj ou AMP pour le faire.

93
Les décisions prises le sont sur dispositif, c'est-à-dire qu'elles se limitent à détermi-
ner le sort de la personne poursuivie sans pour autant donner les arguments à la
base de ce sort. Lorsqu'un appel ou l'opposition a été formé contre une décision
prise à l'encontre d'une personne poursuivie pour une infraction intentionnelle fla-
grante,la juridiction d'opposition ou d'appel doit juger cette opposition ou cet appel
toutes affaires cessantes, c'est-à-dire en priorité.
Lorsqu'un pourvoi en cassation est formé contre une décision prise à la suite d'une
infraction intentionnelle flagrante, la Cour suprême de justice (Cour de cassation)
doit juger ce pourvoi en priorité.
S'il n'est pas possible de terminer l'instruction le même jour, l'audience peut être
reportée à une autre date. La personne poursuivie peut être placée en détention
provisoire et le juge peut demander au parquet de continuer l'instruction.

Les affaires des violences sexuelles sont jugées comme celles relatives à la fla-
grance. Dès qu'il est informé de la commission d'une infraction de violences
sexuelles,l'OPJ avertit l'OMP dans les vingt quatre heures.
S'il place la personne suspectée d'avoir commis l'infraction en garde à vue,
cette garde à vue ne peut dépasser quarante huit heures.
Son instruction ne peut pas dépasser un mois. A partir du moment où une
autorité judiciaire, c'est-à-dire un OPJ, un OMP ou une juridiction est infor-
mée de la commission d'une infraction de violences sexuelles, trois mois ne
peuvent pas passer sans qu'il y ait une décision judiciaire dans cette affaire.
L'OPJ ou l'OMP informé de la commission d'une infraction par l'une des per-
sonnes qui ne peuvent être arrêtées sans que leurs supérieurs hiérarchiques
n'aient été avisés, c'est-à-dire un magistrat, un agent de l'Etat d'un grade de
chef de bureau, d'un commissaire de district, d'un bourgmestre, d'un chef de
secteur, d'un cadre d'une société de l'Etat ou des personnes qui les rempla-
cent, peut le faire sans avoir accompli cette formalité.

Les affaires avec personnes arrêtées doivent être jugées rapidement pour
permettre à ces personnes d'être fixées sur leur sort.
Les affaires des enfants sont aussi instruites le plus tôt possible. Il en est de
même des affaires militaires.
Pour faciliter l'instruction rapide des affaires pénales, les délais prévus pour les affai-
res pénales sont courts. Le tableau suivant reprend ces délais.

94
Tableau des délais prévus pour les affaires pénales

rI ~~. .;' !":' ..............:. [.


_. .IL

Garde à vue 48 heures

Le lendemain du jour où elle arrive


auprès de l'OPJ ou de l'OMP qui a
Interrogatoire de la per- décerné le mandat
sonne contre laquelle a
été décerné un mandat Devant les magistrats militaires,
d'arrêt ou un mandat de l'interrogatoire se fait immédiate-
comparution ment. Au cas où cela n'est pas pos-
sible, il se fait dans les 48 heures
comme devant les magistrats civils.

Mandat d'arrêt provisoire 5 jours

Prononcé de l'ordonnan-
ce refusant ou autorisant Le lendemain des plaidoiries
la détention préventive

Détention préventive 15 jours

1 mois
Prorogation de la déten- Dans la procédure militaire, la pro-
tion préventive rogation se fait de mois à mois par
l'auditeur militaire et par la Haute
cour militaire après un an

Clôture de l'instruction 1 mois maximum à dater de l'infor-


préliminaire mation reçue par l'OPJ ou l'OMP

Mandat de prise de corps 5 jours avant le procès

8 jours
Pour les infractions intentionnelles
flagrantes ce délai ne joue pas
Citation Devant les juridictions militaires, ce Ce délai est franc
délai est de 2 jours franc au moins
en temps de paix et de 3 heures au
moins en temps de guerre. La dis-
tance n'importe peu.

Fixation de l'affaire à par-


tir de la réception par la
juridiction de la requête -
aux fins de fixation

9S
3 mois maximum pour les affaires
des violences sexuelles à partir de
Clôture de l'instruction
l'information des autorités judiciai-
res

8 jours à dater de la prise de l'affaire


Prononcé des décisions
en délibéré

10 jours à dater de la signification


de la décision
Opposition
Devant les juridictions militaires, le
délai est de cinq jours

10 jours à dater du prononcé de


la décision lorsque cette décision
a été prononcé dans le délai de 8
jours sinon à dater de la significa-
Appel tion de cette décision ou du jour où
l'opposition n'est plus possible
Devant les juridictions militaires, le
délai est de 5 jours

4.2. Affaires civile s


Contrairement aux affaires pénales pour lesquelles la loi prévoit des délais plutôt
courts, les délais d'instruction des affaires civiles sont un peu plus longs. Le tableau
ci-après nous en rendra compte.

Tableau des délais prévus pour l'instruction des affaires civiles

---
...... .~

-
Assignation
8 jours
cr Pour les personnes qui n'ont ni Il s'agit d'un délai franc
3 mois
domicile ni résidence en ROC
Remise
cr Première 1 mols
cr Deuxième Quinze jours
cr Troisième Quinze jours

Sommation à conclure et à plaider Quinze jours

A la première audi-
Intervention forcée
ence

96
Information par l'expert de la date
et du lieu où il va poser certains 15 jours avant la date
actes auxquelles les parties pour- prévue
raient participer

15 jours à dater de
la signification de la Il faut ajouter 1 jour par
décision à personne 100 kilomètres carré pour
Opposition
sinon à dater du jour la personne qui est à dis-
où l'exécution est tance
terminée

30 jours à dater de
la signification de la
Appel décision ou du jour
où l'opposition n'est
plus possible

Assignation aux fins des défenses


Bref délai
à exécution
3 moIS a dater de
la découverte de la
Requête civile
cause de la requête
civile
Dénonciation de la saisie-arrêt et 15 jours à dater de la
assignation en validité de la saisie saisie
Commandement préalable à la 24 heures avant la
saisie-exécution ou la saisie-arrêt saisie
15 jours après la re-
Vente des biens saisis mise du procès-ver-
bal de saisie
Délai fixé par la juri-
Assignation en validité de la saisie- diction dans son or-
arrêt donnance autorisant
la saisie
Assignation en rétractation de la Huit jours à dater de
saisie-arrêt la saisie
4 mois au maximum
à dater de la noti-
Opposition à la mutation des im-
fication du procès-
meubles faisant l'objet de la saisie
verbal de saisie au
immobilière
conservateur des ti-
tres immobiliers

97
15 jours après l'affi-
Publicité avant la vente publique
chage de l'avis de la
des biens immobiliers saisis
vente publique

20 jours à dater de
la première séance
Fixation de la date de la prochaine de la vente publique.
séance de vente publique en cas de Toutefois, le juge
report peut accorder l'auto-
risation de fixer une
date plus éloignée.

4.3. Affaires commerciales


Pour l'instruction des affaires commerciales, l'instruction se fait plus vite que pour
les affaires civiles. Les délais prévus par la loi sont plus courts comme on peut le
constater à la lecture du tableau suivant.

Tableau des délais d'instruction des affaires commerciales

Matieres Dél is C m m ntaires

2 jours à dater de l'enrôlement


Fixation de la date d'audience de la requête, de la citation ou
de l'assignation

8 jours à dater de la significa-


tion ou de la notification de la
Comparution à l'audience
requête, de l'assignation ou de
la citation

Sommation à conclure et à
15 jours
plaider

Prononcé des décisions 8 jours

Opposition 8 jours

Fixation de la date d'audience


2 jours
de la procédure en opposition

Appel 8 jours

98
4.4. Affaires constitutionnelles
Pour accélérer la procédure d'instruction de certaines affaires constitutionnelles, la
constitution et la loi ont aussi prévu quelques délais. Le tableau suivant reprend ces
délais.

Tableau des délais d'instruction des affaires constitutionnelles


..
.---
.:.0 c_._ .._. __
15 jours à dater de la sou-
Appréciation de la confor-
mission de ces lois à la Cour
mité à la constitution des
suprême de justice par le Pré-
lois organiques
sident de la République

30 jours à dater de la sou-


mission de ces lois à la Cour
suprême de justice par les
Appréciation de la confor- autorités ou les personnes
mité des lois à la constltu- compétentes. Ce délai peut
tion être réduit à 8 jours en cas
d'urgence lorsque le gouver-
nement le demande à la Cour
suprême de justice.

Prononcé des décisions en


rapport avec les résultats 7 jours à dater de la saisine de
des élections présidentiel- la Cour suprême de justice
les

Prononcé des décisions en


rapport avec les résultats 2 mois à dater de la saisine de
des autres élections (Iégis- la Cour suprême de justice
latives, sénatoriales etc.)

99
Chapitre 5

Combien me coûte une affaire en justice?

Lorsqu'on a une affaire devant la justice, il faut payer de l'argent. Cet argent s'appel-
le frais de justice. Si la décision judiciaire qui a été prise dans cette affaire a accordé
des dommages-intérêts à une partie, la juridiction a droit à six pourcent de droit
proportionnel ou de la somme d'argent payée à titre de ces dommages-intérêts.

Les Frais de justice


Œ> Consignation des frais
Celui qui porte son affaire devant la justice paie auprès du greffier ou du receveur
de la DGRAD qui se trouve auprès de la juridiction à laquelle il s'est adressée ce
qu'on appelle la consignation des frais, c'est-à-dire une avance sur les frais de justice
ou ce qu'on doit payer à la justice pour le déroulement d'une affaire. Le gref-
fier doit lui délivrer une quittance ou un document qui reconnait qu'il a
consigné les frais.
Lorsqu'une affaire est appelée à l'audience, le président vérifie si les frais ont été
consignés. Si les frais n'ont pas été consignés, l'affaire ne sera pas jugée. Elle va être
rayée du rôle, c'est-à-dire qu'elle sera supprimée.
Avant la fin de l'affaire, le greffier peut demander à la partie qui a porté l'affaire
devant la justice de payer un supplément des frais. Si elle ne le fait pas son affaire
ne sera plus jugée.

Œ> Etat des frais


A la fin de l'affaire, le greffier fait le total des frais qu'on doit payer pour l'affaire
concernée. Le document sur lequel le greffier écrit le total des frais à payer pour
une affaire s'appelle l'état des frais. L'état des frais doit être accepté par le président
de la juridiction qui a jugé l'affaire.
Si une partie à l'affaire n'est pas d'accord avec l'état des frais, il peut s'adresser au
président de la juridiction pour lui demander de le corriger.
Si l'affaire a été jugée en appel, c'est le greffier de la juridiction qui a jugée en appel
qui va écrire l'état des frais.

101
lB> Partie qui doit supporter les frais de justice à la fin de l'affaire
A la fin de l'affaire, c'est la partie qui a perdu le procès qui doit supporter les frais
de justice. Dans une affaire pénale, si cette partie est la personne accusée, les frais
consignés par la partie civile doivent lui être remboursés.
Mais le greffier peut retenir les frais de justice consignés par la partie civile. Dans
ce cas, la partie civile peut s'adresser à la juridiction pour demander que les frais lui
soient payés par le condamné.
Si l'affaire n'a pas été portée devant la justice par la partie civile mais par le parquet
et que la partie civile s'est seulement jointe au parquet, le greffier ne peut retenir
que les frais des actes faits à sa demande.
Dans le tableau repris plus bas, nous donnons les précisions sur ce qui doit être
payée pour chaque type d'affaire :

Tableau des frais de justice selon la nature des affaires

Procès-verbal
Premier rôle 2US Double des tarifs au pre-
Chaque rôle suivant 1 US mier degré

Frais de signification
(transport des greffiers et Fixés par les juges Fixés par les juges
huissiers)

Mandat de comparution,
Double des tarifs au pre-
d'amener, d'arrêt provi-
2US mier degré
soire ou de dépôt
Double des tarifs au pre-
Ordonnance du juge 3 US
mier degré

Actes constatant la récep-


Double des tarifs au pre-
tion ou la restitution d'un 1 US mier degré
cautionnement

Indemnités des experts,


Double des tarifs au pre-
médecins, interprètes, té- Fixés par les juges
mier degré
moins
de la force Double des tarifs au pre-
3 US
mier degré

102
Double des tarifs au pre-
citations 3US
mier degré

Enrôlement ou attribution
Double des tarifs au pre-
d'un numéro du registre IOUS
mier degré
du greffe

Procès verbal d'audience


Double des tarifs au pre-
Premier rôle 2US
mier degré
Chaque rôle suivant 1 US
Constitution de la partie Double des tarifs au pre-
5 US
civile mierdegré
Double des tarifs au pre-
Minute du Jugement 3 US
mier degré
Déclaration d'opposition Double des tarifs au pre-
2US
ou d'appel mier degré

Grosse, expédition ou ex-


trait du jugement ou de
tout autre document con- Double des tarifs au pre-
servé au greffe mler degré
Premier rôle 2US
Chaque rôle suivant 1 US
Réquisition du Ministère Double des tarifs au pre-
3 US
public mier degré

Certificat de non oppo-


Double des tarifs au pre-
sition ou attestation dé-
3 US mier degré
livrée par le greffier

Autorisation de levée Double des tarifs au pre-


2US
copie mier degré
Afraires civiles
Double des tarifs au pre-
Enrôlement 3 US
mier degré

Double des tarifs au pre-


Consignation 5 US
mierdegré

Transport du greffier ou Double des tarifs au pre-


Fixés par le juge
de l'huissier mier degré
Procès-verbal écrit par le
greffier Double des tarifs au pre-
Premier rôle 2 US mier degré
Rôle suivant 1 US

103
Chaque exploit d'assigna- Double des tarifs au pre-
I US
tion ou de notification mier degré

Indemnités aux experts,


Double des tarifs au pre-
médecins, interprètes, té- Fixés par les juges
mier degré
moins
Double des tarifs au pre-
Ordonnance du juge 2 US
mier degré
Minute du jugement avant Double des tarifs au pre-
3 US
faire droit ou définitif mier degré
Double des tarifs au pre-
Avis du ministère public 2 US
mier degré
Acte d'opposition et Double des tarifs au pre-
1 US
d'appel mier degré

Certificat de non acte


d'opposition ou de non Double des tarifs au pre-
10US
appel ou toute attestation mier degré
délivrée par le greffier

Affaires devant la Cour suprême de justice


Enrôlement 10US

Consignation 20 US

Ordonnance du Premier
10US
président

Classement définitif du
10US
pourvoi

Procès-verbal établi par le


greffier
Premier rôle 2 US
Chaque rôle suivant 1 US

Arrêt, expédition ou ex-


trait ou de tout autre doc-
ument gardé par le greffe
Premier rôle 3 US
Chaque rôle suivant 2 US
Chaque exploit de noti-
fication, signification ou 1 US
citation

104
Certificat de non pourvoi
10US
en cassation
Minute arrêt 25 US
Déclaration d'opposition 2 US
ou d'appel
Rapport 15 US
Note juridique 25 US

Réquisition ou avis du
15 US
ministère public

Procès-verbal de toute note


de constat d'inscription
quelconque
Premier rôle 3 US
Chaque rôle suivant 2 US

Acte constatant la restitu-


4US
tion du cautionnement

Autorisation de lever co-


S US
pie des pièces

Droit proportionnel sur les sommes allouées aux parties par une décision
judiciaire: 6 pourcent
Droit sur le produit des ventes publiques; 6 pourcent
Droit sur les sommes accordées en matière d'exécution forcée; 6 pourcent
Amendes judiciaires: 20 à 1000 US
Amendes transactionnelles: 20 à 1000 US
Caution de mise en liberté provisoire; 20 à 1000 US

Remarque:
1. On appelle rôle deux pages de vingt cinq lignes chacune et de
quinze syllabes par ligne des documents rédigés par le greffier.
Le rôle est payé en totalité même s'il n'est pas complet;
2. Les frais de justice qui ne sont pas prévus dans le tableau sont
illégaux;
3. Il faut toujours exiger une quittance lorsqu'on a payé les frais
de justice.

105
Œ> Le droit proportionnel
Lorsque le jugement ou l'arrêt prononcé dans une affaire condamne une des parties
à cette affaire au paiement des dommages-intérêts, l'Etat a droit à six pourcent de
ces dommages-intérêts. C'est ce qu'on appelle le droit proportionnel.
Lorsque le montant des dommages-intérêts n'est pas déterminé par le jugement ou
l'arrêt, le montant du droit proportionnel est fixé par le greffier qui doit avoir l'ac-
cord du président de la juridiction. Si la partie qui doit payer le droit proportionnel
n'est pas d'accord avec le montant fixé par le greffier, elle peut l'assigner devant le
tribunal pour que ce montant soit corrigé.

Œ> Qui doit payer le droit proportionnel


C'est la partie qui a perdu le procès ou son civilement responsable qui doit payer le
droit proportionnel. Le paiement doit se faire dans un délai d'un mois.
Si la partie qui a perdu le procès ou son civilement responsable ne paie pas le droit
proportionnel, le greffe ne peut pas donner le jugement ou l'arrêt concerné, en ori-
ginal ou en copie aux parties à ce procès.
Si l'affaire est jugée en appel, alors que le droit proportionnel a déjà été payé, le
greffe de la juridiction d'appel doit remettre une partie du montant du droit pro-
portionnel payé, si le montant arrêté par la juridiction d'appel est inférieur à ce qui
a été payé.
Si le montant qui a été payé est inférieur au montant fixé en appel, c'est la personne
qui a été condamnée à payer le droit proportionnel qui doit augmenter le montant
payé.
Si la partie qui a gagné le procès veut avoir le jugement ou l'arrêt, elle peut payer le
droit proportionnel.Après elle peut demander à la partie qui a perdu le jugement ou
l'arrêt de lui remettre l'argent qu'elle a payé. Si elle ne le fait pas, la partie qui a gagné
le procès peut donner trois jours à la partie qui a perdu le procès pour remettre cet
argent. Si elle ne le fait toujours pas, elle peut demander au tribunal l'autorisation de
saisir ses biens. Elle peut aussi porter l'affaire devant la juridiction compétente pour
qu'elle ait son argent.

106
Chapitre 6

Que faire pour soutenir mon affaire devant


la justice lorsque je n'ai pas de moyens?
Même lorsqu'on n'a pas assez de moyens financiers, on peut toujours soutenir une
action devant la justice. Une personne qui n'a pas assez de moyens s'appelle indigent.
L'indigent peut soutenir son action devant la justice sans payer les frais de justice
ou en payant seulement la moitié de ces frais. Il faut seulement qu'il prouve qu'il est
vraiment un indigent et qu'il sache à qui s'adresser.

La preuve de l'indigence
La manière de prouver qu'on est indigent dépend de ce qu'on fait dans la vie. Dans le
tableau suivant, nous montrons, pour quelques personnes, ce qu'elles peuvent faire
pour prouver qu'elles sont indigentes.

Tableau des catégories de personnes et de la façon de prouver


qu'elles sont indigentes
II!!...

-
_.~.

Catépries r--' - -r-.- .r -,.,..- - •

Montrer les bulletins du paiement


1. Militaires
de la solde des trois derniers mois

Fonctionnaires et agents des services Montrer les bulletins du paiement


2. publics jusqu'au grade de Directeur de la solde des trois derniers mois

Agents des entreprises publiques et des Montrer les fiches de paie des trois
4. sociétés derniers mois
Commerçants ou personnes exerçant Montrer les documents sur la
5. une profession libérale (avocats, médecins déclaration ou le paiement de
etc.) l'impôt sur les revenus

Donner l'attestation d'indigence


6. Chômeurs délivrée par le service des affaires
sociales de la commune

Donner l'attestation d'indigence


7. Toutes les autres personnes délivrée par le service des affaires
sociales de la commune

107
Remarque:
Une circulaire du Ministre de la justice dit qu~ les personnes suivan-
tes doivent être considérées comme des indigents. Il s'agit:
fI!! des militaires;
Î1:;JI des agents de l'Etat jusqu'au grade de directeur;
,)~I des retraités et

!QI des chômeurs.

Avantages reconnus aux indigents en matière de paiement des frais de


justice
ru Lorsqu'un indigent veut porter son affaire devant la justice, il ne fait pas la
consignation des frais. S'il le fait, il ne paie pas la totalité des frais mais seule-
ment une partie. Les frais qui ne sont pas payés par l'indigent sont payés par
l'Etat. Mais le juge ne va pas rayer son affaire du rôle, il va la juger;
ru Lorsqu'un indigent est partie dans un procès, le greffier peut lui remettre
le jugement ou l'arrêt qui le concerne même lorsqu'il n'a pas payé le droit
proportionnel ou qu'il n'a payé qu'une partie;
W Lorsqu'un indigent a besoin d'un conseil, le bâtonnier ou le syndic des dé-
fenseurs judiciaires peut demander à un avocat où à un défenseur judiciaire
de le défendre sans lui exiger le paiement des honoraires.

A qui s'adresser pour bénéficier des avantages reconnus aux indigents en


matière de paiement des frais de justice
ru Les chômeurs et les autres personnes à qui on demande de prouver qu'ils
sont indigents en présentant l'attestation d'indigence doivent s'adresser au
service des affaires sociales de la commune où ils habitent. Ce service ne
doit pas leur demander de l'argent. On ne peut pas demander de l'argent à
une personne qui demande une attestation d'indigence pour prouver qu'elle
n'en a pas.
W Toutes les personnes qui veulent bénéficier des avantages reconnus aux
indigents doivent s'adresser au président de la juridiction qui juge leur af-
faire. Le président peut accepter que leur affaire soit jugée sans qu'elles ne
fassent la consignation des frais. Il peut aussi demander à un avocat ou à un

108
défenseur judiciaire de les défendre sans payer les honoraires. Enfin, il peut
accepter que le greffier leur donne le jugement ou l'arrêt avant que le droit
proportionnel ne soit payé.
m Toutes les personnes qui veulent bénéficier des avantages reconnus aux
indigents peuvent aussi s'adresser au bâtonnier ou au syndic des défenseurs
judiciaires. Ceux-ci peuvent accepter de demander à un avocat ou à un dé-
fenseur judiciaire de les défendre sans qu'ils ne le paient.

109
Chapitre 7

Comment sont exécutées les décisions


judiciaires?

Toutes les décisions judiciaires ne s'exécutent pas de la même façon. Tout dépend
de la nature des affaires qu'elles tranchent. Comme nous l'avons déjà vu un peu plus
haut dans le présent guide, il peut s'agir des affaires pénales, des affaires civiles, des
affaires commerciales, des affaires du travail, des affaires administratives ou des affai-
res constitutionnelles. Les décisions des affaires commerciales et celles des affaires
du travail s'exécutent comme celles des affaires civiles. C'est pourquoi dans les lignes
qui suivent nous allons seulement étudier comment s'exécutent les affaires pénales,
les affaires civiles,les affaires administratives et les affaires constitutionnelles.

7. 1. Les affaires pénales


A l'exception des décisions de condamnation par défaut, c'est-à-dire lorsque la per-
sonne condamnée n'a pas été présente ou représentée au procès et celles des déci-
sions favorables à l'inculpé ou au condamné, c'est-à-dire les décisions qui accordent
la liberté provisoire, celles qui acquittent, celles qui condamnent avec sursis, celles
qui accordent la libération conditionnelle ou celles relatives à la main levée de la
saisie des biens, les décisions des affaires pénales ne peuvent être exécutées que
lorsqu'elles sont devenues définitives ou revêtues de l'autorité de la chose jugée,
c'est-à-dire qu'elles ne peuvent plus être attaquées par les recours que ce soit l'op-
position, l'appel ou la cassation.
Une décision ne peut plus être attaquée soit parce qu'elle l'a déjà été soit encore
parce que les délais prévus pour qu'elle le soit sont arrivés à expiration ou sont
dépassés.
Pour savoir qu'une décision est devenue définitive, il faut voir le greffier
qui peut remplir et signer des documents tels que le certificat de non
opposition, le certificat de non appel ou le certificat de non pourvoi en
cassation.
Certaines décisions des affaires pénales prévoient un délai d'observation des per-
sonnes condamnées avant de les arrêter. Le sort de ces personnes dépend en ce
moment là du comportement qu'elles vont afficher pendant ce délai d'observation
qui ne peut pas être supérieur à cinq ans. Si elles ne commettent pas d'infraction
pendant ce délai, ces personnes ne seront pas arrêtées. Mais si elles commettent

III
une ou plusieurs infractions, elles seront arrêtées pour purger, c'est-à-dire terminer
la première condamnation avant de subir la condamnation ou les condamnations
suivantes.
La période d'observation des condamnés pour se décider si elles vont ou non être
arrêtées s'appelle sursis. Le sursis ne peut être prononcé que lorsque les personnes
condamnées l'ont été à une peine inférieure ou égale à un an de prison. En plus cette
personne ne doit pas avoir été condamnée auparavant à une peine de prison.
Une personne arrêtée peut aussi être libérée au bout d'un certain temps lorsqu'elle
affiche un bon comportement et qu'elle a purgé le quart de la peine à laquelle elle
a été condamnée. C'est ce qu'on appelle la libération conditionnelle. Dans tous les
cas, aucune personne ne peut bénéficier de la libération conditionnelle lorsqu'elle
n'a pas totalisé au moins 3 mois de prison. On lui accorde alors un délai d'obser-
vation avant de décider sur son sort. Ce délai est le double de la durée de la peine
que cette personne a purgée. Si elle ne commet pas d'infraction pendant le délai
d'observation, elle ne sera plus réincarcérée mais si elle commet une nouvelle ou de
nouvelles infractions pour laquelle ou pour lesquelles elle est condamnée, elle sera
arrêtée pour purger la première condamnation avant de purger les condamnations
suivantes.
Même lorsqu'elles sont devenues définitives, certaines décisions des affaires pénales
ne peuvent pas être exécutées. Le tableau suivant reprend les raisons pour lesquel-
les certaines décisions des affaires pénales ne peuvent pas être exécutées.

112
Tableau des raisons pour lesquelles certaines décisions
des affaires pénales ne peuvent pas être exécutées
'.'• •'.~. :~~~, 1·
;.;. • ~·.:l· ...·•• ~;"~'" -
_ _ n.~ _ _ _

La justice ne peut plus rien faire contre une personne


qui est déjà morte. Mais elle peut poursuivre ces en-
fants pour exécuter certaines peines telles que l'amen-
Décès ou mort de la personne
de, les dommages-intérêts, les frais de justice. Elle peut
condamnée
aussi poursuivre la personne civilement responsable de
cette personne pour le paiement des amendes et des
dommages-intérêts.

Lorsqu'une personne a été condamnée à une peine, il


ya un délai pour l'exécution de cette peine. Lorsque
ce délai est dépassé. on ne peut plus appliquer cette
peine.
Prescription Le délai de prescription des infractions punies de la
peine de prison de 1 an au moins est d'un an. Celui des
infractions punies de moins de cinq ans est de trois ans
et celui des infractions punies de plus de cinq ans est
de dix ans à dater de la commission de l'infraction.
Le Président de la République peut décider par ordon-
nance présidentielle que la peine à laquelle une per-
sonne a été condamnée ne soit pas appliquée. Il peut
aussi décidée que la durée de cette peine soit réduite
Grâce présidentielle
ou diminuée. Généralement, c'est à l'occasion des fêtes
nationales, par exemple celle de l'indépendance que le
Président de la République prend des ordonnances ac-
cordant sa grâce à certaines personnes condamnées.
La place d'un fou n'est pas dans une prison. Elle est
Démence ou folie
dans un hôpital.
Le parlement peut adopter une loi pour dire que les in-
fractions commises par certaines personnes ne doivent
Amnistie plus être considérées comme telles. Si ces personnes
ont déjà été condamnées pour ces infractions, elles ne
seront pas arrêtées.

Lorsqu'il n'y a aucune raison qui empêche qu'une décision judiciaire relative à une
affaire pénale soit exécutée, cette décision doit alors être exécutée. Cela dépendra
de la nature de la peine prévue par cette décision, à savoir la peine de mort, la peine
des travaux forcés, la peine de prison, la peine d'amende, les dommages-intérêts ou
les frais de justice. Le tableau suivant donne quelques informations sur la façon dont
chacune de ces peines doit être exécutée.

113
Tableau des modes d'exécution des peines

Modes d'ex u
.n
ar Cette peine ne peut être exécutée que lorsque le Pré-
sident de la République a pris une ordonnance refu-
sant la grâce présidentielle. Dès qu'une peine de mort
est prononcée, le parquet doit demander la grâce au
Président de la République en faveur de la personne
condamnée. Cette personne elle-même peut aussi
demander la grâce au Président de la République ou
demander à son avocat de le faire en sa faveur.
cr L'exécution de la peine de mort se fait par la pendai-
son pour les civils et la fusillade pour les militaires et
les policiers ;
Peine de mort
ar L'exécution de la peine de mort peut se faire dans
l'enceinte d'une prison ou à un autre lieu déterminé
par l'autorité administrative;
rr L'autorité administrative décide aussi si l'exécution
sera publique ou non. Dans tous les cas, les hommes
de Dieu et les avocats des personnes concernées sont
autorisées à être présent à l'exécution avec le magis-
trat du parquet qui en est responsable;
ar Il est interdit de prendre des photos au moment de
l'exécution de la peine de mort. La personne qui le fait
peut être condamnée.
Le Président de la République n'a pas encore déterminé
comment cette peine doit être exécutée. Les personnes
Travaux forcés
condamnées aux travaux forcés sont confondues à celles
condamnées à la peine de prison.
r:rSauf lorsqu'elles sont condamnées à la peine de prison
avec arrestation immédiate, les personnes condam-
nées à la peine de prison ne peuvent être arrêtées
que huit jours après que leur décision de condamna-
tion soit devenue définitive. Même en cas de condam-
nation avec arrestation immédiate, ces personnes
peuvent demander la liberté provisoire au juge.
ar Sauf lorsqu'elles sont condamnées à la prison à vie, les
personnes condamnées à la peine de prison doivent
Prison
faire au minimum 1 jour et au maximum 20 ans en pri-
son. Le temps qu'ils ont mis en détention provisoire
est pris en compte dans le calcul des jours de prison.
ar En dehors du droit de se déplacer comme elles veu-
lent les personnes condamnées à la peine de prison
ont tous les droits, par exemple, celui de recevoir les
membres de leurs familles, suivre les informations,
écrire des livres etc. Elles doivent cependant respec-
ter le règlement de la prison.

114
Les modalités d'application de cette peine ne sont pas
Relégation dans certains lieux
encore précisées.
Mise à la disposition du gouver- Les modalités d'application de cette peine ne sont pas
nement encore précisées.

Les personnes condamnées à la peine d'amende ont 8


jours pour exécuter cette peine. Le juge qui a prononcé
la décision peut cependant fixer un délai plus court ou
Amende plus long. Lorsque ces personnes ne paient pas les amen-
des dans le délai prévu par la décision, elles peuvent être
arrêtées. C'est ce qu'on appelle la servitude pénale sub-
sidiaire.

La personne condamnée à payer les frais de justice doit


le faire dans un délai de 8 jours. Le juge qui a prononcé la
décision peut fixer un délai plus court ou plus long. Lors-
que la personne n'a pas payé les frais de justice dans le
Frais de justice
délai fixé, elle peut être arrêtée. C'est ce qu'on appelle la
contrainte par corps. Si cette personne ne paie toujours
pas les frais de justice, le greffier peut saisir la justice pour
avoir l'autorisation de faire la saisie-arrêt de son salaire.

7.2. Les affaires civiles


Comme les décisions des affaires pénales, les décisions des affaires civiles ne sont
exécutées que lorsqu'elles sont devenues définitives ou revêtues de l'autorité de la
chose jugée. Il y a cependant certaines décisions des affaires civiles qui sont exécu-
tées même si elles ne sont pas encore devenues définitives. Ce sont des décisions
contenant la clause d'exécution provisoire sans caution, c'est-à-dire qui prévoient
ce type d'exécution.

Généralement, les décisions portent la clause exécutoire lorsque le deman-


deur l'a demandé. Dans ce cas, le juge ne prévoit cette peine que lorsque cer-
taines conditions sont réunies. Le demandeur doit prouver que sa demande
est fondée:
III Sur un acte authentique, c'est-à-dire une décision judiciaire ou acte éta-
bli par le notaire ou le conservateur des titres immobiliers pour les
documents sur la propriété des maisons ou des parcelles ;
III Sur une promesse reconnue par le défendeur dans un document non
notarié ou devant une juridiction ou
ru Une décision judiciaire précédente.
Lorsque la décision judiciaire porte la clause d'exécution provisoire, elle ne
peut être exécutée que lorsque le demandeur fait les démarches qu'il faut

115
auprès d'un huissier de justice. Il doit d'abord donner la décision à exécuter à
l'huissier de justice. Lorsque la décision judiciaire à exécuter prévoie le paie-
ment d'une caution, il doit payer cette caution. .
Si le défendeur n'est pas d'accord avec la décision en question, il peut deman-
der à la juridiction d'appel d'interdire son exécution. C'est ce qu'on appelle la
demande de défense à exécution. La demande de défense à exécution doit se
faire très vite par le demandeur à qui la décision en question a été signifiée.
Sinon l'exécution de la décision ne pourra pas être empêchée.
Lorsque la décision a déjà été exécutée alors qu'elle est annulée en appel,le
demandeur doit remettre les choses comme elles étaient avant l'exécution
de la décision annulée. Il peut aussi payer des dommages-intérêts au défen-
deur. C'est pourquoi il faut être très prudent avant de faire des démarches
pour l'exécution provisoire des décisions judiciaires. Il ne faut le faire que
lorsqu'on est vraiment sûr qu'on va gagner le procès en appel.
Lorsqu'il n'y a pas eu exécution provisoire, il faut attendre une décision dé-
finitive pour penser à l'exécution d'une décision judiciaire. On parle alors
d'exécution définitive. L'exécution définitive des décisions judiciaires peut se
faire de plusieurs façons. Il peut s'agir d'un déguerpissement, du paiement
d'une somme d'argent ou de la saisie des biens de la personne condamnée.

La personne condamnée peut elle-même exécuter la décision judiciaire. On parle


dans ce cas de l'exécution volontaire. Lorsque la personne condamnée ne veut pas
exécuter elle-même la décision judiciaire, il n'y a plus d'autre choix que de recourir
à l'exécution par la forcée. On parle dans ce cas de l'exécution forcée.
Il y a trois formes principales d'exécution forcée. Il s'agit de la saisie-exécution, de
la saisie-arrêt et de la saisie immobilière. Chacune d'entre elles ne peut se faire que
lorsqu'il y a une décision définitive et que la personne qui a gagné cette décision fait
les démarches nécessaires auprès des services de l'Etat concerné.
Les services de l'Etat concerné pour l'exécution d'une décision judiciaire sont le
greffier, l'huissier, le parquet et la force publique, c'est-à-dire la Police nationale.
C'est le greffier qui donne la décision judiciaire à la personne concernée lorsqu'elle
a payé les frais de justice ou lorsqu'elle a été dispensée de l'obligation de payer les
frais de justice. Avant de donner cette décision judiciaire à la personne qui l'a ga-
gnée, le greffier prend le soin d'y mettre la formule exécutoire. Cette formule est la
suivante: « Nous, chef de l'Etat; mandons et ordonnons à tous huissiers à ce requis
de mettre le présent arrêt, jugement, ordonnance, mandat ou acte à exécution; aux
procureurs généraux et aux procureurs de la République d'y tenir la main et à tous

116
commandants et officiers de la force publique d'y prêter main forte lorsqu'ils en
seront légalement requis ».
Si cette personne ne fait pas ces recherches, il n'y aura pas exécution de la décision
judiciaire. Aucun agent de l'Etat ne peut intervenir pour exiger que cette exécution
ait lieu.
L'huissier de justice exécute la décision de justice. Pour cela, il faut que la personne
qui a gagné la décision de justice en question la lui donne.
Le parquet demande l'intervention de la police nationale lorsque l'huissier rencon-
tre des difficultés dans l'exécution des décisions judiciaires, par exemple lorsque
les portes de la maison où cette exécution doit se faire sont fermées, lorsque les
personnes qui occupent cette maison refusent que l'huissier y entre, au besoin en
utilisant la force ou les menaces.
La force publique ou la police nationale aide l'huissier dans l'exécution des décisions
judiciaires. En dehors de ces autorités, aucune autre ne peut intervenir en matière
d'exécution des décisions judiciaires, surtout pas pour empêcher cette exécution
ou la suspendre.
Le tableau suivant résume le rôle que les autorités compétentes jouent dans l'exé-
cution des décisions judiciaires.

Tableau des autorités compétentes en matière d'exécution


des décisions judiciaires et de leurs attributions respectives

Autorités Attributions
QI'" Apposition de la formule exécution sur les décis-
ions judiciaires
QI'" Délivrance des décisions judiciaires après paiement
Greffier
des frais de justice ou en cas de dispense de paie-
ment des frais de justice
r:r Garde des sommes d'argent saisis

QI'" Signification des décisions judiciaires


Huissier de justice QI'" Exécutions des décisions judiciaires

r:r Réquisition de la force publique à la demande de


Parquet l'huissier en cas de difficultés dans l'exécution
des décisions judiciaires

r:r Appui à l'huissier dans l'exécution des décisions


Force publique
judiciaires

117
La saisie-exécution
Elle consiste à prendre les biens meubles de la personne condamnée par force pour
les vendre à celui qui propose le prix le plus élevé afin de payer la personne qui a
gagné la décision judiciaire en question. La saisie-exécution se fait en trois étapes. Il y
a d'abord un commandement qui doit être fait par l'huissier. Si la personne condam-
née n'exécute pas volontairement la décision, on peut passer à la saisie de se biens.
Enfin, ces biens saisis peuvent faire l'objet d'une vente publique.

Le commandement
Le commandement est un avertissement qui est donné à la personne qui a perdu
le procès pour qu'elle exécute volontairement la décision judiciaire en question de
peur que ses biens ne soient saisis. Le commandement se fait de deux façons. Il peut
se faire en même temps que la décision judiciaire en question. On parle alors de la
signification-commandement.
Le commandement peut aussi se faire après la signification de la décision judiciaire
concernée.
Il existe aussi ce qu'on appelle l'itératif commandement, c'est-à-dire un deuxième
commandement pour rappeler à la personne qui a perdu le procès ce qu'elle risque
si elle n'exécute pas volontairement la décision judiciaire qui l'a condamné.
Lorsque la personne qui a perdu le procès reçoit le commandement, elle peut exé-
cuter volontairement la décision qui l'a condamnée. Elle peut aussi attaquée le com-
mandement lorsqu'elle pense qu'elle n'a pas respecté la loi.

La saisie
Lorsque la personne qui a perdu le procès et qui a reçu le commandement n'a pas
exécuté volontairement la décision qui l'a condamnée, ses biens peuvent être saisis
par l'huissier en présence de deux témoins. Mais la personne qui a gagné le procès
ne va pas à la saisie.
La saisie ne peut avoir lieu que dans un délai de 24 heures au moins après
le commandement. Si l'huissier rencontre des difficultés dans l'exécution d'une
décision judiciaire, il demande au parquet de requérir la force publique pour qu'elle
l'aide dans son travail. En attendant, l'huissier peut désigner un gardien pour veiller
à ce que les biens ne soient pas déplacés.
Après qu'il ait pratiqué la saisie, l'huissier écrit un procès -verbal de saisie dans le-
quel il détermine la date et le lieu auxquels la saisie a eu lieu et décrit les biens saisis.
Lorsqu'il n'a rien trouvé à saisir, il établit un procès-verbal de carence. Les témoins
signent toujours les procès-verbaux de saisie avec l'huissier.

118
L'huissier veille également à informer l'agent des ventes publiques de la saisie qui a
été faite et de la date à laquelle les biens saisis seront vendus.
Si c'est de l'argent qui a été saisi, l'huissier le donnera au greffier qui va en assurer
la garde.

Vente publique
La vente publique ne peut avoir lieu que quinze jours au moins après la
signification du procès-verbal de saisie. Ce délai est mis à profit pour la
publicité de la vente. Lorsque les biens saisis sont périssables, c'est-à-dire qu'ils se
dégradent vite, le délai de la vente publique peut être réduit par le juge.
Avant la vente des biens, l'huissier doit d'abord s'assurer que ces biens sont tels
qu'ils ont été saisis. Il peut arriver, en effet, que la personne désignée comme gar-
dienne de ces biens les utilisent ou les volent, ce qui constitue l'infraction de détour-
nement d'objets saisis.
Si les prix proposés lors de la vente publique sont bas, cette vente peut être repor-
tée à une autre date. Dans ce cas aussi il faut observer le délai de publicité de quinze
jours au moins avant la prochaine vente publique.A cette date, la vente doit se faire
même si les prix proposés sont bas.
La personne qui propose le meilleur prix achète les biens saisis. Elle doit payer au
comptant ou cash mais l'huissier peut aussi lui accorder un délai pour payer le prix
convenu.
Après la vente publique, l'huissier doit rédiger un procès-verbal de vente publique.
La personne qui a acheté les biens saisis devient propriétaire de ces biens.
L'argent de la vente publique est donné à la personne qui a gagné le procès. Mais le
greffier prend le soin de garder les frais de justice comprenant notamment les frais
de saisie et les frais de la vente publique.
La personne qui a perdu le procès peut s'opposer à la vente publique, par exemple
lorsqu'elle pense que la procédure de la vente n'a pas été respectée. Elle peut aussi
être attaquée par toute personne intéressée, par exemple lorsque les biens saisis
leur appartiennent et non à la personne condamnée.

Saisie-arrêt
Elle concerne également les biens meubles ou des sommes d'argent. Mais elle se
distingue de la saisie-exécution par le fait que dans la saisie-exécution les biens saisis
le sont entre les mains de la personne condamnée alors que dans la saisie-arrêt, ces
biens sont entre les mains d'une autre personne.

119
La saisie-arrêt se fait en trois étapes. Il y a d'abord la mise sous gage des biens
concernés, ensuite la validation de la saisie et enfin la déclaration du tiers saisi.

La mise sous gage des biens


L'huissier de justice qui a été consulté par la personne qui a gagné le procès et qui a
reçu la décision à exécuter interdit à la personne qui garde les biens de la personne
condamnée de remettre ces biens à cette personne.
L'acte de saisie-arrêt effectué par l'huissier doit être signifié à la personne dont les
biens ont été saisis dans un délai de quinze jours. La personne qui a gagné le procès
doit aussi saisir le juge pour que ce juge valide la saisie effectuée, c'est-à-dire qu'il
confirme cette saisie.

Validation de la saisie
Lorsque la saisie a été validée ou confirmée, la décision est signifiée à la personne
dont les biens ont été saisis et à la personne chez qui ces biens ont été saisis.

Déclaration du tiers saisissant


Lorsqu'elle reçoit la signification de la décision à appliquer, la personne chez qui les
biens sont saisis doit déclarer les biens de la personne condamnée qu'elle garde.
Mais s'il n'y a pas de contestation sur ces biens, cette déclaration n'est pas néces-
saire.
Lorsque les biens saisis sont identifiés, on passe à la place publique. Une partie du
prix de la vente publique est donnée à la personne qui a gagné le procès. Le greffier
veille au paiement des frais de justice, en l'espèce les frais de saisie et les frais de la
vente publique.

Saisie immobilière
A la différence de la saisie-exécution et de la saisie-arrêt qui portent sur les biens
meubles, la saisie immobilière concerne les biens immeubles.
Comme la saisie exécution, la saisie immobilière passe aussi par trois étapes essen-
tielles.Après le commandement, il y a saisie et enfin vente publique.

Commandement
Il est fait par l'huissier à la fois à la personne qui a perdu le procès et au conserva-
teur des titres immobiliers.

Saisie
Elle ne peut avoir lieu que quinze jours après le commandement et après la publicité
par voie d'affichage de l'avis de la vente publique.

120
Vente publique
La vente ne peut avoir lieu que quatre mois après le commandement. Elle est effec·
tuée par le notaire aux ventes publiques. Le notaire aux ventes publiques ne peut le
faire qu'après qu'il ait reçu la décision à exécuter, le commandement et un extrait
du livre d'enregistrement. Une partie du prix de la vente est donnée à la personne
qui a gagné le procès. Une autre est consacrée au paiement des frais de justice com·
prenant les frais de la saisie et les frais de la vente publique.

7.3. Les affaires administrat ives


Comme les décisions des affaires pénales et civiles, les décisions des affaires admi·
nistratives ne peuvent être exécutées que lorsqu'elles sont devenues définitives.
Elles peuvent également être exécutées volontairement. Par exemple, lorsqu'une
décision portant exclusion d'un étudiant de l'Université a été annulée, l'Université
doit ré -inscrire cet étudiant. Lorsque l'Université est condamnée à dédommager
cet étudiant, elle doit le faire.
A la différence des décisions des affaires civiles, les décisions des affaires administra·
tives ne sont pas faciles à exécuter par la force. La raison en est qu'il est difficile que
l'administration utilise la force contre elle·même.
Les décisions des affaires administratives contre les sociétés de l'Etat peuvent faire
l'objet d'une exécution forcée. On peut par exemple faire une saisie·exécution, une
saisie·arrêt ou une saisie immobilière contre les biens de ces sociétés. La façon dont
on fait ces différentes saisies a déjà été expliquée ci haut.

7.4. Les affaires constitutionnelles


L:exécution des décisions des affaires constitutionnelles dépend de la nature des
actes concernés. Lorsqu'une décision constate qu'un traité international comporte
des dispositions contraires à la constitution, ce traité ne peut être ratifié qu'après la
révision de la constitution.
Lorsqu'une décision constate qu'une loi ou un règlement intérieur de l'Assemblée
nationale, du Sénat, du Congrès ou d'une institution d'appui à la démocratie com·
prend une ou plusieurs dispositions contraires à la constitution, cette disposition ou
ces dispositions ne peuvent pas être appliquées. Elles doivent être modifiées par les
personnes qui les ont adoptée(s).

121
Chapitre 8

Qui peut m'aider à soutenir mon affaire


devant la justice?

Il n'est pas toujours facile de soutenir une affaire devant la justice. Comme on peut
s'en rendre compte à la lecture du présent guide d'accès à la justice, il n'est pas tou-
jours aisé de comprendre l'organisation de la justice, la compétence des différentes
juridictions et d'autres services de l'Etat qui forment cette justice et le déroulement
des différents types d'affaires pour ne citer que ces quelques exemples. C'est pour-
quoi il peut être intéressant de trouver quelqu'un qui nous aide à soutenir notre
affaire devant la justice.

Il y a trois catégories de personnes qui peuvent nous aider à soutenir une affaire
devant la justice. Il s'agit des:
W avocats;
W défenseurs judiciaires et
W des défenseurs militaires.

Les avocats et les défenseurs judiciaires sont des spécialistes en droit. Mais elles
n'ont pas le même niveau de connaissance du droit. Les avocats ont un niveau élevé
de connaissance en droit. Ils ont le même niveau que les magistrats, qu'ils soient du
siège ou du parquet. Ils sont licenciés en droit. Les défenseurs judiciaires ont un ni-
veau moins élevé que les avocats. Ils sont gradués en droit. Les défenseurs militaires
n'ont pas nécessairement une connaissance approfondie du droit mais ils doivent
avoir la maitrise de la vie militaire.
Pour bénéficier de l'aide d'un avocat, d'un défenseur judiciaire ou d'un défenseur
militaire, il faut connaitre son travail. Il faut aussi savoir combien on doit lui payer. On
doit aussi savoir où on peut le trouver.

Le travail des avocats, des défenseurs Judiciaires et des défenseurs


militaires
Les avocats, les défenseurs Judiciaires et les défenseurs militaires font le même tra-
vail mais ils ne le font pas toujours devant les mêmes juridictions.

Le travail des avocats, des défenseurs judiciaires et des défenseurs militaires se fait
devant les juridictions et en dehors des juridictions.

123
En dehors des juridictions
En dehors des juridictions, le travail des avocats, des défenseurs judiciaires et des
défenseurs militaires consistent à :
W conseiller les parties sur leurs droits et la façon de les défendre;
ru aider les parties à trancher leurs conflits;
ru aider les parties à rédiger les documents, par exemple les assignations, les
plaintes, les citations directes etc. ;
ru assister les parties ou les représenter devant les services de l'Etat, par exem-
ple la commune, le service des affaires sociales etc.

Devant les juridictions


Devant les juridictions, le travail des avocats, des défenseurs judiciaires et des défen-
seurs militaires est de :
W conseiller les parties ;
W les assister;
m les représenter;
W demandé pour elles les dommages-intérêts ;
ru conclure et
W plaider.

Juridictions où les avocats, défenseurs judiciaires et défenseurs militaires


font leur travail
Les tableaux suivant indiquent les juridictions où les avocats, les défenseurs judiciai-
res et les défenseurs militaires font leur travail.

Tableau des juridictions de droit commun et des personnes


qui peuvent nous aider devant ces juridictions

Personnes qui peuvent nous aider


Juridictions
à y soutenir une affai
Tribunal de paix Avocats ou défenseurs judiciaires

Tribunal de grande instance, tribunal de


commerce, tribunal du travail, tribunal Avocats ou défenseurs judiciaires
pour enfant
Cour d'appel Avocats

Cour suprême de justice Avocats

124
Tableau des juridictions militaires et des personnes
qui peuvent nous aider à y soutenir une affaire
Personnes qUI peuvent nous aitjler a y soutenir
Juridictions une aff...ir~ ~. iustice
Tribunal militaire de police Avocats, défenseurs judiciaires et défenseurs militaires

Tribunal militaire de garnison Avocats, défenseurs judiciaires et défenseurs militaries

Cour militaire Avocats et défenseurs militaires

Haute cour militaire Avocats et défenseurs militaires

Remarque ~

1. Les avocats sont organisés en barreaux. A l'exception de la ville


de Kinshasa qui a deux barreaux, chaque province a un Barreau.
JI existe aussi un barreau près la Cour suprême de justice. JI n'y
a que les avocats près la Cour suprême de justice qui peuvent
plaider une affaire devant cette cour.
2. Les avocats étrangers peuvent plaider devant toutes les juridic-
tions congolaises sauf les juridictions militaires.
3. Les défenseurs judiciaires ne peuvent plaider une affaire que
devant les tribunaux de grande instance où ils ont prêté ser-
ment ou les tribunaux de grande instance où les présidents les
ont autorisé à plaider. En aucun cas, ils ne peuvent plaider une
affaire devant une cour ou un tribunal

Combien faut-il payer à un avocat, un défenseur judiciaire ou un défen-


seur militaire?
Les avocats, les défenseurs judiciaires et, dans une certaine mesure, les défenseurs
militaires ne sont pas des agents de l'Etat. Ils ne sont pas payés par l'Etat.Au contrai-
re, ils vivent de leur travail. Le salaire de l'avocat s'appelle honoraires.
Tout ce que l'avocat fait pour son client a un prix. Ce prix est fixé de commun ac-
cord entre l'avocat et son client. Toutefois ce prix ne peut pas être plus élevé que le
maximum ou moins élevé que le minimum prévus par le barème des honoraires des
avocats. Le barème des honoraires est un document adopté par le Conseil national
de l'ordre des avocats pour aider les avocats à fixer leurs honoraires.
Le tableau ci-après donne une idée des frais d'honoraires qui doivent être payés aux
avocats lorsqu'ils soutiennent les parties devant la justice.

125
Tableau indicatif des frais d'honoraires d'avocats

T..-.-..... - ,le ~ ,~:.;~ ·+4~~_·~~~!


Visite 20 à 100 US
Ouverture d'un dossier 50 à 100 US
Consultation orale 50 à 100 US
Consultation écrite
100 à 1000 US
cr Sans recherche
300 à 2000 US
cr Avec recherche

Conciliation verbale 500 à 1000 US

Conciliation par écrit 1000 à 10.000 US

Transaction 1000 à 10.000 US ou 1 à 10 pourcent de la valeur

1000 à 10.000 US plus 10 pourcent des honoraires


Arbitrage
complémentaires
Etude du dossier au cabinet
r:r Premier degré 200 à 400 US
r:r Deuxième degré 400 à 800 US
Assignation 300 à 1000 US
Comparution à l'audience
r:r Premier degré 100 US
r:r Deuxième degré 100 US par heure
Conclusions
r:r Premier degré 300 à 1000 US
r:r Deuxième degré 600 à 2000 US

Notes de plaidoiries
r:r Premier degré 300 à 1000 US
r:r Deuxième degré 600 à 2000 US
1nterventions judiciaires en
matière pénale
r:r Premier degré 1000 à 5000 US
r:r Deuxième degré 3500 à 5000 US
Interventions judiciaires en
matière civile
r:r Premier degré 1500 à 5000 US
cr Deuxième degré 3500 à 10.000 US

126
A l'ouverture du dossier d'un client, l'avocat demande à ce client de lui payer une
provision d'honoraires, c'est-à-dire une avance sur ses honoraires. Ensuite, au fur et
à mesure qu'il intervient en faveur de ce client, l'avocat dresse sa note d'honoraires,
c'est-à-dire qu'il note dans un document tous les actes qu'il pose pour son client et
combien ce client doit payer pour chacun de ces actes.A la fin de l'affaire, l'avocat
envoie à son client sa note d'honoraires définitive.
Si le client n'est pas d'accord avec cette note, il peut le dire à son avocat. Si le conflit
persiste, l'affaire peut être portée auprès du bâtonnier pour qu'il aide à la trancher.
Si le client ne veut pas payer les honoraires de l'avocat, l'avocat peut demander au
bâtonnier de viser sa note d'honoraire. Une note d'honoraires visée par le bâton-
nier a la valeur d'un jugement.
L:avocat peut obtenir son exécution forcée, par exemple en obtenant du tribunal
que les biens du client soient saisis et vendus aux enchères. L:argent de la vente de
ces biens sera alors utilisé pour lui payer ses honoraires.

Remarque:
Il est interdit aux avocats de s'entendre avec leurs clients pour que
ces clients ne les paient pas avant le procès mais après ce procès
s'il est gagné.

Que faire lorsqu'on a besoin d'un avocat mais on n'a pas assez d'argent
pour payer ses honoraires
Lorsqu'on n'a pas assez d'argent pour payer les honoraires d'un avocat mais on en
a vraiment besoin, on peut s'adresser au bâtonnier, au syndic des défenseurs judi-
ciaires ou au président dans la juridiction qui doit connaitre de l'affaire en question
en démontrant qu'on est un indigent. Dans la partie du présent guide d'accès à la
justice, nous avons déjà indiqué ce qu'il faut faire pour prouver qu'on est indigent et
à quelle personne s'adresser.
Le bâtonnier ou le syndic des défenseurs judiciaires peut envoyer la demande au
président du Bureau des consultations gratuites. Chaque barreau et chaque syndic
des défenseurs judiciaires a un bureau de consultation gratuite qui donne des avo-
cats ou des défenseurs judiciaires aux indigents qui en ont besoin.
L:avocat ou le défenseur judiciaire donné à l'indigent n'est pas payé par cet indigent.
C'est l'Etat qui doit le payer. Mais l'indigent doit payer les frais de transport de l'avo-
cat ou du défenseur judiciaire. Il doit aussi payer les frais de justice, par exemple la
consignation des frais s'il n'a pas obtenu de la juridiction concernée l'autorisation
de ne pas le faire.

127
Lorsque l'indigent a gagné l'argent à la fin du procès, l'avocat ou le défenseur judi-
ciaire qui l'a aidé à le faire peut obtenir du bâtonnier ou du syndic des défenseurs
judiciaires le droit de dresser son état de frais et de demander à son client de le
payer.

Où peut-on trouver un avocat, un défenseur Judiciaire ou un défenseur


militaire?
On peut trouver un avocat ou un défenseur judiciaire dans son bureau appelé cabi-
net. Chaque année, les barreaux publient leurs tableaux et leurs listes de stage. Ces
documents reprennent les noms de tous les avocats, leur ancienneté dans la profes-
sion, les adresses de leurs cabinets, leurs numéros de téléphone et leurs comptes
e-mails.
On peut aussi trouver les avocats au bureau de consultation gratuite où ils font la
permanence.

128
Chapitre 9

Que puis-je attendre des parajuristes pour


porter ou soutenir mon affaire devant la justice 1

En dehors des avocats, des défenseurs judiciaires et des défenseurs militaires, il y


a d'autres personnes qui peuvent aider les parties à soutenir les affaires devant la
justice. Il s'agit des parajuristes. Pour bénéficier des services des parajuristes, il faut
savoir ce qui ils sont exactement, en quoi consiste leur travail et quelles relations ils
entretiennent avec le personnel judiciaire, les autorités et les parties.

Les parajuristes : quI sont-Ils?


A la différence des avocats et des défenseurs judiciaires qui sont des juristes de
formation, les parajuristes ne sont pas des juristes de formation. Mais ils ont un
minimum de connaissance en droit qui leur permet de faire leur travail. Il s'agit gé-
néralement des défenseurs des droits de l'homme travaillant au sein des:
W Boutiques juridiques;
W Cliniques juridiques ou autres organisations de la société civile intervenant
dans le secteur de la justice et des droits de l'homme

Travai' des paraJuristes


Le travail des parajuristes consistent, entre autres, à:
III Vulgariser le droit dans leur communauté en publiant des petites brochures,
en organisant des séminaires, des ateliers, des conférences etc. ;
W Conseiller les parties sur leurs droits et la façon de les défendre;
W Orienter les parties lorsqu'elles veulent saisir la justice;
W Aider les parties à trancher leurs conflits entre eux.

Le travail des parajuristes n'a rien à voir avec celui des avocats et des défenseurs
judiciaires. A la différence des avocats et des défenseurs des droits de l'homme,les
parajuristes ne peuvent pas:
m Assister les parties à l'audience;
W Plaider les affaires devant la justice.

Etant donné qu'ils ne sont pas spécialistes du droit et que leur souci est d'être au
service de leur communauté, les parajuristes font leur travail à travers un langage
clair et parfois dans les langues nationales.

129
Relations entre les fJaraJuristes et le fJersonnel judiciaire et les autorités
fJolitiques et administratives .
Les parajuristes entretiennent de bonnes relations avec le personnel judiciaire et les
autorités politiques et administratives. Par exemple:
W les parajuristes peuvent rencontrer les autorités pour leur soumettre les
problèmes que les parties rencontrent dans l'administration de la justice. Ils
peuvent aussi faire un plaidoyer auprès de ces autorités ;
W les parajuristes peuvent aussi mener une action de plaidoyer auprès des
autorités pour la résolution des problèmes que les parties rencontrent dans
l'administration de la justice.

Relations entre les fJaraJuristes et les l'artles


W les parajuristes sont aux côtés de tous les membres de la communauté en
général et des parties en particulier pour leur rendre service;
aIl les parajuristes ne doivent pas demander de l'argent aux parties pour les
services qu'ils leurs rendent. En tant que défenseurs des droits de l'homme,
les parajuristes sont des bénévoles qui sont animés par le souci de faire
avancer la cause des droits qu'ils défendent.

130
Chapitre 10

Que puis-je faire pour surmonter les obstacles


à l'accès à la justice 1

Toute personne se trouvant en République démocratique du Congo, qu'elle soit de


nationalité congolaise ou d'une nationalité étrangère, un homme ou une femme, un
riche ou un pauvre, un blanc ou un noir etc. ayant une affaire qui devrait être tran-
cher par la justice devrait avoir accès à cette justice.
Malheureusement, plusieurs personnes ne peuvent pas porter leurs affaires devant
la justice pour plusieurs raisons, notamment:
III L'insuffisance ou l'éloignement des juridictions;
W L'insécurité;
III La partialité des magistrats ;
ru La lenteur dans l'administration de la justice et
W Le refus par les juges de trancher les affaires.
Que faire face aux obstacles qui se dressent devant l'accès à la justice?

Insuffisance ou éloignement des juridictions


Lorsque les parties ne peuvent pas saisir les juridictions pour trancher leurs affaires
du fait de l'Insuffisance ou de l'éloignement des juridictions, elles peuvent:
W Demander au président de la juridiction dans le ressort duquel se trouve
leur localité d'organiser des audiences foraines dans cette localité;
III Faire un plaidoyer auprès du ministre de la justice pour que leur localité soit
placée dans le ressort d'une juridiction qui est plus proche;
ru Faire un plaidoyer auprès du ministère de la justice pour qu'un tribunal se-
condaire soit installé dans leur localité ou dans une localité plus proche;

Manque de confiance
Lorsqu'une partie ne peut pas porter son affaire devant une juridiction parce qu'elle
n'a pas confiance dans cette juridiction, elle peut demander à la juridiction supé-
rieure qu'une autre juridiction tranche son affaire:
W Si c'est à un tribunal de paix qu'elle ne fait pas confiance, elle peut demander
au tribunal de grande instance de désigner un autre tribunal de paix pour
r juger cette affaire;

131
m Si c'est à une cour d'appel qu'elle ne fait pas confiance, elle peut demander à
la Cour suprême de justice de demander à une autre cour d'appel de juger
cette affaire.

Partialité des magistrats

Récusation des magistrats


Si l'obstacle qu'une partie trouve pour accéder à la justice est la partialité d'un juge,
cette partie peut demander au président de la juridiction de désigner un autre juge
pour trancher son affaire. Le document que cette partie va adresser au président
de la juridiction pour demander qu'on désigne un autre juge pour juger son affaire
s'appelle requête en récusation d'un juge.
Ce dc:>cument doit dire pourquoi on ne veut pas que l'affaire soit jugée par le juge
concerné. Les raisons pour lesquelles on peut demander qu'un juge ne juge pas son
affaire sont les suivantes:
fIl Ce juge ou son conjoint, c'est-à-dire son mari ou sa femme a un intérêt dans
l'affaire en question;
fIl Ce juge ou son conjoint est un membre de la famille de la partie adverse,
c'est-à-dire de la personne avec laquelle on est en conflit;
W Ce juge est un ami ou un ennemi d'une des personnes concernées par l'af-
faire en question ;
fIl Ce juge est soit un travailleur soit le patron d'une des personnes concer-
nées par l'affaire en question;
W Ce juge a déjà donné son avis dans l'affaire en question ;
fIl Ce juge a déjà connu cette affaire comme juge, témoin, interprète, expert,
agent de l'administration, avocat ou défenseur judiciaire.

Avant que la partie intéressée n'écrive sa requête en récusation de magistrat, le


magistrat concerné lui-même peut demander au président de la juridiction qui doit
connaitre de l'affaire de ne pas la juger. On dit que le juge s'est déporté. S'il ne le fait
pas, il commet une faute déontologique. Il peut être accusé au Conseil supérieur de
la magistrature ou à l'Inspectorat général des services judiciaires.
Le tableau suivant précise les étapes de la procédure de la récusation des magis-
trats.

132
Tableau des étapes de la procédure de la récusation des magistrats
'r-·'-·", ..··n~. ~~':.-.--;..~ .. -,: .....~,~::'2~.:l:.·
~.! ~'''~ .~.~'~.-~~~~. ~
/ _
~.;~J,~~';.~~~

La personne concernée découvre une


1. raison pou laquelle le magistrat peut
être récusé

La personne concernée fait une


déclaration motivée au greffe de la
juridiction où travaille le magistrat. La déclaration doit se faire assez
Cette déclaration doit indiquer la vite avant que la juridiction ne
2.
cause pour laquelle la récusation est prenne sa décision dans l'affaire
demandée. Elle doit être actée, c'est- qu'elle juge.
à-dire écrite par le greffier dans un
registre prévu pour cela.

La déclaration de la personne
concernée est notifiée par le greffier
3. au président de la juridiction et
au magistrat dont on demande la
récusation.
Il doit le faire dans un délai de 2
Le magistrat dont on demande la
4. jours à partir du moment où la
récusation fait sa déclaration.
déclaration lui est signifiée.
La juridiction juge l'affaire au cours
d'une audience à laquelle le magistrat
5. dont on demande la récusation ne
participe pas.

La juridiction prononce sa décision sur


6. l'affaire. Cette décision peut refuser la
récusation ou l'accorder.

La partie qui n'est pas d'accord avec la Si la décision de la juridiction a


décision de la juridiction peut aller en refusé la récusation, le juge dont
7.
appel devant la juridiction supérieure on a demandé la récusation peut
si elle existe. continuer à juger l'affaire.

La personne qui a demandé la


récusation peut être condamnée à
payer au juge concerné une amende
8.
et des dommages-intérêts lorsque
la juridiction d'appel refuse la
récusation.
La décision prise par le juge est
9. annulée lorsque la juridiction d'appel
a accepté la récusation.

133
Décharge des magistrats du ministère public
Lorsque la raison qui empêche à une personne d'avoir accès à la justice est la
partialité d'un magistrat du parquet, cette personne peut demander au supérieur
hiérarchique de ce magistrat de le remplacer par un autre. SI le procureur le fait, on
dit que le magistrat du parquet est déchargé. Le magistrat concerné peut lui-même
demander d'être déchargé. On ne peut demander au procureur de décharger un
magistrat du parquet que lorsque ce magistrat intervient dans le déroulement d'une
affaire civile ou commerciale comme partie jointe. En revanche, on ne peut pas dé-
charger un magistrat lorsqu'il intervient comme une partie principale. En matière
pénale, on ne peut pas décharger un magistrat du parquet.

La lenteur dans l'administration de la Justice


Lorsqu'une partie pense que la lenteur de l'administration de la justice constitue
pour elle un obstacle à l'accès à la justice, elle peut, entre autres:
III accuser les juges concernés devant la Cour suprême de justice. Le docu-
ment par lequel on accuse les juges devant la Cour suprême de justice
s'appelle requête en prise à partie;
m accuser les juges concernés au Conseil supérieur de la magistrature, à l'Ins-
pectorat générale des services judiciaires ou auprès du ministre de la justice
qui à son tour les accusera au Conseil supérieur de la magistrature.

Le refus par les juges de trancher les affaires


Les juges qui refusent de trancher les affaires et, de ce fait, empêchent aux parties
d'avoir accès à la justice peuvent aussi être accusés auprès de la Cour suprême de
justice au moyen d'une requête en prise à partie.
Le tableau suivant montre les étapes de la procédure de la prise à partie.

134
Tableau des étapes de la procédure de la prise à partie

La personne concernée constate que son


affaire a trop trainé devant la justice à
cause d'un magistrat ou que ce magistrat
1.
fait des manœuvres pour donner raison
à la personne avec laquelle elle est en
conflt

Cette personne voit un huissier pour


lui demander de sommer le magistrat
2. concerné, c'est-à-dire lui demander de
trancher son affaire sinon elle va l'accuser
devant la Cour suprême de justice

Il faut deux sommations. La première


3. L'Huissier somme le magistrat concerné doit être séparée de la seconde de
quinze jours au moins.
La personne écrit une requête au Premier La requête doit expliquer ce qui est
président de la Cour suprême de justice reproché au magistrat. Elle doit aussi
4. pour lui demander de condamner le préciser ce qu'on demande à la Cour
magistrat concerné suprême de justice.

Lorsque l'ordonnance refuse


d'autoriser la prise à partie, le
magistrat concerné peut accuser la
Un des présidents de la Cour suprême personne qui a demandé la prise à
de justice répond à la requête par une partie et demander qu'elle lui paie les
s. ordonnance. Cette ordonnance peut dommages-intérêts.
refuser l'autorisation de la prise à partie Si la personne qui a demandé
ou l'autoriser. l'autorisation de la prise à partie
n'est pas d'accord avec l'ordonnance
de rejet de sa demande, elle peut
introduire ou réitérer sa demande.

Le magistrat doit le faire dans un délai


Le magistrat présente ses moyens de de 15 jours à partir du moment où
6. l'ordonnance autorisant la prise à
défense.
partie lui est signifiée.

Pendant cette période, le magistrat


concerné ne peut pas intervenir dans
une affaire de la personne qui l'a
La Cour suprême de justice instruit accusé, de son conjoint, c'est-à-dire
7.
l'affaire. son mari ou sa femme ou encore ses
frères et sœurs. S'il le fait, tous les
actes posés par ce magistrat pourront
être annulés.

135
Les actes posés par le magistrat
condamné sont annulés et la ROC paie
8.
les dommages-intérêts à la personne qui
a pris le magistrat à partie.

La personne qui a pris le magistrat à partie


est condamné à payer des dommages-
9.
intérêts au magistrat concerné lorsque
celui-ci est acquitté.

136
Conclusion

Les parajuristes, les greffiers, les huissiers, les secrétaires de parquet etc. font un
travail remarquable en informant les personnes qui en ont besoin sur leurs droits
et leurs devoirs, en les conseillant sur ce qu'elles peuvent faire pour défendre leurs
droits, en les conseillant sur ce qu'elles peuvent faire pour que la justice tranche
leurs conflits ou en tranchant eux-mêmes leurs conflits.
Ce travail est très important dans un pays où la majorité de la population n'est pas
assez informée sur les questions de droit.
« Les dix clés d'accès à la justice » a été rédigé pour appuyer ces parajuristes dans
leur travail.
Dans un français facile, avec des tableaux et des graphiques ainsi qu'une liste des
principales infractions courantes, ils donnent plusieurs informations sur les ques-
tions qu'on se pose lorsqu'on a une affaire devant la justice.

137
Annexes:
Tableau des personnes intervenant dans l'administration de la justice
Plusieurs personnes interviennent dans l'administration de la justice où chacune
d'entre un rôle joue un rôle particulier. Le tableau suivant les énumère et précise
les attributions des unes et des autres.

L~ ~:
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r-"i~·r ~.~':;~~~ ,;jjillJ.- i&..z.-~~J".o;,.,., ~~.;C~: ... ...
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-:1 ~.:: - .. ~-

C'est le nom donné à une personne qui a perdu le jugement


et qui demande que son affaire soit jugée pour la deuxième
1. Appelant
fois par une juridiction supérieure à celle qui a jugé cette
affaire la première fois.

C'est le nom donné à un policier ou un militaire désigné pour


aider les juges militaires dans le jugement des affaires qui
leurs sont soumises pendant une période déterminée. C'est
2. Assesseur également le nom donné à une personne ayant connaissance
des coutumes et qui est désignée par le Ministre de la justice
pour aider les juges de paix dans le jugement des affaires en
application de la coutume.

C'est le nom donné à une personne qui a un diplôme de


licencié en droit au moins et dont le rôle consiste à aider les
personnes qui en ont besoin devant la justice. Les avocats
interviennent devant toutes les juridictions sauf devant la
3. Avocat
Cour suprême de justice siégeant en matière de cassation.
Dans ce cas, ne peuvent intervenir que les avocats au Barreau
près la Cour suprême de justice. Les avocats sont appelés
maitres.

C'est le responsable des avocats. C'est à lui qu'on s'adresse


lorsqu'on veut bénéficier de l'assistance judiciaire gratuite,
4. Bâtonnier
c'est-à-dire qu'on veut bénéficier des services d'un avocat
alors qu'on n'a pas les moyens de le payer.

Conservateur C'est le nom donné à un agent de l'Etat chargé de donner et


s. des titres de garder les documents sur la propriété des parcelles et des
immobiliers maisons.

C'est le nom donné à une personne qui paie les dommages-


intérêts à la place d'une autre du fait de l'autorité qu'elle
exerce sur elle.A titre d'exemple, les parents sont civilement
Civilement
6. responsables de leurs enfants de moins de dix-huit ans et
responsable
l'Etat des fonctionnaires de l'Etat ainsi que des militaires
et des policiers pour les actes qu'ils posent à l'occasion de
l'exercice de leurs fonctions.

C'est le nom donné à une personne qui a été assignée ou


7. Défendeur
accusée devant une juridiction civile.

140
C'est le nom donné à une personne qui a un diplôme de
gradué en droit au moins et dont le rôle consiste à aider les
personnes qui en ont besoin devant la justice. Les défenseurs
judiciaires n'interviennent que devant le tribunal de grande
Défenseur instance où ils ont prêté serment où les tribunaux de paix
8. judiciaire du ressort de ce tribunal de grande instance. Ils peuvent
aussi être autorisés à intervenir devant d'autres tribunaux de
grande instance. En revanche, ils ne peuvent jamais intervenir
devant une cour. Les défenseurs judiciaires sont aussi appelés
maitres.
C'est le nom donné à un policier ou un militaire autorisé à
aider les personnes qui en ont besoin devant les juridictions
Défenseur militaires. Ils jouent le rôle des avocats et des défenseurs
9. militaire judiciaires mais n'ont pas toujours le même niveau de
connaissance du droit que ces avocats et défenseurs
judiciaires.

C'est le nom donné à une personne qui a porté son affaire


devant une juridiction civile. Lorsque cette personne a porté
son affaire devant la Cour suprême de justice siégeant comme
une Cour de cassation on l'appelle demandeur en cassation et
10. Demandeur lorsqu'elle l'a fait devant la même Cour siégeant comme une
Cour constitutionnelle on l'appelle demandeur en annulation.
Lorsqu'elle l'a fait devant la chambre administrative de la
cour d'appel ou de la Cour suprême de justice, on l'appelle
demandeur en annulation.

C'est le nom donné aux personnes qui ont une connaissance


approfondie de certaines choses et que le juge appelle pour
qu'elle puisse l'éclairer avant qu'il ne tranche une affaire. Par
exemple, le médecin légiste peut être appelé pour dire s'il y
II. Experts
a eu viol ou pas, le traducteur peut être appelé pour faire la
traduction d'une langue en une autre, l'expert en balistique
peut être appelé pour dire quelle arme a été utilisée pour
tuer un homme etc.

C'est le nom donné à une personne désignée pour garder


les biens saisis par les huissiers de justice. C'est également le
12. Gardien
nom donné à 1 personne dont le rôle consiste à garder les
prisonniers.

C'est un agent de l'Etat chargé d'actes c'est-à-dire de noter


les déclarations des parties, de l'officier du ministère public et
13. Greffier des juges à l'audience. En dehors de l'audience, il prend note
des déclarations des mêmes parties et leur donne copie de
différents actes.

141
C'est un argent de l'Etat chargé de la signification des
14. Huissier assignations, des citations et des jugements ou arrêts. 1\ est
aussi chargé de l'exécution des jugements.

C'est une personne accusée par le parquet d'avoir commis


15. Inculpé
une infraction.

C'est une personne qui se joint aux autres dans un procès qui
a déjà commencé sans lui. L'intervenant volontaire intervient
16. Intervenant
par sa propre volonté tandis que l'intervenant forcé le fait par
la volonté d'une autre partie au procès.

C'est la personne qui a gagné un jugement ou un arrêt contre


17. Intimé
lequel il a été formé appel

ce sont des agents de l'Etat nommés par le Président de


la République sur proposition du Conseil supérieur de la
magistrature. Ils peuvent être magistrats du parquet ou
magistrats du siège. Les magistrats du parquet ou du ministère
public autrement appelés officiers du ministère publics ou encore
magistrats debout recherchent et constatent les infractions, ils
18. Magistrats
rassemblent les preuves de ces infractions, ils identifient leurs
auteurs présumés et les mettent à la disposition des cours et
tribunaux pour qu'ils puissent les juger. Les magistrats du siège
ou juges ou encore magistrats assis tranchent les conflits qui
leur sont soumis en prononçant des arrêts ou des jugements.
Les magistrats militaires du parquet s'appellent auditeurs.

C'est un agent de l'Etat chargé d'authentifier les documents,


c'est-à-dire d'indiquer les documents qui sont vrais et doivent
19. Notaire par conséquent être pris en considération. Le Conservateur
des titres immobiliers peut aussi authentifier les documents en
rapport avec la propriété des parcelles et des maisons.

C'est la personne qui a perdu un jugement ou un arrêt prononcé


en son absence ou par défaut et qui demande au tribunal ou
20. Opposant
à la cour qui a prononcé ce jugement ou cet arrêt de le juger
une autre fois.

C'est la personne qui a gagné un jugement ou un arrêt prononcé


21 . Opposé par défaut et contre lequel il a été fait opposition ou dont
l'opposant demande un autre jugement.

142
C'est le nom donné aux membres de la communauté qui aident
les autres à connaitre leurs droits et leurs devoirs, les conseillent
sur ce qu'ils peuvent faire pour porter leurs affaires devant la
justice ou les aident à trancher leurs conflits. Les parajuristes
22. Parajuristes
n'ont pas une connaissance approfondie du droit comme les
avocats et les défenseurs judiciaires mais ils ont quelques
notions de droit. Généralement les services qu'ils rendent aux
membres de la communauté le sont gratuitement.

C'est le nom donné aux personnes qui interviennent dans une


23. Parties
affaire devant la justice.

C'est la victime d'une infraction et qui intervient au procès


24. Partie civile pour demander d'être dédommagé, c'est-à-dire qu'on leur paie
une somme d'argent.

C'est une partie importante au procès. Le procès ne peut pas


se faire sans qu'il ne soit là sauf lorsqu'on a retenu le défaut
contre elle, c'est-à-dire qu'elle a reçu tous les documents
25. Partie principale
nécessaires, par exemple une assignation ou une citation mais
qu'elle n'a toujours pas comparu ou ne s'est pas présentée au
tribunal ou à la cour.

Il s'agit du ministère public lorsqu'il intervient dans une affaire


26. Partie jointe civile pour donner un avis au juge sur la façon dont ce juge doit
trancher le conflit qui lui est soumis.

C'est le nom donné à une personne qui a été victime d'une


27. Plaignant infraction et qui porte plainte auprès d'un officier de police
judiciaire ou du parquet contre l'auteur de cette infraction.

C'est le nom donné à une personne accusée devant une


28. Prévenu
juridiction d'avoir commis une infraction.

C'est le nom donné à personne accusée par la police judiciaire


29. Suspect
d'avoir commis une infraction.

30. Syndic C'est le responsable des défenseurs judiciaires.

C'est le nom donné à une personne qui a été condamnée à une


31. Prisonniers
peine de prison et qui est gardée dans une prison.

C'est le nom donné à une personne qui était présent au


moment où les faits à la base d'un procès se sont passés et qui
est invitée par une juridiction pour en parler. Lorsque cette
32. Témoin personne a des relations avec une partie au procès ou qu'elle
est mineure, c'est-à-dire qu'elle n'a pas encore atteint l'âge de
18 ans, elle ne prêtera pas serment. Dans ce cas, on l'appelle
renseignant.

143
Citation à prévenu

L'an deux mil dix, le ......... ................. jour du mois de ...................... ;


A la requête de Monsieur ..............................., officier du ministère public
près le tribunal de.................................................... ;
Je soussigné ...................., huissier près le tribunal de ................................ .
Demeurant à ...................., ai cité le nommé ........ .............................,
Fils de ..................................... et de ........................................... , originaire
de ......................................, résidant à ................................... et y
exerçant la profession de .................................................................
A comparaitre le ................................à ........................ heures, de-
vant le tribunal de .......................... de ........................................................... .
Séant à ....................... , ... au lieu ordinaire de ses audiences publiques, qui
est au Palais de justice, place ........................... no .......................... .

Pour avoir le ............... , ................................................. ............. ;


Fait prévu et puni par ................................................................... ;
y présenter ses moyens de défense et y entendre prononcer le jugement à
intervenir;
Et pour le cité n'en ignore lui ai,
Parlant à sa personne, (ou bien) étant à sa résidence et y parlant
à .......................... (ou bien) n'ayant trouvé à sa personne aucune person-
ne à laquelle valable signification pouvait être faite, j'ai fait signification parlant
à son voisin, M........................ ;
Lui laissant copie de mon présent exploit dont le coût est
de ........... .. ................................. .................. FC ;
L'huissier,

144
Citation directe

L'an deux mil. .........• le ............... jour du mois de ...... ....... ................. .. .......... ;
A la requête de Monsieur....................... ...• résidant à................ ..... ....... .
(éventuellement agissant aux présentes par son conseil. Maitre ..................• avocat
au Barreau de ....................• résidant à ........................................ ...... ..... .
Attendu que le Sieur...............• ci-dessous mieux qualifié. a le .................à............ .
(faits. temps. lieux. circonstances) ..................................... .... ............................ ;
Attendu que ces faits sont érigés en infraction par la loi. tombant éventuelle-
ment sous la qualification de................................ . .. ...• prévue et punie
par ........................................................................ ;
Attendu que ces faits ont causé à mon requérant un préjudice résultant de .............•
évalué provisoirement par lui-même à un montant de .............................................. ;
Si est-il que:
Je soussigné .................• huissier près le tribunal de .................... demeurant
à ........................• ai cité M............................. résidant à ..........................et y
exerçant la profession de ............................................................ ;
A comparaitre le ...............................• à.................... heures devant le tribunal
de ............... . ..................... siégeant en matière répressive. au lieu ordinaire de
ses audiences publiques qui est.................. ....................................................... . . . . . . .. ;
Pour répondre des faits ci-dessus décrits. et présenter ses moyens de défense;
S'entendre condamner. après réquisition de M.I·officier du Ministère public aux pei-
nes prévues par la loi ;
S'entendre en outre et en conséquence. condamner à payer à mon requérant une
somme de ................ .francs. sauf à la majorer ou à la réduire en cours d·instance.
ou à toute autre somme équitable que justice attribuera ;
S'entendre condamner aux frais judiciaires et aux droits proportionnels;
S'entendre subsidiairement condamner à la contrainte par corps. à défaut du paie-
ment des condamnations civiles dans les délais qui seront impartis;
Et pour le cité n'en ignore lui ai.
Parlant à sa personne. (ou bien) étant à sa résidence et y parlant à............ ..............
(ou bien) n'ayant trouvé à sa personne aucune personne à laquelle valable significatio
pouvait être faite. j'ai fait signification parlant à son voisin. M........................ ;
Lui laissant copie de mon présent exploit dont le coût est de ............. Fe ;
L'huissier.

145
Acte de constitution de partie civile

Ce .......jour du mois de ........................ , l'an ............................... au


greffe du tribunal de ........, saisi par le dépôt du dossier répressif de la cause
inscrite sous RP ........................ , RMP ............................, parquet
de .................... .
(ou à l'audience publique du tribunal de ..................... ,de ..................... ,
siégeant en matière répressive en la cause ................)
Ministère public contre ........................................................................... .
A comparu M....... . ...................... (identité complète) ..................... .. .
lequel a déclarer se constituer partie civile en la cause précitée et postuler
condamnation du prévenu .................. à lui payer du chef de réparation du
préjudice lui causé par les faits infractionnels dont le tribunal est saisi en cette
cause, la somme de ..................... francs, à titre de dommages-intérêts (etl
ou toute autre prétention civile), à tous les frais, dépens et droits découlant
de la présente constitution, à la contrainte par corps prévue par la loi pour
assurer l'exécution de ces condamnations
Et avons perçu, au titre de consignation en prévision des frais de la présente
action, une somme de ..................francs, dont un reçu séparé a été délivré
avec les présentes sous n° ........................................................................... .
De tout quoi, nous avons .........................., greffier de la juridiction susdite
avons dressé ce jour le présent acte, dont le coût est de .......................... .
francs.

Le comparant, le greffier,

146
Acte d'opposition (par missive)
Monsieur le greffier,
Par la présente, j'ai l'honneur de former opposition au jugement prononcé par
défaut contre moi en date du .................. par le tribunal de ...................... ,
de ......................... ,en cause le ministère public et ......................... ,partie
civile contre ........................ et ................................... , partie civilement
responsable, et me condamnant moi, .................... résidant à................. .
(adresse) ...................... , à............... (si la missive émane de la partie civile-
ment responsable) Je vous remets ci-joint un mandat postal de ..............francs
couvrant la consignation requise à l'article 122 du Code de procédure pénale.
j'affirme n'avoir pas eu connaissance de la signification dudit jugement (avant la
date du ................. ).
Veuillez agréer, Monsieur le greffier, l'expression de ma considération distinguée.
Signature
Reçu au greffe du tribunal de ................. de ..................... , en date du ....... ..
........................ 20 .......
Dont acte,
Le coût est de .............. .francs
Le greffier

147
Acte d'appel (par missive)

Monsieur le greffier,
Par la présente. j'ai l'honneur d'interjeter appel du jugement rendu en date du ...
... ........ .... 20 .......• par le tribunal de ............................. ;
En cause. le ministère public (et .......................... ..• partie civile)
contre ................... et ..........................• partie civilement responsable.
(Si la missive émane de la partie civile ou la partie civilement responsable).
Je vous remets ci-joint un mandat postal de .................. francs couvrant la
consignation requise suivant l'article 122 du Code de procédure pénale.
Veuillez agréer ............................. .
(Signature)
Reçu au greffe du tribunal (ou de la cour d'appel) de ..........en date du ........... .
Dont acte.
Le coût est de .....francs

148
Liste des principales infractions courantes

C'est le fait d'utiliser un bien


pour un but différent de celui 3moisà5
pour lequel on l'a reçu ans de pri-
Abus de confi- son et/ou
Art. 95 CP Ex : acheter une voiture avec Tripaix
ance une amende
l'argent qu'on nous a donné
de 100.000
pour l'envoyer à quelqu'un
Francs
d'autre

C'est le fait d'avoir des rela-


tions sexuelles avec le mari ou
la femme d'autrui 6 mois à un
an de prison
Article 467 l'adultère d'un homme marié
et une amen-
Adultère n'est puni que lorsqu'il est inju- Tripaix
CF de de 50.000
rieux à l'égard de sa femme, par
à 200.000
exemple lorsqu'il fait l'adultère Francs
dans la maison qu'il habite avec
sa femme

là5ansde
prison et/ou Tripaix
une amende
Lorsque la
victime a été
torturée la
C'est le fait d'arrêter une per- sanction est
sonne en utilisant la violence, de 5 à 20 ans TGI
Arrestation
Article 67 CP la ruse ou une menace tout en de prison
arbitraire
sachant que cette arrestation
Lorsque la
ne respecte pas la loi
victime est
morte à
cause de la
torture,la
sanction est TGI
la prison à vie
ou la peine
de mort

C'est le fait de tuer une per-


Peine de
Article 45 CT Assassinat sonne après s'être préparé de TGI
mort
le faire

149
C'est le fait de refuser de sau-
ver une personne en difficulté
ou de ne pas appeler une autre
personne pour le faire alors
qu'on a les moyens de le faire
sans risque pour soi-même ou
pour quelqu'un d'autre 3 mois à 1
Art.66 bis CP Non as-
an de prison
et 146 Code sistance à Si le travail de l'auteur de l'in-
et/ou 5 à Tripaix
protection de personne en fraction est de protéger les
50 Francs
l'enfant danger autres, la sanction est de 1 à 3
d'amende
ans de prison et 5 à 100 Francs
d'amende
C'est aussi le fait pour un doc-
teur, un assistant médical, un
infirmier etc. de refuser d'aider
une femme qui veut accoucher

C'est le fait de créer un groupe


Association
Art. 156-158 ou une bande organisée pour Peine de
de malfait- TGI
CP faire du mal aux hommes ou à mort
eurs
leurs biens

C'est le fait de forcer quelqu'un


2 ans de
par la force ou la menace à ven-
prison au Tripaix
dre ses marchandises à un prix
maximum
inférieur au prix normal
Atteinte à
Art. 143 et ou le fait d'empêcher les com-
la liberté du
144 CP merçants à faire leur travail par
commerce
la force ou la menace en les
5 ans de
forçant à payer des amendes
prison et/ou Tripaix
ou des interdictions qui ne sont
une amende
pas prévues par la loi

150
Atteinte à la sureté inté- IOà20ans
rleure de l'Etat: de prison ou TGI
C'est le fait de faire un complot la peine de
pour tuer le Président de la mort
République ou le fait de tuer le
Président de la République Prison à vie TGI
C'est aussi le fait d'encourager
La peine de
les gens à faire la rébellion
mort pour
C'est également le fait de les respon-
participer à un groupe armé sables du
pour renverser ou prendre le TGI
groupe armé
pouvoir et 15 ans
de prison
au maxi-
mum pour
Atteinte à les autres
Art. 181 à 214
lasureté de membres du
CP
l'Etat groupe

C'est enfin le fait de faire le 10 ans de TGI


désordre pour préparer les prison
pillages

Atteinte à la sureté exté- 10 ans de TGI


rieure de l'Etat: prison au
C'est le fait de poser des actes maximum
qui mettent la défense du pays
en danger alors qu'on n'a pas
l'intention de le faire
Si ces actes sont à la base
d'une guerre, l'auteur peut être
condamné à 20 ans de prison
au maximum

C'est le fait pour un fonction-


Atteinte naire ou un agent de l'ordre de 15 jours à 1
aux droits faire un acte qui ne respecte an de prison
Art. 180 CP Tripaix
garantis aux pas les droits reconnus aux et/ou une
particuliers personnes par la loi, c'est-à-dire amende
la constitution et les autres lois

151
Si la victime
est un enfant
âgé de moins Tripaix
de 18 ans,la
sanction est
de 6 mois à 5
ans de prison
Si l'auteur
a utilisé la
violence, la
menace ou la
C'est le fait de faire quelque
ruse et que TGI
chose qui dérange les gens ou
Attentat à la la victime
Art. 167 CP les met mal à l'aise sur le corps
pudeur est âgée de
d'une personne qui n'est pas
d'accord moins de dix-
huit ans,la
sanction est
de 5 à 10 ans
de prison
Si la victime
est âgée de
moins de 10
ans, la sanc-
tion est de 5
à 20 ans de
prison

C'est le fait de faire un acte


qui pousse ou encourage une
personne de moins de vingt et Tripaix
un ans à la débauche ou à la
corruption pour satisfaire la
passion d'autrui 3moisà5
Art. 172 à 174 Attentat aux Si l'infraction est commise sur ans de prison
CP mœurs un enfant de moins de dix ans,
la sanction est de 5 à 10 ans de
prison
Si l'auteur de l'infraction est un
parent de la victime, il va aussi TGI
perdre les droits reconnus aux
parents sur leurs enfants

5 à 15 ans de TGI
prison
C'est le fait d'arrêter la gros-
sesse d'une femme en lui La femme
Art. 165 et qui se fait
Avortement donnant à manger, à boire, des
166CP avortée sera
médicaments ou en utilisant la TGI
force punie de 5
àlOansde
prison

152
C'est le fait pour le responsable
Bars (pré-
d'un bar d'accepter que les 8 jours de
Ord n068/010 sence des
enfants y entrent alors qu'ils ne prison et une Tripaix
enfants dans
sont pas accompagnés par leurs amende
les ...)
parents

8 jours à 2
C'est de donner à une per- ans de prison
Art. 102
Cel fraud-
uleux sonne un objet ou une chose et/ou 25 à Tripaix
d'autrui trouvé au hasard 1000 Francs
d'amende

6 mois à 1
an de prison Tripaix
et 100.000 à
200.000 Fc.
Si les coups
ou les bles-
sures causent
la maladie de
la femme ou Tripaix
de son bébé.
la sanction
est de 2 à 5
Coups et ans de prison
Art. 143 Loi blessures et 200.000 à
C'est le fait de donner des
protection de volontaires à 350.000 Fc.
coups ou de blesser une femme
l'enfant une femme enceinte Si les coups
enceinte ou les bles-
sures provo-
quent l'avor-
tement alors
que l'auteur
ne voulait
pas cet avor-
tement, la Tri paix
sanction est
de2à5ans
de prison et
350.000 à
500.000 Fc
d'amende.

C'est le fait d'enlever, de détrui- S ans de pri-


Enlèvement re ou de supprimer les bornes son au maxi-
ou déplace- d'une parcelle par colère alors mum et/ou
Art. Il 5 CP qu'on n'est pas autorisé de le une amende Tripaix
ment des
faire par les autorités compé- de 2.500 US
bornes
tentes du cadastre ou des titres à 100.000
fonciers Francs

153
TGI
Peine de
mort
SI les cho-
ses qu'on a
donné à cette
personne
C'est le fait de tuer une per- ne tuent pas
Empolson- sonne en lui faisan boire ou en mals altère
Art.49-50 CP seulement
nement lui faisant manger des mauval-
ses choses sa santé, la
sanction est
de 1 à20ans
de prison et TGI
une amende
de 10.000
à 200.000
Francs

C'est le fait de faire une fausse


Dénoncla- accusation contre une per- 5 ans de
Art.76 Code prison au
pénal tlon calom- sonne lorsque personne peut Trlpalx
nleuse être arrêtée à cause de cette maximum et
accusation une amende

Détoume- C'est le fait pour un fonction- 1 à 10 ans


Art. 145 Code ment des nalre d'utiliser les biens de de prison et
pénal biens de l'Etat pour son intérêt person- confiscation TGI
nel générale de
"Etat tous les biens

Détoume-
Art.97 Code ment C'est le fait d'utiliser les tra-
vailleurs d'une société pour son 5molsà5 Tripalx
pénal de main ans de prison
d'œuvre Intérêt personnel

C'est le fait pour une personne


Détoume- qui a été
Art.S3 CP ment 5 ans de
d'objets constituée gardienne des biens prison Trlpalx
saisis saisis d'utiliser ces biens pour
son Intérêt personnel

154
C'est le fait de causer du tort
à l'honneur ou à la réputation
d'une personne par des paroles
ou des écrits
Si ces paroles ou ces écrits
concernent des faits précis, on
parle de la diffamation et s'ils
Art. 74, 75 et Diffamation concernent des faits qui ne sont 8 jours à 2
77 CP et Injures pas précis on parle des injures mois de pri-
SI les Injures ont été faites en son
public
La sanction est de 8 jours à 2
mois de prison
SI les Injures n'ont pas été faites
en public, la sanction est de 8
jours de prison

C'est le fait de laisser son 7 jours de


Ord.S mal animai ou ses animaux se pro-
1936 prison au
mener en désordre sur la route maximum
ou sur les parcelles d'autre et/ou une
Divagation personne
d'animaux amende
C'est le fait de laisser ou d'en-
cou rager son chien à attaquer 1 à 5 jours de
Ord.22 jan- prison etlou
vier 1918 ou poursuivre les personnes
qui passent sur la route une amende

Lorsqu'on n'a
pas utilisé la
violence, la
sanction est
de 7 jours
de prison Tripalx
C'est le fait d'entrer dans une et10u d'une
Art. 69 et 70 Violation de maison ou une personne en amende
CP domicile utilisant la force ou la violence
alors que le propriétaire ne le Lorsqu'on
veut pas a utilisé la
force, la sanc- Trlpalx
tlon est de
8 jours à 2
ans de prison
etlou d'une
amende

155
1 mois à 2
ans de pri-
son et/ou
une amende Tripaix
de 2.500
à 20.000
Francs
Si l'infraction
a provoqué
la maladie de
la victime, la
sanction est
Art.57, 58 et C'est le fait de faire du mal à
Epreuves su· de 2 mois
une personne pour savoir si ce
59 CP. perstitieuses à 20 ans de TGI
qu'elle dit est vrai ou faux
prison et/ou
une amende
de 10.000
à 200.000
Francs
Si l'infraction
a provoqué
la mort de
la victime, la TGI
sanction est
la peine de
mort

C'est le fait d'amener une per-


sonne à vous donner ses biens
en utilisant le mensonge, la ruse 3moisà5
Article 98 CP. Escroquerie ou toutes sortes de manœuvres ans de prison
Tripaix
et/ou une
Exemple: récolter des taXes en amende
se faisant passer pour un agent
de l'Etat,

C'est le fait d'utiliser la force 5 à 20 ans de


Art.84 CP Extorsion ou la menace pour prendre les prison et une TGI
biens d'autrui amende

C'est le fait de faire le travail


3moisà2
d'un médecin alors qu'on n'est
Ord-Ioi ans de prison
pas enregistré à l'ordre des
n072/046 du Exercice II· et/ou une
médecins ou faire le travail des
légal de l'art amende de Tripaix
14 septembre infirmiers, des dentistes, des
de guérir 100.000 à
1972 assistants médicaux alors qu'on
1.000.000 de
n'a pas un diplôme exigé pour
francs
le faire

156
3 mois à 2
ans de pri-
son et/ou
une amende
C'est le fait de faire le travail de 1.000
Ord-Ioi d'un pharmacien, d'un gradué à 10.000
n072/046 du Exercice en pharmacie ou d'un prépa- Francs
14 septembre
illégal de la rateur en pharmacie sans avoir Tripaix
pharmacie un diplôme permettant de faire La pharmacie
1972 concernée
ce travail ou sans être autorisé
à le faire sera aussi fer-
mée pendant
un temps ou
pour tou-
jours

Excitation C'est le fait de pousser, d'en- 3 moisà5


cou rager un enfant à avoir des ans de prison
des mineurs
Art. 172 CP relations sexuelles ou de lui et 5000 à Tripaix
à la débau-
che faciliter la tâche pour avoir des 100.000 Fc
relations sexuelles d'amende

5 à 20 ans
C'est le fait d'utiliser la force ou de prison et
Art.84 CP Extorsion la menace pour forcer une per- une amende
sonne à vous donner un bien TGI
de 200.000
qui ne vous appartient pas Francs au
maximum

C'est le fait de fabriquer des 15 ans de


Falsification
Art.121 CP faux cachets de l'Etat, d'utiliser prison et une TGI
des sceaux
ces cachets ou de les vendre amende

2 à 3 mois de
C'est le fait de raconter à plu- prison et/ou
Art.199 bis sieurs personnes des fausses d'une amen-
Faux bruits Tripaix
CP nouvelles pour faire peur à la de de 10.000
population à 50.000
Francs

C'est le fait de ne pas dire la


vérité dans un document écrit,
par exemple en supprimant 6 mols à 5
quelque chose, en ajoutant ans de pri-
Articles 124 à quelque chose ou en imitant son et/ou
Faux en écri-
127 CP tures une signature d'autrui (faux une amende Trlpaix
matériel), ou en encore en de 2.500
écrivant des choses qui ne sont à 200.000
pas vraies faux intellectuel) Francs
lorsque ce fait peut faire du mal
aux autres

157
C'est le fait de manger dans un
-
restaurant, de monter dans un
8 lours à 6
taxi ou un bus ou de prendre
Art. 102 bis Grivèlerie mois de pri- Tripaix
une chambre d'hôtel alors qu'on
son
salt qu'on n' a pas d'argent pour
payer les frais nécessaires

Lorsque la
victime est
morte des
,
coups et
blessures
volontaires
alors que
l'auteur de
l'Infraction
ne voulait pas TGI
tuer, la sanc-
tion est de 5
à 20 ans de
prison
C'est le fait de tuer un homme
par erreur ou par imprudence. Lorsque
la victime
Lorsqu'on a voulu tuer cet
est morte
Art.48 et 52 homme, on parle de meurtre et
Homicide à cause de
CP lorsqu'on a pris le temps de se
l'Imprudence
préparer pour tuer cet homme
de l'auteur,
on parle de l'assassinat
la sanction
est de 3 mols
à 2 ans de
prison et une
amende
Lorsque
l'auteur a
Trlpalx
voulu tuer
la victime
ou s'est pré-
parer pour
la tuer,la
sanction est
la peine de
mort

158
C'est le fait de mettre le feu
TGI
à un bien d'autrui pour le dé-
truire
Sile bien concerné est une
maison habitée, la sanction est Trlpalx
de 5 à 20 ans de prison
SI le bien concerné est une
maison ou un lieu non habité en
matériaux durables, la sanction Trlpalx
est de 3 mols à 5 ans de prison
Si le bien concerné est une
maison ou un lieu non habité
en matériaux non durables, la
Art. 1OH 109 Incendie sanction est de 3 mols à 5 ans
CP volontaire de prison
Sile bien concerné est une
brousse ou une forêt, la sanc-
tion est de 3 mols à 5 ans de Trlpalx
prison
SI l'Incendie a provoqué la mort
d'une personne qui était dans
• la maison et que l'auteur savait
que cette personne était dans la TGI
maison, la sanction est la mort
ou la prison à vie
SI l'Incendie a provoqué des
blessures, la sanction est la
prison à vie TGI

C'est le fait de dire de mau- Sjours de


Injures pub-
Art. 75 CP valses paroles contre une per- prison etlou Trlpalx
IIques
sonne une amende

2 mols de
C'est le fait d'être dans un état
Ord n057/ prison au
Ivresse pub- d'Ivresse sur la route ou dans
APAJ du 10 maximum Trlpalx
IIque un autre lieu où il y a beaucoup
juin 1939 et/ou une
de personnes
amende

159
1 à 12 ans
de prison et
une amende
qui ne peut
pas être de TGI
C'est le fait parent ou une autre
personne responsable d'un en- moins de
Mariage fant de le donner en mariage ou 100.000 Fc.
Art.174f
forcé dans le but de faire le mariage Si la victime
ou encore de forcer cet enfant est âgée de
à se marier moins de 18
TGI
ans, la sanc-
don est de 2
à 12 ans de
prison

3moisà2
ans de prison
C'est le fait de dire des paroles, et 5000 à
Art. 159 et Menace de faire des gestes ou d'écrire 50.000 Francs
160 CP d'attentat une lettre promettant du mal à d'amende ou Tripaix
quelqu'un une de ces
peines seule-
ment

C'est le fait d'occuper une


parcelle alors qu'on n'a pas le
Occupa- 2 à 6 mois de
droit de le faire soit parce que
tion illégale prison et/ou
Art.207 CF Ia loi ne vous donne pas ce Tripaix
d'une par- 50 à 500 Fc
celle droit soit parce qu'on n' a signé
d'amende
aucun contrat qui donne ce
droit

Offense en- 3moisà2


Ord-Ioi C'est le fait de manquer de
vers le chef respecter à l'égard du chef de ans de prison
n063/300 et/ou une Tripaix
de l'Etat l'Etat
amende

Outrage et
violences
contre les
autorités
publiques

C'est le fait de s'habiller, de se


Outrage pu- 8 jours à 3
comporter ou d'avoir une pré-
Art. 176 CP blic aux bon- ans de prison
sentation qui choque le public Tripaix
nesmœurs ou les personnes qui vous et/ou une
voient amende

160
Porno- C'est le fait de faire de repré-
5àlOans
sentation ou des images d'un
graphie de prison
Art 174 n mettant en enfant en train de faire l'amour
et 150.000 TGI
scène les ou des organes sexuels d'un
Fr congolais
enfants enfant en vue de faire les rela-
tions sexuelles constants

C'est le fait de pousser une


ou plusieurs personnes par la
force ou la menace à faire un
ou plusieurs actes de nature
sexuelle pour gagner de l'argent
Art. 174 c
Prostitution ou un autre avantage. C'est 3 mois à 5
forcée aussi le fait de profiter de la Tripaix
ans de prison
situation d'une personne qui
ne raisonne pas bien de faire
un ou plusieurs actes de nature
sexuelle pour gagner de l'argent
ou un autre avantage.

5à20ansde
prison et une
amende de
200.000 Fe
constants
Si l'auteur de
C'est le fait de pousser un l'infraction
enfant de moins de dix-huit ans est un parent
Art 174 n
Prostitution ou un tuteur
d'enfants à avoir des relations sexuelles TGI
pour gagner de l'argent ou pour de la victime,
avoir un autre avantage il va égaie-
ment perdre
les droits
reconnus aux
parents et
aux tuteurs
sur cette
victime

C'est le fait de s'opposer, de


résister ou d'attaquer un agent 1 an de
de l'Etat en utilisant la force ou prison au
Art. 133, 134 la menace alors que cet agent maximum etl
et 135 CP Rébellion Tripaix
de l'Etat est en train de faire ou 10.000 à
son travail d'exécution d'une 50.000 Francs
loi, d'une décision d'une auto- d'amende
rité administrative etc.

C'est le fait de garder, de


5 ans de pri-
cacher ou d'utiliser un objet
Recel son au maxi-
Art. 101 provenant d'une infraction en Tripaix
d'objets mum etlou
sachant que ce fait provient
une amende
d'une infraction

161
C'est le fait pour une personne
tenue au secret professionnel,
notamment un officier de
Secret pro- police judiciaire, un magistrat,
1 à6 mois de
fessionnel un avocat, un docteur etc. de
Art.73 prison et/ou Tripaix
(violation parler des choses qu'il a appri-
une amende
du ••• ) ses en faisant son travail à des
personnes à qui il ne devait pas
en parler alors qu'il n'est pas
obligé de le faire

3 mois à 5
C'est le fait de vendre une ans de pri-
Art. 96 CP Stellionat Tripaix
maison appartenant à autrui son et une
amende

C'est le fait de faire pendant la


nuit un bruit qui empêche aux
autres personnes de son quar-
tier de se reposer en dormant
Ord du 28 Tapage noc- tranquillement Amende
Tri paix
mars 1942 turne simple
Si on fait ce bruit après avoir
déjà été condamné une autre
fois, la sanction est de 2 mois
de prison et/ou une amende

C'est le fait de refuser de


témoigner en faveur d'une
personne alors qu'elle est jugée
ou qu'elle est arrêtée pour
une infraction punie d'un an au Tripaix
moins de prison 1 mois à 1 an
de prison et
Art. 66 quin- C'est le fait de dire du men-
une amende
quies CP songe à un tribunal lorsqu'on a
Témoignage été appelé comme un témoin
en justice ou de donner l'argent à une
(refus, faux) personne appelée au tribunal 5 ans de Tripaix
Art. 128 et comme un témoin pour qu'elle prison au
129 CP dise le mensonge maximum
Si le mensonge proféré au
tribunal a été à la base de la TGI
condamnation de la personne
concernée à la peine de mort
ou à la prison à vie, la sanction
est la prison à vie

162
C'est le fait de négocier avec
Trafic et
les gens sur le prix à payer pour
exploitation
avoir des relations sexuelles 10 à 20 ans
Art 174 j d'enfants TGI
avec un enfant ou pour acheter de prison
à des fins
un enfant en vue des relations
sexuelles
sexuelles

Transmis-
sion dé li-
C'est le fait de donner volon-
bérée des Prison à vie
tairement une maladie sexuel-
Art 174 1 infections et 200.000 Fc TGI
lement transmissible à une
sexuelle- d'amende
personne
ment trans-
missibles

C'est le fait d'utiliser les rela-


tions qu'on a avec une autorité
6 mois à 3
de l'Etat pour amener cette
Trafic ans de pri-
ArtlSO autorité à faire quelque chose Tripaix
d'influence son et une
en faveur de quelqu'un qui vous
amende
a donné de l'argent ou qui vous
a accordé un avantage

C'est le fait de dire ou d'écrire


quelque chose ou encore de
faire des actes ou des gestes qui
montrent qu'on n'aime pas une
personne à cause de sa tribu
ou de sa race ou qui encourage
ou poussent les personnes à ne
pas aimer une personne à cause 1 mois à
Ord-Ioi Tribalisme de sa tribu ou de sa race 2 deux de
n066/342 et racisme prison et/ou
Si l'auteur est un agent de l'Etat,
une amende
la sanction est de 6 mois de pri-
son au moins et une amende
Si l'infraction a causé des trou-
bles, la sécession ou la rébellion
ou à empêché aux services de
l'Etat de travailler normalement,
la sanction est la prison à vie

163
C'est le fait de donner à une
personne une autre chose que
celle qu'elle a achetée ou qui
ressemble à celle qu'elle a ache- 1 an de pri-
Tromperie tée tout en sachant que ce n'est son et/ou
en matière pas cette chose qu'on devait lui une amende
Art. 99 CP donner. Tripaix
comme~

ciale Si l'auteur de l'infraction a uti-


lisé des manouvres pour com-
mettre l'infraction, la sanction
est 1 an de prison et/ou une
amende

6 mois à 5
C'est le fait d'utiliser un docu- ans de prison
Usage de
art. 126 CP ment alors qu'on sait qu'il est et/ou 25 à Tripaix
faux
faux (voir faux en écriture) 2000 Francs
d'amende

Usure ou C'est le fait de prêter l'argent 1 mois à 1


prêt à inté- en demandant un intérêt très an de prison
Art.96 bis Tripaix
rêts exces- élevé ou de faire ce qu'on ap- et/ou une
sirs pelle la banque Lambert amende

C'est le fait de se présenter


comme un agent de l'Etat alors 1 mois à 2
Usurpation
qu'on ne l'est pas ou de porter ans de prison
Art. 123 CP de fonction Tripaix
un insigne qui fait croire qu'on et/ou une
publique
est un agent de l'Etat alors amende
qu'on ne l'est pas

164
C'est le fait pour un homme
d'utiliser la force, la menace ou
la ruse pour introduire son or-
gane sexuel dans l'organe sexuel
d'une femme ou le fait pour une
femme de forcer un homme à
introduire son organe sexuel
dans le sien.
C'est aussi le fait pour un hom-
me de pénétrer l'organe sexuel,
la bouche, l'anus ou un autre
orifice du corps d'une femme
au moyen de son organe sexuel,
d'une autre partie de son corps
ou de n'importe quel objet ou
encore le fait pour une personne
de pénétrer son organe sexuel,
son anus, sa bouche ou n'im-
porte quel orifice de son corps
au moins de son organe sexuel,
d'une partie de son corps ou de
n'importe quel objet
Art. 170 à 171 Si le viol a causé la mort de la
Viol 5à20ans
bis CP victime, la sanction est la prison
de prison et TGI
à vie
d'une amende
Si l'auteur est un parent ou un de 100.000 Fc
descendant de la victime, s'il a au maximum
une autorité sur elle, s'il est son
enseignant ou son serviteur, s'il
est agent de l'Etat, un homme
de Dieu, un médecin ou un in-
firmier, s'il a été aidé par une
ou plusieurs personnes pour
commettre l'infraction, s'il est
le gardien de la victime, si la vic-
time est handicapée, si le viol a
été commis en public ou avec
usage ou menace d'une arme, la
sanction est de 10 à 20 ans de
prison
Si l'auteur est un ascendant ou
un descendant de la victime ou
a une autorité sur elle, il pourra
aussi perdre les droits reconnus
aux parents ou aux autres res-
ponsables sur leurs enfants

165
C'est le fait d'utiliser une vio- 7 jours de
lence légère contre une per- prison au Tripaix
sonne ou de la salir maximum
Art.51 et 56 Violences et et/ou une
CP voies de fait amende
C'est le fait de jeter sur une 2 jours de
personne quelque chose qui prison et/ou Tripaix
la salit par imprudence ou par une amende
négligence
!l ans de pris-
on au maxi-
mum et/ou
une amende
Tripaix
Lorsque
l'auteur a
cassé quelque
chose pour
arriver à voler,
lorsqu'il a es- TGI
caladé le mur
de la parcelle
où le bien se
trouvait, lor-
sque le vol
s'est passé la
nuit ou en-
core lorsque
l'auteur est
un fonction-
naire, la sanc-
C'est le fait de prendre quelque tion est de 10
Art.79, 80,81 ans de prison
bis, 82 et 85 chose sans que son propriétaire
Vol au maximum
le sache pour l'utiliser pour son
CP
intérêt personnel Lorsque
l'auteur a util-
isé une arme, TGI
la sanction
est la mort
Si le viol a
été commis TGI
en utilisant
la force ou
la menace, la
sanction est
de 5 à 20 ans
de prison
TGI
Si l'auteur a
tué un hom-
me soit pour
voler soit
pour faire
disparaitre les
traces du vol,
la sanction
..,,~ '" mn""

166
C'est le fait de forcer une per-
sonne, c'est-à-dire d'utiliser 5 à 10 ans
la force, la menace ou la ruse de prison et
Art. 174 h Zoophilie
contre cette personne, pour 200.000 Fc
TGI
la pousser à avoir des relations d'amende
sexuelles avec un animal
Guide des Organisations de la Société Civiie/KINDU
Nom.
1'..............
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contact de
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ofIIclelle de
1·........lsation
Contact
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Mission et
objecdrs
--
l'rincIp8Ies

flnand6reI
DomaIne
d'actIvItM

Séminal .... de
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BaIne....

$ 20000 par Fonds


TItre .... proJets
ex6cuc60
Docu......a
produIU udlIHs

formation de la Sensibilisadon sur


Mondiaux pour
femme de Kallo et les droits de la
les Droits de 1.
du Pangi sur leurs femme
Femme/USA Code de la
droits Juin 2005
famlUe (Journal
l'f'omouvolrb ofrlCleI).lnsU\Jment
sécurité alimen· juridique relatif aux
099568+421 Cotisations
A.J.F.Ma taire: Promouvoir. droits de j'homme.
0853932n9
(Association des YOHARIAnge- défendre et pro- des membres. $ 30.000 par Fonds Déclaration
2.Av/du bac 0997085513 29/05/1997 Deux journées de Sensibilisation et
Jeunes Femmes lique tég.. les droits Différentes Mondiaux pour universelle des
ajfmanlema@ réflexion à Kindu conscientisation
du Maniema) et la dignité de subventions. les Droits de la droits de rhomme.
yahoo.rr et à Klbombo juin des autorités nou·
la penonne FemmeJUSA Résolution 1325
2007 vel~ent élues
humaine des N.tions Unies
(ONU).

Achat matériels
Réhabilitation du
de construction
$ 9.000 par Monuc Tripalx de Kasongo
et foumiwr-e de
juin2oo7
bu ..... u juin 2007

l'f'ogrammede
Atelier sur l'analyse
promotion et de
et les critiques des défense des droits
$ 15.000 par NED
coutumes diseri· de la femme au
GRANT
minatol ...... AYliI Manlema
Promouvoir et 2oo3·Mars 2004
défend.... les
droits de 1. Fem·
Atell.r de forma·
me et proteCtion
tion ponant sur
de renfance; lutte contre les
Cotisations des ranaiyse critique journal OfficIel d.
0813288105 l'f'otéger.gérer mariages cout:u-
14.AvYuma. CI memb...... Sub- des mariages $ 23.922 par NED la ROC: le code de
A.M. (Associa· 0817655866 13/04/1999 et renforcer les mlers violant les
BIBI5H AWFZAE Kasuku.Ville de vendon•• Legs et couwmiers face au GRANT 1. famine. le cod.
don Mwanga) as_mwanga@ capacités des droits d. 1. femme
Klndu Revenus de nos nouveau code de forestier. la 101 sur la
yahoo.rr communautés au Maniema
activités. la famille Octobre violence sexuelle
locales; Identifier
2005
et accompagner
les victimes de
violences sexuel-
Réinsertion socio-
les à la jusdce. Identification et
économique des
enregistrement des $ 28.000 par ex.combattanu
ex-combattanu PARSAC/FAO
dans la flUé....
janvier 2007
élevage

--
Nom de
forpnlsatlon
PIe.......nede
contact de
l'orlanlsadon
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ofIIclelle de
l'orpnlsadon
Contact
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Mission et
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Guide des Organisations de la Société Civiie/KINDU
Prlnc.......

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DomaIne
d'KtMc6s
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BaIIetIn
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Ex6cutiH

ConstruCtIon d'une
Documents
produits utlllMs

Construction de ~ école primaire â


$ 30.000 par GTZ
salles en dur Kampene en Mars
2007 1

Construction en
Extension du home
Promouvoir la dur. fixation des
des personnes du
0853938600 culwre,Appuyer portes et fenêtres. $ 24.000 par RAF
3ème âge Septem- 1

A.P.C_ 081286~94 les initiatives Cotisations des Equipement du bre 2007 Les thè>tres et i
MIRAMBO BouleYard LU- home
(ActIon pour 0813288069 locales de membres. Re. les séminaires
MUNDUBUNGA MUMBA, Centre 0610112007 d'information et de
1

la Promotion 0812970614 développement, venus des AGR,


Bienvenu ville. Kandu formation
Culwrelle) mundublenvenu@ lutter contre Dons et Legs.
yahoo.fr les violences
sexuelles SenslbiHsadon. Apprentissage du
Récensement. for... métier à la femme
mation en coupe et $ 35.000 par RAF et à la jeune fille
couture et salage désoeuvrée Avril
1

des poissons 2008 1

J
Vulgarisation du 1
1

tr.rn.if de ra cour
pénale internatio- $ 400 par fonds
NIA
nale à la population propres
Receull des ques·
en 2005 dons essentielles
sur les droits des
Enadrement des victimes devant
ACIDH/Ha- victimes des crimes la Cour pénale
nlema 0816339BB8 Cotisations internationaux Internationale; Pa-
Mettre fin i Fonds propres NIA gnes avec messago
(Action conue KENYE KITEM- 24.Av/Mununga. addhklndu@ des membres. commis au Ma-
15/0112004 rimpunité des contre les violences
l'Impunité 80 Frédéric ClKasuku yahoo.fr www. Subventions des nlema (2006)
droits humains sexuelles; Bandes
pour les Drolu acidhrdc.org partenaires.
Humains.) dessinées sur les
Plaidoyer en faveur violences sexuelles
de la priorisadon en corrélation avec
de 1. lustice par IeVlH/5Ida
$ 3500 par COR-
les différentes N/A
DAID
institutions mises
en place après les
élections en 2007
- --
Guide des Organisations de la Société CiviieJKINDU

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Nom.
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téger et dèfendre
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Ede'"
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procIuIà utII....

les drolu des Identifier et


Femmes et des documenter les
Appui à la lutte
Enlanu; Encadrer différentes viola-
$ SOOO par GLO· contnIles viola·
et promouvoir tions des droits dons des droits des
BALRIGHTS
les Initiatives des femmes dans ADIF: Feuillet
femmes
communautaIres la ville de Klndu en SAUTIYA MWA-
ADIF-MA- 0810702032 des groupemenu Fonds propres OctObre 2003 NAMUKE; Dépilant
NIEMA 0813 1304839 féminins; Initier des membres. de la convention
I.AvlLuangl. CI
(Association pour RASHIDI MEDI 2010912000 et appuyer les Subventions des Internationale sur
Kasuku.Ville de
le Développe- Gennalne
Klndu. Manlema adlfm.nlema@ programmes des partenaires. l'éllmlnation de
ment des Inltiati- micro crédits aux toutes les dlscrlml-
yahoo.fr Tenir les causeries
vos féminines) femmes:Animer.
Campagne de nadons i l'''rd de
de sensibiUsadon. sensibilisation de
sensibiliser et Identifoer les la femme.
conscientiser la
ta convention sur
viola dons faites à la $ 8750 par GLO-
l'éllmlnation des
population sur le femme (territoires BALRIGHTS
VIHlSida.IST et formes de dlscrlml-
de KaUo. de Pangl. nadon à régard de
Assainissement de la vlAe de Klndu) la femme
de "environne- en Janvier 2005
ment.

Combattre
l'Ignorante et la La 101 sur les
AFADM sous infonnation violences sexuelles.
(Association de la femme du Les p......rvatlfs. Les
Q/RVA. ClKasuku. 099409n75 Cotisations des Financement d'un
des Femmes en ABEDI LU- Mantema:Assurer IST et le VIHlSlda
Ville de Klndu. 1510112009 membres. Reve- NIA Fonds propres poste de santé dé-
nous mémncent.
ActIon pour le ZlNGA Edouine rintégration 50- nommé REFOS ..
Maniema NIA nus desAGR. Les receuils sur
Développement dale de la femme
du Maniema) par ses actions différentes vatel-
d'auto prise en nations
charge

Formation des lea-


$ 2000 par ONG AFEJUCO: Dépilant
Promouvoir NIA ders communautai-
COOPI sur Congo dans
et dèfendre res en Avril 2008
les droits d. la un Etat de droit
099 32 93606 Femme et de Cotisations mythe ou réalité.
AFEJUCO 0810839917 l'Enlant;Vulgariser des membres. Vulnérabilité de 1.
14.Av Potopo<o. 0853972104
(Association des AZAMAOMARI ClKasuku. ViUe de les textes des Subventions femme congolaise
Femmes Juristes BrIgitte Sensibilisation de
Klndu 1987 lois du pays à la des partenaires. la population à la et son accès à ta
Congolaises) afejucomanie. $ 200 par
population; Lutter Dons. AVOCATS SANS connaissance des
justice. Les droiu
ma@yahoo.fr NIA
contre la dise ri- humains de base
FRONTIERES lois du pays en Avril
mination à l'égard (mariage. succession
2007
delalemme. et adoption)

----
Guide des Organisations de la Société Civiie/KINDU
Personne de Adresse Principales
Nomd.
contact de o4IIclelle de
Date de MInIonet
........rc.. Domaine Reuourcesl T111'11 des projets Documents
ConCllet
l'orpftlsatlon cr6atlon obJectifs d'actMt6s 1bI1I",," Ede'" produils udlls6s
l'orpnlsadon l'orpnlsadon fInanc......

Militer poor la Fonnation en AGR. Réinsenion socio-


promotion et Sensibilisation, Mé- économique de
$ 13410,$ 23750,$
la représentati e
dladon conjugale. WS dans 1. Zone
AFILHA 19670, $ 21340 par
vité valable de la Cotisations de familiale Octroi des de santé: Kallo
UNFPA
(Association femme,Apporter membres. Reve. kits de réinsertion centre
de Femmes 0816676608 la participation nus des écoles de 2005 à 2008 Chansons
Avenuel3Z,
Intellectuelles MUSONGELA et conaibution & polyclinique révendiatrlces.
Quartier/Kasuku, 1010711998
et Lettrées au AZAMAM.rie musongelue de la femme dans AFLIMADons Appui à la Affiches, Callcou et
Kindu Réunion d'éveil.
Maniema) zama@yahoo,fr le processus de Pancartes
coordlnation
déoe!oppement de sensibilisation,
AFUMApour la
communau- de mobilisation et $ 12700 par NED
sensibilisation aux
taire, eveiller les d'Interpellation de
élections de 2006
communautés femmes
Avril 2006
de base

Comomération
08132860110 Assistance de la IDumée
AHUPADE NIA $ 500 par HCDH
0992091489 judicia1re aux Internationale de la
(Action Humanl- lOKONGA Bloc Prison Cotisations des lemme
0853912808 victimes des
taire pour la Paix KATAKO Pierre Cenerale,Ville d. 2910312002 membres, dub- NIA 1
viols et violences
et le Développe- Zacharie Kindu, C1Kasuku vendons, dons Assistance judi·
ahupademani~ sexuelles, Educa·
ment) Assistante $ 3500 par 50- tlaire aux femmes
ma@yahoo.fr tlon ttvique
judiciaire CIMA/OXFAM victimes des violen-
ces sexuelles

AJEPEV Revenus de Implantation d'un


$ 9250 par les théatres,
(Association 0815823224 nos activités NIA Atélier de couture
Protection des MONUC
des Jeunes poor KALABULA 87,Av/de la paix, 0813782590 (I!<Jreautique. en 2005 Callcou. Pancartes, 1

22/0512003 enfants vulné- Affiches, Messages


l'encadrement Innocent C1Kasuku Atéller de cou- Elevage des porcs
rables et Déclarations à
des Enfanu NIA ture,Agriculture NIA $ 11000 par GTZ (35) de 2007 à nos la Radio
Vulnérabies) et Elevage). jours
1

Lutte contre les


APPROVI Palabres particlpa-
$ 300.000 par GTZ VIH/5IDA2007-
(Association pour dfs dans les villages
l,Avide l'eviellé, Promouvoir 2012
la Promotion IMANI 0811489176
QlKasulw. CI et protéser Cotisatlons
et la Proœcdon RAMAZANI 0853913395 lutte contre les
Kasuku les drolu de la des membres, 5enslblladon dans $ 150.000 par IM5,
des Drola de 14/01/2007 violences faiteS à la NIA
femme et de Subventions des toute la province GTZ
la Femme et de josephkandu@ femme 2007-2008
l'enfant; Lutter partenaires.
l'Enfant) yahoo.fr
contre leVIHISkIa Lutte contre les
Sensiblladon dans
$ 100.000 par GTZ maladies Iydlques
touteS les écoles
2009-2012
\
Guide des Organisations de la Société CivileJKINDU

Nom'"
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...
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AdNae

rorpnloadon
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oIIJecdfs
..rInc.......
...-..ces
Ilnancl6ret
DomaIne
d'KlMtM
Reuources/
Balileun
Titre des projets
Ex6cuta

Appui aux activllés


économiques de
Documents
produits utllls6s

Code de 10 famille
NIA NIA (Joumol officiel).
membres de 0.8. Convention relative
Promouvoir et 2007-2008 aux drolu de la
APRODEF défendre les femme et l'enfant
(Assodation pour 08 13182160 Cotisations des Sensibilisation à la
droiu de l'enfant (ONU). Droit
10 Promotion 27.Av/Kabondo. 0811414697 membres. Re- défense des droiu il un procès
l'iem! KITENGE et de blemme NIA NIA
et 10 Défense ClKasulcu.Ville de 22/1012000 venus des AGR. de reniant et de 10 équitable (Avocot
MUSHASAH dans le tenitolre
des Droits des Klndu ongdaprodef@ Subventions femme en 2006 sans frontières).
de Kailo. de KI-
Enfants et des yahoo.fr externes,
bombo et de Reeeuil des taXes
Femmes) Kasongo Vulprisation de légales (USAID).
lois contre l'impu· Fonctionnement de
NIA NIA
"Ité aux DéIëgués 10 justice congolaise
de 0 .8 en 2008 (APROOEF)

ProteCtion des
Vulgarisation.
minorités. peuples
promotion et autoehtones et
défense des droits
penonnes victimes
de rhomme.èd...
de discrimination;
cation à la paix. à la
APRODEPED Formation des
démocratie et aux Union européenne.
(Action pour 0813176020 Promouvoir magistr.lts et
Cotisations. droits de I·homme. HCDH. SectIon des
la Promotion Avide l'evêché 0994159319 et défendre avoats;Assistance
subventions ex· clinique juridique droits de l'homme
et la Défense WE55A Faustin bl•• ClKasuku. 00/00/1997 les droits des judiciaire; Campa- NIA
ternes, donds et (assistance judlclol- de 10 Monu<.
des Droits Kindu aprodepedki.... persoMes gne pour rabotilion
fonds propres re et consultation BCNU. ProJusticei de la peine de
des Personnes du@yahoo.fr débvortsées
juridique gratuite). USAIO
Défavonsées) mort en ROC;
réhabilitation des Projet d'assistance
Infrastructures judl-
aux victimes de
claires et assistance
violences sexuenes;
soclo-jurldlque aux
Projet de clinique
détenus
juridique
Formation en Modules de
NIA NIA couture de 25 folles formadon sur la
mères en 2005 couWre, Modules
Combattre 10 d'alphabetisation.
APROFPMA pauvreté.I·lnaI- Cotisations Culture manioc et Modules de .ensibi-
(Association 0813185460 phabétlsme.les des membres. NIA NIA soja (40 mères) en lisltion sur le VIHI
57.Av/3l. QIKa- discriminations Revenus sur acti·
Feminine pour la FLORENCE 25/0 1n002 2006-2007 Sida et les violences
suku. ClKasuku. faites à Il femme; vilés des AGR.
Promotion de la VUMIUA Iprofpma@ sexuelles. Modules
Klndu Manlema Education et la Subventions.
Femme Paysanne yahoo.fr sur la citoyenneté
Promotion socio- Dons et Legs Sensibilisation au
duManiema) responsable et la
économique VlHISida de 1250
NIA NIA démocratie. Mod ...
femmes paysannes
en 2007 les sur le genre et
droit de la femme
Guide des Organisations de la Société Civiie/KINDU
Penonnede Adres... Principales
Nom de Date de MI..lon e t Dom..... "-urcetl TItre cles projets Documents
contact de ofIklelJe de Contact .......urces
l'Of'Ianisadon création objectifs d'lCtivlt6s BaHleurs Emut6s produits udllMs
l' oraan lsadon l'orpnlsatJon flnanclWes
Fonnation des
Ménulserie et
$ 12000 par jeunes aux métiers
Maçonnerie en Juin
COPIE·CIP de 10 scierie el
2005
Cotisations des menuiserie
ARUK membres. Dons. Formation des
0812709307
(Amltié-Réflexion 9.Av/ LUCImba. Promotion de la ReverniS de 10 emission à 10 Radio
099~273716 agriculteurs et
et Unité de KI· MBAMBAWA Q/Bra=.C1 femme. Sécurité Radio. du Moulin. Sementière et $ 20000 par CARI· des eleveurs en RKM. Documents
27/03/2005
bombo·Kasongo. MBAMBA Benoil Mikelenge. alimentaire. Dé- de la briquette- géniteurs TASETFAO agriculture et éIè.. pnoduit par f'ZAD·
coordlnationa·
kabambare·K.ilo Manlema mocratie rie. de l'éIévage vage en Janvier et
HO.MONUC
ruk@yahoo.fr 1

el Kindu) et autres finan- Decembre 2007


cements.
Formation des
Fonnation et $ 3000 PAR
jeunes journalistes 1

Information FONDS PROPRES


juilJel2007

Association
Encadrer des
pour l'encadre- 099335«24 Modules de forma· !
femmes veuves Revenus cracri-
mentSoclo· 0853210734 tian sur le ViH/SicIa'I
KABALAFEZA 28,Av/3L Q/Ka· 0210112008 et autreS vulne- vités culturelles $ 800 Fonds
économique 0817997168 Culwre & Couwre Champ & Coulure la loi sur les vlolen·
Elodie suku. C1Kasuku rables,Assurer la et d'atélier de propres
clesfemmes ces sexuelles. La loi
promotion socio couture
Veuves et N/A du 10/0112007
culturelle
Autres ...
Assurer l'assis-
CAAJV 0818103636
tance juridique
(Club d'Avocats et judiciaire des Cotisations Assistance judidai· Assistance judi-
401.Av/Boulevard 0853939119 La nouvelle loi
pour rAssis· ASSANIASU· personnes \l'ul- des membres. re des victimes de $ 7000 par GLO· claire de cas stnté--
Mobutu. QNllle. 30/0612006 portant statut des
tance Juridique MANI Rock nérables:Assurer Différentes violence sexuelle BALRIGHTS giques bloqués en
C1Kasuku assanrock@ magistnu.
et Judiciaire aux 10 défense des subventions. Mai·Octobre 2008 justice Mai 2008.
yahoo.fr
VulnOrables) victimes des vio-
lences sexuelles.

Sensibilisation
Augmenter. par Vulgariser la loi
la refJexion et les
êlectorale de
électorale. Former
CAFOD territoires de PunÏi,
actions,l'éfficaclté les le.aden sociaux Les teXteS légaux
CARITAS 0816886750 Kallo, Kibombo el
de ta contribution ....n 2006 (Gouvernement de
DEVELOPPE. 6.Av/Boulevard 099n28830 Ressources Ville de Klndu
Mobutu,
de l'Eglise aux 1. ROC). Modules.
MENT/KINDU ABEUMUHOYA 0853973339 propres et
1960 efforts de la Vulgarisee les lois Formation des Boites à Images.
(Caritas· Fnnçois C1Kasuku.Vdle d. ressources
Développement Klndu. Maniema caritasklndu@ promotion sur les VIolences omclen.des M....ges(Com.
externes
intégrale de la sexuelles, Former $ 12.575 par InspecteUrs de mission Episcopale
Kindu) yahoo.fr
persoMe et de 1.. OPJ,ljP ., ln· Justice et Paix).
HCDH police judiciaire
la communauté firmlers laboratins et des infirmiers
humaine en 2006 laboratins ....
-- -- '----- -- - - - ----- '--------- ----- "----- -- -- -- -- -- - - - -
Nom.
r..............
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r.......1IatIon
Ad_
.-.:
'""",-on
Guide des Organisations de la Société CivileJKINDU

Contact
0-.
cr6edon
Hiulon et
ob/ectili
--
l'rInc/pWI

lInIInc*eI
Dem.....
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a.IIleu",
TItre des projets
Edcut6.
Documents
produits utIIIMo

Assistance à ta
réinsertion éco.
NIA nomlque dans le
NIA secteur agricole de
Promouvoir
l'Agriculture, 100 ex-combat-
COLLECTIF l'Eleva,e et la ants démobilisés
DEsA5s0- Pêche; Proteger Seminaires de
0810192914 les drain de la formation et d'In-
CIATION I"salladon d'un
DES FEMMES 7,Av/du Marché, 0853941870 femme et de ren- Cotisations formation; Messages
0993501442 atéUer de couwre.
HUsULHA- ZUENA SALUFA QlK>suku, CI dêc-02 fant; Eduquer les des membres, d'alphabétisation, et déclarations à
NES POUR LE Kasuku femmes anlpha- subventions des étangs plscl- la radio; Parlement
dmudema@
DEVELOP- betes; Encadrer coles: Seances de des enfanu; Callcou
yahoo,(r
PEHENTDU les femmes et sensibilisation sur et Pancartes.
HANIEHA les enta"u sur le NIA NIA le VIHlSida, les 1

menage. ta santé drain de l'homme


etlesAGR. concernant les
violences sexuelles
dans tous nos
rayons d'action

0811607483 Relante agropasto-


0993033015 Cotisations des NIA NIA raie 2006-2007 Fiches d'information
K,H, 26, 0853932908 Lutter contre la membres. Re. générale,Trace de
Kabondo, la victime, Fiche
(Klndu Maen- MAOTELA 0210411992 pauvreté dans les venus des AGR,
ClKasuku,Ville de Assistance aux yul- de consentement.
deleo) MUNENGE Klndu, Manlem. kindumaende. menages Subventions
leo@yahoo.fr externes, NIA NIA nérables agropasto- Rche de suivi
raie 2007-2008
Guide des Organisations de la Société CivileJKINDU
Personne de Adresse Principal.. n- cleo projets Documents
Hom de Date de Mission et DonWne Ressourcetl
contact de olliclelle de Contact ressources Ballleun Ex6cutés produits utllI...
l'orpnlsatlon création objectifs cr.ctl.lt'.
l'organisation l'organfsadon flnancl~

Vulgarisation des UZADEEl.:


lois .. Iionales, CDEen
conventions et ~ langues,
Traduction et
$ 138,000 par traités relatifs aux CEDEFen ~
adoption, Impres- l'AMBASSADE DE droits humains
sion. Sensibilisation langues, la loi
PAYS BAS pour toute sur les violences
et Distribution personne en âge sexuelles en ~
LlZADEEL de lire et écrire langues, Receull de
(Uguedela Promotion et (2008-200'1) b 1000siation sur les
H,Av/de l'Evô- 08158 11208 défense des
Cotisations des droits de la femme
Zone Afrique membres et
MANGANZA 2611011995 droits de l'Enfant, et des enfants;
pour la Défense ché, OKasuku, Ventes de nos
LUBAO Rosette manganzaJu- de l'Elève et de la MONUe:
des Droits des Ville de Klndu bao@yahoo.fr publications.
Enfants et des lemme. Prise en charge RéJoludon
Elèves) judiciaire, juridique, Urgence post 1855 du conseil de
psychologique et $ 12~.190 par conflit (VIolences sécurité;
médicale de vleti-
sexuelles) A8A:
mes des violences
UNICEF Document
sexuelles (Avril d'évaluation
2009) ... de la capacité
des acteUr>
de lajusdce.

Formation des acd- Appui à la


P.M. par MONUC
vistes des droits de lormadon des
& CHILD PROTEC- Dépliant résumant
l'enfilnt à Kasongo activistes des droits
TION de l'enfant la loi N° 09/00 1
en Octobre 2006
du 101011200'1
ponant protection
Protéger et de l'enfane; Module
fonnation des anl· Appui à la mise en
promouvoir les $ ~9150 par de formadon sur
mateurs de CLPE place des mécanls·
droits de l'enlant UNICEF les éducateurs
RAPPE de Manlema juillet mes communautaJ.
du Manlema; Cotisations sociaux; Module
(RéJeau d'As- 0811831620 2007- Mars 2008 res et lépux de PE
Renlon:.. les des membres,
de formadon sur
sociadon pour 1~ I,Av/lumuba, 0853936399 Subventions
capacité> des les stratégies de
la Protection et OMBAWILLY Voir Insdtut de 2011112003
associations· extérieures et réinsertion soclo.-
la. Promotion Klndu rappemanlema@ membres; Revenus de nos
de l'Enfance au yahoo.lr économique des
Vulgariser les activitês. enfants sortis des
Manloma) textes juridiques
lutte contre
Formation des la présence et loyers miniers; Mo-
sur la protection éducateUrs sociaux $ 22.637 par dule de formation
de l'enfant l'exploladon des
dans les Foyers POOLED FUNDI enfants dans les sur les DroIts et be.-
miniers de Punla UNFPA foyers miniers de soins fondamentaux
Juillet 2009 PUNIA des enfilnts
Guide des Organisations de la Société CivileJKINDU
Personne de Adresse Prlnc.....
Nom de D_de Miulon et Domaine Ressources} Titre des projets Documents
concactde olllclelle de ConCKt _eo
l'of'lanlsadon
l'of'lanlsatlon l'organisation c_" objectIfI
lIftanclVes
d'oc_ Bailleu" Exécutés produits udllsés

Lutte contre
la présence et
l'exploitation des
Sensibilisation $ 500 1 par OMS
enfants dans les
foyers miniers de
PUNIA Action essentielle
en nutrition pour
REFOS 0818629007 Faire participer Cotisations Macemitéâ
Avenue de l'Aé· tes enfants et tes
(Réseau M!mme FATUMA MUHE· la femme. la des membres. moindre risque aux
roport, Ql3z. Cl 05/0512000 $ 100 par fonds femmes. Pratiques
des ONGO de la MEOllouise refosl<lndU@ promotion de la Sub>entions Sensibilisation femmes en âge de
Kasuku, Kindu propres dés familliales.les
Santé) yahoo.fr santé externes, procréeer Octobre
IST et le VIHlSida
2008
nous menacent,
Sensiblisation sur
le VIH/Sida aux
$ 200 par fonds
jardin école femmes et ci la
propres
jeunesse de Ville de
KinduSept 2009
Mener les RENAOEF: Module
actions de Réduction de deux de formation des
RENADEF plaidoyer auprés Cotisations des pandémles:VIHI para juristes; journal
0813128239
(Réseau National de différentes membres, Sul>- Plaidoyer,Accompa. Sida et Violences officiel ROC:u 101
08S391~782
des ONGd pour NDjEKAMWA. ll,Avlde l'evéché institutions sur ventions. Dons. gnement juridique! $ 200.000 par UN faites aux femmes sur les violences
1210812002
le DéveIop- MINI bis les questions legs de diffé- judiciaire des TRUST FUNO (femmes et filles sexuelles faites aux
renadelkindU@
pementde la couchant au rents bailleurs Yictirnes ..• victime des viC). femmes; Loi portant
yahoo.fr
Femme) développement de fonds. !encas, PW ... ) en la protection et
de la femmee, ROC juin 2007. les droits des pvy,
l'enfant en ROC Code d. la famille
Vulgarisation de la
Sensibilisation et
résolution 1325 à
Identification des $ 6000 par ESSAIM
la communauté en
SAFI·MA· femmes diplômées
juin 2005
NIEMA Eveiller la
Cotisations Sensibilisation de Campagne. la
Soutien au)( 0813288954 conscience de
des membres. la population sur scolarisation des
Actions des Fern- S,Avldu M 099341l4OO9 la femme pour $ 8575 par CARE
ASUMANI Subventions la scolarisation de filles à J'école en
mes Indigentes au Janvier. CJKasuku. 1810112000 l'autopromotion. NIA
NAFISA des partenaires. la fille juin 2006
Manlema Ville de Kindu safi_manlema@ J'autodetermina-
Dons des
yahoo.fr don et l'autores-
fondateUrs. Implataoon d'une
ponsabUité Sensibilisation.
dêcortiqueuse à
formation des $ 24.000 par
riz en faveur des
membres et PNUO
groupes vulnérables
Installation
de KASElE.
Guide des Organisations de la Société CivileJKINDU
Nornde
1·.......1uàon
Personne de
contact de
l'Of'Ianlsadon
Adresse
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I·0'lanl ••tlon
Contact
Date de
création
Ml..lonet
objectif.
-
Principales

1Inanc"_
DonWne
d'actIvtœ.

AcNt et acheminea
Ressourcesl
llalileun
Titre de. projets
E.écuth

Construction d'un
cenue de santé
Documents
produits utlll.h

ment des matériels


NIA de référence de
de construction
BUTUMBAen
au site
Décembre 2009
Développement Cotisations
SODEKI AvlLumumba. 0992091464 Achat et achemine- Construction d'une
social et culturel des membres. école primaire de 3
(Sofidarité pour C/K.. uku.V~le 08539 12811 ment des matériels
MASINDA SHIN- des communau· Subventions. NIA
le Désenclave- de klndu.Réf. 22/1012007 de construction salles et un bureau NIA
DANO Pltthou tés de base de Dons. Legs et Septembre 2009
ment de la ville Alimentation pmasinda@gmail. au site
la Province du Revenus de nos
de Kindu) LAGLODIE com Manierma activités. Construction des
Achat et achemine- lauines pour 4 cen·
ment des matériels treS de rattrapage
NIA
de construction scolaire (Bnzza.
au site Basoko,Afilma et
Alunguli)

Emission radio. Vulgarisation du


$ 375 parAPEO
Conférence débat Projet de Constitu-
CEl
en Septembre 2005 tion â la Population
Promotion et dé·
SOJADEHA 0816339888 fense des droiu Renforcement de Module de sensl·
26.AvlKalima Il. de l'homme; Edu- Cotisations des la capacité des OPJ bllisation sur les
(Solidarité de 0816711516 Atelier en Décern· $ 1300 par fonds
QIKamali. cation, Formation membres, Re- sur l'organisation violences sexuelles
Jeunes d'Alunguli LUKANGILA 0853941957 bre 2006 propres
C/Alungul~ 30/0912004 et la compétenCe (SOJADEME et
pour le Dé.... N'SUBI françoiS et Information venus desAGR.
Vdle d. Klndu. des jeunes dans Subventions. judiciaire YMCA). Le code
loppement du sojademulun-
Maniema les actions de d·OCJ.
Manlema) ZUll@yahoo.rr
développement Visites des cachou, Monitoring des Q-
Documentation chots des commis-
$ 3200 par DFID
et production du sariats d'Alunguli et
rapport Ka~o .. .

Réinsertion dunble
des démobilisés et
AGR $ 153.368 par
autres vulnérables
PNUDICOMREC
de la communauté
2005-2009
UPKA (Union Accompagner Cotisations Réinsertion durable
Paysanne pour 0818375325 "autopromotion des membres. Péche&Agri- Les affiches créées
5.Av/du04 $ 3600 par FAO des 100 démobill-
le Progrès de 5HABANI 0812964964 communautaire Subventions. culture par IRM. Le code
Janvier. ClKasuku. 2010411992 sés 2007-2008
PANGI-KAILO- ALBATI André de base. Mise en Dons. Legs et forestier promulgué
Ville de Klndu réseau des suuc- Revenus de nos .. 2002
KASONGO-KA- upk> l@yahoo.rr Amélior"iltion des
BAMBARE) wres paysannes activités. Vaccination. tralœ- conditions de

"fT ment des caprins


et strutturation
des mutuelles des
$ 52000 par
CHRISTlANAID
développement
de l'élevage des
caprins par la lutte
locaux contre les épizoo-
ties de 2008-2009
-
--
Guide des Organisations de la Société CivileJKINDU
Personne de Adresse Principales
Nom de Date de Mission et Domaine: Ressources! Titre des projets Documents
contact de officielle de Contact ressources 1

l'organisation créadon objectifs d'utIYit" Bailleurs Exécutés produits utilisés


l'organisation l'organisatlon flnancl6 ...

Former les
Formation des
animateurs de
Associations
developpement sur
féminines sur les
les techniques de
techniques de
deu"'aumatisation $ 1967 par HCOH
déuaumatisation
des femmes et
des femmes et
filles victimes de
filles victimes de
Accompagner violences sexuelles
UWAKI-MA- violences sexuelles
les filles et les en 2004
NIEMA 0813286277
femmes de
(Umoja w;o 13.Av/du 04 0997141147 Prévention et
Maniema dans Cotisations Former les agents Feuillets dénommés
Wanawake KADY KASAKA- janvier. ClKasuku. 0853937137 réponses aux
23/0212007 le renforcement de membres. psycho sociaux. «TUJENGE
Wakulif13 wa RUME Ville de Kindu. violences sexuelles
de leur pouvoir Subventions. Identifier et $ 41.311 par AMANI»
Kivu.Maniema) Maniema uwaki_manie. faiteS aux femmes,
politico,socio, Installer les rëseaux UNICEF
m.2@yahoo.fr jeunes et enfants
economico·cul. communautaires
turel dans la zone de ,
en 2006
santé d'Alunguli

Former les sensi·


bilisateurs éleao. Sensibilisation des
raux. Senslbiliser $ 8000 par NOVIB populations aux
les populations électJons en ROC
rurales en 2006.

Cotisations
UWAM Promouvoir et Appui à la sécurité
18.Av/3Z, C/ 0997764818 des membres,
(Ushirika w;o OIOMBA RAMA- défendre les inté- alimentaire aux les lois nationales
Kasuku.Ville de 0810782732 Subventions, Multiplication des
Wakulima w;o ZANI 05/03/2005 rêts stratégiques FAO Ménages agricoles et les traités inter-
Kindu Oons.Leg.et semences
Maniema) des producteurs vulnêrables en Juin nationaux
uwam@y.thoo.fr Revenus de nos
agricoles. 2009
activités.

Promouvoir
les activités
0853941398 Encadrement des
agro-pastorales.
0853939715 Cotisations des femmes veuves et la loi sur la via.
V.A.S.C.O. OMARI 161 . Av/Soule- la santé et "édu· $ 2500 par fonds
0995308459 25/04n005 membres, Reve- Sensibilisation filles mères à l'auto lence sexuelle faite
(Vasco) KIOMBO .. rd MOBUTU cation.Appuyer propres
nus desAGR. prise en charge en à la femme (EISA)
les activités
NIA Octobre2008
d'assainissement
du milieu
Guide des Organisations de la Société Civiie/KINDU
Penon.... de Adre.... Principales
Nom de Date de Mlss10n et Domaine Ressources! TItre des projets Documents
contact de officielle de Contact ressources
l'orpnlsatlon création oblectlfs d'actlvltès Bailleurs Ex~cutés produits utllIMs
l'organisation l'organisation financières
Han:he, Témo~ Campagne de 1

gnage,Video.forum. $ 3000 par CHRIS- plaidoyer pour


Dîner-partage en TIANAID les F'VV
Novembre 2007
Equiper et ren-
Atélierde
0819656218 forcer les capa-
VORSI- Séminaire en $ 5000 CHRIS- formation pour
09934-46453 dtés des leaders Cotisations de
CONGO 54,Av/Boulevard OctoI>re 2007 TlANAID les leader. come.-
OTOKA KEPELE 0852531798 confesSionnels membres. Dons,
(Vorsi-congo) Mobutu, Q/3z. sionnels NIA
Antoine en matière de Legs, Subven-
C/Kasuku avr-07
yorsikindu@ violence sexuelle tions. Payement loyer,
yahooJr et de lutte contre Achat équipe-
leVIH/Sida menu bureau. Appui institutionnel
Renforcement des $ 2500 par PNMLS la coordination
il
capacité du Staff VORSI - CONGO
sur la gestion en
Décembre 2009

Campagne de
Sensibilisation â Module de
$ 659 par RADIO sensibilisation pour
YMCA-YWCAJ 0813141954 Contribuer à
l'égard des leaders
OKAPI les enfants accusés sensibilisation sur
locaux en juin 2006
MANIEMA 0817846734 l'amélioration des Cotisations de la so~ellerie la prévention des
25,Av/Penemi-
(Young Men and KIM8IKI André 06/05/1986 conditions de vie des membres, VJOlences sexuelles
senga,Alunguli I"sallation des Crêatlon des
Women Christian ymcamaniema@ de la population Subventions. dans les milieux
Association) yahoo.fr du Maniema comités dans les $ 50 par DH comités de droia scolaires en Sep·
écoles de Kangene MONUC des enfants dans tembre 2009
en Avril 2007 les ecoles

J\)
Guide des Organisations de la Société Civile/KINDU

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.............
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rorpnlsatlon
Ad_
oIIcIeIIe ...
r ........1udon
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Datede
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Mission et
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Contribuer à
-
Prlnd......
...
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DomaIne
cl'actMtM
Ressourc:es1
Bailleu ...
TItre des proJecs
Ex6cutM
Documents
produIts utlllsés

la restauration
de la pal. par
la transforma·
don posiÙ'le
de conflit et le
respect du droit
De la contribu· Module de forma-
de la personne
tion matérielle tion sur le genre et
humaine en vue
et poncwelle famille
de promouvoir
des membres Module pl'2tique
un développe-
londateurs; Assistance judiciaj.. de formation et de
ment harmonieux
0853939717 Des cotlsadons re de 120 1'2p;i<rlés sensibilisation sur &e
et durnble;
0997m098 volontaires et déplacés, ProteCtion et assis- droit de l'enfant
Contribuer à. la
Venus N'39, 0815245658 des membres Asststance tance aux déplacés l.es techniques de
ARAL SHINDANO AVDU4 1011211997
construction d'un
effectils; Des judiciaire pour
$ 565,000 par
Internes dans les plaidoyer
(Arche d'Alliance) Etat de droit oû UNHRC
AKIUMALI JANVIER archedallian- subventions ou l'obtention des territoires d'UVIRA Module de
règne une paix
ce_maniema@ des subsides: actes de naissance etFIZI formation sur la
durable pour un
yahoo.lr Des bons et de 600 enfants des problématique
développement
libéraUtés; les npatriés de la détention
harmonleu" revenus des préventive: en droit
Apporter une as-
activités d'autofo- congobis
sistance luridique
nancernent de Module de conftits
aux persOMes
l'organisation. au Sud·Kivu
vulnénbles et
indigente en 'lue
de contribuer à
la lutte contre
l'impunité des
abus de leurs
droics. 1

~-~
Nom.
r",,'."gn
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Guide des Organisations de la Société Civile/KINDU
Daao.
crMdon
M........ et
objectifs
Principales
ressourc..
IInanclires
Domaine
d'actlvlt6s
Ressources/
Bailleurs
Titre des proJets
E"'cutés
Documents
produits utilisa

Projet d'accom-
pagnement des
populations dans la.
révendlcation et la
jouissance de leurs
droits et avantages
Animation et
dans le secteur
consclentisation
minier (2007-
populaire sur les
2008): Mise en
questions des
Oroiu œuvre du cadre de Instruments juridj·
Concourir i droits humains;
813 137905 d'adhésion et $ 27.&40 par NEO; concertation des ques Internationaux:
"avènement d'un Formation des en·
cotisation des $ 27225 par Global acteurs du secteur Consdwtion, lois et
HBM 514, Blvrd Mo- Etat de drolt en cadreurs des grou-
hakizablnad@ membres; sub- Rights (USAlO); de la justice et règlements; arrêtés
(HAIOZA Raphael OPElElE buw, C. Kasuku. 1992 ROC et dans pements de base
yahooJr ventions. dons. $ Il 0.297 par de monitoring de et édits; acteS admi·
BINAOAMU) V. Kindu la Province du et du personnel
rlokenga@ lep; produits la Commission l'indépendance du "Ismâfs et autres
Manlemaen Judiciaire; assistance
yahoo.fr d'autofinance- Européenne pouvoir judiciaire publications à
particulier judiciaire; Infor-
ment au Maniema; Projet caractère juridique
mation à tnVers
d'installatlon d'une
sa propre radio
radio communau·
communautaire: et
taire des droits
sa bibliothèque
humains et d'appui
au processus
démocratique à
l'usage des ONG
de de la Société
Civile

~
Guide des Organisations de la Société CivileJKINDU
....rsonn.de Adresse Principales Ressources! TltTe des projets Documents
Nom'" Date de Mlnlon.t Domaine
contactd. oIIIel.l" de Contact ressources d'.ctlvlt6s Bailleurs Exécutés produits utilisés
l'orpnlsatlon er6atlon objectifs
l'orpnlsatlon l'.....anlsadon flnancHlres

- Eduquer
jeunesse sur la
..
culwre du dyna.
misme de la ma·
dernisation dans
tes dolNines de ta
justlce,developpe-
ment. lutte contre
l'Impunité, ... Identification de
- Promouvoir la toutes les vlCUmes
AUDEP Avenue. connaissance gé--
(Action Unl- Lumumba. n09. 0811~633~1 Ouverwre des .. de drol .. de l'hom-
nérale des droits les cotisations me, des enfants et
verselle pour MaiueJean Commune 099S~18~3 petites cliniques 1200 $ p.r Les
de l'homme et des membres; de la femme afin NIA
la défense des Pierre MANGA Kasuku 28-juil-08 juridiques dans le membres de sou·
de la femme Don et legs: quartier de la cité tien de "association de pouvoir asseoir
Droits et de ELONGO ViUe de Kindu, .udepongdh@ - Vulgariser les Subvention
bien-être de la Province du yahoo.lr de Kibombo le plaidoyer .uprès
texteS juridiques
Population) Maniema des bailleurs
relatib aux droits
de l'homme
- Aider la com-
munauté à avoir
la culture de f'uni-
verselle sur la sê-
curicé alimentaire.
le développement
et se prendre en
charge

Favoriser et
soutenir les SENSIBILISER LA
813289823 Contacter les POPULATION
initiatives locales autorités poIitico.
GRAPEDECO dans le domaJne DE LAVILLE
INTERHATIO- Avenue LWEM- grapedecolntema- administratives; 2500 USD par DEKINDU ET
concernant la Cotisations de Contacter la papu- les membres de
HAL BE N' 03 tionalmanlema@ prévention des SES ENVIRONS
(Grand RAMAZANI Quartier 3Z 13hoo.fr 22-déc-95 membres. Dons. tadon; Organiser l'o'Fnisation SUR LA LUTIE NIA
conflia. résolu- les 10 émissions GRAPEDECO
Peuple pour le GALU Commune de Legs, Subven- CONTRE LA
tian deconm.. ,
Developpement KASUKU ramazanigallu@ tians. radio et ~ séances INTERNATIONAL VIOLENCE
maintenance de MANIEMA
Communautaire Ville de KIN DU 13hoo.!r http11 de sensibilisation SEXUELLE FAITE
la paix. éducation, sur la lutte contre
International) grapedeco. santé et sécurité A LA FEMME, FILLE
doomby@Com la violence sexuelle
alimentaire pour ET JEUNE FILLE
les nêcessiteux

ESSAIM Projet d'in den tiro-


(Un adre de Sensibilisation et $ 6000 par Col- cation des femmes
concertation et 08132889~ Contribuer il identifoation des lectif des femmes diplômOes dans
Cotisations femmes diplômées: de l'Est de la ROC
d'action pour 0813288954 0811~2099 "amélioration des la ville de Klndu NIA
ASUMANI des membres. Formation et sen si- en sigle RSSAIM; $
la protection 0811~2099 NIA conditions de vie (vulgarisation de ;
NAFISA Différentes 4800 par Collectif
et la défense Safi_manlema@ et à la promotion bilisation des fem- Projet de formation
subventions.
des droit> de .. 13hoo.fr de la femme mes musulmanes national des lem-
des femmes musuJ-
femme à l'Est de sur leurs droits mes musulmanes manes sur le droit
la RDConBo)
-~
Guide des Organisations de la Société Civile/KIN DU
""..... nne de Ad....... Principales Documents
Nom de Date de Mission et Domaine Ressourcesl TIln! des proJets
contact de ofIIclelle de Contact ressources
d'actlvlt& BaIlleurs Ex6cutés produits utilisés
l'o'1lanlsatlon création objectifs
l'orsanisatlon l'orlanlsadon flnancl6res

Bulledn d'infor-
madon HAKI NA
AMANI produit par
la Caritas-Déve--
loppement Klndu
(CDJP); Ce bulledn
êtait produit
Promouvoir la mensuellement au
justice et la paix. cours des années
0816886750, sensibilisation sur la 2004-2006;
BDCD (Bureau le développement ConnKting people
10, Boulevard 99n28830 300000 $ par Les boites i Images
Diocésain Abbé François socio-écano- paix. les médiations.
for peace
Mobutu, vine de 2004 N/A et les modules de
Caritas-Oevelop- ABEL! MUHOYA mique. assurer activiœs culturelles USAID et CRS
Kindu caritasldndU@ (Pièces théâtrales) formations produits
pement) "assistance huma-
y.lhoo.fr par la Coordination
"ialn! d'urgence
et la santé des activités pour la
reusslte de la transi-
tion en République
Démocratique du
Congo (CARTEC);
les modules de
formation produits
par EISA.

Modules sur:
Radio communau- la participation
aire. avec les fonds Accompagnement citoyenne; Gestion
de NED (depuis de la Société Ciyil. pacifique des
Promotion et cJé.. 200S à nos jours); dans le processus conflits: Gestion fi·
$ 25,000;
998251829 fen .. des droin Cotisations Cybercafé pour démocratique nancière des projets
MALI Germain 07,Ay, Olœnge, 30,000; 34.000 par
de rhomme; des membres. 'es activités de (200S; 2006 et de développement;
(Maniema MUSOMBO C, Kasuku. 01/07/1997 NED;
&ermusombo@ démocratie et Différentes droits de l'homme, 2009); Promonon audit et conuôle
Ubertés) MUYUMBA V. Kindu $ 150000 par
y.lhoo.fr bonne gouver- subventions. avec les fonds de la gouvernance interne: plaidoyer
OxFAM-NoYib;
nance de FRONTLINE participative au et lobbying; Gestion
(depuis 2007 à nos Maniema (2008- du cycle d'un proje'-
jo .... ) 2009) formanon des
journalistes sur la
gouvernance
-
Guide des Organisations de la Société Civile/SUD-KIVU
PWnonnecie Ad...- Principal..
Documenu
Nom'" Dde. MillIon et _",es Domaine "-rcesI TItre de. pn>jets
conactcle ofIIclelle cie Conact
r.........tIon l'orpnIMtIon 1·.......loation
cr6atIon oIoJecdII llnancl6res
d·Ktlvlt6s "'Ieun Ex6cutu produits util~.

Changer les
consciences et
les menalltés
de la population
du Sud-Kivu;
Contribuer à
l'amélioration des Manuel de Program-
conditions de vie me d'éducation à la
A,C,C,H, 0994125439 Construction de
des vulnérables; Fonds propres démocratie: Educa-
(Association pour 4,Av/Kindu, 0853735522 "immeuble avec la $ 60.000 par Fond
lutter contre de l'organisation, Construction E.P. 1IOn,Ia citoyenneté
le Changement &AHATI Célestin Eglise penuel 13/0112004 participation locale social de république
les violences subventions UmojaiMinova e'labonne_-
des Consciences swahiliphone acemgrandslaCS@ de 10% du coû, et ACCM
sexuelles bites externes "an ce» 2.... Ed de
et Menali,és) yahoo.fr 10",1
aux femmes: For- l'Eglise du Christ au
mer et Informer Congo
les autorités
du pouvoir
public à la bonne
gouvernance dans
le territoire de
Kalehe.
Nom'"
' . . . II ••la ..
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Guide des Organisations de la Société Civile/SUD-KIVU

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Renforcement
Dece _ _
produIa . . . . .

des capacités des


anlmateun de la
société civile en
€ 89.871.51 par mUieu """' en
NIA la COMMISSION vue de leur
EUROPEENNE participation à la
promotion des
droits de l'homme
et à. la reforme
démocratique

Appui aux
initiatives locales
d'encadrement des
enfanu margina-
Usés et victimes
de violences à
ACAT/Sud- KABARE janvier
Kivu 0994382992 Défendre les 2009 au Décembre
(Action des 099+415319 drotts humains; Modules de forma-
13A.AvlP.E. Lu- 2009: Renforce- tion des OPJ. Mo-
Chrétiens pour Alain TRIBUNAL Prévention de la ment des apacités
mumba. Bukavu. Subventions projet d'appui aux dules de formation
l'Abolition de UTOLONGO acauudkivu@ tenure et autreS
des bailleurs, Inldatlves locales € 125.000,6 par des animateurs
Sud-Kivu 00/0011998 sur la démocratie.
l'Avortement) yahoo.fr; traitements inhu.
Cotisations des d'encadrement des la COMMISSION de la société
wwwofl3at.org malns:Asststance rEtat de droit et les
membres enfants victimes EUROPEENNE civile en milieu droits de l'homme;
et réhabilitation rural en vue de
des violences Bande dessiné ...
des victimes des leur participation à
tortUres
la promotion des
droits de l'homme
et à la reforme
démocratique à
KABARE. KAlEHE.
IDJWI Novembre
2008 au Octobre
2009

Assistance
judiciaire et soutien
Prejet d'assistance aux Ylctimes de
judiciaire et de sou-
€ 59.357,394 par la tenure et aux
tien aux victimes
1. COMMISSION personnes privées
de la tonure et ilUX de liberté dans la
EUROPEENNE
persOMe5 privées province du sud-
de liberté kivu Mars 2006 au
Mars 2008;
"• • 1 1
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Guide des Organisations de la Société Civile/SUD-KIVU

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o.m.Iooe
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DocunI .....

Défendre et Sémlnoirede
Lutte contre
promOUYOir les fonnation sur les
$ 5000 par GLO- rimpunilé et r"",,"
droia de l'hom- droia. assisQnce
BALRIGHTS nnce des droits à
me; Promouvoir juridique et Jucfl-
MWENGA
leslnido_de ciaire en lOOS
paix et de dérno-
Visite des li_ de
enlie; Portidper
_n.obserta- Code de la &mUIe.
à la lutte contre $ l500/mois par MoniIoring de la
ACPD tion des 'UcflORCeS code judiciaire pé.
0994922592 la tortu..... la REJUSCO justice
(Centre Africain Contributions à Mwenp.lMn et na! militai.... Code
BASlLWANGO 19,AvlKibombo, 0813185475 réhabilialion des
pour la Paix la de membres. Rzj en 2006-2008 fonder. J>rocnmme
MUTUHOYl Cld'lbanda. 2910112001 vitâmes de la
Oêmocnûe Subvenuons des Amani,Codedu
Lëonord Bukavu coordoacpdbkY@ guerre et torture:
trav2i!, Loi sur
etOrota de partenaires.
yahoo.lr Promouvoir les l'exercice de liberté
rHomme)
droits de la lem- Identification,
$ 15000 et 3000 Assistance hoiisti- de presse•..
me, de renr.nt assisancemedicale,
par REJUSCO et que lUX victimes
et des minorités; juridique et jucfl-
par Fonds de N.- des tonures â
Contribuer au rè- daire et asslscance
dons Unies contre MWENGA2007-
g\ement pacifique. sociale à t1wef1ga
la torture 2008
à r.rbriage et à 2007-2008
la prévention des
conllia

lutter pour
que toUS soient
égaux: Fadliter
r.ccès de mus •
ACVED un développe- Réintégration
0994539050
(Atâon ment durable Cotisations des communauaire
~9,Av/des Pion- 0813370784
Chridennede et.déquatpar membres, .utres des rapatriès et
KASOLEHI- n!ers, QlKimanp. 08S2~98na Sensibilisation en parHEHISA
Urtte contre les 00I0012~ des initiatives au financements déplacès par le NIA
RlNDI David OtécfUvira, 2008 BELGIQUE
VooIences pour dëveIoppemenc; .umrisès par la renforcement des
Bukavu .cved-osbI@ apadtès locales
rEplité et le Dé- Sensibiliser, 101 en ROC
yahoo.lr
..Ioppement) éduquer. former pour la paix
et informer les
communautés
de base sur les
droits humains
Guide des Organisations de la Société Civile/SUD-KIVU
Nom.
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"--""' TItre . . projets
Extads
DocunIMU
prodoIIb utIWI

Proœctlon des
IdenDfiation des
droits de détention
prisons. achaa et $ 8.328 par fonds
des femmes et
amigoa cie la pro- propres
enfana dans la pr0-
vin"" 2002-2003 Différena modules
Protéger les virn:e du sud kivu
cie formation sur
droia des Campagne de pro- la paix, la bonne
femmes et tection des droits gouyernance et la
ADEPROSE Cotisations des
997621048 des enfana; cie déœnàon des
(ActIon pour membres. autres démocr2de pro-
168,Av/lowa, QI Sensibiliser en femmes et enfants duia par CEDAC,
le Développe- jean MWILARHE 26/01/1789 financements
K2sa1~ C/Kadutu acleprose@ faveur cie l'Etat dans la province cie
ment Sociale cie autorisés par la Formadonen y compris d'autres
1'oo.fr cie droit; Faire le Sud-lcivu en 2003-
l'Enfant) 101 en RDC coupe et COUbJre. $ 5500 par fonds documents sur le
monitoring des 2004:Aaenuation
propres monitoring des
prisons et des
alphabétisation
cie l'impact socio- prisons produits par
procès 2007-2009
économique des laCICR
femmes victimes
des violences
sexuelles à WA-
lUNGU en 2007

eduation, localisa-
tion,lcIentification,
$ 2000 par Education aU)( ris ..
dénombrement des
Fondation suisse de ques des mines et
Lutte contre le victimes des mines
déminage. FSD enquëtes d'impact UNMACC: Porœ-
rèchaulfement et autres engins
099n6882 1 folio annuel pour
planétaire; Res- en 2004
ADIC 0811524949 l'éducation aux
Qure-I"erwiron- Cotisations
(ActIon pour le IB.AvIl<indu, 0853519064 0ctn>I des micro- risques des mines
BAlONGElWA nement congolais cie membres. Lutte contre la
Développement C/d'Ibonda.Ville crédia. éleva&" et $ 1.568 par CRAF. et autresengins non
MUlONGECHA 2011011991 et les espèces Dons,1..ogs. pauvreœ par les
Jnœ&nI par la cie Bul<mJ. Sud adicJdcll@ petit commerce à GTZ.UNICEF e>qJIosés: UNICEF:
Ess-ellah animales .. res; Financement des micro crédits
conservation kivu 1'hoo.fr llMJNGI en 2006 AIIiches mu..1es.
Améliorer les partenaires. Panneaux publicital-
commul13UCi1ire) christophe_balon- Eduation au
conditions socio- res. CD d'éduation
geIwa@yahoo.fr économiques des risque des mines, Réduction des
$ 103755 par aux risques mines.
populations Enquête d'impact risques aux mines
UNICEF et POO-
Slr les zones et ~ aUU'eS engins
LEDRJND
sur les victimes """ non explosés
2005-2009

r
Guide des Organisations de la Société Civile/SUD-KIVU
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l'rIndpaIes

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DomaIne
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E. . . . .
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pnoduIts utIIWs

Conservation de Appul_l.
la nature. Sécurité réhablilatlon
alimentaire et lutte socio-économique
$ 19611 par GTZ des femmes et fliles
conn le viol et
lutter contre les violences faiteS aux victimes des viols
violences sexuel- femmes â KABARE et des violences
les faites aux Janvier-Juillet 2004 sexuelles
AFECOD femmes et aux
(Assodatlon des 998623313 fllles;Améllorer Patemariat et NIA
Femmes pour la Accompagnement
BUHENOWA I.Av/Kalohe. les conditions de Subomltlons psychosocial des
Conservadon de 00/00/2000 vie; Promouvoir des bailleurs de
Germaine Nyawe.... lband. gerybuhendwa@ NIA NIA femmes seroposi-
la NabJre et le phoo.lr la p.rtlcipation fonds.
Développement dves victimes de
de la femme violences sexuetles
durable) rurale dans la
conservation de
Réhabiliatlon de
"environnement. 30 project pygmes
$ +4.955 par
NIA houses â BUYUN-
UNICEF GUlE, KABARE en
Mars 2009

«Projet de paci-
fication entre les
Rapatriés, Dépl.cés
Contribuer à NIA NIA et Res.. de la
la promotion population en terTl-
et â la défense toire de AzI:
des drolu des
femmes victimes Projet de l'Edu-
de toUteS formes Les leualet< sur les
cation civique et droits spécifiques
de violation; la promotion de
AFLVF Rassembler de la femme; Le
(Associadon la bonne Gouver- feuillet sur le
35.AvlMundi. les personnes Ressources NIA NIA nance en faveur
Féminine pour la KALONGE 0853793738 de toutes les propres et fonctionnement
Q/Nyamlanda. 08l0312000f des communautés
Lutte contre les Vlvl.ne Cité d·UVI.... communautés ressources de la Justlte en
VioIances faites il aflvf@phoo.fr de la plaine de la R.O.Congo
Sud·KIvU séparées par les externes RUZIZI;
1. Femme) conflits: Luaer Module sur le Droit
contre I·.nalph>- à la santé reproduc·
bétisatlon des tIve des femmes
personnes alées Projet de 1.
par les actions Promotion des
d'éducation Formation sur les Droits des peuples
NIA autochtones du
dvlque et de droiu de l'homme
formation Groupement de
KALUNGWE;
Guide des Organisations de la Société Civile/SUD-KIVU
Nam de
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contllct de
AdNsse
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"_Ion et
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ressources
Dom.....
d'actMt6s
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BaIIleun
TItre cie. projets
Edcut6s
Docu......ts
produits utllIMs
rorpnloulon rorpnlsatlon flnand' ....

SemlbiU..don des
paysannes sur la
protection aux
N/A Fonds propres viols et autres fo,...
mes des violences
sexuelles financé
Défendre et pro- par APM Congo Revue trimestrielle
téger les droits régulière «»Ma..
des paysans; Enquetes sur le cas IIp>>
Informer et for· Contribution d'expropriation - Proteedon du Lac
mer les paysans des membres, Illégale des champs Tanganyika, Patri-
seminaire sur la
APAAConao
(Associadon
KAlAlAKA-
37,Av/Commer-
99-41292n
S5HSH97
sur les "ouveltes
teChnologies
cales; Produire
"ri- Service de
consutance.
Ventes de pro-
reforesadon de la
pl.ine de Ruzizl
Fonds propres
des paysans et pay-
sannes à Runlngu
et Kabimba dans le
moine mondiale
- Rapport sur l'.at
des latrines dans
Paysanne pour claie, Kalundu, 22/09/2009 duits cham petres
RUMSAAaron suffisamment et territoire d'Uvira nos écoles à Uvlra
l'Autosuffisance Uvira apaacongo2@ ouvrir les pistes et d'é!evaae,
A1imenalre) yahoo.fr financé parAPM - Posslbifités
d'évacuation Dons et legs, Congo d'accroltre la
des productions: Subventions production agricole
Protéger et externes Sensisbilisation à dans la Plaine de la
promouvoir Ruzizl pour la vine
la prevendon de
renvironnement Sensibilisation sur
consommation de d'Uvira
comment éliminer
manioc amer pour
le poison dans la éviter Konu> et
CCDNlAustraiie
f.J.rine de manioc autres miltadles
ilmèr financé par CCDN/
Australie (projet en
cours)

Accompagne--
Réhabilitation en
ment des 15 Ex
cantonnage manuel
Combattants et
du tronçon routier $ 11.075,00 par
()oI membres de
MUSHWESHWE- PNUD la communauté
KABONEKEen en Térrieoire de
Juiflet2009 KABARE
Sallltde Rome
APEO 0813184668 Accompagnement Cotisations des d. la CPI; Droit
94-96, des groupes de 1 8aâment de 7 Réhab~i.. don de
(Acdon pour la Jules Joseph 0997803440 membres et Par· 69.700.52 par Constitutionnel
AvlP.E.Lumumba, 30/0711999 base constiwês locaux, 1 Sioc des I1nsdtut LUHIHI
Paix, rEducation KAJIRA MATEM- Od'Ibanda, œnalres locaux Fond Social de la Général; P1usleurs
et le Développe- BERA apedasbl@ en centre d'alpha- .. porteS de lauines en térTitolre de
Sud-Kivu externes République Modules conçus par
ment) yahoo.fr bétisation •• • depuis Sept 2009 KABARE RADHOSKI

Appui en agr!
Appui à 500 mena- élevage aux 12
&es des géniteurs $ 24.558,5 par
groupements rém~
et des Intrants PNUD, COMREC
"ins en térritoire
"ricoles Juln-No- Congo
de kalehe Juin-No-
vembre 2007 vembre 2007
Guide des Organisations de la Société Civile/SUD-KIVU
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DomaIne

Former les femmes


et les jeunes filles
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TItnt des pn>jets
Ex6cu*

Sensibilisation des
o..c-a
produits .......

sur leurs droits femmes de Kaniola


Fonds propres
(--- et_""isin
APROFEO
ques et culturels) sur les droits hu·
Mars 2006-Sepœm. mains en général
bn! 2007
formation et
Information Vulprisation
la Promotion. des monioices
APROFEO des teXteS de 101 Modules de forma·
l'Education, la juridiques sur les
Action pour la 0994610525 (Constitution, tion sur les droits
186, Protection, la teXteS de base de Fonds propres
Promotion et la MUSHAGAlUSA 0816336120 Cotisations de Loi électorale. loi de "homme en
AvlP.E. Lumumba. Santé. l'Eplité membres. Dons,
dénonciation pour APROFED
conn les Yiolert- génén~ Rapport sur
Procection de MATABARO 00I0012006 les as de violation
C/d'lbanda. etf~ le monitoring des
la Femme et de Léon aprofedasbIbkv@ Subventions, ces sexuelles) de
Bukavu en charge de des droits de la
l'Enfant en situa· yohoo.fi' la ROC fieux de détendon
la femme et de femme Octobre et maison dtarrit
lion Difficile fenfant 2006-Avrii 2007
Contaa préalable Monitoring des
auprès des femmes et "",nes
autOrités poIitico fiDes detenus en
administratives prison et dans les
Fonds propres
et Juridiques maisons d"arrèt à
APROFED
imp~quées dans fechelle des terri-
la dëtention aux toires de KABARE.
prisons Septembre- WAlUNGUet
Novembn! 2008 KAlEHE.

Vulgarisation $ 900 par CSGl


demonuel de (concertation des
Education à la paix
Contribuer. l'éducation i 1. paix scouts des ennds
(Bureau Mondial du
féducation des 5epœmbn! 2005 lacs) Seoudsme): Manuel
jeunes.fin de Cotisations international de
participer à la de membres, Formation des
ASSK Education à la paix formation: Guide
BAGAlWAMU- 5,AvlKasongo. construction d'un Dons, Legs. médiateurs
(Assodation fescout sud- $ 4600 par AMANI et il la lutte contre de fanlmateur
RHANDIKIRE C/d'Ibanda, 00I00I19'12 monde meilleur Financement communautaires et
les préjugés de jeunes pour
des Seouts du kivu@Yihoo.fi' reclyzes Avril 2006
jean-jacques Bukavu peuplé des per- des partenaires, l'éduotlon à la paix:
Sud-Kivu) sonnes épanouies: Revenus de nos Manuel du chef
Prêt il jouer un activités. Formation des d'unité pour fédu·
.ole constructif Développement
scoutS sur l'esprit $ 1600 parWAR cation à la paix
dans la sodétë des compétences
ena-epreneur en CHILD HOllAND
courantes
Daobn!2008
Guided o - ,tions de la Société Civile/SUD-KIVU

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Tenue des
contërences sur le
droit à l'hérito&e, Vulgarisation du
le droit foncier $ 2SOO par fonds droit de la famile
et coutumier à la propres dons les mNieux
populadon rurale ruraux
en OCtObre-Dé-
Assistance
0994183409 Fonds propres cembre2009
judicialre gnruite;
AVIP 7,Av/du Gou- 0853196220
Vulgarisadon des et .ides des
(ActIon Vie et KENGEOlivier vemeur Bodjl. 0110512000 Vulgarisadon du NIA
teXteS des lois personnes de droit international
Progrès) C/d'Ibanda avip..zl@ Projeaion des
et de droits de bonne volonté. $ 1000 par ronds lUX militaires
hotmallfr fdms en la matière
l'homme propres
No.....bre2009 (an"'''''''' .u
brassage)

Conférence
Tenue des confé. $ 300 par fonds sur le droit de
ronces en JuiRet l'environnement ;i
propres
2009 BUTARE

la 101 con.... les


violences sexuelles:
la libération de la
Renfon::er remer- pauvreté; Comment
BEAAP Cotisations gérer: lutte con....
08 123498n gence des orga-
(Bureau de membres, la stigmatisation:
0994040292 nisations de base; Dons, legs,
d'Encadrement NEPA EKYAMBA 87,Av/M.jengo Il,
01108/1998 Autopromotion NIA NIA NIA Manuel de droits
et d'Appui i ThéobaJ Bara""'Fizi Subventions et de la personne: Le
beaapasbI@ sodo-économi- ReYeIlUS de nos
rautopromodon que et culrurelle cercle des droits:
yahoo.fr activités..
Paysanne) des paysans Moniœurde
droits de rhomme.
Consàrudon de
transition

Enquite sur le dia-


Promouvoir béte dans la corn-
la santé par la $ 1000 par fonds Enquéœ CAP sur
munI d'IBANDA le diabét
prévention et propres
du 24AvriI.u 24
l'organisadon de Septembre 2009
Cotisations
810396476: la prise en charp
C.A.P.5.A. 18,AvIKlndu, de membres.
MIGANI BINTI 853n0029 conue le diabête
(Con.... d'Appui C/d'Ibanda.Ville Dons. Legs. NIA
MUGANZA 07/0812009 et les maladies
Su"-dons et
i la Promodon de Bukavu. Sud asbI.apsa@ ardlovascul>ires:
Marie Revenus de nos
de la Santé) kivu
yahoo.fr Promodon des Organi .... les AGR
activités.. Ecat de lieu de la
méanismes pour les femmes $ 400 fonds pro- protection mater-
de protection mmées Février- pres et subventioRS nelle et infantiUe
matemelle et Juin 2009
infadle
Guide des Organisations de la Société Civile/SUD·KIVU
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Nom de
r.......lsatlon
Personne de
contact de
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l'orlanlsation
Contact
D ..tede
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MIssion et
objectifs
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l'rIncIpoIIeI

Ilnancl6res
Domal...
d'lICtIwIt6s BaIlleurs
TItre des projets
Ex6cut6s
Documents
produits utIIls60

Soutien aux
audiences foraines
Sensibilisation aux $ 11.200 par AVO· àSHABUNDA.
droits de 2007 CATS SANS BUNYAKIRI. KA·
à 2009 FRONTIERES MITUGA,LUGUS-
HWA, BARAKA.
MINOVA

Défendre et Appui Institutionnel


promouvoir les $ 105.000 par en matériels
Cotisations Distribution et COOPERATION médicaux. destiné
droits humains:
suivi des matériels
CADDHOM 0813 181749 luner contre des membres, BURUNDI ET aux structures mé·
88.Av/P.E. la tort1Jre, les Sub...,tians. rnédk:aux aux GREATLAKES dlcales implantées
(Collectifd"Ac- KITUNGANO 0853 164071 ONG du sud kivu
Lumumba. 01/06/2002 traitements Dons et tout FORUM INTERNA· dans l'ensemble
tions pour la D~ WALUMONA en Mal 2006
C1d'lbanda, Bati· caddhomongdh@ cruels. inhumains autre revenu TIONAUSUISSE de la Province du
fense des Droits Joseph ment Diesel
derhomme) 1'oo.lr et dégradants: découlant de Sud·Kivu
Promouvoir nos activités.
les droits de la
femme ... Visites aux cachots
et sensibilisation au Observation des
droit des habitants proces et dans les
de SDHABUNDA $ 2SOO par RE· milieux carcéraux
(Leaders commu- ]USCO dans le territoire
nauairzes••Ièves. deSHABUNDA
Poficiers. Société
Civile) depuis 2007

Promotion de la
bonne gouver-
nance. dan5 les
€ SO.OOO par
NIA territoires de
Belgique K.b.re. Mwenp,
Uvira et Walungu
et ses environs

Education ciVique $ 25.500,00 par Des session5 de


CEDAC Cod5adons de Promotion de la (ormadon.Atélier.
813176808 et dévelop- INTERNATIONAl
(Centre d'Etudes, 6.AvlKlndu, CI membres, Dons, NIA boMe gouvernance Journées d'édlange,
SHABANI MALE· pement d'une RESCUECOM· à Burhlnyi
de Documenta- lbanda.Ville de 06I061199~ Legs. Subven- EmiSSions à la radio.
KEZIJustin justinshabani@ culture politique MITTEE
don et d'Anima- Bukavu. Sud kivu dons de toute Tribunes d'expre5-
1'hoo.fr des populations
tian CivIque) provenance sion populaire
Promotion de la
bonne gouvernance
$ ~2.830,53 par et appui soda-
NIA DIAKONIA économique de
la population de
KALEHE

--
~ - ----.

Guide des Organisations de la Société Civile/SUD-KIVU


Personne de Adresse Principales Titre des projets Documents
Nom de Date de Mission et Domaine Ressources.'
contact de officielle de Contact ressources Bailleurs Exécutés produits utilisés
l'orpnlsation création objectif. d'actlvlt6.
l'o''lanlsatlon l'orpnlsation financières
Mobilisation
Formation des des femmes de
autorités locales $ 17.355 INTER.
MWENGA centre
sur les droits de la NATIONAL RES· et BURHINYI a
femme .. . Janvier- CUE COMITTEE
Facilitation. dispo~ la participation
nibilisation des in-
Mai 200 cItoyenne
trants sous divers
aspects afin que Fomation des 90
les utilisateurs autorités kKales. Education aux
en tirent des des membres droits. â la coha- Le feuillet «LE
CFGL 36'- Avenue 099<4105450 Cotisations de $ 19.388 par
éléments pour de noyau et les bitation pacifique FACIUTATEUR»
(Conseils des Route d'Uvlra, 0853237623 membres. Dons. INTERNATIO·
MASILYAMA· améliorer leur leaders locaux NAL RESCUE des communautés produit par CFGL
Facilitateurs des C1d'lbanda,Ville 15/0711999 Legs. Subv.n· sur le respea des
KANO Féll. vie; Contribuer Cl COMITTEE de MWENGA.
Pays des Grands de Bukavu dgLorg@ bons de toute
la promotion de principes de bonne
KAMITUGA.
Lacs) )'3hoo.fr provenance. gouvernance.. .
tout processus KITUTU
de solution aux Avril·Novembrc
problèmes de 2007
souffrance et
pauvreté de la Education aux
population. droits humains. à
Les enqu;;tes CAP la bonne gouver-
Mars·Décembre $ 19.978 par IRC nance, au processus
2006 électoral et
pacification

$ 4630 par fonds


Champ de 4Ha de Multiplic:njon des
propres Cl :lppui
Maïs. Paddy et Soja en scmcnccs(ACF. scmcnses vivrières
1997·2003 FAO. FHIIUVIRA)
Regrouper.
sensibiliser et
vulgariser les Distribution et
paysans sur les suivi des semenses $ 500 par OMP
Distribution des
pratiques agri· aux paysans de LU· scmcnscs
CINAD coles; Protéger Cotisations des BERIZI 2()()8.2009
(Cen"" 997793 173 et conserver membres et les
25,Avllsgea, QI
d'Initiative et MBALA MIGANI 14107/2006 "environnement! rentes de nos NIA
Isg.., C1d'lbanda,
d'Appui pour 1. Séraphin diyecinad@ Réhabiliter et productions
Bukavu )'3hoo.fr
Développement amenager les agricoles.
Intégral) b1frastructUres Production des
agropastonles; pbntes et leurs
$ 2000 par (onds Agroforestcrie il.
Education et distributions aux
consultances propres Uvka
agriculteurs 2003·
agricoles 2004

-
-

N
Guide des Organisations de la Société Civile/SUD-KIVU
....nonnede Adresse Principales Ressourcesl Documents
Nom de Date de Mls.lon et Domaine Titre des projets
contact de oMeielle de Contact ressources d'activités Baille un Exécutés produits utilisés
l'orlanlsatlon c~atlon objectifs
l'orBanlsation l'orcanlsation flnanclè rn

VulgOlrisilcion des
droits de "homme
Conrérences
ct principes de 13
débilts dans Ics Fonds propres
bonne gouvci nance
écoles dans Ics ccolc,s
2007-2008
Contribuer à la Boites a Image sur
promotion du Promotion de 13 bonne gouvcr·
droit de la femme la COh3bir.ltion "IlOCe, le HIH/Sid.l
CRISEM 994 185437 et de l'enbne Conuibutions SC;mces de pacifique entre Ct lutte contre la
(Cris de Secours BANDEKE BISI- I,Av/Makoma Il, Lutter contre la locales et appui formation. de $ 11.000 par Ics cOnlmun:lUtés
15/03/1999 pauvreté. Rapports
aux Enfants MWAAdolphe ClBagira criseml@ pauvreté: Faire ponctuel des sensibilisation des CORDAID
de KAGABI et de dénonciation
Marginalisés) yahoo fr participer la jeu- partenaires. masses ... CIRUNGAen de violation des
nesse et la femme Décembre 2007 droilS de l'homme.
a la gouvernance Dépliants ...
locale Distribution Campilgne de
des préservatifs. sensibilisation pour
Orientation des $ 8264 par Doc le dépistage volon-
volontaires au de- NGWASI Clirc du VIH/SSida
pisage Novembre dans 13 commune
2006-Févricr 2007 de BAGIRA

Formation des Module des prinel-


Promouvoir $ 12.000 par Promouvoir le
femmes ct scnsibi- pes de monitoring
"éducation des lisauon aux écoles UGEAFI e' JRS concept genre
droiu humains et plaidoyer en
2007-2008 droits humain~; Mo-
de la democratie
et de la paix; dule sur comment
Promouvoir les Coti53uons de Récenser, sétec· Promouvoir la jus- surveiller, enquêter
DIGNITE 991 0 11439 droits des déte- membres, Dons, tionner ct former $ 10.000 par tice de proximité ct documenter en
Av/ Plage d'or nus, des femmes Legs, Fonds de les sages locaux UGEAFI cas de violation des
HUMAINE RUKUMBUZI 29/10/2004 (populaire)
rue nll l,Nya- JRS (services 2006-2007 droits humains; Src-
(Dignité Boniface dignitchum@ et des enfants;
mianda, Uvira Promouvoir jesuites aux chure SUI l'uS3.gc
Humaine) yahoofr
réducation CÎvi- réfugiés). excéssif de la force
Enquête sur
que e' appuyer publique; Brochure
les conditions
l'amélioration Oignit!! en dë sur le deces en
de détention;
de la qualite des Fonds propres détention; Brochure
Assistance en biens tention
services publics sur les vÎolences
de 1ère necéssité
locaux sexuelles ...
2006-2007

Convention relative
Lutter contre Visite aux detcnus aux droits de ren-
Ies injustices, femlnins et mineurs fant (ONU); la 101
les inégalités et et prélèvement Assi~ancc sociale du 20 juillet rcl.Jtlve
F_J,E, 1890,Av/P.E.Lu- toutes les formes Cotisations des cas d'anomalie et juridique aux à: la procédure en
NTUMBAKA- femmejusticequi- de violences mensuelles des NIA
(Femme Justice muba, Cld'Ibanda, 07/1212007 pour leur suivi: Les detcnus fêminins ct cas de violence
LETA Godelive Clble@yahoo.fr bites à la femme membres
Equiable) Ville de Bukavu actions de plai- mineurs dêmunis sexuelle; Le code de
sur le plan social, doyer auprès des 13 famille, Le code
juridique et 3.utorités judiciaires. pênal Oournaux
professionnel officiels).
Guide des Organisations de la Société Civile/SUD-KIVU
Personne de Adresse Principales Documents
Nom de Date de Mission e t Domaine Ressources/ Titre des prolets
contact de officielle de Contact ressources ExécutH produits udllm
"organisation création obJeccif. d'actl.ltt. Ballleu"
l'organisation l'organisation IInancitres
Promouvoir les
drou humains
Cotisations Consulation juri- $ 3000 par l'auma- Assistance judi-
0812080600 et les libertes
78,Av/P.E, de membres. dique. plaidoierie; nerie catholique de ciaire: aux enfants
FELEHA Sophie 0813148582 publiques spécia-
Lumumba,La Don., Legs, N/A
(Femme, Leve-Toi KYAKWA- 30/01/2006 lernent les droits Postulation aux la prison centrale de 13 rue dans la
Iregate 12, Subventions et de bukavu et War prison centrale de
et Marche) MUNGU (elema@rocket- de la femme et greffes et la rein-
Cld'Ibanda Revenus de nos
mail.com de l'enfant ainsi sertion sociale child Hollande Bukavu
activités ..
que des persan-
nes défavorisées

FGL: Module de
formation des
Promouvoir la encadreurs sur
solidarité de la la conventJon
FGUCJPP jeunesse des Cotisations relative aux droits
9'J3855576 de l'enfan~ ECC:
(Fëdération 85,Av/P.E, pays des grands de: membres, Sensibilisation: As·
859348100 lacs; Promouvoir Dons,Legs, Education à la
Grands Lacs/ Lumumba, 22/08/2000 N/A N/A sistance; Fonnation;
CIZANKULU 859333572 et défendre: Subventions et citoyennete et à la
Carrefour de la Cld'Ibanda, Vulgarisation
Wlltord une culture Revenus de nos bonne gouvernance:
Jeunesse pour Ville de Bukavu,
IgI-ejpp2000@ UNESCO: En.ej-
la Paix et la Sud,kivu de la bonne activités ..
yahoo.fr gouvernance et ",ement des droits
PacifICation)
de prosperité de l'homme; ECO:
Monitoring des
droits de ,'homme,
Droits civils ...

SenslbHisation des
Promouvoir la leaders religieux et
cadre. polluco-ad- $ 202,754 par Paix et reconcilia·
paix et le déve-
mlnistratifs à la paix C.aidlDFID tian au Sud kivu
(oppement lnet!.
gré; Conulbuer et réconciliation au
Sud,kivu 2003-2005
à lutter contre JOURNAL OFFI-
le sida: Favoriser CIEL: Constiwtion
"auto promotion Formation des ~a·
9'J7 704 149 998 ders locaux sur la de la ROC; ONU:
de. groupes $ 120,000 par Declaration univer·
GASAP 325, Av/P.E. 665790 991 vulnérables et
Cotisations paix, la démocratie Paix et démocratie
Lumumba, Nguba, 017439 des membres, C,aldlDFID selle des droits de
(Groupe d'Ac- GAKUNZI 24/03/1998 paysans victimes et le droit humiilOi·
dons Socio-Agro- NKIKI Théophile Cld'Ibanda, Subventions et "'ire 2006-2007 l'homme; Modules
de violences: de formation sur
Pastorales) Sud,kivu gatheph_sap@ Dons.
Initier un CIdre le leadershlp.la
yahoo.fr d'échange et de democratie et les
dialogue inter· Serie des droits humains.
communautaire séminaires sur la Guerison des bles·
pour la cohabi· détraumatisation € 65,000 par CMC- sures intérieures et
tation pacifique et de guerlson des AMA
la réconciliation
et le respect des blessures intérieu.
droits humains re. 2003-2009

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Guide des Organisations de la Société Civile/SUD-KIVU
Personne de Adresse Principales T1tre des projets Documents
Nom de Date de Mission et Domaine Ressoun:esl
contact de omclelle d. Contact ressources Exécuté. produits utilisés
l'orpnlsatlon création objectifs d'acdvltés 8a1l1eu ...
l'oraanisadon l'o''lanlsatlon flnanclires

1. Rapport du
Séminaire de for·
mation tenus par