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Depuis les années cinquante, le Ministère de la Santé (MS) s’est attaché à promouvoir des

politiques sanitaires qui se sont continuellement adaptées, pour répondre du mieux qu’elles le
pouvaient, aux besoins exprimés par la population en terme de disponibilité et d’accès aux
services, tout en essayant de surmonter les multiples contraintes posées par une démographie
galopante, une situation épidémiologique marquée par des maladies transmissibles à forte
létalité, une offre de soins très peu développée et concentrée dans les grandes agglomérations,
un sous encadrement en personnel médical et paramédical, une insuffisance chronique de
financement et enfin des structures organisationnelles d’administration du secteur inadaptées.
Tout au long de ces cinq décennies, les investissements consentis par l’Etat en faveur du
secteur de la santé ont permis de faire face à un certain nombre de ces contraintes et de les
surmonter, et par conséquent d’améliorer notablement le niveau de santé de la population
comme en témoignent la baisse de la mortalité des enfants ainsi que l’accroissement de
l’espérance de vie à la naissance et l’élimination d’un certain nombre de maladies
transmissibles ou la forte réduction de leurs incidences. En terme de couverture sanitaire,
l’offre de soins publique et privée s’est développée de façon remarquable et l’encadrement du
système par les différents profils de professionnels de santé s’est progressivement amélioré en
quantité et en qualité, couvrant l’ensemble du pays. Toutefois, en dépit de tous ces efforts et
des améliorations constatées, des insuffisances demeurent dans un certain nombre de
domaines. De même que des inégalités entre milieux urbain et rural, population aisée et
pauvre, régions et provinces, persistent encore aussi bien au niveau des indicateurs relatifs à
l’état de santé de la population qu’à ceux de l’accès aux soins et de la couverture par les
services de santé publique.

Il s’agit d’une opportunité unique de présenter un ensemble de réformes afin


d’accélérer les progrès vers la couverture sanitaire universelle et dans la réalisation des
objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) liés à la santé.

Pour répondre à ces aspirations, il faut lancer une série de réformes de santé publique
fondées sur des données probantes et bien planifiées au cours des cinq prochaines
années.

Parallèlement à ces réformes structurelles et programmatiques dans le domaine de la


santé, le ministère de la Santé a entrepris une réforme de la santé publique qui devrait
déboucher sur une législation de santé publique.
À cet égard, le ministère de la Santé a demandé le soutien de l’OMS pour évaluer les
capacités et les résultats du pays en matière de santé publique. L’approche adoptée
pour répondre à cette requête était fondée sur la récente initiative du Bureau régional
de la Méditerranée orientale dont le but était d’aider les pays à évaluer les fonctions
essentielles de santé publique.

Ces fonctions représentent les mesures indispensables, sous la responsabilité première


de l’État, qui sont fondamentales pour atteindre l’objectif de la santé publique, qui est
d’améliorer, de promouvoir, de protéger et de restaurer la santé de la population par
l’action collective.

En évaluant les performances des fonctions essentielles de santé publique, les pays,
sous la direction de leur ministère de la Santé, seront en mesure d’identifier les forces
et les faiblesses du système de santé publique et, à partir des résultats, d’élaborer des
interventions permettant de maintenir les bonnes pratiques et de combler les lacunes.
De nouveaux défis en matière de santé publique continueront à apparaître et, pour les
relever, de nouvelles stratégies seront nécessaires. Les pays doivent montrer qu’ils
sont capables de répondre à ces défis, actuels et émergents, et d’exécuter efficacement
les fonctions essentielles de santé publique.

Le Maroc est le deuxième État Membre de la Région à prendre part à cette initiative
qui vise à évaluer et à renforcer ses capacités en matière de santé publique.

Le présent rapport comporte quatre axes principaux :

1. Présentation du Maroc et de son système de santé ;

2. Description des principales conclusions pour chacune des huit fonctions


essentielles

3-Résumé des principaux défis, menaces et opportunités ayant trait aux


fonctions essentielles de santé publique au Maroc ;

4. Options et recommandations politiques prioritaires pour renforcer les


fonctions de santé publique au Maroc.
II- objectif et la population cible

L’état de santé de la population marocaine a connu une importante évolution au


cours des dernières années. L’amélioration des conditions de vie et d’accès aux
soins a contribué à l’amélioration de nombre d’indicateurs démographiques et
épidémiologiques : maîtrise de l’accroissement démographique, plus grande
longévité, baisse de la charge des maladies transmissibles et augmentation de la
charge des maladies chroniques et des traumatismes.

Dans ce cadre, Les plans et les stratégies mises en place par l’Etat et le ministère
de la santé en collaborions avec les organismes de la santé internationales visent
essentiellement l’amélioration de la santé pour la population dans sa globalité
sans exceptions et tout ça afin d’atteindre les objectifs visés en Matière de la
politique de la santé.

En effet les objectifs visés par la politique de la santé publique Au Maroc sont
multiples on va essayer de présenter les principaux objectifs parmi ceux qui se
résument dans les points suivantes :

 Repositionnement stratégique des différents intervenants dans le domaine de la


santé ;
 Développement d’une offre de soins facile d’accès, suffisante, de qualité et
répartie correctement sur le territoire ;
 Planification et mise en œuvre de plans nationaux spécifiques de prévention et
de lutte contre les maladies;
 Renforcement de la sécurité sanitaire.

La santé publique au Maroc est chargée de plusieurs fonctions a travers


lesquelles elle cherche l’amélioration continue de la santé de la population et
leur renforcement à travers plusieurs plans et stratégies nationales qui sont la
responsabilité de l’Etat en premiers et de ministère de la santé en second.
L’efficacité des plans et stratégies menées dans le secteur de la santé au Maroc
est toujours confronter par plusieurs défis et contraintes qui entravent en
continue la réalisation des objectifs déjà cités.

III- Instruments
Pour atteindre Les objectifs visés par la politique de la santé publique, Le MS renforcera sa
capacité institutionnelle de s’acquitter de son rôle de direction de la santé et d’exercer un
leadership intersectoriel pouvant faire appel aux différents acteurs du système et de les
orienter dans la tâche consistant à impulser le développement humain. Il s’assumera
davantage dans ses attributions relative à la planification, la gestion et la coordination de
l’usage des ressources, qu’il s’agisse de ressources d’origine nationale ou celles de la
coopération. Il favorisera également la participation de la société civile et du secteur privé,
pour atteindre les objectifs nationaux de la santé La complexité du système et le besoin de
coordination qu’exigent les réformes de santé engagées incitent à accorder un intérêt
particulier à la bonne gouvernance. Cette dernière s’appuiera sur des organes et des
mécanismes nouveaux pour garantir un pilotage efficace des actions de santé et la
participation des différents acteurs. ,

plusieurs plans actions et stratégies sont adoptées, ces derniers sont spécifique a chaque
fonction de la santé publique on peut citer parmi elles les suivantes :

 Recentrage du rôle du Ministère de la santé sur le financement, la régulation, la


planification, le contrôle et la sécurité sanitaire
 Mise en place d’une nouvelle structuration du Ministère de la Santé pour donner
une place privilégiée à la région
 Mise en place du système d’information de la santé
 Mise en place d’un cadre concerté de partenariat avec le secteur privé
 développement et renforcement du partenariat avec les ONG
 Création d’une cellule d’accueil et d’orientation à l’entrée de l’hôpital, qui
dispose d’un personnel formé, chargé de renseigner, d’assister et d’orienter les
usagers des hôpitaux.
 Organisation du parcours de soins à l’intérieur de l’hôpital selon le type de
recours. Six circuits de recours sont envisagés : Urgences, Accouchement,
Consultation spécialisée externe, examens externes (Imagerie, laboratoire,
exploration), hospitalisation (complète) et hôpital de jour
 Organisation de la prise en charge au niveau des services des urgences. Les
modalités de prise en charge sont définies selon la gravité de l’urgence : un
circuit rouge pour les urgences présentant un risque vital ou fonctionnel et un
circuit vert pour les urgences ne présentant pas de risque vital ou fonctionnel.
 Disponibilité des médicaments et dispositifs médicaux vitaux au niveau des
services des urgences
 Promotion de la formation continue dans les hôpitaux publics et renforcement
des compétences des gestionnaires hospitaliers.
 Mise en place de la filière de traitement des déchets d’activités de soins (le tri) et
renforcement de l’externalisation du traitement des déchets hospitaliers.
 Développement de la gouvernance clinique dans les CHU.
 Amélioration de la qualité des soins.
 Mise à niveau des laboratoires des hôpitaux
 Mise en place des procédures des bureaux des admissions et de facturation
dans l’ensemble des hôpitaux publics.
 Extension et renforcement de l’expérience d’informatisation du système
d’information hospitalier eu égard à l’expérience développée dans le cadre de la
réforme hospitalière.
 Elaboration et mise en œuvre du plan de FC pour les professionnels de soins
(médecins, infirmiers, autres).
 Renforcement des actions d’information et de transparence.
 Accompagnement et renforcement des missions d’inspection des structures
publiques de soins.
 Développement de la collaboration, dans le domaine du médicament et de la
pharmacie, entre le ministère de
VI- Les résultats

La politique de la santé menée par les différents acteurs : Etat et ministère de la


santé en collaboration avec les organismes internationales (OMS) doit répondre
aux objectifs fixés par cette politique publique a savoir l’amélioration et le
renforcement de la qualité des services sanitaires fournies au population
marocaine et la généralisation de ces services dans toutes les régions et
provinces . Pour cette raison le grand public cherche a maximiser du meme
renforcer l’efficacité de cette politique publique. Mais l’efficacité d’une telle
politique est toujours garantie et s’appréciée a travers les résultats générés par
cette action publique.

Aujourd’hui Le Maroc et grâce aux efforts fournies par les différents acteurs en
ce domaine est arrivé aux objectifs visés par cette politique, est ça apparaitre
clairement et en chiffres.

Depuis l’entrée en vigueur dans l’applications et mise en œuvre de ces


différents stratégies et plans concernant la politique publique liée la santé on
constate de plus en plus l’amélioration des indices et indicateurs de la qualité de
services sanitaires au Maroc.

En effet est malgré les efforts mobilisés par ces acteurs l’efficacité de La
politique de la santé au Maroc est toujours en souffrances et limité et n’arrive
pas à atteindre les objectifs de 100% par plusieurs défis de différents types ce
qui nécessite la recherche des conditions d’efficacité de cette politique et peut
aller même a la redéfinition et la mise en place d’autres stratégies et plans
nationaux afin d’augmenter la performance de cette politique publique.
Conclusion

Le santé publique reste la responsabilité de l’Etat qui doit garantir le droit


d’accès aux services sanitaires d’une manière généralisé et a toute la
population, pour cela il doit non seulement instaurer plusieurs plans et
stratégies mais doit aller plus loin vers la recherche des conditions de la
performance de cette politique publique.

L’Etat doit mis en place un réseau de communication efficace avec la


population pour identifier les forces et faiblisses du secteur de la santé.

aujourd’hui la santé publique est devenue la responsabilité de tous les


acteurs : Etat , ministère de la santé , organismes sociaux et la société civile.