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Séquences discursives
Ressources grammaticales
Flexion verbale
mémo.fr
e textuel
L genre
Le
Identifier et construire des textes
De longueur variable, pouvant aller d’une seule phrase à un ouvrage de quelque 600 pages ou plus, le texte
présente souvent des marques extérieures qui visent à le faire reconnaitre comme un tout. Ces marques
apparaissent lors d’une première observation, et sont significatives, pouvant varier en fonction du support.
1. les textes oraux : les textes produits lors des échanges verbaux sont des dialogues et/ou des monolo-
gues… Ils se produisent lors d’une interaction, en discours direct, ou sont retransmis en différé, en support
audio ou vidéo. Ils peuvent aussi être transcrits. Les éléments qui interviennent dans la situation de
communication nous informent sur le genre de texte qui va être/est produit.
2. les textes écrits : en observant les textes écrits, on remarque la présence de marques graphiques et
typographiques qui permettent de caractériser le genre du texte : la disposition graphique (1), les divers
procédés typographiques et les illustrations (2).
(1) La division en paragraphes, la mise en page, la numérotation, les titres, intertitres, surtitres, sous-titres, le
chapeau, les rubriques, les chapitres, etc.
(2) Les différents caractères typographiques, couleurs, images, notes, parenthèses…

Exemples :
• Conversation • Émissions télévisées • Conte • Notice de médicament
téléphonique • Annonces publicitaires • Roman • Mode d’emploi
• Interactions de la vie • Discours scientifiques • Lettre • Article de presse
quotidienne
• Débats • Éditorial • Etc.
• Émissions
• Interview • Poème
radiophoniques
• Chansons • Recette de cuisine

La typologie textuelle
Identifier et produire des séquences discursives

1. La séquence dialogale – interagir


La séquence dialogale se manifeste essentiellement dans le dialogue théâtral ou romanesque, l’interview,
l’entretien, la conversation téléphonique, le débat, la correspondance, la publicité, l’interaction quotidienne et
implique au moins deux interlocuteurs. Elle présente une structure de trois composantes : la phase d’ouverture (1),
le corps de l’interaction (2) et la phase de clôture (3).

– Je suis journaliste au Figaro et j’aimerais vous poser quelques questions (1). Pourriez-vous me dire
si vous étiez présente au moment de l’accident ?
Texte 1

– Oui, Monsieur. J’ai tout vu. Je passais par hasard lorsque l’accident a eu lieu. Ma voiture est garée
de l’autre côté de la chaussée. (…) (2)
– Je vous remercie, Madame. (3)

Partagez vos opinions avec nous sur www.vds.fr/mon avis. Répondez à nos questions sur l’actualité
Texte 2

et donnez-nous votre avis sur vos loisirs préférés, sur les personnalités politiques et du showbiz, sur
VSD et ses rubriques… et gagnez des cadeaux ! (2).

(texte promotionnel)
Outils linguistiques :
• Le discours direct • Les possessifs • Le mode conditionnel (de politesse)
• Les pronoms personnels • Le mode indicatif • Le mode impératif

un 1
2. La séquence descriptive – décrire
La séquence descriptive est au service de la caractérisation d’objets, de personnes, de lieux, d’évènements,
de processus, etc. On la trouve dans de nombreux documents : portraits, comptes-rendus, dictionnaires,
instructions, recettes, règlements… On y trouve deux groupes d’éléments autour du thème :
l’aspectualisation qui comprend les propriétés, les qualités et les éléments (1), et la mise en relation avec
l’espace (2), le temps (3) et les autres objets (4).

Un jeune garçon (1), disparu depuis lundi (3), à Sedan (Ardennes) (2), est recherché, actuellement, par
la police, dans la région, a-t-on appris hier, de source policière. Jean-François Hugolien, 13 ans (1), qui
a été aperçu, la dernière fois, lundi en fin d’après-midi, alors qu’il rentrait de l’école (3), à proximité du
domicile de ses parents (2), mesure 1,50 m et a les cheveux blonds. Il était vêtu d’un jean bleu et portait
des baskets noirs (1). Les policiers du SRPJ de Reims (Marne), chargés de l’enquête par le Parquet de
Charleville-Mézières, ont entendu les parents et les amis (1) du jeune garçon qu’on connaissait comme
le petit manga du quartier (4).
(article de presse adapté)
Outils linguistiques :
• L’imparfait/Le présent • Les indicateurs de lieu • Les adjectifs • Les métaphores
• Les propositions relatives • Les marqueurs temporels • Les comparaisons

3. La séquence narrative – raconter


La principale caractéristique de la séquence narrative est la présence d’un ou de plusieurs personnages qui
réalisent des actions dans le temps et dans l’espace. On la trouve notamment dans le roman, le conte, le récit,
le reportage, la bande dessinée, le fait-divers, les publicités, les histoires drôles, les témoignages, etc. Elle
présente généralement cinq étapes : la situation initiale (1), la complication (2), les actions (3), la résolution (4)
et la situation finale (5).

Giselle et Pierre Lavoisier se souviendront longtemps de leur soirée du 27 août dernier. Il était un
peu plus de 23 heures, au 10 square Michelet, dans le 9ème arrondissement de Marseille. Les époux
rentraient chez eux après avoir diné dans l’immeuble d’à côté (1). Ils ont pris l’ascenseur. Lorsqu’ils
ont appuyé sur le bouton RDC, il s’est passé quelque chose. L’ascenseur a chuté d’un seul coup et s’est
arrêté brusquement, restant coincé entre les 4ème et 5ème étages (2). Ils ont appuyé sur l’alarme, mais
personne n’a entendu la sonnerie. Ils ont ensuite activé l’alarme reliée 24h/24, mais elle n’était pas
branchée. Finalement, Pierre a réussi à contacter, sur son portable, le voisin, chez qui ils avaient diné,
qui a averti les pompiers (3). Ce n’est que vers 23h45 qu’ils sont sortis, au moyen d’une chaise pliante
(4). Pierre a une déchirure de la coque condylienne et une entorse au genou gauche. Giselle, elle, a eu
un désaxement du bassin et deux disques écrasés (5).
(fait-divers adapté)

Outils linguistiques :
• Le passé composé /L'imparfait • Autres marques : le passé simple (pour bien mar-
• Le plus-que-parfait quer la rupture avec le présent et aussi dans des
textes au registre soigné et/ou littéraire)
• Les indicateurs de lieu et de temps

deux 2
4. La séquence explicative – expliquer
La séquence explicative est un acte de discours visant à expliquer quelque chose, à donner des informations
à propos de quelque chose, et à faire comprendre quelque chose à quelqu’un. On le trouve dans le discours
didactique, le discours scientifique, le discours politique, la justification, le compte-rendu, etc. On y explique
un problème, un fait… Elle répond fréquemment à un « pourquoi ? », à un « comment ? ». La structure de la
séquence explicative comprend une phase de questionnement explicite ou implicite (1), une phase résolutive (2)
et une phase conclusive (3) (facultative).

Pourquoi la mer Morte porte ce nom (1)


La mer Morte, située à une heure de Jérusalem, est le point le plus bas du globe, soit 410 mètres au
dessous du niveau de la terre. Sa composition est unique au monde : c’est la mer la plus concentrée
en minéraux (entre autres le magnésium, le sodium, le calcium, le potassium et le silice…). Le taux de
sodium qu’elle renferme est de 275 grammes par litre d’eau alors que l’eau de mer contient environ 35 g
par litre. Cette concentration est si élevée qu’aucune plante ni animal ne peut y vivre (2). Cette absence
d’êtres vivants a ainsi donné son nom à la mer Morte (3).
(article adapté)
Outils linguistiques :
• Les connecteurs logiques • Les phrases juxtaposées
• Les organisateurs textuels • La comparaison
• Les subordonnées relatives

5. La séquence argumentative – argumenter


La séquence argumentative est centrée sur une prise de position et vise à transmettre une opinion, à modifier
celle du lecteur (convaincre et persuader) au moyen d’arguments ou de preuves. On se place dans le domaine
du débat d'idées : il s'agit de défendre une thèse, d'en réfuter une autre. L’essai, l’éditorial, la chronique,
le pamphlet, la dissertation, la publicité, entre autres, présentent des séquences argumentatives. Sa
structure présente trois composantes : la phase de questionnement (1), la phase argumentative (2) et la
phase conclusive (3).

Surfer sur Internet n'est pas du tout sans risque pour les enfants et les adolescents (1). Internet est devenu
le passe-temps favori des mineurs. Ils y consacrent, au minimum, deux heures par jour. Cependant, c'est
le tchatche qui fait fureur. De nombreux sites web disposent de forums de discussion et de messageries
instantanées qui peuvent induire l'adolescent en erreur. Profitant de l'anonymat, quelques internautes
mal intentionnés trouvent, avec Internet, un moyen de mettre en confiance l'autre correspondant pour
le piéger. Pour les « ados » timides de nature, le tchatche est une belle occasion de rencontre. L'enfant ou
l’adolescent, qui veut effectuer de simples recherches scolaires, peut être victime d'endoctrinement ou
d'incitation à la débauche. Aussi, la cybercriminalité pose-t-elle des défis jusqu'ici inconnus du système
judiciaire (2). Le phénomène prend de l'ampleur, au point de nous obliger à tirer la sonnette d'alarme sur
le danger qui guette, non seulement les ados, mais aussi les parents qui doivent être vigilants, en interdi-
sant à leurs enfants de surfer seuls sur Internet et en limitant le temps des sessions Internet (3).

(article en ligne adapté)

Outils linguistiques :
• Les phrases complexes (subordonnées relatives, • Les connecteurs logiques
conjonctives, participiales…) • Les organisateurs textuels

trois 3
6. La séquence dominante et les séquences enchâssées
Il est rare de trouver un texte homogène possédant une seule séquence. En effet, un texte est souvent une
unité complexe, constituée d'un ensemble de séquences textuelles diverses : leurs limites peuvent souvent être
repérées grâce au découpage en paragraphes, à l'emploi des temps, aux indices d'énonciation...
Ainsi, un texte narratif, c'est-à-dire à dominante narrative, peut comporter des passages descriptifs et des
séquences dialogales; un texte argumentatif peut enchâsser une anecdote (petit récit) qui lui sert d'exemple,
d'illustration ou une description. Exemple : dans cet extrait de Candide, de Voltaire, on trouve des composantes
de la séquence narrative (1), descriptive (2) et dialogale (3).

En approchant de la ville, ils rencontrèrent un nègre étendu par terre (1), n’ayant plus que la moitié de son
habit, c’est-à-dire d’un caleçon de toile bleue ; il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main
droite (2). « Eh, mon Dieu ! – lui, dit Candide en hollandais, que fais-tu là, mon ami, dans l’état horrible
où je te vois (3) ? »

L’énonciation
Identifier et employer les marques d’énonciation
Pour bien comprendre et étudier un texte, il faut tenir compte de la situation de communication. L’étude de
certains indices linguistiques nous aide à repérer le locuteur (l’auteur), l’interlocuteur (le destinataire), l’endroit,
le moment (où, quand) et l’objet d’énonciation (ce dont on parle).
1. Les personnes : Le locuteur (l’auteur du texte) peut être repéré en surface lorsqu’il emploie le « je » ou le
« nous », mais même sans intervenir, il continue bel et bien présent car c’est lui qui assure la matérialité du texte.
Devant un texte, on peut toujours énoncer la phrase « L’auteur dit/affirme que… ». À l’autre pôle de l’interaction, se
trouve l’interlocuteur (le lecteur ou l’auditeur).
2. Le lieu d’énonciation : L’indication spatiale de l’énonciation, c’est-à-dire la place où l’acte de parole a lieu,
peut être mentionnée ou non dans l’énoncé.
3. Le moment d’énonciation : C’est le moment où l’acte se déroule. Il influence les connecteurs et les temps
verbaux de l’énoncé, dans la mesure où il sert de point de repère aux indicateurs temporels.
4. L’objet d’énonciation : C’est le référent dont on parle : les objets, les personnes, les idées… La quantité d’in-
formation explicite à propos de l’objet/des objets d’énonciation dépend des savoirs culturels, des connaissances
encyclopédiques ou de la mémoire collective que partagent le locuteur et l’interlocuteur.

Le prix Goncourt de la Nouvelle 2012 a été attribué, mercredi, à Didier Daeninckx, pour L'Espoir en
contrebande (Cherche-Midi), a annoncé l'académie Goncourt. Dans ce recueil, l'auteur emporte le
lecteur dans un tour du monde en vingt-six nouvelles, du canal de l'Ourcq à Ostende, d'Aubervilliers
à Nouméa, de La Rochelle au Québec, de Bordeaux aux Antilles, de Granville au Mexique, ou
encore de Nantes au Gabon, convoquant dans ces histoires les personnalités les plus diverses,
de Berlusconi à Coluche, Mussolini ou John Lennon, en passant par Gandhi, de Gaulle ou Paul
Bocuse. Né en 1949, il a publié son premier livre en 1983, Meurtres pour mémoire. Il a signé, depuis,
une quarantaine de romans et de recueils de nouvelles, et écrit des ouvrages en collaboration avec
Willy Ronis, Tardi, Mako et Tignous.
www.lexpress.fr (consulté en octobre 2013)
Outils linguistiques :
• Les pronoms personnels sujets explicites et implicites
• Les connecteurs temporels
• Le système verbal

quatre 4
La visée pragmatique
Identifier et produire une intention communicative
Dans la communication, le locuteur peut s'adresser à son interlocuteur de différentes manières, selon la façon
dont il veut agir sur lui. Son intention communicative détermine l’acte de parole qui y est associé. Les intentions
communicatives des locuteurs sont infinies et peuvent souvent être implicites, comme cela arrive lorsqu’on
emploie l’ironie.
1. Types de phrases : Dans les actes de langage, on peut distinguer les trois types de phrases fondamentaux :
la phrase déclarative, la phrase interrogative et la phrase impérative/exclamative. À l’oral, l’intonation, les
gestes, le regard, etc., jouent, bien sûr, un rôle important. À l’écrit, il faut tenir compte des signes de ponctuation.
Les marques linguistiques et paralinguistiques dans les énoncés peuvent encore varier selon que l’on considère
l’autre comme un égal, un inférieur ou un supérieur, un allié ou un adversaire.

2. Actes de paroles (liste non exhaustive) :

Déclarer Dénoncer une personne, un acte


« Il a commencé à pleuvoir. » « C’est lui qui a cassé la vitre, j’en suis sûr. »

Affirmer Remercier
« Ce matin, je n’ai pas pu venir. » « Merci beaucoup. C’est vraiment gentil de votre
part. »

Expliquer, vouloir démontrer quelque chose Saluer/Prendre congé


« Je n’ai pas entendu votre discours. Il y avait trop « Salut, Jean Pierre. Ça va ? »
de bruit. Vous savez, les enfants se manifestent « À samedi, chez Caro ! »
bruyamment. »

Demander des informations, des renseignements Se plaindre, protester


« Pourriez-vous me dire à quelle heure part le train « Ah non, il pleut encore. J’en ai marre ! On ne peut
pour Lille ? » rien faire avec un temps pareil. »

Influencer l’interlocuteur Convaincre, persuader, dissuader


« Vous aussi, vous avez souffert. Vous devez donc « Ne fais pas ça. Tu peux t’en repentir. Tu sais, les
prendre des mesures urgentes. » conséquences peuvent être désastreuses. »

Donner un ordre Émouvoir, amuser


« Ne fumez pas dans la salle, c’est défendu. » « Je suis vraiment touchée. Merci de votre aide. »

Conseiller Insulter, accuser


« Vous devriez/pourriez aller voir un médecin. » « Tu es une crapule ! Tu ne penses qu’à toi. »

Promettre S’excuser
« Je vais essayer de me comporter, promis. » « Je vous demande pardon. Mon retard n’a pas
d’excuse. »

Exprimer des sentiments Refuser


« Je n’aime pas trop cette fille. Il y a quelque chose « Merci, mais je ne peux pas accepter. »
d’étrange dans son discours. »

Interdire quelque chose S’inquiéter, manifester des doutes


« Il est défendu de marcher sur la pelouse. » « Il n’est pas encore arrivé ? Que s’est-il passé ?
Tu crois qu’il viendra ? »

cinq 5
La modalisation
Repérer et créer des marques de modalisation
L'attitude du locuteur par rapport à ce qu’il dit/écrit se manifeste dans son énoncé. Il peut montrer son
engagement ou bien s’effacer, il peut n’interpeler aucun destinataire, en adoptant un point de vue distancié,
neutre ou engagé.
Le genre textuel peut déterminer le degré d’objectivité ou de subjectivité : dans un discours scientifique, dans
certains genres journalistiques, l’objectivité est à privilégier, alors qu’un éditorial adopte souvent le point de
vue engagé. L'appréciation du locuteur, par rapport à son énoncé, peut se situer sur différents plans, celui du
jugement affectif ou intellectuel, celui du doute ou de l’éventualité. Voici quelques marques de modalisation :

1. La construction • Phrases personnelles employant les pronoms de la 1ère et 2ème personnes,


personnelle (je crois, je suis sûr/sure, je pense, je suis convaincu(e), etc.)
ou impersonnelle • Il est certain, il est important, il est essentiel, il est utile, on dit, il est proba-
ble, il se peut…

2. Le lexique connoté/ • Une star, un cancre, un vaurien, etc.


/dénoté

3. Les adjectifs • Intéressant, nul, idiot, inutile, extraordinaire, faible, fort, beau, laid, impres-
et les adverbes sionnant…
• Heureusement, sans doute, peut-être, très, beaucoup, trop, plus, moins…

4. Les auxiliaires • Pouvoir, devoir, falloir, sembler, détester, haïr, aimer, adorer…
modaux et les verbes
appréciatifs

5. Le mode conditionnel • Le conditionnel présent, le conditionnel passé.

6. Les phrases • L’exclamation et l’interrogation.


exclamatives
et interrogatives

7. Les expressions • Pour ma part, personnellement, à mon avis, selon certains observateurs,
modalisatrices d'après X/Y, quant à moi, pour ces gens, à ce qu'on dit, je suis d’accord,
je ne suis pas d’accord…

8. La mise en relief • Les présentatifs : c’est… qui…, c’est… que… / la voix passive : (mot/expres-
sion/proposition en tête de phrase).

six 6
Les citations
Repérer et insérer les paroles des autres
Il existe plusieurs moyens de rapporter la parole des autres dans un énoncé : le discours direct et le discours
indirect. Lorsqu’un auteur décide de rapporter les paroles d’un autre locuteur, il choisit l’un ou l'autre, un choix
qui obéit à des motivations variables. L’auteur choisit de citer les autres, bien souvent pour des raisons de
démonstration, de véracité et de fiabilité, mais aussi pour des besoins d’objectivité.
1. Le discours direct : Le discours direct est une caractéristique des dialogues dans les conversations quoti-
diennes, dans les interviews, orales ou écrites, dans la correspondance, etc. Lorsque l’on veut insérer les paroles
des autres dans un texte écrit, telles qu’elles ont été prononcées ou écrites, on introduit le discours direct en utili-
sant les guillemets ou des tirets.
– Bonjour, prenez vos affaires et sortez.

2. Le discours indirect : Dans le discours indirect, les propos d'un autre sont intégrés dans ceux du locuteur
au moyen d’une subordonnée conjonctive. Le verbe introducteur du discours est choisi en fonction de l’intention
communicative de l’auteur du discours direct et du type de phrase employé (1). Le passage au discours indirect
implique toujours des transformations morphosyntaxiques (2).
Il m’a demandé si je voulais passer les vacances avec lui.

1. Type de phrase Intention communicative

Phrase déclarative Déclarer que, dire que, affirmer que, ajouter que,
annoncer que, avouer que, préciser que, prétendre que,

Phrase interrogative Demander si, quel, combien, pourquoi, où, ce que, ce qui…

Phrase impérative Dire de, demander de, ordonner de, conseiller de, recommander de…

2. Transformations Discours direct Discours indirect

Personnes – locuteur Pronoms de la première personne. Pronoms de la troisième personne.


et destinataire

Adjectifs et pronoms Mon, ma, mes, notre, nos, Son, sa, ses, leur, leurs,
possessifs le mien, la mienne, les miens/mien- le sien, la sienne, les siens/siennes,
nes, le/la nôtre, les nôtres… les leurs

Adjectifs Ce, cet, cette, ces, ceci Ce __-là, cet __-là, cette __-là,
démonstratifs ces __-là, cela

Temps des verbes Présent Imparfait


Futur Conditionnel présent
Passé composé Plus-que-parfait
Impératif Infinitif (précédé de « de »)

Expressions de temps Aujourd’hui Ce jour-là


Ce soir Ce soir-là
Maintenant À ce moment-là
Hier La veille/Le jour avant/Le jour précé-
dent
Lundi prochain Le lundi suivant
Demain Le lendemain/Le jour après
Dans deux mois Deux mois après

Expressions de lieu Ici Là-bas

sept 7
Pour identifier et employer les outils grammaticaux
Les marqueurs temporels et les indicateurs spatiaux

Hier, demain, à ce moment-là, tout à l’heure, d’abord, longtemps, tout le


temps, encore, déjà, ensuite, enfin, soudain, quelquefois, maintenant,
tout à coup…

Pour exprimer Les dates, l’heure, la saison :


la localisation
le 5 mai 1985, dans les années 60, au XXème siècle, en été…
adverbes, prépositions, conjonctions et expressions diverses

et la durée

Mesures du temps : il y a, depuis, ça fait … que, jusqu’à, à partir de, dès…

Pour exprimer Quand, lorsque, au moment où, pendant que, pendant, depuis que, depuis,
la simultanéité lors de (+ nom)…

Pour exprimer Avant que (+ subjonctif), avant de (+ infinitif), avant (+ nom)…


l’antériorité

Pour exprimer Quand, aussitôt que, dès que, après que, après (infinitif passé),
la postériorité après (+ nom), (+ inf. passé)…

Pour exprimer la Encore, toujours, souvent, quelquefois, chaque fois que, toutes les fois que,
répétition, l’habitude tous les ans, toutes les semaines, le matin, le soir, x fois par jour…

Prépositions et À, de, en, dans, chez, entre, sur, sous, au centre de, au milieu de, en bas de,
locutions en haut de, loin de, près de, derrière, devant, autour de, parmi, au dessus de,
en dessous de, à côté de…

Adverbes Dehors, dedans, dessus, dessous, en bas, loin, près, autour, n’importe où,
ailleurs, partout, nulle part, à côté…

huit 8
Pour identifier et employer les outils grammaticaux
Les organisateurs textuels et les connecteurs logiques

Pour ajouter une information Et, de nouveau, encore, également, de plus, aussi, de même, or,
voire, non seulement … mais encore/aussi…

Pour marquer une transition D’ailleurs, par ailleurs, d’autre part, du reste, en outre, d’un côté,
d’un autre côté…

Pour expliquer Car, c’est que, c’est-à-dire, en d’autres termes, à savoir, soit, ou
plus exactement, de même que, ou plutôt, ce qui veut dire…

Pour illustrer Par exemple, entre autres, notamment, en particulier, à savoir…

Pour comparer Ainsi, aussi, plus, moins, plutôt, meilleur, mieux, comme…

Pour résumer Bref, en somme, enfin, finalement, en un mot…

Pour indiquer une restriction Sauf, excepté, mis à part, hormis, ne... que…

Pour marquer une étape D’abord, tout d’abord, en premier lieu, premièrement,
deuxièmement, après, ensuite, puis, quant à, en ce qui concerne…

Pour indiquer une consé- C’est pourquoi, donc, ainsi, en effet, aussi, en conséquence, par
quence, une conclusion conséquent, alors, de sorte que, de façon que, si bien que, si …
que, tant (de) … que, tellement (de)… que…

Pour indiquer une cause Parce que, puisque, comme, car, à cause de, en raison de, grâce à,
dû à, faute de, sous prétexte de, étant donné que, vu que…

Pour indiquer le but, Pour, pour que, afin de, afin que, en vue de…
l’intention

Pour marquer une opposition/ Or, mais, en revanche, au contraire, par contre, toutefois,
/concession néanmoins, cependant, pourtant, malgré, en dépit de, quoique,
bien que, tandis que, alors que, encore que, même si,
en admettant que…

Pour donner une opinion D’après moi, je pense que, il me semble que, à mon avis,
personnellement…

Pour exprimer un doute Il est probable que, peut-être, il est possible que…

neuf 9
Pour conjuguer les verbes : Les temps simples

1. Le présent
Les terminaisons :
1er groupe : 2ème groupe : 3ème groupe*
e es e is is it s(x) s(x) t/d
ons ez ent issons issez issent ons ez ent

* Les radicaux – verbes à différentes bases phonétiques (2, 3 ou plus) :

Aller : vais, vas, allons, vont Mettre : mets, mettons


Attendre : attends, attendons Partir : pars, partons
Avoir : ai, as, a, avons, ont Peindre : peins, peignons
Boire : bois, buvons, boivent Pouvoir : peux, pouvons, peuvent
Conduire : conduis, conduisons Prendre : prends, prenons, prennent
Comprendre : comprends, comprenons, comprennent Recevoir : reçois, recevons, reçoivent
Connaitre : connais, connaissons Répondre : réponds, répondons
Croire : crois, croyons Savoir : sais, savons,
Devoir : dois, devons, doivent Sentir : sens, sentons
Dire : dis, disons, dites Servir : sers, servons, servent
Écrire : écris, écrivons Sortir : sors, sortons
Entendre : entends, entendons Venir : viens, venons, viennent
Être : suis, es, sommes, êtes, sont Vivre : vis, vivons
Faire : fais, faisons, faites, font Voir : vois, voyons
Lire : lis, lisons Vouloir : veux, voulons, veulent

2. L’imparfait
Les terminaisons : ais ais ait ions iez aient

À partir de la 1ère personne du pluriel du présent de l'indicatif


Les radicaux : (sauf pour le verbe être : j’étais).

3. Le futur et le conditionnel présent


Les terminaisons : du futur : du conditionnel :
ai as a ons ez ont ais ais ait ions iez aient

Les radicaux : • Je serai • Je serais


• J’irai • J’irais
• À partir de l’infinitif pour la plu-
part des verbes (il suffit d’ajouter • Je verrai • Je verrais
les terminaisons). • Je ferai • Je ferais
• Pour les verbes terminés en • J’aurai • J’aurais
-re, retirer le « e » et ajouter les • Je saurai • Je saurais
terminaisons. • Je viendrai • Je viendrais
• Pour les verbes de formation • Je pourrai • Je pourrais
irrégulière, voir liste ci-contre. • Je voudrai • je voudrais
• Je courrai • Je courrais

dix 10
4. Le présent du subjonctif
Les terminaisons : e es e ions iez ent

Les radicaux : Que je sois/sois/soit, soyons/ez, soient


Que j’aie/aies/ait, ayons/ez, aient
• À partir de la 3ème personne du présent
pour la plupart des verbes. Que j’aille, que nous allions
Que je fasse
• Pour les verbes de formation irrégulière, Que je sache
consulter la liste ci-contre.
Que je puisse
Que je veuille, que nous voulions
Que je vaille, que nous valions
Qu’il faille (v. impersonnel)

5. Le passé simple
ai as a is is it us us ut
Les terminaisons :
âmes âtes èrent imes ites irent umes utes urent
Les radicaux : le radical est le même à toutes les personnes.

1er groupe : Chanter : je chantai


Sans appartenir au 1er groupe, ce verbe suit la formation : Aller : j’allai.

2ème groupe : Finir : je finis Punir : je punis

3ème groupe : terminaisons en « i » et en « u »


• Battre : je battis • Peindre : je peignis • Tenir : tins, tins, tint, tinmes, tintes, tinrent
• Conduire : je conduisis • Prendre : je pris • Venir : vins, vins, vint, vinmes, vintes, vinrent
• Dire : je dis • Répondre : je répondis
• Ecrire : j’écrivis • Sentir : je sentis
• Mettre : je mis • Sortir : je sortis
• Naitre : je naquis • Suivre : je suivis
• Ouvrir : j’ouvris • Voir : je vis

• Apercevoir : j’aperçus • Lire : je lus


• Boire : je bus • Plaire : je plus
• Conclure : je conclus • Pouvoir : je pus
• Connaitre : je connus • Savoir : je sus
• Courir : je courus • Vivre : je vécus
• Croire : je crus • Avoir : j’eus
• Devoir : je dus • Être : je fus

6. L’impératif
Se forme à partir du présent de l’indicatif :
Présent Impératif Présent Impératif
Tu chantes Chante* Tu prends Prends
Nous chantons Chantons Nous prenons Prenons
Vous chantez Chantez Vous prenez Prenez
Tu finis Finis Tu écris Écris
Nous finissons Finissons Nous écrivons Écrivons
Vous finissez Finissez Vous écrivez Écrivez

Verbes irréguliers:
Avoir : Être : Savoir :
Aie Sois Sache
Ayons Soyons Sachons
Ayez Soyez Sachez

onze 11
Pour conjuguer les verbes : Les temps composés
La formation : auxiliaire être ou avoir + participe passé (pp)

Passé composé : avoir/être au présent + pp J’ai chanté/Je suis arrivé

Plus-que-parfait : avoir/être à l’imparfait + pp J’avais chanté/J’étais arrivé

Conditionnel passé : avoir/être au conditionnel présent + pp J’aurais chanté/Je serais arrivé

Futur antérieur : avoir/être au futur + pp J’aurai chanté/Je serai arrivé

Passé du subjonctif : avoir/être au présent du subjonctif + pp Que j’aie chanté/Que je sois arrivé

Auxiliaire avoir : La plupart des verbes

aller/venir monter/descendre entrer/sortir

arriver/partir naitre/mourir tomber/rester

Auxiliaire être : + verbes pronominaux (se laver, se dépêcher…)

+ verbes de la même famille (rentrer, revenir, devenir…)

+ verbes retourner + passer au sens intransitif

Les participes passés et les accords


Participes passés Accords

avoir eu dire dit


battre battu dormir dormi
boire bu écrire écrit
connaitre connu finir fini 1. Avec le sujet :
courir couru fuir fui
«i» • Ils sont partis et
croire cru mettre mis elle est allée à leur
descendre descendu partir parti rencontre.
devoir dû prendre pris
• Ils se sont amusés
falloir fallu sentir senti toute la journée.
lire lu sortir sorti
«u» plaire plu
ouvrir ouvert
pleuvoir plu 2. Avec le COD :
découvrir découvert
pouvoir pu
offrir offert • Ils ont cassé la vi-
recevoir reçu
mourir mort tre et ils l’ont payée
rendre rendu
naitre né au propriétaire.
répondre répondu
autres être été • Les romans qu’elle
savoir su
peindre peint a lus ont obtenu un
venir venu
craindre craint prix.
vivre vécu
conduire conduit
voir vu
construire construit
vouloir voulu
faire fait

douze 12
mémo.fr
Table des matières
Le genre textuel – Identifier et construire des textes 1

La typologie textuelle – Identifier et produire des séquences discursives


1. La séquence dialogale – interagir 1

2. La séquence descriptive – décrire 2

3. La séquence narrative – raconter 2

4. La séquence explicative – expliquer 3


5. La séquence argumentative – argumenter 3

6. La séquence dominante et les séquences enchâssées 4

L’énonciation : Identifier et employer les marques d’énonciation 4

La visée pragmatique : Identifier et produire une intention


communicative 5

La modalisation : Repérer et créer des marques de modalisation 6

Les citations : Repérer et insérer les paroles des autres 7

Pour identifier et employer les outils grammaticaux


Les marqueurs temporels et les indicateurs spatiaux 8
Les organisateurs textuels et les connecteurs logiques 9

Pour conjuguer les verbes : Les temps simples


Le présent, l'imparfait, le futur et le conditionnel présent 10
Le présent du subjonctif, le passé simple, l'impératif 11

Pour conjuguer les verbes : Les temps composés


Les participes passés et les accords 12

treize 13