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Année scolaire : 2016/2017

MASTER : LOGISTIQUE PORTUAIRE ET TRANSPORT INTERNATIONAL

Réalisé par : REZQALLAH Kenza


SALMI Imade HASSI Mohamed Amine
SEROUI Zineb BENNIS Hassan
EL FTOUH Adnane HAIDA Lamiae
EL FARISSI Mehdi AABOUD Abdesselam
EL ATTOUGUI Ayoub AHMADI Omar
Sommaire
Introduction…………………………………………………………………………………..3
I) RISQUES LIES A LA TRANSACTION INTERNATIONALE...................4
1) Risque Commercial..............................................................................4
2) Risque Politique...................................................................................9
3) Risque de défaillance et de non réalisation du marché......................10
4) Risques de transport..........................................................................11
5) Risques juridiques ou légales.............................................................13
II) LES DOCUMENTS NECESSAIRES AUX TRANSACTIONS
COMMERCIALES............................................................................16
1) Les documents commerciaux.............................................................16
2) Les documents de transports.............................................................21
3) Les documents de douane.................................................................32
4) Les documents d’assurance................................................................36
Conclusion…………………………………………………………………………………. 43

2
Introduction :

La mondialisation de l’économie est devenue une réalité incontestée.


Le processus est non encore achevé, mais il porte les éléments d’une
interdépendance sans précèdent des économies dont la transmission des
fluctuations internationales (réelles ou monétaires) est la conséquence
immédiate et qui est déjà de fait. Dans ce contexte, les avantages liés à
l’internationalisation de l’entreprise font que celles-ci acceptent de gérer un
ensemble de risques. Afin de limiter leur impact, elle se doit de mettre en place
une véritable stratégie de gestion des risques couverts par des instruments
adaptés.

Cependant des documents nécessaires sous ses divers types forment un socle
d’une grande importance lors d’une transaction commerciale à l’internationale,
on aura la possibilité de les découvrir dans cet humble travail qui aura
l’opportunité de dévoiler les grandes axes concernant que soient les risques ou
bien les documents nécessaires à connaitre pour bien entamer une transaction
à l’internationale.

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I) RISQUES LIES A LA TRANSACTION INTERNATIONALE

1) Risque Commercial

C’est principalement l’incapacité financière temporaire ou définitive de l’acheteur à payer le


montant de la transaction qu’il s’était engagé à régler dans les délais convenus. Ce peut
également un litige portant sur la qualité des marchandises ou la non exécution d’une des
clauses du contrat, que cette contestation soit fondée ou non.

Les causes de défaillances peuvent être également liés à la conjoncture économique mais
aussi à la mauvaise gestion et à l’absence d’une politique de préventions des risques. Il
ressort, cependant, que la crise de trésorerie est donnée comme une première cause de
défaillance, suivie de prés par la réduction des marges et de la rentabilité. 1

A) Cas d’exportation :

L’entreprise exportatrice est donc face à un risque important puisqu’elle est exposée elle
même à un risque de rupture de trésorerie par défaut de paiement de ses clients. Et compte
tenu du poids du poste client dans le bilan de l’entreprise (en moyenne 30%), le risque de
non paiement est plus que jamais menaçant.

Une panoplie de mesures peut couvrir le risque commercial :

a) L’assurance – crédit :

Auprès de la SMAEX (société marocaine d’assurance à l’exportation). Elle a pour mission de :

- Aider l’entreprise à bien sélectionner ses clients dans l’ouverture des relations
d’affaires.
- Surveiller l’évolution de la situation financière des clients existant.
- L’indemniser dans des proportions définies au contrat dans le cas d’insolvabilité
présumée ou déclarée par le débiteur.

b) L’externalisation de la gestion des risques :

1 file:///C:/Users/user/Downloads/5385d9397dccf%20(1).pdf

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L’affacturage (ou factoring) et le forfaitage (ou foraiting) sont les deux techniques financières
qui permettent de transférer le risque de non paiement sur un établissement spécialisé, le
plus souvent affilié à une banque ou groupe bancaire.

- Le factoring est la solution d’externalisation la plus répandue car elle associe gestion,
assurance, et financement des créances et prévention des impayés.

- Le forfaitage ou l’escompte sans recours est l’achat d’une créance échéant


ultérieurement et matérialisant la livraison de marchandises ou de services.

Le forfaiteur qui achète la créance renonce expressément à son droit de recours contre le
détenteur initial de la créance (exportateur). Le rachat se fait à prix fixe jusqu’à 100% de la
valeur de la créance.

c) Le risque documentaire irrévocable et confirmé :

Cette technique élimine toute possibilité des risques commerciaux du fait de l’engagement
irrévocable des banques émettrice et notificative.

B) Cas d’importation :

Dans un contrat commercial, les deux parties peuvent se mettre d’accord sur le versement
d’un acompte surtout s’il s’agit des biens d’équipement qui font l’objet d’un financement du
crédit fournisseur ou acheteur.

Si le vendeur a des problèmes financiers, et il risque de tomber en faillite, donc il ne peut pas
rembourser l’avance dont il a bénéficié. Pour se couvrir contre ce risque, l’acheteur est tenu
de demander une garantie de restitution d’acompte qui lui permet de récupérer ses avances
en cas de problème.

a) Risque de change :

C’est le risque qui résulte des fluctuations des cours de change entre les monnaies du contrat
et celles des pays de résidence des contractants. Nous ne pouvons que souligner encore une
fois l’instabilité du système monétaire international et son impact déterminant sur les prix et
les termes de l’échange. Dans ce contexte, les exportateurs doivent tenir compte des risques
découlant de cette situation pour bien calculer et garantir leur marge. L’idéal serait bien

5
entendu que l’exportateur puisse demander à être réglé en dirhams ou, tout au moins, en
une monnaie forte. Toutefois, la détermination de la monnaie du contrat résulte du rapport
de force et de la conduite des négociations entre les deux partenaires.2

 Marchés des changes :

Les marchés des changes sont des marchés où s’échangent des devises. Les plus importants
(New York, Londres, Francfort, Zurich, Paris..) fonctionnent 24 heures sur 24. La valeur d’une
devise par rapport à une autre devise est appelée cours ou taux de change et est déterminée
par confrontation d’une offre et ‘une demande. Les intervenants sur le marché du change
disposent de deux systèmes de télétraitement Reuter et Telerate Dow Jons appartenant à
deux agences de presses. Les cambistes sont donc reliés à un réseau international et peuvent
à tout moment connaître les cours des devises sur toutes les places.

 Les différents opérateurs sur les marchés de change :


- Les banques centrales :

Elles ont pour rôle de réguler le marché (stabilisation des changes) et d’exécuter les ordres
de leur clientèle (les autres banques centrales et les organismes internationaux).

- Les banques commerciales et d’affaires :

Elles interviennent par l’intermédiaire de spécialistes, les cambistes, que l’on classe en trois
catégories :

 Les cambistes du comptant : qui pratiquent des opérations d’achat et de


vente de devises pour le compte de la banque ou de sa clientèle.
 Les cambistes de dépôt : qui empruntent ou prêtent en devises à d’autres
deux premières catégories de cambistes et les agences bancaires ou la
clientèle.
 Les cambistes opérateurs – clientèle, qui sont des intermédiaires entre les
deux premières catégories de cambistes et les agences bancaires ou la
clientèle.
- Les entreprises commerciales ou industrielles :

2 file:///C:/Users/user/Downloads/Guide-commerce-exterieur-2010-Attijariwafabanque.pdf

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Rares sont celles qui disposent de leurs propres salles de marché et donc peuvent
intervenir directement. L’essentiel des entreprises fait effectuer les transactions par leur
agences bancaire qui transmet les ordres au siège et donc à la salle de la banque.

- Les courtiers sont des intermédiaires, rémunérés à la commission :


qui centralisent les cotations et confrontent l’offre et la demande. Ils sont utilisés par
les banques lorsqu’elles souhaitent ne pas dévoiler leurs positions, les courtiers ont
un rôle informatif très important.3
 Les principes de cotation - la marge :

Elle représente l’écart entre le cours vendeur et le cours acheteur, elle et exprimée le plus
souvent en pourcentage :

Marge (en %) = (cours vendeur – cours acheteur) / cours vendeurs.

Les cotations sont données à quatre chiffres après la virgule, le dernier chiffre S’appelle le
point.

Exemple :

DEM/FRF 3,3545/64 Signifie que la banque est prête à acheter 1 DEM à 3,3545FRF et de
vendre 1 DEM à 3,3564 On parle de la cotation au certain et à l’incertain.

En effet, une cotation est dite à l’incertain indique le nombre d’unités de monnaies
nationales nécessaires pour une unité de devise étrangère. USD 1 = 5,78FRF DEM1 = 3 ,34
FRF.

Cependant, certaines devises sont toujours cotées au certain. Cela signifie, par exemple, que
les devises étrangères sont cotées à Londres de la façon suivante : GBP1= 7 ,89 FRF GBP1=2 ,
36 DEM Une grande partie des transactions financière et commerciales s’établissent par la
médiation du dollar américain. On parle de cours croisés. Exemple: USD /DEM = 1,60 ; USD
/FRF = 5 ,40 Le taux de change DEM/FRF s’établit facilement ; DEM1 = 3,375 FRF.

 Marché au comptant :

3 file:///C:/Users/user/Downloads/5385d9397dccf%20(1).pdf

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Appelé aussi marché spot, est le marché sur lequel des devises sont échangées entre
banques. Il n’y a pas de transfert réel de devises entre le pays d’origine de la devise et le
Maroc, celles-ci sont des dépôts en compte dans les livres de banques situées dans le pays
de la devise traitée. Le marché est qualifié escomptant car les livraisons de devises se font
dans les deux jours ouvrables. Une opération de change au comptant est un accord bilatéral
d’échanger des devises X contre des devises Y , à un cours déterminé l’échange ayant lieu au
plus tard 46 heures ouvrées par transfert d’un compte bancaire à un autre .

 Le marché à terme :

Le marché à terme, est un marché où les devises s’échangent à un cours déterminé


immédiatement, mais pour une livraison à une date future prédéterminée. Dés à présent , on
peut observer que ce marché peut être utile pour un exportateur qui va recevoir des devises
à une échéance donnée et qui souhaite dés maintenant figer son cours de change afin de se
garantir le produit en monnaie nationale de son exportation .

 Les contrats :

Les contrats à terme résultent d’un accord entre une banque et une entreprise pour l’achat
ou la vente à l’échéance de devises, à un taux fixé et à une échéance déterminée.

 La position de change :

La position de change est obtenue par la différence entre les créances en devises et les
dettes en devises. Elle est calculée devise par devise. on parle de position fermée lorsque la
différence entre les créances et les dettes est nulle c'est-à-dire Créances – dettes = 0 la
position et dite ouverte si cette différence est différente de zéro ; dans ce cas la position est
dite longue si les créances > au dettes, elle est courte si les créances < au dettes.

Donc nous allons expliquer ce risque dans les deux cas de transaction :

o Cas d’exportation :

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Le risque de change est lié à toute transaction internationale, surtout pour la partie qui ne
traite pas dans sa propre monnaie. La plupart des exportations marocaines reçoivent des
fonds libellés en monnaies étrangères, ce qui pose pour eux un risque de change soit à la
hausse, soit à la baisse, d’où la nécessité de se couvrir et de se protéger.

Pour remédier ce problème, plusieurs techniques de protection contre le risque de change


ont été mises en place comme l’instauration dans les salles de marchés qui donnent la
possibilité aux deux parties de négocier le taux de change.

o Cas d’importation :

La majorité des importations marocaines payent leurs transactions en devises, donc le risque
de change est toujours présent soit à la hausse, soit à la baisse. Pour éviter ce risque, les
importateurs ont la possibilité d’accéder aux salles de marché pour connaître d’avance la
contre valeur en DHS qu’ils auront payé à terme et aussi négocier le taux de change.

2) Risque Politique

Il s’agit d’un risque lié au pays de l’acheteur et qui résulte soit :

- D’une décision unilatéral d’un gouvernement de suspendre tout transfert à


destination d’un pays tiers, pour diverses raisons : rupture des relations
diplomatiques, guerre, révolution, catastrophes naturelles ….etc.
- De la détérioration des réserves de changes du pays débiteur compromettant ainsi sa
capacité de transfert, d’où le risque de non transfert.

Devant l’ampleur de la crise d’endettement des pays en développement, le risque pays


devient une réalité omniprésente. Une panoplie des techniques de couverture et toutefois
envisagée.

 L’assurance crédit à l’exportation offerte par la SMAEX (quotité garantie à 90%


de la créance).
 Le forfaiting.
 Le factoring : compte tenu de son importance le factoring mérite d’être traité
à part et d’une manière très détaillée.
o Cas d’exportation :

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Ce risque est lié soit à une décision d’un Etat de suspendre tout transfert à destination d’un
pays tiers à cause de la rupture des relations diplomatiques, la guerre, coup d’Etat…soit
d’une rupture des réserves de change du pays d’acheteur ce qui empêche la capacité du
transfert. Pour se couvrir contre ce risque, on cite notamment l’assurance crédit
l’exportation auprès de la SMAEX, le forfaiting, le factoring, et le paiement par le crédit
documentaire.

o Cas d’importation :

Ce risque provient au cas où le pays du vendeur déciderait de suspendre les relations avec le
pays de l’acheteur, et aussi interdire tout transfert à destination de ce pays.

Si l’acheteur a déjà versé un acompte à son fournisseur, il risque de ne peut être remboursé.

Pour résoudre ce problème, il faut souscrire une garantie de restitution d’acompte par une
banque se trouvant dans son propre pays.

3) Risque de défaillance et de non réalisation du marché

Au titre de la réalisation d’un marché à l’étranger, surtout lorsqu’il s’agit de services ou de


biens ou services sophistiqués, l’exportateur doit répondre aux exigences de l’acheteur ou du
maître d’ouvrage, consignées dans le contrat ou cahier des charges.

Il s’agit donc pour l’exportateur de ne pas être défaillant depuis la soumission jusqu’à la
réalisation finale du marché.

Il doit être particulièrement attentif :

 à la qualité de la marchandise ou du service.


 au respect des délais.
 aux exigences de l’acheteur, conditionnant le paiement, notamment par la
production de cautions bancaires.

4) Risques de transport

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En cas d’un problème survenu en transportant les marchandises à l’international, quelque
soit le mode de transport aérien, ferroviaire, maritime ou routier, ces produits peuvent faire
l’objet des dommages et anomalies qu’on appelle avaries et qui prennent plusieurs formes.

Produits cassés, abimés, fuite de liquide, conditionnement défectueux, produits perdus ou


volé, produits mouillé, produits détériorés par l’humidité des cales, rupture de la chaine de
froid. On peut classer ces avaries en 3 types.

A) Types d’avaries :
Avaries particulières :

Ce sont les dommages et pertes matériels, ainsi que les pertes de poids ou de quantités
subies par la marchandise assurée en cours de transport.

Selon le modes de transport, les avaries peuvent survenir soit au cours du transport
proprement dit suite à un événement majeur frappant à la fois le moyen de transport et son
chargement ( incendie, accident de camion ou d’avion, etc.) ou suite à un accident affectant
uniquement la marchandise ( produit mouillé par eau de mer ou de pluie, casse ou perte de
quantité due au désarrimage )soit au cours de la manutention de la
marchandise( chargement à bord, manipulation en cale, transbordement etc..),
principalement à l’occasion du passage de la marchandise d’un véhicule de transport à un
autre( rupture de charge) et des séjours à quai ou en entrepôt ( casse, produit mouillé par
eau de pluie, vol , incendie etc.

o Avaries –frais et dépenses diverses :

les avaries peuvent entrainer divers frais(avaries-frais) exposés en vue de préserver les objets
assurés d’un dommage ou d’une perte matérielle, ou d’en limiter l’importance, ou encore de
permettre aux marchandises de terminer leur voyage interrompu ou terminé ailleurs qu’au
point prévu de destination.

Exemple : les dommages subis par une machine peuvent avoir pour conséquence d’obliger
l’exportateur à faire revenir cette machine à son usine, à la réparer ou reconditionner et à la
renvoyer à son acheteur, d’où les frais de retour, de remise en état et de réexpédition
souvent élevés.

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o Avaries communes :

Les avaries communes sont les sacrifices et dépenses extraordinaires intentionnellement et


raisonnablement encourus pour le salut commun afin de préserver d’un péril les biens
engagés dans une même expédition maritime. (Incendie, échouement, perte de stabilité,
etc...)

Donc, contrairement aux pertes et avaries particulières, ces avaries sont spécifiques au
transport maritime.

Exemple : Le propriétaire du navire et le propriétaire de la cargaison sont dans l’obligation


d’en supporter chacun sa part, même s’ils ne sont pas assurés.

B) Couverture des risques du transport :

Pour couvrir ces risques l’acheteur peut recourir à plusieurs techniques :

- Le transfert de risque est clairement conçu lors de l’utilisation des incoterms c'est-à-
dire le lieu à partir duquel sera défini qui du vendeur ou de l'acheteur aura à
supporter l'avarie en cas de mauvaise exécution du transport .EXW , FCA , FOB ,DDP
montrent bien l’étape de transfert de risque. Si ces derniers ne sont pas indiqués dans
le contrat de vente il faut recourir à l’arbitrage.
- Emission des réserves à la réception des marchandises sur le bon de livraison et
lettre recommandée.
- Assurances de transport des marchandises :
 La police tierce chargeur: Assurance transport utilisée lorsque le transitaire
met son assurance à la disposition de son client qui n'en a pas souscrit.
 le contrat de police au voyage : couvre les marchandises pour un voyage
déterminé; sur un trajet précis.
 Police à alimenter: Contrat d'assurance transport qui couvre plusieurs
expéditions de même nature, étalées dans le temps, pour une quantité
déterminée de marchandises dont la valeur globale est connue.
 Police d’abonnement: Contrat d'assurance conclu d'avance pour une
période donnée ; couvre toutes les expéditions réalisées par le même
exportateur; par n'importe quel type de transport, pour n'importe quel

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produit et lieu de départ. On distingue : Garantie tous risques, et Garantie
« FAP sauf » (Franc d’Avarie Particulières) :assurance restreinte
,contrairement aux garanties tous risques.
 Pour le transport Maritime : on a souvent recours au règlement d’avarie
communes (règles d’York et d’Anvers) même s’ils ne sont pas assurés les
acheteurs ou vendeurs sont soumis a ce règlement : les dommages ou
dépenses sont répartis proportionnellement à la valeur respective entre
propriétaire du navire et celui de la cargaison.
Pour ce règlement on détermine le montant des contributions dues par
chacun et toutes les personnes (chargeurs : vendeurs ou acheteurs)
possédant des marchandises sur le navire devront participer aux dépenses
proportionnellement aux valeurs sauvées.

5) Risques juridiques ou légales

D’après le célèbre adage : "nul n'est censé ignorer la Loi".


Ce qui signifie qu’on est tous dans l'obligation de connaître la loi pour pouvoir l’appliquer
convenablement et la respecter.
On devrait être très attentif à ce concept dans l’environnement du commerce frontalier de
biens et de services qualifié par sa complexité et par la surproduction législative et
réglementaire et surtout par une judiciarisassions croissante.
1) Définition :

1ière Définition :

Selon le site « wikipedia.org »:

Le risque juridique est un type de risque lié au droit ou à une règle de droit.

Ce risque peut correspondre à:

 L'absence de règles applicables à une situation, ou une activité donnée,

 L'éventuelle mauvaise conception de la règle de droit,

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 Sa méconnaissance ou la difficulté de son interprétation,

 La mauvaise volonté dans l'application d'une loi de la part des personnes physiques
ou morales qui y sont soumises.

2ème définition :

Selon l'étude du cabinet FIDAL pour le compte de l'AMRAE, Intitulé « La gestion du


risque juridique dans l’entreprise » en 2012, le risque juridique est défini comme une
obligation à réagir ou de subir en termes opérationnels.

« Le risque de devoir modifier le fonctionnement de l’entreprise ou de subir un préjudice


matériel ou immatériel du fait d’une situation de droit ou d’un fait ou d’un acte juridique ». Il
peut « tenir à la non-conformité à une norme d’où résulteraient, entre autres, la mise en jeu
d’une responsabilité, des sanctions, un redressement fiscal, une atteinte à la réputation, ou
la perte d’opportunité d’où résulteraient un manque de résultats, une perte d’actifs,
l’inefficacité d’un contrat, la perte d’un gain fiscal, etc. ».

2) Pourquoi la gestion du risque juridique ou légal ?

La gestion du risque juridique ou légal joue un rôle primordial dans la prévention


contre les aléas des transactions commerciales internationales pour les raisons suivantes :

-On doit comprendre parfaitement les clauses importantes des contrats que nous
signons, apprendre à respecter les lois d’autres marchés et à conclure toutes nos
transactions et nos ententes sans complications inutiles.

-On doit identifier les droits et obligations des différentes parties aux contrats
(vendeur, acheteur, transporteur…) et maîtriser les bases du commerce international
(règlements internationaux) pour éviter de s’exposer à des risques et des complications
inutiles tels que le coût d'un procès ou le paiement d'une amende qui pourraient
compromettre la survie ou la pérennité de notre entreprise.

-On doit minimiser les problèmes liés à la propriété intellectuelle.

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-On doit maintenir notre compétitivité dans de nouveaux marchés en connaissant les
lois sur la concurrence.

-On doit assurer le bon fonctionnement de nos activités en sachant composer avec les
enjeux juridiques du commerce électronique.

3) Engagement de la responsabilité de l’entreprise:

D’après la définition du cabinet FIDAL le risque juridique encouru pourrait engager la


responsabilité civile d’une entreprise. Nous prenons le cas du transport maritime pour
élucider l’importance de la gestion du risque lié aux transactions commerciales
internationales.

D’après la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement


(CNUCED) en 2012, 50 000 navires se chargeaient d’assurer 80 pour cent du commerce
mondial. Tout ce volume de transport est régi par des contrats de vente, d’achat et de
transport.

La « charte partie » en tant que contrat d’affrètement pour le transport fait engager la
responsabilité des cocontractants.

On doit veiller scrupuleusement aux différentes clauses avant signature afin de déceler toute
mauvaise volonté ou mauvaise foi d’un des cocontractants pour éviter les différends et les
litiges qui sont nuisibles à toute entreprise.

Nous citerons un cas pratique dans le cadre du transport maritime international d’une
cargaison de pétrole.

CAS DU NAUFRAGE DE L’ERIKA : Le 12 Décembre 1999 au large de la Bretagne-France


(document séparé)

II) LES DOCUMENTS NECESSAIRES AUX TRANSACTIONS


COMMERCIALES

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1) Les documents commerciaux

a) Le bon de commande:
Un bon de commande est un document établi 4par le client dans lequel il détaille les
articles commandés et toutes les conditions utiles à la bonne exécution de la commande.

Le bon de commande contient :

- Nom et adresse du fournisseur

- Date et numéro de la commande, ainsi que mot commande

- Détails des marchandises commandées

- Prix unitaire et global Conditions de livraison, de paiement et signature de l’acheteur

b) La facture pro forma:


La facture pro forma est une facture provisoire permettant à l’acheteur d’un bien
d’équipement d’obtenir un crédit ou une autorisation, en particulier pour une importation.

 Définition et caractéristiques de la facture pro forma

L’expression « Pro forma » vient du latin et signifie « pour la forme ». Il faut voir ce document
commercial comme un devis officiel présenté sous forme de facture. Il est souvent utilisé
pour les activités de vente et de prestations. C’est un document provisoire, un modèle pour
les documents complets et réels qui seront émis par la suite. Il est généralement
accompagné des conditions générales de ventes.

 Les avantages d’une facture pro forma

Le destinataire peut ainsi se faire une idée très précise de ce qui va lui être facturé s’il
contracte avec le fournisseur et de la même façon le fournisseur peut très précisément
formuler son offre auprès d’un client pour une nouvelle prestation ou auprès d’un prospect.
On évite ainsi les malentendus sur la description des biens ou services proposés et sur les
conditions commerciales : prix, remises éventuelles, termes de paiement, termes de la

4 http://www.lacompta.org/faq-comptabilite/bon-de-commande.php

16
livraison. Comme pour un devis, 5en cas d’accord entre le client et le fournisseur, le client
enverra un bon de commande : le contrat sera exécuté et entraînera par la suite la livraison
du produit ou du service, accompagnée de la facture définitive. En cas de désaccord, le client
n’est pas engagé .
Un autre intérêt de la facture pro forma est de se faire payer la marchandise :

 Pour les nouveaux clients ou pour des clients présentant des difficultés financières : le
paiement en avance se fait sur la base de la facture pro forma et une fois les fonds
reçus, le fournisseur livre et émet la facture définitive. Cela évite en amont bien des
difficultés de recouvrement des créances !
 Certains organismes financiers demandent une facture pro forma pour toute
demande de prêt, leur permettant ainsi de bien évaluer le projet à financer.
 Dans les transactions d’import ou d’export, une facture pro forma sera demandée
pour obtenir
des douanes une autorisation d’achat ou de vente.
 Enfin, le client peut demander des factures pro forma pour comparer l’offre de
différents fournisseurs.

 Qui l’exige et que doit indiquer ce document ?

Une facture pro forma n’a ni valeur légale ni valeur comptable : ce n’est pas un document
obligatoire. Elle n’est produite qu’à titre informatif. Il ne faut donc en aucun cas la
comptabiliser !
Elle peut cependant être exigée par l’administration fiscale pour justifier d’une exonération
de TVA pour les opérations faisant intervenir un intermédiaire agissant en son nom propre.

Elle doit respecter un certain formalisme et présenter :

 La mention « Pro Forma »  Les tarifs hors taxes,


 L’identification du fournisseur,  La TVA
 Le nom du prospect ou client,  Les délais de paiement,
 La date d’émission du document,  Les délais de livraison,
 Un numéro de facture pro forma,  Les déductions éventuelles,
 Le détail des marchandises ou  La validité de l’offre,
 Les conditions particulières.
prestations,
 Les quantités,

5 http://www.petite-entreprise.net/P-594-89-G1-qu-est-ce-qu-une-facture-pro-forma.html

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Si la facture pro forma est émise pour une transaction internationale, elle devra indiquer :

 La devise de facturation,

 L’incoterm (c’est-à-dire les conditions de la livraison : lieu d’enlèvement, assurance et


transfert de propriété).

c) La facture commerciale
La facture commerciale est le document le plus 6important lors d’une transaction
commerciale internationale qui permet de la concrétiser d’une manière définitive, elle est
exigée par l'acheteur étranger pour prouver la propriété des marchandises et déterminer les
modalités de paiement.

 Les éléments que vous devez faire figurer sur votre facture commerciale sont les
suivants :
 Nom et adresse de l´expéditeur (vendeur), conformes à ceux figurant sur l
´étiquette adresse. Indiquez également le nom et le numéro de téléphone de la
personne à contacter.
 Nom et adresse du destinataire (y compris le pays de destination et le code
postal), conformes à ceux figurant sur l´étiquette adresse. Pour garantir la
livraison dans les délais, indiquez le nom et le numéro de téléphone de la
personne à contacter.
 Date de la facture.
 Références du bon de commande ou de la facture, le cas échéant.
 Nom et adresse de l´importateur s´il diffère du destinataire, avec le nom et le
numéro de téléphone de la personne à contacter.
 Description complète de chaque article expédié. Donnez-en une description
précise.
 De quoi est-il constitué (indication du matériau qui compose l´article) ? Quel est
son usage ?
 Pays d´origine (de fabrication et de production).
 Nombre d´unités, valeur unitaire et valeur totale de chaque article. Dans le cas d
´échantillons ou d´articles sans valeur commerciale, il convient d´indiquer une
valeur minimale (au moins équivalente aux coûts de fabrication de l´article) pour
le dédouanement.
 Transport et valeur déclarée ou frais d´assurance
 Valeur totale de chaque article avec mention de la monnaie dans laquelle cette
valeur est exprimée.
 Motif de l´exportation, s´il ne s´agit pas d´une transaction commerciale : par
exemple, retour pour réparation, échange inter-entreprise.

6 PDF,Le contrat de vente international,(Edition Foucher)

18
 Conditions de vente (Incoterm) définissant les frais inclus dans la valeur totale de
la facture. Par exemple, C.A.F. correspond à Coût, Assurance et Fret.
 Nombre de colis et poids total des colis.
 Date et signature de l´expéditeur.

d) Le contrat de vente1:
La finalité de toute négociation est d’aboutir à un accord. 7Cet accord est généralement
matérialisé par un contrat déterminant les droits et les obligations des parties.

Il facilite la gestion de litiges très souvent liés à l’interprétation d’un système juridique
différent ou à l’usage de langues étrangères. La rédaction d’un contrat doit être
minutieusement préparée.

e) PACKING LIST (Liste de colisage)2:


La liste de colisage est un document qui comme son nom l'indique détaille le contenu
des colis.

L'objectif est souvent de vérifier la cohérence entre les contenus d'un colis et la
commande pour favoriser le règlement de la facturation.

En matière de crédit documentaire se document est indispensable car pour ceux qui les
analyseront, notamment pour paiement, qui ne sont pas des spécialiste des produits
concernés, ils s'attacheront donc au descriptif de chaque ligne de ce document à la virgule
près pour accepter ou non les documents et donc leur règlement

Cette liste est également largement utilisée en logistique pour la ventilation des lots et
en douane pour les contrôles.

Ne pas confondre avec la liste de contrôle !

f) Bon de livraison:
Un bon de livraison est un document attestant de la livraison de 8 biens ou services, en
attendant l'établissement d'une facture qui rendra le paiement exigible.

7 http://www.lyon-entreprises.com/News/Actualites/Glossaire/Definitions-Secteur-d-activite/Transport-
vehicules-automobile-logistique/Liste-de-colisage-i7078.html
8 https://debitoor.fr/termes-comptables/bon-de-livraison

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Le fournisseur d'un bien ou d'une prestation de service établit le bon de livraison pour son
client. Le fournisseur, ou éventuellement le livreur/transporteur, remet au client le bon de
livraison au moment où la livraison a lieu.

Le bon de livraison permet de prouver que les marchandises achetées ont bien été livrées et
réceptionnées par le client.

Il est établi en deux exemplaires, un pour l'acheteur et un autre pour le vendeur. Du point de
vue du vendeur, on parle aussi de "bon de réception".

Que doit mentionner un bon de livraison ?

Un bon de livraison doit décrire avec précision la nature des marchandises livrées, ainsi que
leur quantité.

Afin de justifier du bon déroulement de la transaction, et en particulier de la livraison des


produits, il est nécessaire que le bon de livraison soit signé par le client. Un bon de livraison
non signé ou paraphé par l'acheteur n'a pour ainsi dire aucune valeur, et ne constitue pas
une preuve de la transaction.

Le client doit inscrire une réserve sur le bon de livraison, dans le cas où :

 Il y a erreur sur tout ou partie de la marchandise


 La marchandise est partiellement ou totalement abîmée,
 La marchandise est manquante.

Cela signifie que le client doit indiquer sur le bon, dès la livraison, quel est le problème avec
les marchandises réceptionnées. En l'absence de mention d'un problème sur le bon de
livraison, on considèrera que les marchandises ont bien été livrées par le fournisseur, dans
l'état et la quantité prévus lors de la vente.

En cas de problème visible avec la marchandise, l'acheteur peut alors refuser de signer le bon
de livraison. Il ne réceptionne pas la livraison, qui est annulée.

g) La facture consulaire1:

Document comptable détaillé et établi dans le but de fournir aux autorités douanières du
pays de destination l’ensemble des informations requises par la législation locale en vigueur.

20
C’est un document établi par le vendeur visé par le consulat du pays de l’importateur
authentifiant l’origine et la valeur des marchandises.

h) La note de frais :
La note de frais donne le détail des frais engagés par le fournisseur et concernant la
marchandise, objet du contrat commercial.

6) Les documents de transports

En fonction de ce qui a été convenu avec l’acheteur dans le contrat commercial,


l’exportateur expédiera la marchandise soit :

 Par voie maritime : C’est le cas le plus courant ;


 Par voie terrestre : Essentiellement par camion TIR (Transport International Routier)
entre le Maroc et l’Europe ; ou par voie ferroviaire (ce qui, conjoncturellement, n’est
pas le cas au Maroc) ;
 Par voie aérienne : notamment lorsqu’il s’agit de produits périssables, de forte
valeur ajoutée et volumes réduits.
 Le transport combiné : Dans le cas de l’acheminement de la marchandise nécessite
l’utilisation d’un mode de transport ou plus

a) Par voie maritime

 Le connaissement maritime ou BILL OF LADING (B/L)

Le connaissement2 est le titre qui est remis par le chargeur au transporteur maritime (ou
son représentant) en reconnaissance des marchandises que son navire va transporter.

Sur ce document sont consignés la nature, le poids et les marques des marchandises
embarquées. Cette pièce est signée par le capitaine après réception des marchandises, avec
l’engagement de les remettre dans l’état où il les a reçues, au lieu de destination, sauf périls
et accidents en mer.

21 http://www.e-marketing.fr/Definitions-Glossaire/Facture-consulaire-241788.htm

2
https://fr.wikipedia.org/wiki/Connaissement

21
Le connaissement 9doit être établi en quatre exemplaires :

 Un original du connaissement détenu par la compagnie de navigation

 Un connaissement chef, conservé par le capitaine du navire est utilisé par ce dernier
comme justificatif de la marchandise transportée et pour l’établissement du
manifeste,

 Des exemplaires non négociables, dits originaux, dont le nombre doit être
obligatoirement indiqué sur tous les exemplaires émis,

 Des exemplaires non négociables qui peuvent servir à informer le destinataire (Notify)
de la marchandise.

9 PDF, GUIDE COMMERCE EXTERIEUR-2010-Attijariwafabanque.

22
10

Figure 1: Le connaissement maritime

10 http://www.lantenne.com/Les-fonctions-du-connaissement_a14433.html

23
 Les mentions obligatoires du connaissement
 Nom 11du transporteur et nom du navire.
 Nom du destinataire de la marchandise (BL à ordre et endossé en blanc, ou à ordre
dénommé ou nominatif).
 Personne à notifier (à l’arrivée du bateau).
 Nom du chargeur.
 Port d’embarquement et de débarquement.
 Destination de la marchandise. Quantité, poids, marque.
 La mention fret payé ou payable à destination.
 La mention « original » et le nombre d’originaux émis.
 La date, le lieu de l’établissement et de mise à bord ainsi que la signature de la compagnie
maritime ou de son agent. L’agent qui signe doit aussi indiquer le nom et la qualité de la
partie (à savoir le transporteur ou le capitaine) pour le compte de laquelle il agit.
 Le rôle du connaissement maritime

Le connaissement maritime consiste en un reçu du transporteur et constitue la meilleure


preuve du contrat de transport qui, bien souvent, se trouve être conclu oralement. Lors de la
remise des marchandises au transporteur, le connaissement remis au chargeur (ou son
mandataire) fera état des marchandises remises ainsi que de leurs conditions apparentes. En
ce sens, il facilitera l’établissement de l’endroit du dommage au regard du transfert des
risques. Enfin, il est aussi un véhicule transférant les droits et obligations des parties, puisqu’à
l’image des lettres de crédit, il peut être endossé.

 Les formes de connaissement maritime

 A personne dénommée ou « STRAIGHT CONSIGNED »

Dans ce cas,12 qui suppose que la mention « à ordre est rayée, seule la personne
nommément désignée peut disposer de la marchandise. De ce fait, ce type de
connaissement n’est pas négociable, ce qui en limite la portée et l’usage dans la pratique.

 Au porteur

11 http://www.lantenne.com/Les-fonctions-du-connaissement_a14433.html
12 http://www.logistiqueconseil.org/Articles/Transport-maritime/Titres-de-transport.htm

24
Lorsque le connaissement est libellé au porteur, cela signifie que tout détenteur d’un
exemplaire original peut prendre possession de la marchandise. Ceci explique son usage
extrêmement rare.
 A Ordre
La mention « à Ordre » rend le connaissement transmissible par voie d’endos.
C’est le chargeur qui l’endosse en premier. Cette faculté explique son usage fréquent.

 Les Fonctions fondamentales du connaissement

C’est en premier 13lieu un contrat de transport entre le chargeur (l’exportateur ou son


agent) et le transporteur, en vertu duquel ce dernier s’engage à assumer le transfert de la
marchandise d’un point à un autre.
C’est en second lieu un titre représentatif de la marchandise qui permet au destinataire
d’en prendre livraison.
Ainsi qu’il constitue un document de transport qui permet le contrôle de la possession de
la marchandise par le biais de la transmissibilité par voie d’endos. Cette fonction distingue le
connaissement des autres titres de transport.

 Le manifeste de transport

Un manifeste de chargement est un document de transport qui est une liste de


marchandises constituant le chargement (appelé aussi cargaison) d'un moyen de
transport. Sur le manifeste apparaît les renseignements commerciaux sur les
marchandises tels que le nom de l'expéditeur et du destinataire, les marques et numéros,
le nombre et la nature des emballages, la quantité et la désignation des marchandises. Il
peut être utilisé à la place de la déclaration de chargement proprement dite. Selon les
modes de transport, le manifeste de transport prend des dénominations différentes : «
Manifeste de cargaison » dans les transports maritime et aérien, « Manifeste de route »
dans les transports terrestres. Le nom « Manifeste de chargement » est aussi très utilisé
dans le transport de fret. On utilise le nom « Manifeste passagers» dans le transport de

13 PDF, Guide du commerce extérieure 2010 Attijariwafabanque

25
passagers. Même si le nom change, quelque soit sa dénomination ou le moyen de
transport, le manifeste a la même fonction.

i) Le transport combiné

 Connaissement de transport combiné


Permet de14 regrouper sous un seul contrat passé entre le transporteur et le chargeur et
sous un régime juridique unique les phases successives d’un transport de bout en bout c-à-d
le transporteur s’engage à exécuter en son nom et sous sa responsabilité l’intégralité du
transport depuis le lieu de la prise en charge jusqu’au lieu de destination finale en effectuant
lui même tout ou partie de ce transport et en sous-traitant les phases qu’il n’effectue pas
personnellement.

 Connaissement FIATA

Est un document de transport combiné négociable couvrant le transport de


marchandises par au moins deux modes de transport différents c-à-d le transitaire devient
opérateur de transport multimodal et engage sous sa responsabilité tant pour ce qui
concerne la livraison des marchandises au destinataire lorsqu’il est adhérent à l’organisme
(FIATA) fédération international des associations de transitaire est assimiles.

 Connaissement direct (Through Bill of Lading)

C’est un document de transport émis par une compagnie maritime couvrant le transport
principal et le post-acheminant

j) Par voie aérienne

Pour les exportations 15de produits frais, de produits périssables tels que les poissons, les
fleurs coupées, l’utilisation du fret aérien permet l’acheminement rapide.

14 Cours Organisation et suivi du transport international, OFPPT, Mme ZERKATE khadija


15 PDF,Guide Commerce Extérieur 2010 Attijariwafabanque

26
 La lettre de transport aérien

La lettre de 16transport aérien (LTA) ou Airwaybill (awb), La LTA est émise par l'age+nt de la
compagnie aérienne pour des envoies en détails. C’est à la fois la preuve du contrat de
transport, la preuve de la prise en charge de la marchandise et le justificatif des prix. La LTA
certifie l'expédition effective une fois que la compagnie y a porté la date et le numéro de vol.
En résumé, la LTA remplit les fonctions suivantes :

 Preuve de la conclusion du contrat de transport.

Accusé de réception des marchandises en vue de leurs expéditions.

Facture des frais de transport.

Certificat d’assurance si l’assurance à été contractée auprès du transporteur.

 Les formes de LTA


Elle est établie par le transporteur ou son agent et comporte trois feuillets originaux.
 L’exemplaire n°1 porte la mention « Pour le transporteur ».Il est signé par
l’expéditeur.
 L’exemplaire n°2 porte la mention « Pour le destinataire ».Il est signé par
l’exportateur et le transporteur et accompagne la marchandise.
 L’exemplaire n°3 est signé par le transporteur et remis à l’expéditeur (L’exportateur
ou son agent) après acceptation de la marchandise.

k) Par voie terrestre

 La lettre de voiture internationale CMR


 La Convention Marchandise Route est :

Définition

C’est une convention relative au contrat de transport international de marchandises par


route (C.M.R). Elle a été ratifiée le 19 mai 1956 à Genève et mise en vigueur le 2 juillet 1961.
16 http://www.logistiqueconseil.org/Articles/Transport-maritime/Titres-de-transport.htm

27
Dans le cadre du transport international, elle régit d'une manière uniforme les conditions
du contrat de transport international de marchandises par route. Cette convention
internationale a été adoptée par la totalité des pays européens. Elle régit principalement les
documents utilisés (le document de transport est appelé CMR ou lettre de voiture
internationale) pour ce transport et la responsabilité du transporteur. (article 17 §1, §2, §4)

Eléments importants de la Convention relative au contrat de transport international de


marchandises par route (responsabilité du transporteur)

§1Le transporteur est responsable de la perte totale ou partielle, ou de l'avarie, qui se


produit entre le moment de la prise en charge de la marchandise et celui de la livraison, ainsi
que du retard à la livraison.

§2Le transporteur est déchargé de cette responsabilité si la perte ou le retard a eu pour


cause une faute de l'ayant droit, un ordre de celui-ci ne résultant pas d'une faute du
transporteur, un vice propre de la marchandise, ou des circonstances que le transporteur ne
pouvait éviter

§4le transporteur est déchargé de sa responsabilité lors des cas suivants :

 Emploi de véhicules ouverts et non bâchés


 Absence ou défectuosité de l'emballage
 Manutention soit par l'expéditeur ou le destinataire
 Nature de certaines marchandises
 Insuffisance ou imperfections des marques ou des numéros de colis
 Transports d'animaux vivants.
 Limitation de responsabilité dans le cadre du transport international (article 23 de la
C.M.R§2)

§2La valeur de la marchandise est déterminée d'après le cours en bourse ou à défaut d'après
le prix courant sur le marché ou d'après la valeur usuelle des marchandises de même nature
et qualité.

 Champ d’application de la CMR

La convention CMR règle de manière uniforme les conditions du contrat de transport de


marchandises par route, particulièrement en ce qui concerne les documents utilisés pour le
transport et la responsabilité du transporteur.

28
La CMR s’applique à tout :

• Contrat de transport de marchandise ;

• À titre onéreux ;

• Au départ ou à destination d'un pays signataire ;

• Empruntant le territoire d'au moins un autre Etat.

La CMR ne s’applique pas :

• Aux transports nationaux (soumis aux réglementations nationales de chaque pays) ;

• À certains transports spéciaux : - courrier, - déménagements, - transports funéraires.

Le Maroc étant un état contractant, tout transport international de marchandises par route,
dont le lieu de prise en charge ou le lieu de livraison se situe au Maroc, est régi par la CMR,
même si l'autre pays n'est pas signataire de la convention.

 Pays signataires de la CMR

Tous les pays membres de l'Union Européenne plus, la Norvège, la Suisse, la Biélorussie, la
Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, la Fédération de Russie, le Kazakhstan, la
Moldavie, la Roumanie, l’ex Yougoslavie, le Maroc et la Tunisie.

La lettre de voiture doit contenir les indications suivantes :

 Le lieu et la date de son établissement ;


 Le nom et l’adresse de l’expéditeur ;
 Le nom et l’adresse du transporteur ;
 Le lieu et la date de la prise en charge de la marchandise et le lieu prévu pour la
livraison ;
 Le nom et l’adresse du destinataire ;
 La dénomination courante de la nature de la marchandise et le mode d’emballage
 Le nombre des colis, leurs marques particulières et leurs numéros
 Le poids brut ou la quantité autrement exprimée de la marchandise
 Les frais afférents aux transports (prix de transport, frais accessoires, droits de
douane et autres frais survenant à partir de la conclusion du contrat jusqu’à la
livraison)
 Les instructions requises pour les formalités de douane et autres
 L’indication que le transport est soumis

29
 La lettre de voiture ferroviaire CIM

Document de transport ferroviaire utilisé à l’international, établi par l'expéditeur et la


compagnie de chemin de fer. L'acceptation du contrat de transport de la marchandise par la
compagnie de chemin de fer est constatée par l'apposition sur la lettre de voiture du timbre
à la date du départ en gare. Appelé aussi : Lettre de voiture internationale (LVI).
 Présentation du mode

Les transports par chemin de fer sont un des plus anciens modes de transport, mais leur
développement en matière de services n’est pas identique à celui des autres modes.

 Aspect Réglementaire

La convention CIM :

La CIM «convention Internationale concernant le transport des marchandises par


chemin de fer » a été signée le 14 octobre 1890 à Berne, entrée en vigueur le 1er janvier
1893. C’est la plus ancienne des conventions internationales de transport.

La convention s’applique en plein droit à tout le transport concernant au moins deux états
signataires et n’empruntant que des lignes internationales.

Cette convention a été adoptée par 38 pays : toute l’Europe occidentale la plupart des pays
de l’Europe centrale et orientale Quelques pays du moyen – orient : Turquie, Syrie, Liban,
Iran et Irak. La Tunisie, l’Algérie et le Maroc.

Objets exclus du transport par CIM :


Sont totalement exclus :

 Les objets dont le transport est interdit sur un des territoires utilisés.
 Les transports postaux
 Les matières dangereuses.
Sont admis sous condition :

 Les transports funéraires


 Les animaux vivants

30
Les types de wagons qui peuvent circuler sur le réseau Européen:

3 sortes de wagons peuvent circuler sur le réseau :

 Les wagons de compagnies


Ces wagons sont adaptés soit aux marchandises générales, soit à des produits particuliers
(citernes, wagons squelettes pour le transport des conteneurs…)
Soit fournis au voyage : c’est le cas le plus général, le chargeur doit adresser à la compagnie
une demande de wagon spécifiant les agrès, bâches, palettes dont il a besoin et précisant le
type de marchandises à transporter et la date de fourniture.

 Les wagons spéciaux


Ils appartiennent à des sociétés souvent filiales des compagnies ferroviaires, pratiquant les
transports spéciaux : frigorifique, transport de remorques routières, transport de
conteneurs…

 Les wagons de particuliers


Ils appartiennent : Soit à des entreprises industrielles ou commerciales les utilisant pour leurs
propres marchandises. Soit à des sociétés qui les achètent pour les louer

 La lettre de voiture CIM (LVI)

Les transports relevant de la CIM doivent être accompagnés d’une lettre de voiture
(preuve contrat de transport), c’est un document non négociable, qui constitue un reçu de
prise en charge de la marchandise, il est établie en 6 exemplaires par le chargeur ou le
commissionnaire de transport et par le transporteur ferroviaire initial.

La lettre de voiture doit être imprimée en deux langues au moins. Le contrat de transport
entre en vigueur quand la compagnie ferroviaire accepte de transporter le fret par
l’établissement d’une lettre de voiture ferroviaire international CIM portant le timbre du
transporteur (la gare expéditrice).

31
L’expéditeur est responsable des inscriptions portées par ces soins sur la lettre de voiture, il
supporte toutes les conséquences en résultant du fait que ces inscriptions seraient inexactes,
incomplètes ou portées ailleurs qu’à la place réservée à chacune d’elles.

La lettre de voiture doit comporter les informations suivantes :

 Nom de la gare de destination.


 Nom et adresse du destinataire.
 Description de la marchandise.
 Poids de la marchandise.
 Le nombre de colis et la description de l’emballage pour les envois de détail et pour
les wagons complets devant être transbordés.
 Numéro du wagon.
 Liste détaillée des documents composant le dossier
 Nom et adresse de l’expéditeur (chargeur).

7) Les documents de douane

a) Le rôle des douanes :


L’administration des douanes et impôts indirects est une direction générale du ministre des
finances, cette administration à pour rôles principales :

 Rôle fiscal :

L’administration des douanes et impôts a pour rôle principal, le prélèvement des recettes
douanières et des impôts indirects au profit du Trésor.

 Rôle économique :
 La protection de la production nationale

Et pour ce faire, plusieurs mesures ont été mise en place :

 Une taxation plus lourde des produits jugés concurrentiels à la production nationale.
 Une taxation souple des matières premières nécessaires à la production nationale.
 Mesure de lutte contre la contrebande.
 La promotion des investissements

32
En exonérant du droit d’importation, de la taxe sur la valeur ajoutée et du prélèvement fiscal
à l’importation sur matériel, outillage et biens d’équipement faisant l’objet d’un programme
d’investissement agrée.

 La promotion des exportations :

Ce rôle se matérialise par l’assouplissement des procédures d’exportation et par et des


facilités dans le cadre des régimes économiques en douane.

l) Les documents de douane :

 Les documents relatifs à l’exportation :


 Engagement de change :

L'engagement de change est présenté directement au bureau douanier au moment de


l'exportation il concerne tous les produits libres à l’exportation à l'exception des produits, qui
sont soumis à licence d'exportation.

 Licence d’exportation :

La licence d’exportation est un document nécessaire à tous les marchandises qui ne bénéfice
pas de la libre exportation, ce document est établi par l’exportateur et adressé au Ministère
chargé du commerce extérieur.

La durée de validité de la licence d'exportation est de 3 mois à partir de la date d’octroi.

 Certificat d’origine :

Le certificat d'origine est une preuve documentaire de l'origine : il atteste que les
marchandises sont originaires d’un tel pays. Elle exprime, en principe, le lieu de la dernière
transformation substantielle de la marchandise, ce qui permet la détermination des tarifs
douaniers à appliquer par le pays de destination.

Remarque : Il ne faut pas associer origine et provenance. La notion de provenance est une
notion géographique qui ne fait qu'exprimer seulement le pays à partir duquel les
marchandises ont été expédiées, pendant que le certificat d’origine désigne le pays où la
marchandise à subir la dernier transformation.

33
 L’EUR 1 :

L’EUR 1 est considéré comme un certificat d'origine, c’est un document utilisé par
l’exportateur en vue de bénéficier des accords tarifiés avec l’union européen, l’utilisation de
l’EUR 1 pour certains produits peut permettre la suspension totale ou partielle des droits de
douane.

La déclaration unique de marchandises (export/import) :

La déclaration unique de marchandises (la DUM) est un document qui permet


l’établissement d’une déclaration détaillé de la marchandise.

La DUM et nécessaire pour toute les opérations d’exportation et en même temps la


présentation de la DUM pour les marchandises importées est obligatoire dans délai de 60,
en cas de dépassement du délai la marchandise sera considérées comme abandonné en
douane.

 Les documents relatifs à l’importation :


 L’engagement d’importation :

Un engagement d’importation a une durée de validité de 6 mois, et nécessaire pour toutes


marchandises libres à l’importation sauf les poudres et explosifs, les pneumatiques rechapés
ou usagés et les friperies.

34
 Licence d’importation :

La licence d’importation est déposée, au Ministère chargé du commerce extérieur; elle est
délivrée par ce département, après avis du ministère intéressé.

La décision d'octroi ou de refus de la licence d'importation est notifiée à l'intéressé par le


Ministère chargé du commerce extérieur, une fois le document est obtenu il a une durée de
validité de 6 mois à partir de la date de délivrance.

 Déclaration préalable d’importation :

Les importations de marchandises qui causent ou menacent de causer un préjudice grave à la


production nationale peuvent être soumises à déclaration préalable d'Importation, comme
mesure de surveillance des importations.

Ce document est exigé en cas d’importation d’un produit concurrentiel à la production


nationale, et dont la production de ce dernier est subventionné par le pays exportateur ou
dont la quantité importé est massive ou au prix de dumping.

Ce document a un délai de validité de 3 mois.

 La demande de franchise douanière :

La demande de franchise douanière permet l’abattement total ou partiel des tarifs


douanières lors de l'importation des marchandises libres à l'importation admises en
franchise de droits de douane dans le cadre des Conventions et Accords commerciaux et
tarifaires conclus entre le Maroc et certains pays.

les importateurs désirant bénéficier de la franchise douanière au titre de ces accords, doivent
présenter la DFD à la direction de la politique commerciale extérieure au ministère chargé du
commerce extérieur (Division des Importations) par les importateurs désirant bénéficier de la
franchise douanière au titre de ces accords.

La DFD reste valable après 3 mois de son octroi.

35
 L’attestation de conformité :

Dans le cadre de la protection du consommateur Marocain l’administration de douane exige


pour les produits industriels exportés vers le Maroc un contrôle de la qualité, permet la
vérification de conformité de ces produits avec les normes nationales.

Le prélèvement de plusieurs échantillons et nécessaire afin de les transmettre au laboratoire


concerné pour réaliser les essais nécessaires.

 Certificat sanitaire vétérinaire :

Le certificat sanitaire vétérinaire et exigé par la douane pour toutes importations d’animaux
ou de produit d’origine animal, ce certificat est délivré par l’office national de sécurité
sanitaire des produits alimentaires (ONSSA).

ONSSA exige une inspection sanitaire vétérinaire effectuée par des inspecteurs responsables
des postes-frontières ouverts à l’importation des animaux et des produits de la mer et d’eau
douce.

Remarque : Ce document s’établit en plusieurs formats selon le pays d’origine des produits.

 Certificat phytosanitaire :

Le certificat phytosanitaire est obligatoire lors de l’importation de tous les produits végétaux
en général, l’importation de ces produits n’est autorisée qu’après une inspection de l’ONSSA.

8) Les documents d’assurance

L’assurance transport des marchandises à pour fonction de les protéger contre certains
risques (vol, incendie etc.….) subis par la marchandise au cours d’opération de transport.
L’assuré souscrit une assurance auprès d’un assureur. Ainsi en cas de risque elle sera
indemnisée par ce dernier. Donc c’est grâce aux documents d’assurance procédé par
l’assureur qu’elle pourra prouvait que les marchandises font l’objet d’une assurance.

D’une façon générale les principaux documents utilisés en ce domaine sont :

 Les polices d’assurance


 Les certificats d’assurance

36
 L’avenant
 Les ordres d’assurance

a) les polices d’assurance transport


C’est un contrat établi par l’assureur et l’assuré (soit l’exportateur ou la destinataire de
marchandise.)

La police indique les conditions d’assurance et les obligations contractuelles. En


distingue 4 types de polices d’assurance :

 Au voyage,
 à alimenter,
 d’abonnement,
 tiers chargeur

LE TABLEAU RECAPITULATIF DES TYPES DE POLICES

POLICE MODALITES DE SOUSCRIPTION

Au voyage Un contrat est souscrit pour une expédition, une valeur, un


trajet

Un contrat cadre est souscrit pour une série d’expédition de


marchandises de même nature, « un avis d’ordre d’aliment »
A alimenter
est fait pour chaque expédition

L’entreprise souscrit un contrat cadre pour toutes ses


expéditions et adresse à sa compagnie d’assurance un
récapitulatif de ses expéditions suivant un moyen déterminé
D’abonnement (ex. Panassur).

L’expéditeur demande à son transporteur ou son transitaire


de souscrire une assurance pour son compte.
Entier chargeur

37
 Certificat d’assurance.
C’est une attestation établie par une compagne d’assurance ou son agent prouvant qu’il
existe une police d’assurance couvrant les risques mentionnés par les marchandises
indiquées.

 L’avenant
C’est un document établi lorsqu’il y a une modification dans la police d’assurance par
l’assuré. Les principaux sont : avenant de délégation et l’avenant documentaire.

 L’ordre d’assurance
C’est la procédure par laquelle les opérateurs du commerce extérieur s’adressent à la
compagnie d’assurance choisie soit directement soit par l’intermédiaire de son agent pour la
demande d’une proposition d’assurance. Certains renseignements doivent être établis par
l’assurance

 La nature de la marchandise
 La nature des emballages
 Le poids et le volume de cette marchandise
 La qualification du navire
 La garantie choisie
 La destination ou provenance des marchandises

 L’assurance à l’exportation :

C’est un type d’assurance géré par la Société Marocaine d’Assurance à l’Exportation


(SMAEX) pour permettre aux exportateurs de couvrir les risques de non paiement et assurer
les dépenses engagées sur le marché étranger, on distingue 3 Type de police :

 Police de foire
 Police de prospection
 Police crédit

 Police d’assurance foire

38
Ce type d’assurance garantie aux exportateurs participant aux foires ou bien des
manifestations commerciales à l’étranger, Le remboursement d’une partie des frais engagés
à l’occasion de cette participation. Dans le cas où ils n’auraient pas réalisé un chiffre d’affaire.

 Police d’assurance prospection


Elle a pour mission de développer les exportations. Ainsi cette assurance garantie à
l’exportateur qui cherche de nouveaux débouchés le remboursement jusqu’au 50% des frais
engagés.

 Police d’assurance crédit


C’est un type d’assurance qui permet à l’assuré d’être indemnisé contre le risque de non
paiement total ou partiel de la créance.

Les exportateurs qui veulent souscrire doivent faire une demande de souscription de
police à la Société Marocaine d’Assurance à l’Exportation (SMAEX). Cette demande comporte
notamment :

 L’identité de l’entreprise
 L’identité de la clientèle de l’entreprise
 Les conditions de paiement
 Le chiffre d’affaires
 La liste des principales créances non recouvertes

Après l’accord de l’assureur, l’assuré est tenu de déclarer dans les 1ers jours de chaque
mois le chiffre d’affaires réalisé au mois précédent.

La valeur déclarée et la durée de garantie.

1) La valeur déclarée

C’est La valeur que déclare l’assuré pour chaque souscription d’une police d’assurance,
cette valeur servira de base pour calculer les primes et les indemnisations.

2) La durée de la garantie

La durée de la garantie varie selon le mode de transport :

Pour le transport maritime. : 60 jours après le déchargement du navire.

39
Pour le transport aérien : 15 jours après l’arrivée à l’aéroport.

Pour le transport terrestre: 15 jours après l’arrivée à destination.

m) La classification des risques par mode de transport :

 Maritime
Il existe trois types de garanties (de la moins chère à la plus chère) :

 FAP (franc d’avaries particulières).


 FAP sauf.
 Tous risques.

TYPE DEFINITION
FAP (franc d’avaries Ne couvre que le risque d’avarie commune, le taux de
particulières). prime est très bas.

FAP sauf. Couvre l’avarie commune et l’avarie particulière par


contre la garantie de base ne couvre ni le vol (partiel ou
total) ni la perte de la marchandise.

Tous risques : Couvre l’avarie commune, toute les avaries particulières,


le vol.
Couvre tous les risques de magasin à magasin, y compris
les transports terrestres.
Les exclusions (ne sont pas couvertes) : les défauts de
fabrication, le vice propre de la marchandise,
l’insuffisance de l’emballage, les fautes de l’assuré, les
risques exceptionnels.

L’avarie commune : C’est une institution très ancienne, elle constitue un risque spécial au
transport par mer et certain transport par voies fluviales.

Il y a deux cas de l’avarie commune :

 L’avarie commune peut se traduire par une dépense :


 L’avarie commune peut se traduire par une perte matérielle :

40
L’avarie particulière : Ce sont les dommages, pertes ou manquements subis par les
marchandises au cours de différentes phases de transport, ainsi les avaries peuvent se
produire au cours du transport ou au cours des manutentions.

 Terrestre :
Il existe deux types de garanties :

 Accidents caractérisés.
 Tous risques

TYPE ROLE
Accidents caractérisés : Couvrent les dommages et pertes
matérielles et les risques majeurs du
transport.

Tous risques : Couvre les dommages, les pertes


matérielles, les disparitions et les vols.

 Aérien :
Il existe un seul type d’assurance :

 Tous risques.

Elle couvre la marchandise de magasin à magasin contre tous les risques à condition que
le mode maritime ne soit pas employé, si c’est le cas une police d’assurance maritime sur
facultés doit être souscrite.

L’exclusion (n’est pas couverte) :

 Si le transporteur prouve que les mesures nécessaires pour éviter le dommage ont
été prises.
 S’il prouve la faute du personnel.

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Conclusion :

Tous les opérateurs qui effectuent des transactions au-delà de leurs frontières sont
exposés à une série de risques qui différent selon leur position d'importateur ou
d'exportateur.

Pour se couvrir contre les risques, toute entreprise doit disposer d’une stratégie
préventive en informant le personnel sur les méthodes à mettre en place pour
l’identification des risques et le recours optimisé à des techniques de couverture.

Pour mieux comprendre les particularités des risques, il faut distinguer entre les
risques liés à l’export et ceux afférents aux opérations d’import.

En addition les documents ont un trait d’une grande importance lors d’une
expédition puisqu’ils matérialisent les actions et ils mentionnent les droits et les
obligations pour chaque partie prenante dans l’opération d’import ou d’export,
cependant ils représentent aussi des justificatifs tangibles importants et qui
servent à être dévoiler aux autorités compétentes.

C’est donc la possession d’un dossier complet formant les documents nécessaires
selon ses diverses formes est un élément indissociable pour une transaction à
l’internationale fructueuse.

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