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AKASHIWOUE Abdel Aziz Yaoundé, le 23 Janvier 2019

MASTER 2 ACG
ISMAT

CONTROLE CONTINU D’AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER


Note : Commentaires :

CAS N°1 : LES INCOMPATIBILITES LEGALES ET LES INTERDICTIONS

1. D’après la Norme relative à l’indépendance : « La loi, les règlements et la déontologie, font une
obligation au commissaire aux comptes d’être et de paraître indépendant. Il doit non seulement
conserver une attitude d’esprit indépendante lui permettant d’effectuer sa mission avec intégrité et
objectivité, mais aussi être libre de tout lien réel qui pourrait être interprété comme constituant une
entrave à cette intégrité et objectivité. »

Selon le commentaire fait de cette norme, «Les personnes ayant été administrateurs, directeurs
généraux membres du directoire, d’une société anonyme ne peuvent être nommées commissaires aux
comptes de cette société moins de cinq années après la cessation de leurs fonctions. Pendant le même
délai, elles ne peuvent être nommées commissaires aux comptes dans les sociétés possédant 10% ou
plus, du capital de la société dans laquelle elles exerçaient leurs fonctions».

Dans le cas d’espèce, Mr Slimane T. est CAC dans une société anonyme (EDG-SA), la quelle possède
actuellement 10% du capital de la société (FINCOM-Sarl) dans laquelle il exerce en tant
qu’administrateur. Et dont ne peut exercer sa mission avec intégrité et objectivité au regard de la norme.

En l’état actuel, il lui est incompatible et interdit de poursuivre sa mission de commissaire aux
comptes dans la société EDG-SA.

2. D’après le commentaire relatif à la Norme d’indépendance, « le professionnel doit s’abstenir


d’accepter une mission de commissaire aux comptes dès lors qu’il considère que d’autres liens
familiaux ou même personnels avec un dirigeant, un actionnaire, le directeur financier ou le chef
comptable, pourraient influer sur son objectivité et porter atteinte à son indépendance. »

Du moment où la sœur du CAC de EDG-SA vient d’épouser le cousin du PDG de cette société, une
relation personnelle nait entre le CAC et le PDG, pouvant influer sur son objectivité et porter atteinte
à son indépendance.

Au regard de ce qui est dit ci-dessus, la mission de CAC serait désormais interdite à Mr Slimane.

3. D’après le commentaire relatif à la Norme d’indépendance, « Ne peuvent être commissaires aux


comptes les sociétés d’experts comptables dont l’un des associés reçoit un salaire ou une rémunération
quelconque à raison d’une autre activité que celle de commissaire aux comptes », en d’autres termes,
la fonction d’audit légale et d’audit contractuelle pour une même entité et par un même professionnel
sont incompatibles.
Dans le cas d’espèce, le cabinet d’audit dans lequel Mr Slimane est associé figure parmi les
soumissionnaires de l’appel d’offre émis par EDG-SA. En même temps, Mr Slimane est CAC dans
cette société.
Il se pose donc un problème d’incompatibilité au regard des explications ci-dessus.

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4. Le commentaire de la norme d’indépendance cité en réponse de la question 3 ci-dessus s’applique à
celle-ci.

En effet, le CAC de EDG-SA étant intervenant du séminaire organisé par cette même société, il perçoit
en évidence un salaire de la part de cette dernière.

Dans cette circonstance, il lui est donc interdit en ce moment-là de continuer à exercer sa fonction
de CAC, ou du moins, une autre possibilité serait de ne pas accepter percevoir des rémunérations
autres que celles relatives à sa mission de CAC dans cette entité.

5. Selon un des commentaires de la Norme relative à l’indépendance énoncée à la question 1, « Ne


peuvent être commissaires aux comptes, les conjoints, parents et alliés, jusqu’au deuxième degré
inclusivement, des fondateurs, apporteurs en nature, bénéficiaires d’avantages particuliers,
administrateurs ou, le cas échéant, membres du directoire ou du conseil de surveillance ou gérant de la
société ou de ses filiales ».

Dans le cas d’espèce, Mr Naoufel E. sera conjoint de la petite fille du cousin du PDG de la filiale de la
société dans laquelle il est CAC.

Le lien de filiation étant déjà assez éloigné, c’est-à-dire au-delà du deuxième degré cité ci-dessus,
ce mariage n’empêcherait pas Mr Naoufel E. de continuer à exercer sa mission de CAC, étant
donné que son indépendance de serait pas compromise.

6. D’après le code de déotologie de la profession de commissaire aux comptes, le cas de conflit d’intérêt
constitue une entrave à l’impartialité et à l’objectivité dans l’exercice de la mission de CAC.

Dans le cas d’espèce, Mr Naoufel étant CAC de la société dans laquelle son père est Directeur des RH,
il lui sera difficile de rester impartial dans son jugement.

Donc l’exercice de cette mission lui est interdit dans ce cas.

7. Le problème d’incompatibilité ne se pose pas ici car il n’y a aucun lien sociétal entre les 2 entités
FINCOM-SARL et MRK-SARL, aussi, pas de lien entre les comptes établis par les 2 sociétés. Par
conséquent, Mme Narjisse L. devra poursuivre ses missions en toute quiétude.

8. Mme Narjisse L. n’est ni administrateur, ni membre du directoire de la société dans laquelle FINCOM-
SARL détient 10% du capital (influence notable). Elle n’a aucun lien de filiation avec les dirigeants de
la société détenue, c’est plutôt son mari qui est le frère de la femme du PDG. l’indépendance ne pourra
pas être remise en cause. Donc ici, il n’y a pas d’incompatibilité ni d’interdiction.

9. Il existe un lien absolu entre les deux sociétés. WORLD NET-SA est filiale de PLANET-SA. En vertu
de la norme d’indépendance énoncé plus haut, Mme SANAE S. ne peut être à la foi salarié et CAC de
l’une et/ou l’autre des deux sociétés. Se serait être à la fois juge et parti. Donc il se pose un problème
d’incompatibilité.

10. Le mari de Mme SANAE S. dirigeant de la société d’expertise comptable qui surveille les comptes de
la société dans laquelle elle est CAC, il ne se pose pas de problème d’incompatibilité, par contre il
pourrait y avoir un conflit d’intérêt, et par conséquent, cette situation pourrait avoir un impact négatif
sur l’objectivité de son jugement et son intégrité. Ce qui remettra en cause son indépendance. La
solution serait l’interdiction d’exercer en tant que CAC dans ces conditions.

11. Même situation que précédemment, il pourrait y avoir conflit d’intérêt qui remettrait en cause son
indépendance. La solution serait l’interdiction d’exercer en tant que CAC dans ces conditions.

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12. Selon le commentaire fait de la norme sur l’indépendance, «Les personnes ayant été administrateurs,
directeurs généraux membres du directoire, d’une société anonyme ne peuvent être nommées
commissaires aux comptes de cette société moins de cinq années après la cessation de leurs
fonctions. Pendant le même délai, elles ne peuvent être nommées commissaires aux comptes dans les
sociétés possédant 10% ou plus, du capital de la société dans laquelle elles exerçaient leurs
fonctions».

Dans le cas d’espèce, l’influence de la CCA-SA sur EDI-SA est inférieur à 10%. Et donc cette norme
ne peut s’appliquer sur ce cas de figure. Ainsi, Mlle Leila peut bel et bien être nommé CO-CAC de
EDI-SA.

13. Mlle est désormais responsable financier de la CCA-SA. Le CAC sera amené à contrôler les comptes
établi par Mlle Samar. Elle est nièce de la belle-sœur de Mr Ghali le CAC. Forcément, l’opinion du
CAC pourrait être influencée par ce lien de filiation. L’indépendance serait remise en cause.

La mission du CAC en la personne de Mr GHALI doit être frappée d’interdiction, en vertu de


la norme d’indépendance.

CAS N°2 : NORMES GENERALES DE TRAVAIL ET DE RAPPORT DE L’AUDIT

Commentaire du rapport d’audit :

a) Tout d’abord, il s’agit d’un rapport d’audit contractuel car il est adressé au conseil d’administration de
la société X Casablanca. En effet, la norme n°1 de rapport d’audit, stipule entre autre que : « En matière
d’audit contractuel, le rapport établi selon le modèle prévu par les normes de la Profession est adressé
à l’organe de gestion de la société (conseil d’administration, gérance ...). ».

b) Sur la forme, ce rapport est présenté conformément au modèle prévu par les normes de la Profession,
car les éléments suivants y sont précisés :

 l’étendue de sa mission, audit du bilan, des comptes de produits et charges, de l’état des soldes
de gestion et le tableau de financement et l’état des informations complémentaires clos au 31
décembre 2003, voir paragraphe 1 ;
 bref rappel sur les procédures de vérifications et les limites des responsabilités conformément
aux normes de la profession. Voir paragraphe 1 ;
 les réserves éventuelles, paragraphe 2 du rapport ;
 son opinion sur les états de synthèse, paragraphe 4 ;
 ses observations éventuelles qui tout en étant significatives pour être portées à la connaissance
du lecteur, ne sont pas de nature à remettre en cause l’opinion de l’auditeur, voir paragraphe 3.

c) Sur le fond, l’auditeur a exposé un avis positif sur la sincérité des comptes et l’image fidèle des états
financiers, voir paragraphe 4.

d) Toutefois, dans le même paragraphe 4, il a émis 2 réserves, lesquelles sont présentés de manière claire
et succincte en les paragraphes 2 et 3. L’ordre de préséance étant le suivant : les réserves constituant
une incertitude ou non chiffrées en premier lieu, suivies des réserves chiffrées. Aussi il est dit que
lorsque, pour une raison ou une autre, le commissaire aux comptes n’a pas pu mettre en œuvre toutes
les diligences requises, il doit en faire état dans son rapport et émettre, le cas échéant, les réserves y
afférentes.

- Au paragraphe 2, la réserve est relative au fait que l’auditeur n’ait pas assisté à l’inventaire
physique des stocks, alors que ce devrait être pour lui une prérogative conformément aux

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normes de travail. Et donc étant donné l’importance significative de cette rubrique au bilan, il
ne saurait donner une opinion à cet effet ;
- Au paragraphe 3, le fait que l’entité n’ait pas provisionné les créances dont le solde est
significatif (2 000 000 XAF) et dont le risque de non recouvrement se présente, contraint
l’auditeur à ne pas émettre d’opinion sur cet aspect.

e) En fin, l’auditeur précise dans son rapport n’avoir pas audité les comptes des deux exercices antérieurs,
et que l’information relative à ces exercices présent dans ledit rapport n’est qu’à titre de comparaison
uniquement. Cela est tout à fait conforme à la précision faite au niveau de la norme de rapport qui
stipule que : « L’opinion du commissaire aux comptes s’applique aux états de synthèse au titre de
l’exercice concerné uniquement. Tout autre exercice antérieur, non spécifié dans le rapport général,
n’est pas censé être concerné. ».

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CAS N°3 : DIAGRAMME DE CIRCULATION OU FLOWCHARTS

Description Clients Service des ventes Service Service


expédition comptable
1. les commandes des
clients sont reçues
oralement ou par écrit C
au service des ventes

2. Mr Brahim du
service des ventes BC
établit le bon de B BC
commande en quatre
exemplaires
3. Mr Daoudi du
service des ventes
valorise le bon de Valorisation BC
commande. BC
5. Mr Daoudi adresse
un exemplaire du bon Enregistrement
de commande au BC
client, procède au BC BC comptable

classement en attente
au service des ventes
du 2ème exemplaire,
adresse aux services
expédition et
comptable les deux
autres
4. Mr Ali responsable
des commandes client
au service des ventes A
approuve les bons de
commande

6. Mr Ali établit
hebdomadairement un Registre
résumé des hebdomadaire des
commandes clients et commandes et
des conditions de Condition de vente
vente

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Légende des symboles et abréviations utilisés : Symboles

Début d’une procédure Registre

Fin d’une procédure Archivage définitif

Renvoi Archivage momentané

Document déjà existant Destiné au client


Nouveau document Reçu du client

Opération d’approbation Circulation de document

Opération de traitement Circulation d’information

Abréviations :
A Approbation, Visa
BC Bon de Commande
C Commande

CAS N°4 : APPRECIATION DU SYSTEME DE CONTROLE INTERNE

TAF : analyse, risques et recommandations

Faiblesses constatées Risques existants Améliorations à apporter


Les commandes sont passées Sur facturation, fraude, collusion Modifier le circuit de circulation
directement par les directeurs des informations : les commandes
d’usine aux fournisseurs dits devront être transmises au service
« habituels » des achats ou
d’approvisionnement pour
soumission aux fournisseurs
Contrôle Paiement complète à un Un personnel comptable ou des
facture/commande/livraison fournisseur pour une commande approvisionnements devra être
inefficace non livrée ou livrée partiellement, présent lors de la livraison de
confusion de fournisseurs lors des matières premières. Le comptable
Paiement initié par le comptable, paiements, collusion entre les doit détenir la liasse complète du
sans s’être rassuré que la livraison directeurs d’usine et les processus d’approvisionnement,
a été effective. fournisseurs et fraudes dans laquelle le PV ou
l’attestation de réception y est
disponible. Le comptable doit
vérifier que ces documents sont
validés et approuvés, bref ont subi
toute la chaine de validation
prévue dans la matrice d’autorité
avant d’initier le paiement.
Activités d’inventaires physiques Vol, pertes des stocks non signalés L’inventaire physique des stocks
des stocks effectuées par des au service comptable, le stock du devra être diligenté par le
personnes non habilitées : le système ne reflète pas la réalité, comptable.
magasinier n’est pas habilité à non-respect des principes FIFO en
faire l’inventaire du stock dont il matière de sortie des stocks, taux

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assure la gestion, ce sera être juge de péremption élevé, stock de
et parti sécurité non respecté, rupture des
stocks, conditions de stockage non
appropriée.
Le magasinier de se rassure pas Ecarts de stock accentués, Le bon de livraison devra être
que le client a payé avant d’être livraison non autorisée, ventes à établi en autant d’exemplaires
servi pour les cas de vente au crédit non autorisées, permettant de couvrir tout le
comptant. Exemplaires de bon de comptabilisation d’une facture processus vente/client. Une copie
livraison insuffisant, la dont la livraison n’a jamais du bon de livraison devra être
comptabilité n’est pas au courant intervenue, écarts constaté en transmise à la comptabilité en
de ce que la livraison est effective. comptabilité entre facturation et même temps que la facture
livraisons. Confusion des correspondante.
livraisons
Cumul des fonctions par Mme Manipulations frauduleuse des Séparer les fonctions :
NADIA, caisse-comptabilité écritures comptables, collusion
trésorerie-comptabilité client avec les clients, non-respect des Un caissier pour la gestion des
délais de versement des recettes en encaissements,
banque, utilisation frauduleuse
des fonds de la société à des fins Un comptable trésorier pour la
personnelles comptabilisation des opérations
d’encaissement,

Un comptable client pour le suivi


des créances commerciales

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