Vous êtes sur la page 1sur 58

Université Sidi Mohammed Ben Abdellah

Faculté des Sciences et Techniques


www.fst-usmba.ac.ma
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Année Universitaire : 2010-2011

Master Sciences et Techniques : Hydrologie de Surface et Qualité des Eaux

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES


Pour l’Obtention du Diplôme de Master Sciences et Techniques

Contribution à l’étude hydroclimatique du bassin


versant de l’Oued Beht, Maroc septentrional

Présenté par:

Mariem MINT CHEVIE

Encadré par:

Lahcen Benaabidate, FST - Fès

Soutenu Le 28 Juin 2011 devant le jury composé de:

- Mr. Abderrahim LAHRACH


- Mr. Abdallah DRIDRI
- Mr. Hassan TABYAOUI
- Mr. Lahcen BENAABIDATE

Stage effectué à : FST, Fès

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Faculté des Sciences et Techniques - Fès
} B.P. 2202 – Route d’Imouzzer – FES
« 212 (0) 535 60 29 53 Fax : 212 (0) 535 60 82 14
Université Sidi Mohammed Ben Abdellah
Faculté des Sciences et Techniques
www.fst-usmba.ac.ma
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Mémoire de fin d’études pour l’obtention du Diplôme de Master Sciences et Techniques

Nom et prénom: Mariem MINT CHEVIE


Année Universitaire : 2010/2011
Titre: Contribution à l’étude hydroclimatique du bassin versant de l’Oued Beht, Maroc
septentrional

Résumé
Le présent travail a porté sur la contribution climatique et hydrologique du bassin versant de
l’Oued Beht. Cette étude a été entamée par une caractérisation du bassin versant et par la suite la
présentation de des caractéristiques géologiques. L’étude du relief du bassin versant a donné un
indice de compacité de l’ordre de 1.44, ce qui a permis de déduire que géométriquement, le bassin
est trois fois plus long que large c’est une situation qui favorise un rassemblement rapide des eaux
de ruissellement vers l’exutoire. L’hypsométrie du bassin versant a révélé que les basses altitudes
du bassin versant occupent une grande partie de sa superficie.

De sa part, l’étude climatique a mis en évidence que dans toutes les stations étudiées, les
mois de Novembre et Décembre sont les plus pluvieux. La fluctuation interannuelle des
précipitations est très variable d’une station à l’autre. Cette situation serait due à la situation
géographique de chaque station dans le bassin versant. La variation saisonnière des précipitations
montre que l’hiver est la saison la plus pluvieuse suivie du printemps.

La caractérisation hydrologique du bassin versant, en se basant des débits moyens mensuels


et annuels a mis en évidence une grande variation des valeurs de débits enregistrées au niveau des
quatre stations étudiées.

Mots clés: Bassin versant, Oued Beht, Géologie, Climatologie, Hydrologie, fluctuations

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Faculté des Sciences et Techniques - Fès
} B.P. 2202 – Route d’Imouzzer – FES
« 212 (0) 535 60 29 53 Fax : 212 (0) 535 60 82 14
REMERCIEMENTS

Au terme de ce Projet de Fin d’Etude, Je tiens à vous exprimer ma grande


reconnaissance pour vos conseils judicieux et fructueux durant mon parcours estudiantin. Je
suis très touché par votre gentillesse, sérieux, sympathie, générosité et humanité, ce qui fait de
vous un bon exemple à suivre.

Puisse ce travail être pour moi l’occasion de vous exprimer ma gratitude et ma grande
considération.

Mr. Lahcen Benaabidate Professeur de l’hydrogéologie à la Faculté de sciences et


Techniques de Fès.

Vous m’avez fait l’honneur de m’encadrer au cours de mon Projet de Fin d’étude. Vous
m’avez toujours accueillie avec votre amabilité et simplicité et vous m’avez guidée et
éclairée, par vos précieux conseils au cours de la réalisation de ce travail. Veuillez trouver, ici,
l’expression de mon profond respect et de ma vive gratitude.

Je remercie également les professeurs, Abderrahim Lahrach, Hassan Tabyaoui et


Abdallah Dridri, d’avoir participé à notre enseignement dans le cadre du Master « Hydrologie
de surface et Qualité des Eaux » et d’avoir bien voulu accepter de juger mon travail de Fin
d’Etude.

Mes vifs remercîments s’adressent à tous ceux qui ont participé de près ou de loin dans
la réalisation de ce travail, notamment RACHEDI Souhaila, DRIF Kaoutar, MCHERAFI
Imane, et LAHSSAINI Meriem ;

Je tiens à exprimer mes sincères remerciements à tout le corps professoral du master


« Hydrologie de Surface et Qualité des Eaux».
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX

Fig.1 : Situation géographique du bassin versant du Beht

Fig.2 : Courbe hypsométrique du bassin versant du Beht

Fig.3: MNT du bassin versant d’oued Beht

Fig.4: Réseau hydrographique global du bassin versant d’oued Beht

Fig.5: Carte de la pente du bassin versant d’oued Beht

Fig.6 : carte des versants du bassin versant d’oued Beht

Fig.7 : Domaines géologiques du bassin versant du Beht

Fig.8 : Carte géologique schématique modifiée de la zone d’étude

Fig. 9: Coupe au niveau de Jbel El Kansera

Fig.10 : Carte géologique du bassin versant d’oued Beht

Fig.11. Variation des moyennes mensuelles des précipitations à la station Azib Soltane

Fig.12 : Variation des moyennes annuelle des précipitations à la station Azib Soltane

Fig. 13 : Variation des précipitations annuelles au site du barrage El Kansera

Fig.14 : Répartition des précipitations mensuelles au site du barrage El Kansera

Fig.15 : Répartition des précipitations mensuelles à la station Sidi Mokhfi

Fig. 16 : Variation moyennes annuelle des précipitations à la station Sidi Mokhfi

Fig.17 : Variation moyennes annuelle des précipitations à la station Ouljet Soultane

Fig.18 : Répartition des précipitations mensuelles à la station Ouljet Soultane

Fig.19 : Comparaison des précipitations annuelles entre les quatre stations

Fig.20 : Les précipitations saisonnières au niveau des quatre stations

Fig.21 : Carte des isohyètes

Fig.22 : Débits moyens annuelles au niveau de station d’Azib Soultane

Fig.23 : Débits moyens mensuelles au niveau de station d’Azib Soultane


Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.24 : Variations de débit entre 1935 et 1976

Fig.25: Débits moyens mensuelles au niveau de station El Kansera

Fig.26 : Débits moyens annuelles au niveau de station Sidi Mokhfi

Fig.27 : Débits moyens mensuelles au niveau de station Sidi Mokhfi

Fig.28 : Débits moyens annuelles au niveau de station Ouljet Soltane

Fig.29 : Débits moyens mensuelles au niveau de station Ouljet Soltane

Tab.1 : Valeurs des précipitations saisonnières

 
Contribution à l’étude hydroclimatique du bassin versant de l’oued Beht 

INTRODUCTION 1

CHAPITRE I : PRESENTATION DU BASSIN VERSANT

I-1 Contexte géographique 2

I-2. Caractéristiques physiographiques 3

I-2-1 Aire et périmètre 3

I-2-2 Indice de compacité 4

I-2-3 Rectangle équivalent 4

I-2-4 La courbe hypsométrique 5

I-2-5 Les altitudes caractéristiques 6

I-2-6 Réseau hydrographique 7

I-2-7 La pente 10

I-2-8 Exposition des versants 11

CHAPITRE II : APERÇU GEOLOGIQUE DU BASSIN DE BEHT

II-1 Cadre géologique général 13

II-1-1 Lithosratigraphie 14

a. La Méséta Centrale 14

b. Causse Moyen Atlasique 14

c. Plateau de Meknès 15

d. Les rides prérifaines 15

e. Plaine du Gharb et le Secteur de la Maamora Méridionale 16

II-2 Tectonique 17

i
Contribution à l’étude hydroclimatique du bassin versant de l’oued Beht 

II-3 Géologie régionale 18

II-4 Lithostratigraphie 20

II-4-1 Les formations primaires 20

II-4-2 Les formations secondaires 21

Le Trias 21

Le Lias 21

II-4-3 Les formations tertiaires 21

L’Aquitanien 21

Le Burdigalien 22

Le Vindobonien 22

II-4-4 Les formations Plio-quaternaires 22

Le Secteur de la Maamora 22

Le Plateau de Meknès 22

La nappe de Khémisset 23

  Les Dépôts alluvionnaires récents 23

Chapitre III : ETUDE CLIMATIQUE DU BASSIN VERSANT

III-1 Introduction 26

III-2 Réseau pluviométrique 28

III-2-1 Station1 : Azib Soltane 29

III-2-2 Station2 : Barrage El Kansera 32

III-2-3- Station3 : Sidi Mokhfi 33

III-2-4 Station4 : Ouljet Soultane 34

III-3 Comparaison de quatre stations 36

ii
Contribution à l’étude hydroclimatique du bassin versant de l’oued Beht 

III-4 Répartition saisonnière des précipitations 37

III-5 Répartition spatiale des précipitations 38

III-6 La Température 39

III-7 Autres données climatiques 40

Chapitre IV. ETUDE HYDROLOGIQUE

IV-1 Introduction 41

IV-2 Caractérisation hydrométrique 41

IV-2-1 Station Azib Soltane 41

IV-2-2 Station Barrage El Kansera 43

IV-2-3 Station Barrage Sidi Mokhfi 44

IV-2-3 Station Ouljet Soutane 46

CONCLUSION GENERALE 48

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 49

iii
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

INTRODUCTION

Les ressources en eau, plus que toute autre forme de ressources, constituent un élément

fondamental et nécessaire au maintien et au développement de toute activité humaine,

économique et sociale.

L’oued Beht, sur lequel porte cette étude, est un affluent de l’oued Sebou est d’une

importance capitale aussi bien pour l’homme que pour la faune aquatique. Cependant, le

développement aussi bien agricole qu’industriel fait que les ressources en eau de surface de ce

bassin versant sont très sollicitées. Cette situation de demande excessive en eau est confrontée

à des précipitations très irrégulières, ceci provoque une dégradation quantitative de ses

ressources en eau, remettant en cause ses usages actuels qui mettent ainsi en péril les

potentialités futures. Le choix du l’oued Beht s’est avéré justifié vue son importance capitale

sur le plan :

• Humain: présence sur ses rives de plusieurs centres urbains (Khemisset, Sidi Slimane,

Sidi allal Tazi, Dar Gaddari …..)

• Industriel : c’est la niche des grandes installations d’industrie sucrière : SURAC et

SUNAB.

• Agricole: la région de Gharb est l’une des plus grandes régions agricoles du Maroc.

L’organisation du travail sera articulée autour de quatre volets comme suit :

1- Cadre générale de la zone d’étude

2- étude géologique

3- Etude climatique du bassin de Beht

4- Etude hydrologique

1
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

CHAPITRE I : PRESENTATION DU BASSIN VERSANT

I-1 Contexte géographique

Oued Beht est une des principaux oueds du domaine atlantique marocain. Il fait partie

du plateau central (Méséta centrale), il prend ses sources sur la bordure occidentale du causse

moyen atlasique, puis il draine la bordure septentrionale du Maroc central. A sa sortie de ce

domaine, il traverse le couloir sud rifain. Dans la partie sud de la plaine du Gharb, à l’aval du

barrage El Kansera, l’Oued Beht reçoit les eaux de l’Oued R’Dom et l’Oued Tiflet avant

rejoindre l’Oued Sebou au niveau de la confluence de Mograne (Fig.1).

Le bassin du Beht est situé entre les latitudes 33° et 34° N et longitudes 5 et 6° W. Il

occupe la partie sud-ouest du bassin du sebou. Il est limité au Nord par la plaine du Gharb et

le plateau de Meknès, au Sud par le bassin de l’Oum Erbia, à l’Ouest par le bassin de Bou

Regreg et à l’Est par le Moyen Atlas.

Fig.1 : Situation géographique du bassin versant du Beht

2
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Le bassin versant ou bassin hydrologique est une zone du relief dont les ruissellements

de surface s'écoulent et se rassemblent vers un émissaire commun. Il est déterminé sur une

carte topographique par une courbe joignant les lignes de crête en amont de l'émissaire tel que

les eaux de ruissellement en dehors de cette ligne deviennent des fuites. C'est pourquoi toute

ligne de crête est dite ligne de partage des eaux.

Les caractéristiques d'un bassin versant influencent fortement sa réponse

hydrologique, et notamment le régime des écoulements en période de crue ou d'étiage. Le

temps de concentration (Tc) qui, on l'a vu, caractérise en partie la vitesse et l'intensité de la

réaction du bassin versant à une sollicitation des précipitations, est influencé par diverses

caractéristiques morphologiques : en premier lieu, la taille du bassin (sa surface), sa forme,

son élévation, sa pente et son orientation.

A ces facteurs s'ajoutent encore le type de sol, le couvert végétal et les caractéristiques

du réseau hydrographique. Ces facteurs, d'ordre purement géométrique ou physique,

s'estiment aisément à partir de cartes adéquates ou en recourant à des techniques digitales et à

des modèles numériques.

I-2. Caractéristiques physiographiques

I-2-1 Aire et périmètre

La superficie d'un bassin versant ainsi que sont périmètre joue un rôle primordial dans

les études des bassins versants. Leur influences se manifeste dans la nature de la relation entre

le débit et le temps, donc un petit bassin versant réagit très vite à une averse, pour Beht il

s’étale sur une superficie d’environ 9000 Km2 et un périmètre de 488 Km.

3
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

I-2-2 Indice de compacité

Indice admis par les hydrologues pour caractériser la forme d’un bassin versant d’une

part et de renseigner sur la rapidité de la concentration des écoulements est l’indice de

Gravelius. C’est le rapport du périmètre du bassin à celui d’un cercle de surface de même

périmètre. Le bassin est considéré comme bien drainé si son indice de compacité tend vers 1.

Dans notre cas d’étude, c'est-à-dire pour le pour l’oued Beht, on a obtenu l’indice suivant :

Avec :

Kc est l'indice de compacité de Gravelius,

A : surface du bassin versant [km2]

P : périmètre du bassin [km].

L’indice de compacité il est de l’ordre de 1.44 il signifie que géométriquement, le

bassin est trois fois plus long que large c’est une compacité qui peut permettre un

rassemblement rapide des eaux de ruissellement vers l’exutoire.

I-2-3 Rectangle équivalent

Appelé aussi rectangle de Gravelius, c’est un rectangle de même surface et de même

périmètre que le bassin versant. De cette façon les courbes de niveau deviennent des droites

parallèles aux petites cotes du rectangle. L’un de ces petits cotés représente l’exutoire et

l’autre altitude maximum du bassin soit L et l respectivement la longueur et la largeur du

rectangle et P et au périmètre et l’aire du bassin versant. Ainsi, on a les relations de L et l

4
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

l=

Ce qui donne :

L=45.13 m

l=44.83 m

I-2-4 La courbe hypsométrique

La répartition des différentes tranches d’altitude du bassin versant de l’oued Beht a été

représentée dans le graphique de la courbe hypsométrique (Fig.2). Cette courbe révèle que les

faibles altitudes se trouvent vers la partie aval du bassin versant et que ces faibles altitudes

occupent une grande partie de la surface du bassin versant.. Quant aux fortes altitudes, elles

occupent la partie amont du bassin versant.

Fig.2 : Courbe hypsométrique du bassin versant du Beht

5
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

I-2-5 Les altitudes caractéristiques

Les altitudes extrêmes

Elles sont définies comme étant les côtes les plus basses et les plus hautes du bassin.

-la côte la plus basse est : 50 m

-la cote la plus haute est : 1892 m

Les altitudes moyennes

Elles sont définies comme étant la moyenne entre l’altitude la plus haute et la plus

basse. Dans le cas étudié, elle est de : (1892 + 50)/2 = 971 m. L’allure des latitudes générale

du bassin versant de l’oued Beht est donnée dans la figure 2 ci-dessous.

6
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.3: MNT du bassin versant d’oued Beht

I-2-6 Réseau hydrographique

Le réseau hydrographique se définit comme l'ensemble des cours d'eau naturels ou

artificiels, permanents ou temporaires, qui participent à l'écoulement dans le bassin versant.

Le réseau hydrographique est sans doute une des caractéristiques les plus importantes du

bassin. Il peut prendre une multitude de formes.

7
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

La différenciation du réseau hydrographique d'un bassin est due à quatre facteurs

principaux.

• La géologie : par sa plus ou moins grande sensibilité à l'érosion, la nature du

substratum influence la forme du réseau hydrographique.

• Le climat : le réseau hydrographique est dense dans les régions montagneuses très

humides et tend à disparaître dans les régions désertiques.

• La pente du terrain, détermine si les cours d'eau sont en phase érosive ou sédimentaire.

Dans les zones plus élevées, les cours d'eau participent souvent à l'érosion de la roche

sur laquelle ils s'écoulent. Au contraire, en plaine, les cours d'eau s'écoulent sur un lit

où la sédimentation prédomine.

• La présence humaine : le drainage des terres agricoles, la construction de barrages,

l'endiguement, la protection des berges et la correction des cours d'eau modifient

continuellement le tracé originel du réseau hydrographique.

Le réseau hydrographique du bassin versant de l’oued Beht est complexe parfois

dendritique parfois parallèle montrant une forte densité et une dynamique importante.

8
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.4: Réseau hydrographique global du bassin versant d’oued Beht

9
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

I-2-7 La pente

Fig.5: Carte de la pente du bassin versant d’oued Beht

10
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

La carte des classes de pente renseigne sur la variation de la raideur des pentes,

cette variation joue un rôle très important dans les caractéristiques du bassin versant, elle

renseigne sur la topographie du bassin versant de oued Beht. Cette carte montre que les

pentes les plus abruptes, très fortes à fortes, se concentrent dans la partie sud - Ouest du

bassin versant. Les pentes faibles à très faibles correspondent à la partie avale du bassin.

Dans la partie intermédiaire les degrés de pente les plus représentatifs sont les pentes

faibles à moyennes.

A partir d’un MNT on peut dériver un certaines nombres des produits. A titre

d’exemple la carte d’exposition qui nous permet de déterminer la direction de chaque partie

de ce bassin (la figure 6 représente l’ensemble de ces directions). Les zones plates se trouvent

dans la partie aval de la zone d’étude, en revanche les autres directions sont localisées en

amont du bassin à cause des forts reliefs de cette partie

11
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

I-2-8 Exposition des versants

Fig.6 : carte des versants du bassin versant d’oued Beht

A partir d’un MNT on peut dériver un certaines nombres des produits. A titre d’exemple la

carte d’exposition qui nous permet de déterminer la direction de chaque partie de ce bassin

(la figure 4 représente l’ensemble de ces directions). Les zones plats se trouvent dans la partie

12
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

aval de la zone d’étude, en revanche les autres directions sont localisés en amont du bassin à

cause des fortes reliefs de cette partie

13
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

CHAPITRE II : APERÇU GEOLOGIQUE DU BASSIN DE BEHT

II-1 Cadre géologique général

Le bassin du Beht occupe la partie sud-ouest du bassin versant de Sebou. Sur le plan

géologique, il s’est installé sur plusieurs domaines géologiques et structuraux. En passant

d’amont en aval du bassin, on trouve (Fig.7) :

• Haut Beht : la Méséta centrale marocaine et le causse moyen atlasique ;

• Moyen Beht : Le plateau de Meknès et les rides prérifaines (Sillon sud-rifain);

• Bas Beht : la plaine de Gharb et le secteur de la Maamora Méridionale.

Fig.7 : Domaines géologiques du bassin versant du Beht

14
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

(Marghich, 1989)

II-1-1 Lithosratigraphie

a. La Méséta Centrale

Le secteur Mésétien, couvrit la partie nord-est du domaine de la Méséta centrale. Il est

constitué essentiellement par des schistes primaires. Le Dévonien est représenté par des

calcaires affleurant au Sud-ouest de ce sous bassin.

Le Namurien et le Viséen à prédominance schisteuse, mais parfois les intercalations

gréseuses et quartzitiques d’épaisseur pouvant atteindre une dizaine de mètres. Ces schistes

s’étalent sur presque la totalité du secteur Mésétien. Les roches endogènes sont constituées

par quelques filons doloritiques orientés SSW-NNE. Les principaux massifs granitiques

affleurent hors du bassin de Beht dans les régions de l’Oulmès et Rommani.

b. Causse Moyen Atlasique

Le Paléozoïque du Maroc Central Hercynien est recouvert en discordance majeure

dans sa partie NE par le Trias et le Lias.

Le Trias se présente sous forme d’argilite, siltites et grès rouges débutant localement

par un conglomérat à galets empruntés au socle Paléozoïque. Au sien de cette formation,

s’intercalent d’importants épanchements basaltiques.

Le Trias passe par des niveaux jaunes aux calcaires et dolomies du Lias inférieur et

moyen. Le causse moyen atlasique est peu tectonisé, la tectonique s’y manifeste par des plis à

grand rayon de courbure et de faille de direction NE-SW.

15
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Seule la bordure Ouest du causse moyen atlasique fait partie du bassin versant de

l’Oued Beht.

c. Plateau de Meknès

Le plateau de Meknès s’adosse au Sud et au Sud-est au causse moyen atlasique qui

s’achève par une ligne de flexures et de failles ouvertes en partie par l’érosion jusqu’au Trias.

Tantôt, la série du plateau vient ainsi recouvrir le Lias qui s’ennoie vers le Nord-Est, tantôt

elle s’achève sur le Trias. Il est profondément entaillé à l’Ouest par les vallées du bassin de

l’Oued Beht (Oued Kell et ses affluents) et au Nord par les vallées du bassin de l’Oued

R’Dom (Oued Boufekrane et Ouislam), qui déterminent une ligne d’érosion continue

découvrant partout le substratum miocène du plateau. Il est accidenté par quarte flexures de

faible rejet, orienté de Sud-Ouest au Nord-Est, visibles dans la morphologie et ayant provoqué

l’érosion du calcaire lacustre.

d. Les rides prérifaines

Au Nord, dans les rides prérifaines, le Trias s’est déposé en discordance sur le

primaire, il est composé par des argiles rouges dans lesquelles s’intercalent des coulées de ltes

dolorétiques. Il affleure principalement dans la vallée de l’Oued Beht aux environs de l’ancien

camp de bataille.

Le Lias est constitué par une alternance de bancs de calcaires gris verdâtres et des

marnes verdâtres et des calcaires au dessus desquels viennent se déposer des calcaires

sublithographiques. Ils affleurent dans la vallée de Beht et plus à l’Est dans la région de Aîn

Jemaa (province de Meknès). Son épaisseur peut localement dépasser 200m.

16
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

L’Aquitanien argileux affleure à Sidi El Hirech et à Sidi Mohamed Zouid; il est aussi

représenté par un faciès argilo-gréseux et à poudingues rencontrés à Dhar Moulay Idriss situé

au Nord-Ouest de Sidi El Hirech.

Constituant la phase transgressive du Miocène, le Burdigalien est formé par des grès

plus ou moins marneux et par des molasses avec des lits calcaires. Il ne représente que de

rares affleurements au niveau de quelques rides anticlinales. Après cette phase, le

vindobonien s’est poursuivi par une sédimentation marneuse présentent le plus important

affleurement des rides prérifaines.

Le Sahélien, de moins importance, est composé par des sables et localement par des

grès. Il affleure surtout entre Aîn Orma et Sfassif et au Nord de Khémisset. Le Plio-

quaternaire, constitué par des sables, des grès et des calcaires lacustres affleurent

essentiellement à l’Est de Sfassif et au Sud-Est de Had Aît Mimoun, surtout dans la province

de Meknès et aux environs de Khémisset.

e. Plaine du Gharb et le Secteur de la Maamora Méridionale

La plaine du Gharb, c’est une zone de subsidence jusqu’au Quaternaire récent entre le

domaine rifain au Nord et à l’Est et le socle primaire de la Méséta au sud. Le substratum

général de la plaine du Gharb est constitué par une épaisse série de marnes bleues du

Tortonien. Cette série constitue le plancher imperméable des niveaux aquifères du Gharb. La

profondeur de ce plancher est de 100 m sur les bordures de la plaine jusqu’à plus de 300 m au

centre.

Ce substratum a été recouvert au cours du Pliocène et du Quaternaire par d’importants

épandages et dépôts très hétérogènes qui provenaient de l’érosion des formations marneuses

du domaine rifain, schisteuses du plateau central et des calcaires et dolomies du Moyen Atlas.

17
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Dans le bassin du Beht, le complexe de la Maamora n’est représenté que par une

bande de très faible extension où les affleurements sont représentés par des sables gréseux du

Plio-Quaternaire surmontant des marnes miocènes qui affleurent à la faveur des talwegs et des

Oueds.

II-2 Tectonique

Le secteur de l’Oued Beht a été peu affecté par la tectonique alpine. Les couches

Jurassiques y sont le plus souvent subhorizontales, les pendages ne dépassent

qu’exceptionnellement 20° et ce au voisinage de failles. En effet, cette tectonique se traduit

essentiellement par le jeu de failles de direction toujours proche de N 45 (direction des

accidents hercyniens) qui individualisent des compartiments abaissés ou soulevés. Leur jeu

vertical est de l’ordre de quelques dizaines de mètres, mais la présence locale de stries

horizontales semble indiquer qu’elles aient fonctionné également en décrochement. L’âge de

cette tectonique est post-Miocène supérieur.

Structurellement, le domaine Mésétien est essentiellement plissé; il est aussi affecté

par des failles. Dans les rides prérifaines, la tectonique a été violente, elle s’est manifesté par

d’importants chevauchements observés dans la région de Moulay Idriss et Aîn Jemaà; par

ailleurs le secteur de sfassif-kansera est situé sur une écaille de tectonique boueuse prérifaines

limitée au Sud par une faille de chevauchement visible le long de l’Oued Beht et à Jbel

Fellous. Cette faille se prolonge vers l’Est, mais elle semble être masquée par les marnes

Miocènes et sépare la région Nord à pendage généralement Nord-Est de la région Sud à

pendage Ouest. D’une manière générale, cette tectonique s’est manifestée par quelques rides

anticlinales, mais elle n’a conduit à aucun désordre notable dans les séries stratigraphiques

dans la région de Beht.

18
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Dans la Maamora, le relief est monotone et les couches sablo-marneuses penchent

faiblement vers le Nord.

II-3 Géologie régionale

L’Oued Beht est un affluent de pays primaire imperméable caractérisés par des

schistes et des quartzites de la Méséta centrale marocaine. Il prend naissance du causse moyen

atlasique, une fois dégagé des reliefs de la Méséta hercynienne, son cours d’eau s’orienté N-S

et entaille les formations secondaires sur quelques 20 Km depuis la région du Souk el Arba

(ancien camp Bataille) près de Khémisset jusqu’à jbel El Kansera (où a été édifié un barrage

d’accumulation) au niveau de la partie occidentale des rides prérifaines. A sa sortie, il se jette

dans l’Oued Sebou dans la plaine du Gharb où prédominent les alluvions Quaternaires en

passant par la Maamora Méridionale.

Les affleurements du secondaires : Trias et Jurassique y dessinent un triangle

largement ouvert vers le S (autour de Souk el Arba) dans les argiles meubles du Trias et se

fermant au N de la route de Meknès-Rabat dans les gorges spectaculaires creusées dans le

Lias dolomitique. Au-delà, jusqu’à El Kansera, les affleurements sont très réduits.

S’étendant au Nord-Est de la province de Khémisset, la zone extrême ouest des rides

prérifaines où apparaissent en surface des pointements montagneux de calcaires et grès

calcaires du Jurassique (séparés par des dépressions de terrains néogènes) entourés de collines

marneuses miocènes qui constituent la majeur partie du paysage. Le complexe de la Maâmora

orientale couvre une bande étroite au Nord-Ouest de bassin de Beht (Fig.8).

19
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.8 : Carte géologique schématique modifiée de la zone d’étude


(Faugères, 1978)

Le Jbel El Kansera est la ride la plus occidentale de l’ensemble sud-rifain. Elle

comprend deux reliefs, Jbels Kansera et jebil, allongés N-S, formés de terrains jurassiques et

séparés par une dépression mio-pliocène. Le plus important, le Jbel El Kansera montre une

belle coupe du jurassique (Lias inférieur et moyen) à la faveur de la cluse de l’Oued Beht dans

laquelle se dresse le barrage El Kansera. La série jurassique s’arrête au Lias moyen

(incomplet), le Miocène étant discordant directement sur différentes couches du Lias. Du

20
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

point de vue structural, le jbel El Kansera Figure des couches redressées, plissées et faillées

sur la bordure occidentale, à pendage régulier et à faible allures (Fig.9).

Fig. 9: Coupe au niveau de Jbel El Kansera


(Faugères, 1978)

Le site d’Ouljet Es Soltane se trouve au sud de la dépression du Sebou, en amont du

site d’El Kansera dans le massif hercynien central (entre le Rif et le Moyen Atlas). Ce massif,

est constitué par un socle primaire ancien, schisteux, montagneux et déchiqueté mais très

boisé (ou reboisé), dont les sommets culminent entre 600 et 800 m de côté nord, à 1000 m et

plus resserrées. Il se révèle au Nord du plateau des phosphates, à la latitude de Khouribga, et

plonge à nouveau vers le NW, sous les terrains récents du plateau de Meknès.

II-4 Lithostratigraphie

II-4-1 Les formations primaires

Les schistes primaires compacts et argileux, sont généralement imperméables en

dehors de la zone d’altération superficielle où ils acquièrent une certaine perméabilité.

Cependant, les horizons superficiels altérés peuvent contenir un aquifère local et discontinu

21
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

dont l’importance dépend du degré d’altération. Ce type de nappe peut être rencontré dans les

zones de dépression ou le long des talwegs et des oueds à faible pente. Les schistes altérés,

présentent localement une faible productivité en eau souterraine.

Les intercalations gréseuses peuvent renfermer de l’eau et ceci dépend de leur

facturation et leur extension. Ces faciès gréseux sont difficilement accessibles.

II-4-2 Les formations secondaires

Le Trias

Imperméables, salées et gypsifères. Les argiles du Trias contribuent fortement à rendre

inutilisables les nappes qui circulent à leur contact. Leur action se fait sentir également sur les

eaux superficielles et les nappes alluviales qui leurs sont liées. Les passées gréseuses ou

conglomératiques, sont toujours de faible importance et le peu d’eau qu’elles peuvent contenir

est toujours salé.

Le Lias

Les calcaires et les dolomies du Lias des causses, constituent un important aquifère

dont l’alimentation est d’origine météorique. Sur la périphérie du causse émergent de

nombreuses sources qui sont à l’origine de plusieurs oueds (Tigrigra et Ifrane).

II-4-3 Les formations tertiaires

L’Aquitanien

Les caractéristiques hydrogéologiques des formations argilo-gréseuses de l’Aquitanien

sont mal connues.

22
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Le Burdigalien

Les potentialités aquifères du Burdigalien, restent très faibles malgré la lithologie

favorable. Ces formations, peuvent contenir un aquifère discontinu et de très faible

productivité en eau souterraine.

Le Vindobonien

Le vindobonien est composé de marnes imperméables et ne présente par conséquent aucun

intérêt hydrogéologique.

II-4-4 Les formations Plio-quaternaires

Le Secteur de la Maamora

La partie orientale du complexe de la Maamora, relevant du bassin de Beht à

formations sableuses, est caractérisée par des ressources en eau souterraine faibles. Plus au

Nord-Ouest du barrage El Kansera. Les formations villafranchiennes, constituant l’impluvium

Sud-Ouest de la nappe du Gharb, contient un aquifère surtout aux environs de Dar bel Amri

situé hors des territoires de la province de Khémisset.

Le Plateau de Meknès

A l’Est et au Sud-Est de la limite administrative de Khémisset, se trouve la plus

importante nappe phréatique. Elle est composée par deux unités séparées par l’Oued El Kell à

la faveur duquel affleure le substratum marneux de Miocène. Son exutoire Nord-Est est

représenté par plusieurs petites sources à faible débit. A l’Est de l’Oued El Kell, la nappe

Plio-Quaternaire est très intéressante. Elle est fortement exploitée par puits pour des fins

agricoles et pour l’alimentation en eau potable du monde rural.

23
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

La nappe de Khémisset

  Les grès calcaires Plio-Quaternaires aux alentours de Khémisset, renferment un

aquifères de 20 à 30 m d’épaisseur. Son bassin hydrogéologique est d’une superficie de 7

km2, il se présente sous forme d’une cuvette déprimée vers le centre favorisant ainsi un

drainage naturel d’Est en Ouest vers le bassin de Bou Regreg. Avant l’amenée de l’adduction

à partir de la retenue du barrage d’El Kansera, presque la totalité du volume régularisé de la

nappe, desservait par pompage dans un puit et deux forages pour l’alimentation en eau potable

de la ville de Khémisset.

Les Dépôts alluvionnaires récents

Ces formations contiennent fréquemment des nappes liées très étroitement au régime

hydrologique de l’oued. C’est le cas à Ouljet Es Soltane et Souk el Arba du Beht où ces

nappes sont exploitées par les habitants. Par ailleurs, à Oued Bou Achouch, les dépôts

alluvionnaires contiennent un aquifère capté par puits qui tarissent généralement en étiage. En

général, les terrasses alluviales sont peu abondantes dans la province d’El Khémisset. Le long

des deux principaux Oueds Beht et El Kell, les dépôts récents peuvent contenir une nappe de

sous-écoulement dont l’importance dépend de leur relation hydraulique avec l’oued et de son

régime.

24
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.10 : Carte géologique du bassin versant d’oued Beht

En tenant compte de la prédominance des formations schisteuses et marneuses

imperméables qui forment le bassin versant de l’Oued Beht, il paraît certain que la

disponibilité en eau souterraine du bassin de Beht reste très faible. L’existence de quelques

roches aquifères, à faible productivité en eau et d’extension très limitée, est surtout liée à des

25
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

modifications secondaires affectant les formations initialement imperméables aux-quelles

s’ajoutent des formes structurales appropriées (fracturations).

26
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Chapitre III : ETUDE CLIMATIQUE DU BASSIN VERSANT

III-1 Introduction

  La réserve d’eau, superficielle et souterraine, dans un bassin versant est le résultat de

processus simultanés ou successives variables dans le temps et dans l'espace. La précipitation

est une des variables explicatives importante de l’état de cette réserve. Ces précipitations

peuvent être abordées sous différents angles :

- quantité de précipitation rapportée à un pas de temps donnée (journalier, mensuel,

annuel)

- fréquence d'apparition des événements (de dépassement ou de non-dépassement).

- intensité, c’est à dire la quantité d’eau tombée dans une unité de temps.

- nature, précipitations (liquide et solide….)

Dans le cadre de la présente étude, on s’intéressera essentiellement à la quantité de

précipitation rapportée à l’année. Cette quantité sera toutefois déterminée sur la base des

précipitations mensuelles. EN effet ; la pluviométrie est parmi les paramètres ayant une

grande utilité pour la définition des différents paramètres climatiques.

Dans un bassin versant en général, et dans le bassin du Beht en particulier, on assiste à

une forte variabilité spatio-temporelle des précipitations.

27
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

- dans le temps : les variations sont quotidiennes, saisonnières (la pluie augmente en

hiver et diminue en été), annuelles et interannuelles. Les précipitations annuelles

enregistrées par la station El Kansera, par exemple, oscillent entre 123 mm et 669 mm

avec une moyenne, calculée entre 1933 et 2002, de 383 mm. Cette moyenne est sujette,

elle aussi, à des changements en fonction de la période de référence sur laquelle elle est

calculée. Pour la même station, cette moyenne s’élève à 422 mm pour la période 1933-

1972 et à 334 mm pour la période 1977-2002. Aussi, la répartition mensuelle est un

autre type de variation dans le temps.

- dans l’espace : L’influence de l’altitude se fait sentir, aussi, au niveau du nombre de

jours de pluie par année (100 jours en montagne contre 60-70 jours en plaine). La

pluviométrie diminue aussi du nord vers le sud (Il pleut 93 jours au nord du Maroc

contre 34 jours dans le sud). Enfin, le gradient pluviométrique est influencé par la

distance par rapport à la mer (les précipitations diminuent vers l’intérieur du bassin).

Elle est influencée aussi par l'exposition des versants vis à vis des entrées maritimes ou

océaniques.

En résumé, on peut dire que les variables explicatives de la pluviométrie dans le

bassin versant sont : l’altitude, l’exposition des versants et l’éloignement par rapport à la mer

Les données climatiques recueillies sont, d’une part de l’agence hydraulique du bassin

de Sebou de Fès, Meknès d’Azrou, et d’autre part, des recueils relevés dans les différentes

études sur le Moyen Atlas marocain.

28
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

III-2 Réseau pluviométrique

Les données pluviométriques sont la base de toutes études hydrologiques (statistiques

climatiques, planification et gestion des ressources en eau, délimitation des zones

inondables). Cependant, la précision sur la connaissance des précipitations sur une surface

donnée nécessite un réseau d’observation étendu et bien réparti. L’importance de ce réseau

résulte souvent d'un compromis entre la précision désirée et les contraintes de gestion

(possibilités financières, objectifs de la mesure, etc.).

Par sa situation géographique entre deux domaines montagneux au Nord du Maroc, le

bassin versant se l’oued Beht serait soumis à un étage climatique méditerranéen avec un

climat semi-aride à hiver tempéré et humide et à été chaud et sec dans un régime semi-

continental. Cette situation fait que l’année pluviométrique est composée de deux saisons, une

saison humide qui s’étend d’octobre à mai et une autre sèche de juin à septembre.

Les précipitations moyennes annuelles du bassin sont en moyenne de 600 mm avec un

maximum de 1000 mm sur les hauteurs plus au nord et un minimum de 300 mm (ABHS,

2006).

  L’étude  des  précipitations liquides et solides s’avère très primordiale du fait que ces

précipitations les premiers facteurs à souligner dans le processus de génération des crues et de

formation des ressources en eau superficielles et souterraines.

L’écart important entre les moyennes de précipitation (entre 300 mm et 1000 mm)

exigera, pour les besoins du bilan hydrique, une connaissance plus fine de la pluviométrie.

A l’échelle du Maroc, et d’une manière générale, le nombre de jours de précipitations

varie en fonction de la latitude puisqu'il diminue du Nord vers le sud (93 jours dans le

angérois, 34 dans le Souss). Il varie aussi en fonction de l'altitude en passant de 70-80 jours

29
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

dans les plaines et plateaux atlantiques à plus de 100 jours sur les hauts reliefs du Maroc

septentrional. Le nombre moyen de jours de pluie dans le bassin à l’étude est de 59 jours.

Par ailleurs, le bassin de Beht se caractérise par une variabilité interannuelle très

accentuée. Les précipitations annuelles des années sèches peuvent ne représenter que le tiers

ou le quart de celles des années normales.

Quatre stations météorologiques couvrant l'aire d'étude ont été retenues pour

caractériser le climat de la région d’étude. Le choix de ces stations s’est impose de lui même,

puisque ce sont des stations principales qui disposent d’une longue et d’une complète série

d’observations.

Pour les quatre stations, le régime des précipitations est du type méditerranéen où

l'évolution des pluies mensuelles moyennes entre les stations est comparable. La période

humide dure du mois d’octobre au mois de mai, alors que la période sèche s'étale du mois de

juin au mois de septembre, on va se focaliser dans notre étude sur 4 stations distinguées : Sidi

Mekhfi, Ouljet soltane, El Kensra, et Azib soltane.

III-2-1 Station1 : Azib Soltane

Longitude : -5,13

Latitude : 34,54

Altitude : 70 m

30
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.11. Variation des moyennes mensuelles des précipitations à la station Azib Soltane

Au niveau de la station Azib Soltane, les précipitations moyennes mensuelles

montrent que le mois de Décembre correspond au mois le plus arrosé avec une moyenne de

80 mm, alors que le mois de Juillet correspond au mois le plus sec avec une moyenne de

1mm.

31
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.12 : Variation des moyennes annuelle des précipitations à la station Azib Soltane

La figure 12 donne la répartition de la pluviométrie annuelle durant la période entre

1962 et 2010. Elle montre que l’année hydrologique 2009/2010 constitue l’année la plus

humide avec une précipitation moyenne de 860 mm alors que l’année 1964/1966 constitue

l’année la plus sèche avec une précipitation moyenne de 250 mm.

Ainsi, on remarque une alternance annuelle de précipitations importante ou bien de

période humide entre 1962 jusqu’à 2010.avec un maximum marqué en 1995 et en 2009.

32
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

III-2-2 Station2 : Barrage El Kansera

Fig. 13 : Variation des précipitations annuelles au site du barrage El Kansera

La précipitation moyenne calculée pour le cycle de 1989-1999 (10 ans) est de 400

mm, l’année la plus humide est l’année hydrologique 1995-1996 avec une précipitation de

650 mm alors que l’année 1994-1995 constitue l’année la plus sèche avec une précipitation

d’environ 200 mm.

Les précipitations moyennes mensuelles (Fig.14) montrent que le mois de décembre

correspond au mois le plus arrosé avec une moyenne de 70 mm, alors que le mois de juillet

correspond au mois le plus sec avec une moyenne de 2 mm

33
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.14 : Répartition des précipitations mensuelles au site du barrage El Kansera

III-2-3- Station3 : Sidi Mokhfi

Fig.15 : Répartition des précipitations mensuelles à la station Sidi Mokhfi

Les précipitations moyennes mensuelles montrent que le mois de décembre

correspond au mois le plus arrosé avec une moyenne de 65mm, alors que le mois de juillet

34
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

correspond au mois le plus sec avec une moyenne de 2 mm. Pour cette station, la

pluviométrie disponible est celle 1975-1999.

Fig. 16 : Variation moyennes annuelle des précipitations à la station Sidi Mokhfi

La figure 16 donne la répartition de la pluviométrie annuelle durant cette période. Elle

montre que l’année hydrologique 1995/1996 constitue l’année la plus humide avec une

précipitation moyenne de 991 mm alors que l’année 1994/1995 constitue l’année la plus sèche

avec une précipitation moyenne de 103.2 mm

III-2-4 Station4 : Ouljet Soultane

D’après la figure ci-dessous (Fig.17), on constate que la période entre 1985 et 1991 est

marquée par des précipitations qui sont approchées entre 48 et 66mm. Alors qu’avant cette

période et même 4 ans plus tard on constate que cette dernière valeur serait comprise entre 2

et 25 mm.

35
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.17 : Variation moyennes annuelle des précipitations à la station Ouljet Soultane

Fig.18 : Répartition des précipitations mensuelles à la station Ouljet Soultane

Concernant les précipitations mensuelles (Fig.18) au niveau de la même station, elles

sont marquées par un mois plus arrosé il s’agit du mois de Novembre, ainsi sa valeur n’est

plus loin des autre mois Octobre, Décembre, Janvier, Février, et Mars. Alors que les autres

mois sont considérablement moins arrosés

36
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

III-2-2 Comparaison de quatre stations

La figue ci-dessous (Fig.19) Ensuite, on a comparé les quatre stations pluviométriques.

Pour le cas des valeurs mensuelles de précipitations on remarque que les valeurs les plus

élevées sont enregistrées pendant les mois de novembre et décembre, par contre les valeurs les

plus faibles sont enregistrées aux mois d juillet et août.

Fig.19 : Comparaison des précipitations annuelles entre les quatre stations

On remarque que les précipitations mensuelles de la station Azib Soultane sont les plus

importantes, suivies par celles du Ouljet Soltane et El Kansera le plus faible. Le tableau

suivant (Tab.1) illustre la précipitation saisonnière des précipitations pour les quatre stations :

37
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Tab.1 : Valeurs des précipitations saisonnières

stations automne hiver printemps été

ouljet Soltane 97.1 181.9 126.3 12.6

Azib soultane 123.7 216.8 138.2 13

El Kansea 52.6 216.8 58.4 13

Sidi Moukhfi 104.8 182.6 150 23.9

III-2-6 Répartition saisonnière des précipitations

Fig.20 : Les précipitations saisonnières au niveau des quatre stations

Pour toutes les stations étudiées, on constate que la plus importante des précipitations

est observée aux saisons d’hiver et de printemps.les diagrammes pluviométrique des quatre

stations révèlent que dans le bassin versant de l’oued Beht le régime de précipitation est

38
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

bien de type méditerranéen, les précipitation s’étalant de septembre en juin . L’exposition et

l’altitude jouent un rôle important dans la répartition des précipitations (nature, quantité et

espace).

La station Sidi Mokhfi qui se situe à 1075 m d’altitude reçoit moins de précipitation

que les autres stations. Le mois de décembre est en général le plus arrosé, alors que les mois

de juillet et aout sont les plus secs, mais avec des averses orageuses très concentrées et

brutales pouvant déclencher un écoulement même. Le régime pluviométrique dans l’aire

d’étude est dominé ainsi par une forte irrégularité dans l’espace et dans le temps.

III-2-7 Répartition spatiale des précipitations

L’étude de la répartition spatiale des précipitations dans le bassin versant de l’oued

Beht a été réalisée par le biais de la carte des isohyètes (Fig.21). Cette carte laisse prédire que

les précipitations dans le bassin versant étudié ont tendance à augmenter vers la partie

orientale du bassin. Cette tendance peut être expliquée par l’influences des régions

montagneuses du bassin versant, notamment le Causse moyen atlasique et les les

affleurements de la région des Rides sud rifaines lesquels sont situés dans cette partie

orientale du bassin versant.

39
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.21 : Carte des isohyètes

III-3 La Température

La température est un indice indispensable pour la caractérisation climatique, ainsi que

pour le calcul des différents paramètres relatifs au bilan hydrique. Etant donné la non

disponibilité des données de températures, on s’est basé dans ce paragraphe sue les travaux

antérieurs. Les études antérieures ont montré que, dans le bassin de Beht la température

40
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

maximale moyenne annuelle est de l’ordre de 23 °C alors que la température minimale est

d’environ 11°C.

Durant l’année, les mois les plus chauds sont juillet et août avec une température

maximale moyenne mensuelle de 32 °C, alors que la température minimale est de 5°C

enregistrée pendant le mois de janvier.

En général, les températures sont maximales en juillet-août et minimales en janvier

avec des moyennes annuelles qui oscillent entre 10 et 20°C. L’amplitude de variation de la

température est importante. Elle varie entre 40 et 500C.

III-4 Autres données climatiques

Les autres données climatiques (vent – insolation – humidité – évaporation…) sont

essentielles pour le calcul des demandes en eau et vont servir dans le calcul des bilans d’eau.

D’une manière générale, le climat dans le bassin de Beht est du type méditerranéen à

influence océanique.

L’évaporation moyenne annuelle est assez forte dans le bassin. Elle est de l’ordre de

1500mm sur la côte et 2000 mm vers l’intérieur du bassin. Elle est maximale en juillet-août

avec prés de 300 mm/mois et minimale en décembre-janvier avec moins de 50 mm/mois. La

période allant de mai à septembre totalise 65 % de l’évaporation annuelle.

41
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Chapitre IV. ETUDE HYDROLOGIQUE

IV-1 Introduction

L’étude hydrologique du bassin versant de l’oued Beht a été réalisée en se basant sur

les données hydrométriques Azib Soltane, Ouljet Soltane, Barrage El Kansera et Sidi El

Mokhfi. Par ailleurs, étant donné que les mesures hydrométriques de ces stations ne

correspondent pas aux mêmes cycles hydrologiques, cette étude a été portée sur chaque

station séparément.

IV-2 Caractérisation hydrométrique

IV-2-1 Station Azib Soltane

La lecture de la figure ci-dessous (Fig.22) qui représente l’évolution des débits dans la

station Azib Soltane entre les cycles hydrologiques (1958/1959 et 2006/2007) indique que les

années 1962/1963, 1968/1969 sont caractérisé par les débits les plus importants, alors la

période 1994/1995 a connu les valeurs les plus faibles du débit, autrement, au fil des années,

le débit diminue au fur et à mesure des précipitations, leur intensité et durée. Certes, les

années 1996, 1997, 2001 et 2002, elles sont marquées par un débit nul, il sera forcement

correspond à une année de sécheresse.

42
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.22 : Débits moyens annuelles au niveau de station d’Azib Soultane

Fig.23 : Débits moyens mensuelles au niveau de station d’Azib Soultane

43
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Pour leurs parts, les débits moyens mensuels (Fig.23) présentent de notables

variations au sein de la même station. De ce fait, on constate un débit important, entre le mois

Décembre et Mai, alors que pour les autres mois ce débit devient de plus en plus moins

important, (l’ordre de 20m3/s).

IV-2-2 Station Barrage El Kansera

La station d’El Kansera constitue la plus importante station dans le bassin versant de

l’oued Beht, vu qu’elle se situe, par comparaison aux autres stations, vers l’aval de ce bassin

versant. La figure 24 ci-dessous indique que les années 1963/1964, 1941/1942 sont

caractérisées par les débits les plus importants, alors la période 1945/1946 a connu les valeurs

les plus faibles du débit.

Fig.24 : Variations de débit entre 1935 et 1976

44
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

L’évolution des débits moyens mensuels de la station d’El Kansera montre, à l’instar

des autres stations, que les débits augmentent en courbe en cloche jusqu’à atteindre un

maximum de 27 m3/s dans le mois de Février.

Fig.25: Débits moyens mensuelles au niveau de station El Kansera

IV-2-3 Station Barrage Sidi Mokhfi

Pour la station hydrométrique de Sidi Mokhfi, les débits obtenus correspondant à un

cycle relatif à la période 1975/1989. La représentation graphique (Fig.26) de ces débits

montre qu’il y a des fluctuations importantes dans le débit de l’oued Beht d’une année à

l’autre.

D’une façon générale, cette figure montre que les années 1977/1978 et 1978/1979 sont

caractérisées par des débits importantes, alors que l’année 1987/1988 a enregistré les débits

les plus faibles.

45
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.26 : Débits moyens annuelles au niveau de station Sidi Mokhfi

Par opposition aux précédentes stations, la station hydrométrique de Sidi Mokhfi a

enregistré un débit maximum durant le mois de mars (Fig.27). Cependant, les débits

enregistrés dans cette station restent toute fois très faibles par rapport à ceux enregistrés dans

les précédentes stations. Cette situation serait attribuée à la situation géographique de cette

station qui est, en fait, située plus en amont dans le bassin versant.

Fig.27 : Débits moyens mensuelles au niveau de station Sidi Mokhfi

46
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

IV-2-3 Station Ouljet Soutane

L’évolution des débits moyens annuels au niveau de la station Ouljet Soltane, durant la

période 1975/1989 (Fi.28), montre qu’il y a des fluctuations importantes dans le débit de

l’oued Beht d’une année à l’autre.

En général, cette évolution montre que les années 1977/1978 et 1978/1979 sont

caractérisées par des débits importants, alors que l’année 1983/1984 a connu les débits les

plus faibles.

Fig.28 : Débits moyens annuelles au niveau de station Ouljet Soltane

Les débits moyens mensuels, enregistrés dans la station Ouljet Soltane, présentent

pratiquement une évolution similaire à celle des débits mensuels de la station Sidi Mokhfi.

Cette situation serait due à la faible quantité des précipitations enregistrées dans cette station

et ou à la prise d’eau du cours d’eau pour le besoin agricole, ce qui engendre une diminution

du débit qui atteindra la station Ouljet Soltane.

47
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

Fig.29 : Débits moyens mensuelles au niveau de station Ouljet Soltane

Les débits suivent une variation d’une année à l’autre et aussi d’un mois à l’autre.

Cette situation tributaire, entre autre, de la précipitation moyenne annuelle et de la

précipitation moyenne mensuelle. Aussi la variation de débit est due aux sources et aux

exsurgences diffuses de l’aquifère superficiel.

48
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

CONCLUSION GENERALE

Afin d’étudier l’évolution de certains paramètres caractérisant toute sorte de bassin


versant, visant à faciliter l’exploitation, le suivie, et la gestion de ce dernier, on a adopté une
étude basée sur l’interprétation des données géologiques, climatiques et hydrologiques du
bassin de Beht.

Ce travail a porté sur l’analyse les données pluviométriques en se basant sur des
courbes caractéristiques, des cartes thématiques et des données bibliographiques.

Dans un premier temps, on a commencé par donner un aperçu général sur le bassin de Beht,
sa situation géographique, sa forme son périmètre, sa courbe hypsométrique, son indice de
compacité…

L’étape qui suit, comprend une étude géologique de notre bassin y compris, la
géologie générale, la lithostratigraphie, la tectonique, la géologie régionale…

Dans un deuxième temps, on a procédé à une étude climatique de la région d’étude,


précisément pour un nombre de station de 4, il s’agit des stations Azib Soltan, barrage El
Kansera, Sidi Mokhfi et finalement Ouljet soltane, en comparant les résultats obtenus pour
chaque station.

Dans ce projet, vu le manque et l’insuffisance des données récolté, on s’est contenté de


l’étude des débits relatifs à chacune des quarte stations. Les débits traités sont des moyennes
annuelles et des moyennes mensuelles. La lecture des graphiques relatifs à ces débits ont
montré que les quatre stations étudiées enregistrent des débits qui fluctuent d’une station à
une autre. Cette situation serait due à la situation géographique de chaque station dans le
bassin versant de l’oued Beht.

Cette étude a permis de suivre l’évolution de certains paramètres au cours du temps


pour faire face aux problèmes liés à l’hydrologie d’une zone à une autre comme par exemple
les inondations.

Cette étude qui reste très préliminaire devra être complétée par une étude hydrologique
approfondie pour mieux approcher le régime hydrologique du bassin versant étudié.

49
Contribution à l’étude hydroclimatique  du bassin versant de l’oued Beht 

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

ABHS., 2006 : Étude d’actualisation du plan directeur d’aménagement intégré des ressources
en eau du bassin du sebou. Rapport interne.

BENSLIMANE A., 2005 : rapport de la géoélectrique à la reconnaissance des potentialités


hydrique dans les formations basaltiques subaffleurantes. Thèse de Doctorat soutenue à la
Faculté des Sciences Meknès.

BENAABIDATE L., 2000 : caractérisation du bassin versant de Sebou : hydrogéologie,


qualité des eaux et géochimie des sources thermales. Thèse doct. Es-sc., FST Fès., 250 p.

ERRAMI A., 2001 : Evolution tardi-hercynienne et alpine des bassins du Paléozoïque


supérieur de la bordure sud-occidentale du Massif ancien du Haut-Atlas. Thèse de Doctorat
soutenue à la Faculté des Sciences de Rabat.

FAUGERES J.C., 1978 : Les Rides sud rifaines : évolution sédimentaires d’un bassin
atlantico – mésogéen de la marge africaine. Thèse doct. Es-sc., univ. Bordeaux I, n° 590.

LAHSSAINI M., 2009 : Etude climatologique et hydrologique du bassin versant d’Oued


Ifrane moyen Atlas Maroc FST Sais Fès. Rapport de Licence. FST Fès.

MERGHICH A., 1989 : Contribution à l’étude sédimentologique, minéralogique et géochimique


des alluvions actuelles de l’Oued Beht (M roc central). Thèse de 3ème cycle, Econe Normale
Supérieure, Fès.

MESRAR H., 2010 : Application des directives du PAP/CAR et des outils SIG pour l’évaluation
de l’érosion hydrique et la définition des facteurs causaux dans la partie aval du bassin versant de
l’Oued Amzaz. Rapport PFE Master, FST Fès.

50