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OBÉSITÉ ANDROÏDE VERSUS OBÉSITÉ GYNOÏDE : QUEL IMPACT

SUR LA SANTÉ ?

PESME Carla

BDNH 1

Travail présenté à

Sophie Rodrigues - Biochimie

Clémence Thomas - Culture médicale

EDNH - Aix en Provence


Le 07 janvier 2019
TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION 1

DÉFINITION DE L’OBÉSITÉ GYNOÏDE 2

DÉFINITION DE L’OBÉSITÉ ANDROÏDE 3

CONSÉQUENCES DE L’OBÉSITÉ GYNOÏDE 4

CONSÉQUENCES DE L’OBÉSITÉ ANDROÏDE 5

CONCLUSION : 6

RÉSUMÉ EN ANGLAIS : 7

WEBOGRAPHIE : 8
INTRODUCTION

Depuis 1995, l’obésité est vu comme une réelle maladie, bien que ce phénomène existe depuis
toujours.
L’obésité est définie comme une accumulation excessive de graisse dans un organisme humain.
Souvent, les causes de l’obésité sont la mauvaise alimentation mais il existe des cas où cette pathologie
est les résultat de problèmes génétiques ou de maladies, de stress, de manque de sommeil, ou encore
un manque d’activité physique lorsque les dépenses énergétiques sont inférieures aux apports.
Une personne est définie comme obèse lorsque son Indice de Masse Corporelle IMC, c’est à dire son
poids divisé par le carré de sa taille en mètre, est supérieur à 30. Puis, plus le nombre de l’IMC
augmente, plus le niveau d’obésité est dangereux voire mortel, on appellera alors cela l’obésité morbide.
Aujourd’hui, le nombre d’obèses augmente de manière importante à cause de l’industrialisation et de la
diversification alimentaire et nous pouvons donc remarquer qu’il existe deux types d’obésité bien
distincts que sont l’obésité gynoïde et l’obésité androïde.
Nous allons nous demander dans quelles mesure l’obésité androïde est plus néfaste que l’obésité
gynoïde?
Pour cela, dans un premier temps nous allons étudier les deux différents types d’obésité puis nous
allons analyser les conséquences de chacune sur la santé des individus obèses.

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DÉFINITION DE L’OBÉSITÉ GYNOÏDE

L’obésité gynoïde, se définit comme une accumulation excessive de graisses chez un Homme,
plus particulièrement située dans le bas du corps, c’est à dire surtout au niveau des hanches, fesses et
cuisses et parfois la jambe entière. Cet type d’obésité est aujourd’hui considéré comme une pathologie à
part entière.

Pour savoir si un individu est atteint d’obésité gynoïde, il suffit de calculer le rapport taille hanche. Si ce
rapport est inférieur ou égal à 0,8, alors l’individu est atteint d’obésité gynoïde.

Ce type d’obésité est caractéristique de la femme étant donné qu’il est influencée par la présence
d’oestrogène (hormone féminin), et correspond à ce que l’on appelle plus communément la culotte de
cheval, visuellement en forme de poire.
Cependant, il existe aussi une petite part d’hommes atteints d’obésité gynoïde expliquée par un manque
de testostérone (et donc une part importante d’oestrogène chez l’Homme).Donc un problème hormonal
peut être une cause d’obésité gynoïde.

Cette pathologie est le résultat de causes environnementales et /ou génétiques.


En effet, certaines personnes ont une plus grande prédisposition à l’obésité car leurs parents ou grand
parents sont obèses, ce qui se répercutent au niveau de l’hérédité. La part de risque augmente lorsque
l’individu a une mauvaise hygiène de vie qui comprend une mauvaise alimentation avec des produits
trop gras, trop sucrés ou trop salés.
Certaines personnes sont atteintes d’obésité gynoïde sans pour autant avoir de prédisposition
génétique, ce qui signifie que la seule cause est environnementale (souvent une mauvaise alimentation).
Par exemple, une quantité de féculents contenant un taux de gluten trop élevé entraine une altération de
la paroi intestinale qui ne serait plus perméable aux molécules graisseuses et les absorberait en trop
grande quantité ce qui amènerait une obésité.

Cependant, ce type d’obésité n’a que rarement pour cause une mauvaise alimentation, contrairement à
l’autre type d’obésité qu’est l’obésité androïde

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DÉFINITION DE L’OBÉSITÉ ANDROÏDE

Plus fréquente et répandue, l’obésité androïde, se définit comme une accumulation excessive de
graisses chez un Homme, plus particulièrement située dans le haut du corps, plus précisément au
niveau de la ceinture abdominale et de l’abdomen et les flancs et donc est située au niveau de certains
organes comme le coeur et le foie jouant un rôle essentiel dans le fonctionnement de l’organisme.

Un homme est atteint d’obésité androïde si son tour de taille est supérieur ou égal à 94 centimètres, 80
centimètres pour une femme ou alors en calculant le rapport du tour de taille sur le tour de hanche. Si
celui ci est supérieur à 1 pour Homme ou 0,85 pour une femme, alors l’individu est qualifié d’obèse de
type androïde.

Cette maladie est expliquée le plus souvent par une alimentation trop riche et quelque fois associée à un
rythme alimentaire déréglé en terme de qualité, de quantité et de fréquence elles mêmes liées au stress
(par exemple, une personne très stressée est susceptible de gérer son stress par des « crises » à tout
heure, en mangeant des aliments réconfortants gras ou sucrés comme le fromage ou le chocolat).

Tout comme l’obésité gynoïde, elle peut s’expliquer aussi par lui manque d’activité physique régulière qui
implique une baisse des dépenses alors même que l’individu ne diminue pas ses apports énergétiques.
En effet, l’inactivité est le second facteur d’obésité dans le monde. Mais cette obésité peut également
être due à une prédisposition génétique qui expose l’individu à un risque important d’obésité.On appelle
cela l’obésité métabolique athérogène.

L’obésité androïde est une pathologie qui touche un plus grand nombre de personnes, hommes comme
femmes, même si plus d’hommes sont touchés que de femmes. Ces statistiques s’expliquent par le fait
que, en général, les hommes ne cuisinent pas autant que les femmes donc ont plus tendance à manger
des plats préparés riches en gras, sel et sucres transformés, grignoter, mais également parce que les
femmes sont plus susceptibles de faire des régimes et se restreindre à cause d‘exigences trop élevées
d’elles même ou de la société.

Cependant, l’obésité androïde n’est pas toujours due à une mauvaise alimentation, elle peut être aussi
être le résultat d’une prise de médicaments conséquente, un problème hormonal ou parfois de maladie
génétique.

Bien que ces deux types d’obésité ne présentent que peu de différences au niveau de leurs causes, le
résultat de chaque pathologie est bien distinct et leurs conséquences sont très différentes.

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CONSÉQUENCES DE L’OBÉSITÉ GYNOÏDE

Étant donné que les personnes atteintes d’obésité gynoïde ont un excès de graisses au niveau
du bas du corps, elles auront donc plus de problèmes liés aux membres inférieurs.
C’est le cas des insuffisances veineuses au niveau des jambes (« jambes lourdes/ poteaux ») qui
touchent 18 millions de personnes dont une majorité d’obèses. Cela s’explique par le fait que les veines
partant des pieds vers le coeur, qui doivent être encore plus fonctionnelles que les veines qui
descendent vers le coeur à cause de la gravité, sont compressées par les amas d’adipocytes (cellules
graisseuses) ce qui empêche un bon retour du sang vers le coeur. La thrombophlébite est le cas
d’insuffisance veineuse le plus répandu chez les obèses.

Les problèmes d’arthroses des hanches et des genoux sont une des conséquences les plus importantes
de l’obésité gynoïde. En effet les femmes atteintes de ce type d’obésité ont 4 fois plus de risque
d’arthrose du genou (gonarthrose) que des femmes non obèses. Ce phénomène s’explique par la
contrainte de poids élevée sur ces articulations (plusieurs fois le poids total de la personne) qui
augmente donc avec avec la prise de poids ce qui rend celles ci plus fragiles.
Cette graisse est souvent le résultat d’une prise de masse grasse progressive et longue, alors ce tissu
adipeux est beaucoup plus difficile à déloger et le perte de poids demande beaucoup plus de patiente et
d’efforts.

Nous pouvons constater que ces conséquences sont dangereuses et nous pouvons les qualifier comme
des comorbidités. Une comorbidité désigne l’association de deux maladies présentes aux mêmes
moment où l’une (maladie primate) influence l’autre.
En revanche les comorbidités liées à l’obésité gynoïde ne sont qu’une part mineure de toutes les
comorbidités liées à l’obésité puisque la majorités sont liées à l’obésité androïde.

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CONSÉQUENCES DE L’OBÉSITÉ ANDROÏDE

Puisque l’obésité androïde concerne un amas de masse grasse au niveau du haut du corps,
alors les répercussions se situent sur cette même zone ce qui est très dangereux puisque l’ensemble
des systèmes digestif et respiratoire y sont présents et donc susceptibles d’être perturbés.
En effet, un tiers des obèses est diabétique. Cela est justifié par le fait que le pancréas, créateur
d’insuline (hormone qui régule le taux de sucre dans le sang, appelé glycémie), est surstimulé lorsque le
poids est augmenté (car la quantité de sucre ingérée augmente) ce qui le rend beaucoup plus fragile.
C’est pour cela que les obèses sont plus résistants à l’insuline donc leur glycémie est trop élevée,
synonyme de diabète.
De plus, l’obésité entraîne un taux de cholésterol (type de graisse fabriquée par le foie) élevée expliqué
par l’ingestion de produits contenant beaucoup d’acides gras saturés. Ce cholestérol est est transporté
par deux transporteurs différents : le HDL (High densité Lipoprotein) qui transporte l graisse logée dans
les artères vers le foie alors que le LDL (Low Density Lipoprotein) transporte les graisse du foie vers les
artères et crée des plaques au sein de ces dernières appelées des plaques d’athérome et pique de
boucher les artères.
L’obésité androïde, surtout si elle est grave, comprend dans la plupart des cas au moins un des deux
problèmes cités mais souvent comprend également les comorbidités liées à l’obésité gynoïde comme
l’hypertension
Par conséquent, les obèses sont plus sujets aux maladies cardiovasculaires car les deux plus
importants facteurs de risque de cette pathologie sont ces deux cités.

Mais, lorsque l’IMC est beaucoup trop important c’est à dire supérieur à 35 ou 40, il est rare que
l’individu soit atteint d’obésité androïde ou même gynoïde, elle présente souvent une obésité mixte c’est
à dire un amas de graisse localisé dans l’ensemble du corps et elle présente toutes les comorbidités
présentées.

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CONCLUSION :

Finalement, nous pouvons dire qu’il est primordial d’identifier le cas d’obésité afin de prévenir de
certaines maladies mais qu’il est tout autant primordial d’identifier le type d’obésité de l’individu touché
car les obésités androïde et gynoïde devraient être vues comme deux pathologies bien distinctes
puisqu’elles ne présentent pas les mêmes symptômes et ont des conséquences différentes.
En effet, l’analyse effectuée nous a permis de remarquer que l’obésité androïde présente beaucoup plus
de comorbidités qui peuvent amener même à une mort précoce et est à l’origine de beaucoup plus de
maladies que l’obésité gynoïde.
En revanche, il est important de savoir qu’une perte de poids qui réduirait l’obésité ainsi que l’IMC, serait
aussi une guérison des comorbidités liées à cette obésité. Donc ces comorbidités sont des maladies
potentiellement effaçables avec une perte de poids, qu’elle soit d’origine chirurgicale ou juste de manière
alimentaire.

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RÉSUMÉ EN ANGLAIS :

My research work is about two types of obesity which are considered as a real disease. Their
names are Android Obesity and Gynoïd obesity
But both are really different. Indeed, Gynoïd obesity occurs when a person has too much fat localized in
the lower body while android obesity occurs when a person has too much fat localized in the upper body.
The fact that fat isn’t localized in the same part of the body is important because consequences of both
are really different.
Actually, android obesity’s consequences are worst than gynoid’s.
For instance, heart and blood disease, diabet, or hypertension are diseases which appears because of
android obesity. So those disease are called « comorbidités » because they can reduce or disappear
when people lose weight.
Therefore, consequences of Gynoid obesity are less dangerous than Android, for example, problems
about blood circulation in legs which is a « comorbidité » too.
Both forms of obesity feature different victims. We can see that the majority of victims from Gynoïd
obesity are women (mostly because of hormones problems) while Androïd impacts mostly men which
cause is often an unhealthy lifestyle.
But both appear as a disease which is increasing everyday mostly in developed countries like United
States, France, or Australia because of junk food development.

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WEBOGRAPHIE :

Obésité gynoïde : http://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/


sa_883_.htm#causes-et-facteurs-de-risque

https://www.calculersonimc.fr/6-differents-types-dobesite/

https://www.fqmc.org/zone-membre/questions-reponses/mc-surpoids-perte-de-poids

Obésité androïde : https://www.calculersonimc.fr/6-differents-types-dobesite/

https://www.obesite.com/sante-et-obesite/diabete/

http://www.obesite-sante.com/comprendre_l_obesite/complications_liees_a_l_obesite/
cardio-vasculaires.shtml

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