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Le clivage droite-gauche n'est plus si prégnant en matière de PP en matière anti-terroriste, priorité

est faite aux intérêts de la répression ; les droits de la défense deviennent secondaires
> les USA ont fait le choix d'être hors droit (prisons de la CIA) alors qu'on a fait le choix d'ê ds le
droit en matière de lutte anti-terroriste mais on a développé des régimes d'exception
Ds l'état d'urgence, on donne des pouvoirs à la police dont elle ne bénéficiait pas auparavant, ou du
moins dont elle bénéficiait que ds une procédure pénale
ex : les perquisitions administratives n'étaient que de la PP
Dc ce type d'évt a eu pour objet d'augmenter les pouvoirs en matière administrative, cad des
pouvoirs qui n'existaient auparavant qu'en PP
Cela a des répercussions sur le modèle de société, et sur les équilibres entre les ordres juridictionels
(ordre administratif et ordre judiciaire)
Certains voudraient privilégier la police administrative par rapport à la police judiciaire, alors que la
police administrative n'a pas défailli lors des attentats du 11/11 (on savait qui, quand, comment et où
en moins de 24h)
* j'ai été biberonné à la convention européenne des droits de l'ho

En matière de terrorisme, désormais, la convention eur des droits de l'ho (CEDH) on s'assoit
dessus : son influence est beaucoup plus relative que ds d'autres domaines moins sensibles, parce
que qd on est face au nombre de victimes sur le territoire français le plus important depuis la 2e GM,
l'art 6 de la CEDH on ''s'en tape le cul par terre''
> dc , on a une vraie logique de basculement : qd bien même vous auriez une condamnation de la
France par la Cour eur DDH pour violation de l'art 5 parce que nos durées de garde à vue st au-delà
des maximums admis par la jurisprudence de la CEDH, ce ne sera pas un argument audible
Désormais, on est sur une renationalisation des intérêts les acquis des droits de la défense
demeurent, mais l'influence de la CEDH sur le droit français va devenir plus relative (seulement sur
la PP)
Des années 80 jusqu'au début années 2000, la CEDH a eu une gde influence sur la PP par rapport
aux droits et libertés fondamentales

LES SOURCES
1) Art.66 de la Constitution (1958) :
''L'autorité judiciaire est gardienne de la liberté individuelle''
> cet article donne la compétence exclusive à l'autorité judiciaire, dès lors qu'une personne est
privée de sa liberté
* une perquisition est une restriction de liberté et non pas une privation de liberté : c'pquoi les
perquisitions administratives ds le cadre de l'état d'urgence ne st pas contraires à la Constitution
dc : la perquis n'est pas souise au contrôle du juge judiciaire car n'est pas considérée comme une
atteinte à la liberté individuelle
La jurisprudence du Conseil Constitutionnel (CC), arrêt du 09/07/15 (loi sur le renseignement) et
janvier 2016 (loi sur les perquisitions administratives)
Dès lors qu'il y a restriction de liberté, il ya contrôle obligatoire du juge judiciaire (gardien des
libertés fondamentales), dc selon les règles du CPP
Toute arrestation, garde à vue, détention provisoire doit ê prononcé ou contrôlé par le juge judiciaire

Ds sa décision du 02/03/2004, le CC énonce que les privations de liberté jusqu'à 48h peuvent ^e
contrôlées par le Procureur, mais au-delà elles doivent ê contrôlées par le juge du siège, sur le
fondement de l'art.66
l existe deux catégories de magistrats, correspondant à deux modalités d’exercice de la mission d’application du droit qui leur est confiée :

• les magistrats du siège – les juges – sont chargés de dire le droit en rendant des décisions de justice,

• les magistrats du parquet – les procureurs – ont pour fonction de requérir l’application de la loi.

Magistrats du siège et du parquet, s’ils ne possèdent pas exactement les mêmes missions, partagent un statut très proche, et des règles de recrutement,
de formation et d’avancement quasiment identiques. Le principe de l’unité du corps judiciaire permet d’ailleurs à chaque magistrat, au cours de sa
carrière, de passer d’un groupe à l’autre sans difficulté. De même, magistrats du siège et du parquet partagent un devoir commun, défini par la
Constitution, de protection de la liberté individuelle.

Les magistrats du siège possèdent cependant un statut leur garantissant une indépendance renforcée, par rapport aux membres du parquet. La
Constitution prévoit ainsi leur inamovibilité, ce qui signifie qu’ils ne peuvent recevoir d’affectation nouvelle sans leur consentement, même en
avancement. Cette règle constitue l’une des traductions concrètes du principe d’indépendance de l’autorité judiciaire. Elle est en effet destinée à éviter
les pressions hiérarchiques ou politiques sur les décisions des juges du siège.

À l’inverse, les magistrats du parquet sont soumis à un principe hiérarchique qui découle de la nature même de leurs fonctions, puisqu’ils sont
notamment chargés de l’application de la politique pénale du gouvernement. Cette subordination ne fait cependant pas obstacle à la liberté de parole
des magistrats du parquet à l’audience. En revanche, et contrairement aux juges du siège, ces magistrats ne bénéficient pas de la garantie
d’inamovibilité. Depuis la loi du 25 juillet 2013, relative aux attributions du Garde des sceaux et des magistrats du ministère public en matière de
politique pénale et de mise en oeuvre de l’action publique, est inscrit dans le code de procédure pénale l’interdiction pour le ministre de la Justice
d’adresser aux procureurs de la République des instructions individuelles, ce qui a mis fin à la pratique antérieure

Dc, la longueur de la privation de liberté va avoir une influence sur l'autorité judiciaire de contrôle

2) La DDHC de 1789
Elle pose les règles du droit au respect de la propriété (ce qui est important en matière de saisie et de
perquisition), elle pose le principe de la présomption d'innocence, elle pose le principe de rigueur
nécessaire (jusqu'à quel point un texte doit-il mettre en place une procédure de contrainte ; jusqu'à
quel point la contrainte est-elle nécessaire à la répression des infractions pénales : c'est toutl'enjeu
de la garde à vue et de la détention provisoire)
ex : la décision du CC du 30/07/2010 : déclare non constitutionnel le régime de la garde à vue du
fait du non respect au droit au silence, et du droit à l'assistance effective d'un avocat
ex en 2011, le CC considère que le statut du juge des enfants est contraire à la Constitution, car il
est à la fois juge de jugement et juge d'instruction ; il juge les mineurs délinquants mais a le droit de
mener des enquêtes, donc contraire à l'impartialité (on une idée préconçue de la pers sur laquelle on
va enquêter) ; donc on sépare tjrs l'instruction et le jugement = principe de séparation des fonctions

28,20

Le droit de ne pas s'auto-incriminer c'est le droit de ne pas apporter soi-même les preuve de sa
preuve condamnation
L'essentiel des procédures tient sur l'aveu des auteurs le but des preuves scientifiques est d'obliger
la personne à avouer grâce à ces preuves : ''vous ne pouvez pas maintenir votre position selon
laquelle vous n'avez rien fait'', dc l'aveu reste la reine des preuves, mais on utilise la preuve
scientifique pour faire avouer les personnes
A partir du moment où la pers n'est pas informée qu'elle peut ne pas répondre aux questions, elle
part avec un handicap par rapport à l'accusation, dc la CEDH considère qu'il faut informer la pers
du droit de se taire, pour avoir un procès équitable

Une loi du 15/06/2000 introduit l'information du droit de se taire ds la garde à vue


Une loi du 04/03/2002 : modifie l'information ; on avertit la pers qu'elle a aussi le droit de faire des
déclarations
loi 18/03/2003 : supprime l'information du droit de se taire, amd, le législateur dit ''je supprime
l'information mais le droit persiste'' : dc, c'est une forme d'inégalité devant la police

* certains avouent les faits mais ne st pas d'accord avec la qualification : ex : ''je n'ai pas rendu ses
affaires à la victime, mais ce n'est pas un vol''
* monter une souricière pour une interpellation
* celui qui collabore pour bénéficier d'une réduction de peine, choisit de parler à la 72e heure

Depuis la loi du 14/04/2011, dans l'article 62-2 CPP sur la garde à vue, la pers est informée du
droit :
- faire des déclarations : la pers parle sans qu'on interrompt
- répondre aux questions la pers ne prend pas l'initiative de parler
- se taire

* c'est l'équivalent du 4e amendement de la constitution américaine (suite à l'arrêt Miranda contre


Arizona de la Cour suprème des EU ''vous avez le droit de garderle silence)
* le droit au silence est partout :
- en garde à vue
- en audition libre depuis la loi du 27/05/2014 (art 61-1 CPP : on informe la pers des 3 droits),
- lors de la mise en examen (c'est le juge d'instruction qui a l'obligation d' informer selon art 116
CPP),
- devant ttes les juridictions de jugement (juge de proximité, tribunal de police, tribunal
correctionnel, cour d'assise) on a l'obligation d'informer avant l'interrogatoire et au rappel des faits

La cour de cassation considère que l'absence d'information du droit de se taire est une atteinte
insurmontable au droit de la défense cad, c'est une cause de nullité

* quand elle comparait devant une juridiction, quand elle est poursuivie en justice, la pers morale
désigne un représentant qui est une pers physique (ex : le gérant, le directeur juridique)
* suite à l'arrêt BRUSCO, on a une diffusion par capillarité du droit au silence sd ttes les phases où
une pers est auditionnée
* faire du barouf = faire du scandale

On a dc des normes supra-législatives qui possèdent des effets quasi immédiats et qui posent de
grands principes directeurs qui st rappelés ds le CPP : ceux-ci vont régir l'intégralité des phases de
la procédure
L'article préliminaire est un rappel de tous les différents principes directeurs posés par la
Constitution ou la Convention européenne des droits de l'ho. C'est une forme de pédagogie de la
procédure. Ces principes directeurs st posés en 3 § :
§1 : la PP en générale > la PP doit ê équitable, contradictoire et préserver l'équilibre des droits des
parties
§2 : s'intéresse à la victime
§3 s'intéresse au suspect

Dc le droit français fait sien le droit au procès équitable : application directe de l'art 6 de la CEDH
* équitable vient du latin EQUUS = équilibre, dc la PP est équitable car elle préserve l'équilibre des
droits des parties, ce qui signifie qu'à un moment donné les parties doivent avoir + ou – les mêmes
droits, ce qui se rapproche de l'égalité des armes
Il est de l'essence même d'une procédure que les parties aient les mêmes droits, ou du moins que les
droits ne soient pas manifestement déséquilibrés entre eux. Ces droits peuvent dépendre de la nature
même des parties
ex : en droit français, on distingue les victimes simples des victimes partie civile (cad qui demande
une indemnisation = dommages et intérêts) ; amd elle exerce une action civile devant les
juridictions pénales, dc parce qu'elle exerce une action, alors elle devient partie et dc aura un certain
nombre de droits dont celui d'accéder au dossier et de demander les actes de procédure : son avocat
pourra prendre la parole (plaider), poser des questions au suspect
dc le fait de devenir partie civile confère des droits procéduraux (avocat, dossier, participation à
l'audience > même pendant l'instruction)
* comment contourner un classement sans suite d'une plainte : il suffit de faire une constitution de
partie civile > il y aura obligatoirement une instruction préparatoire
dc la victime peut ê à l'origine de l'instruction et aura ainsi accès au dossier de l'instruction
** certaines victimes demandent une indemnisation très réduite pour avoir accès au dossier et voir ;
comment se st passés les faits, ce qui leur permet d'influencer la procédure ; la victime aura alors les
mêmes droits que l'auteur et le Parquet
* Le parquet désigne l’organisation, au niveau du tribunal de grande instance, de l’ensemble des magistrats du ministère public qui sont chargés de
requérir l’application de la loi et de conduire l’action pénale au nom des intérêts de la société.
Au niveau de chaque tribunal de grande instance, le parquet comprend un procureur de la République, éventuellement assisté de procureurs
adjoints, de vice-procureurs et de substituts. Le parquet est chargé de la représentation du ministère public auprès du tribunal correctionnel, des
juridictions pour mineurs, du juge d’instruction et des formations civiles du tribunal. À l’échelle de la cour d’appel, le parquet est dit « général » et il
comprend un procureur général assisté d’avocats généraux (qui, en dépit de leur nom, ne sont pas des avocats mais des magistrats)

Cpdt, la victime ne représente que ses propres intérêts : elle ne représente pas la société, ce qui
signifie que la victime ne peut pas aller sur le terrain de la peine ; amd, elle plaider sur la culpabilité
(cad la faute dont la victime a besoin pour obtenir indemnisation, cad la faute qui est utile à son
action civile) , mais pas sur la peine car la peine n'est pas en charge de la défense de la société ; seul
le parquet défend la société, et dc seul lui peut requérir une peine

* abtenu 500euros de préjudice matériel, et 300 euros de préjudice moral (le prix des larmes)
* en mars 2016, la cour de cassation a précisé que : avant l'interrogatoire ds la rue (ex : enquête de
voisinage), avant la garde à vue;pas besoin d'informer le droit au silence

De même, lorsque le suspect est mis en examen pdevant un juge d'instruction, ou lorsqu'il est
renvoyé devant un tribunal correctionnel, de police ou une cour d'assise ; en tant que partie, il aura
es mêmes droits que la partie civile et que le Parquet (accès au dossier, demande d'acte, droit
d'appel ; ce qui signifie que tant que le suspect n'est pas parti, notamment en garde à vue, il n'est pas
parti à la procédure et n'a pas les mêmes droits que le Parquet
> d'où le grand débat actuellement : faut-il donner au suspect plus de droits durant le temps de la
procédure où il n'est pas parti ? Ex : avoir accès à certaines pièces du dossier, faire appel à une
perquisition
Cf : équilibre entre les intérêts de la répression et les intérêts des citoyens
dc, durant la procédure, on a choisi de rendre égalitaire les droits entre le suspect et le Parquet
Dc, la procédure est ainsi faite où l'galité n'est jamais totale durant l'intégralité de la procédure
dc, une procédure peut très bien ê équilibrée ds son ensemble même si les parties n'ont pas eu des
droits égaux tout le temps, dès lors que à un moment donné, et de manière suffisamment tôt, le
prévenu a eu les mêmes droits que le parquet
30,50