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Mémento de l’Hydrogène

FICHE 3.2.1

PRODUCTION D’HYDROGENE PAR ELECTROLYSE DE L’EAU

Sommaire
1 – Introduction
2 - Quelques rappels sur l’électrolyse
3 - Les technologies en concurrence
4 - L’hydrogène par électrolyse de petite ou moyenne capacité : oui, mais à quel coût ?
5 - Fabricants et/ou développeurs d’électrolyseurs
6 - Exemples de projets électrolyse alimentés par les énergies renouvelables
7 - Références

1 – Introduction

L’hydrogène est un vecteur énergétique: il doit donc être fabriqué avant d’être stocké et utilisé. On peut
l’obtenir, essentiellement, par reformage ou gazéification d’hydrocarbures, par électrolyse de l’eau ou par
thermochimie.
Le choix du procédé de fabrication (figure 1) se fait en fonction de nombreux paramètres : type d’énergie
primaire disponible, pureté, débits, …. De fait, la thermochimie est au stade du laboratoire et l’électrolyse
représente aujourd’hui moins de 1% de la capacité totale de production de cet hydrogène et n’est utilisée que si
l’électricité est soit fatale (cas des renouvelables comme l’éolien ou le photovoltaïque), soit bon marché et/ou si
une pureté élevée de l’hydrogène produit est requise. Le recours croissant aux sources renouvelables conduit
aujourd’hui au développement de l’électrolyse, procédé séduisant pour la valorisation de ces énergies nouvelles.

A côté de l’électrolyse industrielle mettant en œuvre des puissances unitaires pouvant atteindre plusieurs
mégawatts (électrolyse chlore-soude, par exemple), on assiste aujourd’hui à l’essor des électrolyseurs de
capacités petites à moyennes, typiquement de 1 à 100 kW.

Figure 1 – La chaine « hydrogène » (document U.E.)

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2 - Quelques rappels sur l’électrolyse

L’électrolyse de l’eau est la réaction chimique de dissociation de la molécule H2O soumise à un courant
électrique ; elle s’écrit de manière globale:

H2O  H2 + ½ O2

avec une enthalpie de dissociation de l’eau : ∆H=285 kJ/mole

Cette décomposition nécessite un apport d’énergie électrique, dépendant essentiellement de l’enthalpie et de


l’entropie de réaction. Le potentiel théorique de la décomposition est de 1.481 V à 298 K. Les valeurs classiques
des potentiels de cellules industrielles sont de l’ordre de 1.7 à 2.1 V, ce qui correspond à des rendements
d’électrolyse de 70 à 85 % (en se rapportant au PCS de 3,55 kWh/Nm3). La consommation électrique des
électrolyseurs industriels (auxiliaires compris) est généralement de 4 à 5 kWh/Nm3. A noter qu’il convient
d’éliminer en permanence la chaleur dégagée liée aux irréversibilités.

L’alimentation minimale en eau d’un électrolyseur est de 0.8 l/Nm3 d’hydrogène. En pratique, la valeur réelle est
proche de 1 l/Nm3. L’eau introduite doit être la plus pure possible car les impuretés demeurent dans
l’équipement et s’accumulent au fil de l’électrolyse, perturbant in fine les réactions électrolytiques par :
- la formation de boues
- l’action des chlorures sur les électrodes
Une spécification importante sur l’eau porte sur sa conductivité ionique (qui doit inférieure à quelques µS/cm).

Une cellule d’électrolyse est constituée de deux électrodes (anode et cathode, conducteurs électroniques) reliées
à un générateur de courant continu, et séparées par un électrolyte (milieu conducteur ionique).
Cet électrolyte peut être :

- soit une solution aqueuse acide ou basique,


- soit une membrane polymère échangeuse de protons
- soit une membrane céramique conductrice d’ions O2-.

Il existe de nombreux fournisseurs (voir § 5) proposant des technologies très diversifiées, notamment en terme
de nature de l’électrolyte et de technologie associée, allant d’un possible couplage amont avec une alimentation
électrique renouvelable (photovoltaïque ou éolien), à la fourniture finale directe d’hydrogène sous pression.

3 - Les technologies en concurrence

Elles sont de deux natures et portent d’une part sur le type de structure (monopolaire ou bipolaire) et d’autre part
sur le type d’électrolyte : alcalin, PEM (ou acide) ou SOE (électrolyte oxyde solide).

Structures mono polaires et bipolaires

Les premiers appareils d’électrolyse disposaient d’électrodes mono polaires (c'est-à-dire que chaque anode est
connectée au pôle positif et chaque cathode au pôle négatif), les cellules d’électrolyse fonctionnent alors en
parallèle.
Les systèmes bipolaires, développés par la suite, utilisent des plaques jouant le rôle d’anode d’un côté et de
cathode de l’autre, les cellules d’électrolyse fonctionnent alors en série. La conduction électrique s’opère à
l’intérieur de l’électrode au travers de son épaisseur, permettant ainsi une limitation de la chute ohmique. Les
assemblages bipolaires offrent l’avantage d’une densité de courant plus élevée et d’une meilleure compacité.
Cette conception introduit cependant une difficulté supplémentaire: l’électrode présente une face en milieu
oxydant (anode) et une en milieu réducteur (cathode). Néanmoins, la grande majorité des systèmes industriels
reposent sur la technologie bipolaire, alors que quelques fournisseurs d’électrolyseurs de petite capacité
proposent encore des structures mono polaires.
Dans tous les cas, les recherches sur les matériaux sont fondamentales. Les cellules d’électrolyse doivent être
étanches, isolées électriquement et résistantes à la corrosion dans des conditions de température et pression
parfois élevées.

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Electrolyse alcaline

L’électrolyse alcaline est le procédé le plus mature, employé en industrie. Les électrolyseurs se présentent en
modules de petite ou moyenne capacité (0,5-800 Nm3/h d’hydrogène), utilisant une solution aqueuse
d’hydroxyde de potassium ou potasse dont la concentration varie en fonction de la température (typiquement de
25% en masse à 80°C jusqu’à 40% à 160°C). La potasse est préférée à la soude, essentiellement pour des raisons
de conductivité supérieure à niveau de température équivalent et de meilleur contrôle des impuretés chlorures et
sulfates.
Les modules comprennent généralement : une alimentation électrique, les cellules d’électrolyse, une unité de
purification de l’eau, une unité de déshumidification des gaz, une unité de purification de l’hydrogène, un
compresseur et un système de contrôle. Certaines technologies d’électrolyseurs fonctionnent directement sous
pression [4]. Les modules de petite capacité opèrent typiquement de 3 à 30 bars.

Electrolyse acide PEM (Proton Exchange Membrane)

L’électrolyse acide se distingue de la précédente par un électrolyte solide à membrane polymère PEM
conductrice de protons (Figure 2). Les avantages de cette technologie sont l’absence d’électrolyte liquide, la
compacité, la simplicité du design et du fonctionnement, la limitation des problèmes de corrosion, des
performances sensiblement supérieures et une moindre influence de la variation des conditions d’entrée
(intéressant pour les sources renouvelables intermittentes). Cependant le coût de la membrane polymère et
l’utilisation d’électro-catalyseurs à base de métaux nobles, conduisent à des équipements plus onéreux que les
électrolyseurs alcalins de même capacité. L’électrolyse à membrane polymère est considérée, néanmoins, par
beaucoup comme une technologie d’avenir car elle bénéficie des nombreux développements sur les piles à
combustible de technologie comparable (PEM), et de la réduction des coûts associée.

L’électrolyse à membrane polymère de petite capacité est d’ores et déjà une technologie mature, utilisée depuis
plusieurs dizaines d’années pour des applications sous-marines (usines à oxygène à bord des sous-marins
nucléaires américains et britanniques) et spatiales (pour la génération d’oxygène dans les compartiments vie).
Ces unités peuvent opérer de la pression atmosphérique à plusieurs dizaines de bars, voire quelques centaines de
bars.

Actuellement, il n’existe pas encore de normes ou de codes sur la conception ou l’installation d’électrolyseur de
petite capacité, mais ils sont en cours d’élaboration, notamment au sein de l’ISO TC 197, dédié aux technologies
de l’hydrogène.

Figure 2 – L’électrolyse PEM

Electrolyse à haute température (PCE ou SOE)

Cette technologie est directement issue des développements de la pile à combustible de type PCFC ou SOFC
(Figure 3), fonctionnant respectivement dans les gammes 400 – 600°C et 650 – 1000°C. Elle se révèle

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intéressante si on l’alimente à la fois en électricité et en chaleur pour maintenir la température élevée souhaitée,
le rendement peut alors être supérieur à 80%. Elle est essentiellement destinée à être couplée à un système
solaire à concentration ou à un réacteur nucléaire à haute température. Elle est au stade du développement dans
divers laboratoires comme CERAMATEC ou Idaho National Engineering and Environmental Lab. aux USA, et
au CEA en France.

Figure 3 – L’électrolyse SOFC

4 – Coût de l’hydrogène produit par électrolyse

Evoquer la distribution d’un nouveau vecteur, même à un stade préliminaire, exige non seulement une analyse
du cycle de vie, mais aussi l’existence d’un marché et une analyse économique globale.

Le marché de l’électrolyseur est commandé soit par la source, soit par la demande. Il est commandé par la source
lorsqu’il y a excès fatal de production d’électricité non utilisable directement (typiquement l’électricité
renouvelable) et que l’électrolyse est la seule façon de valoriser cette énergie en produisant de l’hydrogène. Il est
commandé par la demande lorsque qu’un client consommateur d’hydrogène a le choix entre s’approvisionner
directement auprès d’un fournisseur ou le fabriquer lui-même, en fonction de ses besoins.

Le coût de l’hydrogène (coût capital, coûts opératoires et maintenance) produit localement par électrolyse est
d’abord et avant tout lié à celui de l’électricité et à son mode de production. Dans le cas d’une électricité
« verte », ce sont les coûts en capitaux du système renouvelable (photovoltaïque, éolien…) qui influeront. Les
chiffres varient, selon les auteurs et les hypothèses retenues (taille et performances de l’unité, coût capital…)
entre 10 et 40 $/GJ, avec un assez large consensus autour de 15-25 $/GJ (ou 55-90 $/MWh) (ou 2,1 – 3,5 $/kg,
en équivalent PCS).

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Des résultats similaires sont rapportés figure 4 en fonction du coût de l’électricité, en mettant en évidence le coût
équivalent essence (en €/l…hors taxes) à performances énergétiques équivalentes. Ces chiffres sont à considérer
avec prudence, compte tenu du faible retour d’expérience sur les performances réelles de ces systèmes et des
coûts associés, mais montrent qu’une analyse économique, même préliminaire, ne permet pas de disqualifier
cette nouvelle filière qui reste encore à développer, notamment pour des applications captives.

Figure 4 – Coût de l’hydrogène en fonction du coût de l’électricité

Ces coûts peuvent être comparés aux récents résultats des travaux du projet HyFrance3. Par exemple, dans
l’hypothèse d’une production massive d’hydrogène à partir d’un champ éolien, couplée à un stockage en cavités
profondes, dans les régions PACA ou Rhône-Alpes, le coût prospectif, en 2050, de l’hydrogène produit par
électrolyse serait dans la gamme 0,6 – 0,9 $/kg (0,4 – 0,6 €/kg) à comparer à la gamme 2,1 – 3,5 $/kg (coût
actuel) donnée en début de paragraphe.

5 – Fabricants et/ou développeurs d’électrolyseurs

Ces électrolyseurs sont généralement disponibles au plan commercial pour des pressions moyennes ; les
électrolyseurs haute pression sont au stade du test en vraie grandeur.

5.1 - Technologie alcaline

- IHT, Industrie Haute Technologie, (Suisse) - électrolyseurs de 20 à 760 Nm3/h, de 1 à 32 bars


http://www.iht.ch/technologie/electrolyse/industry/electrolyse-sous-haute-pression-systeme-lurgi.html-

- ELT - Elektrolyse Technik GmbH, (Allemagne) : électrolyseurs de 330 à 760 Nm3/h, de 1 à 30 bars
http://www.elektrolyse.de

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Figure 5 – Electrolyseur alcalin ELT, 760 m3/h – 30 bars

- Statoil, (Norvège), ex-Norsk Hydro, électrolyseurs de 100 à 500 Nm3/h jusqu’à 15 bars
http://www3.statoil.com/hydrogentechnologies/svg03816.nsf?OpenDatabase

- Hydrogenics, (Canada) ex-Vandenborre/Stuart Energy, électrolyseurs de 10 à 60 Nm3/h, 25 bars


http://www.hydrogenics.com/

- Avalence LLC, (USA) - électrolyseurs Hydrofiller , jusqu’à 100 Nm3/h, 350 bars, (700 bars en
développement). Rendement annoncé de 70%.
http://www.avalence.com/technology/default.htm

- AccaGen SA (Suisse) - électrolyseurs de 20Nl/h à 100 m3/h – Sorties possibles jusqu’à 200 bars
http://www.accagen.com/

- Casale Chemicals SA (Suisse) – électrolyseurs dans la gamme 0,5 à 100 Nm3/h


http://www.casale.ch

- Erre Due spa (Italie) – électrolyseurs dans la gamme 1 – 64 Nm3/h


http://www.erreduegas.it/

- GHW (Allemagne) – électrolyseurs de 12 à 500 Nm3/h jusqu’à 30 bars


http://www.ghw-mbh.de/

- PIEL Division of ILT Technology (Italie) – électrolyseurs jusqu’à 18 Nm3/h sous 18 bars
http://www.directindustry.com/prod/piel-division-of-ilt-technology/oxygen-hydrogen-gas-generators-29534-
230803.html

- Idroenergy (Italie) – électrolyseur de 10 à 80 Nm3/h jusqu’à 8 bars.


http://www.idroenergy.it

- Innovative Hydrogen Solutions Inc. (Allemagne) – Petit électrolyseur embarqué, modèle i-phi, destiné à
améliorer les performances d’un moteur diésel.
http://ihstruck.com/index.html

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5.2 - Technologie PEM

5.2.1 - Technologie « basse pression » (inférieure à 100 bars)

- Proton OnSite, (USA), électrolyseurs de la série HOGEN de 1 à 30 Nm3/h sous 30 bars.


http://www.protononsite.com

Figure 6 – Electrolyseur PEM Proton de 30 m3/h

- Mitsubishi Corp., (Japon), électrolyseurs de 1 Nm3/h sous 1 à 8 bars. Des développements à haute pression
(quelques centaines de bars)
http://www.mitsubishicorp.com

- Hydrogenics, (Canada), électrolyseurs de 1 Nm3/h,


http://www.hydrogenics.com/

Figure 7 – Electrolyseur PEM Hydrogenics HyLYZER de 1Nm3/h

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- CETH2, (France) générateur d’hydrogène ultra-pur pour laboratoire réglable de 0 à 100 Nl/h (GenHy 100)
et générateurs jusqu’à 5 Nm3/h
http://www.ceth.fr

- HELION Hydrogen Power, (France), 10-100 Nm3/h, 50 bars


http://www.helion-hydrogen.com/

- GINER Electrochemical Systems (USA), électrolyseurs de laboratoire + électrolyseurs 3 Nm3/h, 85 bars


(200 bars à l’étude), annoncé à près de 90% de rendement.
http://www.ginerinc.com/

- Horizon Fuel Cell Technologies (Singapour) a lancé en 2010 un électrolyseur individuel (voir figure 8)
http://www.horizonfuelcell.com/

Figure 8 – Electrolyseur Horizon Fuel Cell Hydrofill™

- ITM Power (Grande Bretagne), pression de 15 bars, quelques m3/h. - Série HPac (certification CE)
http://www.itm-power.com/page/26/HPac.html

- h-tec Wasserstoff-Energie-Système GmbH (Allemagne) qui a présenté en 2011 son modèle EL30
produisant 3.6 Nm3/h sous 30 bars.
http://www.h-tec.com/de/index

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Figure 9 – HPac de ITM Power

5.2.2 - Technologie « haute pression » (supérieure à 100 bars)

Ces électrolyseurs H.P. permettent de supprimer l’étage de compression pour le remplissage de réservoirs de
véhicules automobiles et donc produire de l’hydrogène sous pression à moindre coût.

- Proton OnSite (USA) (en collaboration avec Air Products) qui développe, en particulier, une unité capable
de 150 kg/jour sous 30 bars et une unité fournissant de l’hydrogène à 350 bars.
- Mitsubishi Corp. (Japon) (dont le système a été baptisé HHEG/High - Compressed Hydrogen Energy
Generator) qui développe une unité produisant 30 Nm3/heure sous 400 bars.

6. Exemples de projets « électrolyse » alimentés par les énergies renouvelables

Les trois projets ci-dessous illustrent les possibilités du vecteur hydrogène pour la valorisation des énergies
renouvelables :
- l’hydrogène produit lorsque les énergies renouvelables produisent plus que la demande. L’énergie est
réinjecté sous forme d’électricité et de chaleur en cogénération lorsque la demande existe
- l’hydrogène produit est stocké pour alimenter une flotte de chariots élévateurs
- l’hydrogène produit est stocké pour répondre aux demandes de pointe électrique (écrêtage de la
demande).

6.1 - Enertrag
Il s’agit d’un projet de grande ampleur (budget de 21 millions €), soutenu par le gouvernement Allemand. Ce
projet Enertrag vise à utiliser l’excès de production d’énergie éolienne pour la production d’hydrogène. Cet
hydrogène sera valorisé soit en tant que carburant, soit pour la production d’électricité et de chaleur dans une
unité de cogénération en co-injection avec du biogaz.
Trois éoliennes de 2 MW connectées au réseau alimentent un électrolyseur de 120 Nm³/h d’hydrogène.
L’hydrogène est comprimé dans 3 réservoirs d’une capacité totale de 1 350 kg sous 31 bars. Deux unités de
cogénération sont alimentées avec un mélange de biogaz (min 30 %) et d’hydrogène (max 70 %) pour la
production d’électricité (350 à 700 kWe) et de chaleur (340 à 680 kWth). Le système optimise le potentiel éolien

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et biogaz en produisant de l’électricité de façon fiable, durable sans surcharger ni affecter le réseau. La phase
opérationnelle a débuté en 2011.

Fig. 10 - Description du projet Enertrag


6.2 - Projet HyLOG de Fronius
La société Fronius a installé dans sa nouvelle usine de Stattdledt (Autriche), 5 chariots élévateurs Linde Material
Handling à pile à combustible. L’hydrogène est stocké dans un réservoir amovible qui peut être rechargé par un
distributeur Air Product alimenté par un électrolyseur Proton OnSite. Le réservoir nécessite moins de 5 min pour
faire le plein et est échangeable très simplement.
Des panneaux solaires sont installés sur le toit de l’usine et peuvent fournir 604 kWc : ils alimentent les
bâtiments et l’électrolyseur.
L’autonomie de ces chariots élévateurs est 2 fois supérieure et les frais d’utilisation sont moindres que pour les
unités à batterie.

Fig. 11 – Le chariot élévateur et le système de remplissage

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Fig. 12 – Description du projet HyLOG

6.3 - Projet Myrte : écrêtage de pointe sur réseau insulaire


Le projet MYRTE, porté par l'Université de Corse, a pour partenaires Helion, le CEA et le groupe Raffalli.
La plate-forme solaire de Vignola, à Ajaccio, associe 550 kWc de panneaux solaires et un système de stockage
électrique basé sur une pile à combustible. Le principal objectif est d’effectuer un écrêtage de la puissance lors
des pics de consommation. Un électrolyseur HELION produit de l’oxygène et de l’hydrogène. Sa capacité
maximale est de 40 Nm3/h. L’hydrogène et l’oxygène sont stockés à la pression de sortie de l’électrolyseur (de
l’ordre de 35 bars). Une pile PEM HELION de 200 kW fournit de l’électricité en absence de soleil. La
particularité de ce système est l’alimentation de la pile à partir des deux stockages d’hydrogène et d’oxygène, ce
qui améliore les performances par rapport à une pile alimentée en hydrogène-air.
La première phase du projet se concentre sur les systèmes de contrôle avec des installations de puissances plus
faibles (électrolyseur de 10 Nm3/h et pile de 100 kW). Ce système est mis en place, de façon progressive, depuis
septembre 2010 pour un fonctionnement cumulé de 5 ans. Le projet est soutenu par la Collectivité territoriale de
Corse, l’ADEC, et la ville d’Ajaccio. L’investissement sera de 18 millions d’euros pour la période 2008-2013.

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Fig. 13 – Vue d’artiste de la plateforme de Vignola

7. Références

- Colloque WHEC 2010 (www.whec2010.com). Plusieurs communications:


- HP 3b: High Temperature Electrolysis
- HP 3c: Alkaline Electrolysis
- HP 3d: PEM Electrolysis

- Kathy Ayers, Proton Energy Systems, Progress and New Directions in PEM Electrolysis – Colloque FCHEA
“Fuel Cell & Hydrogen Energy 2011”

- J. W. Richards, V. Engelhardt, The Electrolysis of Water, Processes and Applications, The Chemical
Publishing Company – 154 pages (2010)
- Thierry Alleau, EDP Sciences, « L'Hydrogène, énergie du futur? », Collection Bulles de Sciences, décembre
2007, 206 pages

- Jean Claude Sabonnadière, Thierry Alleau, Pierre Baurens et al., « Nouvelles Technologies de
l'énergie », Editions Hermès - Lavoisier, 2007, 290 pages
- Andreassen K., “Hydrogen Production by Electrolysis - Hydrogen Power :Theoretical and Engineering
Solutions”, 1998, Kluwer Academic Publishers, the Netherlands

- Damien, A. « Hydrogène par électrolyse de l’eau », 1992, J6366, Techniques de l’Ingénieur

- Johanna Ivy, Summary of Electrolytic Hydrogen Production, Rapport NREL/MP-560-35948, (28 pages)
2004

- HyFrance3 – Développement des marchés de l’hydrogène – Résumé Public. Janvier 2011 – Convention
Ademe 0874C0009

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