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Relations Internationales

Chapitre VII

7.1. Introduction 273

7.2. Conférence des Nations Unies sur l’Environnement


et le Développement (CNUED) 273

7.3. Coopération avec les Agences Internationales


de Développement 275

7.4. Coopération Multilatérale 276

7.5. Coopération Bilatérale 278

7.6. Conclusion 280


Chapitre VII

Relations Internationales

7.1. INTRODUCTION L’environnement est devenu l’une des


préoccupations majeures de la communauté
Le choix du Maroc à développer son ouverture sur
internationale.
le monde extérieur est un choix séculaire dicté par sa
position géostratégique le situant au carrefour des La Conférence des Nations Unies sur
civilisations. La préservation de son identité l’Environnement et le Développement, tenue à Rio
culturelle et géographique a représenté une réalité de Janeiro en 1992, a permis la prise de conscience
autant que cette volonté d’ouverture et d’échange. internationale des problèmes environnementaux dus
essentiellement à une population mondiale en
En se ralliant à la volonté internationale de
croissance continue et à des modes de production et
préserver l’environnement et d’appliquer l’Agenda
de consommation inadaptés. La Conférence de Rio a
21, véritable programme du 21ème siècle pour la
créé une nouvelle dynamique qui a abouti à une série
préservation de l’environnement de la communauté
de décisions en faveur d’une meilleure gestion de
internationale, le Maroc a décidé d’œuvrer en faveur
l’environnement, nous citerons :
d’une meilleure gestion de l’environnement. Il a ainsi
signé et ratifié les principales conventions et • Agenda 21 : lancement du programme "Action
protocoles internationaux, ainsi que certains accords 21" en tant que Plan d’Action planétaire sur
bilatéraux de coopération internationale. l’Environnement et le développement que la
communauté internationale s’est engagée à mettre
Le 20ème siècle et particulièrement les années 90,
en oeuvre.
ont marqué un tournant qualitatif au sein des relations
internationales. En effet, la mondialisation de • Convention Cadre des Nations Unies sur les
l’économie, l’avènement de nouveaux concepts de Changements Climatiques (CCNUCC).
développement après la conférence de Rio, ainsi que
• Convention sur la Diversité Biologique (CDB) :
l’essor fulgurant des Nouvelles Technologies de
visant la conservation de la diversité biologique et
l’Information et de la Communication (NTIC) ne
l’utilisation durable de ses éléments, ainsi que le
peuvent que présager de nouvelles formes de
partage des avantages qui en découlent.
coopérations internationales.
• Déclaration de principes sur la protection des
Le Maroc, dans la sphère internationale et
forêts : Malgré les réticences fondées sur des
particulièrement en matière d’environnement et de
considérations économiques, les participants au
développement durable a ainsi basé son intervention
sommet se sont mis d’accord sur la nécessité d’une
sur plusieurs axes de coopération stratégiques visant
protection, ou plus exactement d’une gestion
d i fférents niveaux de coopération (multilatérale,
contrôlée de la forêt mondiale : "On abattra mais on
régionale et bilatérale).
replantera".
7.2. CONFERENCE DES • Convention de lutte contre la désertification et la
NATIONS UNIES SUR Sécheresse : résultant des négociations de la
L’ENVIRONNEMENT ET LE CNUED, cette convention a été ouverte à la
DEVELOPPEMENT (CNUED) signature ultérieurement, en Octobre 1994 à Paris.
Après le Sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro • Un nouvel ordre mondial de 27 principes : la
en 1992, une nouvelle vision s’est développée, et un déclaration de Rio adoptée par tous les Etats
nouveau concept a été universellement adopté : le membres de l’ONU, énumère 27 principes selon
Développement durable. lesquels la terre devrait être gérée. Le premier

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principe stipule que "les êtres humains ont droit à rapport africain et de la communication africaine en
une vie saine et productive en harmonie avec la tant que contribution de l’Afrique au deuxième
nature". Sommet de la Te r r e .
La déclaration de Rio reconnaît aussi que les Etats Par ailleurs, le Maroc a signé et ratifié les trois
"ont droit souverain d’exploiter leurs propres conventions issues de la conférence de RIO
ressources", mais insiste sur le fait qu’ils ont aussi (Convention sur la Biodiversité, Convention Cadre
"le devoir de veiller" à ce que ces activités "ne des Nations Unies sur les Changements climatiques,
portent pas atteinte à l’environnement d’autres Convention sur la lutte contre la Désertification).
Etats ou zones situées au-delà des limites de leur
juridiction nationale". A ce titre il est important de signaler que
l ’ o rganisation de la COP7 sur les changements
Le Maroc est engagé dans le processus de Rio par climatiques au Maroc (Marrakech du 29 octobre au 9
sa participation active au sein des neuf précédentes novembre) est la preuve indéniable de l’esprit de
sessions de la Commission du Développement partenariat Nord-Sud que le Maroc essaie de mettre
Durable.
en avant, connaissant pertinemment les enjeux de la
Plusieurs actions initiées au niveau national problématique ainsi que la faible contribution
répondent par ailleurs, d’une part, aux engagements reconnue de la majeure partie des pays du sud au
pris au sein de la Communauté internationale et phénomène du réchauffement climatique.
d’autre part dans le but d’une meilleure préservation
de l’environnement. Le Maroc a également signé et ratifié plusieurs
autres conventions et protocoles internationaux :
Nous citons à titre d’exemple, la création, au
lendemain de la Conférence de RIO, d’un • Convention sur l’interdiction de la mise au point,
Département de l’Environnement, chargé : de la fabrication, du stockage et de l’emploi des
armes chimiques et sur leur destruction ouverte à la
• de développer une stratégie et un plan d’action en signature à Paris le 13 janvier 1993 ;
matière de protection de l’environnement en vue de
concrétiser les concepts et les orientations de la • Convention de Vienne pour la protection de la
stratégie par des programmes et des actions couche d’ozone, par la réduction des produits
intégrées ; nuisibles à la couche d’ozone stratosphérique et
l’établissement des moyens de contrôle de ces
• d’institutionnaliser un Conseil National de l’Envi-
substances (28 décembre 1995) ;
ronnement, regroupant non seulement les repré-
sentants des administrations publics mais égale- • Protocole de Montréal relatif aux substances qui
ment la société civile et les opérateurs économi- appauvrissent la couche d’ozone (novembre 1992) ;
ques. Il représente une enceinte de débat et concer-
tation en matière d’environnement et de développe- • Convention de Genève, qui engage les pays
ment durable. signataires à réduire leurs rejets d’oxyde de soufre
et d’azote, responsables des pluies acides ;
Dans le cadre du processus de préparation de Rio
+10, prévu à Johannesburg en septembre 2002, le • Convention de Bâle sur les mouvements
Maroc prépare un rapport national d’évaluation des transfrontières des déchets dangereux et leur
activités de l’Agenda 21 au niveau national, comme il élimination ;
est impliqué au sein de la région de l’Union du • Décision du Conseil de l’Organisation de la
Maghreb Arabe (UMA), pour la préparation du rapport
Coopération et du Développement Economique
d’évaluation de l’Agenda 21 et de la communication
(OCDE) qui concerne le contrôle des mouvements
au niveau de la sous- région africaine “UMA”.
transfrontières des déchets destinés à des opérations
Il est également partie prenante de la préparation du de valorisation.

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7.3. COOPERATION AVEC LES ■ La réalisation de quatre monographies locales


AGENCES INTERNATIONALES en tant que projets pilotes permettant la définition de
DE DEVELOPPEMENT plans municipaux de l’environnement ;
7.3.1 La Banque Mondiale ■ La réalisation d’audits industriels sur l’axe Casa-
Mohammedia, axe comportant la plus importante
La coopération avec la Banque mondiale a été
concentration d’unités industrielles du pays ;
axée sur le renforcement des capacités
institutionnelles et juridiques ainsi que sur le ■ Le développement d’un Plan d’Action National
développement des instruments économiques et pour l’Environnement (PANE) fruit d’une larg e
financiers et la mise en œuvre d’un noyau de système concertation et favorisant le renforcement de
d’Information et Données sur l’Environnement capacités institutionnelles nationales dans le cadre du
(SIDE), dans le cadre du Projet de Gestion de Processus d’Action et de Renforcement des
l’Environnement (PGE). La Banque Mondiale agit Capacités (PARC) en partenariat avec le FNUAP;
également au niveau du bassin méditerranéen à
■ La mise en œuvre d’une batterie d’indicateurs
travers le programme d’Assistance Technique en ma-
tière de Protection de l’Environnement Méditerra- de développement durable en tant qu’outil
néen (METAP). performant de suivi et de surveillance de l’état de
l’environnement et de production de rapport sur l’état
7.3.2 Le Programme des Nations-Unies de l’environnement au niveau national.
pour le Développement (PNUD)
D’autres programmes importants sont initiés dans
La coopération avec les Agences des Nations le cadre de la collaboration avec le PNUD dont nous
Unies a concerné essentiellement le renforcement des citons :
capacités en matière de développement durable, de
■ Le programme d’appui à la protection de
sensibilisation en matière de l’environnement ainsi
que la mise en place et le Développement des outils l’environnement, à la gestion des ressources natu-
de suivi et de surveillance de l’état de l’environ- relles et à la promotion des énergies renouvelables et
nement. de substitution axé sur deux volets :

Nous citons en particulier, la création d’un • Education à l’action environnementale,


Observatoire National de l’Environnement du Maroc • Action environnementale à la ville d’Essaouira.
(ONEM) qui a permis :
■ Le Projet sur les changements climatiques visant :
■ L’élaboration d’une stratégie Nationale de
Développement durable pour le Maroc basée sur une • Le renforcement de capacité par l’appui à la
approche économique et visant le moyen (2005) et le coordination nationale et régionale, et la mise en
long terme (2020) ; œuvre de projets nationaux et régionaux suscep-
tibles de limiter les gaz à effet de serre ;
■ La mise en œuvre de monographies régionales
de l’environnement concernant cinq régions écono- • L’inventaire des gaz à effet de serre ;
miques sur les sept que comptait le pays avant 19971,
• L’étude de la vulnérabilité du Maroc face aux
aboutissant après évaluation de la situation
changements climatiques ;
environnementale de la région de définir des
stratégies et des plans d’action régionaux de • La mise en œuvre de la Communication
l’environnement ; nationale.

1- A partir de 1997, le découpage territorial du Maroc est composé de 16 régions.

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• La stratégie et le Plan d’Action National sur la prêts accordés par la Banque Européenne d’Investis-
Biodiversité et le Rapport National sur la sement (BEI).
Biodiversité en partenariat avec le PNUE et le
La Conférence ministérielle Euro-méditerra-
FEM.
néenne sur l’environnement (Helsinki -28 novembre
• Appui au Programme "Maroc aux villes 1997) a pu établir un programme d’actions priori-
Propres" et à l’Agenda 21 locaux pour la taires pour le moyen et le court terme (SMAP), parmi
promotion de l’environnement et le dévelop- lesquels nous citons :
pement durable.
■ Le programme Life, notamment le programme
• Projet de conservation des zones humides et "Life Pays Tiers" dans lequel trois projets ont pu être
des écosystèmes côtiers de la région méditer- financés au Maroc :
ranéenne (projet MEDWETCOAST) initié par
• L’évaluation des risques de pollution et mesures
le PNUD en partenariat avec le FEM et le
de prévention à Chefchaouen et Tétouan en
FFEM. partenariat avec les collectivités concernées et le
7.3.3 Fonds des Nations-Unies pour la Département de l’Environnement. L’objectif de ce
Population ( FNUAP) projet est l’évaluation des risques de pollution du
littoral entre Chefchaouen et Tétouan ainsi que la
La coopération avec le FNUAP en plus des proposition de solutions pour l’assainissement des
activités réalisées conjointement avec le PNUD, a sites pollués.
permis l’initiation d’un projet de Réseau de
Développement Durable au niveau national. Le but • L’assistance juridique et institutionnelle en vue
de ce projet est de faciliter l’accès aux informations d’assister le Département en matière de préparation
pertinentes sur le développement durable pour une de loi cadre sur l’environnement, de loi sur la
prise de décision adéquate. Il a également pour autre gestion du littoral et de mise en place d’un corps
objectif de faciliter la communication entre les d’agents chargés de la police de l’environnement.
institutions impliquées dans le développement • L’Assistance en matière de gestion des risques en
durable en vue de développer un réseau électronique vue d’aider le Maroc à se doter d’un cadre
dédié à la circulation de l’information sur le institutionnel et juridique adapté en matière de
développement durable au niveau national et gestion des risques naturels et technologiques.
international.
■ Le Programme Méditerranéen d’Assistance

7.4. COOPERATION Technique (METAP) : Ce programme s’est focalisé


MULTILATERALE dans sa première et deuxième phase sur le
renforcement des capacités institutionnelles et
7.4.1 Coopération Euro- techniques ainsi que sur le financement d’études
méditerranéenne sectorielles. La gestion intégrée de la pollution ainsi
Commencée au début des années 90 dans le cadre que le renforcement de capacité a fait l’objet de la
de la nouvelle politique méditerranéenne qui a été troisième phase du programme META P. Nous
matérialisée sous forme de plusieurs initiatives dont retenons au Maroc un certain nombre d’activités
nous citons le programme Med-Campus et Med- jugées prioritaires en plus des renforcements de
capacité engagés avec succès, notamment la mise en
Urbs.
place d’une structure en charge des études d’impact
Suite à la Conférence de Barcelone en novembre sur l’environnement qui a pu constitué un comité
1995, les instruments de coopération ont été national d’évaluation des Etudes d’Impact sur
diversifiés et des instruments de financement créés. l’Environnement (EIE), définit une procédure
L’Union européenne a mis en place une ligne institutionnelle d’analyse des EIE ainsi qu’une loi et
Budgétaire MEDA, ce qui a permis de bonifier les son décret d’application. Egalement nous pouvons

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Chapitre VII

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citer la mise en œuvre sur la base de données mandat d’étudier des problématiques spécifiques à la
géographiques sur l’occupation du sol le long du Méditerranée. Elle a ainsi étudié et orienter l’action
littoral marocain (MEDGEOBASE) qui a permis, sur sur la gestion de la demande en eau, l’aménagement
une profondeur de 60 km et sur une superficie de durable des zones côtières, les indicateurs de déve-
90.000 km2, soit de la ville de Saïdia au sud de la ville loppement durable, le tourisme et le développement
d’Agadir, de disposer d’une carte exhaustive de durable, la sensibilisation et la participation du
l’occupation du sol du littoral. public. De part son intérêt pour la question, le Maroc
a été gestionnaire de tâche pour le thème lié à la
7.4.2 Coopération méditerranéenne gestion de la demande en eau. Aussi, le Maroc est très
Le Plan d’action pour la Méditerranée (PAM), impliqué au sein des différents groupes de travail et
regroupe vingt pays riverains de la mer Méditerranée sessions de concertations aidé en cela par les
ainsi que l’Union européenne, réunis pour une même différents points focaux nationaux vis à vis des
volonté de coopération et d’action en faveur de cette différents centres d’activité du PAM.
mer en vue de créer un environnement plus salubre 7.4.3 Coopération avec les pays africains
dans la région, propice au développement. Crée en
1975, le PAM fait partie du Programme des Nations Le Maroc accorde une grande importance à la
Unies pour l’Environnement (PNUE), fut le premier coopération africaine. C’est dans cet esprit qu’il a été
programme dédié à une mer régionale. Son mandat a très actif sur la scène africaine notamment au niveau
été officiellement élargi en 1995 afin de refléter le des principales rencontres organisées au Maroc ou
nouveau concept de développement et l’interaction dans d’autres pays africains. Nous citons entre autres
étroite existante entre conservation et développe- manifestations :
ment. Le PAM phase II fut rebaptisé "Plan d’action ■ Participation à la Conférence des Ministres
pour la protection du milieu marin et le développe- Africains de l’Environnement (CMAE) tenue à
ment durable des zones côtières de la Méditerranée". Abuja au Nigéria, en Avril 2000 et participation
Entre autres programmes initiés dans le cadre du active à l’élaboration de la déclaration d’Abuja ;
PAM, nous citons essentiellement le Programme de
■ O rganisation de la première Conférence
surveillance continue, de contrôle et de recherche de
la pollution dans la Méditerranée (MEDPOL). Ce Continentale pour l'Afrique sur la prévention et la
programme a permis de constituer un réseau de 9 gestion écologiquement rationnelle des stocks de
laboratoires nationaux, qui ont pour mission déchets dangereux, Rabat, janvier 2001 ;
d’assurer en continu le suivi de la pollution tellurique ■ Participation en tant que pays de l’UMA au
méditerranéenne. processus d’évaluation de RIO +10 pour le continent
africain en marge de la réunion de la sous région
Afin de répondre aux termes de l’Action 21 de
africaine de la CEDAO. (Abidjan - 1 au 3 octobre
RIO, le PAM a mis en œuvre l’Agenda MED 21 qui
2001).
a pour objet l’adaptation du programme "Action 21"
au contexte méditerranéen. La création de la 7.4.4 Coopération avec les pays arabes
Commission Méditerranéenne de Développement
Autre axe de coopération auquel le Maroc accorde
Durable (CMDD), en tant qu’enceinte consultative
un intérêt particulier est la coopération avec les pays
ayant une large représentativité, est venue pour
arabes dont la coopération avec l’Union des pays du
concrétiser l’engagement des parties contractantes en
Maghreb Arabes (UMA), soit dans le cadre de la
vue de coopérer dans un esprit de développement
Ligue Arabe soit au sein d’autres instances
durable. La CMDD, dont le Maroc a eu le privilège
spécialisées. Nous citons certaines manifestations
d’abriter sa première réunion (Rabat 16 au 18
auxquelles le Maroc a contribué :
décembre 1996) et d’être élu en tant que Président du
premier Bureau et ce, jusqu’en 1998, opère par le ■ O rganisation du premier congrès arabe annuel sur
biais de groupes de travail spécialisés qui ont pour la gestion environnementale, à Rabat, octobre 2000 ;

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■ Participation à la 12ème réunion du conseil des un projet visant la région aride du Souss et visant
ministres arabes chargé de l’environnement, le Caire, entre autres activités de gestion rationnelle de la
novembre 2000 ; ressource, l’assistance à la mise en place d’une
Agence de Bassin au sein de ladite région.
■ Participation à la première réunion du comité
commun de l’environnement et du développement,le 7.5.2 Coopération Maroco-Allemande
Caire, octobre 2000 ;
7.5.2.1 Coopération avec l’Agence de
■ Organisation de la conférence d’évaluation du Coopération Technique (GTZ)
processus RIO+10 pour les pays de l’UMA (Tunis 7 La GTZ (Deutsche Gesellschaft für Technische
au 9 septembre 2001) en vue de discuter le rapport de Zusammenarbeit GmbH) exécute dans le cadre de la
la sous région pour le deuxième Sommet de la terre. coopération maroco-allemande le projet "Gestion de
l'Environnement" en collaboration avec le Ministère
7.5. COOPERATION marocain de l'Environnement.
BILATERALE
Le projet a permis dans sa première phase :
Depuis sa création, le Département de l’Environ-
nement a mis en place plusieurs accords, ententes et • La mise en place du Laboratoire National
déclarations de coopération dans le domaine de d’Etude et de Surveillance de la Pollution et des
l’environnement avec les pays amis du Maroc. Nuisances en collaboration avec le Programme
des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ;
7.5.1 Coopération avec les Etats-Unis
d’Amérique • Le développement de réglementations et de nor-
mes et standards concernant l’environnement ;
A travers l’Agence Internationale de Dévelop-
pement (USAID), un programme de coopération a • La réalisation de mesures de sensibilisation et
été identifié et deux projets ont été initiés : de renforcement organisationnel du Départe-
ment de l’Environnement.
■ Projet de Pérennité des Ressources en eau au
Maroc (PREM) qui est réalisé sous forme de trois Dans sa deuxième et actuelle troisième phase le
projets pilotes visant respectivement : projet a visé essentiellement :

• Le contrôle de l’érosion des sols dans le • L’assistance du Département dans la mise en


bassin versant de l'Oued Nakhla ; œuvre de la loi sur les déchets ;

• Projet pilote de récupération du chrome des • La mise en place d’un Centre de traitement et
tanneries de Dokkarat quartier industriel situé d’élimination des déchets industriels et spéciaux ;
dans la ville de Fès ; • Le renforcement des capacités institutionnelles ;
• Projet de traitement et de réutilisation des eaux • Le développement de plans municipaux de
usées de Drarga, commune rurale de la Wilaya gestion de l’environnement urbain (Mohamme-
d’Agadir. dia et Tétouan) ;
En raison des résultats très satisfaisants 7.5.2.2 Coopération avec l’Agence
auxquels a abouti le projet PREM, une Financière (KfW)
extension du projet a été décidée qui permettra
selon l’approche adoptée de réaliser d’autres La coopération avec la KfW a été axée sur la mise
projets pilotes de pérennité des ressources en en place du Fonds de Dépollution Industrielle
eau au Maroc. (FODEP) dont les ressources sous forme de dons ont
été utilisées pour assister les industriels nationaux
■ Projet de la gestion durable et intégrée de la dans le traitement des rejets industriels entre autres
ressource en eau dans le Souss (projet SIWM) qui est activités de sensibilisation et de renforcement de

Rapport sur l’Etat de l’Environnement du Maroc 278


Chapitre VII
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capacité en matière de gestion de l’environnement cadre de la réalisation du Projet d’Inventaire des PCB
spécialement en relation avec le secteur industriel. au Maroc, projet qui a pour objet le diagnostic et
Dans sa deuxième phase le FODEP sera axé sur la l’inventaire des PCB au niveau national ainsi que la
PME et la PMI comme il est prévu de faire participer mise en œuvre d’un plan d’action national pour la
d’une manière plus importante le secteur bancaire gestion et l’élimination de ces derniers.
national, déjà impliqué dans les deux précédentes
phases du programme, dans l’octroi de crédits au 7.5.4 Autres Accords, Déclarations et
bénéfice des promoteurs industriels, désireux Ententes
d’investir en matière de dépollution industrielle. D’autres accords gouvernementaux qui entrent
dans le cadre la coopération bilatérale marocaine en
7.5.3 Coopération Maroco-Suisse
matière d’environnement, ont été conclu. Ils sont
La coopération avec la Suisse a été initiée dans le présentés dans le tableau 7.1.

Tableau 7.1: Accords, ententes et déclarations de Coopération dans le domaine de l’environnement,


signés par le Maroc
Type de l’accord signé Date et lieu Pays/Institution
Accord Gouvernemental 16 Avril 1996 à Rabat France/ Ministère de l’Environnement
et de l’Aménagement du Territoire
Entente Gouvernementale 19 Décembre 1996, Rabat Canada/Québec /Ministère de l’Envi-
ronnement et de la Faune du Québec
Accord Gouvernemental 7 Mars 1997, Rabat Turquie /Ministère de
l’Environnement
Accord Gouvernemental 27 Juillet 98, Rabat Niger /Ministère de l’Environnement
et de l’Hydraulique
Allemagne /Ministère de
Déclaration Commune 8 Mars 1999, Casablanca l’Aménagement de Territoire et de
l’Agriculture de la Rhénanie
du Nord-W P
Déclaration Commune 6 Juillet 1999, Rabat Espagne /Ministère de
l’Environnement
Accord Gouvernemental Novembre 2000, Madrid Espagne /Ministère de
l’Environnement
Belgique/ Ministère de l’Environ-
nement de la Politique de l’Eau de la
Déclaration Commune 21 Février 2000, Rabat Conservation de la nature, de la
Protection Publique et du Commerce
extérieur de Bruxelles capital
Accord de Coopération 5 Mai 2000, Rabat Pologne /Ministère de
l’Environnement
Entente Gouvernementale 13 Février 2000, Séville Espagne /Ministère Régional de
présidence de la Junta de Andalucia
Accord de Coopération 23 Mai 2000, le Caire Egypte/ Ministère d’Etat chargé des
affaires de l’Environnement
Accord de Coopération 21 Septembre 2000, Tunis Tunisie/ Ministère de l’Equipement et
de l’Habitat
Accord de Coopération 2 Novembre 2000 à Casablanca Libye /Secrétariat adjoint au Comité
populaire général
Convention de Coopération 12 Mars 2001 Rabat Monaco/ Ministère d’Etat de la
Principauté de Monaco

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Chapitre VII

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7.5.5 Accords de coopération prévus d’environnement et plus spécifiquement dans le


Ainsi le Maroc comme tous les pays membres de domaine du développement durable, est sous-tendue
la convention de Rio, s’est engagé dans un processus par une action pluridimensionnelle et continue de
de développement durable. Cette volonté se développement de stratégies et de programmes
manifeste par des accords et des partenariats entre d’actions. La synergie entre les niveaux multlitatéral
d i fférents pays voisins et amis du Maroc. Des et bilatéral permet ainsi au Maroc de développer un
Accords de coopération dans le domaine de la
protection de l’environnement seront ainsi signés partenariat complémentaire Nord-Sud et Sud-Sud.
incessamment avec l’Iran et la Chine. Ces deux dimensions, nous le croyons, sont le gage
de la réussite de tout pays pour la sauvegarde de ses
7.6. CONCLUSION richesses naturelles et à la contribution à la solidarité
En conclusion, nous constatons que l’ouverture internationale pour un développement harmonieux et
du Maroc sur la scène internationale en matière durable. ■

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