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GROUPE ETEP INTERNATIONAL

BTS I

Cours de Techniques
D’Expression Ecrite et Orale
(T.E.E.O)
PERFECTIONNEMENT DE LA LANGUE

Chapitre I : LA LANGUE ET LA COMMUNICATION

I-DEFINITION
1.Qu’est-ce que le langage ?

Tous les hommes ont cette aptitude particulière c’est-à-dire la faculté de pouvoir communiquer à d’autres hommes
leur pensée et de pouvoir exprimer leur sentiment, leur désir ou leur ordre au moyen d’une langue. Sans doute, les
animaux peuvent-ils communiquer certains renseignements à d’autres animaux de la même espèce au moyen de
signaux sonores, mais les hommes seuls ont cette capacité, propre à leur espèce, de transmettre des signaux sonores
(signes verbaux) qui ont des caractères très spéciaux et se combinent d’une infinité de façon particulière pour former
les phrases des langues. Cette aptitude est le langage.

2.Qu’est-ce que la langue ?

La langue est un système de signes (un code) très élaboré ; spécifique au groupe qui la parle et/ou l’écrit.

Exemple : le français est une langue qui est faite d’un ensemble de signes verbaux différents de ceux de l’allemand, de
l’anglais ou du chinois. Et ces signes verbaux sont combinés entre eux selon des règles particulières pour former les
phrases du français.

Chaque langue sert de moyen de communication à un groupe plus ou moins grand de personnes. Ce groupe de
personnes forment une communauté linguistique.

3.Langue et parole

Quand on parle une langue, on utilise ordinairement, même si l’on n’y songe pas au moment où l’on s’exprime, les
règles de cette langue. Mais dans les phrases de chaque locuteur, il y a des manières de parler qui lui sont propres : les
accents, le choix des mots, des constructions peu fréquentes, etc. Ainsi, d’un côté il y a les règles de la langue, celles
qui définissent la langue utilisée et de l’autre, les utilisations diverses que chacun fait des mots et des constructions
que lui offre la langue. C’est de cet acte que découle la parole.
II / LES FACTEURS DE LA COMMUNICATION
1. Le schéma de communication

2. les six facteurs de la communication

a/ L’émetteur : celui qui a l’initiative de la communication

b/Le message : l’ensemble des informations transmises

c/Le canal : le support, le mode de transmission du message (papier, son …)

d/ Le code : le système de signes utilisé (langue, panneaux de la route …)

e/Le récepteur ou destinataire : celui qui reçoit le message. S’il répond, il est également émetteur

f/Le référent : le contexte (le lieu, le moment…) ainsi que l’ensemble des éléments auxquels fait référence le message.

III / LES FONCTIONS DU LANGAGE


- PRÉSENTATION
La théorie des fonctions du langage, a été fondée par Roman Jakobson qui distingue les six fonctions de la
communication linguistique : référentielle, poétique, expressive, conative, phatique et métalinguistique.

Depuis l’Antiquité, les fonctions du langage sont au centre des débats des philosophes, logiciens, grammairiens et
linguistes. Il est communément admis que la fonction centrale du langage est la communication : il permet aux hommes
de communiquer entre eux, d’échanger des informations. C’est ce qu’on appelle la fonction référentielle. Cependant, il
existe de nombreux cas de figure où le langage est employé à d’autres fins.

- LES FONCTIONS DU LANGAGE SELON JAKOBSON

Le linguiste américain d’origine Russe, Roman Jakobson dans ses Essais de linguistique générale (1963 et 1973),
démontre que la plupart des actes de langage mettent en œuvre six facteurs : un émetteur (ou locuteur / destinateur) qui
transmet un message à un récepteur (ou destinataire) dans un contexte, selon un code qui est commun à l’émetteur et au
récepteur et par le biais d’un canal (ou contact)qui établit et maintient la communication (la parole ou l’écrit). Par
ailleurs, il distingue six fonctions : référentielle, poétique, expressive, conative, phatique et métalinguistique.
Dans ce schéma, l’on peut aisément identifier un destinateur (émetteur) qui émet un message à un
destinataire (récepteur). Le message est transmis grâce à l’existence d’un code (la langue) partagé par les deux
participants qui, pour qu’il y ait transmission d’information, doivent impérativement entrer en contact ; ce
qui suppose une connexion physique ou psychologique. L’ensemble s’inscrit dans un contexte (verbal ou
susceptible d’être verbalisé)

1- La fonction référentielle

La fonction référentielle, appelée également dénotative ou cognitive, permet de parler de toutes les réalités
de l’univers (réalités extralinguistiques), qu’il s’agisse d’objets concrets ou d’idées abstraites, d’actions, de
qualités ou qu’il s’agisse de réalités ou de concepts imaginaires. Le mot renvoie à un référent (la chose
nommée), ce qui se traduit dans la théorie de Ferdinand de Saussure par l’opposition signifiant / signifié.

2- La fonction poétique

La fonction poétique accorde une importance particulière à l’aspect « esthétique » du message transmis. Elle
utilise des procédés qui permettent de mettre le langage lui-même en valeur et cela aussi bien dans des œuvres
en vers que des œuvres en prose. Jakobson parle d’« accent mis sur le message pour son propre compte ».

3- La fonction expressive

La fonction expressive centre le message sur le locuteur qui cherche à exprimer ses sentiments. C’est ce qui
distingue par exemple une phrase exclamative telle qu’il fait chaud !d’une phrase déclarative telle qu’il fait
chaud. Dans le premier cas, le locuteur est impliqué dans le message, il a sans doute lui-même chaud. Le
second message est lui une simple déclaration, constatation, un renvoi à une réalité.

4- La fonction conative

La fonction conative (appelé aussi fonction impérative ou injonctive)centre le message sur le destinataire. Le
locuteur cherche à produire un effet sur son interlocuteur : obtenir quelque chose de lui (dans le cas d’un
ordre, par exemple) ou l’impliquer (lorsqu’on l’appelle, par exemple). Cette fonction est essentiellement
représentée par l’emploi de l’impératif et du vocatif.

5- La fonction phatique

La fonction phatique est celle qui permet d’établir, de maintenir ou d’interrompre le contact entre deux
interlocuteurs. Le message n’a pas de contenu informationnel, il ne renvoie à aucune réalité extralinguistique.
Généralement très présente à l’oral (allô ?, n’est-ce pas, euh, etc.), on peut la retrouver à l’écrit. Ainsi des textes
tels que les sommaires, les index, voire les titres servent de lien entre l’auteur et le lecteur.

6- La fonction métalinguistique

La fonction métalinguistique est celle qui centre le message sur la langue elle-même en prenant le code
utilisé comme objet de description. L’émetteur au travers d’expressions telles que c’est-à-dire, en d’autres
termes, ce qui signifie, etc. se livre à une analyse du discours.
ChapitreII : LES ARTICULATIONS DE LA PHRASE ET DU DISCOURS

Leçon 1 : LES REGISTRES DE LANGUE

Selon la personne à qui l'on s'adresse, les circonstances, la nature des propos que l'on tient, on ne
s'exprime pas de la même manière. On distingue habituellement trois registres de langue : les
registres courant, soutenu et familier.
Comment les emploie-t-on ? Quels critères permettent de les distinguer ?

I. Les trois principaux registres de langue

1. Le registre familier
Le registre familier est employé dans la conversation avec des proches ; le locuteur n'a pas besoin
de se soucier de s'exprimer correctement. Ce registre est donc plutôt réservé à la langue orale ;
cependant on peut en faire un usage littéraire. Les romanciers contemporains, en particulier, y ont
souvent recours quand ils rapportent les paroles de certains de leurs personnages.
Ex. :
« T’as connaître un lycaon ? »
J’ai répondu non.
« Eh bè, les lycaons, c’est les chiens sauvages qui chassent en bandes. Ça bouffe tout ; père, mère, tout
et tout. Quand ça a fini de se partager une victime, (…). Voilà ce que c’est. C’est pigé ? Ça n’a pas
pitié. » Cf. Allah n’est pas obligé d’Ahmadou Kourouma.

2. Le registre courant
Le registre courant est celui de la langue orale et de lalangue écrite usuelles. C'est le registre utilisé
notamment dans la presse, dans la correspondance non officielle… ou dans une copie d'élève.
3. Le registre soutenu
Le registre soutenu correspond à une langue réfléchie et élaborée. C'est le registre utilisé
traditionnellement dans les œuvres littéraires. On l'emploie également, à l'oral comme à l'écrit,
lorsque les relations sociales imposent une certaine distance.

II. Les différences de vocabulaire

1- Le registre familier
Le registre familier fait appel à des mots qualifiés de familiers (fam.), voire de populaires (pop.),
dans le dictionnaire.
Ex. : Il s'est payé une super bagnole.
On y rencontre, en particulier, des mots abrégés (par exemple, télé au lieu de télévision), de
nombreuses expressions imagées (par exemple, casser sa pipe pour mourir).
2- Le registre courant
Les mots utilisés dans le registre courant appartiennent au vocabulaire quotidien, c'est-à-dire à un
vocabulaire correct, pouvant être compris par le plus grand nombre, mais pas très recherché.
Ex. : Il vient d'acheter une belle voiture.
3- Le registre soutenu
Le registre soutenu se caractérise par un vocabulaire précis, varié, nuancé.
Ex. : Il vient d'acquérir une magnifique automobile.

III. Les différences de syntaxe

1- Le registre familier
« Les cartes italiennes, ça s'abat sur la table à grands coups de poing, en hurlant à voix sauvage des
choses que je comprends pas, des choses de meurtre et de malédiction. Et quand ils jouent à la
morra ! À la mourre, comme on dit en dialetto. Là, oui, ça fait du bruit. […] Les vitres tremblent, elles
tremblent pour de bon, quand nous autres mômes, on passe dans la rue ça nous vibre dans la tête, les
murs font écho, toute la rue résonne comme un gros mirliton. »

On observe dans ce passage plusieurs caractéristiques syntaxiques du registre familier. Par


exemple :
- les phrases sont construites de façon assez lâche ; les propositions sont le plus souvent posées les
unes à côté des autres (juxtaposées) ;
- certaines phrases sont incomplètes ; « Et quand ils jouent à la morra ! » est une proposition
subordonnée employée sans proposition principale ;
- on relève des phrases segmentées, avec un pronom qui rappelle le groupe de mots détaché en tête ou
en fin de phrase (« Les cartes italiennes, ça s'abat sur la table […] ») ;
- l'adverbe négatif ne est omis (« des choses que je comprends pas ») ;
- le pronom démonstratif cela est remplacé par sa forme contractée ça, le pronom personnel nous est
remplacé par l'indéfini on.
2- Le registre courant
Dans le registre courant, les phrases sont simples mais grammaticalement correctes.
Ex. : Il aurait aimé que ce bonheur dure longtemps.
Le passé simple du registre soutenu est remplacé par le passé composé ; le subjonctif imparfait ou
plus-que-parfait par le subjonctif présent ou passé.
3- Le registre soutenu
La langue de registre soutenu est riche en phrases complexes et en tournures élaborées.
Elle emploie tous les temps et tous les modes, notamment :
— le passé simple de l'indicatif pour raconter ;
— l'imparfait et plus-que-parfait du subjonctif, par souci de concordance des temps, dans une
subordonnée au subjonctif dépendant d'un verbe principal au passé.
Ex. : Il aurait aimé que ce bonsoir durât plus longtemps.

Leçon 2 :LA PONCTUATION DANS LE TEXTE

S i, à l'oral, ce sont les pauses et l'intonation du locuteur qui permettent de percevoir les divisions
d'un discours, à l'écrit, c'est la ponctuation qui joue ce rôle. La ponctuation regroupe ainsi
l’ensemble des signes graphiques qui, à l’écrit, servent à marquer la pause entre les phrases, entre
les membres de phrase. Ils permettent aussi de déterminer les rapports syntaxiques qu’entretiennent
les éléments d’un discours écrit. Il convient donc de savoir la valeur contextuelle des signes de
ponctuation si l’on veut éviter les fâcheuses confusions dans sa rédaction. Observons les énoncés ci-
dessous :
« Vous avez décidé de poursuivre ce client indélicat ; comme vous, je décide aussi d’engager des
poursuites judiciaires »
Si, dans cette séquence, l’on déplace le point et virgule et que l’on le place devant vous, la phrase
change de sens ; on obtient :
« Vous avez décidé de poursuivre ce client in délicat comme vous ; je décide aussi d’engager des
poursuites judiciaires »
« Djeck était affamé, il mangea sans lever la tête ses deux voisines apitoyées et ses
parents souriants le regardaient »
Ici, si l’on ne place pas un point (ou un point et virgule) entre « tête » et « ses », on croirait que
Djeck ‘‘mange’’ « ses deux voisines »

Ces exemples montrent bien qu’il ne faut pas négliger la ponctuation car une phrase mal ponctuée
peut affirmer le contraire de ce que l’on veut dire.

I .Historique

C’est au XVIe siècle, après l'invention de l'imprimerie, que le système moderne de ponctuation s'est
véritablement fixé en français ; il comprenait alors le point, le point d'interrogation, la virgule et le
deux-points. Au XVIIe siècle, on introduisit les guillemets, le trait d'union (dans les mots composés),
le point-virgule et le point d'exclamation. L'usage des points de suspension date de la fin du siècle
suivant et celui du tiret et des crochets, du XIXe siècle. On distingue onze (11) signes de ponctuation
que nous présenterons en fonction de leur position et leur rôle (syntaxique et sémantique) dans la
phrase.

II. La ponctuation en fin de phrase

Une phrase se termine toujours par un point, lequel est suivi d'une majuscule. Cependant, ce
point change selon le type de phrase.

1- Le point

Une phrase déclarative se termine par un point simple. Dans la lecture, le point indique une pause
très marquée. Il s’emploie à la fin d’une phrase pour marquer que ce qui vient d’être dit, à l’aide d’une
ou de plusieurs propositions, d’un ou de plusieurs mots…, forme un sens complet. Mais, on l’utilise
aussi pour marquer une abréviation.
Ex1. : « Je ne partage pas votre idéologie, mais je la respecte. »
Ex2. : « L’O.N.U. a pour mission de maintenir la distance entre la « tête » et les « orteils » ».

2- Le point d’interrogation

Il marque la fin d’une phrase interrogative dans une interrogation directe. Mais, il sert aussi à
marquer le doute.
Ex. : « Vous venez avec moi ou non ? » (interrogation directe)
Ex. : « L’équipe de SabriLamouchi nous offrira-t-elle, cette année, le trophée africain tant
attendu ? »(doute)

3- Le point d’exclamation
Il marque la fin d’une phrase exclamative. Il sert à marquer les sentiments divers (surprise, crainte,
indignation, horreur, admiration, joie, espoir…etc.) C’est le signe spirituel par excellence qui marque
les états d’âme (les interjections, onomatopées…).
Ex. : « Que c’est beau ! »
Ex. : « Mon Dieu ! Quel triste spectacle !»
Ex. : « La vielle guimbarde faisait vroum ! Vroum ! »
Ex. : « « Hourra ! Hourra ! », scandait le public »

III. La ponctuation à l'intérieur de la phrase

On utilise également des signes de ponctuation à l'intérieur de la phrase pour mettre en


évidence sa construction et en faciliter ainsi la lecture et la compréhension ; ces signes de
ponctuation, plus « faibles » que les précédents, ne sont pas suivis d'une majuscule.

1- La virgule

La virgule est le signe de ponctuation le plus faible ; elle marque une pause légère entre deux mots,
deux groupes de mots ou deux propositions. Elle permet, selon le cas, de détacher un groupe facultatif
(par exemple, un complément circonstanciel, une apposition) ou de séparer des groupes juxtaposés
(occupant la même fonction).
Ex. : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence.
La virgule permet ici de détacher en tête de phrase, le complément circonstanciel dans une guerre.
La virgule sépare ainsi :
- Plusieurs sujets juxtaposés ;
Ex. : Les femmes, les hommes, les enfants étaient présents à cette cérémonie.
- Plusieurs attributs juxtaposés ;
Ex. : Les soldats étaient courageux, farouches, cruels.
- Plusieurs compléments juxtaposés ;
Ex. : Il prêchait le pardon, la tolérance, la paix.
- Plusieurs verbes juxtaposés ;
Ex. : La jeune fille hurlait, s’étouffait, s’arc-boutait sur ses jambes, mais son bourreau
n’avait cure de sa souffrance.
- Plusieurs propositions juxtaposés .
Ex. : Je suis arrivé, j’ai entendu les deux versions, je les ai analysées, votre épouse est une
diablesse !

2- Le point-virgule

Le point-virgule marque une pause intermédiaire entre le point et la virgule. Il sépare en général
deux propositions indépendantes. Il permet aussi de séparer des éléments de phrase semblablement
disposés où la virgule a déjà été employée.
Ex. : Il a un côté sympathique ; seulement, on le voit toujours de face.

3- Lesdeux-points

Il peut annoncer une énumération ou une explication.


Ex. : « Voici l'été : épousez une femme ombrageuse. »
Ex. : Tous étaient descendus : les femmes, les hommes, les enfants, les chiens…
Ex. : Les étudiants paraissent sages : ils accueillent bien les enseignants et suivent
attentivement les cours.
Quand il annonce des paroles rapportées, il est suivi d'une majuscule.

4- Les points de suspension

Ce signe sert à marquer l’implicite, le non dit. Il se place à la fin d’une phrase restée inachevée pour
attirer l’attention sur ce que l’on ne dit pas, tout en le laissant entendre. On le retrouve aussi à la fin
d’une énumération inachevée.
Ex. : Le silence était tel… qu'on aurait entendu voler une montre.
Ex. : Il traversa des villes, des villages, des hameaux…

5- Les guillemets

Ils servent à isoler, à mettre à distance les citations d’auteurs ou des éléments que l’on veut mettre
en évidence dans une phrase.
Ex. : Rabelais écrivit : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »
Ex. : Il existe encore des gens pour qui le SIDA est une « affaire à dormir debout »

6- Les parenthèses et les tirets

Ils servent à encadrer une remarque ou une information annexe dans une phrase. Ils isolent une
phrase, une réflexion qui vient couper la trame d’un récit.
Ex. : Le perroquet (c’est ainsi que tous l’appelaient dans le village) entreprit de nous conter,
contre notre gré, toute l’histoire du village.
Dans cette phrase, les tirets peuvent remplacer les parenthèses, sans en altérer la valeur énonciative.

IV. La ponctuation du dialogue

Lorsqu'on rapporte des paroles, l'usage réclame :


-qu'on annonce celles-ci par un deux-points,
- qu'on les encadre par des guillemets,
- qu'on utilise un tiret à chaque changement d'interlocuteur.

CHAPITRE III : LES ACCORDS DANS LA PHRASE ET LE


PLURIEL DES NOMS COMPOSES

Leçon 1 : L’ACCORD DU PARTICIPE PASSE

I. Définition
Chantant est le participe présent du verbe chanter ; ayant chanté, son participe passé ; ayant été
chanté, son participe passé passif. On appelle aussi communément participe passé la forme
réduitechanté.
Ce participe passé peut être employé de plusieurs manières :
-avec la valeur d'un adjectif (ne dit-on pas du participe qu'il est la forme adjective du verbe ?) ;
-comme élément qui, associé à un auxiliaire, permet de former les temps composés des verbes
ainsi que leur voix passive.
Selon le groupe du verbe, il se termine par -é (chanté) si le verbe est du 1er groupe, par -i s'il est du 2e
groupe (fini), par -i, -u, -s ou -t si le verbe est du 3e groupe (sorti, venu, pris, fait). Cependant il s'agit là
de la forme de base du participe passé car, selon les emplois, celle-ci est susceptible de prendre des
marques d'accord.

II. Les principales règles d'accord

On peut énoncer trois règles principales correspondant à trois emplois du participe passé.

1- Le participe passé employé sans auxiliaire


Si le participe passé est employé, sans auxiliaire, avec la valeur d'un adjectif, il s'accorde comme un
adjectif, en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.
Ex. : Prévenus, les voisins ont alerté les pompiers.

2- Le participe passé employé avec l’auxiliaire « être »


Si le participe passé est employé avec l'auxiliaire être, il s'accorde en genre et en nombre avec le
sujet du verbe.
Ex. : L'île Boulet est couronnée par un beau paysage.

3- Le participe passé employé avec l’auxiliaire « avoir »


Si le participe passé est employé avec l'auxiliaire avoir, il ne s'accorde pas, sauf avec le COD si celui-
ci est placé avant le verbe.
Ex. : Voici les excursions que le syndicat d'initiative nous a conseillées.
Mais on dit Le syndicat d'initiative nous a conseillédes excursions.

III. Les règles complémentaires

1. Le participe passé d'un verbe pronominal

Rappel : un verbe est dit pronominal quand il est précédé d'un pronom qui représente la même
personne que le sujet.
Ex. : Elle se regarde dans la glace. – Elle s'est regardée dans la glace.

Le problème posé par ces verbes est le suivant : les verbes pronominaux forment tous leurs temps
composés avec l'auxiliaire être et cependant leur participe passé ne s'accorde pas forcément avec le
sujet.

S'accordent avec le sujet les participes passés des verbes pronominaux intransitifs (qui ne peuvent pas
admettre de complément d'objet). C'est le cas :
- des verbes pronominaux dits essentiellement pronominaux, ceux qui n'existent que sous
une forme pronominale (s'enfuir, s'envoler, s'évanouir, se repentir, se suicider, etc.) ;
Ex. : À mon approche, les mésanges se sont envolées.
- des verbes pronominaux de sens passif.
Ex. : Les studios se sont très bien vendus cette année. (= Les studios ont été très bien vendus
cette année.)

S'accordent avec le COD, s'il est placé devant le verbe, les participes passés des verbes pronominaux
transitifs, c'est-à-dire de sens réfléchi ou réciproque. On écrit donc : Elle s'est lavée (accord avec le
pronom COD antéposé se) mais : Elle s'est lavé les mains puisque, dans ce cas, le COD lesmains est
placé après le verbe.

Remarque : on écrit : Ils se sont souri et se sont embrassés ; la différence de traitement entre les
deux participes s'explique par le fait qu'embrasser est transitif direct, tandis que sourire est transitif
indirect : on embrasse quelqu'un, tandis qu'on sourit à quelqu'un. On peut en conclure que les
participes passés des verbes pronominaux transitifs indirects sont invariables. On écrit par exemple :
ils se sont succédé, elles se sont parlé, etc.

2/ Le participe passé suivi d'un infinitif

Comparons ces exemples :


(1) Quels musiciens avez-vous entendus jouer ?
(2) Quelle symphonie avez-vous entendu jouer ?
Dans les deux cas, le participe passé est employé avec l'auxiliaire avoir et le COD (quels musiciens
ou quelle symphonie) précède le verbe. Cependant le participe passé ne s'accorde avec le COD que s'il
désigne également l'agent de l'action exprimée par le verbe à l'infinitif, ce qui est le cas dans l'exemple
1 (ce sont les musiciens qui jouent) mais pas dans l'exemple 2 (la symphonie ne se joue pas elle-
même).

Remarque : le participe passé du verbe faire suivi d'un infinitif est toujours invariable.
Ex. : Les invités, je les ai fait monter au premier étage.

3/ Cas particuliers

Le participe passé des verbes impersonnels est toujours invariable.


Ex. : Il est tombé des grêlons pendant près d'une heure.
Quand le complément d'objet qui précède le verbe est le pronom neutre le qui représente une
proposition entière, le participe passé reste invariable.
Ex. : Elle est moins résistante que je ne l'avais cru. (l' représente ici toute la proposition principale)
Quand le complément d'objet qui précède le verbe est le pronom adverbial en, le participe passé reste
invariable.
Ex. : Des fraises, j'en ai mangé jusqu'à l'indigestion !
Leçon 2 : LES ACCORDS A L’INTERIEUR DE LA PHRASE

I- PRESENTATION

On appelle accord l'ensemble des phénomènes de marquage des relations de dépendance


sémantiques et syntaxiques entre le nom et l'adjectif, entre le nom et le déterminant, ou entre le verbe
et le sujet. En français, l'adjectif, par exemple, hérite généralement les marques de genre et de nombre
du nom auquel il se rapporte. Les phénomènes d'accord concernent d'une part le groupe nominal,
d'autre part le groupe verbal.

II- L’ACCORD A L’INTERIEUR DU GROUPE NOMINAL

L'accord à l'intérieur du groupe nominal relève des relations à la fois syntaxiques et sémantiques
que le nom entretient avec les déterminants et les adjectifs. Le nom possède un genre, masculin ou
féminin, et un nombre, singulier ou pluriel, qu'il transmet aux déterminants et aux adjectifs. Dans un
énoncé, les adjectifs et les déterminants prennent obligatoirement le genre et le nombre du nom
auquel ils se rapportent (une belle maison, un beau paysage, de belles maisons, de beaux paysages).Voir
adjectif.

III- L’ACCORD A L’INTERIEUR DU GROUPE VERBAL

À l'intérieur du groupe verbal, l'accord est obligatoire entre le sujet et le verbe, même si ceux-ci sont
séparés par d'autres termes (Les feuilles tombent ; Les feuilles des arbres, bien que déjà jaunies, ne
tombent pas encore).

1- L'accord sujet-verbe

Quand le groupe nominal sujet comporte une expression servant à quantifier, le verbe est soit au
singulier soit au pluriel (Une foule de gens se presse devant le magasin, Une foule de gens se pressent
devant le magasin). Quand le verbe a plusieurs sujets, il se met au pluriel, que ces sujets soient eux-
mêmes singuliers ou pluriels (Marie et son frère sont venus, Marie et les enfants sont venus) ; sauf dans
des cas où les sujets sont coordonnés par ni… ni ou bien par ou … ou (Ni l’un ni l’autre n’est venu ; L’un
ou l’autre finira bien par venir)

2- L'accord du participe passé

L'accord du participe passé, dans les formes composées des conjugaisons verbales, présente un
certain nombre de particularités.

a- Avec l’auxiliaire avoir

Le participe passé conjugué avec avoir est invariable (Ils ont fixé une date) mais s'accorde avec le
complément d'objet direct quand celui-ci est placé avant le verbe (Je ne connais pas la date qu'ils ont
fixée).
b- Avec l'auxiliaire être

Le participe passé conjugué avec être s'accorde avec le sujet, qu'il s'agisse de tournures actives (La
fête est finie ; La petite fille est tombée), de tournures passives (Les lettres ont été envoyées) ou de
tournures pronominales (Elle s'est évanouie Ils se sont repentis ; Les fraises se sont bien vendues cette
saison). Néanmoins, pour les verbes pronominaux, cette règle admet une série d'exceptions
qu'explique la syntaxe spécifique du verbe concerné.

c- Le participe passé des verbes pronominaux

c 1- « Se », complément d'objet direct

Quand le pronom réfléchi se, caractéristique de la conjugaison pronominale, est analysable comme
un complément d'objet direct (COD), l'accord se fait avec le sujet selon la règle générale (Ils se sont
vus). En revanche, si le verbe est suivi d'un infinitif, le participe passé demeure invariable : Ils se sont
vu refuser l'entrée. Il est également invariable dans le cas des constructions dites factitives comportant
le semi-auxiliaire faire et un infinitif : Elles se sont fait couper les cheveux.

c 2- « Se », complément d'objet indirect

Quand se est analysable comme un complément d'objet indirect, le participe passé reste invariable
(Elles se sont succédé ; Ils se sont parlé : succéder et parler se construisent avec un complément d'objet
indirect introduit par la préposition à).

Quand un verbe pronominal possède un complément d'objet direct en plus du pronom se, l'accord
se fera différemment selon que ce complément est placé avant ou après le verbe. Quand le
complément d'objet direct est placé après le verbe, le participe passé reste invariable, c'est-à-dire qu'il
ne s'accorde ni avec le sujet ni avec le complément, et que sa forme reste celle du masculin singulier
(Ils se sont envoyé des lettres). En revanche, quand le complément d'objet direct est placé avant, le
participe passé s'accorde avec lui (Je n'ai pas lu les lettres qu'ils se sont envoyées).
Leçon 3 : LE PLURIEL DES NOMS COMPOSES

La formation du pluriel des noms composés obéit à des règles particulières. En principe, seuls les
composants d'origine nominale ou adjectivale sont variables (chou-fleur > choux-fleurs ; homme-
grenouille > hommes-grenouilles ; oiseau-mouche > oiseaux-mouches). Néanmoins, si le second nom
est introduit par une préposition ou a la valeur d'un complément prépositionnel, il reste invariable
(chef d'orchestre > chefs d'orchestre ; timbres-poste.

Les composants d'origine adverbiale, verbale (ou prépositionnelle, comme c'est le cas de pour dans
laissé-pour-compte) restent invariables (arrière-pensée > arrière-pensées ; passe-partout > passe-
partout ; porte-savon > porte-savons ; ouvre-boîte > ouvre-boîtes).

I- NOMS COMPOSES FORMES ECRITS EN UN SEUL MOT

Les noms composés dont les parties composantes ont fusionné en un seul et même mot, suivent la
règle générale du pluriel des noms ordinaires : ils prennent « s » au pluriel.

Ex : un portefeuille/des portefeuilles

Cependant, il faut remarquer que dans des noms composés, chaque partie composante retrouve au
pluriel son indépendance originelle et garde son pluriel.

Ex : Messieurs, mesdames, mesdemoiselles, messeigneurs, bonshommes…sont les pluriels respectifs


de Monsieur, madame, mademoiselle, monseigneur, bonhomme.

II- LES NOMS COMPOSES FORMES DE DEUX NOMS, NON LIES PAR UNE
PREPOSITION

Les deux noms prennent la marque du pluriel.

Ex. : des oiseaux-mouches, des gardiens-chefs.

Cependant, on écrit des « tragi-comédies », des « Ivoiro-guinéens »… ; « tragi » et « ivoiro » n’étant


pas de véritables noms.

III- LES NOMS COMPOSES FORMES DE DEUX NOMS JOINTS PAR UNE PREPOSITION

Généralement, seul le premier nom prend la marque du pluriel, le second n’étant que son
complément.

Ex. : Un chef-d’œuvre/des chefs-d’œuvre

Remarque :

1) La préposition peut être sous-entendue entre le premier et le second nom.


Ex. : Un timbre-poste/des timbres-poste (des timbres pour la poste).
2) La préposition peut ne pas marquer un rapport de complémentarité ; le second nom est alors
complément d’un verbe sous-entendu : le nom composé reste invariable dans ce cas.
Ex. : Un coq-à-l’âne/des coq-à-l’âne (des discours où l’on passe du coq à l’âne).

IV- LES NOMS COMPOSES FORMES DE DEUX ADJECTIFS

Quand le premier adjectif équivaut vraiment à un adverbe modifiant le second, c’est le second
adjectif qui prend seul la marque du pluriel.

Ex. : Un nouveau-né/des nouveau-nés (nouvellement nés)

On écrit cependant, des nouveaux-venus, des nouveaux-mariés, des premiers-nés…

Dans le cas où le premier adjectif ne fait pas fonction d’adverbe, les deus adjectifs prennent la
marque du pluriel ; le premier étant une sorte de substantif qualifié par le second.

Ex. : Un sourd-muet/des sourds-muets

Les deux adjectifs peuvent être reliés par la conjonction « et » (Ils sont à la fois sourds et muets).

V- LES NOMS COMPOSES FORMES D’UN NOM ET D’UN ADJECTIF

En règle générale, les deux mots (nom et adjectif) prennent la marque du pluriel.

Ex. : Un cerf-volant/des cerfs-volants ; un grand-père/des grands-pères

Cependant, on écrit des grand-mères, des grand-tantes…

VI- LES NOMS COMPOSES FORMES D’UN VERBE ET D’UN NOM

Le verbe reste invariable (à la troisième personne du singulier). Le nom, quant à lui, prend ou ne
prend pas la marque du pluriel selon le sens.

Ex. : Un abat-jour/des abat-jour (des objets qui abattent le jour)

Ex. : Un pèse-lait/des pèse-lait (des objets qui servent à peser le lait

Ex. : Un casse-noisettes/des casse-noisettes (des objets servant à casser des noisettes)

Ex. : Un compte-gouttes/des compte-gouttes (objets servant à compter les gouttes)

Ex. : Un garde-manger/des garde-manger

VII- LES NOMS COMPOSES FORMES DE DEUX MOTS INVARIABLES

Les deux mots restent invariables. Ex. : Un laissez-passer/des laissez-passer


CHAPITRE IV : QUELQUES DIFFICULTES DE LA LANGUE

I – LES CONTRESENS

Le contresens consiste à employer un mot avec une signification qui n’est pas exacte.
Exemples : 1. Utiliser d’antan (année d’avant) dans le sens de jadis (autrefois, dans le passé)
Les seigneurs de jadis (et non) Les seigneurs d’antan
2. Utiliser pareil dans le sens de semblable, identique
Ma cravate est semblable à la sienne (et non) Ma cravate estpareil à la sienne.
Même lorsqu’un mot est employé dans un sens élargi, il convient de connaître son sens
original pour éviter des absurdités. Ainsi solennel est désormais fréquemment employé dans le sens
de qui s’accompagne d’une grande pompe. Cet adjectif n’est plus employé seulement dans son sens
restreint et original de qui est célébré une fois par an. Il serait cependant absurde de parler d’une
solennité qui aurait lieu plusieurs fois par an.

II – LES PLEONASMES

Le pléonasme est une faute qui consiste à employer consécutivement plusieurs mots exprimant les
mêmes idées alors qu’un seul suffit. Il existe des pléonasmes de sens (juxtaposition de mots ayant le
même sens) et des pléonasmes d’idées (juxtaposition de deux termes ayant des sens différents, mais
impliquant la même idée).
Exemples :
1. Une panacée universelle est un pléonasme parce qu’une panacée est un remède qui guérit tout.
2. un ongle incarné dans la chair est un pléonasme parce qu’incarné signifie dans la chair.
3. Le froid lui faisait pleurer les yeux est un pléonasme parce qu’on ne pleure qu’avec les yeux.
Remarques : Il faut :
- s’abstenir d’employer des expressions dans lesquelles le complément exprime une idée qui est
déjà incluse dans le nom auquel ce complément se rapporte ;
Exemple : ajouter en plus
- prendre garde à la valeur itérative (qui exprime une action faite plusieurs fois) du préfixe RE ;
Exemple : revenir une deuxième fois
- éliminer les possessifs lorsque l’idée de possession est déjà exprimée ;
Exemple : Il a mal à son pied
- éviter de cumuler des adverbes ou des conjonctions ayant un sens analogue
Exemple : et puis ensuite
Toutefois, le pléonasme peut être une figure de style, un procédé littéraire lorsqu’il est employé
volontairement pour renforcer l’idée que l’on veut exprimer ; c’est le cas de voir de ses yeux. Par
ailleurs, certains pléonasmes sont désormais entrés dans la langue. L’usage les a consacrés. A tel
point qu’on n’imagine plus la redondance qu’ils renferment. « S’immiscer dans … », « Coïncider avec
… »,« Saupoudrer de sel … », etc. sont des pléonasmes passés dans l’usage.
En revanche, la logique nous demande de considérer le pléonasme comme vicieux quand il n’ajoute
rien à la force ou à la grâce du discours.
III – LES SOLECISMES

III. 1 – Définition

Le solécisme est une faute de syntaxe qui porte, non pas sur un seul mot mais sur la construction de
la phrase. Il en existe plusieurs types.

III- 2 – La typologie des solécismes

III- 2. 1 – Les ambiguïtés

Certaines phrases, sans être grammaticalement incorrectes, présentent cependant une construction
qui laisse planer une certaine ambiguïté, une certaine équivoque sur leur sens. On s’efforcera donc
d’éviter les constructions de cette nature.
Exemple : Le policier a frappé le bandit avec une telle violence qu’il en est mort.
Le policier a frappé le bandit avec une telle violence que celui-ci en est mort.

III- 2. 2 – Les erreurs sur la construction des verbes


La construction des verbes donne lieu à des fautes fréquentes. Ces erreurs résultent :
- d’un mauvais emploi des auxiliaires être et avoir,
- soit d’une erreur sur le caractère transitif ou intransitif des verbes.
Exemples : 1. Nous avons convenu de dîner ensemble.
Nous sommes convenus de dîner ensemble.
2. Il convient de palier à ces insuffisances
Il convient de palier ces insuffisances.
Remarques :
1. Convenir, utilisé dans le sens de reconnaître pour vrai, être d’accord, se conjugue avec l’auxiliaire
être. Dans le sens d’être approprié, il se conjugue avec l’auxiliaire avoir. (Exemple : Cette situation lui
aurait très bien convenu).
2. Il faut éviter de donner le même complément à deux verbes n’ayant pas la même construction :
Exemple : Entrer ou sortir de la maison
Entrer dans une maison ou en sortir.

III. 2. 3 – Les solécismes divers

Outre ces cas de figures, il existe d’autres erreurs de constructions notamment dans l’emploi
d’adverbes, de propositions.
Exemples : 1 – Je me suis très ennuyé →Je me suis beaucoup ennuyé
2 – Parler avec quelqu’un →Parler à quelqu’un
3 – Il est furieux après vous →Il est furieux contre vous
4– Ce n’est pas de sa faute →Ce n’est pas sa faute
5 – Il a demandé après vous →Il vous a demandé
IV – LES BARBARISMES

Le barbarisme est une faute de langue qui consiste à se servir de mots forgés ou altérés c’est-à-dire
des mots inventés ou modifiés par le locuteur lui-même. Il ne faut pas le confondre avec le
néologisme qui est une création lexicale.
Exemples : 1 – Pantomime (et non) Pantomine
2 – Il nous rebat les oreilles (et non) Il nous rabat les oreilles
DEUXIEME PARTIE :
EXPRESSION ECRITE SCOLAIRE
CHAPITRE V : LE RESUME DE TEXTE

I – GENERALITIES

Le résumé est un acte de la vie quotidienne. On résume oralement un film ou un roman à un


condisciple. On résume oralement sa journée, ses vacances, des événements. On peut résumer une
discussion qui vient d’avoir lieu, un exposé entendu. On peut également résumer par écrit, un article
de revue afin d’en garder une trace sur une fiche. Dans tous les cas, le résumé consiste à réduire à
l’essentiel, à concentrer en peu de mots tout en restant fidèle à l’objet.
Le résumé de texte est un exercice fréquent à des examens et concours de tous les niveaux qui
permet d’apprécier non seulement l’intelligence du candidat (son aptitude à comprendre un texte et à
en dégager l’essentiel), mais aussi ses qualités d’expression écrite. A cet égard, il se présente comme
un excellent exercice de formation personnelle qui entraîne à la lecture active d’un texte, en se
l’appropriant mentalement, en s’en enrichissant. Il entraîne également à un travail actif de la pensée
et de l’expression pour réduire, concentrer, reformuler dans son propre langage.
A l’examen du BTS, l’épreuve du résumé porte sur un texte d’idées ou à thèse, sur des sujets
d’ordre général. Le candidat doit donc le résumer sans ajouter d’opinions ou de commentaires
personnels. La réussite de cet exercice nécessite à la fois certaines qualités intellectuelles
(compréhension, aptitude à la synthèse, connaissance de la langue) ainsi qu’une méthode rigoureuse
de travail.

II – APPROCHE METHODOLOGIQUE

Pour pouvoir résumer un texte, il faut suffisamment le comprendre après une exploration
efficace, suite à plusieurs lectures. Ce travail commence par une phase d’observation.

II. 1 – Observation du texte


L’observation du texte passe par l’analyse du paratexte, le repérage des paragraphes et celui des
signes particuliers.

L'analyse du paratexte

Le paratexte c’est l’ensemble des éléments relatifs à un texte, mais qui se trouvent hors de ce
texte. Il faut donc être attentif à toutes les informations données ; ne pas se contenter de
survoler le texte, de le "lire en diagonale". Il faut étudier:
- le titre du texte (s'il у en a un). II met en évidence le thème, voire l’idée directrice, la thèse,
de l'extrait.
- l'auteur du texte S'il s'agit d'un nom connu (exemple: Montesquieu, Camus ou un journaliste
contemporain et célèbre), remémorez-vous les renseignements essentiels sur lui pour voir si
vous pouvez en tirer parti et éviter un éventuel contresens.
- le titre et le type d'ouvrage d'où est extrait le texte. II vous aide à définir le type de sujet.
- la date de parution. S'agit-il d'un texte très récent qui traitera d'un problème d'actualité.

Le repérage des paragraphes


La première chose à faire en abordant un texte est de repérer sa structure. Celle-ci est
d'abord et souvent liée aux paragraphes.
Souvenez-vous. On vous demande, dans vos discussions et dissertations, de faire un
paragraphe pour l’introduction, deux ou trois au minimum pour le développement et un au
moins pour la conclusion. Un auteur procède de même. II construit un paragraphe pour
chaque idée importante. Par exemple, un paragraphe pour exposer initialement la thèse ;
puis, un paragraphe pour chaque argument qui la confirme.

Le repérage des signes particuliers

Les textes qui sont donnés à résumer exposent des idées, et le font donc, le plus souvent, de
manière neutre ou simple. Cependant, la réflexion peut s'animer et prendre, dans tout le texte ou
pour certains passages, une tournure plus vive, plus « colorée ». Ces signes particuliers sont
facilement repérables. Et il faut en tenir compte pour le résumé. Il s’agit :

Le ton (sensations que produit un texte)


Voici les principales nuances de ton qui peuvent alterner ou se combiner dans un même texte
(les termes sont groupés par synonymie). Le ton peut être :
- ton neutre : aucun effet particulier;
- ton polémique : l'auteur défend, avec vigueur, ses idées (vocabulaire fort : «J'affirme», «II est
formellement interdit », «c'est un aspect primordial », etc.);
- ton pathétique : l'auteur fait appel aux sentiments du lecteur (vocabulaire du sentiment :
«émouvoir», «réagir», «détestable», «révoltant», etc.);
- ton solennel : des effets de style (répétitions, tournures emphatiques, vocabulaire soutenu, etc.)
soulignent l'importance du message;
- ton ironique : l'auteur affirme des faits manifestement contraires au bon sens, à la vérité, à ce qu'il
pense.
Mais, d'autres signes vont vous aider à l'identifier. -

La ponctuation
La ponctuation la plus neutre comporte essentiellement des points et des virgules. Une
ponctuation plus diversifiée peut signaler les intentions de l'auteur. Voici un éventail des possibilités :
- points d'interrogation : les questions qu'ils signalent peuvent être aussi bien de vraies questions -
pour faire progresser la réflexion- que des interrogations dites rhétoriques, pour interpeller le lecteur;
- points d'exclamation : signe d'un ton qui s'anime, de l'émotion de l'auteur (surprise, indignation,
colère, etc.);
- deux-points : ils introduisent un exemple, une explication, une cause ou une conséquence;
- guillemets : ils encadrent des paroles rapportées ou une citation ou encore ils avertissent d'un sens
particulier donné à une expression (ex. : sens propre au lieu du sens figuré);
- parenthèses et tirets: ce qui figure à l'intérieur est d'importance moindre (exemples, explications,
précisions).

La typographie (style d’écriture)


De même que ce document utilise les caractères gras ou les majuscules pour vous permettre de
repérer ce qui est plus important à retenir, un auteur qui a voulu une typographie particulière pour un
mot ou un passage signifie qu'il leur accorde plus d'importance. La répartition en paragraphes, leur
brièveté ou leur longueur peuvent aussi être des indices.
Donc, dès la deuxième lecture, il faut repérer les éventuels signes particuliers du texte. Au
besoin, il faut les entourer d'un léger trait de crayon.

TRAVAIL DIRIGE
1- Combien de paragraphes comporte le texte support ?
2- Quels paragraphes sont à rapprocher ? Pourquoi?
3- Relevez les signes particuliers du texte support.
II. 2 – Compréhension du texte

La compréhension d’un texte se fait suite à un processus que nous proposons en trois étapes.
Ce sont :
- Le thème ou le sujet central abordé dans le texte (qui se présente comme le résumé au
premier degré, puisqu’il tient seulement en quelques mots;
- L’idée générale du texte qui peut coïncider avec la thèse de l’auteur (elle constitue le résumé
au second degré et peut être formulée en une phrase ;
- La structure du texte : il s’agit de la subdivision du texte en parties ou en séquences qui
constitue chacune une unité de sens. Toutefois, il ne faut pas confondre les séquences aux
paragraphes. Pour chaque partie délimitée, il faut dégager un titre. Ce travail devrait permettre de se
convaincre de la formulation de l’idée générale.

Remarques :
Les textes proposés à l'épreuve de résumé sont tous des argumentations. Une argumentation
est un exposé visant à prouver la véracité d'une opinion, d'une thèse, parfois en démontrant la
fausseté de la thèse adverse (contre-argumentation).
Elle se présente sous la forme d'une réflexion sur les faits, qui sont énoncés dans le cadre d'un
raisonnement logique. Elle comporte l’enоnсé d'un problème et la thèse de l'auteur, des arguments,
des exemples, diversement développés et approfondis.
La compréhension du message de l'auteur et le repérage de la structure de son exposé sont à
l'origine d'un bon résumé. II s'agit d'éviter les contresens et de mettre en évidence l'essentiel.

La thèse : C’est l’expression d'une opinion que l'on peut justifier par des arguments. Quasi-
synonymes utilisés parfois en analyse de texte: idée principale, idée directrice. On appelle antithèse,
l'expression de l'opinion contraire. Tout texte argumentatif présente une thèse, qu'il faut bien repérer
pour éviter les contresens et la mettre en valeur dans le résumé. Elle peut se présenter sous trois
formes :
- La thèse peut être formulée en une ou deux phrases en tête du texte.
- La thèse de l'auteur peut être exprimée seulement en fin de texte, après analyse duproblème.
- La thèse peut, enfin, ne pas être résumée en une formule, mais explicitée tout au long dutexte. Pour
éviter les contresens dans la rédaction du résumé, il faudra alors formuler cette thèse pour
vous-même, au brouillon.
Formulation initiale d'un problème sans prise de position. Lorsque la thèse n'est pas
énoncée au début, le texte commence généralement par une présentation du sujet et la
formulation d'une interrogation qui trouvera sa réponse dans le cours du texte.

L'argument : C’est la preuve à l'appui d'une affirmation, raison justifiant une opinion.
L’argument est ce qui justifie la thèse. II peut tenir en une phrase, en un paragraphe, voire en
une page, selon qu'il est plus ou moins développé, expliqué, et qu'il est ou non accompagné
d'exemples.

L'exemple : C’est un détail concret, un fait précis et particulier que l’on mentionne
pour faire mieux comprendre un énoncé général. Un exemple accompagne toujours une thèse
ou un argument. Comme il s'agit d'un élément concret, on dit qu'il illustre l'idée (thèse, argument),
comme un dessin ou une photographie peut aider à faire comprendre une explication abstraite.

TRAVAIL DIRIGE
1- Dégagez le thème et l’idée générale du texte support.
2- La thèse soutenue par l’auteur est-elle confondue à l’idée générale ? Où est-elle exprimée ?
3- Dégagez la structure
II. 3 – Recherche et reformulation des idées essentielles

Une fois le processus de compréhension achevé, il faut considérer chaque séquence délimitée
afin d’y identifier les idées essentielles puis de les reformuler dans son propre langage. Cela signifie
que les éléments de détails, l’accessoire (exemples, développements explicatifs, redondances,
périphrases, énumérations, renseignements superflus, …) doivent être passés sous silence. Recours
peut être fait aux moyens grammaticaux propres à condenser l’expression sans en altérer le sens
(nominalisation, pronominalisation, tournure adverbiale, subordination,…).
Le candidat doit éviter la paraphrase et les formulations maladroites. Toutefois, il ne lui est pas
interdit de reprendre quelques mots clés du texte pour lesquels il n’existe pas de synonymes
satisfaisants.

II. 4 – Etude de l’articulation logique du texte

Le nombre de paragraphes est un indice sur la structure du texte. Mais, il n'est pas une preuve
suffisante. II vaut mieux s'aider également des termes soulignant les articulations du texte. Ceux-ci
sont de deux types :

Les termes de progression


Ils signalent que l’on passe d'une idée à la suivante ou d'un aspect de l'idée à un autre :
- les balancements : d'une p a r t d ' a u t r e part; d'un côté..., de l'autre; les uns..., les autres...;
- les surenchérissements : non seulement..., mais (aussi / encore); de surcroit; bien plus...
- les termes d'énumération : d'abord, tout d'abord, premièrement, en premier (lieu), au préalable,
pour commencer, etc. (pour introduire la première idée); en second, secondement, secundo (pour
introduire la deuxième idée); en troisième lieu, troisièmement; tertio (pour introduire la troisième
idée); ou ensuite, puis, après, de plus, par ailleurs, ajoutons/ajoutez à cela... (pour signaler le passage à
l'idée suivante) ; enfin, pour terminer, en dernier lieu... (pour amener la dernière idée).
Ils fonctionnent comme autant de signaux, de jalons très utiles pour repérer la progression du
raisonnement. Encadrez-les ou entourez-les dès la deuxième lecture.
Les liens logiques
Avant d'étudier de près les principaux rapports logiques, il vous faut repérer -dès la lecture- les
mots qui peuvent vous aider à saisir le raisonnement de l'auteur. Ce sont des liens explicites, qui
clarifient d'emblée la progression de la pensée si vous savez les identifier. Pour cela, il vous suffit de
vous remémorer vos souvenirs grammaticaux de la classe de Troisième... Sinon, voici quelques
rappels. Vous encadrerez particulièrement dans les textes les mots indiqués ici.

Remarque : L’étude de l’articulation logique du texte se fait à deux niveaux : à l’intérieur des parties
et entre les parties délimitées. Toutefois, il peut se trouver que le texte ne comporte pas de
connecteurs ou d’adverbes de sens voisin entre les parties. Dans ce cas, il revient au candidat tout de
même de rechercher le rapport qui existe entre les unités délimitées.

MOTS SIGNIFICATION
car, en effet cause, explication
donc, ainsi conséquence, conclusion provisoire ou définitive
mais, or, cependant, pourtant, au contraire opposition à l’idée précédente
certes, il est vrai que, il faut reconnaître on reconnaît qu'un argument adverse est valable.
que, sans doute, bien sur, bien que, mais...
quoique; etc.
suivi de mais, néanmoins, en on le réfute (c'est-à-dire qu'on s'y oppose) pour
revanche, cependant mieux affirmer son opinion

TRAVAIL DIRIGE
1 – Dégagez les idées essentielles de séquence du texte support puis reformulez-les
2 – Etudiez l’articulation logique à l’intérieur des séquences et entre elles.

II. 4 –La rédaction


Après les étapes du travail préparatoire, le candidat dispose désormais des éléments
indispensables à la rédaction du résumé. Celle-ci doit se faire dans le respect des principes
fondamentaux qui régissent l’exercice. Il s’agit de réduire le texte initial :
- en lui restant fidèle aussi bien dans le fond que dans la forme (chronologie des idées, temps verbaux,
énonciation, …) ;
- en évitant les expressions comme « selon l’auteur… », « dans ce texte, l’auteur dit … » etc. ;
- en s’abstenant de tout commentaire personnel, même si on est en désaccord avec l’auteur ;
- en respectant la marge de tolérance relative au volume imposé. Le nombre de mots utilisés doit
figurer à la fin du résumé.

TRAVAIL DIRIGE : Rédigez le résumé du texte support, en respectant la marge de tolérance.


Indiquez le nombre de mots utilisés.
CHAPITRE VI L’EXPOSE ORAL

INTRODUCTION

Parler pour le public, avec le souci que chaque individu soit a l’école et cherche son intérêt est l’une des
difficultés que l’rencontre dans le processus de communication .Si la radio, la télévision sont réservées a ceux
dont c’est le métier, il existe des occasions ou il faut prendre la parole en public sans être un professionnel. En
effet, n’importe quel citoyen peut être amené à s’exprimer oralement lors d’une réunion de travail ou d’un
expose sur un sujet donne .Dans cet exercice même l’orateur le plus aguerri peut être la proie d’un trou
brutal .Il est donc nécessaire que toute intervention orale, prévue ou prévisible soit soigneusement préparée.

I. Préparation de l’exposé
1. Bien utiliser son temps

Avant tout exposé, il faut réfléchir sur le sujet à présenter et se documenter en conséquence. Dès l’instant où
l’on commence ce travail, il faut songer à proportionner le contenu au temps dont on disposera. L’utiliser
entièrement, na pas déborder, ne pas être trop court, constitue une des difficultés que l’on rencontre durant la
préparation de l’exposé.

Pour se débarrasser de l’angoisse d’être trop court, ou trop long, il faut prévoir un certain jeu, c’est-à-dire
quelques idées secondaires que l’on aura la liberté de développer ou d’abandonner.

2. Adapter l’exposé à l’auditoire

Lorsque l’on rédige une lettre, on l’adapte à la personnalité du destinataire ; de même dès le premier moment
de l’exposé, il faut réfléchir à son auditoire.

Pour l’instruire, il faut l’intéresser par les informations. Il faut donc éviter deux excès :

- Trainer sur les faits connus de l’auditoire

- Passer rapidement sur ce qu’il ignore et se contenter d’une allusion là où il convient d’être explicite

Il faut se méfier du vocabulaire technique accessible aux seuls spécialistes. Il faut définir les mots dont
l’emploi paraît indispensable.

3. Le contenu de l’exposé

Il faut éviter la rédaction intégrale du texte à dire (l’exposé), surtout si l’on est pas entrainé à la lecture à haute
voix pour un public, parce qu’un texte mal lu rend impossible la communication. Donc si l’on n’est pas un
professionnel du texte écrit dit à haute voix, il faut prendre des notes, faire un plan.

a. Le plan

Il doit être très clair et assez détaillé. Il faut chercher la formulation la plus brève et la plus nette. Ecrire en
gros caractère puis souligner (avec des couleurs différentes éventuellement) les éléments essentiels du plan :
titres, contenu des paragraphes, phrases de transitions. Pour chaque paragraphe, il faut noter les mots clés,
ceux qui permettront la progression de la pensée et aideront à appuyer les propos. Le volume des notes dépend
évidemment de notre mémoire et de la difficulté du sujet pour nous.
b. Les citations

Si vous avez des citations à faire, prenez le temps de copier sur une feuille que vous intégrerez sur vos
feuilles. Adapter si possible un graphie différent pour bien distinguer ces citations de votre propre
intervention. Pour les passages à lire dans les ouvrages, il faut utiliser les signets de façon a éviter les temps
morts.

c. L’introduction et la conclusion

Il faut maîtriser parfaitement ces temps forts de la prise de parole. Si l’on redoute la prise de parole en public,
il est suggéré pour ces deux points seulement, de les rédiger totalement (en écrivant gros afin de ne pas avoir à
se pencher sur les feuilles pour les lire). Au besoin il faut les apprendre par cœur.

II. Présentation de l’exposé

Elle peut se faire avec micro ou sans micro. Dans tous les cas, l’émetteur doit parler çà haute voix, bien
articuler et regarder son auditoire.

a. Sans microphone

Gêné par le trac, absorbé par ce qu’ils ont à dire, les débutants oublient parfois qu’ils doivent transmettre
quelque chose à quelqu’un. D’où des exposés inaudibles même à deux ou trois mètres. Cela aux yeux de
l’auditoire discrédite le travail à présenter. Il faut donc parler pour celui qui est le plus éloigné de vous.
L’intensité de voix doit tenir compte des bruits ambiants (circulation dans la rue etc.).

b. Avec microphone

Le microphone dispense d’efforts vocaux mais exige que l’on prenne un certain nombre de précautions :

- Mettre au point l’installation

- S’adapter au micro (distance de 20 à 30 cm)

- Eviter tout bruitage intempestif

2. Utilisation du tableau

Le tableau dit de conférencier (chevalet sur lequel est fixée une liasse épaisse de feuilles de grands formats)
est malgré ces dimensions plus restreintes, souvent préférable au tableau noir. Il faut se placer de côté pour ne
pas gêner personne au cours de la démonstration. Se munir d’une règle ou d’une baguette. Il faut prendre soin
de dessiner à l’avance ses croquis et ses schémas. Dans ce cas, le tableau ne doit être démasqué qu’on moment
ou l’on s’en sert. Si l’on doit écrire tableau, en même temps que l’on parle il faut :

- Vérifier auparavant que l’on a de la craie en sa possession

- Utiliser méthodiquement toute la surface en partant de l’angle gauche supérieur

- Ecrire gros et lisiblement

- Continuer à parler en même temps que l’on écrit


- Se déplacer sur le côté dès que possible

3. Capter l’attention de l’auditoire

Le succès d’un exposé dépend certes de sa qualité intellectuelle mais surtout de la façon de le conduire et de
l’agrémenter.

 Un exposé vivant

Il faut varier les formules d’entrée en matière d’entrée et de conclusion. Cela permet dès le début de s’attirer
la sympathie du public tout comme une bonne introduction, éloquemment présentée, nous gagne l’auditoire.

La conclusion doit être ferme, élégante si possible : résumé rigoureux, phrases dégageant la portée de
l’information ou montrant ses rapports avec d’autres problèmes.

Il faut prévoir des relais c’est-à-dire des moments ou l’on ressaisi un auditoire qui se lasse vite et cela par une
présentation piquante d’un argument, par une combinaison, un tour interrogatif, exclamatif ou par un trait
d’humour. Si l’on manque de créativité, il faut méditer à l’avance ces formules.

 Un exposé efficace

Dans ce genre de discours, on s’efforcé avant tout de bien faire passer une information c’est-à-dire d’être
compris. Il existe trois moyens pour être suivi et attirer l’attention sur l’essentiel :

- Bien marquer la succession, les développements (indiquer au besoin le plan)

- Formuler avec rigueur les idées principales, en particulier celles qui trouvent naturellement leur place
au début et à la fin de chacun de ces développement

- Changer de rythme, de formes et d’intonation : quand l’on indique un résultat important d son enquête,
il faut ralentir, articuler davantage et changer de ton (voix plus grave généralement).
CHAPITRE VII : LA PRISE DE NOTES

Au cours d’une communication téléphonique, en écoutant une conférence, en participant à un débat, pendant
une lecture, on a besoin de prendre des notes.

Sans notes, les informations ne sont ni conservées ni transmises, la documentation ne peut être constituée. On
voit donc que cette technique n’est utile qu’à deux conditions :

- Que les notes soient suffisantes pour nous parler, même après un délai de plusieurs mois ou années

- Quelles soient prises clairement et rangées efficacement : elles doivent être un souvenir organisé

I. Le matériel
1. Pour noter au vol

Partout, en route, dans une conversation, sur un chantier, ayez sur vous un bloc note et un stylo.

2. Pour les notes durables

 Le papier

Préférer le blanc : les encres diverses ressortiront nettement et c’est lui qui rend le mieux avec les procédés de
reproduction. Réservez le papier de couleur pour les notes exceptionnelles à trouver du premier coup. Choisissez un
format régulier : l’A4 est le plus répandu.

 L’écriture

Tâcher de la rendre lisible au moins pour vous et vos plus proches collaborateurs. Surtout espacez vos lignes et
adoptez un caractère assez gros.

II. La mise en page


Vos notes doivent profiter des progrès de la mise en page moderne.

- Habituez-vous à ménager une marge de 5cm environ. Elle vous servira à inscrire les titres des
subdivisions et les signes de repères.

- Ne prenez le départ, sur la première feuille d’une série de notes, qu’au tiers de la page : vous pourrez
ensuite mettre un titre en gros caractère.

- Vous n’utiliserez que le recto de la feuille. La manipulation de vos notes en sera plus aisée.

- Si vous avez à joindre à vos notes un papier d’un format différent, collez-le sur une feuille de votre
format habituel et, si ses dimensions sont plus importantes, repliez-le au format voulu.

- Le retour à la ligne aère les notes, signale un pas en avant dans la progression

- Il sera en outre utile de laisser un intervalle entre les parties principales (sauter deux ou trois lignes)
- N’hésitez pas à changer de feuille dès que vous passer d’une partie à une autre

- Disposez sur la même verticale les titres qui se correspondent, les débuts de paragraphes, les
indexations de même valeur.

Voici un schéma pour servir de guide

1. Partie principale

A. Division importante

1. Subdivision

2. Subdivision

a. Subdivision secondaire

b. Subdivision secondaire

B. Division importante

1. Subdivision

a. Subdivision secondaire

b. Subdivision secondaire

III. Que prendre ? et comment ?


Il s’agit de garder l’essentiel de ce que l’on entend ou lit, donc de faire un choix.

1. Le plan

Votre effort d’attention doit chercher à dégager le plan, que justement les alignements et indexations feront
apparaître. La structure qui soutient l’exposé et le développement des idées, est le minimum que vous devez noter.
Mais le plan n’est qu’un squelette. Il vous faudra ajouter des notes plus substantielles.

2. Les notes

Le sujet détermine la nature des notes et l’on prend plus ou moins selon que l’on connaît déjà ou non le sujet.

Un mot parfois peut noter une idée. Le plus souvent ce seront des expressions entières. On aura aussi intérêt, quelque
fois à noter une phrase complète, à saisir une formule frappante ou heureuse.

3. Notes de lecture

Une technique particulière peut être suggérée :

- On procède à une lecture rapide du texte, et l’on coche d’un crayon léger les passages ou les expressions les
plus importantes ou les plus caractéristiques

- Après cette lecture, on réfléchi au plan et à l’enchainement des parties et des idées

- On prend des notes en pratiquant une seconde lecture et en vérifiant que les passages cochés sont bien
essentiels
4. Les abréviations

Elles ne sont pas à rejeter. Mais, pour en user à bon escient, un principe rigoureux : en aucun cas, il ne faut improviser
une abréviation. Pour se servir efficacement des abréviations, il faut s’en constituer petit à petit un code personnel,
mais qui doit rester permanent dans tous vos écrits.

Nous vous présentons quelques suggestions que vous enrichirez d’après vos besoins.

Code des abréviations

h = homme ; ch= chose ; vs= vous ; ns= nous ; ds= dans ; ms= mais ; pdt= pendant ; qq= quelque ; tps= temps ; cpd=
cependant ; tt= tout ; ts= tous ; tte= toute ; devt= développement ; gavt= gravement ; p.= page ; //= parallèle ; §=
paragraphe ; + - = plus ou moins ;tjs= toujours ; bcp= beaucoup ; nbx= nombreux ; etc.= et cætera ; cf= reportez-vous
à.

Pour être plus clair :

- Toujours indiquer le pluriel par un « s »

- Ne pas abréger les termes susceptibles de plusieurs terminaisons : mécan=mécanique ou mécanicien ?

IV. Utilisation et rangement des notes

On prend des notes pour les utiliser ultérieurement. On ne s’en servira que si on les retrouve au moment voulu. Donc,
bien classer vos notes, c’est déjà les bien employer, c’est déjà une activité productive.

1. Numérotation des feuilles

Vous avez noirci un certain nombre de feuilles. Cela vous impose de les numéroter avec soin ; sinon vous risquez de ne
plus retrouver leur ordre de succession.

Il est prudent, avant une conférence ou une lecture assez longue, de numéroter par avance quelques feuilles.

Ne jamais commencer une page avant qu’elle ne porte son numéro. Celui-ci sera inscrit dans le coin supérieur droit de
la feuille, le plus visible.

2. Références

L’en-tête d’une série de notes, outre le titre servant à les identifier, comportera toujours l’indication de leur
provenance (titre et auteur du livre ou de la revue, nom du conférencier), date et si besoin lieu de leur production.

3. Classement

Aussitôt terminée la prise de notes, si vous n’avez pas le temps de les relire, astreignez-vous à mettre en ordre et à
relier les feuilles concernant le même sujet.

4. Exploitation

Il est indispensable de reprendre ses notes dans les jours qui suivent leur production.

On les relira pendant qu’on garde un souvenir encore vivant de leur origine, on complètera ce qui aura été mal pris
faute de temps, on mettra des titres et des sous-titres, on vérifiera ou corrigera l’indexation de l’ensemble. Ce sera le
moment de se souvenir de couleurs pour souligner les expressions importantes, de porter dans la marge des réflexions
personnelles qui seront venues à l’esprit.
Fin du programme !!!