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I- I- Etude bibliographie de fer


 Généralité sur le fer
 d'énergie : 2, 8, 14, 2
 Masse atomique : 55,845 u
 Isotopes les plus stables : 56Fe stable avec 30 neutrons (91,72 %), 54Fe avec une demi-vie de
3,1 x 1022 années (5,845 %), 57Fe stable avec 31 neutrons (2,2 %), 58Fe stable avec 32
neutrons (0,28 %)
 Série : métaux de transition
 Groupe, période, bloc : 8, 4, d
 Densité : 7,874
 Point de fusion : 1.538 °C
 Point d'ébullition : 2.861 °C
 Propriétés du fer
II-

Métal gris, le fer possède plusieurs formes allotropiques selon la pression et la température
(cubique centrée, cubique à faces centrées, hexagonale compacte). Ce
métal ferromagnétiquepossède une dureté entre 4 et 5 selon l'échelle de Mohs. On lui connaît
trois oxydes : l'oxyde de fer(II) FeO (oxyde ferreux), l'oxyde de fer(III) Fe2O3 (oxyde
ferrique) et l'oxyde de fer(II,III) Fe3O4

.
 Utilisation du fer
III-

Le fer n'est utilisé pur que pour des soudures sur acier inoxydable par exemple. Le fer est le
principal ingrédient de l'acier et de la fonte. Celle-ci contient de 2,1 % à 6,67 % de carbone.
L'acier, lui, contient de 0,025 % à 2,1 % de carbone. Quand on se situe à moins de 0,025 % de
carbone, les produits entrent dans la catégorie des fers industriels.

On a longtemps employé le fer métallique et ses oxydes dans les supports d'enregistrement de
données, comme les disquettes ou les bandes magnétiques.
 Métallurgie du fer : principes

Le minerai de fer est une roche contenant du fer, généralement sous la forme d'oxydes,
comme l'hématite. Les sulfures, dont les représentants principaux sont la pyrite et la pyrrhotite et
Comme carbonate, on trouve la sidérite ou sidérose, FeCO3, qui donne l'oxyde par calcination...

Les minerais de fer ont une teneur en fer variable selon le minéral ferrifère ; sachant
également que l’isomorphisme, presque toujours présent dans les minéraux naturels, réduit la
teneur théorique.

Magnétite (oxyde de fer) Hématite (oxyde de fer) Pyrite (sulfure de fer)


 Extration de fer
Pour extraire le fer métallique des minerais où il se trouve principalement à l'état d'oxyde ferrique Fe 2O3, il
faut séparer le fer de l'oxygène. Cette dissociation est réalisée à température élevée par un traitement de
réduction par le carbone. Le métal se sature alors en carbone, son point de fusion est abaissé, et on le
recueille à l'état liquide : c'est la fonte. Cette dernière est soumise à l'opération d'affinage pour éliminer le
plus possible de carbone ainsi que les autres impuretés contenues dans le minerai (essentiellement
silicium, manganèse, soufre et phosphore). La plupart de ces éléments disparaissent par oxydation. Celle-
ci est réalisée à haute température en phase liquide, soit par soufflage dans des convertisseurs, soit par
contact avec de l'oxyde de fer sur une sole chauffée dans des fours. Le produit final, acier ou fer doux, est
coulé dans des moules sous forme de lingots ou de billettes, ou de manière continue.

IV-

 Haut fourneau
haut fourneau est une installation industrielle destinée à simultanément désoxyder et fondre les métaux
contenus dans un minerai, par la combustion d'un combustible solide riche en carbone. En général, le haut
fourneau transforme du minerai de fer en fonte liquide, en brûlant du coke qui sert à la fois de combustible
et d'agent réducteur. Bien que la fonte produite soit un matériau à part entière, cet alliage est généralement
destiné à être affiné dans des aciéries.
II- LA MANIPULATION DE FER :

II-1- Le but de manipulation :

Cette manipulation a l’objectif de préparer le complexe suivant K3[Fe(C2O4)3],3H2O .

II-2-Quelque réactions avec le fer

II-2-1 : les formules chimique des composes de A à K:

A : Fe(OH)2 E : [Fe(CN)6]3- I : Fe4[Fe(CN)6]3

B : Fe2O3 F : Fe3[Fe(CN)6]2 J : Fe[Fe(CN)6]

C : [Fe(CN)6]4- G : [Fe(o-phen)3]2+ K : [Fe(SCN)]2+

D : Fe2[Fe(CN)6] H : Fe(OH)3

II-2-2- les noms de complexes G et K :

G = [Fe(o-phen)3]2+ : Triorthophénantraline de fer (II)

K = [Fe(SCN),(5H2O)]2+: Thiocyanato pentaaqua de fer(III)


II-2-3 la géométrie de ces complexes avec l’hybridaton de l’ion central :

 Pour le complexe [Fe(o-phen)3]2+


Fe : [Ar] 3d64s2 4p0 et Fe2+ : [Ar] 3d64s0 4p0 et Fe3+ : [Ar] 3d54s0 4p0

Chaque ligand (o-phen) se coordonne avec le cation métallique par deux liaison dative , En plus c’est un
ligand à champ fort c .a.d. qu’il modifie la répartition électronique au sein de l’ion Fe3+ en permettant la
mise en place d’une structure hybridée d2sp3 (géométrie octaédrique). Telle que 2X= o-phen.


Le fer(III) est hexa coordonné , il est hybridé d2sp3 et sa géometrie est octaédrique

X=SCN- et H2O

II-2-4-les équations chimiques équilibréés de 1 à 7 :

Réaction 1 :

Par action des bases forte telle que NaOH et KOH , il y a formation d’un précipité blanc qui vérdit à l’air
(A) : Fe(OH)2

[Fe(OH)6]2+ + 2OH-  Fe(OH)2 (A) + 6 H2O

Le (A) s’oxyde rapidement à l’air pour donner (B) : Fe2O3

Oxydation de Fe(OH)2 : ( Fe(OH)2+ OH-  Fe(OH)3 + 1e-) ×4

Réduction de O2 : (O2 +2H2O +4e-  4OH- ) ×1

Réaction globale : 4 Fe(OH)2 + O2 + 2H2O  4 Fe(OH)3

L’hydroxyde de fer III se transforme spontanément en oxyde de fer III hydraté selon l'équation-bilan
suivante : 2Fe(OH)3 → Fe2O3 (B) + 3H2O.

Réaction 2 :
Par action de C : [Fe(CN)6]4- sur Fe(II) , on obtient un précipité blanc qui bleuit rapidement par oxydation
D : Fe2[Fe(CN)6]

[Fe(CN)6]4- (C) + 2[Fe(H2O)6]2+  Fe2[Fe(CN)6] (D) + 6H2O

Par action de E : [Fe(CN)6]3- sur Fe(II) , on obtient un précipité bleu intense (F) : Fe3[Fe(CN)6]2

2[Fe(CN)6]3- (E) + 3[Fe(H2O)6]2+  Fe3[Fe(CN)6]2 (F) + 6H2O

Réaction 3 :

L’orthophénantraline donne avec le Fer(II) un complexe soluble rouge très stable G :[Fe(o-phen)3]2+

Réaction 4 :

Par action des bases forte telle que NaOH et KOH sur Fe(III) , il y a formation d’un précipité rouille soluble
dans les acides dilués (H) : Fe(OH)3

[Fe(OH)6]3+ + 3OH-  Fe(OH)3 (H) + 6 H2O

Réaction 5 :

Par action de C : [Fe(CN)6]4- sur Fe(III) , on obtient un précipité bleu foncé appelé « bleu de prusse »
I : Fe4[Fe(CN)6]3

3[Fe(CN)6]4- + 4 [Fe(H2O)6]3+  Fe4[Fe(CN)6]3 (I) + 24H2O

Réaction 6 :

Par action de E : [Fe(CN)6]3- sur Fe(III) , on obtient une solution de coloration verte jaune « vert de
Berlin »

J : Fe[Fe(CN)6]

[Fe(CN)6]3- + [Fe(H2O)6]3+  Fe[Fe(CN)6] (J) + 6H2O


Réaction 7 :

Par action d’une solution de thiocyanate de potassium , en milieu neutre ou faiblement acide, on obtient un
complexe soluble de couleur rouge sang (K)

SCN- + [Fe(H2O)6]3+  [Fe(SCN),(H2O)5]2+ (K) + H2O

II-3- Etude de couple Fe(III) / Fe(II) :

E0 (Fe3+/Fe2+)= -0,44 V , E0 (MnO-4/Mn2+)= 1,51 V , E0 (I2 / I-)= -0,44 V

II-3-1-La couleur des précipités obtenus :

- pour le FeI3 : marron


- le Mn2+ est incolore , donc la coloration sera de l’ion Fe3+ :jaune
II-3-2 : Les équations d’oxydoréductions des réactions correspondantes :

E0 (Fe3+/Fe2+) < E0 (MnO-4/Mn2+)

Oxydation de Fe2+ : ( Fe2+  Fe3+ + 1e-)×5

Réduction de MnO-4 : ( MnO-4 + 5e- + 8H+  Mn2+ + 4H2O) ×1

Réaction globale : MnO-4 +5 Fe2+ + 8H+  5Fe3+ + Mn2+ + 4H2O

E0 (Fe3+/Fe2+) < E0 (I2 / I-)

Oxydation de Fe2+ : ( Fe2+  Fe3+ + 1e-)×2

Réduction de I2 : (I2 + 2e-  2I- ) ×1

Réaction globale : 2Fe2+ + I2  2Fe3+ + 2I-

II-4-Préparation du complexe K3[Fe(C2O4) 3], 3H2O

 Calcule de rendement de FeC2O4,2H2O


(NH4)2Fe(SO4)2.6 H2O + H2SO4 + H2C2O4. 2H2O+2H+ FeC2O4. 2H2O + 3 H2SO4 + 2NH4+ +6H2O

n1(Fe(NH4)2(SO4)2,6H2O) =(m/M)( Fe(NH4)2(SO4)2,6H2O) = 2.5/391 ,96

donc n1(Fe(NH4)2(SO4)2,6H2O)= 6.37×10-3mole


n2(H2C2O4) =(m/M)( H2C2O4) = 1,25/90

donc n2(H2C2O4) = 13.88×10-3mole

donc le réactif limitant est : Fe(NH4)2(SO4)2,6H2O

On a donc : xf = n(FeC2O4)

Donc : mth(FeC2O4) = xf ×M(FeC2O4)

mth(FeC2O4) = 6,37×10-3 × 163,84 = 1,04 g

mth(FeC2O4) = 1,04 g

Rd(%) = (mexp/mth )×100

Rd(%) = 83,65%

 Calcul le Rendement de K3Fe(C2O4)3,3H2O :

2FeC2O4. 2H2O + 3K2(C2O4). H2O + H2C2O4. 2H2O + H2O2 2 K3Fe(C2O4)3,3H2O + 5H2O

 n (FeC2O4. 2H2O) = 0,0063 mol


1,75
 n (K2(C2O4). H2O) = = 0,0095 mol
184
n (K2(C2O4).H2O) 0,0095
Xmax = = = 0,0032 mol
3 3

La masse théorique : mthéorique(K3Fe(C2O4)3,3H2O) = 0,0032 × 491 = 1,57 g

La masse expérimental : mexpérimental (K3Fe(C2O4),3H2O) = 1,47 g

𝒎𝒆𝒙𝒑 𝟏,𝟒𝟕
Donc : R= *100 = 𝟏,𝟓𝟕 *100= 93,63%
𝒎𝒕𝒉
III-5-Caractères analytique du Fer :

III-5-1-Les équations chimique équilibrées des réactions de 8,9,12 et 13 :

Réaction 8 :

L’attaque acide de Fer en poudre donne lieu à la formation des ions ferreux avec un dégagement d’H 2 :

Fe + 2H+  Fe2+ + H2

Réaction 9 :

Le fer est attaqué par l’acide nitrique HNO3 dilué et froid en dégageant des vapeurs rutilantes (dioxydes
d’azote) et avec formation de nitrate ferrique :

3Fe + 8HNO3  2NO + 3Fe(NO3)2 + 4H2O

Le monoxyde d’azote NO se transforme facilement en dioxyde d’azote NO2 (vapeur rutilante) au contact de
l’oxygène de l’air

Réaction 12 :

Une lame de Fer est introduite dans une solution de sulfate de cuivre , au bout de quelque minute , elle se
couvre de cuivre .

Fe + CuSO4  FeSO4 + Cu

Réaction 13 :

Oxydation de Fe : Fe  Fe2+ + 2e-

Réduction de S : S + 2e-  S2-

Réaction globale : Fe+S  FeS

On peut détruire les sulfures avec quelque goutes d’acide chlorhydrique :

2FeS +4HCl  Fe2 + 2H2S + 4Cl-

III-5-2-Les produits de la réaction (8 )

Pour mettre en évidence le présence des ions ferreux : on ajoute l’hydroxyde de sodium , si la solution
devient verte ca veut dire que la solution contient les ions ferreux

Pour mettre en évidence la présence du gaz H2 : on approche le gaz de la flamme, il y aura une explosion,
cela prouve que ce gaz est le dihydrogène.

III-5-3-Observation constatées lors de la réaction 9 :

Le fer est attaqué par l’acide nitrique HNO3 dilué et froid en dégageant un gaz (oxydes d’azote) et avec
formation de nitrate ferrique

III-5-4-La nature de la couche de passivation rencontrée lors de la réaction 10

La couche de passivation rencontrée lors de la réaction 10 est une couche d’oxyde (Fe3O4) qui se forme à la
surface de Fer

III-5-5- L'attaque du fer par l'acide nitrique dilué

il n’y a pas dégagement d’hydrogène lors des réactions de l’acide nitrique dilué sur les métaux,
contrairement à la plupart des acides forts. En fait l’acide nitrique agit comme un oxydant fort : il dissout
tous les métaux sauf l’or et le platine. Cette action est due à l’ion nitrate NO3- et non l’ion H3O+. C’est pour
cette raison qu’il y a dégagement de NO au lieu de H2.

III-6-6- Description de la réaction 11:

De nouveau on place le clou dans l’acide nitrique dilué, le fer reste protégé par la couche d’oxyde et ne peut
plus être attaqué : il a été passivé par l’acide nitrique concentré.

La passivation cesse lorsqu’on met un fil métallique au contact du clou. Ce contact a pour effet de percer la
couche d’oxyde et entraîne la reprise de l’attaque du fer par un phénomène de pile . Dans le cas d’un fil de
cuivre touchant le clou, le fer est plus réducteur que le cuivre, il va donc être plus facilement oxydé par la
solution d’acide nitrique que le cuivre : le fer agit comme une anode (cède des électrons), la cathode étant le
cuivre qui reste protégé.

III-6-7- Mise en évidence le dégagement de H2S dans la réaction 13


L’hydrogène Sulfuré qui apparait au cours de la réaction 13 est mis en évidence avec un papier imbibé
d’acétate de plomb.
Dosage de filtrat C2O42- par MnO4-

E°Mno4- /Mn²+ =1,51 v > E° CO3²-/ C2O42- =0,441V

MnO4 - + 8H+ + 5e- Mn2+ + 4 H2O

C2O4 2- + 2 H2O CO3 2- + 4H+ + 2e-

La réaction globale

2 MnO4 - + 5 C2O4 2- + 2 H2O 2 Mn2+ + 10 CO3 2- + 4H+

D’après la réaction ona 2n(C2O42-) = 5n(MnO4-) ; Ve=19ml

5 𝟓 5
n(C2O42-) = n(MnO4-) = CVe = 2 *0,1*16,7*10-3
2 𝟐

n(C2O42-)= 0,00417mol

Donc la masse prise à l’essai est : m(C2O42-) = n(C2O42-)*M(C2O42-) = 0 ,367g