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Etude d’une Machine Asynchrone Double Etoile : (Modélisation, Alimentation


et Commande)

Thesis · June 2014

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1 author:

Zoheir TIR
El-Oued University
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République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur
et de la Recherche Scientifique

Université d’EL-Oued
Faculté des Sciences et de la Technologie

Mémoire de Fin d'Etudes


En vue de l'obtention du diplôme de

MASTER ACADEMIQUE
Domaine : Sciences et Technologie
Filière: Génie Électrique
Spécialité: Réseaux Électriques

Thème
Etude d’une Machine Asynchrone Double Etoile :
(Modélisation, Alimentation et Commande)

Dirigé par : Réalisé par:


TIR Zoheir BOUAMRA Dhia Elhak
BEDDI Nasser

Soutenu 23-24 Juin 2014


Remerciement

Au nom d’Allah, le Tout - Miséricordieux, le Très - Miséricordieux

La louange est à Allah l’unique et la paix et le salut sur celui qui n’a point de

messager après lui et sur sa famille, ses compagnons et tous ceux qui suivent son

chemin jusqu’au jour de la résurrection.

Je tiens, tout particulièrement, à exprimer ma profonde gratitude à Monsieur

Zoheir TIR, Enseignant { l’Université d’El Oued, pour ces conseils précieux, les

orientations ainsi que pour la confiance et l’aide qu’il ma accordé pour mener ce

travail à terme.

Je voudrais aussi remercier mes parents, tous les membres de ma famille, mes

frères et mes chères sœurs.

Mes remerciements vont également à mes amis, mes collègues et mes

enseignants.

BOUAMRA ET BEDDI
Table des Matière

Introduction Générale 1

I.1 Introduction 4

I.2 Principe de fonctionnement de la machine asynchrone double étoile 4

1.3 Applications de la Machine asynchrone double étoile 5

1.4 Avantages de la MASDE 5

1.5 Inconvénients de la MASDE 5

I.6 Modélisation de la machine asynchrone double étoile 6

I.6.1 Description 6

I.6.2. Hypothèses simplificatrices 6

I.6.3 Modèle naturel de la MASDE 7

I.6.4 Equations des tensions 7

I.6.5 Equations des flux 8

I.6.6 Equation mécanique 9

I.6.7 Couple électromagnétique 9

I.6.8 Modèle de Park 10

I.6.9. Application de la transformation de Park à la MASDE 11

I.6.9.1 Equations des tensions 11

I.6.9 .2 Equations des flux 12

I.6.9.3 Equation mécanique 13

I.6.10 Choix du Référentiel 14

I.6.10.1 Référentiel lié au stator 14

I.6.10.2 Référentiel lié au rotor 14

I.6.10.3 Référentiel lié au champ tournant 14

I.6.11 Modèle de la Machine 15

I.6.11.1 Mise sous forme d’équation d’état 15

I.7 Simulation et Interprétation des résultats 19

I.8 Conclusion 21

II.1 Introduction 23

II.2 Modélisation de l’onduleur à commande MLI 23

II. 3 Stratégie de commande 24

II.4 Alimentation de la MASDE par deux Onduleurs de Tension 25

~ II ~
Table des Matière

II.5 Résultats simulation 25

II.6 Conclusion 28

III.1 Introduction 30

III.2 Principe de la commande 30

III.3 Choix d’orientation du flux 31

III.4 Différentes méthodes de la commande vectorielle 32

III.4.1 Méthode de commande directe 32

III.4.2 Méthode de commande indirecte 32

III.5 Commande vectorielle indirecte sans réglage de vitesse 32

III.5.1 Identification des paramètres des régulateurs PI 34

III.5.2 Application 36

III.5.3 Simulation et interprétations des résultats 36

III.6 Commande vectorielle indirecte avec régulation de vitesse 38

III. 6.1 Identification des paramètres du régulateur de vitesse 39

III.6.2 Simulation et interprétation des résultats 39

III.6.2.1 Tests de robustesse 42

III.7 Conclusion 44

Conclusion Générale 45

~ III ~
Liste des Figures

Fig. I-1 : Modes de fonctionnement suivant le glissement, [3]. 2


Fig. I-2 : Exemple d’application d’une machine asynchrone de 6 phases[7] 2
Fig. I-3 : Représentation schématique des enroulements de la MASDE, [9]. 3
Fig. I- 4 : Transformation de Park 7
Fig. I-5 : Représentation des axes en transformation de Park 9
Fig. I-6 : Le schéma bloc de la Machine asynchrone double étoile. 16
Fig. I- 7a : Tensions Statoriques VS1a et VS2a 16
Fig. I- 7b : courant Statoriques 𝑖𝑠1𝑎(A) 16
Fig. I- 7c : Courant statoriques 𝑖𝑠2𝑎(A) 17
Fig. I- 7d : Flux statoriques PhiS1a (Wb) 17
Fig. I- 7e :Flux statoriques PhiS2a (Wb) 17
Fig. I- 7f : Couple électromagnétique Cem 17
Fig. I- 7g : La vitesse N(tr/min) 18

Fig. II- 1 : Schéma de principe de l’onduleur triphasé 20


Fig. II- 2: Alimentation de la MASDE par deux onduleurs de tension 22
Fig. II- 3 : Tensions Statoriques 1 et 2 VS1a, VS2a 23
Fig. II- 4 : Vitesse de rotation N (tr/min(. 23
Fig. II- 5: Couple électromagnétique Cem (N.m) 23
Fig. II- 6: Le courants statorique is1a (A) 23
Fig. II- 7: Courant is2a (A) 24
Fig. II- 8: Courant ira (A) 24
Fig. II- 9: Le flux statoriques 1 ϕS1a (Wb) 24
Fig. II- 10: Le flux statoriques 2 ϕS2a (Wb) 24
Fig. II- 11: Le flux rotorique ϕra (Wb) 25

Fig. III- 1: Principe de pilotage vectoriel de la MCC et de la MASDE 27


Fig. III- 2: Schéma bloc simplifié de la commande à flux orienté (FOC) 29
Fig. III- 3: Schéma d’un système asservi du premier ordre régulé par un PI 32
Fig. III- 4: Schéma de la boucle de régulation des courants statoriques 32
Fig. III- 5: Représentation schématique de la commande FOC sur la MASDE 33
Fig. III- 6: Représentation schématique du bloc de découplage FOC 34
Fig. III- 7 : Evolution des caractéristiques de la MASDE par la commande vectorielle indirecte
sans réglage de vitesse 35
Fig. III- 8 : représente le schéma de régulation de la vitesse par la commande indirecte. 35
Fig. III- 9 : Représentation schématique de la commande FOC avec régulation de vitesse 36
Fig. III- 10 : Boucle de régulation de vitesse. 36
Fig. III- 11 : Régulation de la vitesse par la méthode indirecte, suivi de l’application des
(𝐶𝑟=15 et -15N.m )respectivement entre les intervalles de temps(t=[1,1.75]s et =[2.25,3]s 39
Fig. III- 12:Régulation de la vitesse par la méthode indirecte, suivi de l’inversion de celle-ci
de2500 { −2500tr/mn { partir de t= 1.5s 41

~ III ~
Liste des Symboles

MASDE: Machine Asynchrone Double Etoile.


max
𝐶em : Couple électromagnétique maximal (N.m)
𝑁𝑝𝑕 : Nombres de phases
𝑖 : Courant
v : Tension
𝑠1 , 𝑠2 , 𝑟 ∶ Indices correspondants { l’étoile 1, l’étoile 2 et au rotor
𝑎𝑠1 , 𝑏𝑐1 , 𝑐𝑠1 : Indices correspondants aux trois phases du stator 1
𝑎𝑠2 , 𝑏𝑐2 , 𝑐𝑠2 a : Indices correspondants aux trois phases du stator 2
𝑎𝑟 , 𝑏𝑟 , 𝑐𝑟 : Indices correspondants aux trois phases du rotor
𝑅𝑠1 , 𝑅𝑠2 𝑅𝑟 : Résistances statoriques et rotorique
𝐿𝑠1 , 𝐿𝑠2 𝐿𝑟 : Inductance propres des étoiles statoriques et du rotorique
𝐿𝑚𝑠 : Inductance mutuelle entre phases statoriques.
𝐿𝑚𝑟 : Inductance mutuelle entre phases rotoriques.
𝑀𝑠 1,𝑠2 : Inductance mutuelle des étoiles statoriques
𝑀𝑠 𝑟 : Inductance mutuelle entre phases statoriques et rotoriques
𝐶𝑒𝑚 : Couple électromagnétique (N.m)
𝐶𝑟 : Couple résistant.
𝐾𝑓 : Coefficient de frottement.
J : Moment d’inertie.
MLI : Modulation de la Largeur d’Impulsion.
d,q : Axes directs et quadratiques du repère de Park.
𝜃𝑚 , Ω𝑚 : La position et la vitesse mécanique du rotor.
𝜔𝑟 : Pulsation électrique rotorique.
𝜔𝑠 : Pulsation électrique statorique.
𝜔𝑐𝑜𝑜𝑟 : Vitesse angulaire des axes (d, q).
𝜔𝑔𝑙 : Pulsation électrique de glissement.
PI : Régulateur Proportionnel-Intégral.
𝑘𝑖 , 𝑘𝑝 : Paramètres du régulateur PI.
FOC : Field Oriented Control.
𝜙𝑟 : Flux rotorique.
𝜙𝑟𝑒𝑠𝑡 : Flux rotorique estimé.
𝑖𝑠1 , 𝑖𝑠2 : Courants des charges connectées aux étoiles de la Gasde.
𝑖𝑎 : Courant d’induit de la MCC

~ IV ~
Liste des Symboles

𝑖𝑓 : Courant d’excitation de la MCC


𝑖𝑑𝑠1 , 𝑖𝑞𝑠1 : Courants de l’´etoile 1 dans le référentiel de Park (d,q)
𝑖𝑑𝑠2 , 𝑖𝑞𝑠2 : Courants de l’´etoile 2 dans le référentiel de Park (d,q)
𝑖𝑑𝑟 , 𝑖𝑞𝑟 : courants rotoriques dans le r´ef´erentiel de Park (d,q)
P : nombre de paires de pôles
P : operateur de Laplace
r𝑟𝑠1 résistance d’une phase (statorique) de l’´etoile 1
𝑟𝑠2 : résistance d’une phase (statorique) de l’´etoile 2
𝑟𝑠1 , 𝑟𝑠2 , 𝑟𝑟 : matrices des résistances statoriques et rotoriques
𝑣𝑎𝑏𝑐𝑟 : tensions triphasées rotoriques
𝑣𝑎𝑏𝑐𝑠 1,2 : tensions triphasées statoriques (étoiles 1 et 2)
𝑣𝑑1, , 𝑣𝑞1 : tensions de l’´etoile 1 dans le référentiel de Park (d,q)
𝑣𝑑2, , 𝑣𝑞2 : tensions de l’´etoile 2 dans le référentiel de Park (d,q)
𝑣𝑑𝑟 , , 𝑣𝑞𝑟 : tensions rotoriques dans le référentiel de Park (d,q)
𝜓𝑎𝑏𝑐𝑟 : flux triphasés rotoriques
𝜓𝑎𝑏𝑐𝑟 : flux triphasés statoriques (étoiles 1 et 2)
𝜓𝑑1 , 𝜓𝑞1 : flux de l’étoile 1 dans le référentiel de Park (d,q)
𝜓𝑑2 , 𝜓𝑞2 : flux de l’ étoile 2 dans le référentiel de Park (d,q)
𝜓𝑑𝑔 , 𝜓𝑞𝑔 : flux d’entrefer selon (d,q)
𝜓𝑑𝑟 , 𝜓𝑞𝑟 : flux rotoriques dans le référentiel de Park (d,q)
𝛼 : angle électrique de décalage entre les deux étoiles
𝜃𝑟 : position du rotor par rapport { l’étoile 1
𝜃𝑟 − 𝛼: position du rotor par rapport { l’étoile 2
𝜏: constante de temps d’un système du premier ordre
𝜏𝑟 : constante de temps rotorique
Ldq : inductance cyclique d’intersaturation selon (d,q)
Ll1,2 : inductances propres de fuite statoriques (´etoiles 1 et 2)
𝐿𝑙𝑟 : inductance propre de fuite rotorique
𝐿𝑚𝑙 : inductance de fuite mutuelle commune aux deux étoiles
𝐿𝑚 inductance mutuelle cyclique stators-rotor
𝐿𝑚𝑑𝑞 : inductance cyclique de saturation suivant (d,q)
𝐿𝑚𝑟 : valeur maximale des coefficients d’inductance mutuelle rotorique
𝐿𝑚𝑠 : indice de modulation valeur maximale des coefficients d’inductance

~V~
Liste des Symboles

M: mutuelle statorique
r:coefficient de réglage en tension
N: vitesse de rotation de la machine
𝑓𝑠 : fréquence du réseau
𝐿𝑆1 : inductance propre d’une phase de l’´etoile 1
𝐿𝑆2 : inductance propre d’une phase de l’´etoile 2
𝑇𝑃 : période de la porteuse
T: temps
𝑉𝑟𝑒𝑓 : tension de référence
𝜃𝑟 − 𝛼 : position du rotor par rapport { l’étoile 2
*: grandeur de référence
[X]: vecteur d’ état
𝑣𝑝𝑚 : valeur crête de l’onde de modulation

~ VI ~
Introduction Générale

Introduction Générale
Actuellement, les machines à courant alternatif occupent une place importante dans les
entrainements électriques. Ces machines ont remplacées les machines à courant continu,
grace à leur simplicité de construction. [1]
Durant ces dernières années, les recherches dans le domaine des entrainements
électriques ont conduit à l’introduction des machines asynchrones comme moteur, pour leurs
avantages, notamment en ce qui concerne l’absence du collecteur mécanique.
Malheureusement, la machine asynchrone présente un inconvénient majeur, sa
structure dynamique est fortement non linéaire { cause de l’existence d’un fort couplage
entre le couple et le flux ce qui complique sa commande. [1]
Le problème de complexité de la commande de cette machine asynchrone a ouvert la voie
à plusieurs stratégies de commande. Parmi ces techniques on cite la commande
vectorielle. [5]
Notre objectif s’inscrit sous le cadre de faire l’extension de ces techniques de commande
sur la machine asynchrone à double étoile particulièrement la commande vectorielle. Le
but de cette commande est d'arriver à commander la machine asynchrone comme une
machine à courant continu à excitation indépendante où il y a un découplage naturel
entre la grandeur commandant le flux (le courant d'excitation), et celle qui liée au
couple (le courant d'induit).Ce découplage permet d'obtenir une réponse très rapide du
couple. [5]
Pour régler la vitesse de la machine indépendamment de la charge appliquée on fait
appel à des régulateurs classiques de type PI. Les performances de ce dernier restent souvent
limitées en raison de la complexité réelle du système à commander (non linéarité, variation
des paramètres…).
Ce mémoire est organisé en trois chapitres :
En premier lieu, nous présentons la machine asynchrone double étoile, ainsi que les
avantages et les inconvénients de cette machine et se domaine d’utilisation est présenté et la
modélisation de la MASDE. Après une description de cette dernière, nous développons en
premier lieu un modèle triphasé de la MASDE, en second lieu le modèle biphasé plus
simple basé sur la transformation de Park, Nous commentons enfin les résultats de
simulation après illustration et visualisation.
Le second chapitre, nous présentons alimentation de la MADA, nous avons étudiées la
modélisation de l’onduleur { commande MLI et les stratégies de commande et alimentation de
la MASDE par deux onduleurs de tension.

~1~
Introduction Générale

Dans le dernier chapitre, la commande vectorielle par orientation du flux rotorique de la


MASDE. Un aperçu sur le principe de la commande vectorielle ainsi qu’un rappel sur ses
différentes méthodes. Par la suite, nous passons tout d’abord { l’application de la méthode
indirecte avec l’alimentation de la machine par onduleurs de tension { commande M.L.I.
Finalement; une conclusion générale et quelques perspectives seront clôturés notre
travail.

~2~
Chapitre I

Description et Modélisation de la machine


asynchrone double étoile
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

I.1 Introduction
Ce chapitre permettra d’une part de présenter le principe de fonctionnement la machine
asynchrone double étoile (MASDE), leurs applications, ses avantages et ses inconvénients
et d’autre part de modéliser de la machine électrique qui est basée sur la théorie unifiée des
machines électriques classiques, dites encore théorie généralisée ; cette dernière est basée sur
la transformation de Park qui rapporte les équations électriques statoriques et rotoriques à
des axes perpendiculaires électriquement (direct et en quadrature), nous étudierons dans ce
chapitre la MASDE directement alimentée par des sources pure-ment sinusoïdales et
équilibrées. Enfin, des résultats de simulations seront présentés et commentés [2].

I.2 Principe de fonctionnement de la machine asynchrone double étoile


Les courants statoriques de la machine asynchrone double Etoile créent un champ
magnétique tournant dans les deux stators (l’étoile 1 alimenté par des courants triphasés et
l’étoile 2 alimenté par les mêmes courants triphasés mais décalé d’un angule α=30°). La
fréquence de rotation de ce champ est imposée par la fréquence des courants statoriques «fs»
c’est-à-dire que sa vitesse de rotation est proportionnelle à la fréquence de l'alimentation
électrique, la vitesse de ce champ tournant est appelée vitesse de synchronisme «𝜔𝑠 ». Elle
définit comme suite, [3].
𝑓𝑠
𝜔𝑠 = 𝑟𝑎𝑑/𝑠 (I. 1)
𝑝
Ces deux Champs tournants produisent par les deux enroulements statoriques vont
induire des courants dans les barres du rotor. Ainsi générant des forces électromotrices qui
feront tourner le rotor à une vitesse inférieure à celui du synchronisme (𝜔𝑟 < 𝜔𝑠 ), ainsi les
effets de l’induction statoriques sur les courants induits rotoriques se manifestent par
l’élaboration d’un couple de force électromagnétique sur le rotor tel que l’écart des vitesses
soit réduit. La différence de vitesse entre le rotor et le champ statorique est dite vitesse de
glissement: 𝜔𝑔𝑙 = 𝜔𝑠 − 𝜔𝑟 . [4]. On dira alors que ces deux champs glissent par rapport au
rotor et on définit ce glissement par le rapport :
𝜔𝑔𝑙 𝜔𝑠−ωr
𝑔= = (𝐼. 2)
𝜔𝑠 𝜔𝑠
Les différents modes de fonctionnement dépendent de la valeur du glissement:

~4~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

Fig. I-1 : Modes de fonctionnement suivant le glissement, [4].

1.3 Applications de la Machine asynchrone double étoile


La machines asynchrone double étoile (MASDE) est utilisée beaucoup plus dans les
applications de puissances élevées, par exemple les alternateurs synchrones pour générer une
puissance élevée par rapport aux alternateurs conventionnels. Parmi ces applications on cite
les pompes, les ventilateurs, les compresseurs, les moulins des compresseurs, les moulins du
ciment, etc [5]. Une autre application concerne l’utilisation de la MASDE dans les systèmes de
production de l’énergie éolienne (voir la Fig. I.2) [5]

Fig. I-2 : Exemple d’application d’une machine asynchrone de 6 phases[1]

1.4 Avantages de la MASDE


La MASDE présente plusieurs avantages par rapport aux machines conventionnelles
triphasées [3]
 Segmentation de puissance
 Amélioration de la fiabilité
 Amélioration du facteur de puissance
 Minimisation des ondulations du couple et des pertes rotoriques

1.5 Inconvénients de la MASDE


Cependant, la MASDE présente des inconvénients tels que, [2].

~5~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

 Le nombre de semi-conducteurs augmente avec le nombre de phases, ce qui peut


éventuellement augmenter le coût de l’ensemble convertisseur- machine
 La multiplication du nombre des semi-conducteurs avec la structure dynamique est
fortement non linéaire et l’existence d’un fort couplage entre le couple et le flux, ce
qui complique évidemment sa commande
 L’inconvénient majeur des machines double étoile est l’apparition de courants
harmoniques de circulation lors d’une alimentation par onduleur de tension

I.6 Modélisation de la machine asynchrone double étoile


I.6.1 Description

La MASDE se compose d’un stator portant deux enroulements triphasés identiques et


décalés entre eux d’un angle électrique 𝛼 = 30 et d’un rotor { cage d’ecureuil. La Fig. I.3
représente schématiquement les enroulements de la MASDE. Les angles 𝜃𝑟 et (𝜃𝑟 – 𝛼)
représentent respectivement la position du rotor (phase ar) par rapport { l’étoile 1 (phase as1)
et { l’étoile 2 (phase as2). Les grandeurs relatives aux deux étoiles (1 et 2) seront notées
respectivement par les indices 1 et 2, [3].

Fig. I-3 : Représentation schématique des enroulements de la MASDE, [6].

I.6.2. Hypothèses simplificatrices


Pour notre étude, nous considérons les hypothèses suivantes :

~6~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

 Le circuit magnétique n’est pas saturé, ce qui permet d’exprimer les flux comme
fonction linéaire du courant. [7] ;
 Les pertes (par hystérésis et courant de Foucault) sont négligées ;
 Les forces magnétomotrices crées par chacune des phases des deux armatures sont à
répartition sinusoïdale d’où résulte du fait que l’entrefer est constant, que les
inductances propres sont des constantes et que les inductances mutuelles entre deux
enroulements sont fonction sinusoïdale de l’angle entre leurs axes magnétique [7] ;
 Les résistances ne varient pas avec la température ;
 Effet de peau négligé ;
 La machine est de constitution symétrique.

I.6.3 Modèle naturel de la MASDE


En tenant compte des hypothèses simplificatrices citées ci-dessus, et la notation des
vecteurs des grandeurs tension, courant et flux, on peut écrire pour, [5]:
Les vecteurs des tensions, courants et flux statoriques sont:
Pour l’étoile 1
𝑉𝑠1 = 𝑣𝑎𝑠1 𝑣𝑏𝑠1 𝑣𝑐𝑠1 𝑇
𝐼𝑠1 = 𝑖𝑎𝑠1 𝑖𝑏𝑠1 𝑖𝑐𝑠1 𝑇 (𝐼. 3)
𝜙𝑠1 = 𝜙𝑎𝑠1 𝜙𝑏𝑠1 𝜙𝑐𝑠1 𝑇
Pour l’étoile 2
𝑉𝑠2 = 𝑣𝑎𝑠2 𝑣𝑏𝑠2 𝑣𝑐𝑠2 𝑇
Is2 = ias 2 ibs 2 ics 2 T 𝐼. 4
ϕs2 = ϕas 2 ϕbs 2 ϕcs 2 T
Les vecteurs de tensions, courants et flux rotoriques sont:
𝑉𝑟 = 𝑣𝑎𝑟 𝑣𝑏𝑟 𝑣𝑐𝑟 𝑇
Ir = iar ibr icr T (I. 5)
T
ϕr = ϕar ϕbr ϕcr
I.6.4 Equations des tensions
La combinaison de la loi d’Ohm et de la loi de Lenz permet d’´ecrire les relations suivantes
[5] :
𝑑
[𝑉𝑠1 ] = 𝑅𝑠1 𝐼𝑠1 + 𝜙
𝑑𝑡 𝑠1
𝑑
𝑉𝑠2 = 𝑅𝑠2 𝐼𝑠2 + 𝜙 (I. 6)
𝑑𝑡 𝑠2
𝑑
𝑉𝑟 = 𝑅𝑟 𝐼𝑟 + 𝜙
𝑑𝑡 𝑟

~7~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

I.6.5 Equations des flux


Les flux statoriques et rotoriques en fonction des courants, des inductances propres et des
inductances mutuelles, sont exprimés par les équations suivantes.[5]
𝜙𝑠1 = 𝐿𝑠1,𝑠1 𝐼𝑠1 + 𝑀𝑠1,𝑠2 𝐼𝑠2 + 𝑀𝑠1,𝑟 𝐼𝑟 (I.7)
𝜙𝑠2 = 𝐿𝑠2,𝑠1 𝐼𝑠1 + 𝑀𝑠2,𝑠2 𝐼𝑠2 + 𝑀𝑠2,𝑟 𝐼𝑟 (I.8)
𝜙𝑟 = 𝐿𝑟,𝑠1 𝐼𝑠1 + 𝑀𝑟,𝑠2 𝐼𝑠2 + 𝑀𝑟,𝑟 𝐼𝑟 (I.9)
 𝑅𝑠1 , 𝑅𝑠2 , 𝑅𝑟 les matrices des résistances statoriques (étoile 1 et 2) et rotoriques
respectivement.

𝑅𝑠1 = 𝑅𝑠1 𝐼𝐷 3∗3


𝑅𝑠2 = 𝑅𝑠2 𝐼𝐷 3∗3 (I.10)
𝑅𝑟 = 𝑅𝑟 𝐼𝐷 3∗3
Avec:
 [𝐼𝐷]3∗3 : la matrice identité d’ordre 3
 𝑅𝑠1 : la résistance d’une phase de la 1ere étoile
 𝑅𝑠2 : la résistance d’une phase de la 2emeétoile
 Rr: la résistance d’une phase du rotor

Les sous matrices des inductances dans les équations (I.7), (I.8) et (I.9) sont exprimées
comme suit [5]:
𝐿𝑠1 + 𝐿𝑚𝑠 −𝐿𝑚𝑠 /2 −𝐿𝑚𝑠 /2
[𝐿𝑠1,𝑠1 ]= −𝐿𝑚𝑠 /2 𝐿𝑠1 + 𝐿𝑚𝑠 −𝐿𝑚𝑠 /2 (I.11)
−𝐿𝑚𝑠 /2 −𝐿𝑚𝑠 /2 𝐿𝑠1 + 𝐿𝑚𝑠

𝐿𝑠2 + 𝐿𝑚𝑠 −𝐿𝑚𝑠 /2 −𝐿𝑚𝑠 /2


[𝐿𝑠2,𝑠2 ]= −𝐿𝑚𝑠 /2 𝐿𝑠2 + 𝐿𝑚𝑠 −𝐿𝑚𝑠 /2 (I.12)
−𝐿𝑚𝑠 /2 −𝐿𝑚𝑠 /2 𝐿𝑠2 + 𝐿𝑚𝑠

𝐿𝑟 + 𝐿𝑚𝑟 −𝐿𝑚𝑟 /2 −𝐿𝑚𝑟 /2


𝐿𝑟,𝑟 = −𝐿𝑚𝑟 /2 𝐿𝑟 + 𝐿𝑚𝑟 −𝐿𝑚𝑟 /2 (I.13)
−𝐿𝑚𝑟 /2 −𝐿𝑚𝑟 /2 𝐿𝑟 + 𝐿𝑚𝑟
2𝜋 4𝜋
cos 𝛼 cos 𝛼 + cos 𝛼 +
3 3
4𝜋 2𝜋
[𝑀𝑠1,𝑠2 ] = 𝐿𝑚𝑠 cos 𝛼 + cos 𝛼 cos 𝛼 + (I.14)
3 3
2𝜋 4𝜋
cos 𝛼 + cos 𝛼 + cos 𝛼
3 3

~8~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

2𝜋 4𝜋
cos(𝜃 𝑚) cos 𝜃𝑚 + cos 𝜃𝑚 +
3 3
4𝜋 2𝜋
𝑀𝑠1,𝑟 = 𝐿𝑚𝑟 cos 𝜃𝑚 + cos 𝜃𝑚 cos 𝜃𝑚 + (I.15)
3 3
2𝜋 4𝜋
cos 𝜃𝑚 + cos 𝜃𝑚 + cos 𝜃𝑚
3 3
2𝜋 4𝜋
cos(𝜃2) cos 𝜃2 + cos 𝜃2 +
3 3
4𝜋 2𝜋
𝑀𝑠2,𝑟 = 𝐿𝑚𝑟 cos 𝜃2 + cos 𝜃2 cos 𝜃2 + (I.16)
3 3
2𝜋 4𝜋
cos 𝜃2 + cos 𝜃2 + cos 𝜃2
3 3
T 𝑇 𝑇
[𝑀𝑠2,𝑠1 ] = 𝑀𝑠1,𝑠2 ; 𝑀𝑟,𝑠1 = 𝑀𝑠1,𝑟 ; 𝑀𝑟,𝑠2 = 𝑀𝑠2,𝑟
 𝐿𝑠1 : l’inductance propre de la 1𝑒𝑟 étoile
 𝐿 𝑠2 : l’inductance propre de la 2 𝑒𝑚𝑒 étoile
 𝐿𝑟 : l’inductance propre d’une phase du rotor
 𝐿𝑚𝑠 : la valeur maximale des coeffcients d’inductance mutuelle statorique
 𝐿𝑚𝑟 : la valeur maximale des coefficients d’inductance mutuelle rotorique
 𝑀𝑠𝑟 : la valeur maximale des coefficients d’inductance mutuelle entre une étoile et le
rotor

I.6.6 Equation mécanique


L’équation fondamentale de rotation du rotor est décrite par les deux relations suivantes
[5]:
𝑑 1
Ω𝑚 =𝐽 (𝐶𝑒𝑚 ─ 𝐶𝑟 ─ 𝑘𝑓 Ω𝑚 ) (I.17)
𝑑𝑡
𝑑
𝑑𝑡
𝜃𝑚 =Ω𝑚 (I.18)

Avec :
 𝐽: le moment d’inertie de la machine
 𝐶𝑒𝑚 : le couple électromagnétique
 𝐶𝑟 : le couple résistant (couple de la charge)
 𝑘𝑓 : le cœfficient de frottement

I.6.7 Couple électromagnétique


L’expression du couple électromagnétique est obtenue par la dérivation de la co-énergie

𝐼𝑆1 𝐿𝑠1,𝑠1 𝑀𝑠1,𝑠2 𝑀𝑠1,𝑟 𝐼𝑠1


1 𝛿
𝐶𝑒𝑚 = 2 𝐼𝑆2 { 𝑀𝑠2,𝑠1 𝐿𝑠2,𝑠2 𝑀𝑠2,𝑟 } 𝐼𝑠2 (I.19)
𝛿𝜃𝑚
𝐼𝑆3 𝑀𝑟,𝑠1 𝑀𝑟,𝑠2 𝐿𝑟,𝑟 𝐼𝑟

D’après les sous matrices des inductances, on trouve que les sous matrices suivantes

~9~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

𝑀𝑠1,𝑟 𝑀𝑠2,𝑟 𝑀𝑟,𝑠1 𝑀𝑠1,𝑟 𝑒𝑡 𝑀𝑠2,𝑟 dépendent de θmce qui donne une expression du couple
électromagnétique plus simple que l’équation
𝑡 𝛿 𝑡 𝛿
𝐶𝑒𝑚 = 𝐼𝑠1 { 𝑀𝑠1,𝑟 𝐼𝑟 + 𝐼𝑠2 { 𝑀𝑠2,𝑟 𝐼𝑟 (I.20)
𝛿𝜃𝑚 𝛿𝜃𝑚

Les équations (I.4), (I.5), (I.6), (I.7), (I.8), (I.9), (I.17), (I.18) et (I.19), forment le modèle
électromagnétique complet de la MASDE dans le système réel, en tenant compte des
hypothèses simplificatrices précitées.
I.6.8 Modèle de Park
Le modèle de Park est basé sur la transformation d’un système triphasé d’axes (a, b, c) a un
système équivalent biphasé d’axes (d, q) créant la même force magnétomotrice Une seconde
transformation de Park est appelée la transformation de Park modifiée. Cette modification
permet de conserver la puissance lors de passage du système triphasé celui du biphasé ou
inversement. [8]
La composante homopolaire ne participe pas a cette création de sorte que l’axe homo
polaire peut être choisi orthogonale au plan (od, oq). La (Fig. I.4) représente la transformation
d’un système triphasé { un système biphasé.
Dans la transformation algébrique, on utilise la matrice suivante pour le passage du système
triphasé au système biphasé (2.19) et pour le passage inverse on utilise (I.19)

Fig. I- 4 : Transformation de Park


2𝜋 4𝜋
cos⁡
(𝜗) cos⁡
(𝜗 + ) cos⁡
(𝜗 + )
3 3
2 4𝜋
[A𝑝 ] −sin⁡
(𝜗) − sin( 𝜗 + 2𝜋/3) −sin⁡
(𝜗 + ) (I.21)
3 3
1/ 2 1/ 2 1/ 2

~10~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

1
cos 𝜗 − sin 𝜗
2
2 2𝜋 2𝜋 1
𝐴−1
𝑝 = cos 𝜗 + 3
− sin 𝜗 + 3 2
(I.22)
3
4𝜋 4𝜋 1
cos 𝜗 + − sin 𝜗 +
3 3 2

Les deux transformations sont présentées par les deux équations suivantes :
𝐺𝑑𝑞𝑜 = 𝐴𝑝 𝐺𝑎𝑏𝑐 (I.23)
Gabc = 𝐴−1
𝑝 Gdqo (I.24)
Avec :
[Gabc ] est le vecteur assemblé des grandeurs du système triphasé équilibré, [𝐺𝑑𝑞𝑜 ] le
vecteur assemblé des grandeurs du système biphasé
I.6.9. Application de la transformation de Park à la MASDE

I.6.9.1 Equations des tensions


Par l’application de cette transformation aux systèmes d’équations de tensions (I.4) (I.5) et
(I.6), on obtient.[5]

 Pour l'étoile 1:

𝑣𝑑𝑠1 𝑅𝑠1 0 0 𝑖𝑑𝑠1 𝜙𝑑𝑠1 0 −1 0 𝜙𝑑𝑠1


𝑣𝑞𝑠1 = 0 𝑅𝑠1 0 𝑖𝑞𝑠1 + 𝑑 𝜙𝑞𝑠1 + 𝑑𝜃𝑐𝑜𝑜𝑟 1 0 0 𝜙𝑞𝑠1 (I.25)
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑣𝑜𝑠1 0 0 𝑅𝑠1 𝑖𝑜𝑠1 𝜙𝑜𝑠1 0 0 0 𝜙𝑜𝑠1

 Pour l'étoile 2:

𝑣𝑑𝑠2 𝑅𝑠2 0 0 𝑖𝑑𝑠2 𝜙𝑑𝑠2 0 −1 0 𝜙𝑑𝑠2


𝑑 𝑑(𝜃𝑐𝑜𝑜𝑟 −𝛼)
𝑣𝑞𝑠2 = 0 𝑅𝑠2 0 𝑖𝑞𝑠2 + 𝜙𝑞𝑠2 + 1 0 0 𝜙𝑞𝑠2 (I.26)
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑣𝑜𝑠2 0 0 𝑅𝑠2 𝑖𝑜𝑠2 𝜙𝑜𝑠2 0 0 0 𝜙𝑜𝑠2

 Pour le rotor :

Le rotor étant en court-circuit c-à-d que 𝑣𝑎𝑟 = 𝑣𝑏𝑟 = 𝑣𝑐𝑟 = 0


𝑣𝑑𝑟 𝑅𝑟 0 0 𝑖𝑑𝑟 𝜙𝑑𝑟 0 −1 0 𝜙𝑑𝑟
𝑑 𝑑𝜃𝑐𝑜𝑜𝑟
𝑣𝑞𝑟 = 0 𝑅𝑟 0 𝑖𝑞𝑟 + 𝜙𝑞𝑟 + 1 0 0 𝜙𝑞𝑟 (I.27)
𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑣𝑜𝑟 0 0 𝑅𝑟 𝑖𝑜𝑟 𝜙𝑜𝑟 0 0 0 𝜙𝑜𝑟
Avec :
𝜃𝑐𝑜𝑜𝑟 : l’angle constitué par les axes As1- d
𝜃𝑟𝑐𝑜𝑜𝑟 = 𝜃𝑐𝑜𝑜𝑟 − 𝜃𝑚 : l’angle constitué par les axes Ar, d (Fig. I.5)
dθcoor
= ωcoor : la vitesse de rotation du repère (d, q) par rapport au l’étoile 1
dt
dθrcoor
= 𝜔𝑟𝑐𝑜𝑜𝑟 : la vitesse de rotation du repère (d, q) par rapport au rotor
dt

~11~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

Fig. I-5 : Représentation des axes en transformation de Park

Sous forme d’équations [9]:


𝑑𝜙𝑑𝑠1
𝑣𝑑𝑠1 = 𝑅𝑠 𝑖𝑑𝑠1 + – 𝜔𝑐𝑜𝑜𝑟 𝜙𝑞𝑠1
𝑑𝑡
𝑑𝜙𝑑𝑠2
𝑣𝑑𝑠2 = 𝑅𝑠 𝑖𝑑𝑠2 + – 𝜔𝑐𝑜𝑜𝑟 𝜙𝑞𝑠2
𝑑𝑡
𝑑𝜙 𝑞𝑠 1
𝑣𝑞𝑠1 = 𝑅𝑠 𝑖𝑞𝑠1 + + 𝜔𝑐𝑜𝑜𝑟 𝜙𝑑𝑠1 (I.28)
𝑑𝑡

𝑑𝜙𝑞𝑠2
𝑣𝑞𝑠2 = 𝑅𝑠 𝑖𝑞𝑠2 + + 𝜔𝑐𝑜𝑜𝑟 𝜙𝑑𝑠2
𝑑𝑡
𝑑𝜙𝑑𝑟
0 = 𝑅𝑟 𝑖𝑑𝑟 + – (𝜔𝑐𝑜𝑜𝑟 − 𝜔𝑟 )𝜙𝑞𝑟
𝑑𝑡
𝑑𝜙𝑞𝑟
0 = 𝑅𝑟 𝑖𝑞𝑟 + + (𝜔𝑐𝑜𝑜𝑟 − 𝜔𝑟 )𝜙𝑑𝑟
𝑑𝑡

I.6.9 .2 Equations des flux


Comme pour l’application de transformation de Park sur les équations des tensions on
applique cette transformation sur les équations des flux, on obtient [9]
3 3 3
𝜙𝑑𝑠1 = 𝐿𝑠1 𝑖𝑑𝑠1 + 𝐿𝑚𝑠 𝑖𝑑𝑠1 + 𝐿𝑚𝑠 𝑖𝑑𝑠2 + 𝑀𝑠𝑟 𝑖𝑑𝑟
2 2 2
3 3 3
𝜙𝑑𝑠2 = 𝐿𝑠2 𝑖𝑑𝑠2 + 𝐿𝑚𝑠 𝑖𝑑𝑠2 + 𝐿𝑚𝑠 𝑖𝑑𝑠1 + 𝑀𝑠𝑟 𝑖𝑑𝑟
2 2 2
3 3 3
𝜙𝑞𝑠1 = 𝐿𝑠1 𝑖𝑞𝑠1 + 2 𝐿𝑚𝑠 𝑖𝑞𝑠1 + 2 𝐿𝑚𝑠 𝑖𝑞𝑠2 + 𝑀𝑠𝑟 𝑖𝑞𝑟 (I.29)
2
3 3 3
𝜙𝑞𝑠2 = 𝐿𝑠2 𝑖𝑞𝑠2 + 2 𝐿𝑚𝑠 𝑖𝑞𝑠2 + 2 𝐿𝑚𝑠 𝑖𝑞𝑠1 + 2 𝑀𝑠𝑟 𝑖𝑞𝑟
3 3 3
𝜙𝑑𝑟 = 𝐿𝑟 𝑖𝑑𝑟 + 𝐿𝑚𝑟 𝑖𝑑𝑟 + 𝐿𝑠𝑟 𝑖𝑑𝑠1 + 𝑀𝑠𝑟 𝑖𝑑𝑠2
2 2 2
3 3 3
𝜙𝑞𝑟 = 𝐿𝑠2 𝑖𝑞𝑟 + 𝐿𝑚𝑟 𝑖𝑞𝑟 + 𝐿𝑠𝑟 𝑖𝑞𝑠1 + 𝑀𝑠𝑟 𝑖𝑞𝑠 2
2 2 2
On a
3/2 𝐿𝑚𝑠 = 3/2 𝐿𝑚𝑟 = 3/2 𝑀𝑠𝑟 = 𝐿 𝑚 (I.30)
 𝐿 𝑚 : l’inductance mutuelle cyclique entre l’étoile 1, l’étoile 2 et le rotor

~12~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

Le système d’équations (I.30) est réécrit comme suit [9] :


𝜙𝑑𝑠1 = 𝐿𝑠1 𝑖𝑑𝑠1 + 𝐿𝑚 (𝑖𝑑𝑠1 + 𝑖𝑑𝑠2 + 𝑖𝑑𝑟 )
𝜙𝑑𝑠2 = 𝐿𝑠2 𝑖𝑑𝑠2 + 𝐿𝑚 (𝑖𝑑𝑠1 + 𝑖𝑑𝑠2 + 𝑖𝑑𝑟 )
𝜙𝑞𝑠1 = 𝐿𝑠1 𝑖𝑞𝑠1 + 𝐿𝑚 (𝑖𝑞𝑠1 + 𝑖𝑞𝑠2 + 𝑖𝑞𝑟 ) (I.31)
𝜙𝑞𝑠2 = 𝐿𝑠2 𝑖𝑞𝑠2 + 𝐿𝑚 (𝑖𝑞𝑠1 + 𝑖𝑞𝑠2 + 𝑖𝑞𝑟 )
𝜙𝑑𝑟 = 𝐿𝑟 𝑖𝑑𝑟 + 𝐿𝑚 (𝑖𝑑𝑠1 + 𝑖𝑑𝑠2 + 𝑖𝑑𝑟 )
𝜙𝑞𝑟 = 𝐿𝑟 𝑖𝑞𝑟 + 𝐿𝑚 (𝑖𝑞𝑠1 + 𝑖𝑞𝑠2 + 𝑖𝑞𝑟 )
Avec :
 𝐿 𝑠1 + 𝐿𝑚 : l’inductance propre cyclique de l’ étoile 1
 𝐿 𝑠2 + 𝐿𝑚 : l’inductance propre cyclique de l’étoile 2
 𝐿𝑟 + 𝐿𝑚 : l’inductance propre cyclique du rotor

I.6.9.3 Equation mécanique


Lors de changement du repère, il faut trouver l’expression du couple électromagnétique
dans le nouveau repère.[5]
Pour calculer l’expression du couple instantané, il est nécessaire de déterminer la
puissance instantanée. La puissance instantanée absorbée par la machine asynchrone double é
toile est donnée par l’expression suivante.[5]
𝑃𝑎𝑏𝑠 = [𝑉𝑠1 ]𝑇 𝐼𝑠1 + [𝑉𝑠2 ]𝑇 𝐼𝑠2 (I.32)
ce qui donne
𝑃 𝑎𝑏𝑠 = 𝑣𝑎𝑠1 𝑖𝑎𝑠1 + 𝑣𝑏𝑠1 𝑖𝑏𝑠1 + 𝑣𝑐𝑠1 𝑖𝑐𝑠1 + 𝑣𝑎𝑠2 𝑖𝑎𝑠2 + 𝑣𝑏𝑠2 𝑖𝑏𝑠2 + 𝑣𝑐𝑠2 𝑖𝑐𝑠2 (I.33)
Comme nous l’avons indiqué précédemment, la transformation de Park permet de
conserver la puissance, on peut écrire alors
𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝑣𝑑𝑠1 𝑖𝑑𝑠1 + 𝑣𝑞𝑠1 𝑖𝑞𝑠1 + 𝑣𝑑𝑠2 𝑖𝑑𝑠2 + 𝑣𝑞𝑠2 𝑖𝑞𝑠2 (I.34)
On remplace les tensions et les courants d’axes (d, q) dans le système d’´equations (I.35)
par leurs expressions dans l’´equation (I.30), on trouve l’expression de la puissance absorbée
instantanée suivante
2 2 2 2
𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝑅𝑠1 𝑖𝑑𝑠1 + 𝑅𝑠1 𝑖𝑞𝑠1 + 𝑅𝑠1 𝑖𝑑𝑠2 + 𝑅𝑠1 𝑖𝑞𝑠2
𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 1

+𝜔𝑐𝑜𝑜𝑟 𝜙𝑑𝑠1 𝑖𝑞𝑠1 − 𝜙𝑞𝑠1 𝑖𝑑𝑠1 + 𝜙𝑑𝑠2 𝑖𝑞𝑠2 − 𝜙𝑞𝑠2 𝑖𝑑𝑠2 +


𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 2
𝑑𝜙 𝑑𝑠 1 𝑑𝜙 𝑞𝑠1 𝑑𝜙 𝑑𝑠 2 𝑑𝜙 𝑞𝑠 2
𝑖𝑑𝑠1 + 𝑖𝑞𝑠1 + 𝑖𝑑𝑠2 + 𝑖𝑞𝑠2 (I.36)
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑑𝑡
𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒 3

On constate que la puissance instantanée développée se compose de trois termes

~13~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

 Le premier terme est identifiable aux pertes Joules


 Le second terme correspond à la puissance électromagnétique emmagasinée
 Le troisième terme représente la puissance électrique transformée en puissance
mécanique (les pertes fer sont supposées négligeables).
La puissance et le couple électromagnétique peuvent s’´ecrire sous la forme universelle
𝑃𝑒𝑚 = Ω𝑠 𝐶𝑒𝑚 (I. 37)
Avec, Ω : la vitesse de rotation mécanique du rotor ; Cem le couple électromagnétique
développé
On a dans l’expression de la puissance absorbée (I.34) le deuxième terme qui représente la
puissance électromagnétique

𝑃𝑒𝑚 = 𝜔𝑐𝑜𝑜𝑟 (𝜙𝑑𝑠1 𝑖𝑞𝑠1 − 𝜙𝑞𝑠1 𝑖𝑑𝑠1 + 𝜙𝑑𝑠2 𝑖𝑞𝑠2 − 𝜙𝑞𝑠2 𝑖𝑑𝑠2 ) (I.36)
D’après l’équation (I.34) il est clair que le couple électromagnétique est de la forme
suivante:
𝐶𝑒𝑚 = 𝑝(𝜙𝑑𝑠1 𝑖𝑞𝑠1 − 𝜙𝑞𝑠1 𝑖𝑑𝑠1 + 𝜙𝑑𝑠2 𝑖𝑞𝑠2 − 𝜙𝑞𝑠2 𝑖𝑑𝑠2 ) (I.37)
Avec : p est le nombre de paires de pôles de la machine
I.6.10 Choix du Référentiel
Pour étudier la théorie des régimes transitoires de la machine asynchrone double étoile,
on peut utiliser trois systèmes d’axes de coordonnées du plan d’axes (d, q)[8].
I.6.10.1 Référentiel lié au stator
Dans ce référentiel les axes (d, q) sont immobiles par rapport au stator (𝜔𝑐𝑜𝑜𝑟 = 0). Dans ce
cas, la phase 𝐴𝑠1 Et d coïncident. Ce référentiel est le mieux adapté pour travailler avec les
grandeurs instantanées et dont l’avantage ne nécessite pas une transformation vers le
système réel.
L’utilisation de ce système permet d’´etudier les régimes de démarrage et de freinage des
machines à courant alternatif [5] .
I.6.10.2 Référentiel lié au rotor
Dans ce référentiel, les axes (d, q) sont immobiles par rapport au rotor tournant à une
Vitesse 𝜔 𝑟 donc (𝜔𝑐𝑜𝑜𝑟 = 𝜔𝑟 ).
L’utilisation de ce référentiel, permet d’étudier les régimes transitoires dans les machines
alternatives synchrones et asynchrones avec une connexion non symétrique des circuits du
rotor [5].
I.6.10.3 Référentiel lié au champ tournant
Dans ce référentiel les axes (d, q) sont immobile par rapport au champ électromagnétique
créé par les deux étoiles du stator (𝜔𝑐𝑜𝑜𝑟 = 𝜔𝑠 ).

~14~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

Ce référentiel est généralement utilisé dans le but de pouvoir appliquer une commande de
vitesse, de couple, etc. puisque les grandeurs dans ce référentiel sont de forme continue [1].
I.6.11 Modèle de la Machine
Dans notre travail, on utilise le référentiel li´e au champ tournant pour la modélisation et la
commande de la MASDE. Dans ce cas, le modèle de la MASDE devient [11]
𝑑
𝑣𝑑𝑠1 = 𝑅𝑠 𝑖𝑑𝑠1 + 𝜙 − 𝜔𝑠 𝜙𝑞𝑠1
𝑑𝑡 𝑑𝑠1
𝑑
𝑣𝑑𝑠2 = 𝑅𝑠 𝑖𝑑𝑠2 + 𝜙𝑑𝑠2 – 𝜔𝑠 𝜙𝑞𝑠2
𝑑𝑡

𝑑
𝑣𝑞𝑠1 = 𝑅𝑠 𝑖𝑞𝑠1 + 𝜙 + 𝜔𝑠 𝜙𝑑𝑠1
𝑑𝑡 𝑞𝑠1
𝑑
𝑣𝑞𝑠2 = 𝑅𝑠 𝑖𝑞𝑠2 + 𝜙𝑞𝑠2 + 𝜔𝑠 𝜙𝑑𝑠2 (I.38)
𝑑𝑡

𝑑
0 = 𝑅𝑟 𝑖𝑑𝑟 + 𝜙 – (𝜔𝑠 − 𝜔𝑟 )𝜙𝑞𝑟
𝑑𝑡 𝑑𝑟
𝑑
0 = 𝑅𝑟 𝑖𝑞𝑟 + 𝜙 + (𝜔𝑠 − 𝜔𝑟 )𝜙𝑑𝑟
𝑑𝑡 𝑞𝑟
I.6.11.1 Mise sous forme d’équation d’état
Le flux magnétisant ϕ m est la somme des deux flux magnétisants direct 𝜙𝑚𝑑 et
quadratique 𝜙𝑚𝑞 , d’ où [9]:

2 𝟐
𝜙𝑚 = 𝜙𝐦𝐝 + 𝜙𝐦𝐪 (I.39)

Les deux expressions des flux magnétisants en fonction des courants statoriques et
rotoriques sont :
𝜙𝑚𝑑 = 𝐿𝑚 (𝑖𝑑𝑠1 + 𝑖𝑑𝑠2 + 𝑖𝑑𝑟 ) (I.40)
𝜙𝑚𝑞 = 𝐿𝑚 (𝑖𝑎𝑠1 + 𝑖𝑎𝑠2 + 𝑖𝑎𝑟 )
En introduisant les expressions des flux magnétisants (1.40) dans le système d’équations
(I.31), on obtient :
𝜙𝑑𝑠1 = 𝐿𝑠1 𝑖𝑑𝑠1 + 𝜙𝑚𝑑
𝜙𝑞𝑠1 = 𝐿𝑠1 𝑖𝑞𝑠1 + 𝜙𝑚𝑞
𝜙𝑑𝑠2 = 𝐿𝑠2 𝑖𝑑𝑠2 + 𝜙 𝑚𝑑 (I.41)
𝜙𝑞𝑠2 = 𝐿𝑠2 𝑖𝑞𝑠2 + 𝜙𝑚𝑞
𝜙𝑑𝑟 = 𝐿𝑟 𝑖𝑑𝑟 + 𝜙𝑚𝑑
𝜙𝑞𝑟 = 𝐿𝑟 𝑖𝑞𝑟 + 𝜙𝑚𝑞
A partir de l’équation (I.41) on tire:
𝑖𝑑𝑠1 = (𝜙𝑑𝑠1 − 𝜙𝑚𝑑 )/𝐿𝑠1
𝑖𝑑𝑠2 = (𝜙𝑑𝑠2 − 𝜙𝑚𝑑 )/𝐿𝑠2

~15~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

𝑖𝑞𝑠1 = (𝜙𝑞𝑠1 − 𝜙𝑚𝑞 )/𝐿𝑠1


𝑖𝑞𝑠2 = (𝜙𝑞𝑠2 − 𝜙𝑚𝑞 )/𝐿𝑠2 (I.42)
𝑖𝑑𝑟 = (𝜙𝑑𝑟 − 𝜙𝑚𝑑 )/𝐿𝑟
𝑖𝑞𝑟 = (𝜙𝑞𝑟 − 𝜙𝑚𝑞 )/𝐿𝑟
En remplaçant les courants du système d’équations (I.42) par leur expression dans le
système d’équations (I.38), on aura :
𝑑 𝑅𝑠1
𝜙𝑑𝑠1 = 𝑣𝑑𝑠1 − (𝜙 − 𝜙𝑚𝑑 ) + 𝜔𝑠 𝜙𝑞𝑠1
𝑑𝑡 𝐿𝑠1 𝑑𝑠1
𝑑 𝑅𝑠2
𝜙𝑑𝑠2 = 𝑣𝑑𝑠2 − 𝜙 − 𝜙𝑚𝑑 + 𝜔𝑠 𝜙𝑞𝑠2
𝑑𝑡 𝐿𝑠2 𝑑𝑠2
𝑑 𝑅𝑠2
𝜙 = 𝑣𝑞𝑠1 − 𝜙𝑞𝑠1 − 𝜙𝑚𝑞 − 𝜔𝑠 𝜙𝑑𝑠1 (I.43)
𝑑𝑡 𝑞𝑠1 𝐿𝑠2

𝑑 𝑅𝑠2
𝜙𝑞𝑠2 = 𝑣𝑞𝑠2 − 𝜙 − 𝜙𝑚𝑞 − 𝜔𝑠 𝜙𝑑𝑠2
𝑑𝑡 𝐿𝑠2 𝑞𝑠2
𝑑 𝑅𝑟
𝜙𝑑𝑟 = − 𝜙 − 𝜙𝑚𝑑 + 𝜔𝑔𝑙 𝜙𝑞𝑟
𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝑑𝑟
𝑑 𝑅𝑟
𝜙𝑞𝑟 = − 𝜙 − 𝜙𝑚𝑞 − 𝜔𝑔𝑙 𝜙𝑑𝑟
𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝑞𝑟
Avec :
𝜔𝑔𝑙 = 𝜔 𝑠 − 𝜔𝑟
A partir de l’équation (1.31), les expressions des flux magnétisants auront les expressions
suivantes :
𝜙 𝜙 𝑑𝑠 2 𝜙 𝑑𝑟
𝜙𝑚𝑑 = 𝐿𝑎 ( 𝐿𝑑𝑠 1 + 𝐿𝑠2
+ 𝐿𝑟
) (I.44)
𝑠1

𝜙 𝑞𝑠 1 𝜙 𝑞𝑠 2 𝜙 𝑞𝑟
𝜙𝑚𝑞 = 𝐿𝑎 + +
𝐿𝑠1 𝐿𝑠2 𝐿𝑟

Où:
1
𝐿𝑎 = 1 1 1 1 (I.45)
+ + +
𝐿𝑠 1 𝐿𝑠 2 𝐿𝑟 𝐿𝑚

Il est possible d’obtenir d’autres expressions du couple instantané en utilisant les


expressions des flux statoriques et en remplaçant (I.31) dans (I.37), on obtient :
𝐶𝑒𝑚 = 𝑝𝐿𝑚 [(𝑖𝑞𝑠1 + 𝑖𝑞𝑠2 )𝑖𝑑𝑟 − (𝑖𝑑𝑠1 + 𝑖𝑑𝑠2 )𝑖𝑞𝑟 ] (I.46)
Une autre expression du couple peut être déduite à partir du flux rotorique dans le système
d’équations (1.29). On considère les flux rotoriques suivants :
𝜙𝑑𝑟 = 𝐿𝑟 𝑖𝑑𝑟 + 𝐿𝑚 (𝑖𝑑𝑠1 + 𝑖𝑑𝑠2 + 𝑖𝑑𝑟 ) (1.47)
𝜙𝑞𝑟 = 𝐿𝑟 𝑖𝑞𝑟 + 𝐿𝑚 𝑖𝑞𝑠1 + 𝑖𝑞𝑠2 + 𝑖𝑞𝑟
Les courants rotoriques sont [11] :

~16~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

1
𝑖𝑑𝑟 = [𝜙𝑑𝑟 − 𝐿𝑚 (𝑖𝑑𝑠1 + 𝑖𝑑𝑠2 )] (1.48)
𝐿𝑚 +𝐿𝑟
1
𝑖𝑑𝑟 = 𝐿 𝜙𝑞𝑟 − 𝐿𝑚 𝑖𝑞𝑠1 + 𝑖𝑞𝑠2
𝑚 +𝐿𝑟

En introduisant 𝑖𝑑𝑟 et 𝑖𝑞𝑟 dans l’expression (2.48), on aura[4]:


𝐿𝑚
𝐶𝑒𝑚 = 𝑝 𝐿 [(𝑖𝑞𝑠1 + 𝑖𝑞𝑠2 )𝜙𝑑𝑟 − (𝑖𝑑𝑠1 + 𝑖𝑑𝑠2 ) 𝜙𝑞𝑟 ] (1.49)
𝑚 +𝐿𝑟

Enfin l'équation mécanique de la machine peut s'écrire comme suite :


𝑑Ω
𝐽 𝑑𝑡 = 𝐶𝑒𝑚 − 𝐶𝑟 − 𝑘𝑓 Ω (I.50)

D’après le remplacement des expressions des flux magnétisants(𝜙𝑚𝑑 , 𝜙𝑚𝑞 ) dans (I.45)et
après la simplification, on trouve le nouveau système d’´equations[11] :
𝑑 𝑅𝑠1 𝑅𝑠1 𝐿𝑎 𝑅𝑠1 𝐿𝑎 𝑅𝑠1 𝐿𝑎
𝜙𝑑𝑠1 = 𝑣𝑑𝑠1 − ( − 2 )𝜙𝑑𝑠1 + 𝜙𝑑𝑠2 + 𝜔𝑠 𝜙𝑞𝑠1 + 𝜙
𝑑𝑡 𝐿𝑠1 𝐿𝑠1 𝐿𝑠1 𝐿𝑠2 𝐿𝑟 𝐿𝑠1 𝑑𝑟
𝑑 𝑅𝑠2 𝑅𝑠2 𝐿𝑎 𝑅𝑠2 𝐿𝑎 𝑅𝑠2 𝐿𝑎
𝜙𝑑𝑠2 = 𝑣𝑑𝑠2 − ( − 2 )𝜙𝑑𝑠2 + 𝜙𝑑𝑠1 + 𝜔𝑠 𝜙𝑞𝑠2 + 𝜙
𝑑𝑡 𝐿𝑠2 𝐿𝑠2 𝐿𝑠1 𝐿𝑠2 𝐿𝑟 𝐿𝑠2 𝑑𝑟
𝑑 𝑅𝑠1 𝑅𝑠1 𝐿𝑎 𝑅 𝐿 𝑅𝑠1 𝐿𝑎
𝜙𝑞𝑠1 = 𝑣𝑞𝑠1 − − 𝜙𝑞𝑠1 + 𝐿 𝑠1𝐿 𝑎 𝜙𝑞𝑠2 − 𝜔𝑠 𝜙𝑑𝑠1 + 𝜙𝑞𝑟 (I.51)
𝑑𝑡 𝐿𝑠1 𝐿2𝑠1 𝑠1 𝑠2 𝐿𝑟 𝐿𝑠1

𝑑 𝑅𝑠2 𝑅𝑠2 𝐿𝑎 𝑅𝑠1 𝐿𝑎 𝑅𝑠1 𝐿𝑎


𝜙𝑞𝑠2 = 𝑣𝑞𝑠2 − − 2 𝜙𝑞𝑠2 + 𝜙𝑞𝑠1 − 𝜔𝑠 𝜙𝑑𝑠1 + 𝜙
𝑑𝑡 𝐿𝑠2 𝐿𝑠2 𝐿𝑠1 𝐿𝑠2 𝐿𝑟 𝐿𝑠2 𝑞𝑟
𝑑 𝑅𝑟 𝑅𝑟 𝐿𝑎 𝑅𝑟 𝐿𝑎 𝑅𝑟 𝐿𝑎
𝜙𝑑𝑟 = − − 2 𝜙𝑑𝑟 + 𝜙𝑑𝑠1 − ( 𝜔𝑠 −𝜔𝑟 )𝜙𝑞𝑟 + 𝜙
𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝐿𝑠1 𝐿𝑟 𝐿𝑠2 𝑑𝑠2
𝑑 𝑅𝑟 𝑅𝑟 𝐿𝑎 𝑅𝑟 𝐿𝑎 𝑅𝑟 𝐿𝑎
𝜙𝑞𝑟 = − − 2 𝜙𝑞𝑟 + 𝜙𝑞𝑠1 − ( 𝜔𝑠 −𝜔𝑟 )𝜙𝑑𝑟 + 𝜙
𝑑𝑡 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝐿𝑟 𝐿𝑠1 𝐿𝑟 𝐿𝑠2 𝑞𝑠2
En mettant le système d’équations (I.51) sous forme d’équations d’état.[9]
𝑑𝑋
= 𝐴𝑋 + 𝐵𝑈 (I.52)
𝑑𝑡

𝑋=[𝜙ds 1 , 𝜙ds 2 , 𝜙qs 1 , 𝜙qs 2 , 𝜙dr , 𝜙qr ] 𝑇 : vecteur d’état ;


𝐵=[𝑣𝑑𝑠1 , 𝑣𝑑𝑠2 , 𝑣𝑞𝑠1 , 𝑣𝑞𝑠2 ]𝑇 : vecteur de commande (vecteur d’entré).
D’après le calcul matriciel, nous aboutissons aux matrices suivantes :
𝑅𝑠1 𝐿𝑎 𝑅𝑠1 𝑅𝑠1 𝐿𝑎 𝑅𝑠1 𝐿𝑎
− ωs 0 0
𝐿2𝑠1 𝐿𝑠1 𝐿𝑠1 𝐿𝑠2 𝐿𝑟 𝐿𝑠1
𝑅𝑠2 𝐿𝑎 𝑅𝑠2 𝐿𝑎 𝑅𝑠1 𝑅𝑠2 𝐿𝑎
−𝐿 0 ωs 0
𝐿𝑠1 𝐿𝑠2 𝐿2𝑠2 𝑠1 𝐿𝑟 𝐿𝑠2
𝑅𝑠2 𝐿𝑎 𝑅 𝑅𝑠1 𝐿𝑎 𝑅𝑠2 𝐿𝑎
− ωs 0 − 𝐿 𝑠1 0
𝐿2𝑠2 𝑠1 𝐿𝑟 𝐿𝑠1 𝐿𝑟 𝐿𝑠2
A= 𝑅𝑠2 𝐿𝑎 𝑅𝑠2 𝐿𝑎 𝑅𝑠1 𝑅𝑠2𝐿𝑎 (I.53)
0 −ωs −𝐿 0
𝐿𝑠1 𝐿𝑠2 𝐿2𝑠2 𝑠1 𝐿𝑟𝐿𝑠2
𝑅 𝑟 𝐿𝑎 𝑅 𝑟 𝐿𝑎 𝑅𝑟 𝐿 𝑎 𝑅𝑟
0 0 −𝐿 ωg𝑙
𝐿𝑟 𝐿𝑠1 𝐿𝑟 𝐿𝑠1 𝐿2𝑟 𝑟
𝑅𝑟 𝐿 𝑎 𝑅𝑟𝐿𝑎 𝑅𝑟𝐿𝑎 𝑅𝑟
0 0 ωg1 − 𝐿𝑟
𝐿𝑟 𝐿𝑠1 𝐿𝑟𝐿𝑠2 𝐿𝑟 2

~17~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

1 0 0 0
0 1 0 0
B= 0 0 1 0 (I.54)
0 0 0 1
0 0 0 0
0 0 0 0
𝑅𝑠1
 𝑇𝑠1 = : constante de temps statorique de la première étoile ;
𝐿𝑠1
𝑅𝑠2
 𝑇𝑠2 = : constante de temps statorique de la deuxième étoile ;
𝐿𝑠2
𝑅𝑟
 𝑇𝑠1 = : constante de temps rotorique.
𝐿𝑟

La matrice A être décomposée comme suit [9]:


𝐴 = [𝐴11] + [𝐴12] 𝜔𝑠 + [𝐴13] 𝜔𝑔𝑙
Telle que
0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0
A12= −1 0 0 0 0 0 (2.56) A13= 0 0 0 0 0 0 (I.57)
0 −1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 −1 0
𝑅𝑠1𝐿𝑎 𝑅𝑠1 𝑅𝑠1𝐿𝑎 𝑅𝑠1𝐿𝑎
− 0 0 0
𝐿𝑠12 𝐿𝑠1 𝐿𝑠1𝐿𝑠2 𝐿𝑟𝐿𝑠1
𝑅𝑠2𝐿𝑎 𝑅𝑠2𝐿𝑎 𝑅𝑠1 𝑅𝑠2𝐿𝑎
− 0 0 0
𝐿𝑠1𝐿𝑠2 𝐿𝑠22 𝐿𝑠1 𝐿𝑟𝐿𝑠2
𝑅𝑠2𝐿𝑎 𝑅𝑠1 𝑅𝑠1𝐿𝑎 𝑅𝑠1𝐿𝑎
0 0 − 𝐿𝑠1 0
𝐿𝑠22 𝐿𝑟𝐿𝑠1 𝐿𝑟𝐿𝑠1
A11= 𝑅𝑠1𝐿𝑎 𝑅𝑠2𝐿𝑎 𝑅𝑠1 𝑅𝑠2𝐿𝑎 (I. 58)
0 0 − 𝐿𝑠1 0
𝐿𝑠1𝐿𝑠2 𝐿𝑠22 𝐿𝑟𝐿𝑠2
𝑅𝑟𝐿𝑎 𝑅𝑟𝐿𝑎 𝑅𝑟𝐿𝑎 𝑅𝑟
0 0 − 𝐿𝑟 0
𝐿𝑟𝐿𝑠1 𝐿𝑟𝐿𝑠1 𝐿𝑟 2
𝑅𝑟𝐿𝑎 𝑅𝑟𝐿𝑎 𝑅𝑟𝐿𝑎 𝑅𝑟
0 0 0 − 𝐿𝑟
𝐿𝑟𝐿𝑠1 𝐿𝑟𝐿𝑠2 𝐿𝑟 2

[𝜙 ] = [𝐻][𝐼]
𝐿𝑠1 + 𝐿𝑚 𝐿𝑚 0 0 𝐿𝑚 0
𝐿𝑚 𝐿𝑠1 + 𝐿𝑚 0 0 𝐿𝑚 0
0 0 𝐿𝑠2 + 𝐿𝑚 𝐿𝑚 0 𝐿𝑚
H= (I. 59)
0 0 𝐿𝑚 𝐿𝑠2 + 𝐿𝑚 0 𝐿𝑚
𝐿𝑚 𝐿𝑚 0 0 𝐿𝑟 + 𝐿𝑚 0
0 0 𝐿𝑚 𝐿𝑚 0 𝐿𝑟 + 𝐿𝑚

~18~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

t
Clock PhiS1a f(u)
To Workspace
[Phi] [Phi] K*u f(u) IS1a

PhiS2a f(u) [TethaS] [TethaS] f(u) IS2a

[TethaR] [TethaR] f(u) IRa


f(u)
PhiRa

Vsa1 Vsa1
Vxs1
Vsb1 Vsb1

Vsc1 Vsc1
Vxs2
Tetha-S1

1 K*u [Phi]
ws [TethaS]
s
ce
Tehtha S2
Vy s1
Vsa2 Vsa2
K*u 1
s 1 wv
Vsb2 Vsb2 f(u)
Vy s2 K*u j.s+f
Vsc2 Vsc2

0 K*u

K*u ws

1
-T-
s

Fig. I-6 : Le schéma bloc de la Machine asynchrone double étoile.

I.7 Simulation et Interprétation des résultats

Pour la simulation, il suffit d’implanter le modèle de la MASDE sous l’environnement


Matlab/Simulink.

Fig. I- 7a : Tensions Statoriques VS1a et VS2a

Fig. I- 8b : courant Statoriques 𝑖𝑠1𝑎 (A)

~19~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

Fig. I- 9c : Courant statoriques 𝑖𝑠2𝑎 (A)

Fig. I- 10d : Flux statoriques PhiS1a (Wb)

Fig. I- 11e :Flux statoriques PhiS2a (Wb)

Fig. I- 12f : Couple électromagnétique Cem

~20~
Chapitre I Description et Modélisation de la Machine Asynchrone Double Etoile

Fig. I- 13g : La vitesse N(tr/min)


La figure I.7a représente l’évolution des caractéristiques de la MASDE alimentée
directement par deux sources sinusoïdales et équilibrées, suivi de l’application des charges Cr
= 15 N.m entre l’intervalle de temps t = [0.7, 1]s.
Cette dernière montre que :
Au démarrage et pendant le régime transitoire, la vitesse augmente et évolue d’une
manière presque linéaire, et elle atteint 105 rd/s (très proche de celle du synchronisme) à
t≈1.2 s (début du régime permanent). Le couple électromagnétique, au début atteint sa valeur
maximale de 160 N.m et présente des oscillations qui disparaissent au bout de 0.5s où il
rejoint 80 N.m, puis il diminue d’une façon presque linéaire et se stabile à sa valeur minimale
de 0.15 N.m, qui est due aux frottements. Les courants statoriques (étoiles 1 et 2) présentent
des dépassements excessifs induisant de fort appel de courant. Cependant, le glissement de la
machine devient un peu plus important qu’à vide, la tension d’alimentation (Vs1 (V )) et le
courant statorique (Is1a(A)) sont presque en phase et de même signe.
L’application de la charge Cr = 15 N.m à l’instant t = 0.7s, engendre des augmentations aux
niveaux, de la vitesse, des courants statoriques.
I.8 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons étudié la modélisation de la machine asynchrone double
étoile en mode moteur. Cette modélisation nous a permis d'établir un modèle mathématique
de cette machine dont la complexité a été réduite moyennant un certain nombre d'hypothèses
simplificatrices. Ainsi, nous avons utilisé la transformation de Park et le système d'équation
d'état de la machine que nous avons validée à travers une simulation numérique. Puis nous
avons interprété les résultats obtenues.
Nous passerons dans prochaine chapitre { l’alimentation de la MASDE par deux onduleurs
de tension à commande M.L.I

~21~
Chapitre II

Alimentation de la Machine Asynchrone


Double Etoile
Chapitre II Alimentation de la Machine Asynchrone Double Alimentation

II.1 Introduction
Les développements dans le domaine de l’électronique de puissance, soit au niveau des
éléments semi-conducteurs, soit au niveau des convertisseurs statiques, permettent la
réalisation d’organes de commande avec des puissances de sortie élevées et facilement
commandables. [5]
II.2 Modélisation de l’onduleur à commande MLI
Les onduleurs deviennent de plus en plus importants dans le domaine de l’électronique de
puissance. Les entrainements électriques à vitesse variable font également de plus en plus
appel aux onduleurs.
L’onduleur de tension est un convertisseur statique constitue de cellules de commutation
pour les puissances élevées, on utilise les transistors ou les thyristors GTO surtout dans le
domaine des entraînements électriques à vitesse variable .
Pour alimenter la MASDE, on utilise deux onduleurs triphasés symétriques (Fig. II.1). Pour
modéliser l’onduleur, on doit distinguer d’une part les tensions de
branches 𝑣10 𝑣20 𝑒𝑡 𝑣30 mesurées par rapport { la borne (−) de la tension continue E , la
tension d’entée de l’onduleur. D’autres part, il y a les tensions de phases 𝑣𝑎 𝑣𝑏 𝑒𝑡 𝑣𝑐 mesurées
par rapport au neutre N. Ces dernières sont formées par une charge triphasée symétrique, (les
enroulements statoriques étoile 1 de la MASDE par exemple). [5]

Fig. II- 1 : Schéma de principe de l’onduleur triphasé


Chaque interrupteur (transistor + diode) (Fig. II.1) (𝐾 𝑖𝑗 𝑖 = 1, 2𝑜𝑢 3 𝑗 = 1 𝑜𝑢 2 ) suppose
idéalise. On peut établir les relations
𝑣10 − 𝑣𝑎 + 𝑣𝑏 − 𝑣20 = 0 (II.1)
𝑣10 − 𝑣𝑎 + 𝑣𝑐 − 𝑣30 = 0
En additionnant ces équations, on obtient
2𝑣10 − 2𝑣𝑎 + 𝑣𝑏 − 𝑣20 (II.2)

~23~
Chapitre II Alimentation de la Machine Asynchrone Double Alimentation

Dans une charge triphasée symétrique avec le point neutre la somme des courants
𝑖𝑎 , 𝑖𝑏 𝑒𝑡 𝑖𝑐 doit être nulle. Même chose pour les tensions des phases. Il existe donc la
condition 𝑣𝑎 + 𝑣𝑏 + 𝑣 𝑐 = 0.
Dans (II.2), on peut remplacer 𝑣𝑏 + 𝑣𝑐 par – 𝑣 𝑎 et on tire
1
𝑣𝑎 = (2 𝑣10 − 𝑣20 − 𝑣30 )
3
1
𝑣𝑏 = 3 (− 𝑣10 + 2𝑣20 − 𝑣30 ) (II.3)
1
𝑣𝑐 = (− 𝑣10 − 𝑣20 + 2𝑣30 )
3
Selon la fermeture ou l’ouverture des interrupteurs 𝐾 𝑖𝑗 les tensions de branche
𝑣𝑗 0 peuvent être égales { E ou { 0. On introduit d’autres variables 𝑓11 , 𝑓21 , 𝑒𝑡 𝑓31 qui prennent
1 (fermée) ou 0 (bloquée) pour les interrupteur 𝐾𝑖1 respectivement. L’´equation (II.4) peut
être réécrite comme suit [2]:
va 2 −1 −1 𝑓11
vb = 𝐸 −1 2 −1 𝑓21 (II.4)
3
vc −1 −1 2 𝑓31
II. 3 Stratégie de commande
Pour déterminer les instants de fermeture et d’ouverture des interrupteurs on fait appel a
la technique MLI (modulation de largeur d’impulsion) qui consiste { calculer les intersections
d’une tension de référence sinusoïdale et d’une tension de modulation triangulaire.
Les six signaux des références pour les deux onduleurs sont donnes par les équations
suivantes [3] :
𝑉𝑘𝑠1𝑟𝑒𝑓 = 𝑉 𝑠𝑖𝑛[2𝜋𝑓𝑡 − 2 (𝑗 − 1)𝜋/3] pour l’onduleur 1 (II.5)
𝑉𝑘𝑠2𝑟𝑒𝑓 = 𝑉 𝑠𝑖𝑛[2𝜋𝑓𝑡 − 2 (𝑗 − 1)𝜋/3 − 𝛼] pour l’onduleur 2
avec: 𝑘 = 𝑎, 𝑏 𝑜𝑢 𝑐, 𝑗 = 1,2 𝑜𝑢3.
L’équation de la porteuse triangulaire est exprimée par
𝑡 𝑇𝑝
𝑉𝑝𝑚 4 𝑇 − 1 𝑠𝑖 0≤𝑡≤
𝑝 2
𝑉𝑝 = (II.6)
𝑡 𝑇𝑝
𝑉𝑝𝑚 −4 𝑇 + 3 𝑠𝑖 < 𝑡 ≤ 𝑇𝑝
𝑝 2

La commande MLI de l’onduleur est caractérisée par les deux paramètres suivants 3.3.1
II.3.1 L’indice de modulation ”𝑚” est égale au rapport de la fréquence de modulation sur la
fréquence de référence (𝑚 = 𝑓𝑝/𝑓)
II.3.2 Le coefficient de réglage en tension ”𝑟” est égal au rapport de l’amplitude de la
𝑉𝑚
tension de référence `a la valeur crête de l’onde de modulation (𝑟 = 𝑉𝑝𝑚 )

~24~
Chapitre II Alimentation de la Machine Asynchrone Double Alimentation

La technique MLI est basée sur la comparaison des signaux de références avec la porteuse
pour déterminer les instants des impulsions des bases des transistors selon l’algorithme
suivant :
Pour l’onduleur N˚1
𝑆𝑖 𝑣𝑎𝑠1𝑟𝑒𝑓 ≥ 𝑣𝑝 (𝑡) 𝑓11 = 1 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛 𝑓11 = 0
𝑆𝑖 𝑣𝑏𝑠1𝑟𝑒𝑓 ≥ 𝑣𝑝 𝑡 𝑓21 = 1 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛 𝑓21 = 0 (3.7)
𝑆𝑖 𝑣𝑐𝑠1𝑟𝑒𝑓 ≥ 𝑣𝑝 (𝑡) 𝑓31 = 1 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛 𝑓31 = 0
Pour l’onduleur N˚2
𝑆𝑖 𝑣𝑎𝑠2𝑟𝑒𝑓 ≥ 𝑣𝑝 (𝑡) 𝑓12 = 1 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛 𝑓12 = 0
𝑆𝑖 𝑣𝑏𝑠2𝑟𝑒𝑓 ≥ 𝑣𝑝 𝑡 𝑓22 = 1 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛 𝑓22 = 0 (3.8)
𝑆𝑖 𝑣𝑐𝑠2 𝑟𝑒𝑓 ≥ 𝑣𝑝 (𝑡) 𝑓32 = 1 𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛 𝑓32 = 0
II.4 Alimentation de la MASDE par deux Onduleurs de Tension
La (Fig. 3.2) représente l’association de la MASDE avec deux onduleurs de tension triphasés
a commande MLI, les tensions de référence sont purement sinusoïdales. [1]

Fig. II- 2: Alimentation de la MASDE par deux onduleurs de tension

II.5 Résultats simulation


La simulation est effectuée pour un décalage angulaire α= 30 Les ci-dessous représente des
caractéristiques de la MASDE alimentée par deux onduleurs de tension à commande M.L.I.
sinus-triangle dont Vr = 0.8 et m= 63, suivi de l’application des charges Cr = 15 N.m entre les
intervalles de temps t= [0.7, 1] s

~25~
Chapitre II Alimentation de la Machine Asynchrone Double Alimentation

Fig. II- 3 : Tensions Statoriques 1 et 2 VS1a, VS2a

120

100

80
W (rd/s)

60

40

20

0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Temps (s)

Fig. II- 4 : Vitesse de rotation N (tr/min(.

100

80

60
Cem (N.m)

40

20

-20

-40
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
Temps (s)

Fig. II- 5: Couple électromagnétique Cem (N.m)

Fig. II- 6: Le courants statorique is1a (A)

~26~
Chapitre II Alimentation de la Machine Asynchrone Double Alimentation

Fig. II- 7: Courant is2a (A)

Fig. II- 8: Courant ira (A)

Fig. II- 9: Le flux statoriques 1 ϕS1a (Wb)

Fig. II- 10: Le flux statoriques 2 ϕS2a (Wb)

~27~
Chapitre II Alimentation de la Machine Asynchrone Double Alimentation

Fig. II- 11: Le flux rotorique ϕra (Wb)

II.6 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons modélisé la machine asynchrone double étoile en utilisant la
transformation de Park, de même que la modélisation de l’alimentation présentée par deux
onduleurs de tension à deux niveau commandés par la stratégie de MLI.
Les résultats de simulation numérique montrent la nécessite de régler la vitesse du rotor
indépendamment de la charge appliquée [4.
L’insertion de la charge dans les deux cas d’alimentations engendre une variation de la
vitesse. Afin de remédier { ce problème, nous proposons dans le chapitre suivant la technique
de régulation par la commande vectorielle.

~28~
Chapitre III

Commande vectorielle de la machine


asynchrone double étoile
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

III.1 Introduction
La commande vectorielle a été initialement introduite par Blascke en 1972 Cependant, elle
n’a pu être implantée et utilisée réellement qu’avec les avancés en microélectronique. En effet,
elle nécessite des calculs de transformé de Park, évaluation de fonctions trigonométriques,
des intégrations, des régulations etc., ce qui ne pouvait pas se faire en pure analogique [2].
Dans le présent chapitre, nous allons appliquer la commande vectorielle par orientation du
flux rotorique sur la MASDE. Cependant, nous présentons au premier lieu un rappel sur le
principe et les différentes méthodes de la commande vectorielle, nous donnons ensuite
l’application de ces dernières sur la MASDE, et nous irons enfin commenter les performances
apportées par ce type de réglage après l’obtention et l’illustration des résultats de simulation
[2].
III.2 Principe de la commande
La technique de la commande vectorielle repose sur le fait d’introduire une loi de
commande conduisant à une caractéristique de réglage du couple similaire à celle de la
machine a courant continu à excitation séparée. Cette dernière présente une qualité
intrinsèque, car elle permet un contrôle séparé du flux et du couple. [13]
𝐶𝑒𝑚 = 𝐾 𝜓 𝑓 𝑖𝑎 = 𝑘′ 𝑖𝑓 𝑖𝑎 (III.1)
Avec.
𝛹𝑓 : Flux imposé par le courant d’excitation 𝑖𝑓 ;
𝑖𝑎 : Courant d’induit
A flux constant, le couple peut être régulé par ia La production de couple et la création de
flux sont indépendantes et c’est l’objectif d’un pilotage vectoriel [10]
Le principe de pilotage vectoriel de la MASDE est analogue à celui de la MCC à excitation
séparée. La figure 4.1 représente le schéma du principe de pilotage vectoriel de la MCC et de la
MASDE [10].

Fig. III- 1: Principe de pilotage vectoriel de la MCC et de la MASDE

~30~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

La commande de la MASDE par orientation de flux consiste à réguler le flux par une
composante du courant et le couple par l’autre composante. Pour cela, il faut choisir une loi de
commande et un système d’axes assurant le découplage du flux et du couple [10].
Sachant que l’expression du couple électromagnétique (I.26) est en fonction des courants
statoriques et des flux rotoriques. Cependant, en choisissant l’orientation du flux rotorique
suivant l’axe d(𝛹𝑑𝑟 = 𝛹𝑑 et 𝛹𝑞𝑟 =0), on aura la forme du couple électromagnétique suivante
𝐿𝑚
𝐶𝑒𝑚 = 𝑝 𝐿 1 𝑖𝑞1 + 𝑖𝑞2 𝜓𝑟 = 𝐾"𝜓𝑟 𝑖 𝑞 (III.2)
𝑚 +𝐿𝑟

Avec :
𝐿𝑚
𝐾" = 𝑝 𝑒𝑡 𝑖𝑞 = 𝑖𝑞1 + 𝑖𝑞2
𝐿𝑚 + 𝐿𝑟
De l’équation (III.2), on constate que l’expression du couple de la MASDE est analogue à
celle de la MCC à excitation séparée, donc le couple et le flux de la MASDE sont contrôlables
séparément. [10]
Néanmoins, si le principe est naturellement appliqué pour la MCC, ce n’est pas le cas pour
les machines à courant alternatif et en particulier la MASDE.
Car, le contrôle par flux orienté de ces dernières est une commande par orientation de ces
deux grandeurs. [10]
III.3 Choix d’orientation du flux
La modélisation de la MASDE (chapitre I) est basée sur l’alimentation en tension et le
repère choisi est lié au champ tournant ≤d,q≥, de ce fait les choix concernant l’alimentation et
le repère ont été accomplis. Alors, l’étape suivante du raisonnement consiste a fixer
l’orientation du flux. Pour cela, trois choix sont possibles[5]
 Flux rotorique:

𝜓𝑑𝑟 = 𝜓 𝑟 𝑒𝑡 𝜓𝑞𝑟 = 0 (𝐼𝐼𝐼. 3)


 Flux statorique

𝜓𝑑𝑠 = 𝜓𝑟 𝑒𝑡 𝜓𝑞𝑠 = 0 (III. 4)


 Flux d’entrefer

𝜓𝑑𝑔 = 𝜓𝑟 𝑒𝑡 𝜓𝑞𝑔 = 0 (𝐼𝐼𝐼. 5)

Pour la MASDE, nous optons pour le choix de l’orientation du flux rotorique (4.3). car cela
permet d’aboutir { un variateur de vitesse ou le flux et le couple électromagnétique sont
indépendamment commandés à travers les courants statoriques. [5]

~31~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

III.4 Différentes méthodes de la commande vectorielle


La commande vectorielle de la MASDE peut être soit directe ou indirecte.
III.4.1 Méthode de commande directe
Cette méthode consiste à déterminer la position et le module du flux quelque soit le
régime de fonctionnement.
Pour cela deux procèdes sont utilisés:
1. la mesure du flux dans l'entrefer de la machine { l'aide de capteur, l’inconvénient
principal de cette technique réside dans le fait que les capteurs du flux sont
mécaniquement très fragiles. [11]
2. l'estimation du flux à l'aide des méthodes mathématiques. Cette méthode est
sensible aux variations des paramètres de la machine [11].

III.4.2 Méthode de commande indirecte


Cette méthode n'utilise pas l'amplitude du flux de rotor mais seulement sa position,
elle n’exige pas l'utilisation d'un capteur de flux rotorique mais nécessite l'utilisation
d'un capteurou un estimateur de position (vitesse) du rotor. [12]
L'inconvénient majeur de cette méthode est la sensibilité de l'estimation envers la
variation des paramètres de la machine due à la saturation magnétique et la variation
de la température, surtout la constante de temps rotorique [12].
III.5 Commande vectorielle indirecte sans réglage de vitesse
Les lois de commande sont obtenues à partir des équations de la MASDE liées au champ
tournant et par orientation du flux rotorique [8]. La figure III.2 représente le schéma bloc
simplifié de la commande à flux orienté.

Fig. III- 2: Schéma bloc simplifié de la commande à flux orienté (FOC)


En considérant comme grandeurs de références le flux rotorique 𝜓𝑟∗ et le couple 𝐶𝑒𝑚

et
en exprimant que
ψdr = ψr III. 6
𝜓𝑞𝑟 =0 (III.7)
pψ∗r =0 (III.8)

~32~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

Avec :p = p/dt opérateur de Laplace


En remplaçant (III.6)–(III.8) dans les équations des tensions rotoriques (I.15), on obtient
𝑟𝑟 𝑖𝑑𝑟 = 0 ⇒ 𝑖𝑑𝑟 = 0 (III. 9)
ω∗gl 𝜓 𝑟∗ ∗ ∗
𝑖𝑞𝑟 = (3.10)⇒ 𝑟𝑟 𝑖 𝑞𝑟 + ω𝑔𝑙 𝜓𝑞𝑔 =0
𝑟𝑟

Et à partir des équations (2.24) et (2.25) on trouve


1
𝑖𝑑𝑟 = L [𝜓𝑟∗ −𝐿𝑚 (𝑖𝑑𝑠1 + 𝑖𝑑𝑠2 )] (III. 11)
m +L r

−𝐿𝑚
𝑖𝑞𝑟 = 𝐿 𝑖𝑞𝑠1 + 𝑖𝑞𝑠2 (III.12)
𝑚 +𝐿𝑟

En introduisant (III.11) et (III.12) dans le système d’équations des flux statoriques (I.16) on
aura
𝜓𝑑𝑠1 = 𝜆1 𝑖𝑑1 + 𝐿𝑟 𝜂 𝑖𝑑2 + 𝜂𝜓𝑟∗
𝜓𝑑𝑠2 = 𝜆2 𝑖𝑑2 + 𝐿𝑟 𝜂 𝑖𝑑1 + 𝜂𝜓𝑟∗ (III.13)
𝜓𝑞1 = 𝜆1 𝑖𝑞1 + 𝐿𝑟 𝜂 𝑖𝑞2
𝜓𝑞2 = 𝜆2 𝑖𝑞2 + 𝐿𝑟 𝜂 𝑖𝑞1
𝐿𝑚
𝐷′ 𝑜ù, 𝜂= 𝑒𝑡 𝜆1,2 = 𝐿1,2 + 𝜂𝐿𝑟 .
𝐿𝑚 + 𝐿𝑟
En substituant (III.9) dans (III.11), on tire:
𝜓𝑟 = 𝑖𝑑1 + 𝑖𝑑2 = (𝐼𝐼𝐼. 14)
A partir de l’´equation (3.12) ,on trouve
𝐿𝑚 = 𝑖𝑞1 + 𝑖𝑞2 = − 𝐿𝑚 + 𝐿𝑟 𝑖𝑞𝑟 (𝐼𝐼𝐼. 15)
En remplaçant (III.13)–(III.15) dans le système d’équations de tensions statoriques (I.15)
∗ ∗
𝑣𝑑1 = 𝑟1 𝑖𝑑1 + 𝐿1 𝑝𝑖𝑑1 − ω∗s 𝐿1 𝑖𝑞1 + 𝜏𝑟 𝜓𝑟∗ ω𝑔𝑙

vd2 = r2 id2 + L2 pid2 − ω∗s (L2 iq2 + τr ψ∗r ω∗gl ) (III.16)

𝑣𝑞1 = 𝑟1 𝑖𝑞1 + 𝐿1 𝑝𝑖𝑞1 − ω∗s (𝐿1 𝑖𝑑1 + 𝜓𝑟∗ )

𝑣𝑞2 = 𝑟2 𝑖𝑞2 + 𝐿2 𝑝𝑖𝑞2 − ω∗s (𝐿2 𝑖𝑑2 + 𝜓𝑟∗ )
Ou:
𝐿𝑟 ∗
𝜏𝑟 = 𝑒𝑡 𝜔𝑔𝑙 = 𝜔𝑠∗ − 𝜔𝑟
𝑟𝑟
En introduisant l’équation (III.12) dans (III.10),on tire:
∗ 𝑟𝑟 𝐿𝑚 𝑖 𝑞1 +𝑖 𝑞2
𝜔𝑔𝑙 = (III.17)
𝐿𝑚 +𝐿𝑟 ψ∗r

A partir de la relation (III.2), on trouve:



𝐿𝑚 +𝐿𝑟 𝐶𝑒𝑚
𝑖𝑞1 + 𝑖𝑞2 = (III.18)
𝑃𝐿𝑚 ψ∗r

~33~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

∗ ∗ ∗ ∗
Le système d’équations électriques (III.16) montre que les tensions 𝑣𝑑1 , 𝑣𝑑2 , 𝑣𝑞1 𝑒𝑡 𝑣𝑞2
influent aux même temps sur les composantes des courants statoriques directes et en
quadratures(𝑖𝑑1 , 𝑖𝑞1 , 𝑖𝑑2 𝑒𝑡 𝑖𝑞2 ) donc sur le flux et sur le couple. Il est alors nécessaire de
∗ ∗ ∗ ∗
réaliser un découplage. Cela, en définissant de nouvelles variables 𝑣𝑑1 , 𝑣𝑑2 , 𝑣𝑞1 𝑒𝑡 𝑣𝑞2
n’agissant respectivement que sur𝑖𝑑1 , 𝑖𝑞1 , 𝑖𝑑2 𝑒𝑡 𝑖𝑞2 tels que[2] :
𝑣𝑑1𝑟 = 𝑟1 𝑖𝑑1 + 𝐿1 𝑝𝑖𝑑1
𝑣𝑞1𝑟 = 𝑟1 𝑖𝑞1 + 𝐿1 𝑝𝑖𝑞1 (III.19)
𝑣𝑑2𝑟 = 𝑟2 𝑖𝑑2 + 𝐿2 𝑝𝑖𝑑2
𝑣𝑞2𝑟 = 𝑟2 𝑖𝑞2 + 𝐿2 𝑝𝑖𝑞2
Afin de compenser l’erreur introduite lors de découplage les tensions statoriques de
références à flux constant sont exprimées par

𝑣𝑑1 = 𝑣𝑑1𝑟 − 𝑣𝑑1𝑐

𝑣𝑞1 = 𝑣𝑞1𝑟 − 𝑣𝑞1𝑐 (III.20)

𝑣𝑑2 = 𝑣𝑑2𝑟 − 𝑣𝑑2𝑐

𝑣𝑑2 = 𝑣𝑑2𝑟 − 𝑣𝑑2𝑐
Ou

𝑣𝑑1𝑐 = 𝜔𝑠∗ (𝐿1 𝑖𝑞1 + 𝜏𝑟 𝜓𝑟∗ ω𝑔𝑙 )
𝑣𝑞1𝑐 = 𝜔𝑠∗ (𝐿1 𝑖𝑑1 + 𝜓𝑟∗ ) (III.21)

𝑣𝑑2𝑐 = 𝜔𝑠∗ (𝐿2 𝑖𝑞2 + 𝜏𝑟 𝜓𝑟∗ ω𝑔𝑙 )
𝑣𝑞2𝑐 = 𝜔𝑠∗ (𝐿1 𝑖𝑑2 + 𝜓𝑟∗ )
III.5.1 Identification des paramètres des régulateurs PI
L’identification des paramètres des régulateurs PI des systèmes dont la fonction de
transfert est du premier ordre, telle que, [8]
1
𝐻 𝑝 = 𝑎𝑝 +𝑏 (III.22)

Se fait d’une manière générale comme suit


La fonction de transfert du PI est
𝐾𝑖
𝐶 𝑝 = 𝐾𝑝 + (III. 23)
𝑝
Le schéma représentatif de la boucle de régulation d’un système asservi du premier ordre a
retour unitaire régulé par un PI est donné par la figure III.3

~34~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

Fig. III- 3: Schéma d’un système asservi du premier ordre régulé par un PI
La perturbation est généralement négligée dans les étapes d’identification des paramètres
des régulateurs.
La fonction de transfert en boucle ouverte du système asservi est:
𝐾𝑝 𝑝+𝐾
𝑇 𝑝 = 𝐶 𝑝 𝐻 𝑝 = 𝑎𝑝 2 +𝑏𝑝𝑖 (III.24)

En boucle fermée, on obtient


𝑇(𝑝) 𝐾𝑝 𝑝+𝐾𝑖
𝐹 𝑝 = 1+𝑇(𝑝) = 𝑎𝑝 2 + 𝑏+𝑘 𝑝+𝑘 𝑖
(III.25)
𝑝

Afin d’avoir un comportement d’un système du premier ordre dont la fonction de transfert
est de la forme
1
𝐺(𝑝) = 𝜏𝑝 +1 (III.26)

Il suffit d’identifier (III.25) à (III.26) comme suit


𝐾𝑝 𝑝+𝐾𝑖 1
= 𝜏𝑝 +1 (III.27)
𝑎𝑝 2 + 𝑏+𝑘 𝑝 𝑝+𝑘 𝑖

Ce qui donne
𝑘p τp2 + 𝑘i τ + k p p + k i = 𝑎𝑝2 + 𝑏 + 𝑘𝑝 𝑝 + 𝑘𝑖 (III.28)
D’ou
kp = 𝑎 𝜏
(III.29)
𝑘i = 𝑏 𝜏
La figure III-4 représente le schéma de la boucle de régulation des courants statoriques
(étoiles 1 et 2)

Fig. III- 4: Schéma de la boucle de régulation des courants statoriques

Avec:
k p1 = 𝐿1 𝜏 k p2 = 𝐿2 𝜏
et (III.30)
𝑘i1 = 𝑟1 𝜏 𝑘i2 = 𝑟2 𝜏

~35~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

𝜏𝑟 𝐿𝑟
On prend 𝜏 = 6 pour avoir une dynamique du processus rapide, avec 𝜏 = 𝑟𝑟 est

constante de temps électrique (rotorique) du système


III.5.2 Application
L’application de la commande vectorielle indirecte sans le réglage de vitesse sur la MASDE
est illustrée par la figure III-5
Le schéma du bloc de découplage FOC est représenté par la figure III-6, sachant que
∗ ∗ ∗ ∗
𝑖𝑑1 = 𝑖𝑑2 𝑒𝑡 𝑖𝑞1 = 𝑖𝑞2

Fig. III- 5: Représentation schématique de la commande FOC sur la MASDE

III.5.3 Simulation et interprétations des résultats


La figure III-7 représente l’évolution des caractéristiques de la MASDE par la commande
vectorielle indirecte sans le réglage de la vitesse, en imposant le flux de référence ψ∗r = 1(wb)

et le couple électromagnétique de référence sous forme de créneaux Cem = +15 − 15 (N.m)
respectivement suivant les intervalles de temps t= 0,1.5 , 1.5,2 (s)
Cette dernière montre que:
 Le couple électromagnétique en régime établi (fin de régime transitoire) suit
parfaitement le couple de référence impose;
 Le flux rotorique suivant l’axe direct durant le régime permanent demeure stable en
poursuivant sa référence imposée. Celui en quadrature reste invariant tout au long
du régime établi (ψqr = 0);
 Nous constatons que les flux rotoriques ne sont pas affectés par les variations
brusques du couple.
 Le courant en quadrature 𝑖𝑞1 varie d’une manière identique { celle du couple
durant le régime établi. De ce fait, le couple électromagnétique est régule par les

~36~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

composantes des courants statoriques en quadratures ; le flux est régulé


indépendamment du couple. Alors, le découplage de ces derniers est assuré.

Fig. III- 6: Représentation schématique du bloc de découplage FOC

Le couple électromagnétique 𝑪𝒆𝒎 (𝑵. 𝒎)

Les courants statoriques 𝐢𝐪𝟏 (𝐀)

~37~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

Les flux rotoriques 𝜓𝑑𝑟 (𝑤𝑏)

Les flux rotoriques 𝜓𝑞𝑟 (𝑤𝑏)


Fig. III- 7 : Evolution des caractéristiques de la MASDE par la commande vectorielle indirecte
sans réglage de vitesse

III.6 Commande vectorielle indirecte avec régulation de vitesse


Le principe de cette méthode, consiste à déterminer directement la composante du flux
rotorique à partir de la vitesse mécanique de rotation du rotor en utilisant un capteur de
vitesse, cela est réalisable par un bloc de dé fluxage définit par la fonction non linéaire suivant
𝜓𝑟∗ = 𝜓𝑛 si │Ω│ ≤ Ωn
∗ (III.31)
ψr = ψn Ωn │Ω│ si │Ω│ > Ωn
Schématisé par la figure III-8

Fig. III- 8 : représente le schéma de régulation de la vitesse par la commande indirecte.

~38~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

Fig. III- 9 : Représentation schématique de la commande FOC avec régulation de vitesse

III. 6.1 Identification des paramètres du régulateur de vitesse


Le schéma de la boucle de régulation de vitesse est donné par la figure III-10

Fig. III- 10 : Boucle de régulation de vitesse.

L’identification nous donne


𝐽
𝑘𝑝𝑣 = 𝜏
(III. 32)
kf
k iv = τ

On prend 𝜏 = 𝜏𝑟
La commande doit être limitée par un dispositif de saturation définie par

∗ ∗ 𝑚𝑎𝑥
∗ 𝐶𝑒𝑚 𝑠𝑖 │𝐶𝑒𝑚 │ ≤ 𝐶𝑒𝑚
𝐶𝑒𝑚 𝐿𝑖𝑚 = 𝑚𝑎𝑥 ∗ ∗ 𝑚𝑎𝑥
(III. 33)
𝐶𝑒𝑚 𝑠𝑖𝑔𝑛 𝐶𝑒𝑚 𝑠𝑖 │𝐶𝑒𝑚 │ ≥ 𝐶𝑒𝑚
Le couple maximal adopté est
III.6.2 Simulation et interprétation des résultats
La figure III-11 représente l’´evolution des caractéristiques de la MASDE avec la régulation
de vitesse par la méthode indirecte, suivi de l’application des charges(𝐶𝑟 =15 et -15 N.m)
respectivement entre les intervalles de temps t=[1,1.5] et[2,2.5]s en imposant la vitesse de
référence N* =100 (rd/s)Celle-ci montre que:

~39~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

Au démarrage et durant le fonctionnement à vide, la vitesse rejoint sa valeur de consigne à


(t=0.7s) avec un dépassement de (0.3 %).
Les courants statoriques (étoiles 1 et 2) évoluent durant le régime permanent d’une façon
sinusoïdale. Le courant en quadrature (𝑖𝑞1 𝐴 ) évolue pendant le régime établi identiquement
au couple électromagnétique.
Les flux rotoriques progressent d’une manière analogue à celle du couple
électromagnétique pendant le régime permanent.
L’application de la charge (𝐶𝑟 =15 N.m) (fonctionnement moteur) pendant l’intervalle de
temps t=[1,1.5]s engendre des augmentations aux niveaux, du couple électromagnétique, des
courants statoriques et du courant rotorique, qui se stabilisent respectivement à (𝐶𝑒𝑚 =15
N.m)𝑖𝑎𝑠1 = 𝑖𝑎𝑠2 = 3.4𝐴, 𝑖𝑞1 = 3.6 𝐴 𝑒𝑡 𝑖𝑎𝑟 = 4.5𝐴 La vitesse et les flux rotoriques demeurent
fixes en poursuivant leurs consignes. Cependant, en fonctionnement moteur la tension
(𝑣𝑎𝑠1 (𝑣))et le courant(𝑖𝑎𝑠1 (𝐴))sont presque en phase et de même signe, ce qui veut dire que la
puissance est de signe positif
L’application de la charge(𝐶𝑟 = −15 𝑁. 𝑚)(fonctionnement génératrice) au de 2 à de
l’instant (t=2.5s)engendre des diminutions au niveau du couple électromagnétique et du
courant en quadrature, qui s’établissent à -15N.m et à-3.6A les mêmes observations sont
enregistrées pour les autres grandeurs avec celles en fonctionnement moteur. Néanmoins, en
fonctionnement génératrice.

La vitesse N(tr/min)

Le couple électromagnétique 𝐶𝑒𝑚 (𝑁. 𝑚)

~40~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

Le courant 𝑖𝑎𝑠1 , 𝑖𝑎𝑠2 (𝐴)

Le tension 𝑣𝑎𝑠1 𝑉 ,

Le courant 𝑖𝑞1 (A)

Le courant 𝑖𝑎𝑟

~41~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

Les flux rotoriques 𝜓𝑑𝑟

Les flux rotoriques 𝜓𝑞𝑟

Fig. III- 11 : Régulation de la vitesse par la méthode indirecte, suivi de l’application des
(𝑪𝒓=15 et -15N.m )respectivement entre les intervalles de temps(t=[1,1.75]s et =[2.25,3]s

III.6.2.1 Tests de robustesse


La figure III-12 représente l’évolution des caractéristiques de la MASDE avec la régulation
de la vitesse par la méthode indirecte, suivi de l’inversion de cette dernière de 100 à -100
rd/s a partir de l’instant t=1.5s.
Les résultats obtenus montrent clairement que :
La vitesse suit parfaitement sa consigne et s’inverse au bout de 1.9s. Cela engendre une
augmentation au niveau du courant d’une grandeur identique à celle observée durant le
régime transitoire initiale, qui se stabilise au bout de 2.2s, pour redonner lieu à des formes
sinusoïdales d’amplitude constante. Le couple électromagnétique atteint −30N.m pendant
l’inversion de la vitesse, qui se stabilise dès que cette dernière rejoint sa valeur de référence
négative. Le courant iq1 (A) évolue d’une façon analogue au couple. Les allures des flux
rotoriques suivant les deux axes observent une légère perturbation durant l’inversion de la
vitesse.

~42~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

La vitesse N(tr/min)

Le couple électromagnétique 𝐶𝑒𝑚 (𝑁. 𝑚)

Le courant 𝑖𝑎𝑠1 (𝐴)

Le courant 𝑖𝑞1 (A)

~43~
Chapitre III Commande Vectorielle de la Machine Asynchrone Double Alimentation

Les flux rotoriques 𝜓𝑑𝑟

Les flux rotoriques 𝜓𝑞𝑟

Fig. III- 12:Régulation de la vitesse par la méthode indirecte, suivi de l’inversion de celle-ci
de2500 { −2500tr/mn { partir de t= 1.5s

III.7 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons étudié la commande vectorielle par orientation du flux
rotorique, appliqué à une MASDS.
Nous avons appliqué la méthode indirecte nécessite seulement la connaissance de la
position de flux .On peut déduire que :
• Le passage des grandeurs continues (repère tournant avec le flux rotorique) vers
des grandeurs alternatives (repère fixe) est assuré par la transformation inverse de Park.
• La vitesse de rotation réelle est disponible (supposée mesurée par un capteur
mécanique).

~44~
Conclusion Générale

Conclusion Générale

Notre mémoire de fin d’étude est consacré { la commande de la machine asynchrone {


double étoile alimentée par deux onduleurs de tension.
Nous avons mis en évidence les principes fondamentaux de cette machines, qui
présente un bon compromis technico-économique.
Nous avons commencé par l’étude de la modélisation de la MASDS { partir des équations
mathématiques dans le repère diphasé en utilisant la transformation de Park, pour
obtenir un modèle simple qui traduit finalement le fonctionnement de la MASDE. Les
résultats de simulation obtenus ont montré l’effet de l’application de la charge. [1]
Le troisième chapitre, expose la commande vectorielle indirecte de la machine
Asynchrone Double Etoile dont le principe consiste à avoir un couple similaire à celui de la
machine à courant continu. Pour se faire, nous avons basée sur le principe d’orientation
du flux rotorique indirecte qui est appliquée pour la commande en vitesse { l’aide des
régulateurs classiques de type PI, puis l’association de la machine avec deux onduleurs de
tension commandés par la technique de modulation de largeur d’impulsion MLI, qui
produisent des harmoniques de couple, mais restent faibles par rapport aux machines
conventionnelles triphasées. [1]
Les résultats de simulation obtenus assurent ce principe avec une bonne amélioration des
réponses présentant une bonne poursuite vers les valeurs de références.
D’après ce travail on conclure par le présentation des avantages de la commande
vectoriel indirect [1]:
 Plus facile à implémenter elle consiste à ne pas mesurer le flux de la machine, mais à,
supposer d’être établit en régime permanent { la valeur désirée.
 Elle n’exige pas de capteur de flux donc il n’y aura pas de régulation de flux.
 Méthode plus attractive et plus utilisée.
 Elle peut être utilisée pour le contrôle dans les basses vitesses.
 Elle comporte 3 boucles de régulation.

En perspective, ce mémoire ouvre des axes de travail pour améliorer la commande la


machine asynchrone { double stator. En l’occurrence, la réalisation pratique du travail
que nous avons proposé est l’application des techniques de réglage de l’automatique
moderne à savoir la commande non linéaire, la fusion des réseaux de neurones avec les
techniques flous, la commande par mode glissant, la commande adaptative floue.

~45~
Bibliographie

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modélisation, alimentation et structure’’, Thèse de doctorat de l’Université Henri
Poincaré, Nancy-1., soutenue 20 décembre 2001.
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[4] Kercha Safia et Goubi Wissam " Etude et modélisation des machines électriques double
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[5] Elkheir Merabet Mémoire de Magister en Electrotechnique "Commande Floue
Adaptative d'une Machine Asynchrone Double Etoile", 04 /06 / 2008.
[1] Djaborebbi Amina "étude et commande d'machine Asynchrone double étoile " Théme
Master académique ouargla 26/06/2013.
[2] Hocine Amimeur Mémoire Magister en Electrotechnique " Contribution `a la Commande
d’une Machine Asynchrone Double Etoile par Mode de Glissement " 28 /05 / 2008.
[6] Khoudir Marouani "contribution a la commande d’un entrainement électrique a base de
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France. 17 juin 2010.
[8] R.Abdessamed, M.kadjoudj,"Modélisation des machines électriques",Presses de
l’Universit´e de Batna, Algérie, 1997.
[9] Rachide Abdessamade " modélisation et simulation des machines électriques
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{ double etoile commande par onduleur multiniveaux". Thème d’ingénieur. Université
mohamed boudiaf de Msila. 28/juin/2005
[10] S. Tamazoult "Etude comparative de l’alimentation de la machine asynchrone { double
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[11] Saadi Nour el houda ; Bakhti Ibtissam , ’’ conception d’un observateur par mode glissant
d’une machine a induction ” , AnnéeUniversitaire : 2006/2007.
[12] HAFFAF Adil ;CHEBABHI Moqrane , ’’ Commande d’une Machine { Induction Par la
Méthode H∞ ”; Année Universitaire : 2006/2007.

~46~
Annexe A

Paramètre de la MASDE
Vs=220*sqrt(2)(v)
fs=50 (hz);
ws=2*pi*fs (rd/s);
rs1=2.4Ω;
rs2=rs1Ω;
rr=3Ω;
ls1=0.0147 (h);
ls2=ls1(h);
lr=0.0147 (h);
lm=0.2 (h);
l=1/ls2+1/ls2+1/lr+1/lm(h);
la=1/l(h);
beta=pi/6(rd)
p=3;
j=0.065;
f=0.001s;
alpha=pi/6(rd);

~47~
Annexe B

Programme de simulation
Fichier M
clc;
clear all;
Vs=220*sqrt(2)
fs=50;
ws=2*pi*fs;
rs1=2.4;
rs2=rs1;
rr=3;
ls1=0.0147;
ls2=ls1;
lr=0.0147;
lm=0.2;
l=1/ls2+1/ls2+1/lr+1/lm;
la=1/l;
beta=pi/6;
p=3;
j=0.065;
f=0.001;
alpha=pi/6;
b=[1 0 0 0 0 0;
0 1 0 0 0 0;
0 0 1 0 0 0;
0 0 0 1 0 0;
0 0 0 0 0 0;
0 0 0 0 0 0];
a11=[(rs1*la/(ls1^2))-(rs1/ls1) (rs1*la)/(ls1*ls2) 0 0
(rs1*la)/(lr*ls1) 0;
(rs2*la)/(ls1*ls2) (rs2*la)/(ls2^2)-(rs1/ls1) 0 0
(rs2*la)/(lr*ls2) 0;
0 0 (rs1*la/(ls1^2))-(rs1/ls1) (rs1*la)/(ls1*ls2) 0
(rs1*la)/(lr*ls1);
0 0 (rs2*la)/(ls1*ls2) (rs2*la)/(ls2^2)-(rs1/ls1) 0
(rs2*la)/(lr*ls2);

~48~
Annexe B

(rr*la)/(lr*ls1) (rr*la)/(lr*ls1) 0 0 (rr*la/(lr^2))-(rr/lr)


0;
0 0 (rr*la)/(lr*ls1) (rr*la)/(lr*ls2) 0 (rr*la/(lr^2))-
(rr/lr)];
a12=[0 0 1 0 0 0;
0 0 0 1 0 0;
-1 0 0 0 0 0;
0 -1 0 0 0 0;
0 0 0 0 0 0;
0 0 0 0 0 0];
a13=[0 0 0 0 0 0;
0 0 0 0 0 0;
0 0 0 0 0 0;
0 0 0 0 0 0;
0 0 0 0 0 1;
0 0 0 0 -1 0];
h=[ls1+lm lm 0 0 lm 0;
lm ls1+lm 0 0 lm 0;
0 0 ls2+lm lm 0 lm;
0 0 lm ls2+lm 0 lm;
lm lm 0 0 lr+lm 0;
0 0 lm lm 0 lr+lm];
b1=inv(h)
%% paramètres des onduleurs
m=60
fp=fs*m;
Vpm=1;
Vr=0.8%290
E=600;
%% Paramètre de regulateur
taur=lr/rr
tau=taur/6
Kp=ls1/tau
Ki=rs1/tau

~49~
Annexe C

~50~
Discre te ,
Ts = 5e -006 s.
powe rgui t
Clock
Vs1a
Is1a IS1a
E
Vsa1 Va
Is2a IS2a
Vs1b
E+Red
Ira IRa
Vs1c
1 Phi-r Vs+Ond Phi-s1a PhiS1a
Vsb1 Vb Ured Ured
Phi-r Vs2a
Phi-s2a PhiS2a
Vs2b
E Phi-ra PhiRa
Ce-ref
Vsc1 Vc PI(s)
Vs2c
Ce ce
Onduleurs Cr
Alimentation Redresseur FiltreRC w Wv wv
-K-
MASDE

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